anticapitalisme

Retraite « plancher »??? 85 pour cent du SMIC, c’est 1043 euros tout de suite!!!

 

https://focus.nouvelobs.com/2019/12/08/296/0/3552/1776/633/306/75/0/44f9ad0_aWzQuHZ1hOGDet0Y05eUPBNQ.jpg

 

La lutte des Gilets Jaune n’est pas parvenue à unir les classes populaires et prolétariennes sur une plate-forme revendicative commune et les gabegies fiscales au profit du capitalisme financier se sont donc poursuivie en 2019, et pour qu’il n’en soit pas de même en 2020 il est essentiel que la lutte actuelle aboutisse à un résultat immédiat. Même le retrait souhaitable, ne mettra pas fin à la gabegie actuelle et donc il faut avancer à nouveau sur une revendication unitaire.

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/12/11/retraite-plancher-85-pour-cent-du-smic-cest-1043-euros-tout-de-suite/

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez (G), le Premier ministre Edouard Philippe (D) et le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye (2eD), le 26 novembre 2019 à Matignon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le temps est venu de construire un système universel de retraites », a lancé mercredi Edouard Philippe au début de son discours présentant le controversé projet de réforme des retraites.

« Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre », a poursuivi le Premier ministre, en soulignant avoir « écouté » et « entendu » les partenaires sociaux et l’ensemble des Français.

Retraite minimum garantie à 1.000 euros et « 85% du SMIC dans la durée », âge légal à 62 ans, avec « un âge d’équilibre » et « un système de bonus-malus », « des points supplémentaires dès le premier enfant » et majoration pour « les parents de familles nombreuses » figurent parmi les mesures retenues par l’exécutif. »

https://www.afp.com/fr/infos/334/edouard-philippe-le-temps-est-venu-de-construire-un-systeme-universel-de-retraites-doc-1mz4ug3

 

 

85 % du Smic actuel [net],

c’est déjà 1043 €uros,

Mrs. Philippe et Martinez… !!!

 

C’est maintenant qu’il faut prouver

vos « principes » en appliquant

tout de suite ce minimum

à tous les retraités

qui n’y sont pas encore,

d’une manière ou d’une autre,

comme « garantie » de vos paroles !

 

Et cela doit donc mener

à une augmentation conjointe

du Smic et des retraites.

 

C’est la base d’une « réforme »

réellement sociale

sur laquelle avancer !

Si vous n’êtes ni l’un ni l’autre

capables d’avancer dans cette voie,

le prolétariat et le peuple

doivent s’unir pour vous balayer,

vous et l’ensemble des structures

dont vous êtes issus!!!

 

 

 

 

En réponse à deux pitoyables « tours de bonneteau » pseudos-« marxistes »!

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[ SUR AGORAVOX]

Un siècle de trou noir sur la nature de l’URSS

   Un siècle de trou noir sur la nature de l'URSS

Pourquoi s’intéresser à la nature d’un régime économique qui s’est effondré depuis trente ans ? Parce que d’une part, dans la plupart des médias et dans le (…)

1416 visites 7 déc. 2019 | 63 réactions | M’bafo Pian   + Partager


  

Luniterre 9 décembre 21:52

 

Pour en finir avec ce « tour de bonneteau » pseudo-« marxiste » assez pitoyable…

Remettons simplement la phrase de Marx >>>

« Si les choses doivent se dérouler normalement, la croissance doit se faire plus rapidement dans la section II que dans la section I, parce que, sinon, la fraction de I(v + p), qui doit être convertie en marchandises IIc croîtrait plus rapidement que les IIc contre lesquelles seulement elle peut s’échanger  »

Dans son contexte, que voici, en doc PDF, pages 447 à 449 de Capital II >>>

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/12/marx-capital-ii-447-449.pdf

Dans ce passage Marx nous parle de l’accumulation du capital et de sa reproduction élargie, et cela se passe donc dans le système capitaliste, dans lequel, effectivement cette condition est nécessaire à l’élargissement et à l’accumulation, comme lien entre développement des forces productives et accroissement, à la fois du capital, et de la quantité totale de plus-value extraite, y incluant le train de vie (consommation) du capitaliste, c’est à dire une part de plus-value qui n’est pas réinvestie comme capital.

Dans ce schéma de principe Marx prend pour hypothèse de calcul que 50 % de la plus-value est réinvestie sous forme de capital, chaque année, que ce soit dans la section I ou la section II.

50 % de la plus-value sont donc retirés chaque année… Ce qui, déjà, fait une différence de fond avec une économie socialiste, qui n’a pas pour but une telle dérive du produit social.

Ensuite, plus-value, cela signifie, en analyse marxiste, que les salaires sont déjà payés, correspondant à minima aux besoins sociaux de la reproduction de la force de travail, ce qui, du reste, était précisément la définition du SMIG, ancêtre du SMIC…

Ce qui signifie aussi que ce qui est investi en capital variable dans la section I, se retrouve, in fine, dans la section II, également sous forme de consommation, et donc aussi de plus-value, qui, en régime socialiste, peut très bien être réinvestie en capital constant dans cette même section II, qui n’a pas plus pour « vocation » de générer les profits personnels des capitalistes.

Et donc, cette accumulation nouvelle de capital constant en section II, qui correspond bien à un développement de ses forces productives, constitue aussi un accroissement des débouchés nécessaires au développement de la production de la section I.

Et dans la section I elle-même, il reste encore 50 % de plus-value récupérables, qu’il est donc également possible de réinvestir.

Autrement dit, dans une gestion de type socialiste, et même dans les limites de ce schéma, il y a donc des possibilités de choix d’investissement, entre développement des forces productives, dans les deux sections, et accroissement du bien-être social, ce qui va évidemment de pair, avec cette limite, à l’époque de l’URSS socialiste, qu’il fallait néanmoins assurer le renforcement de la défense nationale face à l’Allemagne nazie, et encore face aux forces occidentales, après guerre.

Malgré ces contraintes, ce même « schéma de Marx » réinterprété dans le contexte socialiste, explique donc la reconstruction de l’économie soviétique, en une dizaine d’années, de la fin de la NEP à l’attaque allemande de 1941, stoppée en 6 mois, aux portes de Moscou.

Si les soviétique se sont battus aussi courageusement et de façon déterminée, pour défendre leur pays, y compris par les guérillas de partisans, c’est bien parce que malgré ces difficultés, leur niveau de vie s’était spectaculairement amélioré en une seule décennie de développement socialiste.

Ce que montre aussi ce film US, du reste >>>

https://my.pcloud.com/publink/show?code=XZUUn8kZMKew9HkqsdyqR7hwHoT88m6hYjek

 

Luniterre

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PS >>> voir aussi, mentionné dans un autre post, et mieux qu’un long discours, ce graphique sur la durée de vie en Russie et en URSS…

Le lecteur est invité à faire lui-même sa propre correspondance avec l’évolution des superstructures politiques, selon les périodes historiques…

 

Luniterre 10 décembre 03:09

Un correctif apporter à la relecture de Marx, mais qui va encore davantage contre le sens de l’article, si cela était encore nécessaire… !!!

En effet, dans la section I la partie de plus-value réinvestie est toujours de 50%, mais dans la section II elle varie, pour conserver, en proportion, le rapport c/v… Et donc elle commence à 20% et passe à 30% sur les deux années suivantes du cycle capitaliste. Il faudrait donc refaire le calcul pour les années 4 et 5, mais il ne semble pas qu’elle atteigne 50%, de toutes façons, ce qui augmente encore la marge de manœuvre pour une gestion socialiste de l’économie, en fin de compte !!!

La faillite de l’URSS est donc bien due à la gestion calamiteuse, et en fait, capitaliste, de Khrouchtchev et de ses successeurs, et non au système socialiste, qui avait fait ses preuves, en réalité, au cours de la période entièrement socialiste 1930-1952, malgré les difficultés de l’encerclement et même de la guerre.

Luniterre

 

 

 

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La Lutte des superclasses dans l’Histoire

   La Lutte des superclasses dans l'Histoire

Le communisme moderne fondé par Karl Marx et Friedrich Engels est basé sur la théorie de la lutte des classes. La lutte entre la classe capitaliste et la classe salariée (…)

1161 visites 29 nov. 2019 | 12 réactions | M’bafo Pian   + Partager

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Luniterre 9 décembre 11:27

@l’auteur

En fait, vous semblez n’avoir pas vraiment lu Marx, ou bien pas compris du tout…

Marx parle de modes de production et de rapports de production…

La lutte de classes est donc aussi entre classes dominantes et classes porteuses d’un nouveau mode de production.

Ce qui entraîne aussi une modification des rapports de production… Vu ???

Il n’a jamais prétendu que la classe exploitée était nécessairement porteuse d’un nouveau mode de production, et sur ce point, vous devriez comprendre.

Mais il se trouve que le mode de production le plus évolué apporte généralement une amélioration relative aux classes exploitées.

Il y a donc une interaction dialectique entre les luttes des différentes classes et l’évolution des modes de production…Vu ???

La problématique que vous tentez de poser sur les chômeurs est évidemment utile, néanmoins, vu, effectivement, l’évolution des techniques de production.

La question est donc : quel nouveau mode de production apparait avec la « classe des chômeurs », pour suivre votre tentative de raisonnement… ???

La réponse est évidemment, AUCUN, vu que par définition le chômeur est improductif !!!

Le pouvoir de classe reste donc à ceux qui contrôlent l’appareil productif, et c’est donc là qu’il faut chercher l’apparition éventuelle d’une future classe dominante, parmi les éléments qui sont à la pointe du progrès technologique et des techniques nouvelles de production, et non parmi les chômeurs.

Ce que Marx comprenait déjà, c’est précisément l’apparition d’un nouveau mode de production, basé sur de nouveaux rapports de production et sur une nouvelle forme de manifestation de la loi de la valeur, qu’il appelait donc « première phase du communisme » et que l’on a rebaptisé « socialisme » par la suite.

>>>Critique du Programme de Gotha

>>>https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Pour l’instant, cette solution est effectivement en échec, mais sous une forme renouvelée elle reste un mode de production possible, tant que le travail productif humain reste nécessaire à la société.

Le travail utile peut et même doit être partagé, dans ce type de rapports de production >>>plus de chômeurs !!!

Si le travail productif humain disparait totalement, par la robotisation totale de la société, production et services, on entre effectivement dans un nouveau paradigme, qui dépasse largement le cadre d’un post !

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/30/en-reponse-a-gilles-questiaux-au-sujet-de-limplication-de-la-robotique-sur-levolution-du-systeme-capitaliste/

Sur ce sujet, voir aussi Marx, évidemment >>> Grundrisse

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La Dialectique peut-elle (Encore) casser des briques ???

 

 

 

Au stade actuel du développement des mouvements de masse à travers la planète, il apparaît clairement que ce n’est pas le réveil de la révolte populaire et prolétarienne qui pose réellement des questions aux révolutionnaires, mais bien à nouveau l’organisation du prolétariat en tant que classe politiquement autonome et capable de structurer le mouvement de masse autour d’une perspective d’alternative réelle au capitalisme.

Or cette autonomie de classe ne peut se construire sur les valeurs idéologiques des classes populaires en voie de prolétarisation mais encore imprégnées des valeurs « classes moyennes » qui sont en réalité celles de la petite-bourgeoisie idéaliste, fut-elle formellement d’« extrême-gauche ».

Pour l’instant, ce sont ces valeurs idéologiques diverses qui dominent le mouvement et empêchent, en pratique, l’expression autonome des catégories prolétariennes les plus exploitées par le capital, et même la simple formulation collective de leurs revendications les plus immédiates, comme l’augmentation du SMIC, et surtout, à propos des retraites, l’établissement d’un « plancher » à un niveau décent.

A travers toutes ces manipulations idéologiques, qu’elles soient trotskystes, anarcho-écologistes, pseudos-« communistes » PCF et « dissidents » pro-chinois et autres, ce sont donc diverses fractions de la petite bourgeoisie, en fin de compte, qui tentent d’utiliser la colère populaire pour réajuster en leur faveur le rapport de force dans lequel elles se situent par rapport à la grande bourgeoisie financière monopoliste, mais sans vouloir réellement assumer les conséquences d’une alternative prolétarienne, et y faisant donc obstacle, concrètement, derrière un langage pseudo- « contestataire » et même parfois très formellement « anticapitaliste ».

Leur perspective politique, même sous un vocabulaire « révolutionnaire », n’est tout au plus qu’un réaménagement « constitutionnel » de l’État au service du capital, sous une forme RIC, 6ème république, etc., mais jamais une remise en cause de la nature de classe de cet Etat, et encore moins, la perspective d’un Etat réellement prolétarien.

La voie d’une réelle transition socialiste prolétarienne passe par la constitution d’un parti prolétarien réellement ML, et donc, cela nécessite de retrouver les bases de la dialectique, telle qu’elle peut se comprendre au vu du niveau des connaissances scientifiques actuelles, et des concepts généraux qui s’en dégagent.

La formation d’un noyau du parti prolétarien passe d’abord par l’auto-formation des éléments conscients de cette problématique, et par leur regroupement en vue de créer, autour de la formation collective, la dynamique de groupe, la synergie rayonnante qui permettra de commencer à structurer le mouvement de masse autour d’une perspective politique réellement prolétarienne.

Luniterre

 

 

RÉCENT SUR LE SUJET >>>

 

De la fonction épistémologique de la dialectique – Extrait de thèse

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/07/de-la-fonction-epistemologique-de-la-dialectique-extrait-de-these/

 

 

La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

(Synthèse du débat)

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/04/la-gauche-francaise-au-stade-du-terre-platisme-synthese-du-debat/

 

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La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4801

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21e-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/02/marxisme-leninisme-ou-terre-platisme-il-faut-choisir/

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.

Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique !

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

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ET D’AUTRES ARTICLES DU CYCLE >>>

Sur la démarche épistémologique d’Heisenberg

et sur Le Manuscrit de 1942 :

.

Heisenberg contre Althusser : épistémologie de la physique moderne contre pseudo-« scientisme » révisionniste !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/25/heisenberg-contre-althusser-epistemologie-de-la-physique-moderne-contre-pseudo-scientisme-revisionniste/

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.

Werner Heisenberg, Le Manuscrit de1942 :

émergence dialectique des strates de réalité

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/werner-heisenberg-le-manuscrit-de1942-emergence-dialectique-des-strates-de-realite/

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Sur le contexte historique :

.

1939 – Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-larme-de-destruction-massive/

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.

« Farm Hall » déclassifié : Hiroshima – Nagasaki,

le nucléaire US sans justification possible !

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/27/farm-hall-declassifie-hiroshima-nagasaki-le-nucleaire-us-sans-justification-possible/

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Le Rempart du système

 

 

 

 

 

Le Rempart >>>

 

 

 

Martinez, CGT

>>>

 

 

« consolider notre système actuel,

qui est (…) le meilleur au monde »

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1Y01BY

 

 

 

Étant dans ma 70ème année, M. Martinez, et sauf le travail d’ouvrier d’entretien en espaces verts et jardins que je peux trouver de temps à autres, je dois donc survivre avec 9537/12 = 794,75 € par mois, toutes retraites confondues, calculé sur cette base 2018.

 

 

Donc, NON, je ne trouve pas que ce système

soit le meilleur au monde,

sauf, tout étant relatif, au monde capitaliste!

 

Et donc, NON, je ne trouve pas qu’il faille

le « consolider » en aucune manière,

mais simplement l’abattre

en tant que système capitaliste,

pour le remplacer par un autre,

réellement socialiste, qui assurera du travail

pour tous, en travail partagé, et une retraite

décente pour tous, y compris et surtout,

pour la génération de mes enfant et les suivantes!!!

 

Luniterre

 

 

 

 

La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » ! (Synthèse du débat)

IMPORTANT!! TOUT NOUVEAU SUR LE SUJET !!! >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/07/de-la-fonction-epistemologique-de-la-dialectique-extrait-de-these/

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Selon certaines études, il y a encore, même en France, près de 10% de la population qui pense que la Terre est plate… ! En France, il y a aussi encore une partie de la Gauche qui tente de nous faire croire que la Chine est un pays socialiste !

La Chine étant désormais la seconde puissance financière mondiale, et la puissance impérialiste montante, juste derrière les USA, on est naturellement et très logiquement amené à penser que les gens qui manipulent ces « partis de gauche » sont évidemment et tout d’abord intéressés au premier degré…

Mais que penser des quelques uns qui en arrivent à croire sincèrement en un truc aussi gros que la prétendue « Chine socialiste », sinon qu’ils sont, en quelque sorte, les « Terre-platistes de gauche » !!!?

Mais il y en a plus de plus « subtils », parmi les « penseurs » de la gauche française, qui s’acharnent, et manifestement plus que jamais avec l’émergence de la puissance chinoise, à développer de pseudos « théories » susceptibles de « renouveler la dialectique », selon eux.

Il va sans dire que depuis très longtemps les chinois sont eux-mêmes experts en révisions extensives de ce qu’il prétendent être encore du « marxisme-léninisme », malgré l’évidence du contraire… Il s’agit de « développements » purement rhétoriques et conçus de manière ad-hoc pour continuer d’insérer leur évolution dans le format du langage idéologique qu’ils ont appris à manipuler habilement dès les débuts de l’ère maoïste, avant même la prise du pouvoir par le PC chinois.

Bien évidemment, dans ce processus, ils ne s’embarrassent aucunement de cohérence interne, au-delà des nécessités du moment. En 2016, ils ont donc prudemment baptisé « Micius », du nom d’un de leurs philosophes anciens, le satellite chinois qui a permis, entre autres expériences, une confirmation à très grande échelle des expériences commencées en France au tournant des années 80 par Alain Aspect avec des moyens, modestes en comparaison, mais qui lui avaient néanmoins permis d’être un pionnier dans le champ de l’expérimentation fondamentale en physique quantique.

Il aurait été assez paradoxal, sinon carrément ironique que les chinois eussent baptisé leur satellite « Mao Zedong », en dépit du fait que son portrait trône toujours sur la place Tien’anmen… Et en dépit du fait que ce fondateur se piquait lui-même de philosophie… En effet, le succès de cette expérience de physique « satellisée » est en pratique un enterrement de première classe pour les thèses « philosophiques » de Mao exprimées dans son « De la contradiction », concernant sa version, « universelle » selon lui, du matérialisme dialectique….

Mais en dépit de cette évidence, une bonne partie de nos « intellectuels de gauche », biberonnés à cette « philosophie », notamment par l’entremise de Louis Althusser et de ses encore actuels adeptes, continuent à vouloir « reconstruire » sur ces fondations pourtant ruinées, et même très officiellement, pour le moins, par leurs sponsors chinois !

Mais il est vrai que s’il se trouve encore 10 % de gens assez c… pour croire que la Terre est plate, il n’est pas impossible qu’il s’en trouve d’autres, ou les mêmes, qui sait, pour arriver à croire, avec une propagande adaptée, que la Chine est réellement socialiste. A 10 %, un parti « pro-chinois » ne prendrait sans doute toujours pas le pouvoir, mais pourrait néanmoins constituer une sorte de « lobby » complémentaire non négligeable…

Et il est donc peu probable que le PCC soit véritablement très regardant sur la « pensée » de ses clones français, dans cette perspective…

Perspective pour le moins encore vague, certes, mais qui n’empêche donc pas ces clones diverses de se disputer la palme du « renouveau de la dialectique », sur les ruines de la gauche, et de constituer un boulet, en fait, pour une réelle renaissance du mouvement ouvrier et populaire, au-delà des révoltes « spontanées » type « gilets jaunes ».

Mais le « renouveau de la dialectique », pour ces clones diverses, est nécessairement limité par le cadre de leur propre rhétorique, qui leur sert, précisément, à tenter de faire tenir debout le mythe grotesque d’une prétendue « Chine socialiste ».

Et dans ce cadre, pseudo « matérialiste dialectique », les concepts théoriques de la physique moderne, même archi-corroborés par la recherche chinoise, ne rentrent manifestement pas !

C’est ce qui ressort d’un débat récent suite à republication du texte d’un courageux mathématicien qui avait tenté, dès 1970, de faire face aux « infortunes de la raison » qu’Althusser et sa suite infligeaient au bon sens…

En résumé, et sans prétendre rentrer dans des considérations scientifiques de fond, ce qui semble cristalliser l’incapacité d’évolution de cette « gauche » pourtant prétendument marxiste, cela reste la problématique effectivement essentielle du rapport entre réalité objective et connaissance humaine. Avec la fonction de la dialectique au centre du débat.

Pourtant, si l’on en revient à l’origine du concept de dialectique, la question doit pouvoir se résoudre simplement.

Le terme même de « dialectique », dans son origine, est donc une méthode d’accès à la connaissance par une confrontation d’hypothèses contradictoires aboutissant à une synthèse qui fait le point, à un moment donné, des connaissances humaines sur un sujet donné.

Il n’est donc aucunement question, dans ce processus de connaissance, d’une contradiction qui serait nécessairement et systématiquement inhérente au sujet étudié lui-même, contrairement à une approche simpliste et dogmatique qui est celle de nos pseudos « théoriciens » néo-althusseriens et autres.

Le rapport entre la nature ontologique du sujet, c’est à dire l’ « essence », la nature objective intrinsèque du sujet, et notre connaissance humaine est en pratique toujours plus ou moins distancié par le côté partiel de cette connaissance.

A moins d’arriver à une connaissance exhaustive et directe de toutes les lois de l’univers et de leurs divers effets sur le sujet étudié, la connaissance humaine en reste un reflet plus ou moins éloigné ou proche, selon les cas.

L’approche dialectique reste donc, par nécessité incontournable, une approche épistémologique.

Bien entendu, l’étude des contradictions bien objectives, manifestes et réelles dans tel ou tel sujet sont un aspect important de la connaissance humaine, mais cela reste le cas, que l’on utilise ou non une approche « dialectique ».

Parler d’une ontologie de la dialectique, ou même sans le dire, mais en pratique, comme le fait Mao, vouloir donner à cette approche elle-même un statut ontologique, qui se substitue donc à celui du sujet étudié, c’est, dès le départ, un oxymore par rapport à la définition même de la démarche dialectique et une absurdité manifeste et évidente qui n’aurait du échapper à personne doué de simple bon sens, au-delà d’un bourrage de crâne idéologique maoïste ou autre.

Bien entendu, pour chaque sujet étudié, il existe, à un moment donné de l’histoire humaine, un niveau de connaissance qui paraît être le plus avancé possible, en fonction des moyens de l’époque.

Bien entendu, le but de la science est de réduire toujours la distance entre le sujet objectif et bien réel et extérieur à la conscience humaine et son reflet dans celle-ci par le biais de la recherche scientifique.
Mais le cas inverse se présente, également par nécessité incontournable, chaque fois que la science découvre ce que l’on peut
appeler une nouvelle strate de réalité, encore vierge de toute étude, et « terra incognita » en quelque sorte !

C’est exactement ce qui s’est passé, au début du 20ème siècle, et dans plusieurs nouveaux domaines à la fois, plusieurs « terras incognitas » (pluriel vérifié !), en quelque sorte…

Parmi lesquelles la physique quantique est incontestablement la plus fondamentale, car concernant donc la strate de réalité qui est à la base de toutes les autres, la physique des particules dites « élémentaires » !

L’approche épistémologique dialectique que l’on peut faire de l’ensemble des connaissances humaines évolue donc nécessairement en fonction de ces nouvelles strates de réalité découvertes, qui ont leurs propres lois, et ne se résument pas non plus à un simple jeu de contradictions, internes ou non, et surtout dans le cas de la physique quantique !

Une approche dialectique reste néanmoins féconde pour comprendre l’agencement global de la réalité, bien objective, entre ses différentes strates, qui sont chacune un domaine ou « région » de réalité, avec ses propres lois et son propre domaine d’application.
Ce qui implique donc aussi l’étude des connexions complexes entre ces strates elles-mêmes, (comme la chimie quantique, par exemple),
particulièrement signifiantes, donc, du point de vue d’une épistémologie dialectique.

C’est bien une telle approche épistémologique globale qu’a tenté Werner Heisenberg, en 1942, dans ce texte titré en France « le Manuscrit de 1942 ». Mais publié en langue originale seulement 8 ans après la mort de l’auteur (1976), et encore plus tard en France (1998, pour une première édition au Seuil, semble-t-il).

Werner Heisenberg n’était pas marxiste…
Pas plus que Darwin, Einstein, Bohr, etc…
On peut choisir de
passer à côté…
Une démarche « Terre-platiste », assurément !

Luniterre

 

https://www.nationalgeographic.fr/sciences/un-francais-sur-10-pense-que-la-terre-est-plate

 

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

 

TOUT NOUVEAU SUR LE SUJET !!! >>>

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/07/de-la-fonction-epistemologique-de-la-dialectique-extrait-de-these/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/08/la-dialectique-peut-elle-encore-casser-des-briques/

 

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RÉCENT >>>

 

La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4801

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21e-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/02/marxisme-leninisme-ou-terre-platisme-il-faut-choisir/

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Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

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ET D’AUTRES ARTICLES DU CYCLE >>>

Sur la démarche épistémologique d’Heisenberg

et sur Le Manuscrit de 1942 :

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Heisenberg contre Althusser : épistémologie de la physique moderne contre pseudo-« scientisme » révisionniste !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/25/heisenberg-contre-althusser-epistemologie-de-la-physique-moderne-contre-pseudo-scientisme-revisionniste/

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Werner Heisenberg, Le Manuscrit de1942 :

émergence dialectique des strates de réalité

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/werner-heisenberg-le-manuscrit-de1942-emergence-dialectique-des-strates-de-realite/

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Sur le contexte historique :

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1939 – Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-larme-de-destruction-massive/

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« Farm Hall » déclassifié : Hiroshima – Nagasaki,

le nucléaire US sans justification possible !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/27/farm-hall-declassifie-hiroshima-nagasaki-le-nucleaire-us-sans-justification-possible/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/08/la-dialectique-peut-elle-encore-casser-des-briques/

 

 

Peut-on en finir avec le « Terre-platisme » de la gauche française???

 

 

 

 

 

EN RÉSUMÉ, et pour en revenir à la problématique effectivement essentielle qui semble préoccuper M. Viriato, celle du rapport entre réalité objective et connaissance humaine.

Le terme même de « dialectique », dans son origine, est donc une méthode d’accès à la connaissance par une confrontation d’hypothèses contradictoires aboutissant à une synthèse qui fait donc le point, à un moment donné, des connaissances humaines sur un sujet donné.

Il n’est donc aucunement question, dans ce processus de connaissance, d’une contradiction qui serait nécessairement inhérente au sujet étudié.

Le rapport entre la nature ontologique du sujet, c’est à dire l’ « essence », la nature objective intrinsèque du sujet, et notre connaissance humaine est en pratique toujours plus ou moins distancié par le côté partiel de cette connaissance.

A moins d’arriver à une connaissance exhaustive et directe de toutes les lois de l’univers et de leurs divers effets sur le sujet étudié, la connaissance humaine en reste un reflet plus ou moins éloigné ou proche, selon les cas.

L’approche dialectique reste donc, par nécessité incontournable, une approche épistémologique.

Bien entendu, l’étude des contradictions bien objectives, manifestes et réelles dans tel ou tel sujet sont un aspect important de la connaissance humaine, mais cela reste le cas, que l’on utilise ou non une approche « dialectique ».

Parler d’une ontologie de la dialectique, ou même sans le dire, mais en pratique, comme le fait Mao, vouloir donner à cette approche elle-même un statut ontologique, qui se substitue donc à celui du sujet étudié, c’est, dès le départ, un oxymore par rapport à la définition même de la démarche dialectique et une absurdité manifeste et évidente qui n’aurait du échapper à personne doué de simple bon sens, au-delà d’un bourrage de crâne idéologique maoïste ou autre.

Bien entendu, pour chaque sujet étudié, il existe, à un moment donné de l’histoire humaine, un niveau de connaissance qui paraît être le plus avancé possible, en fonction des moyens de l’époque.

Bien entendu, le but de la science est de réduire toujours la distance entre le sujet objectif et bien réel et extérieur à la conscience humaine et son reflet dans celle-ci par le biais de la recherche scientifique.
Mais le cas inverse se présente, également par nécessité incontournable, chaque fois que la science découvre ce que l’on peu appeler une nouvelle strate de réalité, encore vierge de toute étude, et « terra incognita » en quelque sorte !

C’est exactement ce qui s’est passé, au début du 20ème siècle, et dans plusieurs nouveaux domaines à la fois, plusieurs « terras incognitas » (pluriel vérifié!), en quelque sorte…

Parmi lesquelles la physique quantique est incontestablement la plus fondamentale, car concernant donc la strate de réalité qui est à la base de toutes les autres, la physique des particules dites « élémentaires » !

L’approche épistémologique dialectique que l’on peut faire de l’ensemble des connaissances humaines évolue donc nécessairement en fonction de ces nouvelles strates de réalité découvertes, qui ont leurs propres lois, et ne se résument pas non plus à un simple jeu de contradictions, internes ou non, et surtout dans le cas de la physique quantique !

Une approche dialectique reste néanmoins féconde pour comprendre l’agencement global de la réalité, bien objective, entre ses différentes strates, qui sont chacune un domaine ou « région » de réalité, avec ses propres lois et son propre domaine d’application.
Ce qui implique donc aussi l’étude des connexions complexes entre ces strates elles-mêmes, particulièrement signifiantes, donc, du point de vue d’une épistémologie dialectique.

C’est bien une telle approche épistémologique globale qu’a tenté Werner Heisenberg, en 1942, dans ce texte titré en France « le Manuscrit de 1942 ». Mais publié en langue originale seulement 8 ans après la mort de l’auteur (1976), et encore plus tard en France (1998, pour une première édition au Seuil, semble-t-il).

Werner Heisenberg n’était pas marxiste…
Pas plus que Darwin, Einstein, Bohr, etc…
On peut passer à côté…
Une démarche « Terre-platiste », assurément !

Luniterre

 

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

 

La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4801

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21e-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/02/marxisme-leninisme-ou-terre-platisme-il-faut-choisir/

.

.

Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique !

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

.

ET D’AUTRES ARTICLES DU CYCLE >>>

Sur la démarche épistémologique d’Heisenberg

et sur Le Manuscrit de 1942 :

.

Heisenberg contre Althusser : épistémologie de la physique moderne contre pseudo-« scientisme » révisionniste !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/25/heisenberg-contre-althusser-epistemologie-de-la-physique-moderne-contre-pseudo-scientisme-revisionniste/

.

.

Werner Heisenberg, Le Manuscrit de1942 :

émergence dialectique des strates de réalité

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/werner-heisenberg-le-manuscrit-de1942-emergence-dialectique-des-strates-de-realite/

.

.

Sur le contexte historique :

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1939 – Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-larme-de-destruction-massive/

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« Farm Hall » déclassifié : Hiroshima – Nagasaki,

le nucléaire US sans justification possible !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/27/farm-hall-declassifie-hiroshima-nagasaki-le-nucleaire-us-sans-justification-possible/

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La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

 

me en France, il y a encore 10%

de la population qui pense que la Terre est plate…!

En France, il y a aussi encore une partie de la Gauche

qui tente de nous faire croire que la Chine

est un pays socialiste !

 

 

La Chine étant désormais la seconde puissance financière mondiale, et la puissance impérialiste montante, juste derrière les USA, on est naturellement et très logiquement amené à penser que les gens qui manipulent ces « partis de gauche » sont évidemment et tout d’abord intéressés au premier degré…

 

 

Mais que penser des quelques uns qui en arrivent

à croire sincèrement en un truc aussi gros ?

 

Ce sont, en quelque sorte,

les « Terre-platistes de gauche » !!!

 

 

 

La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4801

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21e-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

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Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique !

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ET D’AUTRES ARTICLES DU CYCLE >>>

Sur la démarche épistémologique d’Heisenberg

et sur Le Manuscrit de 1942 :

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Heisenberg contre Althusser : épistémologie de la physique moderne contre pseudo-« scientisme » révisionniste !

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Werner Heisenberg, Le Manuscrit de1942 :

émergence dialectique des strates de réalité

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Sur le contexte historique :

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1939 – Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive !

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« Farm Hall » déclassifié : Hiroshima – Nagasaki,

le nucléaire US sans justification possible !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/27/farm-hall-declassifie-hiroshima-nagasaki-le-nucleaire-us-sans-justification-possible/

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Marxisme-Léninisme ou « Terre-platisme », il faut choisir !!!

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/flatearthelenaschweitzer_0.jpg?itok=XeE6Yrxz&sc=b80f6242700bb92fa23a3b8ca5c44aaf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires à propos de…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

Egalement en lien avec >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21eme-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

Concernant les études critiques sur le trotskysme évoquées par M. Viriato, voir notamment :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/18/en-2019-pour-refonder-la-gauche-francaise-marxisme-ou-trotskysme-il-faut-choisir/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/15/inedit-de-trotsky-une-page-d-histoire-particulierement-revelatrice-synthese/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/19/inedit-de-trotsky-un-echange-de-correspondance-suite-a-la-synthese-de-letude/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

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  Viriato

décembre 1, 2019 à 12:20 Modifier

Manque la tirade contre le « révisionniste » Trotski…Un oubli impardonnable qui relegue l’auteur chez les complices de tant nefaste personnage.

Blagues à part, revendiquer l’idéaliste subjectif Heisenberg et sa « dialectique » idéaliste est un peu fort de café, non?

Hégel est plus avancé non? Car au moins il s’agit d’idéalisme objectif.

Mais Luniterre ne voit pas la liaison entre le subjectivisme de Heissenberg et la critique du marxisme.

Il nous écrit ceci: « La question fondamentale reste le rapport entre la conscience humaine et la réalité objective, et même de savoir et définir ce qu’on entend par réalité objective. Évidemment cette problématique recouvre et inclut celle du rapport entre connaissance et réalité objective, au cœur même du débat « quantique » ! » une petite re-lecture de « Marxisme et empiriocriticisme » qui traite en long et en large cette question, ne serait pas de trop.

Lénine résout la question: »la réalité objective est celle qui est en dehors de la conscience » n’importe la forme qu’elle prend. Point barre. Il a ajouté aussi, ailleurs, « la contradiction est la loi fondamentale de la dialectique »

Quant à Lysenko, qui n’aurait pas pu faire carrière: « En février 1938, un décret du Conseil des commissaires du peuple de l’URSS nomme Lyssenko à la tête de l’Académie Lénine des sciences agronomiques » sans l’appui de celui qui tu sais, surtout en 1938 date à faire fremir quiconque vivait en URSS et était, de près ou de loin, communiste. Si le « génie » ne s’en est pas rendu compte (peut-être occupé à d’autres tâches…sanguignolantes) eh ben, ses « amis » auraient pu faire gaffe, non?

Non? Il ne se rendait compte de rien? Ni que ses plus proches collaborateurs, Iejov et Khrouchov et Béria étaient des ou « agents des services ennemis » ou des affreux « révisionnistes », ni qu’on fusillait beaucoup trop des communistes et membres de l’Etat, ni que on promouvait des Lyssenko au plus haut postes?

C’est vrai, on ne peut pas être partout, surtout quand il fallait « combattre » les hordes Zinovievo-Khamenevo-Radeko-Pïatajovo et ainsi de suite jusqu’au plus affreux de tous, tuy sais de qui je parle, hein?.

On comprends …pas trop c’est vrai mais bon, les Lyssenko, qui, malgré que le « génie » avait finit par le percer à jour en 1950!! n’a rien fait car il a continué à deverser sa « science » provoquant la liquidation de la génétique soviétique, une paille quoi.

C’est vrai que la « théorie » « Staline était entouré de révisionnistes (il faut maintenant ajouter des Lyssenkos)dont il ne s’en rendait pas compte » est bonne pour ceux qui veulent bien l’avaler, non?

En tout cas, même si tu crois ces histoires à dormir débout, ne donne pas à un idéaliste subjectif, la palme de la dialectique, so peine de ne pas comprendre que, aujourd’hui, la dialectique est matérialiste ou n’en est pas.

Réponse

  tribunemlreypa

décembre 1, 2019 à 4:36 Modifier

Comme à ton habitude, tu cites sans références…

Lénine résout la question: »la réalité objective est celle qui est en dehors de la conscience » n’importe la forme qu’elle prend. Point barre. Il a ajouté aussi, ailleurs, « la contradiction est la loi fondamentale de la dialectique »

Merci, donc de retrouver tes sources exactes, que l’on puisse en reparler…!

Sinon, sur le fond, ma réponse est ici >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21eme-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

Dommage que tu tiennes à te mettre, finalement, ou plutôt encore, du côté obscur de la barricade!!!

Luniterre

PS >>> de plus, concernant le rapport entre science et réalité objective, tu sembles n’avoir pas réellement lu l’article, pas plus que ton « camarade » lyssenkiste des « éditions prolétariennes » n’a compris quoi que ce soit, ni à la dialectique, ni aux concepts opérationnels de la physique quantique, qui sont pourtant une réalité déjà en application dans la technologie actuelle, et depuis quelques décennies, déjà!!!

Réponse

  tribunemlreypa

décembre 2, 2019 à 9:51 Modifier

Te voilà donc bien en peine de répondre… Faute de citations???

Les citations sont une chose, et la réalité, une autre!

La réalité objective existe en dehors de la conscience humaine, et là-dessus, Lénine et Heisenberg seraient certainement d’accord s’ils pouvaient se rencontrer aujourd’hui, et en parlant avec les connaissances de la science actuelle!

Ton argumentation, à ce niveau, est la même que celle du lyssenkiste des « édition prolétariennes », et donc sensiblement du niveau « trerre-platiste »!

C’est ce qui ressort de ta conclusion:

En tout cas, même si tu crois ces histoires à dormir débout, ne donne pas à un idéaliste subjectif, la palme de la dialectique, so peine de ne pas comprendre que, aujourd’hui, la dialectique est matérialiste ou n’en est pas.En tout cas, même si tu crois ces histoires à dormir débout, ne donne pas à un idéaliste subjectif, la palme de la dialectique, so peine de ne pas comprendre que, aujourd’hui, la dialectique est matérialiste ou n’en est pas.

Un matérialisme dialectique qui évacue la réalité de la matière avec ses propriétés quantiques, qui en sont les plus fondamentales, jusqu’à preuve du contraire et au niveau actuel des connaissance humaines, c’est tout à fait, et surtout pour un prétendu « marxiste », du niveau mental des gens qui pensent encore que la terre est plate! Vu…???

Ce que dit l’article >>>

Même si l’essence de la dialectique peut être définie de manière simplifiée comme l’étude des contradictions, il ne s’en suit nullement pour autant que la contradiction soit par elle-même l’essence de tous les phénomènes.

On attend donc que tu nous démontre le contraire, et citation à l’appui, puisque tu prétend te référer à Lénine…!

L’évidence, que ce soit pour Heisenberg, pour Lénine, ou pour n’importe qui qui prend un peu de temps pour y réfléchir, c’est bien la réalité de lois scientifiques propres à chaque strate de réalité, physique, chimie, biologie, etc…, avec la physique des particules, c’est à dire la physique quantique, ne t’en déplaise, comme base commune à toute les autres strates. Vu…???

Évidemment, c’est une approche simpliste, mais si elle peut t’aider à avancer, c’est donc une nécessité.

Et donc l’essence des phénomènes bien réels et bien extérieurs à la conscience humaine est définie par ces lois scientifiques propres à chaque strate de réalité, et à chaque strate de connaissance, par voie de conséquence. Vu…???

Le mouvement résulte donc bien de la contradiction entre les différents phénomènes qui se manifestent dans la réalité objective, c’est à dire entre les essences contradictoires de ces phénomènes, pour le redire dans le style hegelien… Vu…???

La contradiction « interne » résulte donc de la présence de deux éléments essentiels contradictoires de la réalité au sein d’un même phénomène se manifestant dans la réalité objective, bien réelle et extérieur à la conscience humaine, dans la plupart des cas. Vu…?

Mais l’essence des phénomènes, que ce soit dans une contradiction « interne » ou non, ne se résume donc pas à la contradiction elle-même. Vu…???

Et de plus, la science actuelle nous apprend donc qu’elle inclut nécessairement le niveau quantique de réalité.

Le mouvement pseudo « marxiste » actuel en France, qu’il soit néo-lissenkyste ou trotskyste, en est donc au niveau mental du « platisme », de ces gens qui croient encore que la Terre et plate et qui se comptent par millions, c’est à dire bien plus nombreux que même les pseudos-« marxistes », sans même parler des vrais, apparemment en voie de disparition totale!

C’est pourquoi les révoltes de masse actuelles sont condamnées à échouer, à moins que ne se reforme une avant-garde réfléchissant sérieusement aux conditions réelles actuelles d’une transition anticapitaliste, sur les bases d’une analyse réellement matérialiste et dialectique, et non sur la répétition grotesque des dogmes lyssenkistes, trotskystes, et autres fariboles gauchisantes et anarchisantes.

Luniterre

Réponse

  tribunemlreypa

décembre 2, 2019 à 10:18 Modifier

Enfin, un autre point, concernant l’histoire, tu es donc, en fait, dans la négation de la lutte des classes en URSS, et concernant, précisément, les causes de la contre-révolution khrouchtchevienne.

Ce qui est cohérent, néanmoins, avec le fait que tu sois dans la négation de cette contre-révolution, qui est tout autant la même négation de la lutte de classes en URSS, du reste!!!

Autre point, concernant les contradictions « internes », il ne faut pas évidemment oublier celles qui sont « internes » à l’être humain, et ce n’est que pour simplifier et rester dans la problématique que tu poses sur la réalité objective que j’ai éludé cette question complexe.

Luniterre

Réponse

 

UNE SUITE PAR VOIE DE MAILS >>>

 

VIRIATO >>>

C’est tout simple et connu.

La première vient de toute la discussion sur la théorie de la connaissance marxiste en opposition à l’idéalisme subjectif qui doute de nos sens et ne parle que des « sensations » comme la seule chose reellement perceptible sans pouvoir (ni vouloir) dire d’où elles proviennent. Tout Matérialisme et Empiriocriticisme est basé sur cette thèse, la matière est ce qui existe en dehors de la conscience.
Ainsi, l’électricité que certains trataient en « fluide » non matériel et d’autres essais mystiques ont trouvé sa tombe dans la définition exacte de Lénine (que lui l’a pris à Engels « Philosophie de la Nature »)

Quant à la deuxième, hyperconnue aussi, elle vient des premières annotations de ses cahiers philosophiques écrits à partir de 1908 quand il s’est mis à reétudier la logique hégelienne pour essayer de comprendre pourquoi il avait eu tout faux en 1905 et pourquoi il n’avait rien compris aux soviets. J’exagère: peu compris serait mieux.

Je crois bien que Mao (comment j’ai pu citer un tel nom devant Luniterre?) le cite aussi dans son travail « Sur la Contradiction » le même qui concentre toutes tes anathèmes et condamnations et dont je ne me prononce pas car cela fait un bail que je ne l’ai pas lu et j’en ai pas trop d’envie non plus ayant bien de choses à lire.

Pour la première il est question d’ouvrir le livre au hazard et on trouvera car Lénine le sort à tout moment pour contrer l’idéalisme subjectif des scientifiques qui « philosophent » sans connaitre grande chose mais qui sont influencés par l’idéologie impérialiste.

L’idéalisme subjectif est son expresion la plus achevée, une réaction consciente, déclarée contre la raison dialectique , voir Nietsche et Schopenhauer et tous les autres dits « philosophes » Sartre et ls existentialistes surtout inclus, ne sont que des petits élèves de ces « maitres » dont Engels qui vivait à leur époque ne s’est même pas donné la peine de réfuter les traitant de « charlatans de foire » (Anti-Duhring pour la sacrosante « référence »)

V.

 

LUNITERRE >>>

 

Concrètement, tu n’as donc aucune citation à m’opposer, et pour cause!

 

Sinon, tu te donnerais au moins la peine de chercher! Ce que j’ai fais, pour ma part, sur les questions de fond.

 

Questions sur lesquelles tu ne réponds d’ailleurs pas non plus!

 

De toutes façons, penses-tu vraiment que Lénine rejetterait les découvertes théoriques de la physique quantique et leurs applications techniques en les déclarant idéalistes ???

 

De plus, où as tu vu, dans mes articles parus sur TML une contestation du principe d’objectivité???

 

Pour l’instant tu t’acharnes donc à rester planté au stade de la pensée « Terre-platiste »!!!

 

Consternant!   …Mais pas vraiment surprenant… Triste constat, simplement.

 

Bonne soirée,

 

Luniterre

 

 

VIRIATO >>>

Non, je n’ai pas cherché des citations, pourquoi faire? Ce n’est pas moi qui écrit ton article mais je suis sur de mon truc et pour cause, toute la polémique entre l’idéalisme subjectif et la raison dialectique, même l’idéalisme objectif se trouve sur la question de la réalité extérieure à nos pensées et sensations.

Tout part de là et soutenir que la réalité ne nous arrive que par nos sensations c’est le dernier avatar de l’idéalisme subjectif qui, se basant dans cette absurdité, se permet de nier la réalité objective extérieur à la conscience.

Ainsi, tant qu’on n »a que des sensations comme seule réalité comprobable, il est impossible de affirmer qsue mes sensations soient les tiennes et/ou qu’on peut être sur d’autre chose que de ma propre réalité subjective, tombant dans le solipsisme le plus étroit.

C’est tout le sens de la critique de Lénine. La réalité extérieur se reflète dans la pensée à travers nos sensations et elle est une, extérieur à notre perception consciente, à nos sensations qui d’ailleurs ne sont que le début de nos concepts et inséparables d’eux. Si on a la sensation de froid, on forme immediatement le concept de froid et le friod, réalité extérieur à nos perceptions et idées, existe en dehors de nous. Nous en avons un reflet de sa réalité mais pas l’image complète, absolue de cette réalité que nous aprochons par approximations succesives le long de l’historie de la connaissance humaine et de classe et individuelle.

C’est l’ABC de la théorie marxiste (et matérialiste) de la connaissance.

tu peux aussi consulter https://wikirouge.net/Matérialisme_et_empiriocriticisme88Quant à l’autre, la voici tiré du livre de Mao

 » « Les deux concepts fondamentaux (ou les deux possibles ? ou les deux concepts donnés par l’histoire ?) du développement (de l’évolution) sont : le développement en tant que diminution et augmentation, en tant que répétition, et le développement en tant qu’unité des contraires (dédoublement de ce qui est un, en contraires qui s’excluent mutuellement, et rapports entre eux). »Lénine, « Résumé des Leçons d’histoire de la philosophie de Hegel », Cahiers philosophiques (publiés en 1915)

Voilà

V.

 

LUNITERRE >>>

 

Tu ne fais donc que répéter cette évidence de la réalité objective qui est tout aussi évidemment rappelée dans mes articles !!!

 

Tu ne réponds en rien sur le fond!

 

Le passage intégral de Lénine >>>

 

« L’identité des contraires (leur « unité », dirait-on peut-être plus exactement, bien que la distinction des termes identité et unité ne soit pas ici particulièrement essentielle. En un certain sens, les deux sont justes) est la reconnaissance (la découverte) des tendances contradictoires, s’excluant mutuellement, opposées, dans tous les phénomènes et processus de la nature (dont ceux de l’esprit et de la société). La condition pour connaître tous les processus de l’univers dans leur « automouvement », dans leur développement spontané, dans leur vie vivante, est de les connaître comme unité de contraires. Le développement est « lutte » des contraires. Les deux conceptions fondamentales (ou les deux possibles ? ou les deux observées dans l’histoire) du développement (de l’évolution) sont : le développement comme diminution ou augmentation, comme répétition, et le développement comme unité des contraires (dédoublement de l’un en contraires s’excluant mutuellement et rapports réciproques entre eux).

La première conception du mouvement laisse dans l’ombre l’automouvement; sa force motrice, sa source, son motif, (ou bien transporte cette source en dehors : dieu, sujet, etc.). La deuxième conception dirige l’attention principale précisément sur la connaissance de la source de l’ « auto »-mouvement. . _ .

La première conception est morte, terne, desséchée. La deuxième est pleine de vie. Seule la deuxième donne la clef de l’ « automouvement » de tout ce qui est ; seule elle donne la clef des « sauts », de l’ « interruption dans la gradation », du « changement en contraire », de l’abolition de l’ancien et de la naissance du nouveau.

L’unité (coïncidence, identité, équivalence) des contraires est conditionnelle, temporaire, transitoire, relative. La lutte entré contraires s’excluant mutuellement est absolue, comme sont absolus le développement et le mouvement. »

 

>>> le sens du passage est tout simplement que la contradiction est la source du mouvement

>>> et donc de l’évolution, et donc aussi, évidemment, des révolutions.

>>>il ne s’en suit donc toujours pas que la contradiction soit l’essence des phénomènes, même de ceux qui sont effectivement en mouvements contradictoires. [Lénine ne contredit pas Hegel sur ce point, ni dans ce passage, ni ailleurs!]

 

>>>l’étude des contradictions est des un moyen d’analyser et de connaître la nature des phénomènes en mouvement et en contradiction, mais pas nécessairement le seul, d’une part, et cela donne précisément une fonction fondamentalement épistémologique à l’étude des contradictions, c’est à dire à la dialectique, et non pas un statut « ontologique » à la mode des lyssenkistes, maoïstes, trotskystes, « Gastaudistes »-PRCF, + son pote Suing, et « Xuan »-« éditions prolétariennes », etc…

 

>>> tous autant de « Terre-platistes » et d’obscurantistes qui retardent d’un bon demi-siècle, au bas mot!!!

 

Mais tu tiens, semble-t-il, à en rester à ce stade…

Triste…

 

D’après certaines études, 10% de la population, même en France, pense encore que la Terre est plate…

A comparer avec le pourcentage hypothétique de « marxistes » auto-proclamés, et de marxistes réels, s’il en reste…!

A quand les 10% de marxistes réels, ou même simplement « auto-proclamés » pour faire au moins contrepoids à cet obscurantisme rampant?

 

Bonne fin de soirée,

 

Luniterre

 

 

VIRIATO >>>

 

Encore une bonne lecture, hélas faite par des « trotkistes » (quel horreur!).
Raison et Révolte de Alan Woods et Ted Grant. Trouvable aussi en anglais et espagnol au M.I.A.
Il se peut qu’ils se soient avancé trop sur le soutient des théories de Alfven, mais l’ensemble est assez bon.

Lénine n’était pas contre la théorie quantique et il me semble, si me souvenirs ne me trompent pas, qu’il montre que le photon se comporte comme onde et comme corpuscule, donc qu’il prend une forme et sa négation à la fois, A est égal à B et vice versa, (se transforme en B, porte B en soi) dans la logique hégelienne, mais je ne suis pas sur que ce soit de lui dont je me rappelle cet exemple clair de la nécessité de la dialectique pour comprendre les sciences complexes.

Pour le reste, tes questions et tes « accusations » mieux vaut ne pas en parler…Commence par lire Léninie d’abord.

V.

 

LUNITERRE >>>

 

Pathétique…

Je  viens de te répondre sur le fond!

La dualité onde-corpuscule n’a été théorisée qu’en 1924 >>> Louis De Broglie

Les relations d’indétermination >>> 1927  >>> Werner Heisenberg

Donc tu mélanges tout…

Et donc Lénine répond en fonction des connaissances de son temps, et très bien, dans ces limites.

Aujourd’hui, cela fait donc plus d’un siècle depuis les textes de Lénine sur le sujet…

 

La science a pas mal avancé, le sais-tu???

 

En tous cas, depuis 1982 et les expériences d’Alain Aspect, les relations d’indétermination de Heisenberg sont considérées comme démontrées définitivement.

Et même archi-confirmées, depuis, par d’autres, et y compris, par les chinois, au top dans ce domaine!!!

>>> voir mes articles >>> y’a même une image du satellite chinois !!!

Mais si tu veux rester « Terre-platiste », je n’y peux pas grand chose de plus!

 

Bonne fin de soirée,

Luniterre

 

 

VIRIATO >>>

« l’étude des contradictions est des un moyen d’analyser et de connaître la nature des phénomènes en mouvement et en contradiction, mais pas nécessairement le seul, d’une part, et cela donne précisément une fonction fondamentalement épistémologique à l’étude des contradictions, c’est à dire à la dialectique, et non pas un statut « ontologique » à la mode des lyssenkistes, maoïstes, trotskystes, « Gastaudistes »-PRCF, + son pote Suing, et « Xuan »-« éditions prolétariennes », etc… »

Et encore les « trotskistes » dans la danse…Une citation s’il te plait? (Avec « références » naturellement car sans cela le monde tombe en morceaux…) Je n’ai jamais lu un truc comme celui que tu les reproches mais tan ue c’est taper sur tes fantasmes tout est bon il semble, hein?

« L »étude des contradictions » ce n’est pas « un moyen d’analyser et de connaitre la nature des phénomènes en mouvement » mais l’étude du mouvement lui même. Tu est là avant les thèses sur Fueuerbach, à l’interprétation du monde.

Lenine le dit « Le développement est « lutte » des contraires ».

La contradiction n’est pas figée mais elle est toujours en se transformant l’une en l’autre, et la contradiction principale determine ce que tu appelles « l’essence » d’un phénomène, et que je nomerait le processus qui donne sa caractéristique principale à tout phénomène social, de la nature et de la pensée qui sont determinés, « nommés », par sa contradiction principale.

Les essences sonnent très metaphysiques, figées, inchangeables. Une « essence », un ensemble de contradictions qui sont égales (qui se transforment l’une en l’autre)est un processus changeant qui donnera une autre « essence » ou ensemble de contradictions qui elles sont dans une unité de lutte, une « égalisation ». Les « essences » sont donc en processus de devenir d’autres « essences » (processus est bien meilleur que « essence » car défini mieux ce qui en est) C’est l’unité et lutte de contraires qui se developpe par sauts qualitatifs, l’autre grande loi de la dialectique (si on peut parler des lois, moi je prefère tendances, phénomènes) est un processus éternel. La seule chose éternelle d’ailleurs.

Si je ne me souviens pas mal, dans son livre en Défense du Marxisme (à la fin de sa vie), Trotski donne un rôle preponderant à cette dernière loi, aux transformations qualitatives, aux « sauts dialectiques ». Cela por que tu puisses parler en connaissance de cause et non pas affirmer la première absurdité qui te vient à l’esprit.

Quant à « la terre platte »…. que dire? Cela ressemble à don Quijote luttant contre des moulins à vent. Une lutte bien inutile car el Caballero de la Triste Figura a pris des moulins à cent pour des « desaforados gigantes » ce qui l’a fait perdre sont temps, quelques dents et finir par terre moulu par las aspes du moulin.

Tu n’as rien de mieux comme adversaire que des fous? Cela me rappelle le dicton qui cite Lénine: « Pour la souris, quel puissant ennemi est le chat! »

No hard feelings.

V.

 

 

LUNITERRE >>>

 

Le problème c’est précisément que tu n’as absolument pas rompu avec la rhétorique maoïste de la contradiction comprise comme essence des phénomènes, « essence » que tu tentes d’évacuer, par ailleurs, comme « métaphysique » ! Je te cite >>>

« La contradiction n’est pas figée mais elle est toujours en se transformant l’une en l’autre, [ >>> dialectique approximative !?] et la contradiction principale détermine ce que tu appelles « l’essence » d’un phénomène, [>>> ici, c’est du Mao, pas du TML!] et que je nomerait le processus qui donne sa caractéristique principale à tout phénomène social, de la nature et de la pensée qui sont determinés, « nommés », par sa contradiction principale. »

 

>>> et donc pour finir, on a du Mao à 100%!!!

>>>Et donc merci de m’expliquer les relations d’indétermination de Heisenberg selon ce principe ! (contradiction principale, entre quoi et quoi, etc..)

 

>>> Mao définit lui-même la contradiction principale comme l’essence des phénomènes, en cohérence interne avec sa propre rhétorique, ce qui donne à la contradiction elle-même un statut ontologique qui se substitut donc à l’essence (la nature intrinsèque, la nature propre à chacun, si tu préfères…) propre des phénomènes en contradiction et aboutit par voie de conséquence incontournable à leur enlever leur statut ontologique, et donc à supprimer tout statut ontologique à la nature, en dernière analyse.

>>>de la pure métaphysique !

 

Ce que dit l’évidence, [+ W. Heisenberg], que tu refuses de voir, et te range donc dans le genre « Terre-platiste », au niveau du raisonnement >>> La réalité objective se concrétise sous forme tout à fait objective de strates d’évolution incluses l’une dans l’autre >>> pour simplifier à l’extrême >>>physique [des particules, et donc quantique] >>> chimie >>> biologie >>> vie consciente [dont humaine]

La dialectique est donc utile, et même essentielle, d’un point de vue épistémologique, pour comprendre l’évolution, la formation des strates, ce qui ne semble pas t’échapper complètement.

>>>C’est pourquoi il est précisé dans l’article ce rôle concernant la compréhension épistémologique de la formation de ces différentes strates au cours de l’évolution de l’univers.

>>>mais réduire l’univers à une suite de contradictions enlève tout caractère ontologique à ses diverses strates constituantes, et c’est donc bien une approche totalement métaphysique, en fin de compte !

>>>celle de Mao, en l’occurrence !

 

Concernant Trotsky, tu accrédites toi même le fait que sa vision des choses était tout à fait similaire…

Pour ma part, je n’ai pas cherché spécialement dans cette direction, mais ma recherche m’a constamment ramené sur le site trotskyste https://www.matierevolution.fr/ et son double https://www.matierevolution.org/

Il confirme largement la même approche « ontologique » de la dialectique, qui est donc également la tienne… !

Mais peut-être que ce n’est pas forcément le point de vue de Trotsky, que l’on peut trouver ici, semble-t-il :

https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/defmarx/dma5.htm

qui reprend sur ce thème l’essentiel de :

https://www.marxiste.org/theorie/philosophie/507-l-abc-de-la-dialectique-par-leon-trotsky

Je te laisse donc juger par toi-même…

 

Mais que ce soit dans ton cas ou dans celui des sites trotskystes consultés, la réponse ne fait guère de doute !

Tout étant relatif, par rapport à Mao, la rhétorique de Trotsky mélange plus habilement les plans ontologiques et épistémologiques, et laisse donc place, éventuellement, à un retour à une conception épistémologique de la dialectique, qui ne t’obligerait donc pas forcément à rompre avec le trotskysme, sur ce plan.

Mais ce n’est donc pas la tendance…

 

Le point de bascule est dans l’idée de « dialectique de la nature », et donc dans la manière de la considérer, à mon avis…

Que le développement général de la nature soit de type dialectique ne fait évidemment aucun doute, d’un point de vue épistémologique, et notamment concernant l’évolution et la formation des strates.

Mais l’étude des strates elles-même ne peut se réduire à l’étude de la dialectique. Chacune des strates a ses propres lois scientifiques, ses propres connexions nomologiques, autrement dit, dans le langage de W. Heisenberg.

Et il y a donc nécessairement des connexions nomologiques entre ces strates, qui font elles-mêmes l’objet de travaux scientifiques, comme la chimie quantique, exemple déjà évoqué dans l’article à l’origine du débat, si tu l’as réellement lu…!

Il me semble qu’on en arrive là au point du débat où il commence donc à tourner en rond, avec répétition, de part et d’autre, des mêmes arguments…

Pour en sortir en « spirale ascendante », merci d’apporter du neuf, et sinon, de considérer que le point est à nouveau fait, entre nous, sur nos différents irréconciliables, sur ce thème, également, en plus des précédents !

 

Bien à toi,

 

Bonne journée,

 

Luniterre

 

 

Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique!

 

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Marx à l’ère quantique :

nécessité d’une relecture dialectique!

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Il s’agit ici d’une republication, sous un titre plus explicite, du dernier article paru dans le cycle de recherche sur la confrontation des différentes approches de la dialectique:

 

Du rayonnement quantique de l’œuvre de Marx!

 

Titre qui devait évidemment se comprendre au second degré, mais risquait donc d’être très mal perçu, dans le contexte actuel de retour à l’obscurantisme, y compris sous sa forme néo-lyssenkiste!   

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/du-rayonnement-quantique-de-loeuvre-de-marx/

 

 

(Copie du texte original à la suite des liens >>>)

 

 

AUTRES ARTICLES DU CYCLE >>>

 

Sur la démarche épistémologique d’Heisenberg

et sur Le Manuscrit de 1942 :

 

 

Heisenberg contre Althusser :

épistémologie de la physique moderne

contre pseudo-« scientisme » révisionniste !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/25/heisenberg-contre-althusser-epistemologie-de-la-physique-moderne-contre-pseudo-scientisme-revisionniste/

 

 

Werner Heisenberg, Le Manuscrit de1942 :

émergence dialectique des strates de réalité

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/werner-heisenberg-le-manuscrit-de1942-emergence-dialectique-des-strates-de-realite/

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Sur le contexte historique :

 

1939 – Einstein, auteur du premier chantage

à l’arme de destruction massive !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-larme-de-destruction-massive/

 

 

« Farm Hall » déclassifié :

Hiroshima – Nagasaki,

le nucléaire US sans justification possible !

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/27/farm-hall-declassifie-hiroshima-nagasaki-le-nucleaire-us-sans-justification-possible/

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https://thebulletin.org/wp-content/uploads/2019/06/operation-epsilon-featured-image-1024x402.jpg

Une transposition théâtrale, en 2013, du « huis clos » des prisonniers de Farm Hall, basé sur les enregistrements, à leur insu, par les services secrets « alliés », aujourd’hui déclassifiés  !

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Et un petit dernier dans la série, en réponse à une réaction

néo-lyssenkiste assumée… >>>

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21eme-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

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Niels Bohr – 1922

 

 

A propos de nos derniers articles opposant la dialectique de Werner Heisenberg à celle d’Althusser, un lecteur nous écrit:

C’est très intéressant.

Un livre devenu introuvable sur le même sujet : les 6 articles de Niels Bohr, chez Vrin.

Il m’a semblé que le point de vue de Lénine sur la matière était celui de Bohr, qui répondait aux néopositivistes .

 

Ce qui nous amène à préciser encore notre point de vue >>>

 

Bonjour, camarade !

Effectivement, les réflexions de Lénine sur le matérialisme et la dialectique sont importantes pour éviter le confusionnisme qui se dégageait, déjà à cette époque, des interprétations idéalistes de l’évolution nouvelle de la physique au début du XXème siècle. Néanmoins, il faut bien constater également que par la force des choses elles ne peuvent précisément y répondre que dans les limites de la physique quantique encore dans ses balbutiements, fussent-ils géniaux, et déjà révolutionnaires, à cette époque.

La contribution fondamentale de Werner Heisenberg ne commence, pour sa part qu’en 1927, et la confirmation expérimentale de la « non-localité » est toute récente. Personnellement, le sujet a commencé à me passionner avec les expériences d’Alain Aspect, finalisées en 1982. Ma propre réflexion épistémologique d’autodidacte m’a alors amené à comprendre ces choses tout à fait à la manière du « Manuscrit de 1942 » dont à l’époque je ne soupçonnais même pas l’existence, et pour cause ! Découvert en France au tournant des années 2000, ce texte est donc évidemment resté important pour moi.

Dans la mesure où Heisenberg représente incontestablement une autorité compétente concernant les fondamentaux de la physique moderne, dont il est l’un des pères les plus éminents, ce texte continue donc effectivement d’influencer mon approche de la dialectique, et, me semble-t-il aujourd’hui, influence donc ma façon de lire Marx, et notamment, le Capital, évidemment !

C’est donc, je le suppose, ce qui crée le malentendu à la lecture de mes articles. Malentendu certainement irréductible par rapport aux développements, ou plutôt aux régressions, à mon sens, de la pensée « marxiste » actuelle en France…

Même si elle peut paraître avoir un prolongement idéaliste, dans sa conclusion de 1942, qu’il semble n’avoir pas développé par la suite, du reste, la pensée de Heisenberg constitue néanmoins une avancée considérable de la dialectique. Évidemment, Heisenberg n’était pas marxiste, bien que certains de ses biographes lui prêtent une phase « spartakiste » dans sa jeunesse. Mais Darwin ou Einstein ne l’étaient pas non plus, et pourtant, on ne saurait les exclure du champ de la dialectique, sauf à en faire un nouvel obscurantisme.

La question fondamentale reste le rapport entre la conscience humaine et la réalité objective, et même de savoir et définir ce qu’on entend par réalité objective. Évidemment cette problématique recouvre et inclut celle du rapport entre connaissance et réalité objective, au cœur même du débat « quantique » !

C’est donc bien la solution éventuelle que nous apportons à cette problématique, et même, à cette « double » problématique, qui nous permettra d’avancer dans nos analyses, et donc dans la solution des problèmes analysés, tant qu’à faire !

Évidemment, l’étude des simples contradictions, internes ou non, est d’un intérêt immédiat indispensable mais ne règle en rien la problématique la plus fondamentale de la nature intrinsèque des éléments en contradiction et de la connaissance que nous en avons.

Or aussi bien les développements de la science que l’expérience que nous avons dans notre pratique sociale quotidienne nous montrent que c’est bien là que réside la véritable difficulté, et qui, faute d’être surmontée, ne peut mener qu’à de nouveaux échecs, comme nous en avons tant connu ces dernières années, voire même, carrément accumulé, à vrai dire !

L’étude des contradictions, et même de la contradiction interne éventuelle de tel ou tel phénomène mène certes à en comprendre le mouvement immédiat et permet quelques adaptations tactiques, voire stratégiques à moyen terme, mais ne nous renseigne en rien sur la connaissance nécessaire en profondeur de l’essence des phénomènes, qu’il est particulièrement absurde de ramener à cette seule contradiction, fut-elle interne.

Même si l’essence de la dialectique peut être définie de manière simplifiée comme l’étude des contradictions, il ne s’en suit nullement pour autant que la contradiction soit par elle-même l’essence de tous les phénomènes.

Cette absurdité, qui fait de la contradiction l’essence de tous phénomènes aboutit donc soit à donner un statut ontologique à la contradiction elle-même, soit, si l’on lui refuse ce statut, à nier, par voie de conséquence incontournable, le statut ontologique de tout phénomène, et donc à retomber complètement dans l’idéalisme métaphysique le plus absolu !

En réalité il s’agit donc là d’une interprétation schématique, dogmatique, mécaniste et donc tout à fait fausse de la dialectique. Il semble évident, même chez Hegel, que la contradiction ne dépouille pas de leur essence les phénomènes en contradiction, même s’ils sont, précisément, d’essences contradictoires.

La contradiction interne elle-même procède de deux essences contradictoires au sein du même phénomène, et ne substitue nullement « l’essence de la contradiction » aux essences contradictoires en présence. Et la synthèse éventuelle produit bien une nouvelle essence du phénomène, ou un phénomène d’une nouvelle essence, et non pas, essentiellement, ni immédiatement, une nouvelle contradiction !

Le maoïsme, qui en arrive à réduire pratiquement la dialectique à la contradiction interne des phénomènes et l’essence des phénomènes à cette contradiction se situe donc d’emblée en dehors du champ du marxisme et même du matérialisme dialectique, pour rejoindre tout à fait celui de la métaphysique et de l’idéalisme. Le fait que l’on ait pu produire des milliers de pages pour accréditer une une telle idée au nom du marxisme est simplement un désastre écologique de plus pour notre époque…

Et bien évidemment, et même surtout, un désastre mental pour les « penseurs de gauche » qui s’en sont fait, et quelques uns encore aujourd’hui, les vecteurs!

Même chez Hegel l’étude des contradictions est un moyen de connaissance de l’évolution des essences en contradiction, et non une fin en soi. La connaissance ne se limite donc pas à la simple étude des contradictions, qui n’est précisément que le moyen d’étude et de connaissance des essences elles-mêmes, ainsi révélées, par le jeu des contradictions.

La science moderne, quant à elle, en nous révélant une multiplicité jusques là insoupçonnée des modes de l’être de la nature, ne nous a évidemment pas rapproché d’une conception moniste qui se dégagerait naturellement de l’ensemble comme une formulation scientifique globale de l’essence de l’Univers, une définition ontologique intégrant en un seul système de pensée l’ensemble des connaissance humaines. Non seulement il n’apparaît pas une telle conception ontologique déterministe globale de la nature, cohérente avec sa diversité nouvellement révélée, mais ces avancées de la science en repoussent même l’échéance éventuelle, voire même, en invalident la possibilité.

Pour autant, cela ne nous mène donc pas à revenir à une conception idéaliste du monde. La réalité du monde n’a pas besoin d’être entièrement déterministe pour exister en dehors de notre conscience humaine.

Ce qui s’éloigne radicalement de nous, avec l’émergence des nouvelles connaissances scientifiques, ce sont seulement les représentations entièrement déterministes du monde. Non pas parce qu’elles étaient incomplètes, mais bien parce qu’elles étaient fausses. Et si aucune n’a réellement dominé sur les autres, c’est bien parce qu’aucune d’entre elles n’était donc, par la force des choses, réellement opérationnelle.

Vouloir restaurer une conception néo-lyssenkiste de la nature, par exemple, comme certains le tentent encore au nom du « marxisme », c’est donc bien vouloir faire tourner à l’envers non seulement la roue de l’histoire sociale, mais c’est carrément revenir en arrière par rapport au développement des connaissances humaines, c’est carrément de l’obscurantisme, en fin de compte.

La conception lyssenkiste de la science soviétique est nettement l’un des facteurs essentiels du renversement du rapport de forces dans la lutte des classes en URSS, et si Staline a clairement commencé à en prendre conscience à partir de 1950, il semble que le mal était fait et que ses dernières tentatives, pour avisées qu’elles furent, et même apparemment et formellement réussies, au 19ème Congrès, n’ont donc pas permis de rétablir un rapport de force favorable au prolétariat, en profondeur.

Le lyssenkisme est resté une des bases idéologiques du khrouchtchevisme, et ce n’est donc pas un hasard !

Une représentation actuelle du monde, tel que « régionalisé », en termes d’agencement des connaissances humaines, par la dialectique de Werner Heisenberg, n’en reste pas moins une approche dialectique, et même une approche dialectique d’ensemble.

De plus, les connexions nomologiques qui relient entre elles différentes « régions » de la connaissance, comme la physique et la chimie, la chimie et la biologie, sont depuis longtemps déjà, du ressort de la science, et non pas spéculatives. Il n’y a pas de raison qu’elles excluent les nouvelles « régions » de la connaissance humaine et leur réalité intrinsèque dans la nature, comme le montre, par exemple, l’émergence d’une chimie quantique.

Une compréhension globale du monde peut donc rester opérationnelle si elle renonce à un dogmatisme absolument déterministe pour considérer d’un point de vue épistémologique les ensembles de connexions nomologiques propres à chacune des « régions » de la connaissance et les ensembles de connexions nomologiques qui les relient entre elles.

Comme le montre l’exemple de la chimie quantique, ces connexions nomologiques entre régions de la connaissance sont bien du ressort de la science et correspondent bien à une réalité objective, même si non entièrement déterministes.

Ces connexions nomologiques sont donc d’une importance particulière, du point de vue d’une épistémologie dialectique, en ce qu’elle sont le reflet historique de la structuration de la nature en strates de complexité concentriques au sens ou elles sont nécessairement incluses l’une dans l’autre par ces connexions.

Ce ne sont pas seulement des traces historiques qui restent comme vestiges purement symboliques, mais bien des connexions fonctionnelles qui marquent la persistance et la permanence de l’interaction entre strates d’évolution, au-delà et en sus de leurs connexions « régionales » spécifiques.

Néanmoins, il est clair que si une bonne compréhension dialectique de chaque « région » comprend également une approche des connexions « inter-régionales » il n’est pas pour autant indispensable à tout chimiste ou à tout biologiste de maîtriser les arcanes de la physique quantique pour être rationnellement opérationnel dans sa propre « région », même en termes de recherche, à moins, évidemment, d’avoir à travailler sur ces connexions « inter-régionales » elles-mêmes.

Si la physique des particules reste la strate de base commune à toute les autres, elle leur communique donc, dans une certaine mesure, ses propres relations d’indétermination, sans pour autant leur enlever leurs spécificités tant comme régions de réalité que comme régions de la connaissance humaine.

Du point de vue de la stratification historique de l’évolution des différentes régions de réalité de la nature, ce sont évidemment les connexions « inter-régionales » qui sont essentielles à la compréhension de l’ensemble. Ce sont elles qui sont aujourd’hui, en un sens, l’essence de la dialectique, bien plus que la simple formulation de l’évidence immédiate des diverses contradictions.

Cette approche épistémologique de la dialectique est fonctionnelle en ce qu’elle nous permet précisément, au-delà des contradictions immédiates, de saisir la permanence de l’interaction des strates d’évolution, y compris et surtout, dans le domaine social et économique.

Ce qui nous ramène donc directement au Capital de Marx, et à l’ensemble de l’œuvre de Marx, du reste, qui ne peut être lue, à cette lumière, que comme ce qu’elle est vraiment, en réalité, une étude de l’ensemble des strates d’évolution de la société, tant dans leur historicité générale que dans la permanence de leur interaction. Cet aspect essentiel de sa démarche est manifestement ce qui a amené Marx a quelques tentatives de prospection, qui, malgré l’indétermination inhérente au sujet, se sont en grande partie avérées pertinentes, et notamment, en ce qui concerne la loi de la valeur.

Pour ce qui nous concerne immédiatement, c’est bien une compréhension dialectique de cette loi, incluant donc la permanence historique plus que jamais actuelle des interactions entre strates d’évolution, qui peut nous aider à avancer à nouveau.

Non seulement la loi de la valeur continue à manifester ses effets dans le monde capitaliste actuel, mais elle s’y manifeste encore, à des degrés divers et dans des proportions variables selon les régions (géographiques, celles là!) sous toutes les formes de l’économie marchande héritées depuis l’aube des civilisations, et même depuis les premiers trocs entre tribus, dont le principe est examiné dès les premières pages du Capital.

Aujourd’hui, même la masse écrasante du capital financier n’a pas aboli les effets immédiats de cette loi, et cela même sous les espèces du capital « fictif » qui ne le sont que tant qu’elles continuent de circuler dans leur sphère « naturelle » d’évolution du capital. Un trader habile qui thésaurise néanmoins prudemment une partie de ses gains aura certainement plus vite fait, à partir de cette fraction de valeur issue du capital « fictif », d’acquérir la berline de luxe de ses rêves que le petit artisan industrieux dans le secteur productif, la sienne. En sortant de l’usine, pourtant, les deux exemplaires identiques du même modèle de berline représentent exactement la même quantité de plus-value extraite du prolétariat industriel.

Le capitalisme financier est aujourd’hui la forme essentielle de domination du capitalisme. Elle n’en contient pas moins en elle-même toutes les formes antérieures qui ont abouti à sa formation. Le même trader achète aussi bien, avec ses gains, les produits d’un petit agriculteur indépendant sur un marché villageois ou un objet artisanal décoratif, sur le même marché.

La loi de la valeur ne sera évidemment pas abolie du jour au lendemain par le premier décret du pouvoir prolétarien. Non seulement elle continuera à se manifester sous diverses formes plus ou moins spontanées, mais la forme économique de transition, en rupture avec le capitalisme, continue elle-même d’être une évolution de sa forme.

La désuétude complète de la loi de la valeur n’est absolument assurée qu’avec la disparition du travail productif humain, comme nous le rappelle Marx dès les Grundrisse, en 1857. C’est à dire avec l’automatisation et la robotisation complète de la production, et même des services, pourrait-on ajouter, aujourd’hui.

D’ici là, seul un développement suffisant des forces productives à l’échelle mondiale, c’est à dire suffisant pour couvrir l’essentiel des besoins sociaux, ce qui est loin d’être le cas, permettrait d’en reléguer les effets au plan des vestiges sans incidences sociales réelles.

Mais pour la forme économique de la phase de rupture avec le capitalisme, Marx nous en donnait déjà le principe, dans les Grundrisse, à propos du rapport entre temps libre et temps de travail :

Seine Tendenz aber immer, einerseits disposable time zu schaffen, andrerseits to convert it into surplus labour. Gelingt ihm das erstre zu gut, so leidet es an Surplusproduktion, und dann wird die notwendige Arbeit unterbrochen, weil keine surplus labour vom Kapital verwertet werden kann. Je mehr dieser Widerspruch sich entwickelt, um so mehr stellt sich heraus, daß das Wachstum der Produktivkräfte nicht mehr gebannt sein kann an die Aneignung fremder surplus labour, sondern die Arbeitermasse selbst ihre Surplusarbeit sich aneignen muß. Hat sie das getan – und hört damit die disposable time auf, gegensätzliche Existenz zu haben –, so wird einerseits die notwendige Arbeitszeit ihr Maß an den Bedürfnissen des gesellschaftlichen Individuums haben, andrerseits die Entwicklung der gesellschaftlichen Produktivkraft so rasch wachsen, daß, obgleich nun auf den Reichtum aller die Produktion berechnet ist, die disposable time aller wächst. Denn der wirkliche Reichtum ist die entwickelte Produktivkraft aller Individuen. Es ist dann keineswegs mehr die Arbeitszeit, sondern die disposable time das Maß des Reichtums.

Mais sa tendance [du capital] est toujours de créer d’un côté du temps disponible, et, d’un autre côté, de le convertir en surtravail. S’il réussit trop bien dans la première entreprise, il souffre alors de surproduction et le travail nécessaire se trouve interrompu faute de ce que du surtravail puisse être valorisé par le capital. Plus cette contradiction se développe, plus il s’avère que la croissance des forces productives ne peut plus être enchaînée à l’appropriation de surtravail d’autrui, mais qu’il faut que ce soit la masse ouvrière elle-même qui s’approprie son surtravail. Lorsqu’elle a fait cela – et que, par là, le temps disponible cesse d’avoir une existence contradictoire, alors, d’un côté, le temps de travail nécessaire aura sa mesure dans les besoins de l’individu social, d’un autre côté, le développement de la force productive sociale croîtra si rapidement que, bien que la production soit désormais calculée pour la richesse de tous, le temps disponible de tous s’accroîtra. Car la richesse réelle est la force productive développée de tous les individus. Ce n’est plus alors aucunement le temps de travail, mais le temps disponible qui est la mesure de la richesse. 

 

C’est évidemment ce principe qu’il reprendra en 1875, dans la Critique du Programme de Gotha, même si sous la formulation en quantum de travail qu’il aura très précisément déjà exposé, entre temps, dans les toutes premières pages du Capital, à propos de la loi de la valeur.

Sur la question du principe économique de transition il y a donc également une très grande cohérence et continuité dans l’œuvre de Marx, n’en déplaise aux révisionnistes de tous poils, althusseriens ou non, et autres gauchistes et adeptes de la wertkritik.

La question qui se pose, en termes de forme économique en rupture avec le capitalisme n’est donc pas la rupture avec la loi de la valeur, mais avec sa forme immédiatement oppressive et dominante, à savoir, sa forme capitaliste financière.

Dans les métropoles impérialistes, qui sont elles-mêmes des pôles oppressifs pour d’autres peuples, d’autres nations, via leurs exportations de capitaux, et dans ces nations opprimées elles-mêmes, la situation peut présenter une différence dans le cas, pour ces dernières, de survivance éventuelle d’une bourgeoisie nationale résistante face à l’impérialisme.

Mais en aucun cas le développement du capitalisme financier dans ces nations ne peut représenter une forme de rupture avec le capitalisme, en substitution du capitalisme « national » antérieur ! Cela peut paraître être une sorte de Lapalissade, de truisme, mais le redire reste malheureusement nécessaire, au moins pour la gauche française, dont une partie encore relativement importante continue de légitimer le concept de « socialisme de marché », ou « économie de marché socialiste », version chinoise et/ou vietnamienne…

Dans les métropoles impérialistes, partout où domine le capital financier, le capitalisme monopoliste d’État est un instrument entre ses mains et il n’existe plus de bourgeoisie nationale telle qu’elle puisse y jouer le moindre rôle politique.

Directement ou non, c’est l’ensemble de l’économie de marché qui est contrôlée par le capital financier. Même la petite production dépend, en fin de compte, du capital financier pour son financement.

Une forme économique de transition ne supprime pas non plus pour autant l’ensemble de la petite production du jour au lendemain, et c’est donc là une autre survivance de la loi de la valeur, sous une autre forme que celle, proprement dite, de la rupture avec le capitalisme, telle qu’esquissée par Marx dans les Grundrisse et redéfinie avec plus de précision dans la Critique du Programme de Gotha.

Pour autant, cette survivance de petite production, de petit commerce, est bien un facteur potentiel de restauration du capitalisme, dans la mesure où elle constitue précisément également une survivance, même si débarrassée du capital financier, de l’économie de marché.

Le pouvoir de classe prolétarien, dans les premières années de la transition, se trouve donc confronté non seulement à la nécessité de développer une économie socialiste proprement dite, selon le principe marxiste de rupture anticapitaliste, mais aussi confronté à la nécessité de contrôler la survivance de la part résiduelle de l’économie de marché, c’est à dire à la nécessité de la réduire, bien évidemment, et non de la développer, comme germe potentiel de restauration du capitalisme.

La seule expérience à grande échelle que nous ayons de ce processus reste, que cela plaise ou non, celle de l’URSS de l’époque socialiste proprement dite, qui a pris fin avec la contre-révolution khrouchtchevienne, au milieu des années 50. La seule tentative de bilan de cette expérience reste celle, que cela plaise ou non, que Staline lui-même a esquissé en 1952, en vue de la préparation du 19ème et dernier Congrès du Parti Bolchevique.

Cela se trouve donc dans son dernier ouvrage sur ces questions :

Les problèmes économiques du socialisme en URSS

Il reste donc nécessaire de relire cet ouvrage à la lumière du matérialisme dialectique, et notamment en ce qui concerne la loi de la valeur et ses formes de survivances à l’époque du socialisme en reconstruction, dans les années immédiates d’après guerre.

Elles y sont de trois formes, essentiellement.

__La survivance de l’économie de marché proprement dite, essentiellement limitée aux marchés kolkhoziens.

__La survivance des échanges monétaires, eux mêmes sous deux formes :

_la distribution des biens de consommation.

_les échanges au sein de l’appareil productif, en vue de les rendre proportionnels en valeur-travail.

__Le développement d’échanges en nature, non-monétaires, entre kolkhozes et SMT (Stations Machines-Tracteurs), qui sont un pas en avant vers la réduction de la sphère monétaire et le recul de la prégnance de la loi de la valeur.

A cette étape la loi économique générale est celle du développement harmonieux et proportionnel entre forces productives et besoins sociaux. Elle repose donc nécessairement sur des échanges équivalents, entre producteurs, sur la base de la valeur-travail, que cela soit formalisé ou non sous forme monétaire. Le principe, l’essence de cette strate de développement économique est donc le stade correspondant d’évolution de la loi de la valeur décrit aussi bien dans les Grundrisse que dans la Critique du Programme de Gotha.

Il n’y a plus, et depuis longtemps, et même depuis Octobre 17, en réalité, plus aucune place pour le capitalisme financier dans l’économie socialiste.

Le secteur résiduel de l’économie de marché, celui des kolkhozes, ne laisse aucune place réelle à l’accumulation de capital, au-delà de l’épargne familiale et individuelle, restant en rapport des besoins sociaux.

On peut discuter à l’infini de l’efficience relative de la loi générale de l’économie socialiste, de ses divers défauts d’application, de la prégnance excessive de la bureaucratie, etc…

La victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie, après seulement dix ans de développement réellement entièrement socialiste, suite à l’échec de la NEP, est la preuve éclatante, à plus d’un titre, de son fonctionnement et de son potentiel énorme de développement, sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à l’échelle d’un pays-continent.

Pour venir complètement à bout de cet édifice économique de dix ans de développement socialiste, il a fallu plus de trois décennies aux révisionnistes khrouchtcheviens et à leur successeurs.

Ce qui n’empêche pas la mémoire populaire russe d’en avoir conservé le souvenir et de le manifester encore régulièrement à chaque occasion possible.

Chercher à comprendre les causes et les processus de la contre-révolution est donc plus que jamais une nécessité et peut donc contribuer à comprendre les nouvelles formes que peut revêtir le principe économique marxiste de transition dans le contexte actuel.

Pour autant, cela ne peut mener les marxistes-léninistes à abandonner le principe économique marxiste de transition lui-même au profit du capitalisme financier, même revêtu des habits faussement « rouges » des prétendus « socialisme de marché », « économie de marché socialiste », etc.

De plus, même les performances économiques de ce système, que l’on nous présente comme spectaculaires, mais en réalité étalées sur un demi-siècle, voir 70 ans, selon ses différents thuriféraires, n’ont donc absolument rien d’exceptionnelles, en fin de compte, mais surtout, ne représentent aucune forme d’alternative pour les autres peuples, sinon une soumission au capitalisme financier ainsi nouvellement constitué.

Et comme toute forme de capitalisme, même avec ce développement, celle ci a laissé en marge des centaines de millions de prolétaires, dans des conditions de pauvreté qui sont tout à fait équivalentes à celles des autres métropoles impérialistes, que ce capitalisme financier est en train de challenger, en tant qu’impérialisme émergeant.

Veut-on seulement contribuer au développement d’un nouveau pôle du capitalisme financier, un nouveau pôle d’exploitation du prolétariat, et en fin de compte, tôt ou tard, un nouveau facteur de guerre, ou bien veut-on enfin un développement économique qui réponde aux besoins sociaux du prolétariat, des classes populaires, et qui ouvre une perspective d’alternative à l’ensemble des peuples du monde, à leurs besoins sociaux essentiels encore loin d’être satisfaits? Telle est à nouveau la seule question qui se pose aux révolutionnaires, que ce soit en France ou ailleurs.

A ce propos, et comme illustration dialectique concrète, on peut citer cette image que fait Staline pour décrire le principe d’une utilisation contrôlée de la loi de la valeur:

« …avec le temps, avec le progrès des connaissances humaines, les hommes ayant appris à construire des barrages et des stations hydrauliques, on a trouvé moyen de détourner de la société les inondations qui paraissaient autrefois inéluctables. Bien plus : on a appris à museler les forces destructives de la nature, à les dompter pour ainsi dire, à faire servir la puissance des eaux à la société et à l’exploiter pour irriguer les champs, pour obtenir de l’énergie électrique. Est-ce à dire que l’on ait par là même aboli les lois de la nature, les lois de la science, que l’on ait créé de nouvelles lois de la nature, de nouvelles lois de la science ? Évidemment non. La vérité est que toute cette opération tendant à prévenir l’action des forces destructives de l’eau et à l’exploiter dans l’intérêt de la société, s’effectue sans que les lois de la science soient le moins du monde violées, changées ou abolies, sans que de nouvelles lois de la science soient créées. Au contraire, toute cette opération se fait sur la base exacte des lois de la nature, des lois de la science, car une violation quelconque des lois de la nature, la moindre atteinte à ces lois amènerait la désorganisation, l’échec de cette opération. »

Contribuer à la circulation des flux de capitaux financiers ou leur opposer la résistance d’un barrage révolutionnaire qui amènera un nouveau type de développement, enfin réellement au service de l’humanité, telle est l’alternative.

Mais les constructeurs de barrages ne se contentent pas non plus de connaître les lois de l’hydraulique. Ils doivent aussi tenir compte des strates géologiques sur les quelles leur ouvrage va s’appuyer et penser leur projet en fonction, tant architecturalement qu’en termes de matériaux disponibles. Leur ouvrage est en réalité à la rencontre de plusieurs « régions » de la connaissance et de l’expérience humaine. C’est en tenant compte, dans l’analyse de la situation du chantier, de l’ensemble des lois réelles de ces diverses « régions » de la science que leur projet pourra atteindre son but.

 

Luniterre

 

 

 

 

 

Du rayonnement quantique de l’œuvre de Marx!

 

 

 

Niels Bohr – 1922

 

 

A propos de nos derniers articles opposant la dialectique de Werner Heisenberg à celle d’Althusser, un lecteur nous écrit:

C’est très intéressant.

Un livre devenu introuvable sur le même sujet : les 6 articles de Niels Bohr, chez Vrin.

Il m’a semblé que le point de vue de Lénine sur la matière était celui de Bohr, qui répondait aux néopositivistes .

 

 

Ce qui nous amène à préciser encore notre point de vue >>>

 

Bonjour, camarade !

Effectivement, les réflexions de Lénine sur le matérialisme et la dialectique sont importantes pour éviter le confusionnisme qui se dégageait, déjà à cette époque, des interprétations idéalistes de l’évolution nouvelle de la physique au début du XXème siècle. Néanmoins, il faut bien constater également que par la force des choses elles ne peuvent précisément y répondre que dans les limites de la physique quantique encore dans ses balbutiements, fussent-ils géniaux, et déjà révolutionnaires, à cette époque.

La contribution fondamentale de Werner Heisenberg ne commence, pour sa part qu’en 1927, et la confirmation expérimentale de la « non-localité » est toute récente. Personnellement, le sujet a commencé à me passionner avec les expériences d’Alain Aspect, finalisées en 1982. Ma propre réflexion épistémologique d’autodidacte m’a alors amené à comprendre ces choses tout à fait à la manière du « Manuscrit de 1942 » dont à l’époque je ne soupçonnais même pas l’existence, et pour cause ! Découvert en France au tournant des années 2000, ce texte est donc évidemment resté important pour moi.

Dans la mesure où Heisenberg représente incontestablement une autorité compétente concernant les fondamentaux de la physique moderne, dont il est l’un des pères les plus éminents, ce texte continue donc effectivement d’influencer mon approche de la dialectique, et, me semble-t-il aujourd’hui, influence donc ma façon de lire Marx, et notamment, le Capital, évidemment !

C’est donc, je le suppose, ce qui crée le malentendu à la lecture de mes articles. Malentendu certainement irréductible par rapport aux développements, ou plutôt aux régressions, à mon sens, de la pensée « marxiste » actuelle en France…

Même si elle peut paraître avoir un prolongement idéaliste, dans sa conclusion de 1942, qu’il semble n’avoir pas développé par la suite, du reste, la pensée de Heisenberg constitue néanmoins une avancée considérable de la dialectique. Évidemment, Heisenberg n’était pas marxiste, bien que certains de ses biographes lui prêtent une phase « spartakiste » dans sa jeunesse. Mais Darwin ou Einstein ne l’étaient pas non plus, et pourtant, on ne saurait les exclure du champ de la dialectique, sauf à en faire un nouvel obscurantisme.

La question fondamentale reste le rapport entre la conscience humaine et la réalité objective, et même de savoir et définir ce qu’on entend par réalité objective. Évidemment cette problématique recouvre et inclut celle du rapport entre connaissance et réalité objective, au cœur même du débat « quantique » !

C’est donc bien la solution éventuelle que nous apportons à cette problématique, et même, à cette « double » problématique, qui nous permettra d’avancer dans nos analyses, et donc dans la solution des problèmes analysés, tant qu’à faire !

Évidemment, l’étude des simples contradictions, internes ou non, est d’un intérêt immédiat indispensable mais ne règle en rien la problématique la plus fondamentale de la nature intrinsèque des éléments en contradiction et de la connaissance que nous en avons.

Or aussi bien les développements de la science que l’expérience que nous avons dans notre pratique sociale quotidienne nous montrent que c’est bien là que réside la véritable difficulté, et qui, faute d’être surmontée, ne peut mener qu’à de nouveaux échecs, comme nous en avons tant connu ces dernières années, voire même, carrément accumulé, à vrai dire !

L’étude des contradictions, et même de la contradiction interne éventuelle de tel ou tel phénomène mène certes à en comprendre le mouvement immédiat et permet quelques adaptations tactiques, voire stratégiques à moyen terme, mais ne nous renseigne en rien sur la connaissance nécessaire en profondeur de l’essence des phénomènes, qu’il est particulièrement absurde de ramener à cette seule contradiction, fut-elle interne.

Même si l’essence de la dialectique peut être définie de manière simplifiée comme l’étude des contradictions, il ne s’en suit nullement pour autant que la contradiction soit par elle-même l’essence de tous les phénomènes.

Cette absurdité, qui fait de la contradiction l’essence de tous phénomènes aboutit donc soit à donner un statut ontologique à la contradiction elle-même, soit, si l’on lui refuse ce statut, à nier, par voie de conséquence incontournable, le statut ontologique de tout phénomène, et donc à retomber complètement dans l’idéalisme métaphysique le plus absolu !

En réalité il s’agit donc là d’une interprétation schématique, dogmatique, mécaniste et donc tout à fait fausse de la dialectique. Il semble évident, même chez Hegel, que la contradiction ne dépouille pas de leur essence les phénomènes en contradiction, même s’ils sont, précisément, d’essences contradictoires.

La contradiction interne elle-même procède de deux essences contradictoires au sein du même phénomène, et ne substitue nullement « l’essence de la contradiction » aux essences contradictoires en présence. Et la synthèse éventuelle produit bien une nouvelle essence du phénomène, ou un phénomène d’une nouvelle essence, et non pas, essentiellement, ni immédiatement, une nouvelle contradiction !

Le maoïsme, qui en arrive à réduire pratiquement la dialectique à la contradiction interne des phénomènes et l’essence des phénomènes à cette contradiction se situe donc d’emblée en dehors du champ du marxisme et même du matérialisme dialectique, pour rejoindre tout à fait celui de la métaphysique et de l’idéalisme. Le fait que l’on ait pu produire des milliers de pages pour accréditer une une telle idée au nom du marxisme est simplement un désastre écologique de plus pour notre époque…

Et bien évidemment, et même surtout, un désastre mental pour les « penseurs de gauche » qui s’en sont fait, et quelques uns encore aujourd’hui, les vecteurs!

Même chez Hegel l’étude des contradictions est un moyen de connaissance de l’évolution des essences en contradiction, et non une fin en soi. La connaissance ne se limite donc pas à la simple étude des contradictions, qui n’est précisément que le moyen d’étude et de connaissance des essences elles-mêmes, ainsi révélées, par le jeu des contradictions.

La science moderne, quant à elle, en nous révélant une multiplicité jusques là insoupçonnée des modes de l’être de la nature, ne nous a évidemment pas rapproché d’une conception moniste qui se dégagerait naturellement de l’ensemble comme une formulation scientifique globale de l’essence de l’Univers, une définition ontologique intégrant en un seul système de pensée l’ensemble des connaissance humaines. Non seulement il n’apparaît pas une telle conception ontologique déterministe globale de la nature, cohérente avec sa diversité nouvellement révélée, mais ces avancées de la science en repoussent même l’échéance éventuelle, voire même, en invalident la possibilité.

Pour autant, cela ne nous mène donc pas à revenir à une conception idéaliste du monde. La réalité du monde n’a pas besoin d’être entièrement déterministe pour exister en dehors de notre conscience humaine.

Ce qui s’éloigne radicalement de nous, avec l’émergence des nouvelles connaissances scientifiques, ce sont seulement les représentations entièrement déterministes du monde. Non pas parce qu’elles étaient incomplètes, mais bien parce qu’elles étaient fausses. Et si aucune n’a réellement dominé sur les autres, c’est bien parce qu’aucune d’entre elles n’était donc, par la force des choses, réellement opérationnelle.

Vouloir restaurer une conception néo-lyssenkiste de la nature, par exemple, comme certains le tentent encore au nom du « marxisme », c’est donc bien vouloir faire tourner à l’envers non seulement la roue de l’histoire sociale, mais c’est carrément revenir en arrière par rapport au développement des connaissances humaines, c’est carrément de l’obscurantisme, en fin de compte.

La conception lyssenkiste de la science soviétique est nettement l’un des facteurs essentiels du renversement du rapport de forces dans la lutte des classes en URSS, et si Staline a clairement commencé à en prendre conscience à partir de 1950, il semble que le mal était fait et que ses dernières tentatives, pour avisées qu’elles furent, et même apparemment et formellement réussies, au 19ème Congrès, n’ont donc pas permis de rétablir un rapport de force favorable au prolétariat, en profondeur.

Le lyssenkisme est resté une des bases idéologiques du khrouchtchevisme, et ce n’est donc pas un hasard !

Une représentation actuelle du monde, tel que « régionalisé », en termes d’agencement des connaissances humaines, par la dialectique de Werner Heisenberg, n’en reste pas moins une approche dialectique, et même une approche dialectique d’ensemble.

De plus, les connexions nomologiques qui relient entre elles différentes « régions » de la connaissance, comme la physique et la chimie, la chimie et la biologie, sont depuis longtemps déjà, du ressort de la science, et non pas spéculatives. Il n’y a pas de raison qu’elles excluent les nouvelles « régions » de la connaissance humaine et leur réalité intrinsèque dans la nature, comme le montre, par exemple, l’émergence d’une chimie quantique.

Une compréhension globale du monde peut donc rester opérationnelle si elle renonce à un dogmatisme absolument déterministe pour considérer d’un point de vue épistémologique les ensembles de connexions nomologiques propres à chacune des « régions » de la connaissance et les ensembles de connexions nomologiques qui les relient entre elles.

Comme le montre l’exemple de la chimie quantique, ces connexions nomologiques entre régions de la connaissance sont bien du ressort de la science et correspondent bien à une réalité objective, même si non entièrement déterministes.

Ces connexions nomologiques sont donc d’une importance particulière, du point de vue d’une épistémologie dialectique, en ce qu’elle sont le reflet historique de la structuration de la nature en strates de complexité concentriques au sens ou elles sont nécessairement incluses l’une dans l’autre par ces connexions.

Ce ne sont pas seulement des traces historiques qui restent comme vestiges purement symboliques, mais bien des connexions fonctionnelles qui marquent la persistance et la permanence de l’interaction entre strates d’évolution, au-delà et en sus de leurs connexions « régionales » spécifiques.

Néanmoins, il est clair que si une bonne compréhension dialectique de chaque « région » comprend également une approche des connexions « inter-régionales » il n’est pas pour autant indispensable à tout chimiste ou à tout biologiste de maîtriser les arcanes de la physique quantique pour être rationnellement opérationnel dans sa propre « région », même en termes de recherche, à moins, évidemment, d’avoir à travailler sur ces connexions « inter-régionales » elles-mêmes.

Si la physique des particules reste la strate de base commune à toute les autres, elle leur communique donc, dans une certaine mesure, ses propres relations d’indétermination, sans pour autant leur enlever leurs spécificités tant comme régions de réalité que comme régions de la connaissance humaine.

Du point de vue de la stratification historique de l’évolution des différentes régions de réalité de la nature, ce sont évidemment les connexions « inter-régionales » qui sont essentielles à la compréhension de l’ensemble. Ce sont elles qui sont aujourd’hui, en un sens, l’essence de la dialectique, bien plus que la simple formulation de l’évidence immédiate des diverses contradictions.

Cette approche épistémologique de la dialectique est fonctionnelle en ce qu’elle nous permet précisément, au-delà des contradictions immédiates, de saisir la permanence de l’interaction des strates d’évolution, y compris et surtout, dans le domaine social et économique.

Ce qui nous ramène donc directement au Capital de Marx, et à l’ensemble de l’œuvre de Marx, du reste, qui ne peut être lue, à cette lumière, que comme ce qu’elle est vraiment, en réalité, une étude de l’ensemble des strates d’évolution de la société, tant dans leur historicité générale que dans la permanence de leur interaction. Cet aspect essentiel de sa démarche est manifestement ce qui a amené Marx a quelques tentatives de prospection, qui, malgré l’indétermination inhérente au sujet, se sont en grande partie avérées pertinentes, et notamment, en ce qui concerne la loi de la valeur.

Pour ce qui nous concerne immédiatement, c’est bien une compréhension dialectique de cette loi, incluant donc la permanence historique plus que jamais actuelle des interactions entre strates d’évolution, qui peut nous aider à avancer à nouveau.

Non seulement la loi de la valeur continue à manifester ses effets dans le monde capitaliste actuel, mais elle s’y manifeste encore, à des degrés divers et dans des proportions variables selon les régions (géographiques, celles là!) sous toutes les formes de l’économie marchande héritées depuis l’aube des civilisations, et même depuis les premiers trocs entre tribus, dont le principe est examiné dès les premières pages du Capital.

Aujourd’hui, même la masse écrasante du capital financier n’a pas aboli les effets immédiats de cette loi, et cela même sous les espèces du capital « fictif » qui ne le sont que tant qu’elles continuent de circuler dans leur sphère « naturelle » d’évolution du capital. Un trader habile qui thésaurise néanmoins prudemment une partie de ses gains aura certainement plus vite fait, à partir de cette fraction de valeur issue du capital « fictif », d’acquérir la berline de luxe de ses rêves que le petit artisan industrieux dans le secteur productif, la sienne. En sortant de l’usine, pourtant, les deux exemplaires identiques du même modèle de berline représentent exactement la même quantité de plus-value extraite du prolétariat industriel.

Le capitalisme financier est aujourd’hui la forme essentielle de domination du capitalisme. Elle n’en contient pas moins en elle-même toutes les formes antérieures qui ont abouti à sa formation. Le même trader achète aussi bien, avec ses gains, les produits d’un petit agriculteur indépendant sur un marché villageois ou un objet artisanal décoratif, sur le même marché.

La loi de la valeur ne sera évidemment pas abolie du jour au lendemain par le premier décret du pouvoir prolétarien. Non seulement elle continuera à se manifester sous diverses formes plus ou moins spontanées, mais la forme économique de transition, en rupture avec le capitalisme, continue elle-même d’être une évolution de sa forme.

La désuétude complète de la loi de la valeur n’est absolument assurée qu’avec la disparition du travail productif humain, comme nous le rappelle Marx dès les Grundrisse, en 1857. C’est à dire avec l’automatisation et la robotisation complète de la production, et même des services, pourrait-on ajouter, aujourd’hui.

D’ici là, seul un développement suffisant des forces productives à l’échelle mondiale, c’est à dire suffisant pour couvrir l’essentiel des besoins sociaux, ce qui est loin d’être le cas, permettrait d’en reléguer les effets au plan des vestiges sans incidences sociales réelles.

Mais pour la forme économique de la phase de rupture avec le capitalisme, Marx nous en donnait déjà le principe, dans les Grundrisse, à propos du rapport entre temps libre et temps de travail :

Seine Tendenz aber immer, einerseits disposable time zu schaffen, andrerseits to convert it into surplus labour. Gelingt ihm das erstre zu gut, so leidet es an Surplusproduktion, und dann wird die notwendige Arbeit unterbrochen, weil keine surplus labour vom Kapital verwertet werden kann. Je mehr dieser Widerspruch sich entwickelt, um so mehr stellt sich heraus, daß das Wachstum der Produktivkräfte nicht mehr gebannt sein kann an die Aneignung fremder surplus labour, sondern die Arbeitermasse selbst ihre Surplusarbeit sich aneignen muß. Hat sie das getan – und hört damit die disposable time auf, gegensätzliche Existenz zu haben –, so wird einerseits die notwendige Arbeitszeit ihr Maß an den Bedürfnissen des gesellschaftlichen Individuums haben, andrerseits die Entwicklung der gesellschaftlichen Produktivkraft so rasch wachsen, daß, obgleich nun auf den Reichtum aller die Produktion berechnet ist, die disposable time aller wächst. Denn der wirkliche Reichtum ist die entwickelte Produktivkraft aller Individuen. Es ist dann keineswegs mehr die Arbeitszeit, sondern die disposable time das Maß des Reichtums.

Mais sa tendance [du capital] est toujours de créer d’un côté du temps disponible, et, d’un autre côté, de le convertir en surtravail. S’il réussit trop bien dans la première entreprise, il souffre alors de surproduction et le travail nécessaire se trouve interrompu faute de ce que du surtravail puisse être valorisé par le capital. Plus cette contradiction se développe, plus il s’avère que la croissance des forces productives ne peut plus être enchaînée à l’appropriation de surtravail d’autrui, mais qu’il faut que ce soit la masse ouvrière elle-même qui s’approprie son surtravail. Lorsqu’elle a fait cela – et que, par là, le temps disponible cesse d’avoir une existence contradictoire, alors, d’un côté, le temps de travail nécessaire aura sa mesure dans les besoins de l’individu social, d’un autre côté, le développement de la force productive sociale croîtra si rapidement que, bien que la production soit désormais calculée pour la richesse de tous, le temps disponible de tous s’accroîtra. Car la richesse réelle est la force productive développée de tous les individus. Ce n’est plus alors aucunement le temps de travail, mais le temps disponible qui est la mesure de la richesse. 

 

C’est évidemment ce principe qu’il reprendra en 1875, dans la Critique du Programme de Gotha, même si sous la formulation en quantum de travail qu’il aura très précisément déjà exposé, entre temps, dans les toutes premières pages du Capital, à propos de la loi de la valeur.

Sur la question du principe économique de transition il y a donc également une très grande cohérence et continuité dans l’œuvre de Marx, n’en déplaise aux révisionnistes de tous poils, althusseriens ou non, et autres gauchistes et adeptes de la wertkritik.

La question qui se pose, en termes de forme économique en rupture avec le capitalisme n’est donc pas la rupture avec la loi de la valeur, mais avec sa forme immédiatement oppressive et dominante, à savoir, sa forme capitaliste financière.

Dans les métropoles impérialistes, qui sont elles-mêmes des pôles oppressifs pour d’autres peuples, d’autres nations, via leurs exportations de capitaux, et dans ces nations opprimées elles-mêmes, la situation peut présenter une différence dans le cas, pour ces dernières, de survivance éventuelle d’une bourgeoisie nationale résistante face à l’impérialisme.

Mais en aucun cas le développement du capitalisme financier dans ces nations ne peut représenter une forme de rupture avec le capitalisme, en substitution du capitalisme « national » antérieur ! Cela peut paraître être une sorte de Lapalissade, de truisme, mais le redire reste malheureusement nécessaire, au moins pour la gauche française, dont une partie encore relativement importante continue de légitimer le concept de « socialisme de marché », ou « économie de marché socialiste », version chinoise et/ou vietnamienne…

Dans les métropoles impérialistes, partout où domine le capital financier, le capitalisme monopoliste d’État est un instrument entre ses mains et il n’existe plus de bourgeoisie nationale telle qu’elle puisse y jouer le moindre rôle politique.

Directement ou non, c’est l’ensemble de l’économie de marché qui est contrôlée par le capital financier. Même la petite production dépend, en fin de compte, du capital financier pour son financement.

Une forme économique de transition ne supprime pas non plus pour autant l’ensemble de la petite production du jour au lendemain, et c’est donc là une autre survivance de la loi de la valeur, sous une autre forme que celle, proprement dite, de la rupture avec le capitalisme, telle qu’esquissée par Marx dans les Grundrisse et redéfinie avec plus de précision dans la Critique du Programme de Gotha.

Pour autant, cette survivance de petite production, de petit commerce, est bien un facteur potentiel de restauration du capitalisme, dans la mesure où elle constitue précisément également une survivance, même si débarrassée du capital financier, de l’économie de marché.

Le pouvoir de classe prolétarien, dans les premières années de la transition, se trouve donc confronté non seulement à la nécessité de développer une économie socialiste proprement dite, selon le principe marxiste de rupture anticapitaliste, mais aussi confronté à la nécessité de contrôler la survivance de la part résiduelle de l’économie de marché, c’est à dire à la nécessité de la réduire, bien évidemment, et non de la développer, comme germe potentiel de restauration du capitalisme.

La seule expérience à grande échelle que nous ayons de ce processus reste, que cela plaise ou non, celle de l’URSS de l’époque socialiste proprement dite, qui a pris fin avec la contre-révolution khrouchtchevienne, au milieu des années 50. La seule tentative de bilan de cette expérience reste celle, que cela plaise ou non, que Staline lui-même a esquissé en 1952, en vue de la préparation du 19ème et dernier Congrès du Parti Bolchevique.

Cela se trouve donc dans son dernier ouvrage sur ces questions :

Les problèmes économiques du socialisme en URSS

Il reste donc nécessaire de relire cet ouvrage à la lumière du matérialisme dialectique, et notamment en ce qui concerne la loi de la valeur et ses formes de survivances à l’époque du socialisme en reconstruction, dans les années immédiates d’après guerre.

Elles y sont de trois formes, essentiellement.

__La survivance de l’économie de marché proprement dite, essentiellement limitée aux marchés kolkhoziens.

__La survivance des échanges monétaires, eux mêmes sous deux formes :

_la distribution des biens de consommation.

_les échanges au sein de l’appareil productif, en vue de les rendre proportionnels en valeur-travail.

__Le développement d’échanges en nature, non-monétaires, entre kolkhozes et SMT (Stations Machines-Tracteurs), qui sont un pas en avant vers la réduction de la sphère monétaire et le recul de la prégnance de la loi de la valeur.

A cette étape la loi économique générale est celle du développement harmonieux et proportionnel entre forces productives et besoins sociaux. Elle repose donc nécessairement sur des échanges équivalents, entre producteurs, sur la base de la valeur-travail, que cela soit formalisé ou non sous forme monétaire. Le principe, l’essence de cette strate de développement économique est donc le stade correspondant d’évolution de la loi de la valeur décrit aussi bien dans les Grundrisse que dans la Critique du Programme de Gotha.

Il n’y a plus, et depuis longtemps, et même depuis Octobre 17, en réalité, plus aucune place pour le capitalisme financier dans l’économie socialiste.

Le secteur résiduel de l’économie de marché, celui des kolkhozes, ne laisse aucune place réelle à l’accumulation de capital, au-delà de l’épargne familiale et individuelle, restant en rapport des besoins sociaux.

On peut discuter à l’infini de l’efficience relative de la loi générale de l’économie socialiste, de ses divers défauts d’application, de la prégnance excessive de la bureaucratie, etc…

La victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie, après seulement dix ans de développement réellement entièrement socialiste, suite à l’échec de la NEP, est la preuve éclatante, à plus d’un titre, de son fonctionnement et de son potentiel énorme de développement, sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à l’échelle d’un pays-continent.

Pour venir complètement à bout de cet édifice économique de dix ans de développement socialiste, il a fallu plus de trois décennies aux révisionnistes khrouchtcheviens et à leur successeurs.

Ce qui n’empêche pas la mémoire populaire russe d’en avoir conservé le souvenir et de le manifester encore régulièrement à chaque occasion possible.

Chercher à comprendre les causes et les processus de la contre-révolution est donc plus que jamais une nécessité et peut donc contribuer à comprendre les nouvelles formes que peut revêtir le principe économique marxiste de transition dans le contexte actuel.

Pour autant, cela ne peut mener les marxistes-léninistes à abandonner le principe économique marxiste de transition lui-même au profit du capitalisme financier, même revêtu des habits faussement « rouges » des prétendus « socialisme de marché », « économie de marché socialiste », etc.

De plus, même les performances économiques de ce système, que l’on nous présente comme spectaculaires, mais en réalité étalées sur un demi-siècle, voir 70 ans, selon ses différents thuriféraires, n’ont donc absolument rien d’exceptionnelles, en fin de compte, mais surtout, ne représentent aucune forme d’alternative pour les autres peuples, sinon une soumission au capitalisme financier ainsi nouvellement constitué.

Et comme toute forme de capitalisme, même avec ce développement, celle ci a laissé en marge des centaines de millions de prolétaires, dans des conditions de pauvreté qui sont tout à fait équivalentes à celles des autres métropoles impérialistes, que ce capitalisme financier est en train de challenger, en tant qu’impérialisme émergeant.

Veut-on seulement contribuer au développement d’un nouveau pôle du capitalisme financier, un nouveau pôle d’exploitation du prolétariat, et en fin de compte, tôt ou tard, un nouveau facteur de guerre, ou bien veut-on enfin un développement économique qui réponde aux besoins sociaux du prolétariat, des classes populaires, et qui ouvre une perspective d’alternative à l’ensemble des peuples du monde, à leurs besoins sociaux essentiels encore loin d’être satisfaits? Telle est à nouveau la seule question qui se pose aux révolutionnaires, que ce soit en France ou ailleurs.

A ce propos, et comme illustration dialectique concrète, on peut citer cette image que fait Staline pour décrire le principe d’une utilisation contrôlée de la loi de la valeur:

« …avec le temps, avec le progrès des connaissances humaines, les hommes ayant appris à construire des barrages et des stations hydrauliques, on a trouvé moyen de détourner de la société les inondations qui paraissaient autrefois inéluctables. Bien plus : on a appris à museler les forces destructives de la nature, à les dompter pour ainsi dire, à faire servir la puissance des eaux à la société et à l’exploiter pour irriguer les champs, pour obtenir de l’énergie électrique. Est-ce à dire que l’on ait par là même aboli les lois de la nature, les lois de la science, que l’on ait créé de nouvelles lois de la nature, de nouvelles lois de la science ? Évidemment non. La vérité est que toute cette opération tendant à prévenir l’action des forces destructives de l’eau et à l’exploiter dans l’intérêt de la société, s’effectue sans que les lois de la science soient le moins du monde violées, changées ou abolies, sans que de nouvelles lois de la science soient créées. Au contraire, toute cette opération se fait sur la base exacte des lois de la nature, des lois de la science, car une violation quelconque des lois de la nature, la moindre atteinte à ces lois amènerait la désorganisation, l’échec de cette opération. »

Contribuer à la circulation des flux de capitaux financiers ou leur opposer la résistance d’un barrage révolutionnaire qui amènera un nouveau type de développement, enfin réellement au service de l’humanité, telle est l’alternative.

Mais les constructeurs de barrages ne se contentent pas non plus de connaître les lois de l’hydraulique. Ils doivent aussi tenir compte des strates géologiques sur les quelles leur ouvrage va s’appuyer et penser leur projet en fonction, tant architecturalement qu’en termes de matériaux disponibles. Leur ouvrage est en réalité à la rencontre de plusieurs « régions » de la connaissance et de l’expérience humaine. C’est en tenant compte, dans l’analyse de la situation du chantier, de l’ensemble des lois réelles de ces diverses « régions » de la science que leur projet pourra atteindre son but.

 

Luniterre

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