anticapitalisme

Rôle des Banques Centrales: une reprise du débat!

 

https://www.meme-arsenal.com/memes/498030c99a0f41b9896c64f22abd13e7.jpg

 

 

Résistance Prolétarienne

ou Kollaboration de classe:

A chacun de choisir!

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/07/05/resistance-proletarienne-ou-kollaboration-de-classe-a-chacun-de-choisir/

 

 

A noter que l’article en lien ci-dessus, objet du présent débat, est lui même la suite d’une première partie du débat:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/07/03/proces-de-karlsruhe-coup-detat-des-banques-centrales-une-suite-au-debat/

Première partie qui faisait donc déjà suite à l’article sur le procès de Karlsruhe:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/04/5-mai-2020-retour-sur-une-tentative-avortee-de-contre-coup-detat-juridique-de-la-cour-constitutionnelle-de-karlsruhe-contre-la-bce/

 

 

 

 

Réponse de G.Bad à Luniterre sur ses derniers écrits

[NDLR: le lien ci-dessus en sous titre]

Tout d’ abord je ne partage pas ta conception de strates, le capitalisme se présente sous deux phases que Marx va appeler la domination formelle du capital puis la domination réelle qui est actuellement dominante (celle allant de la fin du XVIIIéme siècle au XXI éme siècle).Le capital dès le début vise son expansion mondiale et ne va pas se limiter à l’extorsion de la plus value sur le prolétariat des pays occidentaux. Ce que tu reconnais quelques lignes plus loin

« La base de l’élargissement de son capital reste la plus value, extorquée à la fois dans les métropoles et dans le tiers-monde, même si la part spéculative et « fictive » prend de plus en plus d’importance. »

Ensuite tu précises « La valeur globale réelle générée par le système n’est donc plus suffisante pour compenser l’endettement global, qui ne peut que s’accroître, sans espoir d’être revalidé ultérieurement par une création de valeur future. »

C ‘est le point fort de ton argumentation, mais aussi une autre manière de dire que la baisse du taux de profit ne peut plus être compensée par sa masse. Ce que je récuse encore à ce jour puisque le prolétariat mondial est toujours en expansion relative et principalement concentré en Asie. Voir sur le sujet mon article Réflexions sur la crise finale

La où je bute avec ton argumentation c’ est que tu démontres que l’effondrement est inévitable, puisque l’endettement global ne peut plus être compensé ( j’entends par la la masse de profit ).Encore faut il préciser qu’un effondrement financier n’ est pas un effondrement du capitalisme. Mais tu vas écrire :

« Il n’y a donc aucune chance que le système s’effondre spontanément sous la poussée de ses contradictions internes, même si elles restent multiples. Tout discours du type « millénariste » prédisant l’inéluctabilité d’une catastrophe économique, ou même, écologique (l’écologie, une arme idéale de « régulation » au service des BC), ne peut faire que contribuer à démobiliser le peu de conscience politique révolutionnaire qui reste dans la société, en remettant les tâches de la construction d’une force de combat politique à l’échéance de ce chimérique « effondrement », d’une part, et en désignant généralement, d’autre part, pour adversaire politique principal le prétendu « capitalisme ultra-libéral », alors qu’il ne représente d’ores et déjà plus du tout une cible centrale de pouvoir, qu’il a, de fait, d’ores et déjà perdu, de même que les Etats-nations, du reste, sauf de rares isolats « nationaux-bourgeois », dont la Russie ! »

Sur ce que tu avances ci dessus je suis d’ accord, mais c’est assez contradictoire avec ce que tu avances par ailleurs.

« Le rôle du crédit change donc nécessairement à ce stade actuel du capitalisme. Il ne constitue plus une anticipation de la valeur à accumuler ultérieurement par le capital financier, mais simplement une capacité à renouveler la dette.»

« Le rôle des banques « classiques », encore pourvoyeuses directes de crédit pour le capital financier se sépare donc définitivement du rôle des principales Banques Centrales, qui ont seule le pouvoir de renouveler en dernier ressort une dette qui ne sera validée que par une autre dette, éventuellement plus importante, comme le montre l’évidence de l’accroissement exponentiel de la dette mondiales ces dernières années. »

De cette séparation, tu nous places ton idée de strate, qui consiste à dire que le capital financier hégémonique se divise en banques classiques et Banques Centrales dont la seule fonction est de fabriquer de la dette pour rembourser de la dette et ce à l’infini. Que cette situation est le résultat qu’

« Au XXIème siècle, avec les mutations des technologies modernes, la base d’élargissement du capital sur la plus-value extorquée du travail vivant n’est plus suffisante pour couvrir l’endettement global du système. »

Que les banques centrales émanation des banques et du système de crédit soient engagées dans la création de dettes à l’infini, cela n’ a pas échappé au milieu économique , qui ne cessent de sonner le tocsin d’un tsunami financier : exemple Georges Ugeux ex N°2 de Wall street voir la note (1)

Que « La valeur globale réelle générée par le système n’est donc plus suffisante pour compenser l’endettement global » , cela reste à démontrer, mais je ne réfute pas cette option. Cependant il y a la Chine qui entre progressivement dans le système financier international et n’hésite pas a acheter de la dette souveraine. par contre je ne comprends pas ce que tu veux dire par

« au monopole ultra concentré des valeurs d’usage, qui n’est d’aucune rentabilité intrinsèque en termes de création de plus-value, mais ne peut survivre que sur la base d’une marge « bénéficiaire » entièrement fictive qui ne peut exister qu’en tant que fraction de la dette globale, et donc entièrement dépendante de la création monétaire permanente issue des banques centrales. »

La valeur d’usage c’ est le produit qui mis sur le marché se transforme en valeur d’ échange c’ est à dire une marchandise le monopole ultra concentré des valeurs d’usages c’ est quoi ?

 

G.Bad le 6 juillet 2020

 

Note

(1)« L’ancien numéro deux de la Bourse de New York est formel. Il faut se préparer à vivre une crise financière mondiale sans précédent avant la fin 2020. À 74 ans, l’actuel président et patron belge de la société de conseil Galileo Global Advisors, Georges Ugeux, tire la sonnette d’alarme et en décrypte les ressorts dans son dernier ouvrage « la Descente aux enfers de la finance »*.

Plus dévastatrice encore que celle qui a secoué la planète en 2008, cette crise serait cette fois non plus causée par les mauvais placements des banques mais par le niveau extrêmement élevé de l’endettement des États. Il nous explique ce qui lui fait craindre le pire.

Dix ans après la crise de 2008, qu’est-ce qui vous fait dire qu’on va dans le mur ?

GEORGES UGEUX. Depuis des années, les États ont pu s’endetter dans des conditions excessivement favorables et ne s’en sont pas privés. À tel point que des pays comme l’Italie, la France, les États-Unis et le Japon sont arrivés à niveau d’endettement qui n’est plus soutenable. Le montant de la dette publique mondiale s’élève désormais à 63 000 milliards de dollars (55 000 milliards d’euros) dont 10 000 milliards de dollars (8 800 milliards d’euros) émanant de l’Europe, 10 000 milliards de dollars du Japon et 22 000 milliards de dollars (19 000 milliards d’euros) des États-Unis… Au fur et à mesure que les taux d’intérêt augmentent -comme c’est déjà le cas-, les déficits budgétaires augmentent et menacent la notation de ces pays et leur capacité à se refinancer sans exploser. C’est arithmétique. C’est ce qui me fait dire que d’ici à fin 2020, nous allons vivre un tsunami financier. Ce qui est arrivé à Lehman Brothers, c’est lilliputien à côté de ce qui nous attend! »

Pendant que d’ autres se réjouissent

« Depuis le premier quantitative easing américain entamé en novembre 2008, le marché se réjouit de chaque crise, anticipant un réapprovisionnement imminent en punch pour que le bal continue.

Bruno Bertez l’écrivait le 30 mars :

« Vive les crises !  Plus elles menacent, plus elles sont nombreuses, plus elles sont profondes et plus les marchés financiers exubèrent, se réjouissent, font feu d’artifice car le remède est toujours le même : la distribution de liquidités et la mise des taux d’intérêt réels à zéro ».

Au Japon, la banque centrale s’est même distinguée en devenant fin mars l’actionnaire majoritaire de la moitié des sociétés cotées…

VERS LA FAILLITE DES BANQUES CENTRALES DE LA ZONE EURO

 

 

 

Réponse TML >>>

 

 

Bonjour, camarade!

 

Tu cherches désespérément, et on ne sait plus trop pourquoi, à te raccrocher aux branches d’une lecture dogmatique et figée, tant des classiques que de la réalité!

 

A propos du mythe de la base réellement solide de la croissance chinoise, je t’ai déjà pourtant signalé la réalité de ce fait que l’économie chinoise est globalement endettée, avant crise du covid, à 445% de son PIB, alors que l’endettement mondial en était à 322% de son PIB, et aujourd’hui, évalué à 342%!

 

Voilà donc pour:

 

« Que « La valeur globale réelle générée par le système n’est donc plus suffisante pour compenser l’endettement global » , cela reste à démontrer, mais je ne réfute pas cette option. Cependant il y a la Chine qui entre progressivement dans le système financier international et n’hésite pas a acheter de la dette souveraine. »

 

 

L’élévation constante du niveau de la dette mondiale, malgré les superprofits du capital financier, ce n’est pas une « option », camarade, mais un simple constat! Il est plus que temps d’ouvrir les yeux sur la réalité du monde actuel.

 

 

A propos de :

 « La valeur globale réelle générée par le système n’est donc plus suffisante pour compenser l’endettement global, qui ne peut que s’accroître, sans espoir d’être revalidé ultérieurement par une création de valeur future. »

Tu notes :

« C ‘est le point fort de ton argumentation, mais aussi une autre manière de dire que la baisse du taux de profit ne peut plus être compensée par sa masse. Ce que je récuse encore à ce jour puisque le prolétariat mondial est toujours en expansion relative et principalement concentré en Asie. Voir sur le sujet mon article Réflexions sur la crise finale  »

 

Malheureusement, à y regarder de plus près, ton article date déjà d’une vingtaine d’années en réalité, et le monde a encore évolué depuis…

D’autres études, plus récentes, sur l’évolution de la structure de la main d’œuvre montrent clairement et évidemment que le surgissement de nouvelles classes prolétariennes productives dans les pays émergents n’est précisément qu’une phase très provisoire de leur émergence, qui ne tarde pas à évoluer vers une structuration qui se rapproche inéluctablement et assez rapidement, de l’occidentale. Ce qui s’observe déjà en Chine, de façon assez manifeste, de plus !

(Note que cette question a déjà été traitée et documentée lors d’une polémique sur ce même sujet avec M. Bibeau, il y a quelques temps…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/09/08/social-chauvinisme-et-gauchisme-2-voies-actuelles-de-kollaboration-de-classe-avec-limperialisme/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/27/le-temps-des-mystificateurs-de-m-robert-bibeau-encore-une-perle-du-genre/         )

 

A propos de :

« Il n’y a donc aucune chance que le système s’effondre spontanément sous la poussée de ses contradictions internes,… », et donc à propos du « millénarisme » de la fin « spontanée » du capitalisme, tu affirmes :

« Sur ce que tu avances ci dessus je suis d’ accord,… »

Et pourtant, d’une manière générale, et dans ce mail lui-même, tu relayes des articles et des propos à tendance millénariste en ce qu’ils suggèrent nettement la possibilité, sinon même, la probabilité, d’une « crise finale » du système !

Il est donc absolument nécessaire, pour la clarté de ce débat, et si tu souhaites le poursuivre, que tu éclaircisses nettement ta position sur ce point. Ce qui peut quasiment se résumer, pour une fois, à une question binaire :

 

« Le système de domination de classe, qu’il soit capitaliste « classique » et/ou banco-centraliste, peut-il s’effondrer spontanément sous la seule pression de ses contradictions interne et des crises récurrentes qu’elles engendrent ? »

 

Réponse par OUI ou par NON :

 

Pour moi la réponse est clairement NON, et la logique de « résolution » des deux crises de 2007-2008 et de 2020 le montre suffisamment.

 

En un sens, tu sembles donc faire par avance une réponse « mitigée » par ce propos :

« La où je bute avec ton argumentation c’est que tu démontres que l’effondrement est inévitable, puisque l’endettement global ne peut plus être compensé ( j’entends par la la masse de profit ). Encore faut il préciser qu’un effondrement financier n’ est pas un effondrement du capitalisme. »

 

Alors que je ne démontre précisément rien de semblable, me bornant, en un sens, au simple constat que le système trouve désormais la solution de ses crises dans le renouvellement et l’accumulation « contrôlée » de ses dettes, et principalement, et même toujours, en dernier ressort, contrôlées par les Banques Centrales.

 

En 2018, alors que se profilait déjà la présente crise, et que la question du devenir des QE et autres « solutions non conventionnelles » n’était pas encore réglée, la question de l’évolution du système en cas de nouvelle crise se posait donc déjà pour les économistes lucides : fallait-il laisser crever un maximum d’entreprises, et même de banques d’affaires, pour régénérer les chances d’une nouvelle « croissance » après « assainissement » (…destruction massive) des « canards boiteux », ou fallait-il une nouvelle intervention des Banques Centrales et le creusement irrémédiable de la dette ?

Aujourd’hui, nous avons clairement la réponse, aussi improbable paraissait-elle encore en 2018 !

 

Et pourtant, nombre d’économistes s’interrogeaient, voire s’indignaient, à propos de la légèreté apparente avec laquelle les Banques Centrales ont favorisé la politique d’endettement général, tant publique que privé, durant toute cette décennie post-2008.

 

En réalité, on doit assez logiquement en conclure qu’eux, les banquiers centraux, avaient déjà la réponse à la question telle que posée en 2018, et même, probablement, bien avant, au sens où ils étaient parfaitement conscients de l’opportunité que la « solution » post-2008 de la crise leur avait fourni d’accroître démesurément leur pouvoir de contrôle sur l’économie.

 

Et si aucune opposition réelle, sur le terrain du « développement » économique n’a été possible pour mettre un frein à cette nouvelle dépendance du capital financier à l’égard de la dette, c’est bien parce que l’évolution des forces productives modernes est telle qu’elle ne leur en laissait tout simplement pas la possibilité.

 

A la différence des gauchistes, les banquiers centraux ont lu Marx, et notamment et singulièrement, ses Grundrisse !!!

 

La nature ayant horreur du vide, ils n’ont fait qu’occuper habilement la place que leur offre ce développement des forces productives modernes.

 

Du reste, tu parles d’une « masse de profit » qui aurait du « compenser l’endettement global », ce qui part précisément d’une confusion éventuellement fondamentale entre profit et plus-value. C’est évidemment l’accroissement de la valeur créée qui peut valider la dette et la « compenser », et non la seule « masse de profit », dont il n’est pourtant pas difficile d’observer et de comprendre qu’elle est de plus en plus en grande partie « fictive » et ne saurait donc, en fin de compte compenser aucun endettement supposé à vocation « productive ».

 

Avec l’automatisation et la robotisation, l’endettement « productif » peut l’être en termes de valeurs d’usage produites, mais évidemment pas, en proportion, et par définition, en termes de plus-value sur le travail productif humain qu’il a exclu, et donc pas non plus en termes de valeurs d’échange des produits du travail humain.

 

Encore une fois, le mieux est  de relire les Grundrisse à ce sujet, outre le fait que cela découle simplement de l’évidence et du bon sens.

 

Bien entendu, l’augmentation de la plus-value relative peut jouer, jusqu’à un certain point, un rôle de frein à la baisse tendancielle du taux de profit, mais jusqu’à un certain point seulement, qui est donc la réduction trop importante de la part du capital circulant sous la forme de la masse salariale du secteur productif. Re-Cf Marx, Grundrisse.

 

Ayant un passé lointain dans l’industrie automobile, j’y ai déjà vécu ce phénomène dès les années 70, avec l’apparition de lignes de production semi-automatisées.

 

Aujourd’hui, ont peut déjà poser comme cas de figure la situation d’une ligne qui se trouve être entièrement automatisée, alors que la veille, il lui fallait encore l’assistance d’une poignée réduite d’ouvriers…

Et pourquoi pas d’un seul, par exemple ?

Dira-t-on que la veille la « plus-value relative » extraite de ce dernier ouvrier avait finalement atteint des proportions exponentielles, alors que le lendemain la même ligne de production entièrement automatisée ne produit tout simplement plus aucune plus-value ?

Et alors que les voitures ainsi produites ont bien une valeur d’usage, déterminée par l’amortissement du capital fixe investi dans la machinerie. Re-Cf Marx, Grundrisse.

 

Ce qui répond, même si de manière simplifiée, à ta question sur « le monopole concentré des valeurs d’usage » : c’est le monopole d’une production d’où est pratiquement exclue toute part significative de travail productif humain, c’est-à-dire, évidemment, une production quasi entièrement automatisée et robotisée.

Je pense donc que tu devrais reprendre sérieusement l’étude des rapports entre valeur d’échange et valeur d’usage, à la base de la loi de la valeur, et surtout, tels qu’abordés dans les Grundrisse à propos de toutes ces questions.

 

Enfin, concernant les différentes phases du capitalisme, Marx en déterminait donc soit deux, soit trois, selon les critères abordés (*), mais il s’agit dans tous les cas d’une analyse historique, et non d’une prospective, et donc ta réponse ici me semble tout simplement hors-sujet.

 

Mais peut-être entends-tu par là remettre en cause le principe même d’un stade de développement particulier à l’impérialisme, tel que nous l’a expliqué Lénine ?

Là aussi, il faut nécessairement clarifier cette question pour la validité du présent débat.

Quoi qu’il en soit, le système banco-centraliste, qui s’achemine donc vers le monopole concentré des valeurs d’usage, est bien un nouveau stade du système de domination de classe.

Est-ce que l’on peut le qualifier de nouveau stade du capitalisme ? A vrai-dire, cela me parait être une question tout à fait futile : le fait est que ce système existe actuellement et se développe dans une relation dialectique avec le capitalisme financier monopoliste impérialiste, tel qu’il s’est formé et tel qu’il a évolué depuis le début du XXème siècle, et qui disparaîtra donc nécessairement dans ce processus, par la fusion-intégration du monopole de la production des valeurs d’usage et du système monétaire banco-centralisé, fusion indispensable à leur survie commune, en tant que système de domination de classe.

C’est la logique interne profonde de la situation actuelle.

 

A noter que le problème de la dette aura nécessairement tendance à se stabiliser, voire même, à devenir tout à fait caduque, à mesure que s’opère la fusion-intégration du système monétaire banco-centralisé et du monopole de la production des valeurs d’usage, l’ensemble « finançant », d’une manière ou d’une autre, et en dernier ressort, à la fois la production et la consommation.

 

Un tel système peut très probablement atteindre un degré de stabilité relativement supérieur au capitalisme monopoliste « classique » en assurant une production de valeurs d’usage correspondant à des besoins sociaux fixés arbitrairement assez bas et acceptés « culturellement » par les masses soumises à la propagande idéologique indirecte mais constante du système.

C’est ce que montre, quasiment grandeur « nature », la sinistre expérience du confinement, en termes de contrôle des populations prolétariennes.

 

Bien entendu, on ne peut tout à fait exclure une intervention politique consciente du prolétariat organisé, et bien évidemment, on la souhaite…

Mais elle ne peut se construire précisément que sur une analyse de l’évolution réelle du système, et non pas sur une masse de préjugés idéologiques accumulés, de plus, au cours des échecs des luttes précédentes.

 

Luniterre

 

( * https://www.cairn.info/revue-marche-et-organisations-2015-2-page-35.htm

 

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-inedit/kmcapI-6-2G.htm  )

 

 

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Bonsoir

 

Tu m indiques de relire les « grundrisse » je possède tous les documents en 10/18

1 chap de l’ argent, 2 chap du capital 3 chap du capital, question avons nous les mêmes références ?

 

GB

 

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Bonsoir, Camarade!

 

Une des rares qualités du courant wertkritik en France est d’avoir prétendu retourner au sens originel du texte de Marx, au delà des problèmes de traduction. Ils ont donc contribué, à leur manière, à une critique utile de la « gauche marxiste » française sclérosée et révisionniste dans son fond, et cela depuis très longtemps, sinon même, son origine.

 

http://www.palim-psao.fr/article-traduire-c-est-trahir-sur-les-traductions-a-utiliser-pour-lire-marx-118473952.html

 

Leur critère est néanmoins pourtant restrictif, puisqu’il porte sur l’aspect hégélien, selon eux, du texte de Marx, qu’ils considèrent comme éludé dans les diverses traductions, dont celle de Dangeville, jugée inutilisable par eux, et qui est semble-t-il à la base de l’édition 10-18 que tu possèdes.

 

Ne l’ayant pas moi-même, je ne peux, néanmoins, en juger.

 

Leur critique est également radicale en ce qui concerne l’édition « pléiade » de Maximilien Rubel, du Capital.

 

Compte tenu du nombre de références qui y sont faites, je me la suis procurée, et je peux te confirmer qu’elle n’est absolument pas fiable, au regard du texte original allemand, et même, en partie, carrément apocryphe!

 

Concernant les textes originaux et les meilleures traductions disponibles sur le net, il y a un maximum de liens regroupés ici:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/24/contre-la-vacuite-du-marxisme-universitaire-revenir-a-loriginal/

 

 

Concernant les Grundrisse, l’édition française la moins débile se trouve être:

 

https://editionssociales.fr/index.php/2018/10/05/marx-karl-manuscrits-de-1857-1858-dits-grundrisse/

 

Malheureusement indisponible sur le net.

 

Le « fragment sur les machines », qui concerne précisément notre débat, se trouve néanmoins en extrait important ici:

 

https://rosenoire.noblogs.org/fragment-machines/

 

 

Le texte original de Marx, dans ses œuvres complètes, se trouve ici:

 

https://marxwirklichstudieren.files.wordpress.com/2012/11/mew_band42.pdf

 

En édition séparée, avec une typographie plus moderne, ici:

 

http://dhcm.inkrit.org/wp-content/data/mew42.pdf

 

C’est à partir de ces deux sources que j’ai donc retraduit, aussi littéralement que possible, l’excellent passage sélectionné par le camarade Recocom pour illustrer son article:

 

https://agauchetoute75.jimdofree.com/

 

En cas de doute sur l’interprétation, la seule solution est d’en revenir à une traduction la plus littérale possible, compte tenu, évidemment, des différences structurelles entre les langues! Mais le marxisme n’étant pas un dogme, l’essentiel est de rester dans une approche rationnelle des problème, avec une démarche matérialiste dialectique.

 

Bien à toi,

 

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

 

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salut camarade

 

Pour te faire patienter un texte de 2002 sur l’impérialisme

Contribution:La question de l’impérialisme et la domination réelle du Capital.

http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2016/10/30/34498151.html

 

GB

 

 

Réponse TML >>>

 

Bonjour, camarade!

 

Ce très long texte répond donc nettement, sinon clairement, en raison de son confusionnisme intrinsèque, à la question de ta position sur le stade impérialiste du capitalisme.

 

Pour autant, il est effectivement intéressant en termes d’approche de la question sous l’angle évidemment essentiel de la loi de la valeur et des formes par lesquelles elle se manifeste à ce stade historique, qu’on le nomme « impérialisme » ou « domination réelle »…

 

Pour ma part je ne fais évidemment pas du tout la même lecture que toi de l’œuvre de Lénine. Je n’y vois donc en rien une contradiction sur le fond avec la loi de la valeur, mais bien précisément une approche particulière des formes par lesquelles elle se manifeste à ce stade d’évolution du capitalisme.

 

Les deux notions, « domination réelle », telle que tu la résumes au développement de la plus-value relative, et « impérialisme », en termes essentiellement d’exportation de capitaux à valoriser par le prolétariat des pays encore « arriérés » en termes de développement, ces deux notions, donc, ne sont pas identiques et si elles se recouvrent nécessairement, de manière dialectique, et donc en partie contradictoire, elles ne sont donc pas contradictoires de manière absolue, mais bien dans une relation dialectique entre elles.

 

Un autre intérêt de ce texte est également que tu tentes d’y aborder la question de la contradiction, assez évidente, mais peu étudiée, entre les notions de monopole et de libre concurrence. C’est évidemment une question caractéristique  de la compréhension dialectique des contradictions internes du capital et de son évolution actuelle de plus !

 

Pour ma part, et comme tu as pu le remarquer, du moins, je l’espère, je ne suis absolument aucune chapelle idéologique, mais simplement une approche matérialiste et dialectique du réel, c’est-à-dire partir de la simple constatation des faits bruts (…et souvent brutaux !) et d’en tirer simplement les conclusions qui s’imposent.

 

Concernant la validité des thèses de Lénine sur le rôle relativement « anti-impérialiste » des bourgeoisies nationales, je pars simplement de mon bref vécu à Cuba, par exemple, y compris et même surtout, parmi les couches relativement les plus pauvres de la population, à Santiago et dans ses environs : va donc proposer à tous ses gens de passer sous la férule « non impérialiste » donc, selon ta thèse, de l’Oncle Sam !  Ils savent très bien tout ce qu’ils ont à y perdre en termes de conditions de vie matérielle immédiates, sans même parler du reste, culturel et autre. Et cela, évidemment, malgré les difficultés et contraintes innombrables due à l’infamant blocus.

 

Comme le dit si bien Engels :

 

« La preuve du pudding, c’est qu’on le mange. »

 

Point barre.

 

Néanmoins, il reste évident que le nationalisme des bourgeoisies « résistantes » du tiers-monde ou autres (…Russie actuelle) ne mène évidemment pas « spontanément » au socialisme, mais inévitablement à l’une ou l’autre forme : nouvelle soumission de type comprador ou formation d’un nouveau pôle financier impérialiste.

 

C’est donc une forme particulièrement transitoire, instable et précaire du capitalisme, et avec encore toute une gamme de degrés d’évolution interne possible, avant de pencher d’un côté ou de l’autre.

 

Mais dans le rapport de force actuel, où le prolétariat est devenu inexistant politiquement, en tant que classe pour soi dotée de ses propres structures de lutte sociale et politique, si la reconstruction d’une force politique prolétarienne ne doit évidemment en rien être inféodée à quelque bourgeoisie nationale que ce soit, elle ne peut, néanmoins, rejeter complètement les possibilités éventuelles d’alliances tactiques sur des objectifs clairement ciblés.

 

Et notamment, face à l’émergence planétaire du banco-centralisme.

 

Sur le fond, considéré, donc, du point de vue de la loi de la valeur, la question essentielle qui ressort clairement de notre débat est bien celle de la limite de développement de la plus-value relative avec l’extension de l’automatisation et de la robotisation.

 

C’est la question qui conditionne la transformation inéluctable des monopoles reposants encore partiellement sur l’élargissement de la valeur d’échange (…des produits du travail humain) en un monopole ultra concentré des valeurs d’usage, issues de la production automatisée et robotisée à un niveau supérieur, excluant progressivement la quasi-totalité du travail productif humain.

 

Quoi qu’il en soit, et vu le peu de temps qui me reste à combattre encore, même si je suis, semble-t-il, un peu plus « jeune » que toi, je ne perdrais donc pas mon temps à ergoter point pour point, même les plus caricaturaux, de ce long pamphlet « anti-léniniste ».

 

Il te reste donc toujours à savoir si tu veux avancer sur l’analyse de fond de la situation actuelle et de l’évolution banco-centraliste inéluctable du système de domination de classe, quel que soit le nom que nous lui attribuons au final de ce débat.

 

Bien à toi,

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

Sur le même thème, outre les liens concernant directement le débat actuel, et mentionnés en tête de cet article, voir aussi:

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

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« LIQUIDITÉS »: L’éléphant au milieu du couloir… (Pour ceux qui ne veulent pas le voir!)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/28/liquidites-lelephant-au-milieu-du-couloir-pour-ceux-qui-ne-veulent-pas-le-voir/

(Avec deux vidéos)

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En veux-tu, en voilà…! En ce beau jour du 18 Juin 2020, 1300 Milliards d’€uros ont été distribués au guichet de la BCE… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/18/en-veux-tu-en-voila-en-ce-beau-jour-du-18-juin-2020-1300-milliards-deuros-ont-ete-distribues-au-guichet-de-la-bce/

Avec quelques éclaircissements sur le « mystère de la planche à billets »!

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Avant-Après : vers un « nouvel ordre monétaire mondial » ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/07/avant-apres-vers-un-nouvel-ordre-monetaire-mondial/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/06/destruction-creatrice-argent-magique-des-banques-centrales-le-diable-est-dans-la-valeur-dusage/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/01/les-500-milliards-de-la-merkel-et-leur-source-magique/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/05/le-cegetiste-et-larrosoir-a-milliards-une-fable-de-lere-post-covid/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/05/21/la-croix-et-la-banniere-ou-le-coup-detat-des-banques-centrales-pour-les-archi-nuls/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/04/22/demasqués-le-nouveau-pouvoir-des-faux-monnayeurs/

 

 

 

 

Hydroxychloroquine: le mot de la fin…???!

 

 

 

 

 

 

https://www.lyonmag.com/medias/images/thumb/460x345_angel-courtois.jpg

Guy Courtois :

“Didier Raoult avait raison sur 90% des points”

Gérard Angel et Guy Courtois – LyonMag.com

 

Guy Courtois, consultant en stratégie et auteur de l’ouvrage « Et si Didier Raoult avait raison ? », est l’invité ce mardi de Gérard Angel, dans les Coulisses du Grand Lyon.

Guy Courtois a passé une bonne partie de son confinement à étudier la crise sanitaire à travers le monde. Il s’est également penché sur ce qu’il appelle la méthode proposée du professeur Raoult : « Ce n’est pas une méthode révolutionnaire, c’est juste une méthode de bon sens. Cette méthode, c’est tout simplement protéger, tester, isoler les malades, ce qui n’a rien à voir avec le confinement et traiter avec tout ce que l’on sait de la science actuelle.« 

 

Pour le consultant, qui a mené une longue enquête à l’égard de l’infectiologue et professeur de microbiologie, ce dernier « avait raison sur 90% des points. On pense qu’il s’est trompé sur quelques petites choses mais dans la très grande majorité, il avait raison. » En détail, Guy Courtois relaye notamment l’alerte de Didier Raoult par le passé sur la possibilité d’une épidémie de grande ampleur en provenance de l’Asie, même s’il minimisait la gravité du virus : « Il avait déjà fait un rapport sur le bioterrorisme en 2003 où il expliquait 120 recommandations pour se préparer à une future épidémie. (…) Il y avait de nombreuses épidémies qui venaient d’Asie et qui ne se sont pas propagées dans l’Occident.« 

 

https://www.lyonmag.com/article/108885/guy-courtois-8220-didier-raoult-avait-raison-sur-90-des-points-8221

 

 

 

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

Crise et robotisation : De l’actualité des Grundrisse de Marx !

 

 

 

 

 

 

Crise et robotisation :

De l’actualité

des Grundrisse de Marx !

 

Un important article de « Recocom »

initialement paru sur  » Libérons-nous de l’esclavage salarié ! »

 

 

 

Les « Grundisse »

de Karl Marx

-Sur l’automatisation

et la robotisation

 

par Recocom

 

Ce texte de Karl Marx est très important à étudier pour comprendre l’évolution actuel du capitalisme à son stade impérialiste avancé, le développement de la robotisation et de l’automatisation, et déjà principalement sous l’emprise du pouvoir des Banques Centrales.

 

Pour Marx, la robotisation et l’automatisation apporteront, sous le socialisme, une libération supplémentaire des travailleurs en particulier pour les travaux pénibles.

 

Cela ne supprimera pas complètement le travail, mais donnera au travail un contenu plus technique, intellectuel, scientifique, artistique. Tous les travailleurs deviendront des personnes cultivées et à la pointe des innovations scientifiques pour le bien de l’être humain et dans le respect des équilibres écologiques (Les agrovilles permacoles de taille moyenne par exemple).

 

Ils permettront à tous de travailler moins et donc d’avoir plus de temps à consacrer à la vie de famille, à la culture, l’art et l’éducation, au sport, à la vie sociale et politique, etc.

 

A l’inverse, sous le capitalisme, cela va jeter un nombre exponentiel de travailleurs au chômage, les obligeant à vivre misérablement des « aides » sociales, d’un « revenu universel » permettant tout juste de survivre. Cela plongera les grandes masses dans une pauvreté sans nom tant sur le plan matériel qu’intellectuel, culturel et social.

 

L’économie capitaliste elle-même subira, à la fois progressivement et par crises brutales, comme celle de 2007-2008 et celle que nous venons de vivre, un profond changement. Cette mutation, en réalité, a donc déjà pris un tournant décisif depuis 2008, et s’est accentuée brutalement avec la « crise du covid » et le confinement.

 

Qu’est ce qui change donc réellement, dans l’évolution du capitalisme-impérialisme, avec l’automatisation, la robotisation de la production, et même des services ?

 

Sous le capitalisme-impérialisme traditionnel, ce qui apporte du profit aux actionnaires, c’est l’exploitation du travailleur. C’est le travail vivant qui crée de la valeur marchande.

 

La seule valeur d’échange qui sert réellement de base à l’élargissement du capital, c’est la valeur d’échange des produits du travail humain, du travail vivant.

 

Le capitaliste paye l’ouvrier ce qui est nécessaire au renouvellement de sa force de travail, dans un contexte social donné, en fonction duquel est évalué le salaire « minimum » et sur cette base, la grille hiérarchique des salaires.

 

Mais la valeur ajoutée directement par le travail humain à la production est toujours largement supérieure à la valeur de reproduction de cette force de travail.

 

Or c’est la totalité de la valeur produite que s’approprie donc évidemment le capitaliste, à travers la valeur marchande de la production.

 

Dans le prix des marchandises il y a donc à la fois les coûts des matières premières, les coûts d’amortissement des machines et autres frais, le salaire des travailleurs, et surtout, en fin de compte, la plus-value apportée par le travail humain.

 

Le capital ainsi accumulé reste dans ce cas basé sur du travail réel ! Et c’est la plus-value ainsi extorquée aux travailleurs qui est la composante essentielle des dividendes distribués aux actionnaires.

 

Avec l’automatisation et la robotisation, il en va tout autrement : progressivement, avec chaque avancée technologique, le travail vivant productif disparaît. Reste seulement du travail de conception, principalement, et d’entretien-réparation (bien qu’un jour, même ce type de travail pourra être aussi automatisé). Et donc la part de plus-value réelle tend à diminuer de plus en plus.

 

L’accumulation du capital n’est plus basée sur du travail humain réel, mais sur une marge de profit, en réalité de plus en plus fictive, à mesure des progrès de l’automatisation et de la robotisation.

 

Ce syndrome, très bien décrit par Marx dès ses Grundrisse, en 1857, ne se manifeste de façon palpable qu’à un stade suffisamment avancé de développement de l’automatisation

 

  • >> Lire à ce sujet le texte du camarade TML (PDF à télécharger) :

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

 

(Source :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/ )

 

 

 

La valeur d’échange basée sur le travail humain tend à disparaître, remplacée directement par la seule valeur d’usage, y compris et même d’abord, pour les produits qui sont absolument nécessaires à la survie sociale, à minima.

 

L’argent ne représentant de plus en plus que des valeurs fictives, c’est donc là qu’intervient le crédit dont les banques centrales sont toujours les pourvoyeuses, en dernier ressort. C’est en fin de compte le seul moyen qui permette au capitaliste de « retrouver » du profit, même si de plus en plus fictif !

 

On comprends donc que le pouvoir des Banques Centrales devient de plus en plus le cœur du pouvoir du système capitaliste au stade de l’automatisation et de la robotisation !

 

A la suite, un extrait de ce qu’en dit Marx dans ses « Grundisse »

 

Pour tous ceux et toutes celles qui on à cœur de se former et de se préparer à l’alternative révolutionnaire, ce texte des « Grundisse » est au même titre que « Le capital – livre 1 » un texte essentiel à étudier !

 

 

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MARX, GRUNDRISSE

 

 

SOURCES :

 

EXTRAIT PAGES 594-597

 

https://marxwirklichstudieren.files.wordpress.com/2012/11/mew_band42.pdf

 

EXTRAIT IDEM PAGES 611-615

 

http://dhcm.inkrit.org/wp-content/data/mew42.pdf

 

[ Traduction TML ]

 

 

 

« L’augmentation du pouvoir de productivité du travail et la plus grande négation du travail nécessaire, c’est la tendance nécessaire du capital, comme nous l’avons vu. La réalisation de cette tendance est la transformation du moyen de travail en machinerie. Le travail objectivé dans la machinerie entre en opposition matériellement contre le travail vivant comme puissance dominante et comme subsomption active entre eux, non seulement par l’appropriation du même, mais dans le processus de production réel lui-même ; non seulement par l’appropriation elle-même, mais dans le processus de production réel lui-même ; le rapport du capital en tant qu’activité de valorisation qu’il s’est approprié est dans le capital fixe, qui existe en tant que machinerie, en même temps que fixé en tant que rapport entre valeur d’usage du capital et valeur d’usage de la capacité de travail ; la valeur objectivée dans les machines apparaît également comme une condition préalable, alors que le pouvoir d’exploitation de la capacité de travail individuelle disparaît en infiniment petit ; à travers la production en masses énormes, qui est établie avec la machinerie, tout rapport au besoin immédiat du producteur et donc à la valeur d’usage immédiate disparaît du produit ; disparaît également du produit toute relation avec le besoin direct du producteur et donc avec la valeur d’usage direct ; dans la forme sous laquelle le produit est fabriqué et dans les proportions dans lesquelles il est produit, il est déjà établi qu’il n’est produit que comme porteur de valeur et sa valeur d’usage uniquement comme préalable à cela.

 

Le travail objectivé apparaît dans la machine elle-même directement non seulement sous la forme du produit ou du produit utilisé comme moyen de travail, mais de la force productive elle-même. Le développement du moyen de travail en machinerie n’est pas accidentel pour le capital, mais est la transformation historique des moyens de travail traditionnellement dépassés telle que de manière adéquate au capital transformé. L’accumulation de connaissances et de compétences, les forces productives générales du cerveau social, sont ainsi absorbés en capital vis à vis du travail et apparaissent donc comme une propriété du capital, et caractéristique du capital fixe, dans la mesure où il entre dans le processus de production comme un moyen réel de production. La machinerie apparaît donc comme la forme la plus adéquate du capital fixe et le capital fixe, dans la mesure où le capital est considéré dans sa relation à lui-même, comme la forme la plus absolument adéquate du capital. D’autre part, dans la mesure où le capital fixe est fixé dans son existence comme une valeur d’usage déterminée, il ne correspond pas à la notion de capital, qui comme valeur est indifférent à toute forme particulière de valeur d’usage et peut assumer ou abandonner chacune d’entre elles comme une incarnation indifférente. Selon cet aspect, selon la relation du capital au monde extérieur, le capital circulant apparaît comme la forme adéquate du capital face au capital fixe.

 

Dans la mesure où la machinerie se développe également avec l’accumulation des sciences sociales, et la force productive par dessus tout, ce n’est pas dans le travailleur, mais dans le capital, que le travail social général se constitue. La force productive de la société est mesurée par le capital fixe, existe en lui sous une forme concrète, et inversement la force productive du capital se développe avec ce progrès général, que le capital s’approprie gratuitement. Il ne s’agit pas ici d’entrer dans le développement de la machinerie en détail, mais seulement en direction du coté général ; dans la mesure où dans le capital fixe le moyen de travail, en ce qui concerne son côté matériel, perd sa forme directe et confronte matériellement le travailleur comme capital. Le savoir apparaît dans la machine comme étranger, en dehors de lui, et le travail vivant subsumé sous l’objectivation de son action indépendante. Le travailleur apparaît comme superflu, tant que son action n’est pas conditionnée par les besoins [du capital].

 

Le plein développement du capital n’a donc lieu – ou le capital n’a encore fixé le mode de production qui lui correspond – que lorsque le moyen de travail est non seulement formellement déterminé comme capital fixe, mais est supprimé dans sa forme directe et que le capital fixe apparaît comme machinerie dans le processus de production en face du travail ; l’ensemble du processus de production, cependant, n’est pas subsumé par le savoir-faire direct du travailleur, mais comme une application technologique de la science. D’où la tendance du capital à donner à la production un caractère scientifique et à réduire le travail direct à un simple moment de ce processus. Comme pour la transformation de la valeur en capital, l’approche du développement du capital montre que, d’une part, il suppose un certain développement historique donné des forces productives – et parmi ces forces productives aussi la science – et que d’autre part il les fait avancer et les renforce.

 

La mesure quantitative, dans laquelle, et l’efficacité (intensité), dans laquelle le capital en tant que capital fixe est développé, indiquent donc le degré auquel le capital en tant que capital, en tant que pouvoir sur le travail vivant, est développé et s’est soumis le processus de production en premier lieu. D’autre part, il exprime l’accumulation des forces productives objectivées et du travail objectivé. Mais si le capital dans les machines et les autres formes matérielles d’existence du capital fixe, comme les chemins de fer, etc. (sur lequel nous reviendrons plus tard) se donne seulement sa forme adéquate comme valeur d’usage dans le processus de production, cela ne signifie pas du tout que cette valeur d’usage – la machinerie en soi – soit du capital ou que son existence en tant que machine soit identique à son existence en tant que capital ; aussi peu que l’or a cessé d’avoir sa valeur d’usage comme or dès qu’il n’était plus argent. La machinerie ne perd pas sa valeur d’usage une fois qu’elle cesse d’être du capital. Du fait que la machinerie est la forme la plus appropriée de la valeur d’usage du capital fixe, il ne s’ensuit pas du tout que la subsomption sous le rapport social du capital soit le rapport social de production le plus approprié et le meilleur pour l’utilisation de la machine.

 

Dans la même mesure où le temps de travail – le simple quantum de travail – est posé par le capital comme seul élément déterminant la valeur, dans la même mesure disparaît le travail direct et sa quantité comme principe déterminant de la production – la création de valeurs d’usage – et il est réduit à la fois quantitativement à une proportion moindre et qualitativement comme moment certes indispensable, mais subalterne contre le travail scientifique général, l’application technologique des sciences naturelles d’une part, tout comme contre la force productive générale résultant de la division sociale dans la production totale – qui apparaît comme le don naturel du travail social (bien que produit historique). Le capital travaille donc ainsi à sa propre dissolution comme forme dominante de la production.

 

Si, d’une part, la transformation du processus de production d’un simple processus de travail en un processus scientifique qui soumet les forces de la nature à son service et leur permet ainsi d’agir au service des besoins humains apparaît comme une caractéristique du capital fixe par rapport au travail vivant ; si le travail individuel en tant que tel cesse d’apparaître comme productif, mais ne l’est que dans le travail commun subordonnant les forces de la nature, et que cette élévation du travail direct en travail social apparaît comme une réduction à l’impuissance du travail individuel face à la communauté concentrée représentée dans le capital, ainsi donc, d’autre part, le maintien du travail dans une branche de production par la coexistence du travail dans une autre apparaît comme une caractéristique du capital circulant. Dans la petite circulation, le capital avance au travailleur le salaire, qu’il échange contre des produits nécessaires à sa consommation. L’argent reçu par lui n’a ce pouvoir que si le travail est fait simultanément ; et ce n’est que si le capital s’approprie son travail qu’il peut lui donner son droit en argent sur le travail d’autrui [NDTML : son salaire].

 

 

Cet échange de son propre travail avec celui des autres n’apparaît pas ici donné et conditionné par la coexistence simultanée du travail des autres, mais par l’avance que le capital fait. Il apparaît comme une caractéristique de la partie du capital circulant qui est cédée au travailleur, et du capital circulant en général, que le travailleur peut réaliser le métabolisme nécessaire à sa consommation pendant la production. Il n’apparait pas comme le métabolisme de la force de travail simultanée, mais comme le métabolisme du capital ; c’est en conséquence que le capital circulant existe. Ainsi, toutes les forces de travail sont transposées en forces du capital ; dans le capital fixe, la force productive du travail (qui est définie hors de lui et existe comme indépendamment (substantiellement) de celui-ci) ; et dans le capital circulant, d’une part, du fait que le travailleur lui-même ait assumé les conditions de la répétition de son travail, d’autre part que l’échange de son travail par le travail coexistant d’un autre est posé, il apparaît donc que le capital lui fait les avances et, d’autre part, nécessite la simultanéité des branches du travail. (Ces deux dernières modalités font donc réellement partie de l’accumulation.) Le capital agit comme intermédiaire entre les différents travailleurs sous la forme du capital circulant. »

 

[Traduction TML]

 

Les « Grundisse » de Karl Marx – Sur l’automatisation et la robotisation, par Recocom

 

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/les-grundisse-de-karl-marx-sur-l-automatisation-et-la-robotisation-par-a193717736

Autre source plus récente:

https://agauchetoute75.jimdofree.com/

 

 

 

 

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Crime d’État: Covid-19, Rapport des Pompiers, le spectacle mortel du capitalisme en voie de banco-centralisation!

 

« …saturation du 15 : « Des requérants non-Covid en situation d’urgence vitale n’ont jamais eu de réponse et sont morts dans l’indifférence générale. Un vrai scandale! »

 Des patients infectés par le Covid-19 sont installés à bord d’un TGV médicalisé, ici en avril dernier à Paris, pour être évacués vers des hôpitaux en Bretagne. Des patients infectés par le Covid-19 sont installés à bord d’un TGV médicalisé, ici en avril dernier à Paris, pour être évacués vers des hôpitaux en Bretagne. AFP/Thomas Samson

 

Covid-19 : le rapport choc des pompiers sur la gestion de la pandémie

Dans un rapport interne que nous[Le Parisien, NDLR] dévoilons en exclusivité, les soldats du feu regrettent de n’avoir été plus mis à contribution face au virus, et fustigent une gestion trop centralisée et inefficace.

Par Damien Delseny et Jean-Michel Décugis

Le 4 juillet 2020 à 19h18, modifié le 5 juillet 2020 à 18h51

D’ordinaire les pompiers ne soufflent pas sur les braises. Mais leur retour d’expérience (Retex) sur la crise du coronavirus est rédigé au lance-flammes. Dans la synthèse que Le Parisien – Aujourd’hui-en-France s’est procurée avant sa transmission au ministère de l’Intérieur, la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France dresse un constat très critique de la gestion de la pandémie.

Visées au premier chef, les structures administratives du ministère de la Santé « lourdes et rigides », les agences régionales de santé (ARS) et le Samu. Sollicité le colonel Grégory Allione, président la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, confie qu’il s’agit d’un document de travail qui n’était pas destiné « à fuiter dans la presse ». Pour autant, il confirme le sentiment « d’un sous-emploi et d’une absence de prise en compte des capacités opérationnelles » de ses collègues au plus fort de la crise.

« Les pompiers c’est une force de 250 000 personnes réparties dans 7000 casernes sur tout le territoire. Nous sommes rompus à la gestion de tous les événements. On a fait face à l’H1N1 (virus de la grippe A), à la grippe aviaire, aux accidents industriels, aux attentats… A chaque fois, on s’adapte, et là le mot d’ordre c’était tout sauf les pompiers. Nous avons tendu la main à des administrations (NDLR : le ministère et l’administration de la santé) qui n’ont pas l’habitude de gérer des situations de crise. Rien dans leur organisation et leur culture ne les prédisposaient à assurer ce rôle. On ne demande pas à des musiciens qui ne répètent pas des gammes quotidiennement de jouer un concert. » Les « musiciens » visés apprécieront.

 

Trop de pilotes dans l’avion et pas de chef d’orchestre

C’est la première critique émise par les pompiers. « Pour être efficace la gestion d’une crise d’ampleur doit mobiliser un directeur unique, un commandant des opérations unique et des conseillers techniques. » Principes « bafoués » selon le rapport qui rappelle que dans un premier temps c’est la direction générale de la santé, donc le ministère de la Santé, qui a piloté la réponse de l’Etat face à la pandémie avant que le ministère de l’Intérieur ne rejoigne le dispositif.

« On a confié le rôle de commandant de crise à des conseillers techniques », regrette les pompiers. D’où, selon eux, un « travail en silo des administrations, un brouillage des décisions stratégiques ». Le rapport souligne aussi l’installation tardive du centre interministériel de crise le 17 mars rappelant que les « trois premiers cas recensés en métropole dataient du 24 janvier ».

Cette « lourdeur » dénoncée trouve selon les pompiers sa manifestation concrète dans le rôle joué par les agences régionales de santé (ARS) : « Elles ont répondu à ce pour quoi elles avaient été conçues : une administration de gestion comptable et financière du système de santé, mais aucunement préparées à la gestion des situations d’urgence. Elles ont semblé accaparées par la gestion du nombre de places en réanimation hospitalière et par les remontées statistiques. » Conclusion des pompiers, « plutôt qu’une crise sanitaire, cette crise a surtout été celle du leadership de la communication » conduisant à l’incompréhension des « acteurs de terrains, pompiers mais aussi médecins généralistes ».

Les évacuations par TGV : de l’esbroufe ?

Les images ont marqué la France au plus dur de l’épidémie. Des dizaines de patients transférés de la région Grand-Est ou de l’Ile-de-France vers des hôpitaux à Brest, Tours, Bordeaux ou Rennes dans des TGV médicalisés spécialement affrétés. Pour les promoteurs de ces opérations il s’agissait d’offrir une « soupape de sécurité » à des hôpitaux débordés. Réponse abrupte des pompiers dans leur Retex : « Pures opérations de communication et véritable esbroufe : était-il efficace de faire faire des centaines de kilomètres aux victimes alors que souvent il y avait de la place dans la clinique d’en face? ».

Les pompiers jugent le recours aux TGV médicalisés comme de « pures opérations de communication »./AFP/Thomas Samson Les pompiers jugent le recours aux TGV médicalisés comme de « pures opérations de communication »./AFP/Thomas Samson

Contacté, un médecin régulateur d’un Samu francilien juge lui que les évacuations étaient « obligatoires » : « Les services de réanimation étaient engorgés. Mais il est vrai que les cliniques privées auraient pu être mieux intégrées au dispositif. Elles étaient prêtes et n’ont pas toujours vu arriver de malades. »

Au-delà de l’impact des images, comme ce pont aérien mis en place à l’aéroport d’Orly, ce médecin y voit aussi un réflexe au discours présidentiel : « A partir du moment où Emmanuel Macron a lui-même employé le mot guerre certains ont effectivement déployé des moyens très spectaculaires alors qu’il y avait sans doute des réponses à proximité. »

 

Le 15 saturé

« Le 15 a montré son vrai visage : celui d’un numéro de renseignement, pas d’un numéro d’urgence. » La formule claque. Bien avant la crise les pompiers s’opposaient déjà au Samu sur la question du « numéro unique de santé ». Pendant la crise du coronavirus le rapport estime que « la décision du gouvernement d’orienter vers le 15 les appels des citoyens connaissant un doute sur leur état de santé a eu pour conséquences immédiates de saturer la réception et la régulation des appels ».

Le rapport estime que « la décision du gouvernement d’orienter vers le 15 les appels des citoyens connaissant un doute sur leur état de santé a eu pour conséquences immédiates de saturer la réception et la régulation des appels »./LP/Philippe de Poulpiquet Le rapport estime que « la décision du gouvernement d’orienter vers le 15 les appels des citoyens connaissant un doute sur leur état de santé a eu pour conséquences immédiates de saturer la réception et la régulation des appels »./LP/Philippe de Poulpiquet

Le document évoque un délai de réponse du Samu parisien de « 45 minutes », et du Samu 95 de « 37 minutes et trente secondes le 11 mars » et compare à l’Autriche où l’existence de deux numéros (un urgent et un non-urgent) a permis d’avoir un temps d’attente maximum de « 3 minutes et 26 secondes au plus fort de la crise ». Le rapport va même plus loin en évaluant les conséquences de la saturation du 15 : « Des requérants non-Covid en situation d’urgence vitale n’ont jamais eu de réponse et sont morts dans l’indifférence générale. Un vrai scandale! »

 

Les préfets oubliés et les Ehpad avec eux

Conséquence directe de la mainmise du ministère de la Santé sur la gestion de crise, « les préfets ont été relégués au second plan en raison d’une absence de dialogue avec les agences régionales de santé » déplore le rapport qui ajoute même que des « instructions ont été données aux ARS locales et aux directeurs d’hôpitaux de mettre un terme à toutes communications avec les préfets, privant ces derniers des informations nécessaires à la coordination des opérations de secours ».

 

Conséquence concrète d’après les pompiers, « l’oubli des Ehpad, laissant seules les collectivités territoriales face aux décès en nombre de nos aînés ». Défaillance confirmée par un médecin : « Face à des décès de masse, il est évident que les préfets ont plus de leviers pour effectuer des réquisitions notamment auprès des pompes funèbres. Nous l’avions vu lors de la crise liée à la canicule ». Conclusion du rapport sur ce point, « les événements ont été administrés plus que gérés conduisant à privilégier le contrôle sur la prise d’initiatives et de responsabilités des acteurs de terrain ».

Des pistes pour la prochaine crise

Le Retex des pompiers dresse aussi une liste de propositions pour « revoir notre modèle de gestion de crise » qui placerait, selon eux, le ministère de l’Intérieur comme « responsable de la conduite opérationnelle des crises. Sinon, le rapport propose une seconde option, « le rattachement des services de la protection civile au Premier ministre », comme en Italie ou la création d’un ministère ou d’un secrétariat d’Etat « chargé de la gestion des crises et des situations d’urgence » reprenant là l’exemple russe.

D’une manière plus générale, le Retex préconise de « renforcer l’articulation entre l’Etat central, les préfets de départements et les territoires ». En un mot : faire confiance aux acteurs de terrain et de proximité. « Toutes les leçons doivent être tirées du succès de la gestion du déconfinement dont les préfets et les maires ont été les pivots. »

Le ministère de la Santé a réagi dimanche à nos informations sur ce rapport, estimant que celui-ci « s’apparente plus à une plate forme de revendication qu’à un retour d’expérience ». Il justifie les évacuations de patients en réanimation, qui « ont été extrêmement précieuses, notamment en Île de France, à un moment où les capacités en réanimation risquaient la saturation ».

Le ministère « regrette qu’une crise comme celle du Covid et la très forte coopération de toutes les forces vives soient instrumentalisées pour refaire vivre le match des pompiers contre le Samu ».

https://www.leparisien.fr/faits-divers/covid-19-le-rapport-choc-des-pompiers-sur-la-gestion-de-la-pandemie-04-07-2020-8347386.php

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

 

Résistance Prolétarienne ou Kollaboration de classe: A chacun de choisir!

 

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Sur la question actuellement en débat, celle du rôle économique et politique des Banques Centrales, il y a clairement besoin d’une remise à plat sur les fondamentaux.

 

Si l’on considère que la dette mondiale continuera, pour l’essentiel, en termes de tendances durables, à se creuser, ce qui est, de plus, une évidence, au regard de l’évolution générale du système, il n’y a pas de doute sur le fait que le rôle des Banques Centrales est bien de compenser en permanence par des « injections de liquidités » le déficit de la valeur créée par rapport à l’accumulation des dettes.

 

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Même si une partie de la dette est remboursée de manière sporadique, le déficit, globalement, continue de se creuser, et la survie du système ne repose plus que sur la « régulation » opérée par les Banques Centrales, qui n’est donc plus essentiellement une anticipation de la valeur créée, sauf marginalement, mais principalement une régulation permanente du déficit global du système.

 

Dans la mesure où ce déficit ne peut que se creuser davantage encore avec l’automatisation et la robotisation de la production, le « libéralisme », « néo- », « ultra- », ou autre, est d’ores et déjà condamné par la nécessité de passer du monopole « classique », au sens léniniste du terme, des valeurs d’échange, au monopole ultra concentré des valeurs d’usage, qui n’est d’aucune rentabilité intrinsèque en termes de création de plus-value, mais ne peut survivre que sur la base d’une marge « bénéficiaire » entièrement fictive qui ne peut exister qu’en tant que fraction de la dette globale, et donc entièrement dépendante de la création monétaire permanente issue des banques centrales.

 

A terme, que les Banques Centrales prennent le contrôle des monopoles, ou que les monopoles prennent le contrôle des Banques Centrales, cela ne fait strictement aucune différence en termes de valeur : il n’existe pratiquement plus, à terme, dans le circuit économique, que la valeur fictive créée en permanence par la création monétaire des Banques Centrales.

 

La création de valeur réelle, sur la base du travail productif humain tendant à devenir inéluctablement de plus en plus marginale, et à terme, à disparaître quasi totalement, sauf peut-être au sens de la part de création « intellectuelle » qui ne sortirait pas encore complètement, espérons le, de l’IA !!!

 

La crise de 2007-2008, et encore plus, celle de 2020, montre que le système est parfaitement en mesure de contrôler l’ensemble de son évolution, et cela précisément à travers l’intervention permanente des Banques Centrales, que ce soit en termes de taux directeurs et/ou d’injections de liquidités, permettant, également et notamment, le contrôle du ratio endettement/capitalisation des monopoles actuels.

 

Il n’y a donc aucune chance que le système s’effondre spontanément sous la poussée de ses contradictions internes, même si elles restent multiples. Tout discours du type « millénariste » prédisant l’inéluctabilité d’une catastrophe économique, ou même, écologique (l’écologie, une arme idéale de « régulation » au service des BC), ne peut faire que contribuer à démobiliser le peu de conscience politique révolutionnaire qui reste dans la société, en remettant les tâches de la construction d’une force de combat politique à l’échéance de ce chimérique « effondrement », d’une part, et en désignant généralement, d’autre part, pour adversaire politique principal le prétendu « capitalisme ultra-libéral », alors qu’il ne représente d’ores et déjà plus du tout une cible centrale de pouvoir, qu’il a, de fait, d’ores et déjà perdu, de même que les Etats-nations, du reste, sauf de rares isolats « nationaux-bourgeois », dont la Russie !

 

Il y a donc un choix politique clair à opérer dès maintenant :

 

__Soit entreprendre de construire une force politique de résistance et de contre-offensive contre le pouvoir central réel du système, celui des Banques Centrales, avec une stratégie appropriée à cette réalité.

 

__Soit continuer à ergoter sur le « capitalisme monopoliste ultra-libéral », ou autre formule du genre, et sur les « catastrophes inéluctables », « Nème guerre mondiale » ou autre, qui « précipiteront sa chute », etc… , et, de ce fait, contribuer à déresponsabiliser et démobiliser les consciences, en limitant les perspectives aux actions de révoltes spontanées vouées non seulement à l’échec systématique, mais même directement aux manipulations, directes ou non, de la part du système, en vue de perfectionner sa propre régulation interne.

 

A chacun de choisir !

 

Luniterre

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

 

Procès de Karlsruhe, Coup d’État des Banques Centrales, une suite au débat!

 

Au 03/07/2020, mise à jour :

 

Une suite au débat !

 

A nouveau à propos du procès de Karlsruhe et de sa signification

 

Un nouvel échange à ce sujet avec le camarade Gérard Bad

[Pour mémoire, le lien vers l’article évoqué ici:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/04/5-mai-2020-retour-sur-une-tentative-avortee-de-contre-coup-detat-juridique-de-la-cour-constitutionnelle-de-karlsruhe-contre-la-bce/ ]

 

 

Reçu de Gérard Bad, le 09/06/2020 :

Bonsoir

je viens de lire le débat sur matière et révolution, les réponses qu’ils te font sont vraiment du bas de gamme « tu défends la propriété privée ». Ce que tu défends c’est ta propre démonstration sur le coup d’Etat mondial, sans en faire référence.

 je vais de ce fait retirer matière et révolution de mon blog, de plus ils confondent maoïstes et ML .

Bien à toi 

Je te prépare une nouvelle réponse

Reçu de Gérard Bad, le 12/06/2020

A propos de Karlsruhe contre la BCE.

Réponse à Luniterre le 12 juin 2020

Comme il m’est difficile de comprendre ou tu veux en venir, je vais me baser sur cet extrait de ton texte pour un début de réponse.

« Entre les différentes strates de la bourgeoisie s’est opérée une nouvelle hiérarchisation, déjà depuis 2008, en réalité, mais qui s’est donc définitivement confirmée à l’occasion de cette « crise du covid ». Le statut d’ « indépendance » des Banques Centrales a définitivement cessé d’être une fonction de « régulation » formellement « neutre » pour devenir une force de direction économique, sociale et politique, et en dernière analyse, celle du pouvoir politique réel dans le monde du XXIème siècle. » Luniterre

Qu’il y est des remises en cause des hiérarchies au niveau international , ce n’ est pas une nouveauté et au final elles sont souvent d’ ordre militaire. Mais allons y pour une nouvelle hiérarchie au sein du capital financier. Tu parles de l’ indépendance des banques centrales, celles de l’ UE ont perdues leur capacité de frapper la monnaie au profit de l’ EURO, tous sont d’ accord pour avoir confier cette supra nationalité à la BCE qui elle même bien que formellement indépendante est sous le contrôle de la BRI. Le jugement rendu par la cour Constitutionnelle Allemande CCA sur le programme de la BCE Public Sector Purchase, n’est que la finalisation de la crise ayant secoué en 2010-12 la zone euo. Ce sont les conservateurs allemands rivés au traité de Maastricht (monétariste) qui refusaient les « innovations institutionnelles » visant à sauver l’ euro.

Ce que refuse la CCA s’ est la mutualisation du passif de certains Etats-membres. Au final seule la Cour de Justice de l’ Union Européenne CJUE est habilité à juger de la situation. Rendre un jugement contraire à celui de la CJUE et ordonner à la Bundesbank de ne plus participer au PSPP et de revendre les titres de dette publique allemande cela revient à faire éclater l’ UE, ce que ni Merkel ni les pays bas veulent pour les raisons invoquées par Thierry Breton.

« Grâce au marché unique européen, l’Allemagne réalise 50 % de ses exportations, donc s’il n’y a pas de marché unique, il n’y a pas d’industrie allemande, a déclaré Thierry Breton, le commissaire européen chargé du marché intérieur.

« Pour les Pays-Bas, c’est plus de 60%. Sans le marché unique, leur industrie va mourir », a-t-il renchéri dans une interview accordée aux chaînes grecque MEGA TV et portugaise Expresso.

« Le marché intérieur ne peut être maintenu si nous ne sauvons que quelques industries d’un ou deux États membres. Nous sommes tous dans le même bateau et pour nous, ce bateau c’est l’Europe », a-t-il souligné. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com) »

https://www.euractiv.fr/section/lactu-en-capitales/news/thierry-breton-sans-le-marche-unique-les-industries-allemandes-et-neerlandaises-sont-condamnees/

En définitive la démarche de la CCA aura été révélatrice d’un conflit au sein de L’ Etat fédéral obligeant A Merkel et O.Scholz à témoigner en faveur de la BCE. Scholz a par ailleurs assuré ses collègues de l’Eurogroupe qu’une solution serait trouvée pour permettre à la Bundesbank de continuer à participer aux programmes de la BCE. En ouvrant donc ce conflit au sein de l’Etat allemand, la CCA oblige le gouvernement fédéral à se positionner encore plus clairement en faveur de la BCE.

Le plus important il me semble, ce n’ est pas de reprendre cette idée à la Zemmour et autres que l’ indépendance nationale est bafouée et d’opposer la nation aux oligargies finançières mondialistes. Le capitalisme n’ a pas de patrie, et le prolétariat non plus. Par contre ce qui nous intéresse c’ est de savoir sur qui va retomber la note du PSPP.

Et pour conclure une petite citation

 « La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’état qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. » (K. Marx T 1 p 721 du Kapital éd. Moscou)

Dette publique qui aujourd’hui est considérée comme une valeur refuge, pour le capital puisque cette dette est garantie par l’ Etat .

« Si bien que le peuple doit servir de garantie à ses oppresseurs vis-à-vis des gens qui prêtent leur argent pour qu’on lui coupe le cou à lui, peuple. Cette dette figure sous diverses rubriques, suivant que le taux d’ intérêt est de 3,3 ½ ou 4 0/0. » ( K. Marx People’s Paper, 16 avril 1853.)

G.Bad le 12 juin 2020

 

 

Réponse TML :

 

Bonjour, camarade !

J’apprécie évidemment que tu rejettes les déformations effectuées par le site trotskyste « matière et révolution », qui ne ressortent pas du débat, mai bien uniquement de la mauvaise foi, comme c’est généralement le cas avec les trotskystes.

Pour autant, tu me dis : « il m’est difficile de comprendre ou tu veux en venir »

Je pense avoir pourtant encore précisé mon analyse avec la dernière synthèse :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

Texte que tu as du recevoir, depuis.

Néanmoins, et présumant de ta bonne foi et de ton incompréhension non feinte, qui semble effectivement ressortir de ce mail du 12/06/2020, je vais donc tenter de reprendre les principaux points correspondants à ton incompréhension.

Tout d’abord, la question « où je veux en venir ? » : la réponse, en termes d’arrières pensées, est « nulle part », dans la mesure où je me borne d’abord à constater et à admettre tout simplement la réalité telle qu’elle est et telle qu’elle évolue, avant de l’analyser.

Le premier constat est que la dette mondiale s’est considérablement accrue, entre 2008 et 2020, et donc que globalement la « croissance » a en réalité totalement disparu, sauf à établir des statistiques partielles et ad-hoc en vue d’en détecter une faible trace, relative, et inexistante, en réalité, en tant que force de développement du capital, dans la masse de l’économie mondiale.

C’est donc la base même de l’élargissement du capital qui continue de se réduire, alors que les forces productives continuent néanmoins à se moderniser et à se développer.

La clef de ce mystère réside donc bien dans la dissociation qui s’opère entre valeur d’usage et valeur d’échange, à mesure que progressent l’automatisation et la robotisation de la production, et même des services.

C’est typiquement un stade de développement des forces productives décrit par Marx dans ses Grundrisse, à ce propos.

Il n’est donc pas utile ni pertinent de recourir aux propos de Marx sur la dette publique de son temps, qui est encore celui des débuts du capitalisme industriel, dans sa phase pré-impérialiste.

Depuis Marx il y a donc une nouvelle strate de la bourgeoisie qui s’est développée et a pris le dessus sur la strate des capitalistes industriels proprement dits, ceux des premières heures de la « révolution industrielle ». C’est la strate des monopoles et du capitalisme financier.

Une strate qui bien évidemment n’hésite pas à avoir recours au financement à crédit et à la dette publique, mais toujours avec l’objectif de l’élargissement du capital sur la base de la plus-value issue du secteur productif.

Dans ce contexte, désormais révolu , l’endettement, tant public que privé, reste encore une anticipation de la valeur à créer dans le secteur productif, qui doit donc à la fois couvrir la dette et élargir le capital total, in fine.

Dans le contexte actuel c’est l’ensemble de la dette, publique et privée, qui est désormais centralisée, précisément, par les grandes Banques Centrales, même si par des chemins aussi divers que variés dans leurs détours, et parfois tout à fait directs, de plus.

C’est donc l’ensemble du fonctionnement de l’économie qui dépend du bon vouloir des Banques Centrales.

Tu parles de « valeur refuge » pour la dette publique, alors qu’il faut seulement parler de « valeur transitoire », vu que la dette publique est rachetée, en dernier ressort, par les Banques Centrales !

Tu reprends les citations de mon article sur le procès de Karlsruhe sans en comprendre le sens réel : il y a une fraction importante du capital allemand qui détient des forces productives encore productrices de plus-value au sens classique du terme, du moins le croit-elle…

En effet, sous la poussée de la concurrence internationale elle est bien obligée de moderniser et de robotiser ses usines. Du moins, elle n’entend pas lâcher aussi facilement son pactole et mène un combat d’arrière-garde, comme tu le soulignes toi-même, mais pas forcément pour les bonnes raisons.

En effet, l’écoulement de sa production, même chargée de plus-value potentielle, a besoin de marchés solvables pour se réaliser. Et cela ne se trouve pas en dehors d’un soutien monétaire, par l’endettement auprès de la BCE, des pays potentiellement clients…

Cette fraction allemande doit donc sacrifier une bonne partie de sa plus-value sur l’autel de la dette…

Elle le sait très bien, en fait, mais voudrait donc pouvoir garder un certain « contrôle », sinon un certain pouvoir, dessus.

Car le pouvoir réside désormais dans le contrôle de la dette, qui est le véritable pouvoir de contrôle et de décision concernant les forces productives, et non plus dans l’accumulation du capital, qui n’est que relative, transitoire, et soumise à la dette.

C’est donc, au sein des Banques Centrales et dans leurs réseaux de relations, une nouvelle strate de la bourgeoisie qui se distingue du capitalisme financier classique en ayant acquis la maîtrise complète et absolue du système via la dette, et tout à fait indépendamment de la « rentabilité » au sens classique, de cette dette, qui se trouve donc désormais renouvelée à l’infini et au bon vouloir de cette nouvelle classe dominante.

Elle reste liée à la classe capitaliste financière classique, dont elle est issue, par de multiples liens d’intérêts, évidemment, mais elle la domine sur tous les plans, et c’est bien ce qu’illustre le procès de Karlsruhe.

Il ne s’agit donc pas, pour les prolétaires, de s’allier avec la classe capitaliste financière déchue, même si elle perd effectivement là ses dernières prérogatives « nationales », mais bien de comprendre que la source du pouvoir économique réside désormais dans la capacité de contrôler le crédit.

Dans une économie de transition se formant à ce stade de développement des forces productives, il faut donc tenir compte que l’on ne peut plus raisonner et planifier simplement sur la base classique de la valeur d’échange, mais que l’on doit tenir compte de la part de plus en plus grande de valeurs d’usage circulant en tant que telles, car issues de la production automatisée et robotisée.

Le contrôle du crédit est la première étape pour opérer une répartition des forces productives correspondant aux besoins sociaux, et une répartition adaptée de la production et des services, également.

C’est donc toujours en ce sens que la transition révolutionnaire socialiste conserve un caractère « national » au sens du Manifeste du Parti Communiste :

« Den Kommunisten ist ferner vorgeworfen worden, sie wollten das Vaterland, die Nationalität abschaffen. Die Arbeiter haben kein Vaterland. Man kann ihnen nicht nehmen, was sie nicht haben. Indem das Proletariat zunächst sich die politische Herrschaft erobern, sich zur nationalen Klasse erheben, sich selbst als Nation konstituieren muß, ist es selbst noch national, wenn auch keineswegs im Sinne der Bourgeoisie. » ( http://www.mlwerke.de/me/me04/me04_459.htm#Kap_II)

« Les communistes ont également été accusés de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur prendre ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat doit d’abord conquérir le pouvoir politique, s’élever au rang de classe nationale, se constituer lui-même en tant que nation, il est encore lui-même national, même si en aucune manière dans le sens de la bourgeoisie. »

En 1888 Engels proposait une variante de ce passage, qui, à mon avis, en éclaire précisément le sens, c’est à dire le caractère de classe du pouvoir « national » ainsi nouvellement constitué :

Engels 1888 _ « Den Kommunisten ist ferner vorgeworfen worden, sie wollten das Vaterland, die Nationalität abschaffen. Die Arbeiter haben kein Vaterland. Man kann ihnen nicht nehmen, was sie nicht haben. Indem das Proletariat zunächst sich die politische Herrschaft erobern, sich zur führenden Klasse der Nation erheben, sich selbst als Nation konstituieren muß, ist es selbst noch national, wenn auch keineswegs im Sinne der Bourgeoisie. »

« Les communistes ont également été accusés de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur prendre ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat doit d’abord conquérir le pouvoir politique, s’élever comme classe dirigeante de la nation, se constituer lui-même en tant que nation, il est encore lui-même national, même si en aucune manière dans le sens de la bourgeoisie. »

En espérant t’avoir apporté quelques éclaircissements complémentaires, et qui t’aideront à comprendre la situation nouvelle qui vient de prendre corps avec cette « crise du covid », révélatrice d’une mutation déjà opérée largement depuis 2008, en réalité.

Luniterre

 

Au 03/07/2020,

une suite au débat !

 

 

Réponse à Luniterre

( son texte du 18 juin 2020)

Par Gérard Bad

« Malgré quelques efforts à vouloir te comprendre je reste sur ma faim. Tu prétends

« Depuis Marx il y a donc une nouvelle strate de la bourgeoisie qui s’est développée et à pris le dessus sur la strate des capitalistes industriels proprement dits, ceux des premières heures de la « révolution industrielle ». C’est la strate des monopoles et du capitalisme financier. »

C ‘est l’ analyse classique de l’ hégémonie du capital financier, de ses banques centrales et de la BRI ce nid de financiers ayant la main mise sur une grande partie de l’ économie mondiale. La fameuse « financiarisation de l’ économie » qui indigne tout un pan d’ économistes et de réformateurs du capitalisme ( Attac Alternative économique… ) Tous veulent un capitalisme épuré des ses tares.

Il ne leur vient pas à l’esprit de chercher à comprendre pourquoi ce sont les mouvements de l’argent qui leur imposent ses propres lois. C’est que, pour eux, l’argent est une chose naturelle, comme s’il était évident que les travaux des hommes doivent être ainsi représentés et socialisés. Aussi, ils ne cherchent pas à supprimer l’argent, mais proposent seulement de contrebalancer sa puissance, par une autre, celle de l’État. Ils exigent sans cesse qu’il exerce son pouvoir sur l’argent, ou plus généralement, sur « l’économie », Saint Simon est de retour.

Ce qui revient à proposer de renforcer une forme de domination sur les hommes au prétexte d’en combattre une autre. Cela est d’autant plus ridicule que l’État reste complètement impuissant à maîtriser la « finance » puisque c’ est la finance qui contrôle les états. la Banque des règlements Internationaux supervisant l’ensemble comme étant la Banque des banques centrales.

Si vous avez un doute sur le sujet, prenons l’ exemple du « trou de la sécu » ce dernier était par le truchement de la CADES devenus un produit financier classé trois A, une assignation sur les salaires, retraites,les chômeurs,les allocations… La CRDS contribution au remboursement de la dette sociale se chargeant d’ alimenter le capital financier . Les remboursements du trou la sécu étant toujours reportés.

La ponction de la CRDS devait prendre fin en 2008, nous sommes en 2020 quelle est donc la situation. Voici un extrait d’un communiqué du gouvernement :

« Tous les signaux sont au vert. Initialement prévu à hauteur de 2,2 milliards d’euros cette année, le déficit de la Sécurité sociale devrait finalement se situer autour de 400 millions d’euros en 2018, d’après la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Mieux, les comptes de la Sécurité sociale seront excédentaires de 700 millions en 2019. Une première depuis 2001 ! » 

Et bien nous voilà arrivé au bout du trou de la sécu, les salariés, retraités, chômeurs et allocations familiales vont pouvoir être libérés de la ponction CRDS. Mais voilà que le Coronavirus arrive à point pour faire perdurer la dette de la sécu

« On s’attendait à un plongeon inédit des comptes de la Sécurité sociale en 2020, du fait l’ampleur de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus . C’est effectivement « du jamais vu », a confirmé Gérald Darmanin ce mercredi devant la commission des Affaires sociales du Sénat. Le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé que le déficit de la Sécurité sociale devrait s’élever à 41 milliards d’euros en 2020, en additionnant le régime général et le fonds de solidarité vieillesse. La prévision initiale était de 5,4 milliards d’euros . Le déficit de 2019 s’était établi à 1,9 milliard. »  Les Echos

Aux dernières nouvelles, l’Assemblée a voté dans la nuit de lundi à mardi 15 et 16 juin 2020 le principe de la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale dédiée à l’autonomie. Les députés ont voté ce texte en première lecture en même temps qu’un alourdissement conséquent de 136 milliards d’euros du « trou » de la Sécurité sociale, après le coronavirus.

Tous les rentiers de la CADES vont pouvoir continuer à prendre de la dette sécu comme valeur refuge.

Revenons à tes argumentations, tu penses pouvoir te distinguer, du raisonnement classique, mais tu reconnais que l’ endettement tant public que privé, reste encore encore une anticipation de valeur à créer. Ce qui veut dire que la dette est potentiellement remboursable, et ce faisant participe à la reproduction élargie du capital. Jusque la nous pouvons être d’ accord, même sur le fait que ces dettes sont centralisées dans les Banques Centrales.

« Dans ce contexte, désormais révolu, l’endettement, tant public que privé, reste encore une anticipation de la valeur à créer dans le secteur productif, qui doit donc à la fois couvrir la dette et élargir le capital total, in fine.

Dans le contexte actuel c’est l’ensemble de la dette, publique et privée, qui est désormais centralisée, précisément, par les grandes Banques Centrales, même si par des chemins aussi divers que variés dans leurs détours, et parfois tout à fait directs, de plus. » luniterre »

 

>>>NDTML en 1ère réponse au 03/07/2020:

>>> soit 2 contextes différents !!!

 

G. BAD __ » La où je décroche de ton analyse, c’ est quand tu dis

« C’est donc, au sein des Banques Centrales et dans leurs réseaux de relations, une nouvelle strate de la bourgeoisie qui se distingue du capitalisme financier classique en ayant acquis la maîtrise complète et absolue du système via la dette, et tout à fait indépendamment de la « rentabilité » au sens classique, de cette dette, qui se trouve donc désormais renouvelée à l’infini et au bon vouloir de cette nouvelle classe dominante.

Elle reste liée à la classe capitaliste financière classique, dont elle est issue, par de multiples liens d’intérêts, évidemment, mais elle la domine sur tous les plans, et c’est bien ce qu’illustre le procès de Karlsruhe. »

Il y aurait une nouvelle strate de la bourgeoisie distincte de la classique parce qu’elle laisse filer la dette à l’infini. Rien de bien nouveau si ce n’ est que cette distinction te permet de nous jouer un petit couplet sur le nationalisme perdu. Mais retrouvé par la nationalisation du crédit pour le contrôler.

« Il ne s’agit donc pas de s’allier avec la classe capitaliste financière déchue, même si elle perd effectivement là ses dernières prérogatives « nationales », mais bien de comprendre que la source du pouvoir économique réside désormais dans la capacité de contrôler le crédit. »

Il y a belle lurette que le MPC est sous le contrôle du crédit et que celui-ci est accordé par les banques. Selon Marx « le crédit, c’est la production fondée sur la valeur d’échange »1 il est le moteur du MPC pour sa reproduction élargie. Le capitalisme ne peut pas exister sans crédit. Du simple fait que son développement n’aurait pu se suffire de la monnaie métallique, dont la production, limitée et coûteuse, lui aurait été une entrave, une limite, alors même que des écritures, des billets, suffisent, comme signes de valeur, à la circulation des marchandises. Mais aussi pour bien d’autres raisons encore, toutes sous-tendues par la nécessité de contrebalancer la tendance à la baisse du taux de profit, comme:

– fluidifier la circulation des capitaux (qui autrement serait entravée par la fixité des investissements), donc l’égalisation des taux de profit, et par là, la diffusion des progrès techniques dans toutes les branches;

– accélérer toutes les phases de la circulation des marchandises et leur conversion en capital (marchandises vendues avant d’être produites, échangées avant d’être vendues, etc.), donc accélérer le cycle de reproduction et d’accumulation A-A’;

accélérer la concentration du capital et des forces de production, nécessaire à l’accroissement de la productivité, par le moyen des sociétés par actions (système dans lequel les actionnaires, propriétaires juridiques, ne sont en fait que des prêteurs, et où le profit leur apparaît comme le revenu de cet argent). Cette concentration est évidemment un facteur essentiel du développement capitaliste compte tenu de ses coûts de plus en plus élevés en machineries. Le système de crédit en est la base, et l’accélère encore à chaque crise qui impose aux débiteurs les plus fragiles de brader aux plus puissants (entreprises et salariés) pour éponger leurs dettes.

Pour rappel cette citation de Marx

« Le système de crédit accélère par conséquent le développement matériel des forces productives et la constitution du marché mondial ; la tâche historique de la production capitaliste est justement de pousser jusqu’à un certain degré le développement de ces deux facteurs, base matérielle de la nouvelle forme de production.

 Voici les deux aspects de la caractéristique immanente du système de crédit : d’une part, développer le moteur de la production capitaliste, c’est-à-dire l’enrichissement par exploitation du travail d’autrui pour en faire le système le plus pur et le plus monstrueux de spéculation et de jeu, et pour limiter de plus en plus le petit nombre de ceux qui exploitent les richesses sociales ; mais d’autre part, constituer la forme de transition vers un nouveau mode de production, c’est ce double aspect qui donne aux principaux défenseurs du crédit, de Law jusqu’à Isaac Péreire, leur caractère agréablement mitigé d’escrocs et de prophètes. ( Karl Marx le Kapital T III éme Chap. XXVII page 465 édt Moscou).

Voilà pour la nouvelle strate bourgeoise, et pour la nationalisation du crédit que même un économiste comme Pierre Leconte réfute.

Comme tu mets l’ accent sur l’importance de la dette mondiale

« La dette mondiale, qui venait de battre un record, à la « veille » de la crise du Covid, à 322% du PIB Mondial, vient donc de le surpasser, à l’issue, même si encore incertaine, de cette crise, à 342% du PIB Mondial !!! »

Dette qui se présente comme un échappatoire sans fin basé sur quelques valeurs refuges monétaires comme le dollar et sa puissance militaire sécurisante, le franc suisse et la couronnes norvégienne et même la monnaie japonaise. Tout le système ne tient que parce que ce sont ces monnaies qui semblent les plus solides. Mais cet échafaudage bâtit sur les ruines de Breton Wood finira par s’effondrer. Une nouvelle monnaie forte assise sur un monceau de plus value réelle résultat de l’exploitation de millions de prolétaires se présente comme relais positif d’une nouvelle expansion de l’ accumulation capitaliste, il s’ agit de la monnaie chinoise. Seulement rien n’indique que la Chine ( maintenant robotisée et leader des nouvelles technologies) puisse maintenir son expansion, surtout si ses principaux acheteurs plongent encore plus dans la récession. »

 

>>>NDTML en 1ère réponse au 03/07/2020:

>>> pour mémoire, si la dette mondiale

est estimée à 342% du PIB,

la dette de la Chine en est déjà, elle, à 445% de son PIB !!!

 

L Armagédon financier international que tous craignent, pourrait très bien arrivé, si les monceaux de dettes assis en dernier ressort sur les peuples comme garantie ne sont pas validés.

« Les premiers signes de folie apparaissent donc à Wall Street. 10.000 milliards de dollars de création monétaire pure avec des actifs pourris ou risqués viennent d’être créés dans le monde, selon le FMI. Tout cela se terminera très mal un jour avec, en fin de course, l’effondrement total du Système, le chaos économique, boursier et financier, la destruction finale des monnaies et, donc, des épargnes des particuliers !Le Système ne s’effondre pas pour l’instant car il est prêt à tout, mais il nous dirige vers le krach et l’effondrement monétaire du siècle des siècles ! « Des banques centrales prêtes à tout : vers la destruction des monnaies »

G.Bad le 1er juillet 2020

1K.Marx,Contribution à la critique de l’ économie politique ES p 182

 

 

Réponse TML >>>

 

 

Bonjour, camarade !

Malheureusement, à te lire, et après l’ensemble des articles parus sur le sujet, dont celui, tout récent, par Recocom,

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/les-grundisse-de-karl-marx-sur-l-automatisation-et-la-robotisation-par-a193717736

je constate effectivement que tu sembles avoir beaucoup de mal à comprendre ces choses pourtant évidentes, qu’elles soient anciennes ou nouvelles, et je ne peux donc vraiment répondre, sauf à me répéter une Nème fois, et donc, je vais simplement tenter de schématiser l’ensemble pour que tu trouves éventuellement une grille de lecture qui te soit accessible.

Mais tout d’abord, tu ne lis déjà pas réellement correctement, en mélangeant les sujets des différents paragraphes, tout simplement :

« Revenons à tes argumentations, tu penses pouvoir te distinguer, du raisonnement classique, mais tu reconnais que l’ endettement tant public que privé, reste encore encore une anticipation de valeur à créer. Ce qui veut dire que la dette est potentiellement remboursable, et ce faisant participe à la reproduction élargie du capital. Jusque la nous pouvons être d’ accord, même sur le fait que ces dettes sont centralisées dans les Banques Centrales. »

Alors que j’explique précisément le contraire !

Le plus simple me parait être un schéma chronologique, même si nécessairement approximatif.

Il faut bien comprendre que les strates successives d’évolution du capitalisme ne s’empilent pas simplement les unes sur les autres, mais que les plus ancienne continuent de persister, même si elles perdent de leur importance, face aux nouvelles, tout comme la noblesse a survécu à la Révolution, en conservant même quelques intérêts issus de son passé, mais sans plus s’imposer comme classe jouant un rôle déterminant.

La strate de l’époque de Marx est celle du capital industriel dominant et se termine avec la fin du XIXème siècle.

La base d’élargissement de son capital est essentiellement et directement la plus-value sur le prolétariat des pays occidentaux, en pleine « révolution industrielle ».

La strate capitaliste monopoliste se forme donc au tournant XIXème-XXème siècle, commence à s’appuyer sur le capital financier pour son expansion hors des pays occidentaux et spécule en grande partie sur le différentiel des niveaux de développement économique et social entre les pays et régions du monde : c’est ce qu’on appelle, depuis Lénine, le capitalisme monopoliste-impérialiste. La base de l’élargissement de son capital reste la plus value, extorquée à la fois dans les métropoles et dans le tiers-monde, même si la part spéculative et « fictive » prend de plus en plus d’importance.

Au XXIème siècle, avec les mutations des technologies modernes, la base d’élargissement du capital sur la plus-value extorquée du travail vivant n’est plus suffisante pour couvrir l’endettement global du système.

Non seulement le capital lui-même se résume de plus en plus au capital fictif, mais les profits qui sont des marges bénéficiaires extérieures à la plus-value issue du travail productif vivant sont eux-mêmes directement « fictifs » avant-même d’être réinvestis, éventuellement, comme capital fictif.

La valeur globale réelle générée par le système n’est donc plus suffisante pour compenser l’endettement global, qui ne peut que s’accroitre, sans espoir d’être revalidé ultérieurement par une création de valeur future.

Le rôle du crédit change donc nécessairement à ce stade actuel du capitalisme. Il ne constitue plus une anticipation de la valeur à accumuler ultérieurement par le capital financier, mais simplement une capacité à renouveler la dette.

Le rôle des banques « classiques », encore pourvoyeuses directes de crédit pour le capital financier se sépare donc définitivement du rôle des principales Banques Centrales, qui ont seules le pouvoir de renouveler en dernier ressort une dette qui ne sera validée que par une autre dette, éventuellement plus importante, comme le montre l’évidence de l’accroissement exponentiel de la dette mondiales ces dernières années.

Apparaît donc comme essentielle à la survie du système cette nouvelle strate des Banques Centrales, non pas comme strate accumulant du capital au premier degré, mais comme strate garantissant l’accumulation des dettes, dont l’accumulation des profits n’est plus qu’une fraction transitoire et donc doublement fictive, désormais, face à la réalité de la dette, toujours largement supérieure à ce qui reste de valeur nouvellement crée, au sens classique de la plus-value industrielle de l’époque de Marx, et même, de l’époque « spéculative » de Lénine.

Ce n’est que la conséquence du rapport entre valeur d’usage et valeur d’échange, tel que décrit par Marx dès ses Grundrisse et repris dans le Capital, livres qu’il te faudrait donc relire pour les comprendre, non plus dans les contextes des XIXème et XXème siècles, mais en fonction de l’évolution actuelle des forces productives, en ce premier quart du XXIème siècle!!!

Et pour finir, tu fais, tout à fait à la manière gauchiste, genre Bibeau et autres, dans la « prédiction millénariste », selon laquelle le système s’effondrera de lui-même, tôt ou tard, ce qui reste, en pratique, le moyen de ne pas prendre de responsabilité politique en vue de définir une stratégie, non seulement de résistance, mais aussi d’initiative politique de contre-offensive.

Bien à toi,

Amicalement,

Luniterre

 

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UN COURRIER COMPLÉMENTAIRE ET MANIFESTEMENT NÉCESSAIRE! >>> 

 

RE –  Bonjour, camarade!

 

Dans mon précédent mail, du 18/06/2020, auquel tu viens donc de répondre, je te précisais pourtant:

 

_____>  « …tu me dis : « il m’est difficile de comprendre ou tu veux en venir »

Je pense avoir pourtant encore précisé mon analyse avec la dernière synthèse :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

Texte que tu as du recevoir, depuis.___ >>

 

C’est donc partant de ce principe que tu avais lu l’analyse de synthèse principale, que je t’ai parlé, entre autres points que tu as donc relevé et interprété en sens tout à fait contraire:

 

____ >  d’une  » …strate [capitaliste financière (*)] qui bien évidemment n’hésite pas à avoir recours au financement à crédit et à la dette publique, mais toujours avec l’objectif de l’élargissement du capital sur la base de la plus-value issue du secteur productif.

Dans ce contexte, désormais révolu , l’endettement, tant public que privé, reste encore une anticipation de la valeur à créer dans le secteur productif, qui doit donc à la fois couvrir la dette et élargir le capital total, in fine.

Dans le contexte actuel c’est l’ensemble de la dette, publique et privée, qui est désormais centralisée, précisément, par les grandes Banques Centrales, même si par des chemins aussi divers que variés dans leurs détours, et parfois tout à fait directs, de plus. >>

 

Et plus loin, de… ____>  » …l’accumulation du capital, qui n’est que relative, transitoire, et soumise à la dette. »

 

Et encore un peu loin, dans ce texte malgré tout très court, d’un système qui fonctionne…

_____>  » …indépendamment de la « rentabilité » au sens classique, de cette dette, qui se trouve donc désormais renouvelée à l’infini et au bon vouloir de cette nouvelle classe dominante. »

 

Et donc, en français courant, cela se comprend déjà normalement comme deux strates bien différentes sous ce rapport de la dette, mais dans le doute éventuel, tu avais donc là l’occasion de vérifier en relisant la synthèse principale, ou même en la lisant enfin au moins une fois, ce que tu n’avais donc vraisemblablement pas fait!!!

 

Donc, évite à l’avenir de répondre sans avoir réellement lu les textes, ou si rapidement que tu en arrives à y projeter tes propres préjugés, alors que justement c’est l’inverse qui y est assez clairement exprimé!

 

Enfin, comme je te l’ai déjà dit, il est particulièrement puéril et dogmatique de ramener la question du crédit à quelques citations de Marx sur le fonctionnement du crédit de son époque, alors que la société capitaliste a donc connu déjà plusieurs strates d’évolution depuis, sans même reparler de celle qui est donc en train de s’opérer sous nos yeux.

 

Mais peut-être en es-tu à considérer que le système fonctionne toujours à la façon du XIXème siècle? (**) Ce qui est donc contradictoire avec tes réflexions, parfois fort pertinentes, sur les forces productives nouvelles, dont les GAFAM. Pour un débat réellement constructif et utile, il est donc nécessaire que tu mettes un peu de cohérence dans tes réflexions, possiblement en relisant les Grundrisse et le Capital , Livre I, comme suggéré dans l’article du camarade Recocom, et dans mon précédent mail en réponse, celui qui vient juste d’être republié.

 

Mais je reçois à l’instant un SPAM en provenance de M. Robert Bibeau (***), qui applaudit chaleureusement ta réponse pitoyable en terme de raisonnement, si tu entends la maintenir telle quelle, et sinon, qui nécessite simplement que vous appreniez tous les deux à lire le français ou que vous trouviez de bons fournisseurs de lunettes…!!!

Enfin, je ne saurais trop te recommander de ne pas entreprendre un concours d’âneries avec ce Monsieur, car malgré nos différents, et tout étant relatif, tu pars largement battu d’avance!

 

Bien à toi, néanmoins,

Et amicalement, dans la mesure d’une relecture éventuelle!

 

Luniterre

 

(* au sens défini par Lénine)

(**Comme Viriato, qui en est encore au stade du « capitalisme d’entreprise familiale », avec ses histoires d' »héritage »!!!)

(*** M. Bibeau recevra donc un exemplaire de ce mail!)

 

 

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Résistance de la Raison: en Guyane aussi, face au coronavirus!

 

 

Face au tir de barrage des serviteurs du système, après le témoignage sous serment du Pr. Raoult devant la Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, il est clair que la volonté du prétendu « pouvoir d’État » n’est toujours pas de soigner réellement, ni même d’enrayer la propagation du virus, mais bien au contraire, de l’entretenir hypocritement pour pouvoir continuer à l’utiliser et à manipuler le spectre de la « pandémie » comme moyen de pression sur la population laborieuse, dans le but de nouveaux reculs sociaux, de nouvelles amputations de la Liberté, et de sauvegarde de l’intérêt des monopoles et de leur tuteur indispensable : le pouvoir des Banques Centrales.

Luniterre

 

 

Didier Raoult

©CTG

 

 

 

Guyane

 

Le Conseil d’experts médicaux de la Collectivité territoriale rencontre Didier Raoult

coronavirus

Des  acteurs médicaux disent « Non » au coviplasm du professeur Karine Lacombe mais peut-être « Oui » à l’hydroxychloroquine du professeur Didier Raoult. Ce dernier était en visioconférence avec les médecins du Conseil territorial d’experts médicaux de Guyane. Des échanges fructueux.

Thierry Merlin/MCT • Publié le 2 juillet 2020 à 06h59

Rencontre CTG et D Raoult

©CTG

 

Des  acteurs médicaux disent « Non » au coviplasm du professeur Karine Lacombe mais peut-être « Oui » à l’hydroxychloroquine du professeur Didier Raoult. Il était en visioconférence avec les médecins du Conseil territorial d’experts médicaux de Guyane. Le professeur Raoult a eu à travailler par le passé avec des médecins guyanais notamment sur la fièvre Q.


Échanges scientifiques

Des médecins, des scientifiques sont à l‘écoute du professeur Raoult. Le célèbre et controversé infectiologue marseillais a été sollicité par le président de la Collectivité territoriale de Guyane. L’objectif était d’avoir sa vision sur la pandémie en Guyane, pays qu’il connait puisqu’il y est venu à plusieurs reprises afin d’analyser l’évolution de diverses pathologies spécifiques comme la fièvre Q.  


1h30 de débats

L’échange a duré près de 1h30. Le professeur Raoult a notamment évoqué l’épidémie au Brésil et fait le point sur ces recherches contre la Covid-19. Une venue en Guyane du professeur Raoult n’est pas à l’ordre du jour. L’invitation en tout cas a été lancée par la CTG.

Le reportage de Thierry Merlin et Yves Robin :

 

https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/conseil-experts-medicaux-collectivite-territoriale-rencontre-didier-raoult-849548.html

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

 

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Résistance de la Raison – IHU-Méditerrannée, CHU-Garches

 

 

Bulletins d'informations scientifiques

 

 

 

 

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

 

 

 

« LIQUIDITÉS »: L’éléphant au milieu du couloir… (Pour ceux qui ne veulent pas le voir!)

 

 

 

 

A PARTIR DE 4: 00, l’éléphant apparait…

Notez bien que le mec, au début, fait mine de « faire la moue » pour le CAC légèrement en dessous des 5000 points, alors qu’en 2008, dans une situation équivalente, il aurait probablement été plutôt en dessous des 3500 points…

 

******************

 

Et pour ceux qui n’ont encore pas compris, cette « passionnante » interview de Patrick Artus: … là, c’est carrément « Radio-BCE »!!!

 

Vidéo, malheureusement très utile pour écouter la voix de l’ennemi et tenter de comprendre sa stratégie, ici assez transparente, néanmoins!

Pour ne pas y arriver, il faut vraiment être borné…

Comme dit le Pr. Raoult, « Nous avons le droit d’être intelligents », mais dans certains cas, on sent donc bien que ce n’est pas vraiment une obligation…

 

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

 

 

 

 

 

 

Voir aussi, récemment paru sur

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/12/LOGO-RC-2019.png?w=768&h=120

 

 

La CIPOML et le PCOF à côté de la plaque !

 

 

Un article de Recocom avec une réponse de TML

 

Le texte de la CIPOML s’intitule pompeusement « Un ordre révolutionnaire est possible et nécessaire. Déclaration du Comité de coordination de la CIPOML »

Ce texte de la CIPOLM montre à quel point le révisionnisme touche les organisations soit-disant M-L.
Voir ici >> http://www.pcof.net/un-ordre-revolutionnaire-est-possible-et-necessaire-declaration-du-comite-de-coordination-de-la-cipoml/

Non seulement sur le Covid, ils vont dans le sens de la propagande bourgeoise en lui donnant une importance que ce virus n’a pas.

Et, en avançant le vaccin comme solution, ils vont dans le sens des grands groupes big-pharma.

Ils oublient le traitement du Pr Raoult… et son interdiction par le gouvernement au service des grands groupes capitalistes et de la Finance mondialisée… un comble !

On sait que la grippe est plus mortelle que le Covid ! Et que ce n’est que de la faute de l’incurie complète de ce gouvernement que la France a eu autant de morts !

Un autre exemple, l’homéopathie n’est depuis pas mal d’année presque plus remboursée. Et bien à partir du 1er janvier 2021 elle ne sera plus remboursée du tout ! (Voir ici >> https://sante.lefigaro.fr/article/la-ministre-de-la-sante-obtient-la-fin-du-remboursement-de-l-homeopathie/)

Pourtant l’homéopathie est très efficace… Et ça dérange les grands groupes de médicaments chimiques !

Par exemple :


Pour se prémunir de la grippe, nul besoin de vaccin :

20 gouttes chaque jour de L52 de chez Lehning en traitement de fond et une dose chaque mois d’octobre à mars d’Influenzinum 9 ch, de Sérum de yersin 9 ch et de Poumon histaminum 9 ch protègent efficacement (Je me soigne de cette façon depuis l’âge de 16 ans et n’ai jamais eu la grippe !).

Autre exemple :

Pendant la « crise » du COVID, j’ai pris chaque jour : 20 gouttes de L52, 2000 mg de Vitamine C avec zinc, et une préparation à base de graines de nigel et autres produits naturels qui renforcent les défenses immunitaires.

Quant à l’analyse de l’évolution du capitalisme, ils ne disent quasiment rien sur la finance et surtout sur la place de monopole que prennent les Banques Centrales !

Bref, il y a un grand pas en avant à faire dans la formation du prolétariat… Mais avec quel moyen ? Avec qui ?


Une réponse du camarade TML :

Le cas du PCOF-CIPOML est d’ailleurs caractéristique, à ce sujet. Il en sont encore malheureusement arrêtés à leur stratégie de « front uni antilibéral », alors que le système évolue déjà, et très vite, vers une autre voie, celle du monopole des valeurs d’usage, sous la pression du développement des forces productives modernes et de la crise de « liquidités » qu’elle entraîne en permanence, et que seules les Banques Centrales peuvent « réguler », en permanence également.

 

La restauration formelle du profit « libéral » n’est donc qu’une phase transitoire dans la constitution du monopole absolu des Banques Centrales sur l’économie, et en fait, une phase illusoire, puisque ce profit n’est lui-même qu’une forme transitoire de la dette mondiale.

 

C’est ce que ces camarades ne peuvent pas « accepter » comme simple constatation, parce que cela détruit tout l’appareil critique, et déjà inapproprié, en réalité, comme l’expérience l’a montré, qu’ils ont laborieusement élaboré en plusieurs décennies…

 

Ils en sont donc à élaborer des « raccords » avec l’apparence des phénomènes qui semblent encore coller avec leur discours, sans chercher d’explication cohérente pour ceux qui ne collent plus avec, genre la dette mondiale, les taux d’intérêt négatifs, etc…

 

Et chaque groupuscule, chaque « chroniqueur de gauche » fait pareil, d’une manière ou d’une autre, pour tenter de faire « coller » la réalité avec son petit discours, et non pas l’inverse… !

 

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/la-cipoml-et-le-pcof-a-cote-de-la-plaque-avec-videos-maj-a193213534

 

 

 

 

 

 

Et sur VLR >>>

Dette mondiale, « injections de liquidités » par les Banques Centrales, les éléphants au milieu du couloir… (Pour ceux qui ne veulent pas les voir !)

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6429