La Croix et la Bannière, ou le Coup d’État des Banques Centrales pour les archi-nuls!!!

 

 

 

 

 

Réponse en 7 points sur le Coup d’État des Banques Centrales

Critiques du concept de « Coup d’Etat mondial des banques centrales » :

 

 

Une réponse en 7 points

 

et notamment à >>>

« Critique des concepts de « Coup d’ Etat mondial des banques centrales « et « Coup d’État planétaire ourdi par l’oligarchie financière »

 

Avec un complément d’analyse important, au 24/05/2020

 

 

Bonjour à tous,

 

__1_Le marxisme, c’est d’abord et avant tout, le matérialisme dialectique, c’est à dire le contraire d’un truc figé !

 

__2_Il n’y a évidemment pas de « bon » et de « mauvais » capital, mais une dynamique globale nécessairement pourvue de contradictions et d’aspects divers et mouvants.

 

__3_Ce qui importe, ce sont les formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur, en fonction de l’évolution des forces productives.

 

__4_Sans cette dialectique de l’évolution des forces productives et des formes de manifestation de la loi de la valeur, on en serait encore au Moyen-Âge ! (…Certains rêvent d’y revenir, pas moi !)

 

__5_C’est la progression de plus en plus forte de l’automatisation et de la robotisation qui fait aujourd’hui évoluer les formes que prend la loi de la valeur.

 

__6_Marx avait déjà expliqué ça dans les Grundrisse, dès 1857 !

 

__7_Ce qui change donc aujourd’hui, c’est la relation entre crédit, plus-value, et circulation monétaire.

.

 

« Même un journaliste économique de « La Croix » est donc capable de comprendre cela, contrairement à nos prétendus « analystes de gauche » !

« La Croix et la Bannière, ou le Coup d’État des Banques Centrales pour les archi-nuls !!! »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/21/la-croix-et-la-banniere-ou-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-archi-nuls/

 

 

Une des différences majeures entre l’époque actuelle et les précédentes, et que nos « marxistes » d’opérette veulent absolument continuer d’ignorer, pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent : c’est que la dette accumulée ne peut plus être remboursée…

 

Dans une économie capitaliste « normale » le crédit est une avance sur la valeur à créer par le développement économique.

 

Si elle ne peut plus être remboursée, c’est donc qu’il y a clairement un déficit de valeur produite, actuellement, et de plus en plus, à l’échelle mondiale. Comprenons bien qu’il s’agit là d’abord et avant tout d’un déficit de valeur d’échange, la seule à permettre réellement l’élargissement du capital.

 

Car actuellement la création monétaire (« planche à billets ») ne sert pas seulement à renflouer les marchés financiers, mais aussi, plus directement, le secteur productif, et même, la consommation, par le chômage « partiel » mais massif, et dont le financement vient grossir la dette publique au lieu d’être « mutualisé » entre les partenaires économiques supposés « productifs ».

Le lien entre secteur productif et capital financier est effectivement distendu par la spéculation, mais il ne peut être complètement rompu.

 

L’investissement direct dans le productif, même s’il est réduit en proportion, provient néanmoins toujours essentiellement du capital financier, depuis le début du XXe siècle. Il sert toujours de base « matérielle » à la spéculation (« effet pop-corn » !).

 

L’obstacle à l’élargissement du capital que l’automatisation introduit, à partir d’un certain seuil, c’est que l’augmentation de la plus-value relative ne compense plus pour le recul massif du travail vivant par rapport au capital fixe. La part du capital fixe augmente tout en produisant globalement moins de valeur d’échange.

La crise de 2008 représente probablement le franchissement irréversible de ce seuil.

 

Le regonflement très rapide de la « bulle » malgré le QE, qui était censé relancer l’économie « réelle » après le sauvetage des Banques et des Bourses, en est le symptôme caractéristique.

Tout simplement parce que l’extension de la robotisation au-delà de ce seuil aboutit à mettre nécessairement en circulation en tant que telle une part de valeur d’usage qui n’est donc plus transformées en valeur d’échange et augmente donc le déficit global entre valeur totale circulant formellement pour correspondre aux besoins et valeur d’échange réellement produite.

Pour que cette valeur d’usage continue néanmoins à circuler et produire du chiffre d’affaire en proportion, à défaut de plus-value, il est donc indispensable de réinjecter des liquidités dans le système, d’une manière ou d’une autre. Des liquidités qui ne peuvent, et pour cause, être réellement valorisées en tant que capital productif. C’est aussi un aspect concret de la transformation du capital fixe dévalorisé en capital fictif.

 


L’effet de seuil, observable en fait de façon caractéristique depuis 2008, sinon avant, c’est donc clairement qu’il n’y a déjà plus de retour possible à l’élargissement « classique » du capital total.

L’expérience des processus « non conventionnels » type QE montre néanmoins à la bourgeoisie la plus instruite que la stabilisation peut être obtenue par la dette, depuis 12 ans déjà, et donc poursuivie et renforcée par le spectacle « crise du Covid », qui, désormais, « normalise » ce qui était jusque là resté hypothétiquement « non conventionnel ».

Ce n’est pas du tout la « dictature des créanciers » de F. Chesnais (les « créances » étant définitivement insolvables).

C’est simplement, au contraire, le pouvoir de la dette, le pouvoir de faire circuler la valeur d’usage en la « créditant », même si sans retour de valeur possible, et pour cause. C’est la plus grande masse des « profits » qui devient elle même « fictive » et n’est réalisée qu’au bon vouloir des Banques Centrales, institutions désormais fondatrices du pouvoir de monopoliser la valeur d’usage, et non plus principalement de capitaliser sur l’accumulation de la valeur d’échange, même si ce processus « classique » semble persister encore formellement, et en partie, réellement, dans les zones économiquement « arriérées ».

 

Les analystes réellement sérieux qui bossent directement pour le système ont évidemment compris cela, contrairement à nos « marxistes » d’opérette, à la française ou non. Ils ont donc bien compris l’urgence de réinjecter de nouvelles liquidités tout en « crevant » la bulle de façon aussi bien « maîtrisée » que possible, et c’est bien ce qui a été fait à l’ « occasion », éventuellement « providentielle », si réellement « naturelle », ce qui reste encore douteux, de la « pandémie du Covid-19 ».

Une opportunité doublement « providentielle », vu que le seul moyen de contrôler financièrement un système productif automatisé qui ne produit plus (…ou de plus en plus) que des valeurs d’usage, c’est de s’en assurer le monopole absolu, afin de rendre les classes populaires entièrement dépendantes, et cela exige donc de leur imposer une soumission totale, quel qu’en soit le prétexte. Et cela ne peut fonctionner efficacement que par des peurs collectives constantes fondées sur un fond de psychoses habilement manipulées, dont la « gestion de la pandémie » est un modèle remarquable.

 

Dans ce domaine, la Chine, qui est probablement, de toutes les puissances financières importantes actuelles, la seule victime réellement involontaire, n’en a pas moins profité pour prendre, là aussi, quelques longueurs d’avance sur la « Big Brotherisation » de l’Occident, consciente d’être également déjà rentrée dans ce nouveau cycle économique.

Le monopole des valeurs d’usage ne peut qu’être « capitalisé fictivement », et il ne peut donc l’être que sur la base de la soumission et de la peur collective permanente.

Luniterre

 

 

 

 

Tel quel, ce très « pédagogique »

article de…

https://www.la-croix.com/build/lacroix/images/logo_facebook.5f59af7e.png

   « Les banques centrales, remparts contre la crise

Analyse

 

« Alors que l’épidémie de Covid-19 a plongé l’économie

dans un coma volontaire,

les banques centrales jouent un rôle décisif

pour amortir le choc.

 

  • Alain Guillemoles,
  • le 17/05/2020 à 09:36

 

« Indispensables banques centrales ! Depuis dix ans, elles sont devenues essentielles au fonctionnement des économies développées. En mars 2020, la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed) sont intervenues massivement pour assurer la stabilité du système financier, lorsque l’Europe puis les États-Unis ont été gagnés par l’épidémie de coronavirus. En quelques heures, elles ont mis des centaines de milliards d’euros et de dollars sur la table…

 

À quoi sert cet argent ? D’une part, à racheter auprès des banques les obligations émises par les États, qui permettent à ces derniers de financer leurs dépenses exceptionnelles. D’autre part, à injecter des liquidités dans le système financier pour que les banques continuent à prêter aux entreprises et aux ménages.

Création monétaire et risque inflationniste

Depuis la crise de 2008, les banques centrales font le nécessaire pour que l’économie continue à tourner. Oui mais voilà, pour éviter la panne générale, elles sont conduites à injecter de plus en plus d’argent. Il s’ensuit un gonflement démesuré de la dette, avec le risque de créer des bulles et de provoquer un krach d’une ampleur inégalée… La dette fédérale américaine a par exemple plus que doublé en dix ans, pour atteindre 22 000 milliards de dollars en 2019 !

 

Si les banques centrales peuvent le faire, c’est parce qu’elles ont le pouvoir de créer de la monnaie. En principe, toute augmentation de la masse monétaire en circulation doit se faire au même rythme que la croissance économique. Sinon, il y a un risque : « Les pays qui font fonctionner la planche à billets, on l’a vu par le passé, se retrouvent au bout d’un certain temps devant une poussée d’inflation. C’est ce qui s’est par exemple produit dans plusieurs pays d’Amérique latine », rappelle Matthieu Bussière, directeur des études monétaires et financières à la Banque de France.

Aujourd’hui, pourtant, malgré l’augmentation importante des liquidités en circulation, il n’y a pas de poussée inflationniste dans les économies développées du fait de la pression concurrentielle. Les banques centrales peuvent donc continuer à créer de l’argent pour financer un gonflement de la dette des États, des entreprises et des particuliers.

L’ère des taux négatifs

Pour comprendre comment cette situation s’est installée, il faut revenir un peu en arrière. À partir des années 1980, l’industrie financière s’est considérablement développée et elle est devenue indispensable à l’activité économique, les entreprises et les États se finançant désormais massivement sur les marchés. En 2008, ce fut l’accident : la faillite de Lehman Brothers. Pour éviter un effondrement du système financier, les banques centrales durent intervenir en baissant les taux d’intérêt et en créant de la monnaie.

En douze ans, la Fed et la BCE ont injecté près de 10 000 milliards de dollars dans l’économie, multipliant la taille de leur bilan par cinq. La BCE est ainsi sur le point de détenir plus de 25 % de la dette publique des pays de la zone euro…

 

La conséquence, c’est qu’en achetant des dettes d’État, elles ont créé des distorsions sur les marchés financiers. « Les banques centrales sont devenues les faiseurs de prix sur les dettes souveraines », analyse Christopher Dembik, directeur de la recherche économique à Saxo Bank. Et c’est ainsi qu’on a vu apparaître les taux négatifs en vertu desquels des fonds de pension payent pour prêter leur argent à des États… Le faible niveau des taux d’intérêt permet de maintenir la croissance dans les économies développées. […c’est à dire, en réalité et à l’évidence: la quasi-stagnation!!! -NDTML] Mais cela crée un océan de dettes et fait monter les prix de l’immobilier.

De plus une partie des liquidités disponibles sert surtout à alimenter la spéculation. « Sans l’action des banques centrales, la situation serait plus dramatique. Mais la conséquence est une hausse des marchés actions, ce qui profite aux plus riches puisque ce sont eux, en général, qui en détiennent… », ajoute Christopher Dembik.

À en croire les banquiers centraux, ce nouvel interventionnisme n’est pas destiné à durer. « L’argent qui est injecté aujourd’hui n’a rien de magique. Il devra être remboursé, même si c’est sur le long terme. Le but de ce plan d’urgence économique est d’amortir le choc en lissant ses effets dans le temps, pour éviter que trop d’entreprises ne se retrouvent en faillite », explique Matthieu Bussière.

Les observateurs des marchés ne sont toutefois pas du même avis. Pour eux, le mouvement semble irréversible. [NDTML >>> Analyse TML idem!!!]: « La Réserve fédérale américaine a bien tenté de relever les taux en 2018, mais on a vu le résultat… », rappelle l’économiste Véronique Riches-Flores. La chute des marchés boursiers a obligé la Fed à baisser à nouveau les taux, tandis que Donald Trump tempêtait… Les économies développées semblent être devenues dépendantes des taux bas et s’être installées durablement dans un système d’endettement croissant, qui est permis par l’action des banques centrales.

[NDTML >>>Une évidence que personne ne veut « accepter », sauf quelques analystes lucides qui ne font que simplement constater la réalité des faits…!!!]

 

Effacer les dettes, une solution peu probable

Faudrait-il qu’elles en fassent plus ? Certains économistes voudraient voir les banques centrales effacer les dettes, ou financer directement les ménages en créant de la monnaie qui serait créditée sur leur compte bancaire, de « l’argent hélicoptère ». Ces projets hérissent les tenants de ­l’or­tho­­doxie financière, en particulier en Allemagne, où les esprits restent marqués par l’hyperinflation des années 1930 et sont attachés à l’idée que tout argent doit se gagner, qu’il ne peut pas être créé sans contrepartie réelle. Or c’est parce que l’Allemagne est dans la zone euro que la BCE inspire confiance…

[NDTML >>> Le financement actuel du « chômage partiel », sans contre-partie possible autre que la dette des Etats, directe ou non, envers les Banques Centrales, c’est DÉJÀ de la « monnaie-hélicoptère »!!!]

 

Il est donc peu probable que la BCE décide un jour d’effacer les dettes des États. En revanche, la créativité des banquiers centraux est grande. Ils ont la possibilité de « faire rouler » la dette, selon l’expression qu’ils emploient. Cela signifie que l’argent remboursé est aussitôt réinvesti en nouvelles dettes, ce qui donne déjà aux États l’assurance qu’ils pourront bénéficier d’un financement à très long terme. Du moins tant que ne se produit pas un nouvel accident, semblable à celui de 2008…

[NDTML >>> L' »accident » du Covid-19, en dégonflant la bulle « juste à temps », vient déjà de repousser cette échéance de plusieurs années, vraisemblablement… Pour « mémoire » >>> 2020 – 2008 = 12 ANS !!!]

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« Des institutions indépendantes

[ ….C’est « La Croix » qui le dit!!!  – NDTML ]

Les plus puissantes banques centrales sont la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon, mais il en existe autant que de monnaies.

Dans les économies libérales, les banques centrales sont indépendantes, c’est-à-dire libres de leurs décisions pour atteindre l’objectif qui leur est donné, mais leurs dirigeants sont nommés par le pouvoir politique.

La BCE est la banque centrale de la zone euro. Son objectif est le maintien de la stabilité des prix. À sa tête se trouve un conseil des gouverneurs qui compte six membres du directoire, dont le président (depuis le 1er novembre 2019, Christine Lagarde), ainsi que les dix-neuf gouverneurs des banques centrales nationales des pays de la zone euro.

La Fed (Réserve fédérale des États-Unis) a pour objectif la stabilité des prix et le plein-emploi. Elle est dirigée par un conseil des gouverneurs dont le président est, depuis février 2018, Jerome Powell.

https://www.la-croix.com/Economie/Economie-et-entreprises/banques-centrales-remparts-contre-crise-2020-05-17-1201094659

À VOIR AUSSI  >>>. La BCE bridée par la justice allemande

MAIS… >>> + 500 Milliards d’euros…

LE PROBLÈME EST DÉJÀ QUASIMENT « RÉGLÉ » !

https://www.capital.fr/economie-politique/emmanuel-macron-et-angela-merkel-proposent-500-milliards-pour-la-relance-1370359

https://www.novethic.fr/actualite/politique/isr-rse/avec-son-plan-de-relance-de-500-milliards-d-euros-l-europe-remet-la-logique-de-solidarite-au-c-ur-de-l-union-148585.html

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/merkel-and-macron-roll-out-e500-billion-covid-19-recovery-initiative/

 

https://c.pxhere.com/photos/33/18/monkey_sculpture_carving_art_wood_carving_animal_seeing_blind-1243701.jpg!d

Le cas typique d’un aveugle qui refuse de voir, borné par ses « certitudes » idéologiques dogmatiques et rassurantes pour son mental :

 

« La voie difficile », en fait carrément aveuglée, de M. Bibeau !

La 4e Guerre mondiale est en marche! La voie difficile

20 mai 2020 par Robert Bibeau

La Fed propose un chemin difficile pour le futur des États-Unis. La Réserve fédérale a laissé les taux inchangés à près de zéro pour cent lors de sa réunion d’avril (2020) et a laissé entendre qu’elle ne les augmenterait pas de sitôt, car pandémie et confinement font payer un lourd tribut aux États-Unis. Pourtant, la Fed sait bien qu’isolationnisme, confinement totalitaire et quarantaine drastique n’apporteront jamais la reprise économique.

Les responsables de la Réserve fédérale ont laissé entendre qu’ils n’anticipaient pas un rebond rapide de l’économie ni une reprise en « V » que le président Trump semble espérer. Ce sera au mieux une reprise en « U » après une phase de dépression sévère, et au pire, cette crise, amorcée en 2008, suivie d’une guerre financière, puis d’une guerre commerciale, prolongée d’une guerre virologique, débouchera sur une guerre mondiale…à laquelle les ploutocrates  se préparent fébrilement. Pendant que les riches mènent ces préparatifs de guerre totale, les marionnettes politiques ont pour tâche de distraire madame «ToutLemonde» à débattre de l’approvisionnement en masques, en test, en gel hydroalcoolique, et occupe monsieur «péquenot» à déblatérer des vacances d’été dans son quartier socialement distancié (sic).

Jerome H. Powell, le président de la Réserve fédérale, a adopté un ton inquiet lors de sa première conférence de presse régulière depuis que le confinement suicidaire a paralysé l’économie américaine et mondiale, qualifiant de «déchirantes» (sic) les pertes de dizaines de millions d’emplois prédisant un long chemin pour relancer l’économie mondiale catastrophée. M. Powell, qui a présidé la plus longue phase d’expansion économique jamais enregistrée dans l’histoire des USA, a vu s’effondrer, le marché du travail le plus fort depuis des générations. Aux États-Unis seulement, ce sont plus de 33 millions de travailleurs qui ont perdu leur emploi alors que le confinement et les fermetures d’entreprises ont fait disparaître le carburant d’une économie américaine axée sur la consommation dans la répartition internationale des tâches du cycle de valorisation mondial du capital.

Ainsi, le secteur tertiaire des services (services personnels aux consommateurs, soins de santé, éducation, commerce de détail et de gros, services financiers, tourisme, transports, médias, culture, etc.) représente 80% du PIB aux États-Unis, et c’est aussi là que l’on retrouve 80 pour cent des emplois.

Vous comprenez pourquoi des milliers de ces nouveaux chômeurs, sans prestation sociale, après avoir fait la queue au comptoir alimentaire du quartier se mobilisent ces jours-ci,  non pas contre la mort improbable par contagion virale, mais contre la mort probable par inanition chômage. Après tout, 6 mois de pandémie n’ont provoqué que 4,7 millions de malades et 315000 décès, alors que 4 mois de confinement meurtrier ont déjà provoqué des centaines de millions de chômeurs et des centaines de millions d’affamés dans le monde entier, ce qui fait mieux comprendre l’interdépendance des économies nationales mondialisées.

Powell a tiré la sonnette d’alarme en indiquant que la reprise économique pourrait être lente et hésitante et que les efforts déployés pour contenir la bombe virale des dommages collatérales pourraient être particulièrement douloureux pour les plus vulnérables, préparant ainsi les esprits à la prochaine phase de cette guerre mondiale qui ne dit pas son nom : «Nous avons entendu des communautés minoritaires et à revenus faibles nous dire que c’était le meilleur marché du travail qu’ils avaient vu de leur vie», a déclaré le poncif. «Il est déchirant, de voir que tout cela est menacé. Il est d’autant plus nécessaire que notre réponse soit urgente, et aussi celle du Congrès américain». L’oligarque bancaire appelait ainsi sa classe à serrer les rangs dans l’assaut qui l’attend contre ses concurrents.

Résumons cette étape dramatique de l’évolution de ce mode de production mondialisé et décadent. Depuis l’an 2000 environ, la production industrielle et commerciale à grande échelle de la Chine, de l’Inde et de l’Europe a atteint un degré où elle ne peut plus être contenue et absorbée dans le système mondial dominé par les États-Unis déclinants. Les barrières tarifaires nationales – même réduites – les marchés financiers normés – les alliances commerciales continentales et leurs restrictions – le dollar bancal hégémonique – sont autant de barrières à la valorisation et à l’accumulation du capital mondial. Comme toujours dans ce cas, le capital le plus contraint dans son expansion cherche une ouverture par la guerre. Nous appréhendions une guerre nucléaire et voici qu’une guerre virologique confronte le monde tétanisé… et ça ne fait que commencer. Seul le prolétariat pourra nous sortir de cette galère d’enfer.

Powell a promis que la Fed pousserait ses pouvoirs à leur limite pour affronter la guerre biologique, en maintenant des taux d’intérêt très bas et en canalisant le crédit vers les marchés «cruciaux», en déployant un gigantesque programme d’achat d’obligations (bidons) pour apaiser les marchés en difficulté et en mettant en place une série de programmes de prêts d’urgence pour maintenir le flux de crédit (et de la consommation) aux entreprises et aux ménages paupérisés. Mais il a également précisé que les décideurs politiques doivent faire leur part pour éviter que les ménages et les entreprises ne soient trop menacés, et il a souligné à plusieurs reprises que les enjeux étaient élevés, notamment pour le marché de l’emploi (sic), signifiant ainsi d’où viendrait la menace interne dans cette guerre mondiale externe. Le prolétariat américain acceptera-t-il d’assumer le fardeau de cette quatrième guerre mondiale ? Rien n’est moins certain et il faudra plus que des masques pour calmer ces enragés, pas malades mais affamés .

Powell a souligné que la banque centrale ne pouvait pas contrer complètement la crise actuelle qui s’envenime plus rapidement que le Covid-19 ne se répand : «La baisse des taux d’intérêt ne peut pas arrêter la forte baisse de l’activité économique causée par les fermetures d’entreprises et autres formes de confinement social » (sic), a déclaré M. Powell. Le banquier a ajouté que la Fed «fait partie de la réponse», mais «il se pourrait bien que l’économie ait besoin de plus de soutien de notre part à tous»… entendre ici que d’autres sacrifices seront requis de la petite et de la moyenne bourgeoisie ainsi que du prolétariat.

Il a souligné la nécessité de politiques fiscales qui protègent les entreprises et les ménages contre «l’insolvabilité» et le défaut de remboursement des dettes colossales irrécupérables. En fait, ce sont les banques et les boursicoteurs que Powell souhaite protéger. Le talon d’Achille des économies capitalistes est le niveau historiquement élevé d’endettement par rapport au produit intérieur brut (PIB).

Voici un aperçu des niveaux d’endettement aux États-Unis:

1- La dette totale des entreprises aux États-Unis (dette des sociétés non financières des grandes entreprises, dette des petites et moyennes entreprises, entreprises familiales et autres dettes commerciales) était de 15,5 billions de dollars, soit 72% du PIB américain.

2- La dette totale des consommateurs américains (cartes de crédit, prêts automobiles, prêts étudiants, hypothèques immobilières et autres dettes des ménages) était de 13,95 billions de dollars ou 65,2% du PIB.

3- La dette totale du gouvernement américain (dette non remboursée du gouvernement fédéral) était de 22,7 billions de dollars ou 106,1% du PIB.

En somme, le niveau d’endettement total des États-Unis, excluant le secteur financier, égalait l’an dernier environ 52000 milliards de dollars, soit 243% du PIB pour une économie qui produit environ 22000 milliards de dollars par an de biens et de services. C’est comme si un cavalier pesant 250 kilos chevauchait un poney comme plaisantait le professeur Rodrigue Tremblay

Avec un déficit budgétaire fortement en hausse à hauteur de 3700 milliards de dollars en 2020-21, et un autre déficit d’environ 2000 milliards de dollars en 2021-22, la dette totale du gouvernement américain, à lui seul, pourrait facilement grimper à 27700 milliards de dollars. Hormis une menace inflationniste imminente, les gouvernements peuvent faire appel à la banque centrale pour que cette dernière fasse gonfler la masse de monnaie fiduciaire en monétisant les dettes gouvernementales, ce qui ne pourra que miner encore davantage la confiance envers le dollar dépité, devise de moins en moins appréciée des boursicoteurs internationaux.  Les entreprises privées et les consommateurs surendettés n’ont guère ce luxe de «socialiser» leurs dettes sur le dos des contribuables confinés. Ces derniers n’auront d’autre choix que celui de faire défaut sur leurs dettes et de réduire considérablement leurs dépenses. 

L’annonce de la Fed est intervenue quelques heures seulement après qu’un rapport du gouvernement ait montré que l’économie s’était contractée à un taux annualisé de 4,8% au premier trimestre. Bien que ce soit le pire résultat depuis 2008 et qu’il mette fin à une phase d’expansion, il a probablement à peine effleuré la surface des dommages causés par le confinement.  La contraction devrait être encore plus prononcée au cours du prochain trimestre. M. Powell a déclaré que les données économiques du deuxième trimestre seraient « pires » que tout ce qui a été vu précédemment, qu’il pourrait falloir du temps aux consommateurs que l’on a terrorisés depuis des mois pour se sentir à nouveau à l’aise pour dépenser, et que les entreprises et les travailleurs pourraient avoir besoin d’une aide financière supplémentaire. Pourtant, selon certaines évaluations, les gouvernements du monde entier comptent injecter quelque 8 000 milliards de dollars en mesures fiscales, à l’exclusion des sommes avancées par les banques centrales, pour empêcher un effondrement de leur économie. 

Le Congrès a remis au département du Trésor 454 milliards de dollars pour soutenir les programmes de prêts d’urgence de la Fed, qui peuvent aider les entreprises, les États et les villes à accéder au crédit. Moins de la moitié de ce financement a été affecté et tous les programmes annoncés par la Fed ne sont pas encore en place. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui doit approuver les programmes, a indiqué qu’il n’est pas disposé à prendre des risques qui entraînent des pertes importantes. «Je pense qu’il est assez clair que si le Congrès avait voulu que je perde tout l’argent, cet argent aurait été conçu comme des subventions et des aides plutôt que comme un soutien au crédit», a déclaré M. Mnuchin aux journalistes récemment.

Pour sa part, M. Powell a suggéré que les deux programmes d’obligations d’entreprises de la Fed commenceraient bientôt à acheter des dettes, et que la Fed présenterait des plans révisés pour son programme pour les entreprises de taille moyenne, qui est censé aider les entreprises qui sont trop grandes pour des prêts de petites entreprises remboursables, mais trop petites pour accéder facilement aux marchés boursiers. Mais la banque centrale ne peut pas accorder de subventions, et même ses pouvoirs de prêt sont limités à des emprunteurs en assez bonne santé (sic). Tout ceci signifie que les banques ne prêtent pas aux «petits capitalistes» et que l’État n’a pas de sous pour ces gens-là. Les économistes gauchistes comprennent-ils enfin la mécanique par laquelle la moyenne bourgeoisie d’affaires et la petite bourgeoisie du commerce et des services seront inexorablement poussées par les lois du système capitaliste vers la révolte insurrectionnelle? La BCE européenne emprunte le même sentier de faillite assurée.

Pour le prolétariat le processus sera différent.

De la contraction des marchés, dont le confinement meurtrier a donné un avant-goût, il résulte une baisse des bénéfices et un déclin de la demande de main-d’œuvre. À son tour, la hausse du taux de chômage fait chuter les salaires, et c’est alors qu’une dangereuse spirale de baisse des prix et des salaires peut se mettre en marche entraînant un effondrement de la demande, d’où l’anémie des marchés et des profits et la grande dépression.

C’est ainsi que madame «Toutlemeonde» comprend enfin que sous le mode de production capitaliste on ne peut sacrifier le profit pour avantager la vie et les services de santé au prix des services financiers. Ce qui sauve des vies ce n’est pas de se masquer dans le Métro, mais de démasquer les lois du profit et de les abolir.

Le confinement totalitaire offre aux prolétaires l’opportunité de prendre leurs marques face à l’État fétiche le bras armé des riches. Il faut cesser de quémander à l’État capitaliste. Il faut le déconstruire et ainsi désarmer les ploutocrates, supprimer leurs assignations et abolir leurs fonctions. Après ceci, tout un monde sera à construire, non pas un pseudo Nouvel ordre mondial fondé sur les lois du capital… mais un Nouveau Monde sans capital . https://les7duquebec.net/archives/255077

 

ET POURTANT…

 

 

En guise de conclusion…

 

[NDTML >>> cette « conclusion » est donc maintenant antérieure au complément rajouté à la suite des 7 points le 24/05/2020 >>> elle en est devenue en fait un jalon de réflexion!]

 

Ce que la « gauche », y incluant les gauchistes et les pseudos-«marxistes» , rabâchant stupidement leur rengaine sur la « reprise économique » la « relance du profit », la guerre économique débouchant « inévitablement » sur une Nème « guerre mondiale », etc… sont incapables de voir, alors que cela se passe pourtant clairement sous leurs yeux aveuglés par leur propre idéologie :

 

Entre 2008 et 2020, le système financier n’a dû sa survie qu’à la planche à billets des Banques Centrales. Ce n’est plus essentiellement le profit, désormais progressivement bloqué par la robotisation, que la bourgeoisie cherche à sauvegarder, mais simplement son pouvoir, et les privilèges qui vont avec. Le premier étant celui de contrôler l’économie par le crédit et la dette.

 

C’est d’abord l’ensemble des besoins sociaux les plus élémentaires qu’elle tente désormais de prendre en otages, à travers son nouveau système de circulation monétaire, fondé sur la dette publique.

 

Ce n’est plus le profit capitaliste, même s’il existe encore largement, qui est la véritable base économique du pouvoir, mais bien précisément le pouvoir de décider des crédits et de leur orientation, indépendamment de leur taux, et même, de leur remboursement !

 

Même un journaliste économique de « La Croix » est donc capable de comprendre cela, contrairement à nos prétendus « analystes de gauche » !

 

La manipulation de la « pandémie du Covid-19 » était à l’évidence une opportunité idéale pour consacrer définitivement cette évolution du système et poser les bases de nouvelles formes de soumission collective.

 

Les discours et rengaines des gauchistes et des pseudos-« marxistes » font plus que jamais et tout à fait « spontanément » partie de ces nouvelles bases idéologiques du pouvoir de classe de la bourgeoisie.

 

Il y a déjà 40 ans, tentant de comprendre les arcanes du capital, le gauchiste bordiguiste Loren Goldner ébauchait une originale approche du « capital total », intéressante par bien des aspects, mais qui se terminait malheureusement, dans sa démarche idéologique, par un rejet caricatural de l’approche léniniste du phénomène impérialiste, pourtant largement prouvée opérationnelle, comme outil d’analyse, depuis plus d’un siècle, et toujours actuelle, notamment pour comprendre l’émergence remarquable du social-impérialisme chinois…(*)

Plus opérationnelle, son approche de la formation et de la circulation du capital fictif:

« La valeur fictive qui circule correspond à la capitalisation du capital fixe dévalorisé par l’innovation technologique. »

« Et nous avons aussi clairement dit que la contradiction fondamentale du capitalisme est qu’il en arrive au stade où toute augmentation de la plus-value relative sous l’effet de l’innovation technique crée davantage de titres à la plus-value totale qu’elle n’ajoute à cette plus-value. »

Etc…

Ce que nous avons parfois expliqué de façon imagée, sur TML, par l’ « effet pop-corn », ou le « grain de maïs » du capital « productif » se trouve distendu à l’extrême par la marmite d’huile bouillonnante de la spéculation boursière jusqu’au point de l’ « éclatement » de la crise…

Paradoxalement, l’aspect le plus utile du travail de Loren Goldner est son caractère « daté », d’il y a déjà une quarantaine d’années, ce qui nous permet une comparaison particulièrement révélatrice avec la situation actuelle :

« Lorsque le profit, l’intérêt et la rente foncière commencent à dépasser dangereusement la somme de plus-value disponible pour une répartition sous ses formes capitalistes, la banque centrale est obligée de freiner la création de crédit pour assurer la poursuite de la valorisation. Le taux d’intérêt de la banque centrale réglemente ainsi le taux de profit général de toute capitalisation circulante. Mais la rareté du crédit menace l’existence des capitaux les plus faibles, imposant en dernière instance une liquidation des stocks à n’importe quel prix pour éviter une rupture de la chaîne des paiements dans la pyramide du crédit. A l’échelle globale, la poursuite de la valorisation exige une conversion en argent de la masse des marchandises dans un contexte de rareté généralisée de l’argent. Une liquidation générale des stocks menace d’entraîner une masse de titres capitalistes fictifs dans une déflation générale. Si cette déflation survient, le taux de profit et le taux de plus-value sont rééquilibrés, ce qui permet à la production d’offrir de nouveau un taux de profit suffisant pour attirer l’investissement, lequel, au moment du pic de l’inflation, s’orientait de plus en plus vers le secteur spéculatif. »

C’est donc typiquement l’inverse de la stratégie des Banques Centrales depuis 2008, et renouvelée en 2020, alors que la masse des QE restait encore potentiellement une « potion » sur-dosée à avaler pour l’économie productive… (Le couple Merkel-Macron vient tout juste encore de « pondre » 500 nouveaux milliards « au nom de l’UE »! -voir liens ci-dessus)

Loren Goldner ne s’est pour autant pas du tout gouré là dessus en 1981, bien au contraire, ce sont simplement les temps qui ont changé, comme disait la chanson…

Le développement des forces productives automatisées et en voie de robotisation avancée est tel qu’une partie de la production se trouve de fait « marchandisée » directement en tant que valeur d’usage, pour répondre à la masse des besoins, sans avoir généré pour autant de plus-value, et pour cause !

Bien entendu, il ne s’agit pas de pointer nécessairement du doigt telle ou telle production, et c’est sans-doute là que le concept de « capital total » intervient pour comprendre cette évolution et en quoi la situation actuelle est radicalement différente de celle de 1981.

Sous la perfusion permanente du crédit des Banques Centrales le système est entré dans une sorte de stase qui aura certainement ses propres cycles, d’un dizaine années, semble-t-il, mais il n’y aura toujours pas de « crise ultime » contrairement à ce que semblent penser Loren Goldner, et d’autres idéalistes gauchistes, dont l’inénarrable M. Bibeau.

La Révolution reste à faire…

L’ autre issue, malheureusement celle actuellement engagée, c’est la monopolisation de plus en plus grande de toutes valeurs d’usages, mais toujours sous la coupe réglée par le crédit, de plus en plus direct, des Banques Centrales. Les États n’étant plus que des relais nécessaires entre les deux pour « encadrer » les populations.

Mais selon Loren Goldner lui-même, les prémisses de cette évolution étaient déjà là, il y a 40 ans :

« au XXe siècle, il [le capital] transforme le travail productif en travail improductif dans les zones « avancées » et transforme la main-d’œuvre paysanne en lumpenprolétariat urbain ou suburbain dans les zones « arriérées » (comme les bidonvilles de 3 millions d’habitants de Mexico et d’autres agglomérations d’Amérique latine). Les exceptions importantes à cette tendance que l’on relève dans certains pays nouvellement industrialisés du tiers monde, et sur lesquelles nous reviendrons, [NDTML >>> le cas de la Chine!] n’invalident pas pour autant cette analyse.

Le fait que l’accumulation se réalise ainsi aux deux pôles (pays avancés, pays du tiers monde) d’une force de travail mise dans l’incapacité de se réaliser dans la production est l’expression parfaite du fait qu’au XXe siècle, innovation technique et caducité de la valeur en tant que rapport capable de développer les forces productives vont de pair. »

Et encore bien davantage au XXIème siècle…!

Luniterre

( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/03/31/en-relisant-lenine-qui-parlait-deja-de-chine-reedition-2020/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/  )

 

 

POUR COMPRENDRE LA CRISE POST-COVID 19 >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/18/le-coup-detat-des-banques-centrales-sur-vlr-une-suite-au-debat/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/04/crise-et-pandemie-de-loeuf-et-de-la-poule-qui-est-le-premier/

.

 

Démasqués :

Le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/24/sur-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs-des-banques-centrales-quelques-observations-complementaires/

 

 

EN DOCS PDF :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-du-covid-19-le-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales.pdf

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-2008-2020-echange-luniterre-gerard-bad.pdf

 

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20 commentaires

  1. salut,

    il y a la réalité des faits, du moins autant qu’on y a accès et l’interprétation qu’on en fait, selon la base logique dont on fait usage.

    tout d’abord, dire que la dette devra être remboursée ne tient évidemment pas dans la situation actuelle, mais les banquiers ne peuvent évidemment pas dire le contraire à l’attention des citoyens. Et d’ailleurs, tant que les intérêts peuvent êtres payés, même en faisant tourner la planche à billet, tout le monde capitaliste est content, car le pire est évidemment de perdre tout son capital accumulé.

    Pour ma part, je remarque que dans le passé, une situation égale du système monétaire aurait déjà explosé et la monnaie aurait déjà fait faillite. Or, force est de constater qu’il n’en est rien et ce, malgré une planche à billet tournant à plein régime et ce, sans créer de forte inflation.

    Mon analyse me dit que la raison tient essentiellement à la division entre d’un coté l’économie dites réelles, celle des travailleurs et l’économie dites financière ou virtuelle, celle des capitalistes, c’est à dire des rentiers, (riches et retraités par capitalisation) et tant que cette séparation sera maintenue, le système pourra perdure et l’inflation contenu, car l’économie des pauvres n’a rien à voir avec celle des riches. La première se fondant sur la circulation monétaire constante, la seconde sur l’accumulation constante. Bref, tant que la planche à billet sert à alimenter l’économie financière et donc, sert à l’accumulation des riches, il n’y a aucun risque d’inflation monétaire réelle au niveau de l’économie dites réelle, sauf celle pour l’économie du luxe, mais celle ci n’entre pas dans le calcul de l’inflation et surtout, n’a pas d’impact réel sur la stabilité sociale, seul risque réel de crise économique pouvant provoquer l’effondrement. Car l’automatisation ne peut pas tout expliquer.

    Reste alors la crise politique majeure entre dirigeants des grandes nations, mais personne n’y a encore intérêt. Notamment dû au fait de l’interdépendance de toutes les économies et des capitalistes où personne n’a intérêt à l’effondrement et donc, préfère continuer à jouer le jeu de la cavalerie monétaire, car la particularité de cette cavalerie, c’est que tout le monde est complice et qu’il n’y a pas de victime, sauf ceux qui n’y participent pas, soit donc, les pauvres !

    Aujourd’hui, le rôle de la planche à billet consiste à assurer un minimum d’intérêt et une relative stabilité sociale, mais pour combien de temps encore ?

    1. Bonjour, camarade !

      Tes observations sont tout à fait judicieuses, et il n’est pas question de prétendre que l’automatisation est le seul facteur en jeu, loin de là !

      Néanmoins, comme tu le remarques toi-même, il y a donc bien une différence majeure entre l’époque actuelle et les précédentes : c’est que la dette accumulée ne peut plus être remboursée…

      Dans une économie capitaliste « normale » le crédit est une avance sur la valeur à créer par le développement économique.

      Si elle ne peut plus être remboursée, c’est donc qu’il y a clairement un déficit de valeur produite, actuellement, et de plus en plus, à l’échelle mondiale.

      Car actuellement la création monétaire (« planche à billets ») ne sert pas seulement à renflouer les marchés financiers, mais aussi, plus directement, le secteur productif, et même, la consommation, par le chômage « partiel » mais massif, et dont le financement vient grossir la dette publique au lieu d’être « mutualisé » entre les partenaires économiques supposés « productifs ».
      Le lien entre secteur productif et capital financier est effectivement distendu par la spéculation, mais il ne peut être complètement rompu.

      L’investissement direct dans le productif, même s’il est réduit en proportion, provient néanmoins toujours essentiellement du capital financier, depuis le début du XXème siècle. Il sert toujours de base « matérielle » à la spéculation (« effet pop-corn » !).

      Ce que l’automatisation introduit, à partir d’un certain seuil, c’est que l’augmentation de la plus-value relative ne compense plus pour le recul massif du travail vivant par rapport au capital fixe.

      La crise de 2008 représente probablement le franchissement irréversible de ce seuil.

      Le regonflement très rapide de la « bulle » malgré le QE, qui était censé relancer l’économie « réelle » après le sauvetage des Banques et des Bourses, en est le symptôme caractéristique.

      Les analystes réellement sérieux qui bossent directement pour le système ont évidemment compris cela, contrairement à nos « marxistes » d’opérette, à la française ou non. Ils ont donc compris l’urgence de « crever » la bulle de façon aussi bien « maitrisée » que possible, et c’est bien ce qui a été fait à l’ « occasion », « providentielle », en réalité de la « pandémie du Covid-19 ».

      Bien entendu, il y a donc encore une différence entre l’économie occidentale et l’économie chinoise, à ce sujet, les chinois n’ayant aucun intérêt dans cet arrêt de la production.

      Ce qui explique aussi la différence de comportement des uns et des autres : les chinois, quoi qu’on en dise, ont réagi remarquablement vite, et efficacement, en comparaison ! Alors que les occidentaux, pourtant donc « avertis », ont laissé traîner au maximum, et jusqu’à une limite déjà largement indécente… et surtout, très « malsaine », pour le moins !

      Depuis quelques années, déjà, la différence du coût de la main d’œuvre entre Chine et Occident a cessé de jouer en faveur des capitaux investis par l’Occident en Chine, car les capitalistes chinois ont réussi habilement à en accumuler, détourner légalement, devrait on dire, une bonne partie des profits chez eux…

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/

      Un autre facteur de la crise…

      Ils n’en ont pas moins profité du Covid-19 pour « Big Brotheriser » au maximum leur population, et prendre, là aussi, une longueur d’avance sur la « concurrence » !

      Tant qu’à faire, de notre point de vue prolétarien, on est pas pressé de les rattraper là-dessus, quoi qu’en pensent nos « gouvernants »… !

      Bien à toi,

      Amicalement,

      Luniterre

  2. j’oubliai, le système monétaire repose sur le principe des vases communiquant, mais la particularité du système capitaliste, c’est qu’un vase rempli l’autre plus vite qu’il ne se vide, mais ne peut en aucun cas être en équilibre, Pour que le système soit relativement stable, c’est à dire sur le plan social, il faut éviter la contraction trop forte d’un vase dû à la pénurie de monnaie et il faut donc impérativement le remplir d’une manière ou d’une autre. C’est à dire, soit par la production/consommation des détenteurs de monnaie (d’où la nécessité de l’expansion continue), soit par le retour du second vase par l’impôt (qui détermine la vitesse d’accumulation), soit enfin alimenter le vase par la planche à billet lorsque les deux moyens précédents sont (rendu) insuffisant.

    comme on a pu en discuter, l’automatisation n’est fondamentalement pas un problème, bien au contraire, par contre, diminuer les prélèvement obligatoires pour soutenir l’économie est une belle escroquerie. C’est comme soigner un malade avec de l’arsenic et lui expliquer que s’il est encore plus souffrant, c’est que la maladie à progressé et qu’il faut donc augmenter la dose d’arsenic. Bref, ce n’est pas le traitement qui est en cause, mais la maladie, voir le malade lui même qui est le problème, qui ne supporte pas l’arsenic.

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