tribune marxiste-léniniste

Pour une paix durable, pour le droit des nations à disposer d'elles-mêmes, pour le socialisme.

La Guyane en marche !!

.

.

.

La Guyane En Marche!!

 

 

.

.

 

.

Macron cherche sa voie…

 

 

 

 

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖжжжЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ 

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

Octobre 17, 2017, Centenaire de la Russie Soviétique: Pour les prolétaires, L’Histoire comme drapeau!

.

.

.

.

.

Octobre 17, 2017,

,

Centenaire

.

de la Russie Soviétique:

.

Pour les prolétaires,

.

L’Histoire

.

comme drapeau!

.

.

.

.

.

.

.

A l’occasion de l’année du centenaire d’Octobre, il y a toutes les réactions possibles qui s’expriment, soit pour être sûres de bien enterrer le souvenir de l’URSS, dès fois que, …avec le syndrome de l' »ostalgie », on ne sait jamais…, soit pour récupérer ce qui peut encore être utile au service de telle ou telle petite boutique politique très formellement « de gauche », parfois, mais pas que…

Et dans la prétendue « extrême-gauche », voire même s’affichant parfois « marxiste-léniniste », quelques appels à une commémoration « unitaire » ont récemment jailli ici et là…

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution.

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite, et construite durablement sur une période et une étendue suffisamment extensibles pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un évènement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour réussir la prochaine…

Et dans ce cas, que peut bien vouloir dire « commémoration unitaire »?

L’idée de vouloir dépasser les clivages idéologiques hérités du passé peut paraître bonne, et d’autant meilleure qu’ils sont le plus souvent réduits à des clivages purement sectaires, où c’est uniquement la doxa de chaque secte qui tient lieu de référence, et non pas même, simplement, les classiques du Marxisme-Léninisme, et pour cause…

Précisément, dans cette commémoration, il ne s’agit pas de dépoussiérer les vieux livres, mais au contraire, de chercher à comprendre de quelle façon et dans quelles conditions concrètes les théories ont été mises à l’épreuve de la pratique.

Et non pas pour « refaire » ni même réécrire l’histoire, mais simplement pour déterminer quels sont nos critères d’évaluation.

Ce sont ces critères d’évaluation qui donneront le sens et la portée politique de notre célébration militante éventuelle.

Il est clair que le sens d’Octobre ne change pas, pour les communistes marxistes-léninistes, que ce soit au 99ème anniversaire, au 101ème ou n’importe quand, du reste, mais le 100ème, c’est bien une occasion incontournable de débats, de médiatisations diverses, dont il peuvent faire, à l’occasion, une arme politique.

Et une telle arme politique n’a évidemment de sens que dans le contexte présent…

Et le sens lui-même est d’autant plus fort et significatif que la situation actuelle, en France notamment, est elle-même celle d’une crise politique potentiellement aiguë, qui vient se surajouter à la crise économique générale.

En réalité, dans un contexte économiquement et socialement dégradé depuis de longues années, le climat de crise politique a également longuement « muri », et il atteint aujourd’hui un sommet pestilentiel, tel un abcès sur le point d’éclater.

Les recettes réformistes usuelles dites de « concertation sociale » ayant toutes échoué les unes après les autres, c’est maintenant à marche forcée, comme on l’a déjà vu avec les lois « Macron », « El Khomri », que le capital entend imposer les reculs sociaux les plus draconiens, sous les formes les plus diverses, et avec l’aide de tous ses pantins démagogues, de Hamon à Le Pen, de la supposée « extrême-gauche » à la véritable extrême-droite, relookée en « nationaux républicains », de tous poils, mais au discours désormais officiellement « acceptable », « démocratique », « néo-gaulliste », etc…

Que l’extrême-droite soit officiellement rendue « respectable » par la démocratie libérale, alors que son influence militante s’est étendue extensivement, et même probablement, de façon majoritaire, dans les services de police, de gendarmerie, dans l’armée, cela démontre suffisamment que, malgré ses adjurations effarouchées, la bourgeoisie libérale est prête à franchir le pas d’un régime totalement policier, où le rideau d’une « démocratie », déjà d’opérette, ne sera plus levé que sur les décombres fumants de ce qu’elle avait prétendu être.

C’est donc dans cette impasse totale pour son avenir social que le prolétariat de France est éventuellement amené à reconsidérer d’un autre œil, surtout si les militants marxistes-léninistes sont à la hauteur de leur tâche, les communications « culturelles » diverses qui éclaireront les mois qui viennent de leurs lueurs incertaines, mais dont certaines peuvent être rouges, si, là encore, les communistes marxistes-léninistes le veulent réellement!

Parler de communistes ML comme s’ils étaient en quelque sorte les héritiers légitimes d’Octobre, cela peut paraitre d’une outrecuidance sectaire certaine, mais déjà, dans un premier temps, on admettra que ceux qui osent encore ouvertement se réclamer du Marxisme-Léninisme auraient au moins une certaine logique de comportement s’ils s’efforçaient de faire en sorte que ce reproche soit en correspondance avec la réalité de leur action…

Mais divisions, querelles sectaires, réminiscences de l’opportunisme thorézien et allégeances conséquentes à diverses variantes du social-chauvinisme font qu’il n’en est rien et que la bourgeoisie en déconfiture n’a malgré tout rien à craindre de ces « héritiers » qui se contenteront de la part congrue qu’elle voudra bien leur laisser…

Donc, non, pas de sectarisme ici, et on comprendra bien qu’au delà de ce rappel de principe historique selon lequel le Marxisme-Léninisme a porté aux quatre coins du monde les idéaux de la Russie Soviétique surgie d’Octobre, il nous apparait que cet héritage est toujours, et simplement, celui de tous ceux qui, constatant l’impasse et l’inanité du système actuel, considèrent que la possibilité de construire à nouveau une alternative socialiste réelle au capitalisme est la seule issue pour éviter la fatalité du recul civilisationnel auquel mène ce système déjà potentiellement failli.

Pour autant, le socialisme soviétique et son influence rayonnante, pour plus d’un tiers de l’humanité, au cours du XXème siècle, a presque totalement disparu, sous l’influence de la corruption bureaucratique et du social-chauvinisme, aboutissant à la division et aux conflits nationalistes, également alimentés par la corruption financière, très souvent émanant des sources impérialistes, et principalement US (cas tristement exemplaire de Mao et de ses affidés).

C’est pourquoi, si l’on sent bien, aujourd’hui, avec la crise chronique du capital, même avec plusieurs décennies de « rebonds », en faits autant de sursauts stériles, que l’évolution de cette « civilisation » mondialisée, littéralement « contre nature », ne peut plus être que régressive, l’effacement brutal et spectaculaire du « continent socialiste » peut apparaitre, lui aussi, comme l’engloutissement d’une autre civilisation, ce qu’il fut, pour partie, en réalité.

Pourtant, si l’on veut comparer historiquement le destin des sociétés et des civilisations, il faut rappeler que la bourgeoisie, apparue en tant que classe avec le tournant de l’an mille, a encore mis plus de huit siècles avant de s’imposer radicalement comme classe politiquement dominante, en France, malgré sa domination économique déjà progressivement acquise au cours des siècles et définitivement réaffirmée avec les prémisses de la révolution industrielle.

Là peut s’arrêter cette comparaison, car chaque mutation profonde de société a ses propres caractéristiques, à nulle autre pareille.

Néanmoins, les convulsions révolutionnaires, de la fin du XVIIIème siècle au début du XXème, montrent que ces processus de transformation ne sont pas linéaires, mais comportent des sauts brusques, des retours en arrière, des situations que l’on peut qualifier d' »hybrides », etc…

De l’an mille à aujourd’hui, la bourgeoisie a constamment évolué, et tente de le faire encore, même si elle apparait comme en bout de course, dans ses possibilités de régler la crise…

Le prolétariat moderne, né avec la révolution industrielle, a déjà beaucoup changé, et change encore radicalement, sous l’effet de la « mondialisation », résultante de la domination impérialiste actuellement sans partage, autre qu’interne, et sans résistance, autre que très locale ou très partielle.

Mais de même que la bourgeoisie tenait entre ses mains, depuis le cœur du moyen-âge, les clefs de l’avenir, c’est, aujourd’hui encore, et depuis son apparition en tant que classe industrielle, le prolétariat qui les détient, désormais.

Cela peut paraitre moins évident, aujourd’hui, en Occident, mais le prolétariat industriel mondial continue de croitre, et ici, l’extension du secteur tertiaire, combinée avec la paupérisation des classes moyennes et la marchandisation des services, crée, avec la crise, une nouvelle extension du prolétariat.

Au cours des trois derniers siècles, les plus grandes révolutions, bourgeoises comme prolétariennes, et presque conjointement dans certains cas, ont connu leur lots d’épopées, de tragédies et d’errements, mais dans tous les cas, l’histoire est écrite par les vainqueurs.

Actuellement, c’est la bourgeoisie qui semble avoir repris le dessus, même si tout le monde comprend bien que cette « domination » repose sur les sables mouvants et boueux de sa propre crise.

Même dans ses tentatives vaines de raffermir sa base instable, la bourgeoisie n’en continue donc pas moins de proclamer haut et fort, et même d’autant plus fort, ses prétendues « valeurs éthiques », y comprit à grands renforts, précisément, de rappels « historiques », pourtant parfois nauséabonds, comme celui du colonialisme, puisant ses racines dans l’esclavagisme.

Et même si la bourgeoisie n’affirme pas plus vouloir rétablir l’esclavagisme que l’échafaud ou la guillotine, elle n’en continue pas moins à vouloir nous faire entonner ce couplet selon lequel un sang « impur » abreuve son sillon, qu’elle continue très concrètement et quasi quotidiennement d’irriguer , par ses opérations militaires aux quatre coins du monde.

Très récemment, grâce aux très beaux costumes du « Très Honorable François Fillon », a ressurgi l’ombre de la « Françafrique », fer de lance néocolonialiste de notre « très démocratique » bourgeoisie française…

Rappelons en deux mots l’un des « exploits » les plus saillants de la dite « Françafrique », en 1994, en seulement 3 mois, le génocide rwandais a fait très « officiellement » 800 000 victimes, le plus souvent massacrées à la machette, jusque dans les églises… 800 000, et beaucoup plus, selon d’autres sources, peu suspectes de partialité:

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Genocide-au-Rwanda-un-million-de-morts-en-100-jours-2014-04-10-1134203

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_des_Tutsis_au_Rwanda

Sur trente années, la répression politique en URSS « stalinienne » n’en a pas fait autant, selon les sources originales, à l’ouverture des archives soviétiques, sur lesquelles se sont précipitées nos « chercheurs » occidentaux, et US, notamment, en premiers…

Mais si les 800 000 morts du Rwanda ont à peine le droit à des procédures symboliques concernant leurs bourreaux directs, et évidemment aucune, concernant les complices français des commanditaires du massacre, les victimes de la répression en URSS se sont, elles, « multipliées » exponentiellement, pour devenir 100 millions, sous la plume des scribes médiatiques au service du capitalisme!

Et c’est, quotidiennement, cette armée de 100 millions de fantômes qui pilonne les consciences populaires, via les médias du système, à la moindre occasion où il est question de communisme ou d’URSS !!

Tandis que les amis de la « Françafrique » se taillent, eux, des costumes de luxe dans les dépouilles de leurs massacres.

Il ne s’agit justement pas, ici, d’ébaucher une sordide « échelle de valeur » entre les origines des victimes de l’histoire.

Les victimes du Génocide des Tutsis au Rwanda ont toutes autant droit à notre respect humain que les victimes des exécutions et massacres de la Grande Révolution Française, et tout autant que celles de la Révolution Soviétique.

Dans le cas du Rwanda, il s’agissait tout à fait clairement et officiellement d’une contre-révolution, mais quoi qu’il en soit, le but d’une révolution n’est jamais, fondamentalement, de massacrer ses ennemis. Il est d’abord et toujours de lutter contre une oppression, quelle qu’en soit la nature, et d’établir des rapports humains plus sociaux et plus justes.

Dans la Résistance, le but des Partisans n’était pas d’abord de tuer des allemands, mais de libérer le monde de la barbarie fasciste.

Rappelons encore, à cette occasion, que c’est à l’URSS et à ses Partisans, sur tout le continent eurasiatique, que l’on doit, et de loin, le plus gros effort et les plus grands sacrifices pour en finir avec le nazisme.

Or cette capacité de résistance n’est pas le fruit du hasard, mais bien l’héritage le plus direct du Grand Octobre!

.

Elle repose sur l’édification de la Russie Socialiste Soviétique, à partir d’un pays-continent complètement ruiné par la guere de 1914-18 et les armées blanches, ensuite, soutenues directement par toutes les puissances impérialistes de l’Occident, au cours de la dite « Guerre Civile ».

C’est donc en à peine 20 ans qu’a surgi  de ce champ de ruines la puissance socialiste soviétique avec la capacité de défaire le nazisme, première puissance capitaliste industrielle européenne.

Il est donc impossible de parler d’échec du socialisme et de la Révolution d’Octobre, même si cela n’empêche pas un regard historique critique et analytique.

Il est également notable que le même élan de reconstruction s’est reproduit après guerre, maintenant l’URSS au rang de très grande puissance mondiale, seule capable de tenir tête à l’impérialisme US, qui commence alors à étendre son emprise sur le reste du monde.

Cette résistance anti-impérialiste a finalement été vaincue par le retournement des fondamentaux économiques du socialisme, essentiellement opéré sous l’ère Khrouchtchev, et parachevé sous l’ère Gorbatchev. Un lent déclin de 35 ans, pour arriver à saper jusqu’à la base l’héritage des générations héroïques d’Octobre!

Sans doute, en notre début de XXIème siècle, même si nous n’avons pas nécessairement besoin d’un tel développement exponentiel des forces productives, tel que celui de ces premières générations, mais de plus de démocratie et d’un respect plus grand de l’environnement, il n’en reste pas moins qu’en tirant les leçons utiles du socialisme prolétarien, pour en reprendre les fondamentaux économiques, il y a là l’alternative potentielle à la déchéance économique et sociale dans laquelle s’enfonce notre société « mondialisée ».

C’est l’un des travaux d’analyse essentiels que doivent faire les marxistes-léninistes du XXIème siècle, à l’occasion de ce centenaire, et que nous pouvons considérer comme un élément de la Révolution du Retour au Réel!

.

Luniterre

.

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

 

ARTICLES CONNEXES:

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

.

****************

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/03/19/en-2017-etre-marginal-avec-marx-glose-marginale-1-aux-racines-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

.

********************

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/11/lenine-1-siecle-apres-ringard-ou-visionnaire/

 

**********************

.

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

 

 

**************************

***************

***

En 2017, être « marginal » avec Marx : « Glose marginale 1 », aux racines de la transition socialiste prolétarienne!

.

.

.

.

.

En 2017

.

être « marginal »

.

avec Marx ?

Glose marginale 1

de la Critique du Programme de Gotha

Première esquisse

des principes économiques

de la transition socialiste…

(1875)

************

En 1875, Marx écrit ce texte comme analyse critique des principaux points du programme d’unification des socialistes allemands, dont Ferdinand Lassalle ( …rien à voir avec notre Jean Lassalle) est l’un des principaux leaders.

 

Dans les circonstances concrètes de l’Europe de l’époque, cela l’amène à préciser les principes économiques qui sont ceux de la transition vers la première phase du communisme, couramment désignée, par la suite, comme socialisme, mot qui a depuis longtemps perdu cette signification, au profit du réformisme, puis de l’opportunisme, et actuellement, en France, de l’affairisme et de la corruption.

 

A l’échelle d’un pays, ces idées n’ont jamais été réellement prises en compte, sauf très provisoirement, en URSS, au XIXème congrès du PCUS, où elles ont servi de base à un projet de remise en ordre de l’économie, mais rejeté peu après par Khrouchtchev et ses successeurs.


Le débat, au XIXème Congrès, portait sur la possibilité d’utiliser la loi de la valeur (fondée sur la valeur-travail) non à la manière capitaliste, pour le profit, mais pour un développement rationnel et harmonieux de l’économie socialiste.


Dans un contexte différent et sous des formes différentes, c’est exactement ce que Marx envisage dans ce texte de 1875, publié seulement après sa mort, mais qui, quant à ses idées et principes fondamentaux, n’a pas pris une ride, voire même, reste plus que jamais d’actualité, en tenant compte, évidemment, là aussi, de la différence de contexte!

Luniterre

 

***************


A ce sujet, articles connexes sur TML:

Marx au banc d’essai de l’Histoire

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

.

.

2017, Pour sortir de l’impasse…

La Révolution du retour au réel !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/03/02/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

.

.
Documents historiques sur la préparation du XIXème congrès:
Les problèmes économiques du socialisme en URSS

http://michel.delord.free.fr/jstal-probecosoc.pdf

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/11/j-staline-reponse-a-sanina-et-venger.pdf

.

.
Rejet par Mao de ces principes,

lors de son tragique « Grand Bond en Avant »:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/05/en-commentaire-general-a-propos-des-inedits-de-mao/

 

.

.

****************

1875, le texte

******************

1. – Le travail est la source de toute richesse et de toute culture, et comme le travail productif n’est possible que dans la société et par la société, son produit appartient intégralement, par droit égal, à tous les membres de la société.

PREMIÈRE PARTIE DU PARAGRAPHE : «Le travail est la source de toute richesse et de toute culture. »

Le travail n’est pas la source de toute richesse [1]. La nature est tout autant la source des valeurs d’usage (qui sont bien, tout de même, la richesse réelle !) que le travail, qui n’est lui-même que l’expression d’une force naturelle, la force de travail de l’homme. Cette phrase rebattue se trouve dans tous les abécédaires, et elle n’est vraie qu’à condition de sous-entendre que le travail est antérieur, avec tous les objets et procédés qui l’accompagnent. Mais un programme socialiste ne saurait permettre à cette phraséologie bourgeoise de passer sous silence les conditions qui, seules, peuvent lui donner un sens. Et ce n’est qu’autant que l’homme, dès l’abord, agit en propriétaire à l’égard de la nature, cette source première de tous les moyens et matériaux de travail, ce n’est que s’il la traite comme un objet lui appartenant que son travail devient la source des valeurs d’usage, partant de la richesse. Les bourgeois ont d’excellentes raisons pour attribuer au travail cette surnaturelle puissance de création : car, du fait que le travail est dans la dépendance de la nature, il s’ensuit que l’homme qui ne possède rien d’autre que sa force de travail sera forcément, en tout état de société et de civilisation, l’esclave d’autres hommes qui se seront érigés en détenteurs des conditions objectives du travail. Il ne peut travailler, et vivre par conséquent, qu’avec la permission de ces derniers.

Mais laissons la proposition telle qu’elle est, ou plutôt telle qu’elle boite. Quelle conclusion en devrait-on attendre ? Evidemment celle-ci :

« Puisque le travail est la source de toute richesse, nul dans la société ne peut s’approprier des richesses qui ne soient un produit du travail. Si donc quelqu’un ne travaille pas lui-même, il vit du travail d’autrui et, même sa culture, il la tire du travail d’autrui. »

Au lieu de cela, à la première proposition, on en ajoute une seconde par le moyen du mot-cheville : « et comme » pour tirer de la seconde, et non de l’autre, la conséquence finale.

DEUXIÈME PARTIE DE LA PROPOSITION : « Le travail productif n’est possible que dans la société et par la société. »

D’après la première proposition, le travail était ta source de toute richesse et de toute culture, donc pas de société possible sans travail. Et voilà que nous apprenons au contraire que le travail « productif » n’est pas possible sans société.

On aurait pu dire, tout aussi bien, que c’est seulement dans la société que le travail inutile, et même socialement nuisible, peut devenir une branche d’industrie, que c’est seulement dans la société qu’on peut vivre de l’oisiveté, etc., etc. – bref recopier tout Rousseau [2].

Et qu’est-ce qu’un travail « productif » ? Ce ne peut être que le travail qui produit l’effet utile qu’on se propose. Un sauvage, – et l’homme est un sauvage après avoir cessé d’être un singe -, qui abat une bête d’un coup de pierre; qui récolte des fruits, etc., accomplit un travail « productif ».

TROISIÈMEMENT, LA CONSEQUENCE : « Et comme le travail productif n’est possible que dans la société et par la société, son produit appartient intégralement, par droit égal, à tous tes membres de la société. »

Belle conclusion ! Si le travail productif n’est possible que dans la société et par la société, son produit appartient à la société, et, au travailleur individuel, il ne revient rien de plus que ce qui n’est pas indispensable au maintien de la société, « condition » même du travail.

En fait, cette proposition a toujours été défendue par les champions de l’ordre social existant, à chaque époque. En premier viennent les prétentions du gouvernement, avec tout ce qui s’ensuit, car le gouvernement est l’organe de la société chargé du maintien de l’ordre social; puis viennent les prétentions des diverses sortes de propriété privée qui, toutes, sont le fondement de la société, etc. On le voit, ces phrases creuses peuvent être tournées et retournées dans le sens qu’on veut.

Il n’y a de lien logique entre la première et la seconde partie du paragraphe que si l’on adopte la rédaction suivante :

« Le travail n’est la source de la richesse et de la culture que s’il est un travail social », ou, ce qui revient au même : « que s’il s’accomplit dans la société et par elle ».

Cette proposition est incontestablement exacte, car le travail isolé (en supposant réalisées ses conditions matérielles), s’il peut créer des valeurs d’usage, ne peut créer ni richesse ni culture.

Non moins incontestable cette autre proposition :

« Dans la mesure où le travail évolue en travail social et devient ainsi source de richesse et de culture, se développent, chez le travailleur, la pauvreté et l’abandon, chez le non-travailleur, la richesse et la culture. »

Telle est la loi de toute l’histoire jusqu’à ce jour. Au lieu de faire des phrases générales sur le « travail » et la « société », il fallait donc indiquer ici avec précision comment, dans la société capitaliste actuelle, sont finalement créées les conditions matérielles et autres qui habilitent et obligent le travailleur à briser cette malédiction sociale.

Mais, en fait, tout ce paragraphe, aussi manqué au point de vue de la forme que du fond, n’est là que pour qu’on puisse inscrire sur le drapeau du Parti, tout en haut, comme mot d’ordre, la formule lassalienne du « produit intégral du travail ». Je reviendrai plus loin sur le « produit du travail », le « droit égal », etc., car la même chose reparaît sous une autre forme un peu différente.

.


.

2.- Dans la société actuelle, les moyens de travail sont le monopole de la classe capitaliste. L’état de dépendance qui en résulte pour la classe ouvrière est la cause de la misère et de la servitude sous toutes ses formes.

La proposition, empruntée aux statuts de l’Internationale, est fausse sous cette forme « améliorée ».

Dans la société actuelle, les moyens de travail sont le monopole des propriétaires fonciers (le monopole de la propriété foncière est même la base du monopole capitaliste) et des capitalistes. Les statuts de l’Internationale, dans le passage en question [3], ne nomment ni l’une ni l’autre classe monopoleuse. Ils parlent du « monopole des moyens de travail, c’est-à-dire des sources de la vie ». L’addition des mots : « sources de la vie » montre suffisamment que la terre est comprise parmi les moyens de travail.

On a introduit cette rectification parce que Lassalle, pour des raisons aujourd’hui connues, attaquait seulement la classe capitaliste et non les propriétaires fonciers [4]. En Angleterre, le plus souvent, le capitaliste n’est pas même le propriétaire du sol sur lequel est bâtie sa fabrique.

.


.

3. – L’affranchissement du travail exige que les instruments de travail soient élevés à l’état de patrimoine commun de la société et que le travail collectif soit réglementé par la communauté avec partage équitable du produit.

« Les instruments de travail élevés à l’état de patrimoine commun », cela doit signifier sans doute : « transformés en patrimoine commun ». Mais ceci seulement en passant.

Qu’est-ce que c’est que le « produit du travail » ? L’objet créé par le travail ou sa valeur ? Et, dans ce dernier cas, la valeur totale du produit ou seulement la fraction de valeur que le travail est venu ajouter à la valeur des moyens de production consommés ?

Le « produit du travail » est une notion vague qui tenait lieu, chez Lassalle, de conceptions économiques positives.

Qu’est-ce que le « partage équitable [5] » ?

Les bourgeois ne soutiennent-ils pas que le partage actuel est « équitable » ? Et, en fait, sur la base du mode actuel de production, n’est-ce pas le seul partage « équitable » ? Les rapports économiques sont-ils réglés par des idées juridiques ou n ‘est-ce pas, à l’inverse, les rapports juridiques qui naissent des rapports économiques ? Les socialistes des sectes [6] n’ont-ils pas, eux aussi, les conceptions les plus diverses de ce partage « équitable» ?

Pour savoir ce qu’il faut entendre en l’occurrence par cette expression creuse de « partage équitable », nous devons confronter le premier paragraphe avec celui-ci. Ce dernier suppose une société dans laquelle «les instruments de travail sont patrimoine commun et où le travail collectif est réglementé par la communauté », tandis que le premier paragraphe nous montre que « le produit appartient intégralement, par droit égal, à tous les membres de la société ».

« A tous les membres de la société » ? Même à ceux qui ne travaillent pas ? Que devient alors le « produit intégral du travail » ? – Aux seuls membres de la société qui travaillent ? Que devient alors le « droit égal » de tous les membres de la société ?

Mais « tous les membres de la société » et le « droit égal » ne sont manifestement que des façons de parler. Le fond consiste en ceci que, dans cette société communiste, chaque travailleur doit recevoir, à la mode lassalienne, un « produit intégral du travail ».

Si nous prenons d’abord le mot « produit du travail » (Arbeitsertrag) dans le sens d’objet créé par le travail (Produkt der Arbeit), alors le produit du travail de la communauté, c’est « la totalité du produit social » (das gesellschaftliche Gesamtprodukt).

Là-dessus, il faut défalquer :
Premièrement : un fonds destiné au remplacement des moyens de production usagés;
Deuxièmement : une fraction supplémentaire pour accroître la production;
Troisièmement : un fond de réserve ou d’assurance contre les accidents, les perturbations dues à des phénomènes naturels, etc.

Ces défalcations sur le « produit intégral du travail » sont une nécessité économique, dont l’importance sera déterminée en partie, compte tenu de l’état des moyens et des forces en jeu, à l’aide du calcul des probabilités; en tout cas, elles ne peuvent être calculées en aucune manière sur la base de l’équité.

Reste l’autre partie du produit total, destinée à la consommation.

Mais avant de procéder à la répartition individuelle, il faut encore retrancher :

Premièrement les frais généraux d’administration qui sont indépendants de la production.
Comparativement à ce qui se passe dans la société actuelle, cette fraction se trouve d’emblée réduite au maximum et elle décroît à mesure que se développe la société nouvelle.

Deuxièmement : ce qui est destiné à satisfaire les besoins de la communauté : écoles, installations sanitaires, etc.
Cette fraction gagne d’emblée en importance, comparativement à ce qui se passe dans la société actuelle, et cette importance s’accroît à mesure que se développe la société nouvelle.

Troisièmement : le fonds nécessaire à l’entretien de ceux qui sont incapables de travailler, etc., bref ce qui relève de ce qu’ on nomme aujourd’hui l’assistance publique officielle.

C’est alors seulement que nous arrivons au seul « partage » que, sous l’influence de Lassalle et d’une façon bornée, le programme ait en vue, c’est-à-dire à cette fraction des objets de consommation qui est répartie individuellement entre les producteurs de la collectivité.

Le « produit intégral du travail » s’est déjà métamorphosé en sous-main en « produit partiel », bien que ce qui est enlevé au producteur, en tant qu’individu, il le retrouve directement ou indirectement, en tant que membre de la société.

De même que le terme de « produit intégral du travail » s’est évanoui, de même nous allons voir s’évanouir celui de « produit du travail » en général.

Au sein d’un ordre social communautaire, fondé sur la propriété commune des moyens de production, les producteurs n’échangent pas leurs produits; de même, le travail incorporé dans des produits n’apparaît pas davantage ici comme valeur de ces produits, comme une qualité réelle possédée par eux, puisque désormais, au rebours de ce qui se passe dans la société capitaliste, ce n’est plus par la voie d’un détour, mais directement, que les travaux de l’individu deviennent partie intégrante du travail de la communauté. L’expression : « produit du travail », condamnable même aujourd’hui à cause de son ambiguïté, perd ainsi toute signification.

Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue. Le producteur reçoit donc individuellement – les défalcations une fois faites – l’équivalent exact de ce qu’il a donné à la société. Ce qu’il lui a donné, c’est son quantum individuel de travail. Par exemple, la journée sociale de travail représente la somme des heures de travail individuel; le temps de travail individuel de chaque producteur est la portion qu’il a fournie de la journée sociale de travail, la part qu’il y a prise. Il reçoit de la société un bon constatant qu’il a fourni tant de travail (défalcation faite du travail effectué pour les fonds collectifs) et, avec ce bon, il retire des stocks sociaux d’objets de consommation autant que coûte une quantité égale de son travail. Le même quantum de travail qu’il a fourni à la société sous une forme, il le reçoit d’elle, en retour, sous une autre forme [7].

C’est manifestement ici le même principe que celui qui règle l’échange des marchandises pour autant qu’il est échange de valeurs égales. Le fond et la forme diffèrent parce que, les conditions étant différentes, nul ne peut rien fournir d’autre que son travail et que, par ailleurs, rien ne peut entrer dans la propriété de l’individu que des objets de consommation individuelle. Mais pour ce qui est du partage de ces objets entre producteurs pris individuellement, le principe directeur est le même que pour l’échange de marchandises équivalentes : une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme.

Le droit égal est donc toujours ici dans son principe… le droit bourgeois, bien que principe et pratique ne s’y prennent plus aux cheveux, tandis qu’aujourd’hui l’échange d’équivalents n’existe pour les marchandises qu’en moyenne et non dans le cas individuel.

En dépit de ce progrès, le droit égal reste toujours grevé d’une limite bourgeoise. Le droit du producteur est proportionnel au travail qu’il a fourni; l’égalité consiste ici dans l’emploi DU TRAVAIL comme unité de mesure commune.

Mais un individu l’emporte physiquement ou moralement sur un autre, il fournit donc dans le même temps plus de travail ou peut travailler plus de temps; et pour que le travail puisse servir de mesure, il faut déterminer sa durée ou son intensité, sinon il cesserait d’être unité. Ce droit égal est un droit inégal pour un travail inégal. Il ne reconnaît aucune distinction de classe, parce que tout homme n’est qu’un travailleur comme un autre; mais il reconnaît tacitement l’inégalité des dons individuels et, par suite, de la capacité de rendement comme des privilèges naturels. C’est donc, dans sa teneur, un droit fondé sur l’inégalité, comme tout droit. Le droit par sa nature ne peut consister que dans l’emploi d’une même unité de mesure; mais les individus inégaux (et ce ne seraient pas des individus distincts, s’ils n’étaient pas inégaux) ne sont mesurables d’après une unité commune qu’autant qu’on les considère d’un même point de vue, qu’on ne les saisit que sous un aspect déterminé; par exemple, dans le cas présent, qu’on ne les considère que comme travailleurs et rien de plus, et que l’on fait abstraction de tout le reste. D’autre part : un ouvrier est marié, l’autre non; l’un a plus d’enfants que l’autre, etc., etc. A égalité de travail et par conséquent, à égalité de participation au fonds social de consommation, l’un reçoit donc effectivement plus que l’autre, l’un est plus riche que l’autre, etc. Pour éviter tous ces inconvénients, le droit devrait être non pas égal, mais inégal.

Mais ces défauts sont inévitables dans la première phase de la société communiste, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste, après un long et douloureux enfantement. Le droit ne peut jamais être plus élevé que l’état économique de la société et que le degré de civilisation qui y correspond.

Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement l’horizon borné du droit bourgeois pourra être définitivement dépassé et la société pourra écrire sur ses drapeaux « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! »

Je me suis particulièrement étendu sur le « produit intégral du travail », ainsi que sur le « droit égal », le « partage équitable », afin de montrer combien criminelle est l’entreprise de ceux qui, d’une part, veulent imposer derechef à notre Parti, comme des dogmes, des conceptions qui ont signifié quelque chose à une certaine époque, mais ne sont plus aujourd’hui qu’une phraséologie désuète, et d’autre part, faussent la conception réaliste inculquée à grand-peine au Parti, mais aujourd’hui bien enracinée en lui, et cela à l’aide des fariboles d’une idéologie juridique ou autre, si familières aux démocrates et aux socialistes français.

Abstraction faite de ce qui vient d’être dit, c’était de toute façon une erreur que de faire tant de cas de ce qu’on nomme le partage, et de mettre sur lui l’accent.

A toute époque, la répartition des objets de consommation n’est que la conséquence de la manière dont sont distribuées les conditions de la production elles-mêmes. Mais cette distribution est un caractère du mode de production lui-même. Le mode de production capitaliste, par exemple, consiste en ceci que les conditions matérielles de production [8] sont attribuées aux non-travailleurs sous forme de propriété capitaliste et de propriété foncière, tandis que la masse ne possède que les conditions personnelles de production : la force de travail. Si les éléments de la production sont distribués de la sorte, la répartition actuelle des objets de consommation s’ensuit d’elle-même. Que les conditions matérielles de la production soient la propriété collective des travailleurs eux-mêmes, une répartition des objets de consommation différente de celle d’aujourd’hui s’ensuivra pareillement. Le socialisme vulgaire (et par lui, à son tour, une fraction de la démocratie) a hérité des économistes bourgeois l’habitude de considérer et de traiter la répartition comme une chose indépendante du mode de production et de représenter pour cette raison le socialisme comme tournant essentiellement autour de la répartition. Les rapports réels ayant été depuis longtemps élucidés, à quoi bon revenir en arrière ?

.


.

4.- L’affranchissement du travail doit être l’œuvre de la classe ouvrière, en face de laquelle toutes les autres classes ne forment qu’une masse réactionnaire.

Le premier couplet provient du préambule des statuts de l’internationale, mais sous une forme « améliorée [9] ». Le préambule dit : « L’affranchissement de la classe des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes»; tandis qu’ici c’est la « classe des travailleurs » qui doit affranchir – quoi ? le « travail ». Comprenne qui pourra.

En compensation l’antistrophe est, par contre, une citation lassalienne de la plus belle eau « [la classe ouvrière] en face de laquelle toutes les autres classes ne forment qu’une masse réactionnaire ».

Dans le Manifeste communiste, il est dit : « De toutes les classes qui, à l’heure présente, s’opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. »

La bourgeoisie est ici considérée comme une classe révolutionnaire, – en tant qu’elle est l’agent de la grande industrie, – vis-à-vis des féodaux et des classes moyennes résolus à maintenir toutes les positions sociales qui sont le produit de modes de production périmés. Féodaux et classes moyennes ne forment donc pas avec la bourgeoisie une même masse réactionnaire.

D’autre part, le prolétariat est révolutionnaire vis-à-vis de la bourgeoisie parce que, issu lui-même de la grande industrie, il tend à dépouiller la production de son caractère capitaliste que la bourgeoisie cherche à perpétuer. Mais le Manifeste ajoute que «les classes moyennes… sont révolutionnaires… en considération de leur passage imminent au prolétariat ».

De ce point de vue, c’est donc une absurdité de plus que de faire des classes moyennes, conjointement avec la bourgeoisie, et, par-dessus le marché, des féodaux « une même masse réactionnaire » en face de la classe ouvrière.

Lors des dernières élections, a-t-on crié aux artisans, aux petits industriels, etc., et aux paysans : « Vis-à-vis de nous, vous ne formez, avec les bourgeois et les féodaux, qu’une seule masse réactionnaire » ?

Lassalle savait par cœur le Manifeste communiste, de même que ses fidèles savent les saints écrits dont il est l’auteur. S’il le falsifiait aussi grossièrement, ce n’était que pour farder son alliance avec les adversaires absolutistes et féodaux contre la bourgeoisie.

Dans le paragraphe précité, sa maxime est d’ailleurs bien tirée par les cheveux, sans aucun rapport avec la citation défigurée des statuts de l’internationale. Il s’agit donc ici simplement d’une impertinence et, à la vérité, une impertinence qui ne peut-être nullement déplaisante aux yeux de M. Bismarck : une de ces grossièretés à bon compte comme en confectionne le Marat berlinois [10].

.


.

5.- La classe ouvrière travaille à son affranchissement tout d’abord DANS LE CADRE DE L’ETAT NATIONAL ACTUEL, sachant bien que le résultat nécessaire de son effort, qui est commun aux ouvriers de tous les pays civilisés, sera la fraternité internationale des peuples.

Contrairement au Manifeste communiste et à tout le socialisme antérieur, Lassalle avait conçu le mouvement ouvrier du point de vue le plus étroitement national. On le suit sur ce terrain et cela après l’action de l’internationale !

Il va absolument de soi que, ne fût-ce que pour être en mesure de lutter, la classe ouvrière doit s’organiser chez elle en tant que classe et que les pays respectifs sont le théâtre immédiat de sa lutte. C’est en cela que sa lutte de classe est nationale, non pas quant à son contenu, mais, comme le dit le Manifeste communiste, « quant à sa forme». Mais le « cadre de l’Etat national actuel », par exemple de l’Empire allemand, entre lui-même, à son tour, économiquement, « dans le cadre » du marché universel, et politiquement « dans le cadre » du système des Etats. Le premier marchand venu sait que le commerce allemand est aussi commerce extérieur et la grandeur de M. Bismarck réside précisément dans le caractère de sa politique internationale.

Et à quoi le Parti ouvrier allemand réduit-il son internationalisme ? A la conscience que le résultat de son effort « sera la fraternité internationale des peuples » – expression ronflante empruntée à la bourgeoise Ligue de la liberté et de la paix [11], que l’on voudrait faire passer comme un équivalent de la fraternité internationale des classes ouvrières dans leur lutte commune contre les classes dominantes et leurs gouvernements. Des fonctions internationales de la classe ouvrière allemande par conséquent, pas un mot ! Et c’est ainsi qu’elle doit faire paroi [12] face à sa propre bourgeoisie, fraternisant déjà contre elle avec les bourgeois de tous les autres pays, ainsi qu’à la politique de conspiration internationale de M. Bismarck !

En fait, la profession d’internationalisme du programme est encore infiniment au-dessous de celle du parti libre-échangiste. Celui-ci prétend, lui aussi, que le résultat final de son action est la « fraternité internationale des peuples ». Mais encore fait-il quelque chose pour internationaliser l’échange et ne se contente-t-il pas du tout de savoir… que chaque peuple fait, chez lui, du commerce.

L’action internationale des classes ouvrières ne dépend en aucune façon de l’existence de l’Association internationale des travailleurs. Celle-ci fut seulement la première tentative pour doter cette action d’un organe central; tentative qui, par l’impulsion qu’elle a donnée, a eu des suites durables, mais qui, sous sa première forme historique, ne pouvait survivre longtemps à la chute de la Commune de Paris.

La Noradeutsche [13] de Bismarck était pleinement dans son droit quand elle annonçait, pour la satisfaction de son maître, que le Parti ouvrier allemand a, dans son nouveau programme, abjuré l’internationalisme.

 

*****************

( La source de la présente traduction est

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1875/05/18750500a.htm

sauf pour les mots « DU TRAVAIL », bizarrement supprimés de cette phrase essentielle:

« Le droit du producteur est proportionnel au travail qu’il a fourni; l’égalité consiste ici dans l’emploi DU TRAVAIL comme unité de mesure commune. »

et que nous avons donc remis, et en majuscules, tant qu’à en souligner l’importance!

Mais on pourra vérifier le texte original ici:

http://www.mlwerke.de/me/me19/me19_013.htm

.

et sa version anglaise:

https://www.marxists.org/archive/marx/works/1875/gotha/ch01.htm

 

 

****************

Notes :

[1] Marx : Le Capital, tome 1° : « Le travail n’est donc pas l’unique source des valeurs d’usage qu’il produit, de la richesse matérielle. Il en est le père, et la terre, la mère, comme dit Wlliam Petty (Célèbre économiste et statisticien anglais – NdE). »

[2] Rousseau, J.-J. (1712-1778): Philosophe français de l’ « époque des lumières ». Représentant l’aile gauche de la bourgeoisie (le tiers état), de la démocratie bourgeoise ascendante, il fut l’éloquent avocat de la lutte contre l’exploitation féodale et l’absolutisme et défendit la théorie de la « souveraineté populaire » qui fut réalisée dans la lutte révolutionnaire plébéienne des Jacobins. Rousseau établit sa critique du système féodal sur la conception abstraite et nullement historique de l’égalité naturelle, de la condition heureuse de l’homme dans le communisme primitif et de la supériorité de la nature et des relations naturelles sur celles de la société.

[3] Le passage en question se trouve dans le célèbre préambule (rédigé par Marx en 1864) des statuts de la première Internationale : « [Considérant] que l’assujettissement économique des travailleurs aux détenteurs des moyens de travail, c’est-à-dire des sources de la vie, est la cause première de la servitude dans toutes ses formes : misère sociale, avilissement intellectuel et dépendance politique… »

[4] Lassalle avait passé un accord avec Bismarck, représentant politique des grands propriétaires fonciers. Voir la lettre de Marx à Kugelmann sur le sujet plus loin dans ce document.

[5] Voir l’article critique d’Engels « Un salaire équitable pour une journée de travail équitable », dans l’ouvrage de Marx : Salaire, prix et profit.

[6] C’est-à-dire les saints-simoniens, fouriéristes, icariens, owenistes, etc.

[7] Marx nous a déjà donné une fois le tableau d’une société communiste dans laquelle « le temps de travail joue un double rôle » : « D’un côté, sa distribution dans la société règle le rapport exact des diverses fonctions aux divers besoins; de l’autre, il mesure la part individuelle de chaque producteur dans le travail commun et en même temps la portion qui lui revient dans la partie du produit commun réservée à la consommation. » (Le Capital, t. I. p. 90).

[8] C’est-à-dire les instruments de production (terre, bâtiments, outillage, etc).

[9] Voir l’ Adresse inaugurale de l’Association Internationale des Travailleurs.

[10] Marx désigne, sous cette appellation ironique, Hasselmann, le rédacteur en chef du Neuer Sozial-Demokrat, organe central des lassalliens.

[11] La Ligue internationale pour la paix et la liberté, fondée à Genève en 1867, était une organisation internationale de démocrates bourgeois et de pacifistes partisans du libre-échange, contre laquelle Marx et la I° Internationale menèrent une lutte résolue.

[12] Faire paroli : doubler la mise, renchérir.

[13] La Noradeutsche Allgemeine Zeitung (Gazette générale de l’Allemagne du Nord), fondée en 1861, était l’un des principaux journaux bismarckiens.

 

******************

 

 

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжж

Au sujet du social-fascisme, et en réponse à l’analyse des camarades de l’UC-Lyon,

.

.

..

.

.

.

En réponse à l’analyse

des camarades de l’UC-Lyon,

au sujet du « barrage »,

nécessaire ou non,

face au social-fascisme.

.

 

http://unite-communiste-lyon.over-blog.com/2017/03/epouvantail-fasciste-fantasme-et-reformisme.html

 

 


Bonjour, camarades


Effectivement, il est absurde de faire un parallèle entre la situation des années 30 et la situation actuelle.

En cela, l’analyse des pseudos « matérialistes » du site abusivement éponyme est tout à fait caricaturale, voire même franchement ridicule.

Mais cela ne signifie pas pour autant que le danger de fascisation via Le Pen n’existe pas, ni qu’il n’a pas évolué, depuis leurs premières analyses sur le sujet.

Malgré quelques éléments valables dans votre démarche, déconstruire une analyse bidon pour en adopter une qui lui fait « miroir » ou « négatif », comme dans les photos anciennes, c’est tout de même suivre une démarche parallèle, finalement, et aussi peu matérialiste, quant à la méthode.

En effet, dans des situations différentes, les causes et la nécessité du recours au fascisme peuvent être tout à fait différentes!

Dans la crise actuelle, déjà assez différente de celle des années 30, il y a une désagrégation du lien social, non seulement au sein de la population, ce qui arrange plutôt le système, jusqu’à un certain point, mais aussi entre la crédibilité globale de la parole du système, malgré son emprise sur les médias, d’où la prolifération du prétendu « complotisme », qui est en grande partie le reflet de cette décrédibilisation, et la manière dont elle est reçue, et donc dont le système peut tenter de contrôler l’idéologie imposée à la population.


Au delà des intérêts impérialistes immédiats, le recours aux manipulations guerrières, via le terrorisme, notamment, est en grande partie un moyen de ressouder la population autour des institutions et de l’idéologie du système.

L’établissement d’un régime ouvertement social-fasciste peut être une tentation de recours, simplement en cas de nouvel approfondissement de la crise, et d’accélération subséquente de la désagrégation du lien social et de la perte d’emprise idéologique du système.

En tout état de cause, entre menace et recours, c’est le rôle qui est désormais dévolu au parti de Le Pen, et non pas simplement d’ »épouvantail » destiné à « rabattre » les électeurs, ce qu’il est aussi, mais incidemment.

La nouvelle place réservée à ce parti dans les médias montre bien ce double rôle, dont celui de recours commence à être sérieusement envisagé, contrairement à ce que laisse supposer votre analyse…

Vous dites vous-même « Nous prenons le risque… », alors qu’à l’évidence, c’est précisément un risque à ne pas prendre.

Faire « barrage », et le barrage le plus favorable possible, ce n’est pas du tout s’aligner sur la sociale-démocratie, qui joue elle-même ce double jeu du FN. C’est au contraire, dénoncer aussi ce double jeu, et non lui cirer les pompes, comme le font les « mlm » du site « les matérialistes », et d’autres « antifa » de pacotille, avec la brosse à reluire de l’ »antifascisme »!

Aujourd’hui, même avec les modestes moyens dont nous disposons, nous pouvons montrer qu’il n’y a pas d’issue à la crise, pas plus du côté du social-fascisme que de la social-démocratie, mais que l’alternative au système capitaliste est à construire d’urgence, même si ce n’est que le début et que le processus prendra du temps.

Néanmoins, c’est un moyen efficace de se démarquer des réformistes, quel que soit le « choix » du barrage nécessaire au second tour de la présidentielle, « choix » sur lequel nous avons effectivement peu de prise, sinon aucune, mais dont nous devons à la fois nous démarquer totalement quant à ses options « programmatiques », quelles qu’elles soient,  « choix » pratiquement imposé, certes, et dont nous devons assumer seulement et clairement la fonction « barrage », en réaffirmant, en parallèle, la validité de notre programme communiste comme seule alternative et solution réelle aux problèmes sociaux engendrés par le capitalisme.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

 

Validité qui est d’autant plus flagrante avec l’impasse dans laquelle se trouve le système!

Ceci-dit, de l’ébauche, c’est sur le terrain et dans la pratique qu’il faut passer à la construction.

Luniterre

  

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

En marche vers l’Élysée… Chronique du pire et du moins pire du pire…

.

.

.  (ARTICLE EN COURS D’ÉLABORATION)

.

.

 .

.

Mars 2017  >>>  3 467 900 chômeurs CATEGORIE A

Mai 2012  >>>    2 922 100  chômeurs CATEGORIE A

                   ______________________________________

                                            + 545 800 chômeurs CATEGORIE A

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/1038148-chomage/

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/06/26/forte-hausse-du-chomage-en-mai-pour-le-treizieme-mois-consecutif_1724847_3234.html

.

.

Catégorie A, cela signifie aussi de ne pas oublier tous les autres, qui viennent, même très officiellement, s’y ajouter…:

A : 3 531 000 -1,4 % ( + 0,5 % sur 1 an ).

B : 720 200 +2 % ( + 4,8 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
C : 1 209 900 + 3,2 % ( + 10 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures. 

D : 273 100 -0,4 % ( -2,1 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
E : 424 200 +0,4 % ( +12,2 % sur 1 an ) contrats aidés etc.

TOTAL : 6 151 400 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 3,3 % sur 1 an…

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-mars-2016-180361

.

En réalité, c’est tous ensemble que le capital nous jette dans le chômage et/ou la précarité, c’est tous ensemble qu’il tente de nous briser en nous divisant, en nous jetant les uns contre les autres à l’aide du social-fascisme, du racisme, de la démagogie et du social-chauvinisme…

C’est donc tous ensemble que nous devons résister et lutter…!

Sans oublier tous ceux qui sont marginalisés, et carrément « évacués » de ces statistiques « officielles », mais donc mensongères, et pourtant déjà suffisamment parlantes contre le système…

.

.

Le + scandaleux, LE CHÔMAGE INVISIBLE,

complètement en dehors des statistiques :

 

Ne sont pas comptés dans ces 6 486 100 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

1 530 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 530 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 1 000 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein, donc si on parle en nombre d’individus c’est pire.

+ encore 1 100 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’accès à un emploi adapté.

+ encore 1 400 000 de SANS-DROITS, qui sont principalement :

- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.

- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d’allocation chomage, ou 807€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 660€ par mois, si vous êtes NON SDF.

- des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 462€ pour une personne seule ), et qui n’ont pas l’âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s’appelle aujourd’hui « A-S-P-A » (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.

- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).

- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

– on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 10,51 MILLIONS demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) :

http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/pi-mensuelle-cttqa38a.pdf

.

(A SUIVRE…)

.

.

.

 

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

Élections, Marx, Ce qu’il en pensait… Un rappel utile!

 

.

.

.

 

Élections,

.

Marx,

 

Ce qu’il en pensait…

.

Un rappel utile! 

 

 

 

Les conceptions de Marx sur les élections, la révolution et la démocratie ont été considérablement obscurcies par un siècle de lectures biaisées. Voici quelques rappels de base sur ce qu’il en disait. 

Dans les dernières années de sa vie, Marx s’est consacré à l’organisation des partis ouvriers qui étaient en train de naître en Europe. Il attachait une grande importance à la question électorale et parlementaire. Après son décès, Engels a poursuivi ce travail. Tous deux mettaient à profit leur aura de théoriciens socialiste, de vétérans de la révolution de 1848 et de l’Association internationale des travailleurs, leur immense réseau épistolaire, pour influencer les créateurs de ces partis, avec plus ou moins de succès.

Dans les années 1880, Engels suivait de près les progrès électoraux du parti ouvrier social-démocrate en Allemagne. Par ses articles, par ses lettres, par ses préfaces et ses ouvrages, il essayait de poser un cadre tactique à l’emploi des élections, à l’action des députés et aux perspectives du parti. En 1895, il écrivait par exemple :

« Mais en utilisant ainsi efficacement le suffrage universel le prolétariat avait mis en œuvre une méthode de lutte toute nouvelle et elle se développa rapidement. On trouva que les institutions d’État où s’organise la domination de la bourgeoisie fournissent encore des possibilités d’utilisation nouvelles qui permettent à la classe ouvrière de combattre ces mêmes institutions d’État. On participa aux élections aux différentes Diètes, aux conseils municipaux, aux conseils de prud’hommes, on disputa à la bourgeoisie chaque poste dont une partie suffisante du prolétariat participait à la désignation du titulaire. Et c’est ainsi que la bourgeoisie et le gouvernement en arrivèrent à avoir plus peur de l’action légale que de l’action illégale du Parti ouvrier, des succès des élections que de ceux de la rébellion. Car, là aussi, les conditions de la lutte s’étaient sérieusement transformées. La rébellion d’ancien style, le combat sur les barricades, qui, jusqu’à 1848, avait partout été décisif, était considérablement dépassé. » (Introduction à la réédition des Luttes de classe en France, de Karl Marx).

Certains commentateurs ont déduit de déclarations de ce type que le vieil Engels, qui avait servi comme officier dans l’armée révolutionnaire en 1848, était devenu réformiste dans son vieil âge. Cela a même été versé comme pièce au débat sur les possibles divergences entre Marx et Engels (thèse de Jean-Paul Sartre, par exemple), ou pour faire d’Engels le créateur d’un marxisme ossifié, éloigné de la pensée de Marx (idée développée notamment par Maximilien Rubel). C’est une discussion complexe, dans laquelle je n’entrerais pas ici. Si divergence il y a, elle ne porte certainement pas sur la question électorale.La sympathie de Marx pour le suffrage universel s’exprime d’abord, au début des années 1840, sous une forme philosophique (particulièrement dans la Critique de la philosophie du droit et dans l’Introduction à la Critique de la philosophie du droit). Pour lui, puisque le peuple est le contenu véritable de l’État, la démocratie est la seule forme qui coïncide avec ce contenu. Avant même d’avoir découvert les auteurs socialistes et les ouvriers communistes, le jeune Marx des années 1840 s’intéressait de près à la question de la réforme électorale en Angleterre, autrement dit du mouvement chartiste. Ce premier parti ouvrier réclamait, par une charte en six points, l’établissement du suffrage universel masculin – quoique certaines franges du chartisme fussent ouvertes à l’idée d’un suffrage féminin [sur le chartisme, je renvoie au livre de Malcolm Chase, Le chartisme, Aux origines du mouvement ouvrier britannique (1838-1858)].

Plus tard, la description qu’en fit Engels dans la Condition de la classe ouvrière en Angleterre, un ouvrage décisif pour Marx, le confortera dans cette opinion. Immigré en Grande-Bretagne, il se liera d’amitié avec plusieurs leaders du mouvement chartiste, avec lesquels il formera une ligue pour la réforme électorale, liée à l’association internationale des travailleurs. C’est cette longue proximité avec le chartisme qui le poussera à classer l’Angleterre dans la liste des pays où le parti ouvrier peut s’emparer du pouvoir par la voie électorale. Il ne négligeait pourtant pas la possibilité que cela déclenche une guerre civile. A un journaliste américain qui l’interroge sur la possibilité d’une victoire électorale du parti ouvrier sujet, il répond en 1871 :

« Je ne suis pas aussi optimiste que vous. La bourgeoisie anglaise a toujours accepté de bonne grâce le verdict de la majorité, tant qu’elle se réservait le monopole du droit de vote. Mais, croyez-moi, aussitôt qu’elle se verra mise en minorité sur des questions qu’elle considère comme vitales, nous verrons ici une nouvelle guerre esclavagiste ».

Le problème n’est donc pas pour lui la conquête du pouvoir par les urnes, dans un pays où les élections existent, mais sa conservation. En arrière-plan, on trouve constamment chez Marx la référence, plus ou moins explicite, à la Révolution française, qui commence par les élections aux États Généraux et qui se poursuite dans la guerre européenne contre les armées de la réaction [les textes de Marx sur ce sujet sont rassemblés en annexes du livre de François Furet, Marx et la révolution française].

Les adversaires « marxistes » d’un Marx favorable au suffrage universel et aux élections, arguent généralement de sa désillusion après l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte en France, qui clos la révolution de 1848. Il y consacre effectivement des pages amères dans ses articles publiés à chaud dans la presse germano-américaine, rassemblés ensuite dans la brochure Les luttes de classe en France. Pourtant, son analyse ne peut être lue comme un rejet des élections. Marx y montre à plusieurs reprises comment les luttes électorales expriment, de manière plus ou moins claire, les luttes entre les classes sociales pour le pouvoir politique. Il montre comment le  futur Napoléon III a su capter le vote paysan, dans le contexte spécifique de la France, où les paysans propriétaires de leur parcelle forment une classe importante et la paysannerie dans son ensemble reste majoritaire. Ce qu’il constate donc, c’est que la classe ouvrière ne peut espérer prendre le pouvoir seule dans un pays où elle forme une minorité. C’était déjà, après tout, son opinion dans la révolution allemande de 1848, où il constatait que le capitalisme, et donc la classe ouvrière, était insuffisamment développé pour qu’on puisse sauter directement au socialisme. Pour la classe ouvrière, la possibilité d’employer les élections pour s’emparer du pouvoir politique dépend donc de son développement et de son organisation.

Même dans les cas où la classe ouvrière ne disposait pas d’un parti organisé et indépendant, Marx ne considérait pas les élections comme indifférentes. Le cas le plus flagrant est celui des élections américaines. Rédacteur à la New York Daily Tribune, l’organe de l’aile gauche du parti républicain, Marx suivait de près la situation politique américaine, la lutte contre l’esclavage et le développement de la guerre civile. Il prenait clairement parti pour le Nord, appelait le mouvement ouvrier anglais à faire de même, et s’informait de l’évolution de la situation militaire par ses anciens camarades de la Ligue des communistes, dont certains s’étaient engagés comme officiers dans l’armée de l’Union. Pour exprimer ce soutien, Marx rédigea, au nom du conseil central de l’association internationale des travailleurs, une lettre de félicitations à Lincoln pour sa réélection (30 décembre 1864). La lutte contre l’esclavage et contre les grands propriétaires terriens du sud justifiait ce soutien :

« Depuis le début de la lutte titanesque que mène l’Amérique, les ouvriers d’Europe sentent instinctivement que le sort de leur classe dépend de la bannière étoilée », écrivait alors Marx.

[sur l’importance de cette question, je renvoie à Robin Blackburn, Une révolution inachevée : Sécession, guerre civile, esclavage et émancipation aux États-Unis, ainsi qu’aux analyses de Raya Dunayeskaya dans Marxisme et liberté].

Le célèbre débat entre « marxistes » et « anarchistes », qui conduisit à l’éclatement de l’Internationale, ne peut être réduit à une seule dimension, mais il tourne largement autour de la question électorale. Faut-il, comme le suggérait Marx, que les socialiste participent aux élections, entrent aux parlements, prennent le pouvoir par ce moyen ? Ou faut-il s’en défier absolument comme d’une corruption, comme le soutenaient notamment les anarchistes ? Ce n’est pas une question simple [les notes marginales de Marx à Étatisme et Anarchie de Bakounine, illustrent bien ce débat]. Elle traverse toute l’Europe et réapparaît périodiquement de part et d’autres. C’est la preuve que le débat n’est pas seulement et purement idéologique, mais qu’il est lié à la place de la classe ouvrière dans la société, à sa relation pratique à l’État, à son état d’esprit. Le débat traversait tout le mouvement ouvrier. Les Considérants du programme du parti ouvrier françaisemploient la formule :

« Considérant que cette appropriation collective ne peut sortir que de l’action révolutionnaire de la classe productive – ou prolétariat – organisée en parti politique distinct; Qu’une pareille organisation doit être poursuivie par tous les moyens dont dispose le prolétariat, y compris le suffrage universel transformé en d’instrument de duperie qu’il a été jusqu’ici en instrument d’émancipation. »

Cette formule est de Marx, qui l’a dictée à Jules Guesde, en présence d’Engels. Elle témoigne à la fois des débats au sein du parti naissant et de la position personnelle de Marx sur le sujet. Si on la compare aux lettres contemporaines d’Engels, qui dénonce la propension chez Guesde et les socialistes français à vouloir parler de Révolution à toutes les phrases, il s’agit d’une forme de compromis acceptable. Il fallait convaincre les fondateurs du Parti ouvrier français d’entrer dans la bataille électorale [voir Émile Bottigelli, La fondation du parti Ouvrier Français].Pour comprendre la stratégie de Marx, il faut garder plusieurs points en mémoire. Tout d’abord, même si contrairement à Proudhon et bon nombre de socialistes du XIXe siècle, il n’est pas hostile aux grèves, il n’en attend rien de plus que la satisfaction des revendications des grévistes. Il sait qu’une grève générale, dont l’idée est d’origine chartiste, sape ses propres bases puisque la classe ouvrière produit et transporte ce qui est nécessaire à la vie quotidienne. Il a pu constater à maintes reprises la difficulté à organiser le soutien international aux grévistes,  puisque c’était l’une des activités pratiques du conseil central de l’Association internationale des travailleurs.

En outre, s’il considère que le but de la classe ouvrière est la prise du pouvoir politique, il rappelle que l’indépendance des syndicats doit être respectée. Lors de la création du Parti ouvrier français, il est satisfait que, à quelques points prêts, les propositions soient issues de la réalité du mouvement ouvrier et non des idées préconçues d’une secte. Le parti exprime politiquement les demandes de la classe ouvrière, et non le contraire.
Ensuite, Marx a connu les défaites des révolutions de 1848 et de la commune de Paris, dont il cherche à tirer des leçons, et il raisonne en termes militaires autant que politiques. Il partage avec Engels la conviction que les moyens traditionnels du prolétariat – les barricades, les prises d’armes, les insurrections préparées par une minorité,… – sont devenus stratégiquement et tactiquement inadéquats face à l’État et son armée. Dès la révolution de 1848, en préférant les organisations ouvrières publiques et le travail de journaliste politique, Marx a montré sa méfiance pour les sociétés secrètes, y compris laLigue des communistes dont il était l’un des dirigeants. Quand il explique son installation en Angleterre, c’est à la liberté d’association qu’il fait référence.

Par contre, après la disparition de l’Association internationale des travailleurs, les succès électoraux rapides des partis ouvriers laissent entrevoir la possibilité d’une conquête du pouvoir par ce moyen. Cela correspond à ses préoccupations de longue date : suffrage universel (qui, presque partout en Europe, sera une conquête du mouvement ouvrier, puis féministe), organisation publique, force de la majorité, éducation ouvrière, stratégie orientée vers la conquête du pouvoir politique, inspiration dans la Révolution française. Jamais il ne considère que la radicalité des idées socialistes et démocratiques ne puisse être un obstacle à la victoire. L’obstacle le plus puissant vient après : c’est la violence militaire de la réaction de la bourgeoisie. L’énergie révolutionnaire ne réside pas dans les moyens pour conquérir le pouvoir, mais pour le conserver et pour mettre en application les réformes socialistes dans ce contexte.

 

 

 

http://solidariteouvriere.info/notre-classe/marx-les-elections-et-la-revolution/

 

.

 *******************

.

Fils de berger,

.

Fils d’ouvrier…

.

le film…

.

Nous ne partageons évidemment pas pas toutes les options politiques de Jean Lassalle, mais la réalité de son combat, par elle-même, dresse un acte d’accusation implacable contre le système, et à ce titre, sur le plan humain, nous en sommes solidaires.

A rappeler, également, parmi d’autres de sa part, son acte extrêmement courageux de témoignage en faveur de la Syrie martyrisée par l’impérialisme et ses sbires terroristes, avec la complicité de l’Etat Français…

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/09/liberation-dalep-le-temoignage-de-jean-lassalle/

.

Le site de Jean Lassalle:

.

http://jeanlassalle2017.fr/

 .

 

« Parce que je n’avais pas le choix,

parce que je ne peux pas la fermer…

 

…Ce système qui s’est imposé à nous,

et qui, aujourd’hui, brise nos vies,

avant de broyer, demain,

celle de nos enfants… »

 

Jean Lassalle

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

 

 

*********************

 

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

A nouveau sur le RU, en réponse aux illusions confusionnistes

.

.

ntj-is

.

A nouveau sur le RU, en réponse

aux illusions confusionnistes,

telles que…

  » VIVE LE PARASITAGE !

En réalité, sachant qu’on va rester sous le régime capitaliste encore un bon moment, le Revenu Universel, à condition qu’il soit conséquent, c’est très bien. Ceux qui veulent pas bosser comme des cons pour un patron pourront vivre au crochet de la société capitaliste, et c’est tant mieux !

Quant à ceux qui disent qu’on n’est pas un vrai citoyen quand on bosse pas comme un con, je leur réponds que j’ai pas envie d’être un citoyen de cette société de merde.

Bosser au sein d’une société, c’est bosser à son maintien. Moi, je veux sa fin !

« Ne travaillez jamais ! » Guy Debord

VIVE LA GRÈVE !  »

http://mai68.org/spip/spip.php?article12153

.

Au secours, Debord!

 

« …à condition qu’il soit conséquent,… »

Mais il est tellement évident qu’il ne le sera pas…!

En effet, c’est la logique même du capitalisme, celle de l’accumulation et de la plus-value…

Toutes les « expériences » actuelles, en cours dans le monde, indiquent qu’il s’agit d’un substitut aux autres droits sociaux, et notamment, de la Sécu ou de ses équivalents locaux, et non d’une « amélioration »… comme le prétend Hamon.

Il s’agit clairement de rogner sur le salaire indirect, en vue de sauvegarder, voire d’augmenter, en cas de « reprise économique », la plus-value.

Comme moyen de pression sur les classes populaires, c’est, à l’évidence, un levier encore beaucoup plus efficace que le SMIC, car c’est, en outre, un moyen de division, entre ceux qui auront encore du boulot et toucheront le RU en « prime », et ceux qui n’auront plus que ça pour survivre.

Un moyen d’opposer prolétariat et marginalité, et de pousser le prolétariat dans les bras du social-fascisme…

Une démarche déjà cautionnée, de fait, et assez ouvertement pour bon nombre de ses adeptes, par le courant « wertkritik » !!

La pensée de Guy Debord reste tout à fait visionnaire, au bon sens du terme, pour comprendre les mécanisme modernes « médiatiques » de valorisation du capital. Elle l’est même plus que jamais, pour arriver à une conception actuelle de l’unité prolétarienne face au processus moderne de création de la valeur et d’extraction de la plus-value.

Il serait dangereux d’en faire une arme idéologique au service de la démagogie véhiculée par les lobbies bureaucratiques petit-bourgeois et autres « think tank »qui se sont mis au service de cette « idée », c’est à dire, en fait, des intérêts qu’elle sert, in fine.

Une poignée d’euros ou de dollars agitée devant nos yeux ébahis ne doit pas nous aveugler !

Gardons les yeux ouverts sur la réalité.

« LE SPECTACLE EST L’ARGENT QUE L’ON REGARDE SEULEMENT…

.

15 En tant qu’indispensable parure des objets produits maintenant, en tant qu’exposé général de la rationalité du système, et en tant que secteur économique avancé qui façonne directement une multitude croissante d’images-objets, le spectacle est la principale production de la société actuelle.

34 Le spectacle est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image.

49 Le spectacle est l’autre face de l’argent : l’équivalent général abstrait de toutes les marchandises. Mais si l’argent a dominé la société en tant que représentation de l’équivalence centrale, c’est-à-dire du caractère échangeable des biens multiples dont l’usage restait incomparable, le spectacle est son complément moderne développé où la totalité du monde marchand apparaît en bloc, comme une équivalence générale à ce que l’ensemble de la société peut être et faire. Le spectacle est l’argent que l’on regarde seulement, car en lui déjà c’est la totalité de l’usage qui s’est échangée contre la totalité de la représentation abstraite. Le spectacle n’est pas seulement le serviteur du pseudo-usage, il est déjà en lui-même le pseudo-usage de la vie. »

(Guy DEBORD)

 

Le mythe du RU est le nouveau spectacle de la crise!

.

Luniterre

.

2017-en-sortir

.

.

2017, Pour sortir de l’impasse…

La Révolution du retour au réel !

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

.

.

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж