Trois mois de luttes du mouvement GJ – Mise à jour de la pétition Ab.CICE !!

 

Trois mois de luttes du mouvement GJ

– Mise à jour de la pétition Ab.CICE !!

 

 

 

 

Bonjour à tous,

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage », telle est la stratégie du pouvoir, depuis le 17 Novembre. Multipliant les provocations policières, casseurs et tagueurs « infiltrés », « philosophe au contact », mais « philosophe » au parcours d’expression notoirement provocateur et raciste assumé, tout cela ne peut que provoquer les réactions souhaitées pour discréditer le mouvement et faire dévier le débat public loin des préoccupations sociales qui restent pourtant l’urgence, après trois mois de lutte.

Bien évidemment, les insultes proférées sont condamnables en tant que telles et c’est à la justice de déterminer leur caractère éventuellement antisémite ou non.

Le débat sur le prétendu confusionnisme, entre antisionisme et antisémitisme, est également celui voulu par le pouvoir pour faire dévier le débat loin du malaise social et se trouve, quand au fond, tout à fait hors sujet par rapport aux préoccupations immédiates de la majorité des travailleurs, des retraités et des mères de familles de ce pays.

C’est ce qu’a montré l’échec relatif et consternant du « grand rassemblement » Place de la République, dont les chiffres « officiels » nous restent, cette fois ci, « mystérieusement » cachés… : à force de crier « Au loup ! » à tout propos et surtout, hors de propos, la crédibilité du pouvoir en matière de défense des libertés est totalement émoussée et ne mobilise plus guère que ses propres sympathisants et la partie la plus déconsidérée de la classe politique.

Lorsque les GJ sont dans la rue, les situations tendues sont celles créées délibérément par le pouvoir, et en fin de compte, même la responsabilité des quelques « dérapages » lui incombe, dans la mesure où ils sont largement et délibérément provoqués.

Après trois mois de lutte, la résistance continue malgré ces manœuvres extrêmement malsaines de pourrissement du conflit social, et le seul résultat est qu’elles freinent effectivement l’apparition d’une plateforme unitaire de revendications. Créer et entretenir la division au sein même des classes populaires, telle est, en réalité, l’aspect fondamental de la stratégie du pouvoir, alors même qu’il se prétend le garant de l’unité du pays.

C’est aussi le but du mirage de ce pseudo-dialogue institué par le « grand débat » dont les problèmes sociaux réels sont évacués par avance.

Au tournant de ces trois mois il apparaît donc clairement que c’est dans la capacité de formuler enfin une plate-forme unitaire de revendications sociales que se trouve le second souffle possible de la résistance du mouvement GJ.

Différentes tentatives ont eu lieu en ce sens, sans réellement aboutir encore. Par défaut, peut-on dire, c’est la liste des 42 revendications du 29 Novembre qui reste la référence la plus courante. Pourtant, si elle n’a pas rempli réellement son rôle de plate-forme unitaire, c’est bien parce qu’elle a besoin d’être amendée, tant en fonction de l’évolution du mouvement que de celle de l’environnement économique et social.

C’est dans cet esprit qu’à été créée la pétition que vous avez signé et qui est donc, malgré tout, plus que jamais d’actualité, même si c’est une réalité sur laquelle il reste difficile de communiquer.

Trois mois de luttes, c’est aussi trois mois de réflexions, d’études et de recherches sur la réalité des données économiques dont le pouvoir et les partis politiques traditionnels, et même les bureaucraties syndicales, veulent en réalité tenir éloignées les catégories populaires pourtant réellement concernées.

C’est pourquoi il nous paraît juste de communiquer aujourd’hui sur la republication, notamment sur Solydairinfo et Agoravox, d’un récapitulatif de différentes études parues au cours de ces trois mois, et dont les extraits choisis contiennent l’essentiel des données économiques, fiscales et sociales de la situation actuelle en France.

GJ-les42Revendications

 

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/02/21/trois-mois-de-luttes-du-mouvement-gj-mise-a-jour-de-la-petition/

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/16/17-novembre-2018-3-mois-de-luttes-des-gj-et-toujours-un-pognon-dingue-du-cote-du-capital/

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/17-novembre-2018-3-mois-de-luttes-212737

 

17 Novembre – 17 Février

3 mois de luttes des GJ

et toujours un « pognon dingue »

…du côté

du Capital !

 

Les « mesures Macron » du 10 décembre 2018 avaient pour but immédiat de désamorcer la colère populaire en répondant à ce qui paraissait être l’urgence sociale.

Or cette urgence provenait d’abord de la surtaxation des carburants. L’allègement immédiat, sous forme d’abrogation de la hausse prévue, couplé avec une conjoncture de baisse relative du prix du pétrole, a effectivement créé l’illusion d’une victoire tactique des GJ.

Le tour de passe-passe concernant l’élargissement de la « prime d’activité » très mensongèrement baptisée « hausse du SMIC » a permis de focaliser la détresse des plus démunis sur les démarches administratives nécessaires pour décrocher cette carotte médiatiquement agitée sur les écrans devant leurs nez et sous leurs yeux provisoirement ébahis…

En termes de surtaxation et de pression fiscale, pourtant, globalement, le résultat est bel et bien le contraire, avec un accroissement du déficit public, du but initialement fixé par les GJ, et la « victoire tactique » s’est dissipée dans la fumée des lacrymos, tandis que les Actes Hebdomadaires des GJ sont devenus pour la plus grande masse un spectacle « street western » où l’on compte les points, les foules, les morts et les blessés, les mois de prisons distribués en fonction de l’audimat généré par les « prévenus », etc… Un spectacle où la sympathie générale va plutôt du côté des costumes jaunes fluo, mais où le pouvoir s’entend à faire reluire, à l’occasion, la cote des bleus, et sinon, et en tout cas, à en faire l’épouvantail idéal pour le défoulement des frustrations sociales irrécupérables, quant au fond…

Le « grand débat » n’a pas réussi à supplanter le spectacle de la rue, mais même le refus d’y inscrire l’ISF au chapitre du « débat fiscal » permet de continuer de focaliser, avec l’aide des syndicats, l’attention du public sur une chimère de « justice sociale », alors que la réalité des chiffres et leur démesure est tout à fait ailleurs…

Récapitulation des différents aperçus du problème exposés au fil de ces trois mois sur TML…

On a donc extrait les passages des articles où sont exposés les chiffres essentiels qui permettent de mesurer l’ampleur de la problématique économique actuelle, c’est à dire, sa démesure, en fait.

Mais c’est dans cette démesure même que l’on découvre les marges comptablement réalisables des véritables revendications sociales, encore actuellement inexprimées en tant que force sociale unitaire réellement organisée, et qui permettraient, à tout le moins, de les établir comme légitimes.

Un travail qui reste donc entièrement à faire…

 

 

 

L’article également sur

TML

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/16/17-novembre-2018-3-mois-de-luttes-des-gj-et-toujours-un-pognon-dingue-du-cote-du-capital/

 

 

 

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De quoi Finkielkraut est-il le nom?

 

De quoi Finkielkraut est-il le nom?

 

 

Dans le contexte actuel, le dérapage de type « insulte » est inévitable lors de ce genre d’altercation, et d’autant plus qu’il s’agit d’une provocation organisée dans un but politique précis, dans le cadre d’un agenda qui ne doit rien au hasard, comme nous le rappellent eux-mêmes, si l’on avait un doute, les députés à la manœuvre dans le projet de loi d’assimilation « antisionisme=antisémitisme »!

Il n’y a donc évidemment aucun hasard dans cette affaire !

La pétition lancée avant-hier matin pour soutenir ce projet en est déjà à plus de 13 000 signatures et profite tout aussi évidemment de l’ »effet Finkielkraut »….

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3051#forum2609

Les gens qui ont agressé verbalement Finkelkraut sont tombés dans le piège prévu à cet effet, mais ils ont relativement maîtrisé la situation en restant précisément sur le terrain de l’antisionisme, prouvant par là que l’antisémitisme reste étranger au GJ de base, dans l’ensemble, d’éventuelles exceptions n’ayant pas encore été réellement démontrées, de toutes façons.

Il faut donc rester zen et contre-attaquer carrément sur le fond du problème, le sionisme, et non pas pleurnicher sur la liberté d’expression, qui est bien le dernier des soucis du système…

C’est en contre-attaquant sur ce fond solide, et en lui donnant, par nos luttes, la légitimité qu’il mérite, que nous pourrons éventuellement retrouver des forces sociales nouvelles à mettre en mouvement et à unir avec l’ensemble des objectifs sociaux, encore non exprimés en tant que plateforme unitaire.

Deux combats qui peuvent et doivent devenir synergiques si nous voulons cesser de reculer et reprendre la voie ouverte le 17 Novembre.

Luniterre

 

« Antiraciste », Finkielkraut ?

 

 

 

 

 

 

Contre les Noirs, les Arabes, les Antillais,

Alain Finkielkraut a multiplié depuis une trentaine d’années

les pires insultes racistes.

 

- « Les Noirs et les Arabes ont la haine de la France  » et « ils exercent dans les banlieues une mauvaise influence sur les jeunes blancs »
- « l’équipe de foot de France est ’black-black-black’ et ’elle est devenue la risée de toute l’Europe ».
- Le « philosophe », a une telle haine et un tel mépris des Noirs, qu’il s’est déchaîné quand des Noirs ont osé demander la reconnaissance du crime que fut l’esclavagisme : « Qu’est-ce qu’on leur a fait aux Africains ? Rien que du bien  » . La colonisation a eu le mérite « d’apporter la civilisation à des sauvages » . Et on a tort de ne plus l’enseigner dans les écoles, déplore-t-il.

« Le discours répugnant de l’autocritique face à l’esclavage et à la colonisation » le font sortir de ses gonds. Ce n’est pas pour rien qu’il défend la colonisation des territoires palestiniens occupés.

- Dans l’hebdomadaire Le Point, à propos du livre « La Rage et l’orgueil » d’Oriana Fallaci, qui a écrit que « Les musulmans se reproduisent comme des rats », et « souillent les églises d’occident des miasmes nauséabonds de leurs excréments ou de leur urine », Alain Finlielkraut a écrit que, « Oriana Fallaci a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider par le mensonge vertueux. Elle met les pieds dans le plat, elle s’efforce de regarder la réalité en face ».

- Finkielkraut s’en est pris aux aux Antillais, en parlant des  » victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole ».
Et ce fervent opposant au métissage, qui défend la pureté de la race, s’en prenait sur Radio Shalom, à la  » créolité  » : »J’ai peur néanmoins que la créolité puisse aussi servir à entretenir, outre la haine de la France coloniale, la haine d’Israël, Etat juif si vous voulez, c’est-à-dire Etat non créole, non métissé. »

Et encore : « Le métissage est la valeur suprême de l’antiracisme contemporain, son maître mot, sa réponse à la préférence nationale et à l’universalisme conquérant (…). Sous le nom de métissage, l’Occidental éclairé s’adonne à toutes les expériences, à toutes les aventures, à toutes les hybridations ». (AF Les Battements du monde, op. cité, p. 48).

- Dans Haaretz du 18 novembre 2005, dont de larges extraits ont été publiés par Le Monde, Finkielkraut va jusqu’à s’étonner que les écoles françaises qui accueillent des enfants immigrés en situation illégale ne les dénoncent pas à la police ! Incitation à la délation ! Sous Vichy, il aurait sans doute préconisé que les écoles dénoncent à la police les enfants juifs qui s’y trouvaient ?

Et tout ceci est d’autant plus grave que M. Alain Finkielkraut n’est ni un « dérapeur », ni un « schizophrène disjoncté », mais quelqu’un de cohérent et d’influent, qui prend la parole abondamment et en permanence sur toutes sortes de médias, y compris publics, comme France-Culture, qui est invité à donner des centaines de conférences à des étudiants, qui distille la haine et le poison raciste, avec la complicité de bon nombre de politiques et de journalistes, de manière excessivement dangereuse. Le tout récompensé, il y a quelques années, par un fauteuil ’d’Immortel » à l’Académie Française.

Devinez qui a dit : « Evidemment, à force de violences verbales, on crée le climat du pogrom » ?

C’est ce même raciste, qui joue son rôle au milieu d’un dispositif politique qui vise à réprimer de plus en plus durement toute velléité de contestation sociale, de revendication sociale au sein de l’ensemble de la population, et qui a besoin pour ce faire d’imprégner l’idée que la cause de nos difficultés se trouve dans une frange de la population bien ciblée, qui empêche la machine de tourner, qui la détraque. Matons-les (on en profitera pour mater les autres : grévistes, lycéens, sans logements, chômeurs…par la même occasion).

Et ce qui est également très grave, c’est qu’il le fait à chaque fois au nom des Juifs dans leur globalité, de manière à développer l’antisémitisme en France :

Il se permet en effet de généraliser quand il parle des  » Juifs », à tout bout de champ comme une catégorie compacte et forcément d’accord avec lui :
- « Les juifs comprennent ce que je viens de dire »…. »Je pense qu’aucun juif ne ferait une chose pareille… » à propos du fait de brûler une école. (Il est vrai qu’ on aurait du mal à imaginer un juif israélien saccager une école palestinienne, pour ne pas citer pire en ce qui concerne les agissements des bons soldats de leur armée d’occupation…) .
- A propos de la Palme d’Or décernée par le jury du Festival de Cannes à « Farenheit 911, le film de Michael Moore :  » C’est une très mauvaise nouvelle pour les juifs ! Car cette récompense est le fait de gens qui haïssent l’Amérique et qui du même souffle, du même pas satanisent Israël » . (RCJ 23 mai 2004)
- Et aussi : « Nous les juifs, on ne peut pas compter sur la société civile européenne » (Finkielkraut au micro de RCJ le 15 septembre 2003, après le sondage européen où 59 % des sondés avaient considéré qu’Israël constitue une menace pour la paix)
- Et encore : « Un patron de restaurant juif ne pourrait par exemple jamais embaucher un jeune de banlieue comme serveur, même s’il est antiraciste », parce que ce jeune parlerait mal et ne pourrait représenter ce patron !

Alors quelle manifestation mardi pour cette pauvre « victime », qui reconnait ne pas avoir été traité de « sale juif », mais qui voudrait qu’une loi soit votée pour assimiler antisionisme et antisémitisme !?

CAPJPO-EuroPalestine

 

Contre

 

la misère

le racisme

le sionisme

 

Un seul

 

et même

 

Combat!

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/16/17-novembre-2018-3-mois-de-luttes-des-gj-et-toujours-un-pognon-dingue-du-cote-du-capital/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/02/18/provocation-finkielkraut-un-mensonge-peut-en-cacher-un-autre/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/18/jaccuse-vils-pretentieux-du-pouvoir-vous-navez-rien-appris-de-lhistoire/

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J’accuse! – Vils prétentieux du pouvoir – Vous n’avez rien appris de l’histoire !

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/18/jaccuse-vils-pretentieux-du-pouvoir-vous-navez-rien-appris-de-lhistoire/

 

 

 

 

J’accuse!


« Vils prétentieux du pouvoir, je vous accuse de turpitude, de jeter de l’huile sur le feu du racisme. L’antisémitisme n’est pas un pion à jouer dans votre combat de domination. Vous n’avez rien appris de l’histoire ! »


Par Serge Grossvak,
Juif Autrement Yid

https://assawra.blogspot.com/2019/02/jaccuse.html

Juif je suis, et Gilet Jaune. Ce que je vois dans Peuple vêtu de jaune est beau, est digne. Ces gens que j’ai le bonheur de croiser lèvent la tête, ont de l’éclat dans les yeux et ils parlent, et ils réfléchissent. 

**
*

Rassemblement « contre les actes antisémites, 
contre leur instrumentalisation, 
pour le combat contre le racisme sous toutes ses formes »,
Paris – Ménilmontant (Ligne 2 – Station Ménilmontant) 
Mardi 19 février à 19H00.

***

J’accuse les hautes sphères politiques et médiatiques pour leur manipulation et leur trahison de la juste lutte contre l’antisémitisme.

J’accuse les pouvoirs politiques et médiatiques d’avoir construit de toute pièce l’accusation d’antisémitisme contre les Gilets Jaunes, contre le peuple rebelle.

J’accuse les principales autorités juives de pervertir la lutte contre l’antisémitisme par sa mise au service de visées politiciennes.

Le coeur me déchire de devoir formuler si graves accusations mais aujourd’hui, comme du temps de Zola, un travestissement des faits à caractère racial est commis à seule fin de protéger le pouvoir. Le coeur me déchire parce qu’étant juif ce à quoi j’assiste m’est plus blessant encore que les plus abjectes campagnes antisémites : cette manoeuvre contre le peuple trouve soutien et complicité dans les plus hautes autorités juives censées me représenter.

Au coeur des faits réels qui ont donné lieu à travestissements figurent 3 événements.

Le premier, pas nécessairement par ordre chronologique, est constitué par 3 actes antisémites concomitants. Les croix gammées sur les portraits de Simone Veil, la destruction des arbres souvenir d’Ilan Alimi, l’inscription « Juden » sur la devanture d’un magasin dont le propriétaire est juif. A ce jour nul ne sait quels sont les auteurs de ces actes odieux. A ce jour, nul ne peut être désigné coupable de ces gestes ignobles. A ce jour, nul individu, nul groupe ne peut être jeté à la vindicte. J’attends avec impatience que ceux ci soient identifiés afin qu’ils soient condamnés, mais encore plus parce que je voudrais être certain que ces gestes infâmes ne sont pas le fruit d’un de ces groupuscules extrémistes qui infestent la communauté juive. Chacun a ses hypothèses, pour les uns l’origine vient des Gilets Jaunes, pour moi il faudrait regarder du côté des Ldj et Bétar, peut être l’enquête aboutira-t-elle sur quelqu’autres imbéciles qui dans tous les cas de figure ne représenteront qu’eux même. Ces 3 faits, aussi graves soient-ils, ne peuvent, ne doivent donner lieu au lynchage médiatique d’un mouvement populaire. Pervertir le combat contre l’antisémitisme ne peut que conduire à nourrir le racisme bien plus puissamment que les fanatiques de sale obédience.

Le second événement concerne monsieur Finkelkraut. Je tiens ce personnage pour abject, pour un infâme raciste qui mérite amplement la réprobation populaire qu’il peut rencontrer. La réprobation sans coup, sans racisme, simplement l’expression du dégout que ce sale type inspire. Si une personne profère à son encontre des propos racistes, qu’elle soit justement condamnée. Quel dommage qu’il n’en ait pas été de même lors des éructations islamophobes de l’académicien. Le combat anti raciste en aurait été renforcé.

Le troisième événement concerne une dizaine de poivrots exhibant la quenelle lancée par l’antisémite Dieudonné. Cet acte d’une poignée de crétins a donné lieu à d’amples indignations jusqu’au plus haut de l’Etat. Quel dommage que cette indignation face à des ivrognes n’ait pas eu son pendant à juste dimension lorsque les auteurs de faits indignes ont été, dans la même semaine, un Maire et une Sénatrice chassant d’un marché municipal une femme pour port d’un signe religieux (islamique il est vrai, donc racisme acceptable). Cet usage politicien du nécessaire combat anti raciste est le pire ennemi de ceux qui aspirent à une bonne entente.

Rien ne justifie d’induire de ces 3 faits réels une mise en procès de quelque groupe que ce soit. Rien en l’état ne justifie de porter sur le moment à l’indignation nationale la dénonciation de l’antisémitisme, si ce n’est un bas calcul politicien qui n’a rien à voir avec l’antiracisme.

Juif je suis, et Gilet Jaune. Ce que je vois dans Peuple vêtu de jaune est beau, est digne. Ces gens que j’ai le bonheur de croiser lèvent la tête, ont de l’éclat dans les yeux et ils parlent, et ils réfléchissent. Des juifs, je n’ai jamais entendu parlé sur les ronds points, dans les réunions, ce n’est pas le sujet. Quelques fois sur Facebook surgissent des publications sur le sujet, étonnantes, portées par 2 ou 3 individus de passage jamais vus avant, jamais vus après. J’ai dénoncé ces publications racistes. La tendance est plûtot « on forme une famille » et les sujets sont le RIC, rend l’ISF, Macron démission, les médias devenus officines de propagande et les blessés, les blessés, les blessés…

J’éprouve une profonde admiration pour ces gens au quotidien si difficile qui soudain reprennent espoir. Il est des jours magiques et plein de soleil lorsque le peuple dit stop, déchire le silence, pulvérise l’oppressive fatalité. Ma famille Gilets Jaunes, je vous admire. Alors oui, je sais, avec une famille si nombreuse, couvrant tout un peuple, il y a fatalement parmi nous quelques voleurs, quelques brutes familiales, quelques pédophiles, quelques racistes, quelques antisémites… Enfin, toutes les déviances humaines existantes ne peuvent qu’être représentées dans un si grand nombre. Moi, je ne veux voir que le beau de cette révolte parce que le laid existait avant, bien avant et que seule la révolte est nouvelle. Parce que seule cette révolte de dignité peut faire, un peu, refluer le laid par la dimension humaine qu’elle porte. Tous les engagements du peuple sont confrontés à ce même dilemme, la Résistance, la Commune de Paris. A chaque fois, ceux du Peuple ou proches du Peuple (Victor Hugo !) y voient la grandeur, ceux du pouvoir, ceux de la haute, y cherchent les vilénies pour déverser leurs bassesses sur ceux d’en bas. Voilà ce que nous vivons une fois de plus. Rien de plus.

Vils prétentieux du pouvoir, je vous accuse de turpitude, de jeter de l’huile sur le feu du racisme. L’antisémitisme n’est pas un pion à jouer dans votre combat de domination. Vous n’avez rien appris de l’histoire !

Serge Grossvak,
Juif Autrement Yid

https://assawra.blogspot.com/2019/02/jaccuse.html

 

 

Sur le même thème, sur

 

FRONTdesLAïCS

Provocation Finkielkraut :

Un mensonge peut en cacher un autre… !

 

Libération« check news »

Dans un premier temps, ce « check news » semble honêtement rétablir un peu de vérité, notamment en rapport des mensonges de Benjamin Griveaux…

Mais pour assimiler antisionisme et antisémitisme, alors que malgré la violence incontestable des invectives il n’en a précisément relevé aucune trace jusque là: il lui faut donc en créer une à tout prix, en détournant le sens basique des mots!

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/02/18/provocation-finkielkraut-un-mensonge-peut-en-cacher-un-autre/

 

SYRIE, LIBÉRATION DE LA GHOUTA : une vidéo retrouvée

Cette vidéo, le plus souvent diffusée, à l’époque, avec l’URL  https://youtu.be/ICXs7O65Q6E , avait donc disparu de nos blogs, ayant été retirée de youtube.

Après quelques recherches, la voici donc retrouvée sous une autre URL, dans une version même plus longue, semble-t-il, en termes de vues significatives.

 

 

 

A sauvegarder absolument, comme doc historique à opposer au discours falsifié des médias occidentaux.

 

Et merci au blogueur qui l’a préservée ici:

http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/cartes-video-photos-le-point-sur-la-bataille-de-la-ghouta-est-au-24-mars-2018-southfront

 

Source ici:

https://maps.southfront.org/overview-of-battle-for-eastern-ghouta-on-march-24-2018-maps-video-photos/

 

Autre source:

https://off-guardian.org/2018/03/25/video-syrian-arab-army-liberates-key-town-in-east-ghouta/

 

ET FINALEMENT, UNE SAUVEGARDE EFFECTUÉE PAR LE CAMARADE DO, SUR SON SITE VLR !!!

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3050

 

Avec un commentaire de remerciement, proposé par TML:

 

 

Un grand merci pour cette précieuse sauvegarde, camarade !

Un moment d’histoire et d’humanité qui donne tout son sens aux combats que nous menons.

L’utopie sociale ne prendra pas forme par le miracle de notre simple désir intellectuel, mais par la transformation, pied à pied, du réel. Sur ce chemin l’impérialisme US et ses séides ne sont pas juste une formule de propagande pour faire joli dans le texte, mais bien une réalité cruelle dont les peuples sont heureux d’être libérés.

On peut rester à disserter derrière son écran et décider, par commodité intellectuelle, mais, le plus souvent, par intérêt, que les nations qui résistent sont des « dictatures », des « impérialismes », et que les troupes US et leurs séides sont des « libérateurs », mais sur le terrain, ceux qui ont choisi de faire front contre l’impérialisme US, s’ils savent le prix à payer, savent aussi pourquoi, à l’arrivée, et c’est ce que nous montrent ces images, à la fois tragiques et superbes.

Le combat continue !

Luniterre

 

 

 

 

17 Novembre 2018 – 3 mois de luttes des GJ et toujours un « pognon dingue » …du côté du Capital !

17 Novembre – 17 Février

3 mois de luttes des GJ

 

et toujours un « pognon dingue »

 

…du côté du Capital !

 

 

 

Les « mesures Macron » du 10 décembre 2018 avaient pour but immédiat de désamorcer la colère populaire en répondant à ce qui paraissait être l’urgence sociale.

 

Or cette urgence provenait d’abord de la surtaxation des carburants. L’allègement immédiat, sous forme d’abrogation de la hausse prévue, couplé avec une conjoncture de baisse relative du prix du pétrole, a effectivement créé l’illusion d’une victoire tactique des GJ.

 

Le tour de passe-passe concernant l’élargissement de la « prime d’activité » très mensongèrement baptisée « hausse du SMIC » a permis de focaliser la détresse des plus démunis sur les démarches administratives nécessaires pour décrocher cette carotte médiatiquement agitée sur les écrans devant leurs nez et sous leurs yeux provisoirement ébahis…

 

En termes de surtaxation et de pression fiscale, pourtant, globalement, le résultat est bel et bien le contraire, avec un accroissement du déficit public, du but initialement fixé par les GJ, et la « victoire tactique » s’est dissipée dans la fumée des lacrymos, tandis que les Actes Hebdomadaires des GJ sont devenus pour la plus grande masse un spectacle « street western » où l’on compte les points, les foules, les morts et les blessés, les mois de prisons distribués en fonction de l’audimat généré par les « prévenus », etc… Un spectacle où la sympathie générale va plutôt du côté des costumes jaunes fluo, mais où le pouvoir s’entend à faire reluire, à l’occasion, la cote des bleus, et sinon, et en tout cas, à en faire l’épouvantail idéal pour le défoulement des frustrations sociales irrécupérables, quant au fond…

 

Le « grand débat » n’a pas réussi à supplanter le spectacle de la rue, mais même le refus d’y inscrire l’ISF au chapitre du « débat fiscal » permet de continuer de focaliser, avec l’aide des syndicats, l’attention du public sur une chimère de « justice sociale », alors que la réalité des chiffres et leur démesure est tout à fait ailleurs…

 

Récapitulation des différents aperçus du problème exposés au fil de ces trois mois sur TML…

On a donc extrait les passages des articles où sont exposés les chiffres essentiels qui permettent de mesurer l’ampleur de la problématique économique actuelle, c’est à dire, sa démesure, en fait.

 

Mais c’est dans cette démesure même que l’on découvre les marges comptablement réalisables des véritables revendications sociales, encore actuellement inexprimées en tant que force sociale unitaire réellement organisée, et qui permettraient, à tout le moins, de les établir comme légitimes.

 

Un travail qui reste donc entièrement à faire…

 

Une actualisation du déficit public, en rapport avec les « mesures Macron », se trouve faite par recoupement des diverses infos suite au rapport de la Cour des Comptes :

 

« Les mesures décidées en décembre dernier en réponse au mouvement des « gilets jaunes » (élargissement de la prime d’activité, heures supplémentaires défiscalisées, suppression de la taxe carbone, etc.) ont laissé une facture « d’un montant de l’ordre de 11 milliards d’euros » et « modifient la trajectoire de finances publiques »

(…)Cela devrait gonfler le déficit public cette année à 3,2 % de PIB (contre 2,8 % initialement attendu). Cette dérive pèserait sur le seul Etat, qui devrait avoir en 2019 un solde négatif représentant 4 % de PIB après 3,1 % en 2018 et 2,8 % en 2017.

(…) Bercy table toujours officiellement sur une croissance de 1,7 %, « mais la dégradation rapide de l’environnement mondial […] fait peser un risque plutôt à la baisse sur la prévision » tandis que l’impact des  « mesures gilets jaunes » pour le pouvoir d’achat reste « incertain ».

https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0600639635770-la-cour-des-comptes-critique-linsuffisance-du-bilan-budgetaire-de-macron-2242511.php

 

Le budget de l’État français pour 2019 fixe les recettes et les dépenses prévues pour l’année 2019. Présenté en conseil des ministres le 24 septembre 2018, il a été adopté en lecture définitive par l’Assemblée nationale le 20 décembre 2018 et promulgué le 28 décembre, avec un déficit budgétaire prévisionnel de 107 milliards d’euros et un déficit public d’environ 47% des ressources de l’Etat (3,2 % du produit intérieur brut). Son examen par le Parlement a été marqué par le mouvement des Gilets jaunes qui a conduit à l’introduction de mesures d’urgences dégradant le solde budgétaire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2019

 

« Un CICE très coûteux

Sans surprise, les magistrats s’inquiètent de l’impact des mesures prises lors de la crise des « gilets jaunes », qui vont alourdir le déficit public d’au moins sept milliards d’euros. Et encore, à condition que les mesures de compensation évoquées soient bien prises. Or, le gouvernement n’a pas encore traduit dans les textes son souhait de restreindre la baisse de l’impôt sur les sociétés et de taxer les géants du numérique. De même, il n’a pas détaillé les économies sur les dépenses de l’Etat, attendues à 1,5 milliard. Alors que la croissance économique ralentit, la Cour juge donc « fragile » la prévision de déficit public à 3,2% du PIB en 2019, après 2,7% en 2018.

Mais ce n’est pas tant ce chiffre qui inquiète les magistrats. En effet, si la France dépasse les 3%, c’est en partie dû à un événement exceptionnel: le basculement du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en allègements de charges, qui coûte 0,9 point de PIB. »

https://www.challenges.fr/economie/la-cour-des-comptes-sermonne-emmanuel-macron_640846

 

Rappelons que l’ « exceptionnel » de cette « bascule » est appelé à durer trois ans, en réalité, pour « respecter » la contractualité du CICE, et qu’il nous coûte, en 2019, la bagatelle de 40 Milliards d’euros, soit pratiquement dix fois le mythique et défunt ISF…

 

Une « bascule » de plus encore transformée en culbute …pour le Capital !

 

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/

 

(…)Car non seulement la pression fiscale en France continue de battre des records, mondiaux et européens (1), mais le déficit budgétaire annuel, qui s’était sensiblement réduit les deux précédentes années, est reparti à la hausse, et très fortement, en 2018, et le nouveau projet de budget pour 2019 accentue encore cette hausse, à 98,7 Milliards d’euros !! (2) (107 Milliards, désormais. Voir citation ci-dessus.)

Mais il est important de comprendre que même avec une « réduction » du déficit budgétaire, il s’agissait donc toujours d’un budget qui restait déficitaire ! Même avec une réduction de quelques milliards ces dernière années, jusqu’en 2017, c’était encore 67,8 Milliards d’euros qui manquaient pour atteindre l’équilibre budgétaire.

 

 

 

Suite à la crise de 2008 et à ses conséquences immédiates, le déficit avait atteint un niveau record en 2010, et commençait à se réduire, depuis, sans toutefois retrouver ses niveaux d’avant crise, pourtant déjà très élevés. En réalité, depuis 1975 tous les budgets annuels ont été déficitaires, à des degrés divers (3). 1975, ce sont encore les conséquences du premier « choc pétrolier » qui se font sentir, c’est-à-dire, en réalité, les conséquences de la rupture des accords financiers de Bretton Woods, imposée par les USA pour enrayer leur propre crise du moment. Cette crise, liée en grande partie à la guerre du Vietnam, et plus généralement, à la volonté d’expansionnisme forcené des USA, est la première grande cassure structurelle de l’après-guerre, à l’échelle mondiale. Si ses conséquences sociales sont restées relatives, à court terme, elle connaîtront une brusque aggravation dès le début des années 80, sous Mitterrand, en France, avec les effets des politiques désinflationnistes, qui se combinent avec les débuts de la désindustrialisation et donc aussi avec l’augmentation drastique du chômage.

C’est là qu’est né l’usage courant d’expressions telles que « nouveaux pauvres » et SDF.

 

 

 

Évolution de la dette publique française entre 1974 et 2016

(en % du PIB)

 

.

 

Mais encore plus concrètement, une succession, et de plus, ininterrompue pendant plus de 40 ans, de déficits annuels successifs, c’est aussi une accumulation de la dette, ce qu’illustre le graphique ci-dessus.

On y voit que le ratio de la dette par rapport au PIB avoisine 100%, et il est désormais effectivement à 99% !! (4)

Et bien entendu, la « croissance » de la dette n’est pas qu’en valeur relative du PIB, mais bien aussi en valeur absolue, ce qu’illustre cet autre graphique, jusqu’aux années plus récentes.

 

 

 

Dans ce maelstrom financier étatique une dette n’est généralement remboursée, au mieux, que par une autre, et si la charge globale de l’intérêt de la dette n’emporte pas le tout, ce n’est dû qu’à une autre originalité de la situation actuelle, qui maintient des taux d’intérêts anormalement bas. Une situation dont la pérennité reste relative, du reste, et constamment remise en question, à l’échelle internationale.

Ceci dit, même dans la situation actuelle, le poste des intérêts de la dette est loin d’être négligeable, à 41,7 Milliards d’euros, en 2017, soit 16,73% des recettes fiscales de l’Etat. (5) Loin d’être une modeste danseuse, la charge des intérêts de la dette est à elle seule une dévoreuse, une pompe qui s’auto-alimente et déforme la perspective politique.

D’ores et déjà, une partie de la « taxe verte » TICPE, tout comme une partie du montant de nos simples PV, sont détournés de leurs objectifs initiaux supposés pour aller combler une partie de ce gouffre. (6)

Il est courant, et le pouvoir ne s’en prive pas, de pointer l’importance particulière des dépenses sociales en France… (… « Un pognon de dingue ») (7)

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/26/noel-en-prison-pour-combien-de-gilets-jaunes-et-pour-quel-combat/

 

(…)  Le président osait affirmer, au soir du 10 Décembre :

 

« Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur. » ( 4 )

C’était déjà, avant l’heure, la magie de Noël…

 

Eberlués par tant d’audace, il a fallu un temps aux téléspectateurs avant de reprendre leurs esprits…

Quelques trois heures avaient néanmoins suffi aux journalistes du « Parisien », pourtant pas forcément des aigles, à décrypter ce mensonge…( 3 )

 

Car une prime n’est pas juridiquement un salaire, et donc très formellement la parole du président ainsi prononcée constitue un mensonge pur et simple.

https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/salaire.php

 

Et la « prime d’activité » est même encore d’autant moins un « salaire » qu’elle est et sera, même selon la nouvelle « formule promise », versée par le biais de la CAF et ne figurera donc évidemment pas sur la fiche de paye… !

 

Au jour d’aujourd’hui, le seul acquis concret, concernant le SMIC, se présente donc ainsi :

http://www.smic-horaire.com/

 

A comparer avec 2018 :

 

Soit une augmentation « royale » de 26 € !!!

 

Selon les promesses du pouvoir, toutefois, le chiffre en bas de la fiche de paye devrait se voir gratifié de 20 € supplémentaires, au titre d’un « allègement des cotisations sociales »…

Soit apparemment, une augmentation supplémentaire du « net », le portant ainsi à 1191 €, encore loin des 1300 revendiqués, donc…

Mais surtout, cela pose la question de l’origine réelle de ces 20 €…

 

 

« Mesures d’allègement des charges des entreprises » :

 

Usines à gaz en série… Qui les paye ?

 

Une énième « réduction » des charges sociales…

 

Comme le révèle assez ingénument un document d’ « information publique », ce ne sont pas moins de 82 mesures d’ « allègement » des charges sociales des entreprises qui se sont succédé, et souvent, cumulées, depuis les premiers pas d’Édouard Balladur sur cette voie, en 1993.( 5 )

 

Ici, avec ces 20 €, il s’agit donc d’une part d’allègement qui sera rétrocédée au salarié, sans pour autant que son salaire de base n’augmente donc réellement. Quelle est l’origine administrative précise de ces 20 € dans la litanie de ces mesures, mystère…

 

Mais tout comme le tour de passe-passe effectué avec la prime d’activité, et malgré la mise en scène « spectaculaire », au sens « debordien » du terme, de l’annonce du 10 Décembre dernier, ce n’était en rien une invention in extremis en réponse aux Gilets Jaunes, mais simplement une légère avance sur le calendrier macronien des promesses électorales, datant déjà de Février 2017 .

 

https://fr-fr.facebook.com/EmmanuelMacron/videos/1921229571442953/

« 13ème mois. Une personne au SMIC pourra gagner 100€ net en plus chaque mois grâce à la réduction des cotisations salariales et à l’augmentation de la prime d’activité. »

 

La motivation rituellement invoquée pour chacune de ces nouvelles usines à gaz, c’est la compétitivité des entreprises françaises, c’est à dire le « coût » du travail, qui serait trop élevé, dans un environnement économique mondialisé…

 

Or le principe même du SMIC, à l’origine, le SMIG ( 6 ), c’est bien de correspondre au moins aux besoins sociaux incompressibles du salarié, et pas seulement en termes de pouvoir d’achat immédiat, mais aussi de prestations sociales, de santé, de retraite, etc..

Tous ces services indispensables au moins au maintien en l’état de la force de travail ont effectivement un coût, qui est donc lui-même incompressible, tout comme le coût des biens de consommation courante utiles à la survie du travailleur, et tout comme les transports, individuels (automobile) ou collectifs, qui lui permettent de se rendre à son travail, tout comme le logement, même le plus modeste qui soit.

Or toute la richesse nationale produite tant en termes de biens que de services l’est par la communauté des travailleurs de toutes catégories sociales.

Le produit global de ce travail vise-t-il à répondre ou non aux besoins sociaux de la dite communauté de travailleurs, telle est la question de fond et la seule qui vaille vraiment, d’une manière ou d’une autre, pour comprendre les problèmes sociaux de plus en plus insolubles qui se posent, et singulièrement depuis la crise de 2008.

 

Telle est, au fond, la question qui a créé ce sentiment d’unanimité populaire autour du mouvement des Gilets Jaunes.

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

 

 

(…) Bien évidemment la revendication de rétablissement de l’ISF, emblématique en matière de justice fiscale, n’est pas que purement symbolique, et on comprend bien qu’elle soit reprise par le mouvement GJ. Toutefois, en faire une ressource majeure, sinon la ressource unique, comme dans ce tract CGT, d’une « fiscalité équitable », cela relève effectivement de la pure démagogie. Si l’on veut véritablement chercher à comprendre et à expliquer ce que pourrait être une fiscalité réellement plus équitable, il est donc absolument nécessaire de dénoncer cette démagogie.

C’est nécessaire autant pour poser les bases d’un débat utile au sein du mouvement GJ que pour renouer avec l’image extrêmement positive qui était la sienne à l’origine, et que le pouvoir, et ici, avec l’aide de la CGT, s’ingénie à détruire.

En effet, bon an mal an, l’ISF rapportait à l’Etat 4 à 5 Milliards d’Euros, au grand maximum.

« En 2008, il a rapporté 4,2 milliards d’euros, soit environ 1,5 % des recettes fiscales de l’État ou 0,5 % du total des prélèvements obligatoires. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_de_solidarit%C3%A9_sur_la_fortune

 

« Pour sa dernière année d’existence,[2017] l’ISF a été rentable. Selon un rapport d’information de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, les recettes générées se sont élevées à 5,56 milliards d’euros. Un record. Initialement, la loi de finances 2017 ne tablait d’ailleurs que sur 5,4 milliards d’euros après les 5,2 milliards d’euros constatés en 2016. (…) L’Etat n’a toutefois pas réellement encaissé 5,56 milliards d’euros l’an passé. L’ISF était en effet plafonné afin que l’ensemble des impôts des redevables ne dépasse pas 75% de leurs revenus. Ainsi, le plafonnement a retiré 1,33 milliard d’euros de recettes en 2016. Le produit net de l’ISF a donc été de 4,23 milliards d’euros. »

https://argent.boursier.com/impots/actualites/pour-sa-derniere-annee-lisf-a-rapporte-4-23-milliards-deuros-5045.html

Ces 4,2 Milliards sont donc à comparer avec la nature des autres recettes fiscales, et notamment, avec la TVA, que la CGT voudrait donc, selon ce tract, voir disparaître et compenser essentiellement par le retour de l’ISF :

http://www.senat.fr/rap/l18-147-1/l18-147-130.png

http://www.senat.fr/rap/l18-147-1/l18-147-19.html

Comme on le voit, même si le montant total prévisionnel de la TVA collectée par l’Etat est en baisse pour 2019, avec 130,3 Milliards d’Euros, c’est tout de même plus de 31 fois le montant de l’ISF… !!!

De la part de responsables syndicaux supposés avoir une formation militante et donc au moins quelques notions rudimentaires d’économie, rédiger et diffuser un tract présenté ainsi, et voulant, de plus et très explicitement, avec la symbolique de l’image en tête, représenter l’alliance éventuelle du mouvement GJ et du syndicalisme, c’est délibérément à la fois manipuler les GJ locaux et donner d’eux une image particulièrement négative qui ne peut concourir qu’à enterrer leur mouvement tout en prétendant « être solidaires ».

Alors que dès le début du mouvement GJ, au moment où se construisait encore le rapport de force qui allait contraindre le pouvoir macronien à un recul tactique, le débat social a porté d’une manière générale sur la pression économique induite par l’ensemble des prélèvements obligatoires, une très grande confusion s’était établie sur toutes ces questions, et notamment celle de la frontière entre cotisations sociales (« charges sociales ») et taxes et impôts à proprement parler.

Le rôle des syndicats, et notamment de la CGT, aurait du être d’intervenir pour clarifier ces questions et proposer des solutions revendicatives à la hauteur des enjeux.

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

  (suite)

 

(…)   « Vous le voyez, nous sommes en train de vivre plusieurs bouleversements inédits : le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ; notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise de notre rêve européen sont là.» (2 ) (Vœux de Macron…!)

 

Dans un cas comme dans l’autre, c’est, selon l’expression populaire, « l’hôpital qui se moque de la charité » !

 

Depuis 1991 le taux de CSG n’a cessé d’augmenter, et vient de passer, en 2019, de 8,3% à 9,2% sur les revenus d’activité… !

 

Une certaine différenciation s’est toutefois opérée, et encore tout récemment, donc, sous la pression du mouvement des Gilets Jaunes, aboutissant à des taux différenciés en vue de soulager les retraites les plus modestes.

 

Des exonérations existaient déjà pour les très petites retraites depuis quelques années, mais l’annulation de la hausse pour certaines aboutit donc à une différenciation encore plus grande, évidemment bienvenue dans le cadre de la crise actuelle.

 

Rappelons tout de même qu’il s’agit là de cas de retraités qui se situent, le plus souvent, en dessous du seuil de pauvreté, à 1026 euros/mois pour une personne vivant seule, par exemple. (3)

 

Rappelons encore, précisément pour rester cohérents dans l’élaboration de nos revendications, que la liste du 29 Novembre (dite des 42 Revendications, ou « directives du peuple » – (4) posait 1200 euros net comme minimum de retraite.

 

Ce minimum doit donc soit être exonéré lui-même, soit être augmenté d’une quote-part reversée au titre de la CSG, ce qui serait évidemment, en réalité, encore plus cohérent !

 

Dans les conditions actuelles d’inégalité sociale extrême où l’Etat se voit dans la nécessité d’exonérer les plus faibles retraites, parler de contribution sociale « généralisée » n’est donc plus réellement le terme adapté. En serait-on pour autant arrivés à un état de « justice sociale » réelle, comme le prétendent nos politiciens de service depuis Rocard ?

 

 

Si le budget de la Sécu a quasiment atteint l’équilibre en 2018, ce n’est donc évidemment pas sans l’apport de la CSG, qui y contribue pour 23% :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-11.gif

 

Si l’on s’en tient au résultat pour 2018, cela représente donc 114 Milliards d’euros (sur 498), franchissant ainsi la barre des 100 Milliards qui n’était que « frôlée » en 2017, avec 99,4 Milliards, déjà.

« En 2017 (avant l’augmentation des taux), pour l’ensemble des attributaires, le rendement de la CSG nette s’est élevé à 99,4 milliards d’euros. La composante la plus importante de la CSG est celle assise sur les revenus d’activités »(5)

 

Difficile d’anticiper ce qu’il en sera réellement en 2019, mais ces 114 Milliards sont donc à comparer, désormais, avec les 130 Milliards prévus au titre de la TVA. « Impôt » ou « cotisation sociale », quoi qu’il en soit, la CSG est devenue le deuxième prélèvement obligatoire, après la TVA, et loin devant l’impôt sur le revenu, qui ne représente plus, si l’on ose dire, « que » 70 Milliards d’euros… En est-on arrivés pour autant à plus de « justice sociale » dans la répartition des charges, avec ce système « hybride », mi-impôt mi-cotisation?

 

Dans le débat de 1991 un député rappelait déjà, à ce propos, la célèbre recette du pâté d’alouette, à savoir, une alouette pour un cheval… Voyons ce qu’il en était, en 2017, de l’origine de ces charges sociales…

 

 

 

https://fr.wikipedia.org/api/rest_v1/page/graph/png/Contribution_sociale_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9e/0/5a3e8a3dfdebbcf78322bc0bc1b5bdf2e6aaf3dd.png

 

On n’a donc pas ici de chiffres exacts en pourcentages, mais le rapport de proportion visible montre que la plus grande partie des 99,4 Milliards d’euros de CSG de cette année là incombent au »cheval » des salariés et des retraités. De plus, il est à considérer que les revenus du patrimoine sont aussi parfois ceux de familles de classes moyennes et non réellement de capitalistes invétérés…

Au final, la part incombant réellement aux revenus du capital reste ultra-minoritaire. Une « alouette » très peu déplumée, en fait…

Bien évidemment, il faut tenir compte que cette somme globale, pour faramineuse qu’elle soit, n’est donc que pour 23% du budget de la Sécu, et que la répartition totale va peut être dans un sens différent… Or qu’en est-il réellement ?

 

En 2016, la répartition globale, incluant donc la CSG, se situait ainsi :

 

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-14.gif

 

Ici les critères retenus sont donc différents, mais on a, pour point de comparaison, la part des revenus d’activité (salaires), des revenus de remplacement (retraites), et des revenus du capital.

Or il se trouve que l’on a, pour 2018, et suite à l’augmentation de la CSG, la situation suivante :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-15.gif

 

On constate ici, avec des critères identiques, les deux schémas se faisant suite dans le document d’origine (6), que la part imposée au capital a encore diminué, et que celle à la charge des salariés, par contre, a encore nettement augmenté.

 

Outre ce constat d’évidence, le document, issu du sénat, et qui n’a donc rien d’un pamphlet révolutionnaire, constate :

 

« Le résultat brut de la mesure d’augmentation de la CSG est négatif pour la sécurité sociale de 0,5 milliard d’euros et positif pour l’État de 5,94 milliards d’euros, via l’ajustement de la fraction de TVA et l’affectation du prélèvement de solidarité. »

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-16.gif

 

Comme on peut le voir encore ici, l’ambivalence du statut de la CSG n’est, en pratique non plus, pas forcément levée. Et d’autant moins qu’on a déjà vu, à propos de la TICPE (3), que la destination finale des recettes fiscales est souvent loin de leur but originellement invoqué, et ce qui est étiqueté « social » dans les recettes du budget général de l’Etat, est en fait soumis au sort commun de ses dépenses et autres dettes dont l’aspect « social » est loin d’être le maître mot.

 

Autre exemple, en 2019, la CSG sur les revenus du capital continue, quant à elle, de baisser… ! (7) Le taux global d’imposition sur le capital, le PFU, dit « flat tax », reste certes constant, et son aspect « social », très formellement aussi, par l’instauration d’un « prélèvement de solidarité » qui remplace une série d’autres taxes préexistantes. Néanmoins, il s’agit là clairement encore d’un impôt et non d’une participation aux charges sociales :

« A compter du 1er janvier 2019, un prélèvement de solidarité sur les revenus du patrimoine et les produits de placement au taux de 7,50% est instauré. L’assiette du prélèvement est identique à celle de la CSG sans qu’il soit toutefois possible d’y échapper pour les non-résidents. Le produit du prélèvement est par ailleurs affecté au budget de l’Etat, et non à celui de la sécurité sociale, comme la CSG et la CRDS. » (7)

 

Du reste, l’instauration de cette « flat tax » elle-même, en remplacement, en 2018, de la fiscalité préexistante sur le capital, était évidemment loin d’être « mal vécue » par ce type de contribuable… :

https://youtu.be/l1oZeFFPMf8

Autrement dit, de la part de ce petit monde, c’est encore  …« Merci Macron, président des riches » !

 

En conclusion provisoire, ce qui ressort donc de la situation actuelle, ce n’est pas seulement l’accentuation de la pression fiscale mais l’accentuation globale de la pression induite par l’ensemble des prélèvements obligatoires, à la fois en charges, en taxes et en impôts.

 

Or, ce qui rend cette pression de plus en plus insupportable, en réalité, c’est précisément le mouvement de transfert des charges sociales vers le budget de l’Etat et la fiscalité. Et cela parce que ce mouvement, comme on vient de le voir, n’est pas neutre. Ce n’est pas une suite d’opérations « blanches » de transferts d’un compte sur un autre. C’est à travers toute l’évolution de ce processus, un transfert de plus en plus lourd de la part des charges sociales incombant au capital vers le monde du travail, vers l’ensemble des catégories populaires et prolétariennes, et de plus en plus, avec l’approfondissement de la crise, vers les classes moyennes.

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

 

(…) Ce que le 17 Novembre avait mis en mouvement, c’est précisément tout le petit peuple « périphérique » qui ne se reconnaît pas, et pour cause, dans les bureaucraties syndicales.

Une majorité « silencieuse » qui avait soudain trouvé la voie de son expression en bloquant les ronds-points…

Comprendre la différence entre cette base sociale et celle des syndicats, c’est d’autant plus simple, à l’issue de la journée du 5 Février…

A  lire les textes CGT, tracts ou articles, le capital se résumerait au CAC 40 en France… Si effectivement le capital financier est la force politique réellement dominante, le tissu économique et social français ne s’y résume pas, et de loin, tant en matière d’emploi que de rémunérations, donc.

 

Les PME représentent à elles seules près de 50% de l’emploi en France…

 

Les TPE encore 20% de plus….

 

Et les 30% restants ???

 

La fonction publique, stricto sensu, représente 20% de l’emploi en France.

 

Et il y  a encore près de 5% des salariés qui dépendent du secteur public sans être fonctionnaires stricto sensu. (*)

 

Autrement dit, le salariat des grosses entreprises, celles qui servent directement de base économique et sociale au capital financier, ne représentent au plus que 5 à 6% du total des salariés.

 

Pour affiner encore cette approche il faudrait encore préciser, dans ces 6%, combien se trouvent directement dans le secteur productif, combien sont payés au SMIC, productifs ou non, etc…

 

C’est probablement faisable, mais la disproportion des chiffres d’ensemble, par rapport au discours habituel de la gauche, « extrême » ou non, suffit à en comprendre la vacuité totale.

 

La très grande majorité des prolétaires, smicards et productifs, se trouvent dans les PME et les TPE.

 

La base économique et sociale des bureaucraties syndicales, y incluant même, à quelques exceptions près, les sections anarcho-syndicalistes, se trouve dans les 30%, secteur public et grosses boites, qui ne sont pas majoritairement smicards, ni même concernés par ce niveau de rémunérations.

 

Dans ces conditions, il est logique que le langage de la CGT reste hermétique au plus grand nombre, qui ne se sent tout simplement pas concerné…! De l’agit-prop essentiellement ciblée vers sa base « utilitaire », en quelque sorte, de la part de la CGT… Pas de risque de débordement…

Pour ce public, réclamer à la fois le SMIC à 1800 €, une hausse générale des salaires, retraites, minima sociaux, et la suppression des aides publiques aux entreprises, la suppression de la TVA et de toutes les taxes, une réforme de la fiscalité, etc…(**) tout cela ne pose pas de problème de cohérence, c’est seulement le langage auquel il est habitué depuis des décennies et qui l’amène à défiler régulièrement et rituellement dans les rues derrière ses banderoles syndicales, même si en rangs de plus en plus clairsemés, au fil des ans…

 

S’il est clair que les groupes financiers, industriels et commerciaux qui dominent la vie sociale et politique française se gavent au détriment de l’immense majorité et pourraient manifestement non seulement se passer des « aides publiques » sous quelque forme que ce soit, mais en outre, contribuer socialement réellement à hauteur de leurs superprofits, le cas de la plupart des TPE-PME est pourtant beaucoup plus nuancé.

 

En réalité, et contrairement à une idée reçue, l’artisan ou le petit entrepreneur qui travaille au quotidien sur les chantiers avec son personnel n’a pas forcément intérêt à le sous-payer. Pour autant, augmenter le SMIC, pour la plupart d’entre eux, ne peut se faire actuellement qu’avec des aides publiques sur les charges, aides qu’ils doivent quémander tout aussi bureaucratiquement que leurs salariés pour la nouvelle « prime macron ».

 

Néanmoins, comme on l’a déjà vu (***), le principe des aides publiques, complètement injuste et aberrant en pratique, même pour les TPE-PME, doit être tout à fait abandonné.

 

C’est pourquoi il est donc nécessaire de revendiquer une nouvelle répartition des charges sociales, qui permettra d’augmenter réellement le SMIC sans surcharger les TPE-PME, qui représentent 70% de l’emploi salarié en France.

La répartition des charges et cotisations pourrait donc être réglementée de façon progressive croissante pour charger davantage les groupes financiers et moins les TPE-PME selon un prorata tenant compte à la fois du chiffre d’affaire et du nombre de salariés. C’est à dire un moyen indirect mais incontournable de taxer socialement le capital, en fait.

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Un ensemble de revendications concernant la répartition est aussi possible à travers une alternative « différenciée » à la CSG, c’est à dire, au moins, excluant cette taxe des salaires, alternative qui devrait donc viser également, et encore plus directement, les superprofits du capital financier.

 

Autrement dit, ce type de revendication, incluant une réforme de la CSG, qui n’est déjà plus véritablement « généralisée », et devrait donc être encore plus « différenciée », selon les catégories économiques et sociales, pourrait former la base d’un front social populaire et prolétarien véritablement représentatif de la très grande majorité du corps social, contrairement aux syndicats, et construire une alternative réellement démocratique qui balaierait le système actuel comme un fétu de paille, lorsque la base de ce front sera unie sur un programme revendicatif approprié. C’est l’ébauche d’un tel front qui s’était formée, sur le terrain, le 17 Novembre et dans les premières semaines qui ont suivi.

 

************************

 

 

 

Au départ du mouvement des Gilets Jaunes il y a le ras-le-bol des taxes et des impôts qui réduisent fortement la possibilité de vivre simplement de son travail. L’argent de l’État, c’est essentiellement, à la source, le nôtre, celui de tous les travailleurs. Est-ce que le produit de notre travail sert réellement à répondre à nos besoins sociaux ou bien seulement à grossir encore les super-profits du CAC 40 ? Une question posée avec acuité à propos de l’évolution du CICE et de ses succédanés. Et désormais, l’objet d’une pétition… :

 

Mettre fin au scandale à 40 Milliards du CICE et de son substitut actuel

Une pétition proposée sur le blog « Gilets Jaunes-Les 42 Revendications » :

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/01/23/une-petition-pour-relever-le-smic-en-abrogeant-le-cice/

https://www.institut-pandore.com/wp-content/uploads/2014/08/download.gif

.

POUR METTRE FIN

A UN SCANDALE D’ÉTAT

A 40 MILLIARDS D’EUROS !!

 

 

 

Et pour un minimum de décence sociale dans notre pays,

 

Abrogation réelle et définitive du CICE et de ses substituts !

 

 

Fin décembre 2018 se terminait officiellement le CICE mis en place en 2013 sous Hollande, déjà avec l’appui d’Emmanuel Macron. Mais en fait ce crédit d’impôt annuel aux entreprises était remboursable sur trois ans.

Il court donc encore en réalité jusqu’en 2021.

Dès le 1er Janvier 2019, il est néanmoins déjà remplacé par un allègement des charges sociales aux entreprises, également couvert par l’État, et pour la même somme annuelle de 20 Milliards d’Euros. 

En 2019, les deux montants se cumulent donc pour la somme totale de 40 Milliards d’Euros.

Soit la valeur de 1/7ème des recettes fiscales de la France qui se trouve donc gaspillée d’entrée de jeu… Alors que des besoins sociaux vitaux dans le pays ne sont plus satisfaits et que le peuple manifeste contre l’injustice fiscale et pour que cesse le gaspillage des deniers publics qui sont essentiellement le fruit de son travail.

En effet, non seulement le CICE a fait la preuve de son inefficacité en matière de création d’emplois, mais en plus il n’a nullement empêché les grandes entreprises qui en ont bénéficié, comme Carrefour, Auchan, La Poste, la SNCF, SANOFI, la BPCE, etc… de licencier à tour de bras !

Dans la nouvelle formule du « double CICE » 2019 il n’y a toujours pas davantage de garanties contre les licenciements.

Il s’agit donc de réclamer, par la présente pétition, qu’il soit mis fin aussi bien au remboursement du CICE qu’à son substitut à partir de 2019.

Les charges sociales doivent être assumées par les entreprises aussi bien en fonction du nombre de leurs salariés que de leur chiffre d’affaires, et selon un système unique et progressif qui les répartit donc en fonction progressive croissante, de façon à alléger celles des TPE et PME en reportant l’équivalent sur les plus grosses, au prorata, et donc ainsi sans coûter un seul euro à l’État, au delà des charges de ses propres salariés.

Par voie de conséquence, c’est le salaire net qui devient le salaire de base de référence, le brut étant lui soumis aux conditions particulières de chaque entreprise.

Dans la liste des revendications du mouvement GJ émise au 29/11/2018, la revendication concernant le SMIC est exprimée en salaire net, à 1300 euros mensuel.

Selon les normes européennes (Eurostat) cela reste encore inférieur au seuil de pauvreté pour une famille monoparentale avec un enfant à charge. Un SMIC à 1400 euros net correspondrait donc à un minimum de décence sociale dans notre pays.

 


Mettre fin au scandale à 40 Milliards du CICE et de son substitut actuel

 

 

 

16 Mars : Quel sens réel pour le réveil « anti-autoritaire » de la FI?

 

 

 

16 Mars: les députés FI se découvrent « anti-autoritaires » !

12 février 2019 Communiqué de presse

Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise.

« 16 mars : Contre la dérive autoritaire, rassemblons-nous !

Le pouvoir méprise la colère populaire qui s’exprime depuis plus de trois mois dans le pays.
Face à l’exigence sociale et démocratique, sa dérive autoritaire est devenue évidente : légitimation et incitation à l’usage disproportionné de la violence policière, lois liberticides, arrestations préventives par milliers, perquisitions contre l’opposition ou un journal indépendant, usage politique des moyens de police et de justice, propagande d’État envahissante en guise de « Grand Débat » monopolisant les médias privés comme publics.

C’est assez !

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux droits démocratiques, aux libertés fondamentales et à l’État de droit à réagir contre cette dérive dangereuse.

Nous proposons un rassemblement à Paris le 16 mars, pour dire : « Non à la dérive autoritaire. Pour le respect de l’Etat de droit et des libertés démocratiques ».

À l’issue de ce rassemblement, les présents se joindront à la marche hebdomadaire des Gilets Jaunes.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à se joindre à cet appel et à se rencontrer pour préparer ensemble ce rassemblement. »

https://lafranceinsoumise.fr/2019/02/12/16-mars-contre-la-derive-autoritaire-rassemblons-nous/

 

Quel sens réel

pour ce « réveil » (tardif) de la FI ?

Cultiver des illusions sur la démocratie bourgeoise n’a, en soi, rien de progressiste.

 

Pour que cela soit tactiquement justifié, il faudrait qu’il y ait au moins un autre but progressiste en jeu, même si simplement tactique.

 

Le mouvement de masse ne s’épuise pas à cause des manifs à répétition, ni même à cause de la répression, mais à cause du manque d’objectif revendicatif concrètement exprimé et visible.

 

La FI essaye simplement de se remettre en piste sur la base de la haine anti-Macron, mais, tout comme les syndicats, sans objectif revendicatif précis, au delà de l’illusion démocratique, qu’elle contribue à entretenir.

 

Le pouvoir vient encore de jouer magistralement le coup en condamnant Dettinger à une peine très modérée en rapport d’autres GJ moins connus…

 

Du reste, Dettinger ne fait pas appel, ce qui se comprend, et si le Procureur lui-même ne fait pas appel de cette relative clémence, ce jugement apparaîtra au plus grand nombre comme une volonté d’apaisement de la part du pouvoir.

 

La société du spectacle est ici à l’œuvre: un truc qui n’existait pas du temps de Lénine! Mais terriblement efficace, et bien plus fort que les matraques, en fait.

 

Le pétard du 16 Mars est donc déjà mouillé avant même d’être allumé, en termes de « mobilisation de masse démocratique ». Juste un pas de plus, après la journée CGT du 5 Février, dans l’enterrement du mouvement de masse du 17 Novembre et dans le retour au jeu politico-syndical habituel.

 

D’ici le 16 Mars la donne ne pourrait changer que sur la base d’un programme revendicatif. C’est clairement, aujourd’hui, la « gauche militante » qui fait le meilleur rempart du système en entretenant l’agitation sur des bases déconnectées des besoins concrets des masses. C’est cela qui contribue à éloigner les masses du mouvement, c’est cela qui contribue à la stratégie d’usure menée par le pouvoir.

 

Actuellement, faire chorus avec ceux qui continuent de manipuler ce mouvement loin de ses buts revendicatifs et sociaux réels, c’est simplement les aider à enterrer le mouvement et c’est cela qui fait le jeu du pouvoir en dilapidant le capital de sympathie né le 17 Novembre.

 

La gauche, « extrême » ou non, ne s’est pas mobilisée pour soutenir et appuyer le mouvement de masse quand il était dans sa phase ascendante, mais elle se « mobilise » maintenant pour le faire rentrer dans les rangs du système et contribuer à son enterrement. Libre à chacun de suivre la procession et même d’ajouter une fausse fleur « rouge » à la couronne mortuaire.

 

Alors qu’il faudrait encore, éventuellement, réfléchir au moyen de faire capoter le corbillard… En constituant enfin une plateforme revendicative réellement démarquée des syndicats et des partis « de gauche », même « extrêmes », actuellement à la manœuvre.

 

Le 16 Mars, la FI prend simplement le relais de la CGT dans le rôle du croque-mort…

 

 

Luniterre

 

 

Sur le même thème :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/13/christophe-dettinger-le-verdict-jerome-rodrigues-regroupons-nous/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/13/sur-agoravox-un-debat-avec-un-sympathisant-de-la-cfdt-autre-gauche-militante-en-deroute/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/09/une-mise-au-point-a-propos-de-lassemblee-des-assemblees-gilets-jaunes-commercy/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/12/importee-de-chine-alimentation-mondialisee-on-en-mangerait-ou-pas/

 

 

 

 

Christophe Dettinger : le verdict! – Jérôme Rodrigues : « Regroupons nous! »

 

 

 

Le procès de Christophe Dettinger :

 

LE VERDICT

 

« Gilets jaunes » : l’ex-boxeur Christophe Dettinger condamné à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté

Il était jugé pour avoir frappé deux gendarmes en marge d’une manifestation de « gilets jaunes » à Paris. Pendant un an, il sera libre la journée, mais en détention la nuit.

Les images avaient marqué. Le 5 janvier, lors de l’acte VIII des « gilets jaunes » à Paris, des vidéos montraient un homme imposant assener une série de coups de poing à un gendarme sur une passerelle surplombant la Seine, avant de frapper un de ses collègues au sol.

Plus d’un mois après les faits, l’auteur de ces coups, Christophe Dettinger, a comparu, mercredi 13 février, devant le tribunal correctionnel de Paris. Le procureur a requis contre lui trois ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve. Il a été condamné à 30 mois de prison dont 18 avec sursis, c’est-à-dire un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté. Pendant un an, il sera donc libre la journée, mais retournera en détention la nuit. Le tribunal a assorti sa peine d’une interdiction de séjour à Paris pendant six mois.

« M. Dettinger se prépare, réajuste ses gants. Il frappe, vise la tête. Il est dans la toute-puissance. Ces scènes sont d’une violence inouïe et doivent être sanctionnées », a déclaré le représentant du ministère public, demandant son « maintien en détention ».

Devenu un « symbole malgré lui », selon les termes d’un avocat des deux gendarmes, Christophe Dettinger, fonctionnaire municipal, marié et père de trois enfants, a reconnu avoir commis une erreur. Il a expliqué tout au long de l’audience, tendue, son comportement par la colère, en réaction notamment au « matraquage » de manifestants par les forces de l’ordre.

« Je suis là pour payer pour une erreur. La seule chose que je ne veux pas, c’est qu’on dise que je suis un casseur de flic, un lyncheur, un tueur. J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai commis une autre. Quand je me vois taper sur un gendarme au sol, j’ai honte. »

L’homme, dont l’employeur, la commune d’Arpajon (Essonne), a suspendu le traitement, avait obtenu le 9 janvier un délai pour préparer sa défense mais avait été placé en détention provisoire. Il est défendu par trois avocats, dont le très expérimenté ténor du barreau Henri Leclerc, que de vifs accrochages ont opposé à la présidente du tribunal, au procureur et aux avocats des parties civiles (outre les deux gendarmes, l’Etat et des associations de policiers et de gendarmes).

Les images de Christophe Dettinger rouant de coups de pied et de poing un gendarme à terre et boxant un de ses collègues sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, non loin de l’Assemblée nationale, ont été visionnés plusieurs fois pendant l’audience.

Cet homme, qui avait participé à tous les samedis de manifestation des « gilets jaunes » depuis le début du mouvement, a notamment dit avoir voulu venir au secours d’une femme tombée au sol et frappée par un gendarme. Cette femme de 37 ans a confirmé à la barre que le boxeur avait écarté d’elle ce gendarme.

Paradoxe, Christophe Dettinger avait fait une demande pour entrer dans la réserve de la gendarmerie. Rapidement identifié après les faits, il s’était rendu à la police deux jours plus tard, un délai qu’il a expliqué par la crainte de « passer un mauvais quart d’heure ».

Sur les deux gendarmes ayant porté plainte, un seul était présent à l’audience. « On a eu beaucoup de chance, cela aurait pu être beaucoup plus grave, notamment si l’un de nous avait été jeté par-dessus la passerelle. Avec notre équipement, il est très difficile de nager », a déclaré, à la barre, ce militaire de 27 ans.

Une collecte lancée pour soutenir le boxeur sur le site en ligne Leetchi avait recueilli un peu plus de 120 000 euros. Elle a suscité une polémique, le gouvernement estimant notamment que cela revenait à encourager la violence.

Invité à prendre la parole une dernière fois avant le délibéré, Christophe Dettinger a regardé le gendarme assis en face de lui et déclaré avec émotion :

« Monsieur le gendarme, je suis coupable de tous les coups que je vous ai portés. Je suis conscient que ça a pu vous toucher physiquement et psychologiquement. Je n’en suis pas fier, ce n’est pas mon état d’esprit. J’ai été un styliste, un technicien de la boxe, pas un bagarreur. Je ne peux pas comparer la boxe avec cet acte. »

Christophe Dettinger a répété qu’il n’était « pas venu pour en découdre. Tout a basculé en deux minutes et je m’en veux terriblement ». Ses trois avocats, Me Laurence Léger, Me Hugues Vigier et Me Henri Leclerc, ont demandé au tribunal de le condamner à une peine qui lui épargne l’emprisonnement.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/13/gilets-jaunes-deux-ans-ferme-requis-contre-le-boxeur-christophe-dettinger_5423138_3224.html

 

 

 

 

 

Jérôme Rodrigues

 

présent au procès de Christophe Dettinger:

 

 

Le Gilet jaune a souligné qu’il y avait des personnes dans le milieu politique qui ont «fait pire» que le boxeur mais qui «se baladent tranquillement en plein rue». «Soyons juste», a-t-il donc lancé.

« La violence est tout simplement engendrée par le gouvernement.

Pourquoi aujourd’hui on nous empêche de manifester en France? Pourquoi on a des points de blocage? Pourquoi les flics nous bloquent à la sortie d’une manifestation? »

 

L’ex-boxeur Christophe Dettinger, qui comparaissait ce mercredi devant le tribunal de grande instance de Paris, a été soutenu par une des figures emblématiques du mouvement des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, qui s’est rendu sur place ce jour. «Soyons juste», a-t-il déclaré devant les journalistes espérant que l’homme serait «jugé le mieux possible».

Commentant le procès de Christophe Dettinger qui se déroule au tribunal de grande instance de Paris ce mercredi 13 février, le Gilet jaune Jérôme Rodrigues, qui s’est rendu sur les lieux, a dit espérer que la «justice puisse être le plus impartial possible et puisse avoir le bon jugement pour lui».«Je ne suis pas de la justice, je ne suis pas juge. À la justice de faire son travail, chacun a sa tâche. J’espère qu’il sera jugé le mieux possible […] qu’il retrouve au plus vite sa famille et ses enfants […] et que la justice puisse être le plus impartial possible et qu’elle puisse avoir le bon jugement pour lui.»

Jérôme Rodrigues a souligné qu’il était venu au procès en tant que «citoyen» pour «soutenir un autre citoyen».

«Je n’ai pas le gilet jaune aujourd’hui. Il fallait que ça soit fait dans le calme et la sérénité pour ne pas perturber le procès. Ce n’est pas une manif, ce n’est pas un événement, ce n’est pas une action, c’est un comité de soutien qui vient vers Christophe et sa famille.»

Le Gilet jaune a également souligné qu’il y avait des personnes dans le milieu politique qui ont «fait pire» que le boxeur mais qui «se baladent tranquillement en plein rue». «Soyons juste», a-t-il donc lancé.

Les violences sont «engendrées par le gouvernement»

Jérôme Rodrigues a également mis les points sur les i quant aux «violences policières» qu’il ne considère pas ainsi. D’après lui, c’est le gouvernement qui en est responsable.

«Je ne parle pas de violences policières, je parle de violence gouvernementale. […] Il faut qu’il arrête de nous opposer parce que ça va se retourner contre lui. Stop. La violence est tout simplement engendrée par le gouvernement. Pourquoi aujourd’hui on nous empêche de manifester en France? Pourquoi on a des points de blocage? Pourquoi les flics nous bloquent à la sortie d’une manifestation? […] On est dans un pays de droit, on a le droit de manifester et surtout pas de perdre un œil pour ça», a indiqué le Gilet jaune.

 

«Regroupons-nous»

Le Gilet jaune a aussi appelé tous les Français à se réunir sans porter attention à leur lieu de résidence.

«La misère sociale n’appartient à personne aujourd’hui en France. Elle est le sujet de tous: campagne, banlieue, région, outre-mer. Elle est de partout. Donc forcément, à un moment donné, arrêtons de mettre notre communautarisme de côté et […] regroupons-nous», a-t-il résumé.

L’ex-boxeur Christophe Dettinger, cet ancien champion de France aujourd’hui âgé de 37 ans, comparaissait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir frappé des membres des forces de l’ordre lors du 8e samedi de la mobilisation des Gilets jaunes. Le procureur avait requis deux ans ferme contre l’ex-boxeur.

https://fr.sputniknews.com/france/201902131040015606-commentaire-jerome-rodrigues-proces-christophe-dettinger/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur AgoraVox … Un débat avec un sympathisant de la CFDT… Autre « gauche militante » en déroute!

 

En marge du débat sur

AgoraVox

 

Un débat avec un sympathisant CFDT . . .

 

 

Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

Alors que la mobilisation des GJ stagne, en légère régression, le socle de sympathie du public le plus large ne s’effrite pas, voire même, se consolide plutôt, malgré (…)

1316 visites 11 fév. 2019 | 26 réactions | Luniterre   + Partager

 

 

 


bernard29 11 février 18:05

votre analyse sur le syndicalisme est tout à fait pertinente, mais je crois aussi que la crise actuelle, que révèle le mouvement des Gilets jaunes n’est pas seulement sociale. En particulier les revendications sur une démocratie renouvelée prouvent que l’angoisse existentielle porte sur de nombreux sujets. Aussi j’aimerais savoir ce que vous pensez de la proposition de Berger de la CFDT, pour un Grenelle du « pouvoir vivre » ouvert plus largement qu’aux seules centrales syndicales, avec des états généraux au niveau des régions.

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Luniterre 11 février 19:06

@bernard29

Formellement, le principe parait bon, mais le gros problème reste le contenu…

Je cherche sur le site CFDT, et je n’y trouve pas de plateforme revendicative…

Je cherche sur des sujets pus précis, le CICE, par exemple, et je ne vois pas de prise de position pour son abrogation, par exemple…

Si vous connaissez des liens directs vers les positions (chiffrées) de la CFDT sur les sujets concrets essentiels, merci de les citer dans votre réponse éventuelle.

Le site CFDT semble ne pas être vraiment remis à jour… (A part pas mal de léchage de bottes sur le « Grand débat national »).

Défaut de communication… ?

L’impression, à première vue, c’est donc plutôt le vide absolu…

Un « bon point » très relatif:au moins, c’est l’antithèse absolue de la démagogie !

Luniterre

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leypanou 11 février 22:14

@bernard29
Aussi j’aimerais savoir ce que vous pensez de la proposition de Berger de la CFDT, pour un Grenelle du « pouvoir vivre » 

: la crédibilité de Berger et de la CFDT est voisine de zéro.

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bernard29 12 février 11:24

@Luniterre
écoutez, je ne suis pas membre d’un syndicat. J’ai lu cette affaire de proposition d’un grenelle du pouvoir vivre, et j’ai trouvé sur le site de la CFDT ce qui serait peut être l’embryon de cette affaire. Les Places de la République.
Dans une tribune publiée dans 
Le Journal du Dimanche du 14 février 2016, quinze syndicats, mutuelles et associations dont la CFDT, la Fondation Nicolas Hulot, WWF France, l’Unsa ou encore ATD Quart Monde annoncent qu’elles vont collaborer en faveur du vivre ensemble.

je ne sais si tout cela travaille sur des données chiffrées, mais comment le faire sinon . En tout cas c’est peut être cela le début de la démarche de la CFDT. Et ça me semble positif ou constructif. 

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Luniterre 12 février 12:38

@bernard29

Depuis 2016, pas mal d’eau a coulé sous les pont, vous savez…

L’illusionniste Hulot, entre autres, a fini un tour de piste au gouvernement Macron…

Il faut vous tenir un peu au courant…

La démarche CFDT est encore plus vide de toutes propositions que celle de Macron, qui tente au moins quelques amuse-gueules pour appâter les bonnes volontés naïves, dont on peut raisonnablement supposer, à vous lire, que vous en faites partie…

Le constat de l’article est que l’établissement d’une plateforme revendicative unitaire reste entièrement à faire, même après trois mois de lutte.

Un début, malheureusement sans suite, se trouvait ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-un-cahier-de-210218

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

et une suite possible se trouve ici :

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Du positif, concret et constructif, et surtout, chiffré, mais qui n’intéresse pas les syndicats, actuellement, ni CGT, ni CFDT ou autre…

Luniterre

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bernard29 13 février 11:13

@Luniterre

puisque vous parlez de Hulot, j’avais apprécié cet article de Gernelle du Point ; https://www.lepoint.fr/editos-du-point/etienne-gernelle/gernelle-nicolas-hulot-prix-de-la-lachete-politique-2018—13-12-2018-2278966_782.php ,

mais je trouve intéressant la proposition des Places de la République de la CFDT ( site de la CFDT. voir le kit animation sur le PDF joint.
https://www.cfdt.fr/portail/outils/campagnes/debat-national-kit-d-animation-et-fiches-thematiques-srv2_638101

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Luniterre 13 février 15:16

@bernard29
J’ai pris le temps d’examiner les docs CFDT joints…

Effectivement, quelques chiffres… (…en cherchant bien !)

…Mais pas forcément les chiffres utiles, on reverra pourquoi dans un post ultérieur, mais surtout, pas forcément les bons, dans un cas important, au moins, et là, c’est carrément rédhibitoire !!!

 

C’est là qu’on voit que la CFDT est :

__1 Totalement à côté de la plaque…

__2 Sur des positions encore plus réacs que celles du pouvoir macronien !

 

Voici l’ « exemple » que l’on trouve dans :

https://www.cfdt.fr/upload/docs/application/pdf/2019-01/cfdt_-_fiches_debat_national.pdf

« Améliorer le pouvoir d’achat des retraités Il faut sortir de la sous-indexation des pensions pour assurer aux retraités une participation aux fruits de la croissance. Les basses pensions doivent être revalorisées  : après une vie entière au travail, le niveau de pension minimale est aujourd’hui de 950 euros/mois. Il faut qu’il soit au minimum au niveau du SMIC. »

 

Or actuellement, le niveau de « pension minimale », cela n’existe tout simplement pas en pratique.

Il y a au moins deux grandes catégories de cas, le minimum-contributif et l’ASPA, qui sont distinctes et ne se cumulent pas.

 

Aucune n’atteint le montant de 950 euros, à l’heure actuelle. Personnellement, dans ma 69ème année, je viens à peine de passer le cap des 800 euros, à 812/mois, toutes pensions cumulées, y incluant le minimum-contributif …

 

L’autre cas, l’ASPA, est à 868 euros/mois, actuellement. Et ne pas oublier que cette allocation étant remboursable sur la succession, pas mal de personnes âgées s’en privent pour ne pas perdre le patrimoine familial…

 

Belle « solidarité », que l’ASPA !

 

Tenez vous au courant, et communiquez à la CFDT, « premier syndicat de France » ( >>> en rire ou en pleurer ???) , dans la foulée… :

 

https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1200567-la-retraite-minimum-quels-montants-en-2019/

 

https://www.notretemps.com/retraite/actualites-retraite/le-minimum-vieillesse-augmente,i165215

 

https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/5023-minimum-contributif-2019-et-retraite

 

https://www.la-retraite-en-clair.fr/cid3190636/minimum-vieillesse-minimum-contributif-allocation-solidarite-personnes-agees.html

 

Réclamer un « minimum retraite » à hauteur du SMIC, pourquoi pas, cela dépend de ce que l’on entend par SMIC….

 

La liste des 42 revendications du 29/11/2018 proposait le SMIC à 1300 net et le minimum retraite à 1200, net aussi, supposera-t-on…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

Une amélioration concrète dont on est encore loin…

 

La pétition Ab.CICE propose 1400 pour le SMIC, pour le mettre au dessus du seuil de pauvreté pour une famille monoparentale. Une revendication qui me paraît donc légitime et cohérente.

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Luniterre

 

En PJ, captures d’écran des données essentielles des articles cités :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/exemple-cfdt.png

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/minimum-contributif.png

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/aspa.png

 

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Luniterre 13 février 15:27

PRÉCISION UTILE :

« La pétition Ab.CICE propose 1400 NET pour le SMIC, pour le mettre au dessus du seuil de pauvreté pour une famille monoparentale. »

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Luniterre

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Luniterre 13 février 20:07

Reprenons la lecture critique des docs CFDT…

Le doc cité, outre la bourde énorme et déjà rédhibitoire concernant la retraite, est de toute façons globalement hors de propos en rapport du « Grand Débat » auquel il est supposé contribuer, vu que la quasi totalité des sujets sociaux abordés dans ce doc sont hors sujet par rapport aux thèmes officiels du débat… !

Donc, ici, la CFDT se livre à une opération d’enfumage à bon compte, et vient simplement entretenir une illusion qui n’a pas lieu d’être sur ce débat >>> plus réac que Macron, donc, en fait, qui ne cache pas vraiment son jeu, pourtant…

 

Le seul sujet à forte implication sociale du débat est celui de la fiscalité. Cette implication est d’autant plus forte que la « fiscalité » française recouvre une bonne partie des charges sociales, en fait, déjà à travers la CSG, et bien évidemment, à travers le CICE.

 

Rien que sur le point du CICE, la CFDT a tout faux, et même gravement, en ne réclamant pas son abrogation, mais simplement un hypothétique « contrôle d’utilisation »… Propos dérisoire en regard de la transformation actuelle du CICE en allègement de charges, et de son doublement en masse globale, qui en est la conséquence !

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Mais surtout, globalement, la CFDT cautionne cette confusion fisc/charges sociales en reprenant son à compte ce constat : « En France, l’impôt sur le revenu ne représentait en 2017 que 7 % des prélèvements obligatoires, selon un rapport parlementaire. »

 

Ce qui n’est exact que si l’on met sur le même plan impôts, taxes et cotisations sociales.

Or en 2017, si l’impôt sur le revenu totalise 73 Milliards, la CSG à elle seule en totalise 114 !!!

 

Dans le premier doc cité, pas une seule allusion à la CSG… !

Dans le second, celle-ci : « En 2018, les retraités ont subi la hausse non compensée de la CSG et la sous-indexation des pensions. »

Quelle contribution époustouflante au débat !!

 

Alors qu’à la jointure entre fisc et social, il y avait tout de même deux cibles possibles, avec le CICE (40 Milliards en 2019), et la CSG (114 Milliards).

 

Enfin, la TVA, qui est le post fiscal N°1, en France, avec 157 Milliards en 2018, est abordée deux fois, en termes de propositions, dans ces docs…

Une fois pour une « baisse écologique » >>> « Baisser la fiscalité indirecte — Baisser la TVA sur les biens et services qui favorisent la transition écologique (isolation des bâtiments, transports en commun…) » Mais avec cette précision, qui rend actuellement cette idée aussi vaine que les autres : « Ces baisses ciblées nécessitent un accord européen. C’est à l’État de les proposer dans le cadre d’un projet européen global. »

Et ensuite, quelques lignes plus loin, la CFDT propose : « Taxe d’habitation – Supprimer totalement la taxe d’habitation, la compensation aux collectivités territoriales étant assurée par un partage des grands impôts nationaux (impôt sur le revenu, TVA, impôt progressif sur le capital…) »

Autrement, dit, augmenter la TVA…

 

Pour mémoire, une des dernières revendications GJ exprimées par Priscillia Ludosky, c’est une réduction de TVA sur tous les produits de première nécessités, c’est à dire ceux consommés impérativement par les plus démunis, en fonction de leurs besoins sociaux les plus basiques.

Pourrait être financée par l’abrogation du CICE, par exemple, ce qui impliquerait une refonte de la répartition des charges sociales.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Luniterre

 

En PJ, captures d’écran des citations :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cice-cfdt.png?w=940

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cfdt-baisse-tva-ecolo.png?w=940

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cfdt-transfert-taxe-habitation-sur-tva.png?w=940

 

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VOIR A LA SUITE…

 

D’autres aspects du débat…

 

 

 

 

 

 

 

D’autres aspects du débat…

 

Parasitisme « syndical », débat public/privé, « capitalisme D’État », … et unité à trouver pour le mouvement de masse… !

 

Spartacus 11 février 13:43

« La très grande majorité des prolétaires, smicards et productifs.. »

L’auteur fait mine de croire que ce serait l’objectif des syndicalistes de s’occuper de ces gens là.

Mais non, ces gens là n’intéressent pas les syndicats Français.

Ça cotise mal, l’argent avec eux ça tombe pas du ciel, ils sont critiques, ça remplis pas les caisses et ça comprend pas les privilèges des autres membres majoritaires, les statutaires.

Ce qui intéresse les syndicats Français se sont les politiques identitaires et corporatistes.

Les avantages et privilèges a spolier sur les autres. L’emploi a vie comme titre de noblesse qui permet de mieux se servir en premier avec l’état au détriment de la société marchande.

Ne sont ils pas déjà les 1er privilégiés ? A être subventionnés à 97% et seulement 3% de cotisants. Plus caricatural qu’une blague carembar.

Les statuts, les avantages catégoriels les intéressent.

En Italie les syndicats ont manifestés pour la fin des statuts, en France ça manifeste pour accroître les avantages catégoriels. En, plus ce sont des cocos et a contrario des fonctionnaires, le peuple a compris que le communisme est une idéologie de merde.

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François Pignon 11 février 14:20

Eh ben comme ça, une fois qu’on aura tué le pianiste, on n’entendra plus rien !

C’est marrant comme Spartacus trouve son compte dans cette entreprise de démolition !

Qu’en est-il pour l’auteur de la CFDT, de FO, de la CGC, ?

Pareil ? A la poubelle ?

Giléjaunons,donc, occupons les rond-points avec Papy et Mamie, pendant que Foutriquet fait son show.

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François Pignon 11 février 14:37

@François Pignon

Si, depuis vingt ans, il n’existe plus de structures maoïstes en France, les « ex » ont des relents de velléité spontex. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts ou à la TML, pas comme les anciens maoïstes devenus célèbres, Serge July, Roland Castro, Philippe Sollers, Alain Geismar, Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy.
L’auteur est moins célèbre, mais issu de la même portée.
Il suffit de se référer à son « site » pour comprendre.

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Luniterre 11 février 15:49

Ce qui est comique, c’est de voir à quel point chacun lit avec ses propres préjugés et interprète en fonction, et parfois très loin du texte, sinon carrément à l’opposé !

@Spartacus

L’auteur sans doute le plus anticommuniste d’Agoravox… Mais au moins, avec lui, les choses sont claires, du moins, au départ…

Ici, partant du préjugé, en l’occurrence justifié, que l’auteur est marxiste, il semble en déduire que l’article serait malgré tout une défense des syndicats actuels en France…

Alors qu’à l’évidence, il en propose une critique radicale…

Ce qui n’a pas échappé, par contre, à…

@François Pignon

Qui, lui, partant de ses propres préjugés, plutôt favorables aux syndicats, et surtout à la CGT, et d’une manière générale, semble-t-il, au capitalisme d’Etat (  https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107  ) tente d’abord une assimilation confusionniste, peu fonctionnelle, entre l’article et le point de vue de Spartacus, avant de se raviser et de contre-attaquer sur une nouvelle assimilation, formellement plus « subtile », entre marxisme-léninisme et maoïsme…

Alors que c’est carrément se poser dans la situation de l’hôpital qui se moque de la charité, vu que cette assimilation est aujourd’hui encore essentiellement entretenue par qui, sinon par les zélateurs du capitalisme d’État chinois, au rang desquels M. François Pignon se range lui-même !!! ( https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107  )

Et alors que, par contre, et contrairement à ses sous-entendus, la critique du maoïsme, « spontanéiste » ou non, est l’une des bases théoriques du blog TML… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/10/de-mao-a-ma-ou-la-philosophie-chinoise-du-capitalisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/28/le-mensonge-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

 

Luniterre

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François Pignon 11 février 16:23

@Luniterre

vous avez dû mal lire ou mal comprendre mes propos, articles ou commentaires
je ne suis pas du tout un « partisan » du « capitalisme chinois »
je dis simplement que ce pays n’est plus communiste depuis longtemps
que la secte qui dirige la Chine continue à porter un nom (parti communiste) hérité de l’histoire mais aussi trompeur que le mot « démocratie » pour les oligarchies occidentales
que les mao-spontex ont toujours été des provocateurs et des tordus intellectuellement qui se complaisent à renverser les concepts pour désorienter les na¨fs
que vous faites partie de cette clique, alliée objective des forces que vous prétendez combattre

c’est plus clair, petit scarabée ?

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Luniterre 11 février 17:37

@François Pignon

Plus clair ???

Vous attribuez à cet article un propos « spontanéiste » qui n’est nullement le sien.

Le spontanéisme du mouvement GJ y est évoqué, et de manière critique, de plus, mais ce n’est pas le sujet de l’article, auquel vous faites donc un procès d’intention, et d’autant plus gratuit qu’il y a, par nature, antagonisme entre spontanéisme et marxisme-léninisme, ce qui était déjà rappelé, précédemment, à propos du mouvement contre la loi travail, qui souffrait aussi de cette tare spontanéiste, un mal français, en quelque sorte…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/xxx-3-marxisme-leninisme-conscience-spontanee-etou-avant-garde-proletarienne-xxx/

L’article, en plus, est sur la page d’accueil de TML…

Dans la mesure où vous ne vous n’exprimez pas du tout clairement, on est donc amenés à supposer que vous voulez opposer « syndicalisme » et « spontanéisme », alors que rien n’empêche le mouvement social de trouver et de construire d’autres formes organisationnelles que les syndicats, et surtout, que les syndicats actuels, qui ont prouvé leur inefficience, en regard des besoins sociaux du plus grand nombre, et notamment, des catégories prolétariennes.

Luniterre

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Luniterre 11 février 18:39

@François Pignon

Concernant le capitalisme chinois, vous propos sont tout aussi ambigus, dans la mesure ou vous semblez nettement en faire l’apologie, dans votre article déjà cité qui se termine ainsi : 

« Si les dirigeants occidentaux, économiques et politiques, continuent à montrer leur incapacité à créer des emplois et à assurer une prospérité à long terme pour l’ensemble de la population de leurs pays, le capitalisme d’état prendra progressivement le relais et les idéologues pourront toujours s’interroger sur la nature « socialiste » ou « communiste » de leurs attributs, le système des « marchés libres » aura vécu et ce ne sont pas les luttes entre classes sociales qui l’auront terrassé, mais les contradiction de capitalisme lui-même. L’alternative pertinente n’est pas « capitalisme/socialisme », mais « privé/public ».

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107

Selon ce dernier propos :

L’alternative pertinente n’est pas « capitalisme/socialisme », mais « privé/public ».“

Il semblerait donc que vous faites un parallèle entre une contradiction “public/privé” et une contradiction “capitalisme d’Etat/capitalisme de marché”…

Ce qui est, dans les deux cas, une vision binaire et simpliste, comme vous le fait remarquer un de vos lecteurs, du reste.

Dans un environnement de marché, le service public est amené à se modeler sur les critères du marché, précisément pour ne pas être “privatisé” et la différence tend donc à disparaitre, concrètement, et surtout pour l’usager.

Le “capitalisme d’Etat” n’est pas un système économique par lui-même, mais seulement un secteur économique contrôlé par les finances publiques.

Selon les Etats, il a plus ou moins d’importance, et, éventuellement, plus ou moins d’influence sur les marchés, mais, en fin de compte, dans un environnement de marché, il doit finir, tôt ou tard, par s’aligner sur les critères du marché.

Dans la plupart des pays, le secteur “capitaliste d’Etat” n’est jamais qu’un des aspects du capitalisme “monopoliste” d’Etat, dans lequel l’Etat est au service des monopoles.

En Chine, l’Etat est au service des monopoles chinois, tout comme L’Etat français est au service des monopoles français, l’Etat US au service des monopoles US, etc…

Cela n’exclut pas des interférences entre puissances monopolistes, comme entre la France et l’Allemagne, etc…

Et de plus, il y a encore de nombreuse interférences,et même, interdépendances, entre capital US et chinois, etc…


C’est votre définition, au départ, qui est schématique, simpliste, et même fausse, en posant le “capitalisme d’Etat” pour un système en soi… Une erreur effectivement très répandue dans la gauche française… :

Le « capitalisme d’état » est un système économique dans lequel l’état est le principal acteur, et dans lequel les marchés sont des outils au service d’une politique, alors que dans les économies de marché », c’est l’état qui est au service de la politique des principaux groupes industriels et financiers, le plus souvent des multinationale, qui contrôlent les marchés.”

(Extrait de votre article cité :

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107 )

 

Luniterre

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Alren 11 février 19:54

@Luniterre

Vous évoquez la désagrégation du mouvement des Gilets jaunes sans voir que la stupide violence de Macron a ouvert définitivement les yeux à ceux qui ont été témoins de ces provocations policières et qu’ils savent que désormais ce gouvernement est leur ennemi.

Or contre l’ennemi, on fait front commun, l’Union sacrée, comme en 14-18 et on ne se rend pas.

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Luniterre 11 février 21:22

@Alren

« Or contre l’ennemi, on fait front commun, l’Union sacrée, comme en 14-18 et on ne se rend pas. »

Une formule…

En 1914 l’Union Sacrée est l’un des facteurs essentiels qui ont permis l’ouverture de la Grande Boucherie Humaine qui allait durer 4 ans…

Une boucherie qui n’était pas forcément indispensable au bonheur de l’humanité…

La référence n’est donc pas vraiment appropriée…

Macron est le visage d’une politique particulièrement rétrograde, mais il n’en est précisément que le visage. Ce n’est pas seulement le visage qu’il faut changer, mais la politique elle-même.

L’essentiel est donc dans la perspective politique à ouvrir. La masse des sympathisants du 17 Novembre reviendra dans l’action lorsqu’une perspective claire se dessinera, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le premier pas, c’est la constitution d’une plateforme revendicative répondant aux besoins sociaux du plus grand nombre. C’est ce qui pourrait être la base de l’Union Sacrée contre l’ennemi actuel. C’est ce que dit l’article, et ce n’est pas ce qui est en train de se produire, avec le retour des syndicats kollabos dans le mouvement.

Luniterre

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