Greta Thunberg, égérie sans avenir? « Steinfeld m’a tuer! »

(+correspondance critique d’un lecteur, au 10/09/2019)

Greta Thunberg, une égérie sans avenir?

« Steinfeld m’a tuer! »

Définir démocratiquement

les besoins sociaux essentiels :

 

>>> les ressources et les moyens techniques de les satisfaire existent

(Sans détruire la planète)

 

>>> seule manque la volonté politique !

 

Un carburant de synthèse

à base d’eau, de Co2 et de soleil !

21/06/2019

Un carburant de synthèse à base d'eau, de Co2 et de soleil !

Ce n’est pas un canular, des scientifiques Suisses ont réussi à créer une essence verte, grâce au soleil ! Le réacteur solaire Steinfeld expérimental de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich a franchi un nouveau cap et permet d’envisager la production de ce carburant écologique à échelle industrielle.

Le réacteur solaire développé par l’équipe du Professeur Aldo Steinfeld utilise le rayonnement solaire concentré à la base d’un procédé thermochimique. Pour ce faire, elle puise directement dans l’air ambiant du CO2 et de l’eau qui sont décomposés et transformés en syngas, ou gaz de synthèse, un mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Celui-ci est ensuite transformé à son tour en kérosène, méthanol ou d’autres hydrocarbures utilisables par divers modes de transport.

L’autre grand intérêt de ce carburant c’est qu’en brûlant il n’émet que le Co2 capturé lors de sa fabrication, donnant ainsi un bilan carbone nul sur l’ensemble du cycle de production-consommation !

L’efficience de la conversion entre énergie solaire et gaz synthétique était jusqu’ici limitée à 2%, mais « elle s’approche désormais des 5% », a révélé le professeur Aldo Steinfeld qui pilote ce projet expérimental. Les chercheurs n’entendent toutefois pas en rester là: ils testent actuellement un réacteur solaire de plus grandes dimensions près de Madrid dans le cadre du projet européen SUN-to-LIQUID. L’objectif d’une efficience de 15% est envisagé dès 2020 et il permettrait d’atteindre la rentabilité souhaitée.

Même si le prix du carburant lui-même devrait rester supérieur à celui des dérivés pétroliers, il serait tout à fait rentable commercialement en bénéficiant d’une taxation allégée. Une alternative particulièrement prometteuse pour le secteur du transport aérien dans lequel la propulsion électrique semble relativement impossible en l’état actuel des technologies…

 

http://www.automobile-sportive.com/news.php?page=un-carburant-de-synthese-a-base-deau-de-co2-et-de-soleil-20190621

 

EPFZ: mini-raffinerie solaire pour du carburant neutre en carbone

Ce contenu a été publié le 13 juin 2019 16:15 13. juin 2019 – 16:15

La mini-raffinerie solaire installée sur un toit de l’EPFZ produit un décilitre de méthanol par jour à partir de l’air ambiant.

EPFZ/Alessandro Della Bella

 

Des chercheurs de l’EPFZ ont mis au point une mini-raffinerie solaire produisant des carburants liquides de synthèse neutres en carbone. L’installation présentée comme une première mondiale utilise pour ce faire l’air ambiant.

Installée sur un toit de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), cette raffinerie fonctionnant à l’énergie solaire a été présentée jeudi à la presse. « Avec cette installation, nous prouvons que la production de carburant durable avec de l’air et du soleil fonctionne en conditions réelles », a déclaré Aldo Steinfeld, qui a développé cette technologie avec son groupe de recherche.

« Le procédé thermochimique utilise tout le spectre solaire et se déroule à haute température – environ 1500 degrés -, ce qui permet des vitesses de réaction élevées et un haut degré d’efficacité », ajoute le Pr Steinfeld, cité dans un communiqué de l’EPFZ. Actuellement, la machinerie produit un décilitre de méthanol par jour.

Pour ce faire, elle puise directement dans l’air ambiant du CO2 et de l’eau qui sont décomposés et transformés en syngas, ou gaz de synthèse, un mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Celui-ci est ensuite transformé à son tour en kérosène, méthanol ou d’autres hydrocarbures utilisables par divers modes de transport.

Neutre en carbone

La combustion du carburant produit la même quantité de CO2 qui a été puisée dans l’air pour le fabriquer. L’opération est donc neutre sur le plan climatique.

La mini-raffinerie zurichoise prouve la faisabilité de la chose, même sous le climat des bords de la Limmat. Les chercheurs n’entendent toutefois pas en rester là: ils testent actuellement un réacteur solaire de plus grandes dimensions près de Madrid dans le cadre du projet européen SUN-to-LIQUID.

La raffinerie espagnole, également présentée jeudi, produit du kérosène. Elle se compose d’une tour solaire avec à ses pieds un champ de miroirs. Des applications commerciales sont envisagées dès 2025, selon ses concepteurs.

Transport aérien ciblé

Pour y parvenir, il faudra quadrupler la taille de l’installation, qui pourrait alors produire dix millions de litres de carburant par année. Le transport aérien est tout particulièrement ciblé, l’électricité n’étant pour l’instant pas une alternative en raison du poids des batteries, relève Philipp Furler, ancien doctorant du groupe du Pr Steinfeld et fondateur de la spin-off Synhelion.

Un litre de kérosène d’origine solaire pourrait coûter sur le long terme entre un et deux francs par litre, selon lui. Actuellement, le kérosène fossile coûte 50 centimes par litre.

Selon les chercheurs de l’EPFZ, c’est l’ensemble des besoins du trafic aérien mondial qui pourraient être couverts par une installation de la surface de la Suisse, ou d’un tiers de celle du désert de Mojave en Californie.

https://youtu.be/hG9BOxUIqEk

https://www.swissinfo.ch/fre/epfz–mini-raffinerie-solaire-pour-du-carburant-neutre-en-carbone/45029142

 

 

 

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l’air en combustible liquide

Écrit par l’ETH Zurich

Une nouvelle technologie produit des combustibles hydrocarbonés liquides exclusivement à partir de la lumière du soleil et de l’air.

Les carburants neutres en carbone sont essentiels pour rendre les transports aériens et maritimes durables. La nouvelle centrale solaire produit des combustibles liquides synthétiques qui émettent autant de CO2 lors de leur combustion comme précédemment extrait de l’air pour leur production.

Le système extrait le CO2 et l’eau directement à partir de l’air ambiant et les divise en utilisant l’énergie solaire. Ce processus produit du gaz de synthèse, un mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone, qui est ensuite transformé en kérosène, méthanol ou autres hydrocarbures. Ces carburants d’appoint sont prêts à être utilisés dans l’infrastructure de transport mondiale existante.

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

Le réflecteur parabolique regroupe la lumière et la dirige vers les deux réacteurs situés au centre de la centrale. (Crédit: Alessandro Della Bella / ETH Zurich)

Preuve de concept

«Cette usine prouve que les combustibles hydrocarbonés neutres en carbone peuvent être fabriqués à partir de la lumière du soleil et de l’air dans des conditions réelles,» explique Aldo Steinfeld, professeur de vecteurs d’énergie renouvelable à l’ETH Zurich, dont le groupe de recherche a développé la technologie. «Le processus thermochimique utilise l’ensemble du spectre solaire et se déroule à haute température, ce qui permet des réactions rapides et un rendement élevé.»

La mini-raffinerie solaire sur un toit de Zurich prouve que la technologie est réalisable, même dans les conditions climatiques prévalant dans la ville. Il produit environ un décilitre de carburant par jour (un peu moins d’une demi-tasse).

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

Le combustible que produit la raffinerie solaire. (Crédit: Alessandro Della Bella / ETH Zurich)

Steinfeld et son groupe travaillent déjà sur un test à grande échelle de leur réacteur solaire dans une tour solaire près de Madrid, réalisé dans le cadre du projet européen Sun-to-Liquid.

Le prochain objectif consiste à adapter la technologie à la mise en œuvre industrielle et à la rendre économiquement compétitive.

«Une centrale solaire d’une superficie d’un kilomètre carré pourrait produire 20,000 litres de kérosène par jour», explique Philipp Furler, directeur de Synhelion et ancien étudiant au doctorat du groupe de Steinfeld. «Théoriquement, une usine de la taille de la Suisse – ou un tiers du désert californien des Mojaves – pourrait couvrir les besoins en kérosène de l’ensemble du secteur de l’aviation. Notre objectif pour l’avenir est de produire efficacement des carburants durables avec notre technologie et ainsi de limiter les émissions de CO2 émissions ».

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

L’installation de recherche produit du gaz de synthèse qui peut être transformé en carburants hydrocarbonés liquides par la synthèse classique du méthanol ou de Fischer-Tropsch. (Crédit: Alessandro Della Bella / ETH Zurich)

Comment fonctionne la raffinerie solaire

La chaîne de processus du nouveau système combine trois processus de conversion thermochimique:

  • L’extraction de CO2 et l’eau de l’air.
  • La scission solaire-thermochimique du CO2 et de l’eau.
  • Leur liquéfaction ultérieure dans les hydrocarbures.

Un processus d’adsorption / désorption extrait du CO2 et de l’eau directement de l’air ambiant. Les deux entrent ensuite dans le réacteur solaire au foyer d’un réflecteur parabolique. Le rayonnement solaire est concentré par un facteur 3,000, générant de la chaleur à une température de 1,500 en degrés Celsius à l’intérieur du réacteur solaire.

Au cœur du réacteur solaire se trouve une structure en céramique à base d’oxyde de cérium, qui permet une réaction en deux étapes – le cycle redox – pour séparer l’eau et le CO2 en gaz de synthèse. Ce mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone peut ensuite être transformé en carburants hydrocarbonés liquides par la synthèse classique du méthanol ou de Fischer-Tropsch.

 

Le groupe de recherche de Steinfeld a déjà mis au point deux entreprises dérivées : Synhelion, fondée en 2016, qui commercialise la technologie de production de combustible solaire, et Climeworks, fondée déjà en 2010, qui commercialise la technologie de captage du CO2 dans l’air.

La source: ETH Zurich

https://fr.innerself.com/content/social/environment/climate/solutions/20777-this-solar-refinery-turns-light-and-air-into-liquid-fuel.html

Carbon-neutral fuel

made from

sunlight and air

13.06.2019 | Press release

Researchers from ETH Zurich have developed a novel technology that produces liquid hydrocarbon fuels exclusively from sunlight and air. For the first time worldwide they demonstrate the entire thermochemical process chain under real field conditions. The new solar mini-refinery is located on the roof of ETH’s Machine Laboratory building in Zurich.

Carbon-neutral fuels are crucial for making aviation and maritime transport sustainable. ETH researchers have developed a solar plant to produce synthetic liquid fuels that release as much CO2 during their combustion as previously extracted from the air for their production. CO2 and water are extracted directly from ambient air and split using solar energy. This process yields syngas, a mixture of hydrogen and carbon monoxide, which is subsequently processed into kerosene, methanol or other hydrocarbons. These drop-in fuels are ready for use in the existing global transport infrastructure.

Aldo Steinfeld, Professor of Renewable Energy Carriers at ETH Zurich, and his research group developed the technology. “This plant proves that carbon-neutral hydrocarbon fuels can be made from sunlight and air under real field conditions,” he explained. “The thermochemical process utilises the entire solar spectrum and proceeds at high temperatures, enabling fast reactions and high efficiency.” The research plant at the heart of Zurich advances ETH’s research towards sustainable fuels.

A small demonstration unit with big potential

The solar mini-refinery on the roof of ETH Zurich proves that the technology is feasible, even under the climate conditions prevalent in Zurich. It produces around one decilitre of fuel per day. Steinfeld and his group are already working on a large-scale test of their solar reactor in a solar tower near Madrid, which is carried out within the scope of the EU project sun-to-liquid. The solar tower plant is presented to the public in Madrid at the same time today as the mini-refinery in Zurich.

 

Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide

The research plant is located on the roof of the ETH building on Sonneggstrasse. © ETH Zurich / Alessandro Della Bella

The next project goal is to scale the technology for industrial implementation and make it economically competitive. “A solar plant spanning an area of one square kilometre could produce 20,000 litres of kerosene a day,” said Philipp Furler, Director (CTO) of Synhelion and a former doctoral student in Steinfeld’s group. “Theoretically, a plant the size of Switzerland – or a third of the Californian Mojave Desert – could cover the kerosene needs of the entire aviation industry. Our goal for the future is to efficiently produce sustainable fuels with our technology and thereby mitigate global CO2 emissions.”

Two spin-offs already

Two spin-offs already emerged from Aldo Steinfeld’s research group: Synhelion, founded in 2016, commercializes the solar fuel production technology. Climeworks, founded already in 2010, commercialises the technology for CO2 capture from air.

How the new solar mini-refinery works

The process chain of the new system combines three thermochemical conversion processes: Firstly, the extraction of CO2 and water from the air. Secondly, the solar-thermochemical splitting of CO2 and water. Thirdly, their subsequent liquefaction into hydrocarbons. CO2 and water are extracted directly from ambient air via an adsorption/desorption process. Both are then fed into the solar reactor at the focus of a parabolic reflector. Solar radiation is concentrated by a factor of 3,000, generating process heat at a temperature of 1,500 degrees Celsius inside the solar reactor. At the heart of the solar reactor is a ceramic structure made of cerium oxide, which enables a two-step reaction – the redox cycle – to split water and CO2 into syngas. This mixture of hydrogen and carbon monoxide can then be processed into liquid hydrocarbon fuels through conventional methanol or Fischer–Tropsch synthesis.

 

 

 

 

 

 

 

 

CORRESPONDANCE D’UN LECTEUR…

 

« Quels intérêts vous servez en cherchant de cette manière à discréditer Greta T.? Ceux des pétroliers qui ont le pouvoir? Le pouvoir notamment d’empêcher toutes initiatives ne correspondant pas à leurs intérêts. On a du mal à comprendre votre exaltation pour ce carburant qui ne pourrait être mis en oeuvre que si le pouvoir change de main, passe aux mains du prolétariat!

Construisons aujourd’hui un large front contre la destruction de la planète par les capitalistes ! Greta T. de ce point de vue, et inconsciemment, y participe en faisant gonfler l’opposition large à la destruction de l’environnment.

Salut »

 

UNE REPONSE TML:

Bonsoir,

 

Vous donnez vous-même la réponse:

 

« …ce carburant qui ne pourrait être mis en oeuvre que si le pouvoir change de main, passe aux mains du prolétariat! »

 

Faire la promo de Steinfeld est donc une incitation, parmi d’autres, à changer de pouvoir, tout simplement!

 

Plutôt que de pleurnicher à l’unisson du spectacle médiatique que donne, sans doute « malgré elle », sinon « à l’insu de son plein gré », cette brave Greta Thunberg, adulée « malgré elle » (???) par les médias au service du système…

 

Médias qui ont ici fonction de « rassurer » >>> »Tous va de travers mais le système veille malgré tout sur vous », « Même les « puissants » écoutent Greta Thunberg », etc…

 

« Dormez bien »… serait-on même tenté de rajouter et de conclure…

 

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

 

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8 commentaires

  1. Cela ne fera qu’une technologie de plus dont les nuisances s’ajouteront aux nuisances des technologies plus anciennes. Les capitalistes ne monopolisent pas seulement les moyens de production mais aussi les moyens de recherche, cette fausse science appelée recherche appliquée dont le seul but est de déposer des brevets pour enrichir des actionnaires. Le Capital est inséparable du productivisme industriel et ce n’est pas le Capital qui extermine le vivant mais la société industrielle. Son histoire est têtue: elle nous montre non seulement qu’aucune nouvelle technologie n’a remplacé les anciennes (par exemple je connait des agriculteurs qui plantent encore leurs graines à la main, ce qui leur permet en autre d’avoir une production plus bio que le bio, plus diversifiée et de ne pas avoir la banque à rembourser) et que leurs nuisances s’additionnent.

    De plus il est totalement faux de prétendre que cette ces réacteurs solaires sont neutres en carbone car leur fabrication et leur mise en oeuvre dépendent de filières industrielles globalisées qui sont tout sauf neutre en carbone et dont le seul déploiement est un facteur de destruction du vivant. Car il ne faut pas oublier que la société industrielle est d’abord une solution finale par extermination de la vie. Là aussi l’histoire de la catastrophe industrielle est têtue: le rythme de cette solution finale par extermination du vivant n’a cessé d’accélérer avec chaque nouvelle technologie et il accélère encore aujourd’hui avec chaque nouvelle technologie industrielle, même celles labellisées vertes ou durables.

    Il faut aussi voir à quoi va servir cette énergie: à alimenter un nombre toujours croissant de biens de consommation de masse à l’obsolescence programmée et de plus en plus programmable à distance dont la construction nécessite toujours plus de destruction du vivant.

    Donc désolé, mais je ne peux partager votre scientisme, cette religion qui est la pire de toute car elle n’ose pas s’affirmer en tant que telle et qui n’a rien d’autre à proposer que de plus en plus de technologies dont la mise en oeuvre nique le vivant, et de plus en plus de technologies de plus en plus spécialisées, ce qui impliquent qu’elles renforcent de plus en plus la hiérarchie du productivisme industriel, cette hiérarchie féroce qui va des enfants esclaves dans leurs mines, usines ou plantations aux actionnaires dans leurs tours d’ivoire.

    Le productivisme industriel est la pire des hiérarchies du mode de vie industriel car, contrairement aux hiérarchies du pouvoir et de la richesse, la hiérarchie productiviste fait de tous les prolétaires des collabos en impuissance, ce qui les transforme en quelque chose plus proche du débile mental que de l’être humain libre. C’est d’ailleurs les bourgeois qui ont promus le productivisme en premier, ceci afin de remplacer l’esclavagisme par une idéologie de domination totale qui soit applicable à toutes les races et même à la race élue. Donc quand je vois quelqu’un se prétendre à la fois anticapitaliste et productiviste, je suis mort de rire.

    Cette naïveté était compréhensible du temps de Marx mais aujourd’hui nous savons que la société industrielle n’a jamais tenu ses promesses et qu’elle est une double catastrophe sociale et environnementale qui n’a aucune solution à proposer. Nous savons aussi que le seul moyen pour arrêter cette solution finale par extermination totale de la vie est de l’arrêter. Nous sommes de plus en plus nombreux à l’avoir compris et à avoir dépassé le stade du déni.

    Vive la résistance!
    Vive la vie!

    1. Bonjour,

      On ne va pas reprendre ici ce débat point par point, vu qu’il a déjà eu lieu sur VLR, avec les mêmes arguments pitoyables que tu avances ici…

      Le lecteur curieux s’y reportera donc, cela fera un peu de visite en plus chez le camarade Do !

      http://mai68.org/spip2/

      J’y ai peut-être malgré tout loupé un de tes posts, car je me souviens d’avoir posé la question : où veut tu arrêter le curseur du temps dans le recul technologique ?

      Quelque part entre le néolithique et le XVIIème siècle, semble-t-il, selon tes posts, mais où, plus précisément ?

      Pour ma part, comme je te l’ai dit au début de ce débat, j’ai tout simplement besoin, pour y voir, d’une paire de verres optiques prismatiques qui n’existaient pas avant le 20ème siècle…

      http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

      Je recolle donc ce post, à la suite…

      Sur la question du cycle du carbone dans la fabrication du Steinfeld, il t’a été répondu ici :

      http://mai68.org/spip2/spip.php?article4268#forum3915

      Je recolle également à la suite…

      Il me semble que ça le fait à nouveau, pour l’essentiel.

      Sinon, un petit « rappel », il y a 821 millions de personnes qui souffrent simplement d’un mal chronique sur cette planète : la faim.

      https://www.lejdd.fr/International/voici-pourquoi-la-faim-dans-le-monde-a-encore-progresse-3910056

      https://www.lafaimexpliquee.org/La_faim_expliquee/Faits_et_chiffres.html

      En 2015, 25 000 vies par jour s’arrêtaient dans le monde à cause de ce fléau.

      https://www.planetoscope.com/mortalite/32-nombre-de-deces-dus-a-la-malnutrition-dans-le-monde.html

      Pour les vivants, selon ton principe, il serait donc bon, effectivement, que tu commences sérieusement à mettre tes doigts dans la terre pour y planter de quoi les nourrir « bio » !

      Note que je fais de gros efforts, à l’heure qu’il est, pour te répondre poliment…

      Sinon, tu écris très bien tes posts, question style… Dommage que ce soit pour radoter les mêmes …

      Bon, ça a failli m’échapper quand même, et je préfère donc en rester là…

      Luniterre

      1. Le « productivisme », une condition de la révolution prolétarienne

        http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

        26 juillet 16:44, par Luniterre

        Bonjour à tous,

        Débat intéressant…

        Juste un gros bémol, à propos de « productivisme »…

        En fait, il n’existe tout simplement pas de société humaine, ni même d’humanité tout court, sans productivisme…

        L’industrie de la pierre taillée, productrice d’outils indispensables pour la chasse, commence il y a 3,3 millions d’années, avec l’Australopithèque, qui était un hominidé, mais pas encore un être humain, selon les scientifiques…!

        Depuis, on n’a fait que « perfectionner » le système, sous diverses formes… Ce qui renvoie « dos à dos » MM. Bibeau et Dominique…

        La question réelle est donc bien le choix de la production envisagée, c’est à dire, en vue de quels besoins à satisfaire.

        C’est donc la définition des besoins à satisfaire qui est réellement déterminante, in fine.

        Le capitalisme possède sa propre dynamique interne sur la base des besoins solvables, et donc sur ce seul critère de solvabilité.
        C’est manifestement cela qu’il est impératif de changer.

        Reste donc à définir le niveau de développement « productif », « industriel », que l’on veut atteindre, en tenant évidemment compte de la limite des ressources naturelles de la planète…

        M. Dominique nous parle des moulins à vent de Don Quichotte… Cela nous ramène au début du 17e siècle… Pour ma part, très égoïstement, j’ai régulièrement besoin d’une bonne paire de lunettes dotée de verres prismatiques qui n’apparaissent qu’au 20e siècle… Il va donc falloir négocier sérieusement !!!

        Un point sur lequel on peut donc néanmoins lui donner raison, c’est qu’un recul brutal de civilisation, en termes de niveau de développement industriel, cela règlera effectivement et très efficacement le problème de la surpopulation.

        Et donc, pour l’essentiel, celui des ressources de la planète, si elles ne sont pas déjà épuisées avant !

        Pour mémoire, le « socialisme « localiste »-communaliste » de Mao Zedong à fait très officiellement, en quatre ans, de 1959 à 1962, 16,5 millions de morts… Et évidemment le double, ou même le triple, selon d’ »autres sources « …

        Luniterre

        1. L’enfer du permafrost arctique
          http://mai68.org/spip2/spip.php?article4268#forum3915

          10 septembre 17:45, par Luniterre

          Un point pour Dominique ???

          « L’autre grand intérêt de ce carburant c’est qu’en brûlant il n’émet que le Co2 capturé lors de sa fabrication, donnant ainsi un bilan carbone nul sur l’ensemble du cycle de production-consommation ! »

          Ceci est évidemment faux car pour produire une tel réacteur, il faut en une série de technologies industrielles globalisées dont le bilan carbone n’est pas pris en compte et dont la seule mise en oeuvre suffit pour niquer le vivant. »

          Effectivement, ta remarque est pertinente, jusqu’à un certain point… Mais la phrase précise >>> « sur l’ensemble du cycle productiion-consommation », sous-entendu >>> du carburant lui-même, et cela n’infère rien de la production du dispositif lui-même !

          La phrase est peut-être ambiguë, mais la question technique ne l’est pas : reste effectivement à comparer avec d’autres technologies, qui posent évidemment toutes cette même problématique, dont les panneaux solaires, qui restent une option complémentaire valable.

          En réponse à une question d’un lecteur, la question thermodynamique est évoquée ici >>>

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/09/recherches-de-steinfeld-un-reacteur-qui-fait-reagir/

          Note que l’usage de l’énergie solaire ne pose autrement pas de problème écologique réel, et donc, une fois le cycle amorcé, le carburant « neutre » par lui-même, question carbone, peut servir aussi aux industries de fabrication des divers composants du réacteur Steinfeld, tout comme à d’autres productions socialement utiles, d’ailleurs.

          Sans être vraiment versé dans la technologie, j’ai aussi un passé lointain d’ouvrier de l’industrie automobile et métallurgique et je reste persuadé que l’orientation de la recherche vers cette technologie ou d’autres similaires est possible, si la volonté politique s’en trouve !

          Luniterre

          PS >>> sinon, c’est l’option retour en arrière, quelque part entre le néolithique et le XVIIe siècle >>> tu ne nous a toujours pas précisé où tu souhaites vraiment placer le curseur de la machine à remonter le temps…!

            1. Une autre grosse … qui est récurrente dans tes propos, c’est l’inversion du lien de causalité entre développement du capitalisme et développement des moyens de productions industriels… A te lire, c’est clairement le mode de production industriel qui est à l’origine du capitalisme, et non l’inverse…

              http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3579

              « Quand aux limites du capitalisme, ce sont celles de la société industrielle dont il est l’outil économique. Comme cette société ne respecte aucune des limites fixées par le vivant, les limites de ce mode de vie sont la disparition totale du vivant dont nous faisons parties pour le meilleur comme pour le pire, ce qui est bien parti pour.

              Je n’ai jamais parlé de réformer le capitalisme mais de le détruire en arrêtant le mode de vie industriel dont il est l’outil économique, mode de vie mortifère qui est comme le capitalisme, non réformable. »

              Et aujourd’hui :

              « Le Capital est inséparable du productivisme industriel et ce n’est pas le Capital qui extermine le vivant mais la société industrielle. »

              Ce qui, au passage, reste une défense implicite du capitalisme, contrairement à tes proclamations, mais ce n’est pas le plus … du point de vue de la vérité historique.

              Le capitalisme a commencé à accumuler bien avant l’apparition de l’outil industriel, et même dès le moyen-âge, en fait :

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/19/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

              « [le capitalisme financier joue] , dès l’origine de la formation du capitalisme, un rôle pivot essentiel à l’intersection du capital commercial et du capital bancaire. C’est ce que Marx observait déjà à propos de l’accumulation primitive du capital :

              « Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du XVII° siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. »

              https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm
               
              Marx avait déjà nettement une conscience historique de l’origine ancienne et même moyenâgeuse du capital financier :

              « Avec les dettes publiques naquit un système de crédit inter­national qui cache souvent une des sources de l’accumulation primitive chez tel ou tel peuple. C’est ainsi, par exemple, que les rapines et les violences vénitiennes forment une des bases de la richesse en capital de la Hollande, à qui Venise en décadence prêtait des sommes considérables. A son tour, la Hollande, déchue vers la fin du XVII° siècle de sa suprématie industrielle et commer­ciale, se vit contrainte à faire valoir des capitaux énormes en les prêtant à l’étranger et, de 1701 à 1776, spécialement à l’Angleterre, sa rivale victorieuse. Et il en est de même à présent de l’Angleterre et des États-Unis. Maint capital qui fait aujourd’hui son apparition aux États-Unis sans extrait de naissance n’est que du sang d’enfants de fabrique capitalisé hier en Angleterre. »

              (…)
              « Le système du crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les premiers jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Le régime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande. La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnables. »

              https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

              « Marx, Gilet Jaune ! », serait-on tentés de s’exclamer… S’ils font, incidemment, du « marxisme », toutefois, nos Gilets Jaunes sont un peu comme M. Jourdain, qu faisait de la prose sans le savoir, et donc, sans réellement déranger le « bourgeois gentilhomme » qui nous gouverne  !

              Quoi qu’il en soit, ce n’est donc pas d’un phénomène entièrement nouveau, dont Lénine nous parle, mais bien d’un saut qualitatif dans son rôle économique et social.

              Dans la deuxième moitié du XXème, siècle avec les travaux historiques du français Fernand Braudel et d’autres, l’origine historique du capital financier a même pu être tracée avec plus de précision, jusqu’à l’étymologie elle-même du mot « Bourse », sur une place de Bruges où se situait l’auberge « Ter Buerse », éponyme de la famille propriétaire, Van der Buerse. C’était évidemment le lieu de rencontre pour les affaires importantes en ce temps… (fin XIIIème et XIVème siècle). D’autres traces, encore plus anciennes (XII ème siècle), se trouvaient à Paris, sur le « Grand Pont » de l’Île de la Cité remplacé depuis par le Pont au Change, dont le nom reste évocateur de ses fonctions passées.

              Ce dont Lénine nous parle, ce n’est donc pas d’un phénomène nouveau en soi, mais bien nouveau, néanmoins, par la constitution d’une nouvelle oligarchie financière au sein même de la bourgeoisie déjà devenue la classe dominante dans la plupart des pays où s’est opérée la révolution industrielle.

              C’est avec la révolution industrielle, avec l’essor du capitalisme productif industriel, que la bourgeoisie devient réellement une classe dominante hégémonique, mais ce n’est que pendant les toutes premières décennies de cette révolution que le capitaliste industriel semble à lui seul sur le point de réellement dominer la société. »

              Dès le début du 20ème siècle, c’est la domination du capital financier qui conditionne le développement industriel, et non l’inverse ! On y est encore.

              Le capital financier est devenu hégémonique au point qu’il n’existe quasiment plus de « petit capital productif » qui n’en dépende, d’une manière ou d’une autre.

              Luniterre

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