De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II):

 

De la source économique

du nouveau pouvoir

des Banques Centrales

 

 

Lorsque nous parlons de « Coup d’État des Banques Centrales », il ne faut pas se méprendre sur la nature de classe des conflits internes du système capitaliste.

 

Le nouveau pouvoir des Banques Centrales est bien l’expression d’une nouvelle forme de domination de classe de la bourgeoisie, mais il repose toujours, et même plus que jamais, sur le contrôle des forces productives.

 

Il n’y a évidemment pas de « lutte de classe » entre bourgeoisie financière et « bureaucratie bancaire »…

Il n’y a pas de « bureaucratie bancaire » qui soit une classe en soi et pour soi, indépendamment du contrôle qu’elle peut exercer sur les forces productives.

 

La « bureaucratie bancaire » spécifique des banques centrales n’est que l’une des expressions formelles de la bourgeoisie financière. Sa spécificité tient à son pouvoir sur la circulation monétaire et sur le crédit, ce qui est fondamentalement la même chose, dans le contexte actuel.

C’est, en un sens, le rapport entre crédit et circulation monétaire qui change, avec l’évolution actuelle des forces productives et le développement de la robotisation de la production.

Dans le capitalisme « traditionnel », même monopoliste industriel, le crédit ne joue qu’un rôle transitoire dans la circulation monétaire, qui est principalement le reflet de la circulation des marchandises produites par le travail, et des services échangés autour.

Il semble donc inéluctable qu’à mesure que le capital « productif » se résume de plus en plus au capital fixe, avec le développement de l’automatisation et de la robotisation, le crédit devienne le « régulateur » obligé de la circulation monétaire à tous les niveaux, y compris de la consommation, en tant que réalisation des « valeurs » produites, et donc de la source du pouvoir de « capitaliser », la source du pouvoir économique et politique, en dernière analyse.

Une machine robotisée financée par un crédit et qui produit des marchandises elles-mêmes achetées à crédit ne peut évidemment pas créer de valeur.

Dans ce processus, c’est l’ensemble de l’argent en circulation qui provient du crédit et l’ « accumulation » transitoire de capital qui peut encore se produire au cours du processus entre « déblocage » de crédit et réalisation de la pseudo- « valeur » des marchandises ne peut être par essence qu’une forme de bulle spéculative.

Il y a encore circulation monétaire, tout à fait artificielle, mais de moins en moins d’échange entre producteurs, même très indirectement, et même plus du tout, en cas de robotisation totale.

Il y a donc disparition progressive de la valeur d’échange, en réalité, et apparition du monopole de la valeur d’usage, seule source réelle possible, désormais, de capitalisation. Le crédit des Banques Centrales est l’expression monétaire de ce monopole et de cette nouvelle forme de pouvoir économique, et donc bien politique, en dernière analyse.

Le pouvoir des banques centrales est donc aussi celui de « réguler » la circulation du capital financier, non pas de manière « équilibrée », ce qui est par définition impossible avec le capitalisme, mais en laissant « gonfler » les bulles jusqu’à un certain niveau ou en les laissant « crever » également jusqu’à un certain stade de « creux », et c’est exactement ce que l’on vient de voir. Il suffit de le constater sur les différents graphiques des indices boursiers, tous réagissant de manière extrêmement synchronisée, et surtout depuis 2007-2008.

Il y a donc une grande partie de la bourgeoisie qui veut continuer à boursicoter à grande échelle, car sa « richesse » et donc aussi son pouvoir, en dépendent, et une nouvelle fraction de la bourgeoisie qui est consciente de l’évolution technologique nouvelle des forces productives et consciente du nouveau pouvoir de domination du crédit sur la circulation monétaire en général et même sur la circulation du capital financier en particulier.

Une fraction minoritaire, détentrice d’une part suffisante des capitaux financiers mondiaux, n’a plus besoin d’accumuler pour conserver son pouvoir, au point qu’elle peut « encaisser » sans ciller une chute impressionnante de capitalisation globale, mais plutôt besoin de conserver le contrôle de l’ensemble du système, y compris au détriment d’autres fractions du capital financier, et même des fractions résiduelles du capital productif qui ne sont pas encore intégrées à 100% dans le système monopoliste.

La nouvelle concentration des capitaux réduira encore la part de cette dernière fraction au profit des deux autres, et surtout de celle qui contrôle déjà les banques centrales. Ces fractions continuerons à « négocier » entre elles un certain « modus vivendi », à défaut d’un introuvable équilibre.

C’est ce que reflètent différents articles de la presse économique du système, et même lorsqu’elle parle de l’interventionnisme des Banque Centrales et/ou des États dans la crise économique et financière, il ne faut y voir aucune forme de « collectivisme  bureaucratique » qui serait une sorte de « transition » à la mode trotskyste (« Programme de Transition »), c’est à dire un très chimérique « stade de transition » hybride entre le capitalisme et la transition socialiste réelle, qui ne peut se réaliser que sous le pouvoir de classe du prolétariat.

 

Il faut donc poursuivre l’analyse de la nouvelle situation concrète sans céder à ce charabia trotskysant qui n’a aucune espèce de réalité en termes d’analyse marxiste !

Dans le processus actuel, les États et les banques d’affaires et de dépôts « classiques » ne sont plus que les relais obligés du pouvoir des Banques Centrales. Et il en va de même, en fin de compte, des monopoles industriels. Le nouveau pouvoir des Banques Centrales a une base économique bien réelle et réellement globalisée.

 

Même la nationalisation du crédit, quelle que soit la forme qu’elle puisse prendre en régime capitaliste, ne sera au mieux qu’un moyen de faire avancer les revendications immédiates les plus urgentes du prolétariat, en posant, à une échelle « nationale » perceptible par chaque fraction « nationale » du prolétariat, la question de concordance entre forces productives et besoins sociaux, mais sans pouvoir la résoudre radicalement autrement qu’avec la prise du pouvoir par le prolétariat en tant que seule classe capable de la réaliser, en se libérant de l’emprise du capitalisme.

 

Luniterre

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

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Démasqués :

Le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/24/sur-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs-des-banques-centrales-quelques-observations-complementaires/

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Sur VLR, un débat sur la nationalisation du crédit :

 

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

3 mai 03:36, par Nestor

 

Donc, si je te comprends bien, aux prochaines élections, il vaut mieux voter pour l’UPR que pour LO par exemple ?

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Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

3 mai 11:26, par Luniterre

 

Voter ne sert actuellement plus à rien, vu que les orientations générales des politiques des États dépendent directement de la BCE en Europe.

Le seul intérêt tactique d’un vote serait donc pour un parti qui revendique comme priorité la nationalisation du crédit, et non pas la sortie de l’euro.

Ce qui serait tactiquement utile, c’est la relocalisation de la production, ce qui passe par une « relocalisation » du crédit, c’est à dire sa nationalisation, concrètement.

Peut importe dans quelle monnaie il est formellement libellé.

Un parti qui arriverait à nationaliser le crédit, en le plaçant sous l’égide d’un « Conseil National du Crédit » tel qu’initié en 1945, mais avec des pouvoirs encore renforcés, n’aurait plus besoin de proclamer une « sortie » de quoi que ce soit. Ce sont les instances capitalistes financières de l’UE, dont la BCE, qui seraient dans ce cas en nécessité de solliciter l’ouverture de « négociations » pour un nouveau « modus vivendi » qui dépendra alors du rapport de forces !

Luniterre

 

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Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

3 mai 13:31, par A_suivre

 

Bonjour Luniterre,

« Le seul intérêt tactique d’un vote serait donc pour un parti qui revendique comme priorité la nationalisation du crédit, et non pas la sortie de l’euro. »

« Un parti qui arriverait à nationaliser le crédit, en le plaçant sous l’égide d’un « Conseil National du Crédit » tel qu’initié en 1945, mais avec des pouvoirs encore renforcés, n’aurait plus besoin de proclamer une « sortie » de quoi que ce soit… »

J’aime bien cette idée qui mériterait d’être développée et d’être mise plus en avant…

Ceux, qui rêvent comme moi de « la sortie de l’euro », sont en réalité pour casser ce système capitaliste qui est insupportable, mais si c’est pour retomber dans un autre système capitaliste cela ne sert, en effet, à rien.

Merci à Bientôt
A suivre

PS : Comme cet article s’adresse aux « nuls » voici un petit lien pour aider les « nuls », enfin moi, ça m’a un peu aidé. = ! 😀
https://grisebouille.net/lautre-pan…
« Grise Bouille » est un blog-BD humoristique et hétéroclite où se côtoient fictions absurdes, vulgarisation scientifique et satire politique. Il est publié sous licence CC By Sa et hébergé par Framasoft. avril 29, 2020

 

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Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

3 mai 15:58, par Luniterre

 

La nationalisation du crédit implique, peu ou prou, la nationalisation des banques. Même s’il peut subsister des banques « mutualistes », les conditions dans lesquelles elles font crédit et les orientations générales de leur politique de crédit devront être placées sous l’autorité du Conseil National du Crédit.

Le CNC lui-même devra être placé sous un contrôle démocratique populaire, d’une manière ou d’une autre, pour en définir les grandes orientations en fonction des nécessités de financements prioritaires, en réponse aux besoins sociaux les plus urgents, dont la santé, évidemment.

Pour autant, il ne s’agit pas encore là d’une rupture avec le capitalisme, mais d’une démarche de relocalisation des forces productives les plus utiles pour répondre à ces besoins.

Mais le mouvement de correspondance entre forces productives et besoins sociaux étant ainsi amorcé, c’est la question de fond de cette correspondance complète qui peut être enfin politiquement posée par les révolutionnaires et permettre la construction d’une alternative réelle au capitalisme.

En somme, la nationalisation du crédit, avec l’initiative politique d’un nouveau CNC réellement efficace et durable, pourrait être la revendication immédiate N°1 d’une nouvelle plateforme revendicative unitaire qui manque encore totalement au mouvement social en France.

Mais tout cela est en fin de compte une question de volonté politique.

Elle ne peut naître que s’il y a une dynamique qui se crée autour d’un débat sur ce sujet.

Toutes les contributions dans ce sens sont bienvenues, sans sectarisme politique. Il s’agit d’un objectif unitaire, tout comme la plateforme qui devrait se construire autour.

 

Luniterre

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

18 mai 06:13, par Radog

 

Analyse de très grande qualité.

Quelques remarques :
1/ L’explication de la dimension économique de l’affaire est excellente. J’avais compris que le pouvoir se déplaçait de plus en plus vers la faction financière de l’oligarchie, je n’avais pas fait ce lien avec l’évolution des forces productives en général et l’automatisation en particulier.
2/ Cependant, je pense que la dimension politique est négligée.
Que remarques-tu de commun entre une pandémie, le réchauffement climatique, le terrorisme ? Ce sont des menaces perçues comme existentielles, et surtout mondiales. Le traitement médiatique qui en est fait montre une instrumentalisation de ces tendances pour dépasser les Etat-nations, déjà malmenés par la mondialisation, et transférer la gouvernance à l’échelon supérieur – mondial, donc.
C’est déjà le cas officieusement (l’oligarchie occidentale est largement unifiée et internationalisée, et c’est elle qui détient le pouvoir dans tous les pays occidentaux ainsi que les pays du Sud contrôlés par ceux-ci). Mais étant donné que cette même oligarchie s’apprête à appauvrir massivement les peuples, pour s’enrichir (ce qui se passe en ce moment n’est qu’un avant-goût) et pour empêcher l’émergence d’une classe prolétarienne capable de la détrôner, il faut qu’elle sécurise son pouvoir mondialisé en l’officialisant et en l’institutionnalisant, pour qu’il résiste mieux aux révoltes et potentielles révolutions.
Cette crise n’acte pas seulement la concentration croissante du pouvoir économique aux mains des banques. Elle prépare aussi la concentration du pouvoir politique entre leurs mains. A l’européenne : on va commencer par nous parler de monnaie de réserve internationale à la place du dollar (les DTS évolués), puis cette monnaie initialement commune deviendra une monnaie mondiale unique, puis on dira qu’il faut des instances politiques pour gérer lamonnaie unique… Ainsi, en quelques décennies, grâce à quelques crises fabriquées, avec sûrement une dernière guerre mondiale pour clore le tout, l’Etat mondial oligarchique et bancaire sera là.
3/ Sur le plan économique, je pense que ce qui est fictif et relève de l’arnaque, ce n’est pas la richesse en soi, ce sont ses mécanismes de distribution (dont les richesses fictives font partie : ce sont des alibis pour le transfert de richesse réelle).
Concrètement, les centaines de milliards créés maintenant par les banques n’iront pas dans l’économie réelle et n’existent pas en soi, mais ils permettent de capter une richesse vraie cette fois-ci : les impôts et les taxes payées par le peuple qui seront versés en remboursement. De même qu’ils nourrissent une bombe à retardement : l’inflation, qui sera canalisée pour appauvrir massivement le prolétariat (et donc enrichir l’oligarchie, rien ne se perd, rien ne se crée).
Un système basé sur la valeur fictive uniquement, je n’y crois pas ; la valeur fictive est un appât pour la valeur réelle… la seule qui vaille.
Mais tu pointes du doigt un vrai problème : la décroissance du taux de profit, qui ne peut qu’être retardée et ralentie, mais qui est inexorable.
A mon avis le capitalisme connaîtra deux périodes :
a- pour contrer la tendance baissière du taux de profit, il y aura une expansion du capitalisme en Afrique, comme celle qui a eu lieu en Chine. L’Afrique sera industrialisée (mais exploitée bien plus durement que la Chine, car je doute fort malheureusement que ses pays sachent se doter d’Etats stratèges comme celui de la Chine) ;
b- une fois que l’Afrique sera, à son tour, pas assez productive pour les capitalistes, le capitalisme se « féodalisera », c’est-à-dire qu’il connaîtra exactement les mêmes évolutions que le féodalisme avant les grandes révolutions bourgeoises.
Il se concentrera de plus en plus et évoluera vers la forme monopolistique (comme les grands domaines seigneuriaux qui caractérisent le féodalisme tardif) ; il s’appuiera de plus en plus sur l’Etat qui sera de plus en plus dictatorial pour le maintenir (comme l’absolutisme royal de jadis) ; et les capitalistes, comme les seigneurs féodaux, seront de plus en plus parasitaires (ils le sont déjà comme le montre l’actionnariat actuel qui fait fonctionner les entreprises à flux tendu à cause des dividendes devant être versées).
A ce moment-là, le capitalisme sera mûr pour son effondrement.

Dis-moi ce que tu en penses.

Bien à toi,
Radog

 

 

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

18 mai 18:07, par Luniterre

 

Bonjour, camarade !

 

Merci pour cette lecture attentive, rare ces temps-ci, malgré du temps rendu disponible…

Effectivement, la base de cette recherche, initiée par le côté atypique de la crise du « Covid-19 » est une prolongation d’études, de recherches et d’échanges déjà parus sur TML à propos de la robotisation croissante de l’économie, production et services inclus.

Mais cet article n’est lui-même qu’un volet de cette reprise récente du sujet.

L’ensemble des articles en liens se trouvent mentionné à la suite de https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

Un tournant s’est donc opéré dans cette recherche à partir d’une première tentative de synthèse de la présente crise :

Démasqués : le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

C’est la prise de conscience qu’avec la crise actuelle un nouveau genre de relation entre crédit et circulation monétaire, apparu en 2008, devenait pérenne, et cela tout simplement parce qu’il correspond à l’évolution actuelle du développement des forces productives, précisément sous le rapport de l’automatisation, de la robotisation, et du recul de plus en plus massif de la part du travail vivant dans la production, et même dans les services, désormais.

C’est donc la masse de la plus-value extraite du prolétariat qui recule globalement en proportion des valeurs d’usages produites.

Cela influe donc drastiquement sur les formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur dans l’économie moderne.

Comme tu le remarques à juste titre, il y a nécessairement une tendance du capital à traquer les dernières gouttes de sueur de la valeur-travail encore exploitable, et après la Chine, ce peut-être l’Afrique, mais c’est aussi déjà le cas de bien d’autres régions « émergentes » de l’économie mondiale.

Deux remarques importantes à ce sujet :

__Il s’agit donc là encore d’un comportement impérialiste de type néo-colonial désormais « traditionnel » en quelque sorte, et il reste l’apanage d’un capitalisme financier « traditionnel » déjà depuis le début du 20e siècle.

__L’exemple même de la Chine en montre les limites, car à un certain stade de développement, le même syndrome lié à la modernisation, automatisation-robotisation des forces productives s’y manifeste, outre l’enchérissement relatif du prix de la main-d’œuvre. (Sans oublier la formation locale d’un nouveau pôle impérialiste dû à l’ingéniosité financière exceptionnelle des capitalistes « étatiques » chinois ! https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/)

Ce que montre l’évolution de la politique des Banques Centrales sur l’ensemble de la période recouvrant les deux crises, de 2008 à 2020, c’est bien qu’il y a une fraction de la bourgeoisie qui, tout en ayant une part dominante dans le capital financier mondialisé, est capable d’analyser les causes irréversibles de la crise, non pas seulement de manière conjoncturelle, mais bien aussi de manière structurelle.

Notamment une partie de la bourgeoisie dotée d’une culture réelle dans le domaine de l’économie, et qui sait voir où ce vieux Marx avait mis le doigt sur leur plaie actuelle.

Or cette fraction du capital n’entend nullement renoncer à sa domination de classe, et se trouve disposer de suffisamment d’avoirs et de capitaux pour en sacrifier, sinon de gaîté de cœur, du moins sans ciller visiblement, une bonne partie pour tenter de résoudre ce problème à long terme, et non pas de façon conjoncturelle. Il s’agit bien ici et pour cette fraction du capital de sauvegarder le principe structurel même de sa domination de classe, et donc de le transformer consciemment pour ne plus dépendre de la plus-value irréversiblement déficiente.

Cette fraction, c’est donc logiquement celle qui se trouve à la tête des forces productives les plus modernisées, automatisées-robotisée, et aussi et surtout informatisées en termes de moyens de communication et de distribution.

Autrement dit, celles qui produisent un maximum de valeurs d’usage tout en produisant un minimum de plus-value réelle.

Il faut simplement constater que ce cas de figure, en termes de stade de développement des forces productives, est considéré par Marx comme correspondant possiblement à un stade déjà avancé du socialisme. Toutefois il n’a bien évidemment jamais lié mécaniquement l’apparition du socialisme à la seule évolution des forces productives…

C’est simplement une façon à lui de présenter les choses de manière optimiste, dans le contexte de l’émergence des luttes prolétariennes au milieu du XIXe siècle :

« Sobald die Arbeit in unmittelbarer Form aufgehört hat, die große Quelle des Reichtums zu sein, hört und muß aufhören, die Arbeitszeit sein Maß zu sein und daher der Tauschwert [das Maß] des Gebrauchswerts. »

Karl Marx – Grundrisse der Kritik der politischen Ökonomie (Oktober 1857 bis Mai 1858)

https://marxwirklichstudieren.files.wordpress.com/2012/11/mew_band42.pdf

Page 601 du livre/page 623 du doc PDF

« Dès que le travail dans sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse et doit cesser d’être sa mesure et, par conséquent, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage. » Traduction TML

« Dès lors que le travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse nécessairement d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage. » Traduction française habituelle

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/marx-grundrisse-fragment-machines.pdf Page 14 du doc PDF

« As soon as labour in the direct form has ceased to be the great well-spring of wealth, labour time ceases and must cease to be its measure, and hence exchange value [must cease to be the measure] of use value. »

https://www.marxists.org/archive/marx/works/1857/grundrisse/ch14.htm

Le fait est, évidemment, qu’une usine entièrement automatisée, et qui plus est, si reliée à un ensemble de circuits de ventes et de distribution entièrement informatisés, ne produit plus du tout de valeur d’échange à proprement parler, mais simplement une valeur d’usage.

La valeur d’échange n’est constitutive de plus-value que par la circulation du capital dans le circuit de production-consommation, et donc seulement si cette circulation comprend une part suffisamment importante de la valeur-travail produite, comme forme indirecte de l’échange entre producteurs.

Si cette part se réduit, c’est donc bien, en proportion, une part de plus en plus importante de la valeur d’usage qui se trouve concrètement marchandisée en tant que telle en « réponse » aux besoins et à la demande hypothétiquement solvable et doit donc être formellement monétisée.

Hypothétiquement et formellement, précisément parce qu’il n’y a plus de correspondance entre la valeur d’échange réellement créée et la masse des valeurs d’usage correspondante aux besoins sociaux réels.

Dans la phase « ascensionnelle » du capitalisme, même si la solvabilité des marchés est très inégale socialement, la masse des capitaux en circulation sous forme de valeur d’échange provient pour l’essentiel, d’une manière ou d’une autre, de la valeur-travail produite.

Lorsque la valeur d’échange cesse d’être la mesure de la valeur d’usage, un autre moyen de monétiser la valeur d’usage doit donc apparaître, ainsi qu’un autre moyen de déterminer la mesure de cette valeur.

L’autre moyen de déterminer la mesure de la valeur existe déjà depuis longtemps dans l’arsenal de l’économie capitaliste, c’est la valeur d’utilité marginale.

Néanmoins, cette valeur ne peut toujours être réalisée que s’il y a solvabilité des marchés, et celle ci, faute de provenir de la valeur-travail produite, et pour cause, ne peut être reconstituée que par le crédit et régulée par la dette.

Dans la situation actuelle, encore transitoire, où il reste une part de plus-value à se partager entre capitalistes, ce partage se fait toujours entre fractions du capital financier, mais déjà, le pouvoir de domination des banques centrales s’exerce sur les banques d’ « affaires » et les États en conditionnant leurs possibilités de crédit, tout à fait indépendamment du taux d’intérêt de ces crédits, parfois désormais carrément négatifs, et même des remboursements, de plus en plus hypothétiques, une dette chassant l’autre… !

Entre le monopole de la valeur d’usage opéré par les entreprises « high tech » genre GAFA et le monopole du crédit en réalité déjà entre les mains des Banques Centrales, il y a une nouvelle synchronisation-alliance-fusion qui s’opère nécessairement, sur la base d’une nouvelle expression de la loi de la valeur, qui n’est plus essentiellement l’accumulation de la plus-value, en voie de raréfaction, mais le contrôle du crédit et de la dette.

Le financement direct du « chômage partiel » par la dette des États en est un autre signe avant-coureur, et non pas le symptôme d’une crise purement conjoncturelle du capitalisme « classique ».

Luniterre

 

NDLR >>> LA SUITE DE CE DÉBAT SE DÉROULE MAINTENANT ICI >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/18/le-coup-detat-des-banques-centrales-sur-vlr-une-suite-au-debat/

 

 

 

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/04/crise-et-pandemie-de-loeuf-et-de-la-poule-qui-est-le-premier/

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Démasqués :

Le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/24/sur-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs-des-banques-centrales-quelques-observations-complementaires/

 

 

EN DOCS PDF :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-du-covid-19-le-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales.pdf

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-2008-2020-echange-luniterre-gerard-bad.pdf

 

 

 

 

 

28 commentaires

  1. On efface avec le coude ce qu’on a écrit avec la main….

    Remarque, je ne suis pas contre les auto-critiques, même si elles prennent la forme des « explications ».

    Mais quand même, la confusion entre une classe sociale active et une bureaucratie à son service est criante.

    La bureaucratie n’a jamais été une « classe sociale » car on ne peut pas transmettre à ses enfants un poste dans l’appareil d’Etat et même sous le régime soviétique dans sa période la plus déformée, c’était impossible.

    Comme on ne peut pas hériter, du moment où l’on perd sa position dans l’appareil bureaucratique, on devient … rien du tout.
    Si on pousse la question à ses derniers limiteds, la haute bureaucratie sont des salariés dont les intérêts sont très proches de la bourgeoisie mis qui ne sont pas à strictement parler des bourgeois. C’est l’ABC.

    Ainsi on ne peut pas travestir la bureaucratie en « bourgeoisie. La bourgeoisie est une classe sociale detentrice des moyens de production, ce qui n’est absolument pas le cas de la bureaucratie aussi « haute » puisse elle être. elle peut vendre, léger, ses moyens de production ce qui n’est pas du tout le cas d’ la bureaucratie qui est toujours, historiquement, auservice d’une class sociale active et au pouvoir: monarchie, bourgeoisie, prolétariat.

    Et n’en parlons même pas de la méconnaissance, pour rester poli, sur la question du « collectivisme bureaucratique » qui a été avancé par des adversaires du trotskisme qui voulaient assimiler le régime soviétique à un système de ce type (une absurdité) et qui ont été combattus par Trtoski qui pensait que l’URSS était un régime soviétique dégénéré de transition ou vers le capitalisme, son hypothèse la plus probable ou une révolution politique qui aurait régénéré l’Etat soviétique (voir La Révolution Trahie).


    1. En résumé, plus on t’explique, et moins tu comprends !

      Lorsque l’on parle de…

      « La « bureaucratie bancaire » spécifique des banques centrales n’est que l’une des expressions formelles de la bourgeoisie financière. Sa spécificité tient à son pouvoir sur la circulation monétaire et sur le crédit, ce qui est fondamentalement la même chose, dans le contexte actuel. »

      Et de….

      « Une fraction minoritaire, détentrice d’une part suffisante des capitaux financiers mondiaux, n’a plus besoin d’accumuler pour conserver son pouvoir, au point qu’elle peut « encaisser » sans ciller une chute impressionnante de capitalisation globale, mais plutôt besoin de conserver le contrôle de l’ensemble du système, y compris au détriment d’autres fractions du capital financier, et même des fractions résiduelles du capital productif qui ne sont pas encore intégrées à 100% dans le système monopoliste. »

      On parle tout simplement de la même chose, des mêmes personnes, de la même classe, des mêmes intérêts de classe, etc…

      Vu ?

      Et si tu balançais ton « logiciel » de lecture trotskyste à la poubelle une bonne fois pour toute ?

      Cela t’aiderait grandement à comprendre des choses aussi évidentes.

      Bien à toi,
      Amicalement,

      Luniterre

  2. Ceci « « La « bureaucratie bancaire » spécifique des banques centrales n’est que l’une des expressions formelles de la bourgeoisie financière. » est une absurdité majeure, totalement contraire à l’analyse de classes marxiste.

    Une bureaucratie n’est pas « l’expréssion formelle » de quoi que ce soit mais les serviteurs d’une classe.

    La seule exeption a été quand la bureaucratie a contrôlée, pour un temps court, le pouvoir d’Etat à son bénéfice mais à l’époque la bourgeosie avait disparue comme classe sociale en posséssion des moyens de production, qui quand même, caractérise la bourgeoisie.

    Mais tu fais d’un strate social, une classe bourgeoise, ce qui va à l’encontre de toute la théorie marxiste des classes sociales.

    Les seuls qui ont avancé une telle fgolie ont été les chinois et ont abouti en poussant leur logique jusqu’au bout, à la théorie du « social-impérialisme soviétique » encore une absurdité anti-marxiste majeure. Il y a eu aussi les courants « capitalistes d’état » (Bethelheim, Castoriadis et autres) et les « collectivistes bureaucratiques » de Schatschman mais cela n’ont pas confondu une ‘bureaucratie’ avec une ‘bourgeoisie’, ils n’étaient pas aussi perdus.

    La bureaucratice n’est pas « détentrice d’une partie des capitaux », non, encore une absurdité que cette fois-ci tord le cou à la vérité: ils administrent des fonds mais ne détiennent rien car, le jour où ils perdent leur poste, ils ne peuvent retirer rien d’autre que leur salaire et leurs indemnités même si substantiels.

    Je n’ai pas de « logiciel de lecture » autre que la logique la plus élémentaire et le marxisme pour ce qui sont les définitions de classe. Bien sur, pour les sectateurs réligieux, citer Trotski c’est anathème, mais quand même je ne suis pas obligé de porter la camisole de force des interdits de lecture et je revendique, avec toute la tradition marxiste et léniniste, la liberté de lecture et de critique. L’Index d’oeuvres prohibées je le laisse aux curés.

    V.

    1. Trotsky a prétendu faire une « théorie » de la bureaucratie soviétique, qui n’aurait donc pas été traversée de luttes de classes, vu qu’elle était prétendument « neutre » en quelque sorte, au motif qu’effectivement elle ne détenait pas de titres de propriétés ni de titres mobiliers (actions).

      Ceci étant, il n’a donc rien compris à la lutte de classes en URSS et les trotskystses après lui ont continué à radoter l’antienne de la « bureaucratie stalinienne » en confondant délibérément stalinisme et révisionnisme, et l' »appliquant » notamment au thorezisme en France.

      Ce qui leur était nécessaire pour masquer leur propre révisionnisme et se poser en « opposition de gauche » en « récupérant » en grande partie le langage des gauchistes.

      Le but du trotskysme en URSS était essentiellement d’établir son propre pouvoir révisionniste sur la base d’une « restauration » étendue de la NEP, et même généralisée au secteur industriel socialiste.

      C’est à dire, en clair, opérer une restauration du capitalisme, 30 ans avant Khrouchtchev!

      C’est ce que vaut la « théorie » trotskyste sur la « bureaucratie ».

      Si tu en es à imaginer que la bureaucratie au service des plus hautes instances du capitalisme, telle que les Banques Centrales, est « neutre » et ne possède pas d’intérêts personnels sous formes de titres de propriétés, ni de titres d’actifs financiers (actions, etc…), tu te leurres donc gravement toi-même, au motif de sauver un dogme trotskyste déjà assez ridicule au départ!

      C’est ton problème.

      Luniterre

      PS: la théorie maoïste du « social-impérialisme soviétique » dérive du gauchisme bordiguiste et n’avait pour fonction que de donner une coloration « marxisante » au révisionnisme maoïste social-chauvin et kollabo avec l’impérialisme US.

  3. Je te demande de définir la bureaucratie, son contenu social, et tu me sors tes opinions personnelles sur le « trotskisme » ou ce que tu entends par cela.

    Le bordiguisme peut avoir son idée du « collectivisme bureaucratique » mais il ne se leurre pas sur ce qui est une bureaucratie quand même!

    Alors, la bureaucrarie est une « classe » ou pas?

    La bureaucratie bancaire est une « classe » ou pas?

    Et si elle en n’en était pas une, comme c’est le cas, à quelle classe sert-elle aujourd’hui?

    Pas la peine d’aller chercher chez Bordiga et chez Trotsky (ou chez Lénine qui dénonçait la « bureaucratie rouge » à la fin de sa vie) une caractérisation pourtant facile à faire.

    C’est toi qui a écrit l’article sur une « bourgeoisie bancaire » (en fait des hauts fonctionnaires bancaires) confondant une bureaucratie avec une classe.

    Ni Krhouchev, ni Thorèz ni Staline ( tous les trois très anti-trotskistes d’ailleurs) pourront t’aider là dessus et ce serait mieux de reconnaitre cet erreur que de t’y enfoncer dedans.

    Et pour la restauration du capitalisme, il me seble, sans pour cela souscrire au trotkisme mais en reconnaissant qu’en cela il avait raison, que les trois avant mentionnés s’en sont occupés tous seuls. Bien sûr, la faute principale a été l’isolement de la révolution soviétique, l’arriération terrible de la Russie qui était déjà gangrenée par une bureaucratie monstreuse et venale et qui n’a pas lâchée prise jusqu’à … maintenant.

    Ce sont les têtus faits qui le montrent et les dirigeants politiques ou furent leur expression politique et/ou leurs victimes. Les meilleurs entre eux essaieront une critique sans pouvoir changer le cours des choses, car le développement, ou le manque de développement de la Russie, seule et isolée du commerce internationale, des avancées techniques, des niveau moyens de productivité du travail, encerclée et envahie, ne pouvait pas donner autre chose malgré les éfforts de ses dirigeants et de ses critiques.

    Même aujourd’hui, « le socialisme dans un seul pays » est une impossibilité manifeste. La socialisme est international ou ne l’est pas et 100 ans auparavant, dans une Russsie ignare, rurale, l’industrie, le commerce et l’agricultire détruites par la guerre et la guerre civile, c’était encore moins possible. Des empiristes mécaniques ont essayé mais il ne furent que l’expression politique d’une bureaucratie montante qui s’est transformée avec le temps en une véritable bourgeoisie.

    Pour cela il a fallut qu’elle hérite et possède les moyens de production, condition sine qua non d’une classe sociale dominante aujourd’hui bourgeoise.

    Mais de hauts fonctionnaires qui ne possèdent rien du tout, ne sont qu’une couche sociale au service d’une classe ou il faut jeter tout le marxisme à la poubelle.

    1. la réponse à tout ça est déjà dans l’article depuis le début:

      « Lorsque l’on parle de…

      « La « bureaucratie bancaire » spécifique des banques centrales n’est que l’une des expressions formelles de la bourgeoisie financière. Sa spécificité tient à son pouvoir sur la circulation monétaire et sur le crédit, ce qui est fondamentalement la même chose, dans le contexte actuel. »

      Et de….

      « Une fraction minoritaire, détentrice d’une part suffisante des capitaux financiers mondiaux, [qui] n’a plus besoin d’accumuler pour conserver son pouvoir, au point qu’elle peut « encaisser » sans ciller une chute impressionnante de capitalisation globale, mais plutôt besoin de conserver le contrôle de l’ensemble du système, y compris au détriment d’autres fractions du capital financier, et même des fractions résiduelles du capital productif qui ne sont pas encore intégrées à 100% dans le système monopoliste. »

      On parle tout simplement de la même chose, des mêmes personnes, de la même classe, des mêmes intérêts de classe, etc…

      Vu ? »

      Et donc c’est bien toi qui perds ton temps à ergoter sur un truc totalement hors sujet.

      Bonne fin de journée,

      Amicalement,

      Luniterre

  4. « Une machine robotisée financée par un crédit et qui produit des marchandises elles-mêmes achetées à crédit ne peut évidemment pas créer de valeur. »

    Ah bon ! et pourquoi donc ? par quel miracle une marchandise produite, crée, n’est pas une valeur en soi ? j’avoue que cette « évidence » m’échappe totalement. Que l’on parle de valeur d’usage ou d’échange, on parle toujours de valeur produite. Ce qui change entre une valeur produite par la main de l’homme ou de la machine, c’est le mode de redistribution. En système capitaliste, par définition, seul le propriétaire consomme, où si toute la richesse produite est le fait des robots, alors, le prolétaire devient obsolète et le crédit sert surtout à s’assurer de sa servitude en lui faisant croire qu’il est en dette perpétuelle. Bref, changer la forme, sans toucher le fond.

    En d’autres termes, la robotisation est contraire aux intérêts de la classe prolétarienne que dans le système capitaliste et seulement dans celui-ci, mais cela veut donc dire que le prolétariat veut poursuivre sa propre aliénation et non pas s’en libérer. Ce qui est absurde ! Et encore une fois, il n’y a de prolétariat qu’en système capitaliste et dans lui seul. Aussi, je m’interroge de savoir si Luniterre milite surtout pour le maintien de sa propre aliénation et non de sa libération.

    Sinon, je crains que l’article soit déjà bien trop compliqué pour les nuls et ne s’adresse qu’au seul Luniterre.

    1. Une machine, c’est du capital fixe, déjà accumulé et réinvesti, c’est à dire,du « travail mort », et précisément, un coût à amortir. Elle ne fait que transmettre aux produits fabriqués la part de travail vivant qui a servi à la construire et à la constituer, en tant que valeur d’échange à réinvestir, en tant que capital fixe. Elle ne produit donc aucune valeur nouvelle par elle-même, qu’elle soit robotisée ou non.

      C’est le travail vivant qui peut produire de la valeur nouvelle, et plus spécialement, de la valeur d’échange, nécessaire à l’élargissement du capital autrement que de façon « fictive ».

      Une notion d’économie pourtant basique !

      Le reste de votre post, à l’avenant, ne nécessite pas réellement de réponse, les autres questions, et notamment le rapport entre crédit et circulation monétaire étant déjà traitées dans l’article.

      Si vous ne comprenez pas cet article « pour les nuls » je vous laisse vous-même vous ranger dans une autre catégorie, qui vous conviendra mieux.

      Luniterre

  5. « C’est le travail vivant qui peut produire de la valeur nouvelle, et plus spécialement, de la valeur d’échange, nécessaire à l’élargissement du capital autrement que de façon « fictive ». »

    Certes, sauf que comme tu le souligne juste avant, c’est ce travail vivant qui crée la machine, l’entretient, l’alimente et la renouvelle. Il y a donc un travail vivant constant lié à la machine, du moins, tant que toute la chaine n’est pas totalement robotisé. Mais même dans ce cas là, reste toujours une valeur de la marchandise lié à la quantité qui peut être produite, notamment en raison des matières premières ET surtout l’intérêt à la produire quant à son usage, qui conditionne l’échange. Enfin, si on peut dire que la machine est un travail mort pour l’humain, sa création et usage repose toujours sur la valeur qui, elle, ne change pas en tant que principe, mais seulement dans son prix et coût, qu’elle diminue d’autant que le travail vivant est réduit pour produire une même marchandise. Bref, sans valeur d’usage et d’échange, la machine dédiée à la production d’un bien cesserait d’être utilisé et ne serait pas un travail mort, mais une machine morte, hors d’usage, envoyé à la casse, tout comme l’ouvrier en système capitaliste qui n’est plus employé à une production de bien, quelle que soit la cause. De ce point de vu, le remplacement du travail vivant par la machine n’est un problème que dans le système capitaliste.

    Autrement dit, à aucun moment il y a disparition de la valeur, même si elle peut être ignorée lorsque son prix devient insignifiant, qui n’implique pas la nouveauté, mais la production de marchandises sans laquelle il n’y a ni usage et à plus forte raison, échange. La machine est donc, tout comme le travail vivant, au coeur de la valeur d’usage et d’échange et ce, quel que soit le système.

    C’est cela pour moi la notion d’économie basique lié au réel. Ici, tu fais plusieurs amalgames. Le fait que la valeur n’implique pas une création nouvelle et le fait que si c’est l’humain seul qui définit la valeur d’usage et d’échange des marchandises (en système capitaliste, les seuls propriétaires), le travail vivant n’est qu’une composante (certes première et centrale) de la production de marchandise avec le travail machine. C’est d’ailleurs Marx lui même qui l’explique le mieux (et avant lui Adam Smith), le fait que l’ouvrier en tant que force de travail, fait partie intégrante de l’outil de production, au même titre que la machine, ni plus, ni moins. travail qui peut être étendue au travail intellectuel.

    Pour finir, va donc faire lire ton article pour les nuls à un nul et voit donc combien arrivent à comprendre ton discours !

    1. La question que vous posez, de manière très confuse, sur la « disparition » éventuelle de la valeur, c’est tout simplement la limite d’action de la loi de la valeur. Pour Marx il est clair que cette limite est celle du travail productif humain.

      Dans un système où la production est entièrement automatisée, cette action cesse donc, et ce n’est pas l’effet d’une volonté politique, mais bien l’effet naturel d’une mutation des rapports de production dans la société.

      Pour autant, on ne peut dire que la « valeur » disparaît nécessairement. Dans une société communiste telle que Marx l’espérait il s’agissait donc simplement d’une répartition progressive et naturelle des valeurs d’usages, à mesure de la robotisation, et dans le but d’un progrès social généralisé et équitable.

      Lorsque la robotisation continue de se développer sous le capitalisme et que le travail vivant ne cesse d’y reculer, le problème de la classe dominante est de rendre les masses dépendantes de la production robotisée, et d’autant plus qu’elles en sont progressivement exclues et condamnées au chômage.

      Dans un système entièrement robotisé peut-on réellement parler d’ « échange » entre les consommateurs et les machines ?

      A l’évidence, non, et donc on ne peut plus parler de « valeurs d’échange » à proprement parler.

      Si le monopole des machines est tenu par une classe de « propriétaires des machines » qui tiennent une masse de population oisive dans leur dépendance, on ne peut plus non plus parler de valeur d’échange à proprement parler, ni même de valeur d’usage, telle qu’elle peut servir de base à la valeur d’échange, mais de « valeur d’utilité marginale », au sens néoclassique du terme.

      Or cette notion ne fonctionne malgré tout que si le « client » a de quoi payer…

      Or dans un système où le travail vivant n’est plus la base du revenu populaire, ce n’est donc qu’une circulation monétaire complètement artificielle qui peut régler les rapports entre les classes.

      Le monopole des valeurs d’usage produites par les machines devient la dictature de la valeur d’utilité marginale, réglée par le crédit des banques centrales, à tous les niveaux de la société.

      Luniterre

      1. Pour ma part, si la valeur d’une marchandise est liée à la quantité de travail humain, il faut aussi considérer la quantité de matière 1ère et de sa disponibilité. Si je suis d’accord avec ton commentaire, il faut donc encore considérer ce dernier aspect fondamental de la disponibilité de la matière, à laquelle il faut encore ajouter l’éventuelle pollution, impact environnemental. Bref, tant qu’on trouve un élément limitatif et conditionnant la production, on trouvera la loi de la valeur en terme d’échange et c’est seulement lorsque plus rien ne limitera de quelque manière que ce soit la production qu’on pourra effectivement considérer qu’il n’y a plus de valeur d’échange à considérer.

        Ensuite, parler d’échange entre humain et machine n’a évidemment aucun sens, quelque soit le niveau d’intelligence artificielle de la machine, cela n’a aucun sens, sauf pour les nigauds. Il n’y a valeur d’échange qu’entre personnes vivantes et elles seules. Sauf que cela veut dire que la notion de valeur d’échange n’implique pas la machine, même lorsque toute la chaine de production est totalement robotisé. Cela implique seulement que dans un système autre que capitaliste,il n’y a plus besoin de moyen d’échanger, puisque tout le monde a accès à la production, ,mais encore une fois, sous condition que plus rien ne limite la production de quelque manière que ce soit, car sinon, il faudra tenir compte de cette contrainte.

        Enfin, tout cela ne détruira pas pour autant la notion de « valeur d’usage », seulement celle de « valeur d’échange », sauf à changer le sens du mot « usage ». Tu peux certes préférer alors parler de « valeur d’utilité marginale », mais cela reste fondamentalement la même chose. La notion de valeur d’usage n’est pas nécessairement lié à la valeur d’échange (alors que cette dernière dépend totalement de la valeur d’usage), mais au besoin qu’une personne éprouve dans son utilisation. Bref, la valeur d’usage sera toujours celle qui définit la production de toute marchandise, (sans cela, il n’y aura plus adéquation entre production et besoins !) même et surtout lorsque la chaine de production est totalement robotisé, seule la valeur d’échange pouvant être effectivement détruite et avec elle, la monnaie, dont l’usage serait alors devenu inutile. Sauf bien entendu dans le système capitaliste et toujours pour la même raison, fonction, soit, la maîtrise du temps de vie du prolétariat.

        Autrement dit, je suis d’accord avec toi, surtout avec la fin de ton commentaire, sauf que je préfère conserver le terme de « valeur d’usage » et ne pas ajouter un terme qui me paraît plus noyer le poisson qu’autre chose. Le jour où il n’y aura plus de « valeur d’usage », ce sera le jour où l’humain ne verra plus de sens à la réalité, à la vie terrestre. C’est sur cette base qu’il faut comprendre le retour de beaucoup vers le travail manuel ou/et de la terre, parce que la valeur d’usage y est la plus forte, dès lors où on est soi même le créateur de ses propres outils, on leur accorde une valeur supérieure par le fait de la création.

        1. Après tant de débats, il est donc particulièrement positif de constater que nous sommes quasiment d’accord sur ces notions essentielles.

          Bien entendu la valeur d’usage reste la base du concept même de production et je dois donc te préciser que ce n’est pas du tout moi qui souhaite introduire le concept d’utilité marginale.

          C’est précisément un terme créé par les économistes néoclassiques pour évacuer déjà en leur temps la notion de valeur-travail.

          Il s’agit d’un terme qui met en rapport exactement ce que tu appelles le «  besoin qu’une personne éprouve dans son utilisation” [d’un produit] et la ressource disponible, que ce soit en production ou en matière première.

          Il s’agit donc pour ces économistes de refonder les termes de l’échange sur l’accaparement de la production et des ressources, en termes plus ou moins ouvertement monopolistes, et non sur l’échange entre producteurs.

          C’est exactement ce qui se passe actuellement, même si de façon à peine indirecte, par la main-mise des banques centrales sur l’ensemble de l’économie.

          C’est pourquoi ce terme me semble, hélas, particulièrement adapté à la compréhension des relations économiques telles qu’elles se redéploient actuellement en vue de “sortir de la crise” du Covid-19.

          Il n’ y a évidemment aucune “sortie de crise”, là dedans, mais simplement un pas en avant, et même quasiment un “grand bond en avant” vers la société totalement monopoliste et “Big Brotherisée”…!

          Bien à toi,

          Amicalement,

          Luniterre

          1. Il a toujours été clair dans mon cogito que nous sommes d’accord sur l’essentiel, mais pas sur la manière de le formuler.

            Maintenant, comme bien souvent, c’est au bord du gouffre que l’on réagit et c’est donc à ce moment là que le grand bond en avant dans le vide risque d’être pour big brother… !

  6. Une tirade pour le bronze… rouillé:
    « C’est ce que reflètent différents articles de la presse économique du système, et même lorsqu’elle parle de l’interventionnisme des Banque Centrales et/ou des États dans la crise économique et financière, il ne faut y voir aucune forme de « collectivisme bureaucratique » qui serait une sorte de « transition » à la mode trotskyste (« Programme de Transition »), c’est à dire un très chimérique « stade de transition » hybride entre le capitalisme et la transition socialiste réelle, qui ne peut se réaliser que sous le pouvoir de classe du prolétariat. »

    Le seul qui a vu un « collectivsme bureaucratique » c’est Luniterre!

    Quand il transforme l’activité de la haute bureaucratie bancaire et non pas « bourgoisie bancaire » en « coup d’état » qui aurait pris le pouvoir par dessus la bourgeoisie, désormais subordonnée aux banques centrales (une tendance croissante qui signifie que les Etats et les organismes bourgeois gardent l’ordre bourgeois par dessus les inclinations et errements des bourgeois particuliers) il donne son propre « coup d’état » contre la théorie marxiste des classes sociales..

    Bref, il fait passer la haute bureaucratie par dessus la classe bourgeoise, un salto mortale qui met à la poubelle toute la théorie la lutte de classes marxiste, et avale, autorise et ressusite la vieille lune schatmaniste et conseilliste sur les bords, du « collectivisme bureaucratique ».
    Mais comme il faut une sanctiion « définitve » à une telle absurdité (qui lui même a mis en avant!) il l’attribue au « trotkisme » qui ne s’est jamais occupé car son leader, Trotski en avait fait la critique complète.

    C’est à rire si ce n’était pas la preuve que les éléments le plus élémentaires du marxisme (et de l’observation scientifique la plus primaire) ont été oubliés; en premier lieu que la bureaucratie n’est pas une classe sociale mais un strate sociale au service d’une classe dominante.

    Le « stade de transition », donc les étapestactiques intermédiaires tombent aussi sur les foudres de Luniterre qui ne rate aucune occasion de parler de Trotski et du « trotkisme » (c’est quoi ça?) naturellement avec autant de connaissance du sujet que sur d’autres dont il s’avance témérairement comme sur la caractérisation de ‘clase’ de la bureaucratie.

    Encore une fois: la bureaucratie est une classe ou pas, Luniterre?

    1. Ce n’est pas moi, mais bien toi-même qui tient absolument définir la bureaucratie des banques centrales comme « hauts fonctionnaires qui ne possèdent rien du tout »

      Et à quoi bon, sinon pour pouvoir continuer à ergoter, de manière quasi obsessionnelle, sur le concept trotskyste de bureaucratie?

      Alors qu’il s’agit, pour la bureaucratie des banques centrales, d’un contexte totalement différent, que j’ai pris la peine de t’expliquer, mais tu ne sembles toujours pas le comprendre, alors qu’évidemment… :

      « Si tu en es à imaginer que la bureaucratie au service des plus hautes instances du capitalisme, telle que les Banques Centrales, est « neutre » et ne possède pas d’intérêts personnels sous formes de titres de propriétés, ni de titres d’actifs financiers (actions, etc…), tu te leurres donc gravement toi-même, au motif de sauver un dogme trotskyste déjà assez ridicule au départ! »

      (réponse déjà postée)

      Et voir aussi, réponse déjà postée deux fois :

      « Lorsque l’on parle de…
      « La « bureaucratie bancaire » spécifique des banques centrales n’est que l’une des expressions formelles de la bourgeoisie financière. Sa spécificité tient à son pouvoir sur la circulation monétaire et sur le crédit, ce qui est fondamentalement la même chose, dans le contexte actuel. »
      Et de….
      « Une fraction minoritaire, détentrice d’une part suffisante des capitaux financiers mondiaux, [qui] n’a plus besoin d’accumuler pour conserver son pouvoir, au point qu’elle peut « encaisser » sans ciller une chute impressionnante de capitalisation globale, mais plutôt besoin de conserver le contrôle de l’ensemble du système, y compris au détriment d’autres fractions du capital financier, et même des fractions résiduelles du capital productif qui ne sont pas encore intégrées à 100% dans le système monopoliste. »
      On parle tout simplement de la même chose, des mêmes personnes, de la même classe, des mêmes intérêts de classe, etc…
      Vu ? »

      Bien à toi,

      Amicalement,

      Luniterre

    2. juste une remarque quand vous écrivez « en premier lieu que la bureaucratie n’est pas une classe sociale mais un strate sociale au service d’une classe dominante. »

      Non, la bureaucratie en tant qu’outil d’organisation, n’est pas au service d’une classe dominante, elle peut être aussi utilisé pou l’organisation de la classe prolétarienne, comme les syndicats par exemple.

      Vous confondez l’outil et la main qui s’en sert. La bureaucratie désigne l’outil, mais comme ce sont des humains qui occupent cette fonction, il faut alors tenir compte de cet aspect, du fait que si on est sûr de l’outil, on n’est jamais sûr de la main qui le travaille.

      Bref, pour s’assurer de la main de celui qui occupe la fonction bureaucratique à des fins privés lorsque cette fonction est sensé servir l’intérêt général, il faut l’intéresser et pour cela, comme vous l’écrit très justement Luniterre, en lui offrant de devenir lui même un bourgeois. Quand Macron perçoit 2 millions d’euros en quelques années comme banquier, il possède autant que 2 ouvriers ayant travaillé toute une vie de labeur. Sans compter l’impôt !

      C’est ainsi que les hauts fonctionnaires de l’Etat ont des rémunérations et des avantages sans communes mesures avec le reste des fonctionnaires. Idem pour les députés et sénateurs. De la même manière que les directeurs des grandes entreprises perçoivent des salaires et autres avantages sans communes mesures avec le reste des salariés. Ces derniers n’arrivant d’ailleurs pas à comprendre que ces salaires sont justifiés pour cette simple raison de s’assurer qu’ils ne se trompent pas des intérêts qu’ils défendent. Dès lors, il est facile de comprendre pourquoi les argentiers des banques sont si grassement rémunérés et surtout pourquoi dans une société où la monnaie concentre tous les profits de l’appareil productif, ces mêmes fonctionnaires ont autant de pouvoir sur toute la classe bourgeoisie, parce que toute son épargne se trouve entre leurs mains.

      Bref, en tant qu’outil, la bureaucratie n’est évidemment pas une classe sociale,

      1. Ce que notre ami Viriato ne comprend pas, c’est que les « bureaucrates » de la haute finance et des banques centrales ne sont pas seulement très grassement payés, mais qu’ils sont aussi détenteurs de titres de propriété et d’actifs financiers à hauteur de leur place dans la hiérarchie de l' »élite » mondialiste.
        Ils sont les éléments clefs, les véritables décideurs du système, et pas juste de simples serviteurs.

        Luniterre

        1.  » Ils sont les éléments clefs, les véritables décideurs du système, et pas juste de simples serviteurs. »

          Voilà exactement la différence telle que je l’ai montré depuis le début.

          Pour Luniterre la haute bureaucratie bancaire sont « les vrais décideurs »…Une absurdité majeure qui efface le concept de classe dominante la subordonant à leurs employés bien payés.

          Il ne faut pas critiquer le révisionnisme si on commence par réviser les concepts fondamentaux de la théorie des classes sociales marxiste. Une bureaucratie n’est pas une classe sociale et se trouve au service de la classe dominante malgré ses envies d’en prendre la place.

          Luniterre n’aime pas le terme « bureaucratie » et tout ce qui sent de près ou de loin le « trotskisme » ( à chacun ses interdits et ses fantasmes car le « trotskisme » ce sont « les trotskismes » qui pour certains ne le sont pas, etc. … ) mais s’il trouve un meilleur concept pour décrire la couche sociale qui fait passer les intérêts de la classe capitaliste, qu’il le fasse. Car la définir comme « capitaliste » parce que certains de leur mêmbre ont des actions (et à quelle proportion?) est d’une faiblesse à faire pleurer au mois comme analyse scientifique et/ou de classes.

          Pour Hervé Hum, la « bureaucratie syndicale » est aussi au service des capitalistes et elle aussi reçoit en recompensé un tas de bénéfices sous formes d’actions, privilèges, etc. (petits à l’échelle de ce qui reçoivent les capitalistes) et l’ensemble bureaucratique même s’il peut servir les travailleurs, en dernier analyse ils servent principalement la bourgeoisie, plus encore la haute bureaucratie bancaire.

          1. Tu ne lis que la moitié des phrases qui te permet de continuer tes diatribes obsessionelles sur le sujet, en oubliant ce qu’est la définition même d’un capitaliste: être détenteur de capitaux, c’est à dire d’actifs financiers ! …

            Tu oublies donc… »qu’ils sont aussi détenteurs de titres de propriété et d’actifs financiers à hauteur de leur place dans la hiérarchie de l’ »élite » mondialiste. »
            … C’est à dire de paquets d’actions et de titres divers qui leur permettent d’être en position de décideurs.

            Est-ce si difficile à comprendre?

            Quant aux bureaucrates syndicaux, ils sont tout simplement payés selon leur travail de Kollabos.

            C’est à dire pas grand-chose, évidemment, en comparaison…

            Luniterre

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