Critiques du concept de « Coup d’ Etat mondial des banques centrales » : une réponse en 7 points

 

 

Avec un complément d’analyse important, au 24/05/2020

 

 

 

Critiques du concept de « Coup d’Etat mondial des banques centrales » :

 

 

Une réponse en 7 points

et notamment à >>>

« Critique des concepts de « Coup d’ Etat mondial des banques centrales « et « Coup d’État planétaire ourdi par l’oligarchie financière »

 

Avec un complément d’analyse important, au 24/05/2020

 

 

Bonjour à tous,

 

__1_Le marxisme, c’est d’abord et avant tout, le matérialisme dialectique, c’est à dire le contraire d’un truc figé !

 

__2_Il n’y a évidemment pas de « bon » et de « mauvais » capital, mais une dynamique globale nécessairement pourvue de contradictions et d’aspects divers et mouvants.

 

__3_Ce qui importe, ce sont les formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur, en fonction de l’évolution des forces productives.

 

__4_Sans cette dialectique de l’évolution des forces productives et des formes de manifestation de la loi de la valeur, on en serait encore au Moyen-Âge ! (…Certains rêvent d’y revenir, pas moi !)

 

__5_C’est la progression de plus en plus forte de l’automatisation et de la robotisation qui fait aujourd’hui évoluer les formes que prend la loi de la valeur.

 

__6_Marx avait déjà expliqué ça dans les Grundrisse, dès 1857 !

 

__7_Ce qui change donc aujourd’hui, c’est la relation entre crédit, plus-value, et circulation monétaire.

.

« Même un journaliste économique de « La Croix » est donc capable de comprendre cela, contrairement à nos prétendus « analystes de gauche » !

« La Croix et la Bannière, ou le Coup d’État des Banques Centrales pour les archi-nuls !!! »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/21/la-croix-et-la-banniere-ou-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-archi-nuls/

 

 

Une des différences majeures entre l’époque actuelle et les précédentes, et que nos « marxistes » d’opérette veulent absolument continuer d’ignorer, pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent : c’est que la dette accumulée ne peut plus être remboursée…

 

Dans une économie capitaliste « normale » le crédit est une avance sur la valeur à créer par le développement économique.

 

Si elle ne peut plus être remboursée, c’est donc qu’il y a clairement un déficit de valeur produite, actuellement, et de plus en plus, à l’échelle mondiale. Comprenons bien qu’il s’agit là d’abord et avant tout d’un déficit de valeur d’échange, la seule à permettre réellement l’élargissement du capital.

 

Car actuellement la création monétaire (« planche à billets ») ne sert pas seulement à renflouer les marchés financiers, mais aussi, plus directement, le secteur productif, et même, la consommation, par le chômage « partiel » mais massif, et dont le financement vient grossir la dette publique au lieu d’être « mutualisé » entre les partenaires économiques supposés « productifs ».

Le lien entre secteur productif et capital financier est effectivement distendu par la spéculation, mais il ne peut être complètement rompu.

 

L’investissement direct dans le productif, même s’il est réduit en proportion, provient néanmoins toujours essentiellement du capital financier, depuis le début du XXe siècle. Il sert toujours de base « matérielle » à la spéculation (« effet pop-corn » !).

 

L’obstacle à l’élargissement du capital que l’automatisation introduit, à partir d’un certain seuil, c’est que l’augmentation de la plus-value relative ne compense plus pour le recul massif du travail vivant par rapport au capital fixe. La part du capital fixe augmente tout en produisant globalement moins de valeur d’échange.

La crise de 2008 représente probablement le franchissement irréversible de ce seuil.

 

Le regonflement très rapide de la « bulle » malgré le QE, qui était censé relancer l’économie « réelle » après le sauvetage des Banques et des Bourses, en est le symptôme caractéristique.

Tout simplement parce que l’extension de la robotisation au-delà de ce seuil aboutit à mettre nécessairement en circulation en tant que telle une part de valeur d’usage qui n’est donc plus transformées en valeur d’échange et augmente donc le déficit global entre valeur totale circulant formellement pour correspondre aux besoins et valeur d’échange réellement produite.

Pour que cette valeur d’usage continue néanmoins à circuler et produire du chiffre d’affaire en proportion, à défaut de plus-value, il est donc indispensable de réinjecter des liquidités dans le système, d’une manière ou d’une autre. Des liquidités qui ne peuvent, et pour cause, être réellement valorisées en tant que capital productif. C’est aussi un aspect concret de la transformation du capital fixe dévalorisé en capital fictif.

 

Les analystes réellement sérieux qui bossent directement pour le système ont évidemment compris cela, contrairement à nos « marxistes » d’opérette, à la française ou non. Ils ont donc bien compris l’urgence de réinjecter de nouvelles liquidités tout en « crevant » la bulle de façon aussi bien « maîtrisée » que possible, et c’est bien ce qui a été fait à l’ « occasion », éventuellement « providentielle », si réellement « naturelle », ce qui reste encore douteux, de la « pandémie du Covid-19 ».

Une opportunité doublement « providentielle », vu que le seul moyen de contrôler financièrement un système productif automatisé qui ne produit plus (…ou de plus en plus) que des valeurs d’usage, c’est de s’en assurer le monopole absolu, afin de rendre les classes populaires entièrement dépendantes, et cela exige donc de leur imposer une soumission totale, quel qu’en soit le prétexte. Et cela ne peut fonctionner efficacement que par des peurs collectives constantes fondées sur un fond de psychoses habilement manipulées, dont la « gestion de la pandémie » est un modèle remarquable.

Dans ce domaine, la Chine, qui est probablement, de toutes les puissances financières importantes actuelles, la seule victime réellement involontaire, n’en a pas moins profité pour prendre, là aussi, quelques longueurs d’avance sur la « Big Brotherisation » de l’Occident, consciente d’être également déjà rentrée dans ce nouveau cycle économique.

Le monopole des valeurs d’usage ne peut être qu’être « capitalisé fictivement », et il ne peut donc l’être que sur la base de la soumission et de la peur collective permanente.

Luniterre

 

 

 

 

 

Covid-19, Bilan final: Avons nous (…encore!?) le droit d’être intelligents??? [Ré-édition SPÉCIALE !]

RÉÉDITION SPÉCIALE LE 24/05/2020, EN RÉPONSE AUX MANŒUVRES ET MENSONGES DU SYSTÈME !!!

« Plus un mensonge est gros, et plus il est facilement accepté » (Goebbels)

QUE CHACUN LE COMPRENNE COMME IL PEUT…!

NDLR >>> JUSQU’A PREUVE DU CONTRAIRE, IL N’Y A PAS DE CADAVRES ENTERRÉS CLANDESTINEMENT A L’IHU-MÉDITERRANÉE…!

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-le-professeur-raoult-dit-il-vrai-en-affirmant-que-la-mortalite-a-paris-est-plus-de-cinq-fois-superieure-a-celle-de-marseille_3973009.html

 

 

 

 

 

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Bulletin d’information scientifique de l’IHU –

« Nous avons […encore!?-NDTML] le droit d’être intelligents ! »

Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection

Il y a eu plus de mort en Île de France pour 12 millions d’habitant qu’il y en a eu en Chine à Wuhan pour 12 millions d’habitants aussi. Alors que Wuhan a eu la toute première vague et ne savait pas du tout comment traiter la maladie !

Avec le protocole Raoult, le taux de mortalité est extrêmement bas, de seulement de 0,5%

Aucun jeune n’est mort à l’IHU-MI

Quand il mourrait une personne à Marseille, il en mourrait un peu plus de 5 à Paris. Il y a des jeunes qui sont morts en Ïle de France.

Le confinement sans tester les gens présentait un danger.

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6176

 

 

 

 

 

 

https://s.yimg.com/ny/api/res/1.2/l5etokObayMQpxE._Kdx.A--~A/YXBwaWQ9aGlnaGxhbmRlcjtzbT0xO3c9ODAw/https://media.zenfs.com/fr/femmeactuelle.fr/f07dc765afc153b4f43492e809f48be9

 

Ce fut un forfait parfait

Un vrai forfait bien fait

Car on est des fortiches

L’malade était buté

Alors on l’a buté

Mais pour c’qui est des chiffres

C’est Raoult qui fut chargé

De se débarrasser

D’tous ces cadavres moches

Mais Raoult a rappliqué

En murmurant :

« ça cloche

Ch’sais pas où y sont passés »

          • Hein ?

Raoult… Où t’as mis les corps

Qu’on s’est écriés-z-en chœur

          • Ben… j’sais pas du tout où j’les ai foutus,

          • Raoult ? Réfléchis, nom de d’là… ça a une certaine importance

C’qu’on dit, c’est qu’y sont mort

Ça, l’Véran vous l’garantit

Mais, bon sang, c’est trop fort

J’me rappelle pus où j’les ai mis

          • Oh…

Mais l’dernier des Covidés,

Avant d’être liquidé

Avait pris l’bigophone

Et nous filons dans la brousse

Un car de flics aux trousses

On la trouvait moins bonne

On a loupé un tournant

Et on se r’trouve en plan

Au milieu d’une vitrine

Les poulets s’amènent en tas

Et puis ils nous cuisinent

Dans la p’tite pièce du bas

          • Ouille !

Raoult ! Où t’as mis les corps

S’écriaient les inspecteurs

          • Ben… j’sais pas du tout où j’les ai foutus,

          • Raoult ! Réfléchis, nom de d’là ! Ça a une certaine importance…

C’que dit l’Véran, c’est qu’y sont morts

Ça, l’Véran vous l’garantit

Mais, bon sang, c’est trop fort

J’me rappelle pus où j’les ai mis

          • Alors, y a plus de preuves…

On a écopé dix ans

C’est plus que suffisant

Pour apprendre la belote

On n’pouvait pas s’empêcher

De toujours questionner

Notre malheureux pote

Comme il maigrissait beaucoup

On cognait plutôt mou

Pour pas trop qu’il s’étiole

Mais en nous-mêmes on pensait

Raoult se paie not’ fiole

Il nous fait tous marcher

          • Tu vas causer, oui ?

Raoult ! Où t’as mis les corps

Qu’on sussurait en douceur

          • Ben… j’sais pas du tout où j’les ai foutus, l

          • Raoult ! Réfléchis, nom de d’là ! Ça a une certaine importance…

Raoult, où t’as mis les corps

Tous les jours on lui d’mandait

Raoult il en est mort

Et on sait pas où il est passé…

          • Ah, mince alors !

          • Allons mes enfants, votre copain Raoult où l’avez-vous mis ?

          • Dites-le à votre bon petit directeur…

Aucun d’nous n’se rapp’lait plus

Ce qu’on avait foutu

De cet Raoult de merde

Et le directeur furax

Attrappait des antrax

A l’idée qu’il se perde

On a fait v’nir un devin

Qui lisait dans les mains

Et même dans les oreilles

Mais comme tout ça donnait rien

Un beau soir on essaie

Le spiritisme ancien

          • Ça tourne, les enfants !

          • Raoult… Es-tu là ?

          • Oui, les gars

          • Raoult, où t’as mis ton corps

          • J’ai pus de corps, les gars

          • Arthur… As-tu du cœur ?

          • Belote, les gars… Rebelote, et dix de der…

Et on a enfin compris

Que ce salaud d’Raoult

Était au Paradis !!!

 

Réponse en 7 points sur le Coup d’État des Banques Centrales

Avec un complément d’analyse important, au 24/05/2020

 

 

 

 

Critiques du concept de « Coup d’Etat mondial des banques centrales » :

 

 

Une réponse en 7 points

 

et notamment à >>>

« Critique des concepts de « Coup d’ Etat mondial des banques centrales « et « Coup d’État planétaire ourdi par l’oligarchie financière »

 

Avec un complément d’analyse important, au 24/05/2020

 

 

Bonjour à tous,

 

__1_Le marxisme, c’est d’abord et avant tout, le matérialisme dialectique, c’est à dire le contraire d’un truc figé !

 

__2_Il n’y a évidemment pas de « bon » et de « mauvais » capital, mais une dynamique globale nécessairement pourvue de contradictions et d’aspects divers et mouvants.

 

__3_Ce qui importe, ce sont les formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur, en fonction de l’évolution des forces productives.

 

__4_Sans cette dialectique de l’évolution des forces productives et des formes de manifestation de la loi de la valeur, on en serait encore au Moyen-Âge ! (…Certains rêvent d’y revenir, pas moi !)

 

__5_C’est la progression de plus en plus forte de l’automatisation et de la robotisation qui fait aujourd’hui évoluer les formes que prend la loi de la valeur.

 

__6_Marx avait déjà expliqué ça dans les Grundrisse, dès 1857 !

 

__7_Ce qui change donc aujourd’hui, c’est la relation entre crédit, plus-value, et circulation monétaire.

.

 

« Même un journaliste économique de « La Croix » est donc capable de comprendre cela, contrairement à nos prétendus « analystes de gauche » !

« La Croix et la Bannière, ou le Coup d’État des Banques Centrales pour les archi-nuls !!! »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/21/la-croix-et-la-banniere-ou-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-archi-nuls/

 

Une des différences majeures entre l’époque actuelle et les précédentes, et que nos « marxistes » d’opérette veulent absolument continuer d’ignorer, pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent : c’est que la dette accumulée ne peut plus être remboursée…

 

Dans une économie capitaliste « normale » le crédit est une avance sur la valeur à créer par le développement économique.

 

Si elle ne peut plus être remboursée, c’est donc qu’il y a clairement un déficit de valeur produite, actuellement, et de plus en plus, à l’échelle mondiale. Comprenons bien qu’il s’agit là d’abord et avant tout d’un déficit de valeur d’échange, la seule à permettre réellement l’élargissement du capital.

 

Car actuellement la création monétaire (« planche à billets ») ne sert pas seulement à renflouer les marchés financiers, mais aussi, plus directement, le secteur productif, et même, la consommation, par le chômage « partiel » mais massif, et dont le financement vient grossir la dette publique au lieu d’être « mutualisé » entre les partenaires économiques supposés « productifs ».

Le lien entre secteur productif et capital financier est effectivement distendu par la spéculation, mais il ne peut être complètement rompu.

 

L’investissement direct dans le productif, même s’il est réduit en proportion, provient néanmoins toujours essentiellement du capital financier, depuis le début du XXe siècle. Il sert toujours de base « matérielle » à la spéculation (« effet pop-corn » !).

 

L’obstacle à l’élargissement du capital que l’automatisation introduit, à partir d’un certain seuil, c’est que l’augmentation de la plus-value relative ne compense plus pour le recul massif du travail vivant par rapport au capital fixe. La part du capital fixe augmente tout en produisant globalement moins de valeur d’échange.

La crise de 2008 représente probablement le franchissement irréversible de ce seuil.

 

Le regonflement très rapide de la « bulle » malgré le QE, qui était censé relancer l’économie « réelle » après le sauvetage des Banques et des Bourses, en est le symptôme caractéristique.

Tout simplement parce que l’extension de la robotisation au-delà de ce seuil aboutit à mettre nécessairement en circulation en tant que telle une part de valeur d’usage qui n’est donc plus transformées en valeur d’échange et augmente donc le déficit global entre valeur totale circulant formellement pour correspondre aux besoins et valeur d’échange réellement produite.

Pour que cette valeur d’usage continue néanmoins à circuler et produire du chiffre d’affaire en proportion, à défaut de plus-value, il est donc indispensable de réinjecter des liquidités dans le système, d’une manière ou d’une autre. Des liquidités qui ne peuvent, et pour cause, être réellement valorisées en tant que capital productif. C’est aussi un aspect concret de la transformation du capital fixe dévalorisé en capital fictif.

 

Les analystes réellement sérieux qui bossent directement pour le système ont évidemment compris cela, contrairement à nos « marxistes » d’opérette, à la française ou non. Ils ont donc bien compris l’urgence de réinjecter de nouvelles liquidités tout en « crevant » la bulle de façon aussi bien « maîtrisée » que possible, et c’est bien ce qui a été fait à l’ « occasion », éventuellement « providentielle », si réellement « naturelle », ce qui reste encore douteux, de la « pandémie du Covid-19 ».

Une opportunité doublement « providentielle », vu que le seul moyen de contrôler financièrement un système productif automatisé qui ne produit plus (…ou de plus en plus) que des valeurs d’usage, c’est de s’en assurer le monopole absolu, afin de rendre les classes populaires entièrement dépendantes, et cela exige donc de leur imposer une soumission totale, quel qu’en soit le prétexte. Et cela ne peut fonctionner efficacement que par des peurs collectives constantes fondées sur un fond de psychoses habilement manipulées, dont la « gestion de la pandémie » est un modèle remarquable.

Dans ce domaine, la Chine, qui est probablement, de toutes les puissances financières importantes actuelles, la seule victime réellement involontaire, n’en a pas moins profité pour prendre, là aussi, quelques longueurs d’avance sur la « Big Brotherisation » de l’Occident, consciente d’être également déjà rentrée dans ce nouveau cycle économique.

Le monopole des valeurs d’usage ne peut être qu’être « capitalisé fictivement », et il ne peut donc l’être que sur la base de la soumission et de la peur collective permanente.

Luniterre

 

 

__https://les7duquebec.net/archives/255183#comment-5524

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Dans les posts, un nouvel échange avec le camarade Viriato >>>

 

VIRIATO >>>« Une hirondelle ne fait pas le Printemps. Une nécessité urgente de liquidités n’abolit pas les rapports de classes, ni la subordination de la haute bureaucratie à la classe bourgeoise dominante. »

LUNITERRE >>> Cela n’a jamais été écrit nulle part sur TML…

Tu as toujours un problème de lecture !

 

V > « Cela part de l’incompréhension justement du marxisme qui est « une guide pour l’action, donc une guide pour la liberté, pour l’émancipation de la classe des producteurs, des travailleurs », et qui pour lui est une métaphysique appelée, je ne comprends pas pourquoi, « matérialisme dialectique »… »

L> Ah, bon ! Parce que le matérialisme dialectique, ce n’est pas le marxisme, pour toi, ni un guide pour l’action ???!!!

Ton problème reste, malheureusement, l’incompréhension des bases elles-mêmes !

 

V> « Ce qui importe, mal lui plaise, est la dynamique sociale, la lutte de classes qui a comme base, en dernier analyse, la base économique et « les formes qui prend la loi de la valeur », mais non « en relation aux forces productives » mais à la chute du taux de profit, donc aux surinvestissements en Capital Fixe, à la difficulté de réalisation du Capital. »

L> Ah, bon!??? Et alors, selon toi, la chute du taux de profit n’est pas liée à la modernisation-automatisation-robotisation des forces productives !???

Et su tu [re-]lisait Marx ?

 

V> « Et cela n’a pas changé fondamentalement, comme le prouve entre autres, le revirement de la politique de Mme Merkel qui, pour sauver l’hégémonie de l’Allemagne sur l’Europe s’est décidée (jusqu’à quel point on ne le sait pas encore) à ouvrir les cordons de la Bourse. »

L> …Et de quelle « Bourse », sinon celle de la BCE, qui avance, en dernier ressort, les « liquidités » aux banques d’  « affaires » où les États de l’UE empruntent ?

Tiens toi donc au courant, il est encore temps !

 

V> « Elle cède, pour conserver la forme de l’Union européenne qui est l’Europe allemande. C’est la politique de Hitler sous une autre forme, car elle craignait que l’Allemagne, un pays exportateur en Europe, se trouve entravée tant chez elle que à l’extérieur si elle n’ouvrait pas la caisse tiroir. »

L> …Elle n’ouvre donc aucune « caisse » si ce n’est celle de la dette allemande, et donc sur l’injonction de la BCE !

 

V> « Pour Macron c’était pareil mais lui voudrait que ce soit la Merkel qui paie, et elle paiera… ou attendra en déboursant très peu des sous, que passe la tourmente. »

L> …Tu es vraiment très, très naïf ! Tu te fies benoîtement aux communiqués de presse sur la « réconciliation » franco-allemande, sans y voir l’évidence de la politique de la BCE derrière !

Macron fayotte et fait simplement du zèle, selon son habitude de petit chien bien dressé.

 

V> « Comme quoi c’est la lutte de classes qui détermine toujours la question économique et tous les « règlements » et « accords », « intentions », « schémas idéologiques » volent en éclats dès que les conflits entre les classes se font présents. »

L> Pour l’instant, c’est surtout la nécessité économique qui prime, et la lutte de classe, malheureusement, reste plutôt discrète !

 

V> « Ce n’est pas l’économie qui s’impose premièrement aux dirigeants politiques mais le rapport entre les classes. Ainsi des mesures très réactionnaires du point de vue économique, deviennent révolutionnaires du point de vue politique, comme la réforme agraire… »

L> Pour l’instant c’est donc bien le contraire, mais espérons donc en tes vœux pieux !!!

 

V> « Le soi-disant « coup d’état » de la haute bureaucratie bancaire, va durer autant qu’il sert les intérêts supérieurs de la grande bourgeoisie, mais si par contingence, il est nécessaire de tordre le cou à l’idéologie, les politiciens le feront. »

L> C’est donc bien toi, ici, qui voit un « coup d’État » fait par une mystérieuse « bureaucratie », alors que ce n’est évidemment là que la lecture très grossièrement déformée que tu fais de mes articles !

Dans aucun des articles consacrés à ce sujet sur TML il n’a été une seule fois question d’une lutte entre une « bureaucratie » hors-sol et le reste de la bourgeoisie! Il est bien question, par contre, de contradictions entre factions de la bourgeoisie, en fonction de leurs intérêts réciproques et de la manière dont elles entendent défendre, d’abord et avant tout, leur pouvoir de classe dominante!!!

 

V> « Ainsi, dans ce temps de crise aigue, les dirigeants politiques soucieux des intérêts de la bourgeoisie, passent au keynesianisme aussi rapidement que les banques centrales font pleuvoir les millions (qu’on n’est pas obligés de rembourser! Pas nous, les capitalistes.) »

S’il ne les « remboursent » pas, ce n’est donc pas du « keynésianisme », mais bien un autre type de politique, correspondant à un défaut de la valeur globalement générée par l’appareil productif.

Étudie donc la loi de la valeur, Marx, Capital, Livre I, chapitre 1 !!!

 

V> « Et demain ils reviendront au « néolibéralisme » s’ils peuvent, car c’est cela le capitalisme. »

L>Depuis 2008, cela fait donc déjà 12 ans de néolibéralisme sponsorisé par les Banques Centrales (Quantitative Easing).

Tiens toi un peu au courant !

 

V> « Quant aux hauts bureaucrates, ils ne deviendront pas « classe » , ni la bourgeoisie lâchera le contrôle de la société (et par là, de l’économie) sans une rude bataille. »

L>…Ici, c’est donc encore toi qui oppose les « bureaucrates » aux « capitalistes »… C’est donc bien ton « analyse », et non la mienne !!!

 

V> « Comme il n’y a personne pour leur disputer l’hégémonie (moins encore des hauts fonctionnaires qui peuvent être virés du jour au lendemain) pour le moment, il faut au moins sauvegarder la pensée sociale scientifique sans essayer de miner sa base principale: la lutte de classes. »

L> Pour sauvegarder la pensée sociale, il faut donc commencer à analyser sérieusement la réalité actuelle, et non se contenter de radoter des poncifs, et surtout faux à la base, en plus !

 

Luniterre

 

VIRIATO >>>

https://www.boursorama.com/videos/actualites/ces-3-choses-que-les-marches-ne-veulent-pas-voir-d3c094681da4d8e965bbce8f7aeb3ab9

 

En réponse à Viriato >>>

La réalité des marchés, c’est qu’ils sont très contents de pouvoir encore actuellement « yoyoter » entre 4200 et 4500 points, alors qu’en 2008 c’était difficilement autour de 3000, et avec un plongeon jusqu’à 2500!

Bien sûr, certains en voudraient un peu plus, mais ils n’ont pas le choix. Les financiers qui ont réellement du poids à la BCE, et qui ne sont pas des « fonctionnaires bureaucrates », ont manifestement fixé ce nouveau niveau, remarquablement stable pour une période de crise, au mieux de leurs intérêts actuels, et, très probablement, pour un bon moment…!

 

Et si tu ouvrais les yeux???

 

Luniterre

 

 

 

La Croix et la Bannière, ou le Coup d’État des Banques Centrales pour les archi-nuls!!!

 

 

 

 

 

Réponse en 7 points sur le Coup d’État des Banques Centrales

Critiques du concept de « Coup d’Etat mondial des banques centrales » :

 

 

Une réponse en 7 points

 

et notamment à >>>

« Critique des concepts de « Coup d’ Etat mondial des banques centrales « et « Coup d’État planétaire ourdi par l’oligarchie financière »

 

Avec un complément d’analyse important, au 24/05/2020

 

 

Bonjour à tous,

 

__1_Le marxisme, c’est d’abord et avant tout, le matérialisme dialectique, c’est à dire le contraire d’un truc figé !

 

__2_Il n’y a évidemment pas de « bon » et de « mauvais » capital, mais une dynamique globale nécessairement pourvue de contradictions et d’aspects divers et mouvants.

 

__3_Ce qui importe, ce sont les formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur, en fonction de l’évolution des forces productives.

 

__4_Sans cette dialectique de l’évolution des forces productives et des formes de manifestation de la loi de la valeur, on en serait encore au Moyen-Âge ! (…Certains rêvent d’y revenir, pas moi !)

 

__5_C’est la progression de plus en plus forte de l’automatisation et de la robotisation qui fait aujourd’hui évoluer les formes que prend la loi de la valeur.

 

__6_Marx avait déjà expliqué ça dans les Grundrisse, dès 1857 !

 

__7_Ce qui change donc aujourd’hui, c’est la relation entre crédit, plus-value, et circulation monétaire.

.

 

« Même un journaliste économique de « La Croix » est donc capable de comprendre cela, contrairement à nos prétendus « analystes de gauche » !

« La Croix et la Bannière, ou le Coup d’État des Banques Centrales pour les archi-nuls !!! »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/21/la-croix-et-la-banniere-ou-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-archi-nuls/

 

 

Une des différences majeures entre l’époque actuelle et les précédentes, et que nos « marxistes » d’opérette veulent absolument continuer d’ignorer, pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent : c’est que la dette accumulée ne peut plus être remboursée…

 

Dans une économie capitaliste « normale » le crédit est une avance sur la valeur à créer par le développement économique.

 

Si elle ne peut plus être remboursée, c’est donc qu’il y a clairement un déficit de valeur produite, actuellement, et de plus en plus, à l’échelle mondiale. Comprenons bien qu’il s’agit là d’abord et avant tout d’un déficit de valeur d’échange, la seule à permettre réellement l’élargissement du capital.

 

Car actuellement la création monétaire (« planche à billets ») ne sert pas seulement à renflouer les marchés financiers, mais aussi, plus directement, le secteur productif, et même, la consommation, par le chômage « partiel » mais massif, et dont le financement vient grossir la dette publique au lieu d’être « mutualisé » entre les partenaires économiques supposés « productifs ».

Le lien entre secteur productif et capital financier est effectivement distendu par la spéculation, mais il ne peut être complètement rompu.

 

L’investissement direct dans le productif, même s’il est réduit en proportion, provient néanmoins toujours essentiellement du capital financier, depuis le début du XXe siècle. Il sert toujours de base « matérielle » à la spéculation (« effet pop-corn » !).

 

L’obstacle à l’élargissement du capital que l’automatisation introduit, à partir d’un certain seuil, c’est que l’augmentation de la plus-value relative ne compense plus pour le recul massif du travail vivant par rapport au capital fixe. La part du capital fixe augmente tout en produisant globalement moins de valeur d’échange.

La crise de 2008 représente probablement le franchissement irréversible de ce seuil.

 

Le regonflement très rapide de la « bulle » malgré le QE, qui était censé relancer l’économie « réelle » après le sauvetage des Banques et des Bourses, en est le symptôme caractéristique.

Tout simplement parce que l’extension de la robotisation au-delà de ce seuil aboutit à mettre nécessairement en circulation en tant que telle une part de valeur d’usage qui n’est donc plus transformées en valeur d’échange et augmente donc le déficit global entre valeur totale circulant formellement pour correspondre aux besoins et valeur d’échange réellement produite.

Pour que cette valeur d’usage continue néanmoins à circuler et produire du chiffre d’affaire en proportion, à défaut de plus-value, il est donc indispensable de réinjecter des liquidités dans le système, d’une manière ou d’une autre. Des liquidités qui ne peuvent, et pour cause, être réellement valorisées en tant que capital productif. C’est aussi un aspect concret de la transformation du capital fixe dévalorisé en capital fictif.

 

Les analystes réellement sérieux qui bossent directement pour le système ont évidemment compris cela, contrairement à nos « marxistes » d’opérette, à la française ou non. Ils ont donc bien compris l’urgence de réinjecter de nouvelles liquidités tout en « crevant » la bulle de façon aussi bien « maîtrisée » que possible, et c’est bien ce qui a été fait à l’ « occasion », éventuellement « providentielle », si réellement « naturelle », ce qui reste encore douteux, de la « pandémie du Covid-19 ».

Une opportunité doublement « providentielle », vu que le seul moyen de contrôler financièrement un système productif automatisé qui ne produit plus (…ou de plus en plus) que des valeurs d’usage, c’est de s’en assurer le monopole absolu, afin de rendre les classes populaires entièrement dépendantes, et cela exige donc de leur imposer une soumission totale, quel qu’en soit le prétexte. Et cela ne peut fonctionner efficacement que par des peurs collectives constantes fondées sur un fond de psychoses habilement manipulées, dont la « gestion de la pandémie » est un modèle remarquable.

Dans ce domaine, la Chine, qui est probablement, de toutes les puissances financières importantes actuelles, la seule victime réellement involontaire, n’en a pas moins profité pour prendre, là aussi, quelques longueurs d’avance sur la « Big Brotherisation » de l’Occident, consciente d’être également déjà rentrée dans ce nouveau cycle économique.

Le monopole des valeurs d’usage ne peut être qu’être « capitalisé fictivement », et il ne peut donc l’être que sur la base de la soumission et de la peur collective permanente.

Luniterre

 

 

 

 

Tel quel, ce très « pédagogique »

article de…

« Les banques centrales, remparts contre la crise

Analyse

« Alors que l’épidémie de Covid-19 a plongé l’économie

dans un coma volontaire,

les banques centrales jouent un rôle décisif

pour amortir le choc.

 

  • Alain Guillemoles,
  • le 17/05/2020 à 09:36

 

« Indispensables banques centrales ! Depuis dix ans, elles sont devenues essentielles au fonctionnement des économies développées. En mars 2020, la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed) sont intervenues massivement pour assurer la stabilité du système financier, lorsque l’Europe puis les États-Unis ont été gagnés par l’épidémie de coronavirus. En quelques heures, elles ont mis des centaines de milliards d’euros et de dollars sur la table…

 

À quoi sert cet argent ? D’une part, à racheter auprès des banques les obligations émises par les États, qui permettent à ces derniers de financer leurs dépenses exceptionnelles. D’autre part, à injecter des liquidités dans le système financier pour que les banques continuent à prêter aux entreprises et aux ménages.

Création monétaire et risque inflationniste

Depuis la crise de 2008, les banques centrales font le nécessaire pour que l’économie continue à tourner. Oui mais voilà, pour éviter la panne générale, elles sont conduites à injecter de plus en plus d’argent. Il s’ensuit un gonflement démesuré de la dette, avec le risque de créer des bulles et de provoquer un krach d’une ampleur inégalée… La dette fédérale américaine a par exemple plus que doublé en dix ans, pour atteindre 22 000 milliards de dollars en 2019 !

 

Si les banques centrales peuvent le faire, c’est parce qu’elles ont le pouvoir de créer de la monnaie. En principe, toute augmentation de la masse monétaire en circulation doit se faire au même rythme que la croissance économique. Sinon, il y a un risque : « Les pays qui font fonctionner la planche à billets, on l’a vu par le passé, se retrouvent au bout d’un certain temps devant une poussée d’inflation. C’est ce qui s’est par exemple produit dans plusieurs pays d’Amérique latine », rappelle Matthieu Bussière, directeur des études monétaires et financières à la Banque de France.

Aujourd’hui, pourtant, malgré l’augmentation importante des liquidités en circulation, il n’y a pas de poussée inflationniste dans les économies développées du fait de la pression concurrentielle. Les banques centrales peuvent donc continuer à créer de l’argent pour financer un gonflement de la dette des États, des entreprises et des particuliers.

L’ère des taux négatifs

Pour comprendre comment cette situation s’est installée, il faut revenir un peu en arrière. À partir des années 1980, l’industrie financière s’est considérablement développée et elle est devenue indispensable à l’activité économique, les entreprises et les États se finançant désormais massivement sur les marchés. En 2008, ce fut l’accident : la faillite de Lehman Brothers. Pour éviter un effondrement du système financier, les banques centrales durent intervenir en baissant les taux d’intérêt et en créant de la monnaie.

En douze ans, la Fed et la BCE ont injecté près de 10 000 milliards de dollars dans l’économie, multipliant la taille de leur bilan par cinq. La BCE est ainsi sur le point de détenir plus de 25 % de la dette publique des pays de la zone euro…

 

La conséquence, c’est qu’en achetant des dettes d’État, elles ont créé des distorsions sur les marchés financiers. « Les banques centrales sont devenues les faiseurs de prix sur les dettes souveraines », analyse Christopher Dembik, directeur de la recherche économique à Saxo Bank. Et c’est ainsi qu’on a vu apparaître les taux négatifs en vertu desquels des fonds de pension payent pour prêter leur argent à des États… Le faible niveau des taux d’intérêt permet de maintenir la croissance dans les économies développées. […c’est à dire, en réalité et à l’évidence: la quasi-stagnation!!! -NDTML] Mais cela crée un océan de dettes et fait monter les prix de l’immobilier.

De plus une partie des liquidités disponibles sert surtout à alimenter la spéculation. « Sans l’action des banques centrales, la situation serait plus dramatique. Mais la conséquence est une hausse des marchés actions, ce qui profite aux plus riches puisque ce sont eux, en général, qui en détiennent… », ajoute Christopher Dembik.

À en croire les banquiers centraux, ce nouvel interventionnisme n’est pas destiné à durer. « L’argent qui est injecté aujourd’hui n’a rien de magique. Il devra être remboursé, même si c’est sur le long terme. Le but de ce plan d’urgence économique est d’amortir le choc en lissant ses effets dans le temps, pour éviter que trop d’entreprises ne se retrouvent en faillite », explique Matthieu Bussière.

Les observateurs des marchés ne sont toutefois pas du même avis. Pour eux, le mouvement semble irréversible. [NDTML >>> Analyse TML idem!!!]: « La Réserve fédérale américaine a bien tenté de relever les taux en 2018, mais on a vu le résultat… », rappelle l’économiste Véronique Riches-Flores. La chute des marchés boursiers a obligé la Fed à baisser à nouveau les taux, tandis que Donald Trump tempêtait… Les économies développées semblent être devenues dépendantes des taux bas et s’être installées durablement dans un système d’endettement croissant, qui est permis par l’action des banques centrales.

[NDTML >>>Une évidence que personne ne veut « accepter », sauf quelques analystes lucides qui ne font que simplement constater la réalité des faits…!!!]

 

Effacer les dettes, une solution peu probable

Faudrait-il qu’elles en fassent plus ? Certains économistes voudraient voir les banques centrales effacer les dettes, ou financer directement les ménages en créant de la monnaie qui serait créditée sur leur compte bancaire, de « l’argent hélicoptère ». Ces projets hérissent les tenants de ­l’or­tho­­doxie financière, en particulier en Allemagne, où les esprits restent marqués par l’hyperinflation des années 1930 et sont attachés à l’idée que tout argent doit se gagner, qu’il ne peut pas être créé sans contrepartie réelle. Or c’est parce que l’Allemagne est dans la zone euro que la BCE inspire confiance…

[NDTML >>> Le financement actuel du « chômage partiel », sans contre-partie possible autre que la dette des Etats, directe ou non, envers les Banques Centrales, c’est DÉJÀ de la « monnaie-hélicoptère »!!!]

 

Il est donc peu probable que la BCE décide un jour d’effacer les dettes des États. En revanche, la créativité des banquiers centraux est grande. Ils ont la possibilité de « faire rouler » la dette, selon l’expression qu’ils emploient. Cela signifie que l’argent remboursé est aussitôt réinvesti en nouvelles dettes, ce qui donne déjà aux États l’assurance qu’ils pourront bénéficier d’un financement à très long terme. Du moins tant que ne se produit pas un nouvel accident, semblable à celui de 2008…

[NDTML >>> L' »accident » du Covid-19, en dégonflant la bulle « juste à temps », vient déjà de repousser cette échéance de plusieurs années, vraisemblablement… Pour « mémoire » >>> 2020 – 2008 = 12 ANS !!!]

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« Des institutions indépendantes

[ ….C’est « La Croix » qui le dit!!!  – NDTML ]

Les plus puissantes banques centrales sont la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon, mais il en existe autant que de monnaies.

Dans les économies libérales, les banques centrales sont indépendantes, c’est-à-dire libres de leurs décisions pour atteindre l’objectif qui leur est donné, mais leurs dirigeants sont nommés par le pouvoir politique.

La BCE est la banque centrale de la zone euro. Son objectif est le maintien de la stabilité des prix. À sa tête se trouve un conseil des gouverneurs qui compte six membres du directoire, dont le président (depuis le 1er novembre 2019, Christine Lagarde), ainsi que les dix-neuf gouverneurs des banques centrales nationales des pays de la zone euro.

La Fed (Réserve fédérale des États-Unis) a pour objectif la stabilité des prix et le plein-emploi. Elle est dirigée par un conseil des gouverneurs dont le président est, depuis février 2018, Jerome Powell.

https://www.la-croix.com/Economie/Economie-et-entreprises/banques-centrales-remparts-contre-crise-2020-05-17-1201094659

À VOIR AUSSI  >>>. La BCE bridée par la justice allemande

MAIS… >>> + 500 Milliards d’euros…

LE PROBLÈME EST DÉJÀ QUASIMENT « RÉGLÉ » !

https://www.capital.fr/economie-politique/emmanuel-macron-et-angela-merkel-proposent-500-milliards-pour-la-relance-1370359

https://www.novethic.fr/actualite/politique/isr-rse/avec-son-plan-de-relance-de-500-milliards-d-euros-l-europe-remet-la-logique-de-solidarite-au-c-ur-de-l-union-148585.html

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/merkel-and-macron-roll-out-e500-billion-covid-19-recovery-initiative/

 

https://c.pxhere.com/photos/33/18/monkey_sculpture_carving_art_wood_carving_animal_seeing_blind-1243701.jpg!d

Le cas typique d’un aveugle qui refuse de voir, borné par ses « certitudes » idéologiques dogmatiques et rassurantes pour son mental :

 

« La voie difficile », en fait carrément aveuglée, de M. Bibeau !

La 4e Guerre mondiale est en marche! La voie difficile

20 mai 2020 par Robert Bibeau

La Fed propose un chemin difficile pour le futur des États-Unis. La Réserve fédérale a laissé les taux inchangés à près de zéro pour cent lors de sa réunion d’avril (2020) et a laissé entendre qu’elle ne les augmenterait pas de sitôt, car pandémie et confinement font payer un lourd tribut aux États-Unis. Pourtant, la Fed sait bien qu’isolationnisme, confinement totalitaire et quarantaine drastique n’apporteront jamais la reprise économique.

Les responsables de la Réserve fédérale ont laissé entendre qu’ils n’anticipaient pas un rebond rapide de l’économie ni une reprise en « V » que le président Trump semble espérer. Ce sera au mieux une reprise en « U » après une phase de dépression sévère, et au pire, cette crise, amorcée en 2008, suivie d’une guerre financière, puis d’une guerre commerciale, prolongée d’une guerre virologique, débouchera sur une guerre mondiale…à laquelle les ploutocrates  se préparent fébrilement. Pendant que les riches mènent ces préparatifs de guerre totale, les marionnettes politiques ont pour tâche de distraire madame «ToutLemonde» à débattre de l’approvisionnement en masques, en test, en gel hydroalcoolique, et occupe monsieur «péquenot» à déblatérer des vacances d’été dans son quartier socialement distancié (sic).

Jerome H. Powell, le président de la Réserve fédérale, a adopté un ton inquiet lors de sa première conférence de presse régulière depuis que le confinement suicidaire a paralysé l’économie américaine et mondiale, qualifiant de «déchirantes» (sic) les pertes de dizaines de millions d’emplois prédisant un long chemin pour relancer l’économie mondiale catastrophée. M. Powell, qui a présidé la plus longue phase d’expansion économique jamais enregistrée dans l’histoire des USA, a vu s’effondrer, le marché du travail le plus fort depuis des générations. Aux États-Unis seulement, ce sont plus de 33 millions de travailleurs qui ont perdu leur emploi alors que le confinement et les fermetures d’entreprises ont fait disparaître le carburant d’une économie américaine axée sur la consommation dans la répartition internationale des tâches du cycle de valorisation mondial du capital.

Ainsi, le secteur tertiaire des services (services personnels aux consommateurs, soins de santé, éducation, commerce de détail et de gros, services financiers, tourisme, transports, médias, culture, etc.) représente 80% du PIB aux États-Unis, et c’est aussi là que l’on retrouve 80 pour cent des emplois.

Vous comprenez pourquoi des milliers de ces nouveaux chômeurs, sans prestation sociale, après avoir fait la queue au comptoir alimentaire du quartier se mobilisent ces jours-ci,  non pas contre la mort improbable par contagion virale, mais contre la mort probable par inanition chômage. Après tout, 6 mois de pandémie n’ont provoqué que 4,7 millions de malades et 315000 décès, alors que 4 mois de confinement meurtrier ont déjà provoqué des centaines de millions de chômeurs et des centaines de millions d’affamés dans le monde entier, ce qui fait mieux comprendre l’interdépendance des économies nationales mondialisées.

Powell a tiré la sonnette d’alarme en indiquant que la reprise économique pourrait être lente et hésitante et que les efforts déployés pour contenir la bombe virale des dommages collatérales pourraient être particulièrement douloureux pour les plus vulnérables, préparant ainsi les esprits à la prochaine phase de cette guerre mondiale qui ne dit pas son nom : «Nous avons entendu des communautés minoritaires et à revenus faibles nous dire que c’était le meilleur marché du travail qu’ils avaient vu de leur vie», a déclaré le poncif. «Il est déchirant, de voir que tout cela est menacé. Il est d’autant plus nécessaire que notre réponse soit urgente, et aussi celle du Congrès américain». L’oligarque bancaire appelait ainsi sa classe à serrer les rangs dans l’assaut qui l’attend contre ses concurrents.

Résumons cette étape dramatique de l’évolution de ce mode de production mondialisé et décadent. Depuis l’an 2000 environ, la production industrielle et commerciale à grande échelle de la Chine, de l’Inde et de l’Europe a atteint un degré où elle ne peut plus être contenue et absorbée dans le système mondial dominé par les États-Unis déclinants. Les barrières tarifaires nationales – même réduites – les marchés financiers normés – les alliances commerciales continentales et leurs restrictions – le dollar bancal hégémonique – sont autant de barrières à la valorisation et à l’accumulation du capital mondial. Comme toujours dans ce cas, le capital le plus contraint dans son expansion cherche une ouverture par la guerre. Nous appréhendions une guerre nucléaire et voici qu’une guerre virologique confronte le monde tétanisé… et ça ne fait que commencer. Seul le prolétariat pourra nous sortir de cette galère d’enfer.

Powell a promis que la Fed pousserait ses pouvoirs à leur limite pour affronter la guerre biologique, en maintenant des taux d’intérêt très bas et en canalisant le crédit vers les marchés «cruciaux», en déployant un gigantesque programme d’achat d’obligations (bidons) pour apaiser les marchés en difficulté et en mettant en place une série de programmes de prêts d’urgence pour maintenir le flux de crédit (et de la consommation) aux entreprises et aux ménages paupérisés. Mais il a également précisé que les décideurs politiques doivent faire leur part pour éviter que les ménages et les entreprises ne soient trop menacés, et il a souligné à plusieurs reprises que les enjeux étaient élevés, notamment pour le marché de l’emploi (sic), signifiant ainsi d’où viendrait la menace interne dans cette guerre mondiale externe. Le prolétariat américain acceptera-t-il d’assumer le fardeau de cette quatrième guerre mondiale ? Rien n’est moins certain et il faudra plus que des masques pour calmer ces enragés, pas malades mais affamés .

Powell a souligné que la banque centrale ne pouvait pas contrer complètement la crise actuelle qui s’envenime plus rapidement que le Covid-19 ne se répand : «La baisse des taux d’intérêt ne peut pas arrêter la forte baisse de l’activité économique causée par les fermetures d’entreprises et autres formes de confinement social » (sic), a déclaré M. Powell. Le banquier a ajouté que la Fed «fait partie de la réponse», mais «il se pourrait bien que l’économie ait besoin de plus de soutien de notre part à tous»… entendre ici que d’autres sacrifices seront requis de la petite et de la moyenne bourgeoisie ainsi que du prolétariat.

Il a souligné la nécessité de politiques fiscales qui protègent les entreprises et les ménages contre «l’insolvabilité» et le défaut de remboursement des dettes colossales irrécupérables. En fait, ce sont les banques et les boursicoteurs que Powell souhaite protéger. Le talon d’Achille des économies capitalistes est le niveau historiquement élevé d’endettement par rapport au produit intérieur brut (PIB).

Voici un aperçu des niveaux d’endettement aux États-Unis:

1- La dette totale des entreprises aux États-Unis (dette des sociétés non financières des grandes entreprises, dette des petites et moyennes entreprises, entreprises familiales et autres dettes commerciales) était de 15,5 billions de dollars, soit 72% du PIB américain.

2- La dette totale des consommateurs américains (cartes de crédit, prêts automobiles, prêts étudiants, hypothèques immobilières et autres dettes des ménages) était de 13,95 billions de dollars ou 65,2% du PIB.

3- La dette totale du gouvernement américain (dette non remboursée du gouvernement fédéral) était de 22,7 billions de dollars ou 106,1% du PIB.

En somme, le niveau d’endettement total des États-Unis, excluant le secteur financier, égalait l’an dernier environ 52000 milliards de dollars, soit 243% du PIB pour une économie qui produit environ 22000 milliards de dollars par an de biens et de services. C’est comme si un cavalier pesant 250 kilos chevauchait un poney comme plaisantait le professeur Rodrigue Tremblay

Avec un déficit budgétaire fortement en hausse à hauteur de 3700 milliards de dollars en 2020-21, et un autre déficit d’environ 2000 milliards de dollars en 2021-22, la dette totale du gouvernement américain, à lui seul, pourrait facilement grimper à 27700 milliards de dollars. Hormis une menace inflationniste imminente, les gouvernements peuvent faire appel à la banque centrale pour que cette dernière fasse gonfler la masse de monnaie fiduciaire en monétisant les dettes gouvernementales, ce qui ne pourra que miner encore davantage la confiance envers le dollar dépité, devise de moins en moins appréciée des boursicoteurs internationaux.  Les entreprises privées et les consommateurs surendettés n’ont guère ce luxe de «socialiser» leurs dettes sur le dos des contribuables confinés. Ces derniers n’auront d’autre choix que celui de faire défaut sur leurs dettes et de réduire considérablement leurs dépenses. 

L’annonce de la Fed est intervenue quelques heures seulement après qu’un rapport du gouvernement ait montré que l’économie s’était contractée à un taux annualisé de 4,8% au premier trimestre. Bien que ce soit le pire résultat depuis 2008 et qu’il mette fin à une phase d’expansion, il a probablement à peine effleuré la surface des dommages causés par le confinement.  La contraction devrait être encore plus prononcée au cours du prochain trimestre. M. Powell a déclaré que les données économiques du deuxième trimestre seraient « pires » que tout ce qui a été vu précédemment, qu’il pourrait falloir du temps aux consommateurs que l’on a terrorisés depuis des mois pour se sentir à nouveau à l’aise pour dépenser, et que les entreprises et les travailleurs pourraient avoir besoin d’une aide financière supplémentaire. Pourtant, selon certaines évaluations, les gouvernements du monde entier comptent injecter quelque 8 000 milliards de dollars en mesures fiscales, à l’exclusion des sommes avancées par les banques centrales, pour empêcher un effondrement de leur économie. 

Le Congrès a remis au département du Trésor 454 milliards de dollars pour soutenir les programmes de prêts d’urgence de la Fed, qui peuvent aider les entreprises, les États et les villes à accéder au crédit. Moins de la moitié de ce financement a été affecté et tous les programmes annoncés par la Fed ne sont pas encore en place. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui doit approuver les programmes, a indiqué qu’il n’est pas disposé à prendre des risques qui entraînent des pertes importantes. «Je pense qu’il est assez clair que si le Congrès avait voulu que je perde tout l’argent, cet argent aurait été conçu comme des subventions et des aides plutôt que comme un soutien au crédit», a déclaré M. Mnuchin aux journalistes récemment.

Pour sa part, M. Powell a suggéré que les deux programmes d’obligations d’entreprises de la Fed commenceraient bientôt à acheter des dettes, et que la Fed présenterait des plans révisés pour son programme pour les entreprises de taille moyenne, qui est censé aider les entreprises qui sont trop grandes pour des prêts de petites entreprises remboursables, mais trop petites pour accéder facilement aux marchés boursiers. Mais la banque centrale ne peut pas accorder de subventions, et même ses pouvoirs de prêt sont limités à des emprunteurs en assez bonne santé (sic). Tout ceci signifie que les banques ne prêtent pas aux «petits capitalistes» et que l’État n’a pas de sous pour ces gens-là. Les économistes gauchistes comprennent-ils enfin la mécanique par laquelle la moyenne bourgeoisie d’affaires et la petite bourgeoisie du commerce et des services seront inexorablement poussées par les lois du système capitaliste vers la révolte insurrectionnelle? La BCE européenne emprunte le même sentier de faillite assurée.

Pour le prolétariat le processus sera différent.

De la contraction des marchés, dont le confinement meurtrier a donné un avant-goût, il résulte une baisse des bénéfices et un déclin de la demande de main-d’œuvre. À son tour, la hausse du taux de chômage fait chuter les salaires, et c’est alors qu’une dangereuse spirale de baisse des prix et des salaires peut se mettre en marche entraînant un effondrement de la demande, d’où l’anémie des marchés et des profits et la grande dépression.

C’est ainsi que madame «Toutlemeonde» comprend enfin que sous le mode de production capitaliste on ne peut sacrifier le profit pour avantager la vie et les services de santé au prix des services financiers. Ce qui sauve des vies ce n’est pas de se masquer dans le Métro, mais de démasquer les lois du profit et de les abolir.

Le confinement totalitaire offre aux prolétaires l’opportunité de prendre leurs marques face à l’État fétiche le bras armé des riches. Il faut cesser de quémander à l’État capitaliste. Il faut le déconstruire et ainsi désarmer les ploutocrates, supprimer leurs assignations et abolir leurs fonctions. Après ceci, tout un monde sera à construire, non pas un pseudo Nouvel ordre mondial fondé sur les lois du capital… mais un Nouveau Monde sans capital . https://les7duquebec.net/archives/255077

 

ET POURTANT…

 

 

En guise de conclusion…

 

[NDTML >>> cette « conclusion » est donc maintenant antérieure au complément rajouté à la suite des 7 points le 24/05/2020 >>> elle en est devenue en fait un jalon de réflexion!]

 

Ce que la « gauche », y incluant les gauchistes et les pseudos-«marxistes» , rabâchant stupidement leur rengaine sur la « reprise économique » la « relance du profit », la guerre économique débouchant « inévitablement » sur une Nème « guerre mondiale », etc… sont incapables de voir, alors que cela se passe pourtant clairement sous leurs yeux aveuglés par leur propre idéologie :

 

Entre 2008 et 2020, le système financier n’a dû sa survie qu’à la planche à billets des Banques Centrales. Ce n’est plus essentiellement le profit, désormais progressivement bloqué par la robotisation, que la bourgeoisie cherche à sauvegarder, mais simplement son pouvoir, et les privilèges qui vont avec. Le premier étant celui de contrôler l’économie par le crédit et la dette.

 

C’est d’abord l’ensemble des besoins sociaux les plus élémentaires qu’elle tente désormais de prendre en otages, à travers son nouveau système de circulation monétaire, fondé sur la dette publique.

 

Ce n’est plus le profit capitaliste, même s’il existe encore largement, qui est la véritable base économique du pouvoir, mais bien précisément le pouvoir de décider des crédits et de leur orientation, indépendamment de leur taux, et même, de leur remboursement !

 

Même un journaliste économique de « La Croix » est donc capable de comprendre cela, contrairement à nos prétendus « analystes de gauche » !

 

La manipulation de la « pandémie du Covid-19 » était à l’évidence une opportunité idéale pour consacrer définitivement cette évolution du système et poser les bases de nouvelles formes de soumission collective.

 

Les discours et rengaines des gauchistes et des pseudos-« marxistes » font plus que jamais et tout à fait « spontanément » partie de ces nouvelles bases idéologiques du pouvoir de classe de la bourgeoisie.

 

Il y a déjà 40 ans, tentant de comprendre les arcanes du capital, le gauchiste bordiguiste Loren Goldner ébauchait une originale approche du « capital total », intéressante par bien des aspects, mais qui se terminait malheureusement, dans sa démarche idéologique, par un rejet caricatural de l’approche léniniste du phénomène impérialiste, pourtant largement prouvée opérationnelle, comme outil d’analyse, depuis plus d’un siècle, et toujours actuelle, notamment pour comprendre l’émergence remarquable du social-impérialisme chinois…(*)

Plus opérationnelle, son approche de la formation et de la circulation du capital fictif:

« La valeur fictive qui circule correspond à la capitalisation du capital fixe dévalorisé par l’innovation technologique. »

« Et nous avons aussi clairement dit que la contradiction fondamentale du capitalisme est qu’il en arrive au stade où toute augmentation de la plus-value relative sous l’effet de l’innovation technique crée davantage de titres à la plus-value totale qu’elle n’ajoute à cette plus-value. »

Etc…

Ce que nous avons parfois expliqué de façon imagée, sur TML, par l’ « effet pop-corn », ou le « grain de maïs » du capital « productif » se trouve distendu à l’extrême par la marmite d’huile bouillonnante de la spéculation boursière jusqu’au point de l’ « éclatement » de la crise…

Paradoxalement, l’aspect le plus utile du travail de Loren Goldner est son caractère « daté », d’il y a déjà une quarantaine d’années, ce qui nous permet une comparaison particulièrement révélatrice avec la situation actuelle :

« Lorsque le profit, l’intérêt et la rente foncière commencent à dépasser dangereusement la somme de plus-value disponible pour une répartition sous ses formes capitalistes, la banque centrale est obligée de freiner la création de crédit pour assurer la poursuite de la valorisation. Le taux d’intérêt de la banque centrale réglemente ainsi le taux de profit général de toute capitalisation circulante. Mais la rareté du crédit menace l’existence des capitaux les plus faibles, imposant en dernière instance une liquidation des stocks à n’importe quel prix pour éviter une rupture de la chaîne des paiements dans la pyramide du crédit. A l’échelle globale, la poursuite de la valorisation exige une conversion en argent de la masse des marchandises dans un contexte de rareté généralisée de l’argent. Une liquidation générale des stocks menace d’entraîner une masse de titres capitalistes fictifs dans une déflation générale. Si cette déflation survient, le taux de profit et le taux de plus-value sont rééquilibrés, ce qui permet à la production d’offrir de nouveau un taux de profit suffisant pour attirer l’investissement, lequel, au moment du pic de l’inflation, s’orientait de plus en plus vers le secteur spéculatif. »

C’est donc typiquement l’inverse de la stratégie des Banques Centrales depuis 2008, et renouvelée en 2020, alors que la masse des QE restait encore potentiellement une « potion » sur-dosée à avaler pour l’économie productive… (Le couple Merkel-Macron vient tout juste encore de « pondre » 500 nouveaux milliards « au nom de l’UE »! -voir liens ci-dessus)

Loren Goldner ne s’est pour autant pas du tout gouré là dessus en 1981, bien au contraire, ce sont simplement les temps qui ont changé, comme disait la chanson…

Le développement des forces productives automatisées et en voie de robotisation avancée est tel qu’une partie de la production se trouve de fait « marchandisée » directement en tant que valeur d’usage, pour répondre à la masse des besoins, sans avoir généré pour autant de plus-value, et pour cause !

Bien entendu, il ne s’agit pas de pointer nécessairement du doigt telle ou telle production, et c’est sans-doute là que le concept de « capital total » intervient pour comprendre cette évolution et en quoi la situation actuelle est radicalement différente de celle de 1981.

Sous la perfusion permanente du crédit des Banques Centrales le système est entré dans une sorte de stase qui aura certainement ses propres cycles, d’un dizaine années, semble-t-il, mais il n’y aura toujours pas de « crise ultime » contrairement à ce que semblent penser Loren Goldner, et d’autres idéalistes gauchistes, dont l’inénarrable M. Bibeau.

La Révolution reste à faire…

L’ autre issue, malheureusement celle actuellement engagée, c’est la monopolisation de plus en plus grande de toutes valeurs d’usages, mais toujours sous la coupe réglée par le crédit, de plus en plus direct, des Banques Centrales. Les États n’étant plus que des relais nécessaires entre les deux pour « encadrer » les populations.

Mais selon Loren Goldner lui-même, les prémisses de cette évolution étaient déjà là, il y a 40 ans :

« au XXe siècle, il [le capital] transforme le travail productif en travail improductif dans les zones « avancées » et transforme la main-d’œuvre paysanne en lumpenprolétariat urbain ou suburbain dans les zones « arriérées » (comme les bidonvilles de 3 millions d’habitants de Mexico et d’autres agglomérations d’Amérique latine). Les exceptions importantes à cette tendance que l’on relève dans certains pays nouvellement industrialisés du tiers monde, et sur lesquelles nous reviendrons, [NDTML >>> le cas de la Chine!] n’invalident pas pour autant cette analyse.

Le fait que l’accumulation se réalise ainsi aux deux pôles (pays avancés, pays du tiers monde) d’une force de travail mise dans l’incapacité de se réaliser dans la production est l’expression parfaite du fait qu’au XXe siècle, innovation technique et caducité de la valeur en tant que rapport capable de développer les forces productives vont de pair. »

Et encore bien davantage au XXIème siècle…!

Luniterre

( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/03/31/en-relisant-lenine-qui-parlait-deja-de-chine-reedition-2020/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/  )

 

 

POUR COMPRENDRE LA CRISE POST-COVID 19 >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/18/le-coup-detat-des-banques-centrales-sur-vlr-une-suite-au-debat/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/04/crise-et-pandemie-de-loeuf-et-de-la-poule-qui-est-le-premier/

.

 

Démasqués :

Le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/24/sur-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs-des-banques-centrales-quelques-observations-complementaires/

 

 

EN DOCS PDF :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-du-covid-19-le-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales.pdf

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-2008-2020-echange-luniterre-gerard-bad.pdf

 

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Pour la Révolution du Retour au Réel!!!

 

 

 

 

 

 

 

RETOUR AU RÉEL!!!

 

 

La Révolution,

c’est d’abord et avant tout,

le Retour au Réel!!!

 

 

 

« Le spectacle est l’argent que l’on regarde seulement, car en lui déjà c’est la totalité de l’usage qui s’est échangée contre la totalité de la représentation abstraite. Le spectacle n’est pas seulement le serviteur du pseudo-usage, il est déjà en lui-même le pseudo-usage de la vie. » ( Guy Debord)

 

 

Le Confinement-Covid-19, c’est le Grand Spectacle de la Monnaie de Singe-Banque Centrale!

 

 

 

https://c.pxhere.com/photos/33/18/monkey_sculpture_carving_art_wood_carving_animal_seeing_blind-1243701.jpg!d

 

Reprenons l’usage de nos Vies !

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

 

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/18/le-coup-detat-des-banques-centrales-sur-vlr-une-suite-au-debat/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/04/crise-et-pandemie-de-loeuf-et-de-la-poule-qui-est-le-premier/

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Démasqués :

Le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/24/sur-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs-des-banques-centrales-quelques-observations-complementaires/

 

 

EN DOCS PDF :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-du-covid-19-le-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales.pdf

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-2008-2020-echange-luniterre-gerard-bad.pdf

 

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Covid-19, Bilan final: Avons nous (…encore!?) le droit d’être intelligents???

REMIS EN AVANT LE 24/05/2020, EN RÉPONSE AUX MANŒUVRES ET MENSONGES DU SYSTÈME !!!

« Plus un mensonge est gros, et plus il est facilement accepté » (Goebbels)

QUE CHACUN LE COMPRENNE COMME IL PEUT…!

NDLR >>> JUSQU’A PREUVE DU CONTRAIRE, IL N’Y A PAS DE CADAVRES ENTERRÉS CLANDESTINEMENT A L’IHU-MÉDITERRANÉE…!

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-le-professeur-raoult-dit-il-vrai-en-affirmant-que-la-mortalite-a-paris-est-plus-de-cinq-fois-superieure-a-celle-de-marseille_3973009.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

163 k abonnés

Bulletin d’information scientifique de l’IHU –

« Nous avons […encore!?-NDTML] le droit d’être intelligents ! »

Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection

 

Il y a eu plus de mort en Île de France pour 12 millions d’habitant qu’il y en a eu en Chine à Wuhan pour 12 millions d’habitants aussi. Alors que Wuhan a eu la toute première vague et ne savait pas du tout comment traiter la maladie !

Avec le protocole Raoult, le taux de mortalité est extrêmement bas, de seulement de 0,5%

Aucun jeune n’est mort à l’IHU-MI

Quand il mourrait une personne à Marseille, il en mourrait un peu plus de 5 à Paris. Il y a des jeunes qui sont morts en Ïle de France.

Le confinement sans tester les gens présentait un danger.

 

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6176

 

 

 

 

 

 

Le Coup d’État des Banques Centrales: sur VLR, une suite au débat!

 

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II):

 

De la source économique

du nouveau pouvoir

des Banques Centrales

 

 

SUR VLR

 

Une suite au débat !

 

 

NDLR>>> UNE PREMIÈRE PARTIE DE CE DÉBAT SE TROUVE DÉJÀ ICI >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

18 mai 06:13, par Radog

 

Analyse de très grande qualité.

Quelques remarques :
1/ L’explication de la dimension économique de l’affaire est excellente. J’avais compris que le pouvoir se déplaçait de plus en plus vers la faction financière de l’oligarchie, je n’avais pas fait ce lien avec l’évolution des forces productives en général et l’automatisation en particulier.
2/ Cependant, je pense que la dimension politique est négligée.
Que remarques-tu de commun entre une pandémie, le réchauffement climatique, le terrorisme ? Ce sont des menaces perçues comme existentielles, et surtout mondiales. Le traitement médiatique qui en est fait montre une instrumentalisation de ces tendances pour dépasser les Etat-nations, déjà malmenés par la mondialisation, et transférer la gouvernance à l’échelon supérieur – mondial, donc.
C’est déjà le cas officieusement (l’oligarchie occidentale est largement unifiée et internationalisée, et c’est elle qui détient le pouvoir dans tous les pays occidentaux ainsi que les pays du Sud contrôlés par ceux-ci). Mais étant donné que cette même oligarchie s’apprête à appauvrir massivement les peuples, pour s’enrichir (ce qui se passe en ce moment n’est qu’un avant-goût) et pour empêcher l’émergence d’une classe prolétarienne capable de la détrôner, il faut qu’elle sécurise son pouvoir mondialisé en l’officialisant et en l’institutionnalisant, pour qu’il résiste mieux aux révoltes et potentielles révolutions.
Cette crise n’acte pas seulement la concentration croissante du pouvoir économique aux mains des banques. Elle prépare aussi la concentration du pouvoir politique entre leurs mains. A l’européenne : on va commencer par nous parler de monnaie de réserve internationale à la place du dollar (les DTS évolués), puis cette monnaie initialement commune deviendra une monnaie mondiale unique, puis on dira qu’il faut des instances politiques pour gérer lamonnaie unique… Ainsi, en quelques décennies, grâce à quelques crises fabriquées, avec sûrement une dernière guerre mondiale pour clore le tout, l’Etat mondial oligarchique et bancaire sera là.
3/ Sur le plan économique, je pense que ce qui est fictif et relève de l’arnaque, ce n’est pas la richesse en soi, ce sont ses mécanismes de distribution (dont les richesses fictives font partie : ce sont des alibis pour le transfert de richesse réelle).
Concrètement, les centaines de milliards créés maintenant par les banques n’iront pas dans l’économie réelle et n’existent pas en soi, mais ils permettent de capter une richesse vraie cette fois-ci : les impôts et les taxes payées par le peuple qui seront versés en remboursement. De même qu’ils nourrissent une bombe à retardement : l’inflation, qui sera canalisée pour appauvrir massivement le prolétariat (et donc enrichir l’oligarchie, rien ne se perd, rien ne se crée).
Un système basé sur la valeur fictive uniquement, je n’y crois pas ; la valeur fictive est un appât pour la valeur réelle… la seule qui vaille.
Mais tu pointes du doigt un vrai problème : la décroissance du taux de profit, qui ne peut qu’être retardée et ralentie, mais qui est inexorable.
A mon avis le capitalisme connaîtra deux périodes :
a- pour contrer la tendance baissière du taux de profit, il y aura une expansion du capitalisme en Afrique, comme celle qui a eu lieu en Chine. L’Afrique sera industrialisée (mais exploitée bien plus durement que la Chine, car je doute fort malheureusement que ses pays sachent se doter d’Etats stratèges comme celui de la Chine) ;
b- une fois que l’Afrique sera, à son tour, pas assez productive pour les capitalistes, le capitalisme se « féodalisera », c’est-à-dire qu’il connaîtra exactement les mêmes évolutions que le féodalisme avant les grandes révolutions bourgeoises.
Il se concentrera de plus en plus et évoluera vers la forme monopolistique (comme les grands domaines seigneuriaux qui caractérisent le féodalisme tardif) ; il s’appuiera de plus en plus sur l’Etat qui sera de plus en plus dictatorial pour le maintenir (comme l’absolutisme royal de jadis) ; et les capitalistes, comme les seigneurs féodaux, seront de plus en plus parasitaires (ils le sont déjà comme le montre l’actionnariat actuel qui fait fonctionner les entreprises à flux tendu à cause des dividendes devant être versées).
A ce moment-là, le capitalisme sera mûr pour son effondrement.

Dis-moi ce que tu en penses.

Bien à toi,
Radog

 

 

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

18 mai 18:07, par Luniterre

 

Bonjour, camarade !

 

Merci pour cette lecture attentive, rare ces temps-ci, malgré du temps rendu disponible…

Effectivement, la base de cette recherche, initiée par le côté atypique de la crise du « Covid-19 » est une prolongation d’études, de recherches et d’échanges déjà parus sur TML à propos de la robotisation croissante de l’économie, production et services inclus.

Mais cet article n’est lui-même qu’un volet de cette reprise récente du sujet.

L’ensemble des articles en liens se trouve mentionné à la suite de https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

Un tournant s’est donc opéré dans cette recherche à partir d’une première tentative de synthèse de la présente crise :

Démasqués : le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

C’est la prise de conscience qu’avec la crise actuelle un nouveau genre de relation entre crédit et circulation monétaire, apparu en 2008, devenait pérenne, et cela tout simplement parce qu’il correspond à l’évolution actuelle du développement des forces productives, précisément sous le rapport de l’automatisation, de la robotisation, et du recul de plus en plus massif de la part du travail vivant dans la production, et même dans les services, désormais.

C’est donc la masse de la plus-value extraite du prolétariat qui recule globalement en proportion des valeurs d’usages produites.

Cela influe donc drastiquement sur les formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur dans l’économie moderne.

Comme tu le remarques à juste titre, il y a nécessairement une tendance du capital à traquer les dernières gouttes de sueur de la valeur-travail encore exploitable, et après la Chine, ce peut-être l’Afrique, mais c’est aussi déjà le cas de bien d’autres régions « émergentes » de l’économie mondiale.

Deux remarques importantes à ce sujet :

__Il s’agit donc là encore d’un comportement impérialiste de type néo-colonial désormais « traditionnel » en quelque sorte, et il reste l’apanage d’un capitalisme financier « traditionnel » déjà depuis le début du 20e siècle.

__L’exemple même de la Chine en montre les limites, car à un certain stade de développement, le même syndrome lié à la modernisation, automatisation-robotisation des forces productives s’y manifeste, outre l’enchérissement relatif du prix de la main-d’œuvre. (Sans oublier la formation locale d’un nouveau pôle impérialiste dû à l’ingéniosité financière exceptionnelle des capitalistes « étatiques » chinois ! https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/)

Ce que montre l’évolution de la politique des Banques Centrales sur l’ensemble de la période recouvrant les deux crises, de 2008 à 2020, c’est bien qu’il y a une fraction de la bourgeoisie qui, tout en ayant une part dominante dans le capital financier mondialisé, est capable d’analyser les causes irréversibles de la crise, non pas seulement de manière conjoncturelle, mais bien aussi de manière structurelle.

Notamment une partie de la bourgeoisie dotée d’une culture réelle dans le domaine de l’économie, et qui sait voir où ce vieux Marx avait mis le doigt sur leur plaie actuelle.

Or cette fraction du capital n’entend nullement renoncer à sa domination de classe, et se trouve disposer de suffisamment d’avoirs et de capitaux pour en sacrifier, sinon de gaîté de cœur, du moins sans ciller visiblement, une bonne partie pour tenter de résoudre ce problème à long terme, et non pas de façon conjoncturelle. Il s’agit bien ici et pour cette fraction du capital de sauvegarder le principe structurel même de sa domination de classe, et donc de le transformer consciemment pour ne plus dépendre de la plus-value irréversiblement déficiente.

Cette fraction, c’est donc logiquement celle qui se trouve à la tête des forces productives les plus modernisées, automatisées-robotisée, et aussi et surtout informatisées en termes de moyens de communication et de distribution.

Autrement dit, celles qui produisent un maximum de valeurs d’usage tout en produisant un minimum de plus-value réelle.

Il faut simplement constater que ce cas de figure, en termes de stade de développement des forces productives, est considéré par Marx comme correspondant possiblement à un stade déjà avancé du socialisme. Toutefois il n’a bien évidemment jamais lié mécaniquement l’apparition du socialisme à la seule évolution des forces productives…

C’est simplement une façon à lui de présenter les choses de manière optimiste, dans le contexte de l’émergence des luttes prolétariennes au milieu du XIXe siècle :

« Sobald die Arbeit in unmittelbarer Form aufgehört hat, die große Quelle des Reichtums zu sein, hört und muß aufhören, die Arbeitszeit sein Maß zu sein und daher der Tauschwert [das Maß] des Gebrauchswerts. »

Karl Marx – Grundrisse der Kritik der politischen Ökonomie – (Oktober 1857 bis Mai 1858)

https://marxwirklichstudieren.files.wordpress.com/2012/11/mew_band42.pdf

Page 601 du livre/page 623 du doc PDF

« Dès que le travail dans sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse et doit cesser d’être sa mesure et, par conséquent, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage. » Traduction TML

« Dès lors que le travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse nécessairement d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage. » Traduction française habituelle

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/marx-grundrisse-fragment-machines.pdf Page 14 du doc PDF

« As soon as labour in the direct form has ceased to be the great well-spring of wealth, labour time ceases and must cease to be its measure, and hence exchange value [must cease to be the measure] of use value. »

https://www.marxists.org/archive/marx/works/1857/grundrisse/ch14.htm

Le fait est, évidemment, qu’une usine entièrement automatisée, et qui plus est, si reliée à un ensemble de circuits de ventes et de distribution entièrement informatisés, ne produit plus du tout de valeur d’échange à proprement parler, mais simplement une valeur d’usage.

La valeur d’échange n’est constitutive de plus-value que par la circulation du capital dans le circuit de production-consommation, et donc seulement si cette circulation comprend une part suffisamment importante de la valeur-travail produite, comme forme indirecte de l’échange entre producteurs.

Si cette part se réduit, c’est donc bien, en proportion, une part de plus en plus importante de la valeur d’usage qui se trouve concrètement marchandisée en tant que telle en « réponse » aux besoins et à la demande hypothétiquement solvable et doit donc être formellement monétisée.

Hypothétiquement et formellement, précisément parce qu’il n’y a plus de correspondance entre la valeur d’échange réellement créée et la masse des valeurs d’usage correspondante aux besoins sociaux réels.

Dans la phase « ascensionnelle » du capitalisme, même si la solvabilité des marchés est très inégale socialement, la masse des capitaux en circulation sous forme de valeur d’échange provient pour l’essentiel, d’une manière ou d’une autre, de la valeur-travail produite.

Lorsque la valeur d’échange cesse d’être la mesure de la valeur d’usage, un autre moyen de monétiser la valeur d’usage doit donc apparaître, ainsi qu’un autre moyen de déterminer la mesure de cette valeur.

L’autre moyen de déterminer la mesure de la valeur existe déjà depuis longtemps dans l’arsenal de l’économie capitaliste, c’est la valeur d’utilité marginale.

Néanmoins, cette valeur ne peut toujours être réalisée que s’il y a solvabilité des marchés, et celle ci, faute de provenir de la valeur-travail produite, et pour cause, ne peut être reconstituée que par le crédit et régulée par la dette.

Dans la situation actuelle, encore transitoire, où il reste une part de plus-value à se partager entre capitalistes, ce partage se fait toujours entre fractions du capital financier, mais déjà, le pouvoir de domination des banques centrales s’exerce sur les banques d’ « affaires » et les États en conditionnant leurs possibilités de crédit, tout à fait indépendamment du taux d’intérêt de ces crédits, parfois désormais carrément négatifs, et même des remboursements, de plus en plus hypothétiques, une dette chassant l’autre… !

Entre le monopole de la valeur d’usage opéré par les entreprises « high tech » genre GAFA et le monopole du crédit en réalité déjà entre les mains des Banques Centrales, il y a une nouvelle synchronisation-alliance-fusion qui s’opère nécessairement, sur la base d’une nouvelle expression de la loi de la valeur, qui n’est plus essentiellement l’accumulation de la plus-value, en voie de raréfaction, mais le contrôle du crédit et de la dette.

Le financement direct du « chômage partiel » par la dette des États en est un autre signe avant-coureur, et non pas le symptôme d’une crise purement conjoncturelle du capitalisme « classique ».

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/04/crise-et-pandemie-de-loeuf-et-de-la-poule-qui-est-le-premier/

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Démasqués :

Le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/24/sur-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs-des-banques-centrales-quelques-observations-complementaires/

 

 

EN DOCS PDF :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-du-covid-19-le-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales.pdf

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-2008-2020-echange-luniterre-gerard-bad.pdf

 

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Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

18 mai 19:34,  par Radog

 

Merci beaucoup pour ta réponse.

Tu devrais écrire des livres, on a cruellement besoin qu’une analyse aussi fine et aussi fouillée du capitalisme actuel soit connue et vulgarisée comme le fut celle de Marx en son temps.

Je suis en train de préparer un document sur une stratégie qui pourrait être suivie par le prolétariat pour contrer l’oligarchie.
J’aimerais beaucoup la partager avec toi quand elle sera prête et avoir ton avis.

Bien à toi,


Radog

 

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

19 mai 12:29, par Luniterre

 

Bonjour camarade !

Je ne pense pas écrire de bouquins, déjà pour une raison très simple : dans la situation actuelle, il n’y a pas un lectorat suffisant pour un tel « investissement »… Non pas même en termes de « rentabilité », évidemment, mais simplement pour ne pas imprimer un truc sur des fonds que je n’ai pas et qui resterait, pour l’essentiel, un stock encombrant…

Encombrant, il l’est de plus, et très souvent, à un autre titre : je vois que pas mal de livres écrits « à compte d’auteur », d’une manière ou d’une autre, deviennent des boulets pour les neurones des dits auteurs… En effet comment évoluer dans sa pensée si l’on doit, par des idées nouvelles, mettre au rebut les stocks d’invendus ???

Je vois que bien des « auteurs » actuels continuent à radoter, peu ou prou, des propos complètement dépassés, pour pouvoir continuer à faire la « promo » de leurs « œuvres » d’il y a seulement quelques années, sans passer pour des gens qui se contredisent gravement eux-même.

Pour ma part, il me semble que j’avais encore nettement sous-estimé la problématique des QE et son impact sur l’économie mondiale, même avec un article tel que :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/07/2008-2018-situation-internationale-10-ans-de-crise-quel-remede/

Alors que l’impasse était déjà globalement visible. Il suffisait d’admettre cette évidence : 10 ans après 2008, la « relance » restait dérisoire, alors que la « bulle » était déjà regonflée à bloc et que tous les analystes un tant soit peu cohérents prévoyaient son éclatement dans les trois années « à venir », c’est à dire à échéance 2021 au plus tard… Dès lors la seule question était : quel « nouveau » remède ? La masse des QE post-2008 n’étant toujours pas résorbée par l’économie réelle, en remettre une couche équivalait à condamner le système à reposer entièrement et définitivement sur une « dette » énorme et permanente, et donc en fin de compte sur la base d’un crédit « éternel », autrement dit « à fonds perdus »…

Et comme en réalité, il n’y avait pas d’autre solution, sauf « relance » quasi- « miraculeuse » en quelques mois, c’était donc inévitablement ce qui devait se produire… !

Évidemment, c’est tellement contre-intuitif selon la logique du capitalisme « classique » que je pensais que les responsables de tout ça avaient certainement un « plan B » dans leurs cartons, et je n’ai donc tout simplement pas osé écrire une telle « prospective », même à titre d’ « hypothèse », alors que c’était manifestement la seule issue possible.

Les « gourous » du système, ceux qui pensent, analysent, calculent et prennent les décisions que mettent finalement en œuvre les marionnettes du spectacle politique étaient donc parfaitement conscients de cette problématique et ont simplement agi froidement en fonction, dès que l’occasion s’en est présentée, et ce fut donc la « pandémie » du Covid-19.

Tout comme avec le terrorisme, pour que le spectacle fonctionne à l’échelle planétaire, il faut bien quelques morts bien réels pour rendre la manœuvre crédible.

Avec le terrorisme, quelques centaines suffisent, voire quelques milliers, au besoin…

Mais on s’habitue à tout, et il en fallait donc un peu plus pour instiller la peur-panique à grande échelle et si le Covid-19 n’a probablement pas été réellement « inventé », il fallait néanmoins qu’il se répande suffisamment en Occident pour permettre ce tour de passe-passe économique, financier, et psychologique, en termes de reprise en main de l’opinion publique !

Très peu de « couacs » dans la partition, sauf évidemment la « fausse note » particulièrement insistante, résistante et méritoire, du Pr. Raoult, sauveteur du principe même de la Raison dans notre pays qui en fut autrefois le berceau !

Ton futur papier peut donc être le bienvenu comme nouvel élément du débat, et donc trouver aussi sa place sur TML et d’autres blogs amis, évidemment à condition d’accepter le débat lui-même, sans complaisance aucune, comme tu l’auras sans doute remarqué en lisant ceux précédemment publiés.

A bientôt à te lire, donc.

Bien à toi,

Amicalement,

Luniterre

 

 

Le Coup d’État des Banques Centrales pour les nuls (II) : De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

 

19 mai 12:40, par do

 

Luniterre,

Tu dis :

« Encombrant, il l’est de plus, et très souvent, à un autre titre : je vois que pas mal de livres écrits « à compte d’auteur », d’une manière ou d’une autre, deviennent des boulets pour les neurones des dits auteurs… En effet comment évoluer dans sa pensée si l’on doit, par des idées nouvelles, mettre au rebut les stocks d’invendus ???

« Je vois que bien des « auteurs » actuels continuent à radoter, peu ou prou, des propos complètement dépassés, pour pouvoir continuer à faire la « promo » de leurs « œuvres » d’il y a seulement quelques années, sans passer pour des gens qui se contredisent gravement eux-même. »

Je réponds : Extrêmement bien vu !

A+
do
http://mai68.org

 

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NDLR>>> UNE PREMIÈRE PARTIE DE CE DÉBAT SE TROUVE DÉJÀ ICI >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

 

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+ANCIEN, MAIS SUR UN SUJET ÉVIDEMMENT CONNEXE>>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/15/une-evangile-de-lintelligence-artificielle-sauvera-t-elle-le-capitalisme/

 

 

 

 

 

CRISE DU COVID-19 – LE NOUVEAU POUVOIR DES BANQUES CENTRALES

 

 

 

CRISE DU COVID-19 – LE NOUVEAU POUVOIR DES BANQUES CENTRALES

 

Récapitulatif en doc PDF des principaux articles et débats sur le sujet du Coup d’État mondial des Banques Centrales.

 

CRISE DU COVID-19 – LE NOUVEAU POUVOIR DES BANQUES CENTRALES

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/05/crise-du-covid-19-le-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales.pdf

 

 

Cliquer pour accéder à crise-du-covid-19-le-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales.pdf

 

 

 

                Le changement de pouvoir au sein de la classe dominante ne correspond pas à une sorte de coup d’État bureaucratique mais bien à une évolution des forces productives. La faction qui a intérêt à une « stabilisation » de la situation à son niveau actuel de capitalisation boursière est donc celle qui ne compte pas sur une relance durable de l’économie « productive » au sens de la plus-value extraite du travail vivant, mais celle qui compte sur une extension de la monopolisation des valeurs d’usages issues des nouvelles technologie (GAFA) et des industries de pointe, de plus en plus robotisées. C’est la fraction qui cherche à faire tourner la machine productive (… de valeurs d’usage), non plus sur la valeur d’échange, mais sur la valeur d’utilité marginale, nécessairement contrôlée et régulée en accord entre les monopoles et les banques centrales, qui financent déjà (« chômage partiel »), et financeront de plus en plus, par nécessité, à la fois la production et la consommation.

UN SIMPLE CONSTAT!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://c.pxhere.com/photos/33/18/monkey_sculpture_carving_art_wood_carving_animal_seeing_blind-1243701.jpg!d

Lettre ouverte aux aveugles de la « gauche » française

A la suite, réactualisé en temps réel, un débat avec le camarade Gérard Bad , portant notamment sur le rôle des GAFA dans l’évolution des forces productives et des rapports de production

 

https://c.pxhere.com/photos/33/18/monkey_sculpture_carving_art_wood_carving_animal_seeing_blind-1243701.jpg!d

 

 

Lettre ouverte aux aveugles de la « gauche » française

 

 

 

 

« La science consiste précisément à établir comment la loi de la valeur s’impose. »

Karl Marx, lettre à Ludwig Kugelmann, 11 Juillet 1868

 

La plupart des analystes, même prétendument « marxistes », n’ont pas réellement compris la mutation actuelle du système.

Alors que la réalité est pourtant sous nos yeux, avec la soumission et l’adaptation de l’ensemble du système, et même de la majorité de la fraction financière boursicoteuse, aux injonctions de la BCE, y compris de manière étendue, sinon généralisée, concernant la réduction des dividendes :

 

https://www.novethic.fr/actualite/gouvernance-dentreprise/gouvernance/isr-rse/33-milliards-d-euros-de-dividendes-prevus-en-2020-presque-moitie-moins-qu-en-2019-148483.html

 

https://www.bnains.org/archives/dividendes_CAC40_2020.php

 

https://www.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/la_bce_demande_aux_banques_de_ne_pas_verser_de_dividendes_au_moins_jusquen_octobre_2020.pdf

 

Etc…

 

Dans le contexte actuel il y a donc une période d’ajustement de la part restante attribuée au capital financier par la BCE. Une part qui est néanmoins fort bien acceptée par cette fraction financière qui est désormais son obligée.

Cela se traduit nettement, en dépit de la « crise du Covid-19 » et des perspectives économiques hyper mauvaises, par une stabilité tout à fait remarquable des indices boursiers depuis le moment de « chute » évidemment programmée de fin Février-début Mars :

 

 

Il n’y a donc que les imbéciles pour ne pas le voir, mais ils sont légions, et parmi eux, l’essentiel de la gauche française, même « extrême ».

De plus, il est tout aussi évident que la perspective de « reprise » n’existant que de manière conditionnée par la politique de crédit des Banques Centrales, dont la BCE en Europe, cette nouvelle situation n’est pas transitoire mais durable. La part restante attribuée au capital financier par les Banques Centrales sera réajustée de manière constante en fonction de leur politique de crédit, et non plus en fonction des seuls aléas des marchés, même financiers.

Il en ira ainsi durablement sauf dérapage et nouvelle bulle, mais qui ne fera qu’aboutir à renouveler l’opération « crise de peur-panique » sous une forme ou sous une autre, et renforcer encore la dépendance du système au crédit des Banques Centrales.

Que la « création monétaire » soit faite de manière directe ou indirecte, peu importe, le constat est que le système, depuis la crise de 2007-2008, ne survit que sous la perfusion monétaire des banques centrales, et la « crise du Covid-19 » ne fait que consacrer cette situation de manière définitive.

Ce qui change fondamentalement, dans la forme par laquelle se manifeste la loi de la valeur, c’est bien la relation entre crédit et circulation monétaire.

Il est plus que temps de s’en apercevoir et d’en tirer les conséquences.

Évidemment, la seule alternative réelle à la crise systémique désormais à la fois cyclique et permanente réside dans le réveil du prolétariat et des classes populaires, mais seulement s’il se transforme en force politique consciente de cette problématique, et ce n’est donc pas du tout ce qui ressort actuellement des grandes proclamations des uns et des autres sur l’« après Covid-19 ».

Luniterre

 

« La science consiste précisément à établir comment la loi de la valeur s’impose. »

Karl Marx, lettre à Ludwig Kugelmann, 11 Juillet 1868

 

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/04/crise-et-pandemie-de-loeuf-et-de-la-poule-qui-est-le-premier/

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Démasqués :

Le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/24/sur-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs-des-banques-centrales-quelques-observations-complementaires/

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En réponse au plagiat grossier

effectué par Khider Mesloub

 

 

 

La nécessité d’une réponse ne réside pas dans l’appropriation grotesque du texte de notre article « Démasqués : le nouveau pouvoir des faux monnayeurs » par Khider Mesloub, mais dans la déformation fondamentale du sens, et précisément dans le masque nouveau dont ce plagiat voile ce nouveau pouvoir, en le présentant comme une simple continuation « accentuée » du pouvoir du capital financier « traditionnel » et déjà quasiment mondialisé depuis un siècle, même si avec de violents conflits internes.

Le point de départ de cette réponse, du reste, est une observation faite par le camarade Gérard Bad, qui, bien que ne manquant pas de remarquer le plagiat, n’en tente pas moins de voiler également le sens de l’original en le réduisant à une problématique « quantitative » dans la circulation monétaire et les rapports entre les Etats et les Banques centrales, sans comprendre que le sens même de cette nouvelle circulation monétaire et littéralement aussi le sens dans lequel s’exerce la nouvelle hiérarchie des pouvoirs planétaires, où le capital financier « traditionnel » a lui-même perdu le trône suprême et doit se contenter des strapontins dorés des obligés et débiteurs privilégiés.

Luniterre

 

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Coup d’Etat planétaire ourdi par l’oligarchie financière

dimanche 26 avril 2020, par Khider Mesloub

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5882

[NDLR >>> PRINCIPALE CIBLE DE CE PLAGIAT >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/   ]

« Que chaque nation crèverait, qui cesserait de travailler, je ne veux pas dire pendant un an, mais pendant quelques semaines, chaque enfant le sait », Karl Marx, lettre à Ludwig Kugelmann, 11 juillet 1868. Comment les dirigeants les plus éminents, formés dans les plus grandes universités, ont-ils oublié ce truisme ? Quelles sont les véritables motivations de la stratégie politique de confinement totalement préjudiciable aux intérêts économiques et sanitaires des pays ? Aujourd’hui, il est clairement établi, eu égard aux conséquences catastrophiques provoquées par la décision d’arrêter la production (du moins certains secteurs secondaires), qu’il s’agit là d’un véritable sabordage généralisé de l’économie machiné par quelques fractions du capital financier aux intérêts menacés d’éclatement ces derniers mois, consécutivement à la fragilisation de la sphère spéculative. Aussi, ce sabordage de l’économie répond-il à un plan machiavélique et non à une « décision irrationnelle » des gouvernants, ces représentants des peuples censés défendre l’intérêt national et protéger les populations laborieuses des calamités économiques et sanitaires, mais en vrai entièrement soumis aux puissances financières. À l’évidence, les intérêts « sanitaires » ayant présidé à la stratégie de confinement sont totalement opposés aux intérêts vitaux des nations.

Une chose est sûre : le désordre et le cataclysme économiques actuels ne doivent rien au hasard. Ce désordre apparent s’inscrit dans la stratégie de la théorie du « chaos constructif » (ou « destruction créatrice », selon l’expression de Joseph Schumpeter) visant la mise en œuvre accélérée de la gouvernance mondiale du capital financier, dominé par la finance occidentale. À cet égard, dans un contexte de crise économique aiguë et de menace d’éclatement imminent de la « bulle financière », le Covid-19 a constitué, pour l’oligarchie financière, une opportunité inespérée pour accélérer ce processus de purgation de l’économie et de gouvernance mondialisée assurée par les banques centrales désormais seules institutions capables de renflouer les trésors publics des Etats, devenant ainsi les nouveaux maîtres et décideurs du monde. En effet, ces récentes dernières années, le différentiel entre l’économie réelle anémiée et la sphère financière artificiellement gonflée menaçait d’éclatement. Par cette opération de purge économique exécuté à la faveur de l’apparition du coronavirus, le capital financier escompte relancer l’économie à son profit, après avoir éliminé les secteurs et les entreprises insuffisamment adaptés à la globalisation contemporaine.

C’est dans cette perspective qu’il faut inscrire cette ultime tentative de sauvetage du capitalisme opérée par les fractions « modernistes » de la finance. Cette opération, effectuée dans une période de paix, donc sans conflits armées, a pour dessein la destruction simultanée d’une grande partie des forces productives (comme lors des deux Guerres mondiales) et d’une partie des capitaux financiers superflus, afin d’éviter, dans ce dernier cas, la réitération rapide de la constitution de la « bulle financière » susceptible de compromettre la reconstruction économique envisagée par les tenants de ce coup d’État financier.

De manière générale, le processus de financiarisation du capitalisme, en vigueur depuis plus trois décennies, ne résulte pas d’un dévoiement politique opéré par des Etats malveillants ou par des investisseurs avides d’argent facile, mais de la chute de la rentabilité des investissements « productifs », autrement dit du secteur de l’économie réelle, seule activité productrice de plus-value. Cette baisse drastique de la rentabilité dans l’économie réelle est due à l’augmentation exponentielle de la rentabilité du travail, obtenue grâce à l’accroissement considérable de l’automatisation des entreprises et de l’extension de la robotisation. Cette augmentation de la rentabilité entraîne inévitablement la réduction de la main-d’œuvre et, corrélativement, la diminution du capital injecté dans le circuit de la consommation via les salariés du secteur productif désormais réduits à la portion congrue, détruisant ainsi la dynamique de croissance du cycle production-consommation. Aussi, faute d’une relance durable de l’économie capitaliste, devenue impossible dans le cadre du fonctionnement actuel du système sclérosé, les fractions les plus « modernistes » du capital financier, se sont-elles résolues à œuvrer à la refondation d’un nouvel ordre mondial entièrement dominé par leur classe financière dominante. Aujourd’hui, le manque de réactivité des Etats devant la pandémie du Covid-19 s’éclaire à la lumière de l’actualité à posteriori moins dramatique en matière de mortalité que les prévisions catastrophistes annoncées par les médias inféodés aux puissances financières (l’Impérial Collège annonçait insidieusement, au début de l’épidémie, pour créer un climat de psychose légitimant les mesures de confinement et d’arrêt de l’économie, des millions morts).

Tout s’était passé comme si toutes les conditions avaient été délibérément réunies pour favoriser la stratégie de confinement avec son corollaire d’arrêt de l’économie. Ces « défaillances » sanitaires programmées, illustrées notamment par les carences en matière d’urgence médicale et l’absence d’équipements médicaux, dévoilent la stratégie du chaos fomentée par les différents gouvernements inféodés aux puissances financières. L’absence d’adoption de mesures sanitaires précoces, telles que les contrôles aux frontières et aux aéroports, la défaillance des masques, tests, gants, gels hydro alcooliques, respirateurs, les campagnes de dénigrement à l’encontre du professeur Didier Raoult, constituent des preuves irréfutables de la volonté des pouvoirs (contrôlés par les puissances financières) de saborder délibérément la « santé » économique et sanitaire des pays occidentaux (et, par extension, des autres pays dépendants, notamment les pays pauvres, entraînés malgré eux dans cette débâcle), aux fins d’enclencher cette « mutation » du capital financier, ce virus plus dangereux que le coronavirus. Cette stratégie criminelle dévoile la nature perverse des classes dirigeantes contemporaines.

Le Covid-19 n’a constitué qu’un prétexte opportun à la mise en œuvre de cette politique de sabordage économique, opérée « au nom de la sauvegarde sanitaire ». Or, d’un point de vue purement comptable, cette stratégie de confinement est dramatiquement coûteuse. Si l’on met en balance le coût de fabrication ou d’achat des matériels sanitaires et médicaux, et de construction d’établissements de soins complémentaires, même réalisés dans l’urgence, et le coût économique d’un arrêt complet de la production avec ses désolations collatérales en matière de chômage pandémique et de faillite d’entreprises, on constate immédiatement que la première option d’investissement urgente est plus rationnellement adaptée aux intérêts du pays, tant au niveau sanitaire qu’au niveau économique. Aussi, compte tenu de ces éléments, il est manifestement évident que le sabordage généralisé de l’économie constitue bien une planification ourdie par les élites financières et non l’œuvre d’une décision « irrationnelle » politique. C’est l’oligarchie financière mondiale dont les capitaux étaient menacés par l’éclatement imminent de la « bulle financière » qui a actionné cette opération de sabordage pour accélérer en sa faveur le processus de financiarisation de l’économie. Cette mutation économique était devenue la priorité primordiale pour les grands financiers mondialistes, bien avant l’intérêt national. Pour preuve de la mainmise des financiers dans ce coup d’État économique mené sous couverture sanitaire, la faiblesse de la perte du capital financier enregistrée au niveau des bourses, depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19 : comparativement à la crise de 2008, aujourd’hui les pertes sont plus faibles. Et comment expliquer cette faiblesse en matière de pertes boursières ? La réponse est dans la question.

En tout état de cause, cela prouve une chose : l’intérêt du capital financier est radicalement distinct des nations et des peuples. Le capital financier est, sous le rapport de la « valeur », un capital factice, mais aux capacités réelles de domination économique et politique. Actuellement, placé devant une crise insurmontable, le capital financier, dirigé par une élite cynique, a décidé de régler à sa manière les contradictions du capital. Quitte, comme on l’observe aujourd’hui, à tenter des « solutions » dramatiquement préjudiciables pour les économies nationales et les populations, les premières condamnées à la faillite, les secondes à la famine. Le capital financier est sans foi ni loi. Pour pérenniser sa domination de classe au moyen d’une restructuration du capitalisme, il est disposé à sacrifier des pans entiers de l’économie planétaire et à réduire à la misère des centaines de millions de personnes. Quitte à financer la « nouvelle économie », reconfigurée selon les intérêts du capital financier, par les Etats, autrement dit avec l’argent des contribuables (des travailleurs) et l’endettement. Or, l’endettement de l’État est assuré par les banques centrales. Aussi, avec l’expansion actuelle de l’endettement des États, se profile inéluctablement la perte de contrôle sur le développement de leur économie, aujourd’hui plus que jamais obéré par la crise précipitamment enclenchée par le capital financier. Avec l’aggravation de la crise économique, ces mêmes États sont condamnés à recourir au crédit pour renflouer leur trésorerie anémiée, afin de subventionner leurs rares survivantes entreprises, assurer la survie de leurs populations affamées par le nouvel ordre économique génocidaire qui se dessine. Inexorablement, pour bénéficier des crédits, les Etats doivent passer sous les fourches caudines des banques centrales. Autrement dit, les Etats vont devoir capituler devant le capital financier, abandonner leur indépendance.

Lentement mais sûrement, le pouvoir de l’oligarchie financière étend sa domination sur tous les pays, y compris contre une grande partie de la petite et moyenne bourgeoisie, aujourd’hui précarisée, paupérisée, prolétarisée, néanmoins toujours plein d’illusions sur les magnificences du capitalisme.

Qui a dit que le prolétariat avait disparu ? N’est-ce pas plutôt à la disparition définitive des « classes petites et moyennes bourgeoises » que nous assistons. À leur prolétarisation rampante, à leur précipitation irréversible dans la misère et la mendicité, à leur clochardisation. Aujourd’hui, Marx a gagné contre ses détracteurs qui encensaient le capitalisme triomphant, assurant éternellement bonheur et prospérité, élévation constante du niveau de vie, ascension définitive sociale, disparition de la paupérisation, le triomphe irréversible des classes moyennes, signant la fin de l’histoire, etc (sic). Aujourd’hui ne subsiste sur la scène historique que deux classes antagoniques : la bourgeoisie et le prolétariat. La première nous mène vers l’hécatombe. Le second doit empêcher cette perspective par son devoir de s’atteler à remplir sa mission historique d’émancipation de l’humanité, autrement dit la fin de la société de classe.

Mesloub Khider

 

Une réponse du camarade Gérard Bad :

Coup d’Etat planétaire ourdi par l’oligarchie financière

11 mai 09:53, par oeil de faucon

Cet article est tiré de Tribune ML sous le non « Coup d’État mondial des Banques Centrales ». Que faut il entendre par coup d’ état mondial ? Que je sache les banques centrales par exemple en Europe ont toutes un siège à la BCE, et ce n’ est pas l’ injection de 750 milliards d’ euros approuvés par les états, qui peuvent présenter un caractère de coup d’ Etat qui plus est mondial.

Résister
face au Coup d’État mondial des Banques Centrales !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

 

 

Post en réponse

proposé par TML :

 

Prévisualisation

Coup d’Etat planétaire ourdi par l’oligarchie financière

par Luniterre

 

 

Constater que Khider Mesloub a plagié l’article de TML est une chose, constater qu’il n’en a néanmoins pas compris l’essentiel, une autre !

Quant à le reformuler ainsi :

« Que je sache les banques centrales par exemple en Europe ont toutes un siège à la BCE, et ce n’ est pas l’ injection de 750 milliards d’ euros approuvés par les états, qui peuvent présenter un caractère de coup d’État qui plus est mondial. » [ Gérard Bad ]

C’est ne pas l’avoir compris non plus, ou bien, pas lu entièrement.

En effet, ce n’est pas ce qui y est dit.

Ce n’est pas l’importance relative de telle ou telle somme injectée, même si néanmoins réellement « astronomique », mais le sens de l’évolution économique et monétaire que la présente crise implique qui importe réellement, et constitue un changement irréversible dans l’évolution du système de domination de classe.

En réalité, c’est bien depuis 2008 que le système entier est sous perfusion monétaire par injections constantes de liquidités « astronomiques » et incapable de résorber cet excédent de liquidités par une augmentation de la valeur réellement dégagée du secteur productif.

L’idée originelle et « officielle » du QE et autres formes d’injections était en principe de relancer l’appareil productif et de permettre la revalorisation du capital dans le circuit productif.

Autrement dit, il y avait là une prétention à renouer un lien entre l’aspect spéculatif « fictif » du capital financier et son aspect d’investissement industriel « productif ».

Or cela n’a pas été le cas, et en ce sens le simple « sauvetage des banques » n’a aucunement permis un « sauvetage de l’économie réelle », en termes de développement.

Ce fut simplement un sauvetage relatif, de « maintien à flot », c’est à dire de stagnation, sans nouvelle valorisation significative possible.

Le « regonflage » d’une nouvelle bulle financière menait donc tout droit à un krach majeur, très prochainement, et qui a donc été évité en « crevant l’abcès » sous prétexte de « pandémie mondiale ».

Mais le résultat est bien que les politiques monétaires de type QE, historiquement et supposément « non conventionnelles », sont devenues la règle, et même la règle obligatoire, la condition sine qua non de la survie du système.

Donc dire que les États, les monopoles industriels et financiers, les banques d’affaires et de dépôt « normales », ou même les TPE-PME ou quelque acteur économique que ce soit, sont « d’accord » pour cette politique, ou « approuvent » les nouvelles « injections », quelles qu’en soient désormais les sommes, cela n’a réellement aucune signification, vu qu’ils n’ont aucun autre choix, sinon leur propre mort, en tant qu’États, banques, entreprises, etc… !

Et ce n’est donc pas par elle-même l’accumulation exponentielle d’endettement, ni même les excédents de liquidités en circulation, qui rendent impossible le retour en arrière, mais bien le fait qu’avec le développement de la robotisation de la production et des services, avec le recul de la part du travail productif humain dans l’économie mondiale, c’est l’évolution actuelle des forces productives qui mène à une évolution des formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur dans l’économie, et précisément, en l’occurrence, une transformation profonde de la relation entre crédit et circulation monétaire.

C’est ce qui est expliqué dans la série d’articles en lien, se terminant avec la « Lettre ouverte aux aveugles de la « gauche » française  » :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/06/lettre-ouverte-aux-aveugles-de-la-gauche-francaise/

Et du reste, il est significatif que Khider Mesloub ait tronqué l’essentiel de la citation de Marx, qui se terminait ainsi :

« La science consiste précisément à établir comment la loi de la valeur s’impose. »

Luniterre

 

 

A la suite, un échange utile avec le camarade Gérard Bad :

 

 

Bonjour matinal [  … reçu de Gérard Bad  ]

Ne pouvant te répondre au coup par coup, et comme tu poses la question d’un « coup d’ Etat mondial » des banques centrales, je vais faire un article complet sur le sujet puisque tu n’ es pas le seul à émettre cette idée. Le sieur F.Chesnais parle de « coup d’Etat fondateur de la dictature des créanciers.. »l’ expression «  dictature des créanciers nous vient de (Fitoussi 1995), (Bourguiba,1995) va plus loin avec «  sa tyrannie des marchés ». Par contre il aurait été intéressant que tu parles des GAFA et du Libra qui essaye de détrôner le dollar, ces GAFA américains et chinois sont devenus une puissance financière agissante qui menace les banques. Si ils parvenaient à s’imposer comme nouvelle monnaie universelle, comme l’ avait fait le dollar après la seconde guerre mondiale nous pourrions alors parler d’un bouleversement mondial au niveau de la monnaie internationale, monnaie qui deviendra alors complètement virtuelle comme Marx l’ avait prévu je cite:

« C’est pourquoi l’argent, sous sa forme immédiate, correspondant à une phase historique antérieure au capital, apparaît à celui-ci comme frais de circulation. Le capital s’efforcera donc de se convertir en une forme qui lui soit adéquate, en en faisant le représentant d’une phase de la circulation qui ne lui coûte pas de travail et n’a pas de valeur. Le capital cherche donc à supprimer l’argent sous sa forme et son existence traditionnelles et immédiates et à le transformer en un produit du capital, en en faisant un produit purement idéal, c’est-à-dire matériellement aboli. » Fondements t II p 186

Toute l’ histoire de la monnaie, de l’ or au billet jusqu aux signes de la monnaie scripturale et maintenant électronique l’ argent ne sortira plus des banques

Bien à toi et à te lire,

GB

Réponse TML >>>

 

Bonjour, camarade!

 

L’expression:

 

« coup d’Etat fondateur de la dictature des créanciers.. »

 

saisit assez bien un aspect immédiat de ce qui vient de se passer, mais ne va pas jusqu’à la racine de cette problématique, qui est l’évolution des formes par lesquelles se manifeste la loi de la valeur en fonction de l’évolution des forces productives.

 

A cet égard, par contre, tu as tout à fait raison de souligner le rôle particulier et particulièrement important, « qualitativement », si l’on peut dire, que jouent les GAFA, et y compris chinois, comme tu n’oublies pas, et fort à propos, de le noter.

 

« Qualitativement » s’entend ici au sens du changement de nature des rapports de production, avec le recul constant de la part du travail humain productif.

 

Par contre, il ne faut pas surévaluer l’apparition éventuelle de « monnaies dissidentes » virtuelles en concurrence des monnaies « marchandises » actuelles, vu qu’elles se placent précisément en concurrentes « marchandes » et non en sources de crédit réellement opérationnel, qui est devenu et restera, sauf révolution politique, l’apanage des Banques Centrales.

 

Les fluctuations des marchés financiers sont elles-mêmes désormais soumises à la pression des Banques Centrales, comme le montre leur nivellement actuel. Les acteurs du marché ne font eux-mêmes globalement plus grand chose d’autre que le même genre de théâtre d’ombres qu’est devenue depuis très longtemps la « démocratie » parlementaire bourgeoise.

 

Leur « tyrannie » n’est plus que celle de cabots kollabos, tenus en laisse par l’oligarchie des Banques Centrales.

 

Bien à toi,

 

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

 

En réponse à un envoi de doc,

une réflexion sur les GAFA et la plus-value :

 

Bonsoir, camarade !

 

Je te remercie pour l’envoi des docs sur les GAFA

 

Le sujet sur les monnaies virtuelles « dissidentes » est intéressant, également, mais avec l’évolution actuelle cela ne change pas grand chose en termes de circulation monétaire.

 

Même si une grosse boite comme Facebook crée sa monnaie, tôt ou tard elle doit être convertible et donc soumise aux pressions du marché monétaire.

 

Évidemment, il peut y avoir concurrence avec une monnaie telle que le dollar, mais cela implique précisément une convertibilité souple, pour en faire une potentielle monnaie internationale qui, de facto, deviendrait, sur le marché des changes, une nouvelle monnaie de « réserve ».

 

Assez logiquement, un tel projet rencontrera l’opposition des banques centrales, à moins qu’il ne se place, d’une manière ou d’une autre, sous leur coupe en termes de crédit.

 

Auquel cas son « existence » ou non deviendrait purement anecdotique, réduite à un gadget commercial.

 

D’une manière générale, la plus-value réelle dégagée par les GAFA, contrairement aux apparences, est en réalité très réduite, sinon pratiquement insignifiante, en rapport de leur chiffre d’affaire, et même de leur bénéfice, qui provient en fait du quasi-monopole mondial qu’ils exercent sur la « production » de valeurs d’usages qui n’exigent pas ou très peu de travail humain vivant.

 

Dans certains cas, néanmoins, une partie importante de leur revenus qui proviennent de la publicité peut s’analyser, en partie, comme de la plus-value indirectement extorquée, lorsqu’il s’agit de pub pour des produits qui contiennent eux-mêmes encore une part de travail vivant.

 

Globalement, deux produits similaires « concurrents », de prix de vente égaux, et qui se partagent un même marché, contiennent tout deux une part de plus-value, disons pour simplifier, au prorata de la part de travail vivant qu’ils comportent encore.

 

S’ils ne comportent plus du tout de travail vivant, ils ne comportent plus de plus-value et ne peuvent générer un bénéfice qu’en situation de monopole ou d’entente entre monopoles « concurrents ».

 

Dans ce cas il y a monopole de la valeur d’usage. La « valeur d’échange » devient en fait la valeur d’utilité marginale, au sens néo-classique du terme.

 

A proprement parler, la notion de valeur d’échange disparaît donc derrière la valeur d’utilité marginale.

 

…Ou du moins, elle semble disparaître… !

 

Mais elle réapparaît « en creux », en quelque sorte, car la valeur d’utilité marginale ne peut fonctionner que si le « client » a de quoi payer pour satisfaire son besoin, éventuellement vital.

 

Or, si son argent ne provient plus de sa force de travail, dans un monde entièrement robotisé, d’où vient-il, sinon, indirectement, du crédit des Banques Centrales qui financent déjà la production ?

 

Et nécessairement indirectement, vu que faute de travail salarié, ce « crédit », pour le consommateur, ne peut apparaître que sous une forme non remboursable à son niveau.

 

C’est précisément ce qui vient de se passer avec la « crise du Covid-19 » et le chômage « partiel » mais massif et qui ne peut donc être financé que très partiellement par la valeur-travail, qui n’est plus générée en proportion. Il est donc financé directement par les États, eux-mêmes financés, directement ou non, par les crédits « débloqués » par les banques centrales…

 

Les Banques centrales en sont donc déjà à financer à la fois la production et la consommation.

 

C’est un avant-goût, en quelque sorte, d’une situation de monopole absolu et/ou de concertation entre monopoles pour une dictature de la valeur d’utilité à la fois marginale et entièrement contrôlée, aux deux bouts du cycle production-consommation, de façon à assurer la pérennité de la domination de classe.

 

Cette dictature de la valeur d’utilité marginale, qui prend progressivement en otage tous les besoins économiques de la vie, et qui repose donc de plus en plus sur le monopole des valeurs d’usages produites par des moyens de plus en plus robotisés, ne peut tenir que sous la coupe réglée par les Banques Centrales, maîtrisant donc complètement la source du crédit et de la création monétaire.

 

La crise de 2007-2008 a déjà jeté, par la force de la nécessité, et notamment sous la forme « QE », les bases « nouvelles » d’un tel système de domination de classe.

 

La « crise du Covid-19 » a permis de « pérenniser » ce qui était jusque là, hypothétiquement et « théoriquement », « non-conventionnel ». …Et de faire quelques pas en avant considérables vers la dictature de la valeur d’utilité marginale, basée sur le monopole des valeurs d’usages, …et le crédit des Banques Centrales !

 

Bien à toi,

 

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

Sur les GAFA et la loi de la valeur,

une suite au débat avec le camarade Gérard Bad :

 

 

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Bonjour

voici dans un article sur les GAFA ce que j’ écrivais en 2018

Les GAFA et la loi de la valeur

« Nous sommes d’ accord pour dire que les GAFA ne créent pas de valeur tant qu’ils se positionnent comme une médiation qui n’ a pas plus d’ importance que la publicité. Encore que cette médiation est bien particulière du simple fait que sa ramification pénètre partout1 pour prélever de l’information en temps réel, dont les GAFA font ensuite commerce. Nous pouvons dire que l’informatisation de la société est l’ infrastructure sur laquelle se greffe celle des GAFA; que cet ensemble forme « la nouvelle économie ». […]

http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2018/04/19/36325445.html

 

Réponse TML >>>

 

Bonjour, camarade!

Une assez bonne approche de la situation particulièrement transitoire de l’évolution actuelle des forces productives.

Avec, néanmoins, dès le départ, une grosse bévue sur la notion de valeur.

En effet, si une grande partie des revenus des GAFA provient de la publicité, cela ne peut néanmoins fonctionner que s’il y a des usagers pour les services qu’ils produisent, pour les produits qu’ils diffusent, même si souvent gratuitement.

Leur “production” sous toutes ses formes, représente donc une valeur d’usage, et même une valeur d’usage essentielle dans le monde actuel. Il est donc tout à fait faux de dire qu’ils ne produisent pas de valeur!

Par contre, c’est bien le caractère presque entièrement automatisé de cette “production” qui en réduit le caractère “productif” en termes de plus-value, et tend même à le réduire vers le point zéro de l’automatisation intégrale, ce qui n’en préserve pas moins son caractère de valeur d’usage.

Ce qui est important de comprendre, c’est donc comment cette valeur d’usage s’insère dans des circuits productifs et commerciaux “traditionnels” encore essentiellement fondés sur la valeur d’échange.

C’est bien en cela que la situation actuelle est spécifiquement transitoire.

Bien entendu, et comme tu le remarques fort justement toi-même, la tendance du capital est toujours de revenir à sa propre source, qui est la valorisation par accumulation de plus-value dans le circuit productif “traditionnel” où il reste encore une part importante de travail vivant.

Tendance qui ne peut, cependant, contredire fondamentalement la tendance à l’augmentation de la “productivité” par la robotisation et l’exclusion progressive mais irréversible du travail vivant…

Bien entendu, il y a une part importante de l’accumulation opérée par les GAFA qui se joue dans le domaine du capital financier “fictif”, mais il ne faut pas oublier que le lien entre “fictif” et “productif”, même s’il se distend à l’extrême, doit nécessairement se reconstruire sous une forme ou sous une autre pour la pérennité de la domination de classe.

C’est bien ce qui s’est produit, même si de façon insuffisante pour régler durablement le problème, avec la solution “QE” après 2008. Et c’est bien pourquoi ce type de solution est donc devenu systématique et systémique, avec la présente “crise du Covid-19”, par le crédit tous azimuts répandu par les Banques Centrales.

Le lien entre le capital “fictif” des GAFA et leur “production” spécifique s’effectue donc directement par le monopole des valeurs d’usage produites, ce qui en fait une évolution nouvelle et particulière, qui inaugure donc, en quelque sorte, une évolution caractéristique des rapports de production au sein du système de domination de classe.

D’ores et déjà, elle apparaît sous la forme de la valeur d’utilité marginale, qui coexiste donc, dans cette phase transitoire, avec la “bonne vieille” valeur d’échange: lorsqu’un travailleur salarié paye un produit ou un service venant de cette source nouvelle de valeur d’usage, il le fait néanmoins avec le prix de sa force de travail. Pourtant il est tout à fait impossible de définir cela comme “échange”, car l’échange avec un circuit de production entièrement automatisé, c’est bien un échange entre un humain et une machine, c’est à dire un non-échange, à proprement parler, sauf à prêter une personnalité complète à la machine.

La “personnalité” de la machine n’est que celle du monopole GAFA qui la contrôle, en tant que source de valeur d’usage.

Ce qui nous ramène bien au concept tout à fait opérationnel, dans ce cas, de valeur d’utilité marginale. …Et à son lien incontournable, d’ores et déjà, avec la circulation monétaire d’un nouveau genre en train de se mettre en place sous l’égide du nouveau pouvoir des Banques Centrales.

A noter que même s’il devait y avoir une “guerre” plutôt qu’une “fusion” entre GAFA et Banques Centrales, cela n’empêchera pas que ce type de circulation monétaire sera celui mis en place au final, même si les GAFA arrivent à dominer le circuit du crédit et de la création monétaire.

Bien à toi,

Amicalement,

Luniterre

 

Suite de l’échange >>>

Bonsoir,

Un autre texte sur les GAFA (http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2018/03/29/36274911.html ), qui devrait te permettre de te rendre compte que la création de pl dans ces secteurs n’ est pas simple. Si nous prenons Amazon Nous pourrions penser qu’il y a création de valeur, seulement si il y a du travail salarié. Mais les GAFA embauchent des gens sans véritable statut, voir celui d’indépendant ou d’ auto entrepreneur de soi. Par conséquent sans travail salarié pas de pl, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’ exploitation. Si nous prenons Uber « le dit capitalisme de plate forme » il fait son profit en jouant sur un capital constant faible et sans salariés ou trés peu.

Tu verras mon autres textes, qui visait à alerter mes copains de l’ importance de ce nouveau capitalisme.

Pour qu’il n y est pas de confusion entre nous sur la pl, pour Marx est productif de pl celui ou celle qui fait fructifier le capital, et donne plusieurs exemples comme celui d’ une chanteuse qui chante pour un patron donc salariée, celui d’ un instituteur qui travail pour le privé en opposition avec celui qui est payé par l’ etat ( un mangeur de pl…)

En ce qui concerne la BCE, le « coup d’ Etat » je dirais plutôt le coup de force, vise entre autre à calmer les velléités souverainistes, et les récentes déclaration des eurocrates le prouve avec la dissidence allemande.

G.B.

 

Réponse TML >>>

 

Bonsoir, camarade!

Franchement, camarade, dans ce dernier mail tu parles de création de valeur sur la base du travail salarié, c’est à dire donc bien de plus-value…

Je ne trouve pas les chiffres précis de chiffre d’affaire pour les Gafa en 2019, mais il est certain que cela se chiffre en centaines de milliards de dollars et peut donc se comparer au budget annuel de pas mal d’États, dont la France…

(Question capitalisation boursière, il s’agit même carrément de milliers de milliards de dollars)

Quoi qu’il en soit, le chiffre d’affaire est essentiellement de la valeur générée annuellement par leur activité économique, et d’autant plus que leurs frais sont évidemment très limités, y compris et précisément en personnel salarié !

C’est donc bien pourquoi je t’ai déjà précisé : « D’une manière générale, la plus-value réelle dégagée par les GAFA, contrairement aux apparences, est en réalité très réduite, sinon pratiquement insignifiante, en rapport de leur chiffre d’affaire, et même de leur bénéfice, qui provient en fait du quasi-monopole mondial qu’ils exercent sur la « production » de valeurs d’usages qui n’exigent pas ou très peu de travail humain vivant. »

Mais l’analyse peut être plus complexe, et une partie de la plus-value générée dans le secteur productif s’y retrouve sous une autre forme.

 

« Dans certains cas, néanmoins, une partie importante de leur revenus qui proviennent de la publicité peut s’analyser, en partie, comme de la plus-value indirectement extorquée, lorsqu’il s’agit de pub pour des produits qui contiennent eux-mêmes encore une part de travail vivant. »

 

De fait, sans l’activité commerciale des Gafa, une partie importante de l’activité du secteur productif n’existerait pas à un tel stade de développement.

On ne peut donc les séparer totalement. C’est l’un des aspects actuels du développement des forces productives propre à notre époque et qui la distingue des précédentes.

 

Pour autant, cela ne résout pas la question fondamentale de la source de la valeur générée par les Gafa.

 

Ce n’est donc pas uniquement une part prélevée commercialement sur la plus-value, au sens classique de ce « partage » à l’époque de Marx. Néanmoins, en étudiant l’évolution de la loi de la valeur, y compris de manière prospective, telle qu’il l’a fait notamment dans les Grundrisse, Marx nous fournit pourtant la réponse à cette question.

 

Dans son analyse de l’automatisation de la production il est clairement expliqué que la l’action de la loi de la valeur cesse avec la fin de l’existence du travail productif humain, c’est à dire la robotisation totale de la production et des services.

 

Bien entendu, en 1857, la combativité du prolétariat l’incitait à penser que cette transition s’opérerait sous le socialisme, voire même sous la phase supérieure du communisme déjà en voie de réalisation.

 

Toutefois il est néanmoins clair dans ses texte que le rapport entre l’évolution des forces productives et l’action de la loi de la valeur se détermine jusqu’à un certain point indépendamment des superstructures politiques, communistes ou non.

Le fait que l’action de la loi de la valeur doive s’éteindre progressivement avec le développement de l’automatisation ne signifie donc pas nécessairement la fin du capitalisme, ou, à tout le moins, d’un système de domination de classe.

A l’évidence, l’automatisation de la production et des services a progressé beaucoup plus rapidement que la lutte des classes, et surtout que l’avancée de la conscience de classe, qui a même, tout aussi évidemment, fortement reculé, en comparaison des époques précédentes, dont celle de Marx.

C’est une évidence qu’il faut simplement assumer de manière cohérente dans nos analyses, ce que la plupart des pseudos- « marxistes » sont bien incapables de faire, et refusent même carrément, consciemment ou non, utilisant maintes formes de déni les plus diverses et toutes à la fois pitoyables et délétères pour le mouvement prolétarien.

Il nous faut donc comprendre l’évolution actuelle des formes par lesquelles se manifeste encore l’action de la loi de la valeur dans le contexte actuel, et non dans un contexte imaginaire qui n’existe plus.

Dans l’article envoyé par ton mail précédent tu parles assez clairement du capital accumulé par l’activité des Gafa, tout en niant d’entrée de jeu que cela puisse être de la valeur créée par leur activité… !

« Les GAFA et la loi de la valeur

 Nous sommes d’ accord pour dire que les GAFA ne créent pas de valeur tant qu’ils se positionnent comme une médiation qui n’ a pas plus d’ importance que la publicité. »

Or l’essentiel de l’activité des Gafa est caractérisé précisément par son automatisation presque totale, via les processus informatiques qui ne nécessitent donc, comme on l’a souligné au départ, qu’une proportion infinitésimale de travail vivant.

Il s’agit donc de services et même de produits qui n’ont le plus souvent même plus de supports matériels à proprement parler. Ce n’en sont pas moins des services et/ou des produits qui prennent un caractère incontournable et même essentiel dans l’économie actuelle. Ce sont donc d’abord et avant tout des valeurs d’usages indispensables, qui s’insèrent pratiquement et concrètement en tant que telles dans les circuits économiques.

En tant que telles elles représentent bien un ensemble de valeurs créées par l’activité de ces Gafa, sans générer pour autant de plus-value en proportion, et pour cause !

Elles n’en arrivent pas moins sur le marché, non pas en tant que valeurs d’échange, mais bien en tant que valeurs d’utilité marginales, au sens tout à fait néoclassique du terme, ce que j’ai déjà tenté de t’expliquer, du reste, ainsi que l’interpolation entre les deux types de valeurs désormais en circulation dans l’économie actuelle.

Ce que la fraction la plus avisée et consciente de la bourgeoisie a parfaitement compris et tente d’assumer concrètement et durablement par le contrôle monopoliste du crédit qu’elle peut exercer via les Banques Centrales.

Bien à toi,

Amicalement,

Luniterre

 

 

Relire Marx au 21ème siècle

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Marx retour à st Simon ?

Par Gérard Bad

Bonjour,

Voici le passage de K.Marx du T III du capital qui me taraude l’ esprit,c’ est un retour a saint Simon et je pense une interprétation de Engels qui admirait Saint Simon. Friedrich Engels rapprochait l’œuvre de Saint-Simon de celle de Hegel en des termes élogieux : « Hegel fut, avec Saint-Simon, la tête la plus encyclopédique de son temps. » Et il ajoutait : « Nous trouvons chez Saint-Simon une largeur de vue géniale. » En effet, Saint-Simon est le premier à analyser la Révolution française en termes de lutte des classes, en indiquant dès 1802 qu’entre les propriétaires et les non-propriétaires, il y a une « lutte qui, par la nature des choses, existe nécessairement toujours entre eux et vous ».La spécificité de Saint-Simon est d’y opposer la classe des « industriels » (encore dénommés « producteurs » ou « travailleurs » et composés des capitalistes industriels, banquiers, petits entrepreneurs et salariés) qui contribuent à la production sociale à celle des « oisifs » (usuriers, propriétaires terriens ou détenteurs de titres de la dette publique) considérés comme des consommateurs prédateurs. Autrement dit les « actifs » et les « oisifs ». Sachant que le TIII fut organisé et publié par Engels, je pense qu’il y a un problème à ce niveau :

«  Transformation du capitaliste réellement actif en un simple dirigeant et administrateur de capital d’ autrui et des propriétaires de capital en simples propriétaires, en simples capitalistes financiers. Même si les dividendes qu’ils touchent incluent l’ intérêt et le profit d’ entreprise, c’ est à dire le profit total ( car les émoluments du dirigeant sont ou devraient être un simple salaire pour une sorte de travail spécialisé, dont le prix est réglé sur le marché du travail comme pour n’importe quel autre travail), ce profit total ne sera plus perçu que sous la forme de l’ intérêt, c’ est à dire comme simple rémunération pour la propriété du capital qui est ainsi complètement séparé de sa fonction, dans le procès réel de reproduction, tout comme cette fonction, dans la personne du dirigeant, est séparée de la propriété du capital. Le profit se présente comme simple appropriation de surtravail d’ autrui (il ne s’ agit plus d’ une partie du profit, l’ intérêt, qui tire sa justification du profit de l’ emprunteur); il résulte de la conversion des moyens de production en capital, c’ est à dire leur aliénation, vis à vis des producteurs effectifs, de leur opposition, en tant que propriété étrangère, à tous les individus réellement actifs dans la production depuis le directeur jusqu’ au dernier journalier. » Capital T3,chap.XXVII, p 460/461 ed. Moscou)

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Réponse TML >>>

 

 

Bonjour, camarade !

 

Je viens seulement de trouver tes mails matinaux, sinon carrément « nocturnes », alors que de mon côté, presque aussi matinal, je rédigeais une courte réflexion sur la lecture de Marx au 21ème siècle…

 

Je te la livre donc telle qu’elle était sur le point de partir, même avant lecture de la citation de Marx qui te « taraude » à ce point…

 

Comme tu le verras, elle semble en quelque sorte répondre à ton interrogation, pour l’essentiel…

 

Notamment sur la question du rapport entre valeur d’échange et valeur d’usage chez Marx, et avec la notion de travail productif en général.

 

Je pense que c’est dans la relation entre ces trois éléments, valeur d’usage, valeur d’échange, et travail productif, que persiste encore une relative confusion dans ton raisonnement.

 

De ce point de vue, il n’y a donc plus aucun mystère…

 

Du moins, je l’espère pour toi, car cela est on ne peut plus simple si l’on fait simplement une lecture littérale des textes de Marx, et non pas biaisée par les interprétations dogmatiques qui se sont empilées dessus depuis la publication du Capital…

 

Pour mieux comprendre, il faut évidemment remettre cette citation dans son contexte, qui est le chapitre XXVII du Livre III du Capital,

« LE RÔLE DU CRÉDIT DANS LA PRODUCTION CAPITALISTE ».

 

La traduction « marxists.org » (…copie de « La Pléiade » de Rubel?), étant comme d’habitude assez obscure, pour le moins, je me suis donc reporté à http://inventin.lautre.net/livres/MARX-Le-Capital-Livre-3.pdf , pages 408-409 du bouquin et page 203 du doc PDF :

 

« 2° Accélération par le crédit des différentes phases de la circulation, de la métamorphose des marchandises, outre la métamorphose du capital; partant, accélération du procès de reproduction en général. (Par ailleurs, le crédit permet de garder plus longtemps séparés les actes de l’achat et de la vente et sert donc de base à la spéculation.) Contraction des fonds de réserve, ce qui peut être considéré d’un double point de vue: d’une part, comme une diminution du moyen en circulation et, d’autre part, comme la réduction de la partie du capital qui doit toujours exister sous forme argent.

Constitution de sociétés par actions. Les conséquences :

  • 1° Extension énorme de l’échelle de la production et entreprises qui auraient été impossibles à des capitaux isolés. En même temps, des entreprises, qui étaient jadis gouvernementales, se constituent en sociétés.
  • 2° Le capital, qui repose, par définition, sur le mode de production sociale et présuppose une concentration sociale de moyens de production et de force de travail, revêt ici directement la forme de capital social (capital d’individus directement associés) par opposition au capital privé; ses entreprises se présen­tent donc comme des entreprises sociales par opposition aux entreprises privées. C’est là la suppression du capital en tant que propriété privée à l’intérieur des limites du mode de production capitaliste lui-même.
  • 3° Transformation du capitaliste réellement actif en un simple dirigeant et administrateur de capital d’autrui et des propriétaires de capital en simples propriétaires, en simples capitalistes financiers. Même si les dividendes qu’ils touchent incluent l’intérêt et le profit d’entreprise. c’est-à-dire le profit total (car les émoluments du dirigeant sont ou devraient être un simple salaire pour une sorte particulière de travail spécialisé, dont le prix est réglé sur le marché du travail comme pour n’importe quel autre travail), ce profit total ne sera plus perçu que sous la forme de l’intérêt, c’est-à-dire comme simple rémunération pour la propriété du capital qui est ainsi complètement séparée de sa fonction dans le procès réel de reproduction. tout comme cette fonction, dans la personne du dirigeant. est séparée de la propriété du capital. Le profit se présente comme simple appropriation de surtravail d’autrui (il ne s’agit plus d’une partie du profit, J’intérêt, qui tire sa justification du profit de l’emprunteur); il résulte de la conversion des moyens de production en capital, c’est-à-dire de leur aliénation vis-à-vis des producteurs effectifs, de leur opposition, en tant que propriété étrangère, à tous les individus réellement actifs dans la production, depuis le directeur jusqu’au dernier jounalier. »

 

Il est donc caractéristique que ce passage se situe précisément dans un chapitre ou Marx examine le rôle du crédit sur l’évolution des formes du développement économique industriel de son temps. A noter que concrètement les deux situations sont évidemment compatibles et que le « directeur salarié » est aussi généralement un détenteur de capitaux sous cette forme « nouvelle » que décrit ici Marx, et même de capitaux de l’entreprise ou du monopole qu’il dirige comme « salarié », dans la plupart des cas, avec donc un fort intéressement au résultat de l’entreprise.

 

Néanmoins il s’agit ici clairement des prémisses de la transition du capitalisme industriel déjà « classique » en ce temps vers la formation des monopoles régis essentiellement par le capitalisme financier.

 

Aujourd’hui, grâce à Lénine, notamment, nous avons pu comprendre et analyser complètement cette évolution du capitalisme vers le stade impérialiste encore actuel.

 

Néanmoins, depuis 2008, et définitivement avec la présente « crise du Covid-19 », nous voilà déjà bien avancés sur le seuil d’une nouvelle mutation du système de domination de classe, et il se trouve que le crédit en est encore et plus que jamais le moyen essentiel…

 

A la suite, et tel quel, mon « précédent » mail, rédigé ce matin à l’aube…

 

Bien à toi,

 

Amicalement,

 

Luniterre

 

PS: Merci également pour les textes de F. Chesnais, tout à fait intéressants , mais que je n’ai pas encore eu le temps d’étudier suffisamment pour en parler!

 

 

 

MON MAIL  » MATINAL » >>>

 

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Bonjour, camarade !

 

Une précision qui me semble nécessaire sur la lecture de Marx au 21ème siècle…

 

En effet, tu tentes de résumer :

 

«  Pour qu’il n y est pas de confusion entre nous sur la pl, pour Marx est productif de pl celui ou celle qui fait fructifier le capital, et donne plusieurs exemples comme celui d’ une chanteuse qui chante pour un patron donc salariée, celui d’ un instituteur qui travail pour le privé en opposition avec celui qui est payé par l’ etat ( un mangeur de pl…)  »

 

Alors qu’en fait, selon les passages, Marx parle du travail productif en général ou du travail spécifiquement productif de plus-value dans les conditions concrètes de son époque, celle de la « révolution industrielle »… et du capitalisme industriel encore en pleine phase ascensionnelle.

 

Il exprime clairement le fait que dans ces conditions seul est productif de plus-value pour le capital le travail productif industriel, stricto sensu, auquel il adjoint néanmoins déjà les activités de transport, qui sont un service complémentaire indispensable mais pas réellement productif au sens strictement considéré pour le reste des activités industrielles.

 

 

Alors que d’une manière plus générale, la valeur d’échange est simplement une évolution de forme de la valeur qui se base sur la valeur d’usage. L’échange n’ayant donc lieu au départ qu’entre deux valeurs d’usages avant de prendre une forme monétaire.

 

Mais fondamentalement l’échange selon Marx, en tant que processus fondateur de la dite valeur d’échange, n’a donc de sens qu’entre producteurs de valeurs d’usage, même si, ultérieurement, par le détour de la monnaie.

 

L’échange, même très indirect, entre producteurs, reste une des conditions de la circulation du capital nécessaire à la production de plus-value. C’est un des principe qu’il explique et exprime très clairement dès les Grundrisse.

 

C’est l’un des principes dont l’action se réduit et tend donc même à disparaître totalement avec l’automatisation de la production, ce qu’il explique aussi très bien dans les Grundrisse, et ce que j’ai tenté de te résumer en expliquant tout simplement qu’il n’y a plus réellement d’échange entre le consommateur et la production d’une industrie entièrement automatisée.

 

C’est une évidence qui n’a pas échappé à M. Hervé Hum, par exemple, qui a pourtant jusqu’ici eu beaucoup de mal à s’éclaircir les idées sur toutes ces questions. (https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/#comment-7635 )

 

Néanmoins, cela ne va pas encore chez lui jusqu’à la compréhension de la valeur d’utilité marginale, pourtant nécessaire à la compréhension d’un système industriel monopoliste, et surtout, entièrement automatisé, tel qu’il se profile déjà dans bien des secteurs de la production.

 

Pour la bourgeoisie, l’utilité immédiate de la théorie de la valeur-travail a commencé à s’estomper dès les débuts balbutiants de l’automatisation industrielle, ce qui a donné naissance à la théorie néoclassique de l’utilité marginale.

 

L’utilité immédiate de cette théorie étant déjà de trouver une issue à la baisse tendancielle du taux de profit. Mais elle n’est évidemment pleinement opérationnelle qu’en situation de monopole, et même, de monopole absolu.

 

Ce qui n’était toujours pas complètement advenu dans le dernier quart du 20ème siècle, malgré les progrès déjà foudroyants de l’automatisation et la réduction drastique de la part du travail vivant dans la production industrielle, et avec elle, la réduction drastique de plus-value industrielle au sens classique du terme.

 

La théorie dite des « chaînes de valeur » est en quelque sorte une théorie hybride qui, à la fois, réintègre le rôle du travail productif industriel et tente d’y assimiler au maximum les activités de services périphériques. Mais finalement non pas pour les développer en tant que travail humain, bien évidemment, mais bien au contraire pour les « réduire » en tant que « coûts » de production…

 

Pour cette approche « théorique », c’est bien la machine qui est productive de valeur, et non pas le travail humain. Or à l’évidence, ce qui sort d’une chaîne de production entièrement automatisée reste incontestablement une valeur d’usage…

 

Le problème du capital restant donc toujours qu’elle n’a plus de valeur d’échange, mais bien seulement une valeur d’utilité marginale !

 

D’où la nécessité absolue, pour la classe dominante, d’en organiser le monopole absolu, avant l’échéance de la disparition complète du travail productif humain…

 

La disparition progressive de la valeur d’échange implique donc inévitablement la monopolisation du crédit ( et donc de la création monétaire), seule garantie possible du monopole des valeurs d’usage, c’est à dire, du point de vue de la domination de classe, du monopole de de leur transformation en valeurs d’utilité marginale.

 

La dette, publique et/ou privée, est la seule laisse par laquelle la classe dominante peut encore tenir l’ensemble du système social et de l’appareil productif entre ses mains. Et à ce stade, à l’évidence, peu importe le taux d’intérêt… Même un taux « négatif » reste une laisse efficace de domination, par la maîtrise de la création et de la circulation monétaire.

 

 

Bien à toi,

 

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

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Conclusion provisoire

par Gérard Bad

Je retiens donc ce qui me semble être ta thèse, il faudrait développer avec des exemples, sur ce sujet Tom Thomas, un ML que je considère positivement et avec qui je correspond, a publié notamment « l’ hégémonie du capital financier », mais aussi Loren Goldner qui fait partie de notre mouvement a lui aussi une bonne connaissance de Marx, si tu ne les connais pas je te ferai parvenir les liens.

« La disparition progressive de la valeur d’échange implique donc inévitablement la monopolisation du crédit ( et donc de la création monétaire), seule garantie possible du monopole des valeurs d’usage, c’est à dire, du point de vue de la domination de classe, du monopole de de leur transformation en valeurs d’utilité marginale.

La dette, publique et/ou privée, est la seule laisse par laquelle la classe dominante peut encore tenir l’ensemble du système social et de l’appareil productif entre ses mains. Et à ce stade, à l’évidence, peu importe le taux d’intérêt… Même un taux « négatif » reste une laisse efficace de domination, par la maîtrise de la création et de la circulation monétaire. »

 

 

 

Crise et « pandémie »: De l’œuf et de la poule, qui est le premier?

 

 

Crise et « pandémie »:

De l’œuf et de la poule,

qui est le premier?

 

Un échange avec le camarade Do sur son site VLR

 

https://i0.wp.com/mai68.org/spip2/local/cache-vignettes/L500xH250/Corona-crise-economique-e242e.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Soit la crise économique est provoquée par la « pandémie », soit elle devait avoir lieu même sans la « pandémie ». L’histoire départagera.

Si la crise économique touche aussi vite, et autant, les pays sans confinement que les pays avec confinement, c’est que la crise économique devait avoir lieu même sans « pandémie », et que le spectacle de la pandémie sert à camoufler, à justifier, à expliquer la crise. Pour faire croire que ce n’est pas une crise systémique.

Mais, si la crise touche d’abord et prioritairement les pays avec confinement, et que les pays sans confinement ne font qu’en subir les contre-coups ; c’est que la crise aura été créée volontairement par le spectacle de la pandémie et son confinement.

Un indice peut probablement déjà donner le résultat par avance de cette expérience historique : la crise touche l’économie réelle à cause du confinement ; donc, les pays sans confinement n’en auront que le contre-coup un peu plus tard.

Si tel est bien le cas, les spéculateurs de la haute finance, qui auront volontairement créé cette crise économique, se seront dans un premier temps enrichis en jouant à la baisse ; et, dans un deuxième temps, se seront emparés à très bas prix de la plupart des entreprises capitalistes qu’ils ne possédaient pas encore en jouant à la hausse.

Bien à vous,
do
3 mai 2020
http://mai68.org

Coronavirus – 29 février 2020 – À qui profite le crime ?

http://mai68.org/spip2/spip.php?article5248

Boursorama, 28 février 2020 à 23h18 : Accablées par le coronavirus, les Bourses mondiales encaissent leur pire semaine depuis 2008

Note de do : Le crime profite à ceux qui savent jouer à la baisse !

C’est-à-dire aux vrais riches, qui vont une fois de plus profiter de la « crise » pour agrandir leur fortune au détriment des petits porteurs.

Du coup, on comprend pourquoi « ils » nous bassinaient tant dans les médias avec leur coronavirus à peine plus dangereux que la grippe. C’était, et c’est encore, pour que tout le monde s’affole au point de provoquer une crise économique.

C’est un avertissement pour celles ou ceux qui voudraient jouer leur retraite à la bourse, comme le leur suggère très fortement la contre-réforme des retraites en France .

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Le coronavirus et la crise économique

 

4 mai 10:47,   par Luniterre

 

Bonjour, camarade !

Crise « inévitable », et qui aurait donc eu lieu de toutes façons, ou crise essentiellement « provoquée » à des fins spéculatives ?

En réalité, d’un point de vue dialectique, non seulement les deux ne sont pas nécessairement contradictoires, mais ils sont même complémentaires.

D’une manière générale, les crises du capitalisme sont cycliques, même si leurs fréquences sont variables.

Avec les moyens modernes d’analyse, les capitalistes les plus avisés ont tout à fait le moyen de comprendre les cycles économiques en cours et de prévoir, à quelques mois près, la prochaine crise « inévitable ».

Incontestablement, selon tous les critères d’analyse, une crise majeure et certainement encore plus radicale que celle de 2007-2008 était « inévitable », d’ici un à deux ans, sinon dans les mois à venir. Une fourchette prévisionnelle pour une telle crise dans les trois années à venir existait déjà depuis 2018 chez les analystes les plus compétents.

L’évidence d’une crise délibérément « provoquée » par le spectacle du Covid-19 pose simplement la question de l’intérêt, pour le capital, d’ « anticiper » l’éclatement de la crise, c’est à dire essentiellement, à priori, l’éclatement de la bulle financière, qui en est le symptôme le plus caractéristique, à première vue.

Or cet intérêt, comme le montrent tous les graphes des principales places financières, est tout à fait évident : crever la bulle préventivement, c’est comme crever un abcès pour empêcher que l’infection emporte le malade : la douleur est bien localisée et de courte durée et l’opération démultiplie donc l’effet des traitements d’ensemble du « patient »… !

Et en plus, comme tu l’as si bien expliqué, les plus gros manitous du capital, ceux qui sont précisément capables d’anticiper et d’agir par ce type de moyen, ce sont aussi ceux qui ont les moyens de « jouer à la baisse » pour récupérer les avoirs de leurs concurrents moins avisés et aussi et surtout, de ceux qui n’ont évidemment pas les moyens de « jouer à la baisse », dont les petits épargnants.

Mais cela n’est pas tout, ni même l’essentiel, hélas, pourrait-on dire, car les crises du capital ne sont pas que purement cycliques : au fil des crises cycliques, c’est aussi et même d’abord l’évolution des forces productives, qui se poursuit, et là aussi, il y a une concurrence féroce entre groupes de capitalistes.

Anticiper la crise, c’est aussi donner plusieurs longueurs d’avance à ceux qui ont développé les techniques de production et de commercialisation les plus « avancées », c’est à dire en l’occurrence, les plus automatisées, robotisées, et informatisées, également, en termes de communication et de distribution.

Or cette évolution va dans le sens de la réduction de la part du travail vivant, tant dans la production que dans les services.

L’arrêt brutal de l’économie est donc en réalité également un coup magistral pour « booster » toutes ces nouvelles technologies et augmenter leur emprise sur l’économie et l’ensemble de la société. Les capitalistes qui en possèdent la maîtrise « financière » sont aussi ceux qui ont les moyens de « jouer à la baisse » et de manipuler le système à grande échelle avec un spectacle tel que le Covid-19, et ils sont donc, de plus en plus, les maîtres du monde, au détriment du capitalisme « traditionnel », déjà en voie de disparition.

Ce que ces grands manitous du système ont compris, avec cette évolution des forces productive excluant progressivement le travail vivant, c’est que la survie en tant que telle d’une classe dominante ne passe plus par les monopoles industriels reposant encore sur la circulation des marchandises réglée par la valeur d’échange, mais que désormais le pouvoir d’une classe dominante ne peut plus être que celui de monopoliser les valeurs d’usages qui sortent des circuits de production et de distribution qui seront progressivement entièrement robotisés et informatisés.

C’est, de plus en plus, la totalité des besoins sociaux qui est en quelque sorte prise en otage pour contraindre les masses à la dépendance complète à l’égard de cette nouvelle forme du pouvoir de classe.

Le nouveau pouvoir des Banques Centrales correspond à l’évolution du rapport entre production et circulation monétaire nécessaire à l’établissement de cette nouvelle forme de domination de classe.

Luniterre

 

De la source économique du nouveau pouvoir des Banques Centrales

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/02/de-la-source-economique-du-nouveau-pouvoir-des-banques-centrales/

« Crise du Covid-19 » : le Coup d’État des Banques Centrales, pour les nuls… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/26/crise-du-covid-19-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-nuls/

Démasqués : le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasques-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

1er Mai 2020 : Résister face au Coup d’État mondial des Banques Centrales !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/01/1er-mai-2020-resister-face-au-coup-detat-mondial-des-banques-centrales/

 

 

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SUITE DE L’ÉCHANGE >>>

 

Le coronavirus et la crise économique

4 mai 11:22, par do

 

Luniterre,

Tu dis : « L’arrêt brutal de l’économie est donc en réalité également un coup magistral pour « booster » toutes ces nouvelles technologies et augmenter leur emprise sur l’économie et l’ensemble de la société. »

Or, le Japon, qui, dès les années 1980, était déjà le chantre de la robotisation, n’aurait pas voulu en profiter ?

Rappel : le Japon n’a pas confiné et n’a donc pas procédé à l’arrêt brutal de son économie :

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

Extrait : « Les médias cachent les résultats de l’étranger, mais la vérité est têtue et les chiffres indiscutables : les pays qui ont le mieux réagi à l’épidémie ont pris pour l’essentiel des mesures opposées à celles imposées en France et en Belgique. Ils ont ainsi obtenu des taux de mortalité par million d’habitants de loin inférieurs au nôtre, allant de 100 fois moins (Japon, Singapour) à 5 fois moins chez nos voisins autrichiens et allemands. »

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

Le coronavirus et la crise économique

 

4 mai 13:56,  par Luniterre

 

Re…

Effectivement, le cas du Japon peut sembler particulier, et l’est réellement dans une certaine mesure, mais si tu regardes les graphes de l’évolution de la capitalisation boursière des différents pays, tu constateras comme moi que cette évolution suit fidèlement les tendances mondiales depuis la crise de 2007-2008, et donc qu’il « profite » également de la « crise du Covid-19 » exactement au même titre que les autres.

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/04/nikkei-30-ans.png

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/04/nikkei-6-mois.png

Voir l’ensemble des graphes en ligne [ ci-dessous sur TML ] dans :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/04/crise-et-pandemie-de-loeuf-et-de-la-poule-qui-est-le-premier/

Les « particularités » du Japon sont un endettement supérieur à 230% du PIB, sur le point de franchir la barre des 250%, avec la crise actuelle, contre 112% pour la France, par exemple.

Autre « particularité » : cette dette est encore majoritairement détenue par les institutions et les épargnants japonais.

Néanmoins, on voit bien que cela ne l’empêche pas, actuellement, de suivre la tendance impulsée par les principales banques centrales qui dominent donc le monde, et également la banque centrale du Japon !

Dans ce système mondialisé, les États-nations ne sont plus que les relais des politiques décidées par les banques centrales.

Luniterre

 

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Le coronavirus et la crise économique

4 mai 13:21

Luniterre, Do,

Sommes nous dans une crise cyclique ou dans une crise générale type1929 ?

Vu que la « solution » guerre mondiale + destruction massive + reconstruction est forclose grâce à la puissance nucléaire de la RUSSIE et de la CHINE, le CAPITAL va essayer de se régénérer autrement, mais je ne vois pas de vraie solution possible, alors je fais l’hypothèse d’une décomposition lente et très mortifère pour les classes exploitées et dominées. (???)

Le très délirant appel face à la fin du monde d’Aurélien BARRAU qui proposait le fascisme pour sauver la planète et changer nos habitudes de méchants irresponsables n’a pas été critiqué par la gauche, les extrêmes gauche écosocialistes, les pseudos insoumis…

En 2007 certains, dont le sociologue Castel, dénonçaient l’insécurité sociale masquée par l’insécurité « dans les quartiers paupérisés ». Ils dénonçaient aussi l’abjecte politique néo puritaine (ostracisation des fumeurs) que toutes les fausses gauches approuvaient.

Certains avaient alors énoncé cet « axiome » = le fascisme reviendra par l’écologie et la santé publique. La situation actuelle semble confirmer ce diagnostic.

 

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Le coronavirus et la crise économique

 

4 mai 17:51, par Luniterre

Je ne pense pas qu’il faille distinguer radicalement crises cycliques et « crise générale type 1929 ». Toutes correspondent, même si à des degrés divers, à des évolutions profondes des forces productives.

Ce qui est évident c’est qu’aujourd’hui la « régénération » du capital par la destruction partielle des forces productives ne se pose plus du tout de la même manière que dans la première moitié du XXe siècle.

Avec l’extension de l’automatisation et de la robotisation, la question qui se pose aux secteurs les plus avancés technologiquement du système, c’est tout simplement la limite d’action de la loi de la valeur. Pour Marx il est clair que cette limite est celle du travail productif humain.

Dans un système où la production est entièrement automatisée, cette action cesse donc, et ce n’est pas l’effet d’une volonté politique, mais bien l’effet naturel d’une mutation des rapports de production dans la société.

Et d’ici là, sans que l’action de la loi de la valeur cesse totalement, elle se réduit donc néanmoins progressivement et réduit d’autant la base d’élargissement possible du capital.

Pour autant, même dans un système de production entièrement automatisé on ne peut pas dire que la « valeur » disparaît nécessairement. Dans une société communiste telle que Marx l’espérait il s’agissait donc simplement d’une répartition progressive et naturelle des valeurs d’usages, à mesure de la robotisation, et dans le but d’un progrès social généralisé et équitable.

Lorsque la robotisation continue de se développer sous le capitalisme et que le travail vivant ne cesse d’y reculer, le problème de la classe dominante est de rendre les masses dépendantes de la production robotisée, et d’autant plus qu’elles en sont progressivement exclues et condamnées au chômage.

Dans un système entièrement robotisé peut-on réellement parler d’ « échange » entre les consommateurs et les machines ?

A l’évidence, non, et donc on ne peut plus parler de « valeurs d’échange » à proprement parler.

La base de l’élargissement du capitalisme « traditionnel » tend à se réduire à zéro.

Si le monopole des machines est tenu par une classe de « propriétaires des machines » qui maintient la grande masse de la population plus ou moins oisive dans sa dépendance, on ne peut plus non plus parler de valeur d’échange à proprement parler, ni même de valeur d’usage, telle qu’elle peut servir de base à la valeur d’échange, mais bien plutôt, à la rigueur, de « valeur d’utilité marginale », au sens néoclassique du terme.

Or cette notion ne peut fonctionner, malgré tout, que si le « client » a de quoi payer…

Or dans un système où le travail vivant n’est plus la base du revenu populaire, ce n’est donc qu’une circulation monétaire complètement artificielle qui peut régler les rapports entre les classes.

Le monopole des valeurs d’usage produites par les machines devient la dictature de la valeur d’utilité marginale, uniquement et totalement réglée par le crédit des banques centrales, sous ses diverse formes et avatars, à tous les niveaux de la société.

Luniterre

 

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Le coronavirus et la crise économique

4 mai 20:24, par do

 

Luniterre,

Ce qu’il faudrait, c’est faire l’état des lieux de la lutte de classe par pays, juste avant le coronavirus. En effet, il faudrait voir si ce ne serait pas, par hasard, surtout dans les pays où la lutte de classe était la plus aigüe qu’il y a eu confinement. La lutte de classe éclaire souvent bien des choses qui, sinon, seraient mystérieuses.

Pour la France c’est clair, avec les Gilets Jaunes, la lutte contre la destruction des retraites… ET la défaite lamentable de Macron aux municipales qui nous a valu un confinement des plus durs dès le lendemain ; alors que, sinon, c’est sûr qu’il n’y avait pas confinement pour pouvoir faire le second tour !

Bien à toi,

 

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Le coronavirus et la crise économique

par Luniterre

Effectivement, camarade, il y a évidemment une corrélation entre le niveau de résistance spontanée des masses et le niveau de répression appliqué.

Toutefois, ce n’est précisément plus une répression de type classique, frontale mais encore assez sporadique, au fil des luttes. C’est carrément la mise en place de nouvelles superstructures d’encadrement des populations que le pouvoir souhaite manifestement installer de manière durable dans la vie sociale française, et cela se fait de manière on ne peut plus « opportune » pour le système, en déployant le grand spectacle de la pandémie.

Or ces nouvelles superstructures ne sont pas pensées de manière hasardeuses, mais répondent parfaitement aux nécessités de l’évolution des forces productives, c’est à dire le développement des infrastructures informatisées et robotisées.

Le prototype le plus avancé en est l’évolution du système d’encadrement informatisé des populations chinoises, quel que soit le niveau de résistance spontané là bas.

En France, le rapport de force était donc malgré tout suffisamment favorable, hélas, à la bourgeoisie, pour avancer également dans cette voie, même si elle ne peut pas encore aller aussi loin !

A terme cette tendance dictatoriale dans le style « Big Brother » est une nécessité incontournable pour la survie du système sur la nouvelle base économique qui se met en place, et que je tente de résumer par cette formule :

« Le monopole des valeurs d’usage produites par les machines devient la dictature de la valeur d’utilité marginale, uniquement et totalement réglée par le crédit des banques centrales, sous ses diverse formes et avatars, à tous les niveaux de la société. »

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6030#forum5941

Bien à toi,

Amicalement,

Luniterre

 

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EN COMPLÉMENT, QUELQUES GRAPHES QUI ILLUSTRENT A LA FOIS L’ASPECT CYCLIQUE DES CRISES, L’ALIGNEMENT DES BOURSES MONDIALES DEPUIS LA « BULLE » DE 2007-2008, ET LEUR MOUVEMENT UNIFORME DE STABILISATION APRÈS LE « DÉCLENCHEMENT » DE LA « CRISE DU COVID-19 »