Devoir de Vacances, Résumé, Ce qu’il faut retenir !

 

 

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Devoir de Vacances,

Résumé,

Ce qu’il faut retenir !

 

 

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Il ne s’agit pas, tout de suite, de troquer le maillot de bain contre le treillis ni de monter à l’assaut du ciel avec des filets à crevettes, mais simplement de résumer l’essentiel du débat pour en dégager ce qui peut être utile en termes de perspective politique et de construction d’une alternative prolétarienne au capitalisme.

Le constat, concernant la base économique, c’est que le prolétariat industriel ne représente plus qu’un secteur très minoritaire de l’emploi, en France, mais que le secteur tertiaire, et notamment dans les activités de services, tout en s’étendant, se prolétarise de plus en plus.

Dans la Critique du Programme de Gotha, le texte de Marx faisant référence en termes de transition, il est clairement expliqué la nécessité d’organiser la transition sur la base de l’échange direct entre producteurs, en fonction des besoins sociaux. Echange évalué en valeur-travail, mais débarrassé de la contrainte capitaliste de l’ « économie de marché », qui ne répond qu’aux besoins solvables et crée des besoins artificiels sans pour autant répondre aux besoins sociaux basiques pour des millions d’êtres humains.

- L’impérialisme, stade suprême de la famine...

[D’après le programme alimentaire mondial (PAM), un enfant de moins de cinq ans meurt de faim toutes les 11 secondes dans le monde : cela représenterait 3 millions d’enfants chaque année !]

 

L’échange direct entre producteurs permet de construire un équilibre entre forces productives et besoins sociaux, mais il doit donc aussi tenir compte des besoins sociaux collectifs en ce qu’ils dépassent les besoins individuels.

Parmi ceux-ci, l’éducation et la santé : on comprend bien que si tous les travailleurs n’ont pas forcément de progéniture à éduquer ni ne tombent malade ou sont victimes d’accidents, cela n’en répond pas moins à une nécessité de l’ensemble du corps social, pour son développement et son épanouissement.

C’est donc pour ce genre de préoccupation qu’une partie de la survaleur produite, autrefois essentiellement amassée par les capitalistes, continue donc d’être utilisée, mais resocialisée pour répondre à de tels besoins sociaux collectifs.

Dans cette phase de transition Marx considère donc bien que la répartition de la survaleur se fait entre l’ensemble des travailleurs, et pas seulement en répartissant la seule valeur produite par le secteur industriel… ! Les deux seules corporations de travailleurs qui paraissent dépendre vraiment entièrement de la survaleur produite par les autres sont ces deux là, éducation et santé, point barre !

Et de plus, cela n’infère rien sur le caractère « productif » ou non de leur travail…

Dans ce même texte, du reste Marx écrit :

« Et qu’est-ce qu’un travail « productif » ? Ce ne peut être que le travail qui produit l’effet utile qu’on se propose. Un sauvage, – et l’homme est un sauvage après avoir cessé d’être un singe -, qui abat une bête d’un coup de pierre; qui récolte des fruits, etc., accomplit un travail « productif ». »

Comme on l’a vu au cours d’une autre polémique estivale, sur VLR (*), il s’avère, de plus, avec les récentes recherches archéologiques, que l’hominisation elle-même, la mutation de l’australopithèque à l’humain, s’est elle-même faite à travers l’invention d’outils et d’armes de chasse primitives, de sorte qu’il n’a, littéralement, jamais existé de race humaine qui ne soit « productive » par nature !

Il est évident qu’à l’époque de Marx la composition sociale et la structure des activités productrices étaient différentes et que le capitalisme industriel, encore à cette époque en pleine expansion, était pratiquement la source unique de plus-value permettant l’accumulation des capitaux. C’était clairement l’objet central de l’analyse que Marx faisait du système, mais comme on l’a vu également cela n’inférait pas du tout une définition restrictive du travail productif, de manière plus générale, ce qu’il pose lui-même comme prémisse de cette définition, du reste :

 « Du simple point de vue du procès de travail en général, est productif le travail qui se réalise en un produit ou, mieux, une marchandise. »

Ce qui ressort du débat actuel, c’est clairement que la marchandisation des services a concrètement achevé de les faire rentrer dans un cycle productif de plus-value, indispensable à la survie du système, en lui permettant ainsi de compenser en partie la réduction drastique de plus-value qu’il peut encore extraire du secteur industriel.

Le rôle stratégique du secteur industriel n’en est pas réduit pour autant, puisqu’il produit bien, et pratiquement à lui seul, tout ce qui permet aux autres de fonctionner concrètement.

La construction d’une alternative au système capitaliste, même si les conditions ont radicalement changé depuis l’époque de Marx, repose toujours sur la possibilité qu’on les travailleurs d’organiser entre eux un nouvel équilibre entre forces productives et besoins sociaux, tout en tenant compte des besoins sociaux collectifs. Et cette possibilité de construire une alternative ne repose pas sur les seules épaules d’un prolétariat industriel devenu minoritaire, mais sur la capacité de tous les travailleurs, de toutes les catégories sociales productives, c’est à dire l’immense majorité, d’être solidaires dans ce but, comme elles l’ont été le 17 Novembre 2018 et les jours suivants…

Par ses provocations et ses manipulations, le pouvoir a réussi à retourner ce rapport de force en sa faveur, mais cette expérience prouve qu’avec une nouvelle perspective politique et sociale compréhensible de tous, tout est possible !

Luniterre

 

 

(* http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

et aussi: http://mai68.org/spip2/spip.php?article2208#forum3656  )

 

 

LES ÉLÉMENTS DU DÉBAT:

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/10/devoir-de-vacances/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/08/de-la-loi-de-la-valeur-et-de-lintegration-de-leconomie-de-services-au-secteur-productif/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/05/une-reaction-de-jean-marie-harribey-et-une-reponse-de-luniterre-a-propos-de-la-presentation-du-livre-de-m-pierre-roubaud/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/01/a-propos-dune-enieme-pseudo-refutation-de-la-theorie-marxiste-de-la-valeur/

 

 

 

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FM_TML_2J_

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14 commentaires

  1. L’exégèse ne peut être substituée à l’action, aux enseignements tirés de la pratique et de l’observation sur le terrain.
    Ce site n’a d’intérêts que dans la mesure où le prolo de base qui s’adonne au Marxisme sans le savoir, comme monsieur Jourdain faisait de la prose, peut y trouver, après avoir fait le tri, réponse à ses interrogations et par conséquent un enrichissement de ses connaissances théoriques.
    Valable également pour la CUEM ( Cercle à ne pas confondre avec le consortium) en effet le temps consacré à des études prolongées, puis à la recherche fondamentale ou appliquée éloigne de l’insertion dans les milieux ou s’exacerbe l’affrontement de classe entre capital privé et travail au détriment de ce dernier et de la prise en compte des besoins sociaux collectifs dont la satisfaction rejaillit sur l’individu. Par ailleurs il y est écrit contrairement à la réalité que le capitalisme est en crise alors que même s’il tend vers ses limites il n’a jamais été aussi puissant et conserve la capacité de rebondir. (cas de L’URSS, le grand écart de Poutine, le Capitalisme monopoliste d’Etat, préconisé dans les périodes de transitions peut également être source de rechutes en l’absence d’un Etat fort et déterminé, expression de la classe oeuvrière, majoritaire par essence, destiné à les prévenir alors que l’actuelle démocratie dite bourgeoise n’est que l’expression de la volonté de quelques milliers d’individus apatrides du porte feuille).
    Dans ces conditions il me semble impossible que le fruit de vos cogitations, sans relais adapté puisse atteindre les structures de base puis remonter vers les super structures et faire en sorte (sic) qu’une nouvelle perspective politique et sociale compréhensible de tous émerge.
    Or aujourd’hui, à l’exception de l’UPR tous les partis politique traditionnels ou les groupuscules qui en sont issus sont européistes, le reste n’est qu’émiettement avec comme seul point commun la stigmatisation du communisme, la condamnation de l’URSS dans sa période Stalinienne qui pour l’essentiel a contribué à abattre la bête immonde, les Etats Unis ne sont intervenus qu’à la marge pour éviter que l’armée rouge n’avance plus à l’ouest. Lire Annie Lacroix Riz à ce sujet, mais aussi Roger Keeran et Thomas Kenney, jean Lopez,Jacques Pauwwels…
    A partir de Khrouchtchev ce fut la restauration.
    Mais aujourd’hui en France le nombre des abstentionnistes se multiplie faute d’alternative politique crédible, le social se délite au rythme des réformes macroniennes avec au mieux quelques tentatives d’amélioration des plans sociaux lorsque les jeux sont faits. C’est ainsi que notre appareil productif est transféré progressivement vers des pays à plus bas coûts, concurrence dite libre et non faussée oblige…
    Comme Alexandre de Macédoine nous devons nous affranchir des tabous pour en revenir au domaine du possible dans les conditions actuelles, alors que la France est la cinquième économie du monde et possède des zones d’extension économiques- ZEE- énormes…
    Cela passe par l’information, l’éducation sous des formes compréhensibles de tous associées à des objectifs de nature à répondre aux attentes en premier lieu des plus défavorisés de plus en plus nombreux qui ne disposent pas d’un minimum vital (sens étymologique) qui englobe tous les aspects de la vie courante et mettre fin a cet égocentrisme qui fait qu’à de rares exceptions près les CDI se fichent pas mal du sort des CDD, précaires, intérimaires, chômeurs, des sans ressources qui réduit à tendre la main. Vous l’avez également noté.
    Mais puisque l’argent est le nerf de la guerre, aussi bien hard que soft, il nous faut contrôler les capitaux pour être à même d’orienter les investissements et tendre, au rythme de la volonté populaire, vers l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échanges y compris médiatiques, radio, télévision, presse à la dévotion du capital privé qui tentent par mainates interposés de nous faire prendre, la main sur le cœur, les vessies pour des lanternes.
    NB : J’ai laissé mon l’essentiel de mon déroulement de carrière dans les piquets de grèves. Mes souvenirs les plus anciens remontent aux années trente neuf et quarante. Bien que subissant du poids des ans d’irréparables outrages qui font que je peine à esquiver les conséquences des charges policières j’ai quand même tenu à participer à quelques manifestations des gilets jaunes. Freychet Jack

    1. Bonjour,

      Et bravo pour votre ténacité et votre longévité…

      Voilà donc la mienne toute relative, dans ma 70ème année, néanmoins, et après une vie principalement de boulots précaires, problème que je connais donc.

      Une relative mais courte période de stabilité, comme ouvrier professionnel en fonction publique territoriale, fut celle, également, d’un engagement syndical plus important de ma part.

      Initialement, Mai 68, à 17 ans, lycéen « technique » dans une banlieue ouvrière, fut donc le premier détonateur, en quelque sorte, de la conscience politique, comme pour beaucoup.

      Mais pour l’étude réellement plus intense de l’histoire du MO et des classiques du ML, ce ne fut que ces dernières décennies, précisément pour comprendre la déchéance de la « gauche » française et ses « remèdes » éventuels.

      Dans mon cas l’action a donc largement précédé la réflexion, ce qui me semble aujourd’hui plutôt regrettable.

      Le constat est que rien de sérieux n’était donc fait pour la formation de fond des militants.

      L’internet a depuis ouvert des possibilités immenses mais qui risquent bientôt de se refermer avant qu’une structure de formation militante ne s’en soit vraiment utilement servie !

      J’en ai donc profité à titre individuel, et je continue encore, tant que c’est possible !

      Le travail d’auto-formation que j’ai fait est donc encore absolument à la portée de tous, pour l’essentiel.

      C’est donc bien la volonté politique qui manque encore, et la responsabilité en incombe précisément à ceux qui se posent en « sachants » universitaires ou autres…

      Le débat du CUEM, que vous citez, en est une bonne illustration, tout comme les « frères ennemis » Harribey et Friot, qui débattent doctement entre eux pour se promouvoir mutuellement, quitte à s’ « égratigner » en public, histoire de se justifier mutuellement dans leurs postures, en fait.

      Il en va de même pour le libraire Mazuet et son ami Wolinski, qui, mis devant leurs propres contradictions s’en tirent en se déclarant « non concernés » par le débat qu’ils ont eux même institué !!!

      A ce train, je ne pense pas que les choses bougent réellement beaucoup, quant au fond.

      Pour agir efficacement, même modestement, il faut au moins un petit noyau de gens capables d’analyser lucidement et de retourner sur le terrain avec quelques revendications simples, compréhensibles de tous, et unificatrices en termes de perspectives sociales et politiques.

      Malgré l’ampleur du mouvement, cela ne s’est pas trouvé parmi les Gilets Jaunes, ce qui explique la dérive activiste de ce mouvement devenu minoritaire, malgré une belle résistance.

      TML reste essentiellement un lieu de recherche autodidacte et de débats, mais les convergences qui existent, avec Reconstruction Communiste (*) et Vive la Révolution (**), sont encore insuffisantes pour parler d’un noyau possiblement cohérent et susceptible de passer à nouveau à l’action.

      Luniterre

      (* http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/)

      (** http://mai68.org/spip2/ )

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  2. C’est ce noyau cohérent qu’il convient de développer à partir de dénominateurs communs qui doivent être réduit à l’essentiel pour rassembler tous ceux qui démoralisées attendent l’arme au pied un nouveau  » groupe messianique » en phase avec la réalité.

    Pour ma part je n’ai lu  » salaire, prix, profit » et  » le manifeste du parti communiste » que bien après avoir entamée ma première action revendicative aux côté d’anciens résistants mais j’avais été nourri aux sources par mes aïeux, descendants d’une lignée de migrants maçons creusois (cf Jeantou Jean Nigremont) qui avaient fait leur pelote sur les chantiers parisien voire au delà, pour qui le mot communiste n’était pas vain. C’étaient des partageux, Ils lisaient  » l’Echo du centre », à leur décès j’ai retrouvé plusieurs exemplaires du mensuel « économe et politique ». Les résistants en transit, y compris des officiers, y étaient accueillis, j’en ai côtoyé. A la libération mon père fut le secrétaire de la plus grosse cellule communiste du chef lieu du canton.

    Dans un autre ordre d’idées et d’actualité, mais complémentaires, faisant ce matin ma revue de presse je suis tombé sur un article du Saker francophone dont même si je ne suis pas partisan d’une fuite en avant en matière d’expansion démographique, économique et scientifique je partage l’essentiel du contenu, je vous transmets l’adresse : https://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-loccident-a-t-il-detruit-sa-propre-base-industrielle .

    La question est pertinente de mon humble avis on pourrait tout aussi bien l’intituler –le dessous des cartes- ou -Malthus n’est pas mort-. Qu’en pensez –vous ? Quelle serait la réaction de l’actuelle direction du PCF si elle en prenait connaissance ?

    1. Le malthusianisme est plus un épouvantail ad-hoc, utilisé par le système, qu’une réalité.

      La démographie a tendance à se stabiliser, voire à régresser, avec le développement économique et social.

      Cela implique donc que tout le monde puisse en profiter équitablement, et cela condamne donc les classes privilégiées, sauf à gaspiller les ressources limitées de la planète.

      La question de (« sur »)population reste donc bien une question d’équilibre, en fait, entre forces productives et besoins sociaux réels, et non pas artificiellement créés ou totalement superfétatoires, comme le luxe indécent affiché par nos élites.

      Bien évidemment , on ne saurait pour autant abandonner toute idée de restriction drastique pour telle ou telle ressource rare ou difficilement renouvelable.

      Mais cela ne nous oblige nullement à en revenir au style de vie des classes moyennes du XVIIème siècle…

      Voire au village primitif, selon certains « décroissants »… surtout du bulbe, à mon avis !

      Dans l’article l’auteur commence surtout par faire une propagande délibérée pour le nucléaire, afin d’amener subrepticement une propagande pour le capitalisme chinois, en fin de compte !!!

      La question du nucléaire pose celle des compétences et des responsabilités : la catastrophe de Tchernobyl n’était pas du tout un accident mais bien une expérience qui a été poussée à l’extrême, sous l’autorité d’un bureaucrate imbu de son pouvoir, alors que le danger lui avait été déjà signalé par ses collaborateurs les plus compétents, et qu’il était encore possible de l’arrêter !

      Le capitalisme chinois s’efforce d’avancer sous un masque de « progressisme » mais il n’est pas fondamentalement d’une nature différente, en tant que tel et dans son évolution globale.

      Il a même clairement atteint le stade combiné du capitalisme financier et du capitalisme monopoliste d’État, c’est à dire le stade de l’impérialisme, en fait, même si cela n’est pas encore évident pour tout le monde, surtout en raison du vocabulaire « marxiste-léniniste » dont il se drape encore, selon les besoins de sa propagande.

      C’est loin d’être le cas de la Russie, par contre, et dans des proportions économiques de plus de 1 à 20 dans la plupart des domaines, et notamment, financier !

      L’alliance, obligée par les circonstances, entre la Russie et la Chine est loin d’être ce qu’en disent les thuriféraires officiels ou officieux de la Chine, dont l’auteur de l’article en lien…

      La direction actuelle du PCF est tiraillée entre les tendances qui ont abouti à sa formation et je ne suis pas sûr du tout qu’elle soit même capable d’élaborer une pensée cohérente quelle qu’elle soit, y compris pour son propre avenir !

      Luniterre

      1. j’avais fait un copier coller de votre texte pour vous répondre alinéa par alinéa mais votre site n’acceptant pas les discrimination j’ai été conrtaint de revoir ma copie. Je vous transmets ci après le produit de me cogitations en espérant ne rien avoir oublié.

        Le malthusianisme est ancré profondément dans la doctrine néolibérale sociale ou pas. La réduction drastique de nucléaire est en cours, les énergies renouvelables ne pourront satisfaire les besoins que de 1 à 2 milliards d’individu. Les barbecues géants ne sont pas près d’être éradiqués

        Compte tenu de ce qui précède le progrès économique et par conséquent social va disparaître et la pression démographique nécessairement repartir. Il y aura de plus en plus un décalage entre les besoins et les crédits alloué par l’Etat pour les satisfaire et c’est déjà le cas.
        Cela ne peut condamner les classes privilégiées c’est à dire ceux qui détiennent le capital et leurs alliés qui multiplient les génuflexions dans l’espoir de grappiller les miettes ?

        En quoi la surpopulation reste-t-elle une question d’équilibre : Quelles fractions de notre environnement faut-il réserver à la végétation, au le monde animal, l’Humanité, aux équilibres naturels qui ont permis ce que nous sommes devenus à partir de l’observation et sans intervention de scientifiques découpant l’ADN en rondelles ( en spirales) pour le modifier ailleurs toujours pour un profit plus grands. S’il ne s’agissait que de le réparer pour soulager des souffrances je dirais allons y.

        Les réductions drastiques doivent être réservées au luxe insolent affiché par les capitalistes et leurs valets cela nous ramène à la lutte des classes et à l’impôt, à la remise en cause d’une politique des revenus scandaleuse. Les ressources rares doivent être partagées équitablement dans l’intérêt collectif, on peut aller chercher ailleurs celles qui sont insuffisantes sur terre par exemple l’hélium 3 sur la lune. Il est aberrent de brûler des hydrocarbures au lieu de les réserver pour des industries de transformations alors que nous saurons dans quelques années en toute sécurité produire de l’électricité à partir de la fusion thermonucléaire. Les programmes sont en cours.

        Toutes les potentialités de l’économie circulaire, c’est-à-dire le recyclage encore et encore, doivent être mises en œuvre. Les chinois ont commencé à le faire.

        En complément il faut poursuivre les recherches pour trouver les solutions les mieux adaptées aux problèmes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés en particulier pour maîtriser la fusion thermonucléaire, réduire les déchets de longue durée les utiliser pour produire de l’électricité et non pas les enfouir ou fabriquer des munitions tant avec le plutonium que de l’uranium appauvri.

        Je ne m’identifie pas aux classes moyennes mais souhaite une solution globale pour une avancée et non un recul social. Mais si nous poursuivons dans la voie dans laquelle nous sommes engagés notre descendance se retrouvera dans des conditions proches de celles du moyen âge. De décroissance en décroissance du bulbe elle retournera au village primitif, c’est bien là notre plus gros problème à résoudre car il n’y a pire que celui qui ne veut savoir. L’ignorance n’appelle pas systématiquement le savoir, ce serait plutôt le contraire.

        Vous imputez à l’auteur une propagande délibérée pour le nucléaire, afin d’amener subrepticement une propagande pour le capitalisme chinois, que je n’ai pas ressentie. C’est me semble-t-il un procès d’intention.

        Tchernobyl est consécutif à une erreur ce procédure et ses conséquences à l’absence de confinement mais n’a pas eu les conséquences décrites par les médias et tous ceux qui militent en faveur de l’abandon du nucléaire. L’erreur, la faute sans doute, à Fukushima a été d’implanter des réacteurs dans une zone sismique.

        Les centrales étasuniennes ont connu elles aussi quelques déboires mais je n’ai pas eu le temps d’aller voir mais le nombre des victimes du nucléaire civil est sans commune mesure avec celles des conflits qui ont ravagés la planète depuis plus d’un siècle.
        Personnellement je le jauge le système chinois aux résultats obtenus en matière d’emploi de pouvoir d’achat et de protection sociale, qui sont accessibles à tous.

        Vous lui reprochez d’avoir atteint le stade combiné du capitalisme financier et du capitalisme monopoliste d’État, que vous qualifiez stade de l’impérialisme, l’ensemble masqué sous un vocabulaire « marxiste-léniniste » dont il se drape encore, selon les besoins de sa propagande alors que j’ai lu sur votre site, je ne sais plus si vous en êtes l’auteu,r que pour être à même de nettoyer les écuries il fallait y entrer.

        C’est comme si vous écriviez que la programme du CNR élaboré par Pierre Villon qui fut à la base des trente glorieuses était un programme capitaliste alors qu’il n’était qu’une étape en direction de la socialisation des moyens de production et d’échange qui hélas à été abandonné pour des raisons que vous savez.

        Les proportions économiques sont de 1 à 20 entre la Russie et le Chine écrivez-vous ! Si vous comparez avec Cuba c’est encore pire mais ne prouve rien.

        La Russie et la Chine n’ont pas d’ambitions impérialistes affichées, l’avenir nous dira ce qu’il en est réellement par contre ce qu’ils entreprennent, l’Inde, la Turquie, le Venezuela et quelques autres, leur soutien à la Syrie est de nature à freiner voire à annihiler les prétentions de l’impérialisme occidental à dominer sans partage les ressources et les peuples de la planète. En France que faisons-nous ?
        Les révolutionnaires de salon ne font rien ou (et) ratiocinent, l’état de l’opinion est à l’avenant.

        Je partage votre appréciation sur la direction actuelle du PCF incapable d’élaborer une pensée cohérente car elle ne se débarrasse pas de son anti stalinisme viscéral

        et de ses utopies. J’ajoute simplement que ce doit être sur une base marxiste tout en compte tenant compte des enseignements du passé des échecs, des reculs, des renoncement et des avancées qu’il convient de mettre en exergue car elles sont tues par l’Histoire officielle.

        1. Bonjour,

          Le développement du capitalisme chinois est incontestable et rappelle, par bien des côtés celui de nos « trente glorieuses » d’après-guerre, avec effectivement les progressions sociales y afférentes.

          En France, les « trente glorieuses » correspondent également au redéploiement de l’impérialisme français et au passage du colonialisme « à l’ancienne » au néo-colonialisme de domination essentiellement financière, avec le système « françafrique », toujours en vigueur, en faits.

          Ce redéploiement n’a été possible que sur la base des accords de collaboration de classe promus par le thorezisme dans tous les domaines et prolongés sous Waldeck-Rochet et Marchais.

          Vous dites que le programme du CNR était « une étape en direction de la socialisation des moyens de production et d’échange qui hélas à été abandonné pour des raisons que vous savez. »

          C’est effectivement ce qu’il aurait du être si les clauses en avaient été sérieusement négociées d’un point de vue prolétarien.

          Or l’histoire, dès le 8 Mai 1945 à Sétif (*), montre que ce n’était pas le cas et que la direction du PCF avait entériné la reconstruction de l’impérialisme français comme une contre-partie des concessions sociales accordées. Elle n’avait, en conséquence, prévu aucune possibilité, ni légale ni clandestine, de maintient des forces armées prolétariennes issues de la Résistance, qui se sont donc trouvées intégrées aux forces armées de l’impérialisme en voie de reconstruction ou dissoutes.

          Il est donc évidemment possible de dire que le programme du CNR était un « programme capitaliste », et d’autant plus qu’il ne faisait aucune mention expresse d’une alternative socialiste possible.

          Ce n’est donc pas pour autant ce qui aurait pu le rendre condamnable, si, en tant que programme de front uni de libération antifasciste il avait été correctement négocié, avec des clauses prévoyant le maintient et même la pérennisation des structures politiques populaires et prolétariennes issues de la Résistance, en lieu et place de leur dissolution au profit de la reconstitution de l’État impérialiste français. Et de fait, cela aurait donc du inclure le maintient et la pérennisation des organisations militaires issues de la Résistance, sous une forme ou une autre, genre « garde nationale », telle que sous la Commune de Paris.

          A ces conditions, le rapport de force se serait trouvé certainement très différent lors des conflits sociaux de 1947-48 !!!

          A ce sujet, le rapport Jdanov est sans ambiguité :

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

          Et encore moins, en fonction des débats de la conférence du Kominform, en 1947, également :

          The Cominform — Minutes of the Three Conferences 1947/1948/1949, édité par Giuliano Procacci, Feltrinelli Editore (Milan, 1994)

          Concernant les stades de développement des capitalismes russes et chinois, il est évident que les rapports de proportions ne suffisent pas à caractériser leur différences, même s’il donnent une bonne indication, compte tenu qu’il s’agit de deux très grands pays d’importance géopolitique et géostratégiques comparables. Du reste, ma réponse précise leurs degrés de dépendances respectives vis à vis des capitaux financiers étrangers, et principalement US, en pratique. Mais là encore, il ne s’agit pas d’une étude complète, abordée par ailleurs sur TML, et qui donne notamment la comparaison en termes d’exportation de capitaux, critère ML effectivement décisif en termes de caractérisation du stade impérialiste.

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

          Il en ressort que la Chine est devenue exportatrice de capitaux, et cela dans tous les domaines, alors que la Russie, outre la disproportion déjà évoquée reste importatrice, même si dérisoirement, ses rares exportations de capitaux étant de plus généralement du ressort de l’évasion fiscale et non pas réellement de l’investissement productif.

          Selon ce critère et d’autres, il est donc approprié de distinguer deux stades de développement du capitalisme différents entre la Chine et la Russie, dont l’un est le stade impérialiste et l’autre le stade encore essentiellement « national ».

          Il est donc politiquement juste d’en tenir compte dans les soutiens nécessaires aux différentes luttes de libération et/ou de résistance nationale, dont celle de la Russie, sans négliger la priorité que nous devons faire aux luttes sociales, comme celle pour la défense des retraites, en Russie, également.

          Dans les circonstances actuelles, où le prolétariat industriel est essentiellement démobilisé et dépolitisé, en plus d’être socialement minoritaire, où les classes moyennes en voie de prolétarisation se révoltent sporadiquement, mais sur des bases de classe qui restent idéologiquement petites-bourgeoises, la question du front uni reste posée, et même si elle se pose différemment qu’aux époques précédentes, la priorité doit toujours combiner l’actualité des revendications sociales les plus unificatrices et l’autonomie politique et organisationnelle de l’avant-garde prolétarienne, qui reste encore, manifestement, à construire !

          Luniterre

          (* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/14/le-8-mai-1945-a-setif-kateb-yacine-se-souvient/ )

  3. Contrairement à ce que vous écrivez le malthusianisme n’est pas mort mais ancré profondément au sein de la doctrine néolibérale de l’occident ainsi que l’admet Poutine lui aussi https://lesakerfrancophone.fr/poutine-defie-les-malthusiens-la-fusion-nucleaire-devient-une-priorite-nationale-pour-la-russie

    Extrait: Avec son fort soutien à la fusion nucléaire et un retour à une politique de croissance industrielle mondiale aux côtés de l’initiative chinoise La Nouvelle route de la soie, le président Poutine a clairement identifié la vision néo-malthusienne du monde comme étant imbriquée dans le tissu du libéralisme occidental. Tout comme ce libéralisme nie les vérités objectives fondées sur des principes en faveur de l’opinion populaire, le néo-malthusianisme ne peut prospérer que lorsqu’un « consensus » pessimiste tente de cacher à ses victimes la vérité suivante : la capacité naturelle de l’humanité à faire en permanence des découvertes volontaires et à les traduire en nouvelles technologies qui amènent notre espèce dans des états de potentiel – matériel, moral et cognitif – toujours accrus.

    Alors que l’animal malthusien croit que l’humanité a pour seule perspective de s’adapter à la rareté dans le cadre d’un système fermé de ressources fixes administrées par des élites privilégiées, des humanistes comme Poutine et Xi Jinping admettent que la nature de l’humanité ne se trouve pas dans la chair, mais dans les pouvoirs de l’esprit. Ces pouvoirs nous désignent comme une espèce unique, capable de faire des découvertes dans un univers de création permanente qui peut être caractérisée de la même manière que Beethoven décrivait sa musique : aussi rigoureuse que libre.

    NB :Ce qui n’implique pas que nous devions laisser faire n’importe quoi . A y regarder de près le consensus est le fait non seulement des écolos mais pratiquement de toutes les sensibilités politiques de France et de Navarre.. JF

    1. Bonjour,

      Les deux articles que vous citez sont du même auteur, Matthew Ehret, qui joue très clairement dans le camp du capitalisme chinois, et donc, il faut évidemment comprendre que les développements idéologiques qu’il nous propose sont au service des intérêts du capitalisme chinois.

      D’un point de vue ML, c’est à dire du point de vue du matérialisme dialectique, il reste essentiel de comprendre les mouvements de la base économique, qui conditionnent ceux des superstructures idéologique, sans pour autant, négliger l’action en retour de celles-ci, dont ces articles sont un exemple. Le malthusianisme n’est lui-même que l’une des superstructures idéologiques du capitalisme, et qui « ressurgit » uniquement en fonction de ses propres besoins en termes de restructuration, et ici, éventuellement, ceux du capitalisme financier US.

      Bien évidemment, Matthew Ehret nous présente l’alliance Chine-Russie comme une sorte de « partenariat équitable », et c’est bien ce que la Chine prétend promouvoir, officiellement, avec son système auto-centré des « nouvelles routes de la soie »…

      Or les disproportions et les disparités, et même, les inégalités, sont énormes, entre ces deux grands pays. A tous points de vue, et en premier lieu, dans leurs histoires économiques ces dernières décennies, en dépit d’un passé formellement commun dans les références au ML.

      Au stade actuel, la Russie est encore en train de se remettre, difficilement, des conséquences de l’effondrement de l’URSS, et d’abord, de son effondrement économique.

      Une des caractéristiques de cette situation, c’est que la période comprador etlsinienne qui a suivi cet effondrement a été un échec total en termes de développement économique, même en termes de développement du capitalisme comprador.

      Ce qui a permis à une fraction survivante de la bourgeoisie nationale bureaucratique de reprendre le pouvoir et de redémarrer une phase de développement d’un capitalisme essentiellement « national ». D’où l’émergence importante, et même massive, d’une nouvelle idéologie nationaliste, en Russie, reprenant même en compte une partie importante de l’ancien patriotisme de l’URSS, dans ses diverses composantes, y compris « stalinienne », notamment au titre de la Grande Guerre Patriotique.

      En rapport de sa superficie, la Russie reste relativement peu peuplée et dispose par contre d’importantes ressources naturelles, mais de peu d’industrie de transformation en produits finis. Elle a donc une marge extensive pour se développer encore sur la base d’un capitalisme national, même pour répondre à ses propres besoins, sans nécessairement pour cela aiguiser les contradictions de classe au point de rupture.

      Le développement démographique, dans ce cadre, et compte tenu de sa faiblesse actuelle, reste encore un élément moteur complémentaire et même nécessaire de ce type de développement économique.

      C’est sur cette base économique qu’il faut comprendre le discours de Poutine. Mais sans perdre de vue que le rapport de proportion, sauf évidemment, en superficie territoriale, est à peu près dans tous les domaines, et notamment, financier, de 1 à 20 en faveur de la Chine.

      En population, il est pratiquement de 1 à 10.

      L’un des atouts majeurs de la Russie c’est qu’elle peut survivre, même avec un niveau de développement modeste, en quasi-autarcie, y compris sur le plan alimentaire.

      Ce n’est pas du tout le cas de la Chine, qui, malgré son développement économique, perd son autonomie alimentaire et se trouve dépendante, non seulement pour son développement industriel, mais simplement pour son approvisionnement alimentaire, de son commerce extérieur, de ses exportation industrielles, de ses importations alimentaires, mais aussi de ses exportations de capitaux, notamment pour l’ achat de terres agricoles à l’étranger.

      Le déficit agroalimentaire de la Chine, apparu au début des années 2000, tourne maintenant autour de 60 à 70 Mds de dollars et tend à se creuser.

      Le projet de réseau économique autocentré des « routes de la soie » est donc vital pour le capitalisme chinois, alors que son développement ne peut qu’accentuer cette dépendance : la Chine doit nourrir 20% de la population mondiale avec moins de 10% des terres arables disponibles (seulement 8%, selon certaines études), et moins de 7% des ressources en eau. Et ce ratio tend nettement à empirer avec l’industrialisation continue.

      Il y a une autre différence fondamentale et essentielle entre le capitalisme chinois et le capitalisme russe, également, dans leur rapport au capitalisme financier US.

      Comme on l’a vu, la phase comprador eltsinienne a complètement échoué en Russie, et la pénétration des capitaux étrangers y reste réduite et n’est pas un facteur de dépendance.

      En 2017, le flux d’IDE entrants en Russie était de 25 Mds de dollars, contre 136 en Chine… Et de plus, en baisse par rapport à 2016 (37 Mds) et il est à nouveau fortement en baisse en 2018 (10 Mds).

      Alors que le développement du capitalisme chinois a nettement réussi sa mutation comprador dès 1972 et les accords Mao-Nixon, incluant, outre la collaboration stratégique antisoviétique, la pénétration des capitaux US via Hong Kong et le système des « Red Chips », toujours actuellement en fonction, même si ce n’est plus le canal essentiel d’investissements US en Chine.

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

      Depuis, l’interdépendance de ces deux économies capitalistes a évidemment bien évolué dans le sens d’un rééquilibrage en faveur de la Chine, tel que décrit dans différentes études parues sur TML, du reste (*), mais elle n’en a pas pour autant totalement disparu, ce qui permet de fait à la Chine d’avoir une marge de négociation assez extensible en termes économiques, avant d’en venir à une confrontation directe, éventuellement militaire.

      Alors que la Russie, militairement de plus en plus encerclée, n’a précisément que ses moyens militaires, même comme arme de négociation :

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/06/nouveaux-missiles-russes-la-paix-en-europe-est-elle-menacee-et-par-quoi-et-par-qui/

      Lorsque Trump est arrivé au pouvoir il est clair qu’une fraction du capital US peu investie en Chine était à l’œuvre derrière lui et entendait jouer la carte de la Russie contre la Chine, un peu à la manière dont Kissinger avait initialement joué, et très habilement, la Chine de Mao contre l’URSS… Manifestement, l’idée d’une « ouverture à l’Ouest » pour désenclaver la Russie ne déplaisait pas à Poutine, mais les concessions qu’il était prêt à faire étaient sans aucun doute insuffisantes aux yeux du capital US, ce qui explique le revirement brutal, malgré l’enclenchement de la « guerre économique » avec la Chine… !

      Luniterre

      (* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/07/guerre-commerciale-la-chine-reajuste-le-yuan-a-la-baisse-pour-contrer-trump/ )

  4. Sic votre débat avec Vincent Gouysse :

    …La solidarité des prolétaires révolutionnaires doit s’étendre aux nations qui manifestent des velléités réelles de résistance à l’impérialisme US, même si elles ne sont pas encore fermement engagées dans la voie du socialisme. Cela n’est pas contradictoire avec l’aide et la solidarité qu’il faut apporter à la constitution et à la lutte des partis prolétariens dans ces pays. Luniterre

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

    Je n’irai pas jusqu’à favoriser la création et à soutenir l’action d’un mouvement concurrent du PC Chinois ce qui constituerait une tentative d’ingérence inadmissible condamnée dans le rapport Jdanov. Tout dépend de la capacité du PC chinois de contrôler ceux qui contribuent, loyalement, à la croissance de son PIB y compris à partir de la route de la soie qui seule peut lui permettre d’affaiblir l’impérialisme US et plus globalement occidental dont nous devons nous émanciper.

    Arrêtons de nous présenter en donneurs de leçons mal apprises pour nous recentrer sur nos insuffisances.

    Sur Matthew Ehret

    Lorsque je fais globalement référence à un texte sans émettre de réserve c’est que je pense qu’il n’est pas en contradiction avec l’appréciation que je porte sur le Marxisme Léninisme et les potentialités qu’il offre à ceux qui s’engagent dans cette voie. Les deux articles de Matthew Ehret me sont parus conforme à cette exigence. Après quelques clics sur internet je n’ai pas trouvé d’autres textes ou analyse qui contredise l’impression que ma laissée leur lecture. Toute autre analyse ou prise de position de sa part n’engagerait que lui. Comme Annie Lacroix Riz j’essaie de m’en tenir aux fait et témoignages avérés.

    La chine et le malthusianisme : https://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-loccident-a-t-il-detruit-sa-propre-base-industrielle
    https://lesakerfrancophone.fr/poutine-defie-les-malthusiens-la-fusion-nucleaire-devient-une-priorite-nationale-pour-la-russie

    J’ai trouvé sur le Saker un texte sur lequel je porte une appréciation identique, un entretien de Breitbart avec Patrick Moore, fondateur de Greenpeace mais qui a pris ses distances avec cette organisation:

    https://lesakerfrancophone.fr/un-entretien-de-breitbart-avec-patrick-moore-fondateur-de-greenpeace

    Même non affublé de la faucille et du marteau il correspond aux conclusions auxquelles j’ai abouti depuis des années de pérégrinations sur internet à partir des écrits de climato septiques, en particulier Jacques Duran , hélas décédé, sur son site http://pensee-unique.fr/ le bien nommé qui n’est plus mis à jour depuis 2016 mais reste au top. Ainsi qu’en témoigne son cv c’était un scientifique de haut vol. J’ai également suivi Courtillot et quelques autres dont beaucoup m’ont déçu.

    Par ailleurs même avec une formation primaire il est aisé de se convaincre que les fluctuations climatiques ont toujours existé, que le niveau des océans à monté et descendu au même rythme ainsi que les vestiges marins en apportent la preuve sur l’ensemble de la planète, dans les plaines comme dans les hauteurs à la suite du glissement des plaques tectoniques. Les continents n’ont pas toujours été ce qu’ils sont.
    Périodiquement le Sahara a verdi puis s’est asséché. Comme son nom l’indique le Groenland à été vert lui aussi, il a été ont cultivé partiellement, il y avait des animaux domestiques, il est aujourd’hui submergé par les glaces.

    La baisse du niveau des mers et des océans a favorisé les grandes migrations il en a été ainsi en particulier pour le peuplement de l’Australie et de la nouvelle Zélande.

    N’en déplaise à Hulot, et autres ignorants du même acabit, si les dinosaures n’avaient pas disparu il y a 65 millions d’année nous ne serions pas là.

    Sétif mais pas seulement.

    Il convient d’abord de noter qu’à l’époque, après la défaite du nazisme l’espoir qui en résultait, les peuples aspiraient à mettre un terme au joug colonial. En Algérie il y avait la tendance indépendantiste messaliste et celle de Ferhat Abbas qui aspirait à l’autonomie interne.
    Il y avait environ 9 millions d’habitants dont 90% d’autochtones, berbères, kabyles, arabes sans droits ni réels moyens de subsistance corrects à l’exception d’une bourgeoisie réduite. Les moyens de productions industriels et fonciers étaient monopolisés par 10% de pieds noirs, avec une minorité de gros propriétaires des terres arables les plus productives les autres employés de l’administration coloniales avec des préfets encore sous influence pétainiste, la police et la gendarmerie sous leur autorité, commerçants, professions intermédiaires avec au plus au bas de l’échelle sociale des personnes et des familles non moins partisanes que les autres de la permanence de la présence française en Algérie.

    https://fr.vikidia.org/wiki/Alg%C3%A9rie_en_1954

    Les Etats unis manipulaient afin de faire en sorte que la France et ses colonies passent sous leur influence comme ils avaient déjà tenté sans succès de le faire en métropole, ils avaient donnés des signes favorables aux indépendantistes.

    A mon sens même si quelques uns ont envisagé le contraire la direction du PCF qui avait perdu nombre de ses militants engagés dans la résistance clandestine, dont les maquis qu’ils dirigeaient n’étaient pas monolithiques mais rassemblés pour beaucoup sur un seul objectif, atteint, bouter l’occupant hors de France, n’avait plus les moyens militaires, ni même la volonté, de s’engager dans une aventure qui aboutirait inévitablement à une guerre civile et à son éradication du paysage politique français.

    Ensuite la relation des évènements, le nombre des victimes de quelques milliers à 50 000 a été évalué en fonction de la sensibilité politique des différents auteurs jusqu’à devenir sujets à polémiques ainsi que rapporté par Roger Vétillard, un historien né à Sétif, dans un entretien accordé à Riposte Laïque https://ripostelaique.com/setif-mai-1945-massacres-en.html que je soumets à l’appréciation du ou des lecteurs.
    Sur la Résistance

    Si l’on se réfère aux carnets de Mounette Dutilleul la direction du PCF, dispersée, n’était pas non plus monolithique. Ceux qui ont pris l’initiative d’engager des négociations avec l’Autorité d’occupation ont fait preuve de beaucoup de naïveté: Pour le moins.

    Annie Lacroix Riz écrit « erreurs factuelles » rappelant le contexte et les démissions antérieures des dirigeants français, situant les vrais responsables sur l’échiquier politique français, dénonçant également le double jeu d’Otto Abetz et les conditions imposées à l’Huma qui aurait du se renier et changer de nom, pour sortir ne serait-ce qu’un numéro: http://www.collectif-communiste-polex.org/histoire/pcf_mea_culpa.htm
    Long à lire, pour certains passages difficiles à décrypter, mais nécessaire à la compréhension.

    Malgré une lecture en diagonale je n’ai pas de critique majeure à formuler sur la teneur du plan Jdanov, y compris sur la partie portant sur les réactions du PCF face au plan Marshall dont les fonds étaient destinés à la reconstitution des bases de l’impérialisme Allemand, le solde pour acheter l’éviction des communistes du gouvernement par le socialiste Ramadier en 1945, par ailleurs je n’ai pas l’impression à moins que l’on me prouve le contraire que Moscou ait tenté d’imposer ses vues au PCF, qui avait d’ailleurs la faculté de les rejeter, jusqu’à la disparition de l’URSS.

    Par contre au prix d’une légère actualisation le texte Jdanov pourrait encore être la base des relations internationales après la renaissance de mouvements révolutionnaires s’inspirant du marxisme solidaires des autres peuples de la planète, respectueux de leurs droits. Et de leurs spécificités.

    En outreplus généralement je trouve abusif, pour ne pas écrire scandaleux, que les critiques de personnes clamant la main sur le cœur leur appartenance à la gauche se portent principalement sur ceux qui ont consacré leur vie à la lutte anti capitalistes et à ses dérives les plus extrêmes le fascismes et le nazisme sur d’autres également qui tentent de jeter les bases de régimes moins inégalitaires avec tout les tâtonnements que cela suppose, des avancées, des échecs mais soutiennent ou ne disent mot ou si peu des régimes maffieux et criminels financés mis en place par l’impérialisme occidental après avoir renversé et fait assassiner ceux et celles qui faisaient obstacle à l’appétit de lucre de ces grands bourgeois qui, au nom de la démocratie du même nom, abus de langage car en fait dictatures d’ infimes minorités, aspirent à contrôler l’ensemble des ressources naturelles de la planète et les peuples à qui elles appartiennent.

    Je dois temporairement reprendre la caisse à outil et vais donc ralentir le rythme de mes  » devoirs de vacances » mais rassurez vous je resterai attentif à tout ce que vous publierez sur le web y compris en y ajoutant mon grain de sel.

    1. Bonjour,

      Je vous remercie d’avoir ainsi fait le point sur nos divergences, qui restent fondamentales.

      La principale porte évidemment sur la nature de classe de l’Etat chinois actuel, et par voie de conséquence, sur la nature de classe du parti au pouvoir dans ce pays, le PCC.

      Et donc, en fait, notre divergence porte sur la nature de classe du maoïsme, dont ce parti est issu, bien qu’il se prétende « marxiste-léniniste ».

      Il se pose toujours, néanmoins, en héritier du maoïsme, même si avec quelques nuances. Du moins, et c’est ce qui est le plus significatif, au fond, il prétend tenir sa légitimité « marxiste-léniniste » de son passé maoïste… !

      Or l’histoire du mouvement maoïste en fait un mouvement de libération nationale bourgeois et paysan, et non un mouvement révolutionnaire prolétarien. C’est à ce titre, de mouvement populaire unitaire de libération qu’il a eu un temps sa place dans le front anti-impérialiste mondial. Le fait qu’il se soit référé au ML par opportunisme vis à vis de l’URSS, tout comme le révisionnisme thorezien, du reste, est aujourd’hui historiquement bien établi du point de vue de l’analyse ML, et différentes études à ce sujet ont déjà été publiées sur TML.

      La convergence de ces deux révisionnismes s’est de plus clairement exprimée, au début des années 50, par la publication d’une édition totalement apocryphe des principes philosophiques (dits … « fondamentaux »!) abusivement attribués à Politzer.

      Le texte de Mao, « De la Contradiction », contenait déjà en germe le processus de collaboration de classe avec l’impérialisme tel que formalisé plus tard dans la « théorie des trois mondes ».

      Le retournement de veste de Mao en 1971-72 n’est que l’aboutissement inévitable de cette métaphysique idéaliste et petite bourgeoise de la contradiction qui aspirait à faire de la Chine une nation bourgeoise « concurrentielle ».

      Cela est resté compatible avec le front anti-impérialiste tant qu’il s’agissait d’unité de la bourgeoisie nationale et de la paysannerie.

      Cela ne l’était plus dès lors qu’il s’agissait d’un compromis d’ordre stratégique et économique avec le capital financier US, tel que pratiqué avec Kissinger et Nixon, amorçant une nouvelle « compradorisation » de la bourgeoisie nationale chinoise, avec l’ambition à peine dissimulée de se poser en nouveau pôle financier et donc impérialiste, à la suite, ce qui est effectivement réalisé aujourd’hui.

      Pour le reste, je suis, comme vous, sceptique sur le fait que le réchauffement climatique soit entièrement du à l’activité humaine.

      La destruction des ressources naturelles par le capitalisme n’en est pas moins une réalité.

      Le but du socialisme est une répartition appropriée entre ressources, forces productives et besoins sociaux, planifiée par le prolétariat, et non pas l’accumulation du capital financier, telle qu’elle se produit actuellement en Chine.

      Luniterre

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