Le temps des mystificateurs : de M. Robert Bibeau, encore une perle du genre…

[NDLR: citation originale >>> R BIBEAU ARTICLE ORIGINAL 30 10 2017 , « rectifiée » après coup! ]

 

 

Le temps des mystificateurs :

de M. Robert Bibeau,

encore une perle du genre…

(NDLR >>> Débat réactualisé en temps réel)

 

 

 

Avec les prolongations multiples de la crise systémique du capitalisme-impérialisme se sont également multipliées les impasses prétendant ouvrir des voies et des solutions plus ou moins « nouvelles » ou inspirées des révolutions passées…

Prétendant à la fois avoir tiré des leçons du passé et ouvrir une voie nouvelle, le chroniqueur québecois Robert Bibeau, déjà bien connu de nos lecteurs, suite à de nombreuses polémiques, ne fait que recycler, en fait, les poncifs les plus éculés du « gauchisme », tout en les mâtinant des formes les plus archaïques du révisionnisme…

Son propos est généralement dilué dans une suite interminable de considérations diverses qui ne servent que d’emballage à cette mystification, mais au milieu de son dernier article, il a tout de même réussi à en concentrer l’essentiel dans ces trois premiers points d’une liste de onze, formant le corps central de son propos du jour :

« Partis et mouvement prolétariens vs révolution prolétarienne »

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/partis-et-mouvement-proletariens-209006

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/#comment-220336

 

 

Selon M. Bibeau:

« 1. (…) Il faut un prolétariat très développé, de hautes technicités et à forte productivité pour diriger une révolution prolétarienne moderne.

2. La révolution prolétarienne ne pourra être menée à terme avant que la totalité des moyens de production et des forces productives, que le mode de production capitaliste est capable de valoriser, ait été engagée dans le procès de production. Marx soulignait qu’un mode de production ne disparaît «jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu’il est assez large pour contenir». De nos jours, le système capitaliste a-t-il atteint ce point de rupture sans retour (?) voilà une des questions importantes que les organisations révolutionnaires prolétariennes devraient examiner.

3. Pendant les périodes de croissance puis de stagnation du mode de production, la lutte de classe dans l’instance économique est dominante et déterminante. Ce n’est que pendant les phases insurrectionnelles populaires, puis révolutionnaires prolétariennes que la lutte dans les instances idéologique et politique devient déterminante. Alors, la classe révolutionnaire saisit son sort, et celui de toute l’humanité, entre ses mains et oriente son destin en construisant le nouveau mode de production émergeant de l’ancien. »

 

*****************

 

De ces trois points ressort une conception à la fois totalement mécaniste et spontanéiste de la lutte de classe. Mais surtout, mécaniste, tout comme sa « lecture » de Marx, du reste.

De fait, elle contient, en outre, sa propre négation.

« Un prolétariat développé » et « à forte productivité », c’est par définition un moment transitoire vers la régression du prolétariat face à la robotisation.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

(Voir le débat en lien)

C’est la phase actuelle de l’évolution du capitalisme. Le prolétariat industriel continue de se développer dans les pays émergents, mais dès qu’un bon niveau de productivité y est atteint, le mouvement de régression de la classe prolétarienne face à la robotisation s’y amorce déjà.

Globalement, la « prolétarisation » de la société capitaliste, au sens de développement du prolétariat industriel, a probablement déjà atteint son apogée, et commence, de fait, à régresser.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/09/08/social-chauvinisme-et-gauchisme-2-voies-actuelles-de-kollaboration-de-classe-avec-limperialisme/

(Voir les diagrammes en fin d’article)

[ Du reste, c’était déjà en réponse à M. Bibeau, et nous republions donc tout à fait à propos cet extrait, à la suite…]

Ce que Marx explique, dans le passage cité (point 2), c’est simplement le remplacement d’un mode de production obsolète par un autre, plus performant et plus adapté, et non pas nécessairement la condition d’une révolution prolétarienne.

Le mode de production esclavagiste antique a disparu sans que les révoltes d’esclaves y aient joué un rôle déterminant, en fin de compte. Elle n’en étaient pas moins l’expression de la lutte de classe à cette époque. Mais la féodalité a finalement imposé son propre mode de production sans l’appui de la classe des esclaves.

Il n’y a donc pas de relation mécanique incontournable dans les transformations sociales, et une nouvelle classe dominante peut se former, même à partir des débris de l’ancienne, et transformer le système d’exploitation sans laisser sa chance à la classe des exploités.

Dans son point 8, M. Bibeau nous précise :

« C’est l’exploitation via le procès de valorisation du capital qui produit la classe des esclaves salariés prolétarisés (producteurs de plus-value) »

confirmant par là qu’il ne voit d’issue révolutionnaire à la lutte de classe que par le prolétariat industriel et lui seul, ce qu’il nous a déjà assené à maintes reprises.

Il y aurait donc, selon lui, un processus incontournable qui se développerait avec les forces productives, et passant de la lutte « économique » à l’ « insurrection populaire » et enfin à la « révolution prolétarienne ». Thèse on ne peut plus spontanéiste et mécaniste, à la fois, et finalement, en réalité, complètement déconnectée de l’évolution actuelle du système.

On ne perdra donc pas de temps à discuter les autres points, et notamment celui de l’organisation révolutionnaire, parti ou non, ni même de son programme, choses tout à fait inutiles, effectivement, dans ce processus imaginaire.

Rappelons néanmoins, pour les lecteurs de TML, que le prolétariat industriel reste évidemment l’avant-garde potentielle d’une transformation sociale, précisément tant qu’il reste la source essentielle de la plus-value et le « noyau dur » de l’accumulation du capital, ou encore le « grain de maïs » qui reste à la base du « pop-corn » financier, mais ce rôle d’avant-garde ne peut, tout aussi évidemment, se concrétiser sans une organisation politique et un programme politique unifiant l’ensemble des classes populaires et prolétariennes contre le capital, et pas seulement le prolétariat industriel, que la bourgeoisie s’efforce de marginaliser et d’isoler, et pour cause…!

Luniterre

 

 

*****************************************

EXTRAIT de…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/09/08/social-chauvinisme-et-gauchisme-2-voies-actuelles-de-kollaboration-de-classe-avec-limperialisme/

« Selon M. Bibeau, en l’an 2100… :

« il n’y aura que deux classes sociales LE PROLÉTARIAT ET LA BOURGEOISIE L’UNE TRÈS LARGEMENT MAJORITAIRE L’AUTRE TRÈS FORTEMENT MINORITAIRE.

Les communistes contemporains recyclent le vocabulaire de Lénine qui vivait dans une société féodale en cours d’industrialisation capitaliste où subsistait des classes sociales ou émergeait à peine de nouvelles classes sociales.

En 2100 plus rien de tout cela ne subsistera et l’industrialisation ayant couvert la planète entière y compris en Papouasie-Nouvelle-Guinée il ne restera que prolétariat et bourgeois »

http://www.les7duquebec.com/7-au-fr…

« chaque contingent prolétarien a pour unique responsabilité – de détruire le mode de production capitaliste et donc son ÉTAT dictatorial dans son propre pays-État-nation »

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

En très hypothétique cohérence des vues développées par M. Bibeau dans ses différents articles et fils de débats, on se trouverait donc, vers l’an 2100…, en situation d’un « face à face » bourgeois [fort peux nombreux] / prolétaires [industriels ???], sans autres classes sociales intermédiaires, et le prolétariat de chaque nation bien parqué dans son pré carré[…et/ou hexagonal] national…

En réalité, il est difficile de trouver des statistiques précises sur l’emploi industriel dans le monde…

Il est clair que l’industrialisation des pays économiquement arriérés a tendance à se poursuivre, et d’autant plus s’ils ont des ressources naturelles importantes encore inexploitées, notamment minières, ce qui semble être le cas, par exemple, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Papouasie-Nouvelle-Guin%C3%A9e

Ceci dit, la robotisation et l’automatisation gagnent également du terrain au fur et à mesure du développement des économies émergentes et la part de l’emploi industriel tend à y décroitre, en proportion, à mesure de ce développement.

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/08/oit-2018-asie.pdf

 

 

On a donc deux mouvements à priori contradictoires mais dont la résultante, en dépit de l’ « industrialisation » bien réelle de la production, n’est pas nécessairement, ni même, vraisemblablement, une progression globale de la part de l’emploi industriel, à terme, et nécessairement, encore moins à un horizon aussi lointain que 2100… !!!

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/08/oit-2018-par-secteurs-activites.pdf

 

 

 

 

Dans la mesure où la robotisation et l’automatisation progressent dans tous les secteurs, y compris dans les services, il est donc tout à fait illusoire d’anticiper sur l’évolution de la stratification sociale pour les décennies à venir, et surtout à l’horizon 2100 !!!

« Prolétarisation » est actuellement essentiellement synonyme de « précarisation », et c’est là à peu près la seule certitude sur laquelle tabler, le reste étant du ressort de la « boule de cristal », dont M. Bibeau semble faire un usage intensif, ces temps ci…

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2064#forum1418

Une occasion de rappeler, néanmoins, que les lois économiques intrinsèques du capitalisme sont incontournables et que l’évolution du système, sous l’effet combiné et synergique de la robotisation et de la baisse tendancielle du taux de profit, ne peut nullement se conformer aux « prévisions » de M.Bibeau et évolue d’ores et déjà en fonction, ce que nous avons eu l’occasion d’étudier à nouveau en profondeur à la fin de 2017 :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/13/en-guise-de-voeux-4-themes-de-reflexion-pour-2018/

Luniterre

 

 

 

SUR LE BLOG DE M. BIBEAU, UNE SUITE AU DÉBAT…

 

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/#comment-220379

 

TOUT D’ABORD, UN PROBLÈME DE LECTURE :

*************************************

[De M. Bibeau:]

« Tu cite Marx je crois (il manque les guillemets dans ce cas) : » Le prolétariat industriel continue de se développer dans les pays émergents, mais dès qu’un bon niveau de productivité y est atteint, le mouvement de régression de la classe prolétarienne face à la robotisation s’y amorce déjà. Globalement, la « prolétarisation » de la société capitaliste, au sens de développement du prolétariat industriel, a probablement déjà atteint son apogée, et commence, de fait, à régresser. »

3) Quelque soit l’auteur de cette phrase c’est pareil pour moi – cette phrase reflète le XIXe siècle ouvrier:

a) Le prolétariat ne diminue pas en nombre de par le monde depuis un siècle MONDIALEMENT il augmente en nombre et il est de plus en plus spécialisé – VOUS DEVEZ ABSOLUMENT mener vos études économiques à l’échelle mondiale pour ensuite descendre au niveau continental – où se fait la spécialisation de l’exploitation des forces productives. »

*************************

 

[Réponse de TML:]

>>>MERCI, MAIS ICI, JE NE CITE PERSONNE…LA PHRASE EST DE MOI ET ELLE S’APPLIQUE A NOTRE 21EME SIÈCLE !!!

>>>L’ÉVOLUTION DES CLASSES SOCIALES NE SE MESURE ÉVIDEMMENT PAS EN NOMBRE DE PERSONNES, MAIS EN RAPPORTS DE PROPORTIONS !!!

>>>CE QUE MONTRENT LES ÉTUDES ET DIAGRAMMES REPUBLIÉS AVEC L’ARTICLE MENTIONNÉ DANS MON POST >>>27 octobre 2018 à 8 08 43 104310

>>>C’EST L’ÉVOLUTION DE CE RAPPORT DE PROPORTIONS, TEL QUE RÉSUMÉ DANS CETTE PHRASE QUE VOUS AVEZ REPRIS DE MON POST !!!

>>>IL EST DONC ÉVIDENT QUE SI LA PART RELATIVE DU PROLÉTARIAT INDUSTRIEL DIMINUE, ET C’EST LE CAS, A TERME, LE NOMBRE TOTAL DE PROLÉTAIRES INDUSTRIELS SE RÉDUIT ET TEND MÊME VERS ZÉRO, A L’HORIZON DE LA ROBOTISATION TOTALE… !

Luniterre

 

******************************

ENSUITE UN PROBLÈME D’ANALYSE, conséquence inévitable de votre compréhension MÉCANISTE et spontanéiste de la lutte de classe !

La crise n’entraîne pas MÉCANIQUEMENT la révolution…

Les USA ne sont pas passés au socialisme, ni au communisme, en 1929, malgré le développement avancé de leurs forces productives et la violence de la crise. Pas même la moindre tentative de révolution, ni même de révolte populaire significative, en proportion des conséquences de la crise.

Dans la crise actuelle, durable, mais qui n’atteint pas une telle violence, il y a encore moins de pression « MÉCANIQUE » susceptible de provoquer des mouvements de masse relativement spontanés.

>>>AVEC LA RÉGRESSION PROPORTIONNELLE DE LA PART DU PROLÉTARIAT INDUSTRIEL ET SA NOUVELLE RÉPARTITION DANS LE MONDE, les possibilité de formation « spontanée » des organisations de masse est d’autant plus réduite.

>>>LA POSSIBILITÉ, POUR LA BOURGEOISIE, DE RECONSTITUER UN MODE DE PRODUCTION « ALTERNATIF » FONDÉ SUR LE CONTRÔLE DE LA ROBOTISATION EXISTE, et il est même évidemment déjà ébauché dans les « think tanks » de sa partie la plus « consciente » de l’évolution incontournable du système.

>>>Ce qui pourrait enrayer ce processus c’est l’organisation politique consciente du prolétariat autour d’un programme définissant une alternative crédible.

>>>L’axe central de ce programme c’est nécessairement la correspondance entre les forces productives et les besoins sociaux réels, et donc, les moyens de l’établir.

Luniterre

*****************************

ET ENFIN, POUR SAUVER VOTRE CONCEPTION MÉCANISTE DE L’HISTOIRE, VOUS VOUS LIVREZ A UNE MANIPULATION GROSSIÈRE DE MON PROPOS, ESSAYANT DE LUI FAIRE DIRE CE QUI EST LE CONTRAIRE MÊME DE L’ÉVIDENCE :

__1_ MON PROPOS :

« Le mode de production esclavagiste antique a disparu sans que les révoltes d’esclaves y aient joué un rôle déterminant, en fin de compte. Elle n’en étaient pas moins l’expression de la lutte de classe à cette époque. Mais la féodalité a finalement imposé son propre mode de production sans l’appui de la classe des esclaves. Il n’y a donc pas de relation mécanique incontournable dans les transformations sociales, et une nouvelle classe dominante peut se former, même à partir des débris de l’ancienne, et transformer le système d’exploitation sans laisser sa chance à la classe des exploités. »

__2_ VOS « OBSERVATIONS » :

« 1)Les esclaves ont effectivement été le facteur déclencheur de la Révolution féodale. Par leur faible productivité les esclaves sont devenus une entrave au développement des moyens de production (…) »

« 2)Cette faible productivité esclavagiste ne pouvait faire face à la productivité des serfs « libres » mode de production féodal déjà en place parmi les peuples barbares (étrangers) encerclant l’empire romain puis Byzantin décadent (…). »

ALORS QU’A L’ÉVIDENCE MON PROPOS DIT EXACTEMENT LE CONTRAIRE !!!

ET D’AUTANT PLUS QUE, CONTRAIREMENT A VOTRE AFFIRMATION , LE « MODE DE PRODUCTION BARBARE » REPOSAIT ÉGALEMENT LARGEMENT SUR L’ESCLAVAGE.

>>>LA PRATIQUE DE L’ESCLAVAGE EST RESTÉE COMMUNE A L’EMPIRE ROMAIN FINISSANT, AUX CULTURES DITES « BARBARES » QUI L’ONT MIS A GENOUX ET AUX ROYAUMES « BARBARES » QUI LUI ONT SUCCÉDÉ .

>>>ELLE SE PROLONGE DURANT TOUT LE HAUT MOYEN-ÂGE , MÊME AU DELÀ DE L’EMPIRE CAROLINGIEN. LE VRAI TOURNANT SEMBLE SE SITUER A LA CHARNIÈRE IXème-Xème SIÈCLE.

>>>VOIR Marc Bloch >>> Comment et pourquoi finit l’esclavage antique

>>>La « Révolution féodale » ne doit donc pratiquement rien aux révoltes d’esclaves de l’antiquité, et surtout pas en tant que substitution, bien réelle, par contre, d’une classe dominante à une autre.

>>>Le mode de production féodal s’est donc établi progressivement et en parallèle des mutations des classes dominantes mais sans que l’interaction soit réellement déterminante dans un sens ou dans l’autre.

>>>Durant toute cette période c’est la lutte au sein des classes dominantes qui est le facteur déterminant de l’évolution, et non le rôle des classes exploitées, qui n’interviennent quasiment pas politiquement.

>>>Votre interprétation MÉCANISTE de l’histoire est tout à fait dénuée d’objet, de pertinence, et donc stérile en termes d’analyse et de prospective.

Luniterre

 

****************************

[ EN REPONSE A http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/#comment-220407

ET  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/#comment-220409   ]

 

CE QUI EST NON SEULEMENT « IDÉALISTE – UTOPIQUE » , MAIS, EN PRIME, ENTIÈREMENT DOGMATIQUE, MÉCANISTE ET SPONTANÉISTE C’EST BIEN VOTRE « LECTURE » DE L’HISTOIRE…!

Un mode de production chasse l’autre, effectivement, et je n’ai fait que constater ce processus concernant le passage du mode esclavagiste au mode féodal, tout comme vous.

La formation de la classe féodale-aristocratique étant antérieure de plusieurs siècles à cette mutation- « révolution féodale », en termes de mode de production, il n’y a donc pas de relation mécanique directe, contrairement à ce que vous prétendez :

***********

« 2) Cette faible productivité esclavagiste ne pouvait faire face à la productivité des serfs « libres » mode de production féodal déjà en place parmi les peuples barbares (étrangers) encerclant l’empire romain puis Byzantin décadent »

***************

Encore plus mécaniste, si possible…(…ici, donc, un tour de force, tout de même!), vous essayez de plaquer à tout prix votre relecture déformante à la situation actuelle du prolétariat, prétendant ainsi « tirer des leçons » de cette « lecture » de l’histoire !

Assez comique, mais voyons… :

***********************

« 6) Survient le point le plus important de ce débat qui est QUE PEUT-ON APPRENDRE DU PASSAGE – REMPLACEMENT – D’UN MODE DE PRODUCTION À UN AUTRE À PARTIR DE L’EXEMPLE ESCLAVAGISME-FÉODALITÉ ? Que peut-on transposer au passage capitalisme – communisme-prolétarien ??? Voilà qui devient intéressant ! Que nous enseigne l’histoire pour notre futur ?

7) Ce que je répète depuis deux ans maintenant (que je ne disais pas avant – j’apprends moi aussi comme vous tous) Le mode de production capitaliste sera renversé – un jour ou l’autre car il est devenu débile – nuisible à l’espèce pour sa reproduction. »

************************

Ce qui est aujourd’hui évident, c’est non seulement la crise du système capitaliste-impérialiste, mais la pente de son évolution au cours de cette crise, y compris en terme d’évolution de la stratification sociale.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/09/08/social-chauvinisme-et-gauchisme-2-voies-actuelles-de-kollaboration-de-classe-avec-limperialisme/

(Voir les diagrammes en fin d’article) [ ET CI-DESSUS DANS CET ARTICLE ]

Si l’on considère que la base de l’accumulation du capital reste l’extraction de la plus-value, il est effectivement évident que ce système est condamné, du fait même de son évolution, liée à l’automatisation et à la robotisation.

Cette évolution n’est pas liée à l’extension du prolétariat industriel, mais bien au contraire, à sa disparition inéluctable, à terme, avec l’automatisation et la robotisation.

Ce système a effectivement atteint la phase de ses dernières convulsions, même si celles ci peuvent encore durer quelques décennies, voire plus.

Il ne s’en suit donc pas que la révolution prolétarienne soit l’issue incontournable de cette évolution, et d’autant moins, si l’on suit M. Bibeau sur son « parallèle » avec la mutation « esclavagisme antique-féodalité », qui aboutit donc effectivement à la fois à une mutation du mode de production et à une mutation des classes dominantes, mais non à une libération de la classe exploitée, qu’elle soit esclave ou serf.

La bourgeoisie capitaliste, en tant que classe dominante, aujourd’hui encore avide de plus-value, serait-elle incapable de mutation à l’horizon de la robotisation totale ?

Seule une réponse affirmative concernant cette incapacité validerait l’inéluctabilité de la révolution prolétarienne à l’horizon de la robotisation totale.

Non seulement une telle affirmation relève aujourd’hui entièrement de la Méthode Coué, mais il y a même de sérieux indices qui incitent à penser que la bourgeoisie est malheureusement tout à fait capable d’anticiper cette échéance et qu’elle prépare déjà sa propre mutation en tant que classe dominante. Du moins pour sa partie la plus avisée, son « avant-garde », en quelque sorte.

Face à cette réalité, les « mantras » de M. Bibeau, du genre « En 2100 plus rien de tout cela ne subsistera et l’industrialisation ayant couvert la planète entière y compris en Papouasie-Nouvelle-Guinée il ne restera que prolétariat et bourgeois » (*) ne sont donc précisément que le comble de l’idéalisme et de l’utopisme petit-bourgeois, qu’il prétend pourtant pourfendre à chaque occasion !

Luniterre

**************

( * http://www.les7duquebec.com/7-au-front/manifestation-des-supremacistes-sous-les-auspices-des-gauchistes/#comment-216992 )

******************

>>>suite de l’échange>>>

[EN RÉPONSE A:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/#comment-220455 ]

Luniterre

30 octobre 2018 à 5 05 25 102510

Permalink

« MARX, MARXISME, Critique du Programme de Gotha, Glose marginale 1, les fondamentaux économiques de la transition socialiste prolétarienne !!! »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Luniterre

Répondre

  • Robert BibeauAuteur de l’article

    30 octobre 2018 à 10 10 03 100310

    Permalink

    @ Luniterre

    Je ne suis pas du tout surpris que tu répondes à la dénonciation de sectarisme – dogmatisme – réformisme – opportunisme petit bourgeois livré par Mesloub ci-haut par davantage de dogmatisme et de sectarisme …

    Critique du Programme de Gotha et les fondamentaux de la soi-disant « transition socialiste prolétarienne » voilà bien un exemple d’écrit que Marx n’aurait JAMAIS du écrire … il serait ici aujourd’hui qu’il répudierait ce pavé de futurisme d’intello. Marx s’est laissé entrainer par les activités des réformistes-opportunistes allemand.

    Pensez un instant … un gars en 1870 ou environ tente de décrire à quoi ressemblera l’économie politique mondiale au XXIe siècle et plus spécifiquement pendant la plus grande révolution sociale de tous les temps ou des milliards d’individus seront engagés sur 5 continents à la fois dans des transformations radicales du mode de production capitalistes en déroute mondialement – possiblement après une guerre nucléaire qui aura ravagée une partie de l’humanité … NON mais on rêve.

    Marx fut excellent pour démonter les mécanismes du mode de production capitaliste tel que perceptible en Europe au XIXe, pour ce qui est de ses visions futuristes sur le XXIe siècle il aurait mieux fait de s’abstenir, d’ailleurs en bon scientifique il hésitait beaucoup à s’aventurer sur ce terrain miné – ce sont ses adorateurs qui aujourd’hui tirent la corde au-delà du crédible.

    Robert Bibeau

*****************

Réponse proposée par TML :

Dans ce texte Marx fait la critique concrète du programme d’unification des sociaux-démocrates allemands de l’époque. Il y a donc un aspect contextuel qui n’est évidemment plus d’actualité. Mais de fait il en arrive à rappeler simplement en quoi les fondamentaux qu’il a déjà mis en lumière dans Le Capital, Livre I, chapitre 1, autour de la loi de la valeur, trouvent leur prolongement dans la phase de transition avec l’organisation des échanges en valeur-travail entre producteurs.

La loi de la valeur reste opérationnelle dans les échanges économiques tant que le travail vivant des humains continue de compléter le « travail mort » des machines qu’ils ont déjà construit.

Elle cesse d’être opérationnelle à partir du stade de l’automatisation totale de la production (robotisation totale) >>> Marx, Grundrisse

Elle peut également éventuellement cesser son action si l’humanité atteint le stade supérieur du communisme avant que la production ne soit entièrement automatisée.

A l’époque où Marx écrivit la CPG, c’est très probablement cette seconde éventualité qui lui paraissait la plus probable.

Aujourd’hui, c’est clairement la première qui parait être « dans les tuyaux », à moins d’un réveil soudain de la conscience de classe prolétarienne.

Toutefois, et contrairement à votre messianisme apocalyptique, rappeler ces fondamentaux ne constitue pas une « vision futuriste utopiste », mais simplement un rappel de la réalité concrète immédiate: le travail vivant des humains est encore la source de la plus-value accumulée par les capitalistes et un nouvel équilibre économique basé sur les échanges en valeur-travail entre producteurs reste la solution pour mettre fin aussi rapidement que possible à la gabegie planétaire capitaliste-impérialiste.

C’est la signification toujours actuelle de ce texte, au delà de ses considérations purement contextuelles.

C’est cette signification qui distingue les véritables révolutionnaires prolétariens des réformistes et des gauchistes de votre sorte et autres, style Tom Thomas, qui « répudie » ce texte dans des termes très proches des vôtres, et en y voyant même un « Marx stalinien »!!!

Marx « stalinien avant l’heure », ou Staline encore marxiste au XIXème et dernier Congrès du Parti Bolchevique, that is another question…

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

Je comprends que ce texte de Marx vous irrite quelque peu…

Pour donner vos leçons de « révolutionnaire prolétarien » à Marx il vous faudra attendre l’invention du voyage temporel…

D’ici là, il vous faut supporter ce rappel à la réalité économique du capitalisme et à la possibilité réelle d’une transition socialiste prolétarienne.

Désolé pour le dérangement de vos « certitudes » prophétiques…

Luniterre

 

 

 

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2 commentaires

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