RAPPEL : Pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah – Manif à Paris le 23 Juin !

 

Repris de :

 

Solydairinfo

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2018/06/11/pour-la-liberation-de-georges-ibrahim-abdallah-manif-a-paris-le-23-juin/

 

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2018/06/01138-a2.jpg?w=758&h=252

Georges Ibrahim Abdallah: 

Manif pour sa libération

le 23 juin 2018

à 15h00, à Paris,

place des Fêtes (19e)

L’Association des Palestiniens en Ile de France se joint à l’appel pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Il y a plus d’un an, le ministre de la justice prenait Georges Abdallah en exemple pour l’existence d’une peine à vie qui officiellement n’existe pas.

Rappelons que ce prisonnier politique arabe est incarcéré en France depuis 1984 pour complicité dans des actes de résistance à l’invasion de son pays, le Liban, par les troupes armées israéliennes. Il est libérable depuis 1999 mais il est toujours maintenu en prison sur injonction du gouvernement étasunien, et ce malgré deux libérations prononcées par le tribunal d’application des peines. Georges Ibrahim Abdallah a entamé le 24 octobre dans la prison de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées une 34e année de détention. Il est le plus ancien détenu politique d’Europe.

La campagne pour sa libération se développe de plus en plus sur le plan national et au niveau international et nombreuses sont aujourd’hui les voix qui s’élèvent pour que cesse sa détention arbitraire.

Nous, Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah, appelons à multiplier les initiatives pour faire de 2018 une année décisive de luttes pour sa libération.

Dans ce but aura lieu à Paris une manifestation nationale où seront présents de nombreux comités de soutien venus de toute la France et de plusieurs autres pays (Allemagne, Belgique, Suisse, Italie…).

La lutte pour la libération de Georges Abdallah s’inscrit pleinement dans le combat plus large de la défense de toutes et tous les prisonniers politiques révolutionnaires du monde. C’est dans ce cadre que doit s’affirmer notre solidarité au combat de Georges Ibrahim Abdallah, un combat de toute une vie, contre l’impérialisme et contre le capitalisme.

C’est par l’élargissement de la portée de nos actions que nous parviendrons à contraindre l’État français à libérer ce combattant communiste pour la juste cause de la Palestine.

Samedi 23 juin 2018,


Manifestation nationale à PARIS


Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah


Départ de la manifestation :

15h00 de la Place des Fêtes (Métro : Place des fêtes)

Georges Ibrahim Abdallah, Militant communiste libanais emprisonné en France depuis 1984. Membre à l’époque des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises

Déclaration de Georges Abdallah à propos de la Nakba :

La Nakba de 48 n’est pas qu’une commémoration d’un moment tragique. Elle est toujours présente à travers ses blessures encore saignantes. Le peuple entier vit ces blessures au présent. La Nakba est partout et dans le coeur de tous.

La Nakba, c’est les camps de réfugiés, c’est les rues de la misère, les massacres, la terreur, les humiliations de tous moments.

La Nakba, on la retrouve chez les vieux et les moins vieux qui passent leur vie en attente du retour, serrant avec tendresse dans leurs poings les vieilles clés transmises de génération en génération jusqu’à nos jours.

La Nakba, c’est le crime qui se répète chaque jour devant le monde entier. Les impérialistes de tous bords y ont participé et continuent à cautionner d’une manière ou d’une autre la violation des droits et la destruction de tout un peuple.

La Nakba n’est pas qu’un moment du passé. Ce n’est pas une vieille douleur que l’on commémore par respect aux ancêtres. Elle est le vécu quotidien de tout un peuple.

La Nakba c’est aussi cette division criminelle entre Palestiniens et c’est aussi l’abandon des piliers de notre cause.

Elle est aussi le maintien des fedayin prisonniers depuis des décennies. Elle est la compromission au grand jour des gouvernants saoudiens avec leurs consorts des protectorats du Golfe, ainsi que les diverses « trouvailles » de la réaction arabe qui travaille pour la normalisation avec l’entité sioniste honnie, sans qu’il y ait la moindre dissuasion effective des masses populaires silencieuses devant ces trahisons.

Cependant personne n’ignore que des entrailles de cette Nakba naissent et renaissent au quotidien et de manière permanente de longs cortèges de fedayin et des fils de l’intifada.

La Nakba est partout en Palestine. Elle est la Palestine de tous les jours…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1791

https://assawra.blogspot.com/2018/06/lassociation-de-palestiniens-en-ile-de.html

VOIR AUSSI:

« Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël…

LA PÉTITION CONTINUE…

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

Pour signer en ligne :

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

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Émancipation Ouvrière : fait-il se libérer ou non de l’économie de marché?

Émancipation Ouvrière :

 

Au delà des démêlées de la famille Schiappa, 2 questions en débat

 

__Rompre ou non avec la logique de marché ?

 

 

__Faire ou non de cette rupture le fond

d’un vrai programme de transition ?

 

 

EXTRAITS D’UN DÉBAT EN COURS SUR LE SITE VLR :

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1812#forum1104

 

Déjà republié sur TML, à la suite de:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/16/lutte-des-schiappa-ou-lutte-des-classes/

 

 

Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 17 juin 12:43 (post anonyme)

NB : Le papa de Marlène ( Une des nombreuses Nadine M de Macron ) est trotskyste ( Lambertiste ) et ex délégué FO // Il a publié un texte court pour recadrer et morigéner sa greluche arriviste de fille / Ce « post » ou « tweet » ou « hashtag » a été publié sur le site « tendance claire du NPA »…

Effectivement nous devons exiger la création immédiate de 6,5 millions d’emplois et un alignement immédiat des salaires français sur les salaires suisses ( salaire médian en France = 2200 euros / en Suisse 6 400 CHF = 5600 euros ) et alignement immédiat des droits sociaux en France sur ceux du Danemark , ou mieux encore de la Libye époque MK !!!

En fait c’est fastoche : créer 12500 sovkhozes dans les 12500 plus petits villages + 1000 en Guyane + 110 à Miquelon / créer 5 villes de 100 000 habitants + 100 villages de 4000 en Guyane – Déplacer la capitale à Pézenas-Agde et trouver une méthodologie efficace pour que les 4 millions de franciliens qui rêvent de quitter cette région puissent le faire – Ajouter 200 000 habitants dans la Creuse et ce qu’il faut dans tous les départements à démographie calamiteuse – Délocaliser les JO dans la vallée de la Charente – Participer à fond à la grande muraille verte d’Afrique-forêt de Lilengo et y installer des réacteurs steinfeld, des « torre atnosferica » et quelques villes nouvelles …

Alors va-y Macron ! Montre nous que tu es la réincarnation de Saint Simon et que Julliard ne délire pas !

Répondre à ce message

 

 

Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 17 juin 20:56, par Luniterre

 

PRÉCISION UTILE : « Tendance claire » n’a fait que republier dans ses « brèves » un article du « Monde » résumant cette polémique familiale. Les « brèves » de « Tendance claire » ne sont en rien l’expression de sa ligne mais une sorte de compilation éclectique sur les sujets d’actu. Parfois on y retrouve même des articles venant de TML ou des blogs en lien direct avec…Suivant son historique assez précis sur Wikipédia, JM Schiappa est bien un authentique « lambertiste », dans la mouvance de D. Gluckstein, et donc actuellement du POID. Sur le fond, le POID revendique et reprend à l’identique le manifeste du POI… (voir en PJ)

Le différend POID/POI semblait donc uniquement porter sur des problèmes de fonctionnement interne entre les deux tendances, également sociales-chauvines dans leur souci de défendre et d’opposer la « République Française » aux institutions européennes, comme revendication préalable, tout à fait à l’instar du PRCF, par exemple.

Mais même sans ce travers opportuniste assez caricatural, le « programme de transition » de Trotsky est bien la recherche d’une étape intermédiaire où un prétendu « contrôle ouvrier » s’exercerait au sein du système, mais sans en finir avec lui… Une situation de collaboration de classe, même si relativement conflictuelle…

Alors que par définition une véritable économie de transition est néanmoins une économie de rupture avec le capitalisme et l’économie de marché, et doit utiliser la notion de valeur-travail pour une répartition équilibrée des taches et de la production, en fonction des besoins.

C’est ce que Marx explique clairement dans la Critique du Programme de Gotha, et ce que Trotsky escamote assez habilement dans ses textes, remettant au premier plan la loi du marché pour régler la production, notamment dans sa critique de l’URSS.

C’est pourquoi la tendance « Pabliste », fondée par Raptis, présent aux côtés de Trotsky lors de la fondation de la IVe Internationale, serait en réalité la plus « orthodoxe » d’un point de vue historique trotskyste, en revendiquant en quelque sorte la paternité du « socialisme de marché » !

Mais le réformisme « lambertiste » n’est pas forcément loin derrière !

Rien à voir, de toutes façons, ni avec Marx ni avec Lénine, sauf, tant qu’à faire, à considérer un Attali comme « marxiste » et un Xi Jinping comme « léniniste »…

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 18 juin 04:17

 

Je n’interprète pas le « programme de transition » comme un programme destiné à être appliqué mais comme un outil pour mobiliser les masses sur un ensemble de revendications légitimes , compréhensibles immédiatement malgré l’aliénation et les traditions réformistes – Ce programme doit être totalement inacceptable pour la classe dominante qui , ne cédant strictement rien, déclenche une répression exagérée et une riposte révolutionnaire des masses … Ce qui « transite » c’est donc la conscience des masses qui va du syndicalisme défensif et réformiste à une politisation révolutionnaire … Je crois que le vieux Léon a élaboré ce truc à partir de la théorie du renversement de la praxis – Maintenant il se peut que les lambertrucs ou les pablomachins soient abrutis au point de penser que c’est un programme à réaliser !Répondre à ce message

 

Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 18 juin 16:55, par Luniterre

Considéré ainsi, du point de vue du renversement de la praxis, il faudrait donc plutôt accorder le point « marxiste » à Schiappa fille, précisément en relevant le défi du mot d’ordre :


« Un vrai salaire, un vrai travail »

Même si le premier aspect reste « capitalisme compatible », dans le principe, il ne l’est déjà plus, en temps de crise actuelle !

« Un vrai travail » ouvre encore davantage la brèche, si les rares marxistes idéologiquement « survivants » arrivent à lui donner son sens par leur agit-prop programmatique, avec pour but d’ouvrir ce débat basique au sein de la classe prolétarienne.

Ce « renversement », c’est tout simplement ce que ce court article propose, ni plus, ni moins !

Concernant Trotsky et son prétendu « programme de transition », c’est aussi la fonction pédagogique qu’avance le camarade Viriato, pour sa défense, en post sur TML.

Cette fonction « éducative » est effectivement évoquée par Trotsky lui-même, du reste, dans ce texte.

Le problème est que cette fonction est liée à des pratiques qui sont précisément de l’ordre de la collaboration de classe, fut-elle relativement conflictuelle.

Toutes les pratiques de « cogestion », type « contrôle ouvrier », en système capitaliste, sont très facilement récupérable, par définition, par le système. C’est ce que l’on a vu depuis l’origine des syndicats, comités d’entreprises, coopératives, entreprises « autogérées », etc…

Ces formes ne représentent en rien une transition entre capitalisme et communisme, dans la mesure où elles restent immergées dans des rapports économiques de marché.

La question est de savoir, en ce qui concerne le trotskysme, si cela correspondait à un choix délibéré de la part de Trotsky, ou simplement à une suite de formules approximatives de sa part…

Le seul trotskyste (et de plus, un leader historique de cette mouvance) a avoir tenté une approche synthétique de la pensée économique de Trotsky est précisément Michel Raptis (lien lcr-be en PJ), dit « Pablo » et fondateur du courant éponyme, aujourd’hui quasiment disparu et voué aux gémonies « révisionnistes » par les autres courants trotskystes…

Or il ressort clairement de cette synthèse que Trotsky considérait la phase de transition comme un « socialisme de marché ».

Et donc son « programme de transition » n’est pas qu’un « instrument pédagogique », mais bien un objectif politique à réaliser, semble-t-il, dans le contexte de son époque.

Aujourd’hui, les mots d’ordres type « contrôle ouvrier » sont constamment repris par les différentes sectes trotskystes, comme héritage revendiqué de ce « programme ». C’est sous ce rapport que l’on peut effectivement les caractériser comme telles. Le « lambertisme » va même plus loin en se réclamant carrément de la démocratie parlementaire « républicaine », tout à fait à la manière d’un Mélenchon, avec lequel il s’allie bien volontiers, du reste !

En ce qui concerne le rôle « régulateur » du marché, tout à fait à l’instar des libéraux pur jus, Trotsky l’avait en quelque sorte théorisé lui-même, à la fin de sa vie, dans son ouvrage sur le marxisme, à vocation précisément didactique :

« En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »


In « Le Marxisme et notre époque », Trotsky, 1939

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

Si le trotskysme est bien un « renversement », c’est, d’abord, celui des fondamentaux du marxisme !

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 19 juin 01:49

Il y a quand même un petit souci : c’est quoi la NEP ? Sinon la persistance du marché mondial , donc du capitalisme … Pour l’économie de l’URSS certains ont parlé de capitalisme d’état et d’autres de capitalisme mal développé géré par une bureaucratie autoritaire et progressiste + armée pléthorique …

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 19 juin 04:06, par Luniterre

La période de la NEP, concrètement, débute en Mars 1921 et se termine avec la « crise des grains », courant 1928, même si le décret officiel ne paraît qu’en 1930. Soit à peine 8 ans en tout, et ne concernait, de toutes façons, qu’une partie limitée des 5 secteur économiques existants alors en Russie, tels que définis par Lénine lui-même, dès 1918, dans ce qui est le texte fondateur de la notion de coexistence du socialisme et du capitalisme d’État, qui sont deux secteurs distincts, contrairement à une confusion généralement volontairement entretenue… ( y compris par Trotsky).

******************

Lénine en 1918 :


« Parmi les gens qui se sont intéressés à l’économie de la Russie, personne, semble t il, n’a nié le caractère transitoire de cette économie. Aucun communiste non plus n’a nié, semble t il, que l’expression de République socialiste des Soviets traduit la volonté du pouvoir des Soviets d’assurer la transition au socialisme, mais n’entend nullement signifier que le nouvel ordre économique soit socialiste.

Mais que veut dire le mot transition ? Ne signifie t il pas, appliqué à l’économie, qu’il y a dans le régime en question des éléments, des fragments, des parcelles, à la fois de capitalisme et de socialisme ? Tout le monde en conviendra. Mais ceux qui en conviennent ne se demandent pas toujours quels sont précisément les éléments qui relèvent, de différents types économiques et sociaux qui coexistent en Russie. Or, là est toute la question.

Enumérons ces éléments :

1__l’économie patriarcale, c’est à dire, en grande mesure, l’économie naturelle, paysanne ;

2__la petite production marchande (cette rubrique comprend la plupart des paysans qui vendent du blé) ;

3__le capitalisme privé ;

4__le capitalisme d’Etat ;

5__le socialisme.

La Russie est si grande et d’une telle diversité que toutes ces formes économiques et sociales s’y enchevêtrent étroitement. Et c’est ce qu’il y a de particulier dans no­tre situation.

Quels sont donc les types qui prédominent ? Il est évident que, dans un pays de petits paysans, c’est l’élément petit bourgeois qui domine et ne peut manquer de dominer ; la majorité, l’immense majorité des agriculteurs sont de petits producteurs. L’enveloppe du capitalisme d’Etat (monopole du blé, contrôle exercé sur les propriétaires d’usines et des commerçants, coopératives bourgeoises) est déchirée çà et là par les spéculateurs., le blé étant l’objet principal de la spéculation.

C’est dans ce domaine précisément que se déroule la lutte principale. Quels sont les adversaires qui s’affrontent dans cette lutte, si nous parlons par catégories économiques, comme le « capitalisme d’Etat » ? Sont ce le quatrième et le cinquième élément de ceux que je viens d’énumérer ? Non, bien sûr. Ce n’est pas le capitalisme d’Etat qui est ici aux prises avec le socialisme, mais la petite bourgeoisie et le capitalisme privé qui luttent, au coude à coude, à la fois contre le capitalisme d’Etat et contre le socialisme. « 


Lénine,

Sur l’infantilisme « de gauche » et les idées petites-bourgeoises

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf/

*****************

Ceci-dit, il est clair que l’économie soviétique évolue très vite, à partir de 1921, également contrairement à une idée reçue. Avant la « crise des grains », une première crise, dite « des ciseaux », montre précisément déjà que le marché est impuissant à réguler l’économie.

De nouveaux rapports de production apparaissent dans l’agriculture, avec les kolkhozes, les sovkhozes, et surtout, en fin de compte, les Stations de Machines et Tracteurs, qui font le lien entre les deux et avec la production industrielle urbaine. Les SMT sont en quelque sorte l’âme du développement économique socialiste, et, de plus, leur origine est une initiative spontanée de coordination entre un sovkhoze et différents kolkhozes environnants pour une répartition de l’utilisation du matériel lourd.

De sorte qu’au moment de la « crise des grains », qui rendait urgente la fin de la NEP, l’alternative existait déjà, là aussi, contrairement à une idée reçue.

Ce qui a retardé la fin de la NEP, ce sont les luttes internes du parti bolchévik, notamment autour de ces questions économiques, et on ne peut pas les résumer en un post.

Eut-elle été liquidée plus tôt, la transition eut été sans doute moins brutale, alors que la crise des grains avait déjà fait des dégâts considérables en 1928.

Sur l’histoire économique de l’URSS :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

Quelques éléments aussi, dans l’article sur le centenaire d’Octobre :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

Sur la fin de la NEP :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/15/encore-une-legende-noire-demythifiee-lholodomor/

Bonne lecture,

(Et d’autres à découvrir, sur l’histoire de l’URSS, sur TML…)

 

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 19 juin 16:21

Merci pour toutes ces informations qui, cependant ne sont que des infos parmi d’autres ! Si le sujet était simple on le saurait et Staline n’aurait pas pondu sa fadaise du « socialisme dans un seul pays » et n’aurait pas liquidé tous ses rivaux en s’appuyant sur la promotion « appel de Lénine » = 200 000 ex menchéviks – SR recrutés pour marginaliser les vrais bolcheviks et intégrer les NEPmen au parti via l’appareil d’état !!! Staline n’aurait pas non plus soutenu le nationaliste bourgeois Chang Haï Check contre Mao …etc…

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 20 juin 00:50, par Luniterre

Pour ma part j’essaie d’étudier l’histoire de l’URSS à partir de documents russes, autant que possible. Si vous avez des sources valables pour attester de votre vision caricaturale de l’histoire, merci de nous les communiquer.

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 20 juin 03:03

Je trouve presque qu’il y a trop de documents et d’articles et de livres sur ce sujet … Les thèses les plus convaincantes sur l’URSS , Staline …etc me paraissent être celles des bordiguistes, ( pcint.org ) même si ce micro parti me paraît pas « vivant » . Eux au moins ont lu  » Critique des programmes de G et E  » … et se réfèrent à un marxisme pas trop déformé . Je ne dis pas que ce qu’ils disent est parfait …

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 21 juin 02:35, par Luniterre

Le bordiguisme est, pour le moins,une source très partisane et indirecte, en ce qui concerne le développement économique de l’URSS, réduite selon ce courant à une seule composante, le capitalisme d’État. A partir de quelle époque, cela n’est pas très clair. En 1924 Bordiga faisait encore l’éloge de Lénine et de l’URSS, semble-t-il :

https://www.marxists.org/francais/bordiga/works/1924/02/bordiga_lenine.htm

Concernant les idées programmatiques de Bordiga, si l’on se fie à son texte de 1920, son manifeste ne comportait aucun projet de transition économique, inspiré ou non de la CPG, à proprement parler :

http://www.pcint.org/03_LP/497/497_bordiga-but-communistes.htm

Ce n’est plus le cas à la fondation de son nouveau mouvement, en 1953 :

https://sinistracomunistainternazionale.com/2017/10/03/il-programma-comunista-nr-1-1953-il-programma-rivoluzionario-immediato/

Ici en anglais :

https://libcom.org/library/immediate-program-revolution-amadeo-bordiga

Texte apparemment introuvable en français… A moins que vous n’en ayez la référence, et merci, dans ce cas, ne nous la signaler.

Ce texte contient effectivement quelques propositions programmatiques de base intéressantes, donc, par contre.

Le lien avec la CPG, s’il existe, est très indirect, néanmoins, et , de plus partiel, rejetant ce qui fait le fondement de l’économie de transition expliqué par Marx en ce qui concerne l’échange d’équivalents en valeur travail entre producteurs, tout en tenant compte des besoins sociaux des secteurs non productifs.

En effet, en creusant plus, je trouve cette étude :

https://fr.internationalism.org/revue-internationale/201609/9446/annees-1950-et-60-damen-bordiga-et-passion-du-communisme

Étude assez intéressante, et qui cite notamment Bordiga sur son rejet d’utiliser la notion de valeur d’échange dans la phase de transition.

Si lecture de la CPG il y a eu, le principe de base en est donc néanmoins expurgé dans la pratique politique et l’idéologie du bordiguisme.

En Russie, ce principe était par contre mis en avant par Lénine, en Septembre 1917 , dans l’État et la Révolution (Chap 5), on ne peut guère plus à la veille de la Révolution d’Octobre…

La guerre civile, puis la nécessaire NEP, et finalement, les controverses sur les questions économiques en ont empêché la mise en œuvres, c’est un fait.

Que ce soit Trotsky, Boukharine ou Preobrajensky, aucun ne préconisait d’y revenir, ce qui était, de toutes façons, en contradiction avec leurs thèses économiques respectives.

Staline a mené le développement économique de l’URSS de façon en partie empirique, certes, mais assez efficace en en fin de compte, ce que la bourgeoisie tente aujourd’hui de dissimuler à tout prix.

De plus, même si ce fut tardif, il est le seul à avoir envisagé et proposé d’en revenir aux principes de la CPG, en faisant le bilan de l’URSS en 1952, en préparation du 19e Congrès :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

Ce qui est aussi possiblement l’une des causes de son décès « mystérieux » selon nombre d’historiens russes.

Il ne s’agit pas de faire un panégyrique mais de rendre à chacun ce qui, historiquement, lui revient réellement, d’une part, et de tirer les leçons de l’expérience globale, d’autres part, indépendamment du rôle personnel de tel ou tel, et surtout, des images médiatiques qui leurs sont accolées par le système.

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 21 juin 05:47

Vers la fin des années 70 les bordiguistes ( pcint .org ) ont édité un N° de « programme communiste » intitulé « le trotskysme » où ils tiraient à boulets rouges sur le programme de transition et la révolution permanente, puis ils ont retiré cette brochure en reconnaissant qu’elle était réductrice et surtout a-historique / Par la suite ils citaient souvent Trotsky surtout « terrorisme et communisme » et les écrits militaires…
Pour eux la révolution russe , prévue par Marx dans sa longue correspondance avec Plekhanov , n’est pas , contrairement au diagnostic de Gramsci , une révolution contre « le capital » de Marx, mais une révolution double politiquement prolétarienne et paysanne mais économiquement bourgeoise ( liquidation des formes féodales , des koulaks , industrialisation, alphabétisation, électrification …etc. ) .
En conséquence ils vouent aux gémonies la théorie stalinienne du socialisme dans un seul pays car pour eux les 2 principales réussites de la révolution c’est la création de la troisième internationale et le congrès de Bakou . Ils n’opposent pas à Staline des critiques démocratiques petites bourgeoises et reconnaissent qu’il industrialisé et modernisé l’URSS .
Dans un article Engels fut interrogé sur une éventuelle prise de pouvoir des communistes dans un pays pré capitaliste . Il a répondu que dans ce cas les communistes seraient obligés d’industialiser et de moderniser en employant grosso modo les mêmes méthodes que la bourgeoisie et qu’à force d’employer ces méthodes les communistes risquaient de devenir des capitalistes banals ( la pratique modifie la pensée ).
Ouf ! Là je me suis accroché car il faudrait faire plus long ou, mieux, donner la parole à un bordiguiste AOC !

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 22 juin 04:06, par Luniterre

Lénine caractérisait la Russie comme un impérialisme. Les formes féodales étaient déjà en voie de disparition avancée. Le servage était aboli depuis 1861, soit plus d’un demi siècle avant 1917. Les koulaks ne sont pas une classe féodale à proprement parler. C’est, au contraire, la naissance d’une classe « moyenne » paysanne au sens occidental du terme, voulue par la réforme de Stolypine(1906). Ils sont, par contre, dès cette réforme, en lutte contre les villages paysans communautaires, les « mir », qui sont une forme économique communautaire effectivement  » précapitaliste », mais non féodale. La noblesse détient encore beaucoup de terres mais abandonne progressivement l’agriculture. Enfin l’industrie, même si en retard sur l’Europe, est en plein essor. De plus, y a déjà un important capitalisme financier russe, interconnecté, dirait on aujourd’hui, avec le capital occidental, via les participations croisées (relire Lénine). Selon les critères actuels, il faudrait plutôt parler de nation capitaliste émergente ayant rapidement atteint le stade impérialiste. C’est principalement du fait de la persistance du tsarisme que la Révolution y a eu nécessairement un caractère double.

À noter, pour bien comprendre, que l’ouvrier russe est aussi souvent un paysan du mir, et donc souvent avec une activé double, et un fort esprit communautaire. En 1917, le soldat au front est donc aussi souvent ouvrier et paysan du mir… !

La société russe à la veille d’Octobre est donc une société assez originale, tant dans son évolution que dans ses structures sociales, et peut difficilement être comparée à ce qui se passe en Occident…

La Révolution d’Octobre à mis fin à l’existence du capitalisme financier en Russie. Même avec la NEP il n’a pu y reprendre pied. Avec la fin de la NEP, c’est quasiment la fin de l’économie de marché, sauf pour quelques formes résiduelles. Même avec les écarts de salaires qui restent considérables, l’accumulation reste dérisoire et tout au plus de type petit bourgeois, sans possibilité de valorisation par le cycle productif.

Dans ces conditions, il n’est donc pas approprié de parler de capitalisme, tout simplement, même s’il y a beaucoup de critiques à apporter à cette forme de socialisme empirique.

Le retour à une logique de marché pour « réguler » le plan (Trotsky), aurait donc bien été une mesure contre-révolutionnaire, en plus d’une absurdité anti-marxiste ( reprenant le concept bourgeois de primauté de la loi du marché sur la loi de la valeur..!)

Avancer davantage dans la transition socialiste imposait donc bien d’en revenir aux principes de la CPG. Ce qui était déjà de simple bon sens en 1875 ne l’était pas moins en 1952. En réalité la réflexion que Staline avait tiré de sa pratique empirique avait déjà abouti avant la guerre et devait déboucher sur une initiative pour la rédaction collective du manuel d’économie de l’Académie soviétique. Reportée de plus de 10 ans, donc, et finalement inaboutie dans ce sens ML, sauf, en partie, pour les éditions 1954 et 55, qui conservent quelques traces des travaux préparatoires du 19e Congrès.

Aujourd’hui les conditions matérielles, techniques, et de communication, en plus, sont bien meilleures qu’à l’époque, sans même remonter jusqu’à 1875… Veut on tenter à nouveau d’unir le prolétariat sur la base d’un projet de transition socialiste, telle est la question. La démocratie formelle n’a évidemment aucun sens en dehors du contenu politique qu’on lui donne.

Aujourd’hui, outre les conditions matérielles, les principes de base de la CPG sont largement accessibles à une grande partie du prolétariat et peuvent se traduire en revendications claires, sous des formes simplifiées, pour le plus grand nombre.

C’est ce type de démarche qui devrait unir les rares communistes « survivants » au delà de leurs diverses origines idéologiques.

Luniterre

Répondre à ce message

 

 

Yémen, Irak, Syrie, Palestine, pour l’impérialisme, à chaque jour ne suffit pas son crime

 

 

 

 

 

Complicité criminelle active

et directe de la France macronienne

dans l’attaque sur Hodeida :

 

Les Forces spéciales françaises engagées dans l’assaut…:

 

un peu crédible « démenti officiel »!

 

 

 

 

https://i2.wp.com/www.opex360.com/wp-content/uploads/kieffer-20180616.jpg

 

« le ministère des Armées a confirmé qu’une telle opération était dans les tuyaux. « Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », a-t-il commencé par préciser.

Toutefois, le quotidien Le Figaro a affirmé que des membres des forces spéciales françaises étaient déjà présents au Yémen, aux côtés des troupes émiraties.

« Deux sources militaires contactées par Le Figaro révèlent également que des forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des Émiriens au Yémen », a en effet révélé le quotidien, dans son édition du 16 juin. »

http://www.opex360.com/2018/06/16/paris-envisagerait-operation-deminer-port-dhodeida-yemen/

 

 

« La France présente

aux côtés des Emiriens au Yémen,

selon Le Figaro

 

Reuters

16 juin 2018

PARIS (Reuters) – Des forces spéciales françaises sont bien présentes aux côtés des Emiriens au Yémen, où l’armée française envisage une action de déminage des accès au port d’Hodeïda, selon deux sources militaires qui se sont confiées au Figaro dans son édition de samedi.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/06/15/01003-20180615ARTFIG00316-yemen-la-france-prete-a-deminer-le-port-d-al-hodeida.php

 

Une source parlementaire avait récemment fait part de cette information à Reuters. Le ministère des Armées n’était pas disponible dans l’immédiat pour la commenter.

Les forces fidèles au président yéménite en exil ont lancé mercredi, avec le soutien de la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains des miliciens houthis. Elles semblaient samedi sur le point de s’emparer de l’aéroport.

« Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

« Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude », avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis. « Elle aurait pour but de faciliter l’acheminement, en sécurité, de l’aide humanitaire à la population de la ville. »

 

 

https://fr.news.yahoo.com/la-france-pr%C3%A9sente-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-des-emiriens-au-094401991.html?guccounter=1

 

(Caroline Pailliez, édité par Arthur Connan)

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« Les mercenaires fidèles au président yéménite destitué Abd Rabbo Mansour Hadi ont lance mercredi, avec le soutien de la soi-disant «coalition arabe» conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains du mouvement Ansarullah.

«Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre», avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

«Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude», avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis.  

Mercredi, une quinzaine d’organisations humanitaires, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ont écrit une lettre au président français pour l’exhorter à faire pression sur les Saoudiens et les Emiratis, membres de la «coalition arabe» impliquée dans l’offensive contre le Yémen, au sujet de la situation dramatique de la population de ce pays. Pour ces organisations, il est «inconcevable de maintenir» la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris et co-organisée avec l’Arabie saoudite, alors même que le royaume wahhabite et ses alliés mènent une attaque sur le port d’Hodeida.

La France et ses contradictions

Qualifiant d’un côté la situation au Yémen de «drame humain» et signant de l’autre main des contrats d’armement juteux avec l’Arabie saoudite, la France joue, pour nombre de commentateurs, un double jeu dans cette guerre aux conséquences humaines tragiques. Dans un rapport de mars 2018, Amnesty International avait mis en cause les livraisons d’armes françaises à l’Arabie saoudite, à l’origine, selon elle, de graves violations des droits de l’Homme dans le cadre de ce conflit. Selon un rapport parlementaire de 2017 sur les exportations d’armement de la France, le royaume wahhabite était entre 2007 et 2016 le second client des fabricants d’armes français.

Source : agences et rédaction

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27524&cid=322#.WyfK9yA6-M_

 

https://reseauinternational.net/les-forces-speciales-francaises-sont-aux-cotes-des-forces-emiratis-dans-loffensive-sur-le-port-dhodeida/

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https://gdb.voanews.com/21B7EFD4-D8AB-4B3D-BACE-DABB27FC435A_w1023_r1_s.jpg

 

 

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Et encore une attaque criminelle

d’origine « mystérieuse » ( mais assurément impérialiste)

contre les forces de la Résistance,

à la frontière irako-syrienne.

 

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World News

June 18, 2018 / 12:28 AM / Updated 3 hours ago

Syrian, Iraqi forces say U.S. bombs military border positions, U.S. Denies

 

Angus McDowall

5 Min Read

BEIRUT (Reuters) – Syrian state media said on Monday that U.S.-led coalition aircraft had bombed a Syrian army position near the Iraqi border, causing deaths and injuries, but the U.S. military denied it was responsible.

 

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273935713&r=LYNXMPEE5H1CS&w=1200

 

FILE PHOTO: Popular Mobilisation Forces (PMF) march during a military parade in Daquq, nearby Kirkuk, Iraq August 5, 2017. REUTERS/Ako Rasheed/File Photo

 

The attack took place in al-Harra, southeast of the town of Albu Kamal, state news agency SANA said, citing a military source. SANA said the attack caused an unspecified number of deaths and injuries.

A commander in the alliance fighting alongside Damascus told Reuters that drones that were “probably American” had bombed the positions of Iraqi factions between Albu Kamal and Tanf, as well as Syrian military positions.

The commander, who is not Syrian and spoke on condition of anonymity, said the strike had killed and injured some Iraqi fighters but he did not give any numbers.

Iraq’s Popular Mobilisation Forces, a grouping of mostly Iran-backed Shi’ite paramilitaries, said a U.S. air strike on the Iraqi border with Syria killed 22 of its members and wounded 12 others.

At 22:00 last night a U.S. plane hit a fixed headquarters of the Popular Mobilisation Forces’ 45th and 46th brigades defending the border strip with Syria using two guided missiles which led to the martyrdom of 22 fighters,” it said in a statement.

It demanded an explanation from the United States.

No member of the U.S.-led coalition carried out strikes near Albu Kamal,” Major Josh Jacques, a U.S. Central Command spokesman, told Reuters.

The U.S.-led coalition uses air power and special forces to back an alliance of Syrian Arab and Kurdish militia fighting Islamic State northeast of Albu Kamal. U.S. forces also are based around the Tanf crossing, southwest of the town in the Syrian desert near the borders of Iraq and Jordan.

President Bashar al-Assad’s army, with the help of Iran-backed militias including Hezbollah and Iraqi groups, drove Islamic State from Albu Kamal and its environs last year but the jihadists have since staged attacks there.

 

The Popular Mobilisation Forces have been officially included in Iraq’s governmental forces but many of them still maintain loyalties to their former leaders and political groups. They said the base that was hit was 700 meters into Syrian territory and the Syrian government was aware of their presence.

A U.S. official, speaking on the condition of anonymity, said the U.S. military was concerned that Popular Mobilisation Forces could retaliate against American forces in Iraq. The official said the Pentagon was going out of its way to publicly make clear that it was not involved in the strike in order to minimize the risk of retaliation.

The United States acknowledges that it has about 5,200 troops in Iraq that are part of a coalition fighting Islamic State militants.

OCCUPYING FORCES”

The Syrian Observatory for Human Rights, a war monitor, said unidentified planes had struck Lebanon’s Shi’ite Hezbollah and other allied foreign militias around Albu Kamal.

The UK-based Observatory said the strikes had killed 52 people. Reuters could not independently verify the Observatory’s report of casualties.

FILE PHOTO: A man sits near a poster of Syrian President Bashar al-Assad during the re-opening of the road between Homs and Hama in Talbisi, Syria June 6, 2018. REUTERS/Omar Sanadiki/File Photo

Asked about the reported air strikes, an Israeli military spokeswoman said: “We do not comment on foreign reports.”

Throughout Syria’s seven-year war, Israel has carried out scores of strikes within the neighboring country against what it describes as Hezbollah or Iranian targets.

Israel, alarmed about the clout of arch enemies Iran and Hezbollah, has pressed Russia, Assad’s other key ally, to make sure Tehran does not entrench its military sway in Syria.

Prime Minister Benjamin Netanyahu told his cabinet he had “repeated and clarified” his Syria policy in weekend phone calls with Russian President Vladimir Putin and U.S. Secretary of State Mike Pompeo.

First of all, Iran must clear out of all of Syria,” Netanyahu said on Sunday, according to a statement from his office. “Secondly, we will take action, and are already taking action, against the attempted military entrenchment of Iran and its proxies, both close to the border and deep within Syria.”

 

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273880001&r=LYNXMPEE5H0X8&w=1200

 

In an interview last week, Assad called Hezbollah “a basic element” in the war and said “the need for these military forces will continue for a long time”.

He said the United States was an occupying power in Syria and that his state supported “any act of resistance, whether against terrorists or against occupying forces, regardless of their nationality.”

 

https://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-usa/syrian-iraqi-forces-say-u-s-bombs-military-border-positions-u-s-denies-idUSKBN1JD11G

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Reporting By Laila Bassam, Angus McDowall, Ellen Francis and Lisa Barrington in Beirut; Additional reporting by Idrees Ali in Washington, Dan Williams in Jerusalem, Ulf Laessing and Ahmed Aboulenein in Baghdad; Editing by William Maclean and Bill Trott

Our Standards:The Thomson Reuters Trust Principles.

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VERSION FRANÇAISE AFP :

 

Syrie: une force irakienne

accuse Washington

d’avoir tué 22 de ses membres

Une force paramilitaire irakienne engagée dans la bataille contre le groupe État islamique (EI) a accusé lundi Washington d’avoir tué plusieurs de ses membres lors de frappes nocturnes dans l’est de la Syrie.

La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a démenti être l’auteur de ces frappes qui ont visé dans la nuit de dimanche à lundi la ville d’al-Hari, située près de la frontière irakienne.

« Cinquante-deux combattants, dont 30 Irakiens et 16 Syriens, y compris des soldats et des membres de milices loyalistes ont été tués », a indiqué à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

De leur côté, les unités du Hachd al-Chaabi, supplétif crucial de l’armée irakienne dans la lutte contre l’EI, ont accusé les forces américaines d’avoir tué 22 de leurs combattants et blessé 12 autres dans ces raids frontaliers.

Le groupe a rappelé avoir été déployé par les autorités irakiennes le long de la frontière poreuse avec la Syrie depuis l’annonce de la victoire sur l’EI proclamée en décembre par Bagdad.

Des combattants irakiens, dont certains sont membres de Hachd al-Chaabi, luttent depuis des années au côté du régime syrien et ont joué un rôle primordial dans la lutte anti-EI dans la province de Deir Ezzor (est de la Syrie).

Au lendemain de ces frappes, un correspondant de l’AFP à Nassiriya, dans le sud de l’Irak, a rapporté que les corps de trois combattants irakiens tués dans l’est syrien avaient été rapatriés pour être inhumés. Ils combattaient au sein de la milice « Kataëb Hezbollah », une force irakienne faisant partie du Hachd al-Chaabi et liée au puissant mouvement du Hezbollah libanais.

Une source militaire à Deir Ezzor a pour sa part indiqué à l’AFP que des avions de combat avaient « mené des frappes aériennes sur des positions conjointes irako-syriennes à al-Hari ».

– Démentis –

Les médias d’Etat syriens ont eux aussi attribué ces frappes à la coalition anti-EI. Citant une source militaire, l’agence officielle Sana a affirmé que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées par des appareils de la coalition, sans fournir de bilan précis.

La coalition a toutefois catégoriquement démenti.

« Il n’y a pas eu de frappes de la part des forces américaines ou de la coalition dans cette zone », a réagi auprès de l’AFP son bureau de presse, en précisant en revanche « être au courant de frappes (…) ayant tué et blessé des combattants de Kataëb Hezbollah ».

« Cette frappe n’a pas été menée par les Etats-Unis ou la coalition », a renchéri à Washington un porte-parole du Pentagone, Eric Pahon.

Al-Hari est située dans la province de Deir Ezzor, riche en pétrole, où les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, et les forces gouvernementales syriennes, appuyées par la Russie, mènent des offensives distinctes contre l’EI.

Le groupe ultra-radical a perdu l’essentiel du territoire qu’il contrôlait en Syrie et en Irak. Mais il reste présent dans des zones désertiques transfrontalières, notamment Deir Ezzor.

Les forces gouvernementales contrôlent les terres à l’ouest du fleuve Euphrate, qui traverse la province, tandis que les FDS se battent pour expulser l’EI d’une série de villages situés sur la rive est, près de la frontière irakienne.

Une ligne de « déconfliction » longeant le fleuve est en place depuis 2017 afin d’empêcher tout affrontement entre pro-régime et FDS.

– « Couloir vital » –

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l’EI, a néanmoins frappé des forces du régime ces dernières années.

Le 24 mai, 12 combattants pro-régime ont péri dans un raid aérien contre des positions de l’armée syrienne au sud de Boukamal, ville reprise à l’EI par le régime en novembre dernier et située à quelques kilomètres de la frontière.

L’OSDH et des médias d’Etat syriens avait attribué cette frappe à la coalition, mais le Pentagone avait nié.

Le 7 février, la coalition a reconnu avoir tué au moins 100 combattants pro-régime –dont cinq Russes selon Moscou– dans la province de Deir Ezzor, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.

Les frappes contre al-Hari interviennent au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village situé dans le nord de la province de Hassaké.

Dachicha représentait un « fief important » de l’EI dans cette province et se trouvait sur un « couloir vital » reliant autrefois les territoires des jihadistes en Syrie et en Irak, selon le directeur de l’OSDH.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/syrie-une-force-irakienne-accuse-washington-davoir-tue-22-de-ses-membres-doc-1655op3

 

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/511b9c1ecb52cee66c160badcc46eb61ae3dc675.jpg

 

 

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Gaza :

nouvelle attaque sioniste

contre la résistance

 

Croix-Rouge à Gaza :

 

nouveau bilan global du crime sioniste

 

 

L’aviation israélienne a mené ce 18 juin neuf attaques contre la bande de Gaza. Tsahal a fait savoir sur son compte Twitter que cette opération était une réponse à l’envoi ce 15 juin de cerfs-volants et de ballons incendiaires vers le territoire israélien. Selon elle, ces attaques ont visé deux complexes militaires du Hamas et un site de production d’armes. Un Palestinien aurait été tué près de la frontière entre Gaza et l’Etat hébreux a précisé une source ministérielle à l’AFP.

 

Le 15 juin, la résistance palestinienne a envoyé plusieurs engins incendiaires en direction d’Israël. De fabrication artisanale, ces projectiles prenaient la forme de poches de liquide inflammable ou d’explosifs attachés à des préservatifs gonflés à l’hélium. Ces ballons étaient parfois accompagnés de messages d’amour, de revendications ou de photographies de victimes touchées par des balles israéliennes durant les multiples affrontements qui ont eu lieu dans le cadre de la Grande marche du retour. L’armée Israélienne avait prévenu qu’elle «considérait l’utilisation de ballons et de cerfs-volants incendiaires avec une grande sévérité et fera tout pour empêcher leur utilisation».

Des drones utilisés pour intercepter ballons et cerfs-volants incendiaires

Elle avait d’ailleurs commencé à répliquer dès le 15 juin avec des frappes sur un poste d’observation de la résistance palestinienne, sans préciser de bilan. Selon l’AFP, l’armée israélienne a blessé le 16 juin deux Palestiniens qui lançaient des ballons incendiaires. Une porte-parole militaire avait précisé qu’un «appareil aérien» avait été tiré près d’un groupe de Palestiniens qui lançaient lesdits ballons. Le 9 juin, l’aviation avait pour la première fois tiré à proximité de Palestiniens accusés de préparer des ballons auxquels étaient attachés des engins explosifs.

L’armée israélienne a par ailleurs utilisé des drones pour intercepter ces ballons et cerfs-volants incendiaires. Selon le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, 400 cerfs-volants ont été détruits sur les quelque 600 lancés depuis le début de ce mouvement de protestation. Selon le service des pompiers israéliens, plus de 300 incendies ont dévasté plusieurs milliers d’hectares de champs et broussailles, depuis la fin mars.

 

L'armée israélienne frappe le Hamas en représailles aux projectiles tirés depuis Gaza

© SAID KHATIB / MAHMUD HAMS / AFP Source: AFP
Gauche : Un activiste palestinien lance un ballon chargé de matériaux inflammables, à la frontière entre Israël et Gaza, à Rafah, le 17 juin 2018.
Droite : raids aériens israéliens le 18 juin 2018 sur des cibles du Hamas à Gaza.

 

Après les pierres, les cerfs-volants et les ballons incendiaires sont devenus les symboles du mouvement palestinien de protestation lancé le 30 mars à Gaza pour la Grande marche du retour, en mémoire des Palestiniens chassés ou ayant fui leurs terres à la création de l’Etat d’Israël en 1948. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 13 juin à une forte majorité une résolution condamnant Israël pour les violences meurtrières à Gaza et rejeté un texte présenté par les Etats-Unis condamnant le Hamas pour ces mêmes violences.

Plus de 130 palestiniens dont des femmes, des enfantsdes journalistes, ou encore du personnel médical ont été tués par l’armée israélienne lors de manifestations le long de la frontière avec la bande Gaza.

 

 

 

Gaza: plus de 13.000 blessés

 

par des tirs israéliens,

 

selon la Croix-Rouge

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/39a3aec0532dcb11f6aa6fa43cf969688201f856.jpg

AFP / Mohammed ABED – Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018

Le recours à des balles réelles par Israël contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza a fait au moins 13.000 blessés depuis mars et représente pour les services médicaux un défi sans précédent, a affirmé lundi un responsable de la Croix-Rouge.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé lors d’une rencontre avec des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/gaza-plus-de-13000-blesses-par-des-tirs-israeliens-selon-la-croix-rouge-doc-1668er2

 

 

 

Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ?

 

 

Marlène Schiappa, le 16 mai.

 

 

 

Lutte des Schiappa

ou lutte des classes ?

 

 

 

« Un vrai travail, un vrai salaire » ???

 

Le « projet » du gouvernement Macron ?

 

Et si on le prenait à la lettre ?

 

Un « projet » pour la communication, et qu’il est bien évidemment incapable de réaliser, et surtout au sens prétendu de lutter contre la pauvreté!

 

__« Un vrai salaire », même au sens capitaliste du terme, cela signifie qu’un emploi par famille, couple avec enfants en bas âge et/ou en période scolaire, permet à cette famille de vivre décemment selon les critères sociaux de l’époque, permettant à la génération suivante de continuer dans des conditions au moins équivalentes.

Or ce n’est déjà plus le cas pour de nombreuses familles qui ne peuvent survivre, et souvent difficilement, sans l’apport d’au moins deux salaires…

La prétendue « égalité des sexes », tant prônée par Schiappa fille, c’est, actuellement, et même « à salaires égaux », une division par deux du niveau de vie du prolétariat en France, et non aucunement, un « progrès social ».

Tout son langage « communicant » sur le sujet n’est qu’une caution « décalée », « anticonformiste », en apparence, des reculs sociaux rendus inévitables par la crise systémique du capitalisme.

Sur ce seul point, c’est déjà ce qu’un marxiste a à dire…

 

__« Un vrai travail », cela veut dire une activité professionnelle réellement utile à la communauté, que ce soit en matière de production ou de services. Cela signifie que production et services sont organisés pour répondre aux besoins sociaux réels, et d’abord à ceux des travailleurs eux-mêmes et ceux de leurs familles.

L’utilité sociale est le critère d’un « vrai travail », et non le profit financier.

 

Sans profit financier, pas de salaire ?

Si production et services peuvent être organisés pour répondre à l’ensemble des besoins sociaux, la question réelle est donc bien celle de l’organisation des services et de la répartition, et non celle du profit financier.

Un équilibre entre production et besoins se passe précisément de profits au sens financier du terme.

La seule accumulation nécessaire est celle qui est suffisante pour le renouvellement et le développement, et qui n’a rien à voir avec l’accumulation du profit capitaliste. ( 1 )

C’est, là encore, ce qu’un marxiste a à dire, à propos d’un « vrai travail », objectif évidemment incompatible, donc, avec le capitalisme…

Alors que enfoncer une porte ouverte sur la signification « collective » de la phrase « de Marx ou pas tout à fait »,  selon Schiappa père, c’est se payer de mots et donner, à bon compte, une prétendue « leçon de marxisme » !

 

__« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes », cela signifie, au delà de l’aspect évidemment collectif de leur organisation, que la transition pour sortir du capitalisme se fait précisément sur la base d’un échange d’équivalents entre travailleurs, en matière de produits et de services, en tenant compte des besoins collectifs de la société. C’est effectivement le sens d’un « vrai travail », émancipateur, et non pas exploité.

C’est le sens politiquement utile de cette phrase qu’un marxiste doit rappeler, et non pas simplement l’aspect collectif de l’action politique, qui est évidemment commun à tous les partis politiques, fussent-ils ultra-réactionnaires, et même sociaux-fascistes… !

Mais en fait de « marxiste », on a affaire ici, avec Schiappa père, à un trotskyste, dans la variété « lambertiste », et qui a en commun avec les autres d’être une forme à peine déguisée de réformisme. Son programme ( 2 ) a toutes les caractéristiques d’une sociale-démocratie « gauchisante » en termes de langage, et sociale-chauvine dans ses objectifs clairement exposés, avec, bien évidemment, l’habituelle et caricaturale ( 3 ) formule prétendument «marxiste » sur la « socialisation des moyens de production et d’échange », qui, dans la logique réformiste du « programme de transition » de Trotsky ( 4 ), se résume à leur « nationalisation » dans le cadre d’un capitalisme monopoliste d’État relooké, en réalité, en « socialisme de marché » ( 5 ), avec de nouvelles formes de collaboration de classe, pompeusement baptisées « contrôle ouvrier » !

 

Conclusion, entre un père « lambertiste » et sa fille « macroniste » il y a, à plusieurs titres, « match nul » ! Néanmoins, un tel « match » est révélateur de la dégénérescence de la classe politique française et de sa complaisance pour la régression sociale et culturelle voulue et orchestrée par le système, pour tenter de survivre à sa propre crise interne.

 

Luniterre

 

(    1    https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondament aux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/   )

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/   )

 

(    2   POID-manifeste lambertiste   )

 

(    3    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/ 

« Le « gauchiste » moyen débat des éventuelles formes que pourrait prendre le pouvoir ouvrier, localement ou à l’échelle nationale, et même internationale, de ses formes plus ou moins démocratiques, conseil, syndicat ou autre, il discute doctement de savoir si elles correspondent ou non à la conception marxiste de la dictature du prolétariat, et même de savoir s’il faut conserver ou rejeter cette conception, mais il oublie que l’essentiel est dans le contenu social et économique du programme et non dans les formes.« Le « gauchiste » moyen débat des éventuelles formes que pourrait prendre le pouvoir ouvrier, localement ou à l’échelle nationale, et même internationale, de ses formes plus ou moins démocratiques, conseil, syndicat ou autre, il discute doctement de savoir si elles correspondent ou non à la conception marxiste de la dictature du prolétariat, et même de savoir s’il faut conserver ou rejeter cette conception, mais il oublie que l’essentiel est dans le contenu social et économique du programme et non dans les formes.

Au mieux il a sa liste de « mesures » d’un réformisme plus ou moins démagogique ou « radical », genre « répartition des richesses » (… du capital), à la fin desquelles il glisse comme certificat final de « marxisme » une ou deux lignes sur la « socialisation des moyens de production », mais la finalité sociale de l’ensemble du processus de production n’y est jamais autrement définie ni remise en question. »   )

 

(    4    Trotsky – programme de transition  )

 

(    5     https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=879:sur-les-conceptions-economiques-de-leon-trotsky&option=com_content&Itemid=53 )

 

 

VOIR A LA SUITE LES TWEETS SUJETS DE L’ARTICLE ET LE SUIVI DU DÉBAT SUR LE SITE  VLR…

 

 

 

 

POUR MÉMOIRE, COPIES DES MESSAGES CITÉS :

 

 

 

 

 

 

 

EXTRAITS D’UN DÉBAT EN COURS SUR LE SITE VLR :

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1812#forum1104

 

 

Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 17 juin 12:43

NB : Le papa de Marlène ( Une des nombreuses Nadine M de Macron ) est trotskyste ( Lambertiste ) et ex délégué FO // Il a publié un texte court pour recadrer et morigéner sa greluche arriviste de fille / Ce « post » ou « tweet » ou « hashtag » a été publié sur le site « tendance claire du NPA »…

Effectivement nous devons exiger la création immédiate de 6,5 millions d’emplois et un alignement immédiat des salaires français sur les salaires suisses ( salaire médian en France = 2200 euros / en Suisse 6 400 CHF = 5600 euros ) et alignement immédiat des droits sociaux en France sur ceux du Danemark , ou mieux encore de la Libye époque MK !!!

En fait c’est fastoche : créer 12500 sovkhozes dans les 12500 plus petits villages + 1000 en Guyane + 110 à Miquelon / créer 5 villes de 100 000 habitants + 100 villages de 4000 en Guyane – Déplacer la capitale à Pézenas-Agde et trouver une méthodologie efficace pour que les 4 millions de franciliens qui rêvent de quitter cette région puissent le faire – Ajouter 200 000 habitants dans la Creuse et ce qu’il faut dans tous les départements à démographie calamiteuse – Délocaliser les JO dans la vallée de la Charente – Participer à fond à la grande muraille verte d’Afrique-forêt de Lilengo et y installer des réacteurs steinfeld, des « torre atnosferica » et quelques villes nouvelles …

Alors va-y Macron ! Montre nous que tu es la réincarnation de Saint Simon et que Julliard ne délire pas !

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 17 juin 20:56, par Luniterre PRÉCISION UTILE : « Tendance claire » n’a fait que republier dans ses « brèves » un article du « Monde » résumant cette polémique familiale. Les « brèves » de « Tendance claire » ne sont en rien l’expression de sa ligne mais une sorte de compilation éclectique sur les sujets d’actu. Parfois on y retrouve même des articles venant de TML ou des blogs en lien direct avec…Suivant son historique assez précis sur Wikipédia, JM Schiappa est bien un authentique « lambertiste », dans la mouvance de D. Gluckstein, et donc actuellement du POID. Sur le fond, le POID revendique et reprend à l’identique le manifeste du POI… (voir en PJ)

Le différend POID/POI semblait donc uniquement porter sur des problèmes de fonctionnement interne entre les deux tendances, également sociales-chauvines dans leur souci de défendre et d’opposer la « République Française » aux institutions européennes, comme revendication préalable, tout à fait à l’instar du PRCF, par exemple.

Mais même sans ce travers opportuniste assez caricatural, le « programme de transition » de Trotsky est bien la recherche d’une étape intermédiaire où un prétendu « contrôle ouvrier » s’exercerait au sein du système, mais sans en finir avec lui… Une situation de collaboration de classe, même si relativement conflictuelle…

Alors que par définition une véritable économie de transition est néanmoins une économie de rupture avec le capitalisme et l’économie de marché, et doit utiliser la notion de valeur-travail pour une répartition équilibrée des taches et de la production, en fonction des besoins.

C’est ce que Marx explique clairement dans la Critique du Programme de Gotha, et ce que Trotsky escamote assez habilement dans ses textes, remettant au premier plan la loi du marché pour régler la production, notamment dans sa critique de l’URSS.

C’est pourquoi la tendance « Pabliste », fondée par Raptis, présent aux côtés de Trotsky lors de la fondation de la IVe Internationale, serait en réalité la plus « orthodoxe » d’un point de vue historique trotskyste, en revendiquant en quelque sorte la paternité du « socialisme de marché » !

Mais le réformisme « lambertiste » n’est pas forcément loin derrière !

Rien à voir, de toutes façons, ni avec Marx ni avec Lénine, sauf, tant qu’à faire, à considérer un Attali comme « marxiste » et un Xi Jinping comme « léniniste »…

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 18 juin 04:17 Je n’interprète pas le « programme de transition » comme un programme destiné à être appliqué mais comme un outil pour mobiliser les masses sur un ensemble de revendications légitimes , compréhensibles immédiatement malgré l’aliénation et les traditions réformistes – Ce programme doit être totalement inacceptable pour la classe dominante qui , ne cédant strictement rien, déclenche une répression exagérée et une riposte révolutionnaire des masses … Ce qui « transite » c’est donc la conscience des masses qui va du syndicalisme défensif et réformiste à une politisation révolutionnaire … Je crois que le vieux Léon a élaboré ce truc à partir de la théorie du renversement de la praxis – Maintenant il se peut que les lambertrucs ou les pablomachins soient abrutis au point de penser que c’est un programme à réaliser !Répondre à ce message

 

Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 18 juin 16:55, par Luniterre

Considéré ainsi, du point de vue du renversement de la praxis, il faudrait donc plutôt accorder le point « marxiste » à Schiappa fille, précisément en relevant le défi du mot d’ordre :


« Un vrai salaire, un vrai travail »

Même si le premier aspect reste « capitalisme compatible », dans le principe, il ne l’est déjà plus, en temps de crise actuelle !

« Un vrai travail » ouvre encore davantage la brèche, si les rares marxistes idéologiquement « survivants » arrivent à lui donner son sens par leur agit-prop programmatique, avec pour but d’ouvrir ce débat basique au sein de la classe prolétarienne.

Ce « renversement », c’est tout simplement ce que ce court article propose, ni plus, ni moins !

Concernant Trotsky et son prétendu « programme de transition », c’est aussi la fonction pédagogique qu’avance le camarade Viriato, pour sa défense, en post sur TML.

Cette fonction « éducative » est effectivement évoquée par Trotsky lui-même, du reste, dans ce texte.

Le problème est que cette fonction est liée à des pratiques qui sont précisément de l’ordre de la collaboration de classe, fut-elle relativement conflictuelle.

Toutes les pratiques de « cogestion », type « contrôle ouvrier », en système capitaliste, sont très facilement récupérable, par définition, par le système. C’est ce que l’on a vu depuis l’origine des syndicats, comités d’entreprises, coopératives, entreprises « autogérées », etc…

Ces formes ne représentent en rien une transition entre capitalisme et communisme, dans la mesure où elles restent immergées dans des rapports économiques de marché.

La question est de savoir, en ce qui concerne le trotskysme, si cela correspondait à un choix délibéré de la part de Trotsky, ou simplement à une suite de formules approximatives de sa part…

Le seul trotskyste (et de plus, un leader historique de cette mouvance) a avoir tenté une approche synthétique de la pensée économique de Trotsky est précisément Michel Raptis (lien lcr-be en PJ), dit « Pablo » et fondateur du courant éponyme, aujourd’hui quasiment disparu et voué aux gémonies « révisionnistes » par les autres courants trotskystes…

Or il ressort clairement de cette synthèse que Trotsky considérait la phase de transition comme un « socialisme de marché ».

Et donc son « programme de transition » n’est pas qu’un « instrument pédagogique », mais bien un objectif politique à réaliser, semble-t-il, dans le contexte de son époque.

Aujourd’hui, les mots d’ordres type « contrôle ouvrier » sont constamment repris par les différentes sectes trotskystes, comme héritage revendiqué de ce « programme ». C’est sous ce rapport que l’on peut effectivement les caractériser comme telles. Le « lambertisme » va même plus loin en se réclamant carrément de la démocratie parlementaire « républicaine », tout à fait à la manière d’un Mélenchon, avec lequel il s’allie bien volontiers, du reste !

En ce qui concerne le rôle « régulateur » du marché, tout à fait à l’instar des libéraux pur jus, Trotsky l’avait en quelque sorte théorisé lui-même, à la fin de sa vie, dans son ouvrage sur le marxisme, à vocation précisément didactique :

« En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »


In « Le Marxisme et notre époque », Trotsky, 1939

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

Si le trotskysme est bien un « renversement », c’est, d’abord, celui des fondamentaux du marxisme !

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 19 juin 01:49

Il y a quand même un petit souci : c’est quoi la NEP ? Sinon la persistance du marché mondial , donc du capitalisme … Pour l’économie de l’URSS certains ont parlé de capitalisme d’état et d’autres de capitalisme mal développé géré par une bureaucratie autoritaire et progressiste + armée pléthorique …

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 19 juin 04:06, par Luniterre

La période de la NEP, concrètement, débute en Mars 1921 et se termine avec la « crise des grains », courant 1928, même si le décret officiel ne paraît qu’en 1930. Soit à peine 8 ans en tout, et ne concernait, de toutes façons, qu’une partie limitée des 5 secteur économiques existants alors en Russie, tels que définis par Lénine lui-même, dès 1918, dans ce qui est le texte fondateur de la notion de coexistence du socialisme et du capitalisme d’État, qui sont deux secteurs distincts, contrairement à une confusion généralement volontairement entretenue… ( y compris par Trotsky).

******************

Lénine en 1918 :


« Parmi les gens qui se sont intéressés à l’économie de la Russie, personne, semble t il, n’a nié le caractère transitoire de cette économie. Aucun communiste non plus n’a nié, semble t il, que l’expression de République socialiste des Soviets traduit la volonté du pouvoir des Soviets d’assurer la transition au socialisme, mais n’entend nullement signifier que le nouvel ordre économique soit socialiste.

Mais que veut dire le mot transition ? Ne signifie t il pas, appliqué à l’économie, qu’il y a dans le régime en question des éléments, des fragments, des parcelles, à la fois de capitalisme et de socialisme ? Tout le monde en conviendra. Mais ceux qui en conviennent ne se demandent pas toujours quels sont précisément les éléments qui relèvent, de différents types économiques et sociaux qui coexistent en Russie. Or, là est toute la question.

Enumérons ces éléments :

1__l’économie patriarcale, c’est à dire, en grande mesure, l’économie naturelle, paysanne ;

2__la petite production marchande (cette rubrique comprend la plupart des paysans qui vendent du blé) ;

3__le capitalisme privé ;

4__le capitalisme d’Etat ;

5__le socialisme.

La Russie est si grande et d’une telle diversité que toutes ces formes économiques et sociales s’y enchevêtrent étroitement. Et c’est ce qu’il y a de particulier dans no­tre situation.

Quels sont donc les types qui prédominent ? Il est évident que, dans un pays de petits paysans, c’est l’élément petit bourgeois qui domine et ne peut manquer de dominer ; la majorité, l’immense majorité des agriculteurs sont de petits producteurs. L’enveloppe du capitalisme d’Etat (monopole du blé, contrôle exercé sur les propriétaires d’usines et des commerçants, coopératives bourgeoises) est déchirée çà et là par les spéculateurs., le blé étant l’objet principal de la spéculation.

C’est dans ce domaine précisément que se déroule la lutte principale. Quels sont les adversaires qui s’affrontent dans cette lutte, si nous parlons par catégories économiques, comme le « capitalisme d’Etat » ? Sont ce le quatrième et le cinquième élément de ceux que je viens d’énumérer ? Non, bien sûr. Ce n’est pas le capitalisme d’Etat qui est ici aux prises avec le socialisme, mais la petite bourgeoisie et le capitalisme privé qui luttent, au coude à coude, à la fois contre le capitalisme d’Etat et contre le socialisme. « 


Lénine,

Sur l’infantilisme « de gauche » et les idées petites-bourgeoises

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf/

*****************

Ceci-dit, il est clair que l’économie soviétique évolue très vite, à partir de 1921, également contrairement à une idée reçue. Avant la « crise des grains », une première crise, dite « des ciseaux », montre précisément déjà que le marché est impuissant à réguler l’économie.

De nouveaux rapports de production apparaissent dans l’agriculture, avec les kolkhozes, les sovkhozes, et surtout, en fin de compte, les Stations de Machines et Tracteurs, qui font le lien entre les deux et avec la production industrielle urbaine. Les SMT sont en quelque sorte l’âme du développement économique socialiste, et, de plus, leur origine est une initiative spontanée de coordination entre un sovkhoze et différents kolkhozes environnants pour une répartition de l’utilisation du matériel lourd.

De sorte qu’au moment de la « crise des grains », qui rendait urgente la fin de la NEP, l’alternative existait déjà, là aussi, contrairement à une idée reçue.

Ce qui a retardé la fin de la NEP, ce sont les luttes internes du parti bolchévik, notamment autour de ces questions économiques, et on ne peut pas les résumer en un post.

Eut-elle été liquidée plus tôt, la transition eut été sans doute moins brutale, alors que la crise des grains avait déjà fait des dégâts considérables en 1928.

Sur l’histoire économique de l’URSS :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

Quelques éléments aussi, dans l’article sur le centenaire d’Octobre :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

Sur la fin de la NEP :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/15/encore-une-legende-noire-demythifiee-lholodomor/

Bonne lecture,

(Et d’autres à découvrir, sur l’histoire de l’URSS, sur TML…)

 

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 19 juin 16:21

Merci pour toutes ces informations qui, cependant ne sont que des infos parmi d’autres ! Si le sujet était simple on le saurait et Staline n’aurait pas pondu sa fadaise du « socialisme dans un seul pays » et n’aurait pas liquidé tous ses rivaux en s’appuyant sur la promotion « appel de Lénine » = 200 000 ex menchéviks – SR recrutés pour marginaliser les vrais bolcheviks et intégrer les NEPmen au parti via l’appareil d’état !!! Staline n’aurait pas non plus soutenu le nationaliste bourgeois Chang Haï Check contre Mao …etc…

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 20 juin 00:50, par Luniterre

Pour ma part j’essaie d’étudier l’histoire de l’URSS à partir de documents russes, autant que possible. Si vous avez des sources valables pour attester de votre vision caricaturale de l’histoire, merci de nous les communiquer.

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 20 juin 03:03

Je trouve presque qu’il y a trop de documents et d’articles et de livres sur ce sujet … Les thèses les plus convaincantes sur l’URSS , Staline …etc me paraissent être celles des bordiguistes, ( pcint.org ) même si ce micro parti me paraît pas « vivant » . Eux au moins ont lu  » Critique des programmes de G et E  » … et se réfèrent à un marxisme pas trop déformé . Je ne dis pas que ce qu’ils disent est parfait …

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 21 juin 02:35, par Luniterre

Le bordiguisme est, pour le moins,une source très partisane et indirecte, en ce qui concerne le développement économique de l’URSS, réduite selon ce courant à une seule composante, le capitalisme d’État. A partir de quelle époque, cela n’est pas très clair. En 1924 Bordiga faisait encore l’éloge de Lénine et de l’URSS, semble-t-il :

https://www.marxists.org/francais/bordiga/works/1924/02/bordiga_lenine.htm

Concernant les idées programmatiques de Bordiga, si l’on se fie à son texte de 1920, son manifeste ne comportait aucun projet de transition économique, inspiré ou non de la CPG, à proprement parler :

http://www.pcint.org/03_LP/497/497_bordiga-but-communistes.htm

Ce n’est plus le cas à la fondation de son nouveau mouvement, en 1953 :

https://sinistracomunistainternazionale.com/2017/10/03/il-programma-comunista-nr-1-1953-il-programma-rivoluzionario-immediato/

Ici en anglais :

https://libcom.org/library/immediate-program-revolution-amadeo-bordiga

Texte apparemment introuvable en français… A moins que vous n’en ayez la référence, et merci, dans ce cas, ne nous la signaler.

Ce texte contient effectivement quelques propositions programmatiques de base intéressantes, donc, par contre.

Le lien avec la CPG, s’il existe, est très indirect, néanmoins, et , de plus partiel, rejetant ce qui fait le fondement de l’économie de transition expliqué par Marx en ce qui concerne l’échange d’équivalents en valeur travail entre producteurs, tout en tenant compte des besoins sociaux des secteurs non productifs.

En effet, en creusant plus, je trouve cette étude :

https://fr.internationalism.org/revue-internationale/201609/9446/annees-1950-et-60-damen-bordiga-et-passion-du-communisme

Étude assez intéressante, et qui cite notamment Bordiga sur son rejet d’utiliser la notion de valeur d’échange dans la phase de transition.

Si lecture de la CPG il y a eu, le principe de base en est donc néanmoins expurgé dans la pratique politique et l’idéologie du bordiguisme.

En Russie, ce principe était par contre mis en avant par Lénine, en Septembre 1917 , dans l’État et la Révolution (Chap 5), on ne peut guère plus à la veille de la Révolution d’Octobre…

La guerre civile, puis la nécessaire NEP, et finalement, les controverses sur les questions économiques en ont empêché la mise en œuvres, c’est un fait.

Que ce soit Trotsky, Boukharine ou Preobrajensky, aucun ne préconisait d’y revenir, ce qui était, de toutes façons, en contradiction avec leurs thèses économiques respectives.

Staline a mené le développement économique de l’URSS de façon en partie empirique, certes, mais assez efficace en en fin de compte, ce que la bourgeoisie tente aujourd’hui de dissimuler à tout prix.

De plus, même si ce fut tardif, il est le seul à avoir envisagé et proposé d’en revenir aux principes de la CPG, en faisant le bilan de l’URSS en 1952, en préparation du 19e Congrès :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

Ce qui est aussi possiblement l’une des causes de son décès « mystérieux » selon nombre d’historiens russes.

Il ne s’agit pas de faire un panégyrique mais de rendre à chacun ce qui, historiquement, lui revient réellement, d’une part, et de tirer les leçons de l’expérience globale, d’autres part, indépendamment du rôle personnel de tel ou tel, et surtout, des images médiatiques qui leurs sont accolées par le système.

Luniterre

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 21 juin 05:47

Vers la fin des années 70 les bordiguistes ( pcint .org ) ont édité un N° de « programme communiste » intitulé « le trotskysme » où ils tiraient à boulets rouges sur le programme de transition et la révolution permanente, puis ils ont retiré cette brochure en reconnaissant qu’elle était réductrice et surtout a-historique / Par la suite ils citaient souvent Trotsky surtout « terrorisme et communisme » et les écrits militaires…
Pour eux la révolution russe , prévue par Marx dans sa longue correspondance avec Plekhanov , n’est pas , contrairement au diagnostic de Gramsci , une révolution contre « le capital » de Marx, mais une révolution double politiquement prolétarienne et paysanne mais économiquement bourgeoise ( liquidation des formes féodales , des koulaks , industrialisation, alphabétisation, électrification …etc. ) .
En conséquence ils vouent aux gémonies la théorie stalinienne du socialisme dans un seul pays car pour eux les 2 principales réussites de la révolution c’est la création de la troisième internationale et le congrès de Bakou . Ils n’opposent pas à Staline des critiques démocratiques petites bourgeoises et reconnaissent qu’il industrialisé et modernisé l’URSS .
Dans un article Engels fut interrogé sur une éventuelle prise de pouvoir des communistes dans un pays pré capitaliste . Il a répondu que dans ce cas les communistes seraient obligés d’industialiser et de moderniser en employant grosso modo les mêmes méthodes que la bourgeoisie et qu’à force d’employer ces méthodes les communistes risquaient de devenir des capitalistes banals ( la pratique modifie la pensée ).
Ouf ! Là je me suis accroché car il faudrait faire plus long ou, mieux, donner la parole à un bordiguiste AOC !

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Lutte des Schiappa, ou lutte des classes ? 22 juin 04:06, par Luniterre

Lénine caractérisait la Russie comme un impérialisme. Les formes féodales étaient déjà en voie de disparition avancée. Le servage était aboli depuis 1861, soit plus d’un demi siècle avant 1917. Les koulaks ne sont pas une classe féodale à proprement parler. C’est, au contraire, la naissance d’une classe « moyenne » paysanne au sens occidental du terme, voulue par la réforme de Stolypine(1906). Ils sont, par contre, dès cette réforme, en lutte contre les villages paysans communautaires, les « mir », qui sont une forme économique communautaire effectivement  » précapitaliste », mais non féodale. La noblesse détient encore beaucoup de terres mais abandonne progressivement l’agriculture. Enfin l’industrie, même si en retard sur l’Europe, est en plein essor. De plus, y a déjà un important capitalisme financier russe, interconnecté, dirait on aujourd’hui, avec le capital occidental, via les participations croisées (relire Lénine). Selon les critères actuels, il faudrait plutôt parler de nation capitaliste émergente ayant rapidement atteint le stade impérialiste. C’est principalement du fait de la persistance du tsarisme que la Révolution y a eu nécessairement un caractère double.

À noter, pour bien comprendre, que l’ouvrier russe est aussi souvent un paysan du mir, et donc souvent avec une activé double, et un fort esprit communautaire. En 1917, le soldat au front est donc aussi souvent ouvrier et paysan du mir… !

La société russe à la veille d’Octobre est donc une société assez originale, tant dans son évolution que dans ses structures sociales, et peut difficilement être comparée à ce qui se passe en Occident…

La Révolution d’Octobre à mis fin à l’existence du capitalisme financier en Russie. Même avec la NEP il n’a pu y reprendre pied. Avec la fin de la NEP, c’est quasiment la fin de l’économie de marché, sauf pour quelques formes résiduelles. Même avec les écarts de salaires qui restent considérables, l’accumulation reste dérisoire et tout au plus de type petit bourgeois, sans possibilité de valorisation par le cycle productif.

Dans ces conditions, il n’est donc pas approprié de parler de capitalisme, tout simplement, même s’il y a beaucoup de critiques à apporter à cette forme de socialisme empirique.

Le retour à une logique de marché pour « réguler » le plan (Trotsky), aurait donc bien été une mesure contre-révolutionnaire, en plus d’une absurdité anti-marxiste ( reprenant le concept bourgeois de primauté de la loi du marché sur la loi de la valeur..!)

Avancer davantage dans la transition socialiste imposait donc bien d’en revenir aux principes de la CPG. Ce qui était déjà de simple bon sens en 1875 ne l’était pas moins en 1952. En réalité la réflexion que Staline avait tiré de sa pratique empirique avait déjà abouti avant la guerre et devait déboucher sur une initiative pour la rédaction collective du manuel d’économie de l’Académie soviétique. Reportée de plus de 10 ans, donc, et finalement inaboutie dans ce sens ML, sauf, en partie, pour les éditions 1954 et 55, qui conservent quelques traces des travaux préparatoires du 19e Congrès.

Aujourd’hui les conditions matérielles, techniques, et de communication, en plus, sont bien meilleures qu’à l’époque, sans même remonter jusqu’à 1875… Veut on tenter à nouveau d’unir le prolétariat sur la base d’un projet de transition socialiste, telle est la question. La démocratie formelle n’a évidemment aucun sens en dehors du contenu politique qu’on lui donne.

Aujourd’hui, outre les conditions matérielles, les principes de base de la CPG sont largement accessibles à une grande partie du prolétariat et peuvent se traduire en revendications claires, sous des formes simplifiées, pour le plus grand nombre.

C’est ce type de démarche qui devrait unir les rares communistes « survivants » au delà de leurs diverses origines idéologiques.

Luniterre

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IL FAUT CHOISIR !

 

OU…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yémen, guerre à Hodeida, nouvelle crise humanitaire : la France à nouveau complice!

Yémen :

assaut de la coalition impérialiste

contre le port d’Hodeida,

porte d’entrée

de l’aide vers les populations civiles

déjà victimes de la pire crise humanitaire au monde

 

 

REUTERS/Stringer

Les forces progouvernementales yéménites annoncent avoir lancé l’assaut sur le port stratégique de Hodeida (ouest), tenu par les rebelles houthis. Cette offensive est appuyée par la coalition arabe en guerre au Yémen depuis plus de trois ans. Des ONG demandent à la France d’annuler une conférence sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris, car elle est coorganisée par l’Arabie saoudite, partie prenante au conflit.

Sur les rives de la mer Rouge, Hodeida compte 600 000 habitants. C’est par ce port que transite une bonne partie des importations mais aussi l’aide destinée à la population du Yémen, pays pauvre plongé dans une terrible crise humanitaire depuis le début de l’intervention de la coalition arabe en 2015.

On mesure donc le risque que représente une offensive armée sur Hodeida. Opération militairement incertaine pour les forces loyalistes du Yémen, appuyées par la coalition arabe en guerre contre la rebellion chiite des Houthis mais aussi une opération potentiellement catastrophique pour la population locale et pour les Yéménites dépendants de l’aide internationale déjà insuffisante.

Sonnette d’alarme

Ces derniers jours, plusieurs ONG ont tiré la sonnette d’alarme, demandant notamment au président français Emmanuel Macron de faire pression sur les Saoudiens et les Emiriens, les principaux belligérants de la coalition. Ces ONG jugent « inconcevable » de maintenir la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris.

La France et l’Arabie saoudite sont coorganisatrices d’une conférence humanitaire sur le Yémen. L’annonce avait été faite lors de la visite il y a 2 mois du prince héritier Mohamed Ben Salman à Paris. Or l’Arabie saoudite bombarde depuis plus de trois ans le Yémen, en soutien aux forces loyalistes, contre les rebelles houthis. Et les civils en font les frais. C’est pourquoi 14 ONG, dont Care, demandent l’annulation de cette conférence humanitaire sur le Yémen.

« Il est absolument inconcevable de maintenir une telle conférence quand le coorganisateur est en train de mener une attaque contre des populations civiles en ce moment même au Yémen. Pour nous, la France ne peut pas être un pompier pyromane en fournissant des armes aux parties au conflit et en organisant une conférence humanitaire en appui aux populations. Pour nous il y a une véritable incohérence, donc on appelle le président Macron a condamner l’attaque sur Hodeida et à annuler cette conférence », affirme Fanny Petitbon, responsable du plaidoyer chez Care France.

Le ministère français des Affaires étrangères a réagi par un simple communiqué. Il indique que « seule une solution politique négociée, y compris à Hodeida, permettra de mettre fin de manière durable à la guerre au Yémen ».

Mardi, le président français a eu un entretien téléphonique avec le prince héritier d’Abou Dabi, Mohammed ben Zayed, pour l’appeler « à la retenue et à la protection des populations civiles ».

Un nouveau désastre humanitaire

Depuis trois jours, l’ONU était lancée dans d’intenses négociations pour tenter de préserver ce port stratégique où transite 70% de l’aide humanitaire dans un pays où plus 22 millions de personnes ont besoin d’une assistance vitale. Le représentant adjoint de la Suède à l’ONU, Carl Skau, apelle à un arrêt des opérations militaires par la coalition pour éviter une catastrophe humanitaire.

« Ce type d’escalade aura des conséquences sérieuses sur une situation humanitaire déjà dramatique mais cela va aussi ralentir les possibilités de ramener à la table des négociations les différentes parties. Donc nous appelons vraiment la coalition à mettre un terme à son offensive militaire et à relancer les négociations pour aboutir à un plan de paix. Le Conseil de sécurité doit soutenir les appels du Secrétaire général et de l’envoyé spécial pour se réengager dans des discussions et aboutir à une désescalade et à la retenue. Et maintenant nous consultons les autres membres du Conseil de sécurité pour voir quelles peuvent être les prochaines étapes. »

Selon le chercheur au CNRS Franck Mermier cette offensive sur Hodeida pourrait représenter un nouveau désastre humanitaire pour une population déjà plongée dans une intense détresse.

Cette offensive pourrait prendre du temps donc évidemment augmenter les tourments de la population yéménite, notamment de celle qui habite Hodeida, mais aussi pourrait étendre finalement le blocus exercé par l’Arabie saoudite et la coalition arabe contre les territoires sous contrôle houdhiste, donc entraver la distribution d’aide à ces territoires sous contrôle rebelle…

Franck Mermier, chercheur au CNRS 13/06/2018 – par Oriane Verdier

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180613-yemen-mer-rouge-hodeida-attaque-coalition-rebelles-houthis

 

 

https://i1.wp.com/md1.libe.com/photo/1130900-une-colonne-de-vehicules-blindes-de-forces-progouvernementales-yemenites-arrive-dans-la-localite-d-a.jpg

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Les forces progouvernementales au Yémen ont engagé des combats vendredi pour prendre l’aéroport de Hodeida (ouest), au troisième jour d’une offensive meurtrière visant à chasser les rebelles de cette ville portuaire, principal sas d’entrée de l’aide humanitaire dans le pays en guerre.

Pour empêcher les forces loyalistes d’acheminer des renforts vers Hodeida par la route côtière au sud de la ville, les rebelles ont lancé une attaque sur cet axe depuis l’intérieur des terres, tuant 12 soldats, selon des sources militaires et médicales.

La route a été coupée à ce niveau, selon une de ces sources.

Le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, avait appelé ses combattants à faire face à l’offensive contre Hodeida, lancée mercredi par les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par la coalition militaire sous commandement saoudien.

Des combats ont eu lieu dans l’après-midi à 2 km au sud de l’aéroport, fermé et situé à la limite sud de la ville, a indiqué un correspondant de l’AFP dans la localité d’Al-Douraïhimi, au sud de Hodeida, ville tenue par les rebelles depuis 2014.

Plus tôt, une source militaire avait indiqué que les forces progouvernementales se préparaient à prendre d’assaut l’aéroport avec l’appui aérien de la coalition.

Depuis le début de l’offensive mercredi, 118 rebelles et 21 membres des forces loyalistes ont été tués dans les combats, selon des sources médicales.

Cette opération militaire fait craindre une interruption de l’aide humanitaire, essentielle pour un pays frappé par « la pire crise humanitaire du monde » selon l’ONU.

« La bataille de Hodeida pourrait avoir un impact dévastateur sur les civils, à la fois dans la ville et ailleurs au Yémen », a mis en garde Sarah Leah Whitson, directrice du Moyen-Orient à l’ONG Human Rights Watch.

– « Bourbier » –

Grand port sur la mer Rouge, Hodeida est le point d’entrée en territoire yéménite d’une large part des importations et de l’aide humanitaire, et constitue par conséquent un enjeu stratégique.

Face aux craintes internationales d’une suspension de l’aide, le chef de la diplomatie yéménite Khaled al-Yemani s’est voulu rassurant en disant que l’objectif des loyalistes n’était pas le port dans l’immédiat.

« Nous n’avons pas l’intention de détruire l’infrastructure » portuaire, a-t-il ajouté.

Le directeur du port Daoud Fadhel a indiqué jeudi à l’AFP que le port restait ouvert malgré l’assaut.

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‘Arabie saoudite sunnite, grand rival de l’Iran chiite dans la région, accuse les rebelles yéménites de recevoir une aide militaire iranienne via le port de Hodeida. L’Iran reconnaît soutenir les Houthis mais dément leur fournir des armes.

Les rebelles, qui opposent une forte résistance, ont été appelés par leur chef à faire face aux « forces de la tyrannie ».

« Il faut dépêcher des renforts pour la bataille », a lancé Abdel Malek al-Houthi qui s’exprimait pour la première fois depuis le début de l’offensive. Il faut « transformer la côte ouest en bourbier pour les envahisseurs ».

Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a affirmé que les habitants de Hodeida restaient confinés chez eux. Quelque 600.000 personnes habitent dans la ville et ses environs.

Des milliers d’entre elles pourraient fuir les violences dans les jours à venir, a estimé vendredi sur Twitter le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ajoutant que la ville « se préparait au pire ».

Des résidents avaient indiqué à l’AFP que les Houthis avaient renforcé leurs défenses dans la cité, creusant des tranchées et déployant des snipers sur les toits.

– Hadi à Aden –

La coalition dirigée par Ryad intervient au Yémen depuis mars 2015 pour aider le pouvoir de M. Hadi à stopper la progression des rebelles qui occupent de vastes régions dont la capitale Sanaa.

M. Hadi, qui vit en exil à Ryad, est arrivé jeudi à Aden (sud), décrétée capitale provisoire du pays, pour « superviser » les opérations militaires à Hodeida, selon l’agence officielle Saba.

Dans cette guerre qui a fait près de 10.000 morts en plus de trois ans, la bataille de Hodeida est la plus importante depuis une offensive de 2015 qui avait permis aux forces progouvernementales de reprendre aux rebelles plusieurs régions du sud, dont Aden.

Lors d’une réunion jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a répété son « appel à laisser ouverts les ports de Hodeida et de Salif », au nord de Hodeida, pour assurer la continuité de l’approvisionnement dans ce pays pauvre, où une partie de la population est au bord de la famine.

Les 15 membres de l’instance sont « unis dans leur profonde inquiétude sur les risques concernant la situation humanitaire » à Hodeida, a déclaré à l »issue de la réunion l’ambassadeur russe Vassily Nebenzia.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/yemen-rebelles-et-loyalistes-saffrontent-aux-portes-de-laeroport-de-hodeida-doc-15z3226

 

 

Yémen: les résistants Houthis

 

se mobilisent pour la bataille

 

de l’aéroport d’Hodeida

 

 

Au Yémen, la bataille d’Hodeida se poursuit. Les forces loyalistes appuyées par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, se préparent à donner l’assaut contre l’aéroport de cette ville contrôlée par la rébellion houthie. Le chef des rebelles lancent quant à lui un appel à la mobilisation.

Abd el Malik al-Houthi, le chef des rebelles, mobilise ses troupes et les encourage à maintenir les positions coûte que coûte. Sur sa chaîne de télévision, il intime cet ordre : « il faut faire face à l’assaut et affronter les forces de la tyrannie ». Pour y parvenir, c’est la mobilisation générale. Le chef des rebelles chiites réclame des renforts pour cette bataille de la côte. Hodeida est en effet située sur les rives de la mer Rouge.

Les Houthis n’ont pas la même force de frappe militaire que le camp d’en face. Les forces loyalistes sont appuyées par les aviations saoudienne et émirienne. Mais malgré cette infériorité militaire, les 48 premières heures de combats ont été meurtrières. Les Houthis disposent de tireurs embusqués qui sont parvenus à ralentir l’avancée des troupes gouvernementales et de leurs alliés. 

Au milieu de ce chaos, les civils de Hodeida sont contraints au confinement.
Cette opération militaire fait également peser un risque sur l’ensemble de la population yéménite. C’est par le port de Hodeida qu’arrive une grande partie de
l’aide humanitaire au Yémen. Le chef de la diplomatie yéménite rassure : les combats se tiendront loin du port qui pourra continuer de fonctionner normalement. 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180615-yemen-houthis-assaut-aeroport-hodeida-humanitaire

 

 

Où la France de Macron-Tartuffe

 

entre « officiellement »

 

sur la scène macabre du Yémen,

 

qu’elle a déjà lourdement ensanglanté

 

par ses livraisons d’armes…

 

« Des démineurs français à Hodeïda ? C’est bien possible selon deux sources. La première est officieuse : il s’agit d’un responsable des Émirats Arabes Unis s’exprimant sous couvert d’anonymat. Selon lui, Paris a accepté d’apporter une assistance en matière de déminage dans le cadre de l’opération militaire lancée par la coalition sunnite pour reprendre la ville de Hodeïda dont le port aurait été miné. Dès 2017, HRW accusait les Houthis de pratiquer le minage à grande échelle.

[NDLR: Actuellement, ce port fonctionne parfaitement et les autorités portuaires affirment le maintenir en activité, malgré la guerre et l’assaut en cours, comme on l’a vu dans les différents reportages. Au sujet de ces accusations, on est donc évidemment en droit de s’interroger sur les prétendues motivations humanitaires de cet hypothétique déminage!! Il parait plutôt clair que c’est un prétexte offert à la France par la coalition pour participer au dépeçage du Yémen, en cas de victoire, alors qu’elle a été une des plus grande pourvoyeuse d’armes vers ce conflit, à destination, précisément, de la coalition Arabie-Émirats, soutenue par les USA.]

Or ce port est vital tant pour l’arrivée de l’aide humanitaire que pour le déploiement des forces anti-houthis [officiellement,comme on l’a vu également, la coalition a le front de prétendre que le port n’est pas l’objectif…!] qui ont lancé cette semaine l’opération Golden Victory pour reprendre l’aéroport et la ville.

La seconde source est officielle. Interrogé par Ouest-France ce vendredi matin, le ministère des Armées précise « qu’il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre ».

Mais le ministère ajoute qu’une « action de déminage des accès au port d’Hodeida après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude. Elle aurait pour but de faciliter l’acheminement, en sécurité, de l’aide humanitaire à la population de la ville ».

Des démineurs français de la Marine et de l’armée de terre pourraient donc être engagés au Yémen comme ils l’avaient été en Libye après la chute du régime.

Par ailleurs, « la France a toujours souligné que la ville portuaire de Hodeïda est un des accès clefs du Yémen pour acheminer les biens commerciaux et humanitaires aux populations civiles. L’actualité sur le terrain nous convainc de la nécessité que la communauté internationale prête une attention toute particulière à la question de l’accès humanitaire. C’est le sens de la conférence humanitaire que la France a proposé d’organiser le 27 juin ». 

Ces annonces françaises ne sont pas du goût de certaines ONG. Ainsi, Tony Fortin, chargé d’études à l’Observatoire des armements, estime qu’en « affirmant qu’elle prépare une opération de déminage à Hodeidah après l’arrêt des combats, la France confirme qu’elle s’est résignée à l’offensive de la coalition, malgré les avertissements de l’ONU sur les conséquences catastrophiques pour les populations civiles. Cela signifie que malgré l’étendue des crimes commis par la Coalition, la coopération militaire entretenue avec Abu Dhabi se poursuit. La schizophrénie de la France est totale, alors qu’elle se pose aussi comme médiateur de ce même conflit, à travers l’organisation d’une conférence humanitaire le 27 juin. Un débat sur l’implication de la France dans ce conflit doit avoir lieu dans les plus brefs délais au Parlement. »

https://www.ouest-france.fr/monde/proche-orient/yemen-la-france-envisage-d-aider-au-deminage-du-port-de-hodeida-5825745

 

 

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AQUARIUS : Aux origines du chaos libyen, la chute de Kadhafi, orchestrée par l’Occident

 

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LIBYE : Une histoire « revisitée »,

même par ses protagonistes occidentaux,

et pour cause, vu la tragédie libyenne actuelle !

 

Ici, sur France5…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIBYE :

 

Qui était vraiment Mouammar Kadhafi

 

et pourquoi l’ont-ils tué ?

 

Par Boniface Musavuli

 

Retour sur « Objectif Kadhafi  », l’ouvrage de Patrick Mbeko, analyste des questions géopolitiques, paru aux Editions Libre-Pensée, 2016.

Le 20 octobre 2011, les téléspectateurs du monde entier découvrent sur leurs écrans les images d’un homme ensanglanté qui se fait lyncher par une foule hystérique. Quelques instants plus tard, on aperçoit deux corps tuméfiés allongés l’un à côté de l’autre, sur des matelas sales posés à même le sol. Il s’agit du Guide libyen Mouammar Kadhafi et son fils Muatassim. L’évènement marque la fin d’une campagne de bombardement de la Libye par les forces de l’OTAN et les combats au sol de leurs alliés de circonstance : les « révolutionnaires libyens », dont il s’avérera plus tard qu’il s’agissait d’intégristes et des djihadistes.

Mais Paris, Londres, Bruxelles, et même le Secrétaire général de l’ONU saluent « une nouvelle ère » pour la Libye. Kadhafi est alors décrit comme un dictateur mégalomane et sanguinaire, dont les proches s’étaient enrichis en détournant les richesses pétrolières du pays au détriment du peuple libyen. Il est décrit comme un parrain du terrorisme international qui a fait poser des bombes dans des avions, et qui, en cette année 2011, avait tiré sur sa population qui ne réclamait que la démocratie. Les grandes puissances devaient prendre leurs responsabilités : lui livrer la guerre et l’éliminer, s’il le faut, au nom de la démocratie et de la « responsabilité de protéger » la population libyenne. C’est à peu près ce que les gens ont retenu de Kadhafi et des raisons de la guerre fatale que les puissances de l’OTAN ont menée contre son pays. Et si la vérité était ailleurs ?…

C’est en tout cas ce qu’on découvre au fil des pages d’Objectif Kadhafi de Patrick Mbeko[1], ouvrage préfacé par Michel Rimbaud, ancien ambassadeur français, qui décrit les « 42 ans de guerres secrètes » : une vingtaine de tentatives d’assassinat et de coup d’État, des opérations subversives de toutes sortes, mais aussi des moments de retrouvailles et des visites officielles entre Tripoli et les capitales occidentales. Qui était vraiment Mouammar Kadhafi ? Pourquoi a-t-il été tué ? Qu’en est-il des accusations portées contre lui ? C’est à ces questions et à bien d’autres que répond cet ouvrage, solidement documenté, nourri d’anecdotes, d’une remarquable mise en perspective historique et d’une grille de lecture géopolitique particulièrement originale.

L’histoire d’un jeune Bédouin devenu révolutionnaire

Mouammar Kadhafi voit le jour en 1942. C’est un jeune Bédouin – aux origines anecdotiques[2] – issu d’une famille si pauvre qu’il avait à peine de quoi se nourrir. Il est toutefois décrit comme brillant à l’école. Il réussit à étudier en quatre années seulement le programme de six années du cycle primaire. Il apprend avec une facilité qui étonne ses camarades et ses enseignants. Très vite, il dégage autour de lui une sorte d’autorité naturelle et une fierté qui contraste avec son cadre de vie très modeste[3]. Féru de lecture, il fait la connaissance des grands personnages qui ont fait l’histoire du monde et de l’Afrique : Abraham Lincoln[4], le général de Gaulle, Mao Zedong, Patrice Lumumba et surtout Gamal Abdel Nasser[5] le leader égyptien dont il s’inspire particulièrement. L’environnement politique de l’époque est marqué par une série d’évènements dans le monde arabe : la guerre d’Algérie, l’agression de l’Égypte, la bataille du Liban, la question palestinienne, la révolution au Yémen, la présence sur le sol libyen des bases militaires américaines et britanniques, l’état misérable du peuple libyen, victime d’un règne monarchique gangrené par la corruption et le népotisme. Autant de facteurs qui amènent Kadhafi à se sentir « investi d’une mission » celle de libérer son pays de la domination étrangère, de la pauvreté et des inégalités[6].

En 1963, Kadhafi obtient son baccalauréat de philosophie, mais refuse de travailler dans les compagnies pétrolières. Il a autre chose en tête. Il crée un groupe de jeunes pour entrer à l’école militaire de Benghazi, pas pour devenir des soldats de métier, mais pour infiltrer l’institution[7] et s’en servir pour mener la révolution. Six ans plus tard, il prend le pouvoir avec ses compagnons d’armes, le 1er septembre 1969, à l’occasion d’un coup d’Etat sans effusion de sang[8]. Mouammar Kadhafi n’est alors qu’un jeune officier de 27 ans. Son rêve de transformer la Libye peut commencer. Il durera tout le temps de son action aux commandes de son pays : 42 ans, et s’étendra sur l’Afrique.

Kadhafi, le pétrole et la souveraineté

Mouammar Kadhafi se révèle rapidement être un nationaliste souverainiste habité par l’idée de protéger son pays et de faire bénéficier à son peuple les revenus tirés des ressources pétrolières et gazières, jusqu’alors détournés et dilapidés par un régime corrompu, celui du Roi Idriss et les compagnies pétrolières. Le jeune pilote est particulièrement choqué face à la luxure et l’indécence déployée au cours des festins[9] organisés dans son pays par les compagnies pétrolières et les autorités à côté d’une population qui manque pratiquement de tout. Kadhafi est un souverainiste. Il rejette tous les impérialismes, aussi bien l’impérialisme américain que l’impérialisme soviétique dont le côté athée » choque sa conscience de « croyant ». Ce refus du communisme, en pleine période de Guerre froide, va d’ailleurs l’épargner des ennuis avec les Occidentaux qui ne voyaient pas en lui une menace là où les leaders ouvertement communistes d’Amérique latine et d’Afrique étaient des cibles à abattre. Il parvient à contrôler les ressources de son pays et à renégocier les contrats là où les pays alignés derrière l’une ou l’autre des superpuissances disposaient des marges de manœuvres assez limitées. Il nationalise les principaux secteurs de la vie économique libyenne, moyennant compassassions. Dans le secteur pétrolier, les négociations sont ardues, mais en 1971, Kadhafi réussit ce qu’aucun autre pays pétrolier n’avait réussi auparavant : imposer aux compagnies pétrolières une augmentation des prix du brut[10]. Le mouvement va faire des émules dans les pays de l’OPEP.

Pour la première fois, le peuple libyen se réapproprie les richesses de son pays. Le revenu annuel qui était de 2 milliards 223 millions de dollars en 1973 passe à 6 milliards en 1974, pour atteindre 8,87 milliards de dollars en 1977. Des centaines de milliers de familles libyennes voient leur condition de vie s’améliorer considérablement[11]. Sous le roi Idriss, la Libye était parmi les pays les plus pauvres de la planète. 94% de la population était analphabète. La mortalité infantile était parfois de 40%. Kadhafi va transformer un pays et un peuple tout entier. Et pas seulement la Libye. L’argent du pétrole libyen va financer plusieurs causes à travers le monde, notamment la cause du peuple palestinien et la lutte des Noirs en Afrique du Sud. La Libye est ainsi le premier pays que visite le leader de la lutte contre l’Apartheid, Nelson Mandela, dès sa sortie de prison en 1994[12]. Kadhafi permet à l’Afrique de connaître sa première révolution technologique en finançant le premier satellite de télécommunication RASCOM-QAF1 permettant aux pays africains de se rendre indépendants des réseaux satellitaires occidentaux et d’économiser plus de 500 millions de dollars (ou de les faire perdre aux compagnies occidentales).

La Libye investit plusieurs milliards de dollars dans les secteurs variés des économies des pays africains[13]. Contrairement aux Occidentaux qui investissent principalement dans l’industrie extractive, Tripoli investit dans les secteurs primaires (agriculture, élevage) et tertiaire (banques, hôtels, services), principalement dans les pays les plus pauvres du Continent. La Libye lance le chantier de trois organismes financiers qui devraient contribuer à asseoir l’émancipation monétaire et financière de l’Afrique : la Banque africaine d’investissement (BAI), le Fonds monétaire africain (FMA) avec un capital de 42 milliards de dollars et la Banque centrale africaine (BCA). Outre le rachat des dettes et engagements contractés auprès des Institutions financières internationales, le développement de ces trois organismes devait permettre aux pays africains d’échapper aux diktats de la Banque mondiale et du FMI et marquer la fin du franc CFA[14]. Une émancipation que l’Occident voit de très mauvais œil. Nous y reviendrons.

Kadhafi, le terrorisme et l’affaire des bombes dans les avions

Trois attentats terroristes ont valu à Kadhafi d’être présenté comme la figure emblématique du terrorisme international : l’attentat contre la discothèque La Belle, à Berlin, en 1986, l’attentat contre un avion de la Pan Am au-dessus du village écossais de Lockerbie en 1988 et l’attentat contre le DC10 d’UTA en 1989 au-dessus du Niger. L’ouvrage revient sur chacun de ces évènements tragiques et les raisons pour lesquels ils avaient été injustement imputés à l’Etat libyen.

L’attentat de Berlin est le premier de la série. Il a failli coûter la vie à Kadhafi suite à la réaction du président américain Ronald Reagan. Ce dernier, dès son arrivée à la Maison Blanche, en 1981, s’était mis en tête l’idée d’éliminer le Guide libyen[15] qu’il qualifiait en pleine Guerre froide, d’« agent de Moscou »[16], « l’homme le plus dangereux du monde » ou encore « le chien enragé du Moyen-Orient »[17]. L’attentat, non revendiqué, servit de justification aux bombardements américains sur Benghazi et Tripoli, dans la nuit du 15 avril 1986. Kadhafi en sortit indemne, mais une de ses filles fut tuée tandis que sa femme et ses sept enfants furent blessés. Qui a commandité cet attentat ? En tout cas, le procès ouvert en Allemagne a abouti au verdict selon lequel aucun élément probant ne permettait d’établir la responsabilité de Kadhafi dans cette affaire[18].

Vient ensuite l’attentat de Lockerbie. L’attentat du vol Pan Am 103 a eu lieu le 21 décembre 1988 contre un Boeing 747-100 de l’ancienne compagnie américaine Pan American World Airways, qui assurait la liaison Londres – New York. Il explosa au-dessus du village de Lockerbie en Écosse et causa la mort de 270 personnes. Patrick Mbeko revient sur l’historique des enquêtes et fait remarquer que les éléments recueillis par les enquêteurs américains, Britanniques et Allemands s’orientaient vers la piste des services secrets syriens et iraniens. L’enquête va connaitre un tournant dans les années 1990 suite à l’implication de l’enquêteur du FBI Tom Thurman laissant tous les observateurs ébahis[19]. La piste libyenne fit, depuis, privilégiée. Pourquoi ? Selon l’auteur, l’abandon de la piste syro-iranienne s’imposait au vu d’un gros embarras en perspective. Au fil des pages, on découvre un monde ténébreux où barbouzes et grand banditisme s’entremêlent si dangereusement[20] que même la justice préfère ne pas voir « ce qu’il ne faut pas voir ». La Libye devint ainsi le coupable idéal, et tout fut mis en œuvre pour lui faire endosser la responsabilité d’un crime qu’elle n’avait pas commis. Tripoli subissait à peine les conséquences de l’affaire de Lockerbie qu’une autre affaire, celle du DC10 d’UTA, était mise à sa charge. Pour rappel, le 19 septembre 1989, soit neuf mois après la tragédie de Lockerbie, le DC-10 du vol UT 772 de la compagnie UTA assurant le trajet Brazzaville-Paris via N’Djamena, explose au-dessus du désert du Ténéré, au Niger. Tous les passagers et membres d’équipage sont tués. Parmi les victimes, des Français et l’épouse de l’ambassadeur des États-Unis au Tchad. Patrick Mbeko reprend le fil des enquêtes des services secrets et du parquet de Paris et aboutit à nouveau à la piste syro-iranienne. La Libye n’avait aucune raison de s’en prendre à la France puisque la guerre du Tchad dans laquelle les deux pays étaient directement impliqués était en voie de règlement[21]. L’auteur attribue l’abandon de la piste syro-iranienne à une alliance de circonstance entre les puissances occidentales et la Syrie durant la Guerre du Golfe et la volonté de ne pas exposer des alliés impliqués dans le dossier des otages au Liban.

Sur les accusations de terrorisme, des années plus tard, les langues se sont déliées et plusieurs preuves sont que la Libye fut injustement accusée des deux attentats[22]. Mais le pays fut contraint de payer : 200 millions de francs d’indemnités aux familles des victimes françaises de l’UTA[23] et 2,7 milliards de dollars aux familles des victimes de Lockerbie[24]. Un acte souvent brandi comme un aveu de culpabilité. En réalité, la Libye perdait beaucoup de revenus suite aux sanctions qui lui avaient été imposées : 24 milliards de dollars[25]. En payant 2,7 milliards de dollars et en reprenant sa place dans le concert des nations, Tripoli s’inscrivait dans la logique froide de la realpolitik : privilégier ses intérêts. Ce geste de décrispation permit à la Libye de redevenir un Etat fréquentable à une époque où il valait mieux ne pas figurer sur la liste des Etat de l’axe du mal. Parallèlement, ce geste de décrispation permit à la Libye d’attirer massivement des investisseurs étrangers dans son secteur pétrolier et même les dirigeants occidentaux[26]. La lune de miel fut néanmoins de courte durée. En cause : le printemps arabe.

Le printemps arabe et le coup de grâce

Patrick Mbeko revient sur les bouleversements politiques de 2010-2011 dans les pays arabes en prenant le soin de rappeler une sagesse de Franklin Roosevelt[27]. Il remonte à l’épicentre du mouvement des contestations populaires : la petite ville tunisienne de Sidi Bouzid et son héros malheureux Mohamed Bouazizi, le jeune marchand des quatre-saisons immolé le 17 décembre 2010 après avoir été frappé et humilié par une policière, Fayda Hamdi, selon la version véhiculée. Il fait remarquer que les récits ne collent pas à la réalité. Le jeune homme immolé ne s’appelait pas Mohamed Bouazizi, mais Tarek Bouazizi. Il n’était pas diplômé d’université, il n’avait même pas passé son bac[28]. Sur place, à Sidi Bouzid, la population a déjà fait disparaître les traces d’un jeune homme qui aurait pourtant dû être célébré comme une fierté nationale. Pourquoi ? Il s’interroge sur la spontanéité des révoltes et l’attitude indolente des forces de sécurités pourtant habituées à réprimer violemment les contestataires du régime. De fil en aiguille, Patrick Mbeko déconstruit l’histoire convenue du « printemps arabe ». Il fait remarquer que, si l’étincelle est partie de la Tunisie profonde, sans que personne ne comprenne vraiment qui étaient les tireurs de ficelles en arrière fond, c’est en Libye et en Syrie que le vrai visage des instigateurs du « printemps arabe »[29] est apparu au grand jour[30], balayant au passage l’invective de la « théorie du complot ». Ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte non pas d’une colère spontanée des masses populaires, mais l’exécution des plans préparés à l’avance[31].

Dès 2007, les jeunes tunisiens et Egyptiens avaient reçu une série de formations initiées par le CANVAS (Centre for Applied Non Violence), une organisation basée sur les principes tactiques de Gene Sharp. Il s’agissait d’étendre aux pays du monde arabe les expériences réussies dans les anciens pays communistes où les Etats-Unis avaient fait renverser des présidents alliés de Moscou, derrière les révolutions colorées[32]. Les autorités tunisiennes, égyptiennes et libyennes n’avaient ainsi rien vu venir. Le rôle joué par les Etats-Unis en arrière-plan est si déterminant que l’auteur décide de renommer ces évènements : « PRINTEMPS AMÉRICAIN DANS LE MONDE ARABE »[33] et non « printemps arabe ».

Arrive le tour de la Libye, un pays qui, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, n’entretient pas de coopération militaire avec les Etats-Unis. Kadhafi avait fait fermer les bases militaires américaines et britanniques sur le sol libyen dès 1970[34]. Les hauts gradés libyens ne pouvaient donc pas obtempérer aux consignes de l’extérieur. Par conséquent, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, où les manifestations étaient globalement pacifiques et maîtrisées, en Libye, les manifestations pacifiques sont accompagnées de graves violences armées. Les casernes et les commissariats sont attaqués par des unités commandos particulièrement efficaces au combat. Des canons anti-aériens apparaissent. D’où viennent toutes ces armes et ces combattants particulièrement aguerri ? Dans un premier temps Kadhafi donne l’ordre de ne pas réagir et de laisser s’exprimer la colère populaire. Il adopte des mesures sociales et fait même libérer des prisonniers politiques[35]. Mais, rapidement, il perd le contrôle de vastes régions qui passent sous contrôle des groupes islamistes, alors alliés de circonstance de l’OTAN. Lorsqu’il tente de reprendre le contrôle de la situation, il se heurte à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant la mise en place d’une une zone d’exclusion aérienne. Cette résolution, qui ne concernait que Benghazi, sera rapidement violée puisque c’est un déluge de bombes et de missiles qui s’abat sur toute la Libye, ainsi qu’une offensive au sol, jusqu’au renversement du gouvernement libyen, ce que l’ONU n’avait pas autorisé. L’auteur décrit les dernières heures de Kadhafi comme un moment de trahison ultime, une traque[36]. Alors qu’il avait obtenu l’aval de l’OTAN pour quitter le pays et s’installer en Afrique du Sud, son convoi fut saccagé par un missile Hellfire tiré par un drone américain et deux bombes de 200 kg larguées par un mirage français. Il parvint à survivre avec une poignée de fidèles mais tomba entre les mains des miliciens de Misrata. La suite, ce sont les images de lynchage qui feront le tour du monde. C’est aussi le discrédit du principe de « responsabilité de protéger » comme le fut celui de « l’intervention humanitaire en Somalie »[37].

En effet, « protéger la population libyenne » fut la raison brandie au Conseil de sécurité de l’ONU pour justifier l’intervention des pays de l’OTAN en Libye. Lorsqu’on regarde ce qu’est devenue la Libye, difficile d’obtenir un consensus international en évoquant, à nouveau, « la responsabilité de protéger ». Depuis, à l’ONU, Russes et Chinois bloquent les projets de résolution initiés par les Occidentaux, notamment sur la Syrie, en rappelant le précédent libyen[38]. Barack Obama a reconnu que la Libye est le plus grand regret de sa présidence tandis que les parlementaires britanniques ont étrillé l’ancien président français Nicolas Sarkozy et l’ancien Premier ministre britannique David Cameron dans un rapport sur la guerre en Libye[39].

La Libye de Mouammar Kadhafi et la « Libye de l’OTAN » : le contraste

« Vous avez voulu la paix, vous avez voulu la liberté, vous voulez le progrès économique. La France, la Grande-Bretagne, l’Europe seront toujours aux côtés du peuple libyen », avait promis le 15 septembre 2011 le président Nicolas Sarkozy à Benghazi devant l’euphorie d’une foule acquise à l’avènement d’une « nouvelle Libye ». Cinq ans plus tard, la Libye s’est littéralement décomposée. Pire, les Libyens qui ont survécu aux bombardements de l’OTAN seront des milliers à mourir lentement pour avoir respiré sans le savoir les microparticules d’uranium volatilisées dans l’air, tandis que nombreux vont donner naissance à des enfants mal formés, sans bras, sans jambes… conséquence des bombes à uranium appauvri larguées sur le pays[40]. L’occasion de rappeler ce qu’était la Libye avant la guerre. 

Lorsque débute la crise, le niveau de vie de la population libyenne n’a rien à envier à celui des populations occidentales. C’est le pays qui avait l’indice de développement humain le plus élevé du continent africain. Le PIB/hab était de 13.300 $, soit loin devant l’Argentine, l’Afrique du Sud et le Brésil. La croissance dépassait les 10% et le PIB/hab augmentait de 8,5%. La Jamahiriya était un Etat social où des biens publics étaient mis à la disposition de la population : l’électricité et l’eau à usage domestique étaient gratuites ; tout le monde avait accès à l’eau potable. Les banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts ; les libyens ne payaient pratiquement pas d’impôts. La TVA n’existait pas. La dette publique représentait 3,3 % du PIB contre 84,5 % pour un pays comme la France, 88,9 % pour les États-Unis et 225,8 % pour le Japon. Le système public de santé, gratuit, était aux normes européennes, tout comme le système éducatif (le taux d’alphabétisation moyen était de 82,6 %). Les meilleurs étudiants libyens poursuivaient leurs études supérieures à l’étranger en bénéficiant d’une bourse du gouvernement. Les produits d’alimentation pour les familles nombreuses étaient vendus moitié prix sur présentation du livret de famille. Les voitures importées d’Asie et des États-Unis étaient vendues à prix d’usine. Le prix d’un litre d’essence coûtait à peine 8 centimes d’euros[41]. Le pays, en dépit des sanctions qui lui avaient été imposées, avait tout de même réussi à constituer des fonds souverains à hauteur de 200 milliards de dollars placés dans des banques étrangères, occidentales notamment, et gérés par un organisme public, la Libyan Investment Authority (LIA)[42], contrairement aux accusations faisant état d’enrichissement personnel. Peu de dirigeants au monde peuvent revendiquer un bilan pareil.

Par ailleurs, la Libye de Kadhafi fut un solide bouclier contre les vagues migratoires puisque de nombreux migrants sub-sahariens, notamment, choisissaient de s’installer en Libye au lieu de tenter la traversée de la Méditerranée. Et non seulement. Kadhafi fut un bouclier contre la circulation des terroristes islamistes qu’il combattait, bien avant les attentats du 11 septembre 2001. L’auteur rappelle que la Libye est le premier pays à avoir lancé, dès 1998, un mandat d’arrêt international contre Ben Laden pour un double assassinat perpétré, en 1994, contre deux fonctionnaires allemands sur le sol libyen[43]. Mais tout au long de la campagne de l’OTAN contre la Libye, et même après, aucune des réalisations susmentionnées n’a été relevée et les populations occidentales n’en savent presque rien. Elles ne sauront jamais que celui qui leur a été présenté par leurs dirigeants et médias comme un méchant dictateur dilapidant les deniers publics de son pays, était en réalité un homme qui a énormément investi dans le bien-être de son peuple et protégé l’Europe des vagues migratoires et des mouvements terroristes.

La Libye est aujourd’hui un pays complètement ruiné. Trois gouvernements et une multitude de groupes terroristes se disputent le contrôle du pays. L’enlèvement du premier ministre Ali Zeidan à Tripoli, le 10 octobre 2013, est un triste exemple du climat chaotique qui règne dans le pays. Les dirigeants de la première heure du CNT[44] ont fui le pays pour se réfugier à l’étranger. Les meurtres et les attentats sont devenus monnaie courante, contraignant des centaines de milliers de Libyens à trouver refuge dans d’autres villes ou dans les pays voisins[45]. Les attentats ainsi que l’escalade des combats se succèdent dans tout le pays. Même le consulat des Etats-Unis à Benghazi a été la cible d’une attaque à l’arme lourde qui a coûté la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens, torturé, sodomisé puis assassiné. Les violences et l’insécurité persistante ont poussé la plupart des pays occidentaux à évacuer leurs ressortissants et à fermer leurs représentations diplomatiques[46].

Tout le monde s’en va, y compris l’ONU et bon nombre d’ONG, relève l’auteur. Plus d’un million de migrants sont arrivés en Europe en 2015, au terme de périples périlleux. L’opération de sauvetage à grande échelle de l’UE a secouru près de 100 000 embarcations de fortune en Méditerranée. Malgré les efforts déployés, au moins 3 000 migrants libyens ont péri en mer. Le trafic de drogue a explosé, faisant de l’ex-Jamahiriya un pays de transit de la drogue, essentiellement à destination d’Europe… Le pays est devenu le nouvel eldorado des groupes intégristes islamistes. Dès le lendemain de la chute de Kadhafi, Al-Qaïda en a profité pour hisser son drapeau au-dessus du palais de justice de Benghazi. AQMI se promène dans le grand sud. Les islamistes d’Ansar al-Sharia se sont implantés à Benghazi et Derna, tandis que l’État islamique / Daesh a profité de l’insécurité permanente dans le pays pour s’y implanter.

Se pose naturellement la question de savoir si la guerre et l’élimination physique de Kadhafi valaient vraiment la peine. L’auteur estime que dans la logique des stratèges occidentaux, la destruction de la Libye et l’élimination de Kadhafi sont, paradoxalement, « une bonne opération ». Les efforts de Kadhafi pour sortir l’Afrique de l’extrême dépendance vis-à-vis de l’Occident constituaient une menace pour des puissances qui prospère sur le sous-développement et la misère des Africains. Une indépendance économique de l’Afrique et quelque chose d’inacceptable comme le rappelle le professeur Maximilian Forte cité par l’auteur : « L’intervention en Libye est aussi une façon d’envoyer un message aux autres États-nations africains (…) qu’il y a des limites dans lesquelles ils doivent opérer »[47]. S’ils se lancent dans un processus de défiance nationaliste et anti-impérialiste, il pourrait y avoir des conséquences qui ne sont plus de l’ordre de l’hypothèse.

Un message glaçant dont on apprécie la froideur en repensant à la menace du président Sarkozy aux chefs d’Etat africains qui envisageaient de se rendre à Tripoli pour proposer une médiation de l’UA[48] : leur avion sera « flingué »[49] ! 

 

Boniface Musavuli

Analyste politique et écrivain

 


[1] Patrick Mbeko, Objectif Kadhafi – 42 ans de guerres secrètes contre le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne (1969-2011), Editions Libre-Pensée, 2016, 617 pages.

[2] Les origines de Mouammar Kadhafi sont truffées d’anecdotes. Officiellement, il est le fils de Mohamed Abdel Salam et Aicha Ben Niran. Mais un autre récit est qu’il serait le fils naturel du capitaine corse Albert Preziosi, officier des Forces aériennes françaises libres (FAFL) dont l’avion s’écrasa dans le désert libyen durant la seconde Guerre mondiale. Recueilli par une tribu de Bédouins, le capitaine Preziosi eut une histoire d’amour avec une femme locale qui donna naissance à Kadhafi. L’autre anecdote est que le Guide libyen est d’une grand-mère maternelle juive. Pp. 45 svts.

[3] « Le traitement discriminatoire que, en sa qualité de Bédouin, il eut à subir de la part des citadins et des étrangers au cours de ses études lui a laissé un profond mépris pour les élites en place et un fort sentiment d’identification avec les opprimés », note un rapport de la CIA cité par l’auteur, p. 45.

[4] Il découvre Abraham Lincoln sur la question de la libération des Noirs et la Guerre de sécession aux Etats-Unis.

[5] P. 50.

[6] P. 53.

[7] P. 55.

[8] C’est l’Opération Al-Quds, pp. 55 svts.

[9] Pp. 42-43.

[10] Pp. 80 svts.

[11] P. 90.

[12] P. 112.

[13] P. 478.

[14] Ibidem.

[15] Pp. 133-134. En 1981, Reagan misait sur la réélection du président français Valery Giscard d’Estaing, connu pour son hostilité à Kadhafi, mais dût revoir ses plans après l’élection surprise de François Mitterrand.

[16] Pp. 84-86. Pourtant que Kadhafi était un antisoviétique notoire.

[17] Pp. 135, 140.

[18] P. 171.

[19] Pp. 196 svts.

[20] Pp. 200-203.

[21] Pp. 205, 217-218

[22] Pp. 232-233.

[23] Ibidem.

[24] Pp. 259-260.

[25] P. 260.

[26] Tony Blair, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy,… et des dizaines de chefs d’entreprise se bousculaient pour serrer la main du Guide Libyen. Il y avait beaucoup d’argent à gagner, et tout devait être fait pour supporter les caprices du leader libyen.

[27] « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi ».

[28] 315 svts.

[29] Il est à ce titre nécessaire de rappeler que la Libye faisait partie du lot de sept pays arabes et/ou musulmans (Irak, Soudan, Liban, Iran, Somalie et Syrie) que les États-Unis avaient mis sur la sellette des pays à « contrôler », comme l’a révélé le général américain Wesley Clark, qui fut commandant des forces alliées de l’OTAN en Europe (1997-2000), dans une interview avec la journaliste Amy Goodman de la chaîne Democracy Now, le 2 mars 2007. Le général américain expliqua que le Pentagone avait élaboré ce plan « top secret » dix jours après les évènements du 11 septembre 2001. Un an et demi plus tard, en mai 2003, John Gibson, directeur général de la division services énergétiques de la multinationale Halliburton, confirmait l’existence de ce projet en déclarant dans un entretien avec l’International Oil Dagy : « Nous espérons que l’Irak sera le premier domino et que la Libye et l’Iran suivront. Nous n’aimons pas être mis à l’écart des marchés, car cela donne à nos concurrents un avantage déloyal. »

[30] Pp. 310 svts.

[31] P. 293.

[32] Pp. 301-303.

[33] P. 287.

[34] P. 70.

[35] P. 337.

[36] Pp. 451 svts.

[37] P. 394.

[38] P. 541.

[39] Pp. 538 svts.

[40] Pp. 517, svts.

[41] Pp. 533-534.

[42] P. 476.

[43] P. 256.

[44] CNT : Conseil national de transition, plate-forme parrainée par les pays de l’OTAN et derrière laquelle fut menée la guerre contre la Libye.

[45] En janvier 2014, l’ONU a recensé 3,3 millions de réfugiés libyens et, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de personnes déplacées à l’interne a presque doublé depuis septembre 2014, passant de 230 000 personnes à plus de 434 000.

[46] Pp. 519 svts.

[47] P. 511.

[48] Union africaine.

[49] P. 384.

Source: Agoravox

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/libye-qui-etait-mouammar-kadhafi-188510

 

https://i1.wp.com/vpolitique.com/wp-content/uploads/2017/09/595a32a0488c7b50478b4567-1.jpg?fit=468%2C312&ssl=1&resize=350%2C200

 

 

 

AQUARIUS : La vraie faute de Macron

 

 

https://i1.wp.com/plus.lesoir.be/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/06/11/node_162061/21840654/public/2018/06/11/B9715997223Z.1_20180611210441_000+GKLBFDBKA.2-0.jpg

 

 

AQUARIUS :

La véritable honte française,

 

c’est l’impérialisme français

et ses guerres

qui ravagent l’Afrique et le Moyen-Orient !

 

Accueillir pour « réparer les dégâts »

 

n’est qu’un palliatif

qui cache cette véritable cause

de la misère humaine.

 

 

 

 

https://www.alternatives-economiques.fr/sites/default/files/public/styles/169-xlarge/public/field/image/rea_240023_019.jpg?itok=x_bHW1tJ

 

 

Macron se fait simplement le continuateur

 

des assassins de Kadhafi,

 

de l’agression conte la Syrie, le Yémen, etc…

 

 

Un pourvoyeur de mort

qui aujourd’hui prétend donner

des leçons d’ « Humanisme » !

Les États et les chefs d’États responsables des guerres

sont les véritables responsables et coupables

des drames et noyades en Méditerranée,

tout comme ils sont les vrais responsables

du retour de l’esclavage en Libye,

suite à leur intervention criminelle de 2011.

 

Macron est à ranger

dans les coupables,

et non dans les sauveurs!

 

 

 

A relire:

 

https://en.numista.com/catalogue/photos/etats-unis/g779.jpg

 

 

Capitalisme et Impérialisme

sont les deux faces

d’une même pièce !

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

 

 

Voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/14/aquarius-aux-origines-du-chaos-libyen-la-chute-de-kadhafi-orchestree-par-loccident/

Iran, G7 : le caniche Macron mordille les bottes de son Maître…!

 

 

Iran, G7: Combien de temps,

du petit déchirement entre amis

au grand krach mondial?

 

 

 

 

 

 

 

 

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En Russie, déjà, Macron avait tenté

 

de renégocier l’accord sur le nucléaire iranien…

 

Secoué par la contestation sociale sur le territoire national, Emmanuel Macron a tenté de défendre , lors de son passage à Saint-Pétersbourg, son bilan sur la scène internationale. Après deux jours en Russie marqués par deux échanges avec le président Vladimir Poutine – un long entretien jeudi[24/05/2018] suivi vendredi d’un échange à la tribune du Forum économique de la métropole russe -, le chef de l’Etat, relayé par son entourage, se félicite des initiatives diplomatiques de ces douze derniers mois.

Le déplacement de cette semaine, le 46e depuis le début du quinquennat, serait une nouvelle démonstration de l’efficacité de la méthode Macron. La preuve ? Poutine, interlocuteur réputé coriace, aurait manifesté «des signes d’ouverture» inespérés sur plusieurs sujets, notamment sur les dossiers iranien et syrien. «Hier soir, on a convaincu les Russes. Honnêtement nous pensions que ce serait difficile», confiait vendredi à la presse un conseiller de l’Elysée. Sans surprise, Paris et Moscou ont affirmé leur volonté commune de préserver l’accord sur le nucléaire iranien, malgré la décision de Donald Trump de retirer sa signature et de sanctionner les entreprises qui iraient investir en Iran.

La bonne surprise, ce serait qu’au-delà de ce point, Paris estime avoir su convaincre Moscou de la nécessité de «compléter» cet accord signé en 2015 avec Téhéran par les cinq membres du Conseil de sécurité ainsi que l’Allemagne. Compléter l’accord, ce serait ouvrir de «nouvelles négociations» sur trois points : la non-prolifération après 2025, les armes balistiques iraniennes et l’activité de Téhéran au Moyen-Orient. De fait, Poutine a confirmé qu’il «saluait cette approche», à condition de ne pas faire de ces nouvelles négociations «la condition» du maintien dans l’accord de 2015. «Je ne propose pas de renégocier l’accord pour l’élargir. Je propose de le compléter», l’a rassuré Macron, s’efforçant de lever ainsi l’ambiguïté de la position qu’il avait défendue à Washington. En avril, beaucoup avaient compris que c’était bien une «renégociation» que Macron essayait de vendre au président américain, dans l’espoir de le faire changer d’avis. A Moscou comme à Téhéran, l’initiative avait été sèchement écartée.

Vendredi soir, avant de s’envoler pour Paris, Macron a voulu répondre, dans un entretien à BFM TV, à ceux pour qui sa récente escapade à Washington fut un fiasco diplomatique. Au contraire, proteste-t-il : la France est «écoutée» puisque tous les pays européens, et désormais la Russie, sont alignés sur sa position sur le dossier iranien. «Si nous n’étions pas écoutés, il y aurait peut-être aujourd’hui la guerre au Liban» a risqué le Président.

Ce ralliement supposé ne serait-il pas surtout, pour Poutine, un moyen d’enfoncer un coin dans la solidarité occidentale ? «La Russie est un pays sérieux. On ne prétend pas que tout est réglé. Mais on avance, on crante, c’est cela la diplomatie», répond l’Elysée. Le chef de l’Etat, lui, n’en démord pas. «Je crois très profondément que la Russie a son histoire et son destin dans l’Europe», a-t-il lancé vendredi soir, avant de filer au théâtre Mariinsky pour un spectacle en hommage au célèbre chorégraphe Marius Petipa, marseillais de naissance et russe d’adoption.

 

Alain Auffray (à Saint-Petersourg)

http://www.liberation.fr/planete/2018/05/25/nucleaire-iranien-en-russie-macron-avance-des-convergences-avec-poutine_1654280

Accord sur le nucléaire iranien:

Macron parviendra-t-il à reprendre

la situation en main?

La France saura-t-elle convaincre Téhéran de conclure un nouvel accord nucléaire qui soit signé par tous les parties, y compris par les États-Unis? Dans un commentaire à Sputnik, un sénateur russe estime qu’aucune partie en Iran ne soutient cette initiative, le pays honorant pleinement l’accord signé en 2015.

 

La France cherchera à ramener Washington et Téhéran à la table des négociations et souhaite enrichir de clauses nouvelles l’accord sur le nucléaire iranien, dont les États-Unis se sont récemment retirés, pour garantir que la période couverte par ce document durera plus longtemps que prévu, a fait récemment savoir à Sputnik François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. Cette initiative portera-t-elle ses fruits?

Comme l’estime Igor Morozov, membre du comité du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) pour les affaires étrangères, il est difficile d’imaginer un nouvel accord, lorsqu’en Iran on refuse catégoriquement tout amendement à celui signé en 2015», a-t-il déclaré dans son commentaire à Sputnik. Les forces conservatrices, soutenues par le guide suprême de la République islamique, ont déjà clairement fait connaître leur position: il faut dans ce cas renoncer à l’accord et poursuivre le programme nucléaire du pays, explique-t-il.

«Il est difficile d’imaginer l’Iran accepter un nouvel accord. Il n’y a tout simplement pas de partisans [de cette initiative, ndlr], car l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien est pleinement honoré, ce que soulignent les inspecteurs de l’AIEA», a expliqué le sénateur, soulignant que le fait qu’une fois de plus Washington ne respecte pas ses engagements n’est point de la responsabilité de l’Iran.

Selon lui, la République islamique n’acceptera de négocier, et le Président de ce pays l’a déjà indiqué, que dans le cadre de  5+1 et seulement si les Européens parviennent à influencer les Américains. «Comme nous comprenons que c’est impossible, il est peu probable qu’on puisse obtenir des Iraniens qu’ils participent au processus de négociations sur l’Accord de Vienne sur le nucléaire».

Et de rappeler que cet accord était prévu pour dix ans, période à l’issue de laquelle l’Iran aurait eu le droit de poursuivre son programme nucléaire pacifique dans le cadre défini de l’accord de l’AIEA. «Mais qu’est-ce que demandent les Américains? Que l’accord soit illimité et que les autorités iraniennes mettent un terme au programme nucléaire et changent leur cap politique au Proche-Orient», a-t-il rappelé.

En d’autres termes, estime le sénateur, il s’agit d’une ingérence directe dans les affaires de la République islamique. «D’où la conclusion que les tentatives de Macron de maîtriser la situation et de devenir médiateur sur un nouvel accord sont vouées à l’échec», résume M.Morozov.

Igor Morozov a en outre souligné que «les Américains ont de nouveau fait fi des documents internationaux qu’ils signent et la nouvelle administration ignore les documents signés par ses prédécesseurs. Il se fait que la communauté internationale dépend des cycles présidentiels des États-Unis, ce qui ne doit pas se faire. Je pense que l’accord nucléaire fera ressentir à la communauté internationale dans son ensemble, y compris aux alliés des Américains les plus proches, l’insécurité du système de l’ordre mondial et comprendront qui l’ébranle».

Comme Washington étend depuis longtemps sa juridiction sur l’ensemble de l’Europe, des compagnies européennes, dont Total, qui venaient de faire leur entrée dans l’économie iranienne ont dû aussitôt se retirer du marché.

«Airbus ne peut pas remplir ses engagements. Le contrat est annulé par une seule décision du Président américain», a-t-il résumé.

https://fr.sputniknews.com/international/201806081036719899-nucleaire-iranien-france-accord/

 

En réalité, il tente à tout prix

de sauver quelques meubles, pour le compte

de l’impérialisme et du capital financier français…

 

Sanctions contre l’Iran: Paris veut «protéger les intérêts des entreprises»

L’annonce de Donald Trump, [ mardi [ 08/05/2018], de retirer son pays de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, et de rétablir des sanctions contre Téhéran, n’en finit pas de susciter des réactions de désapprobation à travers le monde, si l’on excepte l’Arabie saoudite et Israël, seuls pays à soutenir le chef de la Maison Blanche. Les Etats-membres de l’UE promettent dans un communiqué conjoint de respecter l’accord de Vienne. A Paris, l’Elysée assure que la France et les Européens feront « tout » pour protéger les intérêts de leurs entreprises.

A l’Elysée, au lendemain de la décision de Donald Trump, on assure que la priorité de la France est bien de préserver l’accord tel qu’il existe. « Non, cet accord n’est pas mort », martelait également le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, chez nos confrères de RTL ce mercredi matin.

« C’est un accord qui a été signé par plusieurs partenaires membres du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne, plus l’Union européenne, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne et la France. Cet accord n’est pas caduc puisque l’Iran l’a aussi signé, évidemment. Nous voulons le respecter », aassuré M. Le Drian.

C’est « un accord qui permet la sécurité dans la région », estime le ministre. « Donc, nous voulons rester dans cet accord, faire en sorte aussi que l’Iran y reste. Il respecte aujourd’hui les termes de l’accord. L’AIEA le montre, il faut que les Iraniens poursuivent cette détermination à rester dans l’accord, en échange d’avantages économiques que les Européens vont essayer de préserver. »

Les entreprises doivent pouvoir rester en Iran

Car s’il est impensable, aux yeux des Européens, que Téhéran ait des activités nucléaires clandestines ou militaires, la grande question, c’est comment faire pour que Téhéran conserve les bénéfices de la levée des sanctions, et donc comment faire pour que les entreprises européennes continuent à travailler en Iran ?

Des entreprises qui pourraient être sanctionnées par les Etats-Unis, comme l’a pointé Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, qui s’est indigné que les Etats-Unis se positionnent en « gendarme économique de la planète ».

La France pense que des solutions existent et qu’une réponse doit être trouvée au niveau européen, car la question est d’une grande complexité juridique. Et, souligne-t-on à l’Elysée, les Européens doivent rester unis et maintenir le dialogue avec Washington.

Les contacts se poursuivent à tous les niveaux

La décision américaine était attendue, rappelle Paris, et des discussions ont été entamées avant son annonce mardi soir. D’ailleurs, dans un entretien téléplonique avec son homologue américain, le président Macron a insisté en soirée sur la nécessité de tout faire pour éviter une escalade des tensions dans la région.

Le président français s’est également s’entretenu ce mercredi par téléphone avec le président Rohani. Les deux chefs d’Etat ont convenus de « poursuivre leur travail commun en direction de tous les Etats intéressés, en vue de la mise en oeuvre continue de l’accord nucléaire », a indiqué l’Elysée dans un communiqué. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays européens signataires de l’accord de 2015 – France, Allemagne, Royaume-Uni – rencontreront lundi prochain des représentants de Téhéran pour voir comment le préserver.

Paris travaille par ailleurs sur deux axes, puisqu’il est aussi question d’élargir cet accord à trois autres sujets : l’avenir du contrôle des activités militaires de l’Iran après 2025, le programme balistique de l’Iran et son implication dans les crises régionales.

Les axes de réflexion de l’Elysée

Précision importante de l’Elysée, il s’agit de deux axes complémentaires mais bien distincts. D’une part, sauvegarder l’accord tel qu’il existe, sans y toucher, même sans les Etats-Unis, et par ailleurs travailler sur ces trois autres points. Paris souligne que cette idée d’élargissement du dialogue, le président Macron l’avait évoquée dès septembre dernier. Et que le président Rohani, dans ses conversations avec son homologue français, a fait preuve d’un état d’esprit « ouvert ».

Mais en plus de la difficulté à trouver une solution sur les sanctions, il y a une grande inconnue : quelle sera la marge de manœuvre du président iranien, dont la position intérieure est affaiblie. Pour l’instant, l’Iran se dit prêt à poursuivre le dialogue mais si les conservateurs iraniens poussent l’option d’un retrait, alors les efforts européens pourraient s’avérer vains.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180509-iran-sanctions-macron-france-proteger-entreprises-accord

 

 

Pris à la gorge au G7,

il menace Trump

d’une guerre économique

dont il n’a pas les moyens…

[Traduction française à la suite]

After Trump’s rejection of Iran nuclear deal , European tensions erupt at the G7 summit

9 June 2018

This weekend’s summit of the G7 is the most contentious meeting in the body’s 43-year history. It has revealed deep and growing fissures between the United States and its European allies.

Press reports have indicated that the summit may conclude without the customary communique after acrimonious public exchanges between US President Trump, French President Emmanuel Macron, European officials and Canadian Prime Minister Justin Trudeau.

As late as Thursday, Trump was reported to have considered boycotting the summit altogether, and the administration subsequently announced that the president would leave early.

Looming over the summit is Trump’s June 1 decision to impose sweeping tariffs of up to 25 percent on steel and aluminum imports from the EU and other countries. Both the EU and Canada have made clear they intend to take retaliatory measures, raising the possibility of a full-scale trade war between the United States and its nominal allies.

The bitter character of the divisions between the United States and its allies was made clear in a series of statements by Macron, who declared Thursday on Twitter: “The American President may not mind being isolated, but neither do we mind signing a 6 country agreement if need be. Because these 6 countries represent values, they represent an economic market which has the weight of history behind it and which is now a true international force.”

Macron subsequently told reporters, “The six countries of the G7 without the United States are a bigger market taken together than the American market.” He added, “There will be no world hegemony if we know how to organize ourselves. And we don’t want there to be one.”

Coming after Macron’s so-called “charm offensive” last month, in which the French president paid obeisance to Trump with the hope of convincing him to change the administration’s policy on trade and the Iran nuclear deal, Macron’s blunt statement was a sharp about-face.

Trudeau echoed these sentiments, declaring, “We are going to defend our industries and our workers,” and, in a none-too-subtle threat, “show the US president that his unacceptable actions are hurting his own citizens.”

The summit is likewise riven by sharp differences over Trump’s drive to launch a major new war in the Middle East. Forming an axis with Saudi Arabia and Israel, Trump has withdrawn from the 2015 Iran nuclear agreement—in the face of opposition from the European powers—in preparation for an intensified economic, diplomatic and possible military showdown with Iran.

At the same time, Trump has opened the prospect of cooling off the United States’ two other major geopolitical conflict areas: with North Korea, including a US-North Korean summit scheduled in Singapore immediately after the conclusion of the G7, and with Russia, to which Trump held out the prospect of regaining membership in the G7 after it was ejected in 2014.

However, as with the fractured geopolitics of the 1930s, the “deals” offered by Trump to one or another country are merely the prelude to military conflict. War is on the horizon, though it is not yet clear between whom.

While the election of Trump and his “America First” nationalist economic policy has exacerbated tensions between the US and Europe, the increasingly fraught state of global geopolitics is bound up with much deeper processes.

With the dissolution of the USSR in 1991, the American ruling class declared that it would not tolerate any competitor to its global hegemony. Using its military power to offset its economic decline, the United States embarked upon a quarter-century of wars in the Middle East, Eastern Europe and Central Asia.

Now these wars are metastasizing into “great-power conflict,” as the Pentagon declared late last year, involving Russia, China or even the European powers themselves. As Trump administration officials have repeatedly made clear, the United States’ trade war policies are an integral component of this strategy of great-power conflict.

With the American president barreling into a full-scale trade war, the response of Trump’s opposition party, the Democrats, has not been to denounce protectionism, but to press for its more aggressive application to Russia and China. After Trump this week announced moves to reduce trade restrictions on the Chinese technology company ZTE, Democratic House Minority Leader Nancy Pelosi declared, “China is eating our lunch, and this president is serving it up to them.” Trade war, once treated as an abhorrent mistake and prelude to war that must never be repeated, has been accepted as a fact of 21st-century capitalism.

Behind the scenes, there is talk of new geopolitical alignments to challenge the United States. Writing in the National Interest, former Reagan administration advisor Doug Bandow noted, “Until now the Europeans have shown no inclination that they will make the necessary sacrifices to seriously challenge the United States.” But if Washington’s allies “take a big step into a new future… this G-7 Summit could be the start of a serious allied challenge to Washington’s leadership.”

Such a geopolitical realignment would have vast consequences for the international order and for political life in every country. There is no peaceful means toward such a reorientation of the geopolitical and diplomatic relations that have governed world politics for nearly three-quarters of a century.

Anyone who asserted that a coalition of these powers will emerge to stabilize world capitalism, and block the emergence of large-scale trade war and military conflict, would be placing heavy bets against history. The demands by the European powers for an “independent” foreign policy are accompanied by calls for nuclear rearmament, police state measures and anti-working-class austerity. They are all seeking to leverage their expanded military power to advance their own imperialist interests—either in alliance with, or possibly against, the United States.

As in the 1930s, with its trade wars, rapid-fire peace treaties, small-scale wars and annexations, international geopolitics is entering an increasingly feverish phase. Treaties are signed, then broken, new alliances are made, borders are put up, and, perhaps most importantly, all the powers are rearming to the teeth.

In this immensely dangerous situation, the working class must seek to articulate its own program and perspective. The proletarian task is to follow “not the war map but the map of the class struggle.”

The reemergence of a global movement of the working class, expressed in an international strike wave of workers on every continent and in every industry, provides the objective basis for a renewed international movement against war and for socialism.

Andre Damon

https://www.wsws.org/en/articles/2018/06/09/pers-j09.html#pk_campaign=sidebar&pk_kwd=perspectives

Les tensions américano-européennes

éclatent au sommet du G7

 

Par André Damon
11 juin 2018

Le sommet du G7 de ce week-end est la réunion la plus controversée des quarante-trois ans d’histoire du corps. Il a révélé des fissures profondes et croissantes entre les États-Unis et leurs alliés européens.

Des articles de presse ont indiqué que le sommet pourrait se terminer sans le communiqué habituel suite à des échanges publics acrimonieux entre le président américain Trump, le président français Emmanuel Macron, des responsables européens et le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Jusqu’à jeudi, Trump aurait envisagé de boycotter le sommet, et le gouvernement a déclaré que le président partirait tôt.

La décision de Trump le 1ᵉʳ juin dernier d’imposer des droits de douane pouvant aller jusqu’à 25 % sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’UE et d’autres pays planait sur le sommet. L’UE et le Canada ont clairement fait savoir qu’ils avaient l’intention de prendre des mesures de rétorsion, ce qui soulève la possibilité d’une guerre commerciale à grande échelle entre les États-Unis et leurs prétendus alliés.

Le caractère amer des divisions entre les Etats-Unis et leurs alliés a été clairement exprimé dans une série de déclarations de Macron, qui a déclaré jeudi sur Twitter : « Peut-être que c’est égal au Président américain d’être isolé, mais ça nous est aussi égal de nous retrouver à six si besoin était. Parce que ces 6 là représentent des valeurs, représentent un marché économique qui a cette force de l’histoire et qui surtout représente une vraie force au niveau international aujourd’hui. »

Plus tard Macron a déclaré aux correspondants, « Les 6 pays du G7 sans les États-Unis, c’est un marché plus grand que le marché américain. » Il a ajouté : « Il n’y a pas d’hégémonie mondiale si nous savons comment nous organiser. Et nous n’avons pas envie qu’il y en ait. »

Après la soi-disant « offensive de charme » de Macron le mois dernier, où le président français a rendu hommage à Trump dans l’espoir de le convaincre de changer la politique du gouvernement sur le commerce et l’accord nucléaire iranien, la déclaration de Macron fut un volte-face brusque.

Trudeau a fait écho à ces sentiments en déclarant : « Nous allons défendre nos industries et nos travailleurs » et, dans une menace assez crue, « montrer au président des États-Unis que ses actions inacceptables nuisent à ses propres citoyens. »

Le sommet a également été déchiré par des divergences sur la volonté de Trump de lancer une nouvelle guerre majeure au Moyen-Orient. En formant un axe avec l’Arabie saoudite et Israël, Trump s’est retiré de l’accord nucléaire iranien de 2015 – face à l’opposition des puissances européennes en préparation d’un affrontement économique, diplomatique et militaire intensifié avec l’Iran.

En même temps, Trump a ouvert la perspective de calmer les deux autres grandes zones de conflits géopolitiques des Etats-Unis : avec la Corée du Nord, y compris un sommet américano-coréen prévu à Singapour immédiatement après la conclusion du G7 et avec la Russie, à laquelle Trump a laissé entrevoir la perspective de réintégrer le G7 dont elle avait été éjectée en 2014.

Cependant, comme avec la géopolitique fracturée des années 1930, les « offres » proposées par Trump à l’un ou l’autre pays ne sont que le prélude au conflit militaire. La guerre est à l’horizon, bien qu’il ne soit pas encore clair quels seront les camps en présence.

Si ce sont l’élection de Trump et de sa politique économique nationaliste « America First » (l’Amérique d’abord) qui ont exacerbé les tensions entre les États-Unis et l’Europe, l’état de plus en plus fracturé de la géopolitique mondiale est lié à des processus beaucoup plus profonds.

Avec la dissolution de l’URSS en 1991, la classe dirigeante américaine a déclaré qu’elle ne tolérerait aucun concurrent à son hégémonie mondiale. Utilisant leur puissance militaire pour compenser leur déclin économique, les États-Unis se lancèrent dans un quart de siècle de guerres au Moyen-Orient, en Europe de l’Est et en Asie centrale.

Maintenant, ces guerres se métastasent en « conflit entre les grandes puissances », comme l’a déclaré le Pentagone à la fin de l’année dernière, impliquant la Russie, la Chine ou même les puissances européennes elles-mêmes. Comme les responsables de l’administration Trump l’ont répété à plusieurs reprises, la politique de guerre commerciale des États-Unis fait partie intégrante de cette stratégie de « conflit entre les grandes puissances ».

Alors que le président américain se lance dans une guerre commerciale à grande échelle, la réponse du parti d’opposition à Trump, les démocrates, n’a pas été de dénoncer le protectionnisme, mais de faire pression pour son application plus agressive contre la Russie et la Chine. Après que Trump eut annoncé cette semaine des mesures visant à réduire les restrictions commerciales sur la société technologique chinoise ZTE, la dirigeante démocrate de la minorité à la chambre de des députés Nancy Pelosi a déclaré : « La Chine mange notre déjeuner, et ce président le lui sert. » La guerre commerciale, un temps traitée comme une erreur odieuse et un prélude à une guerre qui ne devrait jamais être répétée, est acceptée comme un fait normal du capitalisme du XXIᵉ siècle.

Dans les coulisses, on parle de nouveaux alignements géopolitiques afin de défier les États-Unis. Écrivant dans le magasine The National Interest, l’ancien conseiller de l’administration Reagan, Doug Bandow, a noté : « Jusqu’à présent, les Européens ne se montrent pas enclins à faire les sacrifices nécessaires pour défier sérieusement les Etats-Unis. » Mais si les alliés américains « font un grand pas en avant vers un nouvel avenir […] ce sommet du G-7 pourrait être le début d’un sérieux défi à la prééminence de Washington. »

Un tel réalignement géopolitique aurait de vastes conséquences pour l’ordre international et pour la vie politique dans tous les pays. Il n’y a pas de moyen pacifique pour une telle réorientation des relations géopolitiques et diplomatiques qui gouvernent la politique mondiale depuis près de trois quarts de siècle.

Quelqu’un qui affirmerait qu’une coalition de ces puissances pourra stabiliser le capitalisme et bloquer l’émergence de conflits commerciaux et de guerres inter-impérialistes, parierait contre la logique de l’Histoire. Les exigences des puissances européennes pour une politique étrangère « indépendante » s’accompagnent d’appels au réarmement nucléaire, à des mesures policières et à une austérité anti-ouvrière. Elles cherchent à tirer parti de leur puissance militaire élargie pour faire avancer leurs propres intérêts impérialistes – soit avec, soit, éventuellement, contre les États-Unis.

Comme dans les années 1930, avec leurs guerres commerciales, leurs traités de paix signés et oubliés aussitôt, leurs guerres à petite échelle et leurs annexions, la géopolitique internationale entre dans une phase de plus en plus fiévreuse. Les traités sont signés, puis rompus, de nouvelles alliances sont conclues, des frontières sont établies et, peut-être le plus important, toutes les puissances réarment jusqu’aux dents.

 

Dans cette situation extrêmement dangereuse, la classe ouvrière doit chercher à articuler son propre programme et sa propre perspective. La tâche du prolétariat est d’en finir avec l’impérialisme et le capitalisme, véritables causes des crises et des guerres que la bourgeoisie fomente pour survivre à sa propre faillite.

 

La réémergence d’un mouvement mondial de la classe ouvrière, exprimée par une vague de grèves internationale de travailleurs sur tous les continents et dans toutes les industries, constitue la base objectivement utile et nécessaire d’un mouvement international renouvelé contre la guerre et pour le socialisme.

 

 

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https://www.wsws.org/fr/articles/2018/06/11/pers-j11.html

 

 

La perception de la question palestinienne en Occident

 

 

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Ce que j’ai appris sur la perception

de la question palestinienne en Occident

By Ramzy Baroud

 

Ce sont ces personnes, et les millions comme elles, qui sont le véritable appui pour la Palestine. Ce sont des combattants dans les tranchées de la solidarité humaine que ni Israël ni personne d’autre, ne pourra vaincre.

It is these people, and millions like them, who represent the real constituency for Palestine. They are fighters in the trenches of human solidarity that neither Israel nor anyone else, can possibly defeat.

 

 

On 20 February, I embarked on a global book tour that has, thus far, taken me to eight nations. The main theme of all my talks in various cultural, academic and media platforms was the pressing need to refocus the discussion on Palestine on the struggle, aspirations, and history of the Palestinian people.

But, interacting with hundreds of people and being exposed to multiple media environments in both mainstream and alternative media, I also learned much about the changing political mood on Palestine in the western world.

While the nations I have visited – the US, Canada, the UK (England and Scotland), the Netherlands, Austria, Australia and New Zealand – do not in any way represent all western countries, the diverse platforms that were available to me allowed me to gain a reasonably good perspective on the ideas, perceptions, and attitudes of people in government, media, academia and civil society:

First, the civil society support base for Palestine is growing exponentially, not only in the number of people who are concerned with – or interested in – learning about Palestine, but also in the nature of that engagement as well. The detachment or sense of despair of the past, has all but completely vanished, being replaced with a proactive approach – as in people wanted to be agents of change at local and national levels.

Second, the consensus regarding the support of the Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) movement is constantly increasing among unions, churches, university campuses, etc. The old view that BDS was divisive and counter-productive hardly has much traction these days, and most of the remaining debates concerning BDS are not concerned with the ethics of the boycott strategy, but the nature and extent of the boycott.

Third, the degree of decisiveness in supporting Palestinians has also been heightened. The wishy-washy stances that wagered on the Israeli “peace movement’ or Labour Party “doves”, while condemning “extremists on both sides”, has diminishing appeal.

Indeed, the successive Israeli wars on Gaza and the continued siege on the Strip have all gradually, but irreversibly, pushed the narrative on Palestine towards a whole new direction, one that has little room to wait for an Israeli awakening. The recent lethal Israeli response to Gaza’s peaceful Great March of Return protests has further galvanized support for Palestinians, even among relatively apolitical audiences.

Fourth, unable to push back against growing pro-Palestine movements, Israeli and pro-Israel supporters are pushing, like never before, the accusation of anti-Semitism against those who question the Israeli occupation, use the term “Israeli Apartheid” or support BDS.

While the tactic is no longer silencing the discussion on Palestine, it is creating the necessary distraction to divert attention, energy, and resources to less urgent issues. A case in point is the British media’s obsession with the, supposedly, rampant anti-Semitism within the Labour Party at a time when thousands of Gazans were injured and scores killed while peacefully protesting in Gaza.

Fifth, young people are less likely to be intimidated by long-standing Israeli tactics. While the older generation of civil society leaders and activists are unwittingly beholden to the many smearing tactics used by Israel and its supporters, the younger generation is not as easily intimidated. Part of the reason is that digital media – social media, in particular – has helped younger people achieve a degree of global connectivity that has heightened their sense of unity and resolve.

The new generation of Palestinian university students and young intellectuals are also reclaiming their role in this trajectory. Their ability to connect with western societies as insiders and outsiders has helped bridge cultural and political gaps.

Sixth, while “One Democratic State Solution” ideas are yet to achieve the critical mass that could, and will, eventually push for a change in policies amongst various governments, the so-called “Two-State Solution” no longer commands a dedicated following. It is almost a complete reversal from the views that permeated during my earlier world tours, nearly 20 years ago.

Seven, some intellectual, and even civil society circles are still obstructed by the erroneous thinking that the best way to convey the Palestinian viewpoint is through non-Palestinians. This belief is even championed by some Palestinians themselves (especially members of previous generations who suffered political and cultural marginalization and discrimination).

Although many anti-Zionist Jewish and Western intellectuals have been placed at the center stage to articulate a Palestinian message, the alienation of the Palestinians from their own discourse has proven costly. Despite strong and growing support for Palestine, there is still a serious deficiency in an authentic understanding of Palestine and the aspirations of the Palestinian people – their history, culture, everyday realities and viewpoints.

Needless to say, what is needed is an urgent and complete reclamation of the narrative over Palestine and the decolonization of the Palestinian discourse.

Eight, the connection between the Palestinian struggle for freedom and that of other indigenous groups is often highlighted, but much more can be done. Israeli supporters are actively pushing the misleading notion that Israelis are the “natives” of the land and are, thus, reaching out to indigenous communities around the world in search for common ground. While the reality is to the contrary, pro-Palestine groups can do much more to link the struggle of the indigenous native Palestinians with that of other indigenous and other oppressed and historically marginalized groups around the world.

A general, but equally important realisation I have experienced throughout my three-month journey has been the numerous personal and group initiatives carried out by thousands of people all over the world in solidarity with the Palestinian people: from 11-year-old Salma, who convinced all of her classmates in Perth, Australia, to write Palestine on the map in her geography class, despite knowing that they would all have been marked down for their action, to the elderly couple in Auckland, New Zealand, who, well into their 80s and walking with much difficulty, continue to hand Palestine flyers to passers-by at a busy street corner, every week, for the last 20 years.

It is these people, and millions like them, who represent the real constituency for Palestine. They are fighters in the trenches of human solidarity that neither Israel nor anyone else, can possibly defeat.

Ramzy Baroud is a journalist, author and editor of Palestine Chronicle. His forthcoming book is ‘The Last Earth: A Palestinian Story’ (Pluto Press, London). Baroud has a Ph.D. in Palestine Studies from the University of Exeter and is a Non-Resident Scholar at Orfalea Center for Global and International Studies, University of California Santa Barbara. His website is www.ramzybaroud.net.

http://www.ramzybaroud.net/8-things-i-learned-about-palestine-while-touring-8-western-nations/

VERSION FRANÇAISE :

Le 20 février de cette année, j’ai entamé une tournée mondiale de présentation de mon dernier livre qui m’a jusqu’ici mené dans huit pays. Le thème principal de toutes mes interventions dans diverses plateformes culturelles, académiques et médiatiques était le besoin pressant de recentrer le débat sur la Palestine en le focalisant sur la lutte, les aspirations et l’histoire du peuple palestinien.

Mais, en interagissant avec des centaines de personnes et en étant confronté à de multiples environnements de médias traditionnels et alternatifs, j’ai aussi beaucoup appris sur l’évolution du sentiment politique général dans le monde occidental par rapport à la Palestine.

Alors que les pays que j’ai visités – les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni (Angleterre et Écosse), les Pays-Bas, l’Autriche, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – ne représentent aucunement tous les pays occidentaux, j’ai pu acquérir une assez bonne vue d’ensemble sur les idées, les perceptions et les attitudes prévalant dans les gouvernements, les médias, les universités et la société civile de ces pays.

Premièrement, la base de soutien à la Palestine dans la société civile croît de manière exponentielle, non seulement dans le nombre de personnes qui se sentent concernées par la Palestine ou qui s’y intéressent, mais aussi dans la nature de cet engagement. Le détachement ou le sentiment de d’impuissance du passé a presque complètement disparu, au profit d’une approche proactive – comme si les personnes voulaient être des acteurs de changement aux niveaux local et national.

Deuxièmement, le consensus sur le soutien du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) ne cesse d’augmenter parmi les syndicats, les églises, les universités etc… L’ancien point de vue selon lequel la campagne BDS était un instrument de division et contre-productive n’a plus guère d’impact ces temps-ci. La plupart des débats concernant le BDS ne portent pas sur l’éthique de la stratégie de boycott, mais sur la nature et l’ampleur de ce boycott.

Troisièmement, le degré de détermination dans le soutien aux Palestiniens s’est également renforcé. Les positions sans conséquence consistant à parier sur le « mouvement pour la paix » israélien ou sur les « colombes » du Parti travailliste tout en condamnant les « extrémistes des deux côtés », ne font plus guère recette.

En effet, les guerres israéliennes successives sur Gaza et le siège ininterrompu sur le territoire enclavé ont progressivement, mais de façon irréversible, poussé le récit sur la Palestine en faveur d’une toute nouvelle direction, celle qui ne compte pas sur une hypothétique « prise de conscience israélienne ». La récente et meurtrière réaction israélienne face aux manifestants pacifiques de la « Grande marche du Retour » à Gaza a galvanisé le soutien aux Palestiniens, même au sein de publics relativement apolitiques.

Quatrièmement, incapables de résister à la montée des mouvements pro-palestiniens, les partisans israéliens et pro-israéliens poussent, comme jamais auparavant, l’accusation d’antisémitisme contre ceux qui remettent en question l’occupation israélienne, reprennent l’expression « Apartheid israélien » ou soutiennent la campagne BDS.

Bien que la tactique n’étouffe plus le débat sur la Palestine, elle crée suffisamment de distraction pour détourner l’attention, l’énergie et les ressources vers des questions secondaires. Un exemple typique est l’obsession des médias britanniques sur le prétendu antisémitisme soi-disant répandu au sein du Parti travailliste, au moment même où des milliers de Gazaouis étaient blessés et plus d’une centaine tués alors qu’ils manifestaient pacifiquement à Gaza.

Cinquièmement, les jeunes sont moins susceptibles d’être intimidés par les vieilles combines israéliennes. Alors que la génération précédente de responsables de la société civile et de militants était involontairement influencée par les nombreuses tactiques de dénigrement utilisées par Israël et ses partisans, la jeune génération n’est pas aussi facilement intimidée. Cela s’explique en partie par le fait que les médias en réseau – en particulier les médias sociaux – ont aidé les jeunes à atteindre un degré de communication à l’échelle mondiale qui a renforcé leur sentiment d’unité et leur détermination.

La nouvelle génération d’étudiants palestiniens et de jeunes intellectuels prend également toute sa place dans cette évolution. Leur capacité à se connecter avec les sociétés occidentales en tant qu’éléments extérieurs et intérieurs à la fois, a aidé à combler les fossés culturels et politiques.

Sixièmement, alors que les idées de la « solution d’un État démocratique » n’ont pas encore atteint la masse critique qui pourrait éventuellement pousser les gouvernements à changer de politique, la soi-disant « solution à deux États » n’a plus guère de partisans. C’est presque un renversement complet des points de vue qui ont imprégné mes premières tournées mondiales, il y a près de 20 ans.

Septièmement, certains cercles de la société intellectuelle et même de la société civile, sont encore englués dans la pensée erronée que la meilleure façon de transmettre le point de vue palestinien est par l’intermédiaire des non-Palestiniens. Cette conviction est même défendue par certains Palestiniens eux-mêmes (en particulier les membres des générations précédentes qui ont souffert de la marginalisation et de la discrimination politiques et culturelles).

Bien que de nombreux intellectuels juifs et occidentaux antisionistes aient été placés au premier plan pour véhiculer un message palestinien, l’aliénation des Palestiniens par rapport à leur propre discours s’est révélée très pénalisante. Malgré un soutien fort et en augmentation constante par rapport à la Palestine, il y a encore un grave déficit dans une compréhension authentique de la Palestine et des aspirations du peuple palestinien – son histoire, sa culture, ses réalités quotidiennes et ses points de vue.

Inutile de dire que ce qu’il faut, c’est une remise en forme urgente et complète du récit sur la Palestine en même temps qu’une décolonisation du discours palestinien.

Huitièmement, le lien entre la lutte palestinienne pour la liberté et celle des autres groupes autochtones est souvent mis en évidence, mais beaucoup plus peut être fait. Les partisans israéliens poussent activement la notion trompeuse que les Israéliens sont les « natifs » de la terre et tendent donc la main aux communautés indigènes du monde entier à la recherche d’un terrain d’entente. Alors que la réalité est à l’opposé, les groupes pro-palestiniens peuvent faire beaucoup plus pour lier la lutte des autochtones palestiniens à celle d’autres groupes indigènes et d’autres groupes opprimés et historiquement marginalisés à travers le monde.

Tout aussi important : tout au long de mon voyage de trois mois à travers le monde, j’ai été le témoin direct des nombreuses initiatives personnelles et de groupes menées par des milliers de personnes en solidarité avec le peuple palestinien : depuis Salma, âgée 11 ans, qui a convaincu tous ses camarades de classe à Perth en Australie de mentionner la Palestine sur la carte du monde dans sa classe de géographie, bien que sachant qu’ils seraient tous mal notés pour leur action, jusqu’au couple âgé à Auckland, en Nouvelle-Zélande, qui bien qu’octogénaires et se déplaçant avec beaucoup de difficultés, continue de distribuer aux passants dans une rue très fréquentée des tracts parlant de la Palestine, chaque semaine toutes ces 20 dernières années.

Ce sont ces personnes, et les millions comme elles, qui sont le véritable appui pour la Palestine. Ce sont des combattants dans les tranchées de la solidarité humaine que ni Israël ni personne d’autre, ne pourra vaincre.

Ramzy Baroud est journaliste, auteur et rédacteur en chef de Palestine Chronicle. Son prochain livre est « The Last Earth : A Palestine Story » (Pluto Press). Baroud a un doctorat en études de la Palestine de l’Université d’Exeter et est chercheur associé au Centre Orfalea d’études mondiales et internationales, Université de Californie. Visitez son site web :

http://www.ramzybaroud.net

http://www.chroniquepalestine.com/perception-question-palestinienne-en-occident/

Bataclan : l’État complice ??

 

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/f91ce6472f8f62186a702701ab2e1d8d-attentats-du-bataclan-les-militaires-ont-recu-l-ordre-de-ne-pas-intervenir-les-victimes-portent.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=55%2C60&cropresize=1

Bataclan : l’État complice ??

Qui adonné l’ordre aux « Sentinelles » de ne pas intervenir?

 

« Couac » mortel ou ordre délibéré?

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Attentats du Bataclan.

Les militaires ont reçu l’ordre de ne pas intervenir,

les victimes portent plainte

 

 

Les victimes et familles de victimes s’interrogent : 8 soldats de l’opération Sentinelle, munis d’armes de guerre et présents devant le Bataclan le soir du 13 novembre, ne sont pas intervenus et ont refusé de prêter leurs armes aux policiers. Une plainte a été déposée pour « non-assistance à personne en péril » en l’absence d’intervention des militaires lors des attentats perpétrés au Bataclan.

Deux ans et demi après les faits, les responsabilités et la vérité entourant les attentats du 13 novembre n’ont pas encore fini d’être élucidées. C’est ce qu’estiment 17 victimes et familles de victimes regroupées en collectif qui a déposé plainte contre X pour « non-assistance à personne en péril », révèle ce vendredi Le Parisien, reprenant l’argumentaire des trois avocats, Jean Sannier, Océane Bimbeau et Samia Maktouf. En cause, un ordre, donné alors que des centaines de victimes sont retenues par les terroristes à l’intérieur de la salle de concert parisienne, obligeant les militaires à ne pas intervenir et à attendre.

« On leur a interdit une intervention physique, c’est-à-dire de rentrer [dans le Bataclan], mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers », ajoute Samia Maktouf, estimant qu’« on n’aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort ». Les avocats pointent la responsabilité du gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray, qui lors de son audition avait déclaré qu’il « est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes ».

« Sa réponse a été aussi froide et violente qu’inacceptable », déplorent les avocats dans leur communiqué. « C’est inaudible, et moralement criminel », a ajouté Océane Bimbeau: « On sait que ce sont dans les dix premières minutes qu’il y a eu le plus grand nombre de victimes ».

Le soir du 13 novembre 2015, alors que trois jihadistes prennent en otage les spectateurs au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) de l’opération Sentinelle s’étaient retrouvés parmi les premières forces de sécurité sur place, armés de Famas. Ils n’ont pas pu intervenir et soutenir les hommes de la brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne. Lorsque ces policiers, ainsi qu’un commissaire de police accompagné de son chauffeur, sont entrés dans la salle et ont constaté l’armement lourd des terroristes et l’ampleur du drame, ils ont demandé aux militaires, n’intervenant pas, de leur prêter leurs armes de guerre. Ce que les militaires ont refusé, conformément à leur règlement. Les policiers, sous-équipés, ont alors essuyé le feu des armes de tir automatiques des terroristes.

Des parlementaires « sidérés »

Interrogée par franceinfo, l’une des avocates des victimes et familles plaignantes a expliqué que « le temps n’atténue pas le questionnement qui taraude mes clients. Pourquoi a-t-on empêché 8 militaires présents devant le Bataclan sur ordre d’intervenir pour tenter de neutraliser les terroristes ? Ce ne sont pas les personnes, les responsables, les ministres qui comptent. Ce qui est important, c’est qu’on a tué 90 personnes alors que les soldats étaient armés, formés, censés protéger, censés sécuriser, ne sont pas intervenus. »

Cette question a déjà été posée, notamment par des parlementaires. En 2016, alors qu’une commission d’enquête parlementaire est fondée pour étudier ces attentats, Georges Fenech, député Les Républicain et ancien magistrat, s’interroge déjà sur la non-intervention des militaires. Selon ce dernier, « clairement, un ordre a été donné aux soldats Sentinelle de ne pas engager le feu alors qu’ils avaient en ligne de mire des terroristes ». « À la question : Qui a donné l’ordre aux soldats de ne pas intervenir ? On n’a jamais su, regrette Georges Fenech. Avec les autres parlementaires, on était sidérés ».

Gérard Chemla, avocat pénaliste à Reims et représentant de quatre-vingt victimes et ayant droit du Bataclan avait lui aussi, en 2016, fait une demande d’acte pour « qu’ils enquêtent sur la non-autorisation aux militaires de donner leur arme ». « Je ne suis pas saisi de ces questions », avait balayé le juge à l’époque, rapporte Le Parisien. Malgré un recours devant la Cour d’appel, la question restera sans réponse.

Pour Sébastien Gomet, frère d’une victime et l’un des plaignants, Pour lui, « il n’y aurait pas eu ce lourd bilan de 90 morts au Bataclan si les soldats Sentinelle avaient pu intervenir. Je voudrais que l’État français responsable de l’ampleur du drame le reconnaisse ».

L’association de victimes Life for Paris, qui n’a pas pris part « pour l’instant » à la plainte, la question de la non-intervention des militaires est « tout à fait légitime », a déclaré à l’AFP son président Arthur Desnouveaux. Malgré les demandes répétées des victimes, le sujet n’a pas été inclus dans « l’enquête principale », déplore-t-il. « C’est regrettable qu’il faille porter plainte pour que ces faits soient examinés sérieusement »

https://www.ouest-france.fr/attentats-paris/attentats-du-bataclan-les-militaires-ont-recu-l-ordre-de-ne-pas-intervenir-les-victimes-portent-5811407

Sébastien Gomet, le premier plaignant – dont Cédric, le petit frère, a été tué au Bataclan – accompagnée de son avocate Océane Bimbeau. DR