Auteur : tribunemlreypa

Marxisme-Léninisme ou Trotskysme ? – Un nouveau débat sur l’histoire de l’URSS et sa chute

Marxisme-Léninisme

ou Trotskysme ?

 

 

 

 

Marxisme-Léninisme ou Trotskysme ?

Un nouveau débat sur ce thème, suscité, cette fois ci, par la republication d’un article cubain sur la chute de l’URSS et le rôle de Gorbatchev, comme élément décisif, mais éventuellement manipulé par l’impérialisme US.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/07/13/la-verite-se-fraye-un-chemin-au-sujet-de-la-chute-de-lurss-les-aveux-de-gorbatchev/

 

Bien évidemment, si l’action de Gorbatchev est le déclencheur, les causes sont à aller chercher en amont, dans le temps, et dans l’évolution relativement dégradée de l’économie soviétique.

Pour bien comprendre les tenants et aboutissants de ce débat il faut avoir en tête quelques données de base sur l’histoire de l’URSS, en général, et sur son histoire économique, en particulier.

 

Concernant l’histoire général, le centenaire d’Octobre a été l’occasion de cette synthèse, qui aborde néanmoins, également, les questions économiques :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

(à la suite, un récapitulatif des liens sur l’histoire de l’URSS)

 

Concernant l’histoire économique, le bicentenaire de Marx à été l’occasion d’une remise à jour sur ce thème, et notamment en lien avec sa signification dans l’actualité :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

 

Concernant la pensée « économique » de Trotsky, un premier débat avait déjà eu lieu:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

 

L’intérêt du nouveau débat, au delà de la confusion dans laquelle il semble démarrer, c’est précisément que se dégagent, au fur et à mesure, les principales déformations par lesquelles la « gauche » française en vient à accréditer entièrement la vision historique réactionnaire que la bourgeoisie tente de valider grâce à une multitude de plumitifs à sa solde.

Pour en arriver là, la gauche française doit nécessairement en arriver à rejeter, quant au fond, l’essence de la dialectique matérialiste, pour la remplacer par le sophisme idéaliste le plus absurde, et c’est bien ce processus que révèle ce débat.

 

Comme le montrent de multiples exemples de « recyclages » dans les rouages de la sociale-démocratie, et en vue de la « regonfler » comme roue de secours du système, le Trotskysme est la pépinière idéale de sa perpétuation…

 

La compréhension du processus par lequel ce « miracle » s’accomplit n’est donc pas inutile. C’est bien le processus qui est ici en cause, et non ses « victimes », bien que l’influence de l’idéologie dominante ne puisse être une justification de tels renoncements « conscients ».

 

Et finalement, quant au fond, quel est l’intérêt principal de ce débat?

 

La question essentielle n’est donc pas de passer des heures à décortiquer les contorsions pitoyables de Trotsky, même si formulées de manière grandiloquente et pseudo-littéraire, mais de savoir ce que nous voulons comme principes de rupture avec le capitalisme et de transition socialiste.

Concernant la NEP, on admet évidemment qu’une « coexistence » provisoire était possible et nécessaire entre économie de marché et secteur économique socialiste, mais cette « coexistence » n’a de sens que parce que le secteur socialiste, politiquement prédominant, précisément, constitue un début de rupture avec l’économie de marché et la loi du marché.

Si ce n’est pas le cas, il n’y a effectivement pas lieu de parler de rupture avec le capitalisme, et donc pas lieu de parler non plus de transition, ni de socialisme, ni d’État prolétarien. On a simplement un mix capital privé-capital d’État, qui s’oriente soit vers une phase comprador, soit vers une concentration monopoliste, après un stade de capitalisme plus ou moins « national » et précaire.

Dans les conditions actuelles de développement du capitalisme il est raisonnable de penser que si cette phase de « coexistence » ne disparaît pas tout à fait, notamment en ce qui concerne les petits producteurs et, d’une manière générale, les TPE, elle sera néanmoins encore plus réduite, tant dans sa durée que dans son impact économique sur le secteur socialiste.

La question importante est donc: voulons nous vraiment créer et développer une économie de transition socialiste, c’est à dire réellement en rupture avec l’économie de marché et la loi du marché, ou bien voulons nous simplement une économie de marché très hypothétiquement « régulée », prétendument « planifiée », mais en fonction du marché (Trotsky, Pablo), et coexistant simplement avec un secteur formellement « capitaliste d’État », mais en réalité, capitaliste tout court, dans ce contexte?

Selon l’interprétation que l’on fait de l’histoire de l’URSS, il semble donc nettement que se dessinent aussi les choix d’options pour la gauche française.

Le 2ème choix, celui qui ne mets pas la priorité sur la rupture avec l’économie de marché, est celui qui choisit la voie de la collaboration de classe, en réalité, à travers quelque formule que ce soit, qu’elle se présente ou non comme « socialisme de marché », du reste, car de toutes façons, appellation « socialisme de marché » ou non, c’est de pas de socialisme du tout, qu’il s’agit, dans ce cas. C’est le choix trotskyste, entre autres, et qu’il soit formellement « pabliste » ou non, du reste!

 

Luniterre

 

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Viriato

juillet 14, 2018 à 7:48

Et la classe ouvrière soviétique dans tout cela?

Car c’est bien joli, quoique assez peu marxiste (moins encore léniniste) « d’expliquer » la chute de l’URSS par les manoeuvres de la C.I.A. , le pourrissement et les manœuvres des hautes instances de la bureaucratie soviétique et par la libération des délinquants du Goulag (depuis quand le lumpen-prolétariat joue un rôle politique?).

Si sont cela les « raisons », ce ne sont que les effets manifestes de la décomposition de l’URSS.

Et c’est cela qu’il faut expliquer.

En fait la ligne Gorbatchov vient de loin, depuis Boukharine et représente et a représentée la bourgeoisie internationale et interne sous la forme de l’aile droite de la bureaucratie soviétique au sein du parti et de l’état soviétique. Staline, l’autre aile de la bureaucratie, le centre, a « rectifié » à sa manière tantôt gauchiste, tantôt droitière, toujours brutale, le cours de choses pour perpétuer la domination de la bureaucratie, petite, moyenne mais surtout haute.

Le résultat, Khrouchev, n’est que le produit de cette situation impossible, car la construction du socialisme dans un seul pays isolé, en dehors des échanges internationaux, appauvri par des guerres, famines et catastrophes par imprévision des dirigeants politiques, est impossible. Les faits l’ont démontré. Seule une révolution socialiste dans des grands pays capitalistes aurait pu aider l’URSS et la sortir de l’impasse où elle se trouvait.

Après, il y a eu la « rectification » Brejnev qui, suivant la ligne en zig-zag (de la droite vers le gauchisme et après à droite encore) pratiquée depuis Boukharine, a « centré », « stabilisé » le gouvernail. Bien que la situation pourrissait devant les yeux de tout le monde et tous cherchaient des solutions pour s’en sortir, la situation n’était pas encore prête pour passer directement au capitalisme, but inavouable mais ardemment désiré de la bourgeoisie en formation qui fut la bureaucratie soviétique.

Gorbatchov n’est que la fin du cycle et s’il a été « aidé » par l’impérialisme, ce n’est qu’un épiphénomène d’un processus bien plus profond et bien plus complexe.

C’est cela qu’il faudrait expliquer et avec une analyse marxiste. Analyse qui prend en compte le lumpen-prolétariat (très à la marge), les activités des ennemis (comme facteur secondaire) et la dégénérescence des dirigeants (encore un facteur secondaire) pour se centrer sur la dynamique sociale, sur le développement du processus, sur la lutte de classes internationale et nationale, sur l’histoire de luttes au sein du parti et de l’état.

Luniterre aperçoit ces facteurs mais sa planche de salut, Staline, ne lui permet pas d’avancer sur une véritable analyse marxiste-léniniste.

Réponse

 

tribunemlreypa

juillet 14, 2018 à 12:31

« Et la classe ouvrière soviétique dans tout cela? »

C’est bien là la question centrale de l’histoire du socialisme en URSS, en effet.

Une analyse ML consiste à partir des réalités historiques concrètes, et non fantasmées selon les critères idéalistes.
Lorsque Gorbatchev arrive au pouvoir il est clair que la classe ouvrière a déjà perdu le pouvoir depuis plusieurs décennies. Le commentaire TML, ici, ne vise pas à refaire l’analyse de la contre-révolution khrouchtchevienne, ce qui a déjà été développé dans d’autres articles sur TML, mais simplement à recadrer la transition comprador qui s’est opérée sous Gorbatchev et sous Eltsine, et qui n’est précisément qu’une phase particulière de l’évolution du capitalisme national-bureaucratique vers un capitalisme comprador, sous Eltsine, donc.

Le commentaire TML vise donc à recadrer historiquement l’action et la pression exercées par l’impérialisme US dans ce processus, au tournant des années 80-90, et non à en faire un facteur décisif d’une « contre-révolution » déjà depuis longtemps achevée.

Il faut simplement lire et ne pas réinterpréter avec un regard qui voit une URSS à la fois révisionniste et « socialiste », et qui aurait cessé d’être « socialiste » avec le démantèlement de l’URSS…

Dans les divers commentaires, sur les divers sites où cet article est paru, on voit bien s’exprimer cette tendance idéaliste, évidemment entretenue à la fois par les révisionnistes et les trotskystes.

Dommage que tu y joignes ta voix !

Concrètement, au stade régressif du capitalisme où se trouvait la bourgeoisie khrouchtchevienne par rapport à son homologue occidentale, il était inévitable que la pègre déjà constituée en mafia primitive dans les camps arrive à jouer un rôle moteur dans l’accumulation primitive du capital, à ce stade.

Ce que montre l’histoire économique de la période fin-Brejnev/Gorbatchev, c’est précisément que c’est la mafia qui a réalisé l’essentiel de cette accumulation primitive, et non la bureaucratie, même corrompue, et dépendante, en fait, de la mafia.
C’est l’explosion de la mafia, au moment de la chute de l’URSS, qui est à l’origine de la classe des oligarques, et non la bureaucratie, essentiellement frustrée de son butin.

C’est la violence de ces mutations qui explique à la fois la popularité de Poutine, qui rétablit un début d’ordre social, même si capitaliste, et le peu de popularité du KPRF et de ses satellites, restés englués dans l’opportunisme tous azimuts.

Et Staline, dans tout ça ?

Il est clair qu’il ne joue plus de rôle que comme symbole mémoriel, durant toute cette période, et effectivement, encore en dehors de la renaissance d’un mouvement ML conséquent, en Russie, malgré une popularité non démentie, même de l’aveu de ses ennemis et des ennemis de classe du prolétariat, qui sont généralement les mêmes, sauf pour quelques idéalistes éventuellement récupérables…

On ne peut pas à la fois reprocher à Staline d’avoir « rectifié » régulièrement une partie essentielle de la bureaucratie et d’en avoir « perpétué » la domination.

Effectivement le rapport de forces dans la lutte de classes en URSS avait déjà changé, potentiellement, dès l’après-guerre, et c’est ce qui s’est traduit, notamment, par l’élimination de Jdanov, due aux « bons soins » (affaire dite des « blouses blanches », dans le jargon réac français), de la faction Beria-Malenkov-Krouchtchev, alors encore unie dans sa marche vers le pouvoir.

Étonnante analyse « marxiste », que celle qui juge à la fois « les activités des ennemis (comme facteur secondaire) » (sic) et finalement qu’il faudrait «  se centrer sur la dynamique sociale, sur le développement du processus, sur la lutte de classes internationale et nationale, sur l’histoire de luttes au sein du parti et de l’état. »

Il faudrait savoir…!

Un choix à faire…

Luniterre

Réponse

 

Viriato

juillet 14, 2018 à 3:40

Ce n’est pas « la maffia » qui a règné sous Brejnev et ceux qui s’en sont suivis, mais le baronnies, les « féodalités » crées par la soif de pouvoir des hautes bureaucraties locales et par le mélange des forces capitalistes encore présentes (marché de travail parallèle, distribution parallèle, marché de main d’oeuvre parallèle, salaires à double circuit tout cela selon les lois du marché soviétique) et des pressions internationales car le marché externe à joué aussi son rôle.

Les tendances centrifuges étaient très fortes et correspondaient d’une part aux besoin d’une économie planifiée bureaucratique avec tous ses dysfonctionnements qui essaient d’être résolues localement. Le retard technologique contribuait aussi comme la pression militaire impérialiste.

Les maffias ont surgit après la Perestroika, avec Eltsine notamment comme phénomène passager de l’éclosion du capitalisme, vite mis en sourdine, mis à sa place si l’on veut.

Jdanov a été laissé de côté quand la politique stalinienne en a décidé ainsi. Son discours de 1948 qui reproche aux partis italien et français d’avoir suivi une ligne de droite capitularde en 1945, correspondait au commencement de la Guerre Froide, mais la tendance de fond, manifesté par Beria qui proposait déjà en 1945 la cession de l’Allemagne de l’est aux puissances occidentales et le même type de réformes que ont pratiqué après Gorbatchov et sa suite, était carrément de droite, d’entente avec les impérialistes.

Jdanov a subi le destin de tant d’autres staliniens qui devaient s’adapter aux changements de la politique extérieur soviétique dont le mouvement « communiste » de ce temps était subordonné.

La politique proposée par Béria était trop prématurée et il a été saqué par la bureaucratie qui voulait maintenir le statu quo imposé par Staline avec des réformes et surtout la sécurité de rester en vie tout le long de leut jouissance des privilèges liés à leur fonction. voilà le sens de la dénonciation de Staline par une de ses lieutenants le plus sanguinaires, Khrouchov.

La longue suite des coups de barre à droite, la tendance principale avec des coups à gauche chaque fois moins capables de « redresser » le cours, ont fini par aboutir à Gorbatchov et Eltsine.

Voilà les faits, s’ils correspondent aux analyses de certains trotskistes, car pour certains d’entre-eux cela n’était qu’un capitalisme d’état comme pour les maoistes et certains ML, Betelheim parmi eux , je dis avec Valmont « Ce n’est pas ma faute ».

 

Réponse

tribunemlreypa

juillet 14, 2018 à 4:11

A l’évidence, et pas plus que la bureaucratie khrouchtchevienne n’est sortie toute armée d’un placard à la mort de Staline, la mafia n’a pu prendre le pouvoir et se constituer en oligarchie au jour de la chute de l’URSS et de la prise du contrôle du pouvoir par Eltsine!

Cette histoire de l’accumulation primitive opérée par la mafia est relativement bien connue, mais évidemment occultée par la bourgeoisie et ses cireurs de pompes idéologiques trotskystes et autres…

Concernant les circonstances de la mort de Jdanov et le resurgissement de son cas avec l’« affaire des blouses blanches », précisément juste « avant » la mort de Staline, et en réalité, comme l’une de ses causes, il faut donc se pencher sérieusement « sur la dynamique sociale, sur le développement du processus, sur la lutte de classes internationale et nationale, sur l’histoire des luttes au sein du parti et de l’état. » comme tu le dis si bien, dans ton premier post, et non pas répéter les légendes bourgeoises et trotskystes à ce sujet!

Luniterre

PS: Et sinon « marché parallèle », que tu évoques, bureaucratie et mafia, ne vois tu pas le lien…? C’est jouer sur les mots, non? Eltsine ne fait que consacrer politiquement le pouvoir économique de fait de la mafia, installé depuis la fin de l’ère Brejnev, mais seulement masqué par la rente pétrolière qui en nivelait les aspérités sociales.

Réponse

 

Viriato

juillet 16, 2018 à 4:27

Maqué mafia!

Depuis quand le crime organisé est une catégorie politique? Les procédés, brutaux, dit « administratifs » étaient la marque de fabrique de Staline.

Qu’une délinquance ait persisté dans une société de grande pénurie (qui était confondue à dessein avec le « socialisme » qui est, par définition une société d’abondance et profondément démocratique) et qu’elle ait resurgit lors de la désorganisation totale de la société post-URSS c’est un fait, mais lui donner n’importe quelle importance politique est absurde.

Ce qui existait, comme il existent encore des restes en Russie, c’étaient des pouvoirs locaux développés dans ce vaste pays qui avaient leur propre clientèle bureaucratique moyenne et petite et qui se sont développés encore plus avec Khrouchov.

Ce phénomène qui était consubstantiel, « nécessaire », avec le manque complet de démocratie prolétarienne, était contenu et réprimé par la fraction Staline (fraction objective qui n’avait besoin d’être constituée) car il menaçait tout l’édifice bureaucratique.

Mais il était contenu à un prix trop élevé pour la haute bureaucratie qui ne rêvait que d’augmenter ses privilèges, de devenir comme ses pairs capitalistes (voilà un de sens de la coexistence pacifique). Staline en était un obstacle dans cette course de vitesse au capitlaisme et comme il s’opposait à la tendance principal, celle qui découlait de tout l’ensemble de ce hybride impossible : la construction du socialisme en un seul pays, cette absurdité théorique et pratique, il a été éliminé: physiquement peut-être, politiquement sans doute.

Il n’y a pas, il ne peut pas avoir de socialisme dans un pays arriéré et en dehors des échanges internationaux. il est nécessaire une série des pays développés au moins. Toute l’histoire du XX siècle est là pour le prouver.

Depuis Boukharine, les communistes russes ont essayé de faire la quadrature du cercle, et ils n’ont pas réussi et ne pouvaient pas réussir. Staline n’a fait qu’éviter que la barre aille trop à droite mettant en danger l’ensemble de la bureaucratie car les traditions d’Octobre restaient encore vives en URSS, mais il ne pouvait pas aller à l’encontre des forces économiques et sociales trop puissantes pour ses capacités. Ses coups de barre continuels de droite à gauche et inversement sont là pour le prouver.

A l’impossibilité d’un chemin qui aurait dû être tout d’abord de dire la vérité, de tenir l’ensemble du pouvoir des soviets, développer l’économie planifiée, la démocratie prolétarienne et mettre le centre sur le développement de la révolution mondiale, le seul chemin prolétaire; il a choisi de soutenir la bureaucratie interne par tous les moyens terribles à sa disposition, tout en subordonnant le mouvement communiste international aux intérêts à courte vue de cette bureaucratie. La gauche, toute opposition a été ainsi liquidée.

Probablement il a commencé par un tout petit erreur idéologique et politique mais l’égratignure s’est transformée en gangrène et une fois sur la pente glissante du « socialisme dans un seul pays » il n’a pu que boire la coupe jusqu’à la lie, se transformant personnellement d’un menchévique par essence (il n’a jamais été idéologiquement autre chose qu’un menchévique de gauche au mieux) en un contrerévolutionnaire objectif.

Bien sur, les « trotskystes » (?) disent cela aussi, mais beaucoup d’autres gens aussi et si ces gens disent qu’il y a le jour et la nuit, je ne vois pas pourquoi je dois penser autrement seulement parce qu’ils le disent. Ils peuvent se tromper sur beaucoup de choses mais le constat de fait d’une politique qu’aujourd’hui ont peut connaitre par ses documents et ses témoignages est l’apanage de tous. Les fait sont têtus et celui qui voudrait aller contre se perdra.

 

Réponse

 

tribunemlreypa

juillet 16, 2018 à 9:16

Effectivement, les faits sont têtus, et c’est pourquoi la politique de Trotsky n’a connu aucune réalisation concrète, où que ce soit dans le monde, et encore moins, évidemment, à l’échelle mondiale, d’une « révolution mondiale » introuvable ailleurs que dans les fantasmes des petits bourgeois idéalistes, et dont l’idéalisme n’est, en réalité que le masque de l’opportunisme et du menchévisme dont Trotsky n’est jamais réellement sorti, sauf, par pur opportunisme, en s’alliant très provisoirement avec les gauchistes dont il ne partageait même pas non plus réellement les options politiques, sur la NEP, notamment…

L’accumulation primitive du capital n’est pas un système économique, un mode de production à proprement parler. Elle est simplement un catalyseur violent qui accélère la transition entre deux formes. En URSS, c’est la mafia qui a joué ce rôle. Libre à toi de nier cette évidence. Malheureusement pour l’idéalisme petit bourgeois auquel tu sembles décidément faire à peu près toutes les concessions, dans ce que tu nies pourtant être un manifeste trotskyste, les faits sont effectivement têtus!!

La véritable révolution mondiale, non fantasmée, se construit en luttant pas à pas, pays par pays, contre l’impérialisme et le capitalisme, et avec la solidarité internationaliste entre ces luttes.

Luniterre

PS:

« Il n’y a pas, il ne peut pas avoir de socialisme dans un pays arriéré et en dehors des échanges internationaux. il est nécessaire une série des pays développés au moins. Toute l’histoire du XX siècle est là pour le prouver. »

L’URSS, par définition, ce n’était pas « un seul pays », mais en plus, sur 1/6ème du globe, avant même l’extension du camp socialiste après guerre…

« arriéré »… La Russie tsariste était un pays capitaliste-impérialiste émergent, tout comme l’est la Chine aujourd’hui, et donc avec des niveaux de développement différents selon les secteurs.

la Russie tsariste comptait déjà plus de 80 000 km de voies ferrées… A l’heure actuelle, 86 000, soit seulement 6 000 de plus…

Ceci-dit, la guerre civile, sous Trotsky, en avait effectivement détruit 60%…
Il a effectivement contribué à en reconstruire une partie, et donc, non, il n’a pas eu tout faux, sauf ce qui était politiquement essentiel.

Il est évident que la bourgeoisie est prête à détruire les forces productives, et surtout en cas de révolution…

« le « socialisme » qui est, par définition une société d’abondance et profondément démocratique »

Avant la société d’abondance, il faut donc d’abord reconstruire les forces productives…
L’exemple actuel de la Syrie, comme tant d’autres, nous montre que l’impérialisme n’a pas changé sous ce rapport et que le degré de destruction des forces productives qu’il infligera au prolétariat sera lui-même à la mesure de ces forces, et donc, voir le socialisme comme une corne d’abondance à portée de la main dès la prise du pouvoir ou même rapidement, c’est simplement de l’utopie et de l’idéalisme petit-bourgeois à un degré élevé d’aveuglement. Dommage que tu en arrives là…

Quant à la démocratie, au sens prolétarien du terme, elle commence d’abord par avoir un contenu de classe, d’où son nom : dictature du prolétariat !

Même avec tous ses défauts, l’URSS de l’époque stalinienne reste une expérience constructive dont on peut tirer des leçons utiles, contrairement au trotskysme, qui n’est que bavardages gauchisants au secours de l’idéologie bourgeoise et de son anticommunisme et anti-soviétisme.

Réponse

tribunemlreypa

juillet 16, 2018 à 5:49

Pour finir, essayons de voir s’il y a la moindre cohérence dans tes propos sur ce sujet…

Le socialisme est selon toi et Trotsky impossible à construire dans un seul pays, même comme la Russie, selon ce propos…

Il fallait donc renoncer et dire cette « vérité » au prolétariat…

Il fallait donc, en toute logique, proclamer la nécessité de sauvegarder le capitalisme en Russie… Même si prétendument « planifié », selon la loi du marché, dans un régime prétendument démocratique « prolétarien », mais basé sur le capitalisme et l’économie de marché, etc… tout le programme de « transition » de Trotsky, effectivement…

Et continuer à parler de révolution mondiale au reste du monde…

Ne vois-tu pas l’absurdité ?

Est-ce le propos de Lénine, en outre ?

Non. Même en proposant d’utiliser le capitalisme d’État, Lénine proposait de développer aussi le secteur socialiste de l’économie, de façon clairement distincte du capitalisme d’État. Ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre, et même, plus précisément, l’un au service de l’autre, c’est à dire, évidemment, le capitalisme d’État au service du socialisme.

Mais selon toi et Trotsky, il fallait renoncer au socialisme.

Mais tu reproches constamment à Staline que ce qu’il a fait « ce n’est pas du socialisme »… En toute logique tu devrais donc l’en féliciter…

Mais ce n’est pas non plus ce que tu fais en commençant par affirmer, dans ton premier post, à propos de la période Brejnev :

« la situation pourrissait devant les yeux de tout le monde et tous cherchaient des solutions pour s’en sortir, la situation n’était pas encore prête pour passer directement au capitalisme, but inavouable mais ardemment désiré de la bourgeoisie en formation qui fut la bureaucratie soviétique. »

Donc ici, selon toi, l’URSS aurait été socialiste sous Brejnev, mais pas sous Staline… Brejnev aurait donc réussi là où Staline avait, selon toi, échoué, vu l’impossibilité… qui ne l’était donc plus sous Brejnev… Mais heureusement pour les mânes de Trotsky, et en bon apôtre de ce genre d’idée, il cherchait donc néanmoins à « s’en sortir », du socialisme, qu’il aurait donc instauré malgré lui et par accident, en quelque sorte…

Et là encore tu dois donc te féliciter de la venue du « sauveur » Gorbatchev, qui a enfin remis de l’ordre dans tout ça…

Ne vois tu pas l’absurdité et l’aspect grotesque de tout ce galimatias archi-incohérent, qui affirme à peu près tout et le contraire de tout, juste pour aligner une phraséologie « de gauche », semble-t-il simplement ?

Relis toi et essaye simplement de rester cohérent…

Bon courage à toi,

Luniterre

Réponse

 

Viriato

juillet 17, 2018 à 1:32

Il faudrait commencer par définir ce qui est Socialisme.

J’ai dit que c’est une société d’abondance et démocratique. On aurait pu ajouter que c’est une société où le pouvoir politique et économique bourgeois a été supprimé.

L’URSS ne répondait pas à ses caractéristiques, c’est un fait reconnu par tous. Il était un état ouvrier profondément en déliquescence, profondément rongé par une bureaucratie toute puissante qui profitait de l’exploitation de la classe ouvrière et paysanne. Les maoïstes, certains trotskystes (Tony Cliff, Socialisme et Barbarie, Socialisme par en Bas etc.) et les ML l’ont qualifiée de « capitalisme d’état » (une absurdité selon mon idée). Un « capitalisme » sans capitalistes est une absurdité.

Ton argumentaire n’a comme autre base que coller « trotskisme » à cette critique objective. Critique faite par un tas de personnes à gauche dont la liste est longue.

Quant aux « incohérences » je ne les voit pas, par contre tu ne lis pas ce que j’écris et réponds à côté.

Que est ce qui vient faire ceci « tu dois donc te féliciter de la venue du « sauveur » Gorbatchev »? De l’impossibilité objective de construire une société d’abondance et démocratique prolétaire dans un pays arriéré et encerclé par l’impérialisme, un fait objectif prouvé par l’histoire, tu m’accuses de vouloir « le capitalisme » pour la Russie…

Quand il n’y a pas d’arguments on attaque ad hominem, c’est bien connu.

L’économie planifiée, le monopole du commerce extérieur, ne sont que des outils pour créer une société d’abondance condition nécessaire pour le développement de la démocratie prolétarienne. Mais le socialisme ne se décrète pas, c’est un état de fait et la société de pénurie (j’espère que tu ne contredis pas ceci), obligée de dépenser dans l’entretien d’une énorme bureaucratie privilégié ce qui résulte dans un manque de démocratie prolétarienne et d’autres terribles distorsions est un régime qui peut avoir des caractéristiques propres de ses origines mais ce n’est pas du socialisme ou alors on ne se comprends pas sur le sens des mots.

Bien sur, tu peux accepter ce que le système stalinien disait de lui, mais aujourd’hui il y a des témoignages et des documents qui prouvent tout autre chose. Rien que la lecture de Jésus Hernandez, membre fondateur du Parti Communiste Espagnol et participant en la guerre civile, donne la mesure de la situation économique de l’URSS en 1938-39. Une pénurie aiguë des articles le plus élémentaires, un régime interne de terreur. La Iejovchina.

Bien sur, c’était la faute de la menace de guerre, et encore car les erreurs grossiers de la direction économique et politique, la répression qui a fait des centaines de milliers de communistes (ou bureaucrates) ont largement contribué à cet état de fait, mais peut-on parler de « socialisme » sans dénaturer complètement le sens du mot? Non, évidemment.

C’était une société qui aurait pu aller au socialisme après la liquidation de la bureaucratie suite à une deuxième révolution politique si l’environnement international ce serait amélioré avec l’éclosion d’une révolution dans un grand pays.

En fait, ce que l’on a vu c’est une tendance vers le capitalisme, contrée à peine pour éviter et arbitrer les disputes au sein de la haute bureaucratie, sans pouvoir freiner sa dérive jusqu’à Gorbatchov.

Autrement, Non, sous Brejnev a été le dernier gros efforts d’une partie de la haute bureaucratie pour freiner les tendances ouvertes vers le capitalisme des Andropov, Gorbatchov et tutti quanti qui poussaient pour. Une autre partie de la bureaucratie préférait garder le statu quo malgré que la situation était invivable et que les tendances pro-capitalistes se développaient partout. Les baronnies, les véritables « royaumes » particuliers ou des satrapes se développaient en Bielorussie, Kazakhstan, etc et à l’intérieur de la Russie même, où chacun veillait pour les siens formant des clientèles et exploitant qui mieux mieux les travailleurs soviétiques qu’eux, n’avaient mot à dire.

Que dans cet environnement, que certains insistent à faire passer pour « socialisme » et « marxisme-léninisme » des types comme Cheverdnadze, Gorbatchov et Eltsine soient devenus des anti-xommunistes forcenés et des ardent partisans de l’impérialisme ce n’est que le résultat de l’écrasement de la démocratie prolétarienne en premier lieu et d’une politique dont le premier responsable est celui qui l’a proclamée « socialiste » non pas parce qu’elle l’était mais pour assurer son pouvoir sous la bannière de la Révolution d’Octobre.

Bon, que est-ce qu’il y avait donc en URSS?

Du socialisme? Quoi en fait?

Que est-ce que c’est que le socialisme? Est-ce que la démocratie prolétarienne est consubstantielle au socialisme?

Sans définir ces points, comment peut-on discuter?

Réponse

 

tribunemlreypa

juillet 17, 2018 à 2:25 

Manifestement, tu ne vois toujours pas tes propres contradictions et absurdités, alors même que tu les soulignes :

«Il faudrait commencer par définir ce qui est Socialisme.
J’ai dit que c’est une société d’abondance et démocratique. On aurait pu ajouter que c’est une société où le pouvoir politique et économique bourgeois a été supprimé.
L’URSS ne répondait pas à ses caractéristiques, c’est un fait reconnu par tous. Il était un état ouvrier profondément en déliquescence, profondément rongé par une bureaucratie toute puissante qui profitait de l’exploitation de la classe ouvrière et paysanne. » 

Donc, selon toi, ou plutôt, selon cette partie de ton propos, l’URSS n’était pas socialiste…

De quelle époque de l’URSS parles-tu ici, on ne le sait pas, et donc ce propos est censé couvrir l’ensemble des différentes périodes historiques de l’URSS. Prenons le pour tel…

Aussitôt, directement, tu enchaines avec :

« Les maoïstes, certains trotskystes (Tony Cliff, Socialisme et Barbarie, Socialisme par en Bas etc.) et les ML l’ont qualifiée de « capitalisme d’état » (une absurdité selon mon idée). Un « capitalisme » sans capitalistes est une absurdité. »

Aussitôt après, donc, tu critiques ceux qui verraient dans l’URSS une forme de capitalisme… L’URSS, donc, selon ta critique de cette position, n’était donc pas capitaliste, et d’autant moins que tu affirmes donc qu’il n’y avait pas de capitalistes en URSS.

Donc l’URSS, qui n’était pas socialiste, à aucune époque de son histoire, n’était pas non plus capitaliste, à aucune époque de son histoire, et ne comprenait aucun élément capitaliste, à aucune époque de son histoire… !

L’URSS, à la « lumière » de ton analyse, est donc un cas pour le moins étrange, quasiment « hors sol », selon une image actuelle, pour ne pas dire, sur une autre planète, en quelque sorte… !

On pourrait encore analyser d’autres aspects de ton post, qui suivent ce type de raisonnement absurde, mais le mieux serait encore que tu te relises, à nouveau, et que tu essayes de rendre ton propos cohérent.

En l’état actuel, bonjour la dialectique …!

Bon courage,

Luniterre

Réponse

tribunemlreypa

juillet 18, 2018 à 2:37

Pour continuer de reprendre les choses simples à la base, qui semble t’avoir échappé…

« Pouvoir bourgeois » ???

Le socialisme est, par définition, une économie de transition. C’est la plus basique de ses définitions, avec la dictature du prolétariat, sur laquelle elle repose, politiquement.

S’il n’y a plus de capitalisme, il n’y a plus de pouvoir bourgeois… Donc, quelle qu’en soit la forme, on est dans un régime socialiste.

Ce que montre la NEP, néanmoins, c’est la possibilité de survivance provisoire et partielle, minoritaire, d’un secteur économique capitaliste sous la dictature du prolétariat, et soumis à cette dernière.

Cela peut donc comprendre également différentes formes de capitalisme d’État, distinctes du secteur économique socialiste.

A ce stade, donc, capitalisme et bourgeoisie n’ont pas totalement disparus, mais ils n’ont plus de pouvoir politique.

Avec la liquidation de la NEP, la situation est plus simple, il n’existe plus qu’un secteur socialiste, même s’il comprend une variété de formes, dont celle des Kolkhozes.

Différentes formes, mais elles ont toutes un trait fondamental en commun : la propriété collective des moyens de production.

Il s’agit d’une économie planifiée, en fonction des besoins et des priorités de survie et de développement de la société. Il peut effectivement y avoir lieu de critiquer les défauts du système, dont la bureaucratie, mais il s’agit donc bien de socialisme.

A ce stade, ce n’est pas une société d’abondance, car la priorité collective est de survivre à l’encerclement impérialiste.

Avec Khrouchtchev, le capitalisme recommence là où il s’est arrêté avec la fin de la NEP, et donc par le renoncement à la propriété collective des moyens de production. Avec l’autonomie financière des entreprises, celles ci deviennent, de fait, propriétaires des moyens de production. Le cas des Kolkhozes est même très officiellement exemplaire à cet égard. Il y a réintroduction des notions de profit et de marché, et donc, du capitalisme.

C’est pourquoi la ligne du 20ème Congrès peut être considérée comme le point de basculement de la nature de classe de l’État soviétique. C’est pourquoi on ne peut parler globalement d’URSS sans distinction de période, sauf à valider les conceptions idéalistes bourgeoises les plus réactionnaires, comme le font les trotskystes…

Cette pratique, qui est aussi malheureusement la tienne, à quelques nuances près, mais à l’identique, quant au fond, ne permet évidemment pas d’y comprendre quoi que ce soit de réel, et introduit même les confusions les plus absurdes, surtout dans ton cas, malheureusement !

A noter à nouveau que si le socialisme était réellement impossible dans les conditions de l’URSS, c’est une thèse du genre de Cliff que Trotsky et ses adeptes auraient du valider, et toi même aussi, logiquement, à leur suite… Alors que tu valides plutôt la thèse inverse, semble-t-il… Selon laquelle le socialisme, qui était impossible en URSS, y aurait néanmoins survécu de 1917 à 1989…

Une thèse manifestement sponsorisée par l’industrie pharmaceutique des neuroleptiques… !

Luniterre

Réponse

 

Viriato

juillet 18, 2018 à 7:06 

Evidemment les confusions sont de ton côté.

Confondre la nature du pouvoir de l’état avec le système économique qui prévaut c’est qui ressort de ton dernier post.

Il s’agissait d’un dictature du prolétariat avec des graves déformations bureaucratiques déjà vers la fin de la vie de Lénine et avec ses propres mots. Et la nature de l’état était l’héritage de la révolution prolétarienne, de la démocratie des soviets.

Mais pour le système économique, il s’agissait d’une économie qui jusqu’à 1929 était fondamentalement de marché, la NEP, plus le monopole du commerce extérieur et le contrôle par l’état des industries et un début de planification. L’Italie après guerre avait 75 % de ses moyens de production en mains de l’état, cela ne fait pas Socialisme.

Une chose est un « processus de construction du socialisme » qui dans les termes signifie qu’il n’y avait pas de Socialisme et une autre les profondes tendances capitalistes souterraines qui se manifestaient (marché parallèle de main d(oeuvre, de la distribution, des salaires etc) precisement parce que les tendances socialistes étaient entravées par le poids du gaspillage bureaucratique, des erreurs politiques, du manque de démocratie prolétarienne.

Cette « processus » avait comme origine la Révolution d’Octobre et son héritage a été dévoyée d’abord vers la droite (‘ »enrichissez-vous! » « dénoncez les super industrialisateurs » de Boukharine-Staline de la période 1925-1929) et « redressé » vers le gauchisme absurde de la collectivisation forcée et la liquidation de l’agriculture soviétique (plus du 50% du cheptel perdu « grâce » au virage ultra gauchiste à 180° de Staline) sous un régime où la démocratie prolétaire et les soviets avaient disparue.

Si cela est du socialisme et même un « processus vers le socialisme » je me fais moine.

C’était en fait la consolidation du pouvoir de la bureaucratie et prendre la route vers un « processus de restauration du capitalisme » comme la logique des forces déclenchées et les faits historiques l’ont montré. Et cela malgré les coups brutaux à gauche don,nés par Staline et certains de leurs disciples.

Toute l’histoire de la Russie de cette époque, handicapée par le manque (plutôt le ratage fruit de la « direction » politique stalinienne) des révolutions en Europe et ailleurs, a été une lutte entre la droite et le centre après la mort de Lénine et ces deux fractions ou lignes répondaient aux intérêts de la bureaucratie qui, par la force des tendances profondes liées au développement arriéré de l’URSS, tendaient vers le capitalisme.

Tu dis « Avec Khrouchtchev, le capitalisme recommence là où il s’est arrêté avec la fin de la NEP, et donc par le renoncement à la propriété collective des moyens de production. Avec l’autonomie financière des entreprises, celles ci deviennent, de fait, propriétaires des moyens de production. Le cas des Kolkhozes est même très officiellement exemplaire à cet égard. Il y a réintroduction des notions de profit et de marché, et donc, du capitalisme. »

En sortant Khroutchev…de ton chapeau. Le bras droit de Staline, tout d’un coup, dénonce son menteur et devient capitaliste…par la grâce du Saint Esprit?.

Et tu parles de « processus »…Il est où le « processus » là?

Evidement dans la lutte entre les tendances de droite et centriste au sein de la bureaucratie car le prolétariat était soumis à la dictature de cette bureaucratie qui l’exploitait.

Mais pour que Khroutchev ait pu développer des politiques telles c’est parce que les tendances de fond de la société et de l’économie lui en permettaient et même le prédisposaient pour sauver l’ensemble du système.

Je te signale que une tendance encore plus à droite s’était fait jours avec l’autre camarade intime de Staline, Béria, qui voulait des politiques à la Gorbatchov dès 1945…(voir les aveux de son fils sous forme de biographie de son père).

Kroutchov a triomphé parce qu’il représentait un compromis entre les factions à l’intérieur de la bureaucratie, compromis acceptable et en direction du capitalisme mais moderement encore. Après des allers-retours, Gorbatchov finira le véritable processus, la restauration du capitalisme.

Car l’alternative était « capitalisme ou socialisme » mais le socialisme impliquait une révolution politique pour débarquer la bureaucratie (c’est la justification que l’équipe Mao va donner pour mobiliser les masses lors de la Révolution Culturelle, même si on peut discuter l’honnêteté du discours), la restauration de la démocratie soviétique, des soviets donc; le nivellement des salaires contre la bureaucratie, la discussion des choix politiques et économiques.

Aucune des tendances à l’intérieur de la bureaucratie pouvait proposer cela, moins encore Staline qui, voyant l’impossibilité d’éviter les tendances centrifuges, les tendances capitalistes parallèles, l’impossibilité de soutenir la course aux armements et d’arriver à la productivité du travail du monde capitaliste, a voulu freiner la dérive perceptible par …des « mesures administratives » (euphémisme impropre d’un marxiste pour signaler des crimes).

C’était évidement un chemin sans issue et la véritable conception idéaliste est de faire croire qu’il s’agissait des « personnes », des « renégats », des « Khroutchev ». L’analyse marxiste des forces économiques profondes qui se réflétent et s’imposent dans la conscience politique est remplacé par la théorie idéaliste des « grands » ou « petits » dirigeants.

Si c’est cela le « Socialisme » ou même un « processus vers le socialisme » personne en voudra. La planification économique servait qui? Directement à la bureaucratie et à une couche de spécialistes qui tirait tous leurs revenus, parfois des centaines de fois supérieurs au salaire moyen ouvrier (et cela sous Staline qui l’a justifié « théoriquement » ‘tout dépend des cadres’, monument théorique à la gloire de la bureaucratie…) de leur position dominante sans discussion possible dans l’appareil du parti et de l’état.

Elle aurait pu servir à terme au prolétariat s’il y avait eu au moins une possibilité de démocratie prolétarienne, du pouvoir de soviets. Mais c’était un processus en direction du capitalisme et une économie au service des 10 à 15 % de la population à tout casser, sous des formes rappelant l’oppression tsariste et féodale, où le gaspillage, la gabegie, le salaire aux pièces, les circuits parallèles contraient les bénéfices de la planification centralisée…mais non démocratique.

Ces tendances, incontrôlables, qui apparaissent déjà avant la guerre, sont tellement mûres que Béria, premier couteau de Staline, les propose dès 1945! C’était aller trop vite en besogne et il a payé de sa vie son aventurisme. Mais c’était reculer pour mieux sauter.

Bref, tout montre que le socialisme est impossible en un seul pays, arriéré de surcroit. Tout le XX siècle est là pour le montrer et ceux qui ne veulent pas voir ont comme putching ball de consolation….un fantasme irréel qui n’existe plus: « le trotskysme » catégorie indéfinissable (comme toute les autres d’ailleurs. Il n’existe plus qu’une droite, un centre et une gauche du mouvement ouvrier) mais encore bonne pour ceux qui ne veulent pas analyser les fait er reconnaitre les évidences.

 

Réponse

tribunemlreypa

juillet 18, 2018 à 1:27

« Évidemment les confusions sont de ton côté. »

Assez comique… !

Tu fais manifestement beaucoup d’efforts pour ne pas sortir de ce dilemme absurde…

Ici tu tentes de démontrer par A+B que l’URSS n’était pas socialiste…

Elle était donc bien capitaliste, selon toi, dans cet exposé, et depuis le début, donc…

Donc il n’y a pas eu de contre-révolution, selon cette « logique » ni en 53, ni en 91, et à quoi bon batailler pour cela , donc…?

Sinon pour démontrer que la Révolution Socialiste est impossible dans un seul pays, et donc, qu’elle n’a pas eu lieu, en fait…?

A quoi bon en parler, alors ?

D’autant qu’il n’y avait donc pas, possiblement, selon toi, de secteur économique socialiste, même dans l’URSS primitive de la NEP…

« Mais pour le système économique, il s’agissait d’une économie qui jusqu’à 1929 était fondamentalement de marché, la NEP, plus le monopole du commerce extérieur et le contrôle par l’état des industries et un début de planification. L’Italie après guerre avait 75 % de ses moyens de production en mains de l’état, cela ne fait pas Socialisme. »

Donc, ici, selon toi, Lénine s’est carrément gouré en parlant de secteur économique socialiste, parmi les modes de production existants en Russie soviétique…

Remarque bien que cela colle tout à fait avec ce qu’on peut lire dans les propos « économiques » de Trotsky et également, tout à fait avec les analyses de son plus proche héritier politique, Michel Raptis, dit « Pablo » !!

Ces deux là considèrent en effet l’économie soviétique comme étant entièrement une économie de marché, et s’ils parlent de « socialisme », ce ne peut être que de « socialisme de marché », ce qui est clairement exprimé par Raptis, d’après les textes de Trotsky lui-même…

Et encore peut-être n’avait-il pas suffisamment remarqué ce passage, désormais mieux connu, tant il lui paraissait naturel et allant de soi :

« En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

Néanmoins tu admets que l’URSS a été fondée sur la base de la dictature du prolétariat…

« Confondre la nature du pouvoir de l’état avec le système économique qui prévaut c’est qui ressort de ton dernier post.
Il s’agissait d’un dictature du prolétariat avec des graves déformations bureaucratiques déjà vers la fin de la vie de Lénine et avec ses propres mots. Et la nature de l’état était l’héritage de la révolution prolétarienne, de la démocratie des soviets. »

Donc, en suivant ton propos, la dictature du prolétariat en Russie soviétique avait pour but d’établir, sous le vocable « socialisme » une économie de marché, qu’il aurait donc fallut, en toute logique, baptiser « socialisme de marché »…

On est donc ici effectivement en plein trotskysme, tel que réellement pensé par Trotsky lui-même, et clairement exprimé par son disciple Raptis…

Le problème est, vois-tu, que pour vendre cette salade au prolétariat, il faut arriver à l’emballer suffisamment pour en cacher la véritable nature, ce que les trotskystes s’ingénient à faire, effectivement, avec le succès pour le moins relatif qu’on leur connait…

Car « socialisme de marché » , c’est pas de socialisme du tout, et cela commence à être suffisamment évident, pour le prolétariat mondial, notamment avec son avatar chinois…

Comme tu l’interprètes toi-même :

« Une chose est un « processus de construction du socialisme » qui dans les termes signifie qu’il n’y avait pas de Socialisme… »

Néanmoins, dans ce galimatias tu persiste à voir des « tendances socialistes » qui auraient été en lutte contre les « tendances capitalistes »…

En somme, il y aurait eu lutte de classes… La belle découverte !

Mais ces « tendances socialistes » évoquées une seule fois dans ton post, on ne voit donc plus du tout comment elles auraient pu survivre, ni sur quelle base économique et sociale…

Concrètement c’est bien ton propos qui est entièrement tissé de confusionnisme…

Pour mémoire, tu nous infligeait, dans un précédent post, cette affirmation :

« Les maoïstes, certains trotskystes (Tony Cliff, Socialisme et Barbarie, Socialisme par en Bas etc.) et les ML l’ont qualifiée de « capitalisme d’état » (une absurdité selon mon idée). Un « capitalisme » sans capitalistes est une absurdité. »

Au point où tu en es de tes élucubrations, on ne sait plus si tu veux nous parler d’un « capitalisme sans capitalistes » ou bien d’un pouvoir des « capitalistes sans capitalisme »… Dans un cas comme dans l’autre, on nage en pleine absurdité, et tu continues à te contredire, d’un post à l’autre, et au sein même de chacun de tes post, sans que ton point de vue ne s’éclaircisse pour autant, sauf comme trotskyste effectivement très « orthodoxe », et même précisément au sens de Michel Raptis, que tu voues pourtant aux gémonies, façon Molière : « Cachez cet héritier politique que je ne saurais voir ! »

Tu es en train de nous parler d’une dictature prolétarienne exercée, selon toi, par une bourgeoisie bureaucratique entièrement capitaliste, en fait, selon cette logique, et qui aurait donc développé une économie de marché durant près de trois quart de siècle, et qu’elle aurait baptisé « socialisme », ce qui était donc, en fait, exactement le programme de Trotsky, mais qui, simplement aurait donc été frustré de ne pas être aux commandes de ce « processus »…

Et comme, de toutes façons, le « socialisme dans un seul pays est une impossibilité », il fallait bien que quelqu’un remette de l’ordre là dedans, et ce fut Gorbatchev, en quelque sorte le dernier de la liste des trotskystes sponsorisés… (voir l’article ci-dessus…)

Tout étant rentré dans le « bon ordre » capitaliste mondial, il n’y a plus qu’à attendre la « bonne révolution mondiale », et d’ici là, Trotsky peut enfin reposer en paix, et même assez longuement, semble-t-il…

Effectivement, la Révolution Socialiste dans un seul pays, sur 1/6ème des terres émergées, et qui a rayonné de son influence sur 1/3 de la planète, cela n’était donc finalement qu’un cauchemar… Le cauchemar du bourgeois et de ses séides idéalistes diverses…

Mais c’est encore le cas, manifestement!

Luniterre

Réponse

 

Viriato

juillet 19, 2018 à 7:39

Tu confonds les choses complètement.

Une chose est une société démocratique prolétarienne d’abondance, le socialisme. L’URSS n’est jamais arrivée à ce stade. C’est un fait objectif.

Une autre chose est le régime politique sorti de la Révolution d’Octobre, une forme de la dictature du prolétariat très déformée par le pouvoir de la bureaucratie qui n’avait d’autre base que d’être les héritiers de cette révolution. C’est le régime de Staline qui a dérivé jusqu’à Gorbatchov et le capitalisme avec des zig-zags entre la droite et le centre.

Une autre un processus économique qui, à ses débuts avait l’intention de s’orienter vers le développement des forces productives, la collectivisation de terres, le contrôle du commerce extérieur et la planification de l’économie. Ce processus a été mal conduit et dévoyé par les erreurs de droite lors de la faible industrialisation pendant la NEP (par le tandem Boukharine-Staline) , par le cours gauchiste des années 30, l’isolement forcé des échanges internationaux mais qui se répercutaient sur l’économie soviétique, la formation de circuites parallèles à caractère capitaliste.

Quand même ce processus a jeté les bases d’une industrialisation lourde du pays, d’une collectivisation des terres malgré la gabegie terrible provoquée par le manque de démocratie prolétaire de gestion et de planification, mais surtout l’imprévision politique et économique du duo Boukharine-Staline.
C’est la démonstration des possibilités d’une économie planifiée, comme deuxième expérience ouvrière internationale, malgré ses déformations que l’on défend l’URSS. Elle nous donne l’aperçu des possibilités qui peut donner une économie organisée selon un plan d’ensemble (même si cette planification était bureaucratique et de plus en plus sous des critères capitalistes).

Mais une économie planifiée, ce n’est pas le socialisme qui est une société démocratique et d’abondance, deux éléments inexistants en URSS. Le manque de ces éléments d’ailleurs a été une des faiblesses qui a provoqué sa chute.

Naturellement, on ne peut pas défendre l’éclosion d’une monstrueuse bureaucratie, du manque totale de démocratie soviétique, des illusions sur un prétendu « socialisme » qui n’était de fait que des formes économiques socialistes mélangées à des formes capitalistes au service d’une bureaucratie toute puissante, dirigée par Staline avec des très fortes tendances inégalitaires et vers le capitalisme. Ces tendances l’ont emporté.

Ce fut donc un processus inachevé et déformé presque depuis ses débuts, Lénine s’en est aperçu à la fin de ses jours et ses commentaires lors de ses derniers écrits sur les déformations bureaucratiques sont là pour le constater.

En fait, lui s’attendait à une révolution européenne et mondiale qui aurait pu sortir le révolution russe de l’impasse.

Staline lui-même a écrit jusqu’à 1924 que la construction du socialisme « dans un seul pays » était impossible.

La défense de l’URSS découle de considérations politiques. Est le deuxième essai du prolétariat mondial après La Commune et de son étude on peut trouver beaucoup des leçons a apprendre mais c’est tout sauf un modèle de « socialisme » plutôt de déformation bureaucratique d’une révolution socialiste.

Révolution socialiste car initiée par la classe ouvrière, mais assez rapidement dévoyée par les forces assemblées de l’arriération interne (150 millions de paysans semi-illétrés), le blocus capitaliste, le retard technique et industriel (la production industriel en 1922 correspondait à 13% de la production de 1914 et les usines avaient été abandonnés par les ouvriers qui étaient passés de 6 millions à 1,5 millions dans la grande industrie totalement en ruines pour la plupart), mais surtout par la démoralisation du prolétariat qui n’a pas vu venir la révolution européenne et par la formation d’une bureaucratie soviétique (qui était composée en bonne partie par l’ex-bureaucratie tsariste).

Alors et malgré ton point de vue, l’URSS était un régime de dictature du prolétariat par ses origines, très déformée par la dictature d’une bureaucratie soviétique toute puissante qui elle s’appuyait et se soutenait sur les acquis et l’aura de la Révolution d’Octobre et qui a mis en place des formes socialistes encore très déformées de planification socialiste avec des éléments économiques du capitalisme mais au service de la haute bureaucratie fondamentalement.

Voilà pourquoi et voilà comment s’expliquent les luttes à l’intérieur de l’URSS, l’éclosion d’un Khroutchov, main droite de Staline, comme Deus ex Machina des forces développées à l’intérieur de l’URSS et qui pointaient vers le capitalisme et le triomphe finale de Gorbatchov quand la bureaucratie a pu s’assurer du pillage à son profit privée des restes d’une économie qu’était entrée dans une crise profonde.

La société de pénurie et sans démocratie (que certains voudraient nous vendre pour du « socialisme »), sans croissances du fait du pillage grossier par les diverses bureaucraties, encerclée et forcée de dépenser des milliards pour sa défense, allait vers l’effondrement si une révolution prolétarienne ne pouvait pas la redresser, mais cela fut impossible suite à la persécution implacable de toute tendance de gauche, immédiatement qualifiée de « trotskyste » même si elle ne l’était pas, comme ce fut le cas dès 1940 où ils ont été fusillés avec tous les autres représentants de la gauche. Depuis lors, il n’y a eu que les tendances de droite, hystériquement anti-communistes qui ont été tolérées.

Il ne restait que « l’option » de la transformation de la haute bureaucratie en classe capitaliste. C’est ce qui est arrivé.

Voilà les forces objectives qui ont menée l’URSS vers la Russie capitaliste. Pas besoin de chercher des Khroutchov , « ce type qui n’avait jamais lu un libre » selon V. Molotov, pour « expliquer  » les choses.

Trotsky sort de tout ça grandi et son livre « La Révolution Trahie » est le meilleurs analyse marxiste sur la question. Cela ne fait pas de moi un « trotskyste » (c’est quoi ça?) moins encore un « Pabliste » (Michel Raptis) mais quelqu’un qui n’a pas peur de corriger son point de vue devant la masse des faits et documents disponibles.

Réponse

 

tribunemlreypa

juillet 19, 2018 à 11:18

 

De plus en plus pathétique, mais révélateur, en même temps… !

Qui « confond » quoi ???!

A vouloir « unifier », à la manière trotskyste typique, et idéaliste bourgeoise, également, les différentes époques et processus de l’histoire de l’URSS sous le vocable « bureaucratie stalinienne » tu en expurges de plus en plus ce que tu tentais toi-même de décrire comme « tendances socialistes » dans tes précédents posts…  A quoi bon, de toutes façons ? Ce que tu essayes de contourner, c’est le fait évident qu’un État ne peut être « neutre » dans la lutte des classes… En tant que superstructure, il doit nécessairement être le reflet des infrastructures économiques qui justifient son existence. Il a donc une nature de classe correspondant nécessairement au régime social et économique en cours de développement. C’est à la fois une évidence et le B-A-BA du marxisme-léninisme… ! Un décalage peut évidemment se produire en période révolutionnaire, ou même, contre-révolutionnaire (A ce sujet, voir le graphique révélateur joint récemment à :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/07/19/ne-khotim-umirat-na-rabote-pour-ne-pas-mourir-au-travail-finalement-le-vent-se-leve-a-lest/ )

mais ce ne peut être, tout aussi évidemment, qu’une courte phase de transition entre deux processus différents de développement des forces productives, et deux processus de nature de classe différente, donc !

Vouloir « unifier » peu ou prou les différentes périodes de l’histoire soviétique sous un même processus, cela confine donc à l’absurde, et, de toutes façons, cela n’exonère pas de devoir en déterminer, in fine, la nature de classe !

__Une dictature du prolétariat correspond à un régime socialiste, aussi imparfait soit-il…

__Un régime économique capitaliste correspond à une dictature de la bourgeoisie, fut-elle comprador, nationale, national-bureaucratique ou capitaliste monopoliste d’Etat et impérialiste…

Il n’y a évidemment pas de possibilité qu’une « dictature du prolétariat » soit en correspondance, sur près de trois quarts de siècles (!!!), avec un régime économique tel que tu le considère, et qui est nécessairement capitaliste, selon ta définition elle-même…

Sinon tu en reviens toi-même au concept effectivement absurde de « capitalisme sans capitalistes », que tu prétendais critiquer dans un de tes premiers posts !

Si dictature prolétarienne il y a eu, et sur une période durablement significative, il y a donc eu socialisme, sur cette période, encore une fois, et même si très imparfait…

En regard de cette problématique fondamentale, à laquelle tu ne saurais échapper, d’un point de vue ML, le fait que ta « théorie » soit 100% raccord avec le trotskysme-pablisme, c’est à dire le trotskysme le plus « orthodoxe » historiquement, dans son genre, cela est effectivement purement anecdotique, mais ce n’en est pas moins une autre réalité incontournable !

Bon courage, encore, pour le cas où tu voudrais réellement sortir de ce dilemme absurde…

Luniterre

Réponse

 

Viriato

juillet 20, 2018 à 7:24

 

La pléthore de qualificatifs péjoratifs inutiles font penser plus à la projection qu’autre chose.

Ce « détail » théorique, « Un régime économique capitaliste correspond à une dictature de la bourgeoisie »; propre des dogmatiques ou de ceux qui voient les choses en « blanc et noir » sans comprendre les processus ni les nuances, est à la base de la « défense » d’une « socialisme » qui n’a jamais existé comme forme réelle de démocratie prolétarienne et d’abondance productive et de consommation.

La dictature du prolétariat peut très bien avoir un régime économique capitaliste et les bolchéviques avaient pensée au tout début à établir qu’un contrôle ouvrier sur la production plus la répartition de terres (mesure on ne peut plus capitaliste). Après, la prédominance de la NEP (conçue pour des décennies à ses débuts) montre que cela est bien possible.

Toute la question était comment garder le pouvoir soviétique, d’une classe ouvrière affaiblie par la guerre et la famine, dans ces conditions. Il y avait deux lignes: celle qui voulait pousser une industrialisation par l’imposition des paysans à fin de « tenir », en attendant la révolution en occident. C’était la ligne de Trotsky et de l’Opposition de gauche.

L’autre, celle de Boukharine-Staline était de continuer la NEP pour « des décennies », pousser la polarisation de la campagne créant une bourgeoisie paysanne riche qui serait imposée pour industrialiser le pays. Cette mesure de droite était contrebalancer par la théorie du « socialisme en un seul pays » nouvauté révisionniste qui allait à l’encontre de tout ce qui avait dit Lénine et tous les socialistes de leur temps, Staline inclus jusqu’à 1924

C’est cette option qui a prévalue et qui, sans voir que les paysans n’allaient pas fournir du blé sans une contrepartie industrielle d’échange, a conduit la NEP à la faillite et, une fois liquidé la droite par Staline, forcé le tour à 180° de la collectivisation forcée catastrophique de terres et l’industrialisation à marches forcées. De la droite à l’ultra-gauche.

Tu dis « Il n’y a évidemment pas de possibilité qu’une « dictature du prolétariat » soit en correspondance, sur près de trois quarts de siècles »

A partir d’une société arriérée, encerclée par l’impérialisme, dirigée par des droitiers ou des centristes (Boukharine-Staline), à des fortes composantes capitalistes parallèles, plombée par une bureaucratie rapace, sans démocratie ouvrière et qui tendait fortement vers le capitalisme sans l’éclosion d’une révolution politique contre la dictature de la bureaucratie, il est impossible de lui donner le qualificatif de « socialisme » ou les mots perdent tout leur signification.

Mais il ne s’agissait pas d’une dictature de la bourgeoisie, il n’y avait pas les éléments nécessaires, l’héritage, la possession des moyens de production pour faire de la bureaucratie corrompue, une bourgeoisie comme le prétendirent beaucoup des théoriciens de différentes tendances. C’était donc tout au plus c’est un régime de dictature du prolétariat très déformée, dégénérée, dont le seul lien avec le prolétariat sont les formes socialistes de l’économie, malgré leur déformation importante, mais surtout l’origine qui se trouve dans le Révolution d’Octobre et dont les dirigeants s’en réclament car ils proviennent de ce magnifique mouvement des masses et ils ne sont pas des capitalistes, mais surtout ne profitaient sans avoir besoin encore au temps de Staline, de devenir une bourgeoisie à part entière.

Et arrête avec le « pablisme », la seule chose que tu sembles connaitre du mouvement trotskyste. Informe-toi un peu avant de lancer des accusations absurdes. Je ne suis pas « trotskyste » et j’ai déjà répété cent fois que ces catégories ont perdu tout de leur valeur; il n’y a qu’une droite, un centre et une gauche dans toutes les anciennes tendances, donc leurs anciennes dénominations ont perdu complètement de leur validité.

Par contre je pense que c’était Trotsky qui avait raison à cette époque et que leur analyse sur un tas de questions garde sa validité, de même que je pense que certains écrits de Kautsky, Bernstein, Plekhanov, Mao, Rosa Luxembourg, Labriola et même le Staline sur la Question Nationale et un tas d’autres, quand ils étaient marxistes, gardent toute sa valeur. Mais mon guide est Lénine.

Le réflexe ridicule de s’éffaroucher des qu’on lit le mot « Trotsky » ou « trotskyste » et enfourcher sa cote de mailles dépareillée tout en brandissant une lance rouillée, ne peut pas servir à faire avancer ni la discussion théorique ni la compréhension de la période.

Réponse

tribunemlreypa

juillet 20, 2018 à 9:23


« La pléthore de qualificatifs péjoratifs inutiles font penser plus à la projection qu’autre chose. »

Il n’y a rien de péjoratif à simplement constater l’évolution erratique de ta démarche vers le renoncement aux fondamentaux du matérialisme dialectique.

Au moins, le mérite de ce débat est de la mettre en lumière, non pour pointer ta dérive personnelle, mais parce qu’elle est particulièrement illustrative de celle suivie par la « gauche » idéaliste et opportuniste petite bourgeoise en France, et cela depuis des décennies. Elle a effectivement contaminé et dissous ce qui restait de l’avant-garde prolétarienne, et elle continue activement d’empêcher sa reconstitution.

« Ce « détail » théorique, « Un régime économique capitaliste correspond à une dictature de la bourgeoisie » ; propre des dogmatiques» (…) « La dictature du prolétariat peut très bien avoir un régime économique capitaliste »

Évidemment, tu peux toujours chercher à noyer le poisson et même à l’emballer dans de la phraséologie prétendument « anti-dogmatique », toujours est-il que le poisson est bel et bien pris dans le filet du révisionnisme le plus basique qui soit !

Rien n’oblige personne, et surtout pas dans le monde actuel, à se référer au matérialisme dialectique…

Toujours est-il que la relation entre infrastructures et superstructures est l’un de ses fondamentaux incontournables…

Ceci-dit, la science ne vaut jamais, en fin de compte, que par l’expérience. Je ne te refais pas le résumé déjà inclus dans mon précédent post, mais il faut pourtant bien en tenir compte pour comprendre que si tu prétends établir une correspondance de trois quarts de siècle entre une superstructure constituée en dictature du prolétariat et une base (infrastructure), constituée en un régime économique et social capitaliste, il faudrait donc bien admettre que le fondement de la dialectique marxiste est complètement caduque !

Une analyse ML de l’histoire de l’URSS montre assez facilement que ce n’est pas le cas, ce qui se trouve même, de plus, illustré par l’actualité :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/07/19/ne-khotim-umirat-na-rabote-pour-ne-pas-mourir-au-travail-finalement-le-vent-se-leve-a-lest/

Mais bien entendu, tu refuseras probablement de voir cette évidence et tu continueras donc à vouloir démontrer la quadrature du cercle dans lequel tu tournes en rond.

Le constat est simplement que cela n’a plus rien à voir avec la dialectique marxiste, même si tu cherches encore à t’en affubler, à l’instar des trotskystes, dont tu ne veux pas être non plus, tout en étant entièrement en accord avec les thèses révisionnistes de Trotsky, ce que tu revendiques, tout en te réclamant de Lénine, comme le font les trotskystes, également, et y compris en essayant de lui faire endosser leur propre révisionnisme, notamment sur la question de la révolution mondiale :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/07/20/lenine-sur-le-role-primordial-du-socialisme-dans-un-seul-pays/

Concernant « Pablo », même constat, il n’y a évidemment toujours rien à retirer sur le fait qu’il soit entièrement raccord avec son maitre à penser, Trotsky, même si cela dérange l’hypocrisie de la majorité des trotskystes, dont tu ne veux pas être, j’ai bien compris, malgré la concordance totale de ta pensée avec ce duo !

Dans la mesure où l’essentiel de ton argumentaire est maintenant dans la répétition de tes dernières affirmations, il me semble donc que nous avons fait le point sur l’état actuel de nos divergences au sujet de l’histoire de l’URSS. Dont acte, et merci pour avoir fait l’effort de préciser et mettre au jour le fond de ta pensée, qui en avait bien besoin, en attente d’évolution ultérieure, positivement souhaitable.

Luniterre

Réponse

 

 

 

Lénine, sur le rôle primordial du socialisme dans un seul pays

 

 

 

 

Lénine,

 

sur le rôle primordial

du socialisme

dans un seul pays

 

La révolution mondiale

et le socialisme dans un seul pays

 

Par le camarade WH

 

La victoire de la révolution mondiale est impossible en une seule bataille.

En général, la révolution n’éclate pas dans tous les pays, « Les exploiteurs ne sont battus que dans un seul pays, et c’est là bien entendu le cas typique, la révolution simultanée dans plusieurs pays étant une rare exception »1.

Pourquoi la révolution ne peut-elle pas éclater dans tous les pays en même temps ?

D’après Lénine, « L’inégalité du développement économique et politique est une loi absolue du capitalisme. »2, les conditions pour que la révolution réussisse peuvent n’être réunies que dans un petit nombre de pays. Pendant la révolution de 1917, Lénine observait que « le mouvement commence plus facilement dans les pays qui n’appartiennent pas au nombre des pays exploiteurs, pouvant piller avec plus de facilité et ayant les moyens de corrompre les couches supérieures de leurs ouvriers. »3.

La révolution a éclaté en Russie parce qu’il s’agissait du pays le plus faible, avec le moins de possibilité de corrompre la classe ouvrière. « La situation d’ensemble dans notre pays est défavorable à l’épanouissement de l’opportunisme “ socialiste ” au sein des masses ouvrières. »4, en effet, en Russie en 1917, « La catégorie des ouvriers et des employés privilégiés est très peu nombreuse. »4. Au contraire, « Ces partis pseudo-socialistes d’Europe occidentale, presque tous ministrables, dans le genre de ceux de Tchernov et de Tsérétéli, ne réalisent rien et n’ont aucune base solide. »3.

Lénine fustigeait « l’absurde théorie gauchiste de la « révolution permanente » »5 de Trotsky. En effet, la révolution mondiale n’est pas un processus qui se joue en une bataille, mais une série de phases d’attaques et de phases de défenses. « L’activité historique n’est pas aussi rectiligne que le trottoir de la perspective Nevski, disait le grand révolutionnaire russe Tchernychevski. Celui qui n’« admet » la révolution du prolétariat qu’« à la condition » qu’elle se déroule avec facilité et sans heurt ; que l’action commune des prolétaires des différents pays soit acquise d’emblée ; que la possibilité de défaites soit exclue d’avance ; que la révolution suive une voie large, dégagée, bien droite ; qu’on n’ait pas, en marchant à la victoire, à faire parfois les plus grands sacrifices, à « résister dans une forteresse assiégée » ou à se frayer un passage par d’étroits sentiers de montagne, impraticables, tortueux, et pleins de périls, – celui-là n’est pas un révolutionnaire, celui-là ne s’est pas affranchi du pédantisme de l’intellectuel bourgeois, celui-là glissera toujours, en fait, dans le camp de la bourgeoisie contre-révolutionnaire comme nos socialistes-révolutionnaires de droite, nos mencheviks et même (bien que plus rarement) nos socialistes-révolutionnaires de gauche. »6.

Lorsque la vague révolutionnaire se heurte aux remparts des pays capitalistes les plus forts qui ne peuvent pas être vaincus au premier assaut, la révolution mondiale passe dans une phase défensive. « Il s’ensuit », d’après Lénine, « que la victoire du socialisme est possible au début dans un petit nombre de pays capitalistes ou même dans un seul pays capitaliste pris à part. »2. Les premiers pays socialistes doivent utiliser la trêve avec les pays capitalistes pour se développer et se préparer à la guerre. « Le prolétariat victorieux de ce pays, après avoir exproprié les capitalistes et organisé chez lui la production socialiste, se dresserait contre le reste du monde capitaliste en attirant à lui les classes opprimées des autres pays, en les poussant à s’insurger contre les capitalistes, en employant même, en cas de nécessité, la force militaire contre les classes d’exploiteurs et leurs États. »2.

Mais, tant qu’il est trop faible, le premier pays socialiste ne peut pas prendre l’initiative de l’attaque et doit se contenter d’accumuler des forces en vue de la bataille. « tant que n’a pas éclaté une révolution socialiste internationale, embrassant plusieurs pays, assez forte pour vaincre l’impérialisme international, le premier devoir des socialistes victorieux dans un seul pays (particulièrement arriéré) est de ne pas accepter la bataille contre les géants impérialistes, de s’efforcer de l’éviter, d’attendre que la lutte des impérialistes entre eux les affaiblisse encore plus, qu’elle rapproche encore la révolution dans les autres pays. »7. Les « communistes de gauche » dirigés par Trotsky combattaient cette ligne, « Cette simple vérité, nos « communistes de gauche » ne l’ont pas comprise en janvier, en février et en mars; ils craignent aujourd’hui encore de la reconnaître ouvertement, elle se fraie un chemin à travers tous leurs balbutiements embrouillés : « On ne saurait, d’une part, ne pas admettre… mais on doit, d’autre part, reconnaître… » »7.

Le socialisme dans un seul pays n’est qu’une étape de la révolution mondiale. « Certes la victoire définitive du socialisme est impossible dans un seul pays. »3, écrivait Lénine, mais « Lorsqu’on nous parle des difficultés de notre œuvre, lorsqu’on nous dit que la victoire du socialisme n’est possible qu’à l’échelle mondiale, nous ne voyons là qu’une manœuvre désespérée de la bourgeoisie et de ses partisans conscients ou inconscients pour déformer la vérité la plus incontestable. »3.

La troisième phase de la révolution mondiale est donc l’affrontement militaire entre les pays socialistes et les pays capitalistes. Cet affrontement est inévitable, en effet, « Nous ne vivons pas seulement dans un Etat, mais dans un système d’Etats, et l’existence de la République soviétique à coté d’Etats impérialistes est impensable pendant une longue période. En fin de compte, l’un ou l’autre doit l’emporter. Et avant que cette fin arrive, un certain nombre de terribles conflits entre la République soviétique et les Etats bourgeois est inévitable. Cela signifie que la classe dominante, le prolétariat, si seulement il veut dominer et s’il domine en effet, doit en faire la preuve aussi par son organisation militaire. »8.

Tant que le premier pays socialiste n’est pas plus fort que les pays capitalistes, il doit se préparer à la défense et non à l’attaque. « à partir de la victoire du gouvernement socialiste dans un pays, il faut trancher les questions non pas du point de vue de la préférence à donner à tel ou tel impérialisme, mais exclusivement du point de vue des conditions les plus favorables au développement et au renforcement de la révolution socialiste qui a déjà commencé. Autrement dit : le principe qui doit maintenant servir de base à notre tactique n’est pas de savoir lequel des deux impérialismes il est préférable d’aider aujourd’hui, mais de savoir quel est le moyen le plus sûr et le plus efficace d’assurer à la révolution socialiste la possibilité de s’affermir ou tout au moins de se maintenir dans un seul pays, jusqu’au moment où d’autres pays viendront se joindre à lui. »9.

La préparation à la guerre est d’autant plus importante que le pays à défendre était précisément faible puisque la révolution y a éclaté, et il doit devenir le plus fort.

D’après Lénine, « la victoire du socialisme dans un seul pays n’exclut nullement, d’emblée, toutes les guerres en général. Au contraire, elle les suppose. Le développement du capitalisme se fait d’une façon extrêmement inégale dans les différents pays. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement sous le régime de la production marchande. D’où cette conclusion inéluctable. le socialisme ne peut triompher simultanément dans tous les pays. Il triomphera d’abord dans un seul ou dans plusieurs pays, tandis que les autres resteront pendant un certain temps des pays bourgeois ou prébourgeois. Cela donnera nécessairement lieu à des frictions, et incitera en outre directement la bourgeoisie des autres pays à écraser le prolétariat victorieux de l’État socialiste. Dès lors, la guerre de notre part serait légitime et juste. Ce serait une guerre pour le socialisme, pour l’émancipation des autres peuples du joug de la bourgeoisie. Engels avait parfaitement raison lorsque, dans sa lettre à Kautsky en date du 12 septembre 1882, il reconnaissait nettement la possibilité de «guerres défensives» du socialisme déjà vainqueur. Il pensait précisément à la défense du prolétariat victorieux contre la bourgeoisie des autres pays. »10.

[1] : Lénine, La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, 1918

[2] : Lénine, Du mot d’ordre des états-unis d’Europe, 1916

[3] : Lénine, Troisième congrès des Soviets des députés ouvriers, soldats et paysans de Russie, 10-18 (23-31) janvier 1918

[4] : Lénine, Le socialisme et la guerre, 1915

[5] : Lénine, La violation de l’unité au cri de « vive l’unité ! », 1914

[6] : Lénine, Lettre aux ouvriers américains, 20 août 1918

[7] : Lénine, Sur l’infantilisme « de gauche » et les idées petites- bourgeoises, 1918

[8] : Lénine, VIII CONGRES DU P.C. (b)R., (18-23 MARS 1919), RAPPORT D’ACTIVITÉS DU COMITÉ CENTRAL, LE 18 MARS

[9] : Lénine, Contribution à l’histoire d’une paix malheureuse, 1918

[10] : Lénine, Le programme militaire de la révolution prolétarienne, 1916

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http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/principes-marxisme-leninisme.php#4

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Не хотим умирать на работе !! Pour ne pas mourir au travail? Finalement le vent se lève à l’Est… !

 

 

 

 

 

 

Не хотим умирать

 

на работе !!

« Nous ne voulons pas mourir au travail !! »

 

Finalement,une fois de plus,

le vent se lève à l’Est… !

 

 

 

Avec la Coupe du Monde de foot, c’est la mondialisation qui frappe à nouveau à la porte de la Russie.

Vouloir y prendre sa place, investir pour donner une belle image de la Russie, c’était sans aucun doute le but de l’opération, et en termes de communication, il est largement atteint, et même au delà de ce qui était attendu par la plupart des observateurs.

Combiner résistance militaire, diplomatique et attractivité, cela « paye » donc, sur bien des plans, mais a aussi un coût. Coincée entre le marteau chinois et l’enclume US, l’économie russe n’a en réalité toujours pas accumulé un capital financier suffisant pour échapper à son statut de proie potentielle de l’impérialisme, qu’il vienne d’outre-atlantique ou de ses marches chinoises. Pour la bourgeoisie nationale, en Russie comme ailleurs, le stade de la résistance nationale n’est toujours qu’un pis aller faute de mieux en matière de puissance financière.

Pour prendre une place conséquente sur les marchés financiers il lui faut augmenter sa capacité d’accumulation du capital, et pour cela, restaurer et élargir ses marges de profit.

Là se trouve une limite à l’unité nationale qui faisait jusque là sa force, car ces marges ne peuvent se restaurer qu’au détriment du prolétariat et des classes populaires.

Avec la Coupe du Monde il y avait donc un Grand Chelem a tenter et Poutine a donc mis en œuvre une réforme des retraites qui constitue un recul social historique considérable, et le premier, sur ce thème, depuis les droits sociaux acquis sous Staline, en 1932.

La justification officielle en serait l’amélioration de l’espérance de vie, qui avait en quelque sorte légèrement« repris vie » elle-même après la sombre période Eltsine. Or il se trouve qu’avec la présente crise cette amélioration apparaît de plus en plus illusoire et semble même devoir faire place à un nouveau recul, surtout dans les classes populaires. Il est important de souligner ici que ce phénomène n’est pas spécifique à la Russie, mais qu’on le retrouve également concernant les classes populaires en Occident, comme on venait justement de le voir sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/07/09/retraites-en-peau-de-chagrin-le-capital-comprime-et-tue-pour-sauver-ses-benefices/

Avec, de plus, de nouvelles tentatives de la bourgeoisie occidentale pour également faire payer sa crise sur le dos de ces classes, et du prolétariat en premier lieu.

Si, par exemple, la Coupe du Monde de foot a définitivement enterré, en France, les faibles braises d’un « Mai 2018 » resté des plus symboliques, le même prétexte, en Russie, pour confiner les protestations loin des grands centres urbains, a donc finalement fait long feu, et la mèche de la contestation s’est rallumée aussitôt que les stades se sont vidés…

Finalement, alors que la « gauche » occidentale s’avère toujours aussi impuissante à rependre l’offensive dans les luttes sociales, il semble bien que le vent, à nouveau, se lève à l’Est !

Luniterre

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Le graphique ci-dessous, arrêté en 2015, s’il ne montre pas encore de fléchissement récent de la courbe, montre néanmoins le caractère inhumain et réactionnaire de la « réforme » proposée,qui aboutit pratiquement à faire correspondre l’âge de la retraite et l’espérance de vie, et aboutit donc à dépouiller quasiment le prolétariat russe de l’épargne de toute une vie de labeur, constatation qui se retrouve donc, très logiquement, dans les slogans des manifestants:

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>>>A noter également que l’évolution de la courbe, au fil des décennies, est l’illustration parfaite d’une analyse ML de l’histoire de l’URSS et de la Russie, avec, notamment, l’effet de la contre-révolution khrouchtchevienne, qui fait sentir son effet radicalement à partir de 1961, soit cinq ans après le XXème congrès, et trois ans après la mise en oeuvre réelle, sur le terrain, de la politique de « réformes » khrouchtcheviennes!

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https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQcR2sHEgmAUbs0j-PpAINunSYnUgd8TfLANNFUBaOhtxhD0AFx« A l’appel des syndicats et partis d’opposition, les Russes ont manifesté en masse contre le projet de relèvement de l’âge de départ à la retraite. La côte de popularité du président a pâti de l’annonce de ce projet.

Des milliers de Russes ont manifesté, le 1er juillet, dans des dizaines de villes contre le projet de relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite de 60 à 65 ans pour les hommes et de 55 à 63 ans pour les femmes. Des seuils inchangés depuis 1932, fixés à cette époque à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, sous l’autorité de Joseph Staline.

Les manifestants répondaient aux appels de la Confédération du travail de Russie, de la Fédération des syndicats indépendants, des différentes organisations se réclamant du communisme, des partis Russie juste, Iabloko et LDPR (nationaliste) ainsi que de l’opposant Alexeï Navalny. Les rassemblements et marches de protestation se sont déroulés sans incident notable et n’ont pas donné lieu à des arrestations.

Des photos parues dans les médias russes montrent les manifestants brandir des pancartes sur lesquelles on peut lire, par exemple, «Le relèvement de l’âge de la retraite c’est le génocide du peuple» ou encore «Tu as vécu, souffert, tu es mort, puis tu pars à la retraite».

A Moscou, où se déroulait le même jour la rencontre entre la Russie et l’Espagne, en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football, les quatre rassemblements prévus ont été interdits. Résignés à ne pas obtenir d’autorisation avant la fin de la compétition, le 15 juillet, les syndicats ont déposé un préavis pour le 18 juillet, veille de l’examen en première lecture du texte de la réforme.

Ce projet de loi a déjà été présenté en conseil des ministres le 14 juin, premier jour de la Coupe du monde de football, puis transmis le 16 à la Douma, chambre basse du Parlement. Le Premier ministre Dmitri Medvedev l’a justifié par la croissance attendue du nombre de retraités et la réduction de celui des actifs. Il a ajouté que cette situation pourrait «conduire à un déséquilibre du système de retraite jusqu’au point où le gouvernement ne pourrait plus faire face à ses obligations sociales».

Plusieurs catégories de travailleurs, en particulier ceux du rail et de la métallurgie, mais aussi les forces armées et la police, ne sont pas concernées par cette réforme. Le gouvernement estime que le projet de loi permettra d’augmenter les pensions de 1 000 roubles (14 euros) par an et de sauver le régime actuel de retraite par répartition.

Départ à la retraite à 65 ans, espérance de vie : 66 ans

En Russie, l’espérance de vie des hommes est de 66 ans et celle des femmes de près de 76 ans. Après une chute spectaculaire en 1991, année du démantèlement de l’Union soviétique, elle s’est peu à peu redressée. L’allongement de l’espérance de vie est l’une des priorités de l’action du gouvernement, selon les engagements pris par le président Vladimir Poutine, peu avant sa réélection le 18 mars 2018.  

Lors des consultations tripartites (gouvernement, employeurs, syndicats) qui ont précédé la présentation du projet de loi, plusieurs options auraient été envisagées. Selon Tatiana Stanovaïa, présidente du Centre des technologies politiques, une des plus importantes organisations indépendantes d’analyse politique russes, citée par le quotidien Vedomosti, le gouvernement a sciemment proposé la variante la plus dure pour laisser de la marge à une négociation et permettre au président d’apparaître en modérateur, en dernier recours.

En attendant, selon le dernier sondage de l’Institut Fom, publié le 29 juin, sa cote de popularité est tombée de 62% à 48% depuis l’annonce de ce projet auquel, selon le même institut, 86% des personnes âgées de 31 a 60 ans sont opposées. En ce qui concerne l’approbation de l’action du gouvernement ou la confiance dans le président et le premier ministre, un autre institut, VTsIOM, avance des chiffres différents, mais les deux sociétés de sondages estiment que les dirigeants du pays ont atteint le niveau de confiance le plus bas depuis cinq ans.

https://francais.rt.com/international/52095-milliers-russes-ont-manifeste-contre-refome-retraites

 

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MEETING A OMSK:

 

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Комсомольск-на-Амуре :

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MEETING A OMSK:

 

 

 

https://gdb.rferl.org/982220F4-7550-4EEC-9D4C-759282260661_cx3_cy0_cw87_w1023_r1_s.jpg

 

 

 

https://uneideefolle-lefilm.com/wp-content/uploads/2017/08/le-monde-logo.jpg

 

En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche 1er Juillet pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.

La liesse des supporteurs de football avait quelque peu éclipsé la colère sourde qui s’est emparée d’une bonne partie des Russes depuis l’annonce, le 14 juin, jour du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018 en Russie, de l’allongement de l’âge de départ en retraite. Cette colère a toutefois ressurgi dimanche 1er juillet, lorsque des milliers de protestataires sont descendus dans la rue dans une vingtaine de villes.

Parfois autorisées, parfois non, ces manifestations ont épargné les villes hôtes du tournoi sportif où tout rassemblement est strictement prohibé durant la compétition. A Moscou, cependant, un archéologue de 28 ans a eu le temps de s’afficher tout nu sur la place Rouge, sans être interpellé, avec juste cette pancarte : « Dépouillé jusqu’au slip. »

A Omsk, dans l’Oural, 4 500 participants, selon les organisateurs, ont réclamé la démission du gouvernement et du président.

Jamais, depuis 1932, date à laquelle l’âge du départ à la retraite avait été fixé sous Staline à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, le pouvoir n’avait osé s’attaquer à cet acquis social. « Tant que je suis président, une telle décision ne sera pas prise », avait encore promis Vladimir Poutine en 2005.

 

Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes

La réforme, annoncée par le premier ministre Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028 et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.

Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagée.

La mesure, couplée à une augmentation de la TVA de 18 % à 20 %, a soulevé un tollé. Une pétition, lancée par un syndicat pourtant loyal au pouvoir, a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures. Les arguments relayés par les chaînes de télévision publiques sur les « avantages » de la réforme, destinée selon le gouvernement à pallier le déséquilibre démographique, n’ont pas convaincu.

Et toutes les tentatives du porte-parole du Kremlin pour mettre Vladimir Poutine à l’abri de la tempête sont restées vaines. « Le thème de cette réforme concerne le gouvernement. Le président ne participe pas à ces travaux », avait pourtant affirmé Dmitri Peskov. In fine, le projet de loi, s’il est voté, devra pourtant être signé par le chef de l’Etat, réélu en mars pour un quatrième mandat.

Cote de confiance au plus bas depuis 2011

Le résultat ne s’est pas fait attendre. Plusieurs sondages attestent d’une baisse brutale de la popularité de Vladimir Poutine.

Selon une étude de l’institut VTsIOM, rendue publique le 29 juin, sa cote de confiance s’est effondrée en quelques jours pour revenir à celle de décembre 2011, avec moins de 40 % d’opinions positives. C’est le pire score enregistré par le président depuis douze ans. A la question « Soutenez-vous l’activité présidentielle ? », près de 10 % des sondés ont déjà changé d’avis entre le 14 juin et le 15 juin, au lendemain de l’annonce.

« Avant l’amortisseur, l’airbag, c’était le gouvernement. Le jeu “le tsar est bon, les boyards sont mauvais” est fini », s’est réjoui Leonid Volkov, adjoint de l’opposant Alexeï Navalny. Par crainte d’être interpellé et de devoir passer à nouveau trente jours en détention pour appel à des rassemblements illicites, ce dernier avait préféré quitter le territoire. Il n’y a eu cependant aucune interpellation parmi les foules de tous âges réunies.

Lire aussi :   L’opposant russe Navalny libéré après trente jours de détention

Fait rarissime, plusieurs élus ayant fait part de leur mauvaise humeur – telle la députée conservatrice Natalia Poklonskaïa, qui avait indiqué sur son compte Twitter son intention de ne pas voter la loi –, le parti Russie unie a tenu une réunion à huis clos le 22 juin pour rappeler à l’ordre les frondeurs.

« Il est inacceptable d’avoir des points de vue contradictoires dans nos rangs », a tonné le secrétaire général Andreï Tourtchak, cité par le site RBK. La réforme contestée devrait être examinée en première lecture à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, le 19 juillet, une fois le Mondial terminé.

 

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/01/en-russie-une-reforme-des-retraites-fait-chuter-la-popularite-de-vladimir-poutine_5324071_3214.html

 

 

Митинг против повышения пенсионного возраста пройдет в Екатеринбурге 3 июля

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Новосибирск

 

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Иваново

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Иваново, 1 июля. Фото Владимир Смирнов/ ТАСС

 

 

 

VLADIVOSTOK

 

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EN CRIMÉE

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В Москве 18 июля 2018 года ожидается митинг против повышения пенсионного возраста

В столице России 18 июля профсоюзами планируется проведение митинга против повышения пенсионного возраста. В начале июля в российских городах, где не проходил ЧМ-18 по футболу уже прошли подобные митинги, проведение которых было согласовано с управляющей верхушкой. Московская оппозиция так же заявила о намерении провести митинг, но правительство не позволило провести акцию по соображениям безопасности во время ЧМ.

3 июля заявка на проведение митинга против реформы, повышающей пенсионный возраст, была подана вновь «Конфедерацией труда России», с указанием даты мероприятия – 18 июля.

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По последним сообщениям прессы, в столице России готовится проведение массовой акции протеста против повышения пенсионного возраста. Про это рассказывают непосредственные организаторы мероприятия, в числе которых представители различных политических сил, а также профсоюзов страны.

Акция протеста против повышения пенсионного возраста состоялась 18 июля в Москве

Как рассказали СМИ представители организационного комитета митинга против повышения пенсионного возраста в России, руководству Москвы была направлена заявка на проведение протестной акции. В ходе нее планируется проведение митинга и шествия. Люди, которые выражают свое несогласие с предложением правительства о повышении возраста выхода на пенсию, планируют высказаться против него. Подобное решение о проведении акции протеста связано с непопулярными мерами, на которые идут российские власти.

 

Условия пенсионной реформы, которая спровоцировала митинг

 

Ровно месяц назад российским правительством было принято решение, вызвавшее ажиотаж у простого населения. О пенсионной реформе, повышении пенсионного возраста говорили давно, но россияне надеялись, что решение будет положительным. Однако власть одобрила проект закона, по которому возраст начнут повышать со следующего года.

Проведение пенсионной реформы будет поэтапным. До 2028 года возраст выхода на заслуженный отдых будет повышен до 65 лет для мужчин, до 2034 года – до 63 лет для женщин. Пока мужчины и женщины выходят на пенсию в 60 лет и 55 лет соответственно. Безусловно, население не готово работать, по-сути, до смерти, и сейчас во многих российских регионах проводятся акции протеста против такой реформы. 

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Акция протеста будет включать в себя демонстрацию и митинг. Дата и время сбора на месте начала шествия (с 18.30 до 19.00) уже назначены штабом общественной кампании «НАРОД ПРОТИВ повышения пенсионного возраста».

Маршрут демонстрации и место проведения митинга – есть два варианта, которые представили в администрацию для согласования заявители. Первый: шествие от Пушкинской площади по Страстному бульвару и после этого по бульварам до проспекта Сахарова, где и будет проведён митинг. Второй: шествие от Самотечной площади по бульварам между Самотечной улицей и Олимпийским проспектом в направлении Суворовской площади, где и состоится митинг.

В качестве одного из организаторов митинга в столице называют Илью Свиридова из партии «Справедливая Россия». Кроме того, он намерен участвовать в выборах мэра Москвы.

Против повышения пенсионного возраста выступают КПРФ, «Яблоко», профсоюзы. Шествие будет проходить по пл. им. Пушкина до просп.  Сахарова, и от ул. Трубная до пл. Суворовская. По словам Ильи Свиридова, цель митинга – заставить ГД отменить принятие проекта закона.

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Краснодар, 1 июля. Фото Мария Иванова / специально для «Новой»

 

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Митинги 1 июля 2018 года в городах России

 

В десятках городов России 1 июля прошли митинги против повышения пенсионного возраста. Заявки были поданы в городах, в которых не проходят матчи ЧМ по футболу. В большинстве городов акции были согласованы с властями. Информации о задержаниях не поступало.

В Комсомольске-на-Амуре в акции приняли участие более 500 человек.

Во Владивостоке активисты провели шествие и митинг у здания Пенсионного фонда. Акция не была согласована с властями.

Митинг в Хабаровске тоже прошел без происшествий. В нем приняли участие несколько сотен человек. Организатором акции выступил оппозиционный кандидат в мэры города Алексей Ворсин, который в ходе акции собирал подписи за свое выдвижение.

В Омске местные власти пытались помешать проведению митинга – администрация нагнала автобусы. Сторонникам Навального не дали выступить на митинге: «Отобрали микрофон. Ольгу Картавцеву, координатора штаба вытолкали со сцены». В акции приняли участие около 3000 человек.

В Якутске администрация пыталась помешать активистам, включив в месте проведения митинга музыку.

Акции также прошли в Краснодаре (там перекрыли вход в парк, где проходил митинг, и людям приходилось идти в обход), Брянске, Чебоксарах (митинг не был согласован с властями), Челябинске, Томске, Оренбурге, Иваново и других городах.

 

http://www.1rre.ru/140779-v-moskve-18-iyulya-2018-goda-ozhidaetsya-miting-protiv-povysheniya-pensionnogo-vozrasta.html

 

 

 

 

 

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Митинг в Москве. Фото: Виктория Одиссонова / «Новая газета»

 

 

 

В Москве и Петербурге прошли акции против повышения пенсионного возраста

 

Общество18:44 18 июля 2018

Анастасия ТоропВиктория Одиссонова«Новая газета»

 

 

В Москве и Санкт-Петербурге прошли митинги против повышения пенсионного возраста. В столице участники митинга встретились в гайд-парке в Сокольниках, в Петербурге акцию согласовать не удалось, были задержаны около двух десятков человек.  

Митинг в Москве. Фото: Виктория Одиссонова / «Новая газета»

Акцию в Москве организовала «Гражданская солидарность». Несмотря на дождь, более тысячи человек пришли на митинг. У входа на площадку парка поставили несколько электронных рамок, а также дежурит полиция.

По словам организаторов, «данная акция является внепартийной».
Люди, собравшиеся здесь, требуют отменить повышение пенсионного возраста, а также отправить правительство в отставку.

Выступая на митинге, депутат от «Справедливой России» Олег Шеин назвал закон антироссийским и антинародным.

«Этот закон о безработице, о кризисе демографии, об увеличении преступности. Его могут предлагать только враги Российского народа», – сказал он.

В Санкт-Петербурге несогласные с повышением пенсионного возраста вышли на несанкционированную акцию. Как сообщил «Новой газете» депутат Заксобрания Петербурга Борис Вишневский, участники акции собрались на пересечении Невского проспекта и Малой Садовой. 

«В полицию доставлены около двух десятков человек, среди них Григорий Михнов-Вайтенко (Епископ Апостольской Православной Церкви -прим.) и двое моих коллег из „Яблока“. Их увезли в 76 отдел полиции», — сказал Вишневский.

По его словам, полиция была недоброжелательно настроена к протестующим: когда люди шли от Малой Садовой к Невскому проспекту с красными карточками, их окружили сотрудники правоохранительных органов.

«Как только карточки убрали, полиция отступила. Пройдя по Невскому, в районе Гостиного двора они опять начали поднимать карточки, несколько десятков человек задержали», — отметил депутат.

Он уточнил, что красная карточка была выбрана в качестве футбольной аналогии после прошедшего чемпионата мира по футболу.

«Карточки показали чиновникам и депутатам, которые поддерживают повышение пенсионного возраста. Примечательно, что человек с красной карточкой, идущий по улице, не является участниками митинга. Карточка — это не лозунг и не плакат, она никак не отражает его отношение к общественно-политическим событиям», — сказал Вишневский.

Как сообщает «ОВД-Инфо», на акции задержали 14 человек. По данным «Дождя», среди них один из организаторов Иван Овсянников. 

 

 

 

Читайте также

Одобрение строптивых. Регионы формально поддерживают пенсионную реформу, но требуют исключений для своих жителей

 

 

Согласовать акции удалось в Воронеже, Иркутской области, Сургуте и других городах.

В Новосибирске в мэрии сначала согласовали акцию, а потом предложили организаторам митинга перенести его в отдаленные от центра районы или отказаться от проведения, из-за фонтана, который стал бить людей током по «непонятным причинам». 

 

Читайте также

«Все не доживут»: восемь митингов против пенсионной реформы. Фотографии

 

 

Напомним, 1 июля в городах России, где не проходит чемпионат мира по футболу, провели акции против повышения пенсионного возраста. В Саратове на митинг вышли около 500 человек. В Омске, по данным корреспондента «Новой», в акции участвовали не менее семи тысяч человек, в Магадане – около ста человек.

О повышении пенсионного возраста правительство сообщило 14 июня. Реформа предусматривает повышение пенсионного возраста до 65 лет для мужчин и до 63 лет — для женщин. Сейчас он составляет 55 лет для женщин и 60 — для мужчин.

В первом чтении законопроект о пенсионной реформе Госдума рассмотрит на своем завтрашнем заседании. 

 

https://www.novayagazeta.ru/news/2018/07/18/143430-v-moskve-nachalsya-miting-protiv-povysheniya-pensionnogo-vozrasta

 

 

 

 

 

Текст песни Вахтанг КикабидзеМои года – мое богатство

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[ Музыка Г. Мовсесяна Слова Р. Рождественского ]

Пусть голова моя седа
Зимы мне нечего пугаться
Не только грусть мои года
Мои года – моё богатство
Пусть голова моя седа
Не только грусть мои года
Мои года – моё богатство

Я часто время торопил
Привык во все дела впрягаться
Пускай я денег не скопил
Мои года – моё богатство
Я частовремя торопил
Пускай я денегне скопил
Мои года – моё богатство

Шепчу спасибо я годам
И пью их горькое лекарство
И никому не отдам
Мои года – моё богатство
Шепчу спасибо я годам
И никому не отдам
Мои года – моё богатство

А если скажут мне века
Твоя звезда, увы, погасла
Подымет детская рука
Мои года – моё богатство
Когда-нибудь наверняка
Подымет детская рука
Мои года – моё богатство
Когда-нибудь наверняка
Подымет детская рука
Мои года – моё богатство

 

http://www.pesni.net/text/vahtang-kikabidze/moi-goda-moe-bogatstvo

 

 

 

 

 

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https://gorobzor.ru/content/news/2018/07/kommunisty_bashkirii_vyydut_na_miting_protiv_provedeniya_pensionnoy_reformy_image_5b4595c9edb047.40035969.jpg

 

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Челябинск, 1 июля. Фото Алекчандр Кондратюк/ РИА Новости

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Israël détruit Khan Al-Ahmar au bulldozer, en même temps que la solution à deux États

 

 

 

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Israël détruit

Khan Al-Ahmar au bulldozer

en même temps

que la solution à deux États

(English text below)

 

 

 

Jonathan CookIsraël a finalement construit, la semaine dernière, une voie d’accès au village de Khan Al Ahmar en Cisjordanie, après avoir temporisé un demi-siècle. Mais les seuls véhicules autorisés sont les bulldozers qui doivent balayer les maisons de ses 200 habitants.

Si une seule communauté pouvait symboliser la fin de la solution à deux États, c’est bien celle de Khan Al-Ahmar.

C’est pour cette raison qu’un détachement de diplomates européens a laissé un instant ses bureaux climatisés, vers la fin de la semaine dernière, pour se traîner vers les collines chaudes et poussiéreuses à l’extérieur de Jérusalem, et être témoin des préparatifs pour la destruction du village. La police israélienne s’y trouvait aussi, battant sauvagement les résidents et leurs soutiens alors qu’ils tentaient de bloquer l’accès aux grosses machines.

La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont présenté leur protestation officielle. Leur dénonciation fait écho à celle de plus de 70 élus démocrates à Washington, en mai dernier – un exemple rare de politiciens américains manifestant leur solidarité avec les Palestiniens.

Il serait gratifiant de croire que les gouvernements occidentaux se soucient des habitants de Khan Al-Ahmar – ou des milliers d’autres palestiniens soumis à un nettoyage ethnique progressif par l’entité israélienne dans les terres avoisinantes, mais dont la détresse a attiré beaucoup moins d’attention.

En vérité, raser Khan Al-Ahmar et transférer par la force toute sa population constituent des crimes de guerre.

Mais en réalité, les politiciens occidentaux sont plus concernés par renforcer l’illusion d’un processus de paix qui a expiré il y a de nombreuses années, que par les exactions contre les Palestiniens, sous occupation israélienne, qui durent depuis trop longtemps.

Les capitales occidentales comprennent ce qui est en jeu. Israël veut que Khan Al-Ahmar disparaisse afin que des colonies juives puissent être construites à sa place, sur un terrain identifié « E1 ».

Cela mettrait la dernière pièce en place pour qu’Israël construise un bloc essentiel de nouvelles résidences pour les colons, afin de couper la Cisjordanie en deux. Ces mêmes colonies fermeraient l’accès aux Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem-Est, la capitale prévue pour un futur État palestinien, se moquant ainsi de tout accord de paix.

L’effacement de Khan Al-Ahmar n’est pas surgi de nulle part. Israël a foulé aux pieds le droit international depuis des décennies, menant une forme d’annexion rampante qui a causé un peu plus qu’un inconfortable jeu de chaises musicales chez les politiciens occidentaux.

Les Bédouins habitant Khan Al-Ahmar, de la tribu des Jahalin, ont déjà été ethniquement nettoyés à deux reprises par Israël, mais ces crimes de guerres sont passés inaperçus.

La première fois c’était dans les années 1950, quelques années après la création d’Israël, quand 80% des Palestiniens ont été chassés de leurs foyers pour ouvrir la voie à la création d’un État juif.

Bien qu’ils auraient dû bénéficier de la protection de la citoyenneté israélienne, les Jahalin ont été chassés du Néguev vers la Cisjordanie, contrôlée alors par la Jordanie, afin d’ouvrir la voie aux immigrants juifs.

Une génération plus tard, en 1967, alors qu’ils s’étaient à peine ré-installés, les Jahalin furent de nouveau attaqués par des soldats israéliens qui occupaient la Cisjordanie. Les pâturages où les Jahalin avaient été transférés avec leurs chèvres et leurs moutons ont été saisis pour construire une colonie exclusivement réservée aux Juifs – Kfar Adumim – en violation des lois de la guerre.

Depuis lors, les Jahalin se sont installés dans une zone floue de la légalité selon l’entité israélienne. Comme d’autres Palestiniens, dans les 60% de la Cisjordanie déclarés sous contrôle israélien par le processus de paix d’Oslo, ils se sont vus refuser des permis de construire, forçant trois générations à vivre dans des baraques en tôle et dans des tentes.
»
Israël a aussi refusé de raccorder le village aux réseaux d’eau potable, d’électricité et d’égouts, dans le but de rendre la vie si insupportable aux Jahalin qu’ils finiraient par partir.

Quand en 2009, une association caritative italienne a aidé à établir la première école à Khan Al-Ahmar – fabriquée en terre et en pneus – et Israël a intensifié sa bataille juridique pour démolir le village.

Maintenant, les Jahalin sont sur le point d’être à nouveau chassés de leurs terres. Cette fois, ils doivent être réinstallés de force à côté d’une décharge de la ville palestinienne d’Abu Dis, entourée de tous côtés par les colonies et les murs israéliens.

Dans ce nouvel emplacement, ils seront forcés d’abandonner leur mode de vie pastoral. Ibrahim Abu Dawoud, un résident, a déclaré : « Pour nous, quitter le désert signifie la mort ».

Un autre indice de la dramatique situation des Palestiniens, est l’intention de l’administration Trump de proposer dans son plan de paix – exposé d’un jour à l’autre – que l’espèce de bidonville qu’est Abu Dis serve de capitale pour un futur pseudo-État palestinien au lieu de Jérusalem-Est – si jamais Israël choisit d’en reconnaître un.
»
La destruction de Khan Al-Ahmar serait la première démolition d’une communauté palestinienne entière depuis les années 90, quand Israël était ostensiblement engagé dans le processus de paix d’Oslo.

Maintenant, enhardi par le soutien indéfectible de Washington, le gouvernement de Benyamin Netanyahu, avance à un rythme effréné pour réaliser sa vision du Grand Israël. Il veut annexer les terres sur lesquelles des villages comme Khan Al-Ahmar résistent encore et effacer leurs populations palestiniennes.

Il y a cependant, un obstacle mineur ; jeudi dernier, la Cour suprême israélienne a tenté de dissiper les nuages orageux qui commencent à s’accumuler en Europe en émettant une injonction temporaire de suspension des travaux de démolition.

Le sursis risque d’être de courte durée. Il y a quelques semaines, la même cour – avec un jury dominé par des juges s’identifiant au mouvement des colons – a soutenu la destruction de Khan Al-Ahmar.

La Cour Suprême a commencé également à accepter l’argument du gouvernement israélien selon lequel les décennies d’accaparement des terres par les colons devraient être légalisées rétroactivement – même si cela viole la loi israélienne et internationale – si cela est effectué de « bonne foi ».

Qu’importe ce que croient les juges, rien n’est de « bonne foi » dans le comportement des colons ou du gouvernement de l’entité israélienne envers les communautés telles que Khan Al-Ahmar.

Saeb Erekat, le négociateur vétéran des Palestiniens, pour la paix, a récemment alerté qu’Israël et les États-Unis étaient sur le point de « liquider » le projet d’un État palestinien.

L’Union européenne, qui semble plus désespérée que d’habitude, a réaffirmé ce mois-ci son engagement en faveur de la solution à deux États, tout en incitant à ce que les « obstacles » à sa réalisation soient plus clairement identifiés.

C’est Israël qui fait figure d’éléphant dans la pièce – avec sa persistante mauvaise foi. Ce que montre très nettement Khan Al-Ahmar, rien n’arrêtera la lente annihilation des communautés palestiniennes jusqu’à ce que les gouvernements occidentaux trouvent le cran d’imposer des sanctions [réelles] et sévères à l’entité israélienne.

* Jonathan Cook a obtenu le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Il est le seul correspondant étranger en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001). Ses derniers livres sont : « Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East » (Pluto Press) et « Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair » (Zed Books). Consultez son site personnel.

Articles du même auteur.

25 juin 2018 – Jonathan Cook – Traduction : Chronique de Palestine – Fadhma N’sumer

 

https://www.chroniquepalestine.com/israel-detruit-khan-al-ahmar-au-bulldozer-en-meme-temps-que-la-solution-a-deux-etats/

 

 

 

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Israel finally built an access road to the West Bank village of Khan al-Ahmar last week, after half a century of delays. But the only vehicles allowed along it are the bulldozers scheduled to sweep away its 200 inhabitants’ homes.

If one community has come to symbolize the demise of the two-state solution, it is Khan al-Ahmar.

It was for that reason that a posse of European diplomats left their air-conditioned offices late last week to trudge through the hot, dusty hills outside Jerusalem and witness for themselves the preparations for the village’s destruction. That included the Israeli police viciously beating residents and supporters as they tried to block the advance of heavy machinery.

Britain, France, Germany, Italy, and Spain have submitted a formal protest. Their denunciations echoed those of more than 70 Democratic lawmakers in Washington in May – a rare example of US politicians showing solidarity with Palestinians.

It would be gratifying to believe that Western governments care about the inhabitants of Khan al-Ahmar – or the thousands of other Palestinians who are being incrementally cleansed by Israel from nearby lands but whose plight has drawn far less attention.

After all, the razing of Khan al-Ahmar and the forcible transfer of its population are war crimes.

But in truth, Western politicians are more concerned about propping up the illusion of a peace process that expired many years ago that the long-running abuse of Palestinians under Israeli occupation.

Western capitals understand what is at stake. Israel wants Khan al-Ahmar gone so that Jewish settlements can be built in its place, on land it has designated as “E1”.

That would put the final piece in place for Israel to build a substantial bloc of new settler homes to sever the West Bank in two. Those same settlements would also seal off West Bank Palestinians from East Jerusalem, the expected capital of a future Palestinian state, making a mockery of any peace agreement.

The erasure of Khan al-Ahmar has not arrived out of nowhere. Israel has trampled on international law for decades, conducting a form of creeping annexation that has provoked little more than uncomfortable shifting in chairs from Western politicians.

Khan al-Ahmar’s Bedouin inhabitants, from the Jahalin tribe, have been ethnically cleansed twice before by Israel, but these war crimes went unnoticed.

The first time was in the 1950s, a few years after Israel’s creation, when 80 percent of Palestinians had been driven from their homes to clear the path for the creation of a Jewish state.

Although they should have enjoyed the protection of Israeli citizenship, the Jahalin were forced out of the Negev and into the West Bank, then controlled by Jordan, to make way for new Jewish immigrants.

A generation later in 1967, when they had barely re-established themselves, the Jahalin were again under attack from Israeli soldiers occupying the West Bank. The grazing lands the Jahalin had relocated to with their goats and sheep were seized to build a settlement for Jews only, Kfar Adumim, in violation of the laws of war.

Ever since the Jahalin have dwelt in a twilight zone of Israeli-defined “illegality”. Like other Palestinians in the 60 percent of the West Bank declared under Israeli control by the Oslo peace process, they have been denied building permits, forcing three generations to live in tin shacks and tents.

Israel has also refused to connect the village to the water, electricity and sewage grids, in an attempt to make life so unbearable the Jahalin would opt to leave.

When an Italian charity helped in 2009 to establish Khan al-Ahmar’s first school – made from mud and tires – Israel stepped up its legal battle to demolish the village.

Now, the Jahalin are about to be driven from their lands again, as though they are nothing more than wayward cattle. This time they are to be forcibly resettled next to a waste dump by the Palestinian town of Abu Dis, hemmed in on all sides by Israeli walls and settlements.

In the new location, they will be forced to abandon their pastoral way of life. As a resident, Ibrahim Abu Dawoud observed: “For us, leaving the desert is death.”

In another indication of the Palestinians’ dire predicament, the Trump administration is expected to propose in its long-awaited peace plan that the slum-like Abu Dis, rather than East Jerusalem, serve as the capital of a future pseudo-Palestinian state – if Israel ever chooses to recognize one.

Khan al-Ahmar’s destruction would be the first demolition of a complete Palestinian community since the 1990s when Israel ostensibly committed to the Oslo process.

Now emboldened by Washington’s unstinting support, Benjamin Netanyahu’s government is racing ahead to realize its vision of a Greater Israel. It wants to annex the lands on which villages like Khan al-Ahmar stand and remove their Palestinian populations.

There is a minor hurdle. Last Thursday, the Israeli supreme court tried to calm the storm clouds gathering in Europe by issuing a temporary injunction on the demolition works.

The reprieve is likely to be short-lived. A few weeks ago the same court – in a panel dominated by judges identified with the settler movement – backed Khan al-Ahmar’s destruction.

The Supreme Court has also been moving towards accepting the Israeli government’s argument that decades of land grabs by settlers should be retroactively sanctioned – even though they violate Israeli and international law – if carried out in “good faith”.

Whatever the judges believe, there is nothing “good faith” about the behavior of either the settlers or Israel’s government towards communities like Khan al-Ahmar.

Saeb Erekat, the Palestinians’ veteran peace negotiator, recently warned that Israel and the US were close to “liquidating” the project of Palestinian statehood.

Sounding more desperate than usual, the Europe Union reaffirmed this month its commitment to a two-state solution, while urging that the “obstacles” to its realization be more clearly identified.

The elephant in the room is Israel itself – and its enduring bad faith. As Khan al-Ahmar demonstrates all too clearly, there will be no end to the slow-motion erasure of Palestinian communities until western governments find the nerve to impose biting sanctions on Israel.

(A version of this article first appeared in the National, Abu Dhabi.)

Jonathan Cook won the Martha Gellhorn Special Prize for Journalism. His books include “Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East” (Pluto Press) and “Disappearing Palestine: Israel’s Experiments in Human Despair” (Zed Books). He contributed this article to PalestineChronicle.com. Visit: www.jonathan-cook.net.

http://www.palestinechronicle.com/by-razing-khan-al-ahmar-israel-will-bulldoze-illusions-of-peace-process/

https://i2.wp.com/www.palestinechronicle.com/wp-content/uploads/2018/07/Khan-al-Ahmar-1.jpg

Lutte sociale en Irak

 

 

 

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La contestation sociale qui a débuté il y a une semaine s’est amplifiée ce week-end. Deux personnes ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi. Plusieurs rassemblements ont été dispersés dimanche à Bassorah dans le sud mais aussi à Najaf et Kerbala, les affrontement ont fait des dizaines de blessés. Les Irakiens protestent contre le chômage et le délabrement des services publics. Le gouvernement a pris des mesures d’urgences.

A Bassorah, où la contestation a éclaté il y a une semaine, de nombreuses manifestations ont eu lieu ce week-end, les manifestants ont pris d’assaut un bâtiment officiel, et ont tenté d’entrer dans les installations pétrolières d’Al Zoubeir.

Mais le mouvement a gagné d’autres régions, il touche même désormais la capitale, Bagdad. Le Premier ministre irakien a durci le ton ce week-end et pris des mesures sécuritaires : il a placé les forces de sécurité en alerte maximum mais leur a interdit de tirer à balles réelles sur les manifestants. A Bassorah, désormais sous couvre-feu, l’armée a été déployée autour des installations pétrolières. L’internet a été coupé. Les Irakiens protestent contre la pauvreté, le délabrement des infrastructures publiques du pays et la corruption de l’administration.

Pour tenter de calmer le mécontentement, Haidar al-Abadi a annoncé qu’il débloquait une enveloppe de trois milliards de dollars pour la province de Bassorah. Il a également promis des investissements dans l’habitat, les écoles et les services.

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180716-fronde-sociale-ampleur-irak-al-abadi-debloque-3-milliards

 

 

 

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https://s1.lemde.fr/image/2018/07/16/534x0/5332106_6_9450_manifestation-a-bassora-le-15-juilllet_70652944bcbc5bfd27cf731fd0d5dd81.jpg

https://img.huffingtonpost.com/asset/5b4cac622000004500373358.jpeg?ops=scalefit_630_noupscale

https://i1.wp.com/md1.libe.com/photo/1140244-photo-d-une-manifestation-contre-la-deliquescence-des-services-publics-et-le-chomage-a-bassora-dans-.jpg

Sud Syrie: nouvelle avancée des forces de libération nationale

 

 

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Sud Syrie:

nouvelle avancée

des forces de libération

nationale

 

Les forces du régime syrien, soutenues par la Russie, ont progressé lundi face aux rebelles dans le sud du pays en guerre, reprenant le contrôle de plusieurs localités et bombardant un secteur sensible situé près d’Israël.

Après une offensive éclair lancée le 19 juin, le pouvoir de Bachar al-Assad a réussi à faire plier les rebelles dans la province méridionale de Deraa, les contraignant à accepter un accord dit de « réconciliation » parrainé par Moscou, qui s’apparente en fait à une capitulation.

Il a désormais ouvert un nouveau front dans le Sud, bombardant depuis dimanche les territoires insurgés dans la province voisine de Qouneitra, secteur sensible situé près de la ligne de démarcation du plateau du Golan qui est occupé en majeure partie par Israël.

Lundi, le régime a repris dans l’ouest de Deraa cinq localités rebelles, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Avec cette progression, le régime contrôle plus de 90% de la province de Deraa », a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L’immense majorité de ces localités ont été cédées par les rebelles dans le cadre de l’accord parrainé par Moscou, dévoilé le 6 juillet et qui prévoit un abandon par les insurgés de leur artillerie lourde et moyenne ainsi que le retour des institutions étatiques dans le secteur.

– Raids meurtriers –

Certains groupes ont refusé l’accord, et le régime utilise alors la force. Il a ainsi pu reprendre une colline près de la localité d’al-Hara, dans la province de Deraa, a annoncé lundi l’agence de presse officielle Sana.

Cette zone était le théâtre de violents combats: elle était sous contrôle de Hayat Tahrir al-Cham, coalition jihadiste dominée par l’ex-branche d’Al-Qaïda et exclue de l’accord.

Quelque 30 combattants de Hayat Tahrir al-Cham ont ainsi été tués depuis dimanche dans des raids aériens du régime et de son allié russe, a indiqué l’OSDH.

Seul un petit pan de la province de Deraa échappe encore aux forces d’Assad. Il s’agit d’un bastion de jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI), mais le régime et son allié russe le bombardent depuis plusieurs jours.

L’accord prévoit aussi l’évacuation vers Idleb, province dominée par les insurgés dans le nord-ouest syrien, des rebelles refusant de vivre en territoire gouvernemental.

 

Dimanche, des centaines de combattants et de civils ont ainsi pris la route de l’exil, abandonnant le chef-lieu de Deraa, berceau de la révolte anti-Assad de 2011.

Appuyé par ses alliés indéfectibles, Iran et Russie en tête, le pouvoir de Bachar al-Assad est déterminé à asseoir son pouvoir sur l’intégralité du pays, ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts et des millions de réfugiés.

Multipliant les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, il contrôle déjà plus de 60% du territoire syrien.

– Missiles israéliens –

Et il a dorénavant porté son attention sur les secteurs rebelles de Qouneitra. Lundi, pour le deuxième jour consécutif, des raids aériens ont visé la province, selon l’OSDH.

Les forces du régime ont grignoté du terrain avec la reconquête d’une première localité, Mashara, confirmée par l’OSDH et les médias d’Etat syriens.

Lundi, l’agence officielle Sana a rapporté la mort d’un journaliste employé par la chaîne pro-régime Sama à capitaux privés. Il a été blessé par un obus « tiré par les groupes terroristes » sur cette localité de Mashara, précise l’agence, utilisant la terminologie du régime pour désigner les rebelles.

Les hostilités à Qouneitra risquent d’avoir des retombées sur le plan humanitaire. Quelque 160.000 déplacés sont toujours massés dans cette province, selon l’ONU. Ils s’y étaient réfugiés pour fuir les violences à Deraa.

Israël voit d’un mauvais oeil ces développements à sa frontière et a intensifié ses incursions militaires en Syrie.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne a tiré des missiles sur une position militaire du régime dans la province d’Alep, dans le nord de la Syrie, selon les médias d’Etat syriens.

« Six Syriens et trois autres combattants, dont la nationalité n’a pas été établie, ont été tués dans cette frappe », selon l’OSDH.

Israël, qui est toujours officiellement en état de guerre avec Damas, s’inquiète de voir intervenir dans le conflit en Syrie deux de ses ennemis: l’Iran, et le Hezbollah libanais.

Israël met régulièrement en garde contre un ancrage iranien en Syrie. Mercredi déjà, des tirs de missiles israéliens avaient visé des positions du régime à Qouneitra.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/le-regime-syrien-progresse-dans-le-sud-face-aux-rebelles-doc-17q24f3

 

https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2018/07/forces_loyalistes_syrie_camion_deraa_0-1728x800_c.jpg

Commerce international : Trump déclare la guerre au reste du monde !

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Commerce international :

 

Trump déclare la guerre

au reste du monde !

 

Dernière modification : 16/07/2018

Le président américain a estimé que la Russie, l’UE et la Chine étaient, pour différentes raisons, des « ennemis » des États-Unis, dans une interview diffusée dimanche, à la veille de sa première rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine.

À quelques heures de sa rencontre bilatérale avec le président russe Vladimir Poutine à Helsinki, Donald Trump n’a pas ménagé ses relations diplomatiques, dans une interview diffusée partiellement dimanche 15 juillet sur la chaîne américaine CBS.

« Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi », a estimé le chef de l’Etat. Il a ajouté : « la Russie est un ennemi par certains aspects. La Chine est un ennemi économique, évidemment c’est un ennemi. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, ça ne veut rien dire. Ca veut dire qu’ils sont compétitifs ».

Ses propos ont été recueillis par la chaîne CBS samedi 24 juillet.

>> A lire sur France 24 : Guerre commerciale : Trump contre le reste du monde

« L’UE est très difficile », a poursuivi le président américain à qui l’intervieweur demandait de nommer « le principal compétiteur, le principal ennemi (des Etats-Unis) dans le monde en ce moment. »

« D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous », a-t-il encore répété, s’en prenant plus particulièrement à l’Allemagne, comme il l’a déjà fait auparavant. « Comme l’Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l’énergie et je dis que ce n’est pas bien, ce n’est pas juste ».

« Vous êtes supposés vous battre pour quelqu’un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c’est ridicule », s’est-il encore révolté. L’interview de Donald Trump sur CBS sera montrée dans sa totalité lundi 16 juillet.

 

http://www.france24.com/fr/20180716-etats-unis-donald-trump-juge-russie-union-europeenne-chine-sont-ennemis-commerce

 

 

 

La vérité se fraye un chemin au sujet de la chute de l’URSS – (Les aveux de Gorbatchev)

https://heraldocubano.files.wordpress.com/2017/09/gorbachov-bush.jpg?w=940

Con Gerorge Bush,

director de la CIA

y presidente de EEUU

 

 

La vérité se fraye un chemin

 

au sujet de la chute de l’URSS

 

 

Se abre paso la verdad sobre la caída de la URSS.

Arthur González

 

‘My Ambition was to Liquidate Communism’

Mikhail Gorbachev

 

 

 

Le site « les vrais amis de l’URSS » vient de republier, sous le titre : «  GORBATCHEV AVOUE : « Le but de ma vie était l’anéantissement du communisme » » un article repris récemment sur différents sites, dont celui de Danielle Bleitrach. Le voici donc à nouveau, avec, tout d’abord, la présentation critique du site « les vrais amis de l’URSS », ensuite, celle de Danielle Bleitrach. Enfin, à la suite de l’article, dans sa version française, notre propre commentaire.

 

La traduction choisie ici, avec quelques retouches, est celle de Michel Taupin, plus fidèle au texte d’Arthur Gonzales que celle de Danielle Bleitrach. Même s’il connaît un regain d’intérêt suite à sa reprise nouvelle dans la presse cubaine, ce texte a été publié originellement en espagnol en Septembre 2017, sur le site de l’auteur, El Heraldo Cubano, basé en Espagne, semble-t-il. En pièce jointe PDF, la version publiée sur le site Radio Habana Cubana, et qui semble avoir été la référence pour Danielle Bleitrach.

Les propos cités de Gorbatchev auraient été prononcés en 1999, et le texte semble encore en être reproduit dans un article en anglais sur le site indien « Revolutionary Democracy », généralement fiable comme source. Nous le joignons à la suite du texte espagnol.

 

Présentation « les vrais amis de l’URSS »

Un article intéressant, même s’il occulte le fait que le capitalisme avait déjà fait son retour en URSS avec Khrouchtchev.

Comme précisé dans d’autres articles, ce retour du capitalisme sous Khrouchtchev était embryonnaire et l’accumulation du capital faible. 

(http://lesvraisamisdelurss.eklablog.fr/en-quoi-la-contre-revolution-de-palais-revisionniste-de-khrouchtchev-a-a113803614)

Khrouchtchev était déjà le pion de la CIA, mais les résultats de cette première tentative réussie n’allait pas assez vite aux yeux des USA. Il fallait donc faire en sorte de précipiter les choses.

C’est ce qu’a mis en oeuvre la CIA du temps de Gorbatchev.

Je précise que je ne partage pas complètement l’introduction de Danielle Beitrach, par exemple la Chine n’a jamais été un pays socialiste ! »

http://lesvraisamisdelurss.eklablog.fr/gorbatchev-avoue-le-but-de-ma-vie-etait-l-aneantissement-du-communisme-a146257540

 

Présentation D. Bleitrach :

« Les Cubains, auteurs de l’article, disent de Gorbatchev qu’il est un « hijo de puta » et ils donnent ici des preuves de la manière dont il a été l’instrument de la CIA. Il n’y a pas eu effondrement spontané mais bien trahison au profit de la CIA, de celui qui était à la tête de l’Etat, capable donc comme le dit le texte d’y imposer un personnel à sa botte, non seulement en URSS mais dans toute l’Europe.

Des partis ont résisté comme les Chinois en pleine scission, mais aussi le parti communiste cubain, à cause de sa volonté d’indépendance et son recentrage sur le tiers monde et l’Amérique latine. Les Russes savent tout cela et leur rancune à l’égard du parti communiste qui de fait les a trahi explique les difficultés des communistes dans un pays qui regrette massivement l’URSS. L’histoire du PCF reste à écrire dans le cadre de cette trahison, comme celle de bien des partis européens étroitement liés à Moscou. j’ai personnellement vécu ces moments et peu à peu ils prennent sens (note de Danielle Beitrach). »

https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/07/10/gorbatchev-avoue-le-but-de-ma-vie-etait-laneantissement-du-communisme/

 

Se abre paso la verdad sobre la caída de la URSS.

Par Arthur González, traduction Michel Taupin

 

Gorbatchev a avoué lors d’un discours à l’Université américaine en Turquie : « L’objectif de ma vie était la destruction du communisme … ma femme m’a soutenu pleinement et l’a même compris avant que j’ai réussi à trouver des camarades de lutte, parmi eux A.N. Yakovlev et Shevardnadze. »

Récemment, la CIA a déclassifié certains documents qui stipulent que « le magnat de la finance George Soros et la CIA, ont aidé Gorbatchev à dissoudre l’URSS ».

A leur sujet, l’analyste et ancien employé de la NSA, l’Agence nationale de sécurité, Wayne Madsen, a déclaré que le milliardaire George Soros, avait fourni en 1987 une couverture économique au gouvernement de Mikhaïl Gorbatchev, à travers une ONG de la CIA connue sous le nom d’Institut d’études de sécurité est-ouest, IEWSS, pour son acronyme en anglais.

Les informations stipulent que Soros et la CIA ont favorisé la promotion de deux termes orchestrés par l’occident dans ces années, la « perestroïka » (ouverture) et « Glasnost » (transparence) de sorte que les deux expressions servaient de déstabilisant pour accélérer la disparition de l’URSS .

Ces documents de la CIA prouvent que ce qui est arrivé n’a pas été le résultat d’un acte « spontané et démocratisant » de Gorbatchev parce que le système socialiste était « épuisé et brisé », comme ils veulent faire croire au monde.

En Turquie, Gorbatchev lui-même a déclaré :

« Pour l’atteindre, j’ai profité de ma position dans le parti et le pays, je devais remplacer toute la direction du PCUS et de l’URSS ainsi que la direction de tous les pays socialistes de l’Europe. »

La vérité est que c’était la CIA avec l’argent de l’Organisation Soros, qui a conçu et exécuté cette grande opération, avec tout le soutien du leader soviétique d’alors.

Gorbatchev et Bush père, tous deux ont joué le rôle de fossoyeurs de l’URSS.

L’ancien analyste Wayne Madsen affirme que le plan visant à éliminer le bloc socialiste en Europe de l’Est, a été organisé par les deux coprésidents de l’IEWWS de Soros, Joseph Nye, économiste de Harvard, et Whitney MacMillan, président de la multinationale de l’agro-industrie Cargill, qui avait entretenu des relations commerciales avec l’Union soviétique dans les années soixante-dix.

Non satisfait des résultats obtenus en 1991, la CIA et Soros ont concentré leurs efforts à provoquer un coup d’état dans la nouvelle Fédération de Russie, et à encourager le séparatisme dans ses régions afin de l’affaiblir au maximum.

Le rapport Nye et MacMillan, laisse présager la fin de l’Union soviétique et les éléments du nouveau modèle pour les futures relations de Moscou avec les États-Unis, pour passer à l’ère capitaliste, et ils disent : « Toute nouvelle évaluation des relations de l’Occident avec une Union Soviétique ouverte doit partir d’une position de force au lieu d’un équilibre des forces. »

Le rapport de l’IEWWS daté de 1987, et son application pratique, était une façon sans effusion de sang, de dépecer l’URSS par étapes.

Ce document exhorte l’Occident à prendre des avantages sur l’Union soviétique agonisante, dans la nouvelle carte géopolitique qui s’approchait, en particulier dans le Tiers Monde, une région qui jusque-là était sous influence soviétique.

Madsen note que Soros et ses organisations alliées « des droits de l’homme », ont travaillé activement pour détruire la Fédération de Russie, en appuyant les mouvements indépendantistes dans Kuzbass (Sibérie), à travers les droites allemandes qui cherchaient à restaurer Königsberg et la Prusse orientale, et qui ont financé les nationalistes de Lituanie et d’autres nationalistes de républiques et régions autonomes comme le Tatarstan, l’Ossétie du Nord, l’Ingouchie, la Tchétchénie, entre autres, dans le but d’encourager le séparatisme dans les républiques autonomes socialistes soviétiques.

L’activité d’ingérence de Soros contre la Russie n’a pas cessé, elle a même augmenté grâce à ses bases opérationnelles réparties sur les territoires environnants, en particulier l’Ukraine, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande, la Suède, la Moldavie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie, la Roumanie, la Mongolie, le Kirghizistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan en relation avec des groupes terroristes unis aux fascistes ukrainiens et aux néo-nazis moldaves sionistes.

Récemment, le président russe Vladimir Poutine, a expulsé plusieurs organisations de Soros, l’Open Society Foundation et d’autres ONG de la CIA qui opèrent dans des circonstances similaires sur le territoire russe, y compris la NED (National Endowment for Democracy), l’Institut républicain International, la Fondation MacArthur et la Freedom House (Maison de la liberté), les considérant comme indésirables et une menace pour la sécurité de l’Etat russe.

Ce n’est pas pour le plaisir que Mikhaïl Gorbatchev a reçu le prix Nobel de la paix, c’est parce qu’il a suivi avec diligence les directives de la CIA et de George Soros.

La CIA ne se repose pas et a l’intention d’éliminer toute trace de socialisme sur terre, c’est pourquoi ses plans contre Cuba et maintenant contre le Venezuela, où rien ne survient par la grâce du saint-esprit, mais comme l’a dit saint Jean : « Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera. » 8-32. 

C’est pourquoi chaque jour le monde vérifie ce dont les Yankees sont capables pour étendre leurs intérêts hégémoniques, et des mensonges qu’ils inventent, créant des modèles préconçus parmi les masses, au moyen de campagnes de presse, il en résulte ce que José Martí a ainsi sagement affirmé : « Trouver une vérité réjouit tout autant que de voir naître un enfant ».

http://mesactus.canalblog.com/archives/2018/07/10/36551597.html

 

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Notre commentaire:

 

Bonjour, camarades

 

Effectivement, la bourgeoisie bureaucratique khrouchtchevienne était encore une bourgeoisie nationale de gagne-petits, formée en marge de l’échelle des salaires relativement ouverte, sous la forme d’une petite bourgeoisie bureaucratique, déjà sous Staline. La thèse albanaise d’une fourchette salariale « réduite » sous Staline ne correspond pas à la réalité historique, et, quoi qu’il en soit, c’était essentiellement un artifice de propagande, de la part des albanais, parmi d’autres, et peu efficaces, finalement, en ce qui concerne la survie et le renouvellement du mouvement ML, malheureusement, de toutes façons.

Que cette faction khrouchtchevienne ait été instrumentalisée par les américains, cela ne faisait déjà plus guère de doutes, selon les historiens russes qui ont étudié sérieusement la question. Néanmoins, c’était une faction qui voulait simplement jouir de ses privilèges bureaucratiques sans être inquiétée pour cela, et cherchait un modus vivendi avec l’Occident, sans renoncer pour autant à une relative indépendance de l’URSS.

Alors que Staline voulait non seulement une indépendance radicale à l’égard du dollar, comme monnaie de réserve internationale, mais aussi en revenir radicalement aux principes de le l’économie de transition socialiste, tels que ceux de la Critique du Programme de Gotha, qui sont à la base de son livre « Les problèmes économiques du socialisme en URSS » et des débats du 19ème et dernier Congrès du Parti Bolchevique, en 1952. C’eut été, effectivement, la fin de la petite bourgeoisie bureaucratique qui s’était incrustée en parasite dans l’État socialiste.

 

Khrouchtchev offrait donc des garanties de continuer avec le dollar comme monnaie de réserve, ce qui devait, à moyen terme, aboutir à une liquidation de l’URSS en tant que groupe de nations indépendantes. Néanmoins il est avéré que la bureaucratie khrouchtchevienne ne l’entendait pas exactement ainsi, et, tout en négociant une nouvelle forme de «coexistence pacifique », elle a fait « rapatrier » dans ses propres banques « européennes », entièrement sous son contrôle, la parties « américaine » de ses réserves en dollar, ce qui a contribué à déstabiliser l’équilibre de la finance US (Naissance des « euro-dollars »).

 

A ce sujet, voir la thèse de Flora Sfez :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/07/these-flora-sfez.pdf

 

Il est avéré, aujourd’hui, que l’URSS n’a pas profité directement de cette spéculation, mais qu’elle a profité de l’affaiblissement financier US qui en a résulté. Il y a donc un jeu de rapport de force où l’URSS joue sa place comme nation « concurrentielle », mais en ayant renoncé, au départ, à un affrontement sur les fondamentaux, aussi bien politiques que économiques, et se comporte donc en nation capitaliste nationale-bureaucratique.

Une amorce de spéculation financière internationale n’a commencé effectivement en URSS que sous l’ère Gorbatchev.

Ce sont ces facteurs, entre autres, qui déterminent la nature de classe de la bourgeoisie khrouchtchevienne comme nationale-bureaucratique, et non comme « sociale-impérialiste ».

 

Un autre facteur essentiel de désagrégation de l’économie soviétique est l’émergence de la mafia, avec la « libération » des goulags, constitués, en réalité et à 80%, de détenus de droit commun. A noter que la première « libération » massive de cette engeance a eu lieu à l’initiative de Beria, peu avant sa mort, et alors qu’il entrait en lutte pour le pouvoir, avec l’aide de sa propre faction, contre celle de Khrouchtchev, après avoir été son allié, dans l’après guerre, contre Andreï Jdanov.

 

L’émergence de la mafia, en collusion avec une partie de la bureaucratie, se poursuivra au fil des années, au point de contrôler, sous Gorbatchev, l’essentiel des secteurs « rentables » de l’économie, et notamment, via le racket, la quasi totalité des entreprises nouvelles crées sous la « perestroïka ». C’est le facteur essentiel qui a poussé à la « compradorisation » de l’économie russe, sous Eltsine.

 

Il y a donc, au fil de l’histoire de l’URSS révisionniste, une lente désagrégation de l’économie soviétique, une « décentralisation », en partie voulue par les « réformes » khrouchtcheviennes et suivantes, en partie forcée, sous la pression de la mafia montante, et donc il n’y a pas de constitution, à aucune étape, d’un capitalisme financier caractéristique d’un capitalisme monopoliste d’État. Il n’y a donc pas non plus de relation de type « social-impérialiste » dont la bourgeoisie bureaucratique aurait retiré un bénéfice financier quelconque.

 

Il y a recherche d’alliance avec d’autres bourgeoisies nationales-bureaucratiques du même type, et cela inclut aussi des rapports de hiérarchie, et même de rivalité, avec la bourgeoisie nationale-bureaucratique maoïste, par exemple. Recherche d’une zone d’influence, également, via le soutien aux luttes de libération nationales, mais cela ne peut pas être assimilé à une forme d’impérialisme, au sens ML du terme.

Il est important de comprendre cela pour pouvoir comprendre la situation actuelle, notamment le rôle actuel de la Russie sous Poutine, et les rapports de forces internationaux.

 

Luniterre

 

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Se abre paso la verdad sobre la caída de la URSS.

Arthur González

 

En PJ PDF, sur Radio Habana:

articulo radio habana sobre Gorbatchov

http://www.radiohc.cu/especiales/exclusivas/166172-gorbachov-se-confiesa-&quotel-objetivo-de-mi-vida-fue-la-aniquilacion-del-comunismo%E2%80%9D

 

Gorbachov confesó durante un discurso en la universidad norteamericana de Turquía:

El objetivo de mi vida fue la aniquilación del comunismo…mi esposa me apoyó plenamente y lo entendió incluso antes que yo […] para lograrlo logré encontrar compañeros de lucha, entre ellos A.N. Yakovlev y E. A. Shevardnadze”.

Recientemente la CIA desclasificó algunos documentos donde se afirma que “el magnate financiero George Soros y la CIA, ayudaron a Gorbachov a proporcionar la posterior disolución de la URSS.

Sobre ellos el analista y ex empleado de la NSA, Agencia de Seguridad Nacional, Wayne Madsen, afirmó que el multimillonario George Soros, proporcionó en 1987 cobertura económica, al gobierno de Mijaíl Gorbachov, a través de una ONG de la CIA conocida como el Instituto de Estudios de Seguridad Este-Oeste, IEWSS, por sus siglas en inglés.

La información expone que Soros y la CIA promovieron la difusión de dos términos orquestados desde Occidente en aquellos años, la “perestroika” (apertura) y la “glasnost” (transparencia) para que ambas sirvieran como ente desestabilizador en acelerar la desaparición de la URSS.

Esos documentos de la CIA prueban que lo sucedido no fue producto de un acto “espontáneo y democratizador” de Gorbachov, debido a que el sistema socialista estaba “agotado y quebrantado”, como quieren hacerle creer al mundo.

En Turquía el propio Gorbachov afirmó:

Para lograrlo aproveché mi posición en el Partido y en el país, tuve que sustituir a toda la dirección del PCUS y de la URSS, así como a la dirección de todos los países socialista de Europa”.

La verdad es que fue la CIA con el dinero de la Organización Soro, quien diseñó y ejecutó esa gran operación, con todo el apoyo del entonces líder soviético.

El ex analista Wayne Madsen asegura que el plan diseñado para eliminar el bloque socialista de Europa oriental, fue organizado por dos copresidentes del IEWWS de Soros, Joseph Nye, economista de Harvard, y Withney MacMillan, presidente del agro multinacional Cargill, quien había mantenido relaciones comerciales con la Unión Soviética en los años setenta del siglo XX.

No satisfechos con los resultados alcanzados, en 1991 la CIA y Soros centraron sus esfuerzos en provocar un fuerte golpe en la nueva Federación de Rusia, estimulando el separatismo en sus regiones con el fin de debilitarla al máximo.

El informe de Nye y MacMillan, augura el fin de la Unión Soviética y los elementos del nuevo modelo para las futuras relaciones de Moscú con Estados Unidos, para pasar a la era capitalista, y, según ellos, “cualquier nueva evaluación de las relaciones de Occidente con una Unión Soviética aperturista, tiene que partir de una posición de fuerza en vez de un equilibrio de poder”.

El informe del IEWWS fechado en 1987, y su aplicación práctica, fue una forma incruenta de ir despedazando a la URSS por etapas.

En dicho documento se exhorta a Occidente a tomar ventajas respecto de la agonizante Unión Soviética, en el nuevo mapa geopolítico que se avecinaba, en particular en el Tercer Mundo, un área que hasta entonces había sido de influencia soviética.

Madsen apunta que Soros y sus aliadas organizaciones de “derechos humanos”, trabajaron activamente para destruir la Federación de Rusia, apoyaron los movimientos independentistas en Kuzbass (Siberia), a través de los derechistas alemanes que buscaban restaurar Konigsberg y Prusia Oriental, y estos financiaron a nacionalistas lituanos y de otras repúblicas autónomas y regiones como Tatarstán, Osetia del Norte, Ingushetia, Chechenia, entre otras, con el propósito de estimular el separatismo en las llamadas Repúblicas Autónomas Socialistas Soviéticas.

La actividad injerencista de Soros contra Rusia no se ha detenido, se ha incrementado provocativamente a través de sus bases operativas repartidas en los territorios aledaños, en particular Ucrania, Estonia, Letonia, Lituania, Finlandia, Suecia, Moldavia, Georgia, Azerbaiyán, Turquía, Rumania, Mongolia, Kirguistán, Kazajstán, Tayikistán y Uzbekistán, unido a grupos de corte terroristas en coalición con fascistas ucranianos y neonazis moldavos sionistas.

Recientemente, el presidente ruso Vladimir Putin, expulsó a varias organizaciones de Soros como, la Fundación Open Society Foundation y otras ONG de la CIA que operaban en similares circunstancias en territorio ruso, incluidas la NED (Fundación Nacional para la Democracia), el Instituto Republicano Internacional, la Fundación MacArthur y la Freedom House, considerándolas como indeseables y una amenaza para la seguridad del Estado ruso.

No por gusto Mijaíl Gorbachov fue premiado con el Nobel de la Paz, pues siguió diligentemente las orientaciones de la CIA y de George Soros.

La CIA no descansa y pretende eliminar todo vestigio de socialismo en la tierra, por eso sus planes contra Cuba y ahora en Venezuela, donde nada es casual ni por obra y gracias del espíritu santo, pero como dijo San Juan: 8-32, “Y conoceréis la verdad y la verdad os hará libres”.

Por eso cada día el mundo comprueba de lo que son capaces los yanquis para lograr sus intereses hegemónicos y las mentiras que tejen, creando patrones preconcebidos entre las grandes masas mediante sus campañas de prensa; de ahí que sabiamente José Martí afirmara:

Hallar una verdad regocija tanto como ver nacer un hijo”.

https://heraldocubano.wordpress.com/2017/09/18/se-abre-paso-la-verdad-sobre-la-caida-de-la-urss/

 

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‘My Ambition was to Liquidate Communism’

Mikhail Gorbachev

My ambition was to liquidate communism, the dictatorship over all the people. Supporting me and urging me on in this mission was my wife, who was of this opinion long before I was. I knew that I could only do this if I was the leading functionary. In this my wife urged me to climb to the top post. While I actually became acquainted with the West, my mind was made up forever. I decided that I must destroy the whole apparatus of the CPSU and the USSR. Also, I must do this in all of the other socialist countries. My ideal is the path of social democracy. Only this system shall benefit all the people. This quest I decided I must fulfil.

I found friends that had the same thoughts as I in Yakovlev and Shevernadze, they all deserve to be thanked for the break-up of the USSR and the defeat of Communism.

World without communism is going to be much better. After year 2000 the world will be much better, because it shall develop and prosper. But there are countries which shall try to struggle against this. China for one. I was in Peking during the time of the protests on Tienanmen Square, where I really thought that Communism in China is going to crash. I sternly demanded of the Chinese leadership that I want to speak to the protesters, but they did not allow me to do so. If Communism would fall in China, all the world would be better off, and on the road to peace.

I wanted to save the USSR, but only under social democracy rule. This I could not do. Yeltsin wanted power, he did not know anything about democracy or what I intended to do. We wanted the democratic USSR to have rights and freedom.

Then Yeltsin broke up the USSR and at that time I was not in the Kremlin, all the newspaper reporters asked me whether I shall cry? I did not cry, because I really managed to destroy Communism in the USSR, and also in all other European Socialist countries. I did not cry, because I knew that I fulfilled my main aim, that was the defeat of communism in Europe. But you must also know, that communism must be defeated in Asia also, to make the transition quicker to democracy and freedom in the whole world.

The liquidation of the USSR is not beneficial to the USA, since they have now no mighty democratic country (the former USSR) which I wanted to call the Union of Independent Sovereign Republics. I could not accomplish all of this. All the small countries now are thanking the USA for the help. I wanted the USA and the former USSR to be partners without the scourge of Communism, these could have been the ruling countries of the world. The road towards democracy will be a long one, but it is coming very quickly. The whole world must now defeat the last remnants of communism!

This is from an interview by newspapers with Gorbachev in Ankara, Turkey where he was a guest at a seminar at the American University. It was published in the ‘Dialog’ newspaper in the Czech Republic. Courtesy: ‘Northstar Compass’, Toronto, February, 2000.

 

http://www.revolutionarydemocracy.org/rdv6n1/gorbach.htm

 

Gaza, L’autre Foot…

 

 

 

 

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Gaza,

L’autre Foot…

 

 

Au coup de sifflet, crampons au pied et maillots orange fluo, les joueurs s’élancent sur le terrain en gazon artificiel de Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, appuyés sur leurs béquilles en métal.

« J’étais gardien de but avant ma blessure », explique Islam Amoum, 27 ans, qui a perdu sa jambe gauche lors d’une frappe israélienne pendant la guerre de 2014. « Désormais, le handicap n’est plus un obstacle à mes ambitions », poursuit-il.

Islam est l’un des 15 joueurs de la seule équipe de footballeurs amputés de Gaza. Tous ont entre 16 et 40 ans. Ils se retrouvent chaque lundi sur le terrain pour échanger quelques passes, travailler leurs accélérations et leur dextérité.

 

Pour les préparer, Khaled al-Mahbouh, l’entraîneur bénévole de 32 ans, pioche dans des vidéos diffusées sur internet et sollicite les conseils de spécialistes.

« J’aimerais prendre des cours et me former à l’étranger, car les personnes amputées ont besoin d’entraînements spécifiques et de béquilles adaptées », mais l’argent manque, regrette-t-il.

En plus de l’entraînement hebdomadaire, les joueurs répètent chaque jour des exercices dans une salle qui leur est réservée au sein de l’association des handicapés physiques à Deir el-Balah.

« Les entraînements sont difficiles mais amusants », raconte l’un des gardiens de but, Abdelmajid Abou Milak, 25 ans, qui a perdu sa main après avoir été blessé par un obus israélien.

Désormais, « je pense que je suis capable de rivaliser avec les autres gardiens », ajoute-t-il avec malice.

 

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© Fournis par AFP Photo d’un gardien de but d’une équipe palestinienne de football rassemblant des joueurs amputés d’un ou plusieurs membres, le plus souvent dans le cadre du conflit avec Israël, prise le 9 juillet 2018 dans la bande de Gaza

 

– « Equipe des héros » –

Le petit groupe a gagné le surnom d' »équipe des héros ». Une fierté pour Fouad Abou Ghalioun, 62 ans, à l’origine du projet.

« J’ai eu l’idée de former cette équipe en regardant un match de foot, Turquie – Grande-Bretagne, entre deux équipes de joueurs amputés, à la fin de l’année dernière », se souvient-il.

« J’ai alors pensé que je pouvais réaliser le rêve de centaines d’amputés à Gaza, qui ont perdu un membre soit à cause de l’occupation (israélienne), soit dans des accidents », poursuit-il. Il souhaite désormais former un championnat local et, un jour, être reconnu par la Fédération internationale (Fifa).

« La majorité des joueurs sont des blessés de guerre », selon Fouad Abou Ghalioun. Il espère que d’autres amputés viendront rejoindre l’équipe, notamment des Palestiniens blessés lors des affrontements et des manifestations qui ont eu lieu ces derniers mois à la frontière de l’enclave dirigée par le mouvement islamiste Hamas.

Depuis le 30 mars, au moins 139 Gazaouis ont été tués et plus de 4.000 blessés par des tirs israéliens le long de la barrière qui sépare Gaza d’Israël. Selon le ministère de la Santé local, des centaines de blessés ont dû être amputés.

 

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© Fournis par AFP Photo de joueurs d’une équipe palestinienne de football rassemblant des personnes amputées, pour la plupart dans le cadre du conflit avec Israël, prise le 9 juillet 2018 à Deir al Balah, dans la bande de Gaza

 

Les Palestiniens manifestent afin de dénoncer le blocus israélien, qui dure depuis plus de dix ans, et pour exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël.

Israël a justifié sa riposte en affirmant qu’elle était nécessaire pour défendre ses frontières. Aucun Israélien n’a été tué.

« L’équipe des héros » veut renvoyer une autre image du handicap. Elle a disputé deux matches le mois dernier, à Rafah, dans le sud de l’enclave, et dans le camp de réfugiés de Nuseirat (centre).

Quelque 3.000 personnes sont venues voir les joueurs s’affronter sur le terrain, à cinq contre cinq, signale fièrement l’entraîneur.

« Le public vient applaudir les joueurs parce que ça lui plaît, pas par pitié », explique-t-il.

 

On « procure du plaisir aux spectateurs, de la joie », ajoute M. Mahbouh, qui nourrit l’espoir que l’enthousiasme se transmettra aussi à des institutions palestiniennes, arabes ou internationales et les incitera à offrir un soutien financier et logistique. De quoi leur permettre, un jour, de disputer des compétitions locales ou internationales.

A 13 ans, Ibrahim Khattab participe aux entraînements mais ne dispute pas encore de match. Mais cela n’empêche pas le garçon, qui a perdu sa jambe gauche lors de la guerre de 2014, de nourrir de grandes ambitions.

« Je rêve de devenir un joueur célèbre et de soulever la coupe après une victoire de la Palestine! », s’exclame-t-il.

 

 

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© Fournis par AFP Photo de joueurs d’une équipe palestinienne de football rassemblant des personnes amputées, pour la plupart dans le cadre du conflit avec Israël, prise le 9 juillet 2018 à Deir al Balah, dans la bande de Gaza