De la « désolation » du social-chauvinisme en déroute…

 

 

 

 

 

De la « désolation »

du social-chauvinisme

en déroute…

 

 

 

La dernière « grande » conquête sociale en France remonte à 1998. Les « 35 heures » nous étaient présentées à la fois comme un nouvel aboutissement du progrès social et comme le remède miracle contre le chômage… Maladie endémique de la société française, devenue chronique depuis la crise du « premier choc pétrolier », en 1973. Elle l’est toujours, 20 ans après les « 35 heures »… !

En réalité, il y a déjà là une grande duperie politique, également entretenue par la gauche française. Le premier « choc pétrolier », tout comme les suivants, de fait, est la partie visible d’une crise profonde, celle du système impérialiste mondial. Il n’est essentiellement que la conséquence pratique la plus visible de la première crise mondiale du capitalisme financier, après guerre, dominé par les USA et leurs alliés, dont la France.

Sous la poussée des luttes de libération nationale, dont le Vietnam au premier rang, c’est l’équilibre financier de l’ensemble qui vacille, déjà à cette époque, entraînant la liquidation des accords monétaires de Bretton Woods, la désindexation du dollar à l’or et l’effondrement de son cours. Entraînant, par voie de conséquence, la chute brutale des revenus des pays producteurs, contraints de ce fait à réagir par des hausses brutales de compensation, également motivées par un souci de résistance face à l’interventionnisme US au Proche-Orient, en soutien du sionisme.

Dans la propagande idéologique du système, c’est le premier développement généralisé du thème de l’agressivité des pays orientaux contre l’Occident, la première mouture de ce que deviendra le prétendu « choc des civilisations », désormais le pseudo- « justificatif » des guerres initiées par l’Occident, en réalité !

Si ce thème est encore largement entretenu par la gauche française, c’est qu’il lui permet de masquer cette réalité : la « prospérité » économique et le « modèle social » français, dont elle s’attribue quasiment la paternité, reposaient donc, en réalité, sur la domination du capital financier US, et sur l’inféodation de la bourgeoisie monopoliste française au dollar, déjà consacrée par le Plan Marshall et avec la complicité du PCF pour sa réalisation. Le « modèle social » français est autant le fruit de la domination du capital financier US dès l’après-guerre que de la complicité de la gauche française avec la bourgeoisie française, à la fois inféodée et exerçant toujours sa propre exploitation impérialiste en Afrique et dans les vestiges de son empire colonial.

C’est essentiellement en ce sens que la gauche française a une « paternité » réelle sur le « modèle social ». Sans sa complicité pour reconstruire l’impérialisme français au lendemain de la deuxième guerre mondiale, y incluant son empire africain, il n’existait pas de base économique pour un tel modèle, fondé sur un prétendu «dialogue social », sur la « concertation », etc… C’est à dire, en réalité, sur la kollaboration de classe avec l’impérialisme.

 Sans cette complicité pour la réalisation du Plan Marshall, y incluant celle du PCF, la seule issue des luttes sociales de l’après-guerre était, inévitablement, le passage au socialisme, tant en France qu’en Italie, et un bouleversement de l’équilibre géostratégique mondial en faveur du socialisme.

C’est clairement la complicité durable de la gauche à travers ce « modèle social » qui a constamment barré la route de l’accession au socialisme véritable, en réalité.

Aujourd’hui, le constat, amer pour elle, est que ce modèle social s’écroule un peu plus chaque jour, ou presque…

Et cet écroulement s’est évidemment encore accéléré depuis la crise de 2008… Et cette fois, il devient impossible de masquer les causes réelles de la crise derrière le rideau de fumée d’un prétendu « choc des civilisations » ! La cause du krach du capitalisme financier vient bien nettement de sa propre nature. C’est la crise du système impérialiste arrivé à un degré de décomposition sans retour en arrière possible et sans issue « régénératrice » autre que la guerre et la destruction. La violence et les guerres ne viennent pas de l’ « Orient », mais sont au contraire un réflexe de survie de l’impérialisme en crise.

Le « modèle social » concocté au lendemain de la guerre, en « concertation » entre les ailes gauche et droite de la bourgeoisie, avec la complicité du PCF, n’a déjà depuis longtemps plus de base économique sur laquelle reposer.

Avec la crise de 2008 et ses conséquences encore actuelles, le constat est encore plus flagrant : la bourgeoisie n’a tout simplement plus la possibilité, concurrence oblige, de « financer » les illusions sociales réformistes, nées au lendemain de la libération et encouragées par l’opportunisme thorezien…

L’évolution répressive du système est donc profonde et durable, sinon carrément irréversible ! La démocratie et le progrès social ne reviendront plus dans le cadre de ce système. Il est donc vain d’en appeler au « droit républicain » qui n’a tout simplement plus les moyens d’exister et sera inévitablement et inéluctablement réduit au maximum pour permettre au système de survivre.

Ce que Marx et Lénine nous enseignent à travers le matérialisme historique et le matérialisme dialectique, c’est précisément le contraire de principes figés, fussent-ils « républicains » ou autres…

Ce qui meurt, avec la crise systémique du capitalisme, et qui est donc amené à disparaître irréversiblement, c’est le droit « républicain » bourgeois. Ce qui doit naître dans la lutte, c’est le droit du prolétariat et du peuple, basé sur une correspondance entre le développement des forces productives et la satisfaction des besoins sociaux les plus urgents, ce que le capitalisme est effectivement incapable de réaliser.

Se battre pour défendre ce qui est irrémédiablement en train de mourir, c’est entretenir les illusions sur la pérennité du système, et donc, voler à son secours, en réalité. Défendre des « acquis » condamnés n’a aucun sens sans proposer une alternative réelle au système en train de s’effondrer.

C’est pourquoi la « gauche » française continue de reculer, pas à pas, au quotidien, ou à vitesse grand V, comme lors des luttes sociales de ces derniers mois et de ces dernières années.

Proposer une alternative crédible, cela implique de reconnaître que le « modèle social » actuellement en voie de désagrégation ne pourra plus être reconstruit, qu’il est effectivement voué à disparaître inexorablement avec la crise et que la seule issue permettant de retrouver un peu de justice sociale est le passage au socialisme réel, fondé sur la correspondance entre forces productives et besoins sociaux réels.

Au lieu de cela, la gauche française s’accroche désespérément aux illusions qu’elle a semé depuis des lustres dans la classe ouvrière et prétend toujours « défendre les acquis sociaux », sur lesquels elle recule inexorablement, lutte après lutte, continuant de perdre toute crédibilité, en fait.

Le PCF, principal tenant de ce modèle social, et premier parti politique de France, après guerre, est passé de 28,2%, aux législatives de 1946, à 2,7% à celles de 2017… !

 

Récemment, un correspondants, s’exprimant au nom du PRCF, a tenu à se fendre de quelques lignes, trouvant « désolants les commentaires sur le « révisionnisme » du PCF au moment du CNR et consternants les guillemets à Libération. »

Il s’agissait d’un bref article de promotion d’un film évoquant la lutte de libération algérienne (1). Alors que c’était aussi pour nous une occasion de rappeler les massacres colonialistes commis sous l’égide du gouvernement CNR, dès le 8 Mai 1945. Le fait que le CNR était l’accord de kollaboration de classe qui a permis la reconstruction de l’impérialisme français, avec son cortège de crimes et de massacres, c’est là la réalité historique que non seulement il défend, mais dont il fait encore la promotion actuelle, sous la forme d’un « nouveau CNR » comme perspective politique!

Est-il « désolé » des crimes et des massacres faits par l’impérialisme français ? On n’en sait rien, d’après sa réaction, mais de toutes façons, s’affirmer « désolé » en la circonstance et tout juste trois quarts de siècle après les accords du CNR, cela serait vraiment se moquer du monde et des victimes de l’impérialisme en premier, et cyniquement, en réalité, vu qu’il s’agit en fin de compte de faire ouvertement et à nouveau la promotion des causes de cette violence, la politique de kollaboration de classe du CNR !!!

 

Ces derniers jours les pitreries politiciennes du social-chauvinisme se sont également largement déployées autour de la personne de Jean-Luc Mélenchon, autre grand défenseur du « modèle social à la française » actuellement en déroute, tout comme notre correspondant du PRCF, du reste, qui se compte parmi ses alliés.

Cette comédie médiatique amène à deux constats :

__1_ Effectivement, la « justice » du système en place permet à la bourgeoisie de régler ses comptes, internes ou non, sans trop s’embarrasser du respect de la personne humaine.

__2_ La personne Jean-Luc Mélenchon, pour sacrée qu’elle se considère elle-même, n’a pas réussi à mobiliser les foules autour d’elle, au delà d’une vaguelette de protestations formelles… Pour JLM la « marée » continue de baisser, en réalité, et le temps politico-médiatique de sa «France Insoumise » semble bel et bien passé… 

Si la « restructuration » du pouvoir en place continue de s’effectuer « par défaut », et grâce au vide de toute opposition crédible, la comète Mélenchon est elle-même déjà en train de se désagréger dans ce vide…

Au mieux peut-il espérer un petit regain d’intérêt de la part des spectateurs-électeurs, si Macron veut bien lui faire la grâce de prolonger le spectacle de son « martyr » jusqu’aux prochaines élections, avec, en fait, l’espoir de regonfler une « participation » électorale anticipée comme gravement défaillante.

Quoi qu’il en soit de son avenir de politicien comme roue de secours « de gauche » du système, il peut, à court terme, compter sur le soutien indéfectible d’une bonne partie des autres factions du social-chauvinisme, dont le PRCF et d’autres pseudos « marxistes-léninistes », autour du thème de la défense d’un « droit républicain » tout aussi moribond que son « modèle social à la française ». Et tout cela en agitant l’épouvantail de la « fascisation » du système, tentant de ramener aussi par là le thème de la kollaboration de classe à la mode CNR, avec une hypothétique « bourgeoisie démocratique » qui s’opposerait encore au fascisme…

Alors que la lutte contre le fascisme, ou même contre la « fascisation », dans la mesure où elle est une évolution incontournable du capitalisme en crise, implique, et même exige, l’organisation de la résistance prolétarienne et non la collaboration avec telle ou telle fraction de la bourgeoisie.

Dans la France impérialiste de notre début de 21ème siècle il n’existe plus aucune fraction réellement significative de bourgeoisie « nationale » susceptible d’être un allié contre l’impérialisme et le fascisme.

Ce n’est plus le cas, et même s’il se trouvait telle ou telle catégorie sociale « moyenne » mais « progressiste », cela ne changerait pas la priorité concernant la nécessité d’organiser une résistance autonome prolétarienne.

C’est le rapport de force ainsi créé qui peut éventuellement faire basculer telle ou telle catégorie dans le camp de la résistance, et non la mise en remorque du prolétariat après telle ou telle faction bourgeoise, fut-elle formellement « de gauche »!

 

Quand les conditions de la lutte changent, ses méthodes doivent changer aussi.

 

En 1940, certains « grands dirigeants » du PCF ont essayé de négocier la parution de l’Humanité avec l’occupant…

Ils étaient sur le point d’y arriver, s’il n’y avait eu l’intervention des kollabos de droite, outrés par cette « concession » allemande !

Au même moment, d’autres communistes, vraiment marxistes-léninistes, ceux là, avaient compris l’enjeu et commençaient à organiser la résistance…

La vraie résistance, c’est toujours repartir à zéro, à la base, avec un journal réellement indépendant, et donc autonome, à tous points de vue.

C’est une question de choix, une question de volonté politique réelle.

 

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin ! » V. I. Lénine

 

Si un journal a un rôle historique dans ce genre de circonstances, c’est au contraire là qu’il commence réellement, et c’est précisément à propos d’un journal de combat utile pour ce type de lutte que Lénine nous parle, dès 1901…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

C’est aussi ce qu’en pensait la grande Résistante Mounette Dutilleul, en temps réel, de 1939 à 1945…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

C’est ce qu’elle nous explique dans ses mémoires, et toutes les sources historiques montrent précisément que sa mémoire n’était pas du genre « qui flanche », contrairement à celle de la chanson de Jeanne Moreau… !

Il n’y a donc pas vraiment de débat utile, à ce sujet, entre « Alexandre Courban Historien », longuement cité en réponse par la FI (2), et le blogueur autodidacte « Luniterre », mais éventuellement entre les mémoires de Mounette Dutilleul et « Alexandre Courban Historien »… !

Et là, ça va être difficile…

De là où elle est, elle n’y changera pas une ligne, de toutes façons, et c’est aux modestes combattants d’aujourd’hui de défendre sa mémoire et celle de tous ceux qui se sont battus en ces époques terribles, et dont elle parle avec tant de justesse et d’humanité, précisément !

En espérant y contribuer, modestement.

Le combat continue !

Luniterre

 

 

( __1    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/18/algerie-un-siecle-de-resistance-republication-avec-une-polemique-engagee-par-le-prcf/

 

( __2     https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/18/perquisition-chez-melenchon-debat-a-la-fi/

 

Voir aussi, sur le même thème, cet échange avec le RCC :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/18/solidarite-avec-melenchon-contre-la-repression-politique-quelle-signification/

 

 

 

 

 

 

 

 

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Solidarité avec Mélenchon, contre la répression politique : Quelle signification ? Le débat continue !!

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/c8b4476acd994aad1bcdc899352d4ddd-jean-luc-melenchon-la-levee-de-son-immunite-parlementaire-demandee.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1

 

Solidarité avec Mélenchon,

contre la répression politique :

Quelle signification ?

LE DEBAT CONTINUE

 Sur TML

 

Solidarité avec Mélenchon, contre la répression politique : Quelle signification ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/18/solidarite-avec-melenchon-contre-la-repression-politique-quelle-signification/

« ALGÉRIE : Un siècle de résistance ! »: Republication avec une polémique engagée par le PRCF!

 

 

https://d2homsd77vx6d2.cloudfront.net/cache/a/9/a9128a7b090bb4b6757960195c645203.jpg

 

 

ALGÉRIE :

 

Un siècle de résistance !

 

 

Reçu par e-mail, cet appel à financement d’un film militant rappelant les luttes anti-impérialistes en Algérie.

Une occasion de rappeler également la faillite du PCF en la matière, et même le rôle kollaborationniste de sa direction, dès la négociation du programme du CNR et de sa mise en œuvre à la « libération » en 1945 :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme/

Quelques exceptions, comme ce couple de militants, même si trop minoritaires pour enrayer la dérive révisionniste, toujours actuelle, du PCF, valent d’autant plus d’être soulignées…

En espérant que l’exemplarité puisse susciter des volontés, actuellement nécessaires, de reconstruire en partant à nouveau quasiment de presque rien, sauf, précisément, les leçons de l’histoire… !

Luniterre

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« Je vous transmets ce projet de documentaires sur 2 militants communistes (aujourd’hui centenaires) pour l’indépendance de l’Algérie… qui en subi les redoutables conséquences, avant, et après cette indépendance.

A tout le moins, lisez le texte ci-dessous.

La France était une puissance coloniale avec tout ce que cela impliquait de crimes iniques … et pas que contre des combattants. Une sale guerre, menée après la 2de … et avec des méthodes dignes de la 2de … la torture. 

JP


Objet : « William et Gilberte Sportisse,un couple des combats » Appel à la solidarité Film

 Cher(e)s camarades

Notre camarade-réalisateur Jean Asselmeyer lance un appel à souscription pour finaliser son projet de documentaire autour de Gilberte et William Sportisse, communistes et partisans de l’indépendance de l’Algérie.

N’hésitez pas à populariser cette initiative.
Vous trouverez ci-dessous son courriel et les conditions de souscription.

Bien fraternellement
Jacques

—–Original Message—–

Subject: « William et Gilberte Sportisse,un couple des combats » appel à la solidarité film

Bonjour,

je sais votre intérêt pour ce qui touche à la mémoire des luttes, particulièrement des luttes anticoloniales .

Avec une amie, Sandrine-Malika Charlemagne, nous essayons de réaliser ensemble un film documentaire autour de la vie de deux militants du Parti Communiste Algérien, « Gilberte et William Sportisse, un couple des combats ». âgés de 100 ans et de 97 ans où ils  témoignent sur plus de 70 années de luttes pour l’Algérie indépendante,  en toile de fond la ville de Constantine, ainsi que des éclairages inédits sur le PCA et la situation des Juifs Algériens.

De culture juive et de langue maternelle  arabe, pour William, l’Algérie est leur pays, bien qu’ils aient connu , la prison, et la torture parce que militants pour l’indépendance sous le joug colonial et parce que communistes pendant l’ère Boumédienne.

Malgré ces souffrances ils sont restés fidèles à l’Algérie.

Pendant sa détention après le coup d’État du président Boumédienne, au moment de la guerre des 6 jours, William lui a envoyé une lettre pour le féliciter de sa solidarité avec le peuple Palestinien.

A sa sortie de prison et à la fin de sa période d’assignation à résidence, William Sportisse a pu exercer les fonctions de directeur d’une société nationale de l’Algérie indépendante.

Le film évoquera également  la belle figure de Lucien Sportisse, son frère, dirigeant du PCA, puis secrétaire de la section PCF de Sevran qui après avoir rejoint la Résistance a été abattu, par la milice en mars 1944, à Lyon .

Menacé par le FIS et le GIA, ils ont du quitter leur pays l’Algérie, en 1994, pour le Val de Marne.Ils ont continué à militer en tant qu’internationalistes et Algériens au sein du PAGS et du PADS ,dans la continuité du PCA. Nous avons pu filmer William encore très actif à la fête de l’Humanité en 2016 ( voir extraits ci joints.)

C’est ces vies de luttes, denses et riches que nous voulons documenter dans le film que nous avons commencé par nos propres moyens en tournant plus de 50 heures d’entretiens.

Ce film, apport inédit à la mémoire des luttes communistes, sera une véritable bouffée d’espoir, un partage de ce rayonnement généreux qui  se dégage des personnes de Gilberte et William Sportisse.

Nous faisons appel à la solidarité financière pour finir le film au travers d’une plateforme sécurisée dite de crowdfunding ou financement participatif.

Tout est expliqué dans le lien suivant, le résumé du projet, nos filmographies, et dix minutes d’images de Gilberte et William Sportisse:

https://fr.ulule.com/gilberte-william-sportiss/

Il n’y a pas de petite solidarité, même 10, 20 euros nous permettrons de réunir, d’ici fin septembre, les 3500 Euros qui nous manquent encore sur les 5000 nécessaires.

Et pour tous, y compris ceux qui ne peuvent pas  aider au financement, en parler à ses proches, ses réseaux c’est déjà permettre que ce projet vive.

Merci.

Bien cordialement

Jean Asselmeyer, Réalisateur

 

 

Suite à la première publication de cet appel ,

une réaction polémique d’un militant du PRCF,

et l’échange qui s’en est suivi :

 

Si je salue le film en devenir sur nos camarades William et Gilberte Sportisse, je trouve désolants les commentaires sur le « révisionnisme » du PCF au moment du CNR et consternants les guillemets à Libération.

Antoine M.

Militant du PRCF

 

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UNE RÉPONSE DE TML

 

Ce qui est désolant, c’est de ne pas encore arriver à tirer les leçons de l’histoire, juste trois quarts de siècles après ces négociations du CNR (1943).

Ce qu’on voit également, ces jours derniers, avec les pleurnicheries « démocratiques » et « républicaines » sur le sort de la FI…

Aujourd’hui l’analyse amène à ce constat qu’avec la crise de 2008 et ses conséquences encore actuelles la bourgeoisie n’a tout simplement plus la possibilité, concurrence oblige, de « financer » les illusions sociales réformistes, nées au lendemain de la libération et encouragées par l’opportunisme thorezien…

L’évolution répressive du système est donc profonde et durable, sinon carrément irréversible ! La démocratie et le progrès social ne reviendront plus dans le cadre de ce système. Il est donc vain d’en appeler au « droit républicain » qui n’a tout simplement plus les moyens d’exister et sera inévitablement et inéluctablement réduit au maximum pour permettre au système de survivre.

Quand les conditions de la lutte changent, ses méthodes doivent changer aussi.

En 1940, certains « grands dirigeants » ont essayé de négocier la parution de l’Humanité avec l’occupant… (*)

Ils étaient sur le point d’y arriver, s’il n’y avait eu l’intervention des kollabos de droite, outrés par cette « concession » allemande !

Au même moment, d’autres communistes, vraiment marxistes-léninistes, ceux là, avaient compris l’enjeu et commençaient à organiser la résistance…

La vraie résistance, c’est toujours repartir à zéro, à la base, avec un journal réellement indépendant, et donc autonome, à tous points de vue.

C’est une question de choix, une question de volonté politique réelle.

Luniterre

(*   https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

 

 

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ANTOINE M. ( PRCF )

Il n’y a qu’une chose qui ne change pas : l’ anti-communisme…

Faut-il pleurer, faut-il en rire….

 

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De JP, qui nous avait communiqué l’appel:

Il y a un truc qui me semble assez cocasse dans la distinction faite entre les « mauvais » communistes et les « marxistes-léninistes » c’est qu’en réalité, ce sont les mêmes, ceux du PCF.

C’est aussi vain que si on opposait Duclos déguisé en curé resté en France et en Belgique à Thorez parti à Moscou.

Je pense que c’est au contraire très léniniste, dans une stratégie de lutte contre le fascisme, d’agir tous azimuts. La demande de reparution de l’Huma peut surprendre, mais elle ne peut en aucun cas être qualifié d’allégeance à une idéologie que pas un seul numéro de l’Huma n’a cessé de combattre… il n’y a qu’à voir le sort de Péri … et des autres.

Par contre, je peux citer l’exemple de Jean Ridoux, résistant PCF ami de mon père, qui fut dénoncé publiquement par un trotzkiste  comme communiste dans un cinéma qui servait de point de rencontre clandestin, ceci en pleine Occupation. 

Jean Ridoux échappa par chance à la Police aussi bien qu’à la Gestapo. 

Mais ce trozkiste était bien un donneur de leçons à de « méchants staliniens » thoréziens … et un vrai collabo pour le coup, qui espérait envoyer lâchement un homme à la torture et à la mort …

Lénine disait : « analyse concrète, d’une situation concrète « . C’est la première règle. 

Il a bien signé Brest Litovsk … 

Dénoncer le CNR aujourd’hui  avec le recul depuis 1943 ? … mais qui le premier s’y attaque ? le Patronat ! 

Le principal rédacteur du programme du CNR était le communiste Pierre Villon … pas le Patronat ni Goebbels …

JP

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DE NOTRE PART, UNE RÉPONSE COMMUNE AUX DEUX:

 

Franchement, je ne crois pas démontré que Mounette Dutilleul était trotskyste…

C’est encore, ici, une révélation « historique » à la mode thorezienne… !

Je ne pense pas non plus qu’Andreï Jdanov était trotskyste…

Il a pourtant assez vertement critiqué la « stratégie » opportuniste des thoreziens, dès la création du Kominform…

Grâce au maintien, malgré tout, de cette « excellente » stratégie, le score du PCF est passé de 28,2% en 1946 à 2,7% en 2017 !

Bravo, les « communistes » thoreziens !

En fin de compte, où sont les anticommunistes efficaces, en France, sinon chez les thoreziens et leurs « héritiers » politiques ? Il serait peut-être temps d’y réfléchir sérieusement !

Le CNR était un accord de kollaboration de classe qui a permis la reconstruction de l’impérialisme français, avec son cortège de crimes et de massacres…

Aujourd’hui, vu l’influence résiduelle du PCF, la bourgeoisie n’a effectivement plus besoin de ses services pour la kollaboration de classe.

Vouloir reconstituer un nouveau CNR ou autre gouvernement du même genre, c’est vouloir rejouer la même histoire, sous une forme ou sous une autre, et non lutter contre l’impérialisme.

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/07/2008-2018-situation-internationale-10-ans-de-crise-quel-remede/

 

 

 

REÇU D’ANTOINE M. ( PRCF ):

 

Luniterre personne n’a de temps à perdre.

Donc à débattre avec toi.

Simplement nous te sommes gré d’ une bonne rigolade : Hue. Buffet. Laurent thoreziens !…

Quant à la kollaboration….On ne parle pas de corde dans la maison du pendu.

 

Réponse de TML:

 

Votre problème, M. M, c’est que vous n’avez aucun argument qui tienne debout pour justifier votre ligne politique d’un point de vue marxiste-léniniste, et donc, vous essayez de botter en touche pour ne pas avoir à répondre.

 

« Hue. Buffet. Laurent » sont d’autre continuateurs du thorezisme, sous d’autres formes d’opportunisme, c’est ce qui ressort aujourd’hui encore des contradictions internes actuelles du PCF et de la confusion verbeuse des motions en concurrence, « majoritaires » ou non.

 

Le résultat de la kollaboration de classe, avec ou sans k, est là devant vous, de 28,2% à 2,7%, et il vous faut l’assumer, ce que vous êtes incapables de faire, car cela implique d’en tirer les conséquences, et c’est cela que vous refusez de faire, en réalité.

 

Luniterre

 

D’Antoine M. (PRCF):

M. Luniterre

 

Sincèrement pas de temps à perdre avec vous.

Inutile de m’envoyer votre prose.

A

 

UN DÉBAT EFFECTIVEMENT CLOS…:

 

RAPPEL DE VOTRE PREMIÈRE INTERVENTION:

Envoyé: Mardi 16 Octobre 2018 18:46:11
Objet: Re: « William et Gilberte Sportisse,un couple des combats » Appel à la solidarité Filmguy

 

Si je salue le film en devenir sur nos camarades William et Gilberte Sportisse, je trouve désolants les commentaires sur le « révisionnisme » du PCF au moment du CNR et consternants les guillemets à Libération.

Antoine M.

Militant du PRCF

 

***************

 

Vous aviez donc du « temps à perdre », effectivement, c’est à dire à lancer une polémique pour laquelle vous n’aviez aucun argument…

 

Maintenant que cela est clair, le débat est effectivement clos!

 

Merci.

 

Luniterre

 

 

 

 

 

https://d2homsd77vx6d2.cloudfront.net/cache/0/d/0d4e4ee99ce5f86ff8650b763e6c9d8a.jpg

Solidarité avec Mélenchon, contre la répression politique : Quelle signification ?

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/c8b4476acd994aad1bcdc899352d4ddd-jean-luc-melenchon-la-levee-de-son-immunite-parlementaire-demandee.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1

 

 

Solidarité avec Mélenchon,

contre la répression politique :

Quelle signification ?

 

 

Reçu sur ce thème, ce…

Communiqué de la Coordination Communiste :

 

LREM : EN MARCHE VERS LES HEURES LES PLUS SOMBRES DE NOTRE HISTOIRE

 

Ce matin à l’aube, des perquisitions iniques se sont déroulées au domicile de Jean-Luc Mélenchon, au siège de la France Insoumise et du Parti de Gauche. Cette entrée en matière du nouveau gouvernement et de son ministre de l’intérieur Jérome CASTANER n’annonce rien de bon en termes de lutte contre les mouvements sociaux. C’est une guerre politique de classe qui est à l’œuvre. Répression syndicale, acharnement contre les militants de la lutte de l’immigration comme Cédric Herrou, de l’écologie, …, c’est le changement dans la continuité qui se profile, c’est la poursuite de la criminalisation de la lutte pour la défense de nos conquis sociaux, démocratiques, écologiques. A qui le tour demain ?

Le plus surprenant est que les comptes de campagne de la France Insoumise ont été validés par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques alors que la campagne de Macron est toujours entachée d’une campagne téléphonique passée à 6 millions de personnes ou des ristournes de plus de 200 000 euros effectuées sur les prestations assurées par différentes entreprises. Sans parler de l’impunité de Benalla dans ce scandale d’état sans précédent sous la cinquième République.

La justice de classe est en marche : l’indépendance du pouvoir judiciaire à la sauce macronienne, c’est son allégeance au capital. Ainsi, l’enquête est diligentée non pas par un juge d’instruction mais par le Procureur de la République de Paris inféodé au pouvoir politique car nommé de fait par Macron, celui-ci ne faisant que peu de cas de sa ministre de la justice de pacotille !

Cet acharnement contre la France Insoumise peine à dissimuler un pouvoir aux abois qui met plus de 10 jours à constituer un nouveau gouvernement aux ordres du capital. Cet acharnement montre aussi que la France Insoumise est une des forces centrales par ses actions et son orientation dans la constitution du front de résistance antilibéral qui doit se développer. Ces dérives de pratiques politiques traduisent un processus de fascisation du pouvoir qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire. Ceci est inacceptable. La fougue judiciaire doit se déverser contre les véritables criminels de notre Etat : les évadés fiscaux, les fascistes qui déversent au su et au vu de tous leur haine abjecte, les entreprises qui organisent des licenciements boursiers et celles qui pillent allègrement les ressources des pays du tiers monde les maintenant dans une situation de semi-colonie ou y semant la guerre et le chaos pour les contrôler !

La Coordination Communiste exige l’arrêt des perquisitions et autres poursuites à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon et des militants de la France Insoumise. Elle exige aussi l’arrêt de toute procédure contre les forces de résistances aux politiques libérales, anti-démocratiques et impérialistes !

Face aux coups des suppôts du MEDEF et de Bruxelles qui tombent de toute part, nous appelons plus que jamais à la construction de l’unité de notre camp qui, seule, les fera reculer !

Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais

pour la reconstruction d’un parti communiste révolutionnaire

www.rassemblementcommuniste.fr

 

Et l’échange qui s’en est suivi… :

De TML:

 

« Communiqué de la Coordination …Révisionniste :

 

« La fougue judiciaire (???) doit se déverser contre les véritables criminels de notre Etat : les évadés fiscaux, les fascistes qui déversent au su et au vu de tous leur haine abjecte, les entreprises qui organisent des licenciements boursiers et celles qui pillent allègrement les ressources des pays du tiers monde les maintenant dans une situation de semi-colonie ou y semant la guerre et le chaos pour les contrôler ! »

 

Appeler un chat, un chat, un  réformiste, un réformiste, un révisionniste, un révisionniste !!! :

 

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Réponse de la CC:

« Désolé camarade de voir encore ton incapacité à épingler un passage hors contexte. il y a ici un vrai problème de dialectique de la tactique dans les révélations politiques voire Lénine). Donc un effort pour comprendre que l’agitation dénonciation, il est bon de prendre le malfaiteur de classe en flagrant délit de deux poids deux mesures, ce qui accompagne plus efficacement la prise de conscience d’une classe redevenue « en soi » en raison justement de la domination écrasante du réformisme.

Bien à toi »

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De TML:

 

Incapacité????    De qui???

La « coordination », c’est, à priori, plusieurs personnes…

Qui se sont donc plus ou moins concertées pour écrire ce communiqué…

Protester contre la répression est évidemment une bonne chose, avancer vers une alternative, une autre, encore meilleure, et qui devrait naturellement et logiquement s’en suivre…

L' »alternative », ici, c’est bel et bien de continuer à défendre le système, selon votre logique, et en dépit des quelques critiques que vous formulez à son endroit.

Luniterre

 

 

DE LA CC:

Lénine parle de révélations politiques dans l’agit-prop pour aider à la conscientisation de classe dans lesquelles on peut et doit en tant que ML pointer les duplicités de la démocratie dont la forme camoufle la nature de classe de la dictature bourgeoise.

Dommage de nier ainsi Lénine.

 

 

DE TML:

 

OK sur le principe, évidemment…

Bon, mais au fait, quelle révélation politique, ici?

« Dommage de nier ainsi Lénine. »???

Personne ne croit plus à ce cirque « démocratique », sinon des gugusses comme ceux de la « Coordination Communiste » qui tentent encore d’y faire leur petite place avec leurs amis FI, PRCF et consorts…

S’il y a « révélation » politique, c’est bien celle là, et elle contribuera essentiellement à grossir les rangs des abstentionnistes aux prochaines élections…

A moins que vous n’arriviez à légitimer Mélenchon comme roue de secours du système, en essayant de nous le présenter comme un « martyr »…

C’est peut-être même le but de la manœuvre…

Contre-productive, pour l’instant.

Encore un pavé que le système se retourne sur les pieds…

Avec votre aide, et donc, bonne continuation!

Luniterre

 

 

DE LA CC:

Bon le manque d’arguments est flagrant et se traduit par des insultes et des diffamations (lire sur l’UE notre position).

Mais soutiens tu Macron dans son agression juridico-policière contre Mélenchon et la FI ? C’est ce que dit ce passage de ton mot : « A moins que vous n’arriviez à légitimer Mélenchon comme roue de secours du système, en essayant de nous le présenter comme un « martyr »… C’est peut-être même le but de la manœuvre…Contre-productive, pour l’instant ». 

Essayons de rester corrects, objectifs dans l’argumentation et au moins honnêtes dans l’échange.

Bien à toi

 

 

DE TML:

 

Les jeux politiques internes de la bourgeoisie sont un jeu de billard à plusieurs bandes, dans tous les sens du terme!

Si tu penses vraiment que Mélenchon joue réellement dans le camp du prolétariat, tu te fais vraiment des illusions.

Il représente, au « mieux », l’aile « gauche » de la bourgeoisie, comme c’était le cas de Mitterrand, jadis, et donc une roue de secours éventuelle du système.

Le fait que votre micro-parti ait fait le choix d’une alliance avec est déjà une indication sérieuse, parmi d’autres, des dérives révisionnistes qui l’affectent gravement.

Ceci dit reste à savoir quel est le but réel de cette manœuvre effectivement répressive, malgré tout.

Règlement de compte réel, entre factions du capital, en vue des prochaines élections?

Ou bien tout simplement un peu d’agitation médiatique pour focaliser à nouveau l’attention du public sur la classe politique, dans l’espoir simplement de réduire l’abstentionnisme?

En effet, même une victoire relative de Macron dans un électorat réduit à moins de 40% du total des inscrits serait tout de même une relative défaite pour l’ensemble du système, en réalité, dans la mesure où il a besoin de consensus pour survivre.

De fait, c’est aussi l’intérêt électoral de Mélenchon d’avoir une forte participation, pour rester crédible dans son rôle de leader de l’opposition, quelque soit son résultat personnel, en proportion.

Il n’est donc pas exclu, sinon même, fort probable, qu’il y ait une grande part de comédie dans ce grand déballage médiatique, où les acteurs de droite comme « de gauche » jouent selon un scénario qui les arrange tous, in fine.

Je ne remets donc pas en cause ta sincérité personnelle, vu le temps que tu passes à essayer de communiquer, mais je conteste, effectivement, la stratégie proposée par ton parti.

Bien à toi,

Luniterre

 

 

 

DE LA CC:

Cette manifestation répressive d’opposant politique ( donc de la fascisation) de la démocratie bourgeoisie serait donc simplement une sorte de « concurrence » inter-bourgeoise donc « un règlement de compte entre factions bourgeoise ». Et même si c’était le cas, ce qui est faux, le prolétariat doit-il être indifférent à la fascisation ?! quel étrange et monstrueux raisonnement aurait dit Lénine.

Bien à toi quand même

 

 

 

DE TML:

 

La lutte contre le fascisme, ou même contre la « fascisation », dans la mesure où elle est une évolution incontournable du capitalisme en crise, implique donc, et même exige, l’organisation de la résistance prolétarienne et non la collaboration avec telle ou telle fraction de la bourgeoisie.

Dans la France impérialiste de nôtre début de 21ème siècle il n’existe plus aucune fraction réellement significative de bourgeoisie « nationale » susceptible d’être un allié contre l’impérialisme et le fascisme.

Ce n’est plus le cas, et même s’il se trouvait telle ou telle catégorie sociale « moyenne » mais « progressiste », cela ne changerait pas la priorité concernant la nécessité d’organiser une résistance autonome prolétarienne.

C’est le rapport de force ainsi créé qui peut éventuellement faire basculer telle ou telle catégorie dans le camp de la résistance, et non la mise en remorque du prolétariat après telle ou telle faction bourgeoise, fut-elle formellement « de gauche »!

Luniterre

 

 

 

 

 

Perquisition chez Mélenchon : Débat à la FI…

 

 

 

Perquisition chez Mélenchon

 

 

Débat à la FI…

 

 

 

 

Perquisition chez Mélenchon

 par P. il y a 18 heures · Publique · Vu par 48

Un article de la presse US alternative sur la scandaleuse mesure policière et répressive du nouveau ministre de l’intérieur et sans doute avec l’approbation de Macron.

Comme l’expérience historique le montre une et mille fois, les droits démocratiques peuvent être balayés à volonté du pouvoir de la bourgeoisie, chaque fois qu’elle se trouve en difficulté, ou en crise, ou en guerre.

Ou tout simplement comme mesure de diversion, pour flatter l’esprit supposé réactionnaire de la population ou pour faire taire une voix indépendante.

La ‘Démocratie’ est bien relative et aujourd’hui, depuis Hollande et son Etat d’Urgence, elle penche de plus en plus vers une dictature qui dit pas son nom.

Voici l’article:

« Les perquisitions menées hier chez Jean-Luc Mélenchon et aux locaux de la France insoumise (LFI) à Paris représentent une attaque majeure contre les droits démocratiques en Europe.

C’est une opération politique lancée sur de faux prétextes contre une organisation ayant recueilli le vote de 20 pour cent des Français aux élections présidentielles de 2017. Si la première cible est Mélenchon, l’opération vise dans l’analyse finale à intimider toute opposition au gouvernement Macron.

Environ 100 policiers, selon les estimations de LFI, sont allés réveiller Mélenchon et fouiller son appartement, ainsi que ceux de ses collaborateurs, et aspirer toutes les données sur les ordinateurs aux locaux de LFI ainsi que du Parti de gauche (PG).

Mélenchon a réagi en tournant une vidéo de son appartement occupé par la police et en demandant à ses sympathisants de manifester devant les locaux perquisitionnés de LFI.

«Vous me trouvez une drôle de tête, c’est parce que je fais l’objet d’une perquisition depuis 7 heures du matin chez moi, ainsi qu’au siège du Parti de gauche ainsi qu’au siège de la LFI. … Toute ma maison est remplie de gens: s’il vous plaît, dites partout que ceci est un acte politique, une agression politique.»

Le procureur aurait cité deux affaires pour lancer les perquisitions: les allégations l’année dernière que Mélenchon aurait rémunéré des cadres de LFI via des emplois fictifs au Parlement européen, et celles que les comptes de campagne de LFI auraient été truqués.

Ces accusations douteuses ne justifient aucunement le coup de filet dirigé par la justice contre LFI.

La première vient de l’eurodéputée néo-fasciste Sophie Montel, qui a expliqué après coup que c’était simplement un «pied de nez» visant à se venger des accusations que le Front national aurait eu recours à des emplois fictifs. Mélenchon y avait d’ailleurs réagi en portant plainte contre Montel pour dénonciation calomnieuse.

La seconde, venant de diverses sources dont l’association Anticor, met en cause des «prestations à des proches» que LFI aurait surfacturées afin d’assurer des profits à des proches de Mélenchon.

Certaines de ces accusations, dont celles qui visaient la société Médiascop détenue par Sophia Chikirou, la directrice de communication de Mélenchon à la présidentielle, ont déjà été classées sans suite. Les comptes de campagne de Mélenchon ont été validés.

Ce genre d’opération visant LFI est une atteinte aux droits démocratiques de tous, et tous les personnes véritablement de gauche défendent LFI contre les manoeuvres concoctées par une alliance de fait entre la justice, l’extrême-droite et le gouvernement Macron.

Le choix d’utiliser ces allégations pour fouiller les locaux de l’organisation ayant recueilli le plus de votes de gauche en 2017 est éminemment politique.

La campagne de Macron et de La République en Marche (LRM) fait aussi l’objet d’accusations similaires, qui sont à présent monnaie courante dans les élections françaises, mais elle n’a pas subi de pareilles perquisitions.

Avant tout, même si la justice enquêtait sur des accusations de ce genre, cela ne justifierait pas la décision d’aspirer toutes les données informatiques d’une organisation disposant d’environ 240.000 sympathisants, dont l’écrasante majorité n’a rien à voir avec de telles affaires.

Des questions sérieuses se posent: quelles données les forces de l’ordre ont-t-elle recueillies sur des masses de sympathisants ou d’électeurs LFI? Et que feront-elles avec les masses de fichiers qu’elles ont ainsi récoltées?

Ces questions se posent avec une urgence particulière dans le contexte actuel de montée des pouvoirs de police et de répudiation des droits sociaux et démocratiques acquis à travers les luttes ouvrières au 20e siècle, au courant de la Libération et de la chute du fascisme.

Après dix ans de profonde crise capitaliste depuis le krach de Wall Street en 2008, la bourgeoisie prend des mesures de plus en plus violentes visant toute opposition sociale.

Macron, le président des riches, est aux abois, répudié par une majorité écrasante des travailleurs.

Sa casse des statuts des cheminots et des fonctionnaires et les coupes claires qu’il veut imposer aux retraites, à la Sécu et à l’assurance-chômage suscitent une opposition sourde qui terrifie l’ensemble de la classe politique.

Ces mesures, qui traduisent en France le programme d’enrichissement des milliardaires et de renforcement des armées mené par toute l’Union européenne, vont de pair avec la construction par la classe dirigeante d’États policiers à travers l’Europe.

Entre 2015 et 2017, la France a vécu pendant deux ans sous un état d’urgence qui suspendait les droits démocratiques de base et qui a massivement accru les pouvoirs de perquisition et d’assignation à résidence dont disposent les forces de l’ordre.

En même temps, l’état d’urgence servait de prétexte à matraquer l’opposition sociale à la loi travail impopulaire du PS.

L’impopularité de Macron, qui a pris deux semaines pour trouver suffisamment de ministres qui accepteraient de travailler avec lui pour remanier son gouvernement, témoigne d’une crise de régime et de l’effondrement de la démocratie européenne dans son ensemble.

A présent, un gouvernement italien néofasciste menace de déporter les réfugiés en masse. Et des responsables allemands dont le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer ont déclaré leur sympathie pour des émeutes néo-nazies à Chemnitz, lors desquelles on a attaqué des établissements juifs.

Mélenchon déclarait alors, «Quand il s’agit de protéger l’État et de faire respecter la norme républicaine, il y a une convergence avec la droite, je l’assume.»

A présent, Mélenchon a récolté le fruit empoisonné des illusions qu’il semait là. Hier soir, il s’est trouvé réduit à demander à l’Assemblée si la France était encore un État de droit, sous les huées des députés de droite et de LRM.

La question décisive est d’unifier les travailleurs en lutte et de mobiliser la classe ouvrière à travers l’Europe dans un mouvement révolutionnaire pour défendre les droits démocratiques et les acquis sociaux, et s’opposer à la guerre et à la militarisation de la société.

Pour cela, il faut rompre sans pitié avec le nationalisme et les liens avec la social-démocratie et la droite .

Et face au danger de dictature révélé par l’attaque de l’État contre LFI, il faut défendre les droits de Mélenchon et de son mouvement contre l’État policier. »

 

Source trotskyste US : http://www.wsws.org/fr/articles/2018/10/17/pers-o17.html

 

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Manue C · il y a 17 heures

Bonjour les amis, Je veux vous partager cet article publié par Vigi, qui s’insurge sur la méthode et s’inquiète de la dérive autoritaire du pouvoir… https://vigimi.fr/f/actualites-fr/entry/perquisition-au-siege-de-la-france-insoumise-des-methodes-dignes-de-la-nuit-des-longs-couteaux

Si certains sont inquiets, j’ai l’impression que sur les réseaux sociaux que je suis pas mal, le stratagème ne prend pas… A titre d’indicateur, le nombre de « like » sur la page de JLM a fortement progressé en 24h, je ne sais pas si c’est révélateur, mais je le prends comme un bon signe :-)

Bref sur ce coup-là ça passe ou ça casse pour la macronie… si on arrive à s’en sortir, ils auront juste donné de la légitimité aux colères de JLM, dont le tempérament était le seul frein qui empêchait certaines personnes de voter pour lui…

Si certains d’entres vous ont des sources pour expliquer exactement qui a décidé de quoi (parquet, juge…), qui est indépendant, qui est sous la coupe du ministère, quelle est la différence avec les perquises du modem et du FN ? qu’en est-il d’une procédure normale ? (absence de PV etc…) Bref des sources crédibles pour qu’on puisse se défendre sur ces aspects de procédure…

Courage à vous tous,

Amitiés,

Manue.

iza · il y a 17 heures

Merci de beau texte.

Luniterre en réponse à iza · il y a 10 heures

Beau texte ???

Ou belles illusions ???

Ce texte prétend dénoncer, pourtant, les illusions que Mélenchon aurait semé, et dont il récolterait le fruit !

Si l’analyse est au moins en partie juste, elle amène à ce constat qu’avec la crise de 2008 et ses conséquences encore actuelles la bourgeoisie n’a tout simplement plus la possibilité, concurrence oblige, de « financer » les illusions sociales réformistes, nées au lendemain de la libération et encouragées par l’opportunisme thorezien…

L’évolution répressive du système est donc profonde et durable, sinon carrément irréversible ! La démocratie et le progrès social ne reviendront plus dans le cadre de ce système. Il est donc vain d’en appeler au « droit républicain » qui n’a tout simplement plus les moyens d’exister et sera inévitablement et inéluctablement réduit au maximum pour permettre au système de survivre.

Quand les conditions de la lutte changent, ses méthodes doivent changer aussi.

En 1940, certains « grands dirigeants » ont essayé de négocier la parution de l’Humanité avec l’occupant… (*)

Ils étaient sur le point d’y arriver, s’il n’y avait eu l’intervention des kollabos de droite, outrés par cette « concession » allemande !

Au même moment, d’autres communistes, vraiment marxistes-léninistes, ceux là, avaient compris l’enjeu et commençaient à organiser la résistance…

La vraie résistance, c’est toujours repartir à zéro, à la base, avec un journal réellement indépendant, et donc autonome, à tous points de vue.

C’est une question de choix, une question de volonté politique réelle :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

Luniterre

(*

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

 

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GREGOIRE · il y a 5 heures

Du fantasme d’un insoumis à la clarification de l’histoire:

En ce mois d’août 1939, à l’approche de la Fête de l’Humanité qui doit se tenir à Garches (Hauts-de-Seine), le journal commente la signature du pacte germano-soviétique. Ce sera le dernier numéro imprimé légalement jusqu’à la Libération. Le gouvernement Daladier interdit la plupart des titres communistes.

D’après le compte rendu de l’assemblée des Comités de défense de l’Humanité et des Amis de l’Humanité de la région parisienne qui s’est déroulée l’avant-veille de la parution de ce numéro du quotidien communiste, « la préparation de la Fête de l’Humanité, le 3 septembre 1939, à Garches (…) doit revêtir cette année une ampleur exceptionnelle ». Quelques jours auparavant, la signature du pacte de non-agression germano-soviétique a provoqué la stupéfaction de la plupart des dirigeants des principales puissances ou des observateurs de la vie politique internationale. Quand éclate – telle est son expression – « l’orage du 23 août 1939 : la signature du pacte germano-soviétique », Gabriel Péri, responsable de la rubrique de politique étrangère de l’Humanité, est en vacances dans les Alpes. Son remplacement est assuré par Marius Magnien.


« Le communisme, voilà l’ennemi ! »

Ce samedi 26 août 1939, l’Humanité titre : « Union de la nation française contre l’agresseur hitlérien ». L’éditorial du rédacteur en chef adjoint du quotidien communiste « essaye d’examiner en face les événements et d’en tirer les éléments utiles à la défense de la patrie ». Pierre-Laurent Darnar est loin d’imaginer que ce numéro est le dernier à paraître légalement avant cinq ans. Il ignore que cette édition départementale du quotidien communiste est sur le point d’être saisie, ce qui empêchera sa distribution. Après trente-six ans d’existence, le journal fondé par Jean Jaurès est sur le point d’être interdit par le ministre de l’Intérieur, Albert Sarraut, celui-là même qui s’était écrié à Constantine en avril 1927 : « Le communisme, voilà l’ennemi ! » Douze ans plus tard, il signe un décret « autorisant la saisie et la suspension des publications de nature à nuire à la défense nationale ». Sur ordre de la Place Beauvau, des policiers se rendent à l’imprimerie du journal, 123, rue Montmartre, dans la soirée du vendredi 25 août 1939. Là, ils brisent les formes, déchirent les flancs et refondent les plombs de l’édition parisienne du 26 août 1939 imprimée plus tard dans la nuit.

à défaut d’interdire le Parti communiste, qui continue de défendre une ligne patriotique en dépit de la signature du pacte germano-soviétique – les députés communistes voteront les crédits de guerre le 1er septembre 1939 –, le gouvernement Daladier interdit la plupart des titres de la presse communiste.

Personne ne prendra connaissance du dernier article de l’enquête de Léa Maury consacrée à « la misère du taxi parisien ». Personne ne prendra connaissance non plus du dernier article d’André Chennevière sur « les difficultés intérieures de l’Allemagne ». L’un comme l’autre figurent parmi les employés de l’Humanité, morts pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de leur engagement militant. Les lecteurs de l’Humanité qui suivaient les aventures du comte de Monte-Christo publiées en feuilleton dans le journal communiste avec des illustrations de Max Lingner devront se procurer le volume d’Alexandre Dumas pour lire la suite…


Le gouvernement refuse de recevoir les délégations venues protester

Dès l’annonce de la saisie puis de l’interdiction, la direction de l’Humanité prend une série d’initiatives en direction de ses confrères. Jean Dorval sollicite, dans la nuit du 25 au 26 août 1939, l’intervention du président de la Fédération nationale des journaux français. Alors que le gouvernement refuse de recevoir les délégations venues protester contre la suspension des quotidiens communistes, le directeur de l’Humanité croit savoir que cette mesure est provisoire et que le journal pourra bientôt paraître à nouveau, faisant ainsi écho aux rumeurs qui circulent dans les couloirs de la Chambre des députés. Ce que le rédacteur en chef du quotidien s’empresse d’annoncer aussitôt à l’imprimeur. Marcel Cachin tient ces informations d’une délégation du Syndicat de la presse parisienne (SPP) auprès du ministère de l’Intérieur. L’optimisme de la direction du journal contraste avec la façon dont les principaux quotidiens parisiens annoncent l’interdiction de la presse communiste : à peine quelques lignes, sauf rares exceptions ; l’événement principal est ailleurs.

Dans l’Humanité du 26 août 1939 Par Pierre-Laurent Darnar « À l’heure grave que traversent notre pays et le monde, au moment où le gouvernement prend les mesures nécessaires à défendre la France contre l’agression fasciste, il ne s’agit pas, pour tous ceux qui veulent sauvegarder l’indépendance et l’avenir de la nation, de se prendre à partie sur l’interprétation diverse des événements. (…) Pour nous, en expliquant la situation créée par le pacte de non-agression entre l’Union soviétique et l’Allemagne, nous avons mis les points positifs. Rien qui contredise les accords conclus avec l’Union soviétique pour le maintien de la paix dans l’indépendance des peuples (…). Le pacte franco-soviétique d’assistance mutuelle reste en vigueur. (…) Notre souci, en cet instant plus que jamais, est d’accroître encore les forces de défense et de sauvegarde. (…) L’heure est à l’union des Français. Si Hitler ose le geste qu’il médite, les communistes français, qui n’ont cessé de proclamer que la paix était indivisible et qui n’ont cessé de préconiser la fermeté contre toute agression fasciste, seront au premier rang des défenseurs de l’indépendance des peuples, de la démocratie et de la France républicaine menacée. Ils représentent – on ne peut pas ne pas en tenir compte – une force humaine, matérielle et morale, considérable, prête à remplir ses obligations et à tenir ses engagements. »

Alexandre Courban Historien

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P. · il y a 5 heures

Luniterre nous dit:

« L’évolution répressive du système est donc profonde et durable, sinon carrément irréversible ! La démocratie et le progrès social ne reviendront plus dans le cadre de ce système. Il est donc vain d’en appeler au « droit républicain » qui n’a tout simplement plus les moyens d’exister et sera inévitablement et inéluctablement réduit au maximum pour permettre au système de survivre. »

D’une conclusion qui se tient « l’évolution répressive est profonde et durable » car la bourgeoisie a fini avec son étape de concessions et des droits, on passe à une conclusion gauchiste: « Il est donc vain d’en appeler au « droit républicain » »

C’est exactement le contraire, « la défense des droits démocratiques » doit être farouche et sans concessions, car la lutte politique doit partir de la réalité telle qu’elle existe.

Abandonner la place, céder parce que l’analyse nous montre la tendance profonde des gouvernements bourgeois contre les droits politiques et sociaux des travailleurs, est une « tactique » vouée à l’échec.

Il faut se battre contre toutes les mesures anti démocratiques (tout en sachant l’orientation de fond du système) car c’est la seul façon d’alerter la masse des travailleurs et la population qui a vécu des décennies sous la ‘démocratie’ (partielle, incomplète, toujours plus pour la bourgeoisie que pour les travailleurs, mais bien réelle sous beaucoup d’aspects) avec des cas concrets de chaque entorse de cette même bourgeoisie à ses droits.

Il faut donner toutes les batailles dans ce sens et si on doit reculer par manque des forces, le faire pas à pas, sans céder un millimètre au défaitisme gauchiste qui, « fort de sa connaissance » abandonne les combats démocratiques attendant le « pur » mouvement ouvrier sans tâche qui, généralement, n’arrive pas sans se battre contre toutes les répressions et attentats à la liberté n’importe où ils se produisent.

D’ailleurs, la bourgeoisie ne peut pas effacer d’un coup, 60 années de démocratie bourgeoise et ce qui est resté de cela dans la conscience de l’absolue majorité du peuple, elle ne peut qu’avancer petit à petit.

S’opposer à leurs plans, à toutes leurs actions liberticides soient dirigés contre les uns ou contre les autres est la seule tactique destinée à contrer cette offensive.

Luniterre qui cite Lénine souvent, devrait mieux le lire.

 

Pier · il y a 3 heures

Les Pentes Insoumises LYON 1, https://www.facebook.com/Les-Pentes-Insoumises-LYON-1…/ vous soutiennent INCONDITIONNELLEMENT.

  • Les perquisitions chez JLM, au siège du PG, de la FI et chez ses membres (plus de 15 perquisitions) sont une AFFAIRE POLITIQUE car effectuées dans le cadre d’une enquête préliminaire dirigée par le procureur de la république soit sous la responsabilité de Mme belloubet garde des sceaux (ministre de la justice)
  • Les perquisitions effectuées au Modem, et au FN dans le cadre d’ENQUÊTES JUDICIAIRES était de l’ordre d’un juge d’instruction donc non lié au pouvoir politique en place puisque la justice est ‘’indépendante’’ en FRANCE Ces méthodes de « barbouzes » sont intolérables.
  • Il faut bien prendre conscience que l’ensemble des données de la FI on été aspiré. Les agendas, les notes politiques, les noms des sympathisants, leurs relation avec la FI. Toutes ces données vont permettre à macron de sanctionner les personnalités ‘’discrètes’’ qui renseignent la FI. Crions notre indignation dans les urnes aux élections Européennes ! https://www.facebook.com/…/pb…/527874267657405/

 

Luniterre · il y a une heure

Ce que Marx et Lénine nous enseignent à travers le matérialisme historique et le matérialisme dialectique, c’est précisément le contraire de principes figés, fussent-ils « républicains » ou autres…

Ce qui meurt, avec la crise systémique du capitalisme, et qui est donc amené à disparaître irréversiblement, c’est le droit « républicain » bourgeois. Ce qui doit naître dans la lutte, c’est le droit du prolétariat et du peuple, basé sur une correspondance entre le développement des forces productives et la satisfaction des besoins sociaux les plus urgents, ce que le capitalisme est effectivement incapable de réaliser.

Se battre pour défendre ce qui est irrémédiablement en train de mourir, c’est entretenir les illusions sur la pérennité du système, et donc, voler à son secours, en réalité.

Concernant l’histoire du journal l’Humanité, il est évidemment absurde de considérer que son histoire s’est arrêtée avec l’édition du 26 Août 1939.

Si un journal a un rôle historique dans ce genre de circonstances, c’est au contraire là qu’il commence réellement, et c’est précisément à propos d’un journal de combat utile pour ce type de lutte que Lénine nous parle, dès 1901…

C’est aussi ce qu’en pensait donc Mounette Dutilleul, en temps réel, de 1939 à 1945…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

C’est ce qu’elle nous explique dans ses mémoires, et toutes les sources historiques montrent précisément que sa mémoire n’était pas du genre « qui flanche », contrairement à celle de la chanson de Jeanne Moreau… !

Il n’y a donc pas vraiment de débat utile entre « Alexandre Courban Historien » et Luniterre, blogueur autodidacte, mais éventuellement entre les mémoires de Mounette Dutilleul et « Alexandre Courban Historien »… ! Et là, ça va être difficile… De là où elle est, elle n’y changera pas une ligne, de toutes façons, et c’est aux modestes combattants d’aujourd’hui de défendre sa mémoire et celle de tous ceux qui se sont battus en ces époques terribles, et dont elle parle avec tant de justesse et d’humanité, précisément !

En espérant y contribuer, modestement.

Le combat continue !

Luniterre

L

Luniterre en réponse à P. · il y a une heure

Le camarade P nous conseille:

« Il faut donner toutes les batailles dans ce sens et si on doit reculer par manque des forces, le faire pas à pas, sans céder un millimètre au défaitisme gauchiste qui, “fort de sa connaissance” abandonne les combats démocratiques attendant le “pur” mouvement ouvrier sans tâche qui, généralement, n’arrive pas sans se battre contre toutes les répressions et attentats à la liberté n’importe où ils se produisent.

D’ailleurs, la bourgeoisie ne peut pas effacer d’un coup, 60 années de démocratie bourgeoise et ce qui est resté de cela dans la conscience de l’absolue majorité du peuple, elle ne peut qu’avancer petit à petit.

S’opposer à leurs plans, à toutes leurs actions liberticides soient dirigés contre les uns ou contre les autres est la seule tactique destinée à contrer cette offensive.

Luniterre qui cite Lénine souvent, devrait mieux le lire. »


Reculer, pas à pas, telle est la tactique que tu nous proposes, camarade…!

Avancer, pas à pas, telle est la tactique que Lénine propose, dès 1901.

Deux tactiques effectivement très différentes!

Luniterre

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NDLR: Le débat continue sur la FI…

https://framavox.org/d/7iMmICTS/perquisition-chez-m-lenchon

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« Par où commencer? » – Lénine, sur le rôle du journal – Nouvelle traduction !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

 

 

« Par où commencer? » – Lénine, sur le rôle du journal – Nouvelle traduction !!

 

 

« Par où commencer? »

 

– Lénine, sur le rôle du journal –

Nouvelle traduction !!

 

A l’occasion d’un échange à priori positif, et qui avait abouti à une synthèse de la situation internationale récemment publiée par divers blogs,

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/07/2008-2018-situation-internationale-10-ans-de-crise-quel-remede/

est revenue l’idée de créer un journal papier susceptible d’unir dans l’action les militants qui avaient convergé vers le constat de cette situation.

La nécessité en semblait d’autant plus urgente que diverses mesures de censure s’étaient abattues, sur nos boites mails, déjà depuis longtemps, et, cette fois ci, directement sur le blog, fermé pour une hypothétique entorse au règlement de WordPress, puis rouvert, après réclamations et protestations, au prétexte d’une « erreur technique » non moins hypothétique…

Quoi qu’il en soit, la question de l’avenir du mouvement ML, à travers la création d’une authentique organisation de lutte de classe, était à nouveau posée… Et celle de son indépendance et de son autonomie par rapport aux moyens techniques dépendants du système, aussi, et même de façon prioritaire.

Et d’autant plus, encore, que ces moyens techniques ne permettent pas, en réalité, de communiquer directement sur le terrain de la lutte de classe, près des entreprises et dans les quartiers populaires où vit le prolétariat.

C’est à l’occasion de ce débat que nous avons été amené à republier sur TML un extrait d’un texte peu connu de Lénine, remontant à 1901, et évoquant directement la question de la création du journal révolutionnaire en des termes que l’on penserait écrits en réponse à notre problématique actuelle.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/10/lenine-sur-le-role-du-journal/

A un « détail » près, qui ne semblait pas vraiment cadrer avec le fond du propos, et, à vrai dire, ne « sonnait » tout simplement pas comme du Lénine…

Ce qui nous a amené, selon une habitude ancienne sur TML, à consulte le texte russe original… Et donc effectivement à apporter rapidement la correction nécessaire à ce « détail »…

La question restait donc, de la fidélité de l’ensemble de la traduction française de « marxists.org », en fonction de l’« interprétation », plutôt que « traduction », faite par eux de ce passage.

Dans l’ensemble, le sens n’est pas formellement altéré, mais c’est donc le ton général de la traduction qui est en cause, dans cet extrait, où il s’agit précisément de montrer comment une organisation révolutionnaire à la fois souple, efficace et résistante peut se développer autour de la création du journal.

Alors que le ton français « marxists.org » prend plutôt des allures de dilettantisme, parlant de journalistes supposés militants comme « s’essayant à la préparation de telle ou telle action révolutionnaire », comme d’autres « s’essayeraient » au golf ou au parapente…

L’ensemble du ton de cette « traduction » reflète malheureusement très bien l’esprit général et constant, depuis très longtemps déjà, de la gauche française, même supposée « extrême », « marxiste révolutionnaire », et tout autant, malheureusement « marxiste-léniniste » ! Faire de la politique « révolutionnaire » est pour ce petit monde un passe-temps comme pour d’autres le sport, les échecs ou le bridge… Certains, plus sincères que d’autres, y prennent parfois quelques mauvais coups, certains y perdent, même si très rarement, la vie… Il y a bien des accidents de chasse…!

Bien évidemment, les conditions et les moyens de lutte ont changé, depuis l’époque de Lénine, mais la nécessité d’une véritable organisation de lutte de classe, capable de résister, directement sur le terrain, à la répression, n’en demeure pas moins.

L’utilisation d’internet et de tous autres moyens modernes de communications n’est évidemment pas à négliger, mais ce que l’expérience récente montre, c’est précisément leur inadaptation aux périodes de luttes réelles, au terrain réel des luttes importantes, et surtout leur incapacité totale à exprimer une résistance efficace face à un simple « clic » de censure exercé par le système !

L’idée est donc née de faire renaître le mouvement ML autour d’un journal papier militant et unitaire…

L’idée était même sur le point d’être concrétisée…

Pour un modeste début, il suffisait d’une demi-douzaine de militants motivés, avançant chacun une douzaine d’euros, pour sortir une trentaine d’exemplaires, vendables à 3 euros l’unité, pour amorcer le mouvement… 5 journaux à diffuser dans son entourage, collègues de travail ou autres…

Le temps d’effectuer cette première diffusion aurait donc, de lui-même, en fait, fixé la périodicité optimum pour une parution régulière.

Mais il ne s’est encore pas trouvé, à ce jour, en France, une demi-douzaine de marxistes-léninistes réellement dignes de ce nom pour avancer sur cette voie du renouveau…

Luniterre

 

PS: Ci dessous, en doc PDF, la maquette, sur 20 pages, qui était quasiment prête à tirer, du premier numéro proposé…

l’Outil____Numero 1

 

Sommaire:

Page 3>>> Le FMI prédit une nouvelle crise économique mondiale: Ces derniers temps, de nombreuses institutions mondiales avertissent qu’une nouvelle crise va avoir lieu.

Page 3>>> JP Morgan prédit une super-crise économique pour 2020: 10 ans après la faillite de Lehman Brothers et l’effondrement des marchés qui a suivi en 2008, la banque américaine JP Morgan compare la situation actuelle avec celle de 2008 et prédit une nouvelle crise.

Page 4>>> Des PDG de grandes entreprises américaines vendent leurs actions
Les décisions de ces investisseurs « initiés » indiquent qu’ils préfèrent être prudents ou qu’ils anticipent l’effondrement du marché action.

Page 4>>> La pauvreté augmente en France: Depuis la crise de 2008, le nombre de pauvres a augmenté en France Cela représente une augmentation de plusieurs centaines de milliers de personnes.

Page 5>>>Comment les « élites » dépensent votre argent: Pendant que la misère augmente pour une grande partie de la population, le train de vie des « élites » est toujours aussi « modeste »…

Page 6>>> Les députés de La République en marche votent… pour plus d’opacité comptable dans les entreprises! Malheureusement les députés ne font pas que dormir. Après la sieste et la partie de scrabble, il faut bien voter quelques lois pour rendre les riches encore plus riches…

Page 6>>> Proche-Orient  : La violence peut elle cesser  ? La guerre en Syrie dure depuis sept ans et a succédé à une série de conflits en Irak et en Iran, deux pays encore sous forte pression.

La Palestine, bafouée depuis 70 ans, continue d’être réduite par le colonialisme sioniste.

Page 8>>> Marche du Retour : Jusqu’à la victoire  totale! Lancée le 30 mars dernier, à l’occasion de la Journée de la terre, la «  grande marche du retour  » se poursuit dans la bande de Gaza et semble bien être sur le point de s’étendre vers la Cisjordanie occupée.

Page 10>> Syrie : Les parasites impérialistes US et français s’accrochent à l’Est de l’Euphrate. La Russie accuse les USA d’essayer de créer un quasi-État en Syrie et accorde à ce pays la livraison des lance missiles S-300.

Page 11>>> 2008-2018 Situation internationale : 10 ans de crise, Quel remède  ?

Les prolétaires victimes des guerres, les prolétaires réfugiés, et tous les prolétaires des métropoles impérialistes elles-même n’ont pas d’intérêts différents, quant au fond.

Leur intérêt commun est d’assurer la défaite de l’impérialisme partout où les peuples résistent et préparer, par leur lutte et leur organisation de classe, l’avènement d’un monde gérant les ressources de la planète, la production et les services, en fonction des besoins sociaux réels des populations, et non en vue d’accumuler du capital.

Page 17>>>Les machines produisent-elle de la valeur ?

Avec l’arrivée des robots et des intelligences artificielles (IA), on se pose la question de savoir par exemple s’il faut taxer les robots, s’il faut instaurer un revenu universel, ou d’autres idées de ce genre. Des économistes, des politiques comme Benoît Hamon et même des hommes d’affaire comme Bill Gates parlent par exemple de « taxer les robots ».

Ce serait à croire que les robots créent de la valeur. Ce serait faire croire aussi qu’on peut empêcher la robotisation de l’économie, et donc sauver les emplois.

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Et à la suite, voici donc la traduction entièrement refaite à partir du texte original du passage essentiel où Lénine résume la dialectique de l’interaction entre développement du journal et de l’organisation.

С чего начать?

(Ленин)

 

Lénine,

sur le rôle du journal

« Par où commencer ?

EXTRAIT :

« Le rôle du journal ne se limite pas, cependant, à une simple propagation d’idées, à la seule formation politique, et au recrutement d’alliés politiques. Le journal, ce n’est pas seulement un propagandiste collectif et un agitateur collectif, mais c’est aussi un organisateur collectif.

Sous ce dernier rapport on peut le comparer aux échafaudages qui s’articulent autour d’un bâtiment en construction, dessinent les contours de la construction, facilitent les relations entre les différents constructeurs, les aident à répartir le travail et à passer en revue les résultats communs obtenus par le travail organisé.

A l’aide du journal et en lien avec lui-même se formera une organisation permanente, s’occupant du travail commun régulier, et non seulement local, habituant ses membres à suivre attentivement les événements politiques, à évaluer leur signification et leur influence sur les différentes couches de la population, à élaborer les moyens appropriés de l’action sur ces événements de la part du parti révolutionnaire.

Déjà la seule tâche technique d’assurer l’approvisionnement correct du journal en documentation et sa correcte diffusion oblige à créer un réseau d’agents locaux du parti uni, agents se trouvant en relations vivantes entre eux, connaissant la situation générale des choses, s’habituant à exercer régulièrement leur part du travail commun russe, éprouvant ses forces dans l’organisation de telle ou telle action révolutionnaire.

Ce réseau d’agents sera notamment l’armature d’une organisation telle que nous en avons besoin : suffisamment importante pour englober tout le pays ; suffisamment large et polyvalente pour procéder à une répartition rigoureuse et détaillée du travail ; suffisamment résistante pour être capable, en toutes circonstances, face à tous les « tournants » et les imprévus, de mener sans défaillance son travail ; suffisamment souple pour être capable, d’une part, d’esquiver la bataille à découvert avec un ennemi d’une force écrasante, quand il rassemble toutes ses forces en un seul point, et d’autre part, être capable de profiter de la lourdeur de cet ennemi et l’attaquer où et quand il s’y attend le moins.

Aujourd’hui s’impose à nous la tâche relativement facile de soutenir les étudiants qui manifestent dans les rues des grandes villes. Demain, peut-être, ce sera une tâche sera plus malaisée, par exemple, soutenir le mouvement des sans-travail dans une région réputée. Après-demain nous devons nous trouver à notre poste pour participer en tant que révolutionnaires à une révolte paysanne. Aujourd’hui nous devons utiliser telle aggravation de la situation politique qu’a créé le gouvernement par sa campagne contre une Assemblée Locale. Demain, nous devons soutenir la colère de la population contre l’un ou l’autre outrecuidant bachi-bouzouk tsariste et aider, par le moyen du boycott, de l’intimidation, de la manifestation, etc…, à lui donner une leçon pour qu’il soit contraint à une reculade caractérisée.

Il n’est possible d’élaborer un tel degré de disponibilité au combat que par l’activité constante occupant une armée régulière. Et si nous unissons nos forces sur la gestion d’un journal commun, ce travail préparera et mettra en avant non seulement les propagandistes les plus intelligents, mais aussi les organisateurs les plus habiles, les dirigeants politiques les plus talentueux du parti, capables, à l’instant nécessaire, de donner le mot d’ordre du combat décisif et de le diriger. »

V.I. Lénine

 

« Роль газеты не ограничивается, однако, одним распространением идей, одним политическим воспитанием и привлечением политических союзников. Газета — не только коллективный пропагандист и коллективный агитатор, но также и коллективный организатор.

В этом последнем отношении ее можно сравнить с лесами, которые строятся вокруг возводимого здания, намечают контуры постройки, облегчают сношения между отдельными строителями, помогают им распределять работу и обозревать общие результаты, достигнутые организованным трудом.

При помощи газеты и в связи с ней сама собой будет складываться постоянная организация, занятая не только местной, но и регулярной общей работой, приучающей своих членов внимательно следить за политическими событиями, оценивать их значение и их влияние на разные слои населения, вырабатывать целесообразные способы воздействия на эти события со стороны революционной партии.

Одна уже техническая задача — обеспечить правильное снабжение газеты материалами и правильное распространение ее — заставляет создать сеть местных агентов единой партии, агентов, находящихся в живых сношениях друг с другом, знающих общее положение дел, привыкающих регулярно исполнять дробные функции общерусской работы, пробующих свои силы на организации тех или иных революционных действии.

Эта сеть агентов будет остовом именно такой организации, которая нам нужна: достаточно крупной, чтобы охватить всю страну; достаточно широкой и разносторонней, чтобы провести строгое и детальное разделение труда; достаточно выдержанной, чтобы уметь при всяких обстоятельствах, при всяких «поворотах» и неожиданностях вести неуклонно свою работу; достаточно гибкой, чтобы уметь, с одной стороны, уклониться от сражения в открытом поле с подавляющим своею силою неприятелем, когда он собрал на одном пункте все силы, а с другой стороны, чтобы уметь пользоваться неповоротливостью этого неприятеля и нападать на него там и тогда, где всего менее ожидают нападения.

Сегодня перед нами встала сравнительно легкая задача — поддержать студентов, демонстрирующих на улицах больших городов. Завтра встанет, может быть, более трудная задача, — напр., поддержать движение безработных в известном районе. Послезавтра мы должны оказаться на своем посту, чтобы принять революционное участие в крестьянском бунте. Сегодня мы должны воспользоваться тем обострением политического положения, которое создало правительство походом на земство. Завтра мы должны поддержать возмущение населения против того или другого зарвавшегося царского башибузука и помочь — посредством бойкота, травли, манифестации и т. п. — проучить его так, чтобы он принужден был к открытому отступлению.

Такую степень боевой готовности можно выработать только на постоянной деятельности, занимающей регулярное войско. И если мы соединим свои силы на ведении общей газеты, то такая работа подготовит и выдвинет не только наиболее умелых пропагандистов[1], но и наиболее искусных организаторов, наиболее талантливых политических вождей партии, способных в нужную минуту дать лозунг к решительному бою и руководить им.

В.И. Ленин

https://ru.wikisource.org/wiki/%D0%A1_%D1%87%D0%B5%D0%B3%D0%BE_%D0%BD%D0%B0%D1%87%D0%B0%D1%82%D1%8C%3F_(%D0%9B%D0%B5%D0%BD%D0%B8%D0%BD)

Ce texte existe également en anglais, dans une traduction assez correcte :

https://www.marxists.org/archive/lenin/works/1901/may/04.htm

 

 

 

Marche du Retour : Jusqu’à la victoire totale!

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/10/d52e8-a2.jpg?w=940

 

 

Marche du Retour :

Jusqu’à la victoire totale!

 

 

Lancée le 30 mars dernier, à l’occasion de la Journée de la terre, la « grande marche du retour » se poursuit dans la bande de Gaza et semble bien être sur le point de s’étendre vers la Cisjordanie occupée. La 29e marche du vendredi 12/10 s’est achevée par un massacre perpétré par les sionistes, une fois encore, avec l’exécution de 7 manifestants. Près de 300 blessés, dont certains gravement atteints par des balles explosives, ont été transportés par des ambulances, ciblées également par les soldats sionistes.

La « grande marche du retour » a dévoilé toute la brutalité, la cruauté, le racisme et l’arrogance de l’entité d’occupation, mais aussi sa faiblesse, son instabilité politique, sa lâcheté et sa veulerie. Lorsque des dizaines de milliers de Palestiniens de tous âges se retrouvent une fois par semaine, pendant quelques heures, à proximité des barrières installées par les sionistes séparant ce qu’ils ont volé de ce qui ne l’est pas, pour manifester pacifiquement (sans armes à feu) et réclamer leur droit à retourner dans leur pays volé et leur droit à vivre dignement sans blocus, les soldats sionistes tirent, blessent, estropient, tuent et dansent de joie lorsqu’ils visent des enfants âgés de 12 ans ou des secouristes. C’est la scène renouvelée chaque semaine, depuis le 30 mars aux yeux du monde, scène à laquelle se sont ajoutées les scènes hebdomadaires maritimes, qui veulent briser le blocus meurtrier instauré depuis 12 ans sur près de deux millions d’êtres humains, blocus accepté ou encouragé par la communauté internationale.

La « grande marche du retour » dévoile l’implication, la compromission, l’hypocrisie ou l’impuissance de ce qui s’appelle « communauté internationale » lorsqu’il s’agit de l’entité coloniale sioniste. Depuis le 30 mars, les Etats et organismes internationaux qui la composent assistent à des massacres sans oser lever la voix contre le monstre qu’ils ont engendré, aidé ou protégé. Comme elle dévoile la soumission et la bassesse des Etats arabes et musulmans qui s’empressent de normaliser des relations avec cette entité criminelle, croyant que ce faisant, ils verront s’ouvrir à eux les portes de la fortune, alors qu’en réalité, c’est la porte de l’enfer qui s’ouvrira pour les engloutir.

Parce qu’elle se poursuit avec toute la détermination d’un peuple héroïque, la « grande marche du retour » a mis dans l’impasse et réussi à ébranler l’entité coloniale, la communauté internationale et tous ceux qui gravitent autour. Ils se posent les questions : que faire de la bande de Gaza ? Comment arrêter ces marches ? Comment jeter des miettes et faire semblant de résoudre la question du blocus tout en le maintenant ? Comment calmer les Palestiniens sans fâcher l’entité coloniale ? L’armée d’occupation a essayé de faire cesser les marches du retour en tuant, mais le nombre des participants a plus que doublé, à partir du mois de septembre, et les unités de harcèlement nocturne et récemment, l’unité des arcs à flèche, se sont ajoutées aux unités du caoutchouc, de la cisaille (cisailler les barbelés), des ballons incendiaires et des cerfs volants, car le peuple palestinien a trouvé dans ces marches, et notamment à partir de la bande de Gaza, de quoi satisfaire son ingéniosité et son courage.

L’entité coloniale, excédée par les marches du retour, essaie de trouver une solution pour les stopper. Considérant que c’est le mouvement Hamas qui les anime (ce n’est pas spécialement lui, bien qu’il y participe activement), les sionistes proposent d’alléger le blocus, et non de le supprimer, en contrepartie de l’arrêt des marches, ce que refuse complètement le haut conseil national des marches du retour, dont le président Khaled al-Batsh a récemment déclaré : « les solutions partielles des crises vécues par la bande de Gaza ne mettront pas fin aux marches du retour, car il faut que le blocus entier soit levé », ajoutant : « les marches se poursuivront jusqu’à la réalisation de leurs objectifs premiers et les sacrifices des blessés et des martyrs ne feront l’objet d’aucune concession ». Même la fin du blocus criminel contre la bande de Gaza ne fait pas partie de ces objectifs premiers, qui ont été définis dès le départ : le retour des réfugiés à leurs terres spoliées en 48, en 67 et après, et faire échec au plan américain dans ses deux volets les plus importants : al-Quds et la question des réfugiés.

Quelques mois après le début des marches du retour, la « communauté internationale » vole au secours de l’entité coloniale sioniste, en proposant de régler cette insubordination palestinienne à l’ordre impérialiste, par un allègement contrôlé du blocus, sans nécessairement passer par l’Autorité de Mahmoud Abbas. Car les marches du retour n’ont pas seulement mis dans l’impasse l’entité coloniale et ses supports, mais également l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, l’Egypte et le Qatar, principalement, quant à la question soulevée : comment retrouver le calme aux abords de la bande de Gaza, sans irriter l’entité sioniste, d’une part, et sans irriter Mahmoud Abbas, d’autre part, alors que les intérêts des uns et des autres semblent se contredire ? Faut-il réclamer la soumission totale de la bande de Gaza à Mahmoud Abbas, qui serait le détenteur du droit de négocier une accalmie avec l’entité d’occupation, ou bien la négocier malgré Mahmoud Abbas, dont l’éloignement de la scène est perçu par lui et par des secteurs du Fateh, comme une acceptation du « deal du siècle » de Trump ? Mais négocier l’accalmie, selon quels critères ?

La réponse de la résistance à cet imbroglio suscité par les marches du retour est simple : il faut réaliser la réconciliation inter-palestinienne, qui doit être la priorité, mais une réconciliation qui s’appuie sur le droit de résister à l’occupant et non selon les désirs du Quartet moribond, ce qui signifie qu’il n’est pas question de remettre les armes de la résistance à l’Autorité palestinienne, au vu de ce qui se passe en Cisjordanie, où la coordination sécuritaire avec l’ennemi a ouvert la voie à la colonisation et la soumission. Or, depuis quelques mois, Mahmoud Abbas et son gouvernement ne réclament qu’une seule chose : les armes de la résistance (sous l’appellation « renforcement du pouvoir », accusant les résistants de vouloir séparer la bande de Gaza de la Cisjordanie, conformément au « deal du siècle » trumpien.

Les marches du retour ont dévoilé non seulement la cruauté et la veulerie des sionistes, ni seulement la compromission de la « communauté internationale », ni seulement la bassesse des régimes arabes qui accourent vers la normalisation de leurs relations avec l’entité, mais elles ont aussi dévoilé tous ceux qui craignent et s’opposent à la résistance, sous des prétextes divers, et qui craignent et s’opposent à des mouvements populaires, pour ne pas ébranler l’ordre impérialiste.

C’est toute l’importance des marches du retour, c’est aussi toute leur force.

Fadwa Nassar
Samedi, 13 octobre 2018

 

https://assawra.blogspot.com/2018/10/les-marches-du-retour-le-defi.html

 

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https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/10/985ca-a27.jpg?w=940

La foule des sept cortèges s’est donné rendez-vous
le vendredi 19 octobre…

(Photo correspondant Assawra)

 

Ahmad est le plus jeune des sept. Il avait 17 ans.

Des dizaines de milliers de Gazaouis ont porté à leur dernière demeure les dépouilles des 7 martyrs tombés ce vendredi 12 octobre 2018 au champ d’honneur.

Ahmad Al Tawil (27 ans), Ahmad Abou Naïm ( 17 ans), Mhamad Ismaïl ( 29 ans), Afifi Afifi ( 18 ans), Abdallah Al Doghmat (25 ans), Tamer Abou Armanat (22 ans), Mhamad Abbas (21 ans). La foule leur a juré fidélité.

En représailles, le ministre sioniste Avigdor Lieberman a ordonné l’arrêt immédiat des livraisons de fioul à la bande de Gaza.

La foule des sept cortèges s’est donné rendez-vous le vendredi 19 octobre pour la 30e « Marche du retour ».

Al Faraby
Samedi, 13 octobre 2018

https://assawra.blogspot.com/2018/10/jurer-fidelite.html

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Proche-Orient : La violence peut elle cesser ?

 

https://img.rt.com/french/images/2018.08/article/5b6c1fc209fac281678b4567.jpg

 

 

 

 

Enas Khammash, 23 ans, sa fille de 18 mois et son bébé, portées en terre ensemble, le 9 Août, à Jafarawi

 

 

Proche-Orient :

 

La violence peut elle cesser ?

 

 

La guerre en Syrie dure depuis sept ans et a succédé à une série de conflits en Irak et en Iran, deux pays encore sous forte pression.

La Palestine, bafouée depuis 70 ans, continue d’être réduite par le colonialisme sioniste.

Dans la nuit du 8 au 9 Août, lors d’un raid aérien israélien qui a touché Jafarawi, dans le centre de la bande de Gaza, Enas Khammash, une Palestinienne de 23 ans, enceinte de 9 mois, et sa fille Bayan de 18 mois ont été tuées alors qu’elles se trouvaient dans leur chambre à coucher. Le mari de cette femme a été blessé.

Le 10 octobre, Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France a osé demander à France 2 d’annuler la diffusion d’un reportage sur la jeunesse mutilée par les snipers sionistes dans la bande de Gaza. Heureusement, le reportage est passé, montrant l’héroïsme de la Résistance Populaire palestinienne.

Depuis le 30 Mars, 198 morts et des milliers de blessés, dont de nombreux mutilés.

Leur seul tort était de vouloir retrouver la dignité et le droit de vivre, de travailler et de cultiver, sur leurs terres ancestrales, volées par l’occupant sioniste.

La presse française et occidentale, en général, nous parle sans cesse d’une guerre « contre le terrorisme ». Or, au vu de ces derniers mois, il apparaît clairement qu’en Syrie le « terrorisme » est en fait manipulé par les impérialistes US et leurs alliés, y compris dans le monde arabe, pour justifier ces guerres et recoloniser, directement ou non, les peuples et les nations qui leur résistent.

Ce sont essentiellement ces manipulations du terrorisme qui ont engendré la guerre en Syrie et jeté sur les routes des millions de réfugiés. Les accueillir, en France ou ailleurs, cela ne constitue pas une justification pour continuer la guerre. C’est la volonté réelle de mettre fin à l’agression impérialiste, y compris celle de la France, encore présente en Syrie dans la zone d’occupation rebaptisée « Rojava », qui sera le vrai signal de la paix et du début d’une reconstruction durable.

Ce qui maintient encore aujourd’hui l’état de guerre en Syrie, c’est la présence des impérialistes US et de leurs alliés, dont les impérialistes français. Le prétexte en était donc l’invasion terroriste, en réalité provoquée par eux-mêmes, et qu’ils ne combattaient que très mollement, dans l’espoir que cela détruirait la nation syrienne et la mettrait à leur botte, avec un gouvernement directement manipulé par eux.

Mais c’était sans compter sur la solidarité traditionnelle de la Russie avec la nation syrienne, remontant déjà à l’ère soviétique, ainsi que sur celle de l’Iran.

C’est l’appui de la Russie à la nation Syrienne qui a commencé à faire reculer le terrorisme, et même obligé les USA et à la France à éliminer une partie de leurs pions terroristes pour les remplacer par le système d’occupation « Rojava », relativement moins sanguinaire que celui de Daech. Pour autant, ce système d’occupation impérialiste instrumentalise maintenant les justes revendications des minorités kurdes pour maintenir la division de la Syrie à l’Est de l’Euphrate et faire obstacle à l’unité nationale syrienne et à la paix. Il est la preuve que les impérialistes US et français veulent continuer la guerre et se moquent bien du droit des peuples, en réalité.

Alors que tous ont leur place dans un règlement politique global de la situation au Proche-Orient, une fois débarrassé de l’ingérence impérialiste !

L’Iran, pour sa part dans le combat anti-impérialiste, s’était déjà engagé dans un soutien sans faille à la Résistance, au Liban et en Palestine.

La chute de la nation syrienne aurait été non seulement une victoire pour les impérialistes US et leurs alliés, mais aussi pour les sionistes.

Cela aurait été non seulement une défaite mortelle pour la Syrie elle-même, mais aussi une grave défaite pour le Liban et la Palestine, et pour tous les peuples qui luttent pour leur indépendance.

Jusqu’à un passé récent, Israël arrivait encore à entretenir des relations relativement amicales avec la Russie, du fait de l’émigration de nombreux juifs d’origine russe en Israël.

Mais récemment, suite à un piège tendu par l’aviation israélienne, et au mépris de leurs accords passés, un avion russe a été abattu avec 15 soldats russes à bord.

Estimant sa confiance trahie, la Russie a encore renforcé son alliance avec la Syrie, en lui fournissant un armement de défense anti-aérienne (batteries de missiles S-300) susceptible d’empêcher le renouvellement d’une telle tragédie. Du même coup, cela met également un frein sérieux aux interventions israéliennes contre les positions défendues par l’Iran et ses alliés en Syrie.

C’est donc l’ensemble de la Résistance régionale, Syrie, Iran, Liban, Palestine, qui s’en trouve grandement renforcée !

Ce n’est que par la synchronisation et l’unité des forces locales de la Résistance, en Iran, au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak, au Yémen, et avec leur allié traditionnel, la Russie, que l’impérialisme et son allié sioniste pourront être vaincus !

Cette situation de guerre, voulue et encore actuellement maintenue par les impérialistes, à déjà fait des milliers de victimes et déplacé des millions de personnes, et certaines, jusqu’en Occident, y compris en France.

Toutes, indépendamment de leurs origines nationales, ethniques et religieuses, ont le même intérêt à un règlement pacifique global respectant le droit des peuples au Proche-Orient. Toutes ces personnes, déplacées et réfugiées, se trouvent aujourd’hui dans des situations sociales précaires qui en font un réservoir de main d’œuvre à bon marché, y compris pour les capitalistes français, qui sont déjà les complices des impérialistes US et les responsables de la guerre, dans les pays d’origine des réfugiés.

La lutte pour une vie décente, que ce soit en Occident ou pour le droit des peuples au Proche-Orient, c’est toujours une seule et même lutte. C’est une lutte qui doit à la fois être solidaire de la Résistance des peuples, sur place, au Proche-Orient, et solidaire de la lutte des travailleurs, en Occident, contre le capitalisme, qui est la base de l’impérialisme et la cause des guerres.

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Syrie : Les parasites impérialistes US et français s’accrochent à l’Est de l’Euphrate

Syrie :

 

Les parasites impérialistes

 

US et français s’accrochent

à l’Est de l’Euphrate

 

Ce qui s’explique à la fois par la défaite, sur le terrain, de leurs proxys terroristes et par le renforcement régional général de la situation de la résistance induit par l’isolement des sionistes, suite à leur trahison envers la Russie, et qui a entrainé la livraison des lance missiles S-300 àla Syrie.

 

« Lavrov accuse les USA d’essayer de créer un quasi-État en Syrie

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© REUTERS / Nour Fourat

International

18:14 12.10.2018(mis à jour 19:38 12.10.2018)

Washington essaie de créer un quasi-Etat à l’est de l’Euphrate avec le concours de ses alliés en Syrie, d’après le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

 

 

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Avec le concours de leurs alliés en Syrie, les États-Unis cherchent à créer un État illégitime sur les territoires syriens situés à l’est de l’Euphrate, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview accordée aux médias RT France, Le Figaro et Paris Match dont des extraits ont été publiés par le ministère russe des Affaires étrangères.

«Je ne crois pas qu’Idlib soit la seule région posant des problèmes en Syrie. Il y a de vastes territoires à l’est de l’Euphrate où se produisent des choses absolument inacceptables. Les États-Unis essaient d’utiliser ces territoires avec l’aide de leurs alliés syriens, avant tout les minorités Kurdes, pour y créer une structure quasi-étatique», a indiqué M.Lavrov.

[NDLR : En réalité, comme on l’a déjà vu sur TML, les minorités kurdes ne représentent que trois petites enclaves, au Nord-Ouest (actuellement provisoirement contrôlé par la Turquie), au Nord-Est, et au centre de la frontière Nord, à Kobané. L’extension sur toute la rive Est de l’Euphrate n’a pu se faire qu’en réutilisant des transfuges des groupes terroristes et des combattants étrangers également armés par les USA et la France, certains venant également de France, avec la bénédiction des services secrets de l’impérialisme Français, qui avaient déjà ravagé la Libye, en 2011.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/23/les-lecons-dafrin-pour-en-finir-avec-le-mcdo-marxisme/

Voir également (cartes):  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/08/tout-ca-pour-ca-ou-les-eternels-demons-kollabos-de-la-petite-bourgeoisie-maoiste/   Mais encore: https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/29/syrie-liberation-de-la-ghouta-et-pschiiit-du-mythe-rojava/ ]

Selon le ministre russe, Washington cherche à tout faire pour créer à l’Est de l’Euphrate des conditions de vie normales pour les habitants des régions concernées. Il y crée des organes du pouvoir alternatifs aux organes syriens et œuvre activement pour le retour et l’hébergement des réfugiés.

«Or ni les États-Unis ni la France ne veulent créer de conditions pour le retour des réfugiés sur les territoires contrôlés par le gouvernement syrien jusqu’à ce qu’un processus politique digne de confiance n’y commence, comme l’Occident nous l’indique», a poursuivi le ministre. La question se pose de savoir «pourquoi il ne faut pas attendre le début d’un processus digne de confiance sur la rive orientale de l’Euphrate contrôlée par les États-Unis et leurs alliés sur place», a poursuivi le ministre.

Les États-Unis veulent soit jeter les bases d’un nouvel État, soit mener «un jeu dangereux avec le Kurdistan irakien, avec l’idée du grand Kurdistan», estime M.Lavrov.

«Il n’est pas exclu que les États-Unis œuvrent pour que la situation reste tendue sur la rive orientale de l’Euphrate pour que personne ne se calme. Dans cette situation confuse, ils peuvent plus facilement atteindre leurs objectifs. Cela n’a jamais mené à rien de bon», a conclu le ministre.

https://fr.sputniknews.com/international/201810121038482087-russie-lavrov-usa-syrie-accusation-tentative-etat/

 

 

 

 

 

Lénine, sur le rôle du journal

 

 

С чего начать?

(Ленин)

 

 

 

Lénine,

sur le rôle du journal

 

 

 

 

 

 

« Par où commencer ?

 

EXTRAIT :

 

« Le rôle du journal ne se limite pas, cependant, à une simple propagation d’idées, à la seule formation politique, et au recrutement d’alliés politiques. Le journal, ce n’est pas seulement un propagandiste collectif et un agitateur collectif, mais c’est aussi un organisateur collectif.

Sous ce dernier rapport on peut le comparer aux échafaudages qui s’articulent autour d’un bâtiment en construction, dessinent les contours de la construction, facilitent les relations entre les différents constructeurs, les aident à répartir le travail et à passer en revue les résultats communs obtenus par le travail organisé.

A l’aide du journal et en lien avec lui-même se formera une organisation permanente, s’occupant du travail commun régulier, et non seulement local, habituant ses membres à suivre attentivement les événements politiques, à évaluer leur signification et leur influence sur les différentes couches de la population, à élaborer les moyens appropriés de l’action sur ces événements de la part du parti révolutionnaire.

Déjà la seule tâche technique d’assurer l’approvisionnement correct du journal en documentation et sa correcte diffusion, oblige à créer un réseau d’agents locaux du parti uni, agents se trouvant en relations vivantes entre eux, connaissant la situation générale des choses, s’habituant à exercer régulièrement leur part du travail commun russe, éprouvant ses forces dans l’organisation de telle ou telle action révolutionnaire.

Ce réseau d’agents [6] sera notamment l’armature d’une organisation telle que nous en avons besoin : suffisamment importante pour englober tout le pays ; suffisamment large et polyvalente pour procéder à une répartition rigoureuse et détaillée du travail ; suffisamment résistante pour être capable, en toutes circonstances, face à tous les « tournants » et les imprévus, de mener sans défaillance son travail ; suffisamment souple pour être capable, d’une part, d’esquiver la bataille à découvert avec un ennemi d’une force écrasante, quand il rassemble toutes ses forces en un seul point, et d’autre part, être capable de profiter de la lourdeur de cet ennemi et l’attaquer où et quand il s’y attend le moins.

Aujourd’hui s’impose à nous la tâche relativement facile de soutenir les étudiants qui manifestent dans les rues des grandes villes. Demain, peut-être, ce sera une tâche sera plus malaisée, par exemple, soutenir le mouvement des sans-travail dans une région réputée. Après-demain nous devons nous trouver à notre poste pour participer en tant que révolutionnaires à une révolte paysanne. Aujourd’hui nous devons utiliser telle aggravation de la situation politique qu’a créé le gouvernement par sa campagne contre une Assemblée Locale. Demain, nous devons soutenir la colère de la population contre l’un ou l’autre outrecuidant bachi-bouzouk tsariste et aider, par le moyen du boycott, de l’intimidation, de la manifestation, etc…, lui donner une leçon pour qu’il soit contraint à une reculade caractérisée.

 

Il n’est possible d’élaborer un tel degré de disponibilité au combat que par l’activité constante occupant une armée régulière. Et si nous unissons nos forces sur la gestion d’un journal commun, ce travail prépareras et mettra en avant non seulement les propagandistes les plus intelligents, mais aussi les organisateurs les plus habiles, les dirigeants politiques les plus talentueux du parti, capables, à l’instant nécessaire, de donner le mot d’ordre du combat décisif et de le diriger. »

V.I. Lénine

 

 

NDLR: Quelques détails revus, dès le début, dans cette traduction, puis tout l’extrait, finalement, d’où la nécessité de joindre le texte original russe, à la suite de la « traduction » de « marxists.org »…:

https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1901/05/19010500.htm

« Le journal ne borne pas cependant son rôle à la diffusion des idées, à l’éducation politique et au recrutement d’alliés politiques. Il n’est pas seulement un propagandiste collectif et un agitateur collectif; il est aussi un organisateur collectif. On peut à cet égard le comparer à l’échafaudage dressé autour d’un bâtiment on construction; il ébauche les contours de l’édifice, facilite les communications entre les différents constructeurs, à qui il permet de répartir la tâche et d’embrasser l’ensemble des résultats obtenus par le travail organisé. Avec l’aide et à propos du journal se constituera d’elle-même une organisation permanente, qui ne s’occupera pas seulement d’un travail local mais aussi général et régulier, habituant ses membres à suivre de près les événements politiques, à apprécier leur rôle et leur influence sur les diverses catégories de la population, à trouver pour le parti révolutionnaire la meilleure façon d’agir sur ces événements. Les problèmes techniques – la fourniture dûment organisée au journal de matériaux, sa bonne diffusion – obligent déjà à avoir un réseau d’agents locaux au service d’un seul et même parti, d’agents en relations personnelles les uns avec les autres, connaissant la situation générale, s’exerçant à exécuter régulièrement les diverses fonctions fragmentaires d’un travail à l’échelle de toute la Russie, s’essayant à la préparation de telle ou telle action révolutionnaire. Ce réseau d’agents [6] sera justement la carcasse de l’organisation qui nous est nécessaire suffisamment étendue pour embrasser tout le pays; suffisamment large et diverse pour réaliser une division du travail stricte et détaillée; suffisamment ferme pour pouvoir on toutes circonstances, quels que soient les « tournants » et les surprises, poursuivre sans défaillance sa besogne propre; suffisamment souple pour savoir, d’une part, éviter la bataille à découvert contre un ennemi numériquement supérieur qui a rassemblé toutes ses forces sur un seul point, et, d’autre part, profiter du défaut de mobilité de cet ennemi et tomber sur lui quand et où il s’y attend le moins. Aujourd’hui nous incombe la tâche relativement facile de soutenir les étudiants qui manifestent dans les rues des grandes villes. Demain la tâche sera peut-être plus malaisée, comme celle de soutenir le mouvement des sans-travail dans telle ou telle région. Après-demain, nous devrons être à nos postes pour prendre une part révolutionnaire à une révolte paysanne. Aujourd’hui nous devons exploiter la tension politique qu’a engendrée le gouvernement par sa campagne contre les zemstvos. Demain nous devrons encourager l’indignation de la population contre les abus de tel ou tel bachi-bouzouk tsariste et contribuer, par le boycottage, les campagnes d’excitation, les manifestations, etc., à lui infliger une leçon qui le fasse battre on retraite publiquement. Pour arriver à ce degré de préparation au combat, il faut l’activité permanente d’une armée régulière. Et si nous groupons nos forces dans un journal commun, nous verrons se former à l’oeuvre et sortir du rang non seule-ment les plus habiles propagandistes, mais encore les organisateurs les plus avertis, les chefs politiques les plus capables du Parti, qui sauront à point nommé lancer le mot d’ordre de la lutte finale et on assumer la direction. »

 

« Роль газеты не ограничивается, однако, одним распространением идей, одним политическим воспитанием и привлечением политических союзников. Газета — не только коллективный пропагандист и коллективный агитатор, но также и коллективный организатор.

В этом последнем отношении ее можно сравнить с лесами, которые строятся вокруг возводимого здания, намечают контуры постройки, облегчают сношения между отдельными строителями, помогают им распределять работу и обозревать общие результаты, достигнутые организованным трудом.

При помощи газеты и в связи с ней сама собой будет складываться постоянная организация, занятая не только местной, но и регулярной общей работой, приучающей своих членов внимательно следить за политическими событиями, оценивать их значение и их влияние на разные слои населения, вырабатывать целесообразные способы воздействия на эти события со стороны революционной партии.

Одна уже техническая задача — обеспечить правильное снабжение газеты материалами и правильное распространение ее — заставляет создать сеть местных агентов единой партии, агентов, находящихся в живых сношениях друг с другом, знающих общее положение дел, привыкающих регулярно исполнять дробные функции общерусской работы, пробующих свои силы на организации тех или иных революционных действии.

Эта сеть агентов будет остовом именно такой организации, которая нам нужна: достаточно крупной, чтобы охватить всю страну; достаточно широкой и разносторонней, чтобы провести строгое и детальное разделение труда; достаточно выдержанной, чтобы уметь при всяких обстоятельствах, при всяких «поворотах» и неожиданностях вести неуклонно свою работу; достаточно гибкой, чтобы уметь, с одной стороны, уклониться от сражения в открытом поле с подавляющим своею силою неприятелем, когда он собрал на одном пункте все силы, а с другой стороны, чтобы уметь пользоваться неповоротливостью этого неприятеля и нападать на него там и тогда, где всего менее ожидают нападения.

Сегодня перед нами встала сравнительно легкая задача — поддержать студентов, демонстрирующих на улицах больших городов. Завтра встанет, может быть, более трудная задача, — напр., поддержать движение безработных в известном районе. Послезавтра мы должны оказаться на своем посту, чтобы принять революционное участие в крестьянском бунте. Сегодня мы должны воспользоваться тем обострением политического положения, которое создало правительство походом на земство. Завтра мы должны поддержать возмущение населения против того или другого зарвавшегося царского башибузука и помочь — посредством бойкота, травли, манифестации и т. п. — проучить его так, чтобы он принужден был к открытому отступлению.

Такую степень боевой готовности можно выработать только на постоянной деятельности, занимающей регулярное войско. И если мы соединим свои силы на ведении общей газеты, то такая работа подготовит и выдвинет не только наиболее умелых пропагандистов[1], но и наиболее искусных организаторов, наиболее талантливых политических вождей партии, способных в нужную минуту дать лозунг к решительному бою и руководить им.

В.И. Ленин

https://ru.wikisource.org/wiki/%D0%A1_%D1%87%D0%B5%D0%B3%D0%BE_%D0%BD%D0%B0%D1%87%D0%B0%D1%82%D1%8C%3F_(%D0%9B%D0%B5%D0%BD%D0%B8%D0%BD)

Ce texte existe également en anglais, dans une traduction assez correcte :

https://www.marxists.org/archive/lenin/works/1901/may/04.htm