1er MAI – Pour de nouveaux droits sociaux ! Abolition de la CSG !

 

 

1er Mai

 

 

le « Modèle français »

du consensus social est mort ?

Conquérir de nouveaux droits sociaux !

 

Abolition de la CSG !

 

Déjà plus de cinq mois de manifs hebdomadaires et de confrontation, souvent violente, avec les forces répressives du pouvoir n’ont pas permis de dessiner l’ébauche d’une solution crédible à la crise, ni l’ébauche d’une solution politique alternative.

Les quelques « mesures » prises par le pouvoir n’ont eu pour but que de faire illusion, de duper ceux qui ont bien voulu y croire, de faire payer un peu plus le contribuable, et donc de diviser le front unitaire qui s’était spontanément formé le 17 Novembre, au tout début du mouvement des Gilets Jaunes.

Une des premières motivations de ce mouvement était l’excès de pression fiscale en France. Une autre était le relèvement des bas revenus, et notamment du SMIC. Or le pouvoir a réussi ce tour de passe-passe de prétendre avoir augmenté le SMIC, alors qu’il n’a fait qu’augmenter encore la pression fiscale sans rien ajouter au SMIC qui n’était déjà prévu ! Une prime, et en plus limitée comme accès en pratique, n’a jamais été réellement un salaire.

Alors que parmi les taxes et impôts diverses, la CSG, à elle toute seule, représente déjà 9,2% du salaire brut, et notamment, du SMIC, soit 137,5€.(*)

Son abolition remonterait donc le salaire net du Smicard à 1308, 84€, soit déjà légèrement au dessus de la revendication initiale des Gilets Jaunes, qui était à 1300€ net sur la liste des 42 revendications du 29 Novembre 2018

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

Pour une famille monoparentale le seuil de pauvreté (Eurostat) est à 1334€, et ne serait donc pas encore franchi. C’est pourquoi la revendication récemment proposée sur la liste en 10 points, à 1400€ net, et reprise de la pétition Ab.CICE, n’est en rien abusive.

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/15/10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite/

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388

 

Il resterait donc près de 92€ à conquérir comme augmentation en salaire net, soit un équivalent total en salaire brut actuel de l’ordre de 1820€.

Cependant, incontestablement, une grande partie des TPE-PME, qui représentent 70% du salariat en France, ne peuvent déjà pas faire face à leurs charges sociales sans les aides financières déjà prises sur nos impôts et taxes, et, de plus, la CSG est encore un impôt supplémentaire destiné à financer directement la Sécu.

Par contre les grands groupes monopolistes industriels et financiers, qui échappent déjà par des moyens tant légaux que illégaux au fisc, et qui profitent et surtout, abusent en plus des aides publiques, réalisent des bénéfices exponentiels, qui ont même continué d’augmenter, malgré la crise.

Une nouvelle répartition des charges et cotisations sociales s’impose donc, comme corollaire indispensable, tant d’une hausse du SMIC que de l’abolition de la CSG, appelées à se réaliser conjointement.

Un tel mode de répartition, fixé par un quotient qui aura force de loi, et non pas comme faveur gouvernementale prise sur nos impôts, équivaut en fait à une véritable taxe sociale sur le capital financier.

C’est pourquoi, en dépit de leurs proclamations anti-fiscalité véhémentes, la plupart des « leaders » du mouvement GJ se gardent bien de mettre en avant une telle revendication, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Au moins pire des cas on retrouve parfois des formulations démagogiques mais délibérément inapplicables, faute d’une nouvelle répartition des charges.

C’est pourquoi il leur est plus commode d’amuser la galerie avec le RIC et le prétendu rétablissement de l’ISF qui ne représentera qu’un pourcentage extrêmement minime de la solution.

C’est pourquoi, des 10 points mis en avant comme objectifs sociaux, et bien évidemment, sans abandonner l’abrogation du CICE, complément indispensable et même urgent, c’est l’abolition de la CSG qui doit prévaloir comme mot d’ordre à court terme, parce que c’est, actuellement, celui qui peut amener à poser les vraies questions de la fiscalité et du progrès social en France. Et déboucher sur une remise en cause, non pas du « modèle français », déjà mort et enterré sous les précédents gouvernements, mais sur une remise en cause du système lui-même qui engendre ce genre de crise, en réalité insurmontable : le capitalisme.

Un système qui, depuis des mois, ne peut plus répondre aux besoins sociaux manifestement exprimés que par des coups de matraques, des pluies de grenades et des peines d’emprisonnement, a déjà, en réalité, cessé d’être légitime.

Il est déjà plus que temps, donc, pour le mouvement social, de s’unifier sur ses revendication les plus évidentes et les plus urgentes, et de faire ainsi valoir sa propre légitimité, base d’une réelle alternative anticapitaliste.

Luniterre

 

( * Après la déduction forfaitaire de 1,75% pour frais professionnels)

 

https://gjles42revendications.files.wordpress.com/2019/04/10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite.pdf

 

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/

 

 

 

 

 

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

 

 

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