NON, le SMIC ne va pas augmenter de 100 euros!!!

 

 

 

 

« Gilets jaunes : non, le smic ne va pas augmenter de 100 euros »

 

Tel était le titre d’un article paru sur « Le Parisien » dès hier soir, à 23h 07, moins de 3h, donc, après l’annonce d’une « concession » apparente de Macron sur les revendications populaires… En témoigne encore l’URL du dit article ( http://www.leparisien.fr/economie/gilets-jaunes-non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros-10-12-2018-7965414.php ), dont le titre est devenu, ce matin, dès 7h 15 : « Smic : ce qui se cache derrière les 100 euros en plus », nettement plus « consensuel » dans le climat d’ « apaisement » voulu par le chef de l’Etat… !

 

Néanmoins, et assez courageusement, tout de même, le journal n’a que peu retouché le fond de l’article, sauf pour le chapeau, qui était : 

 

« Contrairement à l’idée qui s’est vite répandue, la hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ne concernera que partiellement les salaires. »

 

…et qui est devenu :

 

« La hausse du salaire minimum de 100 euros par mois annoncée lundi soir par Emmanuel Macron repose notamment sur un coup de pouce à la prime d’activité. »

 

Assez courageusement, donc, ce qui reste de l’article démonte en grande partie l’arnaque Macron, en faisant toutefois l’impasse sur l’essentiel, la source de financement, qui reste la poche du contribuable, alors que l’ « essence » même du mouvement GJ, si l’on ose dire et le rappeler, c’est précisément une révolte contre la surpression fiscale.

 

Une « augmentation » qui n’en est donc pas vraiment une, et financée par tous ceux qui sont déjà victimes du système que combattent les GJ, voilà la véritable « essence » du tour de passe-passe Macronien…

 

Confirmé, donc, côté « finances » par le gouvernement lui-même, du reste… !

 

« Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a de son côté indiqué que les mesures annoncées lundi représentaient un coût de 8 à 10 milliards d’euros pour les finances publiques, en plus des quatre milliards déjà consentis lors du renoncement à la hausse de la fiscalité écologique sur les carburants. »

 

https://www.challenges.fr/top-news/macron-cede-sur-le-smic-et-la-csg-pour-eteindre-la-crise_631169

 

Même si là le titre de Challenges participe de l’enfumage général, cela n’en représente pas moins un trou de 14 milliards d’euros supplémentaires dans le budget, qu’ il faudra bien boucher à court terme, en coupant ailleurs et/ou en alourdissant la dette…

 

Une dette financée, au final et de toutes manières, par l’ensemble des contribuables.

 

Que ce soit sur ce point ou sur les autres, il n’y a donc aucune solution réelle d’apportée aux problèmes économiques et sociaux du pays, engendrés par le système, mais seulement une stratégie politique court-termiste pour repousser les problèmes de fond et tenter de désamorcer la colère populaire qui gronde toujours…

 

Afin de mettre un début de limite à cette mascarade, il n’est donc pas inutile de reproduire ici le corps de l’article du « Parisien », tel que paru hier soir, à 23h 07 :

 

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« Gilets jaunes : non, le smic ne va pas augmenter de 100 euros

>Économie|Catherine Gasté avec A.S.| 10 décembre 2018, 23h07 | MAJ : 10 décembre 2018, 23h35 |

 

Contrairement à l’idée qui s’est vite répandue, la hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ne concernera que partiellement les salaires.

 

Elle fait partie des annonces les plus importantes d’Emmanuel Macron : l’augmentation de 100 euros du salaire d’un travailleur au smic, « et sans qu’il n’en coûte rien à leur employeur ». Mais la phrase du président de la République a suscité beaucoup d’interrogations.

 

Qu’a vraiment dit le président ? « Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a déclaré Emmanuel Macron lors de son « adresse à la nation ».

 

Très vite, cette annonce a entraîné la confusion sur son mode de calcul.

 

D’abord, il ne s’agit pas d’un coup de pouce au smic comme le réclament les gilets jaunes et comme l’ont cru beaucoup d’internautes. Au 1er janvier 2019, le salaire minimum – actuellement de 1 184,93 € net et touché par 1,655 M de salariés sera revalorisé d’environ 1,8 % comme confirmé ces derniers jours par l’exécutif.

 

Cette augmentation correspondrait à une vingtaine d’euros.

 

Autrement dit, l’équivalent de la stricte application de la règle de calcul automatique appliquée au smic. Par ailleurs, selon l’Elysée, s’ajouteront à cela 20 euros de baisse de charges salariales.

 

300 000 ménages perdants de ces ajustements

 

D’où sortent alors les 60 € restant ? En fait, le président ajoute à son calcul le coup de pouce de 50 % de la prime d’activité pour les 3,2 millions de travailleurs qui touchent le smic ou un peu plus, auquel il s’était engagé pendant la campagne. Mais au lieu de procéder comme prévu à une augmentation par vagues successives de 20 € par an étalée sur tout le quinquennat, décision a été prise d’accorder en une fois, au 1er janvier 2019, ce coup de pouce non négligeable de 60 € d’augmentation aux allocataires de la prime d’activité.

 

Autre subterfuge de cette annonce : tous les salariés rémunérés au niveau du smic ne bénéficieront pas forcément de ce coup de pouce intégral à la prime d’activité. En effet, cette aide est calculée en fonction de la situation familiale et des revenus pour les personnes qui gagnent jusqu’à 1,2 smic, donc jusqu’à 1 379 € nets mensuels.

 

Mais il y a une subtilité : ce bonus décroît pour ceux qui gagnent entre un smic et 1,2 smic. Et il disparaît pour ceux en dessous d’un demi-smic. L’objectif étant de ne pas encourager les temps très partiels… Sauf que ce sont les plus pauvres, ceux qui gagnent la moitié d’un smic, soit 300 000 ménages, qui sortent perdants de ces ajustements. »

 

************************

 

Conclusion : donc, NON, effectivement, le SMIC ne va pas augmenter de 100 € !!!

 

CQFD

 

Luniterre

 

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NDLR: cet article est donc une nouvelle version, suite aux « modifications » opérées sur « Le Parisien », (version également proposée pour Agoravox), de l’article:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/11/smic-100-e-le-parisien-demonte-larnaque/

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

 

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SMIC + 100 € ??? Le Parisien démonte l’arnaque !!

 

 

SMIC + 100 € ???

Le Parisien démonte l’arnaque !!

 

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Gilets jaunes : non, le smic ne va pas augmenter de 100 euros

>Économie|Catherine Gasté avec A.S.| 10 décembre 2018, 23h07 | MAJ : 10 décembre 2018, 23h35 |

 

Contrairement à l’idée qui s’est vite répandue, la hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ne concernera que partiellement les salaires.

Elle fait partie des annonces les plus importantes d’Emmanuel Macron : l’augmentation de 100 euros du salaire d’un travailleur au smic, « et sans qu’il n’en coûte rien à leur employeur ». Mais la phrase du président de la République a suscité beaucoup d’interrogations.

Qu’a vraiment dit le président ? « Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a déclaré Emmanuel Macron lors de son « adresse à la nation ».

 

Très vite, cette annonce a entraîné la confusion sur son mode de calcul.

 

D’abord, il ne s’agit pas d’un coup de pouce au smic comme le réclament les gilets jaunes et comme l’ont cru beaucoup d’internautes. Au 1er janvier 2019, le salaire minimum – actuellement de 1 184,93 € net et touché par 1,655 M de salariés sera revalorisé d’environ 1,8 % comme confirmé ces derniers jours par l’exécutif.

Cette augmentation correspondrait à une vingtaine d’euros.

Autrement dit, l’équivalent de la stricte application de la règle de calcul automatique appliquée au smic. Par ailleurs, selon l’Elysée, s’ajouteront à cela 20 euros de baisse de charges salariales.

300 000 ménages perdants de ces ajustements

D’où sortent alors les 60 € restant ? En fait, le président ajoute à son calcul le coup de pouce de 50 % de la prime d’activité pour les 3,2 millions de travailleurs qui touchent le smic ou un peu plus, auquel il s’était engagé pendant la campagne. Mais au lieu de procéder comme prévu à une augmentation par vagues successives de 20 € par an étalée sur tout le quinquennat, décision a été prise d’accorder en une fois, au 1er janvier 2019, ce coup de pouce non négligeable de 60 € d’augmentation aux allocataires de la prime d’activité.

Autre subterfuge de cette annonce : tous les salariés rémunérés au niveau du smic ne bénéficieront pas forcément de ce coup de pouce intégral à la prime d’activité. En effet, cette aide est calculée en fonction de la situation familiale et des revenus pour les personnes qui gagnent jusqu’à 1,2 smic, donc jusqu’à 1 379 € nets mensuels.

Mais il y a une subtilité : ce bonus décroît pour ceux qui gagnent entre un smic et 1,2 smic. Et il disparaît pour ceux en dessous d’un demi-smic. L’objectif étant de ne pas encourager les temps très partiels… Sauf que ce sont les plus pauvres, ceux qui gagnent la moitié d’un smic, soit 300 000 ménages, qui sortent perdants de ces ajustements.

http://www.leparisien.fr/economie/gilets-jaunes-non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros-10-12-2018-7965414.php

 

 

On ne lâche rien ! !

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/12/f30ad-gj.png?w=632&h=599

 

https://assawra.blogspot.com/2018/12/aux-gilets-jaunes.html

 

 

La liste des 42 revendications

des Gilets Jaunes

adressée à l’Assemblée Nationale :

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Gilets Jaunes : Un cahier de Revendications adressé à l’Assemblée Nationale

 Gilets Jaunes : Un cahier de Revendications adressé à l'Assemblée Nationale

« Députés de France, nous vous faisons part des Directives du peuple pour que vous les transposiez en LOI… » Une liste de 42 revendications qui circule de plus en plus (…)

5031 visites 3 déc. 2018 | 149 réactions | Luniterre   + Partager

Retrouvé sur le net, un article de la Voix du Nord, daté du 29 Novembre, semble nettement indiquer que cette liste de 42 revendications était bien la liste officielle des Gilets Jaunes et de leur délégation provisoire, à cette date. L’ordre de présentation choisi par le journaliste est différent, mais il n’y a pas de doute possible sur l’origine de la liste citée.

Le lien vers l’article:

http://lavdn.lavoixdunord.fr/497801/article/2018-11-29/les-gilets-jaunes-listent-leurs-revendications

L’article en doc PDF:

VDN 29-11 liste officielle 42 revendications GJ

Pour autant, il ne s’agit pas d’en faire une référence intangible, mais bien plutôt une base de débat permettant au mouvement d’aboutir à une plate-forme de revendications unifiée, et, au cours de ce débat, de construire également une organisation de masse unifiée partant de la base!

Luniterre

 

 

 

Gilets Jaunes  :

Ce que nous voulons?

Tout,

 

Mais d’abord, l’essentiel  !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

 

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Sur TML, l’historique et la liste originale :

Gilets Jaunes :

Un cahier de Revendications

adressé à l’Assemblée Nationale

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

 

 

Gilets Jaunes : Ce que nous voulons? Tout, Mais d’abord, l’essentiel !!

 

 

 

 

 

 

Gilets Jaunes :

Ce que nous voulons?

Tout,

 

Mais d’abord, l’essentiel !!

 

Révolte « feux de palettes » ou Révolution ?

Le point après les grandes manœuvres d’enfumage social et fiscal du chef de l’État.

Même avec un peu de recul, il ne faut pas oublier le point de départ, le « détonateur » du mouvement GJ… Il exprimait effectivement un nouveau paradigme, au stade actuel de la crise : la simple possibilité de survie matérielle se trouve atteinte, sinon remise en cause, dans des conditions générales dégradées…

Même aller se faire exploiter au boulot devient problématique, pour beaucoup, avec le tarif prohibitif du carburant. Pour certains, retraités très modestes, et loin des centres et des commerces, par nécessité (loyers moins élevés), c’est même d’aller chercher du ravitaillement, qui devient problématique, sans même parler de l’isolement. Tous ces problèmes, carburant, bas salaires, bouffe mauvaise et/ou hors de prix, loyers inabordables, etc … Tout est lié et s’enchaîne…

 

L’extension des revendications, comme l’extension du soutien populaire au mouvement, se fait en fonction de la nécessité de devoir satisfaire des besoins sociaux primordiaux, réels et urgents.

 

…Et non pas en fonction de critères à priori politiques ou idéologiques !

 

…Et d’autant moins, dans un climat général de décrédibilisation de la classe politique dans son ensemble, gauche et droite confondues.

 

La problématique révolutionnaire ne consiste pas à redonner un lustre illusoire à telle ou telle faction, politique ou syndicale, mais à construire l’embryon d’une alternative.

 

Elle ne peut que se construire sur la base d’une réponse aux besoins sociaux exprimés et soutenus massivement.

 

Cela commence donc par l’élaboration d’une plate-forme revendicative.

 

La « gauche » militante a pris le train non seulement en marche, mais considérablement en retard à tous points de vue et reste incapable de formuler une approche massive et unifiée de ces besoins sociaux.

 

La « liste des 42 propositions », quelle que soit son origine, ( mais apparemment, d’une fraction relativement importante du mouvement), forme une sorte de « moyen terme » entre toutes les contradictions charriées par ce mouvement.

 

Même si par défaut, elle se trouve être l’expression de la partie la plus avancée du mouvement « spontané » né sur les réseaux sociaux. D’aucuns l’on qualifié de « vague fourre tout », hétéroclite, liste à la Prévert (…un peu de poésie, pourquoi pas?)… En réalité, cette liste reflète donc la complexité du mouvement GJ, qui concerne effectivement des aspects très variés de la vie sociale, économique et politique. C’est ce qui en fait l’intérêt, et non pas un « fourre tout », et encore moins « vague » !!

 

Compte tenu de l’incapacité organisationnelle et de l’incapacité d’intervention significative récurrentes de la « gauche » militante, (même « extrême »), elle reste donc la référence sur laquelle il est peut-être encore possible d’avancer et de construire.

 

Bien entendu, elle est largement insuffisante et critiquable sur bien des points, mais une amélioration ne viendra que si le débat se noue et se construit autour, et avec le débat, l’organisation de masse, enfin.

 

Le temps passant, et l’incapacité de la « gauche extrême » restant ce qu’elle est, il est déjà trop tard pour espérer une initiative massive et cohérente de sa part. Il faut donc tenir ce fil et tisser avec.

La liste, actuellement, propose, par exemple, de remonter le SMIC à 1300 €uros… Effectivement cela peut légitimement paraître ridiculement bas, en comparaison des revendications « syndicales » diverses, sans parler des pseudos « partis de gauche », même « révolutionnaires », sur le papier de leurs proclamations et leurs « pages d’accueil » internet.

A l’heure même où Macron entame une grande manœuvre d’enfumage pour tenter de sauver son pouvoir et le système avec lui, en « consultant » les « partenaires sociaux », les « partis représentés à l’Assemblée », etc…, la ministre du travail fermait d’emblée la porte au moindre « coup de pouce » donné au SMIC…

Dans ce contexte de mépris à l’égard des classes populaires, même la revendication du SMIC à 1300€ restait donc quasiment révolutionnaire, en ce qu’elle impliquait de poursuivre l’affrontement de classe avec détermination. De fait, la lutte, sur ce plan, a payé, vu que Macron a finalement désavoué ses collaborateurs, et notamment sur le SMIC, qui sera pratiquement à ce niveau, en fin de compte, mais par une « vraie-fausse augmentation »: en réalité, un retour à sa promesse de campagne, qui n’est donc pas une augmentation réelle du salaire, mais de la prime d’activité, assortie d’une baisse des charges sociales pour l’employeur: « 13ᵉ mois. Une personne au SMIC pourra gagner 100€ net en plus chaque mois grâce à la réduction des cotisations salariales et à l’augmentation de la prime d’activité. » (*). Autrement dit, un nouveau creusement du déficit de l’État, et le retour à une situation déficitaire de la Sécu, qui commençait à peine à s’en sortir enfin…!

Muriel Pénicaud n’aura donc pas vraiment à manger son chapeau, mais désaveu plus net sur la hausse de CSG, pour les retraites « moyennes ».

Par contre, pas le moindre « coup de pouce » réel pour les retraites qui se situent autour du très théorique minimum (800€)! Ni pour les autres « minima sociaux », du reste…

Et d’une manière ou d’une autre, il n’a, en réalité, rien lâché du tout, vu que ces « mesures » consistent à creuser les déficits, qui, au final, sont financés essentiellement par les contribuables!! Ce ne sont donc que des fausses solutions, destinées à repousser les problèmes, et non à les régler!

Dans une situation où le système ne peut toujours pas répondre concrètement et durablement aux besoins sociaux, définir démocratiquement, avec les masses en mouvement, une plate-forme revendicative réellement représentative de ces besoins, cela reste donc une nécessité urgente, et c’est déjà construire un élément de base d’une alternative, qui, de toutes façons, aura aussi pour but de les satisfaire !

 

La prise de conscience, au cours des luttes, de l’impasse dans laquelle le système se trouve face à ces revendications amènera, et surtout si ce qui reste de la gauche militante sur le terrain y contribue, les débats vers la recherche de solutions alternatives au système, et qui ne seront donc réalisables qu’à condition d’en finir avec lui…

Ce qui impliquera donc des avancées politiques possibles sur les questions de fond, et surtout si nous savons les faire fructifier. La question du socialisme réel, prolétarien, et non de sa caricature sociale-démocrate et/ou bureaucratique, se posera donc d’autant plus vite que nous saurons en poser les bases sur l’expression actuelle du mouvement, qui rassemble des gens de toutes origines sociales, mais motivés pour vivre de leur travail, et en vivre décemment, ce qui remet très concrètement et même littéralement, la valeur-travail au centre du débat.

Et des gens de toutes origines qui constatent donc que vivre du fruit de son travail, cela devient impossible… Idem pour les retraités modestes qui ne peuvent plus vivre décemment du fruit de leur travail passé.

Mais le problème est en même temps la solution. Remettre la valeur travail au centre du débat, actuellement, ce ne doit donc plus être une formule de style. Cela doit s’entendre au sens littéral de la valeur créée par le travail. C’est ce que la « gauche », même « extrême », a en réalité complètement évacué de son « logiciel » de pensée et d’action.

Dans l’espoir de désamorcer la fronde, Macron a déjà fait mine de « lâcher du lest » par quelques « mesures » qui ne sont qu’un délai à l’application de la même politique anti-sociale, accélérée depuis le début de son quinquennat. Ce Lundi 10 Décembre, il a donc ressorti une « prime » comme miette à grignoter, mais il semble logique que le peuple veuille, impérativement, le pain entier, qui est le fruit de son labeur… !

« Ce que nous voulons conquérir réellement c’est la valeur sociale intégrale de notre travail. »

C’est évidemment là l’idée à la base de l’initiative « Pour la valeur sociale du travail », mais là encore, il n’y a pas de « chauvinisme du sigle » à cultiver. L’essentiel est de regrouper nos forces et d’avancer en se renforçant.

 

Il doit donc être possible de mener, sur les bases actuelles du mouvement, et même en vue de les améliorer considérablement, un travail commun entre « dissidents » marxistes-léninistes ou non, rejetant la « gauche » bobocratique et/ou sociale-chauvine, sans que les divergences théoriques de fond ne soient nécessairement un obstacle à court terme.

Le fond idéologique actuel du mouvement, spontanément, rejette en pratique l’idée même d’une organisation de masse unifiée, par peur de récupération et de manipulations, tant venant de la classe politique honnie que des bureaucraties syndicales qui ont mené les précédentes vagues de luttes sociales à des échecs cuisants…

Qu’elle vienne de droite ou de gauche, la démagogie populiste « anti-système » du FN ou de la FI a fait miroiter depuis des années l’idée qu’une alternative était possible sur de simple bases réformistes, fussent-elles formellement « radicales », surtout dans le vocabulaire employé, afin d’attirer l’électorat populaire dans leurs filets…

Bien évidemment ces courants ont été incapable de transformer ce potentiel électoral en une solution politique crédible et n’ont donc fait qu’attiser la colère populaire, qu’ils sont incapables de « contrôler », aujourd’hui, en dépit de leurs « bonnes volontés », désormais affichées, de « sauver les institutions républicaines », c’est à dire le système qu’ils prétendaient combattre, en fait.

Ce sont leurs « troupes de base », celles précisément issues des classes populaires qu’ils ont tant voulu attirer vers leurs miroirs aux alouettes, que l’on retrouve en grande partie sur le terrain, mêlées malgré tout, également, à quelques « syndicalistes de base » qui souffrent du même syndrome vis à vis du double langage « confédéral ».

Mais la force du mouvement vient surtout de sa diversité sociale, encore bien davantage que de sa diversité « idéologique », qui se trouve en fait tout à fait diluée dans ce maelstrom.

Le point commun entre Mai 68 et les Gilets Jaunes, c’est l’aspect « bouillonnant » du mouvement, qui part effectivement un peu dans toutes les directions à la fois. Mai 68 a aussi cette image d’un mouvement « fourre-tout », et s’il l’a encore, c’est bien qu’il l’avait dès le départ, en fait, au point que certains, aujourd’hui kollaborateurs zélés du système, et particulièrement, du macronisme, avaient, à l’époque, cru bon de formuler ce phénomène par le slogan: « Ce que nous voulons, Tout! »

Un demi-siècle après Mai 68, et même indépendamment de ces revirements chroniques intéressés et méprisables, on peine encore parfois à analyser ce qu’il en est resté, ses conséquences réelles, etc…

Il y a donc le « bouillonnement » et l’ « écume »…

 

Bien malin qui peut parler de l’issue du mouvement GJ…

La différence, c’est que Mai 68 était encore une sorte de « crise de croissance », pour le système, malgré les premiers symptômes sérieux d’une crise structurelle qui allait déboucher sur la liquidation des accords monétaires de Bretton Woods, et ses conséquences sociales visibles une décennie plus tard, avec l’apparition des « nouveaux pauvres ».

Aujourd’hui, la crise, qui s’est creusée brutalement en 2008, est encore beaucoup plus profonde, et le système a déjà grillé de nombreuses cartouches politiques rien que pour en arriver là. Le personnage honni, Macron, c’est à la fois une tronche de premier de la classe et de dernière cartouche…

Après moins de 20 mois au pouvoir, il est déjà potentiellement grillé…

La mascarade politique habituelle est désormais impuissante à dissimuler la réalité brutale de la crise économique et sociale qui touche, on le voit bien, pratiquement toutes les catégories, sauf une minorité de bobos et de privilégiés.

Le système est en train de s’effondrer sur lui-même comme un immeuble dont on a miné tous les étages…

Du « beau travail » de démolition, opéré, en réalité, par le capital financier lui-même, incapable de surmonter sa crise, incapable de relancer réellement une économie certes « mondialisée » mais en guerre potentielle…

La question est désormais de penser à la reconstruction, sur des fondations entièrement nouvelles, évidemment!!

 

Le mouvement GJ est parti de la révolte contre une « taxe verte » qui servait en partie, en fait, à payer les intérêts de la dette. La remise en cause du principe même de la dette reste une préoccupation constante du mouvement GJ. Ce n’est que par la correspondance entre ce qui est créé par le travail et les besoins sociaux réels que pourra se retrouver un équilibre budgétaire sur lequel aligner, concrètement, un nouveau système monétaire, ainsi libéré de la dette, après moratoire, et même « défaut », si nécessaire.

 

Certains manipulateurs sociaux-chauvins tentent d’aiguiller le mouvement GJ vers une revendication de « frexit », qui ne figure pas dans la liste des 42… Le mouvement des Gilets Jaunes ne doit pas être réductible à cette revendication, qui n’a pas de portée sociale par elle même, contrairement à ce que les sociaux-chauvins prétendent. En réalité, ce ne serait évidemment pas un « élargissement », mais bien un retour à la politique politicienne intégrée au système, ce que le mouvement des GJ rejette précisément, et avec juste raison.

 

La « liste des 42 propositions » reste donc le plus grand dénominateur commun actuellement possible

 

La question du « frexit » est connexe, en un sens, mais secondaire : elle viendra inévitablement si une alternative économique et sociale se construit, car une telle alternative répondant réellement aux besoins sociaux sera nécessairement incompatible avec l’UE.

 

Alors que le « frexit », en tant qu’objectif politique en soi, n’est nullement incompatible avec la continuation de l’exploitation capitaliste, comme le prouve le « brexit ». Mettre le « frexit » en avant comme revendication sociale, ce n’est pas seulement prendre le problème à l’envers, c’est carrément un piège politique, et particulièrement contre-productif, actuellement.

 

Les « taxes vertes », tout comme le reste de la nouvelle « économie verte », ce n’est également qu’une mascarade pour culpabiliser les classes sociales populaires et leur faire payer le poids de la crise. Dans le système actuel ce qui est labellisé « vert », efficace ou non, n’est sur le marché que pour faire du fric en plus, et non pour répondre aux besoin des gens qui ont peu de moyens financiers et de plus en plus de mal à survivre.

 

Répondre aux besoins sociaux réels tout en respectant la planète, cela exclut de faire du bénéfice financier, de par le fait, et n’intéresse nullement le système actuel.

 

Alors qu’un équilibre économique en valeur-travail peut le faire. C’est donc la seule voie d’une transition à la fois nécessairement écologique, économique et sociale, et qui exclut le principe même d’accumulation du capital, et en premier lieu, du capital financier. C’est, concrètement et littéralement, ce que veut dire remettre la valeur-travail au centre du débat et du combat social.

 

 

Pour finir le travail de démolition, il y a toujours, malgré la répression de plus en plus violente, beaucoup de monde à l’œuvre, sur le terrain, où c’est encore le sentiment de colère et de rejet qui domine.

 

Et donc l’essentiel, pour avancer réellement, désormais, c’est de comprendre, dans ce bouillonnement, la dynamique reconstructive qui pourrait en sortir.

 

Pour l’instant, elle s’ébauche à peine.

 

Luniterre

 

( * https://fr-fr.facebook.com/EmmanuelMacron/videos/1921229571442953/   

 https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0600316616388-pouvoir-dachat-lexecutif-promet-100-euros-de-plus-au-niveau-du-smic-2228787.php 

« Les Echos » en doc PDF:   Macron promet 100 euros de plus au niveau du SMIC    )

 

 

 

 

 

Écologie et/ou capitalisme ? En réalité, il faut choisir !

https://i2.wp.com/s1.lprs1.fr/images/2017/02/10/6671577_589428de-efb6-11e6-81a4-834a6f678fa0-1_1000x625.jpg

Écologie et/ou capitalisme ?

En réalité, il faut choisir !

 

 

 

Un texte proposé par un camarade syndicaliste sur le forum de son syndicat, et qui résume bien cette problématique, au cœur du débat et du combat social actuel.

 

 

«Le capitalisme est productiviste par nécessité :

Pour réaliser sa plus-value et faire fructifier son capital, le capitaliste doit vendre ses marchandises à tout prix (tout en exploitant la force de travail, force de travail qui est capable de produire plus quelle ne coûte, car le profit vient de la différence entre la valeur de la force de travail pour un temps donné (le salaire) et celles des biens quelle permet de produire dans ce même temps).


Pris dans la compétition inter-capitaliste, pour remporter les marchés, le capitaliste n’a d’autre choix que de gagner en compétitivité, c’est-à-dire à dire produire toujours plus de marchandises avec toujours moins de travail vivant.


L’obligation de faire du profit conduit à inventer des besoins sans véritable justification (politique de l’offre). En revanche des besoins réels ne sont pas satisfait s’ils ne donnent pas lieu à des profits jugés suffisants. Ainsi peut advenir une conjugaison paradoxale de gaspillage et de manque.
Cela conduit à des flux de matière et d’énergie toujours croissants (mais aussi à du chômage, à l’épuisement des travailleurs, entres autres choses …)
Le mode de production capitaliste est par conséquent incompatible avec l’écologie…
La surconsommation d’énergie (pétrole, gaz, charbon …) et de matières (mines, écosystèmes …), est un symptôme du mode de production capitaliste.
Vouloir s’attaquer au gaspillage de matière et d’énergie, sans vouloir s’attaquer au capitalisme, c’est s’attaquer à un symptôme et non à une cause…


La question essentielle est celle de la finalité de la production, que ce soit celle des biens ou des services.

C’est donc aussi la question de la finalité du travail.


Et donc de qui décide de ces finalités… (on laisse faire le marché ? La main invisible  ? Ou bien «  nous  » (i.e. l’ensemble de la société) décidons démocratiquement de nos véritables besoins sociaux ?).


La production répond-t-elle à un besoin social réel et vital, ou même secondaire ? Ou bien répond-t-elle seulement à une volonté d’accumuler des bénéfices pour l’entreprise, indépendamment de l’utilité sociale réelle ?


Si l’on prend l’exemple de la voiture, on voit bien qu’elle peut tout de même avoir une utilité sociale réelle, sans pour autant nécessiter tout le marketing fait autour, avec une surpuissance tout à fait inutile et des effets de mode pour pousser le consommateur à renouveler son achat aussi souvent que possible, etc… Alors qu’une voiture économique et solide rendrait le même service durant de nombreuses années, sans polluer davantage et notamment pas par le gaspillage de matières premières lié au renouvellement du parc, etc…


Ce qui compte, c’est donc bien d’abord la définition des besoins sociaux réels. (cad de faire en sorte que les valeurs d’usages priment à nouveaux sur les valeurs d’échanges …)
Et cela, dans tous les domaines, tant en production de biens qu’en termes de services.


Lorsque l’ensemble des besoins essentiels sont aussi bien définis que possible, la production doit donc être organisée, planifiée en fonction.
Il devient donc possible de répartir, partager le travail entre tous les travailleurs qui redeviennent donc de véritables producteurs, et non plus de simples salariés-consommateurs.
Ils produisent alors collectivement selon leurs besoins et ceux de leurs familles, y incluant ceux qui ne sont pas en situation de pouvoir travailler, retraités, enfants, handicapés, malades, etc…
L’argent ne sert plus, dans ce cas, que d’unité de compte pour répartir cette production selon les besoins réels de chacun.


Le travail étant partagé, il n’y a plus de problème de chômage.
La valeur créée par le travail redevient directement une véritable valeur d’usage social, qui est en même temps la valeur d’échange entre producteurs.
La valeur d’échange ainsi établie ne varie plus en fonction de la loi du marché, de la société de consommation, du marketing, etc…
Il n’y a donc plus de place pour l’accumulation du capital, plus de place pour le capitaliste.
La question fondamentale est d’établir le plan reflétant de la manière la plus démocratique possible l’ensemble des besoins sociaux essentiels.


En résumé, tant que les rapports sociaux qui concernent la production, resteront ceux du capitalisme (cad la propriété lucrative, le marché de l’emploi, le marché des biens et services, l’investissement via le crédit, etc etc…), il sera «  difficile  »[…un euphémisme-NDTML]de faire des choix énergétiques allant dans le sens de l’écologie…


Les conditions sociales de la production, sont primordiales pour décider de ce qui doit être produit, et comment et pourquoi etc.
C’est le pouvoir de décider du comment organiser l’organisation de la production, qui est la condition première de la prise de responsabilité dans la production et donc de pouvoir choisir nos énergies.

D. Syndicaliste

 

 

CGT CHIMIE : un syndicat qui fait de la Résistance!

 

 

 

 

 

Les seules concessions que le pouvoir a fait, après trois semaines de lutte acharnée, il ne les a faites qu’au prétexte de mettre fin à la violence, qui, selon lui, viendrait du peuple en révolte et des manifestants. Alors que pendant ces trois semaines il n’a pas montré le moindre signe d’ouvrir sérieusement le dialogue sur la base des revendications qui ont réellement mis le mouvement en marche… !

C’est la preuve, s’il en était besoin, que le système lui-même ne repose que sur la violence, et une violence encore bien plus grande que celle des manifestants, comme le montre la méthode typiquement fascisante-pétainiste utilisée à Mantes-La-Jolie, contre la jeunesse.

 

C’est du fait de la volonté de Résistance populaire que la lutte passe par la violence, qui n’est que celle du pouvoir et du système, en réalité, et que le peuple en lutte doit vaincre pour la simple réalisation de ses légitimes revendications !

 

Luniterre

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CGT CHIMIE :

 

Contre Macron, un syndicat

qui fait de la Résistance !!

 

 

COMMUNIQUÉ:

« Aux syndicats de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT

Nous avons découvert avec stupeur et consternation le logo de la CGT sur la déclaration dite « des organisations syndicales » de ce jour, jeudi 6 décembre. Dans le contexte de guerre de classe dans notre pays, elle appelle, en complet décalage avec la réalité, à retrouver un « dialogue », une « écoute » et dénonce « toutes formes de violence dans l’expression des revendications ».

Réuni en urgence, le secrétariat fédéral a décidé de se désolidariser totalement de ce communiqué.

La FNIC-CGT en condamne le contenu qui est indigne de la CGT, c’est un coup de poignard dans le dos de ceux qui luttent actuellement, qu’ils soient salariés, lycéens ou retraités.

Nous désapprouvons ces modes de prise de décision dans la CGT, qui ne sont pas en adéquation avec les statuts. Avec quel mandat a été signé ce communiqué qu’appelait Macron de ses vœux ? Nous ne nous satisfaisons pas d’une traditionnelle réunion téléphonique programmée le 11 décembre, suivie d’une réunion des fédérations. La FNIC demande la réunion immédiate, donc dans les deux semaines, du Comité Confédéral National de la CGT, en vertu de l’article 28 des statuts de notre organisation la CGT.

L’heure n’est pas au « dialogue social », il est à imposer des négociations sous le contrôle du rapport de forces.

Dans une période de tension sociale, le rôle de la CGT est d’être auprès des travailleurs et non, supplétif du pouvoir patronal et gouvernemental dans un appel au calme auprès de ceux qui n’ont d’autre choix que de lutter.

La violence n’est en rien dans l’expression des revendications, elle est dans les rapports sociaux subis par les plus démunis, par les petites gens, les sans-dents, tous ces salariés qui ne sont reconnus ni dans l’emploi, ni par le salaire, ni par des conditions de travail décentes. Si violence il y a, la responsabilité est à rechercher du côté des oppresseurs et non des opprimés.

La FNIC-CGT condamne la violence patronale, la répression syndicale et policière, la violence d’Etat, la complicité réformiste, qui sont la seule réponse des promoteurs de l’ordre capitaliste, Macron, Roux de Bézieux et la liste des autres organisations syndicales signataires de la déclaration.

La FNIC-CGT appelle ses syndicats à entrer massivement en grève dès à présent comme dans le pétrole, le caoutchouc, la chimie, et pour le 14 décembre, journée de grève interprofessionnelle.

En conséquence, la FNIC-CGT demande l’organisation immédiate d’un Comité Confédéral National dans les deux semaines, selon l’alinéa 5 de l’article 28 de nos statuts confédéraux qui stipule « Il peut être convoqué à la demande du tiers de ses membres sur un ordre du jour précis ».

Ordre du jour du CCN extraordinaire : – Stratégie de lutte et processus de mobilisation – Modes de prise de décision et d’engagement de la CGT

Nous proposons en conséquence aux organisations qui souhaitent se prononcer pour la tenue de ce CCN extraordinaire de formuler leur demande par une « réponse à tous » de manière à comptabiliser les réponses.

Fraternellement, Le Secrétariat Fédéral FNIC-CGT

 

 

Unité à la base pour

 

 

les Directives du Peuple !!!

 

 

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/05/gilets-jaunes-la-goutte-de-trop-et-les-42-revendications-sur-le-meme-tract/

 

Mantes-La-Jolie, Macron et l’avenir de la France

 

 

 

 

Mantes-La-Jolie, Macron

et l’avenir de la France :

 

A genoux face au mur et les mains liées dans le dos, « une classe qui se tient sage »

 

Pétain en avait rêvé, sans y parvenir. Macron met ses pas dans les pas de son vrai maître…

 

La méthode « républicaine » de Macron, c’est le néo-fascisme « En Marche » !

 

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Voilà une classe qui se tient sage »

 

Probablement tournée par les forces de l’ordre elles-mêmes, la vidéo, placée en ligne le 6 décembre, est en passe de devenir virale, et a déjà été visionnée plus d’un million de fois.

On y voit des lycéens, à genoux contre un mur, les mains entravées dans le dos, et d’autres, agenouillés les mains sur la tête. « Voilà une classe qui se tient sage », dit le flic, tout content de sa trouvaille. Tantôt il remettra les images à son supérieur hiérarchique pour montrer comment il a su mettre hors d’état de nuire une dangereuse horde de Gaulois rebelles.  La République sait récompenser ses fidèles serviteurs, il aura droit aux félicitations du Préfet, et, qui sait, cela lui vaudra peut-être une prime ?   Cela se passe à Mantes-La-Jolie. En France, le pays des droits de l’homme, en 2018.

L’État a perdu tout sens de la mesure

Face à la plus grande révolte véritablement populaire que le pays ait connu depuis les événements du 14 juillet 1789 et les mois qui ont suivi, le pouvoir répressif est totalement désemparé, et tel les fourmis, lorsqu’elles sont intoxiquées, agonisantes, elles ne savent plus tourner qu’à droite.

Voilà donc la réponse de Macron à la jeunesse de France, désespérée, sans avenir, délaissée par des élites parisiennes totalement déconnectées de la réalité, des politiques hydroponiques gavés à l’engrais des mandats juteux, des jetons de présence et des exonérations de niche.  Demandez-leur seulement combien coûte un plein, ou même un pain, vous les verrez baisser les yeux, et avouer leur ignorance.  Le pain ?  Un plein ?  C’est pour les gueux, les Jacques et les sens-dents, eux se déplacent en limousine, mais n’ont guère à se soucier de l’intendance, c’est vous qui régalez.

Si la brutalité et l’humiliation est la réponse que l’on fait à des gosses, est-il permis de demander à quoi les adultes devront s’attendre demain ?  Des tirs tendus à la grenade pour estropier, pour tuer ?  L’usage des armes létales, peut-être ?  On va tirer dans le tas des petits vieux et des femmes, venus en masse pour exiger des conditions de vie décentes ?  L’humiliation n’est pas une réponse, c’est un appel à la violence.  Les violences policières ne sont pas une réponse, c’est un appel à la révolte.

Au premier sang français qui coulera, à la première victime d’un État devenu dictature policière, la réponse sera impitoyable, et balaiera le pouvoir comme une nuée d’orage disperse les dernières feuilles d’automne.  Les gilets bleus, les gilets de Kevlar feraient bien de se rappeler que leur vocation n’est pas de défendre un pouvoir aux abois, mais les valeurs de la République.  Quand la république tire sur ses enfants, elle n’est plus la République.  Et quand vous serez contraints de tirer sur vos frères, vous ne serez plus des hommes, seulement des meurtriers.

Ce n’est pas la France qui s’écroule, c’est un système en bout de course, un feu qui n’en peut plus de dévorer tout de qu’il touche, et se meurt, faute de carburant.  On le voit, ce n’est même pas spécifiquement français, même si le pays est actuellement au coeur de la contestation.  Aujourd’hui la France, demain la Belgique et ensuite toute l’Europe.

Il est grand temps que le peuple se réapproprie le pouvoir qu’il n’aurait jamais dû céder tout d’abord, on voit trop bien où cela mène.

Philippe Huysmans

https://www.levilainpetitcanard.be/voila-une-classe-qui-se-tient-sage/

 

 

Contre la Méthode Macron

RÉSISTANCE !!

 

Debout,

 

pour les Directives du Peuple !!!

 

 

 

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/05/gilets-jaunes-la-goutte-de-trop-et-les-42-revendications-sur-le-meme-tract/

 

 

 

 

 

Avec Macron-Pétain, L’avenir de la France, c’est à genoux !! Résistance !!!

Avec Macron-Pétain,

 

L’avenir de la France,

 

c’est à genoux !!

 

 

 

 

 

 

Demain Samedi :

 

Debout !

 

RÉSISTANCE !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Demain Samedi :

Debout

pour un autre avenir !!!

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/07/la-liste-des-42-revendications-des-gilets-jaunes-adressee-a-lassemblee-nationale/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/05/gilets-jaunes-la-goutte-de-trop-et-les-42-revendications-sur-le-meme-tract/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

 

La liste des 42 revendications des Gilets Jaunes adressée à l’Assemblée Nationale

La liste des 42 revendications

des Gilets Jaunes

adressée à l’Assemblée Nationale :

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Gilets Jaunes : Un cahier de Revendications adressé à l’Assemblée Nationale

 Gilets Jaunes : Un cahier de Revendications adressé à l'Assemblée Nationale

« Députés de France, nous vous faisons part des Directives du peuple pour que vous les transposiez en LOI… » Une liste de 42 revendications qui circule de plus en plus (…)

3783 visites 3 déc. 2018 | 136 réactions | Luniterre   + Partager

 

Retrouvé sur le net, un article de la Voix du Nord, daté du 29 Novembre, semble nettement indiquer que cette liste de 42 revendications était bien la liste officielle des Gilets Jaunes et de leur délégation provisoire, à cette date. L’ordre de présentation choisi par le journaliste est différent, mais il n’y a pas de doute possible sur l’origine de la liste citée.

Le lien vers l’article:

http://lavdn.lavoixdunord.fr/497801/article/2018-11-29/les-gilets-jaunes-listent-leurs-revendications

L’article en doc PDF:

VDN 29-11 liste officielle 42 revendications GJ

Pour autant, il ne s’agit pas d’en faire une référence intangible, mais bien plutôt une base de débat permettant au mouvement d’aboutir à une plate-forme de revendications unifiée, et, au cours de ce débat, de construire également une organisation de masse unifiée partant de la base!

 

Luniterre

 

Sur TML, l’historique et la liste originale :

Gilets Jaunes :

Un cahier de Revendications

adressé à l’Assemblée Nationale

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

 

 

 

 

Gilets Jaunes: la « goutte de trop » et les 42 Revendications sur le même tract!

 

 

 

 

 

AU RECTO (doc PDF):

LA GOUTTE DE TROP!!

 

 

 

Gilets Jaunes:

la « goutte de trop »

et les 42 Revendications

sur le même tract!

 

 

 

AU VERSO (doc PDF):

LES 42 PROPOSITIONS DES GILETS JAUNES

 

 

 

 

 

Gilets Jaunes : Un cahier de Revendications adressé à l’Assemblée Nationale

 Gilets Jaunes : Un cahier de Revendications adressé à l'Assemblée Nationale

« Députés de France, nous vous faisons part des Directives du peuple pour que vous les transposiez en LOI… » Une liste de 42 revendications qui circule de plus en plus (…)

3560 visites 3 déc. 2018 | 136 réactions | Luniterre   + Partager