tribune marxiste-léniniste

Pour une paix durable, pour le droit des nations à disposer d'elles-mêmes, pour le socialisme.

La Silicon Valley, vue de Suisse… à propos du « Revenu Universel »… ( Édition remise à jour )

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 La Silicon Valley

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Vue de Suisse…

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Extrait d’un échange de correspondances

avec le camarade do, du site VLR,

au sujet du « Revenu Universel »…

(Édition remise à jour>>19/01/2016>>suite de la correspondance )

 

Salut tout le monde,

J’ai déjà répondu aux questions de ( ) au sujet de l’intention des valets de la bourgeoisie qui veulent donner le revenu universel. Tout simplement, en ce moment, la bourgeoisie a peur du prolétariat. Alors les bourgeois veulent donner quelque chose pour tenter d’éviter la révolution, ou du moins tenter de la retarder. Et la conclusion de ce constat est que le rapport de force est plus favorable au prolétariat qu’il n’y parait.

Si le Revenu universel est facho sous prétexte qu’on en revient ainsi à l’État providence, alors il faut dire que Keynes était facho. Je crois qu’il faut arrêter de voir du fascisme partout.

Il existe chez les riches quelques motivations au revenu universel que ne semblent pas connaître certains révolutionnaires, je vous invite en conséquence à regarder ces deux articles parus dans un journal suisse et qui précisent les motivations des maîtres de la Silicon Valley, qui ne cachent en fait ni leurs intentions ni leurs diverses raisons avec le revenu universel :

http://mai68.org/spip/spip.php?article10442

http://mai68.org/spip/spip.php?article10444

Ces articles sont essentiels pour bien comprendre la chose.

    A+

    do

    http://mai68.org/spip

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Bonjour à tous,


Très intéressants, en effet, ces témoignages sur la réalité de ce coin du monde, la Silicon Valley, et vu par des Suisses…


Précisément, et sociologiquement parlant, c’est un peu le coup des « lunettes google », à vision sélective, auquel l’un des intervenant fait allusion de façon ironique…


En effet, le capitalisme est par essence, et même par nécessité, le royaume du développement inégal.

De même, le cours de l’histoire, comme le cours d’eau dans la nature, n’est pas un processus linéaire et univoque: il y a, localement, des contre-courants… Pour autant, le fleuve, emporté par la gravité, ne remonte jamais vers sa source! Ceci dit, un observateur situé dans un repli de la rive où se produit un contre courant peu très bien se tromper sur le sens général de celui-ci…


Manifestement, il existe des « poches » de développement économique qui paraissent contredire le mouvement général de la crise.


Du point de vue d’un « boss » de start-up en pleine expansion, dans la Silicon Valley, le spectacle de la misère peut paraitre tout à fait incompréhensible, entrainant soit des réactions de mépris, soit des réactions de compassion, pour ceux qui se veulent une éthique, comme c’est souvent le cas chez les réacs « charitables »…


La Silicon Valley, et surtout vue de Suisse, rentre tout à fait dans ce type de démarche…
Autrement dit, le principe du RU considéré dans ce cadre local, limité, et peu représentatif du contexte général de la crise, peut à la rigueur rentrer dans le concept d’État providence, localement d’autant plus revivifié par le choc des courants contraires…


La méthode d’analyse ML mène à voir le décalage général entre l’état actuel de ce qui reste de l’État providence, hérité des générations passées, et qui s’en va inévitablement en peau de chagrin, avec la crise, d’une part, et le résultat évident, d’autre part, de l’instauration de l’une ou l’autre des formules de RU proposées par le MFRB, Hamon ou autres officines du système:


Il ne s’agit pas d’une « revivification » du concept, qui constituerait un « nouveau progrès social historique », selon Hamon et ses sbires, mais bien au contraire d’un recul radical en matière de protection sociale, et en fait, d’une liquidation définitive du principe, au « profit » d’une mutualisation de la misère, qui, en outre, opposera violemment les prolos et les sous prolos entre-eux.


C’est donc bien d’une nouvelle forme,
et particulièrement cohérente, de social-fascisme, qu’il s’agit, et parfaitement adaptée à l’état actuel de la société occidentale, au moins.


De plus, le RU est déjà, lui-même et par définition, une « peau de chagrin » qu’il sera loisible au système de réduire en fonction des possibilités et/ou des nécessité de sa « reconquête » du taux de profit. Mais là encore, cela n’exclut pas des « contre-courants » locaux ou provisoires, histoire d’enfumer encore davantage les esprits, style le bâton et la carotte!

Tout cela parait d’une telle évidence, et d’autant plus, soulignée par le fait que ce sont les médias « main stream » qui « matraquent » littéralement la conscience du peuple avec ce nouveau personnage fétiche qu’est devenu Hamon.

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Derrière ces médias, ceux qui tirent les ficelles du spectacle ne sont pas des « idéalistes charitables », même « petits-bourgeois », ce sont directement les intérêts du capital financier, qui sont en jeu, et qui n’investissent pas au hasard, même et surtout, dans une campagne d’enfumage à grande échelle.

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A ce niveau, il n’y a pas de hasard, pas même de « contre courant ». Seulement la marche inexorable du capitalisme en crise, vers la mer, de sang et de larmes des prolos.

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Bien à vous tous,

Amicalement,

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Luniterre

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PS: c’est pourquoi j’ai avancé l’idée d’une ligne de résistance provisoire, autour des restes actuels de l' »État providence », non pour en faire la promotion, mais au contraire, pour amorcer l’explication du phénomène en cours et passer à une contre-offensive, éventuellement possible, selon notre capacité en matière d’agit-prop et de résistance prolétarienne.

 

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Salut tout le monde,

Luniterre au sujet des articles suisses sur le RU : « Autrement dit, le principe du RU considéré dans ce cadre local, limité, et peu représentatif du contexte général de la crise, peut à la rigueur rentrer dans le concept d’État providence ».

Question de do : Qu’est-ce qui te permet de dire que les exemples cités par les articles suisses que j’ai conseillés ne seraient pas en fait la généralité ? Es-tu sûr qu’il ne s’agit pas d’un préjugé de ta part ? et si ce n’en est pas un, quelle preuve as-tu ?

Luniterre : « l’État providence, hérité des générations passées, et qui s’en va inévitablement en peau de chagrin, avec la crise. »

Réponse de do :

Je ne crois pas à la crise. Et je crois que, jusqu’à présent, si depuis 25 ans l’État providence s’est délité chaque jour plus qu’hier et bien moins que demain, c’est parce que le rapport de force était favorable à la bourgeoisie pour deux raisons :

1°) À la sortie de la guerre, la moitié des résistants FTP n’ont jamais rendu les armes. Ils les ont bourrées de graisse jusqu’à la gueule et les ont enterrées quelque part pour le cas où. Donc, la bourgeoisie avait peur que les anciens résistants ressortent leurs armes et ont en conséquence accepté de prolonger autant que nécessaire les acquis du Conseil National de la Résistance. Mais les anciens résistants sont morts, et la plupart du temps sans dire où ils avaient enterré leurs armes. Et de toute façon, si les anciens résistants avaient effectivement l’expérience des armes et de la guérilla ; par contre, leur héritiers, leurs enfants, n’ont pas cette expérience et la bourgeoisie n’aurait pas peur d’eux. Ainsi, le rapport de force militaire nous est aujourd’hui totalement défavorable. Du moins, jusqu’à il y a peu.

2°) La chute de l’Union Soviétique a certes été une catastrophe pour les Russes, mais elle l’a été aussi pour nous en France. Il ne faut pas oublier que l’État providence a été inventé par Ford et amélioré par Keynes parce que les capitalistes avaient peur que l’exemple de l’URSS n’envahisse le monde entier. Il fallait montrer que le capitalisme n’est pas si mauvais afin d’émousser le plus possible la volonté révolutionnaire du prolétariat. Mais, en 1992, l’Union Soviétique a disparu grâce entre autre à la guerre du pétrole, les Amerloques faisant baisser les prix le plus possible parce que les seules devises étrangères importantes engrangées par les Russes proviennent du gaz de Sibérie. L’existence de l’URSS était en quelque sorte une assurance contre la disparition en France du Service Public, de la Sécu, des Retraites par répartition etc. Mais l’URSS a disparu, et la propagande en a profité pour nous faire croire que c’était parce que le communisme était de la merde. Ainsi, le rapport de force psychologique n’était plus en notre faveur, du moins jusqu’à il y a peu.

Il n’est pas obligatoire d’avoir une vision pessimiste du monde. Si la crise est un mensonge qui a été destiné depuis 30 ans (première « crise » moderne en 1987 !) à justifier la disparition progressive de l’État providence, comme je le pense ; alors, aujourd’hui, les gros capitalistes envisagent un revenu universel non pas dans le but de refaire augmenter leur taux de profit — dont tout le monde dit d’ailleurs en ce moment, même à la télé, que ces dernières années il n’a pas cessé d’augmenter, et terriblement en plus pour les très gros capitalistes —. Dans ce cas, si ces derniers envisagent le revenu universel, ce ne peut-être que parce qu’ils ont peur de la révolution. Et cela indique que le rapport de force s’est renversé et est redevenu favorable au prolétariat, même si celui-ci ne le voit pas encore. Il serait cependant peut-être temps que les révolutionnaires acceptent de le voir, et essaient d’en tirer les conséquences théoriques et pratiques ; ce qui semble bien difficile, puisque tous se démerdent d’une façon ou d’une autre pour fermer les yeux à ce sujet qui devrait pourtant leur importer au plus haut niveau.

Bien à vous,

do

    http://mai68.org/spip

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Quelques brèves considérations sur la question de savoir si le « Revenu minimum garanti universel » fait partie des mesures sociales qui peuvent être attribuées à la social-démocratie ou bien, au contraire, au social-fascisme.

  1. Il est d’important de bien comprendre que le fascisme historique n’a jamais été libéral ou néo-libéral. Le fascisme historique fut plutôt une politique dans laquelle la présence de l’État était même prédominante. Rappelons ne serait-ce que le parti nazi = parti national-socialiste.
  2. Le fascisme d’ailleurs se propose de renforcer l’État lorsque celui-ci est menacée dans ces fondements tant politique qu’économique. Une mesure sociale telle que le «RU» ne serait donc pas complètement étranger à des mesures sociales que le FN pourrait adopter pour renforcer la Ve République.
  3. En revanche, la social-démocratie se propose également de renforcer l’État en soutenant la demande des biens et services de l’offre des biens et services de la production capitaliste à l’aide d’un soutien socio-économique de l’État aux plus démunis de la société.
  4. La social-démocratie intervient généralement lorsque l’économie capitaliste est florissante et que le développement des forces productives est en pleine croissance, mais dont les produits ne trouvent pas de débouchés faute d’acheteurs par déficience du pouvoir d’achat.
  5. Après la WWII, une quantité phénoménale de forces productives furent éliminées et détruites. Tandis que l’Europe occidentale devait tout reconstruire ou presque, elle était également menacée par les avancées communistes de l’Armée soviétiques victorieuse lors de la WWII. C’est pourquoi les USA ont développé la politique du « New Deal » par Roosevelt, dans le but de remettre l’Europe sur pied et la soustraire à la zone d’influence communiste. Était-ce du social-fascisme pour autant ? je ne crois pas.
  6. Mais alors comment faire la distinction entre des mesures sociales « libérales » et des mesures sociales « fascistes » ?
  7. La réponse n’est pas simple et d’aucun trouvera ses propres critères pour les définir.
  8. Une chose est certaine en revanche, le fascisme s’inscrit presque toujours dans un cycle économique où la crise tant politique qu’économique bat son plein, contrairement à la social-démocratie qui n’intervient seulement que pour soutenir la demande afin d’écouler les biens et services de la production capitaliste.
  9. C’est pourquoi nous devons nous poser la question de savoir, si oui ou non nous sommes dans un cycle économique en croissance ou en en crise pour faire la distinction entre des mesures sociales « libérales » et « fascistes ».

Salutations communistes

M.L. pour Reconstruction communiste Québec

https://reconstructioncommuniste.wordpress.com/

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Bonsoir, camarades

Ce que je ne comprends pas dans la démarche du camarade do, comme dans celle de Bibeau, du reste, c’est que l’évidence puisse vous échapper à ce point…

Pour le RU, le camarade Viriato a pourtant pris la peine de montrer à quel point chacune des solutions proposées constituait un recul social par rapport à l’état de fait actuel, bien qu’il soit en voie de dégradation.
Je ne comprends donc pas cette obstination à y voir un « progrès » quelconque, alors qu’il suffit de jouer de la calculette pour comprendre l’arnaque.


Si la bourgeoisie souhaitait vraiment « lâcher du lest », et on ne voit pas pourquoi, dans les circonstances actuelles, elle ferait des propositions clairement positives…
Du reste, on ne voit alors pas pourquoi elle se serait tant acharnée à faire passer la loi « El Khomri »… Un peu de suite dans les idées devrait pourtant vous aider à comprendre.
Sans oublier la bataille des retraites, également dans le même esprit!

Pour ce qui est de la Silicon Valley, c’est aussi tellement une évidence… Néanmoins, j’ai pris la peine de me documenter davantage dessus. (voir à la suite) Le résultat explique parfaitement le syndrome actuel, tel que décrit par les articles.


La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas non plus un phénomène linéaire, et fait l’objet d’une offensive permanente du capital contre le prolétariat, notamment depuis la liquidation des accords de Bretton Woods et le premier « choc pétrolier ». Autrement, comment expliquer la baisse des salaires, le chômage, la dégradation des conditions de vie, les reculs sociaux, etc…
Sur le sujet voir:
https://alencontre.org/economie/le-debat-sur-le-taux-de-profit.html
Mylène Gaulard a contribué à expliquer en partie comment ce phénomène atteint aussi progressivement les pays « émergents », comme la Chine.

Sinon, pour le reste, il y a des éléments intéressants dans vos analyses, mais la cohérence globale me parait plutôt franchement défaillante, tant les contradictions en sont évidentes.


Dans l’approche critique que je propose, le point discutable formellement reste le pb du taux de profit. Mais si les chiffres ne sont pas évidents à déterminer, les symptômes sont là, et ils renforcent carrément la cohérence de l’ensemble.
Cela n’est pas un problème idéologique, mais un simple constat.
Il se trouve que des choix politiques s’imposent, en conséquence, et je comprends que cela soit difficile à assumer pour certains.


Pour conclure, je ne suis pas « pessimiste », mais simplement réaliste. Voir les choses en face ne peut qu’éviter des errements et des désillusions.


Le but de l’analyse et de tenter d’anticiper, pour réagir à temps, et non après coup.


Pour ce qui est du « projet RU », il n’est peut être pas encore trop tard. Encore faut-il ouvrir les yeux, et dessiller ceux qui sont aveuglé par cette « manne céleste » prête à tomber des cieux obscurs du capital financier.


Luniterre


PS: assez découragé, j’avais laissé tombé ce mail, pensant franchement que le problème n’est pas forcément la question du taux de profit, mais plutôt celui du taux de comprenette… en chute libre des deux côtés de l’atlantique, apparemment.


Toutefois, par un bel effort de synthèse historique, pourrait-on dire, le camarade Michel Labelle vient de marquer quelques points importants de son côté de l’océan…


Sauf à vouloir gommer tous les symptômes de la crise depuis la liquidation des accords de Bretton Woods, on voit bien que l’histoire du capital, depuis, est au mieux une suite de paliers poussivement aménagés, sauf peut-être pour l’épisode « chinois », mais actuellement en train de devenir plus le problème que la solution, entre des phases de descente successives.


Le processus de destruction de l’Etat providence de type social-démocrate au « profit » d’une alternative social-fasciste ne peut pas se faire du jour au lendemain, s’il doit être efficace pour  le capital. Il s’agit, selon les différents « plans » déjà esquissé par le MFRB et autres « utopistes » vendus au système, d’un processus progressif de remplacement, d’une dégradation « progressive » et hypothétiquement « indolore » dans la perception que doivent en avoir les victimes, c’est à dire les prolos.
Certains propos de Hamon sont déjà révélateurs à cet égard.

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SILICON VALLEY:

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http://frenchdistrict.com/californie-nord/articles/silicon-valley-entreprises-hightech/


https://fr.wikipedia.org/wiki/Silicon_Valley

La ré-émergence

Après un passage à vide, la vague du Web 2.0, et surtout une accélération de la diversification vers d’autres domaines que l’informatique, notamment vers les biotechnologies et les énergies renouvelables, ont redonné un nouveau souffle à Silicon Valley. En 2008, il existe sept entreprises travaillant pour l’énergie solaire parmi lesquelles figurent SolarCity (Foster City), Sun Power (San José), Nanosolar, Ausra (Palo Alto) et eSolar (Pasadena)6.

La région reste l’épicentre technologique principal de la Californie, offrant les plus hauts salaires et employant le plus de salariés et de « cerveaux » du secteur, selon le rapport California Cybercities 2006 publié par l’AeA, une association professionnelle de l’industrie des hautes technologies.

2006 semble avoir vu un tournant décisif pour le pôle, qui a retrouvé sa santé économique selon le rapport annuel du Joint Venture Silicon Valley7. L’organisation estime que plus de 30 000 emplois auraient été créés entre juillet 2005 et juillet 2006, accompagnés notamment d’un investissement de 900 millions de dollars dans des technologies touchant aux énergies dites « propres ». Le Département du développement économique de l’État confirmait cette tendance en annonçant en mars 2007 une augmentation de 2,6 % du taux d’emploi de la région entre janvier 2006 et janvier 2007, une croissance inédite depuis avril 20018.

Le même rapport note aussi le rôle crucial joué par les étrangers : l’immigration y a doublé entre 2005 et 2006, on parle une autre langue que l’anglais dans 48 % des foyers de Silicon Valley, et 55 % des employés dans les domaines des sciences et des technologies sont nés en dehors des États-Unis (l’Inde et la Chine représentant les viviers de cerveaux les plus importants).

Le niveau de vie dans Silicon Valley et la région de la baie de San Francisco en général reste cependant parmi les plus élevés de la planète, et seuls 26 % des foyers ont un pouvoir d’achat suffisant pour devenir propriétaires7. Le rapport de Joint Venture Silicon Valley note aussi une tendance inquiétante dans le domaine de l’éducation, avec un déclin du nombre des diplômés et une augmentation de la délinquance juvénile.

Dans la Silicon Valley, le niveau de vie est élevé pour les informaticiens de haut niveau et les cadres. Cependant, ce n’est pas le cas pour toute une population de salariés. Beaucoup de personnes travaillant dans les services non informatique sont sous-payées et ont les plus grandes difficultés pour se loger ou pour manger à des prix abordables7. Même dans les entreprises informatiques des problèmes de recrutement se posent notamment pour les personnels administratifs (secrétaire, comptable, employé) et techniques (services généraux)7. Fin 2013, il semble que la population de la Silicon Valley se répartisse principalement en deux catégories : « quelques oligarques richissimes et une classe de travailleurs mal payés pour les servir, pas de classe moyenne, ou alors minuscule9 ».

La Silicon Valley est aujourd’hui concurrencée par de nouveaux technopôles : Bangalore est devenue l’une de ses rivales, où nombre d’entreprises de hautes technologies ont partiellement ou complètement déplacé leurs centres d’appels, et, progressivement, une partie de leurs activités. De même, des projets d’aménagement inspirés de la Silicon Valley sont lancés ailleurs dans le monde, comme à Paris-Saclay en France ou à Skolkovo dans la banlieue de Moscou.

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Un camarade répond contre l’affirmation que le prolétariat serait révolutionnaire, en toutes circonstances, et dans la foulée, il reprend les thèses de Husson contre le principe de la baisse tendancielle du taux de profit.

Ci-dessous, une réponse intéressante de la part du camarade Viriato :

 

Quelques remarques sur ce post:
De l’une, la classe ouvrière n’est pas (et ne peut pas être) toujours révolutionnaire. Les révolutions sont des tremblements de terre sociaux courts qui agissent par des secousses violentes entre des périodes de calme relative sur une tendance dynamique de montée de l’activité et de la conscience des masses.


La classe ouvrière est donc la plupart du temps est réformiste avec un certain nombre d’éléments très réactionnaires en son sein.
Selon la classification classique il se trouverait des avancés (le politiquement conscients. et entre eux des différences entre plus ou moins conscients et marxistes-léninistes) qui sont peu nombreux avant une situation révolutionnaire qu’ils ne peuvent que préparer; des « moyens » ou la masse de la classe qui souhaite des réformes à sa condition sans toute fois voir la relation entre ses réformes ou changements de leurs conditions de vie et de travail et la révolution. Ils sont la très grande majorité de la classe.`


Et les arriérés, une petite minorité aussi qui peut augmenter lors des reculs de l’avant-garde et/ou une dynamique contraire, qui sont les prolos le plus influencés par des idées contraires à leurs intérêts tant comme individus comme classe.

 

Husson, ex LCR, a mené une longue polémique en soutenant que la crise est une crise de sous consommation et non une crise de sur capitalisation. C’est à dire, lui, réfuté par nombre d’économistes marxistes, prétend par des études biaisés que le taux de profit monte en contradiction avec tout un tas d’autres études qui montrent exactement le contraire.


Ces études et polémiques sont importantes car, si Husson a raison, qu’il y aurait principalement un problème de sous consommation de masses comme fondement de la Crise de 2008 en avant, les « solutions » à la Mélenchon ou dites « Keynessiennes » sont à l’ordre du jour et on de demande pourquoi la bourgeoisie ne les met pas en oeuvre.


Autrement, c’est une crise de sur capitalisation, de baisse donc du taux de profit, qui exige le type de politiques que la bourgeoisie met en place (liquidation du capital fixe et variable, c’est à dire chômage, guerres).
Evidemment tout montre qu’il s’agit d’une crise de surcapitalisation et l’on voit que la bourgeoisie met en place le même type de politiques qu’elle a essayé en 1930 avec des délais plus longs (parce qu’elle connait les conséquences mais en est forcée). La politique Trump, le ralentissement des échanges internationaux, les politiques promues par les internationales du capitalisme (OCDE, Banque Mondiale) le montrent.
Quant à « la puissance de feu de la bourgeoisie » elle est directement proportionnelle à l’importance des luttes du prolétariat et à la pertinence et justesse de ses critiques du système et des solutions proposés comme à la force du mouvement ouvrier en lutte.


Aujourd’hui avec une classe sans direction politique propre, cette puissance apparait comme impressionnante. Elle peut fondre comme neige au soleil dans les conditions très instables de la situation politique internationale et nationale si les masses se mettent en action.
V.

 

 

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Bonjour à tous,

Husson, qui est en réalité tout à fait réformiste, n’est pas parole d’évangile. Dans le doc que j’ai déjà cité,
https://alencontre.org/economie/le-debat-sur-le-taux-de-profit.html
qui est également de lui, mais un peu plus récent, semble-t-il, son exposé est pour le moins nuancé sur ce point, de la « hausse » apparente du taux de profit, vu la pertinence de l’argumentation adverse.


Celle ci,
http://www.inprecor.fr/article-inprecor?id=861
me parait intéressante en ce qu’elle
distingue la critique des chiffres de la critique du fond.
Celle ci,
http://www.preavis.org/formation-mr/Supp_BrecheNumerique/RRollinat_Crise2009Analysmarxiste.pdf
apporte également des éléments intéressants.


En effet, si l’on analyse en termes de lutte de classes et de rapports de force, celui est, dans le domaine économique , écrasant en faveur du capital, qui a donc une facilité relative de manœuvre pour tenter d’enrayer la baisse tendancielle,
dont les symptômes sont précisément sa façon de gérer la crise, au détriment du prolétariat, principalement.


Et le RU est manifestement un nouvel élément dans cette stratégie offensive du capital contre le prolétariat, et, là, j’ai carrément l’impression de me répéter, sous une forme, à peine différente, mais cela semble donc nécessaire…! (*)

Heureusement, je reçois à l’instant le mail du Camarade Viriato,(Ci dessus) qui nous offre, en quelques lignes magistrales, une magnifique synthèse de ce problème !!!

Sur ce point, la voix de l’expérience et du bon sens prolétarien…

Que dire de plus?

Bien à vous tous,

Luniterre

 

Toutefois, l’idée que la notion de baisse tendancielle du taux de profit puisse être associée à une conception linéaire et dogmatique de la « décadence » ou du « déclin » (Bibeau) de l’impérialisme et du capitalisme semble être celle  des tenant de la thèse de Husson, et notre questionnement est le suivant:

« leurs théories de la décadence »…???

Peut tu expliciter ce que tu entends par là?

Le ML ne se présente pas, actuellement et depuis Lénine, par définition, et sauf pour les abrutis dogmatiques, comme une théorie de la « décadence » de l’impérialisme, mais comme une théorie de son pourrissement « permanent », en quelque sorte, non de manière linéaire, mais comme phénomène dialectique, par crises successives. Néanmoins, dans l’effet dialectique, se trouve aussi l’effet « spirale », et la crise actuelle est donc à nulle autre pareille, même si elle se développe à partir des strates laissées par les crises antérieures, dont on retrouve diverses traces, et dont il faut également tenir compte dans nos efforts d’analyse.

Merci de tes éclaircissements éventuels…

Luniterre

 

Les éclaircissements, on les attend encore…

 

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A l’appui de son argumentation, par contre, le camarade Viriato nous propose cette étude de G. Lefranc, de la Tendance Claire, du NPA, ci jointe en doc PDF:

doc_Lefranc

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A la suite, Bibeau tente de défendre son dernier article,

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/apres-lamerique-le-cirque-electoral-se-deplace-en-france-revenu-universel-garanti/

critiqué, il est vrai, de manière peu claire et formellement maladroite par le camarade Viriato, ce qui introduit une ambiguïté dans le débat… Mais fort heureusement, le camarade arrive à clarifier sa pensée, au sujet de cet article:

Je m’exprime peut-être mal, mais les crises tels que celle-ci, des crises systémiques, selon le marxisme et l’observation proviennent d’un surplus de capital fixe et variable qui ne peut pas être investi à un taux de profit convenable. Ce n’est pas qu’il y aie effectivement trop de capital, non. Il y a trop de capital qui ne trouve pas un taux de profit suffisant (« péréquaté »(Bibeau) ou pas, ce qui n’a rien à faire ici), point barre.


Et la sortie de la crise, qui préoccupe en fin de mail Bibeau, se fait par la destruction du capital fixe et variable en surplus (et même au delà parfois), donc par le chômage de masse, la fermeture des usines, la concentration à outrance et/ou par les guerres comme cela a été le cas pour la crise de 1930 qui a été résolue par la II Guerre Mondiale. Ne le sait-il pas, Bibeau?


La discussion sur le taux de profit a été tranchée, selon ce que j’ai lu et ce que l’activité de tous les gouvernements montre. Il s’agit d’une crise de baisse de taux de profit ce qui revient à dire que c’est une crise de surabondance des capitaux qui ne trouvent pas où se placer avec un taux de profit correspondant à leurs attentes (péréquatés ou pas).
autrement ils sont inexplicables les mesures des gouvernements capitalistes et les conseils de leurs internationales.


D’ailleurs, confondre « profit » et « taux de profit »….
Les profits peuvent bien augmenter quand le taux de profit chute. N’importe qui qui a lu l’ABC d’économie marxiste le sait.


Autrement, le « papillon » et les « ouragans » ne sont que l’expression moderne, « redécouvertes » par la théorie du « chaos » de la vieille loi hégélienne de la transformation de la quantité en qualité. Bibeau semble méconnaitre l’une et l’autre, ce qui n’est pas grave en soi, sauf pour un marxiste. Mais il ne faut pas utiliser sa méconnaissance comme argument.


Quant à « pourquoi le capital brandit la solution (pour eux) du RU » ce n’est pas sorcier non plus. Il s’agit d’augmenter le taux de profit en prenant le maximum au salaire indirect (et direct) des ouvriers et salariés.

Étonnant que Bibeau ne voie pas des évidences pareilles.


Viriato.

 

 

On ne peut en effet, arrivés à ce stade du débat, que conclure sur le thème du « revenu universel » en allant dans le sens du camarade Viriato, qui tente patiemment de faire voire l’évidence à Bibeau, tâche probablement vaine, vu l’aveuglement ou la mauvaise foi, on ne sait trop, du « professeur » Bibeau…

 

Dans un premier temps, Bibeau expose exactement le principe basique de la baisse tendancielle, et il le fait même de façon simpliste et dogmatique.


Ensuite, il nous chante son histoire de monnaie de crédit…
Effectivement, la dérive financière du capital tend vers ce que j’ai appelé en plaisantant « l’effet pop-corn », dont la monnaie de crédit fait partie…

Pour autant ce n’est pas un choix ou une orientation délibérée, mais bien une contrainte, parmi d’autres, pour faire face à la baisse du taux de profit.


Il n’y a donc pas de « pierre philosophale » à ce sujet, mais Bibeau entretien la plus grande confusion, par cette terminologie qui se veut « plaisante », mais constitue un contre-sens évident…


De là, il tend à supposer que l’État reprendrait à son compte l’utopie de la « monnaie hélicoptère », c’est à dire, de la « planche à billet » pour alimenter le RU comme nouveau fond social…


C’est encore un plus gros contre-sens, mais qui semble dériver en droite ligne du premier…


Alors que précisément, le RU, vu de droite, même si « promu » par la gauche, est précisément un moyen de réduire le déficit de l’Etat, s’il se substitue complètement à toutes autres formes d’aide sociale et d' »assistanat », tel que vilipendé par la droite et l’extrême-droite.


C’est bien là que l’on voit la nature sociale-fasciste de ce projet.
Toute forme d’autre aide sociale, retraite, santé, médecine opératoire et autre relevant de l’assurance privée devient ainsi un champ de rentabilité relativement élargi, dans ce projet, même si concernant un public uniquement solvable, et donc  réduit à sa portion « rentable ».


Ce que Bibeau ne semble pas comprendre, ou bien, ne veut pas comprendre…

 

Luniterre

 

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La Silicon Valley, vue de Suisse… à propos du « Revenu Universel »… (Nouvelle édition)

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 La Silicon Valley

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Vue de Suisse…

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Extrait d’un échange de correspondances

avec le camarade do, du site VLR,

au sujet du « Revenu Universel »…

 

(Edition remise à jour>>suite de la correspondance )

 

 

 

 

Salut tout le monde,

J’ai déjà répondu aux questions de ( ) au sujet de l’intention des valets de la bourgeoisie qui veulent donner le revenu universel. Tout simplement, en ce moment, la bourgeoisie a peur du prolétariat. Alors les bourgeois veulent donner quelque chose pour tenter d’éviter la révolution, ou du moins tenter de la retarder. Et la conclusion de ce constat est que le rapport de force est plus favorable au prolétariat qu’il n’y parait.

Si le Revenu universel est facho sous prétexte qu’on en revient ainsi à l’État providence, alors il faut dire que Keynes était facho. Je crois qu’il faut arrêter de voir du fascisme partout.

Il existe chez les riches quelques motivations au revenu universel que ne semblent pas connaître certains révolutionnaires, je vous invite en conséquence à regarder ces deux articles parus dans un journal suisse et qui précisent les motivations des maîtres de la Silicon Valley, qui ne cachent en fait ni leurs intentions ni leurs diverses raisons avec le revenu universel :

http://mai68.org/spip/spip.php?article10442

http://mai68.org/spip/spip.php?article10444

Ces articles sont essentiels pour bien comprendre la chose.

    A+

    do

    http://mai68.org/spip

*********************

 

Bonjour à tous,


Très intéressants, en effet, ces témoignages sur la réalité de ce coin du monde, la Silicon Valley, et vu par des Suisses…


Précisément, et sociologiquement parlant, c’est un peu le coup des « lunettes google », à vision sélective, auquel l’un des intervenant fait allusion de façon ironique…


En effet, le capitalisme est par essence, et même par nécessité, le royaume du développement inégal.

De même, le cours de l’histoire, comme le cours d’eau dans la nature, n’est pas un processus linéaire et univoque: il y a, localement, des contre-courants… Pour autant, le fleuve, emporté par la gravité, ne remonte jamais vers sa source! Ceci dit, un observateur situé dans un repli de la rive où se produit un contre courant peu très bien se tromper sur le sens général de celui-ci…


Manifestement, il existe des « poches » de développement économique qui paraissent contredire le mouvement général de la crise.


Du point de vue d’un « boss » de start-up en pleine expansion, dans la Silicon Valley, le spectacle de la misère peut paraitre tout à fait incompréhensible, entrainant soit des réactions de mépris, soit des réactions de compassion, pour ceux qui se veulent une éthique, comme c’est souvent le cas chez les réacs « charitables »…


La Silicon Valley, et surtout vue de Suisse, rentre tout à fait dans ce type de démarche…
Autrement dit, le principe du RU considéré dans ce cadre local, limité, et peu représentatif du contexte général de la crise, peut à la rigueur rentrer dans le concept d’État providence, localement d’autant plus revivifié par le choc des courants contraires…


La méthode d’analyse ML mène à voir le décalage général entre l’état actuel de ce qui reste de l’État providence, hérité des générations passées, et qui s’en va inévitablement en peau de chagrin, avec la crise, d’une part, et le résultat évident, d’autre part, de l’instauration de l’une ou l’autre des formules de RU proposées par le MFRB, Hamon ou autres officines du système:


Il ne s’agit pas d’une « revivification » du concept, qui constituerait un « nouveau progrès social historique », selon Hamon et ses sbires, mais bien au contraire d’un recul radical en matière de protection sociale, et en fait, d’une liquidation définitive du principe, au « profit » d’une mutualisation de la misère, qui, en outre, opposera violemment les prolos et les sous prolos entre-eux.


C’est donc bien d’une nouvelle forme,
et particulièrement cohérente, de social-fascisme, qu’il s’agit, et parfaitement adaptée à l’état actuel de la société occidentale, au moins.


De plus, le RU est déjà, lui-même et par définition, une « peau de chagrin » qu’il sera loisible au système de réduire en fonction des possibilités et/ou des nécessité de sa « reconquête » du taux de profit. Mais là encore, cela n’exclut pas des « contre-courants » locaux ou provisoires, histoire d’enfumer encore davantage les esprits, style le bâton et la carotte!

Tout cela parait d’une telle évidence, et d’autant plus, soulignée par le fait que ce sont les médias « main stream » qui « matraquent » littéralement la conscience du peuple avec ce nouveau personnage fétiche qu’est devenu Hamon.

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Derrière ces médias, ceux qui tirent les ficelles du spectacle ne sont pas des « idéalistes charitables », même « petits-bourgeois », ce sont directement les intérêts du capital financier, qui sont en jeu, et qui n’investissent pas au hasard, même et surtout, dans une campagne d’enfumage à grande échelle.

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A ce niveau, il n’y a pas de hasard, pas même de « contre courant ». Seulement la marche inexorable du capitalisme en crise, vers la mer, de sang et de larmes des prolos.

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Bien à vous tous,

Amicalement,

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Luniterre

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PS: c’est pourquoi j’ai avancé l’idée d’une ligne de résistance provisoire, autour des restes actuels de l' »État providence », non pour en faire la promotion, mais au contraire, pour amorcer l’explication du phénomène en cours et passer à une contre-offensive, éventuellement possible, selon notre capacité en matière d’agit-prop et de résistance prolétarienne.

 

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Salut tout le monde,

Luniterre au sujet des articles suisses sur le RU : « Autrement dit, le principe du RU considéré dans ce cadre local, limité, et peu représentatif du contexte général de la crise, peut à la rigueur rentrer dans le concept d’État providence ».

Question de do : Qu’est-ce qui te permet de dire que les exemples cités par les articles suisses que j’ai conseillés ne seraient pas en fait la généralité ? Es-tu sûr qu’il ne s’agit pas d’un préjugé de ta part ? et si ce n’en est pas un, quelle preuve as-tu ?

Luniterre : « l’État providence, hérité des générations passées, et qui s’en va inévitablement en peau de chagrin, avec la crise. »

Réponse de do :

Je ne crois pas à la crise. Et je crois que, jusqu’à présent, si depuis 25 ans l’État providence s’est délité chaque jour plus qu’hier et bien moins que demain, c’est parce que le rapport de force était favorable à la bourgeoisie pour deux raisons :

1°) À la sortie de la guerre, la moitié des résistants FTP n’ont jamais rendu les armes. Ils les ont bourrées de graisse jusqu’à la gueule et les ont enterrées quelque part pour le cas où. Donc, la bourgeoisie avait peur que les anciens résistants ressortent leurs armes et ont en conséquence accepté de prolonger autant que nécessaire les acquis du Conseil National de la Résistance. Mais les anciens résistants sont morts, et la plupart du temps sans dire où ils avaient enterré leurs armes. Et de toute façon, si les anciens résistants avaient effectivement l’expérience des armes et de la guérilla ; par contre, leur héritiers, leurs enfants, n’ont pas cette expérience et la bourgeoisie n’aurait pas peur d’eux. Ainsi, le rapport de force militaire nous est aujourd’hui totalement défavorable. Du moins, jusqu’à il y a peu.

2°) La chute de l’Union Soviétique a certes été une catastrophe pour les Russes, mais elle l’a été aussi pour nous en France. Il ne faut pas oublier que l’État providence a été inventé par Ford et amélioré par Keynes parce que les capitalistes avaient peur que l’exemple de l’URSS n’envahisse le monde entier. Il fallait montrer que le capitalisme n’est pas si mauvais afin d’émousser le plus possible la volonté révolutionnaire du prolétariat. Mais, en 1992, l’Union Soviétique a disparu grâce entre autre à la guerre du pétrole, les Amerloques faisant baisser les prix le plus possible parce que les seules devises étrangères importantes engrangées par les Russes proviennent du gaz de Sibérie. L’existence de l’URSS était en quelque sorte une assurance contre la disparition en France du Service Public, de la Sécu, des Retraites par répartition etc. Mais l’URSS a disparu, et la propagande en a profité pour nous faire croire que c’était parce que le communisme était de la merde. Ainsi, le rapport de force psychologique n’était plus en notre faveur, du moins jusqu’à il y a peu.

Il n’est pas obligatoire d’avoir une vision pessimiste du monde. Si la crise est un mensonge qui a été destiné depuis 30 ans (première « crise » moderne en 1987 !) à justifier la disparition progressive de l’État providence, comme je le pense ; alors, aujourd’hui, les gros capitalistes envisagent un revenu universel non pas dans le but de refaire augmenter leur taux de profit — dont tout le monde dit d’ailleurs en ce moment, même à la télé, que ces dernières années il n’a pas cessé d’augmenter, et terriblement en plus pour les très gros capitalistes —. Dans ce cas, si ces derniers envisagent le revenu universel, ce ne peut-être que parce qu’ils ont peur de la révolution. Et cela indique que le rapport de force s’est renversé et est redevenu favorable au prolétariat, même si celui-ci ne le voit pas encore. Il serait cependant peut-être temps que les révolutionnaires acceptent de le voir, et essaient d’en tirer les conséquences théoriques et pratiques ; ce qui semble bien difficile, puisque tous se démerdent d’une façon ou d’une autre pour fermer les yeux à ce sujet qui devrait pourtant leur importer au plus haut niveau.

Bien à vous,

do

    http://mai68.org/spip

 

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Quelques brèves considérations sur la question de savoir si le « Revenu minimum garanti universel » fait partie des mesures sociales qui peuvent être attribuées à la social-démocratie ou bien, au contraire, au social-fascisme.

  1. Il est d’important de bien comprendre que le fascisme historique n’a jamais été libéral ou néo-libéral. Le fascisme historique fut plutôt une politique dans laquelle la présence de l’État était même prédominante. Rappelons ne serait-ce que le parti nazi = parti national-socialiste.
  2. Le fascisme d’ailleurs se propose de renforcer l’État lorsque celui-ci est menacée dans ces fondements tant politique qu’économique. Une mesure sociale telle que le «RU» ne serait donc pas complètement étranger à des mesures sociales que le FN pourrait adopter pour renforcer la Ve République.
  3. En revanche, la social-démocratie se propose également de renforcer l’État en soutenant la demande des biens et services de l’offre des biens et services de la production capitaliste à l’aide d’un soutien socio-économique de l’État aux plus démunis de la société.
  4. La social-démocratie intervient généralement lorsque l’économie capitaliste est florissante et que le développement des forces productives est en pleine croissance, mais dont les produits ne trouvent pas de débouchés faute d’acheteurs par déficience du pouvoir d’achat.
  5. Après la WWII, une quantité phénoménale de forces productives furent éliminées et détruites. Tandis que l’Europe occidentale devait tout reconstruire ou presque, elle était également menacée par les avancées communistes de l’Armée soviétiques victorieuse lors de la WWII. C’est pourquoi les USA ont développé la politique du « New Deal » par Roosevelt, dans le but de remettre l’Europe sur pied et la soustraire à la zone d’influence communiste. Était-ce du social-fascisme pour autant ? je ne crois pas.
  6. Mais alors comment faire la distinction entre des mesures sociales « libérales » et des mesures sociales « fascistes » ?
  7. La réponse n’est pas simple et d’aucun trouvera ses propres critères pour les définir.
  8. Une chose est certaine en revanche, le fascisme s’inscrit presque toujours dans un cycle économique où la crise tant politique qu’économique bat son plein, contrairement à la social-démocratie qui n’intervient seulement que pour soutenir la demande afin d’écouler les biens et services de la production capitaliste.
  9. C’est pourquoi nous devons nous poser la question de savoir, si oui ou non nous sommes dans un cycle économique en croissance ou en en crise pour faire la distinction entre des mesures sociales « libérales » et « fascistes ».

Salutations communistes

M.L. pour Reconstruction communiste Québec

https://reconstructioncommuniste.wordpress.com/

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Bonsoir, camarades

Ce que je ne comprends pas dans la démarche du camarade do, comme dans celle de Bibeau, du reste, c’est que l’évidence puisse vous échapper à ce point…

Pour le RU, le camarade Viriato a pourtant pris la peine de montrer à quel point chacune des solutions proposées constituait un recul social par rapport à l’état de fait actuel, bien qu’il soit en voie de dégradation.
Je ne comprends donc pas cette obstination à y voir un « progrès » quelconque, alors qu’il suffit de jouer de la calculette pour comprendre l’arnaque.

 


Si la bourgeoisie souhaitait vraiment « lâcher du lest », et on ne voit pas pourquoi, dans les circonstances actuelles, elle ferait des propositions clairement positives…
Du reste, on ne voit alors pas pourquoi elle se serait tant acharnée à faire passer la loi « El Khomri »… Un peu de suite dans les idées devrait pourtant vous aider à comprendre.
Sans oublier la bataille des retraites, également dans le même esprit!

Pour ce qui est de la Silicon Valley, c’est aussi tellement une évidence… Néanmoins, j’ai pris la peine de me documenter davantage dessus. (voir à la suite) Le résultat explique parfaitement le syndrome actuel, tel que décrit par les articles.


La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas non plus un phénomène linéaire, et fait l’objet d’une offensive permanente du capital contre le prolétariat, notamment depuis la liquidation des accords de Bretton Woods et le premier « choc pétrolier ». Autrement, comment expliquer la baisse des salaires, le chômage, la dégradation des conditions de vie, les reculs sociaux, etc…
Sur le sujet voir:
https://alencontre.org/economie/le-debat-sur-le-taux-de-profit.html
Mylène Gaulard a contribué à expliquer en partie comment ce phénomène atteint aussi progressivement les pays « émergents », comme la Chine.

Sinon, pour le reste, il y a des éléments intéressants dans vos analyses, mais la cohérence globale me parait plutôt franchement défaillante, tant les contradictions en sont évidentes.


Dans l’approche critique que je propose, le point discutable formellement reste le pb du taux de profit. Mais si les chiffres ne sont pas évidents à déterminer, les symptômes sont là, et ils renforcent carrément la cohérence de l’ensemble.
Cela n’est pas un problème idéologique, mais un simple constat.
Il se trouve que des choix politiques s’imposent, en conséquence, et je comprends que cela soit difficile à assumer pour certains.


Pour conclure, je ne suis pas « pessimiste », mais simplement réaliste. Voir les choses en face ne peut qu’éviter des errements et des désillusions.


Le but de l’analyse et de tenter d’anticiper, pour réagir à temps, et non après coup.


Pour ce qui est du « projet RU », il n’est peut être pas encore trop tard. Encore faut-il ouvrir les yeux, et dessiller ceux qui sont aveuglé par cette « manne céleste » prête à tomber des cieux obscurs du capital financier.


Luniterre


PS: assez découragé, j’avais laissé tombé ce mail, pensant franchement que le problème n’est pas forcément la question du taux de profit, mais plutôt celui du taux de comprenette… en chute libre des deux côtés de l’atlantique, apparemment.


Toutefois, par un bel effort de synthèse historique, pourrait-on dire, le camarade Michel Labelle vient de marquer quelques points importants de son côté de l’océan…


Sauf à vouloir gommer tous les symptômes de la crise depuis la liquidation des accords de Bretton Woods, on voit bien que l’histoire du capital, depuis, est au mieux une suite de paliers poussivement aménagés, sauf peut-être pour l’épisode « chinois », mais actuellement en train de devenir plus le problème que la solution, entre des phases de descente successives.


Le processus de destruction de l’Etat providence de type social-démocrate au « profit » d’une alternative social-fasciste ne peut pas se faire du jour au lendemain, s’il doit être efficace pour  le capital. Il s’agit, selon les différents « plans » déjà esquissé par le MFRB et autres « utopistes » vendus au système, d’un processus progressif de remplacement, d’une dégradation « progressive » et hypothétiquement « indolore » dans la perception que doivent en avoir les victimes, c’est à dire les prolos.
Certains propos de Hamon sont déjà révélateurs à cet égard.

 

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SILICON VALLEY:

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http://frenchdistrict.com/californie-nord/articles/silicon-valley-entreprises-hightech/


https://fr.wikipedia.org/wiki/Silicon_Valley

La ré-émergence

Après un passage à vide, la vague du Web 2.0, et surtout une accélération de la diversification vers d’autres domaines que l’informatique, notamment vers les biotechnologies et les énergies renouvelables, ont redonné un nouveau souffle à Silicon Valley. En 2008, il existe sept entreprises travaillant pour l’énergie solaire parmi lesquelles figurent SolarCity (Foster City), Sun Power (San José), Nanosolar, Ausra (Palo Alto) et eSolar (Pasadena)6.

La région reste l’épicentre technologique principal de la Californie, offrant les plus hauts salaires et employant le plus de salariés et de « cerveaux » du secteur, selon le rapport California Cybercities 2006 publié par l’AeA, une association professionnelle de l’industrie des hautes technologies.

2006 semble avoir vu un tournant décisif pour le pôle, qui a retrouvé sa santé économique selon le rapport annuel du Joint Venture Silicon Valley7. L’organisation estime que plus de 30 000 emplois auraient été créés entre juillet 2005 et juillet 2006, accompagnés notamment d’un investissement de 900 millions de dollars dans des technologies touchant aux énergies dites « propres ». Le Département du développement économique de l’État confirmait cette tendance en annonçant en mars 2007 une augmentation de 2,6 % du taux d’emploi de la région entre janvier 2006 et janvier 2007, une croissance inédite depuis avril 20018.

Le même rapport note aussi le rôle crucial joué par les étrangers : l’immigration y a doublé entre 2005 et 2006, on parle une autre langue que l’anglais dans 48 % des foyers de Silicon Valley, et 55 % des employés dans les domaines des sciences et des technologies sont nés en dehors des États-Unis (l’Inde et la Chine représentant les viviers de cerveaux les plus importants).

Le niveau de vie dans Silicon Valley et la région de la baie de San Francisco en général reste cependant parmi les plus élevés de la planète, et seuls 26 % des foyers ont un pouvoir d’achat suffisant pour devenir propriétaires7. Le rapport de Joint Venture Silicon Valley note aussi une tendance inquiétante dans le domaine de l’éducation, avec un déclin du nombre des diplômés et une augmentation de la délinquance juvénile.

Dans la Silicon Valley, le niveau de vie est élevé pour les informaticiens de haut niveau et les cadres. Cependant, ce n’est pas le cas pour toute une population de salariés. Beaucoup de personnes travaillant dans les services non informatique sont sous-payées et ont les plus grandes difficultés pour se loger ou pour manger à des prix abordables7. Même dans les entreprises informatiques des problèmes de recrutement se posent notamment pour les personnels administratifs (secrétaire, comptable, employé) et techniques (services généraux)7. Fin 2013, il semble que la population de la Silicon Valley se répartisse principalement en deux catégories : « quelques oligarques richissimes et une classe de travailleurs mal payés pour les servir, pas de classe moyenne, ou alors minuscule9 ».

La Silicon Valley est aujourd’hui concurrencée par de nouveaux technopôles : Bangalore est devenue l’une de ses rivales, où nombre d’entreprises de hautes technologies ont partiellement ou complètement déplacé leurs centres d’appels, et, progressivement, une partie de leurs activités. De même, des projets d’aménagement inspirés de la Silicon Valley sont lancés ailleurs dans le monde, comme à Paris-Saclay en France ou à Skolkovo dans la banlieue de Moscou.

 

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La Silicon Valley, vue de Suisse… à propos du « Revenu Universel »…

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 La Silicon Valley

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Vue de Suisse…

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Extrait d’un échange de correspondances

avec le camarade do, du site VLR,

au sujet du « Revenu Universel »…

 

 

Salut tout le monde,

J’ai déjà répondu aux questions de ( ) au sujet de l’intention des valets de la bourgeoisie qui veulent donner le revenu universel. Tout simplement, en ce moment, la bourgeoisie a peur du prolétariat. Alors les bourgeois veulent donner quelque chose pour tenter d’éviter la révolution, ou du moins tenter de la retarder. Et la conclusion de ce constat est que le rapport de force est plus favorable au prolétariat qu’il n’y parait.

Si le Revenu universel est facho sous prétexte qu’on en revient ainsi à l’État providence, alors il faut dire que Keynes était facho. Je crois qu’il faut arrêter de voir du fascisme partout.

Il existe chez les riches quelques motivations au revenu universel que ne semblent pas connaître certains révolutionnaires, je vous invite en conséquence à regarder ces deux articles parus dans un journal suisse et qui précisent les motivations des maîtres de la Silicon Valley, qui ne cachent en fait ni leurs intentions ni leurs diverses raisons avec le revenu universel :

http://mai68.org/spip/spip.php?article10442

http://mai68.org/spip/spip.php?article10444

Ces articles sont essentiels pour bien comprendre la chose.

    A+

    do

    http://mai68.org/spip

 

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Bonjour à tous,


Très intéressants, en effet, ces témoignages sur la réalité de ce coin du monde, la Silicon Valley, et vu par des Suisses…


Précisément, et sociologiquement parlant, c’est un peu le coup des « lunettes google », à vision sélective, auquel l’un des intervenant fait allusion de façon ironique…


En effet, le capitalisme est par essence, et même par nécessité, le royaume du développement inégal.

De même, le cours de l’histoire, comme le cours d’eau dans la nature, n’est pas un processus linéaire et univoque: il y a, localement, des contre-courants… Pour autant, le fleuve, emporté par la gravité, ne remonte jamais vers sa source! Ceci dit, un observateur situé dans un repli de la rive où se produit un contre courant peu très bien se tromper sur le sens général de celui-ci…


Manifestement, il existe des « poches » de développement économique qui paraissent contredire le mouvement général de la crise.


Du point de vue d’un « boss » de start-up en pleine expansion, dans la Silicon Valley, le spectacle de la misère peut paraitre tout à fait incompréhensible, entrainant soit des réactions de mépris, soit des réactions de compassion, pour ceux qui se veulent une éthique, comme c’est souvent le cas chez les réacs « charitables »…


La Silicon Valley, et surtout vue de Suisse, rentre tout à fait dans ce type de démarche…
Autrement dit, le principe du RU considéré dans ce cadre local, limité, et peu représentatif du contexte général de la crise, peut à la rigueur rentrer dans le concept d’État providence, localement d’autant plus revivifié par le choc des courants contraires…


La méthode d’analyse ML mène à voir le décalage général entre l’état actuel de ce qui reste de l’État providence, hérité des générations passées, et qui s’en va inévitablement en peau de chagrin, avec la crise, d’une part, et le résultat évident, d’autre part, de l’instauration de l’une ou l’autre des formules de RU proposées par le MFRB, Hamon ou autres officines du système:


Il ne s’agit pas d’une « revivification » du concept, qui constituerait un « nouveau progrès social historique », selon Hamon et ses sbires, mais bien au contraire d’un recul radical en matière de protection sociale, et en fait, d’une liquidation définitive du principe, au « profit » d’une mutualisation de la misère, qui, en outre, opposera violemment les prolos et les sous prolos entre-eux.


C’est donc bien d’une nouvelle forme,
et particulièrement cohérente, de social-fascisme, qu’il s’agit, et parfaitement adaptée à l’état actuel de la société occidentale, au moins.


De plus, le RU est déjà, lui-même et par définition, une « peau de chagrin » qu’il sera loisible au système de réduire en fonction des possibilités et/ou des nécessité de sa « reconquête » du taux de profit. Mais là encore, cela n’exclut pas des « contre-courants » locaux ou provisoires, histoire d’enfumer encore davantage les esprits, style le bâton et la carotte!

 

Tout cela parait d’une telle évidence, et d’autant plus, soulignée par le fait que ce sont les médias « main stream » qui « matraquent » littéralement la conscience du peuple avec ce nouveau personnage fétiche qu’est devenu Hamon.

 

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Derrière ces médias, ceux qui tirent les ficelles du spectacle ne sont pas des « idéalistes charitables », même « petits-bourgeois », ce sont directement les intérêts du capital financier, qui sont en jeu, et qui n’investissent pas au hasard, même et surtout, dans une campagne d’enfumage à grande échelle.

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A ce niveau, il n’y a pas de hasard, pas même de « contre courant ». Seulement la marche inexorable du capitalisme en crise, vers la mer, de sang et de larmes des prolos.

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Bien à vous tous,

Amicalement,

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Luniterre

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PS: c’est pourquoi j’ai avancé l’idée d’une ligne de résistance provisoire, autour des restes actuels de l' »État providence », non pour en faire la promotion, mais au contraire, pour amorcer l’explication du phénomène en cours et passer à une contre-offensive, éventuellement possible, selon notre capacité en matière d’agit-prop et de résistance prolétarienne.

 

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Débat sur l’action de la loi de la valeur ( Collectif Défense )

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Débat sur l’action de la loi de la valeur

en régime socialiste

proposé par le Collectif Défense

14 janvier 2017 17 h 35 min

Le Collectif propose aux organisations se référant au marxisme-léninisme et aux travailleurs qui s’interrogent sur la possibilité de construire une société socialiste un débat sur la loi de la valeur, sa signification, son utilisation par la bourgeoisie dans le système capitaliste et par l’État socialiste.

Voici un texte d’introduction et une première réflexion du Collectif:

 

En version PDF:

 

Débat-collectif-Loi-de-la-valeur

 

logo-cd

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A titre indicatif, le point de vue

de TRIBUNE MARXISTE-LÉNINISTE

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Sur la Loi de la valeur s’est trouvé développé

au cours de la critique du courant « Wertkritik »:

 

Ici en PDF:

Marx-au-banc-dessai-de-l’histoire

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https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

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« Lutte Ouvrière » sur le RU, Ou l’inconscience de la petite-bourgeoisie réformiste « de gauche »…

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« Lutte Ouvrière » sur le RU

Ou l’inconscience révélée

de la petite-bourgeoisie

réformiste « de gauche »…

CITATION, annotée…:

« Les différents candidats à l’élection présidentielle qui se disent en faveur d’un revenu universel prétendent y trouver une solution pour faire face à la progression du chômage, que tous considèrent comme inévitable, et un moyen de limiter l’augmentation de la pauvreté qui en résulte.

Cette mesure prétendument sociale entérine le fait qu’une partie croissante de la population, même dans les quelques pays riches de la planète, doit vivre avec un revenu qui permet tout juste d’assurer les dépenses incompressibles telles que le logement, (Qui peut et se loger et survivre, entre 400 et 1000 euros?) alors qu’à l’autre pôle de la société, une minorité accumule des milliards.

Qu’ils chiffrent ce revenu universel à 400 ou à 1 000 euros, tous les candidats le conçoivent comme devant être financé par la population elle-même. Chaque projet prévoit de mutualiser la pauvreté, comme ont été mutualisées la vieillesse ou la maladie. Il n’est jamais question de s’attaquer aux revenus du capital. S’il voit le jour, ce revenu universel permettra aux patrons de trouver plus facilement une main-d’œuvre prête pour tous les types de contrats de travail possibles puisque la faiblesse du salaire sera compensée par la société.

La Finlande, qui vient d’engager une expérimentation du salaire universel, l’a conçu dans ce sens. Deux mille chômeurs tirés au sort reçoivent, depuis le 1er janvier, 560 euros – la perte de revenu éventuelle avec les allocations chômage est tout de même compensée – de façon à ce que chaque chômeur puisse accepter n’importe quel travail puisque celui-ci se cumule.

Le rêve de la gauche est de mettre en place un amortisseur social qui ne coûte rien ou presque aux patrons. Ce rêve n’est pas le nôtre. (Là, on est presque rassurés…mais>> La société capitaliste recèle bien d’autres possibilités à condition de la débarrasser de la mainmise de la grande bourgeoisie qui la parasite. (…et donc elle serait mieux gérée par la petite-bourgeoisie…de LO??!!) Mais même pour mettre en place un revenu garanti à tous,  (L’idée réformiste plait donc à LO, en fin de compte!!) il est nécessaire d’arracher aux classes possédantes une partie de leur richesse, sinon cela revient à opposer une partie des classes populaires à une autre. Et il sera de toute façon nécessaire que les travailleurs arrachent aux capitalistes la direction de leurs entreprises,(…aux calendes grecques??) afin de décider de l’organisation de l’économie pour répondre aux besoins du plus grand nombre.

Inès Rabah »

La source de cette « perle »:

https://journal.lutte-ouvriere.org/2017/01/04/revenu-universel-au-service-de-qui_73808.html

lo-ubu

Sur les délires kollabos de LO, voir aussi:

 

« Lutte Ouvrière » …ou lutte policière? Ou l’ombre d’un coup d’état ubuesque FN-trotskyste!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/27/lutte-ouvriere-ou-lutte-policiere-ou-lombre-dun-coup-detat-ubuesque-fn-trotskyste/

 

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A propos du « colloque » OFCE sur le prétendu « revenu universel »

 

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Camarades,


Dans le document de l’OFCE
(*) se trouve la phrase suivante:


 « Le revenu de base y est présenté comme une réponse à des mutations sociales liées à l’essor du numérique qui tendent à « remettre en cause la prédominance de l’emploi salarié ainsi que les fondements de la protection sociale » »


Phrase qui ‘liquide’ la théorie de la valeur marxiste et se propose de liquider en passant une des parties la plus importante du salaire indirecte des ouvriers, artisans, paysans et autres bénéficiaires de la Sécurité Sociale.


Si on « met en cause l’emploi salarié » on met en cause les profits, le taux de profit et tout le système capitaliste. C’est le programme socialiste qui abolira le salariat mais en liquidant d’abord le capitalisme.


Sans travail salarié pas de plus-value et les capitalistes se trouveraient mal. Ils le mettront jamais en pratique.
C’est une pure absurdité (pour ne pas écrire « imbécilité »). Ceux qui connaissent la réalité des usines, savent que les bourges n’investissent pas en « numérique » (robots, remplacement des hommes par des machines) que contraints et forcés par la concurrence car des tels investissements font chuter le taux de profit (ABC du marxisme). Et ceux qui ont cru leurs discours, reviennent sur la robotisation. Voir les constructeurs automobiles.


Alors prétendre, sous le capitalisme que les bourges vont s’auto liquider pour les beaux yeux des ambitions politiciennes de jean foutres, c’est demander plus que de raison. Il n’y a que des spéculateurs de la ‘pensée’ qui n’ont jamais mis un pied dans une usine qui peuvent carburer avec de tels absurdités.

 

Par contre, ou plutôt caché derrière cette prose bonne pour des enfants et/ou des ‘intellos’ à la gomme comme il y en a tant, se trouvent, de la part des financiers, des capitalistes quoi,  l’envie bien réelle d’alpager la cagnotte de la Sécurité Sociale, et de faire cracher des sous jusqu’au sang à tous les gens qui auront besoin de se soigner dans leurs hôpitaux privés (qui fleurissent déjà en France suite aux politiques de la droite et de la social démocratie de droite).


Il n’y a pas à se casser la tête à « discuter » de tels inepties, d’ailleurs une telle « discussion » prépare le terrain pour se faire voler la Santé, La Sécu, l’Education et tutti quanti, mais rejeter tout ça, si possible d’un bon coup de pied où elle le mérite.

Viriato

 

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( *   http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/seminaires/sem20161013/2.pdf   )

 

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De la « Loi Travail » au « revenu universel », ou comment un piège anti-social peut en cacher un autre…

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Au lendemain du premier débat de la « primaire de gauche » on comprend qu’un nouvel enjeu sous-tend les contradictions entre les candidats « de gauche » à la présidentielle 2017: pour ou contre le « revenu universel »…

Et c’est Benoît Hamon, un des rares « opposants » apparemment encore engagé contre la « loi travail » qui s’en fait le principal promoteur…
(…)
Le « projet » repose sur un « processus » progressif qui commencerait par une revalorisation du RSA à 600 euros et son extension systématique à tous les 18-25 ans, étape chiffrée à 45 milliards d’euros par Benoît Hamon. Déjà très lourd, mais encore crédible, sous réserve de vérification plus précise… Ensuite il se propose d’atteindre l’objectif de 750 euros par mois, généralisés à tous les habitants du pays, à l’horizon 2020…! Pourquoi pas, serait-on tenté de dire, à priori… Le coût? 300 milliards, selon lui…


Qu’en est-il, en réalité? 300 milliard, en termes de revenu mensuel, pour 66,6 millions d’habitants, c’est 375 euros par mois, et non 750…


Et même si l’on en exclu les « moins de 18 ans », et en vertu de quoi, vu que ce « revenu » remplacera toutes autres allocations familiales et aides au logement, ce n’est encore que 470 euros par mois, et non 750…


750 euros par mois et par habitant, c’est donc, en réalité, près de 600 milliards, et non 300…


A comparer avec le budget global actuel de l’État français…
Voici ce qu’il en est, de ce budget, tel que prévu pour 2017:

« Il prévoit un déficit de 69,3 milliards d’euros, soit 2,7 % du PIB. Les dépenses nettes de l’État seraient de 381,7 milliards d’euros, contre 374,3 en 2016, et les recettes nettes de 307 milliards d’euros, contre 301,7 en 2016. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l’%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2017#cite_note-minefi-chiffres-cles-2017-1

 

On mesure tout de suite l’absurdité de ce projet, mais l’on doit s’interroger sur les raisons qui poussent un grand nombre de médias, comme BFM-TV, à lui accorder une crédibilité, et à en faire un enjeu de société… Cette démarche est relayée, en outre et à la base, par un grand nombre d’« intellectuels de gauche », sociologues et « économistes » de tous poils, et y compris par des institutions « libérales », comme l’OFCE, fondé par Raymond Barre…

(…)En réalité, évidemment, l’argent existe… dans les caisses de la Sécu, de l’Assurance chômage, des retraites de base, des retraites complémentaires…


Au total, il y a précisément là de quoi financer un tel « revenu universel », à hauteur de 750 euros par mois…

A condition de renoncer à tous autres  droits sociaux… »

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Le nouvel article de Pierre GRINDSABLE,

 en intégralité sur

Solydairinfo:

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/01/14/de-la-loi-travail-au-revenu-universel-ou-comment-un-piege-anti-social-peut-en-cacher-un-autre/

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Et sur

FRONT des LAïCS:

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/01/14/de-la-loi-travail-au-revenu-universel-ou-comment-un-piege-anti-social-peut-en-cacher-un-autre/

 

 

Et maintenant, sur 

AgoraVox:

De la « Loi Travail » au « revenu universel », ou comment un piège anti-social peut en cacher un autre…

 

 De la « Loi Travail » au « revenu universel », ou comment un piège anti-social peut en cacher un autre…

 

Au lendemain du premier débat de la « primaire de gauche » on comprend qu’un nouvel enjeu sous-tend les contradictions entre les candidats « de gauche » à (…)

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-la-loi-travail-au-revenu-188551

 

 

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