Front social en France

Actu sociale: Urgences, le combat continue! Conforama:1900 emplois détruits!

Urgences: nouvelle mobilisation des grévistes pour « maintenir la pression »

https://images.larepubliquedespyrenees.fr/2019/07/02/5d1baa69a43f5e244af6d519/golden/1000x625/manifestation-a-paris-le-2-juillet-2019-de-plusieurs-centaines-de-soignants-qui-reclament-davantage-de-moyens-pour-les-urgences.jpg AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Manifestation à Paris le 2 juillet 2019 de plusieurs centaines de soignants qui réclament davantage de moyens pour les urgences

« Exaspérés », les grévistes des urgences se sont à nouveau mobilisés partout en France mardi pour « maintenir la pression » sur le gouvernement après de premières « avancées » et tenter d’étendre le mouvement à tout l’hôpital.

« Les soignants ne sont pas des robots »: plusieurs centaines d’infirmiers des urgences et autres personnels hospitaliers défilaient mardi à Paris pour réclamer des hausses de salaires et d’effectifs, à l’appel d’une intersyndicale et du collectif Inter-Urgences, a constaté une journaliste de l’AFP.

Venus de Nantes, Toulon, Vichy, Saint-Maurice ou encore Chambéry, les manifestants, en blouses blanches pour la plupart ou affublés de costumes de robot en carton, sont partis du ministère de l’Économie en direction du ministère de la Santé, où une délégation devrait être reçue.

Dans une ambiance bon enfant, ils brandissaient des pancartes et banderoles sur lesquelles on pouvait lire « ensemble sauvons les urgences » et « Y’a de la colère dans le cathéter », en référence à une chanson enregistrée par des infirmières des urgences de Valence et diffusée sur les réseaux sociaux pour dénoncer le manque de moyens.

« On ne peut plus faire notre travail comme on le devrait, on ne peut plus rassurer nos patients », a déploré l’infirmière Annelise Guillot, 37 ans, dont près de 10 aux urgences d’Avignon. « On doit faire toujours plus, avec le sourire. Mais maintenant c’est dangereux pour nous », a-t-elle jugé, citant « les blessures » de plus en plus nombreuses et la « fatigue ».

Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions touchait 154 services d’urgences mardi, selon le collectif Inter-Urgences.

Un mouvement que l’intersyndicale CGT-FO-SUD aimerait voir s’étendre à l’ensemble du monde hospitalier, également invité à se mobiliser mardi.

« L’hôpital est géré comme une entreprise, on ne regarde plus l’humain », a déploré Giuseppe Malacrino (FO), agent de restauration dans un hôpital de l’Essonne.

« On ne recrute pas de personnel, on supprime des postes… Tous les services souffrent », a dénoncé Sylvie Osterreicher (CGT), médecin à l’hôpital de Blois (Loir-et-Cher).

Mi-juin, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé 70 millions d’euros pour financer une prime de risque de 100 euros net mensuels pour les personnels des urgences et faciliter les recrutements dans les services en tension cet été.

« Ce sont des miettes, c’est très dévalorisant », a jugé Annelise Guillot, qui a trouvé la ministre « très méprisante » et veut juste « travailler dans de bonnes conditions ».

Le 11 juin, une centaine de personnes s’étaient rassemblées devant le ministère de la Santé à l’appel de l’intersyndicale. Le 6, plus de 200 personnes avaient défilé dans la capitale à l’appel du collectif Inter-Urgences.

Après des manifestations en ordre dispersé en juin, l’intersyndicale CGT-SUD-FO et le collectif de paramédicaux Inter-Urgences avaient décidé ensemble de cette journée d’actions, mais la bonne entente a été ternie par l’action spectaculaire d’une dizaine de soignants devant le ministère de la Santé.

Partis du ministère de l’Economie à la mi-journée, 600 manifestants venus de toute la France, selon la police, 2.500, selon la CGT, avaient défilé dans une ambiance bon enfant jusqu’au ministère de la Santé.

Mais alors qu’une délégation était reçue par le directeur adjoint de cabinet d’Agnès Buzyn, une douzaine de soignants assis en ligne sur la chaussée se sont injecté un produit présenté comme de l’insuline afin de contraindre le gouvernement à satisfaire leurs revendications: des hausses de salaires de 300 euros net par mois et des effectifs supplémentaires.

Quelques instants plus tard, les CRS les encadraient avant de les diriger vers un trottoir non loin pour attendre l’arrivée du Samu.

Selon le ministère qui a prévenu les secours, « 13 personnes présentant des traces d’injection ont été prises en charge » mais n’ont pas souhaité être transportées vers des hôpitaux après des tests de glycémie « normaux ».

« L’insuline c’était pour pousser le ministère à faire quelque chose, et il n’a rien fait », a raconté à l’AFP Pierre Schwob, infirmier à l’hôpital Beaujon à Clichy.

Lorsqu’un membre de la délégation a évoqué l’action sur le point de se produire, « cela a été la consternation, et pas que de notre côté », a indiqué l’entourage de la ministre.

On est très choqué », s’est indignée auprès de l’AFP Mireille Stivala, la responsable CGT du secteur de la Santé, qui a tenu à se « désolidariser » d’une action « irresponsable » et a estimé qu’un « cap avait été franchi ».

« C’était une action symbolique » pour dénoncer « le malaise aux urgences », justifie l’aide-soignante Candice Lafarge, membre du collectif Inter-Urgences, assurant que les manifestants disposaient du « matériel adéquat en cas de problème ».

Après un rendez-vous « infructueux », l’intersyndicale CGT-FO-SUD doit se réunir vendredi pour décider des suites à donner au mouvement, notamment en « septembre », selon Patrick Bourdillon (CGT), qui a dénoncé le comportement « totalement inacceptable de certains ».

Les autres se sont contentés de redire leur exaspération. « On ne peut plus faire notre travail comme on le devrait », a déploré à Paris l’infirmière Annelise Guillot, 37 ans, dont près de 10 aux urgences d’Avignon.

– « Des miettes » –

Même constat à Marseille, où près d’une cinquantaine de personnes s’étaient réunies dans la matinée devant les urgences de La Timone. « On a régulièrement une vingtaine de patients par infirmière à gérer en même temps », a expliqué à l’AFP Eléonore, infirmière inquiète de la « sécurité » des malades qui attendent parfois plusieurs heures sur des brancards.

A Bordeaux, au milieu d’une centaine de manifestants, Emeline, infirmière à Oloron-Sainte-Marie, a prédit que la situation allait « s’aggraver cet été ».

Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre.

Dans les Hauts-de-France par exemple, les personnels du CHU de Lille, de Tourcoing et Boulogne-sur-Mer l’ont rejoint cette semaine, portant le total des services en grève à 154, selon le collectif Inter-Urgences.

Et ce en dépit des 70 millions d’euros débloqués par Agnès Buzyn mi-juin pour financer une prime de risque de 100 euros net mensuels pour les 30.000 personnels (hors médecins) des urgences et faciliter les recrutements dans les services en tension cet été.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/urgences-nouvelle-mobilisation-des-grevistes-pour-maintenir-la-pression/manifestation-a-paris-le-2-juillet-2019-de-plusieurs-centaines-de-soignants-qui.jpg

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Manifestation à Paris le 2 juillet 2019 de plusieurs centaines de soignants qui réclament davantage de moyens pour les urgences

« Des miettes », rétorquent certains manifestants, à l’instar d’Annelise Guillot.

Avant la manifestation, le collectif Inter-Urgences et les syndicats avait reconnu des « avancées locales » comme en Île-de-France, où d’importants moyens ont été mis sur la table pour éteindre la grève, et notamment la création de 230 postes aux urgences de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris.

Une proposition « sérieuse », mais « dans le cadre donné par la ministre, qui n’est pas bon », selon Hugo Huon, membre d’Inter-Urgences, qui a participé à l’action coup de poing devant le ministère.

https://www.afp.com/fr/infos/334/urgences-nouvelle-mobilisation-des-grevistes-pour-maintenir-la-pression-doc-1i59814

https://www.afp.com/fr/infos/334/urgences-plusieurs-centaines-de-personnes-defilent-paris-doc-1i71nf2

FRONT DU CHÔMAGE:

LICENCIEMENTS MASSIFS A CONFORAMA

1900 EMPLOIS DÉTRUITS

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  Le groupe Conforama prévoit de supprimer 1.900 postes en France en 2020, avec la fermeture de 32 magasins Conforama et celle des dix magasins de l’enseigne Maison Dépôt

L’enseigne d’ameublement française Conforama, détenue par le groupe sud-africain Steinhoff, en proie à de graves difficultés financières, a confirmé mardi le lancement d’un plan de « transformation profonde et nécessaire » passant par la suppression de 1.900 postes dans l’Hexagone.Ce projet passera par la fermeture de 32 magasins Conforama et de 10 magasins Maison Dépôt sur les 235 que compte le groupe en France, selon un communiqué de l’enseigne.

Un comité central d’entreprise (CCE), prévu mardi matin au siège de l’entreprise à Lognes (Seine-et-Marne), à l’occasion duquel ce plan de restructuration devait être détaillé, n’a pu se tenir « faute de la présence des participants », a appris l’AFP auprès de l’entourage de la direction.

« Le CCE a été déplacé à Torcy, dans un hôtel où il ne pouvait se tenir dans des conditions normales; l’ensemble des élus a donc refusé d’y participer », a précisé à l’AFP Jacques Mossé-Biaggini, délégué FO.

« Le calendrier et les modalités sociales de ce projet seront discutés avec les représentants du personnel dans le cadre d’une procédure d’information-consultation qui s’ouvrira le 11 juillet », a précisé la direction.

– 500 millions de pertes –

Pour expliquer la mise en place de ce projet de restructuration, elle invoque d’importantes pertes cumulées, de l’ordre de « près de 500 millions d’euros » en France depuis 2013.

Ensuite, l’enseigne a dû faire face aux « mutations profondes du secteur de la distribution et plus particulièrement celui de la distribution spécialisée », à quoi s’ajoutent une concurrence exacerbée et des modes de consommation qui évoluent rapidement.

« Dans ce contexte, notre enseigne ne s’est pas suffisamment adaptée et subit une forte baisse de rentabilité de son réseau de magasins », constate le groupe.

Enfin, « les difficultés financières de Steinhoff mettent en exergue une situation qui n’est pas viable », conclut le communiqué, d’où la nécessité de prendre « des mesures fortes et rapides afin d’assurer la pérennité de Conforama et de sauvegarder le plus d’emplois possible sur le long terme ».

L’objectif est « un retour à l’équilibre dans les deux ans », selon une source proche de la direction, sachant que le groupe Conforama a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de 3,4 milliards d’euros en 2018.

– « D’une violence extrême » –

D’ici là, Conforama « s’engage à limiter, autant que possible, les conséquences sociales des évolutions envisagées et à tout mettre en œuvre pour accompagner au mieux ses collaborateurs ».

L’annonce de ce plan a plongé les salariés dans l’inquiétude, plusieurs rassemblements spontanés ayant lieu devant des magasins, notamment au Pont-Neuf à Paris, l’un de ceux menacés de fermeture.

Refusant de travailler, une vingtaine d’employés ont voulu manifester, dans le calme, leur opposition à cette décision et ont poussé le magasin à fermer ses portes.

« On ne s’attendait pas à ça, la direction nous avait dit de ne pas nous inquiéter », déclare Amel Sbartaï, 42 ans dont 13 à Conforama, conseillère au rayon électroménager. « On nous disait que le magasin du Pont-neuf était la vitrine de Conforama: on nous a menti. »

Les syndicats ont obtenu mardi la liste des magasins concernés par une fermeture, notamment ceux de Paris-Etoile, Vélizy (Yvelines), Calais, Grenoble, Montauban… FO a appelé l’ensemble des salariés à la mobilisation et à la grève illimitée.

« Des salariés sont arrivés sur un des sites qui va fermer, (ils) l’ont appris devant le magasin; c’est d’une violence extrême, c’est insupportable », a réagi sur LCI le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

Créé en 1967, Conforama, dont le slogan « le pays où la vie est moins chère » a fait date, avait été racheté en 2011 par Steinhoff, après avoir appartenu pendant dix ans au groupe PPR détenu par l’homme d’affaires François Pinault.

Le groupe est l’un des partenaires-titres (sponsors) de la Ligue 1 de football, à laquelle il verse huit millions d’euros par an, un titre qu’il cèdera à la plate-forme de livraison de repas à domicile Uber Eats à partir de la saison 2020-2021.

La direction a commis « des erreurs de stratégie énormes, avec des investissements par exemple dans le foot là il aurait mieux fallu [les] faire dans la modernisation des produits et des magasins », a taclé Laurent Berger.

https://www.afp.com/fr/infos/334/conforama-la-direction-confirme-le-projet-de-suppression-de-1900-postes-en-france-doc-1i81jx4

CONFORAMA: UNE TRADITION DE LUTTE SOCIALE

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Belfort debout contre la casse industrielle en France !

 

 

 

Belfort manifeste contre le « plan social » de General Electric et les engagements non tenus par les milieux d’affaires et les politiciens du système.

 

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

 

Belfort debout

contre la casse industrielle

en France !

 

 

Salariés, syndicats, habitants, élus locaux et nationaux : la population de Belfort s’est massivement mobilisée samedi pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric – qui veut supprimer 1.050 emplois en France -, et clamer que ses sites industriels ont encore un avenir.

Dans la manifestation, qui a rassemblé 5.000 personnes selon la préfecture, 8.000 selon l’intersyndicale, ressortaient les écharpes tricolores de nombreux élus ainsi que des gilets jaunes. De nombreux habitants de Belfort étaient venus en famille.

« On est là avec les enfants, pour qu’on nous voie dans toute la France et qu’on nous soutienne. Il faut se mobiliser pour notre région, montrer que c’est une région qui a un savoir-faire et qu’il faut le garder », a témoigné Abdelkader Boutaa, ingénieur chez GE.

AFP / SEBASTIEN BOZON Banderole étalée aux pieds du Lion de Belfort, en soutien aux salariés de General Electric, le 22 juin 2019

Une immense banderole « Soutien aux salariés de General Electric » s’étalait aux pieds du célèbre lion en grès rose de Belfort, sculpté par Bartholdi.

« Belfort debout, soulève-toi », a scandé la foule, à laquelle le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin a lancé: « L’important, c’est de mettre fin au massacre de GE ! ».

Lors d’une conférence de presse réunissant élus de gauche et de droite et syndicalistes, il a appelé Emmanuel Macron à « faire reculer le rouleau compresseur mis en marche par General Electric ».

A l’issue de la manifestation, une délégation, composée de l’intersyndicale, du maire LR de Belfort Damien Meslot et de la présidente (PS) de la région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay, a été reçue à la préfecture.

La préfète du Territoire-de-Belfort, Sophie Elizéon, a assuré les participants de l’implication « quotidienne et personnelle » du ministre de l’Economie dans ce dossier. Début juin, Bruno Le Maire avait appelé GE à revoir à la baisse le nombre de suppressions d’emplois.

– La promesse non tenue de GE –

AFP / SEBASTIEN BOZON Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation, le 22 juin 2019 à Belfort, contre le plan social de General Electric

 

D’abord sonnés par l’annonce fin mai, par GE, de la suppression de 1.050 emplois en France, les salariés se sont vite mobilisés pour dire leur refus d’un plan social qui signerait, selon eux, l’arrêt de mort de l’entité belfortaine du groupe, qui produit des turbines à gaz, alors que le marché peut repartir.

Belfort doit en payer le prix fort : sur les 1.050 emplois supprimés, près de 1.000 concernent la ville, dont près de 800 dans l’entité de turbines à gaz, les autres dans des « fonctions support ». Au total, GE emploie 4.300 salariés à Belfort.

Par deux fois cette semaine, les salariés ont empêché la tenue de la première réunion d’information-consultation qui devait lancer le plan social.

En dépit de ces actions, « la procédure information-consultation », qui lance le plan social, a bel et bien « officiellement commencé », a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

Jeudi, l’intersyndicale, qui assigne GE en référé, demandera au tribunal de grande instance de Belfort la suspension du plan social tant que les pistes de diversification du site n’auront pas été étudiées.

« Tous les experts s’accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable », a insisté samedi Philippe Petitcolin.

Appelant à « préserver les savoir-faire et qualifications ouvrières qui sont concentrés ici à Belfort », Jean-Luc Mélenchon a pointé un « pacte de corruption » qui avait été dénoncé par le député Olivier Marleix (LR). Ce dernier a saisi la justice en janvier, pour qu’elle enquête sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à GE.

« Tout cela s’est passé sous l’autorité, maintenant lointaine, de François Hollande, mais M. Macron avait déjà des responsabilités (…) et maintenant, la chaîne de commandement dans cette entreprise est faite de proches de M. Macron. Donc, là il y a un grave soupçon », a dit M. Mélenchon.

En 2015, le rachat du pôle Energie d’Alstom par GE s’était accompagné de la promesse de créer 1.000 emplois nets en France d’ici à la fin 2018. Une promesse non tenue, pour laquelle GE a dû payer des indemnités, avant d’annoncer finalement plus d’un millier de suppressions d’emplois.

https://www.afp.com/fr/infos/334/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric-doc-1hq6yg8

 

 

Lutte aux Urgences – le combat continue – et autres actus significatives…

AFP/Archives / Aurore MESENGE Manifestation des personnels des urgences à l’appel du collectif Inter-Urgences le 6 juin 2019 à Paris

 

Lutte aux Urgences

– le combat continue –

et autres actus significatives…

 

Urgences: les grévistes votent la poursuite du mouvement

 

 

Le collectif Inter-Urgences a annoncé lundi soir avoir voté la poursuite du mouvement de grève entamé mi-mars dans les urgences hospitalières, les 70 millions d’euros débloqués par le gouvernement étant jugés « insatisfaisants ».

Les propositions de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, « sont insatisfaisantes au regard de nos revendications. Le collectif a donc voté la poursuite du mouvement de grève », ont annoncé dans un communiqué les grévistes, qui estiment à près de 120 le nombre de services concernés.

Au regard d’un budget hospitalier global de 82 milliards d’euros pour 2019, l’enveloppe octroyée représente une augmentation de « 0,08% », « ce qui paraît bien peu pour répondre à la crise majeure que traversent les services d’urgences », ajoute le collectif.

Après trois mois de grève, Agnès Buzyn avait tenté vendredi d’apaiser la colère en promettant 70 millions d’euros de mesures immédiates, dont 55 millions consacrés à la généralisation et la revalorisation d’une prime de risque de 100 euros net mensuels, versée dès juillet à tous les professionnels des services d’urgence, hors médecins.

Il s’agit là d’un « effort », mais qui « reste bien loin » des 300 euros d’augmentation de salaire réclamés, note le collectif, qui rappelle qu’il réclame en outre 10.000 emplois supplémentaires.

Le ministère avait également annoncé une enveloppe de 15 millions d’euros censée permettre « aux services d’urgences en tension » de « renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts ». Mais ce coup de pouce ne représente qu' »une personne de plus pendant 60 jours » par service d’accueil des urgences – il y en a plus de 500 dans le secteur public -, relèvent les grévistes.

Le collectif appelle à une « action » devant les agences régionales de santé (ARS) jeudi et à une nouvelle « manifestation nationale » le 2 juillet, a-t-il précisé.

https://www.afp.com/fr/infos/334/urgences-les-grevistes-votent-la-poursuite-du-mouvement-doc-1hl7kk2

 

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MOYEN-ORIENT :

LES USA PREMIERS

POURVOYEURS DE GUERRE

 

AFP / Bases militaires américaines au Moyen-Orient

 

Suite au rejet par les USA des accords de paix sur le nucléaire, l’Iran a de nouveau repris l’enrichissement de l’uranium dont il a besoin, a des fins civiles, pour l’instant, et dans l’espoir d’un retour à ces accords de paix, encore formellement soutenus par les nations européennes qui souhaitent continuer à commercer avec l’Iran.

Les USA ont récemment accusé l’Iran d’avoir saboté deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce international.

En fait, c’est l’Iran qui a porté es premiers secours aux marins en difficulté. Les deux navires ont pu être sécurisés ensuite.

AFP / L’enrichissement de l’uranium

https://img.aws.la-croix.com/2017/10/13/1300883960/L-accord-nucleaire-iranien_1_1399_716.jpg

L'accord de 2015 sur le nucléaire iranien

 

Avant l’annonce des nouveaux renforts américains, Téhéran avait annoncé que ses réserves d’uranium faiblement enrichi passeraient à partir du 27 juin au-dessus de la limite prévue par l’accord nucléaire de 2015.

Fruit d’intenses efforts diplomatiques entre l’Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), l’accord vise à fortement limiter le programme nucléaire de Téhéran en échange d’une levée des sanctions économiques. Mais le rétablissement des sanctions américaines prive l’Iran des bénéfices qu’il attendait de ce pacte.

Jusqu’ici, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a certifié que l’Iran agissait en conformité avec ses engagements.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/en-pleine-tension-avec-liran-trump-contraint-de-changer-de-ministre-de-la-defense-doc-1hm3656

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/11/iran-vers-une-nouvelle-etape-de-resistance-face-au-blocus-imperialiste-us-et-ue/

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/washington-envoie-des-renforts-au-moyen-orient-moscou-redoute-une-montee-des-tensions-doc-1hl0ew13

 

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HONG-KONG:DEUX MILLIONS

DE « GILETS NOIRS »

EN MANIF CONTRE LA RÉPRESSION

ET L’ARBITRAIRE DE PÉKIN

 

Joshua Wong, libéré, rejoint la mobilisation contre l’exécutif hongkongais à la solde de Pékin

AFP / ISAAC LAWRENCE Le militant prodémocratie Joshua Wong (c) s’exprime devant les médias après sa libération, à Hong Kong le 17 juin 2019

Le militant prodémocratie Joshua Wong, figure du « Mouvement des Parapluies », a annoncé lundi à sa sortie de prison qu’il allait grossir les rangs de l’immense mobilisation à Hong Kong, au moment où les manifestants réfléchissent aux stratégies pour maintenir la pression sur l’exécutif.

Des centaines de manifestants bloquaient lundi soir une rue près des bureaux de Mme Lam pour exiger un dialogue avec les autorités et le retrait des accusations d’émeutes, passibles de lourdes peines de prison, contre des manifestants ayant affronté le police le 12 juin.

Le militant prodémocratie Joshua Wong, figure du « Mouvement des Parapluies », a annoncé lundi à sa sortie de prison qu’il allait grossir les rangs de l’immense mobilisation à Hong Kong, au moment où les manifestants réfléchissent aux stratégies pour maintenir la pression sur l’exécutif.

Près de deux millions de manifestants vêtus de noir ont défilé dimanche, selon les organisateurs, pour demander la démission de la cheffe de l’exécutif Carrie Lam et le retrait de son projet de loi désormais suspendu, visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Des centaines de manifestants bloquaient lundi soir une rue près des bureaux de Mme Lam pour exiger un dialogue avec les autorités et le retrait des accusations d’émeutes, passibles de lourdes peines de prison, contre des manifestants ayant affronté le police le 12 juin.

Le chef de la police Stephen Lo a affirmé lundi soir que seules « quelques personnes » avaient eu un comportement d’émeutier ce jour-là, semblant revenir en arrière par rapport à des déclarations précédentes de Mme Lam qui avait décrit la manifestation du 12 juin comme « une émeute organisée ». Pékin avait aussi évoqué une émeute, mais M. Lo s’est montré moins péremptoire, soulignant que le seuil pour engager des poursuites serait « très élevé ».

En ébullition depuis plusieurs mois du fait de ce projet, l’ex-colonie britannique a été le théâtre ces deux derniers dimanches de manifestations d’une ampleur record, et d’un rassemblement non autorisé mercredi qui a entraîné la plus violente répression policière depuis la rétrocession en 1997.

En 2014, alors âgé de 17 ans, Joshua Wong fut une des figures de proue du « Mouvement des Parapluies » qui avait bloqué le cœur financier de la ville pendant des semaines pour demander le suffrage universel.

Eligible à une libération anticipée pour bonne conduite, il a dès sa sortie de prison lundi ajouté sa voix au concert de critiques contre la cheffe de l’exécutif pro-Pékin.

– Carrie Lam « plus qualifiée » –

« Elle n’est plus qualifiée pour être la dirigeante de Hong Kong », a-t-il déclaré aux journalistes. « Elle doit assumer ses responsabilités et démissionner ». « Je vais également me battre avec tous les Hongkongais contre la loi maléfique sur l’extradition vers la Chine ».

Dans le même temps, la Chine a affirmé qu’elle continuerait de « soutenir fermement la cheffe de l’exécutif et les efforts du gouvernement de la Région administrative spéciale pour gouverner conformément à la loi ».

Selon ses détracteurs, le projet de loi placerait la population à la merci du système judiciaire de Chine continentale, opaque et sous influence du Parti communiste. Les milieux d’affaires craignent que la réforme nuise à l’image internationale et à l’attractivité de la place financière.

Les énormes rassemblements des derniers jours ont aussi été une nouvelle manifestation de la défiance populaire envers leurs dirigeants.

Voilà des années que de nombreux Hongkongais dénoncent une ingérence grandissante de Pékin, en violation du principe « Un pays, deux systèmes » qui garantit à Hong Kong, en théorie jusqu’en 2047, une semi-autonomie et des libertés inexistantes ailleurs en Chine.

AFP / ISAAC LAWRENCE Des manifestants face aux policiers qui tentent de dégager les routes à Hong Kong, le 17 juin 2019

Le tollé provoqué par la répression policière de la manifestation de mercredi a finalement contraint Mme Lam à annoncer samedi la suspension du texte controversé. Mais cela n’a pas dissuadé les foules de grossir les rangs d’une « marche noire » dimanche, pour exiger l’abandon total du projet de loi.

Les organisateurs ont affirmé que « près de deux millions de personnes » avaient manifesté, soit près du double du nombre revendiqué le dimanche d’avant, qui était déjà historique dans une ville de 7,3 millions d’habitants.

La police a évoqué le chiffre de 338.000 participants au plus fort de la manifestation dimanche.

– « Seconde chance » –

AFP / Anthony WALLACE Manifestation à Hong Kong contre le projet de loi d’extradition vers la Chine, le 17 juin 2019

AFP / Dale DE LA REY Manifestation monstre à Hong Kong le 16 juin 2019 pour exiger le retrait d’un projet de loi autorisant les extradictions vers la Chine

 

AFP / DALE DE LA REY Manifestants en noir contre le projet de loi sur les extraditions vers la Chine à Hong Kong, le 16 juin 2019

 

AFP / HECTOR RETAMAL Des centaines de milliers de manifestants défilent à Hong Kong, le 16 juin 2019

 

« La balle est dans le camp du gouvernement », estime Matt, un manifestant qui refuse comme tous les autres de donner son identité complète. « Les Hongkongais sont devenus plus unis. »

« Nous devons rester ici jusqu’à ce que Carrie Lam change d’avis », insiste Candy, 32 ans.

Certains s’interrogent toutefois sur l’effet réel de son éventuelle démission sur un exécutif dont Pékin contrôle les rouages.

« Le gouvernement chinois enverra juste une autre Carrie Lam et rien ne changera », peste Kok, un étudiant en design de 21 ans.

Mme Lam avait justifié la répression des manifestations par la violence de certains participants. L’opposition l’accuse de s’être servie des agissements d’une infime minorité pour se déchaîner sur l’ensemble des protestataires, en grande majorité pacifiques.

Des dizaines de milliers de personnes avaient été dispersées à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Mme Lam a présenté dimanche « ses excuses ». Son principal conseiller Bernard Chan a estimé lundi qu’aucun chef de l’exécutif n’oserait proposer à nouveau le texte sur l’extradition: « J’espère que les gens donneront une seconde chance à Carrie Lam ».

Sa reculade représente une volte-face rare de la part d’autorités qui avaient refusé de céder le moindre pouce de terrain aux protestataires de 2014.

Ces manifestations massives, 30 ans après Tiananmen, constituent aussi selon des experts une rare défaite du président chinois Xi Jinping, à quelques mois du 70ème anniversaire de la proclamation de la République populaire.

« Xi Jinping tente de projeter l’image d’un supernationaliste », rappelle Willy Lam, de l’Université chinoise de Hong Kong. L’affaire hongkongaise entame cette image, selon lui: « le dirigeant de 1,4 milliard de Chinois est incapable de contrôler un territoire de 7 millions d’habitants ».

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/joshua-wong-libere-rejoint-la-mobilisation-contre-lexecutif-hongkongais-doc-1hk8t210

https://www.afp.com/fr/infos/334/hong-kong-nouvelle-manifestation-record-excuses-de-la-cheffe-de-lexecutif-doc-1hj95515

 

AFP / Anthony WALLACE Fleurs et prières devant le lieu où est mort un opposant au projet de loi controversé autorisant les extraditions vers la Chine, à Hong Kong le 16 juin 2019

 

AFP / Anthony WALLACE Des centaines de milliers de personnes rassemblée le 16 juin 2019 à Hong Kong pour dénoncer le projet d’extraditions vers la Chine

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FOOT, FRIC ET POLITIQUE…

PLATINI EN GARDE A VUE !

 

Attribution du Mondial-2022 au Qatar: Michel Platini en garde à vue

AFP/Archives / FABRICE COFFRINI Michel Platini en 2015

 

L’ancien patron de l’UEFA Michel Platini et l’ancienne conseillère sports de Nicolas Sarkozy, Sophie Dion, ont été placés mardi en garde à vue dans le cadre de l’enquête française pour corruption sur les conditions d’attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, a-t-on appris de sources concordantes.

L’ex-secrétaire général de l’Élysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, est pour sa part entendu en audition libre par les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF), à Nanterre, près de Paris, selon une source judiciaire et une source proche de l’enquête, confirmant une information de Mediapart.

Le parquet national financier (PNF) a ouvert en 2016 une enquête préliminaire pour « corruption privée », « association de malfaiteurs », « trafic d’influence et recel de trafic d’influence » autour des conditions d’attribution par la Fédération internationale de football (FIFA), des Coupes du monde de football 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

La justice française s’intéresse en particulier à « une réunion secrète » au Palais de l’Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, et Michel Platini alors président de l’UEFA et vice-président de la Fifa. Cette réunion avait été révélée par l’hebdomadaire France Football.

La désignation du Qatar, richissime émirat gazier, par les membres du comité exécutif de la Fifa, avait été l’un des déclencheurs de la grave crise qui a secoué la Fifa à partir de 2015.

En octobre 2015, l’ancien président de la Fifa Sepp Blatter, contraint au départ, avait mis en cause la France. Selon lui, « un arrangement diplomatique » existait pour que les Mondiaux 2018 et 2022 aient lieu en Russie puis aux Etats-Unis, un plan qui aurait échoué à cause de « l’interférence gouvernementale de M. Sarkozy », qui avait réfuté toute intervention.

M. Blatter avait été entendu comme témoin en Suisse en 2017 à la demande de la justice française. Il a été suspendu 6 ans par la Fifa « de toute activité liée au football » pour un paiement controversé de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros), à son ex-ami et allié Michel Platini, lui aussi suspendu 4 ans.

D’autres enquêtes distinctes ont été ouvertes en Suisse et aux Etats-Unis.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attribution-du-mondial-2022-au-qatar-michel-platini-en-garde-vue-doc-1hm0aa6

https://siena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2019/06/18/node_402640/1465483/public/2019/06/18/B9719986421Z.1_20190618183105_000%2BGTSDSG33I.1-0.jpg?itok=IYDypb9U

 

 

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France, Françafrique, et autres actus importantes…

 

 

France,

Françafrique,

et autres

actus importantes…

 

 

 

 

FRANCE : URGENCES EN LUTTE

Des personnels des urgences manifestent à Paris le 11 juin, près du ministère de la Santé.

 

AFP / Philippe LOPEZ Des personnels hospitaliers manifestent près du ministère de la Santé à Paris, le 11 juin 2019

 

Encouragés par la colère des services d’urgence qui dure depuis trois mois et a poussé Agnès Buzyn à de premières concessions la semaine dernière, des personnels hospitaliers se sont mobilisés mardi, jour du vote de la loi Santé au Sénat.

A Paris, en fin de matinée, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le ministère, dont une majorité de militants CGT, FO et SUD, a constaté une journaliste de l’AFP. Les syndicats avaient appelé à cette journée de mobilisation pour « élever le rapport de force » face à la ministre de la Santé.

A leurs côtés se trouvaient des membres du collectif Inter-Urgences, à l’origine du mouvement parti de la capitale mi-mars et qui n’a cessé de s’étendre depuis, avec selon le collectif 95 services d’urgences en grève dimanche.

Reçus à Paris par le directeur adjoint de cabinet de Mme Buzyn, les représentants syndicaux n’ont pas caché leur déception. « Nous ne sommes pas entendus, il va falloir nous montrer plus agressifs, plus virulents », a affirmé l’urgentiste Christophe Prudhomme, de la CGT-Santé.

« Le mouvement de grève est illimité, tant qu’on n’aura pas ce qu’on veut on n’arrêtera pas », a ajouté Candice Laparge du collectif Inter-Urgences.

Mme Buzyn avait déjà tenté jeudi dernier, alors que plus de 200 urgentistes manifestaient à Paris, de désamorcer la crise en promettant une « stratégie d’ensemble » mêlant primes pour les personnels, crédits pour les travaux nécessaires et commande d’un rapport pour l’automne.

Des mesures qu’elle a rappelées mardi mais qui ont été jugées « insuffisantes » par le collectif Inter-Urgences et les syndicats.

– « Pas de mesures miracles » –

Plusieurs actions ont également eu lieu en régions.

Les urgentistes du centre hospitalier de Valence (Drôme) ont débrayé pendant cinq minutes. « On ne retrouve plus l’essence du métier qui était de prendre soin, prendre le temps », s’est désolée Mélanie Chambre, infirmière ici depuis 7 ans.

Ils étaient plusieurs dizaines (soignants, techniciens, agents administratifs…) à se réunir à Lille devant l’agence régionale de santé. « Les urgences vont très mal, les secteurs gériatrique et psychiatrique souffrent, les personnels n’en peuvent plus », a fait valoir Christophe Zauwers, militant CGT et agent de l’hôpital de Denain (Nord).

A Nice, pour la première fois depuis l’annulation de nombreuses opérations en septembre au CHU (environ 8.000 salariés), le doyen de la faculté de médecine Patrick Baqué est sorti du rang pour se joindre au personnel mobilisé devant l’hôpital.

« Il n’y a pas d’écoute, pas de dialogue », a-t-il affirmé, déplorant « une gestion autoritaire voire autoritariste de l’hôpital qui aboutit à un sentiment d’abandon et d’humiliation de plusieurs catégories de personnel ».

La ministre de la Santé a de son côté défendu son action, qui « ne peu(t) pas se réduire à ce (qu’elle a) annoncé la semaine dernière », a-t-elle affirmé à Libération.

« Les urgences payent lourdement tous les problèmes d’organisation » et « il n’y a pas de mesures miracles qui permettraient d’éteindre le feu rapidement », a-t-elle ajouté.

Mme Buzyn a assuré que son projet de loi Santé visait notamment à « améliorer l’accueil en ville en amont » et à « ne pas laisser les urgences seules faire face à l’afflux de patients » dans les établissements.

Le texte, adopté fin mars par les députés, a été adopté en première lecture mardi par le Sénat.

Sur le terrain, cette réforme semble bien éloignée des préoccupations immédiates. « J’ai vu l’hôpital se dégrader parfois, mais là c’est la dégringolade », raconte Andrée, aide-soignante depuis 38 ans à Gien (Loiret).

Ces deux dernières semaines, le mouvement de grève a franchi un palier avec la recrudescence d’arrêts de travail pour échapper aux assignations: à Lons-le-Saunier, puis à Paris (Saint-Antoine, Lariboisière), des médecins et des infirmiers se sont faits porter pâles, poussant les autorités sanitaires à recourir aux réquisitions ou au volontariat des autres soignants.

Pour contenir cette poussée de fièvre, le directeur de l’AP-HP, Martin Hirsch, a promis « des réponses fortes », à commencer par une hausse des effectifs de ses services d’urgence « parallèlement au nombre de patients », et ce « maintenant, en 2019 ».

Ces renforts se feront via « des embauches supplémentaires, on ne les prend(ra) pas dans certains hôpitaux », a-t-il affirmé sur France Info. Rappelant sur BFMTV qu’il s’agissait « d’une centaine de postes qu’on a proposé de rajouter aux urgences », il a insisté sur le fait que la direction de l’AP-HP « s’engage dans la durée, dès maintenant et pour les années qui viennent ».

https://www.afp.com/fr/infos/334/hopital-les-syndicats-tentent-detendre-la-greve-doc-1hf12f6

 

 

 

MALI : NOUVELLES TUERIES EN FRANÇAFRIQUE

 

https://www.lamanchelibre.fr/photos/galeries/721901/1280-tab.jpg

 

AFP / Simon MALFATTO Civils dogons et peuls tués au Mali

 

Nouvelle tuerie dans le centre au Mali: le gouvernement reconnaît sa responsabilité

 

Nouvelle tuerie dans le centre au Mali: le gouvernement reconnaît sa responsabilité

MALIAN PRESIDENCY/AFP/Archives / Handout Un soldat malien dans les ruines du village peul d’Ogossagou attaqué le 25 mars 2019 par de présumés chasseurs dogon

Les autorités maliennes ont reconnu mardi qu’il leur incombait de protéger la population et d’oeuvrer à la réconciliation entre communautés de plus en plus antagonistes dans le centre du pays, après une tuerie de civils au bilan officiel provisoire d’une centaine de morts.

L’attaque du village dogon de Sobane Da (bien: Sobane Da), dans la zone de Bandiagara, à l’est de Mopti, siège du gouvernorat régional, a débuté dimanche soir, pour s’achever vers le milieu de la nuit, selon des témoignages concordants.

Elle fait suite au massacre le 23 mars à Ogossagou de quelque 160 Peuls, attribué à des chasseurs dogons, dans cette région proche de la frontière avec le Burkina Faso, devenue la plus sanglante du pays.

Les assaillants sont entrés dans le village « en criant +Allah akbar, Allah akbar+ » (« Dieu est le plus grand » en arabe), selon les habitants et le gouverneur régional, le général Sidi Alassane Touré.

Depuis l’apparition en 2015 dans la région du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs « groupes d’autodéfense ».

Le chef du gouvernement, Boubou Cissé, accompagné des ministres de la Défense et de l’Administration territoriale, s’est rendu mardi sur les lieux, où il s’est incliné devant la mémoire de « ces innocentes victimes de la discorde et de la haine ».

« Toutes ces victimes de l’horreur et de la barbarie nous rappellent la responsabilité qui nous incombe, en tant que dirigeants, de renforcer et d’accélérer les efforts sécuritaires, économiques et politiques entrepris en faveur de la paix et de la réconciliation », a-t-il reconnu.

– Bilans contradictoires –

La France, qui intervient militairement au Mali contre les jihadistes depuis 2013, a appelé Bamako à « redoubler d’efforts dans le centre du pays, afin de mettre fin au plus vite à l’engrenage des violences intercommunautaires », dans une déclaration de son ministères des Affaires étrangères.

Mardi, le flou persistait sur le bilan de la tuerie. Celui, « provisoire », de 95 morts et 19 disparus, donné lundi par le gouvernement sur la base d’une mission de militaires venus du poste de Diankabou, à 17 km, pourrait être nettement revu à la baisse.

« Avec les éléments de la protection civile, nous avons minutieusement fouillé, et nous avons sorti 35 corps », a indiqué le gouverneur, faisant état de « 11 adultes et 24 enfants » inhumés. Le général Touré a expliqué l’écart entre les deux bilans par des extrapolations des villageois à partir du nombre de membres de chaque famille, en présumant que tous avaient péri.

Mais le maire de la commune de Sangha, dont dépend le village, Ali Dolo, a maintenu l’estimation d’une centaine de morts, soulignant que certains corps avaient été calcinés.

https://www.lamanchelibre.fr/photos/galeries/721901/8052-tab.jpg AFP / AFP Mali

Par ailleurs, en pleine foire hebdomadaire de Bandiagara, au coeur du « pays dogon », le président de l’association des commerçants de la ville a été égorgé lundi par des hommes armés qui sont repartis sans être inquiétés, a-t-on appris auprès de ses proches.

– ‘Question de survie’ –

Lundi soir, le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a annoncé écourter un voyage officiel en Suisse, a appelé à briser le « cycle de vengeance, de vendetta ». Il a au contraire exhorté à des « retrouvailles » entre Maliens, « qui seules vont nous permettre de rebondir et permettre à notre nation de survivre. Car nous sommes en question de survie ».

Le prédécesseur de M. Cissé, Soumeylou Boubèye Maïga, avait présenté le 18 avril la démission de son gouvernement, après une série de manifestations. Les participants à ces rassemblements accusaient le gouvernement d’incapacité à assurer la protection des populations et de ses propres militaires.

Les autorités ont attribué l’attaque de dimanche à des « terroristes », apparemment en référence au groupe de Koufa.

Selon le chercheur malien Ousmane Diallo, spécialiste de cette région, « le mode d’opération – hommes à moto, référence à Dieu lorsqu’ils sont arrivés… – indique effectivement qu’ils ont utilisé des méthodes jihadistes », mais de nombreuses questions demeurent : « Les jihadistes ont-ils monté l’opération pour attiser les conflits intercommunautaires ? Ont-ils voulu se venger? ».

Dans un communiqué sur le massacre d’Ogossagou publié le 31 mars, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, dont fait partie le groupe de Koufa, se présentait comme le « rempart » des Peuls.

« Votre guerre et vos agressions contre nos parents et frères peuls ne resteront pas sans réponse », affirmait-il à l’intention de la France, du gouvernement malien et de « ses milices ».

https://www.afp.com/fr/infos/334/nouvelle-tuerie-dans-le-centre-au-mali-le-gouvernement-reconnait-sa-responsabilite-doc-1he9ri5

 

HONG-KONG:LE RETOUR DES PARAPLUIES

 

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De violents affrontements ont opposé mercredi à Hong Kong des policiers tentant d’empêcher des manifestants de faire irruption dans le Parlement de la ville, où des dizaines de milliers de protestataires dénonçaient un projet du gouvernement d’autoriser les extraditions vers la Chine.

La police a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène pour repousser la foule des manifestants vêtus de noir, pour la plupart des jeunes et notamment des étudiants.

Les affrontements ont éclaté près du Conseil législatif (LegCo, Parlement) après 15H00 (07H00 GMT), à l’expiration du délai que les protestataires avaient donné au gouvernement pour qu’il renonce à son texte, et se poursuivaient en début de soirée. Il s’agit des pires violences politiques depuis des années à Hong Kong.

Les manifestants étaient mobilisés en vue de l’examen en deuxième lecture par le Legco du projet de loi. Mais alors que la foule enflait, l’assemblée dominée par les députés pro-Pékin a annoncé le report des débats à une « date ultérieure ».

 

Ces scènes faisaient écho à l’immense mouvement prodémocratie de l’automne 2014, quand les manifestants avaient paralysé pendant deux mois des quartiers entiers de la mégapole et avaient combattu les policiers.

Les protestataires ont bloqué des grandes voies de circulation du centre-ville à l’aide de barrières métalliques, d’autres arrachaient les pavés des trottoirs.

Puis ils sont rentrés dans l’avant-cour du LegCo pour tenter de prendre le bâtiment. Des projectiles divers, dont des barres métalliques, ont été lancés sur les policiers, dont l’un a été évacué inconscient.

Les forces de l’ordre ont repoussé les manifestants à coups de matraques et de gaz au poivre, pour finir par tirer des balles en caoutchouc ainsi que des gaz lacrymogènes afin d’évacuer un côté du Parlement encerclé.

Le chef de la police Stephen Lo a défendu ses troupes, déclarant qu’elles avaient fait preuve de « retenue » jusqu’à ce que des « gangsters » tentent de prendre le LegCo.

L’ex-colonie britannique avait déjà été le théâtre dimanche de la plus importante manifestation jamais organisée depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, réunissant selon les organisateurs un million de personnes.

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AFP / DALE DE LA REY Blocage d’artères à Hong Kong par des protestataires, le 12 juin 2019

Mais cette mobilisation spectaculaire dans une ville de sept millions d’habitants n’a pas fait bouger la cheffe du gouvernement local Carrie Lam, qui a rejeté toute éventualité de retirer le projet de loi.

Matthew Cheng, l’adjoint de Mme Lam, a appelé les protestataires à se retirer pacifiquement. « J’appelle également les citoyens à faire preuve de retenue » et « à ne pas défier la loi », a-t-il dit.

Le texte a suscité les critiques de pays occidentaux ainsi qu’une levée de boucliers de Hongkongais qui redoutent une justice chinoise opaque et politisée, et pensent que cette réforme nuira à l’image internationale et l’attractivité du territoire semi-autonome.

Au terme de l’accord de 1984 entre Londres et Pékin qui a présidé à son retour dans le giron chinois, Hong Kong jouit d’une semi-autonomie et de libertés n’existant pas en Chine continentale et ce, en théorie, jusqu’en 2047.

Une femme médite devant les forces de l'ordre, le 12 juin 2019 à Hong Kong [Anthony WALLACE / AFP]

AFP / Anthony WALLACE Une femme médite devant les forces de l’ordre, le 12 juin 2019 à Hong Kong

La ville est cependant depuis une dizaine d’années le théâtre de soubresauts politiques en raison de l’inquiétude générée par l’ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures.

Plus d’une centaine d’entreprises et de commerces avaient annoncé leur fermeture en signe de solidarité avec les opposants au texte. Les principaux syndicats étudiants ont appelé au boycottage des cours.

– Il y aura du « sang » –

Les protestataires ne décoléraient pas. « C’est le gouvernement qui force les gens à l’escalade », assurait Lau Ka-chun, un manifestant de 21 ans.

Les manifestants utilisent des barrières métalliques pour monter des barricades, le 12 juin 2019 à Hong Kong

AFP / Anthony WALLACE Les manifestants utilisent des barrières métalliques pour monter des barricades, le 12 juin 2019 à Hong Kong

« Ce n’est pas suffisant de reporter la réunion » du LegCo, disait Charles Lee, étudiant de 23 ans. « Gagner du temps n’est pas notre but ultime. Ils doivent le retirer ».

Le projet doit permettre les extraditions vers toutes les juridictions avec lesquelles aucun accord bilatéral n’existe, y compris la Chine continentale.

Un vote final sur le texte était attendu le 20 juin. Les autorités n’ont pas annoncé de date pour la reprise des débats au LegCo.

« La seule chose responsable à faire à présent c’est que Carrie Lam retire ce projet maléfique, ou au moins le mette au placard pour résoudre la crise », a déclaré le député démocrate Fernando Cheung. « Si elle passe en force, si elle demande à la police de faire usage de la violence, j’ai peur que les enfants de Hong Kong ne soient blessés, qu’il y ait du sang ».

Le projet, disent les autorités, doit combler un vide juridique et faire que la ville ne soit plus un asile pour certains criminels. Elles assurent que des garde-fous existent en matière de droits humains et qu’il ne visera pas les opposants politiques.

Mais après des années de tensions, nombre de Hongkongais ne croient plus aux promesses de leur exécutif.

Lors du « Mouvement des parapluies » de la fin 2014, les manifestants avaient réclamé l’élection du chef de l’exécutif au suffrage universel. Pékin n’avait rien lâché.

https://www.afp.com/fr/infos/334/hong-kong-la-manifestation-vire-laffrontement-avec-la-police-doc-1hf9xs3

 

Face-à-face entre protestataires et police, le 12 juin 2019 à Hong Kong, lors d'une manifestation contre un projet de loi gouvernemental autorisant les extraditions vers la Chine continentale

 

Des protestataires prennent la fuite après des gaz lacrymogènes tirés par la police, le 12 juin 2019 à Hong Kong, lors d'une manifestation contre un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine continentale

 

 

 

SOUDAN : APRES LE BAIN DE SANG,QUEL COMPROMIS POSSIBLE ?

 

https://www.myt.mu/sinformer/kinews/timthumb/timthumb.php?src=https://img.myt.mu/kinews/AFP/88e9174f4eec4e45b76963b64bddbc6d0d779d3e.jpg&w=975

La vie a repris timidement à Khartoum mercredi, après la décision de la contestation soudanaise de mettre fin au mouvement de désobéissance civile lancé après la répression meurtrière, afin de donner une chance à une reprise de pourparlers avec les généraux au pouvoir.

Malgré la réouverture de certains magasins, le fonctionnement des transports publics et l’appel de la contestation à reprendre le travail, beaucoup d’habitants semblent toutefois préférer rester chez eux en raison du déploiement toujours massif de forces de sécurité, lourdement armées.

Après trois jours de quasi paralysie de la capitale, un représentant de la médiation éthiopienne a annoncé mardi soir que les deux camps avaient accepté de revenir prochainement à la table des négociations.

Les pourparlers entre les deux camps ont été suspendus le 20 mai, chaque partie voulant diriger la future instance censée mener la transition pendant trois ans.

Une campagne de désobéissance civile avait été lancée dimanche pour maintenir la pression sur les généraux au pouvoir, après le net durcissement de la répression enclenchée avec la dispersion sanglante le 3 juin du sit-in installé depuis le 6 avril devant le QG de l’armée.

Après le renversement par l’armée du président Omar el-Béchir le 11 avril, les manifestants avaient refusé de lever le camp, exigeant un transfert du pouvoir aux civils.

Mardi soir, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné fermement les violences contre les civils et demandé qu’elles cessent immédiatement. Il a souligné l’importance du respect des droits humains et appelé à la reprise du dialogue.

Après la venue le 7 juin du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, les efforts diplomatiques de la communauté internationale pour instaurer une médiation devraient s’accentuer avec l’arrivée du secrétaire d’Etat américain adjoint chargé de l’Afrique, Tibor Nagy.

Il doit rencontrer au cours des deux prochains jours les représentants de chaque partie. Le Département d’Etat a précisé que l’émissaire appellerait aussi « à la fin des attaques contre les civils ».

Selon un comité de médecins proche de la contestation, plus d’une centaine de personnes ont été tuées depuis le durcissement de la répression et plus de 500 blessées, la majorité dans la dispersion du sit-in. Les autorités estiment à 61 le nombre de morts, dont 49 par « tirs à balles réelles » à Khartoum.

– Patrouilles et mitrailleuses –

Mercredi matin un correspondant de l’AFP a parcouru différents quartiers de la capitale et observé des bus attendant leurs passagers aux arrêts habituels ainsi que des magasins dont les rideaux de fer étaient relevés.

Le principal marché d’or de la capitale est toutefois resté fermé et les passants étaient peu nombreux.

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« Je continue de rester chez moi car je suis inquiet de la présence des forces de sécurité qui sont armées », a expliqué Samar Bachir.

Des véhicules équipés de mitrailleuses des Forces de soutien rapide (RSF) –paramilitaires accusés d’être à l’origine de la dispersion du sit-in et de la répression qui a suivi– patrouillent dans divers quartiers de la capitale.

En réaction au lancement du mouvement de désobéissance civile, l’armée avait promis dimanche un « renforcement de la sécurité ».

Plusieurs habitants ont aussi affirmé à l’AFP rester chez eux car internet n’a pas encore été totalement rétabli dans la capitale, après une coupure quasi totale lundi soir, rendant le travail de bureau plus compliqué.

Quelques entreprises privées ont également prolongé les congés de l’Aïd el Fitr, fête qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, jusqu’à la fin de la semaine.

– Médiations –

Née en décembre d’une colère contre le triplement du prix du pain dans un pays en plein marasme économique, la contestation a rapidement pris une tournure politique.

L’annonce de la reprise des négociations intervient alors que les meneurs de la contestation avaient annoncé lundi soir qu’ils publieraient sous peu la composition de leur propre instance dirigeante avec un Premier ministre.

« La détente au Soudan invite à l’optimisme quant à un accord sur une période de transition fondée sur un partenariat réel et solide » entre les parties, a réagi Anwar Gargash, le numéro deux de la diplomatie des Emirats arabes unis.

Selon des experts, les Emirats, l’Egypte et l’Arabie saoudite semblent soutenir les généraux tandis que Washington plaide pour une transition menée par les civils.

Après sa visite au Soudan, le secrétaire d’Etat américain adjoint Tibor Nagy est attendu à Addis Abeba pour s’entretenir avec les dirigeants éthiopiens et ceux de l’Union africaine, organisation qui a suspendu le 6 juin le Soudan face à l’escalade des violences.

https://www.afp.com/fr/infos/334/soudan-fin-du-mouvement-de-desobeissance-civile-la-vie-reprend-timidement-doc-1hg1am2

 

 

BRESIL : LULA TOMBÉ DANS UN PIEGE ?https://www.oeildafrique.com/sites/default/files/lula-011.jpg

Les responsables de l’enquête anticorruption Lava Jato (Lavage express) au Brésil ont manoeuvré pour empêcher le retour de l’ex-président de gauche Lula au pouvoir l’an dernier, rapporte dimanche The Intercept, sur la base de fuites potentiellement explosives.

Le site d’investigation — cofondé par le journaliste américain Glenn Greenwald –, a lancé ces accusations après avoir eu accès à un grand volume de messages privés échangés notamment sur Telegram entre les procureurs et le juge Sergio Moro, chargé de Lava Jato, et obtenus par « une source anonyme ». Ce juge est aujourd’hui le ministre de la Justice du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

« Alors qu’ils ont assuré longtemps qu’ils étaient apolitiques et motivés par la seule lutte anticorruption, les procureurs de Lava Jato ont en fait comploté entre eux sur les moyens d’empêcher le retour au pouvoir de Lula et de son Parti des Travailleurs », écrit le site.

Si leur véracité est établie, ces échanges battent en brèche la supposée nécessaire impartialité du juge Moro, qui aurait fourni des indications et conseils aux procureurs contre sa bête noire, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, qu’il avait condamné en première instance en 2017.

Sergio Moro, le ministre brésilien de la Justice, le 19 février 2019 à Brasilia

AFP/Archives / Sergio LIMA Sergio Moro, ministre brésilien de la Justice, le 19 février 2019 à Brasilia

D’autres messages révèlent aussi que les procureurs avaient eux-mêmes « de sérieux doutes sur des preuves suffisantes de la culpabilité de Lula » dans l’affaire de l’obtention d’un triplex en pot-de-vin et qui l’a finalement envoyé en prison, pour huit ans et 10 mois après une révision récente de sa peine.

Sa condamnation a empêché Lula, le favori des intentions de vote à l’époque, de se représenter à la présidentielle d’octobre dernier. Il n’a cessé de clamer son innocence et de se dire victime d’une machination politique destinée à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010.

Pour sa part, le candidat du parti de Lula à la présidentielle, Fernando Haddad, a exigé une enquête approfondie sur ce qui pourrait devenir selon lui « le plus grand scandale institutionnel de l’histoire de la République ».

Si les informations publiées par The Intercept se vérifient, « beaucoup vont devoir être emprisonnés, des procès devraient être annulés et une grande farce serait dévoilée au monde », a ajouté celui qui a perdu la présidentielle au deuxième tour face à Jair Bolsonaro.

– « Sortis de leur contexte » –

Dans une réaction rapide, les responsables de Lava Jato se sont dits « sereins » face aux accusations selon lesquelles ils auraient agi dans l’illégalité, tout en déplorant d’avoir été « les victimes de l’action criminelle d’un pirate qui a mené des activités très graves contre le parquet, la vie privée et la sécurité de ses membres ».

Le juge Moro a de son côté « déploré la non-identification de la source (…) responsable du piratage criminel des portables des procureurs » et le fait que le site « ne soit pas entré en contact (avec lui) avant la publication, ce qui est contraire aux règles de base du journalisme ».

Les messages illégalement obtenus ont été « sortis de leur contexte », se défend-il.

 

Sur le fond, il dément toute irrégularité dans son comportement lors de l’enquête tentaculaire qui a permis de mettre sous les verrous des centaines de responsables politiques et économiques en cinq ans, en relation avec un gigantesque réseau de pots-de-vin autour des marchés publics du groupe Petrobras.

« Les archives obtenues par notre site sur le Brésil sont parmi les plus importantes de l’Histoire du journalisme », a écrit dans un Tweet le cofondateur de The Intercept, Glenn Greenwald.

« Elles contiennent des secrets explosifs sous la forme de chats, d’audios, de vidéos, de photos et autres documents » sur le procureur de Lava Jato, Deltan Dallagnol, le juge Moro et « un grand nombre de responsables qui continuent d’exercer une importante influence politique et économique au Brésil et dans d’autres pays ».

« Nos reportages ne font que commencer », a-t-il averti.

https://www.afp.com/fr/infos/334/bresil-lava-jato-enquete-pour-empecher-le-retour-au-pouvoir-de-lula-selon-intercept-doc-1hd9n83

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques nouveaux éléments du débat en cours… (SUITE)

 

RÉACTUALISÉ EN TEMPS RÉEL…

 

A LA SUITE DE…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/02/proverbe-chinois-tu-ne-mordras-pas-la-main-qui-te-nourrit/

(…les premiers échanges sont intégrés directement à la suite de l’article en lien ci-dessus, et auxquels s’ajoute donc aujourd’hui cette réponse à une question du camarade du groupe RCC-CHB…

« Comment comprendre cela de toi nous concernant, tu crois vraiment que nous sommes « nourris » par le PCC ? » )

Voir également, sur le même thème, deux articles récents:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/24/la-chine-est-elle-capitaliste-vers-une-prolongation-au-debat-du-cuem/

 

« Comment comprendre cela de toi nous concernant, tu crois vraiment que nous sommes « nourris » par le PCC ? »

Bonjour,

Ce que je crois ??? La « croyance » ne faisant pas partie de la méthodologie matérialiste dialectique, je n’ai rien à « croire » ou « ne pas croire », à ce sujet comme aux autres… !

Comme je te l’ai dit, je t’accorde, néanmoins jusqu’ici et à priori, le « crédit » de la sincérité…

Dans la mesure où tu amènes le débat sur ce type de questionnement, et en parlant, semble-t-il, au nom de ton groupe RC (« nous »?) c’est peut-être un crédit à reconsidérer, d’un point de vue matérialiste dialectique, précisément :

En effet…

« Ce n’est donc pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est, inversement, leur être social qui détermine leur conscience. » (Karl Marx : préface de la Contribution à la critique de l’économie politique) 

Cet article, comme de nombreux autres sur TML, ne vise pas particulièrement telle ou telle secte pseudo- « m-l », mais le choix politique et idéologique fondamental sur le type de société à proposer comme perspective politique alternative, c’est à dire anticapitaliste, et donc de rupture avec l’économie de marché.

L’expérience de la NEP, nécessaire en son temps, à montré, par son échec en quelques années, les limites d’un « compromis tactique », même si parfois nécessaire, lors de la transition socialiste : il est clair que la transition vers la collectivisation complète eut été moins brutale si opérée plus tôt, et notamment, avant la « crise des grains » (1928) qui a contraint à une mutation accélérée et traumatisante, bien que d’autant plus indispensable et urgente.

En Chine, le cas est différent : une transition socialiste n’a jamais été réellement amorcée, sauf à considérer comme telle la politique « communaliste » de Mao Zedong, déjà aux antipodes du concept marxiste de transition (Sur le « socialisme communaliste », relire Engels, Anti-Dürhing) et qui a malheureusement « concrétisé » la « théorie » maoïste au prix de millions de morts (GBA, 16,5 millions « officiels », GRCP, ???). La transition du capitalisme national bureaucratique vers le capitalisme monopoliste d’Etat s’est tout d’abord opérée, déjà sous Mao, via une phase comprador entièrement accomplie en Kollaboration avec l’impérialisme US, à partir de 1972.

Cela n’empêchait pas la Chine de financer, en France, les pseudos « partis marxistes-léninistes » qui étaient ses zélateurs « idéologiques », à l’époque, comme le sont divers groupuscules encore aujourd’hui, dont le tien.

Savoir ou « croire » qui finance directement qui, ce n’est pas sans importance, mais ce n’est donc pas l’essentiel.

En 1947 Staline proposait de l’argent et des armes à Thorez, qui refusait en prétendant en avoir déjà…

En réalité Thorez mentait effrontément à Staline, ses « réseaux », sur le terrain, ne se consacrant déjà plus qu’à la propagande électorale… (et à négocier la fin des grèves… !)

Aujourd’hui, faire l’éloge de l’économie de marché ou tenter de construire une alternative en rupture avec le capitalisme, c’est le choix à faire pour tous ceux qui se réclament du mouvement ouvrier.

Ce qui nous ramène au propos de Marx : ceux qui font l’éloge de l’économie de marché sont déterminés par leur être social, leur intérêt de classe, et/ou l’intérêt de classe qu’ils choisissent donc de défendre.

Luniterre

 

ENCORE UNE SUITE AU DÉBAT…

De la part du camarade du RCC-CHB:

Là tu t’éloignes de ma question en bottant en touche sur la notion de  » croyance », or ce qui est « matérialiste » ici c’est que le proverbe chinois dit « tu ne mordra pas la main qui te nourrit », c’est une sorte d’épitaphe pour présenter nos échanges, alors je repose ma question: crois tu vraiment sérieux de nous appliquer ce proverbe ? En d’autres termes crois tu que nos positions relèvent de ce proverbe ? Et quelle preuve « matérialiste » en as tu ?

Bien à toi

 

 

UNE RÉPONSE TML…

Franchement, qui détourne le sujet??? Le sujet c’est le capitalisme, c’est l’économie de marché.

 

Je lis votre prose, et j’y constate l’éloge de l’économie de marché: c’est juste une évidence, et une « preuve », si tu en veux une. 

 

Le titre de l’article est évidemment humoristique, formellement, et quant au fond je l’assume totalement comme s’appliquant de manière générique à tous éloges faits consciemment de l’économie de marché et d’autant plus et surtout, lorsque cela se fait sous un faux nez « marxiste-léniniste », ce qui s’applique donc au RCC-CHB, vu le contenu de la brochure.

-SOCIALISME A LA CHINOISE-

 

Même si la nourriture ainsi ingérée reste « spirituelle », pourquoi pas, comme je te l’ai dit, et même démontré, c’est un aspect secondaire de la question, on ne peut néanmoins pas dire que vous crachiez dans cette soupe idéologique!

 

(…Ni même que vous « mordiez » la « main du marché », si tu veux, tant qu’à faire, filer la métaphore jusqu’au bout!)

 

Note, au passage que la formule officielle, selon J-C Delaunay, économiste vivant actuellement en Chine et grand zélateur de ce régime, c’est bien « économie de marché socialiste »:  社会主义市场经济 (shehui zhuyi shichang jingji), et non pas « socialisme de marché ».

 

Ce qui ne fait aucune différence quant au fond, précisément, qui reste le capitalisme, l’économie de marché.

 

Même emballé sous un verbiage « marxisant », c’est donc un choix politique conscient, qui n’est donc pas celui d’une alternative au capitalisme, d’une rupture avec le capitalisme, mais bien d’un masque pseudo-« marxiste-léniniste » dont vous fardez le capitalisme chinois, rajoutant simplement votre couche à celle dont il se maquille déjà grossièrement.

 

Luniterre

 

 

DE LA PART DU CAMARADE  DU RCC-CHB, UNE RÉPONSE NOURRIE DE LONGUES CITATIONS, PLUS OU MOINS « COUPÉES »…

 

Bon, je vois que l’accusation implicite de « corruption » devient sous ta prose de la « corruption idéologique ». Les formules peuvent différer « socialisme de marché » ou « économie socialiste de marché » ou encore « économie de démocratie populaire » ou encore « économie de transition au socialisme-communisme », peu importe, l’essentiel ici est de prendre en compte ces indications non dogmatique de Staline dans les « problèmes économiques… » :

–  »  On dit que les lois économiques revêtent un caractère spontané, que l’action de ces lois est inéluctable et que la société est impuissante devant elles. C’est faux. C’est fétichiser les lois et se faire l’esclave de ces lois. Il est prouvé que la société n’est pas impuissante devant les lois; qu’elle peut, en connaissant les lois économiques et en s’appuyant sur elles, limiter la sphère de leur action, les utiliser dans l’intérêt de la société et les « dompter », comme cela se passe à l’égard des forces de la nature et de leurs lois, comme le montre l’exemple cité plus haut sur le débordement des grands fleuves ».

– « On dit que certaines lois économiques, y compris la loi de la valeur, qui fonctionnent chez nous, sous le socialisme, sont des lois « transformées » ou même « foncièrement transformées » sur la base de l’économie planifiée. Cela est également faux. On ne peut « transformer » des lois, et encore moins les « transformer foncièrement ». Si on peut les transformer, on peut aussi les abolir, en y substituant des lois nouvelles. La thèse de la « transformation » des lois est une survivance de la fausse formule sur l’« abolition » et l’« élaboration » des lois. Bien que la formule de la transformation des lois économiques soit depuis longtemps chose courante chez nous, force nous sera d’y renoncer, pour être plus exact. On peut limiter la sphère d’action de telles ou telles lois économiques, on peut prévenir leur action destructive, si tant est qu’elle s’exerce, mais on ne saurait les « transformer » ou les « abolir ». Par conséquent, quand on parle de « conquérir » les forces de la nature ou les forces économiques, de les « dominer », etc., on ne veut nullement dire par là qu’on peut « abolir » les lois de la science ou les « élaborer ». Au contraire, on veut seulement dire par là que l’on peut découvrir des lois, les connaître, les assimiler, apprendre à les appliquer en pleine connaissance de cause, à les utiliser dans l’intérêt de la société et les conquérir par ce moyen, les soumettre à sa domination. Ainsi, les lois de l’économie politique sous le socialisme sont des lois objectives qui reflètent la régularité des processus intervenant dans la vie économique indépendamment de notre volonté. Nier cette thèse, c’est au fond nier la science; or nier la science, c’est nier la possibilité de toute prévision, — c’est donc nier la possibilité de diriger la vie économique ».

– Prendre en compte aussi cette indication non dogmatique dans un texte peu connu de Lénine intitulé « Sur l’infantilisme ‘de gauche’ et les idées petites bourgeoises » (mai 1918), voici ce que dit Lénine à propos du « capitalisme d’état » : «  Nous ne savons pas organiser nos propres forces pour la surveillance, charger un directeur ou un contrôleur bolchevik de surveiller, disons, une centaine de saboteurs qui viennent travailler chez nous. Dans cette situation, lancer des phrases telles que ‘la socialisation la plus résolue’, ‘l’écrasement’, ‘briser définitivement’, c’est se mettre le doigt dans l’œil. Il est typique, pour un révolutionnaire petit-bourgeois, de ne pas remarquer qu’il ne suffit pas au socialisme d’achever, de briser, etc. ; cela suffit au petit propriétaire exaspéré contre le grand, mais le révolutionnaire prolétarien ne saurait tomber dans une pareille erreur. (…) Or, ils (nos communistes de gauche) n’ont pas songé que le capitalisme d’état serait un pas en avant par rapport à l’état actuel des choses dans notre République des soviets. (…) Aucun communiste non plus n’a nié, semble t-il, que l’expression de République socialiste des Soviets traduit la volonté du pouvoir des soviets d’assurer la transition au socialisme, mais n’entend nullement signifier que le nouvel ordre économique soit socialiste. Mais que signifie le mot transition ? Ne signifie t-il pas, appliqué à l’économie, qu’il y a dans le régime en question des éléments, des fragments, des parcelles, à la fois de capitalisme et de socialisme ? Tout le monde en conviendra. Mais ceux qui en conviennent ne se demandent pas toujours quels sont précisément les éléments qui relèvent de différents types économiques et sociaux qui coexistent en Russie. Or, là est toute la question. Enumérons ces éléments : 1) l’économie patriarcale, c’est à dire dans une très grande mesure, l’économie naturelle paysanne ; 2) la petite production marchande (cette rubrique comprend la plupart des paysans qui vendent du blé) ; 3) le capitalisme privé ; 4) le capitalisme d’état ; 5) le socialisme. La Russie est si grande et d’une telle diversité que toutes ces formes économiques et sociales s’y enchevêtrent étroitement. Et c’est ce qu’il y a de particulier dans notre situation. (…) Ce n’est pas le capitalisme d’état qui est ici aux prises avec le socialisme, mais la petite bourgeoisie et le capitalisme privé qui luttent, au coude à coude, à la fois contre le capitalisme d’état et contre le socialisme. La petite bourgeoisie s’oppose à toute intervention de la part de l’Etat, à tout inventaire, à tout contrôle, qu’il émane d’un capitalisme d’état ou d’un socialisme d’état ». 

L’expérience Chinoise en cours est consécutive à la division du MCI sous le coup du révisionnisme Krouchtchévien et l’opposition semi-révisionniste maoïste et de la défaite du camp socialiste avec la restauration du capitalisme en URSS et dans les démocraties populaires d’Europe. Malgré tous ces défauts Marx et Engels ont soutenu la première expérience de Révolution Prolétarienne qui est allée « à l’assaut du ciel » même si ils la trouvaient prématuré. Ils l’ont étudié pour les expériences postérieures après sa défaite. Il en est de même de la seconde expérience, celle de l’URSS matrice des autres expériences Chinoise, Coréenne, Vietnamienne, Cubaine.

Comment peut-on dire de la Chine qu’elle est « capitaliste » voire « impérialiste » et continuer à dire que Cuba est socialiste, ou le Vietnam ou la Corée du Nord ? C’est aussi l que gît le dogmatisme, la maladie infantile qui est au fond l’influence délétère dans le mouvement ouvrier de la petite bourgeoisie radicalisée incapable de réflexion scientifique et matérialiste dialectique à partir du réel.

Mais évite à l’avenir de jeter à la tête de l’autre des insultes du genre « on ne mord pas la main qui te nourrit », c’est indigne d’une discussion où c’est l’argumentation à partir des faits et dans l’objectif de la révolution prolétarienne qui prime.

Bien à toi

 

 

 

UNE RÉPONSE TML…

Bonjour,

Comme je te l’ai expliqué, je n’ai rien à retirer à mes propos, sur le fond, et je ne manquerai pas de les réitérer, selon les nécessités du débat.

Ici, tu n’hésites donc pas à pratiquer un « glissement sémantique » des plus grossiers pour tenter de t’appuyer sur une suite de citations tout à fait à contre-emploi, ce qui infère donc un doute sur ta bonne foi, à moins que tu n’arrives vraiment pas à comprendre le sens le plus élémentaire des phrases citées !

« Les formules peuvent différer « socialisme de marché » ou « économie socialiste de marché » ou encore « économie de démocratie populaire » ou encore « économie de transition au socialisme-communisme », peu importe, l’essentiel ici est de prendre en compte ces indications non dogmatique de Staline dans les « problèmes économiques… » »

Alors qu’il n’y a évidemment aucun rapport entre les textes cités, les fondamentaux qu’ils nous expliquent, et la réalité des fondamentaux du capitalisme-impérialisme en Chine, qui n’est donc en rien une économie de transition, selon ces mêmes fondamentaux !

Que tu te sentes personnellement atteint par l’idée de corruption au premier degré me rassurerait plutôt sur l’intégrité de ton engagement personnel, mais cela n’élude donc pas le problème d’ensemble de l’influence de la Chine et du PCC sur le mouvement ouvrier, en France et ailleurs, que cette influence soit « purement idéologique » ou plus concrète, économiquement parlant. Dans la mesure où il s’agit d’une influence idéologique capitaliste-impérialiste, cela ne fait donc pas de différence, quant au fond, comme je te l’ai facilement démontré, par le contre-exemple des relations entre l’URSS et le parti thorezien d’après guerre.

Tu tentes donc de « noyer le poisson », non seulement sous tes protestations, que je pourrais prendre pour sincères, mais aussi sous ces citations, qui, même si charcutées par tes soins, surtout celle de Lénine, sont déjà, en tout état de cause, parmi les références idéologiques de base de la Tribune Marxiste-Léniniste, avec, également, le rapport Jdanov de 1947 :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/05/05mai1918_lenine_sur-linfantilisme-de-gauche.pdf

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/02/rapport-jdanov-____-1947.pdf

 

Ces références sont d’autant plus à contre-emploi sous ta plume que tu enchaînes aussitôt avec un de ces raisonnements parfaitement idéalistes qui sont maintenant l’une des marques caractéristiques du groupuscule auquel tu adhères, semble-t-il :

« Comment peut-on dire de la Chine qu’elle est « capitaliste » voire « impérialiste » et continuer à dire que Cuba est socialiste, ou le Vietnam ou la Corée du Nord ? C’est aussi [là] que gît le dogmatisme, la maladie infantile qui est au fond l’influence délétère dans le mouvement ouvrier de la petite bourgeoisie radicalisée incapable de réflexion scientifique et matérialiste dialectique à partir du réel. »

Alors que ce type de raisonnement tout fait anti-dialectique est également tout à fait étranger à la démarche d’étude et de recherche pratiquée sur TML.

(Il se peut, néanmoins, effectivement, que d’autres groupes pratiquent ainsi, sans analyse dialectique réelle…)

Il s’agit, tout au contraire, si tu nous lisais plus attentivement, d’étudier et de comprendre l’évolution de ces différents pays selon le contexte mondial et le contexte qui leur est propre et non de les ranger péremptoirement dans telle ou telle catégorie, au gré des proclamations formelles des uns ou des autres.

Cuba a tenté, à l’origine, un développement socialiste, nécessairement rendu impossible par le blocus impérialiste et par le mode de développement limité imposé par l’état de régression capitaliste de l’URSS.

Néanmoins il n’est pas passé dans le camp impérialiste, à ce jour, et la petite bourgeoisie nationale-castriste qui en était l’avant-garde, à l’origine, se mue à son tour en bourgeoisie nationale des plus classiques, même si en conservant, espérons le pour les cubains, quelques pans de ses acquis sociaux primitifs.

La RPDC suit une évolution assez similaire, semble-t-il, avec néanmoins un historique relationnel assez différent dans ses rapports avec la Chine et l’URSS, et maintenant, la Russie.

Le Vietnam suit, avec quelques décennies de décalage, un parcours davantage comparable à celui de la Chine de Mao au tournant des années 70, et de Deng Xiaoping, par la suite. Ce pays développe déjà depuis près de deux décennies une économie financière, avec deux places boursières, à Hô-Chi-Minh-Ville (2000) et Hanoï (2005). Il est donc d’ores et déjà intégré aux flux du capitalisme financier mondialisé, tout comme la Chine. Il tend donc à développer son propre capitalisme monopoliste d’Etat, tout comme la Chine, également, même si à une échelle réduite, proportionnellement, évidemment. Ayant déjà largement dépassé le stade de « bourgeoisie nationale », il tend donc inéluctablement, selon sa propre nature, à former un pôle impérialiste secondaire, appelé à devenir plus ou moins l’un des vassaux de tel ou tel pôle impérialiste principal, Chine ou USA.

Mais que ce soit dans l’un ou l’autre cas, il n’y a évidemment pas, concernant aucun de ces pays ou d’autres, de situations figées. Il ne s’agit ici que d’un résumé des tendances de fond actuelles, et non pas, bien évidemment, d’une étude exhaustive, à faire par ailleurs, et en dehors d’un contexte essentiellement polémique.

Bonne fin de WE,

Luniterre

 

 

Sur le même thème ou des thèmes connexes, d’autres échanges plus anciens:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/20/retour-sur-les-mensonges-du-rcc-chb-a-propos-de-lhistoire-economique-de-lurss/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/09/03/du-socialisme-a-la-chinoise-au-socialisme-a-la-soral/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/09/08/social-chauvinisme-et-gauchisme-2-voies-actuelles-de-kollaboration-de-classe-avec-limperialisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/16/heritiers-doctobre-quelques-elements-au-debat/

 

 

REÇUE LE 10/06/2019, UNE NOUVELLE RÉPONSE DU CAMARADE RCC-CHB:

Re-bonjour,

 

Donc ni la Chine, ni Cuba, ni le Vietnam, ni la RPCD ne sont « socialistes » selon ta décision péremptoire. Qu’étaient donc ces Etats, selon toi, à l’époque de l’existence du camp socialiste ?

Sur les citations de Staline et Lénine auxquelles je n’aurais « rien compris », non seulement je retiens le « surtout Lénine », mais je constate que tu évites soigneusement de dire en quoi cela n’a rien à voir avec le sujet débattu, à savoir socialisme et marché dans les différentes expériences d’édifications du socialisme.

Staline rejette clairement tes allégations et affirmations non « démontrées » que les lois économiques tout comme celles de la nature ne peuvent être « abolies » et que même dans les conditions de la lutte des classes en URSS, comme l’ont anticipé scientifiquement Marx et Engels, « les stigmates du capitalisme » marquent forcément toute la période de transition au socialisme, première phase du communisme.

Ce que montrent l’exemple en cours des rescapés du camp socialiste vaincu dans les années 89/91, c’est que le niveau de développement des forces productives est déterminant pour fixer les tâches de la transition, c’est ce qui expliquent les différences entre Chine, Vietnam, Cuba, RPDC sans oublier le contexte du rapport des forces internes et externes entre capital et travail.

Même l’URSS qui est, pour l’instant, l’expérience d’édification socialiste qui a été le plus loin dans la socialisation des moyens de production a été contrainte de faire la NEP, c’est à dire de tenir compte du niveau de développement des forces productives.

C’est d’ailleurs une fois rétabli voire dépassé le niveau économique d’avant guerre et devant la menace interne de la « crise des ciseaux » provoquée par les Nepmens (bourgeoisie profitant en partie de l’attaque trotskiste) et la pression externe des menaces d’agression impérialiste, surtout l’écrasement du mouvement ouvrier Allemand par le Nazisme que la direction bolchevique lança la contre-attaque de la suppression de la propriété privée des moyens de production et des Sovkhozes et Kholkhozes pour déboucher sur la Constitution socialiste de 1935.

Ce que tu n’a pas remarqué dans les citations, c’est justement l’appel à la contextualisation et à une lecture scientifique à partir du scalpel du matérialisme dialectique de la lutte des classes à partir des réalités économiques internes (état des forces productives et des rapports de production) et de sa corrélation avec la lutte des classes au plan de l’environnement international.

Asséner « capitalisme » et « impérialiste » dès que la réalité n’est pas conforme à tes « convictions théoriques », c’est ignorer comme le rappelait Lénine dans les thèses d’avril que si « la vie est verte, la théorie est grise », pour t’en faciliter la compréhension, c’est-à-dire que la vie bouge parce que dialectique et la théorie figée.

Bien à toi  

 

 

POINT PAR POINT, PUIS, SUR LE FOND, LA RÉPONSE TML:

 

Quelques précisions, à nouveau…

 

« Donc ni la Chine, ni Cuba, ni le Vietnam, ni la RPCD ne sont « socialistes » selon ta décision péremptoire. Qu’étaient donc ces Etats, selon toi, à l’époque de l’existence du camp socialiste ? »

 

>>>Ce qui est péremptoire, c’est de cautionner une appellation sans analyser le contenu, et simplement parce que cela arrange bien votre petit discours « politique ».

>>>Il s’agit simplement des réalités économiques et sociales actuelles. Les différentes étapes de l’évolution de la Chine sont détaillées à tous points de vues dans les articles en lien sur TML, depuis des années. Je t’en remets quelques uns à la suite. Aucune de ces étapes n’est « socialiste » au sens ML du terme.

Concernant les autres pays, je t’ai résumé ce qu’il en est de leur évolution, tentatives de construction socialiste à Cuba et en RPDC, se muant en bourgeoisies nationales anti-impérialistes, et, au Vietnam, passage très rapide, après la libération du Sud, de la bourgeoisie nationale anti-impérialiste vietnamienne au stade du capitalisme monopoliste d’Etat et à l’économie financière.

 

« Sur les citations de Staline et Lénine auxquelles je n’aurais « rien compris », non seulement je retiens le « surtout Lénine », [ que tu as passablement charcuté… !] mais je constate que tu évites soigneusement de dire en quoi cela n’a rien à voir avec le sujet débattu, à savoir socialisme et marché dans les différentes expériences d’édifications du socialisme. »

 

Les citations de Lénine et de Staline concernent deux époques pour le moins très différentes, et c’est donc déjà une manipulation grossière que de les juxtaposer, outre le charcutage, pour tenter de valider ton propos.

 

« Staline rejette clairement tes allégations et affirmations non « démontrées » que les lois économiques tout comme celles de la nature ne peuvent être « abolies » »

 

Ici, tu semble faire dire à Staline que les lois de la nature peuvent réellement être abolies, alors qu’il explique précisément le contraire, et notamment dans les passages que tu penses avoir soigneusement choisi…

 

« … on ne veut nullement dire par là qu’on peut « abolir » les lois de la science ou les « élaborer ». Au contraire, on veut seulement dire par là que l’on peut découvrir des lois, les connaître, les assimiler, apprendre à les appliquer en pleine connaissance de cause, à les utiliser dans l’intérêt de la société et les conquérir par ce moyen, les soumettre à sa domination. Ainsi, les lois de l’économie politique sous le socialisme sont des lois objectives qui reflètent la régularité des processus intervenant dans la vie économique indépendamment de notre volonté. Nier cette thèse, c’est au fond nier la science; or nier la science, c’est nier la possibilité de toute prévision, — c’est donc nier la possibilité de diriger la vie économique ».

 

Donc, difficile de croire que tu as vraiment compris le bouquin de Staline, vu que la façon de comprendre les lois économiques et de les utiliser, c’est le thème central du bouquin, et notamment à propos de la loi de la valeur.

 

« …et que même dans les conditions de la lutte des classes en URSS, comme l’ont anticipé scientifiquement Marx et Engels, « les stigmates du capitalisme » marquent forcément toute la période de transition au socialisme, première phase du communisme. »

 

C’est une des raisons pour laquelle la loi de la valeur reste en partie valide sous le socialisme, et peut être utilisée pour la planification et les échanges.

 

« Ce que montrent l’exemple en cours des rescapés du camp socialiste vaincu dans les années 89/91, c’est que le niveau de développement des forces productives est déterminant pour fixer les tâches de la transition, c’est ce qui expliquent les différences entre Chine, Vietnam, Cuba, RPDC sans oublier le contexte du rapport des forces internes et externes entre capital et travail. »

 

Les conditions expliquent la mutation des pays comme Cuba et la RPDC vers un régime de type national-bourgeois, adapté à la Résistance anti-impérialiste, ce qu’aurait pu faire l’Albanie, eut-elle été gérée de façon moins sectaire et réellement dogmatique, effectivement, dans son cas.

 

Rien n’obligeait ni la Chine ni le Vietnam à faire allégeance au Capital financier international, si ce n’est l’avidité de leurs dirigeants.

 

« Même l’URSS qui est, pour l’instant, l’expérience d’édification socialiste qui a été le plus loin dans la socialisation des moyens de production a été contrainte de faire la NEP, c’est à dire de tenir compte du niveau de développement des forces productives. »

 

La NEP est évidemment une nécessité, aussitôt après la guerre civile.

 

« C’est d’ailleurs une fois rétabli voire dépassé le niveau économique d’avant guerre et devant la menace interne de la « crise des ciseaux » provoquée par les Nepmens (bourgeoisie profitant en partie de l’attaque trotskiste) »

 

Tu connais donc assez mal l’histoire de l’URSS, manifestement…

 

Ce n’est pas la « crise des ciseaux », surmontée, qui a entraîné la fin de la NEP, mais la « crise des grains », en 1928.

 

« …et la pression externe des menaces d’agression impérialiste, surtout l’écrasement du mouvement ouvrier Allemand par le Nazisme que la direction bolchevique lança la contre-attaque de la suppression de la propriété privée des moyens de production et des Sovkhozes et Kholkhozes pour déboucher sur la Constitution socialiste de 1935. »

 

Les nazis prennent le pouvoir en 1933, la collectivisation, elle, démarre dès 1928 et la « crise des grains », même si la fin de la NEP n’est officialisée qu’en 1930.

 

La nouvelle Constitution est établie fin 1936.

 

« Ce que tu n’a pas remarqué dans les citations, c’est justement l’appel à la contextualisation et à une lecture scientifique à partir du scalpel du matérialisme dialectique de la lutte des classes à partir des réalités économiques internes (état des forces productives et des rapports de production) et de sa corrélation avec la lutte des classes au plan de l’environnement international. »

 

Cette contextualisation, c’est, bien ce qui est fait dans les analyses publiées sur TML, et surtout sur la Chine… Il faut simplement les lire, elles sont très solidement étayées par toutes les données économiques et sociales largement disponibles, concernant ce pays.

 

« Asséner « capitalisme » et « impérialiste » dès que la réalité n’est pas conforme à tes « convictions théoriques », c’est ignorer comme le rappelait Lénine dans les thèses d’avril que si « la vie est verte, la théorie est grise », pour t’en faciliter la compréhension, c’est-à-dire que la vie bouge parce que dialectique et la théorie figée. »

 

Contrairement à d’autres, je n’ai pas de préjugés idéologiques, ni même de « convictions théoriques » pré-établies. Si je reste ML, ce n’est pas par fétichisme à l’égard des textes, même fondamentaux, mais tout simplement parce que le ML continue d’être un outil opérationnel, et précisément, un « scalpel matérialiste dialectique » comme tu le dis si bien.

 

Précisément, cela ne m’amène pas à juxtaposer des bouts de textes d’auteurs et d’époques différentes, parlant de situations différentes, pour simplement juxtaposer des termes et des mots qui paraîtraient coller avec mon propos…

 

Ce qui est typiquement la méthode dogmatique, et même, scolastique.

 

Dans le livre de Staline, que tu « cites » à ta manière, il est précisément question de la différence entre économie socialiste et économie capitaliste.

 

Les « stigmates » de l’ancienne société, capitaliste, font que la loi de la valeur continue d’avoir une influence limitée, notamment dans la répartition de la consommation individuelle. Même s’il subsiste une production de type marchand, celle des Kolkhozes, dans le cas de l’URSS, ce n’en est pas moins une production de type socialiste, vu que les moyens de production, terres et machines, sont socialisés.

 

Ce que tu ne sembles pas comprendre, ou bien ne pas vouloir admettre, c’est la différence entre « production marchande » et « économie de marché ». L’économie de marché, elle, est régie à la fois par la loi de la valeur et la loi du marché, d’où son nom, c’est-à-dire la loi de l’offre et de la demande, la concurrence entre capitalistes de toutes sortes, qui entraîne les crises, dont l’actuelle, qui touche aussi la Chine capitaliste, donc.

 

Comme l’explique Marx,

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/07/marx-capital-livre-iii-chapitres-9-et-10.pdf

la loi de la valeur,elle, tend à rétablir un équilibre précaire et relatif, entre deux crises, sans pour autant régler les problèmes sociaux, dus à l’insolvabilité chronique, relative et parfois totale des classes sociales les plus pauvres, dont le prolétariat industriel.

 

Sous le capitalisme, économie de marché, les deux lois sont en interaction dialectique, faisant osciller les prix autour de la valeur, sans jamais réellement les faire correspondre saufs exceptions très provisoires.

 

Sous le socialisme l’économie de marché disparaît vu qu’il n’y a plus de concurrence réelle entre producteurs.

 

Même sur les marchés où les kolkhoziens vendent leurs excédents, l’Etat peut intervenir pour fixer les prix.

L’essentiel, la production de base du Kolkhoze, ayant d’ores et déjà été négociée entre l’Etat et le Kolkhoze, directement entre producteurs socialisés, donc.

 

Il n’y a donc pas du tout d’économie de marché, répondant à la loi du marché, principe économique antinomique du socialisme ( pas d’ « économie de marché socialiste », un oxymore absurde, ni autre formule équivalente) :

 

« Il est certain que l’absence de propriété privée des moyens de production et leur socialisation à la ville comme à la campagne ne peuvent que limiter la sphère d’action de la loi de la valeur et le degré de sa réaction sur la production. C’est dans le même sens qu’intervient dans l’économie nationale la loi du développement harmonieux (proportionnel), qui a remplacé la loi de concurrence et d’anarchie de la production. »

 

C’est là un aspect essentiel du propos de Staline, qui ne peut donc pas du tout être interprété comme tu tentes de le faire.

 

Un autre aspect est l’utilisation possible de la loi de la valeur dans l’organisation de la production, et donc, dans la planification. Ce sujet, qui dépasse largement le cadre d’un mail, est traité à plusieurs reprises sur TML, notamment dans ce texte :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/economie-politique-du-socialisme/

 

Le texte de Lénine, en Mai 1918, est écrit dans une période d’accalmie relative, qui donnait à penser que la guerre civile était en train de finir, alors que le plus dur était encore à venir, en réalité.

 

Le contexte de 1918 n’est donc pas du tout celui de 1921, mais néanmoins, les grandes lignes de la future NEP sont déjà dans ce texte.

 

Et notamment, la distinction claire entre secteur Socialiste à proprement parler et secteur Capitaliste d’Etat, néanmoins contrôlé par l’Etat, comme son nom l’indique !

 

Du reste, dans l’esprit de Lénine, dès 1918, et la production et la répartition des deux secteurs devait s’effectuer sous le contrôle populaire, et donc, échapper à la loi du marché :

 

« Ce qui prédomine actuellement en Russie, c’est le capitalisme petit bourgeois, à partir duquel il n’est qu’un seul et même chemin pour parvenir aussi bien au grand capitalisme d’Etat qu’au socialisme, et ce chemin passe par la même étape intermédiaire qui s’appelle « inventaire et contrôle exercés par le peuple entier sur la production et la répartition des produits ».

 

Néanmoins, la loi du marché, s’imposant encore dans les autres secteurs, a mené à la faillite de la NEP.

 

La différence avec la Chine, c’est que l’économie chinoise, relativement indépendante, suite à la libération nationale, mais au bord d’une nouvelle faillite, après celle du GBA, et suite à la GRCP, s’est trouvée mise sous perfusion financière US dès 1972. Dès lors elle a pris un essor capitaliste comprador puis monopoliste d’Etat, et enfin actuellement, une économie financière de type impérialiste, concurrentielle face aux USA.

 

Bonne fin de soirée,

 

Luniterre

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/


 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

 

 

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UNE TENTATIVE D’ÉCLAIRCISSEMENT, DE LA PART DU RCC-CHB…

 

Bonsoir,

En effet il manque dans cette phrase CE QUI EST EN MAJUSCULE:  » Staline rejette clairement tes allégations et affirmations non « démontrées » EN AFFIRMANT que les lois économiques tout comme celles de la nature ne peuvent être « abolies » et que même dans les conditions de la lutte des classes en URSS, comme l’ont anticipé scientifiquement Marx et Engels, « les stigmates du capitalisme » marquent forcément toute la période de transition au socialisme, première phase du communisme ». TOUT CE QUE TU BRODES LA DESSUS EST DONC FAUX;

En fait la « crise des grains » et la « crise des ciseaux » sont des facteurs internes pour la contre-offensive bolchevique pour socialiser par l’élimination des Nepmens et des Koulaks. Le fait que les Nazis prennent le pouvoir en 33 n’invalide pas du tout le facteur externe lui même comme les facteurs internes soumis à un processus.

La vraie et seule question sérieuse que tu soulèves ici réside dans tes propos suivants :  » Ce que tu ne sembles pas comprendre, ou bien ne pas vouloir admettre, c’est la différence entre « production marchande » et « économie de marché » ». C’est aussi une preuve de ton emprisonnement dogmatique.

En effet Staline montre justement la différence entre « production marchande » et « capitalisme » du point de vue de l’évolution historique dans le sens que l’une a fécondé l’autre avec la propriété privée des moyens de production industrielle pour faire court, il montre la différence pour combattre les révisionnistes qui comme Krouchtchev voulaient « abolir les lois du marché » pour passer au communisme. Tes positions conduisent objectivement à enjamber l’étape de la transition socialiste au communisme, étape déterminée par l’état réel des forces productives et de la lutte des classes à l’intérieur et à l’extérieur. 

De quel type « d’économie de marché » est issue la transition au socialisme-comunisme si ce n’est « l’économie de marché capitaliste » à différents stades de développement selon les expériences (URSS, Chine, Cuba, Vietnam, RPDC) ? Voilà pourquoi je disais que peu importe les appellations que les communistes des différents pays donnent en citant Lénine lui même qui est conscient du tâtonnement inévitable dans l’expérience de la première révolution socialiste victorieuse dans l’édification socialiste.

D’AILLEURS ON PEUT DIRE QUE LA REVOLUTION D’OCTOBRE 1917 EST SOCIALISTE DU POINT DE VUE DE LA PRISE DU POUVOIR POLITIQUE DU PROLETARIAT ALLIE A LA PAYSANNERIE PAUVRE, MAIS LE « COMMUNISME DE GUERRE » ET LA NEP SONT DES TRANSITIONS IMPOSEES PAR LA REALITE DE L’AGRESSION IMPERIALISTE (« communisme de guerre ») ET DE L’ETAT SOUS DEVELOPPE DES FORCES PRODUCTIVES. CE QUI EST VRAI POUR L’URSS EST ICI VALABLE DANS UN CONTEXTE EVOLUTIF DE RAPPORT DES FORCES DIFFERENTS POUR LES EXPERIENCES ACTUELLES EN COURS DES RESCAPES DU CAMP SOCIALISTE.  

Ces différents stades de développement de « l’économie de marché » imposent forcément des étapes d’édification socialiste dans lesquelles les « stigmates du capitalisme » dont parlaient Marx-Engels et leur amplitude vont déterminées les tâches de la marche ou pour parler comme Mao de la longue marche vers le communisme. C’est là tout l’art dont parle Staline: apprendre à contenir les lois du marché et non se fourvoyer en cherchant à les abolir.

Or tu sembles dire être d’accord avec Staline pour ensuite t’en éloigner de fait pour lui opposer (sic!) Lénine quand tu dis  » Du reste, dans l’esprit de Lénine, dès 1918, et la production et la répartition des deux secteurs devait s’effectuer sous le contrôle populaire, et donc, échapper à la loi du marché ». C’est le « DONC ECHAPPER A LA LOI DU MARCHE », ce qui est totalement incongru comme interprétation de Lénine. Qu’est ce donc ce galimatias que le « contrôle populaire » = « échapper à la loi du marché » ? La confusion est ici totale.

Bien à toi

 

 

UNE NOUVELLE RÉPONSE, POINT PAR POINT…

 

Bonsoir,

Si ta formule précédente voulait bien dire carrément le contraire du propos de Staline, ce passage, revu et « corrigé » ne veut carrément plus rien dire de compréhensible du tout, et donc, le mieux serait de le revoir entièrement en fonction de l’idée que tu veux vraiment exprimer, ou bien de l’oublier simplement !

« En effet il manque dans cette phrase CE QUI EST EN MAJUSCULE:  » Staline rejette clairement tes allégations et affirmations non « démontrées » EN AFFIRMANT que les lois économiques tout comme celles de la nature ne peuvent être « abolies » et que même dans les conditions de la lutte des classes en URSS, comme l’ont anticipé scientifiquement Marx et Engels, « les stigmates du capitalisme » marquent forcément toute la période de transition au socialisme, première phase du communisme ». TOUT CE QUE TU BRODES LA DESSUS EST DONC FAUX;

En fait la « crise des grains » et la « crise des ciseaux » sont des facteurs internes pour la contre-offensive bolchevique pour socialiser par l’élimination des Nepmens et des Koulaks. Le fait que les Nazis prennent le pouvoir en 33 n’invalide pas du tout le facteur externe lui même comme les facteurs internes soumis à un processus. »

Ensuite…

« La vraie et seule question sérieuse que tu soulèves ici réside dans tes propos suivants :  » Ce que tu ne sembles pas comprendre, ou bien ne pas vouloir admettre, c’est la différence entre « production marchande » et « économie de marché » ». C’est aussi une preuve de ton emprisonnement dogmatique.

En effet Staline montre justement la différence entre « production marchande » et « capitalisme » du point de vue de l’évolution historique dans le sens que l’une a fécondé l’autre avec la propriété privée des moyens de production industrielle pour faire court, il montre la différence pour combattre les révisionnistes qui comme Krouchtchev voulaient « abolir les lois du marché » pour passer au communisme. »

>>> au contraire, Khrouchtchev a aboli les avancées du 19ème Congrès et fait réviser le Manuel Économique dans le sens d’abolir les nouvelles avancées définies par l’influence de Staline sur ces questions, et notamment l’utilisation marxiste de la loi de la valeur dans les échanges économiques socialistes, au sens, précisément, de la Critique du Programme de Gotha.

>>>de fait il a ainsi aboli le principe même de l’économie de transition et restauré le capitalisme.

>>>Il n’a donc pas pu abolir une « loi du marché » qui n’existait plus en URSS, mais au contraire, il l’a introduite par ses réformes !

« Tes positions conduisent objectivement à enjamber l’étape de la transition socialiste au communisme, étape déterminée par l’état réel des forces productives et de la lutte des classes à l’intérieur et à l’extérieur. »

Mes positions sont celles de Marx, sur la question des échanges en valeur-travail (quantum de travail), définies pour la période de transition, dans la Critique du Programme de Gotha.

Ce sont également ces positions sur la question que Staline reprend dans son bouquin de 1952.

« De quel type « d’économie de marché » est issue la transition au socialisme-comunisme si ce n’est « l’économie de marché capitaliste » à différents stades de développement selon les expériences (URSS, Chine, Cuba, Vietnam, RPDC) ? Voilà pourquoi je disais que peu importe les appellations que les communistes des différents pays donnent en citant Lénine lui même qui est conscient du tâtonnement inévitable dans l’expérience de la première révolution socialiste victorieuse dans l’édification socialiste.

D’AILLEURS ON PEUT DIRE QUE LA REVOLUTION D’OCTOBRE 1917 EST SOCIALISTE DU POINT DE VUE DE LA PRISE DU POUVOIR POLITIQUE DU PROLETARIAT ALLIE A LA PAYSANNERIE PAUVRE, MAIS LE « COMMUNISME DE GUERRE » ET LA NEP SONT DES TRANSITIONS IMPOSEES PAR LA REALITE DE L’AGRESSION IMPERIALISTE (« communisme de guerre ») ET DE L’ETAT SOUS DEVELOPPE DES FORCES PRODUCTIVES. CE QUI EST VRAI POUR L’URSS EST ICI VALABLE DANS UN CONTEXTE EVOLUTIF DE RAPPORT DES FORCES DIFFERENTS POUR LES EXPERIENCES ACTUELLES EN COURS DES RESCAPES DU CAMP SOCIALISTE. »

>>>tantôt tu cherches à différencier chaque situation, ce que je fais également, mais donc sans aboutir pour autant aux mêmes conclusions, cas par cas…

>>>tantôt, comme ici, tu veux faire de la NEP, qui est bien une situation particulière, une recette quasiment générale et obligatoire pour tous les cas… !

>>>encore une attitude parfaitement dogmatique !

« Ces différents stades de développement de « l’économie de marché » imposent forcément des étapes d’édification socialiste dans lesquelles les « stigmates du capitalisme » dont parlaient Marx-Engels et leur amplitude vont déterminées les tâches de la marche ou pour parler comme Mao de la longue marche vers le communisme. C’est là tout l’art dont parle Staline: apprendre à contenir les lois du marché et non se fourvoyer en cherchant à les abolir. »

>>>tu n’as donc décidément toujours rien compris au texte de Staline, vu que précisément il parle d’utilisation maîtrisée et contrôlée de la loi de la valeur pour contrer et même anéantir les effets de la loi du marché, qui n’a plus cours sous le socialisme :

« Il est certain que l’absence de propriété privée des moyens de production et leur socialisation à la ville comme à la campagne ne peuvent que limiter la sphère d’action de la loi de la valeur et le degré de sa réaction sur la production. C’est dans le même sens qu’intervient dans l’économie nationale la loi du développement harmonieux (proportionnel), qui a remplacé la loi de concurrence et d’anarchie de la production. »

« Or tu sembles dire être d’accord avec Staline pour ensuite t’en éloigner de fait pour lui opposer (sic!) Lénine quand tu dis  » Du reste, dans l’esprit de Lénine, dès 1918, et la production et la répartition des deux secteurs devait s’effectuer sous le contrôle populaire, et donc, échapper à la loi du marché ». C’est le « DONC ECHAPPER A LA LOI DU MARCHE », ce qui est totalement incongru comme interprétation de Lénine. Qu’est ce donc ce galimatias que le « contrôle populaire » = « échapper à la loi du marché » ? La confusion est ici totale. »

Ce que Lénine explique:

« Ce qui prédomine actuellement en Russie, c’est le capitalisme petit bourgeois, à partir duquel il n’est qu’un seul et même chemin pour parvenir aussi bien au grand capitalisme d’Etat qu’au socialisme, et ce chemin passe par la même étape intermédiaire qui s’appelle « inventaire et contrôle exercés par le peuple entier sur la production et la répartition des produits ».

Donc Lénine ne s’oppose pas à Staline, même par on ne sait trop quelle anticipation. Au contraire, il pose des bases que Staline reprend dans son texte.

Ce qui est donc tout à fait « incongru », ou bien plutôt, carrément révélateur, c’est de supposer, comme tu le fais implicitement, que ce contrôle populaire doit s’opérer dans le but d’aboutir à une production et à une répartition de nature capitaliste, et non socialiste… !

Si tu y vois une « opposition Lénine/Staline», c’est que tu n’as donc toujours pas compris la dialectique marxiste de l’interaction de la loi de la valeur et de la loi du marché et leur évolution, et donc, pour l’essentiel, leur séparation, par la fin du marché, de l’économie de marché, sous le socialisme (*), ce qui ne signifie pas la fin de toute production marchande, ni de tout type d’échange marchand (Exemple Etat/Kolkhoze), sous ce même socialisme, comme te l’explique Staline, après Marx (Critique du Programme de Gotha, échanges selon les quantum de travail, voir aussi >>> https://tribunemlreypa.wordpress.com/economie-politique-du-socialisme/ )

Bonne nuit,

Luniterre

(* https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/07/marx-capital-livre-iii-chapitres-9-et-10.pdf )

 

 

 

ESSAI DE SYNTHÈSE

 

Bonjour,

Ce débat, que nous avons déjà eu par le passé, sous une forme assez peu différente, à propos de l’économie de l’URSS, au lieu de la Chine, a donc tendance à tourner en rond, et par le fait, devenir tout à fait inutile, ou presque.

 

Voici donc une tentative de synthèse, extrêmement simplifiée, sur les notions de base qui semblent encore t’échapper, faute d’une formation correcte dans ton organisation, ou que tu as peut-être oubliées, ne les pratiquant pas couramment.

 

Ce que l’on appelle couramment, aujourd’hui, loi du marché, c’est le principe même de concurrence impitoyable que les capitalistes se livrent entre eux, sur la base de l’offre et de la demande.

 

C’est un facteur important de la formation des prix, mais ce n’est pas le seul, ni même, le plus fondamental, comme nous l’explique Marx, mais c’est le plus intuitif à comprendre dans le monde actuel, et donc, commençons par là.

 

La «  demande  », c’est le passage à l’acte d’achat par le client, dans n’importe quel domaine de commerce ou d’activité.

 

Cela implique donc une clientèle qui a un besoin et/ou un désir pour un produit ou service et de l’argent pour le payer.

 

Le capitaliste qui répond à ce besoin ne le fait pas pour répondre réellement à ce besoin mais pour valoriser son capital, et donc en retirer un profit.

 

Lorsque la demande est forte sur tel ou tel produit ou service, le capitaliste investit pour y répondre en escomptant le meilleur profit possible.

 

La concurrence fait que plusieurs capitalistes se portent vers la même clientèle, à priori profitable pour eux, et rivalisent en faisant baisser les prix, ce qui réduit le profit, voire même l’annule pratiquement, au point que ce secteur de clientèle cesse d’être rentable.

 

Les capitaux initialement investis dans ce secteur ont alors tendance à migrer vers d’autres secteurs, qui apparaissent à nouveau rentables, jusqu’à ce que le même phénomène de concurrence ne fasse à nouveau baisser les prix, et ainsi de suite…

 

Dans la pratique les phénomènes de marchés sont évidemment plus complexes, mais c’est ici un exemple qui suffit pour montrer l’instabilité chronique d’une économie de marché, outre le fait qu’elle ne répond qu’aux besoins de ceux qui ont déjà de l’argent.

 

Un autre facteur de formation des prix, c’est évidemment le coût de production. Comme il varie aussi en fonction des techniques de production, il n’est donc pas identique entre concurrents, même sur un même secteur d’activité. Il varie donc également constamment en fonction même de cette évolution technique.

 

Ce qui complique encore les phénomènes de marchés, qui tous, en outre, influent sur le coût de la main d’œuvre, à travers le salaire, le plus basique devant répondre au moins aux besoins de survie du travailleur.

 

En schématisant au plus simple, on peut dire que le coût de production, c’est la masse du travail accumulé dans le produit sous diverses forme, y incluant du travail qui a servi à produire les moyens de production.

 

C’est donc ce coût qui a tendance à refléter, pourrait on dire, la valeur-travail, selon la loi de la valeur.

 

Ce qui permet de comprendre en quoi la loi de la valeur, basée sur les quantum de travail social accumulés, est relativement indépendante de la loi du marché, et ne la suit donc pas réellement.

 

La loi du marché fait varier les prix en fonction de l’offre et de la demande, mais un produit ne peut se vendre durablement en dessous de son coût de production, ni en dessous de sa valeur.

 

Si le coût de production diminue, il entraîne aussi, tôt ou tard, selon l’intensité de la concurrence, une baisse du prix, qui, à son tour, influe sur la demande, etc…

 

Il y a donc une interaction dialectique constante «  prix/valeur  » qui fait que l’équilibre n’est jamais réellement atteint, ni encore moins, stable, dans une économie de marché, outre le fait que seulement une partie des besoins, ceux des plus aisés, sont relativement satisfaits.

 

C’est pourquoi une économie de transition, qui planifie la production en fonction des besoins sociaux réels est nécessairement plus équilibrée et rationnelle qu’une économie de marché.

 

La mesure de la production, ce sont les quantums de travail accumulés. La planification cherche un équilibre entre les quantums de travail à fournir et les besoins sociaux qu’il est donc possible de satisfaire.

 

C’est ce que Marx explique dans la Critique du Programme de Gotha. C’est ce principe que Staline essaye de remettre en vigueur, à l’occasion du 19ème congrès. C’est ce qu’il illustre particulièrement par l’exemple comparatif de la valeur du pain et du blé, et aussi celle du coton.

 

Rien à voir avec l’économie de marché et la loi du marché. C’est même tout le contraire.

 

La problématique de l’URSS, à cette époque, malgré ses succès considérables, c’est l’empirisme et les méthodes approximatives de la planification, sous l’influence principale des économistes gauchistes qui avaient influencé la pensée soviétique dès ses débuts.

 

Le rejet de la loi de la valeur comme devant s’appliquer au secteur économique socialiste était largement majoritaire dans toutes les tendances, que ce soit chez Boukharine ou Preobrajensky.

Trotsky, quant à lui, est resté accroché à l’idée que les mécanismes de marché continuaient et même, devaient continuer à exister en URSS, et dans tous les secteurs, y compris supposément «  socialiste  ».

 

Il en faisait même un principe régulateur, en fonction duquel le plan aurait du être établi, selon lui.

 

Alors que même sous le capitalisme, comme nous l’explique Marx, c’est la loi de la valeur, et non la loi du marché, qui tend à réguler la production, et les prix, en fonction du coût de production, ce qui est plus logique.

 

Ce sont au contraire les libéraux qui prônent «  la main du marché  » comme facteur de régulation. On voit bien ce qu’il en est, avec la crise actuelle, les inégalités, injustices sociales et catastrophes de tous ordres que cela génère.

 

En espérant que cela t’aidera à comprendre le sens de notre débat, et le texte de Staline, par voie de conséquence.

 

Bonne journée,

 

Luniterre

 

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Re-bonjour
Dans mon essai de synthèse, je n’ai pas pu résumer davantage la notion de quantum de travail.
Cela se trouve dans les toutes premières pages du Capital de Marx. A vrai dire, il n’est guère possible de formuler cela plus brièvement et clairement que Marx ne l’a fait lui-même.
Le mieux serait donc que tu les (re-)lises. En PJ, une édition PDF de ces huit premières pages. Lire ( ou relire) les huit premières pages du Capital n’est pas vraiment un luxe inutile, pour un marxiste.

MARX – CAPITAL – I-1- VALEUR – QUANTUM DE TRAVAIL

A partir de là tu pourras comprendre également comment Marx définit l’économie de la période de transition, dans la Critique du Programme de Gotha, qui repose, précisément sur cette notion.
Le bouquin de Staline, également, repose essentiellement, même sans la nommer, sur cette notion, en lien avec la loi de la valeur, et il se réfère, du reste, explicitement à la Critique du Programme de Gotha. Loi de la valeur, quantum de travail, ces sont des notions de base de l’économie de transition.
Pour nous, ce n’est donc pas une question de pure théorie, vu que le parti ne pourra se construire que sur un projet d’alternative politique anticapitaliste.
Bonne fin de journée,
Luniterre

UNE RÉPONSE A CET ESSAI DE SYNTHÈSE…

Merci du cours sur la loi de la valeur et loi du marché, mais n’est ce pas là encore botter en touche sur le fond du débat posé : peut-on scientifiquement qualifier les expériences de transition au socialisme en cours des rescapés du camp socialiste de « capitalisme » voire « d’impérialisme » sous le prétexte qu’y existent les lois du marché ? Ont-elles, ces expériences, raison de tenir en compte les lois du marchés dans la planification du processus de développement des forces productives ? Est-il incongru ou est-ce de la trahison que le Parti Communiste dans ces pays fassent des concessions à la bourgeoisie nationale, cherche même à l’associer à la résistance contre l’encerclement capitaliste pour franchir les étapes dotant le pays des forces productives permettant d’aller de l’avant dans l’édification d’une société de moyenne aisance, puis d’aisance vers le socialisme ?

Le combat de Staline contre les révisionnistes gauchistes qui pensaient la marche vers le communisme en terme « d’abolition du marché, des lois du marché » est une formidable aide (cours) pour comprendre les expériences chinoises, vietnamienne, cubaine et coréenne.

Merci de ton cours synthèse, mais tu ne réponds pas à l’équation qui t’es posée, je me cite :  » Or tu sembles dire être d’accord avec Staline pour ensuite t’en éloigner de fait pour lui opposer (sic!) Lénine quand tu dis  » Du reste, dans l’esprit de Lénine, dès 1918, et la production et la répartition des deux secteurs devait s’effectuer sous le contrôle populaire, et donc, échapper à la loi du marché ». C’est le « DONC ECHAPPER A LA LOI DU MARCHE », ce qui est totalement incongru comme interprétation de Lénine. Qu’est ce donc ce galimatias que le « contrôle populaire » = « échapper à la loi du marché » ? La confusion est ici totale ».

Même la planification doit tenir compte des « lois du marché », le « marché et donc ses lois » conduisent au capitalisme sur la base de la propriété privée des moyens de production, une fois le capitalisme aboli par l’expropriation, le « marché et donc ses lois » continue à se manifester sous le socialisme, d’ailleurs Marx et Engels le suggèrent à travers « les stigmates » et la formule à « chacun selon son travail ».

Bien à toi

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UNE NOUVELLE SYNTHÈSE TML…

 

Bonjour,

 

Ton gros problème, comme celui de beaucoup de gens qui se réclament de Marx aujourd’hui, c’est de confondre loi de la valeur et loi du marché.

 

La question est carrément  : est-ce un confusionnisme volontaire, ou bien une réelle incompréhension des fondamentaux du marxisme  ?

 

Si ce n’est pas du confusionnisme délibéré de ta part, il te faut donc absolument éclaircir cette question pour pouvoir continuer ce débat.

 

Dans l’ordre, relire les huit premières pages du Capital (en PJ sur TML  : https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/06/marx-capital-i-1-valeur-quantum-de-travail.pdf ), qui explique la notion de quantum de travail,

puis la partie 1 de la Critique du Programme de Gotha, (https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/ ) qui explique le principe de l’économie de transition sur la base des quantum de travail,

et ensuite, pour comprendre l’interaction des deux lois, loi de la valeur, loi du marché, il faut étudier le Chapitre 10 du Livre III du Capital, mais qui nécessite une lecture du 9, également, en fait (https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/07/marx-capital-livre-iii-chapitres-9-et-10.pdf ).

A partir de là tu pourras vraiment comprendre le livre de Staline de 1952 (https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf ).

Autrement tant que cette confusion persiste, il n’y a pas vraiment d’avancée possible.

 

La loi de la valeur peut être positivement utilisée pour développer l’économie de transition, alors que la loi du marché est un facteur corrosif et destructeur et qui doit donc être éliminé autant que faire se peut :

«  Il est certain que l’absence de propriété privée des moyens de production et leur socialisation à la ville comme à la campagne ne peuvent que limiter la sphère d’action de la loi de la valeur et le degré de sa réaction sur la production. C’est dans le même sens qu’intervient dans l’économie nationale la loi du développement harmonieux (proportionnel), qui a remplacé la loi de concurrence et d’anarchie de la production.  »

Le constat que tu ne comprends toujours pas ce que Staline a voulu dire, ou bien que tu tentes d’utiliser son texte dans un but confusionniste se trouve donc à nouveau ici  :

«  Le combat de Staline contre les révisionnistes gauchistes qui pensaient la marche vers le communisme en terme « d’abolition du marché, des lois du marché » est une formidable aide (cours) pour comprendre les expériences chinoises, vietnamienne, cubaine et coréenne.  »

 

L’essentiel du texte de Staline vise à critiquer l’erreur qui consiste à ne pas comprendre l’utilisation marxiste de la loi de la valeur sous le socialisme, et non pas, évidemment, de la loi du marché  ! Sinon, il n’aurait pas combattu le trotskysme, qui préconisait précisément cela, comme je te l’explique dans la synthèse  :

«  Trotsky, quant à lui, est resté accroché à l’idée que les mécanismes de marché continuaient et même, devaient continuer à exister en URSS, et dans tous les secteurs, y compris supposément «  socialiste  ».

Il en faisait même un principe régulateur, en fonction duquel le plan aurait du être établi, selon lui.  »

 

Et tu me dis  :

«  Même la planification doit tenir compte des « lois du marché »  »

 

Donc, jusqu’à preuve du contraire, tu adopte à 100% la position trotskyste, et non la position marxiste-léniniste, telle que définie par Staline  !

 

Une autre preuve que tu n’as pas compris les fondamentaux marxistes de la transition, c’est ton dernier mot  :

«  d’ailleurs Marx et Engels le suggèrent à travers « les stigmates » et la formule à « chacun selon son travail ».  »

 

Alors que la formule «  à chacun selon son travail  » se rapporte évidemment à la notion de quantum de travail, et donc à la loi de la valeur, et non à l’économie de marché, à la loi du marché  !

 

Les «  stigmates  » sont essentiellement la nécessité de continuer à utiliser les quantum de travail, comme forme résiduelle de la loi de la valeur, mais débarrassée, néanmoins, de son parasite mercantile, la loi du marché.

 

Et sinon, à propos de bourgeoisie nationale, les marxistes-léninistes distinguent les étapes, de libération nationale, où il existe encore une phase de compromis nécessaire, et avec la bourgeoisie nationale, et avec l’économie de marché, mais, dans la mesure du possible, sous le contrôle du prolétariat, ce qu’ils doivent évidemment s’efforcer d’imposer, et l’étape de construction du socialisme, où la bourgeoisie perd le pouvoir, et qui se construit donc entièrement sous la dictature du prolétariat, qui élimine l’économie de marché en la remplaçant par une économie de transition planifiée en valeur-travail.

 

Le cas de la NEP illustre effectivement la situation d’une étape de transition socialiste dans un pays déjà sous dictature du prolétariat, où la bourgeoisie a donc perdu tout pouvoir, mais où les forces productives ont été ravagées et où un compromis temporaire avec l’économie de marché peut être justifié et même nécessaire, dans certaines limites, que Lénine a très bien définies, du reste, et qui ne sont donc pas du tout à confondre avec une étape de «  libération nationale  », qui elle, inclut un accord politique avec une fraction de bourgeoisie nationale encore existante et résistante face à l’impérialisme.

Dans l’étape de libération nationale, il n’est évidemment pas question de construction du socialisme, mais simplement d’amélioration des conditions de vie des masses. Les prétentions éventuellement «  socialistes  » de la bourgeoisie nationale ne doivent pas être validées par les marxistes-léninistes, sauf à duper le prolétariat sur les étapes et aller à l’échec sur les deux objectifs, indépendance et socialisme. Duperie que l’on a vu trop souvent, et avec les résultats catastrophiques dont on subit encore les conséquences.

 

Dans une étape socialiste type NEP le but, par définition, est d’encourager le socialisme, et non pas, le capitalisme. C’est pourquoi Lénine distingue les secteurs économiques, c’est à dire les secteurs totalement privés, entièrement capitalistes, mais qui n’échappent néanmoins pas à un contrôle possible de la part du pouvoir prolétarien, le secteur socialiste, qui répond donc déjà aux lois économiques de transition (…voir ci-dessus), et le secteur «  capitaliste d’Etat  », qui est un secteur économique mixte, par définition, mais qui reste essentiellement sous le contrôle de l’Etat prolétarien, par définition, et également, et directement, sous celui des masses, pour « inventaire et contrôle exercés par le peuple entier sur la production et la répartition des produits », comme nous l’indique Lénine.

Il ne s’agit donc pas d’un secteur qui répond prioritairement à la loi du marché, mais d’un secteur dont la place et le rôle est négocié par l’Etat dans l’économie de transition, dans sa planification.

 

Autrement dit, le but n’est pas de favoriser le développement de l’économie de marché, ce qui aboutit inévitablement à la liquidation du socialisme, mais de favoriser le développement du secteur socialiste, en s’efforçant de le rendre hégémonique, en y intégrant progressivement les entreprises de type intermédiaire du secteur «  capitaliste d’Etat  », puis toutes les autres, au fur et à mesure.

 

Cette étape type NEP n’est donc pas de la même nature de classe que l’étape «  libération nationale  », qui reste une étape bourgeoise par nature, même si le prolétariat arrive à y jouer un rôle essentiel.

 

Le cas où la bourgeoisie nationale reprend le dessus dans la lutte de libération nationale reste, jusqu’à présent, le plus fréquent, et à partir de là, l’éventualité d’une régression est tout aussi fréquente, soit vers un nouveau système comprador, soit vers le développement d’une économie financière et d’un pôle impérialiste secondaire, voire même dominant.

A titre d’exemple, la Chine a donc bien suivi cette voie, depuis la compradorisation du régime maoïste en 1972.

 

Luniterre

UNE DERNIÈRE ESQUIVE DU RCC-CHB…

Re-bonjour,

Merci pour tes recommandations de relecture.
MAIS FONDAMENTALEMENT IL S’AGIT ICI DE RECONNAÎTRE DE TA PART QUE LA LOI DU MARCHE NE S’ABOLIT PAS Y COMPRIS SOUS LE SOCIALISME. Son aspect « corrosif et destructeur » est contenable, contrôlable, réductible sous le socialisme où se met en branle d’autres lois, notamment celle de la correspondance entre, de tête rapidement, production toujours plus socialisée et accaparement toujours plus social sur la base de la socialisation des secteurs stratégiques et de la planification, etc.
Ton vrai problème est d’être prisonnier de LA LETTRE AU DETRIMENT DE L’ESPRIT DU ML ET d’ÊTRE INCAPABLE DE VRAIMENT CONTEXTUALISER A PARTIR DU REEL, DU RAPPORT DES FORCES.
Souffre que je n’entre pas le débat, hors de propos ici, de la loi de la valeur et de la loi de marché sous le socialisme. Staline nous en parle assez dans les problèmes économiques et avant lui Marx dans le capital dont tu dis d’ailleurs qu’il n’y a pas meilleur et plus clair exposé.
Bien à toi 

 

UNE CLARIFICATION POUR CONCLURE…?

 

Ce qui est pathétique, c’est ta façon de « ne pas souffrir » le débat sur le fond : « …de tête rapidement, production toujours plus socialisée et accaparement toujours plus social sur la base de la socialisation des secteurs stratégiques et de la planification, etc. »

Très rapidement, en effet, c’est le moins que l’on puisse dire, alors que la loi économique fondamentale du socialisme, c’est évidemment « la loi du développement harmonieux (proportionnel), qui a remplacé la loi de concurrence et d’anarchie de la production.  »

 

Et non la loi du marché, comme l’explique Staline, donc, dans son livre, dont c’est le sujet essentiel, et que tu ne comprends toujours pas :

«  Il est certain que l’absence de propriété privée des moyens de production et leur socialisation à la ville comme à la campagne ne peuvent que limiter la sphère d’action de la loi de la valeur et le degré de sa réaction sur la production. C’est dans le même sens qu’intervient dans l’économie nationale la loi du développement harmonieux (proportionnel), qui a remplacé la loi de concurrence et d’anarchie de la production.  »

 

Concernant l’esprit et la lettre, je t’explique suffisamment la possibilité d’utiliser un secteur capitaliste sous contrôle, dans une situation du type NEP, qui est évidemment très provisoire, soit nettement moins de 10 ans, en l’occurrence, et qui aurait même gagnée à être finie plus tôt pour une collectivisation moins traumatisante, avant d’avoir à subir les conséquences graves de la crise qu’elle a entraîné.

De plus, mais est-il besoin de le rappeler, (à ton intention, oui, manifestement) le principe même de la NEP exclu l’intervention du capital financier (bourse), comme acteur de l’économie socialiste.

Il n’est évidemment pas question, sinon, de fixer dogmatiquement une limite de temps impérative pour la disparition totale de l’économie de marché, mais le plus vite le mieux, évidemment.

 

Ce qui est déterminant, c’est bien de mettre en œuvre la loi du développement harmonieux et proportionnel, basée sur la valeur-travail, dans la planification, et non la loi du marché.

 

Ta volonté d’éviter le débat sur le fond, tant pour comprendre les fondamentaux de l’économie de transition socialiste que pour une claire distinction des étapes du processus révolutionnaire marque donc ta volonté de camper sur des postions confusionnistes, à 100% trotskystes, sur le fond.

 

Dans ces conditions, on comprend bien que tu balayes d’un revers de manche le « formalisme » des fondamentaux du Marxisme-Léninisme !!!

 

Luniterre

 

 

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VOIR AUSSI…

Une intervention de G. Bad, en réponse à:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/02/maoistes-cherchent-mao-ou-licor-a-cor-et-a-cri/

Manif des Gilets Jaunes mutilés: le combat continue!

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/06/02/fullsizerender-4270005.jpg?itok=elKAGgXy

 

Manifestation à Paris des gilets jaunes « mutilés » par la police le 2 juin 2019

 

« Éborgnés » et autres blessés des « gilets jaunes » en tête, entre 300 et 400 personnes ont défilé dans le calme dimanche à Paris pour dénoncer les « mutilations policières » et réclamer l’interdiction des lanceurs de balle de défense (LBD) et de certaines grenades lacrymogènes « inutilement dangereux ».

Parti de la place de la Bastille peu après 12h00, le cortège a défilé sans incident aux cris de « Stop aux mutilations », « Police partout, justice nulle part » ou « Macron démission, Castaner en prison », jusqu’à la place de la Nation, où il s’est dispersé en début d’après-midi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une vingtaine de manifestants gravement blessés, notamment à la tête ou aux mains, venus de région parisienne mais aussi de Montpellier, Bordeaux ou Quimper, ont été longuement applaudis.

En tête, deux banderoles : l’une montrant une vingtaine de portraits de ces blessés, souvent le visage tuméfié par des tirs de LBD, et une autre réclamant l' »interdiction du LBD et des grenades lacrymogènes » GLI-F4, qui contient de l’explosif TNT, et de désencerclement GMD.

Selon les organisateurs du rassemblement, depuis le début des manifestations de « gilets jaunes » le 17 novembre dernier, « 23 personnes ont été éborgnées, 5 ont perdu la main, un a été amputé d’un testicule, un a perdu l’odorat et une dizaine d’autres » ont eu d’autres blessures graves (à la mâchoire, au pied…).

Le ministère de l’Intérieur recensait mi-mai 2.448 blessés côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l’ordre, sans plus de précisions.

Les blessés ont expliqué dimanche leur « vies fracassées » par les « traumatismes » physiques et psychologiques, les pertes d’emploi, les « nuits sans sommeil » ou peuplées de « cauchemars » alors que, assurent-ils, ils manifestaient pacifiquement et ne représentaient aucun danger quand ils ont été atteints.

Parmi eux, Antoine Boudinet a eu la main arrachée le 8 décembre à Bordeaux par l’explosion d’une GLI-F4 qu’il avait ramassée.

« Les blessés ont fini par faire entendre leur voix, mais il faut que justice soit faite et que les coupables soient punis, les responsables de la police s’ils ont donné l’ordre de blesser ainsi les gens, ou les policiers s’ils l’ont fait de leur propre initiative », a-t-il expliqué à l’AFP.

« Plus ils nous tirent dessus, et plus cela attise la colère des gens, mais nous ne lâcherons rien ».

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/paris-marche-des-mutiles-gilets-jaunes-qui-ne-lacheront-rien-doc-1h64se1

 

 

Maoïstes cherchent Mao… où l’ICOR à cor et à cri!

 

 

 

 

 

Par l’un de ses deux groupuscules adhérents en France, le groupe maoïste ICOR diffuse cette réponse à un article de G. Bad, paru sur son blog « Spartacus », [ et où figure déjà une réponse de notre part] :

LA RUSSIE ET L’ UNION EUROPÉENNE CONFRONTÉES AU DANGER DE GUERRE.

 

__d’ICOR à G. Bad, donc :

« tu as raison, c’est pour cela qu’il grand temps si nous ne voulons pas être entrainé dans une « der des der » de former un large Front contre le fascisme montant et l’impérialisme. Regarde l’Appel de l’ICOR à ce propos:  

APPEL ICOR – NOVEMBRE 2018

 

___Notre réponse à cet « appel » :

 

Un large front uni promu par l’ICOR???

 

Effectivement, cet appel qui date déjà de Novembre 2018, aurait pu susciter quelque enthousiasme…

« …6. Prenons l’initiative pour construire un front uni anti-impérialiste,

_qui se dirige contre tous les impérialistes et lutte en priorité contre l’impérialisme US en tant que fauteur de guerre principal, superpuissance et ennemi de tous les peuples !

_qui fait progresser le processus de clarification sur l’impérialisme au niveau mondial, afin de renforcer la confiance en soi, le degré d’organisation et la confiance au niveau national et international ;… »

 

Clarification ???

 

Dans un article ICOR du 2 Janvier 2019 on trouve cette perle, (…parmi d’autres: ce n’est plus un article, c’est un collier!) :

https://www.icor.info/2018-3/arret-immediat-de-toute-agression-de-la-turquie-et-ses-partenaires-reactionnaires-contre-le-rojava

« Avec le retrait des troupes américaines du Nord de la Syrie Trump joue, de concert avec Erdoğan, un sale jeu froid et dangereux qui vise à liquider la lutte de libération kurde. Les forces kurdes FDS, YPG et YPJ n’avaient jamais l’illusion que l’armée américaine serait une force de protection. Le projet A des États-Unis de renverser le régime Assad et de refouler l’impérialisme iranien et russe, a échoué. »

Autrement dit, c’est également tout à fait lucidement et en pleine connaissance de cause que l’ICOR soutenait activement des forces militaires collaborant directement avec l’ « ennemi de tous les peuples » !!!

 

Ils n’ont donc évidemment pas l’excuse d’une quelconque naïveté, mais on voit mal comment ils ont pu collaborer ainsi « consciemment » en proclamant benoîtement à leurs affidés qu’il fallait collaborer avec l’ « ennemi de tous les peuples »…

 

Cela n’a donc pu être possible sans de multiples tours de passe-passe et mystifications idéologiques…

Manifestement c’est une de leurs spécialités, mais cela ne les empêche donc pas de se prendre les pieds dans le tapis déjà très épais de leurs propres contradictions.

 

En tout cas, le ridicule ne les a donc pas tués, et pour ce qui est de l’ « impérialisme iranien et russe » on a déjà vu ce qu’il en est, y compris en commentaire de l’article de G. Bad.

Dans le même genre d’ « anti-impérialisme » l’ICOR s’est également fendu d’un tract remarquable pour les élections européennes…

http://upml.org/wp-content/uploads/2019/05/D%C3%A9claration-ICOR-Europe-8-avril.pdf

Tract diffusé par l’  « UPML » en France et assez ingénument titré :

« La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée! »

Et pourtant, dans une « déclaration commune », le tandem « UPML-UCL » affirme: 

« La France, 5° ou 6° puissance mondiale, a besoin de cette alliance face à la concurrence d’impérialismes comme les USA, la Chine, la Russie, l’Inde(*) …etc 

La France impérialiste n’est dominée ni par les USA ni par l’Europe ni par l’Allemagne. »

https://www.icor.info/2019-3/rebellion-contre-l2019union-europeenne-solidarite-internationale

…Et dans une autre:

http://upml.org/index.php/category/vers-le-mouvement-communiste/icor/

les deux groupes adhérents de l’ICOR en France tentaient également une belle envolée contre le social-chauvinisme :

« 7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs. »

Mais il est vrai qu’au point suivant, on retrouve :

« 8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. »

 

On passerait un temps infini à démêler les nuances de rhétorique assez curieuses à propos de l’UE entre l’ICOR et ses différents membres, mais quant au fond, il est clair que toute cette propagande sur le thème de l’ « UE impérialiste » constitue, de par le fait, l’une des meilleures justifications du social-chauvinisme !

 

On a donc déjà vu à quel point l’ICOR, bien que « sans illusions », s’est trouvée fort marrie de l’ « échec du Plan A des Etats-Unis », on comprend donc qu’en fait de « clarification » elle se cherche d’urgence un nouveau parrain et ne sait plus où donner de la tête, à supposer qu’elle n’en ait qu’une… !

 

Luniterre

 

(*l’Inde, tout comme la Russie, importe beaucoup plus de capitaux qu’elle n’en exporte!)

 

 

Une intervention du camarade G.Bad :

Bonjour

Il faut revenir sur terre, former aujourd’hui un front anti- guerre impérialiste comme au moment de la guerre du Vietnam me semble actuellement difficile surtout s’ il s’ agit de la guerre mondiale. Vous savez tous que la Russie peut actuellement rayer de la carte un pays comme la France grâce
a ses nouveaux missiles. Nous ne sommes plus en 14/18 avec le slogan « crosse en l’ air » ni en 1939/40 guerre anti fasciste et guerre prolétaire en Espagne. Nous somme à l’ air du thermo-nucléaire, nous n’ aurons pas le temps de descendre de chez nous , et notre compte sera réglé, ce qui bloc tout cela c’ est que le compte du capital sera lui aussi réglé. Par conséquent les manœuvres sur le danger de guerre mondiale servent principalement les blocs militaro-industriel visant à vendre des armes à ce niveau ils s’ entendent comme larrons en foire.

C ‘est je pense ce qu’il faut dénoncer aujourd’hui, les troskistes WSW proposent aussi une grande mobilisation contre la guerre, mais nous ne voyons rien venir.
voilà pour aujourd’hui

G.Bad

 

 

REPONSE TML :

Bonjour,


Atterrir??? A qui le dis tu…


Cela fait plus d’un demi-siècle que les grandes puissances ont de quoi s’entre-détruire!!!

 

Il se peut que la Russie ait réellement réussi à reprendre un avantage technologique dans cette nouvelle « guerre froide »… Au delà des discours « diplomatiques » plus ou moins musclés des uns et des autres, je ne suis, pas plus que toi, dans le secret des bombes…

Cet état de « guerre froide » et de « danger nucléaire » était déjà là, précisément, à l’époque de la guerre US au Vietnam.

Compte tenu du rapport de forces global dans tous les domaines, cet « avantage » technologique, s’il existe, ne fait que rééquilibrer un peu les choses, et constitue plutôt un frein au bellicisme US, à priori.

Donc, pas nécessairement une mauvaise nouvelle…

A l’époque de la guerre US au Vietnam il n’y avait pas seulement un front (…plus ou moins) uni anti-impérialiste, mais aussi une forte contestation anticapitaliste, qui a également disparu aujourd’hui.

Un des facteurs d’échec, à l’époque, c’était la non-compréhension de la synergie nécessaire entre anti-impérialisme et anticapitalisme.

C’est déjà ce genre de problématique qu’il serait utile de « clarifier »…

Une des leçons de cette époque, c’est aussi que la bourgeoisie nationale, même la plus « radicale » en apparence, genre Mao Zedong, finit toujours par retourner sa veste du côté du capital financier, en l’absence d’une base prolétarienne réellement autonome politiquement et organisationnellement.

En France, aujourd’hui, après six mois de « Gilets Jaunes », il n’y a toujours pas de plate-forme revendicative unitaire à laquelle se référer. Comment pourrait-il en être autrement sur le plan politique?

Il est donc primordial de faire revenir au premier plan de la scène politique la perspective d’une alternative révolutionnaire socialiste sur une base prolétarienne.

Une plate-forme revendicative unitaire ne sera jamais qu’un premier pas dans cette direction, et on en est encore loin… Une telle plate-forme peut évidemment aussi comprendre des mots d’ordres anti-impérialistes, mais ils ne seront réellement significatifs que si le reste de la plate-forme s’en prend réellement, dans sa substance même, au capital financier!

Luniterre

 

 

Comment définir brièvement ce qu’est le révisionnisme ?

 

https://i0.wp.com/www.marketoracle.co.uk/images/marx-lenin.jpg

 

 

Comment définir brièvement

ce qu’est le révisionnisme ?

 

En réalité, le révisionnisme ne se définit que comme déformation et falsification des fondamentaux, qu’il faut donc d’abord pouvoir définir et résumer…

 

Cest donc ce qui vient d’être fait, avec les deux articles récents sur le sujet (liens à la suite).

 

Faire un article spécifique sur le révisionnisme n’a pas grand sens, tant les formes en sont variées et potentiellement infinies, au gré des circonstances.

 

Il suffit de voir les multiples formes dallégeances actuelles des quelques pseudos « M-L » français à l’égard du PC chinois… Il faudrait pratiquement un livre pour chacun de ces personnages, soit un gâchis d’énergie considérable…

 

Il est donc bien plus simple de montrer lécart entre les fondamentaux du ML et la réalité du capitalisme en Chine  !

 

Cest donc lun des fils conducteurs de ces articles et il répond, pour l’essentiel, à la question de savoir ce qu’est le révisionnisme, me semble-t-il.

 

Au cas par cas, au fil des nécessités, il y a toujours l’occasion de revenir sur tel ou tel aspect, tel ou tel personnage…

 

De toutes façons, mis face à leurs contradictions, la plupart ne réagissent pas, simplement pour ne pas s’enfoncer davantage et se démasquer totalement.

 

Attaqué assez frontalement, Aymeric Monville est resté coi, défendu, néanmoins par Drweski et Benjelloun, qui se sont largement contredits entre eux, sans en débattre vraiment, non plus  !

 

Ce qui est particulièrement absurde c’est évidemment de se dire « marxiste » et/ou « marxiste-léniniste » pour en réalité se complaire dans ce genre de distorsions…

 

Défendre d’autres idées que le ML et les assumer comme telles est en réalité bien plus respectable et permet davantage de débat, et sur une base plus saine, y compris, le cas échéant, en vue d’actions politiques unitaires.

 

Ce quil y a, en dernière analyse, derrière tous ces révisionnismes, ce sont de multiples intérêts, voire même personnels, souvent, (« marxisme universitaire ») et « groupés », parfois, ce qui n’est pas incompatible, notamment dans le cas des multiples allégeances au PC chinois…

 

Non traité dans ces articles, l’aspect philo du marxisme…

 

Ne peut être résumé en quelques lignes…

 

Déjà abordée et traitée à diverses occasions sur TML, une simple « approche » de cette question pourrait faire l’objet d’un volet complémentaire spécifique.

 

Paradoxalement, une ligne de partage sy dessine presque plus simplement entre approche « ontologique » (G. Gastaud, Lyssenko), et approche épistémologique (Jdanov).

 

Une ébauche du sujet, avec quelques liens, se trouve ici  :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/02/le-marxisme-est-il-une-science-existe-t-il-plusieurs-marxismes-existe-t-il-un-marxisme-au-service-du-pouvoir/

 

La division en deux parties ne se justifie pas seulement par la longueur mais par les deux thèmes principaux abordés, à savoir, en premier, la définition de ce qu’est réellement une transition anticapitaliste et en deux, ce qu’est vraiment l’impérialisme.

 

Bien évidemment une transition anticapitaliste est aussi nécessairement absolument et radicalement anti-impérialiste, alors que la réciproque reste relative, en cas de front uni, et tant qu’il reste utile. C’est pourquoi ces deux définitions se complètent pour pouvoir lutter contre le confusionnisme typique de notre époque.

 

Il est néanmoins utile de préciser la nuance fondamentale entre front uni anti-impérialiste, impliquant une bourgeoisie nationale, et qui a donc un aspect stratégique, même si provisoire, et front uni anticapitaliste, qui a néanmoins des aspects anti-impérialistes très importants, mais sans confusion possible. C’est donc aussi le cas de montrer un exemple de confusionnisme, c’est à dire, de révisionnisme, également, dans ce cas de figure très actuel…  !

 

Une stratégie de front uni est donc aussi nécessaire pour établir une phase de transition, mais il s’agit d’un front uni de lutte sociale, d’unité entre catégories sociales prolétariennes et populaires, et non pas spécifiquement d’un front uni stratégique de lutte anti-impérialiste.

 

Néanmoins il est évident que au cours de la lutte dans les métropoles impérialistes, des actions spécifiquement anti-impérialistes peuvent et même doivent avoir lieu, et notamment de solidarité, en fonction des circonstances locales et internationales, mais il s’agit donc là d’unité tactique, même si elle s’inscrit dans une stratégie de résistance globale, internationaliste, anticapitaliste et anti-impérialiste.

 

Cela exclut donc les mots d’ordre genre «  frexit  », ou même «  frexit de gauche  », car le «  frexit  » n’a rien de progressiste par lui-même, sauf comme simple conséquence inéluctable du développement d’une phase de transition socialiste. Le «  brexit  » montre bien qu’aucun progrès social n’est à attendre de ce genre d’objectif supposé être en soi une étape à caractère progressiste.

 

Se dire «  marxiste-léniniste  », ou même simplement «  marxiste  » et prôner le «  frexit  » comme objectif stratégique, ou même tactique, préalable à une révolution, voilà un exemple typique de révisionnisme actuel  ! C’est, en pratique, faire le choix d’une impasse, ce que traduit bien le score de l’UPR aux européennes, entre autres exemples.

D’une manière générale, l’un des tout premiers éléments du ML victime de la rhétorique du révisionnisme, c’est bien le concept de dictature du prolétariat, présenté comme une négation de la démocratie.

Concession et soumission des plus hypocrites à la pseudo «  démocratie  » capitaliste, alors que la vraie démocratie n’est pas une forme abstraite, indépendante des conditions économiques et des rapports de production.

La démocratie doit au contraire servir très concrètement à faire correspondre la production et l’organisation des services avec les besoins sociaux des masses prolétariennes et populaires.

Il y a donc bien un but, un projet collectif à définir et une gestion collective des moyens, et en tout premier, des moyens de production, à mettre en œuvre pour le réaliser. En tant que superstructure, le projet se reflète dans la culture et dans l’idéologie qu’il lui insuffle, inévitablement et même, nécessairement. Ce n’est qu’en ce sens que le ML devient véritablement une idéologie vivante.

En dehors du projet social, il n’est, au mieux, qu’un outil d’analyse, ce qui n’est déjà pas si mal, et en tous cas, également et bien évidemment nécessaire. Mais autrement, dans tous les autres cas, en l’absence d’un programme économique et social reposant nécessairement sur le développement d’une infrastructure en rupture radicale avec le capitalisme, il n’est plus qu’un dogme abstrait, vite galvaudé en fonction de besoins sectaires, et donc révisionnistes par nature ! C’est ce que l’on voit aujourd’hui chez la plupart de ceux qui s’en réclament encore, quand ce n’est pas le pur fard d’une Kollaboration de classe avec le nouvel impérialisme chinois.

 

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/17/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/19/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/