Le Bloc et la Faille

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Le Bloc

 

 

et

 

 

la Faille

 

 

 

 

 

La faille qui sert à miner le bloc n’a pas besoin d’être large pour le faire éclater. Tel est le principe même du travail de sape. Même très mince, il suffit qu’elle soit profonde et aille jusqu’à la base. C’est le travail de la barre à mine, fine et affûtée, qui par mille coups répétés la creuse, même si chacun d’entre eux paraît insignifiant.

Le trotskysme n’a jamais représenté grand chose, mais il était la barre à mine de l’anti-soviétisme. Et aujourd’hui que la voie est libre pour qu’il soit à la hauteur de ses prétentions, il continue de saper toute possibilité de reconstitution d’un parti marxiste révolutionnaire. De barre à mine, il ne s’est toujours pas transformé en fer de lance, malgré la crise économique et sociale.

Tout en se présentant comme l’héritier du bolchévisme il continue, en réalité, son travail de sape.

A l’occasion du centenaire d’Octobre la bourgeoisie confrontée à sa propre crise ne pouvait laisser ressurgir l’idée qu’une alternative au capitalisme ait pu survivre plusieurs décennies et même venir à bout d’une des plus féroces puissances impérialistes, l’Allemagne nazie.

Il lui fallait absolument réaffirmer la légende noire qu’elle avait réussi à tisser autour de l’histoire de l’URSS et dans ces circonstances les secours « idéologiques » venant de sa « gauche » sont ses meilleurs paravents, au premiers rangs desquels, le trotskysme.

Mais pour prétendre se présenter comme l’héritier du bolchévisme, le trotskysme doit donc se poser comme une nouvelle base du marxisme. Et donc la faille qu’il y creuse doit nécessairement d’abord être la sienne, pour que son travail de sape y soit efficace.

La faille semble à priori effectivement étroite, mais elle va bien jusqu’à la base, jusqu’aux fondements même les plus basiques du marxisme.

C’est ce qui ressort d’un long débat que nous avons eu avec le camarade Viriato, qui, à l’occasion des polémiques autour du Centenaire d’Octobre a pris fait et cause pour Trotsky et le trotskysme historique et s’est fait son avocat, manifestement sincère.

De notre côté, la recherche sur les fondamentaux du trotskysme est partie de la seule étude réalisée par un trotskyste « historique » concernant les fondamentaux de la pensée économique de Trotsky lui-même, basée sur ses textes.

Il s’agit de Michel Raptis, dit « Pablo », l’un des pères fondateurs, en 1938, à Périgny, de la « IVème Internationale », aux côtés de Trotsky lui-même.

 

 

 

 

 

 

Trotsky contre Marx :

Les éléments d’un choix « cornélien »… !

Récapitulatif des liens sur le sujet :

 

Un débat qui porte évidemment aussi sur les leçons à tirer de la Révolution d’Octobre et de l’histoire de l’URSS jusque dans leurs conséquences dans le monde actuel, et notamment, en premier lieu, pour le mouvement ouvrier.

Une suite d’échanges avec le camarade Viriato, donc, qui a tenté de se faire l’avocat de Trotsky et du trotskysme historique.

 

Un choix cornélien . . .

 

 

 

OU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de l’URSS :

Révolution politique ou économique ?

Un débat sur la pensée économique de Trotsky

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/histoire-de-lurss-revolution-politique-ou-economique-un-debat-sur-la-pensee-economique-de-trotsky/

 

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Pour en finir avec Trotsky et le trotskysme, même sans pic à glace !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/pour-en-finir-avec-trotsky-et-le-trotskysme-meme-sans-pic-a-glace/

 

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Trotsky contre Marx : Le Round Final ? (Sans pic à glace – Suite…)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/30/trotsky-contre-marx-le-round-final-sans-pic-a-glace-suite/

 

 

 

COMPLEMENT D’INFO :

Comme il a été précisé à plusieurs reprises au cours du débat, il nous a paru juste, et surtout d’un point de vue marxiste, de le concentrer sur les questions économiques et les principes économiques qui ont été mis en œuvre et en débat au cours de l’histoire de l’URSS.

La question des débats et conflits dans les superstructures politiques n’est déterminante que dans la mesure où elle influe sur la transformation des infrastructures économiques, in fine, que ce soit directement ou indirectement.

Pour autant, les questions politiques plus générale ne sont évidemment pas laissées de côté sur TML, et notamment en ce qui concerne l’histoire de l’URSS, bien évidemment, et particulièrement à l’occasion du Centenaire d’Octobre.

De sorte que nous avons pu faire remarquer au camarade Viriato que la plupart de ses autres interpellations sur le sujet avaient déjà été traitées dans nos colonnes, et une bonne partie des réponses à ses questions se trouvaient déjà précisément dans l’article publié dès le premier jour d’Octobre sur ce thème, et à la suite duquel se trouvait également une longue liste de références aux articles précédents sur le sujet.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

Dans un de nos mails en réponse, nous lui en avions mentionné les plus récents, déjà nés de la polémique historique sur ce centenaire. En revoici la liste, et à la suite, d’autres éléments utiles pour comprendre, y incluant ce qui était l’introduction d’un projet d’étude, qui vient d’être effectuée, de par le fait, dans le feu de cette polémique !

Bien entendu, elle nécessitera, ultérieurement une synthèse évitant les redites du débat et augmentée d’un bilan de l’ensemble.

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

 

 

 

A ajouter, pour répondre à l’une des objections importantes du camarade Viriato, cet article à peine plus ancien, et qui, au delà de sa présentation humoristique, traite en réalité précisément le sujet de la controverse Boukharine-Preobrajensky, à laquelle il nous renvoie à plusieurs reprises :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

Pour mémoire, l’article originel introductif de l’ensemble du sujet :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/17/trotsky-contre-marx-1-objet-et-pertinence-du-propos/

Bien comprendre la nature révisionniste du trotskysme implique de bien comprendre la dialectique marxiste de la loi de la valeur, à la base, et plus encore, la dialectique marxiste de l’interaction entre loi de la valeur et loi du marché, ce qui suppose de disposer d’une traduction correcte de l’œuvre de Marx… A ce propos, le résultat de nos recherches :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/marx-capital-iii-9-et10-note-de-lecture-en-marge-de-trotsky-contre-marx/

Pour le lecteur désireux d’approfondir, voici les deux chapitres en question, dans une traduction utilisable :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/07/marx-capital-livre-iii-chapitres-9-et-10.pdf

Évidemment, relire le tout début du Capital, Livre I, chapitre 1, n’est jamais superflu, et d’autant moins que Trotsky lui-même l’« interprète » à la manière des libéraux « marxiens », comme on l’a vu !

http://inventin.lautre.net/livres/MARX-Le-Capital-Livre-1.pdf

Pour comprendre les fondamentaux économiques de la période de transition, la Critique du Programme de Gotha faite par Marx reste la référence, par sa cohérence avec la loi de la valeur:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Ce qui n’avait évidemment pas échappé à Lénine, à la veille de la Révolutiond’Octobre ! C’était donc en Septembre 1917, au chapitre V de l’Etat et la Révolution :

LENINE Chapitre V L’Etat et la Revolution

 Ce qui ne l’empêchait évidemment pas de s’adapter aux conditions concrètes :

1918_Lénine_Sur l’infantilisme ‘de gauche’_

Texte écrit à un moment d’accalmie relative de la guerre civile, mais qui ne sera véritablement utilisé qu’à partir du début de la NEP, en 1921. Jusque là, les conditions concrètes changeant à nouveau, ce fut, en raison de l’offensive militaire généralisée des armées blanches, la période dite du « communisme de guerre ». Néanmoins, ce texte atteste de l’importance que Lénine apportait à bien distinguer et comprendre les différentes formes de l’économie soviétique naissante, dont le secteur socialiste restait, malgré les difficultés du moment, le vaisseau amiral, en quelque sorte !

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 commentaires

  1. Pour continuer sur les conceptions économiques de Trotsky, il faudrait étudier le Rapport au 12e Congrès du PC(b)R de Léon Trotsky, 20 avril 1923, session du soir
    https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1923/04/trotsky_rapport_19230420.htm

    Ce passage est intéressant :

    « Au début de l’année 1922, nous avons connu une crise commer­ciale. La production ne trouvait pas de débouchés. Ce phénomène trouve son explication dans la faible capacité d’absorption du marché. Mais cette expli­cation n’est pas suffisante, car la crise a commencé avant que nous ayons épuisé les possibilités du marché. Nous n’avons pu vendre nos marchandises aux consommateurs parce qu’en plus nous n’avions pas d’appareil commercial. La crise de 1922 a illustré notre faiblesse commerciale. La solution à une telle crise passe par la mise en ordre de l’appareil commer­cial étatique et coopératif. Nous traversons actuel­lement une crise des matières premières. L’industrie en manque. Et cela, parce que les produits industriels ont été écoulés à des prix qui n’assurent pas le réapprovisionnement. C’est là un problème très important, car la crise ne procède pas seulement du libre jeu de ce qu’on appelle « les lois d’airain du marché » mais aussi de notre impuissance organisationnelle face à ces mêmes lois. Ce type d’erreur concerne les matières premières telles que la laine, le coton et les combustibles. Vous voyez donc la relation qui existe entre le plan et le marché. Jusqu’ici nos crises proviennent beaucoup plus des défauts de nos méthodes de planification, de notre faiblesse organisationnelle, de l’inadéquation de notre appareil d’État aux nouvelles méthodes de travail, à la NEP, que du marché en tant que tel.  »

    Cela confirme les tentatives de Trotsky de vouloir combiner la « régulation » par le marché et la régulation par la planification.

    Il faudrait également parler du « programme de transition », où il théorise une sorte d’étape intermédiaire entre capitalisme et socialisme pour les pays capitalistes avancés. Voir également son chapitre sur l’URSS où il propose de revenir en arrière sur la planification centralisée et sur la propriété commune des moyens de production agricole, ce qui ressemble beaucoup à la réforme de 1957.

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