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Climat, Pollution, Migrations, Reculs Sociaux, Une seule cause, le capitalisme-impérialisme !

 

 

Climat, Pollution,

Migrations, Reculs Sociaux,

Une seule cause,

le capitalisme-impérialisme !

 

En vue d’être réélu en 2022 Macron est désormais …En Marche dans les pas de Marine Le Pen, (1) son adversaire fantoche de 2017, mais dont il doit néanmoins capter une partie des électeurs pour éviter que le simulacre de démocratie à l’horizon 2022 ne tourne au fiasco !

 

L’opération « panique climatique-la fin du monde en marche » étant déjà en bonne voie depuis qu’il a adoubé l’innocente Greta au sein même de son palais présidentiel, il lui fallait donc « élargir », car le socle électoral « écolo-bobo » est loin d’être suffisant pour verrouiller 2022.

 

La persistance résiduelle du mouvement « Gilet Jaune » autour des RIC, RIP et autres baudruches agitées par le RN et ses satellites atteste de l’assise « populaire » que ce parti a donc réussi à contrôler durablement, malgré son échec grotesque en 2017.

Et confirmant ce constat, c’est bien le même Macron qui avait reçu à l’Élysée, vendredi 22 février, l’adolescente suédoise en affirmant avoir besoin de son soutien pour entraîner une « mobilisation » mondiale( 2 ), qui déclare, lundi 16 Septembre, à propos de l’immigration( 1 ) : « la question est de savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas. Les bourgeois n’ont pas de problème avec cela : ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec »

 

Après Sarkozy et Hollande, cela devient donc une figure imposée du parcours présidentiel en France… Il y a un moment du quinquennat où une incursion sur les terres du social-fascisme paraît s’imposer… Pourtant, les précédents montrent que ce n’est en rien une garantie de victoire pour le sortant…

 

Cela semble par contre être devenu une nécessité intrinsèque du système : le parti familial des Le Pen ne doit pas arriver au pouvoir, mais son idéologie doit néanmoins non seulement perdurer dans la société, mais aussi recevoir une validation officielle pour accréditer sa « légitimité » dans l’esprit des électeurs, et, en réalité, l’y enraciner.

 

Il est pourtant clair que le système n’a aucune intention de mettre réellement fin à l’immigration…

Duplicité cultivée non pas par une sorte d’« humanisme » plus ou moins « contrôlé », mais tout simplement par intérêt, afin d’entretenir à la fois le dumping social et la division raciste du prolétariat, en France comme ailleurs.

 

Il doit donc y avoir, très officiellement, une « bonne » et une « mauvaise » immigration…

 

La « bonne » étant celle qui prétend en outre « justifier » l’image « droit-de-l’hommiste » que la bourgeoisie française tente de se conserver…

 

D’une pierre deux coups, alors que le résultat, tel que voulu réellement par le système, ne fait, tel que vécu sur le terrain des banlieues, aucune différence, aussi bien du côté des migrants que des autochtones…

 

Il n’empêche en rien l’idéologie sociale-fasciste d’y progresser, et c’est bien là le résultat réellement voulu par le système, de toutes façons…

 

Alors que dans les « beaux quartiers » la « nuance humaniste » du chef de l’État continue de faire illusion, notamment et surtout, parmi la bobocratie « de gauche » !

 

Et quant au fond réel, la cause des migrations, qu’elles soient purement « économiques », venant des pays pillés et appauvris par l’impérialisme, ou qu’elles soient pseudo- « politiques », venant des pays ou sévissent des guerres chroniques attisées par …l’impérialisme, c’est donc bien la même : le système capitaliste-impérialiste !

 

Si la question du climat peut encore faire débat, celle de la destruction de la planète par la pollution devient chaque jour une évidence de plus en plus inexorable. Et là aussi le système opère en réalité un « transfert idéologique » en sponsorisant médiatiquement et massivement une nouvelle angoisse « apocalyptique » sur le problème du climat… Alors que sa propre survie impose bel et bien d’un côté la surconsommation des pays riches, avec un renouvellement forcené encouragé par la pub et même imposé par l’obsolescence programmée, et sinon, directement par les « normes », dans le cas des automobiles, et de l’autre, la sous-consommation dans les pays dits « en voie de développement », dont le « développement » est limité, contrôlé, exploité, et sinon, …carrément bloqué par l’impérialisme ! (Cuba, Iran, Venezuela, etc…)

 

Le nouveau social-fascisme qui s’avance, en France comme ailleurs, n’a donc pas le visage caricatural d’un « remake » du nazisme ou autre forme de cette époque, ni même réellement celui de Le Pen et de ses clones familiaux, mais se caractérise précisément par son absence d’uniforme visible, même dans l’idéologie, pourrait-on dire, car il utilise toutes les nuances et contradictions du monde moderne pour les intégrer dans un seul spectacle médiatique ou chacun pense avoir sa place, et même, son propre « combat », alors que tous, en réalité, concourent au même résultat : la survie et la pérennité du système, par la valorisation et l’accumulation du capital !

 

Là est à la fois son point fort et son point faible : il doit en permanence escamoter et dissimuler le fait que la valeur produite par le travail est globalement largement plus que suffisante pour assurer à chaque être humain une vie décente et même agréable, sans luxe excessif.

 

Et c’est le cas aussi en France, immigration ou pas. C’est ce que prouvent, à suffisance, les données économiques réelles.( 3 )

 

La solution n’est pas de s’en prendre à telle ou telle catégorie d’immigrés, ni même de manière générale, mais bien de s’en prendre au capital. Ce qui peut transcender efficacement le racisme, c’est bien d’avoir, entre prolétaires, un intérêt commun dans la lutte contre le capital, un cahier de revendications commun. C’est le seul moyen de régler réellement les problèmes sociaux liés à l’immigration, quel qu’en soit le quota et les critères actuels.

Il reste évident que l’immigration ne peut être laissée hors de tout contrôle, quel que soit le régime au pouvoir, mais c’est bien le fait d’en faire un enjeu majeur de politique intérieure et l’objet d’un combat électoral et idéologique qui fait de la démarche actuelle de la classe politique française un tremplin délibérément construit pour le social fascisme!

Et le seul frein à la pollution, c’est bien aussi d’aboutir à un développement équilibré entre besoins réels et production, et cela passe aussi par un retour de la valeur produite par le travail sur le compte du travail, et non plus sur le compte du capital !

 

En matière de retour, avec l’objectif d’abrogation complète du CICE et de ses substituts, c’est l’abolition totale de la CSG, également tout à fait possible, comme première mesure, ( 4 ) qui doit donc devenir un objectif social unificateur du prolétariat et de toutes les classes populaires !

S’en prendre directement au capital, c’est attaquer à la racine le mal qui est la cause unique des dérives du monde actuel, que ce soit la pollution, les migrations, les reculs sociaux généralisés.

Alors que attendre du système qu’il veuille bien aménager des « solutions » partielles plus ou moins éphémères et fragmentaires, c’est simplement contribuer à sa survie et donc à l’enracinement encore plus durable de la cause unique de tous ces  maux! 

 

Luniterre

 

( 1  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/21/macron-reelu-en-2022-le-social-fascisme-deja-en-marche/

https://www.charentelibre.fr/2019/09/17/la-question-est-de-savoir-si-nous-voulons-etre-un-parti-bourgeois-ou-pas-macron-durcit-le-ton-sur-l-immigration,3487002.php   )

( 2  https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/climat-emmanuel-macron-recu-greta-thunberg-la-demande-de-la-jeune-suedoise-6233711   )

 

( 3 https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/12/urgence-pour-lhopital-urgence-totale-des-luttes-sociales/  )

 

( 4 https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987  )

 

RÉCENT, SUR LE MÊME THÈME >>>

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/21/macron-reelu-en-2022-le-social-fascisme-deja-en-marche/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/20/cest-aussi-par-greta-que-le-fascisme-avance/

 

SUR VLR, UN ÉCHANGE AVEC LE CAMARADE DO >>>

 

 

Climat/Pollution, Migrations, Reculs Sociaux, Une seule cause, le capitalisme-impérialisme ! 22 septembre 15:43, par do

Salut Luniterre,

Quand tu dis : « Il reste évident que l’immigration ne peut être laissée hors de tout contrôle, quel que soit le régime au pouvoir »

Même en régime communiste ou anarchiste ?

Soit je ne comprends rien à ce que tu dis ;

Soit tu t’exprimes très mal ;

Soit je ne suis absolument pas d’accord.

Bien à toi,
do
http://mai68.org/spip2

 

Climat/Pollution, Migrations, Reculs Sociaux, Une seule cause, le capitalisme-impérialisme !

par Luniterre

Dans un monde totalement unifié, où les frontières auront totalement disparu en tant que limites entre nations politiquement constituées, où elles n’auront pas plus de signification que les « limites » actuelles entre départements, régions et anciennes « provinces de France », devenues purement folkloriques, la liberté humaine aura réellement abouti à un monde meilleur, et on ne se posera même plus la question…!!!

Cela suppose donc d’avoir atteint un stade de développement économique et social équilibré à l’échelle de la planète. Certainement, on pourra alors parler de « communisme » ou d’ »anarchie », au sens anarcho-communiste du terme.

Et cela même si l’on est alors encore en phase économique « de transition », non pas au sens trotskyste, évidemment, mais bien au sens marxiste (de la CPG (*) >>> échanges économiques équilibrés en valeur-travail), on sera alors de toutes façons bien avancés dans la voie du communisme, et nos querelles idéologiques appartiendront à l’Histoire…

Le seul petit problème c’est que cette belle histoire reste donc encore à écrire…!

« Quand les hommes vivront d’amour,
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts, mon frère

Quand les hommes vivront d’amour,
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours,
Mais nous nous serons morts, mon frère »

(Je le crains fort, hélas…!)

D’ici là, les États indépendants, même anti-impérialistes, se voient inévitablement contraints de contrôler ce qui se passe à leurs frontières…

Plus ou moins selon les circonstances, mais les États encerclés économiquement, comme Cuba, l’Iran, la Russie, etc… y sont pratiquement contraints encore davantage que les autres, pour simplement survivre en tant qu’États indépendants de l’impérialisme, précisément.

Un bloc d’États socialistes indépendants ayant atteint un stade d’échange et de développement équilibré entre eux pourrait éventuellement anticiper ce stade dans les relations qu’ils auraient entre eux, mais on est là dans une hypothèse également très optimiste et bien avancée sur la voie de la victoire finale de la Révolution socialiste à l’échelle planétaire…!

« Dans la grande chaîne de la vie,
Où il fallait que nous passions,
Où il fallait que nous soyons,
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d’amour,
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous nous serons morts, mon frère

Mais quand les hommes vivront d’amour,
Qu’il n’y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
À nous qui serons morts, mon frère

Nous qui aurons aux mauvais jours,
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l’amour,
Qu’ils connaîtront alors mon frère

Dans la grande chaîne de la vie,
Pour qu’il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants,
De la sagesse ici-bas c’est le prix

Quand les hommes vivront d’amour,
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous serons morts, mon frère »

https://youtu.be/cZfDRQ_kKOw

(En espérant qu’il y ait réellement un jour sur cette planète des humains pour raconter cette histoire au passé…!)

Luniterre

( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/ )

 

 

 

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Plus fort que Greta, l’écolo qui sauvera la vie du monde en plantant avec ses mains…

 

 

 

PLANTAGE ÉCOLO

 

Un nouvel Hymne écolo en débat…

 

« par exemple je connait des agriculteurs qui plantent encore leurs graines à la main, ce qui leur permet en autre d’avoir une production plus bio que le bio, plus diversifiée et de ne pas avoir la banque à rembourser »

 

Celui-là n’a pas pensé à la main, ni aux doigts… Ce doit être encore un de ces vieux staliniens productivistes…!

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/06/greta-thunberg-egerie-sans-avenir-steinfeld-ma-tuer/

 

Dominique

septembre 17, 2019 à 10:04  

Cela [NDLR >>> le réacteur Steinfeld] ne fera qu’une technologie de plus dont les nuisances s’ajouteront aux nuisances des technologies plus anciennes. Les capitalistes ne monopolisent pas seulement les moyens de production mais aussi les moyens de recherche, cette fausse science appelée recherche appliquée dont le seul but est de déposer des brevets pour enrichir des actionnaires. Le Capital est inséparable du productivisme industriel et ce n’est pas le Capital qui extermine le vivant mais la société industrielle. Son histoire est têtue: elle nous montre non seulement qu’aucune nouvelle technologie n’a remplacé les anciennes (par exemple je connait des agriculteurs qui plantent encore leurs graines à la main, ce qui leur permet en autre d’avoir une production plus bio que le bio, plus diversifiée et de ne pas avoir la banque à rembourser) et que leurs nuisances s’additionnent.

De plus il est totalement faux de prétendre que cette ces réacteurs solaires sont neutres en carbone car leur fabrication et leur mise en oeuvre dépendent de filières industrielles globalisées qui sont tout sauf neutre en carbone et dont le seul déploiement est un facteur de destruction du vivant. Car il ne faut pas oublier que la société industrielle est d’abord une solution finale par extermination de la vie. Là aussi l’histoire de la catastrophe industrielle est têtue: le rythme de cette solution finale par extermination du vivant n’a cessé d’accélérer avec chaque nouvelle technologie et il accélère encore aujourd’hui avec chaque nouvelle technologie industrielle, même celles labellisées vertes ou durables.

Il faut aussi voir à quoi va servir cette énergie: à alimenter un nombre toujours croissant de biens de consommation de masse à l’obsolescence programmée et de plus en plus programmable à distance dont la construction nécessite toujours plus de destruction du vivant.

Donc désolé, mais je ne peux partager votre scientisme, cette religion qui est la pire de toute car elle n’ose pas s’affirmer en tant que telle et qui n’a rien d’autre à proposer que de plus en plus de technologies dont la mise en oeuvre nique le vivant, et de plus en plus de technologies de plus en plus spécialisées, ce qui impliquent qu’elles renforcent de plus en plus la hiérarchie du productivisme industriel, cette hiérarchie féroce qui va des enfants esclaves dans leurs mines, usines ou plantations aux actionnaires dans leurs tours d’ivoire.

Le productivisme industriel est la pire des hiérarchies du mode de vie industriel car, contrairement aux hiérarchies du pouvoir et de la richesse, la hiérarchie productiviste fait de tous les prolétaires des collabos en impuissance, ce qui les transforme en quelque chose plus proche du débile mental que de l’être humain libre. C’est d’ailleurs les bourgeois qui ont promus le productivisme en premier, ceci afin de remplacer l’esclavagisme par une idéologie de domination totale qui soit applicable à toutes les races et même à la race élue. Donc quand je vois quelqu’un se prétendre à la fois anticapitaliste et productiviste, je suis mort de rire.

Cette naïveté était compréhensible du temps de Marx mais aujourd’hui nous savons que la société industrielle n’a jamais tenu ses promesses et qu’elle est une double catastrophe sociale et environnementale qui n’a aucune solution à proposer. Nous savons aussi que le seul moyen pour arrêter cette solution finale par extermination totale de la vie est de l’arrêter. Nous sommes de plus en plus nombreux à l’avoir compris et à avoir dépassé le stade du déni.

Vive la résistance!
Vive la vie!

Réponse

Luniterre

septembre 18, 2019 à 1:42  

Bonjour,

On ne va pas reprendre ici ce débat point par point, vu qu’il a déjà eu lieu sur VLR, avec les mêmes arguments pitoyables que tu avances ici…

Le lecteur curieux s’y reportera donc, cela fera un peu de visite en plus chez le camarade Do !

http://mai68.org/spip2/

J’y ai peut-être malgré tout loupé un de tes posts, car je me souviens d’avoir posé la question : où veut tu arrêter le curseur du temps dans le recul technologique ?

Quelque part entre le néolithique et le XVIIème siècle, semble-t-il, selon tes posts, mais où, plus précisément ?

Pour ma part, comme je te l’ai dit au début de ce débat, j’ai tout simplement besoin, pour y voir, d’une paire de verres optiques prismatiques qui n’existaient pas avant le 20ème siècle…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

Je recolle donc ce post, à la suite…

Sur la question du cycle du carbone dans la fabrication du Steinfeld, il t’a été répondu ici :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4268#forum3915

Je recolle également à la suite…

Il me semble que ça le fait à nouveau, pour l’essentiel.

Sinon, un petit « rappel », il y a 821 millions de personnes qui souffrent simplement d’un mal chronique sur cette planète :

la faim.

https://www.lejdd.fr/International/voici-pourquoi-la-faim-dans-le-monde-a-encore-progresse-3910056

https://www.lafaimexpliquee.org/La_faim_expliquee/Faits_et_chiffres.html

En 2015, 25 000 vies par jour s’arrêtaient dans le monde à cause de ce fléau.

https://www.planetoscope.com/mortalite/32-nombre-de-deces-dus-a-la-malnutrition-dans-le-monde.html

Pour les vivants, selon ton principe, il serait donc bon, effectivement, que tu commences sérieusement à mettre tes doigts dans la terre pour y planter de quoi les nourrir « bio » !

Note que je fais de gros efforts, à l’heure qu’il est, pour te répondre poliment…

Sinon, tu écris très bien tes posts, question style… Dommage que ce soit pour radoter les mêmes …

Bon, ça a failli m’échapper quand même, et je préfère donc en rester là…

Luniterre

Réponse

Luniterre

septembre 18, 2019 à 1:45  

Le « productivisme », une condition de la révolution prolétarienne

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

26 juillet 16:44, par Luniterre

Bonjour à tous,

Débat intéressant…

Juste un gros bémol, à propos de « productivisme »…

En fait, il n’existe tout simplement pas de société humaine, ni même d’humanité tout court, sans productivisme…

L’industrie de la pierre taillée, productrice d’outils indispensables pour la chasse, commence il y a 3,3 millions d’années, avec l’Australopithèque, qui était un hominidé, mais pas encore un être humain, selon les scientifiques…!

Depuis, on n’a fait que « perfectionner » le système, sous diverses formes… Ce qui renvoie « dos à dos » MM. Bibeau et Dominique…

La question réelle est donc bien le choix de la production envisagée, c’est à dire, en vue de quels besoins à satisfaire.

C’est donc la définition des besoins à satisfaire qui est réellement déterminante, in fine.

Le capitalisme possède sa propre dynamique interne sur la base des besoins solvables, et donc sur ce seul critère de solvabilité.
C’est manifestement cela qu’il est impératif de changer.

Reste donc à définir le niveau de développement « productif », « industriel », que l’on veut atteindre, en tenant évidemment compte de la limite des ressources naturelles de la planète…

M. Dominique nous parle des moulins à vent de Don Quichotte… Cela nous ramène au début du 17e siècle… Pour ma part, très égoïstement, j’ai régulièrement besoin d’une bonne paire de lunettes dotée de verres prismatiques qui n’apparaissent qu’au 20e siècle… Il va donc falloir négocier sérieusement !!!

Un point sur lequel on peut donc néanmoins lui donner raison, c’est qu’un recul brutal de civilisation, en termes de niveau de développement industriel, cela règlera effectivement et très efficacement le problème de la surpopulation.

Et donc, pour l’essentiel, celui des ressources de la planète, si elles ne sont pas déjà épuisées avant !

Pour mémoire, le « socialisme « localiste »-communaliste » de Mao Zedong à fait très officiellement, en quatre ans, de 1959 à 1962, 16,5 millions de morts… Et évidemment le double, ou même le triple, selon d’ »autres sources « …

Luniterre

Réponse

Luniterre

septembre 18, 2019 à 1:46 

L’enfer du permafrost arctique
http://mai68.org/spip2/spip.php?article4268#forum3915

10 septembre 17:45, par Luniterre

Un point pour Dominique ???

« L’autre grand intérêt de ce carburant c’est qu’en brûlant il n’émet que le Co2 capturé lors de sa fabrication, donnant ainsi un bilan carbone nul sur l’ensemble du cycle de production-consommation ! »

Ceci est évidemment faux car pour produire une tel réacteur, il faut en une série de technologies industrielles globalisées dont le bilan carbone n’est pas pris en compte et dont la seule mise en oeuvre suffit pour niquer le vivant. »

Effectivement, ta remarque est pertinente, jusqu’à un certain point… Mais la phrase précise >>> « sur l’ensemble du cycle productiion-consommation », sous-entendu >>> du carburant lui-même, et cela n’infère rien de la production du dispositif lui-même !

La phrase est peut-être ambiguë, mais la question technique ne l’est pas : reste effectivement à comparer avec d’autres technologies, qui posent évidemment toutes cette même problématique, dont les panneaux solaires, qui restent une option complémentaire valable.

En réponse à une question d’un lecteur, la question thermodynamique est évoquée ici >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/09/recherches-de-steinfeld-un-reacteur-qui-fait-reagir/

Note que l’usage de l’énergie solaire ne pose autrement pas de problème écologique réel, et donc, une fois le cycle amorcé, le carburant « neutre » par lui-même, question carbone, peut servir aussi aux industries de fabrication des divers composants du réacteur Steinfeld, [ >>> et donc réduire, sinon annuler, leur bilan carbone, également >>> Note rajoutée au 18/09/2019 à l’intention des durs à la comprenette…] tout comme à d’autres productions socialement utiles, d’ailleurs.

Sans être vraiment versé dans la technologie, j’ai aussi un passé lointain d’ouvrier de l’industrie automobile et métallurgique et je reste persuadé que l’orientation de la recherche vers cette technologie ou d’autres similaires est possible, si la volonté politique s’en trouve !

Luniterre

PS >>> sinon, c’est l’option retour en arrière, quelque part entre le néolithique et le XVIIe siècle >>> tu ne nous a toujours pas précisé où tu souhaites vraiment placer le curseur de la machine à remonter le temps…!

 

AU BERCEAU DU CAPITALISME FINANCIER…

 

 

Luniterre

septembre 18, 2019 à 11:17

Une autre grosse … qui est récurrente dans tes propos, c’est l’inversion du lien de causalité entre développement du capitalisme et développement des moyens de productions industriels… A te lire, c’est clairement le mode de production industriel qui est à l’origine du capitalisme, et non l’inverse…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3579

« Quand aux limites du capitalisme, ce sont celles de la société industrielle dont il est l’outil économique. Comme cette société ne respecte aucune des limites fixées par le vivant, les limites de ce mode de vie sont la disparition totale du vivant dont nous faisons parties pour le meilleur comme pour le pire, ce qui est bien parti pour.

Je n’ai jamais parlé de réformer le capitalisme mais de le détruire en arrêtant le mode de vie industriel dont il est l’outil économique, mode de vie mortifère qui est comme le capitalisme, non réformable. »

Et aujourd’hui :

« Le Capital est inséparable du productivisme industriel et ce n’est pas le Capital qui extermine le vivant mais la société industrielle. »

Ce qui, au passage, reste une défense implicite du capitalisme, contrairement à tes proclamations, mais ce n’est pas le plus … du point de vue de la vérité historique.

Le capitalisme a commencé à accumuler bien avant l’apparition de l’outil industriel, et même dès le moyen-âge, en fait :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/19/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

« [le capitalisme financier joue] , dès l’origine de la formation du capitalisme, un rôle pivot essentiel à l’intersection du capital commercial et du capital bancaire. C’est ce que Marx observait déjà à propos de l’accumulation primitive du capital :

« Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du XVII° siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

Marx avait déjà nettement une conscience historique de l’origine ancienne et même moyenâgeuse du capital financier :

« Avec les dettes publiques naquit un système de crédit inter­national qui cache souvent une des sources de l’accumulation primitive chez tel ou tel peuple. C’est ainsi, par exemple, que les rapines et les violences vénitiennes forment une des bases de la richesse en capital de la Hollande, à qui Venise en décadence prêtait des sommes considérables. A son tour, la Hollande, déchue vers la fin du XVII° siècle de sa suprématie industrielle et commer­ciale, se vit contrainte à faire valoir des capitaux énormes en les prêtant à l’étranger et, de 1701 à 1776, spécialement à l’Angleterre, sa rivale victorieuse. Et il en est de même à présent de l’Angleterre et des États-Unis. Maint capital qui fait aujourd’hui son apparition aux États-Unis sans extrait de naissance n’est que du sang d’enfants de fabrique capitalisé hier en Angleterre. »

(…)
« Le système du crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les premiers jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Le régime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande. La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnables. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

« Marx, Gilet Jaune ! », serait-on tentés de s’exclamer… S’ils font, incidemment, du « marxisme », toutefois, nos Gilets Jaunes sont un peu comme M. Jourdain, qu faisait de la prose sans le savoir, et donc, sans réellement déranger le « bourgeois gentilhomme » qui nous gouverne  !

Quoi qu’il en soit, ce n’est donc pas d’un phénomène entièrement nouveau, dont Lénine nous parle, mais bien d’un saut qualitatif dans son rôle économique et social.

Dans la deuxième moitié du XXème, siècle avec les travaux historiques du français Fernand Braudel et d’autres, l’origine historique du capital financier a même pu être tracée avec plus de précision, jusqu’à l’étymologie elle-même du mot « Bourse », sur une place de Bruges où se situait l’auberge « Ter Buerse », éponyme de la famille propriétaire, Van der Buerse. C’était évidemment le lieu de rencontre pour les affaires importantes en ce temps… (fin XIIIème et XIVème siècle). D’autres traces, encore plus anciennes (XII ème siècle), se trouvaient à Paris, sur le « Grand Pont » de l’Île de la Cité remplacé depuis par le Pont au Change, dont le nom reste évocateur de ses fonctions passées.

Ce dont Lénine nous parle, ce n’est donc pas d’un phénomène nouveau en soi, mais bien nouveau, néanmoins, par la constitution d’une nouvelle oligarchie financière au sein même de la bourgeoisie déjà devenue la classe dominante dans la plupart des pays où s’est opérée la révolution industrielle.

C’est avec la révolution industrielle, avec l’essor du capitalisme productif industriel, que la bourgeoisie devient réellement une classe dominante hégémonique, mais ce n’est que pendant les toutes premières décennies de cette révolution que le capitaliste industriel semble à lui seul sur le point de réellement dominer la société. »

Dès le début du 20ème siècle, c’est la domination du capital financier qui conditionne le développement industriel, et non l’inverse ! On y est encore.

Le capital financier est devenu hégémonique au point qu’il n’existe quasiment plus de « petit capital productif » qui n’en dépende, d’une manière ou d’une autre.

Luniterre

 

 

LE PONT AU CHANGE

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https://pbs.twimg.com/media/CxEF2J1WQAEU9R9.jpg

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/76/P1140649_Carnavalet_H_Robert_demolition_maisons_pont_au_Change_rwk.jpg

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https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=http%3A%2F%2Fthejigsawpuzzles.com%2Fimg-puzzle-6391793-1024%2FPont-au-Change-Paris&f=1&nofb=1

 

 

 

 

Brut! (2)

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/16/brut/

 

L’ÉMISSION INTÉGRALE >>>

 

 

EXTRAITS >>>

 

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/ff57ca47a3458c11757d79adec48ee31ed819846.jpg

PLANET LABS INC./AFP / HO Image satellite obtenue le 16 septembre 2019 auprès de Planet Labs Inc. montrant un site d’hydrocarbures saoudien endommagé par une attaque survenue le 14 septembre 2019

 

Brut!

 

 

 

 

Brut!

 

 

https://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1060x523/public/1_41.jpg

 

 

https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=http%3A%2F%2Fwww.45enord.ca%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F09%2F190914-site-petrolier-abqaiq-arabie-apres-attaque-drones.jpg&f=1&nofb=1

AFP / – Après une attaque de drones, de la fumée s’élève au-dessus du site pétrolier d’Abqaiq du géant saoudien Aramco, à 60 km au sud-ouest de Dahran, dans l’est de l’Arabie saoudite, le 14 septembre 2019

 

Attaque de drones

des rebelles yéménites

contre des sites pétroliers

en Arabie Saoudite

 

 

Selon le ministère saoudien de l’Intérieur,

les attaques n’ont fait aucune victime.

 

Ce qui, rappelons le, n’est pas le cas des multiples attaques impérialistes meurtrières des Saoudiens et de leurs alliés, depuis des années, contre les populations civiles du Yémen.

 

 

 

 

Une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites a provoqué des incendies samedi dans deux installations pétrolières du géant Aramco en Arabie saoudite, troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier.

[NDTML >>> Article réactualisé en fonction des nouvelles infos sur le sujet ]

 

Les rebelles Houthis avaient revendiqué les deux précédentes attaques, en mai et en août, sur des installations d’Aramco dans le royaume saoudien, pays dont les forces sont engagées au côté du pouvoir au Yémen contre les rebelles.

Les équipes de sécurité d’Aramco sont intervenues à 01H00 GMT pour tenter d’éteindre des incendies dans deux installations stratégiques à Abqaiq et Khurais, « visées par des drones », a indiqué le ministère de l’Intérieur du premier exportateur mondial d’or noir.

 

L’attaque n’a fait aucun blessé, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Mansour al-Turki.

 

Les autorités ont renforcé la sécurité autour des deux sites visés, empêchant les journalistes de s’approcher. De la fumée s’élevait au dessus des deux sites pétroliers.

Dans un communiqué relayé par leur chaîne de télévision Al-Massirah, les Houthis ont fait état d' »une opération d’envergure contre des raffineries à Abqaiq et Khurais ».

Les Houthis, soutenus politiquement par l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes.

Ils affirment agir en riposte aux frappes aériennes de la coalition militaire menée par Ryad, qui intervient depuis 2015 dans la guerre au Yémen déclenchée en 2014 par une offensive des Houthis, qui se sont emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa.

 

AFP / Sophie RAMIS Arabie saoudite

L’attaque été condamnée par les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et l’Egypte.

Dans un communiqué, l’émissaire de l’ONU pour le Yémen Martin Griffiths a jugé « la récente escalade militaire extrêmement inquiétante », appelant « toutes les parties à la retenue » et à « éviter de mettre en danger le processus de négociations engagées par l’ONU ».

L’ONU a parrainé des pourparlers interyéménites en décembre pour tenter de mettre un terme au conflit, qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l’organisation.

– « Plans d’urgence » –

Le site d’Abqaiq, à 60 km au sud-ouest de Dahran, principal siège du géant pétrolier, abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d’Aramco, selon son site internet.

Khurais, à 250 km de Dahran, est l’un des principaux champs pétroliers de l’entreprise publique.

Après l’attaque, l’Arabie saoudite a dû réduire sa production pétrolière de moitié, ce qui représente quelque cinq millions de barils de pétrole par jour, soit environ 5% de la production mondiale de brut par jour, selon le quotidien américain Wall Street Journal.

« En fonction de l’ampleur des dégâts et d’éventuelles pannes, Aramco utilisera ses plans d’urgence en puisant dans ses stocks », a expliqué à l’AFP Samir Madani, cofondateur du site de suivi du transport maritime Tanker Trackers.

« Il pourrait y avoir des ruptures d’approvisionnement si les dégâts à Abqaiq sont importants », a-t-il estimé.

Sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui cherche à diversifier l’économie saoudienne ultradépendante du pétrole, Aramco prépare son introduction en bourse qui doit avoir lieu « bientôt », selon son nouveau PDG Amin Nasser.

– Menace –

D’après des experts, les attaques des rebelles yéménites montrent qu’ils disposent d’armes sophistiquées et constituent une menace sérieuse pour l’Arabie saoudite et plus particulièrement pour ses installations pétrolières.

Le 17 août, les Houthis avaient dit avoir mené une attaque à l’aide de dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie « limité » selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Le 14 mai, les Houthis avaient revendiqué une attaque de drones dans la région de Ryad, contre deux stations de pompage d’un oléoduc reliant l’est à l’ouest du royaume, qui avait entraîné l’interruption temporaire des opérations sur l’oléoduc.

Cette attaque avait ajouté aux tensions grandissantes dans la région du Golfe, après des attaques et des actes de sabotages contres des pétroliers en mai et juin, imputés par les Etats-Unis et son allié saoudien à l’Iran qui a nié toute implication.

La destruction d’un drone américain, entré dans l’espace aérien iranien selon Téhéran, avait fait craindre un embrasement général. Le président américain Donald Trump avait alors affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attaque-de-drones-des-rebelles-yemenites-contre-des-sites-petroliers-en-arabie-doc-1ka46s7

 

*****************

 

LES IMPÉRIALISTES ACCUSENT L’IRAN,

TOUJOURS DANS LEUR VISEUR…

 

L’Arabie saoudite s’est dite mobilisée dimanche pour tenter de faire redémarrer ses installations pétrolières endommagées la veille par des attaques de drones, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

Les Etats-Unis n’ont pas tardé à réagir: « Suite aux attaques en Arabie saoudite, qui pourraient avoir un impact sur les prix du pétrole, j’ai autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir », a tweeté dimanche le président américain Donald Trump.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco.

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté samedi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les Etats-Unis allaient oeuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a laissé entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

 

L’Irak a de son côté réfuté tout lien avec l’attaque après que le Wall Street Journal a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Ryad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ».

Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour, a estimé des représailles directes peu probables.

« Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…) Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents », a-t-il déclaré.

– Nervosité des marchés –

La Bourse de Ryad a réagi à ces attaques en chutant de 3% à son ouverture, avant de reprendre une partie de ses pertes.

Les explosions de samedi ont déclenché des incendies dans l’usine d’Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais.

 

Selon le ministère saoudien de l’Intérieur, les attaques n’ont fait aucune victime.

 

NASA Worldview/AFP / Handout Image satellite fournie par la Nasa montrant de la fumée s’échapper d’installations pétrolières en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019

 

 

 

L’infrastructure énergétique saoudienne avait déjà été touchée par les Houthis, notamment en août et en mai, en représailles selon eux à la campagne de bombardement menée par Ryad contre des zones qu’ils contrôlent au Yémen.

Mais cette frappe est d’un autre ordre: elle a provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l’approvisionnement mondial.

Cela pourrait ébranler la confiance des investisseurs dans Aramco, géant pétrolier qui prépare son introduction en Bourse.

L’opération a été retardée plusieurs fois, notamment en raison de conditions défavorables.

Tandis que les marchés surveillent de près la réaction de l’Arabie saoudite, le PDG d’Aramco, Amin Nasser, a déclaré que « des travaux » étaient « en cours » pour rétablir la production.

AFP / – Réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Jeddah en Arabie saoudite, le 15 septembre

Le prince Abdel Aziz ben Salmane, récemment nommé ministre de l’Energie, a assuré qu’une partie de la baisse de production serait compensée par les stocks.

Un retour à la normal complet de la production pourrait prendre des semaines, selon Bloomberg News citant des sources anonymes.

Ryad, premier exportateur mondial de pétrole brut, dispose de cinq gigantesques installations de stockage souterrain qui peuvent contenir des dizaines de millions de barils.

 

– Installations vulnérables –

Lors d’un entretien téléphonique entre le président américain Donald Trump et le prince héritier, la Maison Blanche a condamné les attaques contre des « infrastructures vitales pour l’économie mondiale ».

Mais la Maison Blanche a fait savoir que M. Trump n’excluait toujours pas l’hypothèse d’une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani malgré les accusations portées contre Téhéran.

 

L’envoyé de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, s’est déclaré « extrêmement préoccupé » par les attaques, également condamnées par des voisins de Ryad (les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït).

 

Paris, [NDTML >>> complice de longue date des criminels saoudiens et US], a exprimé sa « solidarité » avec Ryad.

 

Des ministres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l’attaque. Il n’était pas clair si l’Iran était présent à la réunion de l’OCI, convoquée initialement pour examiner le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer des pans de la Cisjordanie occupée.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à « la retenue pour prévenir toute escalade », selon son porte-parole.

« Toute turbulence de ce genre ne contribue pas à la stabilisation du marché des hydrocarbures », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov au quotidien économique Vedomosti.

Ryad a dépensé des milliards de dollars en matériel militaire, mais pour les experts, les récentes attaques confirment la vulnérabilité des installations pétrolières dans le Golfe.

Bien que les puits de pétrole du royaume soient dispersés et difficiles d’accès, ses installations de traitement du brut sont beaucoup plus exposées.

https://www.afp.com/fr/infos/334/petrole-ryad-se-mobilise-pour-retablir-sa-production-apres-une-attaque-attribuee-liran-doc-1ka8xy14

 

CONSÉQUENCES POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES – SUITE >>>

Les Etats-Unis se sont déclarés dimanche « prêts à riposter » aux attaques de drones la veille contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir! », a tweeté Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

 

FRAPPÉS AU CŒUR…???

Le cours du pétrole s’est envolé lundi après l’attaque contre des installations pétrolières saoudiennes, qui a réduit brutalement l’approvisionnement du monde en or noir, et réveillé la crainte d’une escalade militaire entre Etats-Unis et Iran.

Dans les premières cotations lundi matin, les prix du pétrole étaient en forte hausse et gagnaient plus de 10%: le baril américain de WTI augmentait de 10,68% à 60,71 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord montait de 11,77% à 67,31 dollars.

Le marché de son côté continuait d’encaisser « la plus grande perturbation ponctuelle de l’offre de pétrole de toute l’histoire », affirme Ipek Ozkardeskaya, analyste pour London Capital Group.

Vers 11H30 GMT, le pétrole bondissait de 10% à 66,24 dollars à Londres, où est coté le baril de Brent de la mer du Nord, et de 8,50% à 59,51 dollars à New York pour le « light sweet crude », référence américaine du brut.

– +20% –

A l’ouverture, les cours avaient bondi de 20% à Londres, le plus fort mouvement en cours de séance depuis 1991 et la guerre du Golfe.

« L’attaque a annulé environ la moitié de la production saoudienne, soit quelque 5% de la production mondiale », remarque Craig Erlam, de la maison de courtage Oanda.

Les explosions de samedi ont déclenché des incendies dans l’usine d’Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco

https://www.afp.com/fr/infos/334/petrole-saoudien-washington-pret-riposter-aux-attaques-le-prix-du-baril-senvole-doc-1ka8xy16

 

 

CRAINTES SURJOUÉES POUR DES RAISONS POLITIQUES…

Selon des experts, Ryad devrait pouvoir rétablir lundi un tiers de sa production. Le royaume a aussi déjà promis de mobiliser ses vastes réserves pour amortir le choc, et le président américain Donald Trump s’est dit prêt à faire de même aux Etats-Unis, pour amortir le choc pétrolier.

Il y a « plein de pétrole ! », a-t-il twitté.

« Pour le moment, les marchés sont bien approvisionnés avec de nombreuses réserves commerciales », a confirmé lundi matin l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

L’Opep, cartel mondial d’exportateurs d’or noir dominé par l’Arabie Saoudite, restait pour sa part muette lundi matin. Le Wall Street Journal croit savoir que l’organisation n’a pas l’intention dans l’immédiat de pomper davantage pour compenser la perte de production saoudienne, pas plus que la Russie, autre grande puissance des hydrocarbures. [NDTML >>> La hausse du pétrole, même provisoire, est un ballon d’oxygène pour d’autres pays en résistance anti-impérialiste tels que la Russie et le Venezuela…! Pour les prolétaires en France ce devrait être ne occasion de rappeler la surtaxation dont ils sont victimes, et qui est à l’origine de la crise des « Gilests Jaunes »… ]

– Escalade entre Washington et Téhéran –

Si le monde n’apparaît pas menacé dans l’immédiat d’une pénurie d’or noir, les marchés manifestent aussi lundi par leur coup de sang la crainte d’une escalade militaire entre Washington et Téhéran.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attaque-contre-larabie-saoudite-le-petrole-saffole-les-tensions-diplomatiques-montent-doc-1kb6ae9

 

 

 

 

L’ÉMISSION INTÉGRALE >>>

 

EXTRAITS >>>

 

 

 

 

 

 

CONSÉQUENCES >>> SUITE

Par Vincent Collen

Publié le 16/09 à 11h57

Mis à jour le 16/09 à 15h50

La flambée exceptionnelle des cours du pétrole sur les marchés internationaux, ce lundi, va logiquement se répercuter sur les prix à la pompe en France.

A Rotterdam, la référence pour la distribution de carburants en Europe, les cotations des principaux produits pétroliers étaient en hausse d’environ 10 %. « Le secteur des stations-service est très compétitif et très réactif. La remontée des cours aura un impact dans les tout prochains jours dans la très grande majorité d’entre elles », explique Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).

Les variations des cours du brut, à la hausse comme à la baisse, sont atténuées en France car la fiscalité, qui ne varie pas, totalise 60 % du prix de vente à l’automobiliste. La matière première elle-même représente 44 centimes sur le litre de gazole vendu en moyenne 1,41 euro la semaine dernière, et 41 centimes pour le litre de SP 95 commercialisé 1,48 euro.

Recul des prix cet été

Une hausse de 10 % sur cette composante du prix est donc à prévoir, soit environ 4 centimes par litre. Si l’on ajoute l’impact de la TVA, les prix de l’essence et du gazole devraient donc s’apprécier de quelque 5 centimes au cours des prochains jours.

Les automobilistes français retrouveraient ainsi les prix qu’ils payaient au milieu du mois de juillet pour l’essence (1,53 euro) et fin mai pour le gazole (1,47 euro). Les prix avaient nettement baissé fin juillet et au mois d’août en répercussion du  recul des cours du brut , lui-même alimenté par les craintes sur le ralentissement de l’économie mondiale.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/flambee-du-petrole-quel-impact-sur-les-prix-a-la-pompe-1131926

 

 

 

 

Paris-RATP, Alger, Hong Kong, un Vendredi de luttes sociales dans le monde

https://resize-parismatch.lanmedia.fr/img/var/news/storage/images/paris-match/actu/international/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-1647054/26878205-1-fre-FR/Deux-collines-de-Hong-Kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie.jpg

 

 

 

Paris-RATP, Alger, Hong Kong,

un Vendredi de luttes sociales

dans le monde

 

 

 

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Rassemblement de salariés en grève devant le siège de la RATP, le 13 septembre 2019 à Paris

 

 

 

Grève à la RATP très suivie,

premier « coup de semonce »

contre la réforme des retraites

 

La grève des personnels de la RATP a été très suivie vendredi, obligeant les usagers à s’organiser pour leurs déplacements et ouvrant le bal de la contestation de la réforme des retraites et de la disparition des régimes spéciaux.

Dix lignes de métro sont restées fermées vendredi, tandis que les Franciliens se débrouillaient comme ils pouvaient avec des RER, bus et tramways au compte-gouttes. « Au lieu de prendre la ligne 9, j’ai dû prendre le Uber et le train », soupirait Solveig.

Une telle mobilisation est inédite depuis une précédente réforme des régimes spéciaux en 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Vendredi soir après 20H00, seules les métros des deux lignes automatiques 1 et 14 doivent circuler. Le trafic doit reprendre normalement à 05H30 samedi, selon la RATP.

Réunis à l’appel de plusieurs syndicats, dont les trois organisations représentatives Unsa, CGT et CFE-CGC, plusieurs centaines d’agents se sont rassemblés le matin devant le siège de la RATP, où les leaders syndicaux ont salué une « réussite ».

« La force de cette mobilisation montre bien que ce régime de retraite est au cœur de notre contrat social (…) À la RATP, c’est un deal entre le nouvel embauché et l’entreprise », a déclaré Thierry Babec de l’Unsa.

Si un salarié de la RATP entre à un niveau de salaire modeste, il est assuré jusqu’à présent d’une retraite calculée sur les six derniers mois de salaire et d’un âge de départ plus précoce que dans le régime général: ainsi, début 2019, un conducteur pouvait partir à 50 ans et 8 mois et un agent affecté aux travaux à 55 ans et 8 mois.

 

Le régime spécial de retraite, « c’est du salaire différé » pour compenser « les contraintes et pénibilités » du travail, a lancé Thierry Babec, en plaidant pour « une convergence » des actions « avec tous ceux qui vivent les contraintes du transport, les routiers, les cheminots ».

Selon FO, la remise en cause du régime spécial « aurait pour conséquence une baisse de 30% » des pensions à la RATP.

Fabrice Ruiz de la CFE-CGC a évoqué un « taux de grévistes estimé entre 60% et 98% selon les secteurs », non confirmé par la RATP.

Dans un communiqué, les trois syndicats représentatifs réclament au gouvernement « de véritables négociations » et « des garanties concrètes rapidement ».

– Avocats, hôtesses et pilotes lundi –

Pour les syndicats, la grève à la RATP est le « premier coup de semonce » contre la réforme des retraites.

« C’est pas une grève de privilégiés, c’est une grève de salariés qui disent +on veut avoir une retraite à un âge raisonnable et partir dans des conditions raisonnables+ », a estimé sur franceinfo un syndicaliste.

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Entrée de la station République fermée à Paris pour cause de grève RATP le 13 septembre 2019

Les régimes spéciaux sont appelés à disparaître avec la mise en place du système universel de retraite par points. Le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué une entrée en vigueur du régime universel au 1er janvier 2025. « Nous avons prévu des périodes de transition pouvant aller jusqu’à 15 ans en fonction des différents systèmes, ça veut dire 2040 », a-t-il précisé sur TF1 jeudi soir.

« Le chauffeur de bus du Havre, ou de Bordeaux ou de Metz, il a parfois le même travail que celui de la RATP dans les mêmes conditions, en tout cas avec des contraintes approchantes, et il a un régime de retraite qui n’a rien à voir », avait-il lancé pour justifier un système « plus juste, plus solide, plus transparent ».

« Au lieu de baisser les droits de ceux qui en ont, augmentons les droits de ceux qui n’en ont pas », a rétorqué un leader syndical.

D’autres catégories et syndicats vont défiler tout au long du mois de septembre: dès lundi, ce sera le tour des avocats rejoints par les médecins, infirmières, pilotes, hôtesses et stewards.

Jeudi, les personnels d’EDF se mobilisent contre le projet de réorganisation « Hercule », qui signe selon eux la fin du service public de l’électricité, mais aussi pour la sauvegarde du régime de retraite des IEG (industries électriques et gazières).

Les grandes centrales battront le pavé le 21 septembre pour FO et le 24 pour la CGT, rejointe par Solidaires et SUD-Rail: nouvelles perturbations des transports en vue, cette fois à la SNCF.

https://www.afp.com/fr/infos/334/greve-la-ratp-tres-suivie-premier-coup-de-semonce-contre-la-reforme-des-retraites-doc-1k85t215

 

Les Algériens dans la rue

pour dire non

à la présidentielle

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Les Algériens se sont mobilisés pour le 30e vendredi consécutif de manifestation pour s’opposer à la tenue rapide d’une présidentielle, mais le Parlement vient de voter deux textes qui devraient ouvrir la voie à l’annonce d’un scrutin d’ici fin décembre.

Malgré l’opposition de la rue, qui ne voit dans la tenue d’une présidentielle qu’un moyen pour le « système » de se maintenir au pouvoir par la fraude, l’armée, qui a pris de facto les rênes du pays, semble bien décidée à accélérer le processus.

Le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a présenté mercredi deux projets de loi qui ont été adoptés en l’espace de seulement deux jours par les deux chambres: jeudi par l’Assemblée populaire nationale (APN), où des partis d’opposition ont boycotté la séance, et vendredi matin par le Sénat.

Premier texte en question: la création d’une autorité « indépendante » chargée des élections qui doit recevoir « toutes les prérogatives des autorités publiques –à savoir administratives en matière électorale ».

Cette instance aura pour mission d’organiser, surveiller le processus électoral et « superviser toutes ses étapes, depuis la convocation du corps électoral jusqu’à l’annonce des résultats préliminaires », selon M. Zeghmati.

Deuxième texte: une révision de la loi électorale, censée garantir « la transparence, la régularité et la neutralité » des élections.

Ces deux projets de loi avaient été proposés par une « instance de dialogue », chargée par le pouvoir de sortir le pays de la crise après la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans à la tête de l’Algérie, sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée.

– « Il a fait un sondage ? » –

L’adoption à la va-vite de ces deux projets survient alors que le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays, ne cesse de plaider pour la tenue rapide d’une présidentielle.

Il a réclamé que le décret de convocation de la présidentielle soit publié dimanche. Une convocation à cette date du corps électoral fixerait, compte tenu des délais légaux de 90 jours, à la mi-décembre la date de l’élection.

Mais le mouvement de contestation réclame le démantèlement de l’appareil hérité des 20 ans de présidence Bouteflika avant tout scrutin, ainsi que la mise en place d’institutions de transition, ce que refuse le pouvoir.

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Malgré des pluies diluviennes tombées la veille, notamment à Alger où de nombreux quartiers ont été inondés, les manifestants étaient vendredi au rendez-vous.

Un imposant cortège s’étirait dans plusieurs rues autour de la Grande Poste, point de ralliement des manifestations hebdomadaires.

Faute de chiffre officiel, la foule qui prend chaque semaine depuis le 22 février part au « Hirak », le mouvement inédit de contestation du régime, est difficile à mesurer précisément.

« Comment Gaïd Salah peut-il être certain de la tenue de la présidentielle? Est-ce qu’il a fait un sondage ou un référendum ? », s’interroge Hind Benahmed, une enseignante retraitée.

Le général Ahmed Gaïd Salah s’est récemment dit certain que l’élection se tiendrait rapidement. La présidentielle initialement prévue le 4 juillet avait dû être annulée, aucun candidat ne s’étant déclaré, face à l’ampleur de la contestation.

« Qui va oser se porter candidat alors que le peuple refuse des élections dans ces conditions? », se demande Mouloud Benhassaim.

– « Mascarade » –

AFP/Archives / RYAD KRAMDI Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état major de l’armée algérienne et actuel homme fort du pays, le 6 février 2019 à Alger

Fettouma, une enseignante de 49 ans, rappelle plusieurs revendications des manifestants dont le départ du gouvernement, « spécialiste de la fraude », et la libération des détenus d’opinion.

« Les généraux à la poubelle » ou « Pas d’élections avec le gang », entendait-on aussi dans la foule, en référence aux proches de M. Bouteflika qui sont toujours au pouvoir.

Cette mobilisation intervient au surlendemain de l’arrestation de Karim Tabbou, figure du mouvement de contestation inculpé d' »atteinte au moral de l’armée ». « Libérez Karim Tabbou », ont scandé les manifestants.

Dans la matinée, plusieurs manifestants ont été interpellés avant le départ du cortège, selon une journaliste de l’AFP.

« Les proches de Bouteflika sont toujours au pouvoir et une élection dans ces conditions c’est tout simplement une mascarade », fulmine Lyes Mesbah, 48 ans, ingénieur.

Selon des journalistes locaux et des sites d’information, la mobilisation a aussi été importante dans de nombreuses villes du pays dont les plus importantes: Constantine (nord-est), Oran (nord-ouest) et Annaba (nord-est).

https://www.afp.com/fr/infos/334/les-algeriens-dans-la-rue-pour-dire-non-la-presidentielle-doc-1k95159

 

Deux collines de Hong Kong

illuminées

par des milliers de manifestants

https://production-livingdocs-bluewin-ch.imgix.net/2019/9/13/fd0eb62f-817f-4471-98ce-3d0e62af619d.jpeg?w=1024&auto=format

 

Des milliers de manifestants pro-démocratie ont illuminé vendredi soir de torches, lanternes ou pointeurs laser deux des collines de Hong Kong, profitant de l’ouverture de festivités traditionnelles pour rappeler leur détermination, plus de trois mois après avoir entamé leur mouvement.

Ces festivités de la mi-automne sont l’une des dates les plus importantes du calendrier chinois et sont généralement consacrées aux réunions en famille ou aux voeux pour faire fortune.

Mais des milliers de personnes militant pour davantage de démocratie ont mis à profit cette occasion pour rejoindre le sommet du Lion Rock, qui domine les gratte-ciel de Kowloon, l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète, pour agiter des torches.

AFP / Nicolas ASFOURI Des militants pro-démocratie portent des lanternes en formant une chaîne humaine sur le Victoria Peak à Hong Kong le 13 septembre 2019.

D’autres avaient formé une longue chaîne humaine sur le Peak, qui offre un point de vue spectaculaire prisé des touristes sur l’ensemble de la mégalopole et son front de mer.

Les participant aux deux rassemblements, dont les lumières scintillaient de part et d’autre du port, ont entonné des slogans et un air anonyme devenu viral ces derniers jours chez les protestataires, « Gloire à Hong Kong ! ».

– « Le pouvoir du peuple » –

AFP / Nicolas ASFOURI Un militant sur le Victoria Peak brandit une lanterne sur laquelle est écrit « Libérer HK » (Hong Kong), le 13 septembre 2019

« Les festivités d’automne symbolisent la famille et le fait d’être ensemble. Il s’agit par conséquent d’exprimer l’esprit de rassemblement du pouvoir du peuple de Hong Kong », explique, essoufflé, à l’AFP Yip, peinant à grimper le Lion Rock.

Les manifestations de vendredi soir sont le prélude à d’autres initiatives prévues pour le week-end, mais rejetées par la police.

Les contestataires entendent défiler dans la ville dimanche et une autre manifestation, plus modeste, est programmée devant le consulat britannique pour appeler Londres à faire davantage afin de protéger son ancienne colonie de l’emprise croissante de Pékin.

Des groupes d’étudiants ont appelé d’autre part à une grève générale d’une semaine à compter du 1er octobre, au moment où la direction chinoise célèbrera à Pékin le 70e annniversaire de la fondation de la Chine communiste.

Hong Kong traverse sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997, avec des manifestations et d’autres actions quasi-quotidiennes, qui ont parfois dégénéré en violents affrontements entre radicaux et forces de l’ordre.

– Une économie malmenée –

AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Rassemblement de manifestants prodémocratie, le 18 août 2019 à Victoria Park, à Hong Kong

La contestation est née en juin du rejet d’un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine.

Le texte a définitivement été abandonné mais le mouvement a considérablement élargi ses revendications, pour demander notamment des réformes démocratiques et dénoncer le recul des libertés dans l’ex-colonie britannique et l’ingérence grandissante de Pékin dans les affaires intérieures de cette région semi-autonome.

De nombreuses manifestations culturelles et sportives ont été annulées ces derniers temps en raison de la profonde agitation qui règne sur le territoire.

Beaucoup de manifestants sont d’ailleurs convaincus que viser Hong Kong au portefeuille est le seul moyen de faire plier l’exécutif soutenu par Pékin.

AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Des manifestants pro-démocratie bloquent l’entrée des terminaux à l’aéroport de Hong Kong, le 13 août 2019

Dernière en date de ces annulations, le tournoi international féminin de tennis de Hong Kong, prévu pour début octobre, a été reporté sine die en invoquant très pudiquement « la situation actuelle » sur place.

L’Open de Hong Kong, l’un des événements sportifs les plus prestigieux de la ville, attire chaque année de grands noms. Y ont notamment déjà participé Venus Williams, Angelique Kerber, Kristina Mladenovic et Caroline Wozniacki, laquelle avait remporté l’édition 2016.

Le tournoi se joue sur les terrains de Victoria Park, un grand parc qui a été le théâtre de nombreux rassemblements massifs.

AFP/Archives / Philip FONG Manifestation de soutien aux employés de Cathay Pacific, le 28 août 2019 à Hong Kong

Près de cent jours de mobilisation commencent à peser sur l’économie locale, déjà malmenée par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

De plus en plus d’artistes annulent ou ajournent des événements. Cela a été le cas du chanteur sud-coréen Kang Daniel, du boys band GOT7 ou du Sud-Africain Trevor Noah, l’un des humoristes et présentateurs les plus connus des Etats-Unis.

Le Global wellness summit (GWS), rendez-vous des professionnels de l’économie du bien-être, s’est quant à lui replié sur Singapour.

– Tourisme plombé –

Ces annulations constituent un cauchemar pour une ville dont le secteur touristique est déjà plombé par les manifestations.

Hong Kong a enregistré en août une baisse de 40% du nombre des touristes par rapport à août 2018. Le taux d’occupation des hôtels a diminué de moitié, ce qui a des répercussions en cascade sur l’activité des commerces de détail et de la restauration.

La compagnie aérienne Cathay Pacific a fait état mercredi d’une baisse de 11,3% sur un an de son trafic passagers en août, un mois marqué par des manifestations à l’aéroport qui se sont traduites par des centaines d’annulations.

Le mouvement de contestation, qui n’a pas de leader identifié, conserve une forte capacité de mobilisation, même si celle-ci n’est pas aussi forte qu’en juin.

Conformément à la Déclaration sino-britannique de 1984 qui avait présidé à la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés uniques n’existant pas dans le reste de la Chine.

https://www.afp.com/fr/infos/334/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-doc-1k89558

 

https://resize-parismatch.lanmedia.fr/r/625,417/img/var/news/storage/images/paris-match/actu/international/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-1647054/hong-kong/26878435-1-fre-FR/Hong-Kong.jpg

 

 

 

Capital réel (valeur créée par le travail) et capital fictif : deux articles à relire pour comprendre la crise

 

Capital réel

(valeur créée par le travail)

et capital fictif :

deux articles à relire

pour comprendre la crise…

 

 

En réponse à M. Jack Freychet et à sa crainte d’une « fuite des capitaux »

 

[ Extraits des posts]

« (…)Luniterre oublie que dans le cadre de la libre circulation des capitaux toute taxation supplémentaire en France les fera fuir [ les capitaux ] et se trouve en contradiction avec lui-même lorsqu’il écrit « c’est donc aussi le seul moyen de commencer à construire ce rapport de force. » alors qu’il s’en remet à la « révolution socialiste » pour sortir des contraintes de l’UE. (…)

Il me suffit de savoir que le capital virtuel en circulation dans le monde est actuellement dix-huit fois supérieur à la valeur de tous les biens et de tous les services produits en une année et disponibles sur la planète et qu’il est toujours en quête de profits supplémentaires ( certains font état de 26 000 milliards de dollars, ce que je n’ai pas pris le peine de vérifier) (…) »

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/11/gilets-jaunes-apres-le-grand-debat-le-ric-reste-une-diversion-interne-passer-a-autre-chose/

 

REPONSE TML >>>

 

(…) Lorsque le rapport de force sera suffisant pour contraindre le système à négocier sur cette base,

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

 

il sera également suffisant pour aller plus loin lorsque les capitalistes auront fait la preuve de leur refus, même si par le biais de cette fuite…

C’est pourquoi de telles revendications ne prennent leur sens qu’en synergie avec la construction d’une alternative politique révolutionnaire, et non pas d’un « frexit » ou autre substitut réformiste de kollaboration de classe, type « nouveau CNR » ou autre !

Avec la mondialisation les capitalistes ne peuvent effectivement plus faire de concessions sociales, même s’ils en ont les moyens financier, comme le prouvent les chiffres de cet article.

La mondialisation, c’est effectivement une concurrence entre flux de capitaux, et pas seulement entre productions industrielles.

Par contre, une économie de transition se base sur la valeur réellement crée par le travail, et non pas sur le capital fictif…

Vous pointez vous-même la différence dans votre conclusion, sans pour autant en tirer les conséquences, selon votre démarche habituelle, malheureusement.

Cette question a été abordée sur TML :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/10/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/15/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif-suite/

 

Une économie de transition ne repose pas sur le capital fictif et créera nécessairement sa propre monnaie, assez rapidement.

Évidemment il est toujours utile d’avoir une réserve en devises « étrangères », même s’il s’agit alors, précisément, d’euros!

Mais ce n’est ni la base, ni ce qui est déterminant.

La base, c’est la capacité des travailleurs à créer de la valeur, correspondant à leurs besoins sociaux, sous forme de produits et services, en contrôlant l’appareil productif et en le faisant fonctionner pour leur propre compte de producteurs associés, à travers l’État de dictature prolétarienne, expropriant les capitalistes, mais reposant sur une planification démocratique, définissant démocratiquement les besoins sociaux les plus urgents et la répartition des forces productives nécessaire pour les satisfaire.

Si les actions sont du capital fictif, les dividendes et les intérêts, 180+67=247 Mds €, cela représente par contre la valeur effectivement créée par le travail et montre que le prolétariat peut parfaitement contrôler l’économie et créer suffisamment de valeur pour répondre à ses propres besoins et ceux de l’ensemble des classes populaires. « L’oisif ira loger ailleurs ! », dit la chanson… S’il se tire avec ses collections de titres et actions, cela lui fera un souvenir de sa grandeur passée, point barre. Il n’aura pas forcément tout perdu : certains titres d’entreprises du temps passé sont aujourd’hui des objets « collectors », et s’ils ne rapportent évidemment plus rien, ils conservent une certaine valeur comme décoration murale…

 

[ NDLR >>> En remerciement à M. Freychet, pour son assiduité dans les posts sur TML, nous lui offrons ces deux titres, dont un « Emprunt Russe », ici à gauche, et, ci-dessous, une très belle action « Bergougnan », aujourd’hui chez Michelin, mais avec encore quelques « coupons », dès fois que…]

Autre chose >>> quand vous dites que les « contradicteurs » sont mal acceptés sur TML, vous avez manifestement tout faux, vu que la plupart des recherches, comme les articles sur le capital fictif, précisément, y démarrent suite à des échanges polémiques, qui sont donc féconds, les vôtres y compris, en apportant essentiellement, du reste, la contribution bien involontaire mais importante de ce Denis Durand, encore inconnu dans nos colonnes, précédemment, et je tiens donc à vous en remercier.(…)

 

Luniterre

 

 

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

 

 

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POST SCRIPTUM >>> pour avoir une idée réelle de la plus-value crée sur 2019 en France il faut donc considérer que ces 180+67=247 Mds € en font partie, mais aussi la CSG, dans la mesure où c’est une partie de la valeur créée qui est reprise aux salariés et qui évite ainsi au Capital de payer cette quote-part à la Sécu. De même, le CICE est donc une partie des impôts qui retourne directement vers le Capital, au même titre de substitution de cotisation. Évidemment, il faut ici calculer en proportion de l’impôt sur le revenu, pour avoir une idée réelle de la part de plus-value stricto sensu que cela représente >>> 70,5/390,8 >>> 18% >>> 7,2/40 + part importante de TVA issue des dépenses des salariés >>> impossible à évaluer… Le cadre de la CSG dépassant également celui du salariat stricto sensu, on peut donc considérer que ces différences s’annulent plus ou moins et simplement ajouter 120 Mds € aux 247 de D. Durand et cela fait donc une approximation de 367 Mds € de plus-value générée en 2019 par le travail du prolétariat en France!

 

En réalité, ce n’est encore qu’une approximation du fait qu’une part importante de plus-value est directement réinvestie en tant que nouveau capital et n’apparait donc pas sous forme de dividendes ni d’intérêts. Et inversement, une bonne partie de ces dividendes sont convertis dans les dépenses personnelles des capitalistes et disparaissent donc en tant que capital stricto sensu.

 

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Urgence pour l’Hôpital! Urgence totale des luttes sociales!

 

IMPORTANTE MISE A JOUR DE LA PÉTITION:


https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/09/12/urgence-pour-lhopital-urgence-totale-des-luttes-sociales/

Gilets Jaunes : faut-il passer à autre chose ?

10 mois après le 17 Novembre et le début d’un mouvement social parmi les plus originaux en France, parlons peu, mais parlons chiffres.

Une autre lutte sociale, depuis 6 mois, celle des Urgences Hospitalières, continue de résister, sans pour autant forcément converger.

Agnès Buzyn annonce « royalement » l’octroi de 750 millions d’euros pour soi-disant régler le problème. Pour les urgentistes, c’est notoirement insuffisant, et on les comprend, vu le recul social général, à l’hôpital comme ailleurs, mais ici avec des conséquences qui peuvent s’avérer parfois carrément fatales au patient.

750 millions d’euros, cela représente 0,19% des dépenses globales de l’État en 2019,

https://www.challenges.fr/politique/budget-le-deficit-de-l-etat-va-se-creuser-en-2019_614885

et donc 1,88% des 40 Milliards réellement gaspillés au nom du CICE… (*)

Ces Milliards qui sont d’abord et avant tout les nôtres, ceux de tous les travailleurs et les retraités, ponctionnés via les impôts directs et indirects…

Dans un article du 10/02/2019

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Un M. Denis Durand, qui se présente aujourd’hui comme un économiste à la retraite, mais politiquement engagé, nous fait à nouveau, et s’il en était encore besoin, la démonstration que l’argent existe bel et bien, que ce soit pour les urgences ou les autres revendications sociales.

Ce n’est donc pas forcément pour son engagement politique que l’on fera confiance à ses chiffres, loin de là, mais pour ce qu’il a été du temps de son activité professionnelle :

Directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France. On peut donc raisonnablement considérer qu’il sait de quoi il parle.

Dans cet article il nous explique que le montant total des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises s’élève à 180 Milliards d’euros, et le montant total des intérêts versés aux banques par ces mêmes entreprises, s’élève, lui, à 67 Milliards d’euros…

Concernant une vérification de ces chiffres, on a le total des dividendes versés aux actionnaires du CAC40, soit 57,4 Milliards d’€ de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si parmi les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson, lui, se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue un équivalent de 51 Milliards de dollars de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Milliards $, sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Milliards $ !!!

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Le chiffre de 180 Mds €, considéré pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais qui n’est contestée nulle part, et pour cause, même chez ses opposants politiques… !

Rappelons encore que la France est unanimement reconnue championne du monde …pour le versement des dividendes !

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais pour les mêmes raisons on voit mal ce Monsieur Durand, même et surtout à cause de sa double casquette, s’avancer autant sans la certitude de n’être point contredit !

Pour 2019, le calcul reste donc valable…

Les coûts du CICE (40 Mds €), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (**) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-tva-en-2018-c-etait-plus-de-200-milliards-d-euros-quand-l-impot-sur-le-revenu-c-est-80-milliards-1143351.html

Le rapprochement permet donc de dire, sur la base des chiffres avancés par D. Durand :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Milliards d’euros

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

L’abrogation COMPLÈTE du CICE et de son substitut, de même que l’abolition TOTALE de la CSG, ce n’est donc absolument pas une utopie.

Ce sont, à la place du CICE, des milliards qui permettraient de solutionner des problèmes tels que ceux des urgences hospitalières, le manque d’enseignants dans les écoles, etc…

L’abolition de la CSG représente tout de suite une augmentation appréciable de tous les salaires nets, et qui pourrait être répartie pour relever particulièrement le SMIC et les bas salaires.

Le report des cotisations sur le compte des entreprises devrait logiquement aussi être modulé proportionnellement sur les plus grosses pour permettre aux plus petites de survivre et même d’embaucher.

En tous cas l’argent existe bel et bien, et les travailleurs doivent en prendre conscience pour relégitimer leurs revendications et mettre le capital financier devant ses « responsabilités », c’est à dire, en fait, devant son irresponsabilité parasitaire de la société et son incapacité à répondre aux besoins sociaux les plus élémentaires, comme ceux des urgences hospitalières !

Exiger l’ABROGATION TOTALE du CICE et de ses substituts déjà en place , c’est un premier pas vers la reconstruction de l’unité populaire et vers d’autres reconquêtes sociales, à commencer par l’abolition totale de la CSG, le relèvement des salaires nets, et en premier lieu, du SMIC.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

URL DE LA MISE A JOUR

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

 

 

(* dans l’article de Challenge Darmanin parle d’un manque à gagner de 26 Milliards, mais bien évidemment pour lui cela implique la validation du substitut du CICE, tout aussi abusif, en réalité, et c’est donc bien un minimum de 40 Milliards qui se trouvent ainsi gaspillés!)

(** https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616   )

Gilets Jaunes: Après le « grand débat », le RIC reste une diversion interne – Passer à autre chose!

 

 

 

 

Gilets Jaunes 

Le grand débat est une diversion externe

et le RIC une diversion interne

 

 

 

mercredi 11 septembre 2019, par do

Tout ce qui compte si on reste malheureusement dans le cadre de cette société capitaliste, c’est d’obtenir de sérieuses augmentations de salaires, des retraites, etc. Avec, bien sûr, un retour à l’échelle mobile des salaires, retraites , etc. afin que l’inflation ne vienne pas bouffer en quelques années les augmentations ainsi obtenues.

[http://mai68.org/spip2/spip.php?article4326#forum3926]


Gilets Jaunes – Le grand débat est une diversion externe et le RIC une diversion interne

 

Posté par Luniterre >>>

 

Bonjour, camarade !

Effectivement, frapper le capital au portefeuille c’est le seul moyen de pression efficace, tant qu’on a pas le rapport de force pour l’exproprier.

Mais c’est donc aussi le seul moyen de commencer à construire ce rapport de force.

C’est aussi le moyen de montrer que la valeur produite par les travailleurs est largement suffisante pour répondre à leurs besoins sociaux, si elle n’était pas détournée par le capital.

Dans cette vidéo, https://youtu.be/hQ6klN9UUGw , ce Denis Durand avance des chiffres assez énormes, et qu’on ne trouve nulle part ailleurs, en tant que source.

Il les cite à nouveau dans un interview de la Marseillaise, ici :

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Ce Monsieur se présente aujourd’hui comme l’un des économistes du PCF, mais il a été, professionnellement, directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France, on peut donc supposer qu’il sait de quoi il parle.

Néanmoins je cherche à vérifier ces chiffres par d’autres sources, et cela semble tout fait impossible.

On a le total pour le CAC40, 57,4 Mds € de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

 Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue 51 Mds $ de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Mds $. (sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Mds $)

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Cela fait donc au bas mot, si l’on ose dire, un « plancher » de 150 Mds $ annuels sur cette base.

Le chiffre de 180 Mds € pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais dont on ne trouve aucune contestation, néanmoins.

Par contre, curieusement, on arrive à trouver le chiffre équivalent pour la GB :

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/gb-pres-de-100-milliards-de-livres-de-dividendes-en-2018-20190121

Soit 113 Mds € « seulement », mais la France est unanimement reconnue championne pour le versement des dividendes ! Ce qui peut donc expliquer la différence.

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais on le voit mal, néanmoins, s’avancer autant sans certitude, vu sa position ancienne.

Pour 2019, le calcul reste donc valable, à ces restrictions près.

Les coûts du CICE (40 Mds €), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (*) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »
https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/v…   )

Le rapprochement permet donc de dire, si D. Durand est fiable :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Mds €

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

L’abrogation COMPLÈTE du CICE et de son substitut, de même que l’abolition TOTALE de la CSG, ce n’est donc absolument pas une utopie.

Ce sont, à la place du CICE, des milliards qui permettraient de solutionner des problèmes tels que ceux des urgences hospitalières, le manque d’enseignants dans les écoles, etc…

L’abolition de la CSG représente tout de suite une augmentation appréciable de tous les salaires nets, et qui pourrait être répartie pour relever particulièrement le SMIC et les bas salaires.

Le report des cotisations sur le compte des entreprises devrait logiquement aussi être modulé proportionnellement sur les plus grosses pour permettre aux plus petites de survivre et même d’embaucher.

En tous cas le fric existe, et les travailleurs doivent en prendre conscience pour relégitimer leurs revendications et mettre le capital devant la nécessité : lâcher du lest ou être exproprié !

L’un précédent l’autre, inévitablement, dans le contexte de crise actuelle, et c’est donc aux révolutionnaires digne de ce nom d’oser à la foi avancer les revendications réelles et commencer à construire une alternative politique.

Il faut donc arrêter de mettre en avant le RIC, dont la grande masse des prolos se fout complètement, confrontée aux difficultés matérielles immédiates, qui appellent donc d’abord des solutions revendicatives ! Et qui ouvrent une véritable perspective révolutionnaire, en fin de compte.

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/10/denis-durand-pcf-un-kollabo-reformiste-qui-lache-le-morceau/

 

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(*https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

 

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616   )

 

Gilets Jaunes – Le grand débat est une diversion externe et le RIC une diversion interne

11 septembre 20:21, par do

Salut,

Ces chiffres de la richesse des riches ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Ils planquent probablement 10 fois plus dans les paradis fiscaux.

La vache n’a aucune idée de la richesse du paysan (et encore moins si c’est un industriel de l’agro-alimentaire). Les prolos sont les vaches et les capitalistes les industriels de l’agro-alimentaire.

Les riches sont riches :

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

A+
do
http://mai68.org/spip2

 

Gilets Jaunes – Le grand débat est une diversion externe et le RIC une diversion interne

par Luniterre

Bien évidemment, il y a des profits « cachés » qui refont parfois surface, comme ceux de Carlos Ghosn, pour des règlements de comptes internes du système, mais normalement, les chiffres des dividendes et des intérêts n’ont rien à « cacher » au sens juridique du terme, et pourtant, on ne les trouve pas ou très partiellement, et pas suffisamment pour se faire une idée très précise de la situation économique et financière.

C’est pourquoi je pense qu’il faut au moins utiliser à fond ceux dont on dispose néanmoins pour relégitimer les revendications dans l’esprit des prolétaires.

C’est une nécessité d’agit-prop incontournable, et que le mouvement GJ est pour l’instant tout à fait incapable d’assumer, en raison de ses origines sociales et idéologiques, qu’il semble incapable de dépasser en termes de stratégie unitaire, de ligne de masse.

Pour l’instant, ces chiffres avancés par D. Durand sont un élément important, y compris pour dépasser l’enfumage idéologique que pratiquent encore le PCF et la CGT.

Luniterre

 

 

 


 

« Autogestion » ou Socialisme prolétarien ?

 

A propos de l’analyse de l’expérience cubaine…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/08/plan-et-marche-a-cuba-des-annees-1960-a-aujourdhui-reflexions-sur-la-transition/

 

Une autre réflexion complémentaire…

« Autogestion »

ou Socialisme prolétarien ?

 

Sur le fond, une précision complémentaire peut être utile pour mieux distinguer le concept ML d’utilisation socialiste de la loi de la valeur par rapport au concept d’ « autogestion » dans ses différentes formulations « de gauche », khrouchtchevienne/titiste, trotskyste/pabliste, etc…

 

Une entreprise socialiste peut et même doit, dans la mesure du possible, être autonome d’un point de vue comptable, au sens où elle produit au moins autant de valeur qu’elle en consomme.

 

Il est donc souhaitable qu’elle produise suffisamment de valeur d’échange pour répondre au moins aux besoins sociaux de l’ensemble de ses travailleurs.

 

Le mieux est même encore qu’elle produise suffisamment de survaleur pour contribuer au fond collectif nécessaire à l’équilibre global de l’économie socialiste. (Cf. Marx, CPG*)

 

C’est en ce sens qu’elle peut être considérée « rentable » au sens socialiste du terme.

 

La différence avec le concept révisionniste d’ « autogestion » c’est que sa production s’inscrit néanmoins dans le plan défini collectivement, et pas seulement, ni même, essentiellement, au niveau de chaque entreprise, pour faire correspondre l’ensemble de la production socialiste aux besoins sociaux définis démocratiquement, et là encore, bien évidemment, pas seulement au niveau de chaque entreprise, mais au niveau de l’ensemble de la société, dont chaque entreprise est un élément solidaire.

 

Alors que le concept révisionniste d’ « autogestion » implique pour chaque entreprise la liberté totale de décider de sa propre production, et donc nécessairement en fonction du « marché », si elle veut espérer survivre de manière financièrement autonome.

 

Autrement dit, et sauf pour le formalisme de la gestion interne, on est ici dans un processus purement capitaliste, quant au fond.

 

Il ne s’agit plus, à nouveau, que de répondre à des besoins solvables, et non à des besoins sociaux d’abord et avant tout identifiés comme tels.

 

Pratiquement, il y a donc différentes raisons qui peuvent amener à maintenir en activité des entreprises « non rentables », même au sens socialiste défini ci-dessus.

 

La principale étant la nécessité de développer des secteurs industriels stratégiquement essentiels pour la survie de l’ensemble de la société, et surtout, pour son développement.

 

Globalement, dans ce cas, effectivement, une partie de la survaleur produite par les secteurs les plus « rentables », au sens socialiste du terme, doit servir à compenser les pertes pour que l’ensemble reste en équilibre. Mais un équilibre qui a donc précisément une dynamique positive et constructive, et précisément à cause de cette compensation collective, et donc, paradoxalement, de ces déficits sectoriels !

 

Bien évidemment, cela n’exclut pas, bien au contraire, la « chasse aux gaspillages », indispensable pour tenir un tel équilibre global, et implique donc une gestion rigoureuse, y compris, et même surtout, dans les secteurs potentiellement déficitaires d’un point de vue strictement comptable, sur le plan local.

 

Luniterre

 

( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/    )

 

 

 

Greta Thunberg, égérie sans avenir? « Steinfeld m’a tuer! »

(+correspondance critique d’un lecteur, au 10/09/2019)

Greta Thunberg, une égérie sans avenir?

« Steinfeld m’a tuer! »

Définir démocratiquement

les besoins sociaux essentiels :

 

>>> les ressources et les moyens techniques de les satisfaire existent

(Sans détruire la planète)

 

>>> seule manque la volonté politique !

 

Un carburant de synthèse

à base d’eau, de Co2 et de soleil !

21/06/2019

Un carburant de synthèse à base d'eau, de Co2 et de soleil !

Ce n’est pas un canular, des scientifiques Suisses ont réussi à créer une essence verte, grâce au soleil ! Le réacteur solaire Steinfeld expérimental de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich a franchi un nouveau cap et permet d’envisager la production de ce carburant écologique à échelle industrielle.

Le réacteur solaire développé par l’équipe du Professeur Aldo Steinfeld utilise le rayonnement solaire concentré à la base d’un procédé thermochimique. Pour ce faire, elle puise directement dans l’air ambiant du CO2 et de l’eau qui sont décomposés et transformés en syngas, ou gaz de synthèse, un mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Celui-ci est ensuite transformé à son tour en kérosène, méthanol ou d’autres hydrocarbures utilisables par divers modes de transport.

L’autre grand intérêt de ce carburant c’est qu’en brûlant il n’émet que le Co2 capturé lors de sa fabrication, donnant ainsi un bilan carbone nul sur l’ensemble du cycle de production-consommation !

L’efficience de la conversion entre énergie solaire et gaz synthétique était jusqu’ici limitée à 2%, mais « elle s’approche désormais des 5% », a révélé le professeur Aldo Steinfeld qui pilote ce projet expérimental. Les chercheurs n’entendent toutefois pas en rester là: ils testent actuellement un réacteur solaire de plus grandes dimensions près de Madrid dans le cadre du projet européen SUN-to-LIQUID. L’objectif d’une efficience de 15% est envisagé dès 2020 et il permettrait d’atteindre la rentabilité souhaitée.

Même si le prix du carburant lui-même devrait rester supérieur à celui des dérivés pétroliers, il serait tout à fait rentable commercialement en bénéficiant d’une taxation allégée. Une alternative particulièrement prometteuse pour le secteur du transport aérien dans lequel la propulsion électrique semble relativement impossible en l’état actuel des technologies…

 

http://www.automobile-sportive.com/news.php?page=un-carburant-de-synthese-a-base-deau-de-co2-et-de-soleil-20190621

 

EPFZ: mini-raffinerie solaire pour du carburant neutre en carbone

Ce contenu a été publié le 13 juin 2019 16:15 13. juin 2019 – 16:15

La mini-raffinerie solaire installée sur un toit de l’EPFZ produit un décilitre de méthanol par jour à partir de l’air ambiant.

EPFZ/Alessandro Della Bella

 

Des chercheurs de l’EPFZ ont mis au point une mini-raffinerie solaire produisant des carburants liquides de synthèse neutres en carbone. L’installation présentée comme une première mondiale utilise pour ce faire l’air ambiant.

Installée sur un toit de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), cette raffinerie fonctionnant à l’énergie solaire a été présentée jeudi à la presse. « Avec cette installation, nous prouvons que la production de carburant durable avec de l’air et du soleil fonctionne en conditions réelles », a déclaré Aldo Steinfeld, qui a développé cette technologie avec son groupe de recherche.

« Le procédé thermochimique utilise tout le spectre solaire et se déroule à haute température – environ 1500 degrés -, ce qui permet des vitesses de réaction élevées et un haut degré d’efficacité », ajoute le Pr Steinfeld, cité dans un communiqué de l’EPFZ. Actuellement, la machinerie produit un décilitre de méthanol par jour.

Pour ce faire, elle puise directement dans l’air ambiant du CO2 et de l’eau qui sont décomposés et transformés en syngas, ou gaz de synthèse, un mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Celui-ci est ensuite transformé à son tour en kérosène, méthanol ou d’autres hydrocarbures utilisables par divers modes de transport.

Neutre en carbone

La combustion du carburant produit la même quantité de CO2 qui a été puisée dans l’air pour le fabriquer. L’opération est donc neutre sur le plan climatique.

La mini-raffinerie zurichoise prouve la faisabilité de la chose, même sous le climat des bords de la Limmat. Les chercheurs n’entendent toutefois pas en rester là: ils testent actuellement un réacteur solaire de plus grandes dimensions près de Madrid dans le cadre du projet européen SUN-to-LIQUID.

La raffinerie espagnole, également présentée jeudi, produit du kérosène. Elle se compose d’une tour solaire avec à ses pieds un champ de miroirs. Des applications commerciales sont envisagées dès 2025, selon ses concepteurs.

Transport aérien ciblé

Pour y parvenir, il faudra quadrupler la taille de l’installation, qui pourrait alors produire dix millions de litres de carburant par année. Le transport aérien est tout particulièrement ciblé, l’électricité n’étant pour l’instant pas une alternative en raison du poids des batteries, relève Philipp Furler, ancien doctorant du groupe du Pr Steinfeld et fondateur de la spin-off Synhelion.

Un litre de kérosène d’origine solaire pourrait coûter sur le long terme entre un et deux francs par litre, selon lui. Actuellement, le kérosène fossile coûte 50 centimes par litre.

Selon les chercheurs de l’EPFZ, c’est l’ensemble des besoins du trafic aérien mondial qui pourraient être couverts par une installation de la surface de la Suisse, ou d’un tiers de celle du désert de Mojave en Californie.

https://youtu.be/hG9BOxUIqEk

https://www.swissinfo.ch/fre/epfz–mini-raffinerie-solaire-pour-du-carburant-neutre-en-carbone/45029142

 

 

 

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l’air en combustible liquide

Écrit par l’ETH Zurich

Une nouvelle technologie produit des combustibles hydrocarbonés liquides exclusivement à partir de la lumière du soleil et de l’air.

Les carburants neutres en carbone sont essentiels pour rendre les transports aériens et maritimes durables. La nouvelle centrale solaire produit des combustibles liquides synthétiques qui émettent autant de CO2 lors de leur combustion comme précédemment extrait de l’air pour leur production.

Le système extrait le CO2 et l’eau directement à partir de l’air ambiant et les divise en utilisant l’énergie solaire. Ce processus produit du gaz de synthèse, un mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone, qui est ensuite transformé en kérosène, méthanol ou autres hydrocarbures. Ces carburants d’appoint sont prêts à être utilisés dans l’infrastructure de transport mondiale existante.

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

Le réflecteur parabolique regroupe la lumière et la dirige vers les deux réacteurs situés au centre de la centrale. (Crédit: Alessandro Della Bella / ETH Zurich)

Preuve de concept

«Cette usine prouve que les combustibles hydrocarbonés neutres en carbone peuvent être fabriqués à partir de la lumière du soleil et de l’air dans des conditions réelles,» explique Aldo Steinfeld, professeur de vecteurs d’énergie renouvelable à l’ETH Zurich, dont le groupe de recherche a développé la technologie. «Le processus thermochimique utilise l’ensemble du spectre solaire et se déroule à haute température, ce qui permet des réactions rapides et un rendement élevé.»

La mini-raffinerie solaire sur un toit de Zurich prouve que la technologie est réalisable, même dans les conditions climatiques prévalant dans la ville. Il produit environ un décilitre de carburant par jour (un peu moins d’une demi-tasse).

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

Le combustible que produit la raffinerie solaire. (Crédit: Alessandro Della Bella / ETH Zurich)

Steinfeld et son groupe travaillent déjà sur un test à grande échelle de leur réacteur solaire dans une tour solaire près de Madrid, réalisé dans le cadre du projet européen Sun-to-Liquid.

Le prochain objectif consiste à adapter la technologie à la mise en œuvre industrielle et à la rendre économiquement compétitive.

«Une centrale solaire d’une superficie d’un kilomètre carré pourrait produire 20,000 litres de kérosène par jour», explique Philipp Furler, directeur de Synhelion et ancien étudiant au doctorat du groupe de Steinfeld. «Théoriquement, une usine de la taille de la Suisse – ou un tiers du désert californien des Mojaves – pourrait couvrir les besoins en kérosène de l’ensemble du secteur de l’aviation. Notre objectif pour l’avenir est de produire efficacement des carburants durables avec notre technologie et ainsi de limiter les émissions de CO2 émissions ».

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

L’installation de recherche produit du gaz de synthèse qui peut être transformé en carburants hydrocarbonés liquides par la synthèse classique du méthanol ou de Fischer-Tropsch. (Crédit: Alessandro Della Bella / ETH Zurich)

Comment fonctionne la raffinerie solaire

La chaîne de processus du nouveau système combine trois processus de conversion thermochimique:

  • L’extraction de CO2 et l’eau de l’air.
  • La scission solaire-thermochimique du CO2 et de l’eau.
  • Leur liquéfaction ultérieure dans les hydrocarbures.

Un processus d’adsorption / désorption extrait du CO2 et de l’eau directement de l’air ambiant. Les deux entrent ensuite dans le réacteur solaire au foyer d’un réflecteur parabolique. Le rayonnement solaire est concentré par un facteur 3,000, générant de la chaleur à une température de 1,500 en degrés Celsius à l’intérieur du réacteur solaire.

Au cœur du réacteur solaire se trouve une structure en céramique à base d’oxyde de cérium, qui permet une réaction en deux étapes – le cycle redox – pour séparer l’eau et le CO2 en gaz de synthèse. Ce mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone peut ensuite être transformé en carburants hydrocarbonés liquides par la synthèse classique du méthanol ou de Fischer-Tropsch.

 

Le groupe de recherche de Steinfeld a déjà mis au point deux entreprises dérivées : Synhelion, fondée en 2016, qui commercialise la technologie de production de combustible solaire, et Climeworks, fondée déjà en 2010, qui commercialise la technologie de captage du CO2 dans l’air.

La source: ETH Zurich

https://fr.innerself.com/content/social/environment/climate/solutions/20777-this-solar-refinery-turns-light-and-air-into-liquid-fuel.html

Carbon-neutral fuel

made from

sunlight and air

13.06.2019 | Press release

Researchers from ETH Zurich have developed a novel technology that produces liquid hydrocarbon fuels exclusively from sunlight and air. For the first time worldwide they demonstrate the entire thermochemical process chain under real field conditions. The new solar mini-refinery is located on the roof of ETH’s Machine Laboratory building in Zurich.

Carbon-neutral fuels are crucial for making aviation and maritime transport sustainable. ETH researchers have developed a solar plant to produce synthetic liquid fuels that release as much CO2 during their combustion as previously extracted from the air for their production. CO2 and water are extracted directly from ambient air and split using solar energy. This process yields syngas, a mixture of hydrogen and carbon monoxide, which is subsequently processed into kerosene, methanol or other hydrocarbons. These drop-in fuels are ready for use in the existing global transport infrastructure.

Aldo Steinfeld, Professor of Renewable Energy Carriers at ETH Zurich, and his research group developed the technology. “This plant proves that carbon-neutral hydrocarbon fuels can be made from sunlight and air under real field conditions,” he explained. “The thermochemical process utilises the entire solar spectrum and proceeds at high temperatures, enabling fast reactions and high efficiency.” The research plant at the heart of Zurich advances ETH’s research towards sustainable fuels.

A small demonstration unit with big potential

The solar mini-refinery on the roof of ETH Zurich proves that the technology is feasible, even under the climate conditions prevalent in Zurich. It produces around one decilitre of fuel per day. Steinfeld and his group are already working on a large-scale test of their solar reactor in a solar tower near Madrid, which is carried out within the scope of the EU project sun-to-liquid. The solar tower plant is presented to the public in Madrid at the same time today as the mini-refinery in Zurich.

 

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

The research plant is located on the roof of the ETH building on Sonneggstrasse. © ETH Zurich / Alessandro Della Bella

The next project goal is to scale the technology for industrial implementation and make it economically competitive. “A solar plant spanning an area of one square kilometre could produce 20,000 litres of kerosene a day,” said Philipp Furler, Director (CTO) of Synhelion and a former doctoral student in Steinfeld’s group. “Theoretically, a plant the size of Switzerland – or a third of the Californian Mojave Desert – could cover the kerosene needs of the entire aviation industry. Our goal for the future is to efficiently produce sustainable fuels with our technology and thereby mitigate global CO2 emissions.”

Two spin-offs already

Two spin-offs already emerged from Aldo Steinfeld’s research group: Synhelion, founded in 2016, commercializes the solar fuel production technology. Climeworks, founded already in 2010, commercialises the technology for CO2 capture from air.

How the new solar mini-refinery works

The process chain of the new system combines three thermochemical conversion processes: Firstly, the extraction of CO2 and water from the air. Secondly, the solar-thermochemical splitting of CO2 and water. Thirdly, their subsequent liquefaction into hydrocarbons. CO2 and water are extracted directly from ambient air via an adsorption/desorption process. Both are then fed into the solar reactor at the focus of a parabolic reflector. Solar radiation is concentrated by a factor of 3,000, generating process heat at a temperature of 1,500 degrees Celsius inside the solar reactor. At the heart of the solar reactor is a ceramic structure made of cerium oxide, which enables a two-step reaction – the redox cycle – to split water and CO2 into syngas. This mixture of hydrogen and carbon monoxide can then be processed into liquid hydrocarbon fuels through conventional methanol or Fischer–Tropsch synthesis.

 

 

 

 

 

 

 

 

CORRESPONDANCE D’UN LECTEUR…

 

« Quels intérêts vous servez en cherchant de cette manière à discréditer Greta T.? Ceux des pétroliers qui ont le pouvoir? Le pouvoir notamment d’empêcher toutes initiatives ne correspondant pas à leurs intérêts. On a du mal à comprendre votre exaltation pour ce carburant qui ne pourrait être mis en oeuvre que si le pouvoir change de main, passe aux mains du prolétariat!

Construisons aujourd’hui un large front contre la destruction de la planète par les capitalistes ! Greta T. de ce point de vue, et inconsciemment, y participe en faisant gonfler l’opposition large à la destruction de l’environnment.

Salut »

 

UNE REPONSE TML:

Bonsoir,

 

Vous donnez vous-même la réponse:

 

« …ce carburant qui ne pourrait être mis en oeuvre que si le pouvoir change de main, passe aux mains du prolétariat! »

 

Faire la promo de Steinfeld est donc une incitation, parmi d’autres, à changer de pouvoir, tout simplement!

 

Plutôt que de pleurnicher à l’unisson du spectacle médiatique que donne, sans doute « malgré elle », sinon « à l’insu de son plein gré », cette brave Greta Thunberg, adulée « malgré elle » (???) par les médias au service du système…

 

Médias qui ont ici fonction de « rassurer » >>> »Tous va de travers mais le système veille malgré tout sur vous », « Même les « puissants » écoutent Greta Thunberg », etc…

 

« Dormez bien »… serait-on même tenté de rajouter et de conclure…

 

Amicalement,

 

Luniterre