Vue par les médecins, la réalité des crimes sionistes

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Le samedi 14 avril, les équipes de Médecins Sans Frontières ont exceptionnellement ouvert la clinique de Khan Younis pour fournir des soins postopératoires aux personnes blessés par balles ces dernières semaines. Palestine. 2018.

 

 

RÉALITÉ

 

 

DES CRIMES

 

 

SIONISTES

 

 

 

Depuis le début de la « Marche du Retour », les patients sévèrement blessés par balle, affluent par centaines dans les trois cliniques de MSF à Gaza.

Ce sont principalement des jeunes hommes, autour de la vingtaine. Ils parlent de leur désespoir, de leur incapacité à trouver du travail, de l’extrême pauvreté ou encore du sentiment d’abandon. Beaucoup vont à la frontière avec Israël en connaissant les risques, mais aussi avec le sentiment de ne plus rien avoir à perdre. La plupart espèrent guérir rapidement afin de pouvoir retourner manifester.

 

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Gaza : des blessures par balle inhabituelles et dévastatrices

 

 

 

 

Depuis le 1er avril, les équipes de Médecins Sans Frontières à Gaza ont accueilli en soins postopératoires près de 500 personnes blessées par balles lors de la « Marche du retour ». En trois semaines, l’association a traité plus de patients que lors de toute l’année 2014, qui avait pourtant connu l’offensive israélienne « Bordure protectrice ».

Le personnel médical de MSF fait état de blessures dévastatrices d’une sévérité inhabituelle, extrêmement complexes à soigner et qui laisseront de lourdes séquelles à la majorité des patients.

Un chirurgien vasculaire de MSF et un infirmer de bloc opératoire procèdent au lavage chirurgical des mains avant d’entrée en salle d’opération. © Laurie Bonnaud/MSF
Un chirurgien vasculaire de MSF et un infirmer de bloc opératoire procèdent au lavage chirurgical des mains avant d’entrée en salle d’opération. © Laurie Bonnaud/MSF

Alors que les équipes médicales des hôpitaux de Gaza se préparent à faire face à un possible nouvel afflux de blessés ce vendredi, les chirurgiens MSF présents sur place font état de blessures par balle réelle dévastatrices parmi les centaines de personnes atteintes lors des manifestations des dernières semaines. Dans les cliniques prodiguant des soins postopératoires spécialisés, l’énorme majorité des patients – des hommes pour la plupart, mais aussi quelques femmes et des enfants – présente des blessures d’une sévérité inhabituelle aux membres inférieurs.

Les équipes médicales MSF constatent notamment un niveau extrême de destruction des tissus et des os, et des orifices de sortie de balles démesurés, qui peuvent avoir la taille d’un poing. « Chez la moitié des 500 victimes de tirs que nous avons prises en charge, la balle a littéralement détruit les tissus après avoir pulvérisé l’os, explique Marie-Elisabeth Ingres, Cheffe de mission MSF en Palestine, les patients doivent subir des opérations chirurgicales extrêmement complexes, et nombre d’entre eux auront des séquelles à vie. »

La prise en charge de ces blessures est en effet très lourde. Au-delà des soins infirmiers réguliers, les patients auront souvent besoin d’opérations chirurgicales supplémentaires, et de très longues périodes de kinésithérapie et de rééducation. De nombreux patients garderont des déficits fonctionnels à vie et certains risquent encore l’amputation, faute de soins suffisants à Gaza, s’ils ne parviennent pas à obtenir les autorisations nécessaires pour se faire soigner en dehors de Gaza.

Pour faire face à cet afflux massif de patients, MSF a renforcé son dispositif sur place, augmenté le nombre de lits de ses trois cliniques et recruté et formé du personnel médical supplémentaire. Une quatrième clinique ouvrira bientôt ses portes dans le centre de la bande de Gaza afin d’accueillir les patients originaires de cette zone.

Dans l’urgence, MSF a également déployé une équipe de chirurgiens (vasculaire, orthopédique et de chirurgie reconstructrice) et d’anesthésistes, pour opérer ou réopérer les cas les plus sévères. Ces équipes travaillent actuellement aux côtés des équipes des hôpitaux publics d’Al-Shifa et Al-Aqsa.

 

https://www.msf.fr/actualites/gaza-des-blessures-par-balle-inhabituelles-et-devastatrices

 

 

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« Les os ont littéralement été pulvérisés ». Thierry, chirurgien MSF à Gaza

 

 

Thierry Saucier est chirurgien orthopédiste pour MSF à Gaza. Il détaille la complexité de la prise en charge des centaines de personnes blessées lors des manifestations des dernières semaines. Ces blessures, très graves, imposent d’importants défis aux chirurgiens, et nécessiteront des mois, voire des années de soins.

Quels types de blessures observez-vous aujourd’hui parmi les blessés de Gaza ?

Il s’agit de blessures par balles réelles, ciblant dans plus de 95 % des cas, les membres inférieurs, et notamment les genoux. Nous constatons également quelques blessures par balle à l’abdomen et aux membres supérieurs.

Ce qui est plus impressionnant, chez les patients que nous rencontrons depuis trois semaines, ce sont les orifices de sorties des balles. Lorsqu’une balle traverse un corps, elle présente toujours un orifice de sortie légèrement plus large que celui d’entrée. Mais chez les patients que nous traitons aujourd’hui dans nos cliniques de soins postopératoires, l’orifice de sortie témoigne d’une destruction inhabituelle des tissus mous et des os à l’intérieur de la plaie. L’orifice de sortie est démesurément plus large. Il peut avoir la taille d’un poing, voire d’une main ouverte. Ces lésions spectaculaires sont évidemment difficiles à réparer et nécessiteront souvent des greffes ultérieures.

Chez la moitié des blessés que nous rencontrons, la balle a atteint l’os, provoquant des fractures multi-fragmentaires, ce qui signifie que l’os a littéralement été pulvérisé. Les plaies par balle entraînent également des déchirures multiples et irrégulières des tissus mous (la peau, les tendons, les muscles, les nerfs, les artères). Ceci entraîne une dévascularisation, c’est-à-dire l’arrêt de l’alimentation par l’afflux sanguin, ce qui présente de forts risques d’infections.

Si la balle touche le nerf sciatique, c’est la paralysie, qui peut être définitive. Lorsqu’il s’agit d’une plaie artérielle, nous faisons alors face à un risque vital immédiat, ainsi qu’à une dévitalisation des membres. Une amputation est alors souvent nécessaire.

Quels types de chirurgie réalisez-vous pour ces blessés ?

Sur les blessures aux jambes, nous menons principalement des opérations de parage des lésions, qui consistent à retirer les tissus morts. Quand l’os est touché, il s’agit exclusivement de la pose de fixateurs externes. Les nerfs, les muscles et les tendons ne peuvent en général pas être réparés en urgence.

Les blessures étant très sévères, les tissus sont souvent difficilement reconnaissables dans la blessure, quand ils ne sont pas tout simplement absents, emportés par la balle. On ne peut pas toujours reconnaître l’ordre anatomique normal, les repères ne sont plus présents. On doit donc inciser, en amont ou en aval de la blessure, pour retrouver la base d’un nerf, d’un tendon, d’un vaisseau sanguin. Cela se rapproche des chirurgies que l’on pourrait mener en présence de blessures de guerres.

 

Ces chirurgies sont extrêmement complexes à réaliser et peuvent durer plusieurs heures. Elles sont également compliquées par le manque de certains matériels et équipements. Aujourd’hui, seul un hôpital à Gaza possède l’équipement nécessaire aux greffes de peau et je suis moi-même venu avec mon kit de microchirurgie qui contient notamment des sutures et des loupes. Les équipes aux côtés desquelles nous travaillons, aux hôpitaux Al-Aqsa et Al-Shifa, sont des équipes qualifiées, avec lesquelles nous avons une bonne collaboration.

Quelles seront les séquelles pour les blessés ?

Tout d’abord, les risques de complications, d’infections notamment, sont très importants sur ce type de blessures. Il y a également un risque de perte de substance : lorsqu’un os pulvérisé par une balle se ressoude, il devient nécessairement plus court que celui du membre opposé. Ensuite, bien que les patients soient stabilisés grâce à des opérations d’urgence, la plupart d’entre eux auront besoin de nouvelles opérations. Sans parler des mois, voire des années de rééducation.

La majorité des blessés, dont les balles ont atteint les os, les articulations, les nerfs et les artères, garderont des séquelles toute leur vie. Il s’agit de raccourcissement des membres pour les fractures, de raideurs pour les blessures articulaires, de paralysie pour les nerfs, et de souffrance vasculaires pour les plaies des artères, avec parfois des amputations ultérieures. Le pronostic fonctionnel est très grave chez tous les patients que nous avons vus.

Ces blessures sont indéniablement destructrices pour les vies des patients. Ils les porteront sur le long terme, sans garantie même de pouvoir retrouver un jour leur pleine capacité physique.

Entretien recueilli le 17 avril 2018.

 

https://www.msf.fr/actualites/les-os-ont-litteralement-ete-pulverises-thierry-chirurgien-msf-a-gaza

 

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Témoignages de Gazaouis résistants blessés

« Beaucoup vont à la frontière avec Israël en connaissant les risques, mais aussi avec le sentiment de ne plus rien avoir à perdre. La plupart espèrent guérir rapidement afin de pouvoir retourner manifester… »

 

 

Depuis le début de la « Marche du Retour », les patients sévèrement blessés par balle, affluent par centaines dans les trois cliniques de MSF à Gaza.

Ce sont principalement des jeunes hommes, autour de la vingtaine. Ils parlent de leur désespoir, de leur incapacité à trouver du travail, de l’extrême pauvreté ou encore du sentiment d’abandon. Beaucoup vont à la frontière avec Israël en connaissant les risques, mais aussi avec le sentiment de ne plus rien avoir à perdre. La plupart espèrent guérir rapidement afin de pouvoir retourner manifester.

Parmi ces près de 500 jeunes hommes en béquilles qui sont venus grossir les salles d’attentes des cliniques MSF au cours des trois dernières semaines, on trouve aussi quelques présences dissonantes : sept femmes, quelques hommes d’âge mur, des enfants…

Yahya, 11 ans

Yahya a 11 ans. Il a été blessé par balle à la jambe.  © MSF/Laurie Bonnaud
Yahya a 11 ans. Il a été blessé par balle à la jambe.  © MSF/Laurie Bonnaud

Je m’appelle Yahya, j’ai 11 ans et je suis est en CM2. Avant d’être blessé j’aimais beaucoup aller à l’école et je n’ai jamais eu de notes en dessous de 95 / 100 !

Je suis allé à la « Marche du Retour » avec deux de mes frères, pour découvrir la terre de mes parents, voir de mes propres yeux les gens qui bombardent Gaza et tirent sur les Gazaouis. Je voulais comprendre pourquoi. Vous savez, la seule chose qui rend les Israéliens plus forts que nous ce sont leurs armes.

J’étais très proche de la barrière de séparation quand on m’a tiré dessus. J’étais le seul enfant de mon âge à en être si près ! Je voulais me rapprocher pour voir le paysage de l’autre côté. C’était très beau, beaucoup plus beau que Gaza ! Mais ensuite je me suis fait tirer dessus. Je me souviens du visage de la personne qui a fait ça, c’était une jeune femme blonde.

J’ai reçu une balle à la jonction entre le pied et la jambe. Tout était blessé : les muscles, les tendons, l’os. Je ne peux bouger que mes doigts de pied maintenant, et encore, juste un peu. Quand on m’a tiré dessus, cela m’a fait très mal, comme une décharge électrique. Mais maintenant, je me sens un peu mieux. J’ai eu une première opération à l’hôpital et je devrais en avoir une autre. En attendant, je viens trois fois par semaine à la clinique MSF de Beit Lahia et l’on m’a dit que je devrais pouvoir remarcher dans six mois.

Je ne pense pas être trop jeune pour avoir été blessé. Je peux supporter la douleur et la peine, comme toutes les autres personnes de Gaza qui ont été blessées par balle.

Jameel, 50 ans

Jameel a 50 ans. Il est suivi par les équipes de Médecins Sans Frontières à la clinique de Beit Lahia pour une blessure par balle.  © Laurie Bonnaud/MSF
Jameel a 50 ans. Il est suivi par les équipes de Médecins Sans Frontières à la clinique de Beit Lahia pour une blessure par balle.  © Laurie Bonnaud/MSF

Je m’appelle Jameel et j’ai 50 ans. Je suis vendeur de glace, marié et père de quatre filles. Je ne peux plus aller travailler depuis que j’ai été blessé, et je ne sais pas quand est-ce que je pourrais recommencer mon travail.

Je suis allé à la manifestation du 30 mars pour évacuer le stress de la vie à Gaza, pour changer d’air, mais aussi simplement pour montrer que j’existe.

Je n’avais pas d’attentes particulières pour ce jour. D’ailleurs, on ne peut pas dire que je protestais activement, j’observais plutôt. Je ne jetais pas de pierres et je ne criais même pas. J’étais debout, au milieu d’un groupe de personnes que je ne connaissais pas, à 600 mètres de la barrière de séparation, et je mangeais un encas.

C’est à ce moment que j’ai subitement ressenti une vive douleur à la jambe. On venait de me tirer dessus. Je suis tombé et les gens autour de moi m’ont immédiatement emmené vers une ambulance, qui m’a transporté à l’hôpital. Je perdais énormément de sang. Quand je suis arrivé, mon taux d’hémoglobine était de 3g/dL [ndlr : contre 12 à 14g/dL en temps normal].

Là-bas, on m’a opéré pour arrêter l’hémorragie. Il était 11h, je faisais partie des premiers blessés de la « Marche » et donc j’ai eu la chance de pouvoir être opéré rapidement. J’avais une artère sectionnée et c’est un miracle qu’ils aient pu me sauver la vie à temps. J’aurais besoin d’une seconde opération en revanche et en attendant, je ne peux ni marcher, ni baisser ma jambe.

Je ne suis pas retourné à la frontière depuis. J’en suis physiquement incapable tout d’abord, mais même si je pouvais marcher je n’irais pas. Je ne juge pas les gens qui y vont, ils ont leurs raisons, mais pour moi c’est trop difficile. Je passe mon temps à me remémorer la scène. Je pense à cela tout le temps. Que s’est-il passé ? Qu’ai-je fais de mal pour que l’on me tire dessus ?

Sana, 30 ans

Sana a 30 ans. Elle a été blessée par balle aux deux jambes et elle est prise en charge à la clinique MSF de Khan Younis. © Laurie Bonnaud/MSF
Sana a 30 ans. Elle a été blessée par balle aux deux jambes et elle est prise en charge à la clinique MSF de Khan Younis. © Laurie Bonnaud/MSF

Je m’appelle Sana et j’ai 30 ans. Je vis avec ma famille qui se compose de 16 personnes. Je ne suis pas mariée et j’aide donc ma mère dans les tâches ménagères. Je suis très attachée à la lutte pour mon pays, et ma mère avant moi a pris part de très nombreuses manifestations. À Gaza, il n’y a pas d’espoir, pas de futur. Les gens sont pauvres et nous mourons petit à petit. Je suis moi-même désespérée par la vie que je mène ici.

Quand je suis partie à la« Marche », je voulais mourir. Mourir en héros est largement préférable à la vie que nous menons à Gaza. Avant de partir, j’ai donné de l’argent à mon père, pour qu’il puisse acheter des gâteaux et des friandises pour mon enterrement. J’ai fait mes adieux à tout le monde. Je ne voulais pas revenir. J’étais déterminée.

Mes parents et mes frères m’ont interdit d’aller à la manifestation et de m’approcher de la barrière de séparation, mais je suis partie en cachette, avec deux de mes amies. Ma mère m’a suivie mais elle n’a pas pu me retrouver dans la foule.

Mes deux amies et moi avons été blessées par balle. Dans mon cas, j’ai eu les deux jambes blessées, par deux tirs différents. Une personne qui venait m’aider à me relever pour me conduire à une ambulance a également était visée et blessée.

Après la manifestation, ma famille ne savait pas si j’étais saine et sauve, blessée ou morte. Ils m’ont cherché pendant quatre heures dans les hôpitaux du sud de Gaza, avant de me retrouver.

Maintenant, avec ma blessure, je suis devenue un fardeau pour ma famille. Le comité des blessés a refusé de donner de l’argent à mon père en compensation car je n’ai pas été amputée et qu’aucun os n’a été touché. Je me sens abandonnée par les dirigeants du pays que je voulais défendre.

Il me tarde donc de guérir, et d’y retourner. Ma mère essaie de m’en dissuader, c’est normal, c’est ma mère. Mais moi je veux mourir cette fois-ci. Le signe V de la victoire est le seul espoir qu’il me reste.

 

 

https://www.msf.fr/actualites/recits-et-desespoirs-de-gazaouis-blesses-a-la-frontiere-israelienne

 

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éclairage

Palestine : auprès des populations dans les territoires occupés

(NDLR: une autre excellente documentation de MSF, avec  d’autres vidéos, également.)

https://www.msf.fr/eclairages/palestine-aupres-des-populations-dans-les-territoires-occupes

19 avril 2018

 

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Quand les blessures des Gazaouis

témoignent de leurs conditions de vie

 

 

Présente en Palestine depuis 1989, MSF répond à l’évolution des besoins en santé des populations de la bande de Gaza depuis 2000. Actuellement, ses équipes offrent des soins post-opératoires (pansements, kinésithérapie, rééducation) à près de 5 000 personnes par an, brûlés et blessés, dans trois cliniques. Les blessures et les témoignages des patients donnent un aperçu de la vie quotidienne à Gaza.

Gaza, c’est tout d’abord l’enfermement. Une bande de terre de 42 kilomètres de long et de 12,5 kilomètres de large au maximum. Elle se traverse du Nord au Sud en 1h30 de voiture.

Cet espace est encadré à l’Ouest par la mer, et à l’Est par une « clôture de sécurité » (comprendre : des clôtures grillagées et barbelées, auxquelles s’ajoutent, au Nord, un mur de plusieurs mètres de hauteur, empêchant quiconque de passer librement, et bientôt un mur supplémentaire, souterrain celui-ci, actuellement en construction). C’est là que vivent presque deux millions de personnes.

Nombreux sont les habitants à ne jamais avoir quitté Gaza, en particulier depuis le verrouillage de la bande par les Israéliens, en 2007, suite à la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes. « Je ne suis sortie qu’une fois de Gaza pour aller me faire opérer en Egypte quand j’avais 8 ans, et je n’en ai aucun souvenir ! », explique Hassan, 22 ans, blessé par balle à la frontière en décembre dernier.

 

 

 

 

Un tunnel d'un kilomètre sépare Gaza d’Israël au point de passage d'Erez

Un tunnel d’un kilomètre sépare Gaza d’Israël au point de passage d’Erez. © Laurie Bonnaud/MSF

Aujourd’hui encore, les autorisations de sorties sont accordées au compte-gouttes par Israël. Le chiffre a même été divisé presque de moitié entre 2016 et 2017. D’après OCHA, bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, sur les six premiers mois de 2017 seules 240 personnes par jour ont été autorisées à franchir la frontière dans un sens ou dans l’autre que ce soit pour affaires, études, raisons médicales, ou encore parce qu’elles sont membres d’organisations internationales. Pour les autres, le trajet est tout bonnement impossible. « Nous n’avons pas le droit de nous déplacer comme n’importe quel être humain », affirme Hassan.

MSF s’est dotée d’un programme de chirurgie plastique reconstructrice depuis 2010, pour pallier le manque d’accès aux soins des populations, notamment dû à ces restrictions de circulation. Des chirurgiens et des anesthésistes internationaux viennent appuyer notre équipe palestinienne d’infirmiers pour prodiguer des opérations complexes, qui ne sont pas disponibles sur place.

4 à 6 heures d’électricité par jour

La question de l’électricité est celle qui illustre le mieux les difficultés quotidiennes des Gazaouis. Ce problème s’est aggravé au printemps dernier dans le cadre du conflit interne entre l’Autorité palestinienne et le Hamas. Durant plusieurs mois, les Gazaouis se sont vus rationnés à hauteur de 2 à 3 heures d’électricité par tranche de 24 heures. Et ces heures d’accès à l’électricité avaient parfois lieu… la nuit.

À cette époque, plusieurs patients rapportaient aux équipes MSF que leurs épouses se réveillaient en pleine nuit pour cuisiner ou utiliser les machines à laver. « « Ma femme est une héroïne ! », m’a dit un jour un patient. » Abu Abed, est référent médical pour le projet de Gaza. Il ajoute que chez lui ses enfants devaient alors « faire des choix que des enfants ne devraient pas faire. Vais-je utiliser ces deux heures d’électricité pour charger mon portable ? Regarder un dessin animé ? Ou mettre un jus de fruit au frigo ? ». Le simple fait de conserver de la nourriture au frais, dans l’été gazaoui, durant lequel les températures dépassent les 30 degrés, s’avérait alors impossible.

Depuis la situation s’est légèrement améliorée, mais les habitants doivent toujours faire vivre leur foyer avec quatre à six heures d’électricité maximum par jour.

 

 

 

 

Une rue de Gaza la nuit. © Laurie Bonnaud/MSF

« Les heures pendant lesquelles l’électricité fonctionne, nous essayons de tout faire en même temps, cela crée de l’empressement, et augmente les risques pour nos enfants », détaille la grand-mère d’Ussaid, un patient de 14 mois admis suite à des brûlures aux mains.

Dans les cliniques MSF de la zone, 35 % des patients admis sont âgés de moins de 5 ans, et 60 % ont moins de 15 ans.

Des conditions de vie qui se détériorent

Réduits à une cohabitation en vase clos, il leur faut donc s’adapter à cette vie, et à ce qu’elle peut leur offrir.

Or, depuis des années, les conditions de vie se détériorent lentement à Gaza. De l’extérieur, la quasi-totalité des bâtiments détruits durant l’offensive de 2014, a été reconstruit, principalement grâce à l’aide internationale. Mais derrière les portes, c’est près de la moitié de la population qui vit en situation d’insécurité alimentaire. Chacun se débrouille à sa manière et la solidarité familiale est devenue l’un des piliers de l’adaptation et de la résistance des Gazaouis.

« Quand je n’ai pas assez d’argent pour acheter à manger, je demande autour de moi. Parfois ma belle-mère me prête 15 shekels. Cela me fait honte. Mais elle dit que nous sommes une famille, que je suis comme son fils, et que nous devons nous épauler. », détaille Abdel Raheem, un patient de 30 ans admis à la clinique MSF de Gaza.

L’accès à l’eau potable est un problème majeur pour les habitants de Gaza : plus de 95 % de la nappe phréatique souterraine est impropre à la consommation, et l’eau qui sort des robinets est trop salée. Le système privé de production d’eau ne permet de remédier à cela que de manière très imparfaite.

En outre, l’ensemble du système d’évacuation et de traitement des eaux usées est peu efficace. Elles se déversent dans la mer, et les Gazaouis ne peuvent plus s’y baigner. La mer, qui pourrait être une source de revenus pour les habitants de la bande de Gaza, est elle aussi un espace de contraintes, à cause du niveau de pollution et des limitations des zones de pêches imposées par les Israéliens.

Des accidents domestiques fréquents

Dans ce contexte, la vie suit pourtant son cours. Des familles nombreuses vivent dans des habitations modestes, et les repas sont l’occasion de moments de convivialité. À Gaza, certaines personnes cuisinent et préparent encore le thé sur des réchauds, ou sur des feux à même le sol. De nombreux patients sévèrement brûlés sont référés vers les cliniques MSF suite à des accidents domestiques, liés à ces pratiques. Les deux tiers d’entre eux impliquent des brûlures dues à des liquides bouillants.

C’est le cas de Shaheb, 15 mois. La théière posée sur le feu s’est entièrement renversée sur elle, lors d’une réunion familiale il y a quelques mois. « C’est tellement douloureux de voir notre fille comme ça que nous n’avons pas refait de thé à la maison depuis ce jour », déclare sa mère. Dans le cas d’Asma, 6 ans et demi, c’est une marmite d’eau bouillante, que son père voulait utiliser pour sa toilette, qui s’est renversée sur elle.

 

 

Asma, 6 ans, victime d’un accident domestique. © Laurie Bonnaud/MSF

Les brûlures liées aux explosions de générateurs électriques, utilisés par certains pour pallier le manque d’électricité sur le réseau public, sont également courantes. Tout comme les brûlures par contact direct avec un feu.

 

 

 

 

 

64,9 % de chômeurs parmi les jeunes

À Gaza, les restrictions imposées par Israël en termes de mouvements des biens et des personnes limitent les capacités économiques sur le territoire. Des matériaux de construction sont bloqués à la frontière par exemple, idem pour certains équipements médicaux suspectés de pouvoir faire l’objet d’un usage détourné. D’après l’OCHA, pour le troisième trimestre de 2017, le taux de chômage sur l’ensemble de la population était de 46,6 %, et ce chiffre atteignait 64,9 % parmi les jeunes.

 

 

 

Hassan, 22 ans, a été blessé par balle à la jambe par un soldat israélien. © Laurie Bonnaud/MSF

« Nous sommes éduqués, nous ne sommes pas ignorants. Nous accumulons les diplômes et nous retrouvons malgré tout sans emploi. Nous ne pouvons pas avoir de vie respectable si nous ne travaillons pas » explique Hassan, 22 ans, étudiant de 4e année en comptabilité.

Abdel Raheem, 30 ans, été blessé par balle à la jambe et à la main alors qu’il manifestait à la frontière, suite à l’annonce du président américain reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, en décembre dernier. Il est à présent immobilisé et se rend trois fois par semaine à la clinique de Médecins Sans Frontières sur un brancard.

Avant cela il travaillait dans la construction : « Un mois tu as du travail, et pendant trois mois tu n’en n’a plus. Les mois ou je n’avais pas de travail je devais aller au marché du cuivre, j’achetais une pièce 20 shekels et j’espérais pouvoir la revendre 25. Mais une bouteille de gaz pour la cuisine coûte 60 à 70 shekels à elle-seule », indique-t-il.

« Tout ce que tu gagnes, tu finis par le perdre »

Après les affrontements entre partisans du Hamas et du Fatah en 2007, trois offensives israéliennes en 2008-2009, 2012 et 2014, et après plus de 10 ans de blocus, la population peine à trouver ses repères et les adolescents ont du mal à croire en un avenir dans la bande de Gaza.

 

 

 

Mohammed et Faris, 22 ans, blessés par balle à la frontière israélienne. © Laurie Bonnaud/MSF

Beaucoup vivent de petits boulots, entrecoupés de périodes d’inactivité. « J’ai travaillé en tant que pêcheur, comme peintre, j’ai travaillé dans la construction et dans des restaurants. Je ne travaille plus depuis ma blessure. J’ai sept métiers mais zéro chance. », estime Mohamed M., 22 ans, blessé par balle à la frontière israélienne où il était parti manifester un jour de juin 2017, drapeau palestinien à la main. Faris a le même âge et il a connu le même sort que Mohamed à quelques semaines de différence. À la clinique de MSF où ils se sont rencontrés, ils sont devenus inséparables. Il renchérit, « Ici, tout ce que tu gagnes, tu finis par le perdre. »

Ce constat est largement partagé par les jeunes hommes, souvent autour de la vingtaine, qui partent fréquemment manifester leur colère et leur sentiment d’injustice à la frontière israélienne, au risque de leur vie ou de blessures sérieuses. Depuis décembre 2017, de nombreux jeunes ont ainsi participé aux manifestations contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump, à l’appel des différentes autorités de Gaza. Et Médecins Sans Frontières a constaté une augmentation du nombre de blessés admis dans ses cliniques de Gaza, passant de 19 en novembre à 162 le mois suivant, et presque 200 en janvier. Ces blessures sont essentiellement des blessures par balles, au niveau des membres inférieurs.

Les jeunes ont grandi entourés de violence comme nous le raconte Mohammed H. : « Lorsque j’ai vu ma jambe, entièrement ouverte suite à l’impact de la balle explosive, je ne me suis même pas évanoui. Nous avons l’habitude ici. Il y a eu les guerres, et nous avons vu nos amis blessés ».

 

 

 

Mohammed a été opéré 4 fois par les chirurgiens de MSF. © Laurie Bonnaud/MSF

Le sentiment de ne rien avoir à perdre est omniprésent. « Nous devons rappeler que nous existons. Qui d’autre le fera pour nous ? » s’interroge Abdel Raheem. « C’est notre seule façon de montrer ce que nous ressentons, ce que Gaza ressent. Que pouvons-nous faire d’autre ? » ajoute Mustafa.

Inutile de leur parler de réconciliation entre le Hamas et l’Autorité palestinienne, de leaders politiques ou de communauté internationale : « Chacun sert ses seuls intérêts personnels », affirme Hassan. À la question « Avez-vous de l’espoir pour Gaza ? », il répond simplement, comme beaucoup d’autres : « Inch’allah. »

 

 

Un groupe de jeunes dans la zone d'attente de la clinique de MSF à Gaza.

 

Un groupe de jeunes dans la zone d’attente de la clinique de MSF à Gaza. © Laurie Bonnaud/MS

https://www.msf.fr/actualites/quand-les-blessures-des-gazaouis-temoignent-de-leurs-conditions-de-vie

 

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Le sionisme :

CRIME ET MENSONGE…

 

 

 

AFP, publié le vendredi 20 avril 2018 à 10h15

L’armée israélienne a publié la semaine dernière une photo censée montrer que les journalistes couvrant les manifestations de Palestiniens à Gaza servent, peut-être sciemment, de boucliers humains. Une vidéo et le témoignage d’un reporter sur le terrain décrivent une autre réalité.

La bande de Gaza, coincée entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée et contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, qualifié de « terroriste » par Israël, est en proie depuis le 30 mars à des manifestations massives de Palestiniens. 

Certains vont défier la mort en s’approchant de la frontière pour lancer des projectiles ou pousser des pneus enflammés en direction des soldats israéliens postés sur la barrière de sécurité. Ces derniers veillent à stopper, y compris à balles réelles, toute intrusion sur leur territoire.

Les tensions culminent le vendredi, jour de prière et de repos hebdomadaire pour les habitants de Gaza.

Le 13 avril, l’armée israélienne a posté une photo prise de loin et exposant selon elle la dangereuse proximité physique des journalistes avec les « terroristes ». 

Elle montre un journaliste de l’AFP auprès d’une caméra sur son trépied parmi les manifestants, dont un homme sur des béquilles. A leurs pieds, un autre homme en keffieh tend le bras en direction d’Israël.

– « On accusera Israël » –

« Un terroriste brandissant un engin explosif présumé, alors que des journalistes et un handicapé se tiennent juste derrière lui », a légendé l’armée sur les réseaux sociaux. L’armée s’appuie sur cette prise de vue pour « mettre en garde les personnes présentes sur les lieux des violences car on se sert d’elles pour dissimuler des actes de terrorisme ».

L’armée accuse constamment le Hamas, auquel elle a livré trois guerres depuis 2008, de se servir de la population civile, de l’ONU ou de la presse pour couvrir ses agissements contre Israël.

Mais elle-même est mise en cause pour usage excessif de la force.

Trente-quatre Palestiniens ont été tués et des centaines d’autres blessés depuis le 30 mars. Parmi eux (les morts… NDLR) figure un journaliste qui, selon des témoins, portait un gilet tagué « presse » quand il a été atteint par les tirs israéliens.

L’armée dit pour sa part n’ouvrir le feu que quand c’est nécessaire. 

Le cliché publié par l’armée ne reflète guère les tensions régnant tout près de la frontière, là où les manifestants jouent leur vie. La plupart des milliers de Palestiniens se massent à distance des tirs israéliens.

Le porte-parole de l’armée en langue arabe, Avichay Adraee, a cependant tweeté la photo à ses 190.000 followers, assortie d’un dialogue imaginaire et suggérant un parti pris anti-israélien de la part de la presse.

« Je suis venu tout seul, mais je me fiche de servir de bouclier humain. S’il m’arrive quelque chose, on accusera Israël », fait dire une bulle au vidéaste de l’AFP.

– Distance de sécurité –

La vidéo tournée par le journaliste et les éléments qu’il fournit rendent compte d’une réalité différente. Elle montre l’homme en keffieh s’évertuant vainement à allumer ce qui ressemble fort à un feu d’artifice paraissant peu susceptible de représenter un danger pour les soldats israéliens à cette distance. Il finit par renoncer.

L’AFP avait décidé de ne pas diffuser ces images cocasses, mais peu informatives, et la scène serait passée inaperçue si l’armée ne s’en était saisie.

Les faits se déroulent à au moins une centaine de mètres des soldats israéliens, dit le journaliste. Celui-ci, habitué à la couverture des conflits, explique s’être placé là pour réaliser un direct précisément parce que l’endroit était à une distance assez sûre.

L’AFP n’est pas parvenue à identifier ou à retrouver l’homme au keffieh.

Des feux d’artifice comme celui de la vidéo ont été lancés à plusieurs reprises sur les soldats, a dit l’armée à l’AFP.

Interrogée sur ce qui permettait à son porte-parole de supposer qu’un journaliste mettrait en cause Israël en cas d’incident, elle a répondu que le propos était « de montrer dans quelle situation dangereuse et complexe se placent les journalistes et les civils quand ils choisissent d’être sur les lieux de violences organisées par l’organisation terroriste Hamas ».

« Le propos n’était pas de mettre en cause précisément et personnellement le journaliste en question », a-t-elle dit.

https://actu.orange.fr/societe/culture/ 

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https://static.timesofisrael.com/fr/uploads/2018/04/a1.jpg

 

Des enfants palestiniens font du vélo près de la frontière avec Israël à la périphérie de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza, alors qu’ils participent à une course cycliste exigeant un « droit au retour » en Israël pour des millions de Palestiniens, le 26 mars 2018 (AFP / Said Khatib)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AVRIL 2018 : La situation actuelle et le rôle des Marxistes-Léninistes

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En quelques mots…

La situation actuelle

et le rôle des Marxistes-Léninistes

 

 

Suite à la republication de l’article de l’OCF sur le mouvement social, assortie de notre critique sur le manque le lien avec les luttes anti-impérialistes actuelles.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/09/l-anti-macronisme-un-nouveau-style-branche/

PDF : OCF – Avril 2018 – Sur le mouvement social en France

 

La situation actuelle confirme de manière encore plus éclatante que l’on ne peut séparer les questions sociales locales de la politique impérialiste internationale.

Il est évident que Macron utilise toutes les complicités possibles dans la « gauche », même et surtout « extrême », pour empêcher que ce lien se concrétise par un rejet réel et profond de sa politique globale et donc du système.

Cela est donc logiquement le rôle et même le devoir des ML de faire apparaître ce lien pour ce qu’il est, le fil fondamental de la politique du système. C’est ce qui devrait marquer la force et la différence politique des ML, même si c’est à très petite échelle, pour commencer.

Faire apparaître ce lien, ce n’est pas se contenter de protestations formelles contre la logique de guerre, mais bien de faire comprendre que le soutien politique réel aux luttes actuellement engagées par l’axe des résistances nationalistes au Proche-Orient, essentiellement, et au Donbass, aussi, c’est le moyen d’affaiblir le front politique des impérialistes, dans lequel le « nôtre » occupe une place importante.

C’est donc le moyen de l’affaiblir également, de modifier le rapport de forces politiques en France, et d’y faire reculer l’influence des réformistes et des Kollabos « de gauche » qui refusent absolument, quant au fond, la solidarité avec ces luttes et cautionnent, soit directement, soit hypocritement, mais à peine masqués, les tentatives impérialistes d’écrasement de ces luttes.

Avec une campagne d’agit-prop claire sur ce thème, même les « doubles jeux » du type « USA-Russie, tous impérialistes » se trouveront démasqués et obligés de dévoiler leur confusionnisme sur le fond, et se trouveront donc en position défavorable face aux critiques justifiées des ML.

C’est maintenant, quand l’actualité plus que brûlante nous offre une tribune potentielle avec une portée fondamentale qu’il faut agir.

Au lieu de cela, on ne voit rien, sinon le ron-ron des formules habituelles ne masquant même pas l’impuissance, le plus souvent complaisante, des diverses sectes et groupuscules supposés d’ « extrême-gauche », et même « ML » pour quelques uns.

L’OCF, par contre, a fait preuve d’une certaine lucidité en publiant son article sur le mouvement social, mais le lien avec les luttes anti-impérialistes actuelles reste à faire.

L’OCF a donc là une occasion réelle de faire la preuve de son existence politique, et même, éventuellement, de commencer à devenir opérationnelle et d’engendrer une dynamique constructive.

Dans la mesure où elle semble être le dernier réduit du mouvement ML organisé en France, beaucoup repose sur la suite de son évolution, après la publication de son constat lucide sur le mouvement social.

Luniterre

 

Les « petites frappes » de l’Oncle Sam : ce qu’elles nous disent de notre monde, de notre société…

 

 

France, G-B,

les « petites frappes »

de l’Oncle Sam :

ce qu’elles nous disent

de notre monde,

de notre société…

 

La pacification et la reconstruction de l’unité nationale syrienne se font, pas à pas, au détriment de l’influence occidentale…

Elle se font, de plus, sur la base de la consolidation d’un front de résistance anti-impérialiste des nations qui refusent de plier le genou devant l’Oncle Sam.

Après la mise à sac, à feu et à sang de la Libye au nom d’une prétendue « démocratie » qui n’a apporté, avec l’anarchie et la mort, que le retour de l’esclavagisme, le monde occidental se voit frustré d’un nouvel os à ronger, qu’il escomptait exploiter jusqu’à la moelle de toutes ses ressources, et en premier lieu, pétrolières.

Incapable d’admettre sa défaite déjà pratiquement effective sur le terrain le monde occidental en recours à nouveau au mensonge médiatique « humanitaire » pour tenter de justifier ses vaines représailles.

Dans ce processus nauséabond la France et la G-B se sont montrées les petits chiens serviles de l’Oncle Sam. Toutes fières de faire briller leurs canines de seconds couteaux et de ramasse-miettes sous la table de l’Oncle Sam. Une table déjà en grande partie vidée par l’Oncle Xi, son faux-frère de Pékin…

Car le véritable enjeu mondial est le bras de fer entre ces deux géants de la finance et de l’économie capitaliste, même si l’un des deux se dissimule encore grossièrement sous le masque d’un prétendu « communisme ».

Mais les nations en ligne de front et les peuples qui sont les premières victimes des conflits en cours sont bien les proies potentielles de cet affrontement, et donc en premier lieu, avec la Syrie, la Russie et l’Iran.

La Russie, déjà étranglée par les sanctions économiques, n’a pas d’autre choix, pour briser son encerclement, également militaire par l’OTAN, que l’engagement ou la soumission.

Ce que nous montre également la renaissance de l’insurrection en Palestine, face au colonialisme sioniste, c’est bien que l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient est actuellement la principale ligne de front dans le conflit mondial larvé généré par la « mondialisation démocratique ». Avec l’Irak, entrainé depuis des décennies dans ce conflit, et dont la situation est loin d’être stabilisée, il ne faut pas oublier que le peuple du Yémen, également en lutte pour son indépendance et son unité, est l’un des peuples martyrs de cet enjeu sanguinaire planétaire.

Et là également, le martyr de ce peuple ne pourrait avoir lieu sans le soutien intéressé de l’Oncle Sam et la complicité active, notamment en fournitures d’armes, de la France.

La bourgeoisie financière française, une des premières victimes de l’expansionnisme commercial chinois, cherche par tous les moyens à surmonter sa propre crise, et en premier lieu, en la faisant payer à son propre peuple, en le dépouillant des derniers restes de ses « avantages sociaux » concédés « généreusement » au temps de la splendeur de l’impérialisme français, mais surtout pour acheter la paix sociale en collaboration « démocratique » avec les directions révisionnistes et opportunistes du PCF et de la CGT.

Mais aujourd’hui elle n’a donc plus en réserve de quoi « lâcher du lest » pour entretenir la paix sociale et doit même utiliser le double jeu et la complicité des centrales syndicales pour faire avaler, par la « concertation » et le « dialogue social », de nouvelles pilules très amères qui ne feront qu’accroitre la renaissance de la misère en Occident, déjà portée par le flot des migrations délibérément engendrées par toutes ces guerres impérialistes. Diviser les nations et les peuples pour mieux les asservir, cela se pratique, également et même d’abord, à l’échelle internationale.

Pour la bourgeoisie française, faire appel aux bons sentiments de « solidarité » et à l’ « humanisme » de la classe moyenne en déroute dans la crise, c’est encore un moyen hypocrite de légitimer à la fois ses guerres et les reculs sociaux qu’elle impose localement aux prétendus « nantis » qui, dans les couches populaires, ne sont pas encore tout à fait dépouillés.

La seule solution pour préserver à la fois la paix dans le monde et l’avenir social des générations futures, c’est d’en finir avec le système actuel, capitaliste et impérialiste, qui engendre toutes ces misères et tous ces désordres.

A très court terme, dans la situation présente, cela commence par organiser la solidarité avec les nations et les peuples en lutte contre un ennemi commun, l’impérialisme US, ses sous-fifres français et britanniques, leur bastion sioniste en Palestine, et tous leurs Kollabos complaisants dans la vie sociale et politique française. En résumé, faire front contre l’Oncle Sam sans tomber dans la dépendance de son faux-frère, l’Oncle Xi.

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

Sur la légitimité des luttes anti-impérialistes, et en premier lieu en Palestine, mais aussi sur la légitimité du combat social anticapitaliste, voir :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

 

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R GAZA, R comme Résistance !!

 

 

R Gaza

 

 

Gaza  R  Force !

 

 

Gaza

 

 

 

Résistance!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palestinians prepare a fire bomb attached to a kite before trying to fly it over the border fence with Israel, in Rafah in southern Gaza Strip on April 20, 2018.
Palestinians protesting along the Gaza border have begun attaching Molotov cocktails to kites to fly over the fence into Israel in a new tactic as demonstrations enter their fourth week. / AFP PHOTO / SAID KHATIB

 

 

Palestinian protesters fly a kite with a burning rag dangling from its tail to during a protest at the Gaza Strip’s border with Israel, Friday, April 20, 2018. Activists use kites with burning rags dangling from their tails to set ablaze drying wheat fields on the Israeli side. (AP Photo/ Khalil Hamra)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Émergence de la « gauche-Koll »…

Émergence de la « gauche-Koll ». . .

 

Reçue par e-mail, cette correspondance révélatrice, et notre réponse…

 

Bonjour,

L’éditorialisme de Jean-Michel Apathie…


Apathie a dit qu‘il refusait catégoriquement de recevoir Asselineau avant 2022 (c’est à dire la prochaine election présidentielle) mais il interviewe de façon très complaisante Besancenot pendant 25 min :

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-aphatie/

 

Et on comprend sa tendresse à l’égard de cette figure de la « gauche de gauche » (quand on tourne deux fois à gauche, on rebrousse chemin), le porte-parole du NPA ayant notamment dit:

qu’il n’avait aucun doute sur la responsabilité du pouvoir syrien dans les attaques chimiques ;

que « l’impérialisme russe » était aussi dangereux que celui de Washington (4 bases militaires à l’étranger pour la Russie, 725 pour les États-Unis…) ;

qu’il aurait fallu donner des armes aux « révolutionnaires syriens » dès le début du conflit.

Et par contre le post-trotskiste n’a rien dit :

des massacres récents de manifestants palestiniens par l’armée israélienne ;

de la situation au Yémen ;

des manœuvres bellicistes de l’OTAN ;

de la responsabilité de l’Union européenne dans la « réforme » de la SNCF ou les autres mesures antisociales (il n’a mentionné qu’une fois les réglementations européennes – à propos des EHPAD – mais… de façon plutôt favorable).

Pour ceux qui veulent écouter l’intégralité de l’interview, c’est ici :

 

 

Plenel qui interviewe Macron. Apathie qui interviewe Besancenot. Il y a une certaine cohérence ; on attend le double avec impatience. Ce sont les agents objectifs de l’ordre établi et les faux opposants promus par les médias dominants qui font la fameuse « convergence des luttes ». Mais il serait plus opportun de parler de « convergence des flûtes » (au sens de pipeau).

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Bonjour,

Entièrement d’accord sur la « pirouette » de Besancenot, dont le discours « libertaire-unitaire » cache donc bien, en réalité, un retour à la case trotskyste-Kollabo…

Il se pose désormais en figure de proue de ce que l’on peut désormais appeler la « gauche-Koll… », c’est à dire à peu près le tout, sauf rares exceptions…

Quasiment pas une seule manif réellement significative sur ces thèmes pourtant fondamentaux !

La responsabilité de l’UE, même si en partie réelle, n’est qu’un leurre politique, par contre, car elle n’est jamais que le cache-sexe administratif de la servilité de nos gouvernants à l’égard de l’Oncle Sam, le vrai maître du jeu, et c’est donc bien lui qu’il faut politiquement viser directement, et non ce leurre… !!

Que Asselineau et Apathie aient des comptes à régler, c’est bien possible et ma sympathie irait aussi à Asselineau dans cette affaire, mais elle me paraît anecdotique en regard des évènements actuels et de l’incapacité de la gauche à former ne serait-ce qu’un embryon de front uni anti-impérialiste.

Alors qu’il y a, sur le terrain, un front suffisamment net et stratégiquement important entre l’Iran, la Russie, la Syrie, le Yémen, la Palestine ( dont spécialement Gaza), auquel il faudrait ajouter le Donbass et d’autres, encore, sans doute…

Sur cette simple base, il devrait se former un front de soutien en France, or on n’en voit pas même l’ébauche.

Simplement consternant…

Pour l’avenir proche, dans cette situation totalement bloquée, TML se contentera de relayer les communiqués de presse les moins débiles sur ces luttes, point barre.

Faire de la communication sur le fond, c’est, actuellement, prêcher dans le désert… De l’énergie gaspillée. Merci pour ce mail, quoi qu’il en soit, et qui a donc sa place dans nos colonnes, avec cette réponse.

Luniterre

PS : Dans le même esprit positif, néanmoins, voir également la correspondance de Pierre Roubaud, republiée dans :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/13/a-gaza-le-crime-sioniste-continue-la-resistance-aussi/

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Mohamed Shuman playing music near the wreckage of his family’s house, Gaza City, June 2015

 

 

 

 

Le jour du pif le plus long : Macron le menteur démenti par son maître et compère !!

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Le jour du pif le plus long :

Macron le menteur démenti…

 

 

 

En réponse à Emmanuel Macron qui disait avoir « convaincu » Donald Trump de rester en Syrie, la Maison-Blanche a apporté un démenti dimanche soir. Le retrait des forces américaines reste d’actualité, a assuré la porte-parole du président américain dans un communiqué.

Alliés pour frapper la Syrie de Bachar el-Assad, la France et les Etats-Unis ne gardent pas moins des divergences de vue stratégiques sur ce conflit. L’illustration en a été faite dimanche soir lorsque la Maison-Blanche a contredit les déclarations d’Emmanuel Macron, tenues un peu plus tôt lors de son interview sur BFMTV et Mediapart. Non, « la mission américaine n’a pas changé », a assuré dans un communiqué la porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders. « Le président a dit clairement qu’il veut que les forces américaines rentrent dès que possible » et ce sera donc le cas, a-t-elle assuré.

Macron : « Je vous rassure, nous l’avons convaincu qu’il fallait rester »

Quelques heures plus tôt, Emmanuel Macron affirmait pourtant que la France avait « convaincu » Donald Trump de maintenir les troupes américaines en Syrie. « Il y a 10 jours, le président Trump disait : les États-Unis d’Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l’avons convaincu, nous l’avons convaincu qu’il était nécessaire d’y rester (…), je vous rassure, nous l’avons convaincu qu’il fallait rester dans la durée », a déclaré le chef de l’Etat lors de cet entretien télévisé, au cours duquel il a longuement justifié les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi contre des sites de production d’armes chimiques du régime de Bachar al-Assad.

Le Président expliquait aussi qu’il voulait désormais « convaincre » les Russes et les Turcs de venir à la table des négociations et que les Occidentaux avaient, par ces tirs, « regagné de la crédibilité au regard » de Moscou.

De son côté, la Maison-Blanc a rappelé la nature de la mission des forces américaines en Syrie. « Nous sommes déterminés à écraser complètement ISIS (acronyme anglais de l’organisation Etat islamique, NDL) et à créer les conditions qui empêcheront son retour », selon le communiqué. « En outre, nous attendons de nos alliés régionaux et de nos partenaires qu’ils prennent plus de responsabilités, aussi bien militairement que financièrement, pour sécuriser la région », a ajouté la présidence américaine.

Source: JDD/AFP

https://www.lejdd.fr/international/syrie-macron-dementi-par-la-maison-blanche-3627530

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A BIEN Y RÉFLÉCHIR…

 

OU SONT LES PIFS LES PLUS LONGS ??

 

Comment Macron, qui parle bientôt mieux l’amerloque que le français, a-t-il pu se gourer à ce point ?

 

Réfléchissons-y un peu… Comment Trump, aussi « déjanté » qu’il soit, aurait pu affirmer officiellement que les USA allaient se maintenir « durablement » dans un pays où ils ne sont pas « invités »… ??

 

Il est évident que « ISIS »-Daech est le prétexte officiel et « idéal », en réalité, du séjour US en Syrie…

 

Autrement dit, tant que l’activité des terroristes peut être « maintenue », par des « aides » directes ou indirecte, la présence US se maintiendra… En réalité, c’est plus que probablement ainsi qu’il faut comprendre le « dès que possible » de la mise au point de la Maison Blanche… On peut supposer que sur l’insistance du fayotage complaisant de Macron, Trump aura tenté de lui faire comprendre cela, avec quelques hésitations et circonlocutions, ce que Macron aura pris pour un effet de son « influence » personnelle et jupitérienne mégalo-lèche botte…

 

Évidemment, ce n’est là qu’une hypothèse, mais elle semble tellement cohérente avec le comportement in- « humain » de ces fouteurs de mort que l’on voit difficilement une autre explication, avec en plus, l’orgueil de l’outre « jupitérienne » gonflée de vent et de « gaz mortels » (dans sa tête…). Un vent qui se retourne dans sa figure quand elle se dégonfle… On se demande comment il n’a pas pu s’abstenir d’une telle bourde, si ce n’est, précisément, à la fois à cause de son orgueil et de son incompétence…

 

Évidemment, les journalistes, à charge de lui sauver la face, font également mine de ne rien comprendre et « avancent » très hypocritement l’ « hypothèse » d’un « léger malentendu », sinon, sous entendu, d’un improbable problème de langage ou de traduction…

 

Dans cette affaire, comme dans bien d’autres, en réalité, les journalistes des « merdias » officiels sont encore ceux qui ont les pifs les plus longs, en fin de compte… A croire qu’ils sont payés au mètre… !

 

Luniterre

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Et maintenant sur…

 

AgoraVox le média citoyen

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/france-g-b-les-petites-frappes-de-203449

 

 France, G-B, les « petites frappes » de l'Oncle Sam : ce qu'elles nous disent de notre monde, de notre société…

 

France, G-B, les « petites frappes » de l’Oncle Sam : ce qu’elles nous disent de notre monde, de notre société…

La pacification et la reconstruction de l’unité nationale syrienne se font, pas à pas, au détriment de l’influence occidentale… Elle se font, de plus, sur la (…)

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Et aujourd’hui, à Damas…

 

( Selon l’occident, le règne de la terreur…)

https://glav.su/files/messages/2018/04/16/4855168_bebca6b8069a2d1c8dd77f829d03221d.jpg

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Et pourtant…

Pour la Palestine : 17 AVRIL – Grande marche à Paris !!

 

Quelques photos d’une belle

mais trop rare manif anti-impérialiste…

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Bravo pour Capjpo-Europalestine donc !!

 

 

https://i2.wp.com/europalestine.com/local/cache-vignettes/L500xH375/manif_d_en_haut_encore_meilleure-393cc.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/png/17avril2018.png

Grande marche à Paris

le 17 avril,

Journée internationale

des Prisonniers palestiniens !

Mardi prochain, à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens, nous vous appelons à vous joindre à une marche pour dénoncer l’enfermement de tous les Palestiniens, qu’ils soient dans la bande de Gaza, bouclés et agressés en Cisjordanie, ou bien derrière les barreaux de prisons israéliennes. Merci de noter la date et le RV Place de La République pour former un cortège qui exigera la liberté de tous les Palestiniens.

Nous appelons nous amis de la région parisienne mais aussi celles et ceux des autres villes qui peuvent se libérer à venir défiler avec nous. L’heure est grave. Les Palestiniens jouent leur va tout, et risquent leur vie et leur intégrité physique, à Gaza, mais aussi avec les grèves de la faim qui se poursuivent dans les prisons israéliennes, et les attaques de la population dans toute la Cisjordanie occupée, dont Jérusalem, de plus en plus inaccessible.

NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS MARDI PROCHAIN 17 AVRIL A PARTIR DE 17 H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, D’OÙ NOUS PARTIRONS EN CORTÈGE A 18 H

De nombreuses associations se joignent à cet appel, dont nous publierons prochainement la liste.

Nous avons besoin de votre présence pour accompagner la lutte héroïque des Palestiniens pour leur liberté et pour leurs droits. Mais aussi de votre aide pour faire circuler l’information.

CE SAMEDI 14 AVRIL, NOUS SERONS PRÉSENTS COMME D’HABITUDE

À LA FONTAINE DES INNOCENTS DE 14 H À 17 H

POUR CONTINUER À DÉNONCER LES MASSACRES ISRAÉLIENS

POUR INFORMER LES PASSANTS SUR LA SITUATION DES PALESTINIENS

POUR LES APPELER A SE JOINDRE À LA MARCHE DU 17 AVRIL

N’hésitez pas à venir nous y retrouver, et à y prendre des tracts appelant à cette Marche pour la Libération de tous les Palestiniens et Palestiniennes.

http://www.europalestine.com/spip.php?article14146

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Sur la légitimité des luttes anti-impérialistes, et en premier lieu en Palestine, mais aussi sur la légitimité du combat social anticapitaliste, voir  :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/04/04/david-palestinien-contre-goliath-sioniste-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

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https://i2.wp.com/www.europalestine.com/local/cache-vignettes/L500xH232/affiche_europal_enfant_blesse_gaza_liberte_-5be2c.jpg

 

 

 

 

Stop aux crimes impérialistes !!

https://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L480xH472/30707378_10213357226197687_5670986216758050816_n-6cad1.jpg

 

 

Trump

 

 

+ May

 

 

+Macron

 

 

= Criminels

 

 

Impérialistes!

 

 

Qui

 

les arrêtera,

 

 

 

Sinon

 

le peuple

 

 

 

???

 

 

 

 

 

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux/des-syriens-deploient-des-posters-de-bachar-dans-les-rues-de-damas-le-14-avril.jpg

 

Les Damascènes ont été réveillés samedi au petit matin par les éclairs, le bruit et les secousses des missiles. Imperturbables, certains sont sortis à leurs balcons pour observer les frappes occidentales sur des installations militaires.
Vers 04H00 du matin, durant 45 minutes, la capitale syrienne a résonné du bourdonnement des avions et du fracas des missiles qui s’abattaient sur les faubourgs. Le ciel encore noir s’est retrouvé strié d’éclairs.
Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mis leurs menaces à exécution en frappant des installations militaires proches de Damas et Homs, dans le centre du pays.
Le bruit a sorti Saoussen Abou Tableh de son lit. « J’ai regardé sur internet et j’ai vu: +attaque éhontée des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni+ », raconte-t-elle.
L’armée syrienne, soutenue par son allié russe, a affirmé avoir abattu avec ses défenses anti-aériennes la plupart des 110 missiles tirés par les Occidentaux.
Nedher Hammoud était sur son toit pour « regarder les missiles se faire descendre comme des mouches », sourit ce fervent partisan du régime, âgé de 48 ans.
Dans le quartier de Jermana, Rahmeh Abou Hamra, elle, s’était postée sur son balcon. Et « quand j’ai vu vers 05H30 que des gens allaient vers la place des Omeyyades, j’ai pris un taxi pour y participer avec mon fils », explique-t-elle.
Cette dame de 49 ans affiche sa défiance: « Nous nous fichons de Trump ou de tous les gens comme lui. Nous nous fichons des missiles. Nous leur tenons tête avec notre armée ».
Le soleil à peine levé, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sur l’emblématique place de Damas, ralliée à pied, à vélo ou dans des voitures décorées aux couleurs rouge, noire et blanche du drapeau syrien. Autour de la fontaine monumentale qui orne la place, un petit embouteillage s’est même créé.
« Dieu te protège, Damas! », entend-on.
« Trump pensait que nous serions dans les abris, mais nous sommes sur la place des Omeyyades », lance Amina al-Fares, 58 ans, tout de noir vêtue après avoir perdu au combat son fils et des neveux.
Les frappes occidentales sont pour eux le signe de la victoire de leur armée, qui a notamment repris le bastion rebelle de la Ghouta orientale, situé aux portes de la capitale.
Les insurgés du groupe islamiste Jaich al-Islam ont accepté d’évacuer la ville de Douma.
« On a gagné. C’est fini. On a battu le terrorisme. C’est la dernière frappe qu’ils mèneront », assure Yaman Qiblawi, 59 ans.
« Qu’ils (les Occidentaux) fassent ce qu’ils veulent, qu’ils tuent qui ils veulent », affirme Nedher Hammoud: « L’histoire retiendra que la Syrie a abattu des missiles, mais pas seulement. Elle a abattu l’arrogance américaine. »

 

 

https://www.afp.com/fr/infos/327/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux-doc-1408dm3

 

 

 

 https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux/une-caricature-du-president-trump-est-affichee-sur-un-chien-dans-les-rues-de-d.jpg

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux/des-syriens-manifestent-leur-soutien-au-regime-de-bachar-el-assad-le-14-avril.jpg

 

https://embedftv-a.akamaihd.net/da64b4f3e0ffab7751d2ebc578296a0a20href=

 

Lu sur « libé », extrait :

«Même pas mal !» pourrait être le résultat sur lequel s’accordent les Syriens de tous bords. Les partisans du régime en particulier ont célébré leur «victoire» dans les rues et sur les réseaux sociaux loyalistes. Quelques dizaines de manifestants chantant, dansant, klaxonnant et tirant des rafales de mitraillettes en l’air au petit matin sur la place des Omeyyades au centre de Damas ont transmis leurs images sur les réseaux sociaux. «Un rassemblement populaire sur la Place des Omeyyades en soutien à l’armée arabe syrienne et au Président Al-Assad avec un message de défi à l’agression tripartite», indique une légende sur la page Facebook Damascus Now.

«Ils ont frappé une fabrique de liquide vaisselle»

Des milliers de commentaires enthousiastes disent «Vive la Syrie d’Al-Assad !», «Damas, citadelle de la résistance et du défi» ou «La montagne ne peut être secouée par le vent», selon le proverbe populaire syrien pour signifier la solide résistance du régime. «Ils ont frappé une fabrique de liquide vaisselle, pensant que c’était un site de production chimique», lit-on également en dérision pour les frappes.

La déclaration du porte-parole de l’armée syrienne annonçant que la Défense anti-aérienne syrienne avait intercepté les missiles occidentaux, tourne en boucle sur les médias officiels. C’est un message de défi et de victoire que le régime de Damas brandit face aux attaques des trois puissances occidentales. Si «l’agression tripartite» revient souvent dans les commentaires, c’est surtout les Etats-Unis de Trump qui sont essentiellement mentionnés tandis que la France de Macron ou le Royaume-Uni sont ignorés dans les réactions des Syriens.

– «Et maintenant que va faire la Russie ?», interroge une jeune syrienne sur un groupe Facebook d’opposants syriens.

«Une frappe chimique sur l’Ukraine», plaisante une de ses amies.

«Frapper Idlib», répondent plusieurs autres à propos de la dernière région qui échappe au régime dans le nord de la Syrie et qui risque fort d’être la cible de la prochaine grande offensive du régime et de ses alliés.

 

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/«ils-ont-frappé-une-fabrique-de-liquide-vaisselle»-réactions-de-syriens-à-la-frappe-occidentale/ar-AAvSasq?li=BBwlBpb&ocid=spartanntp

 

 

 

Des partisans de Bachar el Assad rassemblés à Alep, le 14 avril 2018 pour condamner les frappes américaines, britanniques et françaises contre le régime syrien. Photo George Ourfalian. AFP

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à Gaza, le crime sioniste continue…

La Résistance aussi !!

 

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/04/db24e-a19.jpg?w=907&h=603

 

 

 

 

« Le sort des pays de la région est entre les mains de leurs peuples » a déclaré Donald Trump au même moment qu’il faisait bombarder la Syrie.
Non loin de là, à seulement quelques kilomètres plus au sud et pour la troisième semaine consécutive, Benjamin Netanyahu tire à balles réelles sur des dizaines de milliers de Palestiniens ayant décidé d’emprunter le chemin du retour.
34 tués, des milliers de blessés.
Ce vendredi 13 avril, des dizaines de drapeaux de l’État sioniste ont été brûlés à Jabalia au nord de Gaza. Au sud, près de Khan Younès, les manifestants ont brûlé des photos de Benjamin Netanyahu, de Donald Trump et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman.
C’était quelques heures avant que les missiles de croisière Tomahawk ne s’abattent sur la Syrie.
C’est dire si les marcheurs de Gaza avaient vu juste… eux, qui sont à l’avant-garde de l’affrontement pour décider de leur sort.
Le seul véritable affrontement qui dure depuis que la Palestine est sous les bottes.

Al Faraby
Samedi, 14 avril 2018

 

https://assawra.blogspot.fr/2018/04/le-veritable-affrontement.html

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

 

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Deux réflexions sur le thème « intelligence artificielle » et humanité…

 

En marge d’un nouvel article

« Agoravox », deux réflexions

sur le thème « intelligence

artificielle » et humanité…

 

 

« L’intelligence artificielle n’existe pas

Il est certaines idées dont on essaie de nous convaincre même si elles ne correspondent à rien et ne veulent rien dire. L’« intelligence artificielle » fait partie de celles-ci. Ceux qui nous parlent d’intelligence artificielle n’ont jamais réfléchi à ce (…)

1220 visites 12 avr. 2018 | 128 réactions | Sébastien A.

 

Luniterre 13 avril 10:54

@SamAgora95

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« Certains humains fonctionnent sans l’intelligence à laquelle vous faites référence (créativité, sensibilité, etc…), ils font même souvent partie de « l’élite » et occupent des postes importants, notamment dans la fonction publique(présidents, ministres) 

 

A terme une machine sera capable de simuler un comportement ’intelligent’ indiscernable de celui d’un humain, nous ne sauront jamais si elle possède une âme, tout comme nous ne sauront jamais si les autres humains que nous côtoyons en sont pourvu. »

 

Effectivement, vous résumez là le syndrome de Philippe K. Dick… ! Malheureusement, il semble qu’il en soit mort, d’une certaine façon…

 

Et vous posez la seule question vraiment fondamentale sur ce sujet, à terme…

 

Comme le souligne fort bien Ch. Labrune, avec qui j’ai pourtant de très gros désaccords politiques, par ailleurs, ce que nous nommons l’ « âme » n’est pas un don octroyé de droit divin mais simplement un produit de l’évolution de l’espèce, et particulièrement, de son évolution culturelle.

 

Manifestement, c’est une évolution inégale selon les êtres, comme vous le remarquez, et qui est, en fait, à distinguer de la simple intelligence fonctionnelle, qui peut produire de hauts fonctionnaires ou des cadres techniques très compétents dans leur spécialité, mais à peu près dépourvus d’ « âme », et parfois même, selon les circonstances, de simple bon sens…

 

Y-a-t-il un rapport entre « autonomie des machines » et « intelligence artificielle » ? En pratique, à partir du moment où l’ensemble du système productif et ainsi que la plupart des services, peuvent se passer totalement du travail et de l’intervention humaine, et où ils continuent de se développer et de se perfectionner par eux même, on ne voit plus quel est leur rapport réel avec la civilisation humaine…

 

Ils auront alors acquis leur propre instinct de survie et constitueront une autre forme de « vie », que cela nous plaise ou non…

 

L ’ « intelligence artificielle » ainsi crée par l’homme cessera précisément d’être « artificielle » en prenant place par elle-même dans l’ensemble des écosystèmes, ou de ce qu’il en restera…

 

Elle sera une forme de « vie » largement plus puissante que l’humanité, éventuellement encore asservie et dépendante, et, à ce stade, il vaudrait mieux, pour nous, qu’elle ait une « âme » au sens Phil-Dickien du terme, si l’on peut s’accorder sur ce terme, tel que cité en début de post…

 

Dans le cas contraire, il ne nous resterait probablement plus qu’à retourner dans les cavernes, avec un peu de chance et quelques artefacts primitifs résiduels…

 

Luniterre

 

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Luniterre 14 avril 10:09

 

Plutôt que de se référer à de fumeux « développements théoriques », le mieux n’est-il pas tout simplement de faire appel au bon sens, précisément «  humain » ??

 

Les fonctions respiratoires et circulatoires, chez l’homme comme chez l’animal, sont à la fois des fonctions vitales et des fonctions techniquement simples, du niveau d’une machinerie tout à fait primitive. Pas besoins de beaucoup d’ « intelligence » là-dedans, et le dernier des crétins y arrive aussi bien que le plus grand des génies.

 

IA faible ou IA forte, ce n’est donc pas le vrai fond du problème. La vie commence avec l’autonomisation de l’entité considérée, animal, plante ou machine. Le fait d’être auto-réparateur et auto-reproducteur suffit à caractériser la vie, car il pose la base de l’instinct de survie, aussi primitif soit-il.

 

A partir de là, le degré de conscience et d’intelligence n’est qu’une affaire d’évolution. C’est la différence entre une huitre et Albert Einstein. Et la notion « supplément d’âme » est véritablement simplement en option, et assez différente de la « simple » intelligence pure, même doublée d’un fort instinct de survie et conscience de soi : voir les mégalos qui nous gouvernent !

 

En conclusion évidente,il n’est pas douteux que créer des machines autonomes, auto-réparatrices et auto-reproductrices, et en plus dotées de capacités cognitives pratiquement sans limites, via les interconnexions, et donc évidemment largement supérieures à celles de l’humain, c’est carrément ouvrir la boite de Pandore…

 

Continuer à utiliser les machines comme outils au service de l’humanité ou espérer vainement contrôler une IA « forte », et qui deviendra sans limites, tel est l’un des choix de société actuels…

 

Pour l’instant, dans notre belle « démocratie mondialisée » il ne semble pas que le simple citoyen ait réellement son mot à dire sur la question, sauf sur Agoravox, mais je doute que cela suffise à réellement régler le problème… De plus on y voit que l’illusion de la supposée supériorité de l’intelligence humaine sur celle de la machine continue d’y faire des ravages !

 

Un débat à suivre en tous cas…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

 

EN GUISE DE VŒUX, 4 THÈMES DE RÉFLEXION POUR 2018…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/13/en-guise-de-voeux-4-themes-de-reflexion-pour-2018/

 

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Gaza, le crime sioniste continue… La Résistance aussi !!

 

 

 

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Marche du Retour :

à Gaza, le crime sioniste continue…

La Résistance aussi !!

 

 

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Pour la troisième semaine consécutive, des dizaines de milliers de Gazaouis se sont rassemblés ce vendredi 13 avril aux abords de la barrière de séparation avec Israël. Un mouvement pour réclamer le droit au retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu’ils ont quittées à la création d’Israël et la fin du blocus imposé à la bande de Gaza. Et comme les semaines précédentes, le face-à-face avec les soldats israéliens a été tendu. Les tirs de gaz lacrymogènes et de balles réelles de l’armée israélienne ont fait un mort et plus de 900 blessés côté palestinien, selon le ministère de la Santé de Gaza. Reportage dans la bande de Gaza de Hassan Jaber et Guilhem Delteil.

Face à des manifestants qui se sont approchés à une centaine de mètres de la barrière de séparation, l’armée israélienne n’a pas changé de position : elle a fait usage de gaz lacrymogènes, mais aussi de balles réelles. Et alors que l’après-midi avançait, dans le camp du retour de Shejaiya, les ambulances se succédaient pour évacuer les blessés.

 

Ayman Al Sabani est le chef des urgences de l’hôpital Shifa, le principal établissement sanitaire du territoire. Vers 17 heures, ses services avaient pris en charge 85 blessés parmi lesquels 15 âgés de moins de 15 ans.« Tous ont été blessés par balle, la plupart aux membres inférieurs. C’était des balles spéciales : les plaies d’entrée sont petites et les plaies de sortie plus grandes », précise-t-il.

 

Une ambulance arrive dans la cour de l’hôpital. Sur la civière, un blessé portant des pansements à la jambe et à la tête. Le personnel médical le prend en charge, mais les familles, elles, patientent à l’extérieur. « Mon fils et mon neveu sont là. L’un est blessé à la tête, l’autre à la jambe. Mon fils est en train d’être opéré, l’autre attend pour l’être », témoigne le père d’un des blessés.

C’était la troisième fois que les deux hommes, âgés de 23 et 27 ans, se rendaient près de la barrière de séparation. Suheil Fares Nimniml les avait prévenus du danger. « Mais ils sont jeunes. Que peut-on y faire ? » dit-il.

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180413-marche-retour-gaza-palestinien-tue-nombreux-blesses

 

 

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https://static.lexpress.fr/medias_11804/w_2000,h_1125,c_fill,g_north/v1523627047/des-milliers-de-palestiniens-prennent-part-aux-protestations-a-la-frontiere-entre-gaza-et-israel-pour-le-troisieme-vendredi-consecutif-le-13-avril-2018_6044152.jpg


La « Marche du Retour » est à sa troisième semaine. Elle a décidé de brandir le drapeau de la Palestine au plus près des lignes d’affrontement, sous le nez des soldats de l’armée d’occupation.
Pour que le message soit complet et qu’il n’y ait aucune confusion dans l’interprétation du geste, les marcheurs ont décidé aussi de brûler le drapeau de l’État sioniste.
Le message étant des plus simples: « Il n’y a sur cette terre de Palestine aucune place pour un État prônant une quelconque ségrégation ou toute autre injustice. Nul ne doit être privé de son identité et du droit de l’exercer en toute liberté et démocratie. Il faut en finir avec l’occupation et la colonisation, démolir tous les murs, lever toutes les barrières, ouvrir tous les chemins aux marcheurs du retour qu’ils puissent rentrer chez eux. »


Bref… Une Palestine pour tous. Tel est le message.
Sans ambiguïté aucune.

Al Faraby
Vendredi, 13 avril 2018

https://assawra.blogspot.fr/2018/04/une-palestine-pour-tous.html

 

 

 

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Mohamed Shuman playing music near the wreckage of his family’s house, Gaza City, June 2015

 

 

 

June 26, 2015 .Salem Saoody, 30, is getting his daughter Layan (L) and his niece Shaymaa 5 (R) in the only remaining piece from their damaged house, which is the bathing tub. They now live in a caravan near the rubbles. By Wissam Nassar.

 

 

 

https://i0.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2018-04-13t132330z_612223737_rc19805a6700_rtrmadp_3_israel-palestinians-protests_0.jpg

 

 

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

 

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Reçue par e-mail, cette utile correspondance :

Par Pierre ROUBAUD :

« Et, le 09 04 2018, P. Monmaur a écrit :

Histoire de te remonter un poil le moral :

samedi dernier, environ 80 personnes on défilés dans les rues de Nice aux cris de « Gaza, stop aux assassinats » et « Enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine » ou quelque chose d’approchant.

Mais  le nom « d’Israël » associé à ces crimes n’a pas été prononcé car jugé contreproductif dans le Landerneau local plutôt réac… Réaction qui n’est pas sans fondement.

Cordialement à toi. »

Et le 11 04 2018, PR a répondu :

Et, toi, Paul Monmaur, tu appelles cela « me remonter le moral », alors que même toi, tu acceptes d’effacer le nom d’Isr aël à l’origine de cette tuerie, ce qui revient à laisser croire, à faire croire, comme on nous le raconte à la télé, qu’il y a, dans cette affaire, symétriquement « de la violence des deux côtés ! ».

Une telle capitulation sans condition devant les fauteurs de guerre, de ta part, je n’en reviens pas ! C’est ça que tu me présentes comme une victoire locale propre à me remonter le moral ?

Mais, la violence pour se libérer, comme ce fut le cas pour la Résistance en France durant l’Occupation, est légitime. Quelle horreur !

Oui, pendant la bataille de Stalingrad, des Soviétiques ont dû faire mourir des enfants que les Nazis avaient séquestrés à leurs côtés. Fallait-il cesser de bombarder les Nazis ? De même, aujourd’hui même, va-t-on déclarer coupable l’armée syrienne qui lutte héroïquement pour l’indépendance de son pays face aux agresseurs islamistes mercenaires de la France et des Etats-Unis, en invoquant le sort des petits enfants écrasés sous les bombes ?

A quoi sert de crier « A bas la guerre » quand justement il faut faire la guerre. Pendant la Résistance en France, tu aurais crié « A bas la guerre », alors qu’il fallait, justement appeler à la faire, la guerre ?

Mais, symétriquement, pourquoi personne n’appelle aujourd’hui à descendre dans la rue, en apprenant par la télé, que Trump et son valet Macron, se préparent ouvertement à faire bombarder la Syrie, comme Is raël vient justement de le faire, au risque assumé de déclencher la catastrophe nucléaire, en violation de surcroît de toute légalité internationale ?

Comme tout cela ressemble à la trahison des Partis Socialistes aux débuts de la guerre de 14 !

Seul Jaurès en France, et les bolcheviks en Russie, avaient sauvé alors, l’honneur de leur patrie !

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Le 08 04 2018, Paul Monmaur avait transmis cet article (http://ujfp.org/spip.php?article6301)

Ce n’est pas Nétanyahou. C’est la nation

vendredi 6 avril 2018 par Gideon Levy

Par Gideon Levy ; publié le 5 avril 2018 dans Haaretz.

La plupart des Israéliens, qui n’ont jamais parlé à un seul Gazaoui, savent seulement que la bande de Gaza est un nid de terroristes. C’est pourquoi il est convenable de les fusiller. Choquant ? Oui, mais vrai.

On peut se déchaîner contre le premier ministre autant qu’on le veut ― il le mérite. Mais en définitive il faut se rappeler : Ce n’est pas Benjamin Netanyahou. C’est la nation. Au moins la plus grande partie de la nation. Tout le déploiement de férocité de ces derniers jours et toute cette farce ont été conçus pour satisfaire les désirs les plus malicieux et les instincts les plus vils des Israéliens. Les Israéliens voulaient du sang à Gaza, autant que possible, et des expulsions de Tel-Aviv, autant que possible. Il n’y a aucun moyen de l’embellir ; il ne faut pas brouiller les faits. Netanyahou ― faible, pathétique, méchant ou cynique – était mu par un seul motif : satisfaire les Israéliens et réaliser leurs désirs. Et ce qu’ils voulaient, c’était du sang et de l’expulsion.

Si seulement le problème résidait en Netanyahou et son gouvernement. Alors, en une élection, ou peut-être deux, le problème pourrait être réglé. Les gentils reprendront le contrôle, Gaza et les demandeurs d’asile seront libérés, la provocation fasciste s’arrêtera, la probité des tribunaux sera assurée et Israël sera à nouveau un endroit dont on peut être fier. C’est une chimère. C’est pourquoi la campagne contre Nétanyahou est importante, mais certainement pas décisive. La vraie bataille est beaucoup plus désespérée et sa portée est beaucoup plus large. C’est une bataille pour la nation, parfois même contre elle.

Même les critiques de Netanyahou admettent qu’il sait identifier les désirs de la population. Il a reconnu que la majorité voulait le nettoyage ethnique à Tel Aviv, l’ultranationalisme, le racisme et la cruauté. Netanyahou, n’étant pas tout aussi méchant que ses supporters, a essayé un autre chemin pour un moment ― plus humain et plus rationnel. Mais quand il s’est brûlé et s’est rendu compte qu’il avait négligé le désir du peuple, il a rebroussé chemin en un temps record et est redevenu lui-même. La base, l’électorat, la majorité veut le mal. C’est ce qu’il a fourni, et c’est quelque chose qu’aucune élection ne changera. La vraie calamité n’est pas Netanyahou ― c’est le fait que toute manifestation d’humanité en Israël est un suicide politique.

Une ligne droite du mal et du racisme s’étend de la frontière de Gaza à Tel-Aviv. Dans les deux cas, les Israéliens ne voient pas les êtres humains devant eux. Le Gazaoui et l’Érythréen sont une seule et même chose : des sous-humains. Ils n’ont aucun rêve, aucun droit et leur vie ne vaut rien.

À Gaza, les tireurs d’élite de l’armée israélienne ont abattu des manifestants non armés comme s’ils se trouvaient sur un champ de tir, salués par un concert de jubilations des médias et des masses. Dans le sud de Tel-Aviv, ils reprennent les arrestations et expulsions ― cela aussi, au son des célébrations.

C’est ce que la nation demande, et c’est ce qu’elle va obtenir. Même si des soldats tuent des centaines de manifestants à Gaza, Israël ne cillera pas. La raison : la méchanceté et la haine envers les Arabes. Gaza n’est jamais perçue comme elle est vraiment, un lieu habité par des êtres humains, une énorme et terrible prison, un immense site d’expérimentation humaine. La plupart des Israéliens, qui ― comme leur premier ministre ― n’ont jamais parlé à un seul Gazaoui, savent seulement que la bande de Gaza est un nid de terroristes. C’est pourquoi c’est convenable de les fusiller. Choquant ? Oui, mais vrai.

C’est la même chose au sud de Tel Aviv. Quand on parle des « résidents du sud de Tel Aviv », on entend par là seulement les Juifs racistes parmi eux. Les Noirs qui y vivent ne sont pas davantage considérés comme des résidents que les souris qui y vivent. Le degré de haine accumulé contre eux s’est manifesté dans la réaction au compromis présenté par Netanyahou. Pourquoi les expulser en Europe et au Canada ? Pourquoi pas en Afrique ? Pourquoi pas par la force ? C’est un sentiment difficile à comprendre. Netanyahou n’a fait que naviguer sur la vague de ces sentiments méprisables. Il ne les a pas générés. De toute évidence, un leader de stature les aurait combattus, mais un tel leader n’apparait même pas à l’horizon en Israël. Remplacer la nation n’est pas non plus une option viable pour l’instant.

Des Israéliens aussi s’opposent à tout ce mal bien sûr. Il n’y a pas de raison de ne pas les étiqueter par le bon nom : meilleurs, plus humains, remplis de compassion, consciencieux, moraux. Ils ne sont pas une minorité négligeable, mais la guerre menée contre eux par la majorité et le gouvernement les a paralysés. L’excuse du présentateur de radio Kobi Meidan pour avoir ressenti de la honte indique que ce camp est vaincu. Si le massacre de Gaza et l’expulsion depuis le sud de Tel-Aviv ne les font pas sortir enragés dans les rues, tout comme le massacre de Sabra et Chatila, alors ils sont une espèce en voie d’extinction.

Nous restons une nation de la majorité.

Traduction JL pour l’UJFP