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Luttes sociales: de l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne

 Réédition pour mise à jour de la pétition AB6 >>>

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25691660

 

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Luttes sociales : de l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne

  Luttes sociales : de l'échec syndical à la Résistance Prolétarienne

Après une grève des transports publics la plus longue de l’histoire sociale en France, et alors que plus de 60% des travailleurs restent opposés à la « réforme », la « (…)

396 visites 7 fév. 2020 | 12 réactions | Luniterre   + Partager

 

 

 

 

 

Après une grève des transports publics la plus longue de l’histoire sociale en France, et alors que plus de 60% des travailleurs restent opposés à la « réforme », la « conférence de financement » est ouverte par le pouvoir, qui n’a concrètement rien cédé de significatif, sur le fond des problèmes existants.

Tous les syndicats y participent, qu’ils s’affirment « réformistes » ou « de lutte de classe ». En deux mois de cette lutte historique, et malgré le soutient populaire, leur stratégie est donc en échec.

L’argent reste le nerf de la guerre, y compris pour les luttes sociales. Pour l’instant, la victoire stratégique du pouvoir c’est d’avoir amené la totalité des « partenaires sociaux » à négocier sur la base qu’il a lui-même fixé, à 14% maximum de part du PIB pour le financement des retraites, et même moins au cas où le PIB viendrait à augmenter, avec la supposée « relance économique ».

Le but reste donc que la richesse créée profite toujours plus au Capital et toujours moins aux travailleurs, aux retraités.

En 1945, lorsque fut créé le système social actuel, et alors que la France était encore en ruine, et son économie quasiment au point mort, il a donc néanmoins été possible de créer un système de protection sociale parmi les plus performants du monde occidental.

Alors que les profits financiers viennent encore de battre un nouveau record, c’est ce système de protection sociale que le pouvoir actuel s’efforce donc de détruire, pour permettre au Capital de continuer sa course au profit.

La « France des riches » de 2020 est-elle donc en lutte contre la « France pauvre » de 1945 ? Pourquoi le rapport de force dans la lutte sociale ne met il pas un frein au plan destructeur du pouvoir macronien ?

La comparaison des situations entre 1945 et 2020 permet un bon constat de la réalité concrète mais induit également une erreur d’analyse grossière si on s’arrête simplement à ce constat.

Deux aspects, donc…

__ strictement comptable :
la productivité du travail a été démultipliée, depuis 1945, et la quantité de plus-value extraite du prolétariat aussi. Les chiffres récents des super-profits boursiers (dividendes) l’ont encore montré…

__ donc, oui, le capital a les moyens de payer, et les retraites et la Sécu, et les autres nécessités sociales encore insatisfaites, dont certaines urgentes, comme les hôpitaux… !

Alors, pourquoi ne cède-t-il sur quasiment rien ? Pourquoi a-t-il cherché un compromis et concédé des avancées en 1945, dans une France apparemment ruinée ???

__ Gérer, c’est prévoir…

__ En 1945, la France, apparemment ruinée, s’est néanmoins appuyée sur son empire colonial comme base arrière, tant militairement que économiquement, pour se reconstituer en tant que grande puissance au sortir de la guerre, et avec l’appui militaire et financier des USA.

__ Le capitalisme monopoliste d’Etat se transforme, les groupes financiers qui en restent les maîtres se reconstituent. Les perspectives de développement, entre métropole et empire colonial, sont immenses, et sont simplement en phase de « décollage imminent » en quelque sorte.

__ La reconstruction de l’impérialisme français passe donc par l’ « achat » de la paix sociale en métropole, afin de pouvoir se concentrer sur la restructuration de l’empire colonial, fragilisé par la guerre.

__ Dès le 8 Mai 1945, les massacres de Sétif, en Algérie, sont le signe de cette reprise en main, effectuée avec l’accord « tacite » du PCF, accord de « reconstruction » déjà potentiellement inclus dès la constitution du CNR lui-même, en Mai 1943.

__ Sur la base de cet accord de « reconstruction » impérialiste avec les dirigeants du PCF et de la CGT, les « concessions » sociales sont donc non seulement possibles, comme traites tirées sur les immenses plus-values à venir, mais tout simplement nécessaires à leur réalisation elle-même, pour le Capital.

__ Dans le contexte de 2020, la crise générale du système capitaliste-impérialiste est passée par là, et si l’on ne peut en refaire l’histoire en quelques mots, le constat est donc bien que la France capitaliste est désormais une puissance impérialiste déclinante qui s’arc-boute à ce qui lui reste de ses super-profits et n’a plus besoin d’un tel « compromis social » que fut celui du CNR.

__ Dans le contexte de crise actuel, la concurrence ne s’exacerbe pas seulement sur le plan économique et commercial au premier degré, ce qui reste malgré tout la base, comme on le voit avec le conflit USA-Chine, mais aussi et surtout, dans le domaine de la rentabilité des capitaux. Et dans ce domaine, la France est bien placée, voire même « championne du monde » et reconnue comme telle, en termes de dividendes financiers versés aux actionnaires.

Un « rang » que le Capital français n’ a donc aucune envie de lâcher, et auquel il est donc prêt à s’accrocher par tous les moyens. Ce qui explique également la violence disproportionnée de la répression.

Dans ce contexte, la perspective des luttes sociales en France ne peut plus être le « compromis social », devenu impossible, mais bien l’alternative anticapitaliste, c’est à dire le passage direct et rapide à la transition réellement socialiste prolétarienne, par l’intensification de la lutte des classes et sa réorganisation autour, désormais, de cet objectif politique, seule solution réelle et durable à la crise.

En effet, retrait de plus en plus improbable de l’âge pivot ou prétendu « retrait » du projet, c’est toujours en pratique le spectacle syndical qui est en marche au service du Capital !

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste, à l’évidence, celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entend réellement remettre en cause.

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

Au final tout ce petit monde se retrouve donc comme prévu pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

Et les prolos sont encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale trouve encore ainsi le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

Les critères syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, et c’est précisément ce rempart qu’il faut donc franchir pour avancer à nouveau vers le progrès social, mais, désormais, sur une base réellement anticapitaliste.

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, au cours de cette prétendue « conférence de financement », il restera dans les limites imparties par le Capital , et il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ, « pivot » ou non, ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien : dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant d’avoir atteint un âge canonique.

Au lieu d’un « âge pivot » qui sera finalement toujours de plus en plus élevé, il faut au contraire fixer un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraite plancher  » pour les carrières incomplètes, et suffisant pour une vie décente.

Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée, telle que définie, entre autres, par ce rapport du Sénat :

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %).
Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)>>>

 

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne, telle que définie, aux origines du mouvement ouvrier, par les classiques du Marxisme-Léninisme.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance Prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire :

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et bientôt deux mois de lutte syndicaliste contre la réforme des retraites, et pour l’instant un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Lepotier

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/05/22/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/05/23/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

 

Luttes sociales: de l’échec syndical à la Résistance politique prolétarienne

Nouvelle édition au 29/01/2020

 

Voir également, au 02/02/2020, une nouvelle synthèse pour mise à jour de la pétition AB6 >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25691660

 

Retraites :

le spectacle syndical en marche ???

>>> du constat d’échec aux leçons utiles à mettre en œuvre  sans attendre!

 

 

Retrait de l’âge pivot ou prétendu « retrait » du projet, le spectacle syndical est en marche au service du Capital !

« Dans une lettre envoyée aux organisations syndicales, samedi 11 janvier, le Premier ministre annonce que le gouvernement retire provisoirement l’âge pivot de l’avant-projet de loi sur les retraites. Les modalités de financement de cette réforme des retraites seront fixées en avril à l’issue de la conférence de financement où participeront les syndicats. Si cette conférence se solde par un échec, c’est le gouvernement qui décidera, par ordonnance. »

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/reforme-des-retraites-le-gouvernement-retire-provisoirement-l-age-pivot-de-l-avant-projet-de-loi_3780509.html

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entendent nullement remettre en cause.

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

Au final tout ce petit monde se retrouvera pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

Et les prolos seront encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale aura encore trouvé le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

Toute cette affaire est encore un cas typique et remarquable où les critères d’analyse marxistes-léninistes et situationnistes se recoupent quasi parfaitement!

Les critères « syndicalistes révolutionnaires » et anarcho-syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, en lui servant de nouvelle caution « de gauche » !

IMPORTANT >>> L’impasse telle que présentée par les médias du système, en vue d’embrouiller les consciences, y compris sur le prétendu « syndicalisme de lutte » CGT-FO >>>

Enregistré sur France 2 le 11 janvier 2020 vers 20 heures

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, s’il reste dans les limites imparties par le Capital , il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien >>> dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant un âge canonique.

>>>Il faut donc fixer à la fois un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraites planchers » pour les carrières incomplètes, et suffisantes pour une vie décente.

>>>Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée >>>

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %).
Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)>>>

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire >>>

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et bientôt deux mois de lutte syndicaliste et anarcho-syndicaliste contre la réforme des retraites, et pour l’instant un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

 

 

Retraites : le spectacle syndical en marche !

Nouvelle édition remise à jour et mise en avant le 27/01/2020

 

 

 

 

 

Retraites :

le spectacle syndical en marche !

 

Retrait de l’âge pivot ou prétendu « retrait » du projet, le spectacle syndical est en marche au service du Capital !

« Dans une lettre envoyée aux organisations syndicales, samedi 11 janvier, le Premier ministre annonce que le gouvernement retire provisoirement l’âge pivot de l’avant-projet de loi sur les retraites. Les modalités de financement de cette réforme des retraites seront fixées en avril à l’issue de la conférence de financement où participeront les syndicats. Si cette conférence se solde par un échec, c’est le gouvernement qui décidera, par ordonnance. »

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/reforme-des-retraites-le-gouvernement-retire-provisoirement-l-age-pivot-de-l-avant-projet-de-loi_3780509.html

 

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entendent nullement remettre en cause.

 

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

 

Au final tout ce petit monde se retrouvera pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

 

Et les prolos seront encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale aura encore trouvé le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

 

Toute cette affaire est encore un cas typique et remarquable où les critères d’analyse marxistes-léninistes et situationnistes se recoupent quasi parfaitement!

 

Les critères « syndicalistes révolutionnaires » et anarcho-syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

 

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, en lui servant de nouvelle caution « de gauche » !

 

IMPORTANT >>> L’impasse telle que présentée par les médias du système, en vue d’embrouiller les consciences, y compris sur le prétendu « syndicalisme de lutte » CGT-FO >>>

 

Enregistré sur France 2 le 11 janvier 2020 vers 20 heures

 

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, s’il reste dans les limites imparties par le Capital , il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien >>> dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant un âge canonique.

>>>Il faut donc fixer à la fois un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraites planchers » pour les carrières incomplètes, et suffisantes pour une vie décente.

>>>Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée >>>

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %).
Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

 

PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)>>>

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire >>>

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et bientôt deux mois de lutte syndicaliste et anarcho-syndicaliste contre la réforme des retraites, et pour l’instant un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

 

 

 

 

 

 

Retraites, Relèvement du SMIC, l’argent existe, c’est la valeur créée par le travail!

Nouveau doc INSEE + 2 republications connexes

 

 

 

 

 

analyse_retraites_comite_mobilisation_insee_dec_2019 doc PDF

 

 

 

 

 

Wikipédia nous dit >>>

« Le recouvrement de créances en France est une activité réglementée consistant à utiliser tous les moyens légaux, amiables et/ou judiciaires, pour obtenir d’un débiteur le paiement de la créance due au créancier. »(1)

Une activité lucrative, en fait, un vrai business spécialisé, dont l’aspect « amiable », envers les petites gens de toutes catégories sociales victimes de la crise, est concrètement, en réalité, une série de moyens d’intimidation et de menaces de procédures, qui, le plus souvent, n’ont même aucun fondement juridique, mais visent à pressurer le moindre centime d’euro qui puisse encore s’extraire du prolétariat !

A l’extrême opposé du champ social, les relais médiatiques du Capital ont toujours les meilleures paroles pour présenter ses tenanciers comme quasiment « insolvables » sinon pour tenter de faire pleurer dans les chaumières sur leur prétendument « triste » sort !

Et ces cris d’orfraies redoublent, évidemment, dès que se lève la moindre « grogne » sociale, la moindre revendication d’une vie simplement décente pour les catégories prolétariennes déjà archi-pressurée par le Capital !

Qu’en est-il réellement ???

Rappel…

Dans un article du 10/02/2019

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Un M. Denis Durand, qui se présente aujourd’hui comme un économiste à la retraite, mais politiquement « engagé », nous faisait à nouveau, et s’il en était encore besoin, la démonstration que l’argent existe bel et bien, que ce soit pour les urgences hospitalières ou les autres revendications sociales.

Ce n’est donc pas forcément pour son engagement politique que l’on fera confiance à ses chiffres, loin de là, mais pour ce qu’il a été du temps de son activité professionnelle :

Directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France. On peut donc raisonnablement considérer qu’il sait de quoi il parle !

Dans cet article il nous explique que le montant total des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises s’élève à 180 Milliards d’euros, et le montant total des intérêts versés aux banques par ces mêmes entreprises, s’élève, lui, à 67 Milliards d’euros…

Concernant une vérification de ces chiffres, on a le total des dividendes versés aux actionnaires du CAC40, soit 57,4 Milliards d’€ de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si parmi les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson, lui, se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue un équivalent de 51 Milliards de dollars de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Milliards $, sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Milliards $ !!!

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Le chiffre de 180 Mds €, considéré pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais qui n’est contestée nulle part, et pour cause, même chez ses opposants politiques… !

Rappelons encore que la France est unanimement reconnue championne du monde …pour le versement des dividendes !

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais pour les mêmes raisons on voit mal ce Monsieur Durand, même et surtout à cause de sa double casquette, s’avancer autant sans la certitude de n’être point contredit !

Pour 2019, le calcul reste donc valable…

Les coûts du CICE (40 Mds €)(2), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (3) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-tva-en-2018-c-etait-plus-de-200-milliards-d-euros-quand-l-impot-sur-le-revenu-c-est-80-milliards-1143351.html

Le rapprochement permet donc de dire, sur la base des chiffres avancés par D. Durand :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Milliards d’euros

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

Autrement dit, 160 Milliards d’euros par an (40+120), c’est un ordre de grandeur de la « marge » dans laquelle les capitalistes pourraient « lâcher du lest » sans que cela ne les prive encore aucunement de leur train de vie habituel, de leur luxe « quotidien » !

Le Capital peut donc payer… !

Il est donc absolument essentiel, pour le mouvement ouvrier, de profiter du rapport de force actuel pour avancer également sur le SMIC, vu que le pouvoir prétend très officiellement indexer « à l’avenir » le minimum retraite à 85 % du SMIC !

Et donc il est stratégiquement vital d’imposer la mise en pratique immédiate de cette mesure, pour entraîner dans la lutte l’ensemble des catégories les plus pauvres, Smicards actifs et retraités.

Avec pour but de pérenniser ce rapport de force dans la durée, pour reprendre la marche en avant vers le seul progrès social qui sera durable : le Socialisme !

Que cela plaise ou non aux bureaucraties syndicales…

On sait que cela ne leur plaît pas, en réalité, et qu’elles sont donc bien de l’autre côté de la barricade, même si elles en profitent actuellement pour jouer les gros bras et se refaire une santé, sur notre dos, en fin de compte !

SMIC, Retraites,

Le Capital peut payer…

Le Capital doit payer !

Luniterre

PS >>>l’étude chiffrée pour 2019 est reprise des mises à jour de la pétition AB6 >>>

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

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*****************************

( 1 _ https://fr.wikipedia.org/wiki/Recouvrement_de_cr%C3%A9ances_en_France )

( 2 _ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/17/gilets-jaunes-les-42-revendications-le-cice-a-nouveau-en-question/ Dans l’article de Challenge Darmanin parle d’un manque à gagner de 26 Milliards, mais bien évidemment pour lui cela implique la validation du substitut du CICE, tout aussi abusif, en réalité, et c’est donc bien un minimum de 40 Milliards qui se trouvent ainsi gaspillés! https://www.challenges.fr/politique/budget-le-deficit-de-l-etat-va-se-creuser-en-2019_614885 )

( 3 _ https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616   )

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/14/smic-retraites-le-capital-peut-payer-le-capital-doit-payer/

 

*********************

POINT DE BLOCAGE RÉEL >>>

LES BUREAUCRATIES SYNDICALES SONT ELLES MÊMES FINANCÉES PAR E CAPITAL…!!!

>>>ELLES NE MORDRONT PAS RÉELLEMENT LA MAIN QUI LES NOURRIT!!!

 

 

 

Capital réel

(valeur créée par le travail)

et capital fictif :

deux articles à relire

pour comprendre la crise…

En réponse à M. Jack Freychet et à sa crainte d’une « fuite des capitaux »

[ Extraits des posts]

« (…)Luniterre oublie que dans le cadre de la libre circulation des capitaux toute taxation supplémentaire en France les fera fuir [ les capitaux ] et se trouve en contradiction avec lui-même lorsqu’il écrit « c’est donc aussi le seul moyen de commencer à construire ce rapport de force. » alors qu’il s’en remet à la « révolution socialiste » pour sortir des contraintes de l’UE. (…)

Il me suffit de savoir que le capital virtuel en circulation dans le monde est actuellement dix-huit fois supérieur à la valeur de tous les biens et de tous les services produits en une année et disponibles sur la planète et qu’il est toujours en quête de profits supplémentaires ( certains font état de 26 000 milliards de dollars, ce que je n’ai pas pris le peine de vérifier) (…) »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/11/gilets-jaunes-apres-le-grand-debat-le-ric-reste-une-diversion-interne-passer-a-autre-chose/

REPONSE TML >>>

(…) Lorsque le rapport de force sera suffisant pour contraindre le système à négocier sur cette base,

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

il sera également suffisant pour aller plus loin lorsque les capitalistes auront fait la preuve de leur refus, même si par le biais de cette fuite…

C’est pourquoi de telles revendications ne prennent leur sens qu’en synergie avec la construction d’une alternative politique révolutionnaire, et non pas d’un « frexit » ou autre substitut réformiste de kollaboration de classe, type « nouveau CNR » ou autre !

Avec la mondialisation les capitalistes ne peuvent effectivement plus faire de concessions sociales, même s’ils en ont les moyens financier, comme le prouvent les chiffres de cet article.

La mondialisation, c’est effectivement une concurrence entre flux de capitaux, et pas seulement entre productions industrielles.

Par contre, une économie de transition se base sur la valeur réellement crée par le travail, et non pas sur le capital fictif…

Vous pointez vous-même la différence dans votre conclusion, sans pour autant en tirer les conséquences, selon votre démarche habituelle, malheureusement.

Cette question a été abordée sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/10/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/15/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif-suite/

Une économie de transition ne repose pas sur le capital fictif et créera nécessairement sa propre monnaie, assez rapidement.

Évidemment il est toujours utile d’avoir une réserve en devises « étrangères », même s’il s’agit alors, précisément, d’euros!

Mais ce n’est ni la base, ni ce qui est déterminant.

La base, c’est la capacité des travailleurs à créer de la valeur, correspondant à leurs besoins sociaux, sous forme de produits et services, en contrôlant l’appareil productif et en le faisant fonctionner pour leur propre compte de producteurs associés, à travers l’État de dictature prolétarienne, expropriant les capitalistes, mais reposant sur une planification démocratique, définissant démocratiquement les besoins sociaux les plus urgents et la répartition des forces productives nécessaire pour les satisfaire.

Si les actions sont du capital fictif, les dividendes et les intérêts, 180+67=247 Mds €, cela représente par contre la valeur effectivement créée par le travail et montre que le prolétariat peut parfaitement contrôler l’économie et créer suffisamment de valeur pour répondre à ses propres besoins et ceux de l’ensemble des classes populaires. « L’oisif ira loger ailleurs ! », dit la chanson… S’il se tire avec ses collections de titres et actions, cela lui fera un souvenir de sa grandeur passée, point barre. Il n’aura pas forcément tout perdu : certains titres d’entreprises du temps passé sont aujourd’hui des objets « collectors », et s’ils ne rapportent évidemment plus rien, ils conservent une certaine valeur comme décoration murale…

 

[ NDLR >>> En remerciement à M. Freychet, pour son assiduité dans les posts sur TML, nous lui offrons ces deux titres, dont un « Emprunt Russe », ici à gauche, et, ci-dessous, une très belle action « Bergougnan », aujourd’hui chez Michelin, mais avec encore quelques « coupons », dès fois que…]

Autre chose >>> quand vous dites que les « contradicteurs » sont mal acceptés sur TML, vous avez manifestement tout faux, vu que la plupart des recherches, comme les articles sur le capital fictif, précisément, y démarrent suite à des échanges polémiques, qui sont donc féconds, les vôtres y compris, en apportant essentiellement, du reste, la contribution bien involontaire mais importante de ce Denis Durand, encore inconnu dans nos colonnes, précédemment, et je tiens donc à vous en remercier.(…)

Luniterre

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

 

 

****************

POST SCRIPTUM >>>

Pour avoir une idée réelle de la plus-value crée sur 2019 en France il faut donc considérer que ces 180+67=247 Mds € en font partie, mais aussi la CSG, dans la mesure où c’est une partie de la valeur créée qui est reprise aux salariés et qui évite ainsi au Capital de payer cette quote-part à la Sécu. De même, le CICE est donc une partie des impôts qui retourne directement vers le Capital, au même titre de substitution de cotisation. Évidemment, il faut ici calculer en proportion de l’impôt sur le revenu, pour avoir une idée réelle de la part de plus-value stricto sensu que cela représente >>> 70,5/390,8 >>> 18% >>> 7,2/40 + part importante de TVA issue des dépenses des salariés >>> impossible à évaluer… Le cadre de la CSG dépassant également celui du salariat stricto sensu, on peut donc considérer que ces différences s’annulent plus ou moins et simplement ajouter 120 Mds € aux 247 de D. Durand et cela fait donc une approximation de …

>>> 367 Mds € de plus-value générée en 2019 par le travail du prolétariat en France!

En réalité, ce n’est encore qu’une approximation du fait qu’une part importante de plus-value est directement réinvestie en tant que nouveau capital et n’apparait donc pas sous forme de dividendes ni d’intérêts. Et inversement, une bonne partie de ces dividendes sont convertis dans les dépenses personnelles des capitalistes et disparaissent donc en tant que capital stricto sensu.

 

*************************************************

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/13/capital-reel-valeur-creee-par-le-travail-et-capital-fictif-deux-articles-a-relire-pour-comprendre-la-crise/

 

 

 

L’UPR se démasque comme parti contre-révolutionnaire!!!

Pour avancer vers la Révolution le mouvement social doit non seulement briser le rempart des bureaucraties syndicales mais aussi celui des partis prétendument « anti-système » qui ne remettent pas réellement en cause le capitalisme, et se focalisent de façon opportuniste sur une critique formellement radicale de tel ou tel aspect, secondaire, en réalité, comme le rôle de la bureaucratie de l’UE.

En marge de la republication sur

AgoraVox le média citoyen

de cet échange de correspondance avec un militant CGT >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/16/un-militant-cgt-defend-son-leader-martinez-contre-tml/

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L’UPR se démasque

au cours du débat…

comme parti

contre-révolutionnaire

   Lutte sociale en France : commençons par poser le « plancher » !

Lutte sociale en France : commençons par poser le « plancher » !

Un militant CGT qui nous avait déjà interpellé à propos de l’article >>> « Le Rempart du Système » par cette phrase >>>« Tu déconnes grave en mettant (…)

1347 visites 17 déc. 2019 | 37 réactions | Luniterre   + Partager

 

Extrait de l’échange avec « Fifi Brind_acier »

représentante quasi attitrée et permanente de l’UPR

sur le forum Agoravox…


 Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 décembre 11:14

La CGT, comme tous les dirigeants syndicaux connait très bien la feuille de route que reçoit chaque année le Gouvernement, elle arrive en Mai/Juin.

« UPR-Décryptage de la feuille de route pour la France 2019/2020 »

.

Mais la CGT, comme tous les autres syndicats, sauf SUD, est affiliée à la CES, financée à coups de millions d’euros par le budget européen, pour « défendre l’ Europe & le dialogue social ».

.

Si les dirigeants syndicaux ne sont pas débordés par leur base, toute cette histoire de négociations ne sera qu’une vaste pièce de théâtre.

.

Qu’ils soient divisés ne change rien à l’ affaire, sans sortie de l’ UE, Macron est obligé de faire la réforme des retraites. Les syndicats le savent et chacun joue son rôle, les gentils syndicats réformistes, les vilains Cégétistes etc 

Revoyez comment la Loi El Khomri est passée…

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 (Luniterre|attribut_html) Luniterre 17 décembre 12:48

@Fifi Brind_acier

Je comprends bien que la thématique de l’UE est chez vous une sorte d’obsession, mais elle aboutit néanmoins à présenter l’« État français », qui n’est actuellement qu’une émanation du Capital financier français, comme une sorte de « victime de l’UE », alors que le capital français est précisément et quasiment le plus rapace de tous en matière de dividendes, et continue de ponctionner l’économie française encore davantage, même quand les « États » concurrents, au service des autres fractions du capital financier, en arrivent à lâcher un peu de « lest » face à la crise !!!

L’inféodation, en partie réelle, aux directives européennes n’est donc pas l’explication « nécessaire et suffisante » que l’UPR veut bien nous faire accroire !

L’« État français » est bien parmi les « bouchers », sinon le premier d’entre eux, et non parmi les « vaches »…

Luniterre

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 Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 décembre 13:19

@Luniterre
L’inféodation, en partie réelle, aux directives européennes n’est donc pas l’explication « nécessaire et suffisante » que l’UPR veut bien nous faire accroire !

.
Vous avez lu les Traités européens ? Non évidemment.
Quelle marge de manoeuvre pour les Présidents ?
Nada.
.
La France a tardé à transcrire une directive sur les OGM, une prune à 10 millions d’euros à payer ! Les gouvernements s’en foutent, ce sont vos sous, pas les leurs.
.
La France vient de se prendre une prune à 5 milliards d’euros, alors que la France est la 2e économie européenne.
.
Erdogan s’est pris une prune à 1,49 milliard d’euros.
Et s’ils ne payent pas, les 26 autres pays vont leur tomber sur le dos.
.
Quand Tsipras a commencé à regimber, la BCE a fermé le robinet bancaire.
Vous savez ce que ça signifie ? Impossible de payer les factures ni les fonctionnaires, et plus rien ne sort des DAB.
.
Vous prenez les capitalistes pour des demeurés, ils ont tout verrouillé.
« On a infiltré la Commission européenne »

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 Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 décembre 13:27

@Luniterre
L’« État français » est bien parmi les « bouchers », sinon le premier d’entre eux, et non parmi les « vaches »...

Ils sont tous bouchers, puisqu’ils acceptent tous d’appliquer les décisions liées aux Traités qu’ils ont signés ! Je n’ai pas dit que Macron ou Hollande n’étaient responsables de rien. Ils ont accepté de vendre la France et les Français au capitalisme européen et mondial, sans le dire aux citoyens.
.
Une fable que les Partis, les syndicats et les médias font perdurer, en faisant croire que les décisions économiques et sociales se prennent à Paris. Au mieux, ils peuvent décider des questions sociétales, mais rien de plus.
Tout le reste est décidé à Bruxelles en application des Traités.

Voilà le tableau les décisions de Bruxelles pour chaque pays européen en 2015.

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 (Luniterre|attribut_html) Luniterre 17 décembre 13:48

@Fifi Brind_acier

Manque de cohérence total de votre propos… >>>

1 >>> Vous avez lu les Traités européens ? Non évidemment.
Quelle marge de manoeuvre pour les Présidents ?
Nada.


2 >>>
Vous prenez les capitalistes pour des demeurés, ils ont tout verrouillé.
« On a infiltré la Commission européenne »

3 >>> Que l’UE, en tant qu’institution, serve de plaque de transit pour des fonds publics vers le Capital, cela ne la différencie donc pas du même rôle que jouent les États « nationaux » au service du Capital.

4 >>> La prétendue « marge de manœuvre » que devrait laisser le Capital au président qu’il a, d’une manière ou d’une autre, placé dans le fauteuil du pouvoir, n’est jamais, dans la logique du système, que celle de ses intérêts financiers, et ils sont donc les mêmes à Paris ou à Bruxelles !

5 >>> Conclusion évidente >>> le problème n’est pas l’UE, mais bien le pouvoir du Capital !!!

Luniterre

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 Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 décembre 19:17

@Luniterre
Et bien allez-y faites la révolution !
.
Mais si vous ne la faites pas, il est plus simple de s’attaquer seulement au Médef, dans un pays débarrassé de l’ UE, que de vouloir, comme le propose la Gauche française, attaquer l’ UE « de l’intérieur », c’est à dire provoquer les Institutions européennes en violant les Traités.
.
Car cela revient à s’attaquer au Médef + au patronat européen dont le patronat allemand + le grand capital international, une paille !
.
En matière de stratégie, il est heureux que la Gauche ne soit pas à la tête de l’armée, ce serait Waterloo assuré chaque matin.

Répondre          Lien permanent


 (Luniterre|attribut_html) Luniterre 17 décembre 21:09

@Fifi Brind_acier
Mais « Waterloo » ; actuellement, c’est autant, effectivement, la « gauche » française politique et syndicale que l’UPR et son « frexit » à 1% !!!

La « gauche » française actuelle, politique et syndicale (Martinez >>>« consolider notre système actuel, qui est le meilleur au monde ») ne veut surtout pas de révolution, pas plus que l’UPR, du reste, et s’il y a « rivalité », ici, cela reste donc dans le cadre de la Kollaboration de classe… Pas de risque, donc !

Bien évidemment une réelle révolution sociale n’est pas possible dans les conditions actuelles, mais le rôle d’une gauche réellement prolétarienne est de faire avancer le mouvement social et politique pour créer les conditions d’une transformation fondamentale et réussie des rapports sociaux et des rapports de production, ce qui va évidemment de pair.

Cela peut commencer par une plate-forme revendicative unitaire de toutes les catégories sociales les plus opprimées et exploitées, d’où l’idée d’un plancher de tous les minima sociaux, incluant le minimum retraite, indexés sur un pourcentage du SMIC, et qui unirait donc toutes ces catégories défavorisées autour d’une augmentation du SMIC, de par le fait.
Un premier pas vers le retour du progrès social…

La « marge » financière existe, même dans le système actuel >>>
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/14/smic-retraites-le-capital-peut-payer-le-capital-doit-payer/

Le « blocage » actuel montre néanmoins la nécessité d’en changer !!!
Reste à construire le rapport de force…
Le mouvement actuel montre que c’est possible…
Ne manque que la volonté politique de la « gauche » actuellement vendue au système…
Reste donc à construire une autre gauche… !
La première pierre, même dans le contexte actuel, reste à poser.

Luniterre

Répondre        Lien permanent

 

 

PLUS UNE « PETITE PRIME » DE FALSIFICATION DES SOURCES !!! >>>

 

(Luniterre|attribut_html) Luniterre 18 décembre 12:54

@Fifi Brind_acier

A noter, en outre, une présentation très déformée de vos propres sources !!! >>>

« La France vient de se prendre une prune à 5 milliards d’euros, alors que la France est la 2e économie européenne. »

>>> titre du lien cité >>>

« Cash fiscal – La France condamnée par l’UE à 5 milliards d’amende supplémentaires »

https://francefrexit.com/index.php/2018/10/13/cash-fiscal-la-france-condamnee-par-lue-a-5-milliards-damende-supplementaires/

Et sa source réelle >>> (…pas directe, et pour cause !!!)

Source : Guillaume Guichars – le Figaro [Économie]

mais retrouvée ici >>>

https://www.lefigaro.fr/impots/2018/10/04/05003-20181004ARTFIG00383-un-nouveau-contentieux-fiscal-a-5milliards-pour-la-france.php

« Un nouveau contentieux fiscal à 5 milliards pour la France »

« …qui ouvre donc la voie, selon le calcul de la députée PS Christine Pires Beaune, à un risque financier de… 5 milliards d’euros pour l’État. »

>>> simple « éventualité », donc, citée par l’auteur, et non info au sujet d’une « prune à 5 milliards », qui serait réellement actée, telle que vous la présentez !!!

CQFD… « Petit mensonge »… grandira-t-il ???

Luniterre

 

 

SMIC, Retraites, Le Capital peut payer… Le Capital doit payer !

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez (G), le Premier ministre Edouard Philippe (D) et le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye (2eD), le 26 novembre 2019 à Matignon.

SMIC, Retraites,

Le Capital peut payer…

Le Capital doit payer !

 

Wikipédia nous dit >>>

« Le recouvrement de créances en France est une activité réglementée consistant à utiliser tous les moyens légaux, amiables et/ou judiciaires, pour obtenir d’un débiteur le paiement de la créance due au créancier. »(1)

Une activité lucrative, en fait, un vrai business spécialisé, dont l’aspect « amiable », envers les petites gens de toutes catégories sociales victimes de la crise, est concrètement, en réalité, une série de moyens d’intimidation et de menaces de procédures, qui, le plus souvent, n’ont même aucun fondement juridique, mais visent à pressurer le moindre centime d’euro qui puisse encore s’extraire du prolétariat !

A l’extrême opposé du champ social, les relais médiatiques du Capital ont toujours les meilleures paroles pour présenter ses tenanciers comme quasiment « insolvables » sinon pour tenter de faire pleurer dans les chaumières sur leur prétendument « triste » sort !

 

Et ces cris d’orfraies redoublent, évidemment, dès que se lève la moindre « grogne » sociale, la moindre revendication d’une vie simplement décente pour les catégories prolétariennes déjà archi-pressurée par le Capital !

Qu’en est-il réellement ???

Rappel…

 

Dans un article du 10/02/2019

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Un M. Denis Durand, qui se présente aujourd’hui comme un économiste à la retraite, mais politiquement « engagé », nous faisait à nouveau, et s’il en était encore besoin, la démonstration que l’argent existe bel et bien, que ce soit pour les urgences hospitalières ou les autres revendications sociales.

Ce n’est donc pas forcément pour son engagement politique que l’on fera confiance à ses chiffres, loin de là, mais pour ce qu’il a été du temps de son activité professionnelle :

Directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France. On peut donc raisonnablement considérer qu’il sait de quoi il parle !

Dans cet article il nous explique que le montant total des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises s’élève à 180 Milliards d’euros, et le montant total des intérêts versés aux banques par ces mêmes entreprises, s’élève, lui, à 67 Milliards d’euros…

Concernant une vérification de ces chiffres, on a le total des dividendes versés aux actionnaires du CAC40, soit 57,4 Milliards d’€ de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si parmi les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson, lui, se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue un équivalent de 51 Milliards de dollars de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Milliards $, sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Milliards $ !!!

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Le chiffre de 180 Mds €, considéré pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais qui n’est contestée nulle part, et pour cause, même chez ses opposants politiques… !

Rappelons encore que la France est unanimement reconnue championne du monde …pour le versement des dividendes !

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais pour les mêmes raisons on voit mal ce Monsieur Durand, même et surtout à cause de sa double casquette, s’avancer autant sans la certitude de n’être point contredit !

Pour 2019, le calcul reste donc valable…

Les coûts du CICE (40 Mds €)(2), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (3) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-tva-en-2018-c-etait-plus-de-200-milliards-d-euros-quand-l-impot-sur-le-revenu-c-est-80-milliards-1143351.html

Le rapprochement permet donc de dire, sur la base des chiffres avancés par D. Durand :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Milliards d’euros

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

Autrement dit, 160 Milliards d’euros par an (40+120), c’est un ordre de grandeur de la « marge » dans laquelle les capitalistes pourraient « lâcher du lest » sans que cela ne les prive encore aucunement de leur train de vie habituel, de leur luxe « quotidien » !

Le Capital peut donc payer… !

Il est donc absolument essentiel, pour le mouvement ouvrier, de profiter du rapport de force actuel pour avancer également sur le SMIC, vu que le pouvoir prétend très officiellement indexer « à l’avenir » le minimum retraite à 85 % du SMIC !

Et donc il est stratégiquement vital d’imposer la mise en pratique immédiate de cette mesure, pour entraîner dans la lutte l’ensemble des catégories les plus pauvres, Smicards actifs et retraités.

Avec pour but de pérenniser ce rapport de force dans la durée, pour reprendre la marche en avant vers le seul progrès social qui sera durable : le Socialisme !

Que cela plaise ou non aux bureaucraties syndicales…

On sait que cela ne leur plaît pas, en réalité, et qu’elles sont donc bien de l’autre côté de la barricade, même si elles en profitent actuellement pour jouer les gros bras et se refaire une santé, sur notre dos, en fin de compte !

SMIC, Retraites,

Le Capital peut payer…

Le Capital doit payer !

 

Luniterre

 

PS >>>l’étude chiffrée pour 2019 est reprise des mises à jour de la pétition AB6 >>>

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

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( 1 _ https://fr.wikipedia.org/wiki/Recouvrement_de_cr%C3%A9ances_en_France )

( 2 _ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/17/gilets-jaunes-les-42-revendications-le-cice-a-nouveau-en-question/ Dans l’article de Challenge Darmanin parle d’un manque à gagner de 26 Milliards, mais bien évidemment pour lui cela implique la validation du substitut du CICE, tout aussi abusif, en réalité, et c’est donc bien un minimum de 40 Milliards qui se trouvent ainsi gaspillés! https://www.challenges.fr/politique/budget-le-deficit-de-l-etat-va-se-creuser-en-2019_614885 )

( 3 _ https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616   )

 

 

 

En réponse à deux pitoyables « tours de bonneteau » pseudos-« marxistes »!

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[ SUR AGORAVOX]

Un siècle de trou noir sur la nature de l’URSS

   Un siècle de trou noir sur la nature de l'URSS

Pourquoi s’intéresser à la nature d’un régime économique qui s’est effondré depuis trente ans ? Parce que d’une part, dans la plupart des médias et dans le (…)

1416 visites 7 déc. 2019 | 63 réactions | M’bafo Pian   + Partager


  

Luniterre 9 décembre 21:52

 

Pour en finir avec ce « tour de bonneteau » pseudo-« marxiste » assez pitoyable…

Remettons simplement la phrase de Marx >>>

« Si les choses doivent se dérouler normalement, la croissance doit se faire plus rapidement dans la section II que dans la section I, parce que, sinon, la fraction de I(v + p), qui doit être convertie en marchandises IIc croîtrait plus rapidement que les IIc contre lesquelles seulement elle peut s’échanger  »

Dans son contexte, que voici, en doc PDF, pages 447 à 449 de Capital II >>>

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/12/marx-capital-ii-447-449.pdf

Dans ce passage Marx nous parle de l’accumulation du capital et de sa reproduction élargie, et cela se passe donc dans le système capitaliste, dans lequel, effectivement cette condition est nécessaire à l’élargissement et à l’accumulation, comme lien entre développement des forces productives et accroissement, à la fois du capital, et de la quantité totale de plus-value extraite, y incluant le train de vie (consommation) du capitaliste, c’est à dire une part de plus-value qui n’est pas réinvestie comme capital.

Dans ce schéma de principe Marx prend pour hypothèse de calcul que 50 % de la plus-value est réinvestie sous forme de capital, chaque année, que ce soit dans la section I ou la section II.

50 % de la plus-value sont donc retirés chaque année… Ce qui, déjà, fait une différence de fond avec une économie socialiste, qui n’a pas pour but une telle dérive du produit social.

Ensuite, plus-value, cela signifie, en analyse marxiste, que les salaires sont déjà payés, correspondant à minima aux besoins sociaux de la reproduction de la force de travail, ce qui, du reste, était précisément la définition du SMIG, ancêtre du SMIC…

Ce qui signifie aussi que ce qui est investi en capital variable dans la section I, se retrouve, in fine, dans la section II, également sous forme de consommation, et donc aussi de plus-value, qui, en régime socialiste, peut très bien être réinvestie en capital constant dans cette même section II, qui n’a pas plus pour « vocation » de générer les profits personnels des capitalistes.

Et donc, cette accumulation nouvelle de capital constant en section II, qui correspond bien à un développement de ses forces productives, constitue aussi un accroissement des débouchés nécessaires au développement de la production de la section I.

Et dans la section I elle-même, il reste encore 50 % de plus-value récupérables, qu’il est donc également possible de réinvestir.

Autrement dit, dans une gestion de type socialiste, et même dans les limites de ce schéma, il y a donc des possibilités de choix d’investissement, entre développement des forces productives, dans les deux sections, et accroissement du bien-être social, ce qui va évidemment de pair, avec cette limite, à l’époque de l’URSS socialiste, qu’il fallait néanmoins assurer le renforcement de la défense nationale face à l’Allemagne nazie, et encore face aux forces occidentales, après guerre.

Malgré ces contraintes, ce même « schéma de Marx » réinterprété dans le contexte socialiste, explique donc la reconstruction de l’économie soviétique, en une dizaine d’années, de la fin de la NEP à l’attaque allemande de 1941, stoppée en 6 mois, aux portes de Moscou.

Si les soviétique se sont battus aussi courageusement et de façon déterminée, pour défendre leur pays, y compris par les guérillas de partisans, c’est bien parce que malgré ces difficultés, leur niveau de vie s’était spectaculairement amélioré en une seule décennie de développement socialiste.

Ce que montre aussi ce film US, du reste >>>

https://my.pcloud.com/publink/show?code=XZUUn8kZMKew9HkqsdyqR7hwHoT88m6hYjek

 

Luniterre

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PS >>> voir aussi, mentionné dans un autre post, et mieux qu’un long discours, ce graphique sur la durée de vie en Russie et en URSS…

Le lecteur est invité à faire lui-même sa propre correspondance avec l’évolution des superstructures politiques, selon les périodes historiques…

 

Luniterre 10 décembre 03:09

Un correctif apporter à la relecture de Marx, mais qui va encore davantage contre le sens de l’article, si cela était encore nécessaire… !!!

En effet, dans la section I la partie de plus-value réinvestie est toujours de 50%, mais dans la section II elle varie, pour conserver, en proportion, le rapport c/v… Et donc elle commence à 20% et passe à 30% sur les deux années suivantes du cycle capitaliste. Il faudrait donc refaire le calcul pour les années 4 et 5, mais il ne semble pas qu’elle atteigne 50%, de toutes façons, ce qui augmente encore la marge de manœuvre pour une gestion socialiste de l’économie, en fin de compte !!!

La faillite de l’URSS est donc bien due à la gestion calamiteuse, et en fait, capitaliste, de Khrouchtchev et de ses successeurs, et non au système socialiste, qui avait fait ses preuves, en réalité, au cours de la période entièrement socialiste 1930-1952, malgré les difficultés de l’encerclement et même de la guerre.

Luniterre

 

 

 

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La Lutte des superclasses dans l’Histoire

   La Lutte des superclasses dans l'Histoire

Le communisme moderne fondé par Karl Marx et Friedrich Engels est basé sur la théorie de la lutte des classes. La lutte entre la classe capitaliste et la classe salariée (…)

1161 visites 29 nov. 2019 | 12 réactions | M’bafo Pian   + Partager

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Luniterre 9 décembre 11:27

@l’auteur

En fait, vous semblez n’avoir pas vraiment lu Marx, ou bien pas compris du tout…

Marx parle de modes de production et de rapports de production…

La lutte de classes est donc aussi entre classes dominantes et classes porteuses d’un nouveau mode de production.

Ce qui entraîne aussi une modification des rapports de production… Vu ???

Il n’a jamais prétendu que la classe exploitée était nécessairement porteuse d’un nouveau mode de production, et sur ce point, vous devriez comprendre.

Mais il se trouve que le mode de production le plus évolué apporte généralement une amélioration relative aux classes exploitées.

Il y a donc une interaction dialectique entre les luttes des différentes classes et l’évolution des modes de production…Vu ???

La problématique que vous tentez de poser sur les chômeurs est évidemment utile, néanmoins, vu, effectivement, l’évolution des techniques de production.

La question est donc : quel nouveau mode de production apparait avec la « classe des chômeurs », pour suivre votre tentative de raisonnement… ???

La réponse est évidemment, AUCUN, vu que par définition le chômeur est improductif !!!

Le pouvoir de classe reste donc à ceux qui contrôlent l’appareil productif, et c’est donc là qu’il faut chercher l’apparition éventuelle d’une future classe dominante, parmi les éléments qui sont à la pointe du progrès technologique et des techniques nouvelles de production, et non parmi les chômeurs.

Ce que Marx comprenait déjà, c’est précisément l’apparition d’un nouveau mode de production, basé sur de nouveaux rapports de production et sur une nouvelle forme de manifestation de la loi de la valeur, qu’il appelait donc « première phase du communisme » et que l’on a rebaptisé « socialisme » par la suite.

>>>Critique du Programme de Gotha

>>>https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Pour l’instant, cette solution est effectivement en échec, mais sous une forme renouvelée elle reste un mode de production possible, tant que le travail productif humain reste nécessaire à la société.

Le travail utile peut et même doit être partagé, dans ce type de rapports de production >>>plus de chômeurs !!!

Si le travail productif humain disparait totalement, par la robotisation totale de la société, production et services, on entre effectivement dans un nouveau paradigme, qui dépasse largement le cadre d’un post !

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/30/en-reponse-a-gilles-questiaux-au-sujet-de-limplication-de-la-robotique-sur-levolution-du-systeme-capitaliste/

Sur ce sujet, voir aussi Marx, évidemment >>> Grundrisse

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La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

 

me en France, il y a encore 10%

de la population qui pense que la Terre est plate…!

En France, il y a aussi encore une partie de la Gauche

qui tente de nous faire croire que la Chine

est un pays socialiste !

 

 

La Chine étant désormais la seconde puissance financière mondiale, et la puissance impérialiste montante, juste derrière les USA, on est naturellement et très logiquement amené à penser que les gens qui manipulent ces « partis de gauche » sont évidemment et tout d’abord intéressés au premier degré…

 

 

Mais que penser des quelques uns qui en arrivent

à croire sincèrement en un truc aussi gros ?

 

Ce sont, en quelque sorte,

les « Terre-platistes de gauche » !!!

 

 

 

La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4801

 

SUR LE MÊME THÈME >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21e-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/02/marxisme-leninisme-ou-terre-platisme-il-faut-choisir/

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Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

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ET D’AUTRES ARTICLES DU CYCLE >>>

Sur la démarche épistémologique d’Heisenberg

et sur Le Manuscrit de 1942 :

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Heisenberg contre Althusser : épistémologie de la physique moderne contre pseudo-« scientisme » révisionniste !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/25/heisenberg-contre-althusser-epistemologie-de-la-physique-moderne-contre-pseudo-scientisme-revisionniste/

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.

Werner Heisenberg, Le Manuscrit de1942 :

émergence dialectique des strates de réalité

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/werner-heisenberg-le-manuscrit-de1942-emergence-dialectique-des-strates-de-realite/

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Sur le contexte historique :

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1939 – Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-larme-de-destruction-massive/

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« Farm Hall » déclassifié : Hiroshima – Nagasaki,

le nucléaire US sans justification possible !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/27/farm-hall-declassifie-hiroshima-nagasaki-le-nucleaire-us-sans-justification-possible/

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Du rayonnement quantique de l’œuvre de Marx!

 

 

 

Niels Bohr – 1922

 

 

A propos de nos derniers articles opposant la dialectique de Werner Heisenberg à celle d’Althusser, un lecteur nous écrit:

C’est très intéressant.

Un livre devenu introuvable sur le même sujet : les 6 articles de Niels Bohr, chez Vrin.

Il m’a semblé que le point de vue de Lénine sur la matière était celui de Bohr, qui répondait aux néopositivistes .

 

 

Ce qui nous amène à préciser encore notre point de vue >>>

 

Bonjour, camarade !

Effectivement, les réflexions de Lénine sur le matérialisme et la dialectique sont importantes pour éviter le confusionnisme qui se dégageait, déjà à cette époque, des interprétations idéalistes de l’évolution nouvelle de la physique au début du XXème siècle. Néanmoins, il faut bien constater également que par la force des choses elles ne peuvent précisément y répondre que dans les limites de la physique quantique encore dans ses balbutiements, fussent-ils géniaux, et déjà révolutionnaires, à cette époque.

La contribution fondamentale de Werner Heisenberg ne commence, pour sa part qu’en 1927, et la confirmation expérimentale de la « non-localité » est toute récente. Personnellement, le sujet a commencé à me passionner avec les expériences d’Alain Aspect, finalisées en 1982. Ma propre réflexion épistémologique d’autodidacte m’a alors amené à comprendre ces choses tout à fait à la manière du « Manuscrit de 1942 » dont à l’époque je ne soupçonnais même pas l’existence, et pour cause ! Découvert en France au tournant des années 2000, ce texte est donc évidemment resté important pour moi.

Dans la mesure où Heisenberg représente incontestablement une autorité compétente concernant les fondamentaux de la physique moderne, dont il est l’un des pères les plus éminents, ce texte continue donc effectivement d’influencer mon approche de la dialectique, et, me semble-t-il aujourd’hui, influence donc ma façon de lire Marx, et notamment, le Capital, évidemment !

C’est donc, je le suppose, ce qui crée le malentendu à la lecture de mes articles. Malentendu certainement irréductible par rapport aux développements, ou plutôt aux régressions, à mon sens, de la pensée « marxiste » actuelle en France…

Même si elle peut paraître avoir un prolongement idéaliste, dans sa conclusion de 1942, qu’il semble n’avoir pas développé par la suite, du reste, la pensée de Heisenberg constitue néanmoins une avancée considérable de la dialectique. Évidemment, Heisenberg n’était pas marxiste, bien que certains de ses biographes lui prêtent une phase « spartakiste » dans sa jeunesse. Mais Darwin ou Einstein ne l’étaient pas non plus, et pourtant, on ne saurait les exclure du champ de la dialectique, sauf à en faire un nouvel obscurantisme.

La question fondamentale reste le rapport entre la conscience humaine et la réalité objective, et même de savoir et définir ce qu’on entend par réalité objective. Évidemment cette problématique recouvre et inclut celle du rapport entre connaissance et réalité objective, au cœur même du débat « quantique » !

C’est donc bien la solution éventuelle que nous apportons à cette problématique, et même, à cette « double » problématique, qui nous permettra d’avancer dans nos analyses, et donc dans la solution des problèmes analysés, tant qu’à faire !

Évidemment, l’étude des simples contradictions, internes ou non, est d’un intérêt immédiat indispensable mais ne règle en rien la problématique la plus fondamentale de la nature intrinsèque des éléments en contradiction et de la connaissance que nous en avons.

Or aussi bien les développements de la science que l’expérience que nous avons dans notre pratique sociale quotidienne nous montrent que c’est bien là que réside la véritable difficulté, et qui, faute d’être surmontée, ne peut mener qu’à de nouveaux échecs, comme nous en avons tant connu ces dernières années, voire même, carrément accumulé, à vrai dire !

L’étude des contradictions, et même de la contradiction interne éventuelle de tel ou tel phénomène mène certes à en comprendre le mouvement immédiat et permet quelques adaptations tactiques, voire stratégiques à moyen terme, mais ne nous renseigne en rien sur la connaissance nécessaire en profondeur de l’essence des phénomènes, qu’il est particulièrement absurde de ramener à cette seule contradiction, fut-elle interne.

Même si l’essence de la dialectique peut être définie de manière simplifiée comme l’étude des contradictions, il ne s’en suit nullement pour autant que la contradiction soit par elle-même l’essence de tous les phénomènes.

Cette absurdité, qui fait de la contradiction l’essence de tous phénomènes aboutit donc soit à donner un statut ontologique à la contradiction elle-même, soit, si l’on lui refuse ce statut, à nier, par voie de conséquence incontournable, le statut ontologique de tout phénomène, et donc à retomber complètement dans l’idéalisme métaphysique le plus absolu !

En réalité il s’agit donc là d’une interprétation schématique, dogmatique, mécaniste et donc tout à fait fausse de la dialectique. Il semble évident, même chez Hegel, que la contradiction ne dépouille pas de leur essence les phénomènes en contradiction, même s’ils sont, précisément, d’essences contradictoires.

La contradiction interne elle-même procède de deux essences contradictoires au sein du même phénomène, et ne substitue nullement « l’essence de la contradiction » aux essences contradictoires en présence. Et la synthèse éventuelle produit bien une nouvelle essence du phénomène, ou un phénomène d’une nouvelle essence, et non pas, essentiellement, ni immédiatement, une nouvelle contradiction !

Le maoïsme, qui en arrive à réduire pratiquement la dialectique à la contradiction interne des phénomènes et l’essence des phénomènes à cette contradiction se situe donc d’emblée en dehors du champ du marxisme et même du matérialisme dialectique, pour rejoindre tout à fait celui de la métaphysique et de l’idéalisme. Le fait que l’on ait pu produire des milliers de pages pour accréditer une une telle idée au nom du marxisme est simplement un désastre écologique de plus pour notre époque…

Et bien évidemment, et même surtout, un désastre mental pour les « penseurs de gauche » qui s’en sont fait, et quelques uns encore aujourd’hui, les vecteurs!

Même chez Hegel l’étude des contradictions est un moyen de connaissance de l’évolution des essences en contradiction, et non une fin en soi. La connaissance ne se limite donc pas à la simple étude des contradictions, qui n’est précisément que le moyen d’étude et de connaissance des essences elles-mêmes, ainsi révélées, par le jeu des contradictions.

La science moderne, quant à elle, en nous révélant une multiplicité jusques là insoupçonnée des modes de l’être de la nature, ne nous a évidemment pas rapproché d’une conception moniste qui se dégagerait naturellement de l’ensemble comme une formulation scientifique globale de l’essence de l’Univers, une définition ontologique intégrant en un seul système de pensée l’ensemble des connaissance humaines. Non seulement il n’apparaît pas une telle conception ontologique déterministe globale de la nature, cohérente avec sa diversité nouvellement révélée, mais ces avancées de la science en repoussent même l’échéance éventuelle, voire même, en invalident la possibilité.

Pour autant, cela ne nous mène donc pas à revenir à une conception idéaliste du monde. La réalité du monde n’a pas besoin d’être entièrement déterministe pour exister en dehors de notre conscience humaine.

Ce qui s’éloigne radicalement de nous, avec l’émergence des nouvelles connaissances scientifiques, ce sont seulement les représentations entièrement déterministes du monde. Non pas parce qu’elles étaient incomplètes, mais bien parce qu’elles étaient fausses. Et si aucune n’a réellement dominé sur les autres, c’est bien parce qu’aucune d’entre elles n’était donc, par la force des choses, réellement opérationnelle.

Vouloir restaurer une conception néo-lyssenkiste de la nature, par exemple, comme certains le tentent encore au nom du « marxisme », c’est donc bien vouloir faire tourner à l’envers non seulement la roue de l’histoire sociale, mais c’est carrément revenir en arrière par rapport au développement des connaissances humaines, c’est carrément de l’obscurantisme, en fin de compte.

La conception lyssenkiste de la science soviétique est nettement l’un des facteurs essentiels du renversement du rapport de forces dans la lutte des classes en URSS, et si Staline a clairement commencé à en prendre conscience à partir de 1950, il semble que le mal était fait et que ses dernières tentatives, pour avisées qu’elles furent, et même apparemment et formellement réussies, au 19ème Congrès, n’ont donc pas permis de rétablir un rapport de force favorable au prolétariat, en profondeur.

Le lyssenkisme est resté une des bases idéologiques du khrouchtchevisme, et ce n’est donc pas un hasard !

Une représentation actuelle du monde, tel que « régionalisé », en termes d’agencement des connaissances humaines, par la dialectique de Werner Heisenberg, n’en reste pas moins une approche dialectique, et même une approche dialectique d’ensemble.

De plus, les connexions nomologiques qui relient entre elles différentes « régions » de la connaissance, comme la physique et la chimie, la chimie et la biologie, sont depuis longtemps déjà, du ressort de la science, et non pas spéculatives. Il n’y a pas de raison qu’elles excluent les nouvelles « régions » de la connaissance humaine et leur réalité intrinsèque dans la nature, comme le montre, par exemple, l’émergence d’une chimie quantique.

Une compréhension globale du monde peut donc rester opérationnelle si elle renonce à un dogmatisme absolument déterministe pour considérer d’un point de vue épistémologique les ensembles de connexions nomologiques propres à chacune des « régions » de la connaissance et les ensembles de connexions nomologiques qui les relient entre elles.

Comme le montre l’exemple de la chimie quantique, ces connexions nomologiques entre régions de la connaissance sont bien du ressort de la science et correspondent bien à une réalité objective, même si non entièrement déterministes.

Ces connexions nomologiques sont donc d’une importance particulière, du point de vue d’une épistémologie dialectique, en ce qu’elle sont le reflet historique de la structuration de la nature en strates de complexité concentriques au sens ou elles sont nécessairement incluses l’une dans l’autre par ces connexions.

Ce ne sont pas seulement des traces historiques qui restent comme vestiges purement symboliques, mais bien des connexions fonctionnelles qui marquent la persistance et la permanence de l’interaction entre strates d’évolution, au-delà et en sus de leurs connexions « régionales » spécifiques.

Néanmoins, il est clair que si une bonne compréhension dialectique de chaque « région » comprend également une approche des connexions « inter-régionales » il n’est pas pour autant indispensable à tout chimiste ou à tout biologiste de maîtriser les arcanes de la physique quantique pour être rationnellement opérationnel dans sa propre « région », même en termes de recherche, à moins, évidemment, d’avoir à travailler sur ces connexions « inter-régionales » elles-mêmes.

Si la physique des particules reste la strate de base commune à toute les autres, elle leur communique donc, dans une certaine mesure, ses propres relations d’indétermination, sans pour autant leur enlever leurs spécificités tant comme régions de réalité que comme régions de la connaissance humaine.

Du point de vue de la stratification historique de l’évolution des différentes régions de réalité de la nature, ce sont évidemment les connexions « inter-régionales » qui sont essentielles à la compréhension de l’ensemble. Ce sont elles qui sont aujourd’hui, en un sens, l’essence de la dialectique, bien plus que la simple formulation de l’évidence immédiate des diverses contradictions.

Cette approche épistémologique de la dialectique est fonctionnelle en ce qu’elle nous permet précisément, au-delà des contradictions immédiates, de saisir la permanence de l’interaction des strates d’évolution, y compris et surtout, dans le domaine social et économique.

Ce qui nous ramène donc directement au Capital de Marx, et à l’ensemble de l’œuvre de Marx, du reste, qui ne peut être lue, à cette lumière, que comme ce qu’elle est vraiment, en réalité, une étude de l’ensemble des strates d’évolution de la société, tant dans leur historicité générale que dans la permanence de leur interaction. Cet aspect essentiel de sa démarche est manifestement ce qui a amené Marx a quelques tentatives de prospection, qui, malgré l’indétermination inhérente au sujet, se sont en grande partie avérées pertinentes, et notamment, en ce qui concerne la loi de la valeur.

Pour ce qui nous concerne immédiatement, c’est bien une compréhension dialectique de cette loi, incluant donc la permanence historique plus que jamais actuelle des interactions entre strates d’évolution, qui peut nous aider à avancer à nouveau.

Non seulement la loi de la valeur continue à manifester ses effets dans le monde capitaliste actuel, mais elle s’y manifeste encore, à des degrés divers et dans des proportions variables selon les régions (géographiques, celles là!) sous toutes les formes de l’économie marchande héritées depuis l’aube des civilisations, et même depuis les premiers trocs entre tribus, dont le principe est examiné dès les premières pages du Capital.

Aujourd’hui, même la masse écrasante du capital financier n’a pas aboli les effets immédiats de cette loi, et cela même sous les espèces du capital « fictif » qui ne le sont que tant qu’elles continuent de circuler dans leur sphère « naturelle » d’évolution du capital. Un trader habile qui thésaurise néanmoins prudemment une partie de ses gains aura certainement plus vite fait, à partir de cette fraction de valeur issue du capital « fictif », d’acquérir la berline de luxe de ses rêves que le petit artisan industrieux dans le secteur productif, la sienne. En sortant de l’usine, pourtant, les deux exemplaires identiques du même modèle de berline représentent exactement la même quantité de plus-value extraite du prolétariat industriel.

Le capitalisme financier est aujourd’hui la forme essentielle de domination du capitalisme. Elle n’en contient pas moins en elle-même toutes les formes antérieures qui ont abouti à sa formation. Le même trader achète aussi bien, avec ses gains, les produits d’un petit agriculteur indépendant sur un marché villageois ou un objet artisanal décoratif, sur le même marché.

La loi de la valeur ne sera évidemment pas abolie du jour au lendemain par le premier décret du pouvoir prolétarien. Non seulement elle continuera à se manifester sous diverses formes plus ou moins spontanées, mais la forme économique de transition, en rupture avec le capitalisme, continue elle-même d’être une évolution de sa forme.

La désuétude complète de la loi de la valeur n’est absolument assurée qu’avec la disparition du travail productif humain, comme nous le rappelle Marx dès les Grundrisse, en 1857. C’est à dire avec l’automatisation et la robotisation complète de la production, et même des services, pourrait-on ajouter, aujourd’hui.

D’ici là, seul un développement suffisant des forces productives à l’échelle mondiale, c’est à dire suffisant pour couvrir l’essentiel des besoins sociaux, ce qui est loin d’être le cas, permettrait d’en reléguer les effets au plan des vestiges sans incidences sociales réelles.

Mais pour la forme économique de la phase de rupture avec le capitalisme, Marx nous en donnait déjà le principe, dans les Grundrisse, à propos du rapport entre temps libre et temps de travail :

Seine Tendenz aber immer, einerseits disposable time zu schaffen, andrerseits to convert it into surplus labour. Gelingt ihm das erstre zu gut, so leidet es an Surplusproduktion, und dann wird die notwendige Arbeit unterbrochen, weil keine surplus labour vom Kapital verwertet werden kann. Je mehr dieser Widerspruch sich entwickelt, um so mehr stellt sich heraus, daß das Wachstum der Produktivkräfte nicht mehr gebannt sein kann an die Aneignung fremder surplus labour, sondern die Arbeitermasse selbst ihre Surplusarbeit sich aneignen muß. Hat sie das getan – und hört damit die disposable time auf, gegensätzliche Existenz zu haben –, so wird einerseits die notwendige Arbeitszeit ihr Maß an den Bedürfnissen des gesellschaftlichen Individuums haben, andrerseits die Entwicklung der gesellschaftlichen Produktivkraft so rasch wachsen, daß, obgleich nun auf den Reichtum aller die Produktion berechnet ist, die disposable time aller wächst. Denn der wirkliche Reichtum ist die entwickelte Produktivkraft aller Individuen. Es ist dann keineswegs mehr die Arbeitszeit, sondern die disposable time das Maß des Reichtums.

Mais sa tendance [du capital] est toujours de créer d’un côté du temps disponible, et, d’un autre côté, de le convertir en surtravail. S’il réussit trop bien dans la première entreprise, il souffre alors de surproduction et le travail nécessaire se trouve interrompu faute de ce que du surtravail puisse être valorisé par le capital. Plus cette contradiction se développe, plus il s’avère que la croissance des forces productives ne peut plus être enchaînée à l’appropriation de surtravail d’autrui, mais qu’il faut que ce soit la masse ouvrière elle-même qui s’approprie son surtravail. Lorsqu’elle a fait cela – et que, par là, le temps disponible cesse d’avoir une existence contradictoire, alors, d’un côté, le temps de travail nécessaire aura sa mesure dans les besoins de l’individu social, d’un autre côté, le développement de la force productive sociale croîtra si rapidement que, bien que la production soit désormais calculée pour la richesse de tous, le temps disponible de tous s’accroîtra. Car la richesse réelle est la force productive développée de tous les individus. Ce n’est plus alors aucunement le temps de travail, mais le temps disponible qui est la mesure de la richesse. 

 

C’est évidemment ce principe qu’il reprendra en 1875, dans la Critique du Programme de Gotha, même si sous la formulation en quantum de travail qu’il aura très précisément déjà exposé, entre temps, dans les toutes premières pages du Capital, à propos de la loi de la valeur.

Sur la question du principe économique de transition il y a donc également une très grande cohérence et continuité dans l’œuvre de Marx, n’en déplaise aux révisionnistes de tous poils, althusseriens ou non, et autres gauchistes et adeptes de la wertkritik.

La question qui se pose, en termes de forme économique en rupture avec le capitalisme n’est donc pas la rupture avec la loi de la valeur, mais avec sa forme immédiatement oppressive et dominante, à savoir, sa forme capitaliste financière.

Dans les métropoles impérialistes, qui sont elles-mêmes des pôles oppressifs pour d’autres peuples, d’autres nations, via leurs exportations de capitaux, et dans ces nations opprimées elles-mêmes, la situation peut présenter une différence dans le cas, pour ces dernières, de survivance éventuelle d’une bourgeoisie nationale résistante face à l’impérialisme.

Mais en aucun cas le développement du capitalisme financier dans ces nations ne peut représenter une forme de rupture avec le capitalisme, en substitution du capitalisme « national » antérieur ! Cela peut paraître être une sorte de Lapalissade, de truisme, mais le redire reste malheureusement nécessaire, au moins pour la gauche française, dont une partie encore relativement importante continue de légitimer le concept de « socialisme de marché », ou « économie de marché socialiste », version chinoise et/ou vietnamienne…

Dans les métropoles impérialistes, partout où domine le capital financier, le capitalisme monopoliste d’État est un instrument entre ses mains et il n’existe plus de bourgeoisie nationale telle qu’elle puisse y jouer le moindre rôle politique.

Directement ou non, c’est l’ensemble de l’économie de marché qui est contrôlée par le capital financier. Même la petite production dépend, en fin de compte, du capital financier pour son financement.

Une forme économique de transition ne supprime pas non plus pour autant l’ensemble de la petite production du jour au lendemain, et c’est donc là une autre survivance de la loi de la valeur, sous une autre forme que celle, proprement dite, de la rupture avec le capitalisme, telle qu’esquissée par Marx dans les Grundrisse et redéfinie avec plus de précision dans la Critique du Programme de Gotha.

Pour autant, cette survivance de petite production, de petit commerce, est bien un facteur potentiel de restauration du capitalisme, dans la mesure où elle constitue précisément également une survivance, même si débarrassée du capital financier, de l’économie de marché.

Le pouvoir de classe prolétarien, dans les premières années de la transition, se trouve donc confronté non seulement à la nécessité de développer une économie socialiste proprement dite, selon le principe marxiste de rupture anticapitaliste, mais aussi confronté à la nécessité de contrôler la survivance de la part résiduelle de l’économie de marché, c’est à dire à la nécessité de la réduire, bien évidemment, et non de la développer, comme germe potentiel de restauration du capitalisme.

La seule expérience à grande échelle que nous ayons de ce processus reste, que cela plaise ou non, celle de l’URSS de l’époque socialiste proprement dite, qui a pris fin avec la contre-révolution khrouchtchevienne, au milieu des années 50. La seule tentative de bilan de cette expérience reste celle, que cela plaise ou non, que Staline lui-même a esquissé en 1952, en vue de la préparation du 19ème et dernier Congrès du Parti Bolchevique.

Cela se trouve donc dans son dernier ouvrage sur ces questions :

Les problèmes économiques du socialisme en URSS

Il reste donc nécessaire de relire cet ouvrage à la lumière du matérialisme dialectique, et notamment en ce qui concerne la loi de la valeur et ses formes de survivances à l’époque du socialisme en reconstruction, dans les années immédiates d’après guerre.

Elles y sont de trois formes, essentiellement.

__La survivance de l’économie de marché proprement dite, essentiellement limitée aux marchés kolkhoziens.

__La survivance des échanges monétaires, eux mêmes sous deux formes :

_la distribution des biens de consommation.

_les échanges au sein de l’appareil productif, en vue de les rendre proportionnels en valeur-travail.

__Le développement d’échanges en nature, non-monétaires, entre kolkhozes et SMT (Stations Machines-Tracteurs), qui sont un pas en avant vers la réduction de la sphère monétaire et le recul de la prégnance de la loi de la valeur.

A cette étape la loi économique générale est celle du développement harmonieux et proportionnel entre forces productives et besoins sociaux. Elle repose donc nécessairement sur des échanges équivalents, entre producteurs, sur la base de la valeur-travail, que cela soit formalisé ou non sous forme monétaire. Le principe, l’essence de cette strate de développement économique est donc le stade correspondant d’évolution de la loi de la valeur décrit aussi bien dans les Grundrisse que dans la Critique du Programme de Gotha.

Il n’y a plus, et depuis longtemps, et même depuis Octobre 17, en réalité, plus aucune place pour le capitalisme financier dans l’économie socialiste.

Le secteur résiduel de l’économie de marché, celui des kolkhozes, ne laisse aucune place réelle à l’accumulation de capital, au-delà de l’épargne familiale et individuelle, restant en rapport des besoins sociaux.

On peut discuter à l’infini de l’efficience relative de la loi générale de l’économie socialiste, de ses divers défauts d’application, de la prégnance excessive de la bureaucratie, etc…

La victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie, après seulement dix ans de développement réellement entièrement socialiste, suite à l’échec de la NEP, est la preuve éclatante, à plus d’un titre, de son fonctionnement et de son potentiel énorme de développement, sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à l’échelle d’un pays-continent.

Pour venir complètement à bout de cet édifice économique de dix ans de développement socialiste, il a fallu plus de trois décennies aux révisionnistes khrouchtcheviens et à leur successeurs.

Ce qui n’empêche pas la mémoire populaire russe d’en avoir conservé le souvenir et de le manifester encore régulièrement à chaque occasion possible.

Chercher à comprendre les causes et les processus de la contre-révolution est donc plus que jamais une nécessité et peut donc contribuer à comprendre les nouvelles formes que peut revêtir le principe économique marxiste de transition dans le contexte actuel.

Pour autant, cela ne peut mener les marxistes-léninistes à abandonner le principe économique marxiste de transition lui-même au profit du capitalisme financier, même revêtu des habits faussement « rouges » des prétendus « socialisme de marché », « économie de marché socialiste », etc.

De plus, même les performances économiques de ce système, que l’on nous présente comme spectaculaires, mais en réalité étalées sur un demi-siècle, voir 70 ans, selon ses différents thuriféraires, n’ont donc absolument rien d’exceptionnelles, en fin de compte, mais surtout, ne représentent aucune forme d’alternative pour les autres peuples, sinon une soumission au capitalisme financier ainsi nouvellement constitué.

Et comme toute forme de capitalisme, même avec ce développement, celle ci a laissé en marge des centaines de millions de prolétaires, dans des conditions de pauvreté qui sont tout à fait équivalentes à celles des autres métropoles impérialistes, que ce capitalisme financier est en train de challenger, en tant qu’impérialisme émergeant.

Veut-on seulement contribuer au développement d’un nouveau pôle du capitalisme financier, un nouveau pôle d’exploitation du prolétariat, et en fin de compte, tôt ou tard, un nouveau facteur de guerre, ou bien veut-on enfin un développement économique qui réponde aux besoins sociaux du prolétariat, des classes populaires, et qui ouvre une perspective d’alternative à l’ensemble des peuples du monde, à leurs besoins sociaux essentiels encore loin d’être satisfaits? Telle est à nouveau la seule question qui se pose aux révolutionnaires, que ce soit en France ou ailleurs.

A ce propos, et comme illustration dialectique concrète, on peut citer cette image que fait Staline pour décrire le principe d’une utilisation contrôlée de la loi de la valeur:

« …avec le temps, avec le progrès des connaissances humaines, les hommes ayant appris à construire des barrages et des stations hydrauliques, on a trouvé moyen de détourner de la société les inondations qui paraissaient autrefois inéluctables. Bien plus : on a appris à museler les forces destructives de la nature, à les dompter pour ainsi dire, à faire servir la puissance des eaux à la société et à l’exploiter pour irriguer les champs, pour obtenir de l’énergie électrique. Est-ce à dire que l’on ait par là même aboli les lois de la nature, les lois de la science, que l’on ait créé de nouvelles lois de la nature, de nouvelles lois de la science ? Évidemment non. La vérité est que toute cette opération tendant à prévenir l’action des forces destructives de l’eau et à l’exploiter dans l’intérêt de la société, s’effectue sans que les lois de la science soient le moins du monde violées, changées ou abolies, sans que de nouvelles lois de la science soient créées. Au contraire, toute cette opération se fait sur la base exacte des lois de la nature, des lois de la science, car une violation quelconque des lois de la nature, la moindre atteinte à ces lois amènerait la désorganisation, l’échec de cette opération. »

Contribuer à la circulation des flux de capitaux financiers ou leur opposer la résistance d’un barrage révolutionnaire qui amènera un nouveau type de développement, enfin réellement au service de l’humanité, telle est l’alternative.

Mais les constructeurs de barrages ne se contentent pas non plus de connaître les lois de l’hydraulique. Ils doivent aussi tenir compte des strates géologiques sur les quelles leur ouvrage va s’appuyer et penser leur projet en fonction, tant architecturalement qu’en termes de matériaux disponibles. Leur ouvrage est en réalité à la rencontre de plusieurs « régions » de la connaissance et de l’expérience humaine. C’est en tenant compte, dans l’analyse de la situation du chantier, de l’ensemble des lois réelles de ces diverses « régions » de la science que leur projet pourra atteindre son but.

 

Luniterre

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