anti-révisionnisme

Révisionnisme tragi-comique: le « marxisme » selon Ollaf !!!

 

Révisionnisme tragi-comique >>>

le « marxisme » selon Ollaf !!!

 

 

 

Reçu d’un certain « Ollaf » >>>

 

« étincelle éclairante » du retour de flamme mao-lyssenkiste en France… !

 

« S’il peut mener quelque part ton point de vue, c’est de mieux saisir ton anti-marxisme.

En différenciant comme tu le fais le matérialisme dialectique de la science, tu montres que tu n’as finalement rien compris au mat dial et histo. Le Mat dial n’est pas une « philosophie » (une sorte dis-tu d' »épistémologie ») il est comme le démontre Engels (dans Anti-during et autres), puis après lui Lénine (dans Mat et empiriocriticisme) et puis Mao (dans De la contradiction) la démarche indispensable du scientifique s’il veut (et peut, car il peut être limité dans sa compréhension du monde par l’idéologie dominante métaphysique) comprendre le mouvement, les contradictions internes de tous phénomènes. Donc il ne se « substitue pas aux sciences », comme tu dis, il est au cœur de toute science. Reste ensuite les interprétations que peuvent faire de toutes sciences les philosophes.

Beaucoup de soit-disant science n’en sont pas par manque, justement, de la compréhension fondamentale que tous phénomènes est mouvement mu par des contradictions. Mais je me souviens que tu prétendais que Mao n’était pas marxiste car il mettait la contradiction comme étant le principe essentiel de la dialectique. Mao avait tout a fait raison, après Engels et Lénine.

Enfin remarque accessoire, mais importante: tu as un style de débat qui est loin d’une attitude marxiste, d’un style prolétarien de débat. Tu recherches toujours et tu mets toujours en avant les aspects qui te sembles être négatifs dans un débat, dans un écrit, jamais tu mets en avant ce qui peut être positif et aller dans le sens de l’unité des communistes ML

Ollaf (c’est moi qui souligne ton texte)

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A juste titre, nos lecteurs s’interrogent…

 

Où mène ce débat sur le lyssenkisme ?

 

On le voit bien, à ce propos, aujourd’hui comme hier, la question centrale est celle du rapport entre le matérialisme dialectique et la science.

 

Le matérialisme dialectique est une philosophie, une manière de chercher à comprendre le mouvement du réel, une manière d’y situer le rôle de la conscience humaine, et donc il s’appuie nécessairement sur l’ensemble des connaissances scientifiques humaines.

 

En ce sens il est nécessairement une forme d’épistémologie. En tant que méthode de réflexion épistémologique il peut certainement contribuer à la progression des connaissances et des pratiques, et singulièrement, dans le domaine des sciences humaines, dont l’économie est l’exemple le plus fameux, mais peut-il et doit-il pour autant se substituer aux sciences elles-même et notamment leur imposer sa propre méthodologie, cela reste donc une question qui n’est manifestement pas encore franchement éclaircie pour tout le monde, c’est le moins qu’on puisse dire !

 

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Re TML @ « Ollaf »

 

Maoïsme et lyssenkisme sont également deux formes de révisionnisme basées sur une interprétation « ontologique » de la dialectique, dont celle de G. Gastaud et G. Suing est une version formellement « réactualisée » mais tout aussi obscurantiste, quant au fond.

 

Je vous remercie donc de l’avoir particulièrement souligné en vous y associant par ce mail pathétique et pitoyable.

 

« Débattre » avec des obscurantistes de cette sorte, ce n’est évidemment pas débattre avec des communistes, qu’ils ne sont pas.

 

De plus, on constate simplement qu’ils n’ont aucun argument valide sur le fond, au delà du tissu d’insultes répandu par M. R. Diagne.

 

Si vous tenez à vous associer à cette dérive, c’est votre problème, et il faut assumer.

 

Si vous ne comprenez pas qu’une démarche épistémologique est précisément une démarche scientifique, et précisément au sens dialectique du terme, c’est également votre problème.

 

 

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/14/anti-suing-ou-mene-ce-debat-sur-le-lyssenkisme/

 

 

A RELIRE COMME RÉPONSE QUASI-ANTICIPÉE A « OLLAF » >>>

 

Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

 

EXTRAIT>>>

 

« La question fondamentale reste le rapport entre la conscience humaine et la réalité objective, et même de savoir et définir ce qu’on entend par réalité objective. Évidemment cette problématique recouvre et inclut celle du rapport entre connaissance et réalité objective, au cœur même du débat « quantique » !

C’est donc bien la solution éventuelle que nous apportons à cette problématique, et même, à cette « double » problématique, qui nous permettra d’avancer dans nos analyses, et donc dans la solution des problèmes analysés, tant qu’à faire !

Évidemment, l’étude des simples contradictions, internes ou non, est d’un intérêt immédiat indispensable mais ne règle en rien la problématique la plus fondamentale de la nature intrinsèque des éléments en contradiction et de la connaissance que nous en avons.

Or aussi bien les développements de la science que l’expérience que nous avons dans notre pratique sociale quotidienne nous montrent que c’est bien là que réside la véritable difficulté, et qui, faute d’être surmontée, ne peut mener qu’à de nouveaux échecs, comme nous en avons tant connu ces dernières années, voire même, carrément accumulé, à vrai dire !

L’étude des contradictions, et même de la contradiction interne éventuelle de tel ou tel phénomène mène certes à en comprendre le mouvement immédiat et permet quelques adaptations tactiques, voire stratégiques à moyen terme, mais ne nous renseigne en rien sur la connaissance nécessaire en profondeur de l’essence des phénomènes, qu’il est particulièrement absurde de ramener à cette seule contradiction, fut-elle interne.

Même si l’essence de la dialectique peut être définie de manière simplifiée comme l’étude des contradictions, il ne s’en suit nullement pour autant que la contradiction soit par elle-même l’essence de tous les phénomènes.

Cette absurdité, qui fait de la contradiction l’essence de tous phénomènes aboutit donc soit à donner un statut ontologique à la contradiction elle-même, soit, si l’on lui refuse ce statut, à nier, par voie de conséquence incontournable, le statut ontologique de tout phénomène, et donc à retomber complètement dans l’idéalisme métaphysique le plus absolu !

En réalité il s’agit donc là d’une interprétation schématique, dogmatique, mécaniste et donc tout à fait fausse de la dialectique. Il semble évident, même chez Hegel, que la contradiction ne dépouille pas de leur essence les phénomènes en contradiction, même s’ils sont, précisément, d’essences contradictoires.

La contradiction interne elle-même procède de deux essences contradictoires au sein du même phénomène, et ne substitue nullement « l’essence de la contradiction » aux essences contradictoires en présence. Et la synthèse éventuelle produit bien une nouvelle essence du phénomène, ou un phénomène d’une nouvelle essence, et non pas, essentiellement, ni immédiatement, une nouvelle contradiction !

Le maoïsme, qui en arrive à réduire pratiquement la dialectique à la contradiction interne des phénomènes et l’essence des phénomènes à cette contradiction se situe donc d’emblée en dehors du champ du marxisme et même du matérialisme dialectique, pour rejoindre tout à fait celui de la métaphysique et de l’idéalisme. Le fait que l’on ait pu produire des milliers de pages pour accréditer une une telle idée au nom du marxisme est simplement un désastre écologique de plus pour notre époque…

Et bien évidemment, et même surtout, un désastre mental pour les « penseurs de gauche » qui s’en sont fait, et quelques uns encore aujourd’hui, les vecteurs! »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

 

 

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Le « paquet » posé par M. R. Diagne >>>

Pas étonnant, Luniterre est un adepte de la technique de débat que Marx dénonçait ainsi : à la manière des singes, bombarder les autres avec ses propres excréments ». A défaut d’arguments contre le travail de dépoussiérage scientifique historique de GS, notre contradicteur professionnel tente de le faire passer pour un « lyssenkiste », un « krouchtchévien ».
C’est là où gît le « confusionnisme » de notre cher écrivassier : tout mêler pour brouiller les pistes du grand problème qu’il a avec le matérialisme dialectique et tenter vainement de camoufler son antistalinisme (antibolchevisme) réel.
Le lièvre pointe ses oreilles quand il finit par dénoncer « l’erreur de Staline » en ce qui concerne Lyssenko tout en assénant pour se l’attribuer « qu’iln’y a pas de science de classe ». Heureusement que Staline était plus modeste que notre lunaire Luniterre.
Il y a là de quoi lui demander de lire ou relire les textes marxistes sur le « rôle de l’individu » dans l’histoire. Luniterre succombe à l’idéologie bourgeoise qui explique l’histoire par les individus-surhommes, tout comme les religions par « l’être suprême, dieu ». Il est le « parti » (sic!) à lui tout seul.
L’autre aspect est qu’en plus de toujours « voyager sous un pavillon » volé selon une expression empruntée à Lénine, il use et abuse de la technique du « coq à l’âne » chaque fois qu’il s’agit d’être précis et concret. Il lui est impossible de traiter un sujet précis jusqu’au bout en matérialiste dialecticien.
En fait c’est idéologiquement une anguille à prétention intellectualisante qui, en singleton, non seulement pense que l’idéologie prolétarienne n’a point besoin en tant que produit conscient de la lutte de classe de base d’enquête et de travail collectif, mais Luniterre veut parler de tout en se donnant une posture de « connaît tout, sait tout ». il y a là un idéalisme déiste inconscient chez le bonhomme.

Il y a une chose et une seule utile chez notre cher « omniscient », c’est sa faculté à compiler des données et informations éparses qu’il a bien du mal à exploiter scientifiquement. Mais comme déjà dit à lui dans nos échanges sur la Chine notamment, reconnaissons lui cela.
Il rappelle Vincent Gouysse (m’excuser si j’écorche le nom) auteur d’écrits sur l’impérialisme, écrits effectivement bourrés de données, véritable banque de données, mais dont les analyses étaient frappés du sceau de ce que Lénine nommait « économisme impérialiste », lequel a malheureusement « disparu » de la scène.

 

La base économique

de ce révisionnisme >>>

 

 

 

Enalité, entre une conception Marxiste-Léniniste du monde

et une conception Mao-Lyssenkiste,

fondée sur une prétendue « ontologie » de la dialectique, telle que ressucitée par MM. Gastaud et Suing,

et résumée par « Ollaf »,

 

il faut choisir!!!

 

Anti-Suing : Où mène ce débat sur le lyssenkisme ?

 

 

 

Anti-Suing :

 

Où mène ce débat sur le lyssenkisme ?

 

 

 

A juste titre, nos lecteurs s’interrogent…

 

Où mène ce débat sur le lyssenkisme ?

 

On le voit bien à ce propos, aujourd’hui comme hier, la question centrale est celle du rapport entre le matérialisme dialectique et la science.

 

Le matérialisme dialectique est une philosophie, une manière de chercher à comprendre le mouvement du réel, une manière d’y situer le rôle de la conscience humaine, et donc il s’appuie nécessairement sur l’ensemble des connaissances scientifiques humaines.

 

En ce sens il est nécessairement une forme d’épistémologie. En tant que méthode de réflexion épistémologique il peut certainement contribuer à la progression des connaissances et des pratiques, et singulièrement, dans le domaine des sciences humaines, dont l’économie est l’exemple le plus fameux, mais peut-il et doit-il pour autant se substituer aux sciences elles-même et notamment leur imposer sa propre méthodologie, cela reste donc une question qui n’est manifestement pas encore franchement éclaircie pour tout le monde, c’est le moins qu’on puisse dire !

 

M. Suing ose prétendre qu’il ne mélange pas science et politique… Il s’acharne néanmoins à tenter de nous démontrer que la méthodologie suivie sous l’influence de Lyssenko aurait été « socialiste » et nous dit-il, prétendument abandonnée par le khrouchtchevisme… Et cela ne serait donc pas de l’ordre du politique ???

 

La science, en réalité et à l’évidence, est un mouvement de la conscience humaine pour décrypter son environnement, mais elle ne se contente donc pas d’une simple méditation contemplative et purement métaphysique. Elle part au contraire de l’expérimentation, de l’interaction de l’humain avec son milieu, et elle n’existe pas, même à titre de simple observation, du reste, sans cette interaction. Un constat qui a pris une ampleur particulière, du reste, avec l’émergence de la physique quantique.

 

D’une manière ou d’une autre, elle s’inscrit donc dans l’interaction générale de l’humanité avec son milieu, et elle a donc une signification économique, et donc aussi politique, par voie de conséquence.

 

Par l’ampleur des moyens qu’elle met en œuvre, aussi bien que par ses conséquences technologiques souvent très immédiates, les choix d’orientation de la recherche ont une incidence, et désormais de plus en plus rapide, sur la vie économique, sociale et politique.

 

Ce n’est donc pas un prétendu « apolitisme » de la science qui peut distinguer la démarche matérialiste dialectique de la démarche métaphysique…

 

C’est donc même précisément dans le mouvement de la conscience que se trouve la différence… La science avance avec la masse des connaissances et des expérimentations qu’elle a déjà accumulé, mais aussi avec la masse des idées et concepts qu’elle a élaboré ou contribué à élaborer sur cette base, et cela comprend nécessairement une partie de préjugés culturels et même idéologiques.

 

Mais dans la démarche scientifique, il est clair que le mouvement de la connaissance se fait essentiellement du réel vers la conscience, et non l’inverse.

 

Le matérialiste dialectique est celui qui va au devant du réel sans attendre que celui-ci réponde nécessairement aux idées et préjugés éventuels qu’il a élaboré sur la base de ses connaissances et expérimentations précédentes.

 

Le matérialisme dialectique, reposant nécessairement, comme on l’a vu, sur une approche épistémologique la plus large possible des connaissances scientifiques, ne saurait continuer d’être valide, ni même tout simplement d’avoir le moindre sens sans être complètement ouvert au mouvement du réel vers la conscience, et cela implique donc une évolution constante en fonction de ce mouvement.

 

Parler des lois de la dialectique, c’est parler de la méthodologie d’approche du mouvement du réel dans son ensemble, et cela ne saurait donc être figé. Le matérialisme dialectique repose sur une approche épistémologique d’ensemble et sur une méthodologie dialectique de cette approche épistémologique. Cette méthodologie ne peut donc elle-même être figée. Elle ne peut qu’évoluer en fonction du mouvement du réel vers la conscience ou dépérir et devenir un dogme caduque, et même réactionnaire dans ses conséquences…

 

C’est bien là toute l’histoire du lyssenkisme, et non seulement celle du lyssenkisme, mais aussi celle de la plupart des idéologies qui continuent à ce réclamer formellement du marxisme, et même du marxisme-léninisme.

 

Prétendre que le mouvement du réel devrait répondre aux lois d’une méthodologie rigide élaborée à un certain stade des connaissances humaines, c’est, par définition, refuser de laisser rentrer le mouvement du réel dans la conscience humaine, et en fin de compte, refuser le mouvement du réel lui-même.

 

Le mouvement du réel est représenté dans la conscience humaine par l’ensemble des lois scientifiques propre à chaque domaine de recherche et d’expérimentation. Le matérialisme dialectique représente donc une approche synthétique de l’ensemble de ces connaissances et non pas une somme exhaustive et détaillée, désormais inaccessible dans sa totalité, et cela déjà depuis longtemps.

 

La méthodologie générale du matérialiste dialectique ne saurait donc se substituer aux lois scientifiques précises propre à chaque domaine de recherche et d’expérimentation. Elle ne saurait donc prétendre que le réel et la matière étudiés sous leurs différents aspects par chacun des domaines scientifiques doivent répondre précisément aux lois de cette méthodologie. La méthodologie du matérialisme dialectique reste nécessairement une méthodologie épistémologique, et c’est aussi en cela qu’elle reste une méthodologie scientifique et non pas une méthodologie dogmatique et en fin de compte idéaliste et métaphysique.

 

C’est le mouvement général de la nature qui peut être appréhendé de manière dialectique, et non chacun de ces aspects particuliers, répondant à des lois scientifiques qui lui sont propre.

 

Dans certains domaines, et notamment dans les sciences humaines, on comprend bien que la confusion reste possible, et que la distance peut être parfois réduite entre les lois de la dialectique et celles qui sont propres à tel ou tel domaine scientifique, mais cela ne doit pas pour autant nous mener au dogmatisme.

 

La confusion est d’autant plus facile et tentante lorsque cette distance est parfois presque inexistante, dans le domaine des sciences humaine, et dans celui de l’économie, singulièrement.

 

Le dogmatique est celui qui abolit totalement cette distance et en arrive à généraliser ce manque de distanciation au point de l’annuler, également, dans son approche des autres domaines.

 

Avec des mots et des formulations différentes, c’est ce qu’on fait les lyssenkistes, hier, et ce que font, aujourd’hui, les partisans d’une prétendue « ontologie » de la dialectique. En sciences, l’ontologie n’est définie que par les lois qui sont spécifiques à chaque domaine d’investigation, et non par les lois générales de la dialectique, qui restent celles d’une méthodologie épistémologique, sauf à devenir non seulement caduques mais carrément dogmatiques et réactionnaires.

 

Avec des mots et des formulations différentes, c’est le combat qui s’est livré, il y a déjà 70 ans, avec la contre-révolution khrouchtchevienne. Le combat du matérialisme dialectique et du marxisme-léninisme était incontestablement celui des Jdanov, père et fils, et bien évidemment de tous ceux qui ont tenté de poursuivre cette démarche chacun dans le domaine qui lui était propre sur le front de la lutte politique et idéologique, et non pas celui des Lyssenko, Khrouchtchev et de tous ceux qui ont contribué, en fin de compte, d’une manière ou d’une autre, à la liquidation du socialisme en URSS.

 

Le bref débat que nous venons d’avoir avec M. Suing montre à quel point les leçons n’ont pas encore été réellement tirées de cette douloureuse expérience, et donc qu’il serait enfin grand temps de s’y mettre… Mieux vaut tard que jamais !

 

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/10/anti-suing-mutations-mortelles-au-cafe-lyssenkiste/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/13/anti-suing-et-neo-lyssenkisme-une-suite-au-debat/

 

 

Voir également

Révisionnisme tragi-comique :

le « marxisme » selon Ollaf !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/15/revisionnisme-tragi-comique-le-marxisme-selon-ollaf/

 

Enalité, entre une conception Marxiste-Léniniste du monde

et une conception Mao-Lyssenkiste,

fondée sur une prétendue « ontologie » de la dialectique, telle que ressucitée par MM. Gastaud et Suing,

et résumée par « Ollaf »,

 

il faut choisir!!!

 

 

 

 

 

Anti-Suing et néo-lyssenkisme : une suite au débat…

https://i0.wp.com/mai68.org/spip2/local/cache-vignettes/L500xH704/SUING_CAFE_2-5581f.jpg?zoom=2

Anti-Suing

et néo-lyssenkisme :

une suite au débat…

 

Suite à notre réponse à la conférence de M. Suing à Paris, le 01/02/2020  >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/10/anti-suing-mutations-mortelles-au-cafe-lyssenkiste/

 

 

Reçu de « PAM-Utopies »(PCF de Vénissieux)

je n’ai pas vu dans le livre de Suing d’éloge du lissenkisme (lire p 113, 3eme paragraphe), simplement la condamnation de la bataille instrumentalisant le lissenkisme dans la guerre idéologique contre le socialisme.

Et surtout, la bataille des idées contre le « scientisme » dominant qui réduit la génétique à du codage informatique, ce que l’épigénétique invalide effectivement. Cela m’intéresse comme informaticien qui tente un peu désespéremment de faire reculer l’illusion scientiste chez mes collègues, et rappeler qu’aucune technique n’a de valeur sans les pratiques et l’organisation qui la mette en oeuvre…

les batailles internes à l’URSS sont de peu d’intérêt à ce stade, et j’utilise personnellement souvent l’idée plus globale des succès des agronomes soviétiques pour développer une agriculture basée sur la biodiversité, dans laquelle je les mets tous, de Vavilov à  Lissenko…

pam

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En réponse à « PAM-utopie » (…PCF-Vénissieux)

Bonjour,

Vous écrivez >>>

« je n’ai pas vu dans le livre de Suing d’éloge du lissenkisme (lire p 113, 3eme paragraphe), simplement la condamnation de la bataille instrumentalisant le lissenkisme dans la guerre idéologique contre le socialisme. »

Le rôle d’un ML n’est pas seulement de combattre les déformations historiques, souvent grossières, des anticommunistes, mais aussi de faire un bilan analytique de leur propre histoire, de leur propre expérience!

L’article signale, même si entre parenthèses >>> « (à 24’ 30’’ dans la vidéo, mais en long et en large, et surtout, en travers, dans la plupart de ses écrits…) » >>> Ce n’est pas juste pour faire un bon mot, mais pour rappeler que le fond de la littérature de « vulgarisation scientifique » de Suing consiste à revaloriser Lyssenko comme une sorte de pionnier de l’épigénétique, d’une part, et de revaloriser sa théorie de l »‘hérédité des caractères acquis » et de la valider comme théorie génétique, ce qui est une attitude tout aussi grossièrement obscurantiste que celle des anticommunistes, et particulièrement dangereuse, car se cachant derrière le drapeau rouge.

Par ailleurs, vous écrivez >>>

« les batailles internes à l’URSS sont de peu d’intérêt à ce stade, et j’utilise personnellement souvent l’idée plus globale des succès des agronomes soviétiques pour développer une agriculture basée sur la biodiversité, dans laquelle je les mets tous, de Vavilov à  Lissenko… »

Ce qui confirme donc le confusionnisme dans lequel vous semblez vous complaire >>> Il ne s’agit pas, nécessairement, de rentrer dans le détail de ces luttes complexes, mais de comprendre les grandes tendances sociales et idéologiques qui ont animé la lutte de classe en URSS, et qui ont malheureusement abouti à la contre-révolution khrouchtchevienne. Comprendre qui est qui et surtout, qui défend quoi, dans les phases décisives de cette lutte, c’est un moyen évidemment incontournable de comprendre l’histoire et d’en tirer des leçons.

Vous semblez donc, tout comme Suing dans sa conférence, « botter en touche »… Une tactique qui ne fait tout au plus, par définition, que retarder la solution du problème…!

Un point positif, néanmoins >>>
« Et surtout, la bataille des idées contre le « scientisme » dominant qui réduit la génétique à du codage informatique, ce que l’épigénétique invalide effectivement. Cela m’intéresse comme informaticien qui tente un peu désespérément de faire reculer l’illusion scientiste chez mes collègues, et rappeler qu’aucune technique n’a de valeur sans les pratiques et l’organisation qui la mette en oeuvre… »

Effectivement, il n’y a pas de culture ou de science « bourgeoise » par elle-même, mais c’est bien l’utilisation qu’on en fait qui en change éventuellement la finalité sociale!

C’est précisément le combat qu’Andreï et Yuri Jdanov ont perdu, en 1948, face au lobby de Lyssenko. Andreï le payant de sa vie, en réalité, et son fils Yuri d’une « autocritique » contrainte et infamante pour un scientifique évidemment sûr de sa raison. Quelques mois plus tard, en 1950, Staline leur donnait raison, et en 1953, également, l' »affaire des blouses blanche » impliquait d’abord et avant tout une réhabilitation d’Andreï Jdanov.

Et aucun supposé « antisémitisme », mais c’est une autre histoire…!

Luniterre

Pour compléter ce sujet, ce fragment du débat amorcé sur VLR >>>

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http://mai68.org/spip2/spip.php?article5146#forum4894 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5146#forum4898

 

« Hypothèse fumeuse à démentir par Luniterre s’il le souhaite :

Lyssenko était à l’URSS ce que des scientifiques corrompus par le lobby du tabac étaient ( sont ?) aux USA.»

Pas si fumeuse, en fait… C’est même une assez bonne image pour aider les occidentaux à comprendre la réalité des luttes de classes et donc aussi des luttes de pouvoir en URSS.

Ceci dit, la notion de pouvoir remplace ici pour l’essentiel celle d’intérêt financier, même si les avantages matériels du pouvoir ne sont pas forcément tout à fait oubliés non plus…

Incontestablement Lyssenko et ses partisans ont réussi à monter un réel lobby dans les milieux scientifiques et à l’intérieur du parti. Quasiment un État dans l’État…

Mais ils n’étaient pas les seuls dans ce cas, et Beria avait également un État dans l’État, incluant également un département scientifique, celui de la physique nucléaire ! Pour le reste, il soutenait également Lyssenko…

Khrouchtchev et Malenkov avaient aussi leurs réseaux personnels.

Staline ne disposait donc absolument pas du pouvoir absolu que les historiens occidentaux lui prêtent. Le meilleur témoignage qui nous en reste est sa bataille idéologique pour le 19ème Congrès, où il n’a fait que remporter une victoire à la Pyrrhus, et qui a probablement hâté sa mort, fort peu naturelle, en r��alité.

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

A l’époque du 19ème Congès, Staline avait également amorcé une remise en cause du lobby lyssenkiste…

Et donc c’est finalement Khrouchtchev qui a clairement bénéficié des réseaux de Lyssenko pour son accession au pouvoir, contrairement à ce qu’avance Suing. La finalement désastreuse « campagne des terres vierges » initiée par Krouchtchev avait également été faite avec l’appui de Lyssenko, contrairement, là aussi, aux affirmations de Suing.

Tirer au clair les enjeux d’influence et de pouvoir dans cette période charnière qui va de 1946 à 1956 est plus compliqué que de comprendre aujourd’hui les interactions dialectiques entre génétique et épigénétique…

Ceci dit, il faut également comprendre que ce qui paraît assez clair, aujourd’hui, sur le plan scientifique, ne l’était pas à l’époque de Lyssenko. Avant Lyssenko, les premiers travaux d’agronomie soviétiques connus sont ceux de Mitchourine, un autodidacte qui avait commencé déjà ses travaux avant la Révolution et passé naturellement du côté des bolcheviques. Il avait obtenu, de manière empirique, quelques bons résultats. Lyssenko s’en est en quelque sorte emparé pour les théoriser, mais sans méthodologie réellement autre que ses discours idéologiques dogmatiques. En fait il ne pouvait au mieux que les reproduire, et le reste autour n’était que poudre aux yeux, affabulation et falsification des données et des résultats.

En tenant compte de l’interaction entre épigénétique et génétique, telle qu’on la comprend aujourd’hui, il n’est donc malgré tout pas absolument impossible que quelques essais aient abouti, de manière en réalité hasardeuse, mais il serait tout à fait impossible, aujourd’hui, de déterminer lesquels, dans la masse des expérimentations conduites de manière aussi peu rigoureuses, à tous points de vue.

Quoi qu’il en soit, Staline n’a commencé à percer à jour la duplicité de Lyssenko qu’à partir de 1950 et n’a donc pas eu le temps d’y mettre bon ordre avant sa mort. Si l’on veut faire un bilan critique, il me semble à ce jour que c’est là sa principale erreur.

Luniterre

 

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Par voie de mail, une réaction de M. R. Bibeau >>>

 

R. Bibeau  >>> « JE ME DEMANDE SI CE DÉBAT SUSCITE UN GRAND INTÉRÊT DANS LES RANGS DU PROLÉTARIAT 2020 EN COURS DE PAUPERISATION ???« 

Réponse TML >>>

Crise ou pas, le système ne connait qu’une seule réponse aux préoccupations intellectuelles du prolétariat : « du pain (tant qu’il en reste encore…) et des jeux!!! »

Crise ou pas, c’est la réponse qui fait l’audimat prolétarien >>> séries policières, jeux, variétés…

Si quelques uns s’égarent sur des voies de traverses culturelles, voici ce qu’il vont trouver, à propos de leur propre histoire de classe >>>

 

« Le savant, l’imposteur et Staline

      mardi 11 février 2020

23h45 – 0h40

Doc. Histoire 55min VF HD

 

France 2018

Réalisé par Gulya Mirzoeva

Ce film raconte les destinées du botaniste Vavilov et de son adversaire, l’agronome Lyssenko, dans la Russie stalinienne. Vavilov était un botaniste de génie qui a écumé les cinq continents pour constituer une formidable banque de la biodiversité. Lyssenko était un agronome ambitieux qui prétendait multiplier les récoltes grâce à ses pseudo inventions. Dans l’état soviétique en proie à la famine, chacun des deux va tenter de répondre à la question qui taraude le pouvoir communiste : comment nourrir le peuple ? Staline va décider : en 1940, Vavilov est arrêté et condamné à mort, ce qui laisse Lyssenko régner sans partage sur l’agronomie soviétique jusqu’à la mort du dictateur, en 1953. »

Il ne s’agit pas ici de tenter de répondre en quelques mots à cette « vision » particulièrement mensongère et caricaturale de l’histoire, mais simplement de constater qu’il est plus que temps de se réveiller et de s’emparer de l’outil ML, le matérialisme dialectique, pour retrouver les bases réelles de notre histoire de classe.

« Le rôle d’un ML n’est pas seulement de combattre les déformations historiques, souvent grossières, des anticommunistes, mais aussi de faire un bilan analytique de leur propre histoire, de leur propre expérience! »

>>> …pour en tirer les leçons utiles et non pas se vautrer dans les mêmes erreurs comme nous le proposent le PRCF- Guillaume Suing-Gastaud et « PAM-utopies »-PCF-Vénissieux !!!

Luniterre

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SUR VLR, UNE RÉPONSE

DE M. GUILLAUME SUING !!!

…ET LA NOTRE A LA SUITE !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5146#forum4906

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5146#forum4910

De Guillaume Suing >>> « Je me m’attarderai pas sur l’infantilisme d’un tel titre « Anti-Suing » qui dénote chez le camarade une vraie volonté de débattre !
C’est déjà un progrés de percevoir aujourd’hui que je ne suis pas « khrouchtchévien » (tout mon livre met en cause les dégats inaugurés par la période Khrouchtchev dans l’histoire de l’URSS) : J’étais dans un premier temps (dans un article précédent de Luniterre enjoignant à ne pas venir à ladite conférence) stigmatisé comme « PRCF Khrouchtchévien » (je ne suis de fait, ni l’un ni l’autre). Soyons donc un peu sérieux :
Je suis ici attaqué non pas sur le fond du livre qui parle du problème de « l’écologie » dans les pays socialistes, mais sur mon présumé « soutien à Lyssenko ».
Cette attaque trahit soit une lecture en diagonale de mon livre ou, mieux, une ignorance de ce que je dis dans la conférence ET du thème lui-même (vaguement sourcé par wikipedia…).
Je ne « soutiens » pas Lyssenko puisque je ne cesse de répéter :

  • Que l’épigénétique actuelle provient des développements endogènes de ce que Lyssenko appelait la génétique « mendélo-morganiste » et non des travaux de Lyssenko bien sur.
  • Que la reprise du débat sur l’hérédité de l’acquis ne vient pas d’une nostalgie lyssenkiste dans les labo mais au contraire d’un « oubli de Lyssenko » (la plupart des chercheurs se trompent d’ailleurs en croyant revenir à Lamarck). L’épigénétique n’est pas un résultat du « lyssenkisme » mais de son oubli 50 ans après.
  • Que l’épîgénétique n’est donc pas « du lyssenkisme », même si elle expose une « hérédité ébranlée » exactement sous les aspects identifiés par Lyssenko et d’autres (à commencer par Mitchourine lui-même) : Hérédité de l’acquis sous une version REVERSIBLE (et non définitive comme le sont les mutations), LIMITEE et conditionnée par la répétition des mêmes conditions de stress sur plusieurs générations (sans quoi il n’y a justement pas d’hérédité de l’acquis). Ces trois aspects démarquent justement lyssenko et lamarck.
  • C’est sous cette forme que les « lyssenkistes » parlaient de leurs expériences, avec évidemment de l’amateurisme et sans doute des mensonges (mensonges qui sont le fait de nombreux savants, à commencer par Mendel lui-même qui truquait ses résultats quand il ne comprenait pas ses expériences de dihybridisme avant qu’on ne découvre les chromosomes avec Morgan reliant les gènes entre eux, et qui était ce qu’on peut appeler un amateur, un praticien autodidacte) : Les généticiens formels de l’époque n’en savaient pas plus sur les gènes que lyssenko sur son hérédité de l’acquis, on ne peut donc leur imputer d’avoir mal interprété leurs expériences. Je me borne à constater qu’il a fallu « oublier » lyssenko pour redécouvrir les infinies possibilités de l’hérédité du vivant, dont celles que lyssenko avait décrit et qui ont été niées ici pour des raisons politiques.

Lyssenko est effectivement resté sous l’aile protectrice de Khrouchtchev comme l’indique le camarade Wikipedia. D’après plusieurs historiens, c’était plus par solidarité nationaliste ukrainienne que par conviction : Lyssenko n’a plus été d’aucun secours pendant l’alignement de la « révolution verte soviétique » sur le modèle US sous K, même resté au poste de président de l’Académie des Sciences : De nouvelles générations de savants, adeptes d’une génétique moléculaire contemporaine, s’y sont installées malgré lui et l’ont finalement écarté. Il a été associé à la « campagne des terres vierges » formellement en tant que président de l’académie que de fait il ne contrôlait plus. La plupart des agronomes occidentaux de l’époque qui ont salué cette campagne des terres vierges, n’y ont jamais trouvé trace de « lyssenkisme » comme c’était le cas pour tout ce qui fut impulsé par Staline auparavent.
J’ai mainte fois rappelé, y compris dans mon livre, la grande intelligence de Staline relisant et corrigeant Lyssenko (sans le concours du camarade Wikipédia pourtant !) sur la fameuse question des « deux sciences ». Question tellement caduque aujourd’hui, que c’est précisément la « génétique bourgeoise » ennemie de lyssenko qui a fini par lui donner raison (sur l’existence d’une telle hérédité ébranlée) !
Il n’est donc pas besoin d’imaginer un « complot de khrouchtchevo-lyssenkiste » contre Staline pour critiquer Lyssenko ou au moins pour dépasser sa légende noire, et rendre à la science soviétique les mérites qu’elle a concrètement : Personnellement je ne mélange pas science et politique !

 

De TML >>>

  

« Difficile de faire plus pitoyable, comme pirouette confusionniste… Cela fait des années que Suing écrit en défense de Lyssenko et polémique à ce sujet… Et à quoi bon, sinon pour tenter de valider la théorie de l’hérédité des caractères acquis ??? Lyssenko ne prétendait pas faire de l’épigénétique, ni même une sorte d’équivalent de son cru, mais bien une génétique de substitution à celle alors couramment en vigueur dans le monde scientifique…!

Tout au long de sa littérature sur le sujet, Suing va prétendant que l’épigénétique moderne justifierait peu ou prou la démarche pseudo-scientifique de Lyssenko, alors qu’il n’en est rien, à l’évidence.

Parler d’ « hérédité de l’acquis réversible « , c’est juste un de ces oxymores qui prêtent à sourire…

Suing tente, sur ce point comme sur les autres, de jouer sur les mots, seul recours qui lui reste…

Les seuls caractères très provisoirement héréditaires sous influence épigénétique sont des caractères phénotypiques, et non des caractères spécifiques, et il n’y a donc là aucune hérédité des caractères acquis.

La relation dialectique entre épigénétique et génétique proprement dite, d’un point de vue épistémologique évolutionniste, n’est qu’ébauchée, dans mon bref article, comme synthèse de lecture des articles en lien, et d’autres, non mentionnés, et non pas de Wikipédia, qui rappelle néanmoins quelques évidences sur le sujet, de celles que Suing semble avoir oublié, ou bien qu’il feignait, jusque là, d’ignorer. Ce qui va lui être difficile, désormais…

Luniterre

 

A SUIVRE… !

 

Sur le plan de la démarche « historique »…

Suing tente de nous faire accroire que les méthodes de Lyssenko auraient été abandonnées par le révisionnisme de Khrouchtchev, alors que toutes les traces historiques indiquent le contraire, à de rares exceptions près, là où Khrouchtchev entendait mettre en œuvre ses propres lubies, comme la culture du maïs dans des régions aussi peu appropriées que la Carélie du Nord, etc… Des lubies qui ne sont donc guère différentes de celles de Lyssenko, en réalité, même si dépourvues de tout son emballage pseudo-scientifique !

Le lobby de Lyssenko n’a véritablement été démantelé qu’à partir de l’éviction définitive de Khrouchtchev, et si diverses oppositions se sont manifestées durant la période du pouvoir khrouchtchevien, il est clair qu’il y a un lien entre le la survie de ce pouvoir et celle du lobby lyssenkiste, indissolublement liés, et cela dès avant l’accession de Khrouchtchev au pouvoir, donc !

Dans les dernières années de la vie de Staline, Lyssenko faisait clairement partie des révisionnistes que Staline avait en lige de mire, eut-il survécu… !

A l’évidence, la cause principale de la mort de Staline est le surnombre de ces révisionnistes en ligne de mire… Déterminer lequel a eu en quelque sorte le mot de la fin est un sujet qui passionne les historiens russes, faute de pouvoir y apporter une réponse, et vu de France, il serait extrêmement présomptueux de préciser davantage l’une ou l’autre hypothèse…

Néanmoins, et selon nombre d’entre eux, le classique raisonnement « cui bono ? » pointe nécessairement vers Khrouchtchev !

Et donc, accessoirement, si l’on peut dire, vers ses alliés de circonstance, et surtout durables, comme le fut donc Lyssenko…

Suing rappelle un épisode où Staline aurait effectué quelques corrections dans un texte de Lyssenko… Apparemment, il s’agit de l’épisode du discours de Lyssenko à l’occasion de la session d’Août 1948 de l’Académie des Sciences Agricoles (*). Or sur le point de la séparation éventuelle entre science et politique de classe, la situation n’a pas été tranchée à cette occasion, mais seulement deux ans plus tard, avec la parution du livre de Staline sur la linguistique.

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/j.-staline-le-marxisme-et-les-problemes-de-linguistique-1950-.pdf

En 1948, selon Arte, source éventuellement discutable, du reste, la correction précise visait à remplacer « génétique bourgeoise » par « génétique réactionnaire », formule qui restait donc encore au milieu du gué, en termes d’interprétations possible, ce qui n’était plus le cas à partir de 1950.

A partir de 1950 il est donc clair que Lyssenko se savait pertinemment remis en cause, comme bien d’autres révisionnistes, à relativement brève échéance…

Le conflit entre le lobby de Lyssenko et les défenseurs du ML que furent Andreï Jdanov et son fils Yuri, chimiste et responsable scientifique honoré et respecté jusqu’à la fin de sa vie, et encore aujourd’hui par les ML en Russie, a laissé suffisamment de trace pour en attester, dont les mémoires de Yuri.

https://www.rotfront.su/yurij-zhdanov-sto-let-so-dnya-rozhdeniya/

La mort d’Andreï Jdanov lui-même est également un épisode dramatique qui s’inscrit dans ce conflit, de l’avis de bon nombre d’historiens russes actuels, et du mien aussi, d’après les sources russes auxquelles j’ai pu accéder, même si bien évidemment encore insuffisantes pour éclaircir entièrement ce tournant de l’histoire soviétique.

Luniterre

 

(* https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%90%D0%B2%D0%B3%D1%83%D1%81%D1%82%D0%BE%D0%B2%D1%81%D0%BA%D0%B0%D1%8F_%D1%81%D0%B5%D1%81%D1%81%D0%B8%D1%8F_%D0%92%D0%90%D0%A1%D0%A5%D0%9D%D0%98%D0%9B_(1948) )

 

 

A lire également, parue en 2016 déjà,

cette réponse de Dominique Meeus à un article de M. G. Suing qui se trouve toujours sur « Le Grand Soir »

>>>https://www.legrandsoir.info/lyssenko-un-imposteur.html

>>> la réponse appropriée de D. Meeus >>>

« À propos de Lyssenko, pour une relation correcte entre science et philosophie »

http://www.meeus-d.be/philo/questions/Lyssenko-sci-philo.html

Luniterre

 

Un autre aspect de l’échange avec M. G. Suing >>>

 

 

Anti-Suing : mutations mortelles au « café lyssenkiste » !

13 février 08:38, par Guillaume Suing

Le seul fait de distinguer « caractère génétique et caractère phénotypique » prouve s’il est besoin ton degré de connaissance en la matière. Comme ton titre « ant-suing » montre ton degré de maturité politique. Toute discussion est inutile, tu peux rester tranquille derrière ton pseudo, nous n’avons effectivement pas la même cause à défendre.

 

 

Anti-Suing : mutations mortelles au « café lyssenkiste » !

13 février 15:00, par Luniterre

Et là, ce n’est même plus du « Wikipédia »…!

Du « sous-wikipédia »… Il fallait le faire, il l’a fait…

De plus en plus pitoyable !

Luniterre

 

 

Anti-Suing : mutations mortelles au « café lyssenkiste » !

13 février 16:25, par Luniterre

« En génétique, le phénotype est l’ensemble des traits observables d’un organisme. Très souvent, l’usage de ce terme est plus restrictif : le phénotype est alors considéré au niveau d’un seul caractère, à l’échelle cellulaire ou encore moléculaire. L’ensemble des phénotypes observables chez les individus d’une espèce donnée est parfois appelé le phénome.

Le concept de phénotype est défini par opposition au génotype, l’identité des allèles qui caractérise le génome d’un individu. Pour certains traits simples, la correspondance entre le génotype et le phénotype est directe, et les deux sources d’information sont redondantes. Cependant, la plupart des caractères (les caractères qualitatifs) dépendent de multiples gènes, et l’influence du milieu (l’environnement dans lequel l’organisme se développe et vit) peut être un facteur déterminant. Dans ce cas, le génotype ne permet pas de prévoir précisément le phénotype de l’individu, mais seulement d’estimer sa valeur moyenne.

La plasticité phénotypique est l’un des facteurs adaptatifs des espèces dans les contextes changeants ou difficiles. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3…

>>> Dans mon bref article, il n’est pas dit autre chose, concernant précisément le lien dialectique sélectif entre génotype et phénotype…

>>> La survie des phénotypes les mieux adaptés aux contraintes du milieu favorise évidemment la reproduction du patrimoine génétique qui les a produit !

>>> Cela ne mène toujours pas à l’hérédité des caractères acquis !

>>> Une évidence qu’il est donc néanmoins utile de rappeler…

Luniterre

 

 

Dans l’ordre chronologique de publication,

l’ensemble du sujet >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/10/anti-suing-mutations-mortelles-au-cafe-lyssenkiste/ 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/13/anti-suing-et-neo-lyssenkisme-une-suite-au-debat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/14/anti-suing-ou-mene-ce-debat-sur-le-lyssenkisme/

 

********

 

 

 

 

 

Avec d’autres intervenants, une autre suite au débat…

 

D’un certain « Ollaf » >>>

« S’il peut mener quelque part ton point de vue, c’est de mieux saisir ton anti-marxisme.

En différenciant comme tu le fais le matérialisme dialectique de la science, tu montres que tu n’as finalement rien compris au mat dial et histo. Le Mat dial n’est pas une « philosophie » (une sorte dis-tu d' »épistémologie ») il est comme le démontre Engels (dans Anti-during et autres), puis après lui Lénine (dans Mat et empiriocriticisme) et puis Mao (dans De la contradiction) la démarche indispensable du scientifique s’il veut (et peut, car il peut être limité dans sa compréhension du monde par l’idéologie dominante métaphysique) comprendre le mouvement, les contradictions internes de tous phénomènes. Donc il ne se « substitue pas aux sciences », comme tu dis, il est au cœur de toute science. Reste ensuite les interprétations que peuvent faire de toutes sciences les philosophes.

Beaucoup de soit-disant science n’en sont pas par manque, justement, de la compréhension fondamentale que tous phénomènes est mouvement mu par des contradictions. Mais je me souviens que tu prétendais que Mao n’était pas marxiste car il mettait la contradiction comme étant le principe essentiel de la dialectique. Mao avait tout a fait raison, après Engels et Lénine.

Enfin remarque accessoire, mais importante: tu as un style de débat qui est loin d’une attitude marxiste, d’un style prolétarien de débat. Tu recherches toujours et tu mets toujours en avant les aspects qui te sembles être négatifs dans un débat, dans un écrit, jamais tu mets en avant ce qui peut être positif et aller dans le sens de l’unité des communistes ML

Ollaf (c’est moi qui souligne ton texte)

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A juste titre, nos lecteurs s’interrogent…

 

Où mène ce débat sur le lyssenkisme ?

 

On le voit bien, à ce propos, aujourd’hui comme hier, la question centrale est celle du rapport entre le matérialisme dialectique et la science.

 

Le matérialisme dialectique est une philosophie, une manière de chercher à comprendre le mouvement du réel, une manière d’y situer le rôle de la conscience humaine, et donc il s’appuie nécessairement sur l’ensemble des connaissances scientifiques humaines.

 

En ce sens il est nécessairement une forme d’épistémologie. En tant que méthode de réflexion épistémologique il peut certainement contribuer à la progression des connaissances et des pratiques, et singulièrement, dans le domaine des sciences humaines, dont l’économie est l’exemple le plus fameux, mais peut-il et doit-il pour autant se substituer aux sciences elles-même et notamment leur imposer sa propre méthodologie, cela reste donc une question qui n’est manifestement pas encore franchement éclaircie pour tout le monde, c’est le moins qu’on puisse dire !

 

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Re TML @ « Ollaf »

 

Maoïsme et lyssenkisme sont également deux formes de révisionnisme basées sur une interprétation « ontologique » de la dialectique, dont celle de G. Gastaud et G. Suing est une version formellement « réactualisée » mais tout aussi obscurantiste, quant au fond.

 

Je vous remercie donc de l’avoir particulièrement souligné en vous y associant par ce mail pathétique et pitoyable.

 

« Débattre » avec des obscurantistes de cette sorte, ce n’est évidemment pas débattre avec des communistes, qu’ils ne sont pas.

 

De plus, on constate simplement qu’ils n’ont aucun argument valide sur le fond, au delà du tissu d’insultes répandu par M. R. Diagne.

 

Si vous tenez à vous associer à cette dérive, c’est votre problème, et il faut assumer.

 

Si vous ne comprenez pas qu’une démarche épistémologique est précisément une démarche scientifique, et précisément au sens dialectique du terme, c’est également votre problème.

 

 

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/14/anti-suing-ou-mene-ce-debat-sur-le-lyssenkisme/

 

Également proposé en réponse complémentaire, cet extrait d’un article paru initialement en Novembre 2019 >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

 

Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique!

 

EXTRAIT >>> « La question fondamentale reste le rapport entre la conscience humaine et la réalité objective, et même de savoir et définir ce qu’on entend par réalité objective. Évidemment cette problématique recouvre et inclut celle du rapport entre connaissance et réalité objective, au cœur même du débat « quantique » !

C’est donc bien la solution éventuelle que nous apportons à cette problématique, et même, à cette « double » problématique, qui nous permettra d’avancer dans nos analyses, et donc dans la solution des problèmes analysés, tant qu’à faire !

Évidemment, l’étude des simples contradictions, internes ou non, est d’un intérêt immédiat indispensable mais ne règle en rien la problématique la plus fondamentale de la nature intrinsèque des éléments en contradiction et de la connaissance que nous en avons.

Or aussi bien les développements de la science que l’expérience que nous avons dans notre pratique sociale quotidienne nous montrent que c’est bien là que réside la véritable difficulté, et qui, faute d’être surmontée, ne peut mener qu’à de nouveaux échecs, comme nous en avons tant connu ces dernières années, voire même, carrément accumulé, à vrai dire !

L’étude des contradictions, et même de la contradiction interne éventuelle de tel ou tel phénomène mène certes à en comprendre le mouvement immédiat et permet quelques adaptations tactiques, voire stratégiques à moyen terme, mais ne nous renseigne en rien sur la connaissance nécessaire en profondeur de l’essence des phénomènes, qu’il est particulièrement absurde de ramener à cette seule contradiction, fut-elle interne.

Même si l’essence de la dialectique peut être définie de manière simplifiée comme l’étude des contradictions, il ne s’en suit nullement pour autant que la contradiction soit par elle-même l’essence de tous les phénomènes.

Cette absurdité, qui fait de la contradiction l’essence de tous phénomènes aboutit donc soit à donner un statut ontologique à la contradiction elle-même, soit, si l’on lui refuse ce statut, à nier, par voie de conséquence incontournable, le statut ontologique de tout phénomène, et donc à retomber complètement dans l’idéalisme métaphysique le plus absolu !

En réalité il s’agit donc là d’une interprétation schématique, dogmatique, mécaniste et donc tout à fait fausse de la dialectique. Il semble évident, même chez Hegel, que la contradiction ne dépouille pas de leur essence les phénomènes en contradiction, même s’ils sont, précisément, d’essences contradictoires.

La contradiction interne elle-même procède de deux essences contradictoires au sein du même phénomène, et ne substitue nullement « l’essence de la contradiction » aux essences contradictoires en présence. Et la synthèse éventuelle produit bien une nouvelle essence du phénomène, ou un phénomène d’une nouvelle essence, et non pas, essentiellement, ni immédiatement, une nouvelle contradiction !

Le maoïsme, qui en arrive à réduire pratiquement la dialectique à la contradiction interne des phénomènes et l’essence des phénomènes à cette contradiction se situe donc d’emblée en dehors du champ du marxisme et même du matérialisme dialectique, pour rejoindre tout à fait celui de la métaphysique et de l’idéalisme. Le fait que l’on ait pu produire des milliers de pages pour accréditer une une telle idée au nom du marxisme est simplement un désastre écologique de plus pour notre époque…

Et bien évidemment, et même surtout, un désastre mental pour les « penseurs de gauche » qui s’en sont fait, et quelques uns encore aujourd’hui, les vecteurs! »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

 

 

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Le « paquet » posé par M. R. Diagne >>>

Pas étonnant, Luniterre est un adepte de la technique de débat que Marx dénonçait ainsi : à la manière des singes, bombarder les autres avec ses propres excréments ». A défaut d’arguments contre le travail de dépoussiérage scientifique historique de GS, notre contradicteur professionnel tente de le faire passer pour un « lyssenkiste », un « krouchtchévien ».
C’est là où gît le « confusionnisme » de notre cher écrivassier : tout mêler pour brouiller les pistes du grand problème qu’il a avec le matérialisme dialectique et tenter vainement de camoufler son antistalinisme (antibolchevisme) réel.
Le lièvre pointe ses oreilles quand il finit par dénoncer « l’erreur de Staline » en ce qui concerne Lyssenko tout en assénant pour se l’attribuer « qu’iln’y a pas de science de classe ». Heureusement que Staline était plus modeste que notre lunaire Luniterre.
Il y a là de quoi lui demander de lire ou relire les textes marxistes sur le « rôle de l’individu » dans l’histoire. Luniterre succombe à l’idéologie bourgeoise qui explique l’histoire par les individus-surhommes, tout comme les religions par « l’être suprême, dieu ». Il est le « parti » (sic!) à lui tout seul.
L’autre aspect est qu’en plus de toujours « voyager sous un pavillon » volé selon une expression empruntée à Lénine, il use et abuse de la technique du « coq à l’âne » chaque fois qu’il s’agit d’être précis et concret. Il lui est impossible de traiter un sujet précis jusqu’au bout en matérialiste dialecticien.
En fait c’est idéologiquement une anguille à prétention intellectualisante qui, en singleton, non seulement pense que l’idéologie prolétarienne n’a point besoin en tant que produit conscient de la lutte de classe de base d’enquête et de travail collectif, mais Luniterre veut parler de tout en se donnant une posture de « connaît tout, sait tout ». il y a là un idéalisme déiste inconscient chez le bonhomme.

Il y a une chose et une seule utile chez notre cher « omniscient », c’est sa faculté à compiler des données et informations éparses qu’il a bien du mal à exploiter scientifiquement. Mais comme déjà dit à lui dans nos échanges sur la Chine notamment, reconnaissons lui cela.
Il rappelle Vincent Gouysse (m’excuser si j’écorche le nom) auteur d’écrits sur l’impérialisme, écrits effectivement bourrés de données, véritable banque de données, mais dont les analyses étaient frappés du sceau de ce que Lénine nommait « économisme impérialiste », lequel a malheureusement « disparu » de la scène.

Voilà une réaction intéressante à la prose insipide de Luniterre sur son blog :

 

Reçu de « PAM-Utopies »(PCF de Vénissieux)

je n’ai pas vu dans le livre de Suing d’éloge du lissenkisme (lire p 113, 3eme paragraphe), simplement la condamnation de la bataille instrumentalisant le lissenkisme dans la guerre idéologique contre le socialisme.

Et surtout, la bataille des idées contre le « scientisme » dominant qui réduit la génétique à du codage informatique, ce que l’épigénétique invalide effectivement. Cela m’intéresse comme informaticien qui tente un peu désespéremment de faire reculer l’illusion scientiste chez mes collègues, et rappeler qu’aucune technique n’a de valeur sans les pratiques et l’organisation qui la mette en oeuvre…

les batailles internes à l’URSS sont de peu d’intérêt à ce stade, et j’utilise personnellement souvent l’idée plus globale des succès des agronomes soviétiques pour développer une agriculture basée sur la biodiversité, dans laquelle je les mets tous, de Vavilov à  Lissenko…

pam

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Re @Roland Diagne

Là, c’est juste le grand vide, question argumentation…!!!

Conclusion provisoire…???

>>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/14/anti-suing-ou-mene-ce-debat-sur-le-lyssenkisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/10/anti-suing-mutations-mortelles-au-cafe-lyssenkiste/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/13/anti-suing-et-neo-lyssenkisme-une-suite-au-debat/

>> trois articles, dont la réponse à PAM, et pas un seul argument qui tienne la route en réponse, tel est, pour l’instant, le bilan de ce débat…!

****************

 

Enalité, entre une conception Marxiste-Léniniste du monde

et une conception Mao-Lyssenkiste,

fondée sur une prétendue « ontologie » de la dialectique, telle que ressucitée par MM. Gastaud et Suing,

et résumée par « Ollaf »,

 

il faut choisir!!!

 

Anti-Suing : mutations mortelles au « café lyssenkiste » !

Anti-Suing :

Mutations mortelles au « café lyssenkiste » !

 

 

Dans cette conférence, tout comme dans les autres, et selon une habitude maintenant assez bien rodée, Guillaume Suing mène son public en bateau avec un relatif brio, mais sans éviter, toutefois, de botter en touche sur toutes les questions réellement importantes, que ce soit sur le plan historique ou sur le plan scientifique…

Commençons donc directement par celles qui sont normalement son domaine de prédilection, sinon son domaine de compétence hypothétique, Guillaume Suing étant prof de SVT, et même agrégé en biologie !

En réalité, derrière l’apparente bonhomie « écologique » du personnage, c’est bien la renaissance de l’escroquerie pseudo-scientifique lyssenkiste qui se profile, à peine voilée derrière un détournement grossier des récentes recherches et découvertes diverses de l’épigénétique moderne (à 24′ 30 » dans la vidéo, mais en long et en large, et surtout, en travers, dans la plupart de ses écrits…). Ici il n’hésite donc pas non plus à mettre en avant la thèse lyssenkiste de l’ « hérédité des caractères acquis »(à 26′ dans la vidéo), même s’il renonce à développer en public, par souci d’éviter les complications « techniques » : on comprend aisément pourquoi… !

Alors qu’en réalité la question est assez simple et tout à fait accessible au profane qui prend la peine de se documenter dessus : l’épigénétique et la génétique sont deux domaines de la biologie qui se complètent évidemment, et interagissent naturellement entre eux, sans pour autant pouvoir se confondre dans leurs fonctions et dans leurs conséquences.

L’épigénétique est en quelque sorte le mode de régulation de l’expression des gènes, par lequel se différencient, au cours de leur développement, les différents types de cellules d’un même organisme, à partir d’un patrimoine génétique commun et inscrit en elles au départ, quelle que soit leur fonction ultérieure dans l’organisme.

Concrètement c’est donc ce qui fait qu’une cellule du foie n’est pas identique à une cellule du poumon et que chacune peut donc remplir sa propre fonction dans l’organe où elle se développe.

Le concept d’hérédité des caractères génétiques (spécifiques) est maintenant un classique scientifique assez bien compris de tous, et le fait qu’il exclut l’hérédité des caractères acquis également …sauf pour une poignée d’ « illuminés » néo-lyssenkistes et pseudo-« marxistes », manifestement…

La « confusion », en réalité délibérée, qui leur permet d’ébaucher cette tentative grotesque de réhabilitation du charlatanisme de Lyssenko repose sur le fait que l’épigénétique peut effectivement induire une hérédité provisoire, sur quelques générations, de caractères phénotypiques reflétant des modifications épigénétiques (*), mais qui n’affectent en rien, par elles mêmes, le génome, et ne constituent donc pas du tout une hérédité des caractères acquis, étant donc très concrètement et inévitablement réversibles pour les générations suivantes.

Pour qu’une mutation devienne irréversible au point de mener à l’apparition d’une espèce nouvelle il reste donc évidemment toujours nécessaire qu’elle soit le résultat d’une modification du génome lui-même, et non pas seulement de son expression phénotypique.

L’un des facteurs de mutation du génome récemment mis en évidence est la présence en son sein d’une grande quantité d’ « éléments transposables » (Transposons, rétrotransposons), éléments mobiles au comportement relativement « anarchique » selon l’expression même de certains chercheurs, et qui, en temps normal se trouvent donc « régulés » épigénétiquement au point de ne pouvoir pas du tout s’exprimer au niveau du phénotype, ce qui est le plus souvent heureux, car le cas inverse est couramment celui de maladies génétiques, par exemple, dues à des mutations intempestives et qui échappent donc à la régulation épigénétique.

Bien entendu, la variabilité aléatoire du génome, même si parfois sous l’influence d’un stress environnemental qui perturbe la régulation épigénétique, n’en reste pas moins la source des mutations génétiques qui sont ensuite sélectionnées par la nature en fonction des réponses adaptatives qu’elles apportent aux pressions sélectives du milieu et à leurs évolutions.

Ce n’est qu’en ce sens qu’il peut donc y avoir une interaction dialectique, considérée d’un point de vue épistémologique évolutionniste, entre génétique et épigénétique : le rôle régulateur de l’épigénétique peut évidemment contribuer ensuite à stabiliser l’expression d’un caractère génétique nouvellement sélectionné pour la réponse adaptative qu’il apporte à une modification du milieu.

Bien qu’en interaction constante, d’une manière ou d’une autre, ces deux domaines de la biologie que sont la génétique et l’épigénétique correspondent donc, dans cet ensemble immense qu’est la biologie, à deux sous-ensembles en termes de connexions nomologiques ( au sens épistémologique que leur donne Werner Heisenberg **), deux sous-ensembles qui se recoupent donc de manière dialectique sans pour autant se recouvrir et se confondre au sens « ontologique » et néo-lyssenkiste des termes abusivement employés par les adeptes de cette forme particulièrement réactionnaire de révisionnisme.

Luniterre

(* https://fr.wikipedia.org/wiki/Caract%C3%A8re_ph%C3%A9notypique )

( ** https://fr.wiktionary.org/wiki/nomologie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Werner_Heisenberg )

 

 

Quelques articles utiles pour aborder le sujet :

 

>>> Moving through the Stressed Genome: Emerging Regulatory Roles for Transposons in Plant Stress Response

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpls.2016.01448/full

 

>>> Les mutations de la théorie de l’évolution

https://www.pourlascience.fr/sd/biologie/les-mutations-de-la-theorie-de-levolution-17063.php

 

>>> Éléments transposables et nouveautés génétiques chez les eucaryotes – Société Française de Génétique

http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/1579/2000_11_I.pdf?sequence=4

 

>>> Potential impact of stress activated retrotransposons on genome evolution in a marine diatom

https://bmcgenomics.biomedcentral.com/articles/10.1186/1471-2164-10-624

 

>>> Etude d’un clade de rétrotransposons Copia: les GalEa, au sein des génomes eucaryotes – Tifenn Donnart

http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.874.6815&rep=rep1&type=pdf

 

>>> L’Hérédité épigénétique en évolution

https://www.researchgate.net/publication/326146282_L’Heredite_epigenetique_en_evolution

 

>>> La régulation épigénétique des éléments transposables dans les populations naturelles de Drosophila simulans – Benjamin Hubert

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00815956/document

 

>>> Transposons : des gènes anarchistes ?

https://www.pourlascience.fr/sd/biologie-cellulaire/transposons-des-genes-anarchistes-1485.php

http://www.edu.upmc.fr/sdv/masselot_05001/biodiversite/transposons.html

http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/cp_flamenco.pdf

 

>>> Comparaison de séquences d’éléments transposables et de gènes d’hôte chez cinq espèces : A. thaliana, C.elegans, D. melanogaster, H. sapiens et S. cerevisiae – Emmanuelle Lerat

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00815956/document

 

>>> Epigénétique : des modifications transitoires?

https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/epigenetique-des-modifications-transitoires_19401

 

>>> Comprendre l’épigénétique

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/epigenetique

 

 

************

 

Diverses réactions

à cette approche critique

du néo-lyssenkisme en France,

dont une réponse

de Guillaime Suing lui-même… !

…Et la notre à la suite !!!

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/13/anti-suing-et-neo-lyssenkisme-une-suite-au-debat/

 

 

 

Dans l’ordre chronologique de publication,

l’ensemble du sujet >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/10/anti-suing-mutations-mortelles-au-cafe-lyssenkiste/ 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/13/anti-suing-et-neo-lyssenkisme-une-suite-au-debat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/14/anti-suing-ou-mene-ce-debat-sur-le-lyssenkisme/

 

********

 

Voir également

Révisionnisme tragi-comique :

le « marxisme » selon Ollaf !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/15/revisionnisme-tragi-comique-le-marxisme-selon-ollaf/

Enalité, entre une conception Marxiste-Léniniste du monde

et une conception Mao-Lyssenkiste,

fondée sur une prétendue « ontologie » de la dialectique, telle que ressucitée par MM. Gastaud et Suing,

et résumée par « Ollaf »,

 

il faut choisir!!!

 

Luttes sociales: de l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne

 Réédition pour mise à jour de la pétition AB6 >>>

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25691660

 

Et maintenant sur Agoravox >>>

Luttes sociales : de l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne

  Luttes sociales : de l'échec syndical à la Résistance Prolétarienne

Après une grève des transports publics la plus longue de l’histoire sociale en France, et alors que plus de 60% des travailleurs restent opposés à la « réforme », la « (…)

396 visites 7 fév. 2020 | 12 réactions | Luniterre   + Partager

 

 

 

 

 

Après une grève des transports publics la plus longue de l’histoire sociale en France, et alors que plus de 60% des travailleurs restent opposés à la « réforme », la « conférence de financement » est ouverte par le pouvoir, qui n’a concrètement rien cédé de significatif, sur le fond des problèmes existants.

Tous les syndicats y participent, qu’ils s’affirment « réformistes » ou « de lutte de classe ». En deux mois de cette lutte historique, et malgré le soutient populaire, leur stratégie est donc en échec.

L’argent reste le nerf de la guerre, y compris pour les luttes sociales. Pour l’instant, la victoire stratégique du pouvoir c’est d’avoir amené la totalité des « partenaires sociaux » à négocier sur la base qu’il a lui-même fixé, à 14% maximum de part du PIB pour le financement des retraites, et même moins au cas où le PIB viendrait à augmenter, avec la supposée « relance économique ».

Le but reste donc que la richesse créée profite toujours plus au Capital et toujours moins aux travailleurs, aux retraités.

En 1945, lorsque fut créé le système social actuel, et alors que la France était encore en ruine, et son économie quasiment au point mort, il a donc néanmoins été possible de créer un système de protection sociale parmi les plus performants du monde occidental.

Alors que les profits financiers viennent encore de battre un nouveau record, c’est ce système de protection sociale que le pouvoir actuel s’efforce donc de détruire, pour permettre au Capital de continuer sa course au profit.

La « France des riches » de 2020 est-elle donc en lutte contre la « France pauvre » de 1945 ? Pourquoi le rapport de force dans la lutte sociale ne met il pas un frein au plan destructeur du pouvoir macronien ?

La comparaison des situations entre 1945 et 2020 permet un bon constat de la réalité concrète mais induit également une erreur d’analyse grossière si on s’arrête simplement à ce constat.

Deux aspects, donc…

__ strictement comptable :
la productivité du travail a été démultipliée, depuis 1945, et la quantité de plus-value extraite du prolétariat aussi. Les chiffres récents des super-profits boursiers (dividendes) l’ont encore montré…

__ donc, oui, le capital a les moyens de payer, et les retraites et la Sécu, et les autres nécessités sociales encore insatisfaites, dont certaines urgentes, comme les hôpitaux… !

Alors, pourquoi ne cède-t-il sur quasiment rien ? Pourquoi a-t-il cherché un compromis et concédé des avancées en 1945, dans une France apparemment ruinée ???

__ Gérer, c’est prévoir…

__ En 1945, la France, apparemment ruinée, s’est néanmoins appuyée sur son empire colonial comme base arrière, tant militairement que économiquement, pour se reconstituer en tant que grande puissance au sortir de la guerre, et avec l’appui militaire et financier des USA.

__ Le capitalisme monopoliste d’Etat se transforme, les groupes financiers qui en restent les maîtres se reconstituent. Les perspectives de développement, entre métropole et empire colonial, sont immenses, et sont simplement en phase de « décollage imminent » en quelque sorte.

__ La reconstruction de l’impérialisme français passe donc par l’ « achat » de la paix sociale en métropole, afin de pouvoir se concentrer sur la restructuration de l’empire colonial, fragilisé par la guerre.

__ Dès le 8 Mai 1945, les massacres de Sétif, en Algérie, sont le signe de cette reprise en main, effectuée avec l’accord « tacite » du PCF, accord de « reconstruction » déjà potentiellement inclus dès la constitution du CNR lui-même, en Mai 1943.

__ Sur la base de cet accord de « reconstruction » impérialiste avec les dirigeants du PCF et de la CGT, les « concessions » sociales sont donc non seulement possibles, comme traites tirées sur les immenses plus-values à venir, mais tout simplement nécessaires à leur réalisation elle-même, pour le Capital.

__ Dans le contexte de 2020, la crise générale du système capitaliste-impérialiste est passée par là, et si l’on ne peut en refaire l’histoire en quelques mots, le constat est donc bien que la France capitaliste est désormais une puissance impérialiste déclinante qui s’arc-boute à ce qui lui reste de ses super-profits et n’a plus besoin d’un tel « compromis social » que fut celui du CNR.

__ Dans le contexte de crise actuel, la concurrence ne s’exacerbe pas seulement sur le plan économique et commercial au premier degré, ce qui reste malgré tout la base, comme on le voit avec le conflit USA-Chine, mais aussi et surtout, dans le domaine de la rentabilité des capitaux. Et dans ce domaine, la France est bien placée, voire même « championne du monde » et reconnue comme telle, en termes de dividendes financiers versés aux actionnaires.

Un « rang » que le Capital français n’ a donc aucune envie de lâcher, et auquel il est donc prêt à s’accrocher par tous les moyens. Ce qui explique également la violence disproportionnée de la répression.

Dans ce contexte, la perspective des luttes sociales en France ne peut plus être le « compromis social », devenu impossible, mais bien l’alternative anticapitaliste, c’est à dire le passage direct et rapide à la transition réellement socialiste prolétarienne, par l’intensification de la lutte des classes et sa réorganisation autour, désormais, de cet objectif politique, seule solution réelle et durable à la crise.

En effet, retrait de plus en plus improbable de l’âge pivot ou prétendu « retrait » du projet, c’est toujours en pratique le spectacle syndical qui est en marche au service du Capital !

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste, à l’évidence, celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entend réellement remettre en cause.

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

Au final tout ce petit monde se retrouve donc comme prévu pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

Et les prolos sont encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale trouve encore ainsi le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

Les critères syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, et c’est précisément ce rempart qu’il faut donc franchir pour avancer à nouveau vers le progrès social, mais, désormais, sur une base réellement anticapitaliste.

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, au cours de cette prétendue « conférence de financement », il restera dans les limites imparties par le Capital , et il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ, « pivot » ou non, ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien : dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant d’avoir atteint un âge canonique.

Au lieu d’un « âge pivot » qui sera finalement toujours de plus en plus élevé, il faut au contraire fixer un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraite plancher  » pour les carrières incomplètes, et suffisant pour une vie décente.

Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée, telle que définie, entre autres, par ce rapport du Sénat :

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %).
Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)>>>

 

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne, telle que définie, aux origines du mouvement ouvrier, par les classiques du Marxisme-Léninisme.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance Prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire :

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et bientôt deux mois de lutte syndicaliste contre la réforme des retraites, et pour l’instant un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Lepotier

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/05/22/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/05/23/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

 

Libération d’Auschwitz, Janvier 1945, Libération de Léningrad, Janvier 1944, Deux victoires de l’Armée Rouge Soviétique !

 

 

Un rappel historique bien nécessaire…

 

Zelensky - Histoire - URSS - Holocauste

Libération d’Auschwitz, Janvier 1945,

Libération de Léningrad, Janvier 1944,

 

 

 

 

Deux victoires de l’Armée Rouge Soviétique !

 

 

Réécriture de l’Histoire – Zelensky accuse l’URSS d’être responsable de l’Holocauste

Par Christelle Néant, sur Donbass Insider et Agoravox

28/01/2020

À l’occasion des 75 ans de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz et des cérémonies commémorant les victimes de l’Holocauste, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, et Andrzej Duda, le président polonais, se sont lancé dans un concours de réécriture sordide de l’Histoire en accusant l’URSS d’être responsable du déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi de l’Holocauste. Une déclaration abjecte qui s’inscrit dans une véritable épidémie de révisionnisme ignoble de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale qui semblent frapper tant les hommes politiques que les médias, y compris allemands.

Zelensky accuse l’URSS d’avoir déclenché la Seconde Guerre Mondiale et permis l’Holocauste

Après avoir tous deux boycotté le forum sur l’Holocauste qui s’est tenu à Jérusalem pour diverses raisons officielles et réelles (Duda parce qu’il n’a pas supporté que Poutine ait le droit de faire un discours et pas lui, Zelensky prétendument pour laisser sa place aux survivants de l’Holocauste qui voulaient y assister, et qui ne pouvaient pas faute de sièges en nombre suffisants, mais en réalité certainement pour les mêmes raisons que Duda), les présidents ukrainien et polonais se sont lancé dans une surenchère sordide de réécriture de l’Histoire lors de la cérémonie commémorant la libération du camp d’Auschwitz en Pologne.

Lors de sa visite à Varsovie, Zelensky a en effet déclaré que l’Ukraine est solidaire de la Pologne pour reconnaître l’URSS coupable du déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi d’être responsable indirectement de l’Holocauste. Le tout sans nommer directement l’URSS !

« La Pologne et le peuple polonais ont été les premiers à ressentir la collusion des régimes totalitaires. Cela a conduit au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale et a permis aux Nazis de lancer l’engrenage mortel de l’Holocauste, » a déclaré le président ukrainien.

Cette phrase fait bien sûr référence au pacte Molotov-Ribbentrop de 1939, comme source de tous les maux de la Pologne et des Juifs de manière indirecte.

Sauf que la Pologne et l’Ukraine, oublient de mentionner plusieurs faits. À savoir que la Pologne n’est pas du tout le premier pays à avoir ressenti la « collusion des régimes totalitaires ». Le premier pays fut la Tchécoslovaquie, démembrée grâce aux accords de Munich de septembre 1938 (conclus avec l’Allemagne et l’Italie, deux régimes totalitaires), et dont une partie fut annexée par la Pologne elle-même sans que les occidentaux ne bougent le petit doigt !

Or la Pologne de l’époque avait beau s’appeler une république, elle n’en portait que le nom, et était « une dictature sans dictateur » gouvernée de main de fer par des colonels de Piłsudski !

Si on ajoute à ça que la Pologne oublie opportunément de parler du pacte de non-agression qu’elle avait conclu avec les Nazis le 26 janvier 1934, et son refus de laisser l’URSS aller aider la Tchécoslovaquie en 1938, on comprend bien vite que la « victime » n’est pas toute blanche et que Varsovie a une part de responsabilité dans la conclusion du pacte germano-soviétique et ce qui en a découlé.

L’attitude des Occidentaux face à l’URSS, l’accord de Munich et d’autres éléments sont venus s’ajouter dans la balance, et ont pesé dans la décision de Staline de conclure ce pacte avec les Nazis (j’encourage mes lecteurs à aller visionner ce documentaire d’Arte qui explique bien comment l’URSS en est arrivée là).

Mais le pire dans cette phrase ignoble prononcée par Zelensky fut la partie attribuant à l’URSS une part de responsabilité dans l’Holocauste mené par les Nazis. Il faut avoir un niveau de dignité proche du zéro absolu pour sortir une telle abomination et un tel non-sens. L’URSS n’a rien à voir et n’a aucune responsabilité dans le génocide perpétré par les Nazis.

Plusieurs personnalités ont vigoureusement réagi face à la déclaration de Zelensky. Comme Natalia Poklonskaya, la députée russe de Crimée, qui a demandé à Zelensky s’il n’avait pas honte de son grand-père qui a combattu au sein de l’armée rouge pendant la Seconde Guerre Mondiale.

« Avec tout le respect que je dois à Volodymyr Zelensky, mais… il a eu un déphasage… Avec le président polonais, il a décidé de montrer au monde « une leçon de russophobie écervelée » – accusant l’URSS d’avoir déclenché la Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste. […] Vladimir Alexandrovitch, votre grand-père – commandant d’un peloton de mortiers – a reçu en 1944 deux Ordres de l’Étoile Rouge, et il a fini la guerre comme lieutenant. N’avez-vous pas honte de votre grand-père ? », a écrit la députée sur sa chaîne Telegram.

Personnellement je pense que la question aurait dû être posée dans l’autre sens, car je pense que c’est le grand-père de Zelensky qui aurait de quoi avoir honte de son petit-fils, et qui doit se retourner dans sa tombe !

Zelensky prétend que ce sont les Ukrainiens qui ont libéré Auschwitz

Natalia Poklonskaya a aussi rappelé que c’est l’Armée Rouge qui a libéré les camps d’extermination créés par les Nazis, et pas les Ukrainiens, comme l’a prétendu Volodymyr Zelensky, dans un autre morceau de sa réécriture ignoble de l’Histoire.

Zelensky a en effet présenté la libération du camp d’Auschwitz de telle manière, qu’on pourrait penser que ce sont les Ukrainiens qui l’ont libéré, en omettant totalement de parler de l’Armée Rouge, pour ne mentionner que quelques Ukrainiens qui se trouvaient là et des unités portant des noms de villes ukrainiennes.

« Nous n’oublierons jamais Igor Pobirtchenko, le commandant du char T-34, qui, avec son équipage, a été le premier à briser la clôture d’Auschwitz ; tous les soldats du bataillon de choc de la 100e division de Lvov, qui sont entrés dans le camp sous la direction d’Anatoliy Chapiro, un citoyen de Poltava d’origine juive. Avec les soldats de la 322e division du 1er front ukrainien, ils ont libéré le camp », a déclaré Zelensky.

Sauf que le 1er front ukrainien ne s’appelait pas comme ça parce qu’il était composé d’Ukrainiens, mais parce que ces unités ont fait partie de celles qui ont libéré l’Ukraine ! D’ailleurs avant le 20 octobre 1943, il s’appelait le front Voronej, du nom d’une ville russe qui a été libérée par ce groupe d’armée !

Pareil pour la 100e division de Lvov qui a été nommée ainsi, après qu’elle a participé à la libération de la ville ukrainienne du même nom, mais qui a été formée en 1942 à Vologda en Russie, et qui était principalement remplie de soldats venant de Vologda, d’Arkhangelsk et de la république des Komis. C’est-à-dire des Russes !

Et la 322e division de Jitomir a été nommée de la même façon et pour les mêmes raisons que le 1er front ukrainien et la 100e division de Lvov, alors qu’elle a été formée en 1941 dans la ville russe de Gorki, et qui était principalement constituée de soldats venant de cette ville et de la région environnante.

Ce n’est pas parce que ces unités comportaient des Ukrainiens, au milieu d’une majorité de Russes et d’autres ethnies de l’URSS, que Zelensky peut s’arroger le droit d’effacer cette majorité qui le dérange et réécrire l’Histoire pour faire croire que ce sont les Ukrainiens qui ont libéré Auschwitz.

Zelensky cache la collaboration des Ukrainiens avec les Nazis sous le tapis

Mais le pire est que le président ukrainien ne s’est pas arrêté là en matière de falsification historique. Il a aussi tenté de cacher sous le tapis la collaboration des Ukrainiens avec les Nazis, ainsi que l’antisémitisme et la participation de certains à l’extermination des Juifs, en présentant ses concitoyens comme étant tous blessés à jamais par l’Holocauste.

« Il est très important pour moi d’être ici à l’occasion de la Journée internationale de l’Holocauste. La tragédie de l’Holocauste a laissé à jamais des blessures dans le cœur des Ukrainiens. Tous les Ukrainiens. Nous n’oublierons jamais que parmi les six millions de victimes, une sur quatre était originaire d’Ukraine. Nous n’oublierons jamais les terribles crimes qui se sont produits à Babi Yar lorsque les nazis ont tué plus de 150 000 personnes innocentes », a déclaré M. Zelensky.

Sauf que le président ukrainien oublie de mentionner que les Nazis n’étaient pas seuls pour massacrer les Juifs à Babi Yar, leurs collaborateurs ukrainiens y ont pris une part active, entre autre le 201e bataillon Schutzmannschaft constitué de membres de l’OUN-B (de Stepan bandera) et dirigé par Roman Choukhevytch (héros de l’Ukraine actuelle) !

Sans parler de sa phrase sur le fait que « la tragédie de l’Holocauste a laissé à jamais des blessures dans le cœur de […] tous les Ukrainiens » qui est un mensonge éhonté, quand on sait que plusieurs dizaines de milliers d’Ukrainiens ont fait partie de diverses unités militaires Nazies (comme la division SS Galicie qui a compté pas moins de 80 000 volontaires ukrainiens, dont les vétérans sont enterrés en grande pompe en Ukraine avec uniformes nazis à la clef), ou de milices qui ont participé comme le 201e bataillon Schutzmannschaft à l’extermination des Juifs !

Je doute que les Ukrainiens qui ont collaboré avec les Nazis aient été blessés par l’extermination des Juifs, à laquelle ils ont participé de manière totalement volontaire !

Un point qu’a souligné Édouard Dolinski, chef du comité Juif ukrainien, lorsqu’il a listé tout ce que Zelensky a « oublié » dans son discours, montrant toute l’hypocrisie immonde du discours du Président ukrainien.

« Qu’avez-vous oublié de dire lors du Forum sur l’Holocauste en Pologne ?
Que les nationalistes ukrainiens ont participé à l’attaque de la Pologne dans l’armée allemande en 1939.
Qu’en septembre 1939, les Allemands ont libéré la direction de l’OUN qui, avec l’aide et l’argent des Nazis, a commencé à préparer l’invasion de l’URSS.
Que la base idéologique et pratique a été préparée, ainsi que des centaines et des milliers de membres des groupes auxiliaires de l’OUN, qui entrant en Ukraine avec les Allemands, ont pris une part active dans les pogroms et les massacres de Juifs.
Que dans les régions occidentales de l’Ukraine (où les Juifs n’ont pas eu le temps d’évacuer et où l’influence de l’OUN était particulièrement forte) jusqu’à 99 % des Juifs ont été exterminés.
Que le but de l’OUN de Bandera et de Melnik était une Ukraine libre de tous les non-Ukrainiens, à savoir les Juifs, les Polonais et les Russes.
Que sans la participation massive et l’enthousiasme de la population [ukrainienne – NDLR], sans la coopération volontaire, sans la police auxiliaire ukrainienne, un tel pourcentage d’extermination n’aurait pas été possible.
Que les nationalistes ukrainiens étaient dans de nombreux cas des membres des unités contrôlées de la police auxiliaire, qui après la défaite des Allemands à Stalingrad est passée à l’UPA.
Que la plus grande opération de l’UPA a été le massacre de dizaines de milliers de Polonais pacifiques en Ukraine occidentale – un crime d’une ampleur sans précédent (après l’Holocauste).
Que les 2 500 justes en Ukraine sont de nationalités et de religions différentes, et que cela fait un seul juste pour 20 000 personnes.
Que la Pologne a adhéré et que l’Ukraine refuse de rejoindre l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste
», a écrit Dolinski sur son mur Facebook.

Quand un pays a fourni à l’Allemagne Nazie des dizaines de milliers de soldats, d’auxiliaires de polices et autres unités para-militaires, sans parler des collaborateurs civils, et seulement 2 500 justes parmi les justes, tenir le discours que Zelensky a tenu à Varsovie tient du cynisme le plus répugnant.

Le double discours blasphématoire de Zelensky

Konstantin Kossatchev, le chef de la commission des affaires étrangères du Conseil de la fédération de Russie, a commenté le discours de Zelensky à Varsovie, le qualifiant de trahison envers ses compatriotes.

« La tentative maladroite du Président ukrainien Volodymyr Zelensky de plaire aux Polonais et aux autres Européens intéressés dans leur interprétation des événements de la Seconde Guerre mondiale, appliquée à ses propres compatriotes, à la mémoire des Ukrainiens qui ont libéré l’Europe, ne ressemble pas à un simple blasphème, mais bien à une trahison. […] Et c’est en vain que Zelensky essaie d’être « plus saint que le Pape », « plus occidental que l’Occident » dans les interprétations du passé militaire et d’avant-guerre. Car dans son désir de plaire à tout prix à ceux qui aujourd’hui déprécient l’exploit du soldat soviétique (y compris – ukrainien), il a surtout humilié ses compatriotes. Et ce n’est pas seulement une autre « gaffe » de l’équipe du nouveau président, mais une contribution significative au renforcement du conflit interne ukrainien, qui a déjà fait des victimes et entraîné des pertes de territoire. Pour les relations russo-ukrainiennes, c’est peut-être le coup le plus méprisable que le nouveau président et son équipe aient porté jusqu’à présent. Il est tout simplement impossible de le considérer autrement. », a écrit Kossatchev sur son mur Facebook.

Le député du Conseil Populaire de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Kourenkov, a quant à lui souligné le blasphème que constitue le fait d’honorer en Ukraine Stepan Bandera, qui était pour l’extermination des Juifs et dont les hommes ont participé à l’Holocauste, et d’exprimer dans le même temps ses condoléances aux victimes d’Auschwitz.

« Les contradictions dans la rhétorique politique sont devenues la marque de fabrique de l’Ukraine post-Maïdan. C’était la routine de Porochenko, et Zelensky a poursuivi cette déplorable tradition. Mais dans ce cas précis, le président ukrainien blasphème lorsqu’il s’exprime en Pologne à l’occasion du 75e anniversaire de la libération des prisonniers du camp de concentration nazi d’Auschwitz (Auschwitz-Birkenau) par l’Armée rouge et de la Journée de commémoration de l’Holocauste.
On ne peut pas à la fois honorer l’antisémite et bourreau du peuple juif Stepan Bandera et exprimer ses condoléances aux victimes du nazisme allemand, dont il était un serviteur. Les archives publiées de la CIA ont finalement révélé qui était réellement Bandera, dont l’anniversaire a été célébré en grande pompe à Kiev le 1er janvier.
La communauté internationale commence peu à peu à y voir clair et à prendre conscience de la base idéologique monstrueuse et inhumaine du régime de Kiev. Les tentatives de Zelensky de déguiser le néo-nazisme ukrainien par des discours cyniques sont particulièrement déplorables. Les autorités ukrainiennes doivent soit renoncer aux serviteurs d’Hitler, soit éviter de toucher la mémoire des victimes de l’Holocauste avec leurs mains sales
», a commenté Alexandre Kourenkov.

Et pour ceux qui croient que Zelensky ne partage pas l’admiration de certains Ukrainiens pour Stepan Bandera, voici les propos qu’il a tenu le 18 avril 2019, à trois jours du second tour de l’élection présidentielle ukrainienne.

« Stepan Bandera est un héros pour un certain pourcentage d’Ukrainiens, et c’est normal et génial. C’est l’une de ces personnes qui ont défendu la liberté de l’Ukraine », a déclaré Zelensky à la chaîne RBK.

Voilà ce que déclarait Zelensky l’an passé à propos de celui qui, avec ses hommes, a aidé les Nazis à exterminer bon nombre de Juifs en Ukraine, dont il pleure aujourd’hui la mort dans un mauvais sketch de larmes de crocodile !

Duda encourage Zelensky à commémorer un autre héros dont les troupes ont exterminé des Juifs

Et le numéro d’hypocrisie publique risque d’aller encore plus loin dans l’ignominie, car en plus d’honorer Bandera comme héros national en Ukraine tout en pleurant ses victimes, voilà que Zelensky s’est vu proposer par Andrzej Duda d’honorer un autre héros dont les troupes ont exterminé des Juifs : Simon Petlioura (qui dirigea l’éphémère République populaire ukrainienne pendant la guerre civile russe).

« J’ai proposé au Président d’immortaliser conjointement la mémoire des soldats polonais et ukrainiens qui ont combattu l’attaque bolchevique. Nous appelons symboliquement ces soldats polonais les soldats de Piłsudski, ce qui est une simplification, bien sûr. Parce qu’il y a d’autres hommes politiques, qui étaient importants à l’époque. D’un côté, il y avait Petlioura et de l’autre, des soldats qui ont eux aussi combattu courageusement et donné leur vie pour la même cause. C’est un bon élément de notre histoire commune. J’ai suggéré que nous immortalisions et célébrions cette date ensemble », a déclaré M. Duda.

Or, les soldats de Simon Petlioura sont accusés d’avoir exterminé 50 000 juifs lors de nombreux pogroms pendant la guerre civile russe ! Argument qui fut retenu à l’époque du procès de son assassin en France, qui avait argué du fait que 15 des membres de sa famille avaient été tués par des soldats de Petlioura pour justifier son acte.

En une seule journée (le 19 février 1919), l’armée de la République populaire ukrainienne a ainsi massacré 1 500 Juifs à Proskourov (ville depuis renommée Khmelnitski) ! Et le président polonais appelle son homologue ukrainien à commémorer ces soldats-là et leur chef !!!

Voilà qui en dit plus long sur l’idéologie de Duda et de Zelensky que tous leurs discours larmoyants sur les victimes des héros qu’ils commémorent !

Une réécriture contagieuse de l’Histoire de l’Holocauste et de la Seconde Guerre Mondiale

Cette volonté de réécrire l’Histoire ne se limite pas à la Pologne et à l’Ukraine. Ainsi, Radio Svoboda et le journal Der Spiegel se sont vautrés eux aussi dans la fange du révisionnisme le plus abject.

En effet, le 27 janvier au soir, Der Spiegel a publié sur Snapchat un post disant que le camp d’Auschwitz avait été libéré… par l’armée américaine !!! Après dénonciation de cette falsification historique, le journal a publié un nouveau post avec la bonne information (que le camp a été libéré par l’armée rouge), en s’excusant de l’erreur « embarrassante ».

Sauf que je vois mal comment une bourde aussi énorme a pu se glisser dans un journal professionnel, surtout en Allemagne, où je doute que les rédacteurs en chefs ignorent qui a libéré Auschwitz et toute l’Europe de l’Est du Nazisme !

Ils confient des posts aussi importants aux stagiaires les plus cancres au Spiegel sans revue de la part du rédacteur en chef ou ils espéraient que personne ne verrait la supercherie, comme Zelensky qui a essayé d’effacer l’URSS de la libération d’Auschwitz ?

Surtout que dans le même temps, Der Spiegel publiait sans aucune remise en perspective historique la déclaration de Mike Pence, le Vice-Président américain, qui a parlé de « soldats » ayant libéré Auschwitz sans préciser lesquels, dans un discours où il ne parlait que des soldats américains, l’Armée Rouge se trouvant reléguée dans le terme fourre-tout de « forces alliées ».

Si la question se pose pour le journal Der Spiegel, le doute n’est pas permis pour Radio Svoboda (« Radio Liberté »), qui après son article répugnant visant à réécrire l’histoire du siège de Leningrad, ferait bien de changer de nom pour Radio Styda (« Radio de la Honte »).

L’article se base sur les travaux de Nikolaï Savtchenko, dont le fait qu’il soit un prêtre orthodoxe russe, et qu’il ait des ancêtres qui ont vécu le blocus de Leningrad sert de caution et de légitimité à ce qu’il écrit. Problème : comme son nom l’indique ce prêtre a des ascendances ukrainiennes (il porte le même nom de famille que Nadejda Savtchenko la fameuse ex-Jeanne d’Arc ukrainienne), il vit en Angleterre, et il a des opinions ouvertement monarchistes, donc anti-bolcheviques.

Partant de là, on se doute que sa vision des choses risque fortement d’être biaisée. Il a beau affirmer avoir utilisé les mathématiques et les sources publiques pour déterminer qu’il y avait prétendument assez de nourriture pour nourrir toute la population de Leningrad, et que si beaucoup sont morts de faim c’est parce que les autorités ne voulaient pas les sauver, ce qu’il raconte est du grand n’importe quoi.

Sur Twitter, de nombreux utilisateurs du réseau social ont dénoncé cette propagande honteuse, certains pointant des mensonges manifestes, comme l’histoire des chevaux qui auraient tous été laissés en vie, alors que les habitants auraient pu les manger. Comme l’a démontré un des participants à la discussion sur Twitter, des photos d’époque attestent que les habitants de Leningrad ont mangé les chevaux.

L’agence FAN a publié un article complet démystifiant la propagande de Radio Svoboda, en montrant les mensonges contenus dans plusieurs points des déclarations de Nikolaï Savtchenko.

1) Concernant les chevaux, l’article de FAN souligne que même sans rentrer dans le détail du nombre d’animaux qui ont survécu au blocus, il est impossible de calculer ce qu’il aurait coûté à un soldat mourant déjà à moitié de faim (puisque Savtchenko ne prétend même pas que les soldats étaient nourris à satiété) de tirer une charge lourde sur un kilomètre dans la neige et les marais du lac Ladoga, et quelles auraient été les chances de briser le blocus et libérer la ville s’il n’y avait pas eu de chevaux sur le front. Les chevaux ont servi d’animal de trait, assurant le ravitaillement de la ville avant que la Route de la Vie ne soit pleinement fonctionnelle. De plus les sources historiques indiquent clairement que l’avoine destiné aux chevaux a été utilisé pour nourrir la population de Leningrad, démentant ce que raconte Savtchenko.

2) L’autre question est celle de l’approvisionnement en nourriture des soldats et des « chefs de tous niveaux ». Savtchenko écrit que 600 000 soldats et 500 000 civils recevaient une ration plus importante, leur assurant un niveau de vie plus ou moins normal, tandis que les autres habitants mourraient de faim. Sauf que le journaliste et le « chercheur » ne donnent aucune donnée précise sur l’apport alimentaire réel reçu par cette catégorie de personnes qui aurait reçu des « rations spéciales ». De plus la méthode mathématique de Savtchenko ne tient pas compte du fait que si la nourriture avait été distribuée plus équitablement les soldats auraient été plus affamés et les dirigeants de la ville aussi ! Il est normal qu’en temps de siège les soldats et ceux qui doivent prendre des décisions cruciales pour tous soient un peu mieux nourris que les autres, faute de quoi les soldats ne tiendront pas longtemps et les défenses de la ville tomberont, et les décideurs affamés prendront des décisions désastreuses si leur cerveau est insuffisamment nourri ! Cela s’appelle du pragmatisme.

3) Si les dirigeants locaux de Leningrad étaient aussi cyniques que le décrit Savtchenko, comment la ville a-t-elle tenu aussi longtemps ? Qu’est-ce qui empêchait les dirigeants de la ville menés par Andreï Jdanov d’imiter Andreï Vlassov et de trahir l’URSS en pactisant avec l’ennemi ? Il y a là une incohérence totale.

4) L’auteur ne tient pas non plus compte du fait que l’approvisionnement via le lac Ladoga était erratique, l’armée allemande bombardant les convois pour empêcher le ravitaillement de la ville, et part sur une hypothèse de circulation libre des produits pour évaluer la quantité de nourriture qu’il aurait été possible de transporter via le lac !

Voilà le problème quand on regarde juste des chiffres théoriques sans regarder ce qu’est réellement une guerre ! On aboutit à du grand n’importe quoi qui n’a de « travail de recherche » que le nom, et de la vulgaire propagande digne de Goebbels (comme l’ont fait remarquer de nombreux internautes sur Twitter) !

Une ville assiégée n’est pas qu’une somme de chiffres théoriques sur du papier. Ce sont des défenseurs à bien nourrir pour éviter que la ville ne tombe, des dirigeants à bien nourrir pour qu’ils prennent les bonnes décisions, des chevaux qui servent à déplacer des charges lourdes, que des hommes à moitié affamés ne pourraient pas tracter sans peine, et un approvisionnement erratique à cause des bombardements ennemis.

Ce monsieur Savtchenko ferait mieux de retourner à sa prêtrise, plutôt que de raconter de telles énormités, qui n’ont rien à voir avec la réalité de ce que fut le siège de Leningrad, et qui sert à justifier la réécriture de l’histoire menée par l’Occident via ses officines de propagande comme Radio Svoboda.

Ces falsifications et cette réécriture de l’Histoire par différents pays n’est pas quelque chose de négligeable. Car il faut connaître le passé pour ne pas en refaire les erreurs. C’est en réécrivant l’Histoire qu’on peut justifier de laisser l’Ukraine glorifier les collaborateurs des Nazis, transformés en simples nationalistes d’un trait de plume falsificateur, et permettre au néo-nazisme de prospérer dans le pays.

Vouloir effacer l’URSS de la victoire contre le Nazisme, et essayer de lui attribuer une responsabilité dans l’Holocauste, comme l’a fait Zelensky, procède de cette même réécriture de l’Histoire qui essaye de faire des bourreaux des victimes, et des héros des monstres, pour justifier de laisser à nouveau l’idéologie des bourreaux (Nazis) prospérer en Europe.

Et ayant oublié son Histoire, l’Occident d’aujourd’hui, comme celui des années 30, laisse une idéologie nauséabonde grandir à sa porte en faisant semblant de ne rien voir, au nom de la diabolisation hystérique de la Russie/URSS.

Christelle Néant

 

__http://www.donbass-insider.com/fr/2020/01/28/reecriture-de-lhistoire-zelensky-accuse-lurss-detre-responsable-de-lholocauste/

 

Sur Agoravox, un commentaire de Luniterre >>>

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/reecriture-de-l-histoire-zelensky-221105#forum5662919

A propos du siège de Léningrad, même Wikipédia en français nous dit que >>>

« La chute de Léningrad et de la poche d’Oranienbaum9,10 permettrait aux Allemands de mettre hors de combat une quarantaine de divisions, ainsi que la disparition d’un centre de fabrication très important d’armement. Pendant toute la durée de la guerre, ses usines de chars et ses arsenaux de munitions et de canons fonctionnent sans discontinuer, fournissant aux troupes de l’Armée rouge les armes nécessaires.« 

>>> On voit mal comment des ouvriers affamés auraient pu continuer à travailler à l’usine sans une ration alimentaire suffisante.

>>> La différenciation alimentaire pour certains »civils » s’explique donc aussi ainsi très logiquement, comme vous le comprenez, du reste, par pragmatisme dans ce contexte de survie collective.

>>> Si Léningrad n’a pas été prise, c’est bien parce que le combat a continué sous toutes ses formes, ce qui inclut, à la base, la production industrielle.

>>> Merci, Christelle, pour cet excellent rappel historique, et la réhabilitation implicite qu’il fait donc du rôle d’Andreï Jdanov, également.

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

La Résistance de Léningrad en musique >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/22/непокорённый-indomptable-leningrad/

Poutine, un enfant de Léningrad >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/04/16/vladimir-poutine-une-memoire-de-leningrad/

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Luttes sociales: de l’échec syndical à la Résistance politique prolétarienne

Nouvelle édition au 29/01/2020

 

Voir également, au 02/02/2020, une nouvelle synthèse pour mise à jour de la pétition AB6 >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25691660

 

Retraites :

le spectacle syndical en marche ???

>>> du constat d’échec aux leçons utiles à mettre en œuvre  sans attendre!

 

 

Retrait de l’âge pivot ou prétendu « retrait » du projet, le spectacle syndical est en marche au service du Capital !

« Dans une lettre envoyée aux organisations syndicales, samedi 11 janvier, le Premier ministre annonce que le gouvernement retire provisoirement l’âge pivot de l’avant-projet de loi sur les retraites. Les modalités de financement de cette réforme des retraites seront fixées en avril à l’issue de la conférence de financement où participeront les syndicats. Si cette conférence se solde par un échec, c’est le gouvernement qui décidera, par ordonnance. »

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/reforme-des-retraites-le-gouvernement-retire-provisoirement-l-age-pivot-de-l-avant-projet-de-loi_3780509.html

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entendent nullement remettre en cause.

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

Au final tout ce petit monde se retrouvera pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

Et les prolos seront encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale aura encore trouvé le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

Toute cette affaire est encore un cas typique et remarquable où les critères d’analyse marxistes-léninistes et situationnistes se recoupent quasi parfaitement!

Les critères « syndicalistes révolutionnaires » et anarcho-syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, en lui servant de nouvelle caution « de gauche » !

IMPORTANT >>> L’impasse telle que présentée par les médias du système, en vue d’embrouiller les consciences, y compris sur le prétendu « syndicalisme de lutte » CGT-FO >>>

Enregistré sur France 2 le 11 janvier 2020 vers 20 heures

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, s’il reste dans les limites imparties par le Capital , il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien >>> dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant un âge canonique.

>>>Il faut donc fixer à la fois un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraites planchers » pour les carrières incomplètes, et suffisantes pour une vie décente.

>>>Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée >>>

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %).
Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)>>>

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire >>>

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et bientôt deux mois de lutte syndicaliste et anarcho-syndicaliste contre la réforme des retraites, et pour l’instant un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

 

 

De l’écho logique de l’écologie politique – « anti-productivisme » et/ou capitalisme-impérialisme? La fausse alternative

 

 

 

Fragment du débat sur VLR, notamment à propos de cette vidéo >>>

 

 

 

Marx et Engels et la machinerie  [Réponse]par Luniterre

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5040

Cette vidéo est intéressante comme approche critique de la société occidentale, mais oublie néanmoins l’essentiel, en ne faisant que l’effleurer brièvement et sans donner le sens réel de l’exploitation capitaliste-impérialiste : il y a encore près d’un milliard d’êtres humains qui ne mangent pas à leur faim et des milliards qui vivent dans des conditions matérielles réellement « inhumaines » et indignes.

Elle est donc faite quasi entièrement du point de vue de pseudos- « rebelles » qui ont déjà trop de tout et ne se soucient guère de la misère sociale, en fin de compte.

L’issue proposée, « front des subjectivités », « autogestion » et « communalisme », est une impasse archi-éculée du type « grand bond en arrière », comme l’a démontré, entre autres, l’expérience maoïste, mais aussi la révolte des taiping, etc…

C’est simplement substituer une forme de capitalisme archaïque à ce qui existe déjà et initier, en conséquence, un nouveau cycle qui aboutira inévitablement au même résultat que ce que nous connaissons aujourd’hui, après, au mieux, un retour provisoire à des communautés de type plus ou moins moyenâgeux, et, en pratique, féodales pour la plupart.

Sous prétention de subversion, ce film participe donc au renversement spectaculaire marchand qu’il prétend dénoncer.

Le matérialisme dialectique, tout en intégrant la juste critique situationniste de la société du spectacle, ne doit pas, néanmoins, escamoter la réalité objective de l’impérialisme, qui est plus que jamais la base économique du système.

La rupture anticapitaliste se réapproprie d’abord la production pour répondre aux besoins des plus démunis.

 

Luniterre

[80] …Le projet de Marx est celui d’une histoire consciente. Le quantitatif qui survient dans le développement aveugle des forces productives simplement économiques doit se changer en appropriation historique qualitative. La critique de l’économie politique est le premier acte de cette fin de la préhistoire : « De tous les instruments de production, le plus grand pouvoir productif, c’est la classe révolutionnaire elle-même. » Guy Debord – La Société du Spectacle

 

 

Débats connexes actuellement sur VLR >>>

 

Marx et Engels et la machinerie

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5040

 

De l’écho logique de l’écologie politique

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5039

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5041

 

Voir aussi >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/01/21/1992-2019-de-severn-a-greta-echo-logique-de-lecologie-politique-ou-le-retour-de-lobscurantisme/

 

 

 

 

 

La « France des riches »-Macron-2020 contre la « France des pauvres »-De Gaulle-1945 ???

 

 

 

 

La « France des riches »-Macron-2020

contre la « France des pauvres »-De Gaulle-1945 ???

Quelle issue pour les luttes sociales actuelles ?

 

 

A propos d’un amendement LREM finalement rejeté, en Juillet 2018, et qui avait été vu comme une tentative de liquidation de la Sécu, une réflexion néanmoins toujours actuelle sur le contexte des luttes sociales en France…

 

A PROPOS DE >>>

https://framavox.org/d/tNsHqlRr/modele-social-la-macronie-veut-supprimer-la-secu-de-la-constitution

Source : https://www.humanite.fr/modele-social-la-macronie-veut-supprimer-la-secu-de-la-constitution-657752

iza · il y a 21 heures

bonjour,
nous serions heureux de votre visite

amitiés militantes

L’article de l’ « Huma » en PDF >>>

HUMA 04 07 2018 AMENDEMENT SECU

 

L’issue de cette affaire, sur « l’Express » >>>

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-terme-securite-sociale-supprime-de-la-constitution_2023068.html

 

Réponse de Luniterre >>>

 

Bonjour,

Deux aspects contradictoires dans cet article, qui date déjà…

Résumés au mieux par cette phrase >>>

« Pourtant, comme le rappelait Fabien Roussel (PCF) lors du dernier PLFSS, « la Sécu, d’une incroyable modernité, a été mise en place dans une France en ruines. Nous sommes aujourd’hui dans une France riche. Nous avons donc les moyens de garantir la santé gratuite pour tous, à 100 % ». L’objectif du gouvernement est tout autre. Mais sa réforme constitutionnelle est encore loin d’être votée. »

Une « France pauvre » de 1945 contre une « France riche » de 2018-2020 » ???

C’est à la fois un bon constat et une grossière « erreur » d’analyse !

Deux aspects, donc…

__ strictement comptable :
la productivité du travail a été démultipliée, depuis 1945, et la quantité de plus-value extraite du prolétariat aussi. Les chiffres récents des super-profits boursiers (dividendes) l’ont encore montré…

__ donc, oui, le capital a les moyens de payer, et la Sécu, et les autres nécessités sociales encore insatisfaites, dont certaines urgentes, comme les hôpitaux… !

Alors, pourquoi ne cède-t-il sur quasiment rien ? Pourquoi a-t-il cherché un compromis et concédé des avancées en 1945, dans une France apparemment ruinée ???

__ Gérer, c’est prévoir…

__ En 1945, la France, apparemment ruinée, s’est néanmoins appuyée sur son empire colonial comme base arrière, tant militairement que économiquement, pour se reconstituer en tant que grande puissance au sortir de la guerre, et avec l’appui militaire et financier des USA.

__ Le capitalisme monopoliste d’Etat se transforme, les groupes financiers qui en restent les maîtres se reconstituent. Les perspectives de développement, entre métropole et empire colonial, sont immenses, et sont simplement en phase de « décollage imminent » en quelque sorte.

__ La reconstruction de l’impérialisme français passe donc par l’ « achat » de la paix sociale en métropole, afin de pouvoir se concentrer sur la restructuration de l’empire colonial, fragilisé par la guerre.

__ Dès le 8 Mai 1945, les massacres de Sétif, en Algérie, sont le signe de cette reprise en main, effectuée avec l’accord « tacite » du PCF, accord de « reconstruction » déjà potentiellement inclus dès la constitution du CNR lui-même, en Mai 1943.

__ Sur la base de cet accord de « reconstruction » impérialiste avec les dirigeants du PCF et de la CGT, les « concessions » sociales sont donc non seulement possibles, comme traites tirées sur les immenses plus-values à venir, mais tout simplement nécessaires à leur réalisation elle-même, pour le Capital.

__ Dans le contexte de 2018-2020, la crise générale du système capitaliste-impérialiste est passée par là, et si l’on ne peut en refaire l’histoire dans un post, le constat est donc bien que la France capitaliste est désormais une puissance impérialiste déclinante qui s’arc-boute à ce qui lui reste de ses super-profits et n’a plus besoin d’un tel « compromis social » que fut celui du CNR.

__ Dans le contexte de crise actuel, la concurrence ne s’exacerbe pas seulement sur le plan économique et commercial au premier degré, ce qui reste malgré tout la base, comme on le voit avec le conflit USA-Chine, mais aussi et surtout, dans le domaine de la rentabilité des capitaux. Et dans ce domaine, la France est bien placée, voire même « championne » et reconnue comme telle, en termes de dividendes.

Un « rang » que le Capital français n’ a donc aucune envie de lâcher, et auquel il semble prêt à s’accrocher par tous les moyens.

Dans ce contexte, la perspective des luttes sociales en France ne peut plus être le « compromis social », devenu impossible, mais bien l’alternative anticapitaliste, c’est à dire le passage direct et rapide au socialisme prolétarien, par l’intensification de la lutte des classes et sa réorganisation autour, désormais, de cet objectif politique, seule solution réelle et durable à la crise.

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

 

UN LIEN COMPLÉMENTAIRE >>>

Pour reconstruire une organisation ouvrière >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

 

 

 

1992-2019: de Severn à Greta, écho logique de l’écologie politique! Ou le retour de l’obscurantisme!

 

 

 

54 ♦ Le spectacle, comme la société moderne, est à la fois uni et divisé. Comme elle, il édifie son unité sur le déchirement. Mais la contradiction, quand elle émerge dans le spectacle, est à son tour contredite par un renversement de son sens ; de sorte que la division montrée est unitaire, alors que l’unité montrée est divisée. Guy Debord – La Société du Spectacle

 

 

 

 

A propos d’un retour sur le discours de Severn Suzuki à Rio en 1992, déjà… !

 

 

A propos d’un retour sur le discours de Severn Suzuki à Rio en 1992, déjà… !

>>> http://mai68.org/spip2/spip.php?article5008

 

En ce début 2020, Trump, le Guignol idéal de la comédie « destitution » pour un pseudo « sauvetage de la démocratie », se paye néanmoins spectaculairement la tête de Greta Thunberg, qui lui rend fort bien la monnaie de singe de cette fausse pièce de Monopoly.

Et tout cela quelques heures à peine après avoir signé un accord commercial « historique » avec la Chine.

Alors que près d’un milliard d’êtres humains ne mangent toujours pas à leur faim, que des milliards continuent de vivre dans des conditions précisément « inhumaines », l’alternative qui nous est proposée est donc entre un mode de développement qui non seulement ne répond pas aux besoins sociaux humains, mais en outre détruit la planète au nom de ce même développement et une limitation « écologique » des forces productives, qui offrira un développement prétendument « durable » pour les uns, et une misère effectivement durable pour ceux qui y sont déjà…

La misère comme garantie de survie de la planète, c’est bien, en réalité, la perspective alternative à la misère d’une catastrophe écologique en gestation, selon les plus conséquents des thuriféraires de la fin du monde pour bientôt, dont Greta s’est trouvée promue égérie.

Et tant qu’à faire, l’ « alternative » c’est donc bien, selon les écolos « conséquents », de hâter la catastrophe, ce qui a le mérite de contenir une certaine logique, dont leur égérie Greta manque tout à fait, en réalité :

« Les civilisations, particulièrement la civilisation industrielle, sont fondamentalement destructrices de la vie sur terre. Notre tâche est de créer un mouvement de résistance centré sur la vie qui va démentêler la civilisation industrielle par tous les moyens nécessaires. »(…)

« Quand la civilisation finira, le monde vivant se réjouira. »

« Deep Green Résistance »

https://deepgreenresistance.org/fr/who-we-are/guiding-principles-of-deep-green-resistance

Comme l’écrit un des adeptes français de cette « alternative » « Après il faut savoir ce qu’on se veut » (Dominique – sur NNSRT ! * )

Et sur VLR >>>« La première erreur fut l’agriculture. Avant l’agriculture, il y avait une nature façonnée par toutes les espèces qui la forme. Les ruminants mangeaient l’herbe. Cela permettait à l’herbe de croître encore et encore (autrement l’herbe épuise le sol qui se régénère avec l’urine et les sels des ruminants). Les carnivores mangeaient une partie des ruminants ce qui faisait qu’il n’y avait pas trop de ruminants. Quand à l’homme, il avait une nourriture très diversifiée qui le mettait à l’abri de maladies comme les caries ou le diabète. Un peu d’agriculture vivrière ne perturbe pas trop ce schéma mais dés que l’on passe à une agriculture intensive, nous perturbons tout cet équilibre entre les espèces pour n’en nourrir qu’une seule.

Civilisation et agriculture sont nés ensemble. »

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5008#forum4669

Pour mieux comprendre la logique intrinsèque incontournable de cette prétendue « résistance écologique », revenons en aux notions de base, de simple bon sens, communément admises sur ces questions.

« L’agriculture vivrière (Wikipédia) est une agriculture essentiellement tournée vers l’autoconsommation et l’économie de subsistance. La production n’est destinée ni à l’industrie agroalimentaire ni à l’exportation. Elle est en grande partie auto-consommée par les paysans et la population locale. »

En réalité, sans élevage et avec une agriculture de subsistance locale, ce qui nous est proposé, ce n’est pas un retour au XVIIe siècle, ni même au Moyen-Âge, et pas même non plus au Néolithique…>>>  » L’élevage semble s’être beaucoup développé au Néolithique (dont en Europe et en France, dans le nord du pays par exemple ), mais il semble longtemps coexister avec la chasse  » (Wikipédia)…

C’est carrément l’âge de pierre…

 

 

 

Même si Wikipédia n’est aucunement « parole d’Évangile », il permet néanmoins de rappeler utilement les rapports de proportions, ici, concernant ces notions de base évidentes, et donc de montrer enfin et au grand jour la nature obscurantiste de ce genre de discours pseudo-« révolutionnaire » et les motivations réelle de la pseudo-« résistance » qu’ils prétendent soutenir >>> il s’agit donc bien d’une impasse contre-révolutionnaire, en fin de compte, et donc d’une impasse de plus proposée aux luttes actuelles, qui n’en manquent déjà pas, avec les impasses réformistes et corporatistes entretenues par tous les syndicats, et y compris par les dirigeants et les principaux bureaucrates cégétistes.

Reste donc à rouvrir la seule véritable perspective révolutionnaire anticapitaliste >>> celle qui permet aux travailleurs de se réapproprier entièrement le produit de leur travail et donc de le gérer en fonction des besoins sociaux de la collectivité !

Et donc aussi de réorganiser leur travail en vue de répondre réellement à ces besoins, et non aux nécessités du capital.

 

 

« Savoir ce que l’on se veut… ??? »  Allons y donc…

 

« Après il faut savoir ce qu’on se veut » (Dominique, écolo anti-productiviste)

et donc, en tirer les conséquences, et les assumer concrètement >>>

>>> Si l’on se veut « anti-productiviste »,

on est donc concrètement, on vient de le voir, pour un retour à l’âge de pierre, même en tenant compte de la culture actuelle, sauf à se contredire…

>>> Si l’on se veut « anti-capitaliste »,

on est donc par contre nécessairement pour un retour au socialisme prolétarien, même si en tenant évidemment compte des leçons de l’histoire, y compris sur le plan écologique.

( Voir >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/ )

 

>>> Si l’on se veut « pro-capitaliste », deux cas…

>>> Soit on est capitaliste soi-même, et on continue à raconter tout et n’importe quoi pour endormir le prolétariat et le peuple…

>>> Soit on est « réformiste », même de gauche, d’ « extrême-gauche » ou autre, et on la ferme, car l’ouvrir, quel que soit l’ « opinion » qu’on émet, c’est de toutes façons, toujours pour se faire… « avoir »… !

>>> CQFD >>> CFDT >>> CGT >>> ETC… !

 

Luniterre

 

(* NNSRST ! >>> https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/01/06/automne-1970-mourir-de-mai-reedition-avec-les-posts-censures-par-le-site-bellaciao/ )