Retraites, Relèvement du SMIC, l’argent existe, c’est la valeur créée par le travail!

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Wikipédia nous dit >>>

« Le recouvrement de créances en France est une activité réglementée consistant à utiliser tous les moyens légaux, amiables et/ou judiciaires, pour obtenir d’un débiteur le paiement de la créance due au créancier. »(1)

Une activité lucrative, en fait, un vrai business spécialisé, dont l’aspect « amiable », envers les petites gens de toutes catégories sociales victimes de la crise, est concrètement, en réalité, une série de moyens d’intimidation et de menaces de procédures, qui, le plus souvent, n’ont même aucun fondement juridique, mais visent à pressurer le moindre centime d’euro qui puisse encore s’extraire du prolétariat !

A l’extrême opposé du champ social, les relais médiatiques du Capital ont toujours les meilleures paroles pour présenter ses tenanciers comme quasiment « insolvables » sinon pour tenter de faire pleurer dans les chaumières sur leur prétendument « triste » sort !

Et ces cris d’orfraies redoublent, évidemment, dès que se lève la moindre « grogne » sociale, la moindre revendication d’une vie simplement décente pour les catégories prolétariennes déjà archi-pressurée par le Capital !

Qu’en est-il réellement ???

Rappel…

Dans un article du 10/02/2019

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Un M. Denis Durand, qui se présente aujourd’hui comme un économiste à la retraite, mais politiquement « engagé », nous faisait à nouveau, et s’il en était encore besoin, la démonstration que l’argent existe bel et bien, que ce soit pour les urgences hospitalières ou les autres revendications sociales.

Ce n’est donc pas forcément pour son engagement politique que l’on fera confiance à ses chiffres, loin de là, mais pour ce qu’il a été du temps de son activité professionnelle :

Directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France. On peut donc raisonnablement considérer qu’il sait de quoi il parle !

Dans cet article il nous explique que le montant total des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises s’élève à 180 Milliards d’euros, et le montant total des intérêts versés aux banques par ces mêmes entreprises, s’élève, lui, à 67 Milliards d’euros…

Concernant une vérification de ces chiffres, on a le total des dividendes versés aux actionnaires du CAC40, soit 57,4 Milliards d’€ de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si parmi les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson, lui, se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue un équivalent de 51 Milliards de dollars de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Milliards $, sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Milliards $ !!!

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Le chiffre de 180 Mds €, considéré pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais qui n’est contestée nulle part, et pour cause, même chez ses opposants politiques… !

Rappelons encore que la France est unanimement reconnue championne du monde …pour le versement des dividendes !

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais pour les mêmes raisons on voit mal ce Monsieur Durand, même et surtout à cause de sa double casquette, s’avancer autant sans la certitude de n’être point contredit !

Pour 2019, le calcul reste donc valable…

Les coûts du CICE (40 Mds €)(2), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (3) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-tva-en-2018-c-etait-plus-de-200-milliards-d-euros-quand-l-impot-sur-le-revenu-c-est-80-milliards-1143351.html

Le rapprochement permet donc de dire, sur la base des chiffres avancés par D. Durand :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Milliards d’euros

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

Autrement dit, 160 Milliards d’euros par an (40+120), c’est un ordre de grandeur de la « marge » dans laquelle les capitalistes pourraient « lâcher du lest » sans que cela ne les prive encore aucunement de leur train de vie habituel, de leur luxe « quotidien » !

Le Capital peut donc payer… !

Il est donc absolument essentiel, pour le mouvement ouvrier, de profiter du rapport de force actuel pour avancer également sur le SMIC, vu que le pouvoir prétend très officiellement indexer « à l’avenir » le minimum retraite à 85 % du SMIC !

Et donc il est stratégiquement vital d’imposer la mise en pratique immédiate de cette mesure, pour entraîner dans la lutte l’ensemble des catégories les plus pauvres, Smicards actifs et retraités.

Avec pour but de pérenniser ce rapport de force dans la durée, pour reprendre la marche en avant vers le seul progrès social qui sera durable : le Socialisme !

Que cela plaise ou non aux bureaucraties syndicales…

On sait que cela ne leur plaît pas, en réalité, et qu’elles sont donc bien de l’autre côté de la barricade, même si elles en profitent actuellement pour jouer les gros bras et se refaire une santé, sur notre dos, en fin de compte !

SMIC, Retraites,

Le Capital peut payer…

Le Capital doit payer !

Luniterre

PS >>>l’étude chiffrée pour 2019 est reprise des mises à jour de la pétition AB6 >>>

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

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( 1 _ https://fr.wikipedia.org/wiki/Recouvrement_de_cr%C3%A9ances_en_France )

( 2 _ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/17/gilets-jaunes-les-42-revendications-le-cice-a-nouveau-en-question/ Dans l’article de Challenge Darmanin parle d’un manque à gagner de 26 Milliards, mais bien évidemment pour lui cela implique la validation du substitut du CICE, tout aussi abusif, en réalité, et c’est donc bien un minimum de 40 Milliards qui se trouvent ainsi gaspillés! https://www.challenges.fr/politique/budget-le-deficit-de-l-etat-va-se-creuser-en-2019_614885 )

( 3 _ https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616   )

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/14/smic-retraites-le-capital-peut-payer-le-capital-doit-payer/

 

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POINT DE BLOCAGE RÉEL >>>

LES BUREAUCRATIES SYNDICALES SONT ELLES MÊMES FINANCÉES PAR E CAPITAL…!!!

>>>ELLES NE MORDRONT PAS RÉELLEMENT LA MAIN QUI LES NOURRIT!!!

 

 

 

Capital réel

(valeur créée par le travail)

et capital fictif :

deux articles à relire

pour comprendre la crise…

En réponse à M. Jack Freychet et à sa crainte d’une « fuite des capitaux »

[ Extraits des posts]

« (…)Luniterre oublie que dans le cadre de la libre circulation des capitaux toute taxation supplémentaire en France les fera fuir [ les capitaux ] et se trouve en contradiction avec lui-même lorsqu’il écrit « c’est donc aussi le seul moyen de commencer à construire ce rapport de force. » alors qu’il s’en remet à la « révolution socialiste » pour sortir des contraintes de l’UE. (…)

Il me suffit de savoir que le capital virtuel en circulation dans le monde est actuellement dix-huit fois supérieur à la valeur de tous les biens et de tous les services produits en une année et disponibles sur la planète et qu’il est toujours en quête de profits supplémentaires ( certains font état de 26 000 milliards de dollars, ce que je n’ai pas pris le peine de vérifier) (…) »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/11/gilets-jaunes-apres-le-grand-debat-le-ric-reste-une-diversion-interne-passer-a-autre-chose/

REPONSE TML >>>

(…) Lorsque le rapport de force sera suffisant pour contraindre le système à négocier sur cette base,

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

il sera également suffisant pour aller plus loin lorsque les capitalistes auront fait la preuve de leur refus, même si par le biais de cette fuite…

C’est pourquoi de telles revendications ne prennent leur sens qu’en synergie avec la construction d’une alternative politique révolutionnaire, et non pas d’un « frexit » ou autre substitut réformiste de kollaboration de classe, type « nouveau CNR » ou autre !

Avec la mondialisation les capitalistes ne peuvent effectivement plus faire de concessions sociales, même s’ils en ont les moyens financier, comme le prouvent les chiffres de cet article.

La mondialisation, c’est effectivement une concurrence entre flux de capitaux, et pas seulement entre productions industrielles.

Par contre, une économie de transition se base sur la valeur réellement crée par le travail, et non pas sur le capital fictif…

Vous pointez vous-même la différence dans votre conclusion, sans pour autant en tirer les conséquences, selon votre démarche habituelle, malheureusement.

Cette question a été abordée sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/10/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/15/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif-suite/

Une économie de transition ne repose pas sur le capital fictif et créera nécessairement sa propre monnaie, assez rapidement.

Évidemment il est toujours utile d’avoir une réserve en devises « étrangères », même s’il s’agit alors, précisément, d’euros!

Mais ce n’est ni la base, ni ce qui est déterminant.

La base, c’est la capacité des travailleurs à créer de la valeur, correspondant à leurs besoins sociaux, sous forme de produits et services, en contrôlant l’appareil productif et en le faisant fonctionner pour leur propre compte de producteurs associés, à travers l’État de dictature prolétarienne, expropriant les capitalistes, mais reposant sur une planification démocratique, définissant démocratiquement les besoins sociaux les plus urgents et la répartition des forces productives nécessaire pour les satisfaire.

Si les actions sont du capital fictif, les dividendes et les intérêts, 180+67=247 Mds €, cela représente par contre la valeur effectivement créée par le travail et montre que le prolétariat peut parfaitement contrôler l’économie et créer suffisamment de valeur pour répondre à ses propres besoins et ceux de l’ensemble des classes populaires. « L’oisif ira loger ailleurs ! », dit la chanson… S’il se tire avec ses collections de titres et actions, cela lui fera un souvenir de sa grandeur passée, point barre. Il n’aura pas forcément tout perdu : certains titres d’entreprises du temps passé sont aujourd’hui des objets « collectors », et s’ils ne rapportent évidemment plus rien, ils conservent une certaine valeur comme décoration murale…

 

[ NDLR >>> En remerciement à M. Freychet, pour son assiduité dans les posts sur TML, nous lui offrons ces deux titres, dont un « Emprunt Russe », ici à gauche, et, ci-dessous, une très belle action « Bergougnan », aujourd’hui chez Michelin, mais avec encore quelques « coupons », dès fois que…]

Autre chose >>> quand vous dites que les « contradicteurs » sont mal acceptés sur TML, vous avez manifestement tout faux, vu que la plupart des recherches, comme les articles sur le capital fictif, précisément, y démarrent suite à des échanges polémiques, qui sont donc féconds, les vôtres y compris, en apportant essentiellement, du reste, la contribution bien involontaire mais importante de ce Denis Durand, encore inconnu dans nos colonnes, précédemment, et je tiens donc à vous en remercier.(…)

Luniterre

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

 

 

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POST SCRIPTUM >>>

Pour avoir une idée réelle de la plus-value crée sur 2019 en France il faut donc considérer que ces 180+67=247 Mds € en font partie, mais aussi la CSG, dans la mesure où c’est une partie de la valeur créée qui est reprise aux salariés et qui évite ainsi au Capital de payer cette quote-part à la Sécu. De même, le CICE est donc une partie des impôts qui retourne directement vers le Capital, au même titre de substitution de cotisation. Évidemment, il faut ici calculer en proportion de l’impôt sur le revenu, pour avoir une idée réelle de la part de plus-value stricto sensu que cela représente >>> 70,5/390,8 >>> 18% >>> 7,2/40 + part importante de TVA issue des dépenses des salariés >>> impossible à évaluer… Le cadre de la CSG dépassant également celui du salariat stricto sensu, on peut donc considérer que ces différences s’annulent plus ou moins et simplement ajouter 120 Mds € aux 247 de D. Durand et cela fait donc une approximation de …

>>> 367 Mds € de plus-value générée en 2019 par le travail du prolétariat en France!

En réalité, ce n’est encore qu’une approximation du fait qu’une part importante de plus-value est directement réinvestie en tant que nouveau capital et n’apparait donc pas sous forme de dividendes ni d’intérêts. Et inversement, une bonne partie de ces dividendes sont convertis dans les dépenses personnelles des capitalistes et disparaissent donc en tant que capital stricto sensu.

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/13/capital-reel-valeur-creee-par-le-travail-et-capital-fictif-deux-articles-a-relire-pour-comprendre-la-crise/

 

 

 

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