1936 : Staline, Roi d’Espagne ? (A propos du rôle historique de l’URSS)

 

 

 

 

 

1936:

 

 

 

Staline

 

 

Roi d’Espagne ?

 

 

 

 

Principal fournisseur d’armes à la République Espagnole à partir de 1936, et presque dès le début du coup d’État franquiste, l’URSS faisait elle la pluie et le beau temps dans ce qui restait de l’Etat espagnol tentant de survivre ?

L’URSS a-t-elle d’elle même pris la décision d’intervenir, ou bien y a t-elle été « invitée », et par qui ? Et dans quel but politique ?

Plus de 80 ans plus tard, c’est une question qui divise encore non seulement les historiens mais de nombreux intervenants, encore actuellement, dans la vie politique, et pas seulement en Espagne…

Derrière le rôle de l’URSS, c’est le rôle personnel de Staline qui est mis en cause, comme une sorte de Deus ex machina, qui, de plus, aurait tenu entre ses seules mains tous les fils du problème et serait donc, pratiquement, la seule cause de son issue tragique, tout comme il « aurait pu », ou « aurait du », être le dieu salvateur de cette cause perdue… D’avance, ou pas ? That’s the shakespearian question of the problem…

Sur le site VLR du camarade Do vient de se développer un débat en plusieurs étapes sur ce sujet toujours brûlant, et dont les leçons historiques, si elles étaient correctement tirées, pourraient aider la gauche ouvrière contemporaine à sortir de son ornière… Il serait temps… !

Le sujet a donc démarré de manière pour le moins indirecte, à propos d’un article sur le véganisme, republié sur la « Tendance claire » du NPA, parti autoproclamé « anticapitaliste », en voie de déréliction, en réalité, comme le reste de la gauche française, et le camarade Do essaye d’en voir les causes dans une prétendue survivance du stalinisme, qui, depuis Mai 68, aurait étouffé les velléités de révolution en France… à l’instar de ce qui se serait passé en Espagne, selon lui, à partir de 1936…

Au cours du débat ainsi amorcé, il nous interpelle directement :

En mai 68, il fallait virer les staliniens ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

21 septembre 02:48, par do

 

« Salut Luniterre,

Que penses-tu du rôle de Staline en Espagne en 1936-37-38-39 ?

A+,
do »

 

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Jusqu’à présent, sur TML, la Révolution espagnole n’était pas un de nos sujets de prédilection, mais comme il n’est pas dans nos principes d’esquiver la confrontation avec la réalité des faits et de l’histoire, bien au contraire, nous avons donc entrepris une relecture du sujet, avec un regard sans préjugés, selon notre habitude, également…

 

Voici donc, en republication, les deux parties essentielles du débat, y incluant les interventions autres que celles de Do et la notre, dans la mesure où elles concernent le fond du sujet… On remarquera notamment celle de M. Georges Gastaud, l’inénarrable « leader » de son groupuscule PRCF, qui, à cette occasion, sort de ses gonds pour sauver le lustre néo-thorezien de sa petite boutique en faillite…

 

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« En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

dimanche 23 septembre 2018, par do (Date de rédaction antérieure : 20 septembre 2018).

Marxistes et anarchistes se font infiltrer et manipuler par ces abrutis vegans, eux-mêmes infiltrés et manipulés par des agents du pouvoir, et financés en sous-main par lui.

Si les végétariens non-militants, c’est-à-dire qui ne cherchent pas à imposer le végétarisme, peuvent être admis dans la contestation ; par contre, les végétaliens militants, qui veulent imposer leur idéologie aux autres, doivent être impérativement exclus.

 

(NDLR : sur ce court article, venant en quelque sorte « appuyer » une précédente critique d’une republication « Tendance Claire » du NPA, ( http://mai68.org/spip2/spip.php?article2220 ) le débat démarre avec un certain consensus des intervenants en faveur de cette attitude critique, mais se braque donc, à ce point, sur la question du « stalinisme » et du PCF en Mai 68, incluse dans le titre…)

 

En mai 68, il fallait virer les staliniens ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

20 septembre 16:01 (Anonyme)

Pas tout à fait d’accord avec ton titre … A Sochaux – Montbéliard des staliniens ont emprunté le fusil du cousin chasseur pour reprendre l’usine malgré leur ambivalence . Discours anti gauchistes pré fabriqué par leurs chefs d’un côté et conscience de classe persistante ou renaissante … Rien à voir avec des adeptes de sectes comme les antispécistes chargés d’utiliser ou de crétiniser l’extrême gauche …
Pour expulser ces minets sectaires biberonnés à l’ethnocentrisme petit bourgeois nous aurons sûrement besoin de  » frapper ensemble  » avec la CGT abattoirs et la confédération paysanne .
Alors , même si je suis d’accord avec ton titre , je le trouve maladroit , trop sec , pas assez diplomatique …

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En mai 68, il fallait virer les staliniens ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

21 septembre 00:52,

 

par Luniterre

 

Bonjour à tous,

Pour ma part, en tant que « stalinien » avisé j’attendais que ce débat prenne forme et donc le moment adapté pour y placer un autre « correctif »…

« En mai 68, il fallait virer les staliniens… »

En fait, on ne les a pas virés, pour la bonne raison qu’il n’y en avait plus, réellement, à la tête du PCF, mais des révisionnistes, oui, à foison, et multiformes…

«  Pas tout à fait d’accord avec ton titre … A Sochaux – Montbéliard des staliniens ont emprunté le fusil du cousin chasseur pour reprendre l’usine malgré leur ambivalence . Discours anti gauchistes pré fabriqué par leurs chefs d’un côté et conscience de classe persistante ou renaissante … »

Mais quelques uns, donc, encore à la base, et avec une très grande ambivalence, effectivement, déjà générée par le confusionnisme idéologique de l’époque…. Qui ne s’est guère éclairci depuis, du reste, voire même, a plutôt empiré…

Un doc « ligne rouge » de 1969 atteste cependant qu’une poignée de maos se voulant ML était tout près de l’analyse historique à faire, concernant la véritable nature du thorezisme et de ses héritiers :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/17/ligne-rouge-en-1969-un-des-rares-documents-ml-de-lepoque-maoiste/

Les docs sortis depuis des archives soviétiques montrent encore davantage ce que les véritables staliniens en URSS pensaient vraiment de Thorez et des thoreziens. Le problème est qu’il n’y avait pas d’alternative pour remplacer utilement cette direction opportuniste et qu’il leur fallait donc faire avec…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

Cette « ambivalence » se retrouvait également dans le PCMLF qui n’a pas tardé à reprendre un pli davantage « néo-thorezien » que ML, ce même pli que l’on retrouve encore dans les sectes PRCF, PCRF, PR-C, RCC, etc…

L’ « ambivalence » pseudo-marxiste se retrouve également, effectivement, chez toutes les sectes trotskystes, pour lesquelles l’ « ambivalence » est quasiment une raison d’exister, tout simplement, à la base de leurs principes, et notamment, de leur « programme de trahison » (« transition » en langage trotskyste…).

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/15/inedit-de-trotsky-une-page-d-histoire-particulierement-revelatrice-synthese/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

Luniterre

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En mai 68, il fallait virer les staliniens ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

21 septembre 02:48,

 

par do

Salut Luniterre,

Que penses-tu du rôle de Staline en Espagne en 1936-37-38-39 ?

A+,
do
http://mai68.org

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En mai 68, il fallait virer les staliniens ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

22 septembre 02:53

 

par Luniterre

Bonjour, camarade

La question de la Guerre d’Espagne n’a qu’un rapport très indirect, à priori, avec les restes du stalinisme en Mai 68…
De plus il me semble avoir déjà abordé cette question avec toi, ici même…

Comme je te l’ai dit, et paradoxalement, mon approche de la question est plutôt celle des anars et communistes libertaires que j’ai fréquenté à l’époque de la dissolution de VLR, première manière… Et parmi eux, des anciens de cette cause, qui en avaient transmis la mémoire aux générations actives de l’époque. Et donc encore un certain réalisme, même si le discours était politiquement orienté « anti-stalinien ». Il en ressortait qu’il n’y avait pas réellement de prime d’exemplarité de comportement d’un côté ou de l’autre.

Dans une guerre civile ou la moindre faction est dotée d’armes, les différents de toutes sortes, et pas forcément « idéologiques », se règlent plus facilement à coups de fusils qu’à coups d’arguments.

Plutôt que de détailler les responsabilités de tel ou tel crime ou massacre, il me paraît plus utile de cerner le contexte qui crée une telle situation et de comprendre les impasses qui en découlent, leurs causes et les solutions à trouver pour ne pas retomber dans ce genre de piège qui a assuré la victoire des fascistes.

Le « rôle de Staline » là dedans n’est pas forcément à négliger, mais à relativiser, à moins de considérer qu’un seul homme fait le cours de l’histoire par lui-même et que tous les autres en dépendent et sont directement manipulés par lui, ce qui est évidemment non seulement une conception idéaliste de l’histoire, mais tout simplement une absurdité, quant au fond.

En tous cas, d’un point de vue dialectique, il faut considérer la situation dans sa globalité, en commençant par la situation interne de l’URSS, qui concernait certainement Staline en premier lieu, et c’était déjà une situation de lutte difficile pour la construction du socialisme dans des conditions d’isolement et déjà, en grande partie, d’encerclement, et sous la pression de la montée du nazisme. L’aide matérielle que l’URSS pouvait apporter à l’Espagne était donc nécessairement limitée, sans même parler des conditions d’acheminement.

Quoi qu’il en soit, et contrairement à une légende assez établie en France, et même et surtout à gauche, on ne voit pas l’intérêt que l’URSS aurait pu avoir à une défaite de la République Espagnole.

Le fait qu’il aurait pu y avoir une contradiction entre ligne diplomatique et politique communiste ne tient pas non plus si l’on prend la peine d’étudier sérieusement l’ensemble des situations similaires auxquelles s’est trouvée confrontée l’URSS stalinienne. Au bout du compte on constate que ce sont les dirigeants opportunistes locaux qui prennent le plus souvent ce prétexte pour esquiver leur propre responsabilité dans les échecs et/ou les reculades de leurs partis.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

Là encore le concept idéaliste d’un Staline omnipotent par dessus les frontières est d’un grand secours à tous les indigents de la pensée pseudo-« marxiste »…

La vraie cause de l’échec de la Révolution espagnole est plus évidente si on la compare avec la Révolution bolchévique :

Manque d’unité autour d’un programme précis, manque de direction unifiée et centralisée, surtout sur le plan militaire, mais qui ne peut exister sans unité politique…

Cela pose le problème du choix des objectifs et des étapes pour y parvenir. Pour atteindre chacun des objectifs il faut unifier le maximum de forces pour y aboutir avant de passer à l’étape suivante, à l’objectif suivant, en unifiant toujours le maximum de forces possibles, mais qui ne sont plus forcément les mêmes.

Des éléments de collectivisation étaient peut-être possible dans le cadre de l’unité, notamment dans le cas d’entreprises abandonnées, ou dont les responsables sont passés à l’ennemi, comme cela s’est fait également au Donbass, à partir de 2014-15, mais à condition de ne pas rompre, précisément, l’unité du front.

Je n’ai pas une connaissance détaillée suffisante de chaque cas d’espèce durant cette période 1936-39, mais il semble que les causes de divisions internes du camp républicain ont été multiples et certainement pas à mettre toutes du côté des « staliniens », ou supposés tels.

Les causes essentielles de cet échec sont à chercher dans la structure et l’histoire interne de ce mouvement et non pas du côté de Moscou…

La Révolution bolchévique, quant à elle, a triomphé dans des conditions au moins aussi difficiles, face, également, à un interventionnisme étranger massif, et surtout et de plus, sans aucune aide extérieure réellement conséquente, et donc, par ses propres forces, en fin de compte.

Luniterre

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En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

23 septembre 01:08,

 

par do

Salut Luniterre,

Sur la révolution espagnole, car je ne parle pas de « guerre d’Espagne » mais bien de « révolution espagnole », voici une partie de l’oeuvre de Staline, et c’est bien évidemment lui-même qui a pris une telle décision :

Alors que les anarchistes espagnols avaient livré tout l’or de la banque d’Espagne à l’URSS, qui avait promis de livrer des armes en échange ; Staline n’a voulu livrer ces armes qu’à la petite minorité de communistes espagnols (80 000 communistes inscrits en 1936, et 2 millions d’anarchistes inscrits à la CNT). Staline pouvait livrer les armes très facilement à l’anarchiste Barcelone, sur la mer méditerranée. Mais il n’a pas voulu livrer ses armes aux anarchistes. Il voulait les livrer aux « communistes ». Or, les communistes étaient dans les Asturies, sur la côte atlantique.

Pour parvenir à livrer les armes aux Asturies, il fallait franchir le détroit de Gibraltar. C’était très difficile parce que l’Angleterre avait livré Gibraltar à Franco pour qu’il s’en serve de central téléphonique et surtout pour contrôler ce passage maritime très étroit. Il a fallu attendre de très nombreux mois afin que la marine soviétique puisse franchir ce passage pour aller aux Asturies. Et, pendant ce temps-là, les franquistes gagnaient du terrain. Si la révolution espagnole a été vaincue, c’est largement de la faute à Staline et donc à l’imperfection de la révolution russe.

En fait, en 1936, le Parti ne veut pas d’une révolution qu’il ne contrôle pas. Il refuse d’être débordé sur sa gauche. En 1936, en Espagne, la révolution aurait pu être une vraie révolution et aurait eu des répercussions jusqu’en URSS où Staline aurait pu perdre son pouvoir afin qu’un vrai communisme y voit le jour.

Staline ne voulait pas l’établissement du fascisme en Espagne, et il n’a pas voulu empêcher qu’il y ait une révolution dans ce pays (il n’y avait pas encore eu Yalta), mais il ne voulait pas que cette révolution aille trop loin. Il voulait pouvoir la contrôler. C’est une des raisons essentielles de la défaite militaire de la révolution en Espagne en 1939.

La vraie responsabilité des anarchistes dans la défaite, c’est qu’il ne fallait pas faire confiance à Staline. Il fallait lui donner seulement un dixième de l’or espagnol et attendre qu’il livre un dixième des armes à Barcelone avant de lui donner un autre dixième de l’or, etc.

La révolution en Russie a fini par disparaître, mais c’est aussi de sa faute, car elle était par trop imparfaite. En effet, en Espagne, Staline ne s’est pas comporté correctement (lis donc l’« hommage à la Catalogne » d’Orwell ou regarde le film « Land and freedom » de Ken Loach.

Si Staline avait accepté que la révolution espagnole de 1936 ne soit pas dirigée par lui, Staline, mais par la population espagnole révolutionnaire elle-même, dont l’immense majorité était anarchiste ; alors, cette révolution aurait vaincu en Espagne. Et, ayant deux appuis, un « communiste » en Russie et un « anarchiste » en Espagne, la révolution aurait totalement vaincu dans le monde entier.

Le rapport avec mai 68, c’est que les raisons pour lesquelles Staline ne s’est pas comporté correctement en Espagne en 36, sont les mêmes pour lesquelles la bureaucratie staliniène a été contre-révolutionnaire à Paris en 68.

Amicalement,
do
http://mai68.org

L’anarchie telle qu’elle fut effectivement vécue en Espagne en 1936 (vidéo 94’44) :

http://www.mai68.org/spip2/spip.php…

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En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

23 septembre 03:35,

 

par Marc Arakiouzo

De toute façon la définition du stade inférieur du socialisme c’est « économie mondiale planifiée »+ échange inégal + réduction de l’état à l’administration des choses. Si on se place de ce point de vue Staline est un non-marxiste, pas parce qu’il a fait en fonction du rapport de forces mondial, mais parce qu’il a fait croire que le socialisme est possible dans un seul pays !
Très vieux débat éternel resservi ici à cause du titre maladroit de l’article, d’une urgence très actuelle, qui essaye d’alerter les quelques structures anars ou coco ou gauchos ou zadeuses qui se laissent noyauter par des sectes antispécistes qui pourrissent l’ambiance et sont suspectes. Il faut essayer d’armer les naïfs, les trop scrupuleux, les ouverts à tout mais aussi à n’importe quoi … Il me parait vraiment nécessaire de piger aussi à quoi jouent les mélenchonistes avec leurs niaiseries du type « harmonie avec la nature et les animaux » et leur fraternité répugnante avec la cheftaine du L214 ???

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En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

24 septembre 22:51,

 

par Luniterre

« stade inférieur du socialisme » ???

Qézaco ???

Marx parle de phase de transition entre capitalisme et communisme, et il l’appelle « phase inférieure » ou première phase du communisme. Il n’en s’agit pas moins, donc, d’une phase de rupture avec le capitalisme, et il nous en donne une définition de principe très précise, nécessaire et suffisante, dans la Critique du Programme de Gotha.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Le principe même de cette transition, c’est que les producteurs contrôlent eux-mêmes leurs échanges économiques en valeur-travail par la planification en fonction de leurs besoins sociaux définis collectivement.

C’est ce principe que reprend Lénine, en Septembre 1917,

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/12/lenine-chapitre-v-l-etat-et-la-revolution.pdf

pour le programme économique de la Révolution bolchevique, et qui définit le socialisme (…phase inférieure du communisme) et par suite l’existence d’un secteur économique socialiste en URSS, ce que niera Trotsky, partisan d’étendre le contrôle par la NEP et la loi du marché à l’ensemble des entreprises déjà socialisées.(*)

Ce principe est donc viable à l’échelle d’un pays isolé, surtout à l’échelle de l’URSS.

C’est en raison même, par contre, de l’inégalité de développement économique inhérente au système capitaliste-impérialiste que la révolution socialiste mondiale ne peut surgir d’un coup et se trouve elle même confrontée à la situation de devoir survivre dans des pays ou groupes de pays relativement isolés. Ce n’est que la solidarité anti-impérialiste internationale qui peut en assurer le développement général.

Luniterre

(* Léon Trotsky, dans « la révolution trahie » …par lui-même :

_
https://www.marxists.org/francais/t…

« L’assainissement des relations économiques avec les campagnes constituait sans nul doute la tâche la plus urgente et la plus épineuse de la Nep. L’expérience montra vite que l’industrie elle-même, bien que socialisée, avait besoin des méthodes de calcul monétaire élaborées par le capitalisme. Le plan ne saurait reposer sur les seules données de l’intelligence. Le jeu de l’offre et de la demande reste pour lui, et pour longtemps encore, la base matérielle indispensable et le correctif sauveur. »

Cité in :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/19/inedit-de-trotsky-un-echange-de-correspondance-suite-a-la-synthese-de-letude/ )

Concernant les problèmes économiques du socialisme en URSS, voir :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

Et Staline lui-même :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

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En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

25 septembre 00:02,

 

par Marc Arakiouzo

Il y a eu des trucs socialistes faits en URSS mais il n’y a pas eu une seule minute de socialisme , parce que c’est impossible. Dans un seul pays le nouveau pouvoir se heurte à la résistance mondiale, économique et militaire, du capital qui en plus alimente les oppositions , ils sont alors en difficulté permanente = état policier répugnant indispensable + complexe militaro industriel à financer. Cela aboutit à une surexploitation bestiale style stakhanovisme … Cela dit c’est un débat éternel qui tient dans l’opposition entre partage de la misère et partage des richesses ! Mais ça m’énerve de vous aider à foutre le bordel dans ce débat désormais parasité par des routines anti trotskystes vs antistaliniennes vs anticommunistes anars qui correspond à vos obsessions, pas aux miennes .

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En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

24 septembre 04:45,

 

par Luniterre

(En réponse à Do)

Bonjour, camarade

Pour discutable qu’il soit, le transfert des réserves d’or de la banque d’Espagne est une décision collective de la République Espagnole et non des seuls anarchistes de la CNT.

Concernant le solde de ce compte avec l’URSS, les avis des historiens sont partagés et bon nombre estiment que le compte était effectivement soldé par les livraisons d’armes, voire même avant la fin du conflit.

Le reliquat, s’il existe, serait à régler entre l’URSS et la République espagnole, deux entités aujourd’hui disparues… L’affaire aurait des airs de celle de l’ « emprunt russe » et peu de signification, en réalité.

Par comparaison, la Révolution bolchevique s’est vue, quant à elle, totalement dépouillée de l’or des tsars, ce qui ne l’a pas empêché de triompher.

Le principe même de la guerre populaire est d’abord de s’emparer des armes de l’ennemi. Après le naufrage du Granma les frères Castro et le Che se sont retrouvés avec une vingtaine de survivants et encore moins de fusils…

Alors qu’en Espagne le rapport de forces, au départ, était assez équilibré, et de plus, comme tu le soulignes toi même, les anars constituaient assez largement la majorité de la gauche et du camp républicain. Dans le reste même de cette gauche les communistes du PCE étaient nettement minoritaires, même par rapport aux autres formations politiques républicaines, sociales-démocrates et autres réformistes.

Si les anars peuvent être considérés comme la force la plus radicale socialement, compte tenu des influences révisionnistes déjà présentes au sein de la 3e internationale, la responsabilité historique d’organiser et de structurer politiquement ce mouvement leur incombait donc principalement, y compris dans la conduite de la guerre révolutionnaire.

Or celle ci exige manifestement une stratégie d’ensemble et donc un commandement unifié auquel doivent obéir les différents corps de troupe.

A défaut d’unification de ces différents corps, et dans la mesure où ils dépendent de formations politiques différentes, il faut donc arriver à un accord sur leurs places et rôles respectifs sur la ligne de front et s’y tenir dans le cadre d’une stratégie globale de résistance et de contre-offensive.

C’est ce qui a été fait au Donbass et permis une victoire aussi difficile et déterminante que celle de Debaltsevo, par exemple.

De plus, cela limite les risques d’affrontements internes au sein du camp antifasciste, et évite qu’ils deviennent rédhibitoires, en tous cas.

En Ukraine, c’est dans le camp des fachos que le sang coule fréquemment entre combattants du même camp. En Espagne, c’était le contraire, avec, malheureusement plus de progrès de l’unité au sein de leur camp, au cours du conflit, et plus de divisions, à gauche.

Quoi qu’il en soit, en tant que force majoritaire, tant la responsabilité de l’unité politique antifasciste que de l’organisation de la résistance et de la contre-offensive incombait aux anarchistes et ils n’ont tout simplement pas été à la hauteur de leur tâche historique !

En fait ils n’ont pas su établir une démarche dialectique entre lutte antifasciste et révolution sociale, et au contraire, accentué la contradiction entre ces deux processus, au lieu de la réduire positivement et utilement.

Luniterre

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En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

24 septembre 23:34,

 

par do

Salut Luniterre

Je croyais que sur l’Espagne de 36 tu étais sur les positions anarchistes. À lire ton message, on dirait pas.

L’or de la banque d’Espagne était un trophée anarchiste. C’était donc à eux de décider ce qu’ils en faisaient, même si c’était au nom de la République d’Espagne.

En échange de cet or, Staline n’a pas livré les armes à la République Espagnole, mais aux seuls communistes des Asturies, parce qu’il pouvait leur donner des ordres. Note bien que s’il avait été révolutionnaire pour de vrai, il aurait envoyé des armes même sans rien en échange.

Comme j’ai expliqué, les Asturies étaient de l’autre côté du détroit de Gibraltar. Et il a fallu attendre 6 très longs mois pour que la flotte russe transportant les armes puisse passer Gibraltar, et arriver aux Asturies. Alors que Staline aurait pu les livrer immédiatement à Barcelone. En plus du temps perdu — et on sait que dans la guerre, le temps compte énormément — il n’y avait dans les Asturies que quelques milliers de bras communistes pour tenir les fusils de la révolution, alors qu’il y en avait des millions à Barcelone. Des millions d’anarchistes et non-anarchistes.

Il y avait bien entendu une stratégie anarchiste définie par la FAI (Fédération Anarchiste Ibérique). Celle -ci consistait avant tout à faire la révolution dans toutes les villes et tous les territoires conquis. Ainsi, les gens étaient très motivés pour défendre ce qu’il avaient obtenu. C’était la même stratégie que Makhno pendant la makhnovtchina.

Mais Staline ne voulait pas de ça, il prétendait qu’il fallait d’abord gagner la guerre et que pour la révolution, on verrait plus tard. Et il a militarisé de force les milices anarchistes. Quand je dis de force, c’est de force, c’est-à-dire les armes à la main. D’un seul coup, les anarchistes se sont retrouvés avec une hiérarchie et des chefs.

Alors beaucoup se sont rebellés, on les appelait les Incontrôlés (los incontrolados). Durruti était pour eux l’exemple à suivre. Mais, les communistes possédant les armes, c’est eux qui prenaient les décisions pour la République Espagnole. Celle-ci décida par conséquent qu’il fallait faire la chasse aux incontrôlés. Ce sont les communistes qui s’en chargèrent avec plaisir. Et ils furent aidés en cela par les Brigades internationales aux ordres de Moscou.

Les Espagnols révolutionnaires se sont alors dit que s’ils gagnaient la guerre, tout ce qu’ils auraient était au mieux une république bourgeoise. Et ils ne voulaient pas mourir pour une république bourgeoise. Et ils ont alors posés les armes, et puisqu’on n’a pas fait la révolution, on a perdu la guerre.

Staline est responsable de cette défaite volontaire. Il a préféré la défaite à l’anarchie.

Amicalement,
do
http://mai68.org

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En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

 

25 septembre 05:55,

 

par Luniterre

Bonjour, camarade

Est-ce que le problème est de comprendre l’histoire d’un point de vue « stalinien », « anar », ou sur la base du matérialisme historique et dialectique ?

Tu nous dis :

« L’or de la banque d’Espagne était un trophée anarchiste »

En 1923 le groupe anarchiste de Durruti avait effectivement organisé un « casse » impressionnant à la banque d’Espagne pour alimenter ses caisses de solidarité militante…

Pour 1936 , tu es le seul à défendre l ’« appartenance » de l’or aux anars…

Une confusion ??

En tous cas, il y avait bien des dissensions, sinon une confusion, entre les différentes tendances anarchistes au sujet de la stratégie à adopter vis à vis du Front Populaire…

La question de l’unité antifasciste, à cette époque, comme la question de l’unité anti-impérialiste, aujourd’hui, dépasse le stade de la querelle anars/stals, anars/ML, etc …

Les anarchistes, à l’époque, étaient probablement majoritaires à gauche, mais la gauche, dans son ensemble, n’était au mieux que faiblement majoritaire dans la société espagnole. Elle ne pouvait donc vaincre le fascisme qu’en conservant son unité et en ralliant des catégories antifascistes « modérées » sur le plan des transformations sociales à appliquer rapidement.

Vouloir généraliser la révolution sociale avant d’avoir vaincu le fascisme, c’était tout simplement aller au suicide, et c’est exactement ce qui s’est passé. De l’avis général des historiens, les modérés semblent avoir rendu les armes bien avant les anars… Ce qui est tout à fait à l’honneur de ces derniers, même si c’était la conséquence d’une stratégie désastreuse au départ.

Que les « staliniens » ou supposés tels, de l’époque, en aient profité pour vider une querelle sectaire, cela ne peut effectivement pas être tout à fait exclu, mais il n’en demeure pas moins qu’une stratégie unitaire ne pouvait faire passer l’élimination des partis républicains antifascistes avant le fascisme lui-même, fussent-ils des éléments de la bourgeoisie nationale antifasciste ou de la classe moyenne démocrate antifasciste.

Mais comme je te l’ai déjà fait remarquer, une stratégie unitaire aurait pu comprendre un accord sur les entreprises pouvant ou non être saisie et nationalisées et/ou collectivisées.

Une telle volonté d’accord unitaire n’existait pas, ni du côté de certains anars, comme Durruti, qui croyaient sincèrement pouvoir griller les étapes, ni du côté de certains dirigeants supposés « staliniens », mais déjà révisionnistes, en fait, comme Carrillo, qui ne voulaient probablement rien collectiviser du tout…

La vraie cause de l’échec vient bien de la révolution espagnole elle-même, et non de Staline…

Les anars, s’ils avaient eu une stratégie unitaire cohérente, auraient certainement triomphé, même sans les armes venant d’URSS, même sans l’or de la Banque d’Espagne, tout comme les bolcheviques en Russie et les castristes à Cuba, dépourvus de moyens matériels, financiers, et d’aides extérieures… !

Luniterre

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Suite Forum VLR,

à propos de…

 

Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 03:59,

 

par Georges Gastaud du PRCF

 

(En réponse au camarade Do)

 

« Marre de ces attaques anticommunistes. Garde les prochaines pour toi. Et constate que depuis que les « staliniens » sont par terre, le monde du travail est écrasé alors que lorsque les méchants stals faisaient 30% en 1945, après d’innombrables sacrifices, nous avons eu tous les acquis sur lequel nous vivons encore aujourd’hui. Honneur à Croizat (Sécu, retraites par répartition, conventions collectives, Code du travail, comités d’entreprise), à Thorez (nationalisation des mines, statut du mineur, statut du fonctionnaire, SMIG), à Marcel Paul (nationalisation de l’électricité, du gaz), à Billoux (Renault), à Joliot-Curie (reconstruction de la recherche publique), à Wallon et Langevin (reconstruction de l’école), et cent autres choses qui méritent autre chose que des attaques sans fin.

Et en Espagne aussi marre des calomnies, c’est l’Internationale communiste et elle seule qui a monté les Brigades internationales et au PRCF, c’est un de ces organisateurs des Brigades, le camarade Jean Hemmen, qui a été fusillé POUR NOUS ET POUR TOI au Mont-Valérien. Respect !

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

25 septembre 04:03,

 

par do

Salut Georges,

Ce n’était pas contre toi. Ni contre les communistes, ni même contre certains de ceux qui croient encore en Staline, mais contre la bureaucratie stalinienne.

Et ce que j’ai dit n’enlève rien à la valeur de bien des gens que tu cites.

Je sais bien que les Brigades Internationales étaient le fait de Staline. Mais sais-tu qu’elles ont assassiné nombre d’anarchistes et de membre du POUM, en Espagne, sous prétexte qu’ils ne voulaient pas obéir à la bureaucratie stalinienne ?

Sur Staline, j’ai aussi écrit ceci, et cela devrait te plaire, je suppose :

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Sur la contribution soviétique à la victoire de 1945, j’ai publié ceci ;

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Et ceci : http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Mais il faut quand même accepter de regarder aussi les défauts de la bureaucratie stalinienne

Bien à toi,
do
http://mai68.org

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 13:36,

par Georges (Gastaud, NDLR)

a) Je refuse d’appeler bureaucrates des gens comme Hemmen, permanent du Komintern, qui étaient des MILITANTS dévoués jusqu’à la mort, et d’entrer ainsi dans la problématique trotskiste

b) J’ai moi-même écrit sur les déviances de Staline, mais sans tomber dans les concepts faciles des trotskistes et des anars

c) Le POUM et les anars étaient eux-mêmes, politiquement parlant, des boulets pour le Front populaire espagnol qu’ils ne cessaient de diviser, notamment par leur anticléricalisme infantile, autre chose sont les méthodes utilisées contre eux.

d) Le pb actuel n’est sûrement pas qu’on oublierait de critiquer Staline, le pb est que toute la réaction, tous les eurocommunistes, tous les trotskistes, tous les anars, tous les néo-maos à la Badiou, crachent jour et nuit sur Staline pour démolir l’URSS en cachant ce fait massif : le monde va cent fois plus mal depuis que l’URSS, défauts compris, a été sabordé à partir de l’argument de l’ « antistalinisme ». L’antistalinisme n’est que l’envers du « stalinisme », un culte de la personnalité à l’envers. Il faut rester sur les positions du Testament de Lénine qui proposait une critique équilibrée de Staline et des AUTRES dirigeants bolcheviks et qui proposait des remèdes simples et prolétariens pour parer aux dangers d’enkystement de la révolution.

Amitiés et merci pour les liens. G.

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 15:08,

 

par do

Salut,

Tu dis : « Le POUM et les anars étaient eux-mêmes, politiquement parlant, des boulets pour le Front populaire espagnol »

Mais sans eux, il n’y aurait eu aucune, absolument aucune résistance au coup d’État de Franco !

Tu dis : « le monde va cent fois plus mal depuis que l’URSS, défauts compris, a été sabordée »

Je suis absolument d’accord ! depuis 1992, on s’enfonce absolument dans le pire. J’ai écrit déjà quelque chose comme ce qui suit sur mon site, mais je n’arrive pas à le retrouver : « Tout se passe comme si l’existence-même de l’URSS avait été l’assurance-vie de tous nos acquis sociaux, retraites, salaires, sécurité sociales, services publics, etc. »

Tu parles à propos de Staline d’un « culte de la personnalité à l’envers ». Et tu as cent fois raison. Et il est insupportable de voir faire dans les médias l’égalité entre Staline et Hitler. Dans quelques années, ils nous diront que si Staline était un méchant, par contre Hitler était un gentil !

J’ai lu, il y a longtemps, deux ou trois fois le Testament de Lénine pour essayer d’y trouver ce que les trotskistes y voient : Ils prétendent que Lénine a confié sa succession à Trotski. C’est tout à fait faux : Lénine dit du mal de Trotski ET du mal de Staline. Par contre, il ne donne aucune solution pour remédier aux problèmes que ça pose. Il pose bien le problème dans son petit livre, mais ne donne aucune solution…

Amitié,
do
http://mai68.org

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 20:40,

 

par Xarlo

Je n’entrerai pas dans l’échange ; simplement, j’aimerais rappeler que, quand Santiago Carrillo SG du PCE fit le baise-main à la reine franquiste Sofia et fit allégeance à Juan Carlos II, l’URSS n’était pas encore dissous. Depuis, tant au pays basque des deux côtés de la Bidasoa qu’en Catalogne-sud -dans une moindre mesure- le PCE a tout fait pour saboter le droit d’autodétermination de nos peuples ! jusqu’à disparaître du panorama politique espagnol et ici également, en Iparralde (pays basque de l’état français). Pour les cadres du PC du coin, nous sommes des réacs puisqu’ils ne nous contrôlent pas ; et un poil plus à gauche aussi, il faut bien l’avouer ! En règle générale, ils préfèrent se saborder plutôt que de reconnaître leurs erreurs ; de plus ils sont plus nationalistes -français ou espagnols- que la droite dure. Pour eux l’internationalisme commence outre-mer et la solidarité doit s’appliquer entre et au sein des Etats déjà constitués et donc éternels. Quant à la lutte des classes… A tel point que nous avons dû créer nos propres organisations politique (successivement HB, Herritarrok, Sortu…) et syndical (LAB), outre nos propres écoles (Ikastolak), notre propre chambre d’agriculture (proche de la Confédération paysanne), etc…

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 21:53,

 

par do

Merci pour ces infos,

Amitié,
do
http://mai68.org

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 12:59,

 

par Annie

Peux-tu lire Le choix de la défaite, chapitre 7. Cette sortie contre l’URSS n’a pas de sens…

Amicalement,

Annie

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 13:07,

 

par do

Salut,

J’ai lu ce livre il y a trop longtemps.

Mais j’ai lu aussi, certes il y a bien plus longtemps encore, au moins une quinzaine de livres sur la révolution espagnole. Dont Orwell, Spanich cockpit, Les amis de Durruti, un livre sur le POUM, etc.

Je pense que si l’URSS de Staline a eu bien des qualités, notamment de nous débarrasser des nazis ; elle a eu aussi des défauts et il faut accepter de les voir.

Je verrais bien ce que tu dis au chapitre 7 de ton fameux et excellent livre.

Mais je doute qu’il vienne contredire le fait que Staline n’a pas été correct en Espagne. Notamment livrer les armes dans les Asturies au lieu de les livrer à Barcelone. Et tuer nombre d’anarchistes « incontrolés », et de poumistes. Orwell, dans les rangs du POUM, a dû fuir l’espagne pour ne pas se faire tuer par la bureaucratie stalinienne. Et ce fut de justesse, s’il a échappé à la mort. As-tu lu son livre Hommage à la Catalogne ?

Amicalement,
do
http://mai68.org

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 13:14,

 

par Bruno Drewski

Réaction d’un de mes camarades très en contact avec les Espagnols et actif dans le mouvement communiste international … je ne sais pas lui répondre « qui est-ce do ? » … je l’ai envoyé sur ton site mai68. Mais si tu veux m’envoyer un « complément d’enquête » … je le ferai suivre.

amicalement

> Message du 25/09/18 09:31

> De : « Patrick
> A : « Bruno DRWESKI »
> Copie à :
> Objet : re : tr : Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

> C’est la thèse classique des anars et des trots, plus ou moins héritée de la CNT et du POUM …

> C’est une vision totalement irréelle,

> Je t’en parlerai,

> Qui est ce do ?

> Patrick

> Message du 24/09/18 23:17
> De : « Bruno DRWESKI »
> A : « Patrick
> Copie à :
> Objet : tr : Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

> > Cher Patrick

> > Je ne connais pas assez l’histoire de la république espagnole pour répondre à cela … mais si tu as quelques billes sur le sujet … fais le moi savoir.

> > merci

> > Abrazo

> > Bruno

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68 25 septembre 13:32, par do

Salut,

Comme complément d’information, je peux lui dire de lire ces articles qui racontent une partie de ma vie :

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Qu’il sache aussi que j’ai lu au moins une quinzaine de livres sur la révolution espagnole.

Que je n’ai pas dit que du mal de Staline :

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Que je n’ai pas dit que du mal de l’URSS :

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Mais, que je pense qu’il faut accepter de voir aussi bien les défauts que les qualités, de même qu’il faut accepter de voir aussi bien les qualités que les défauts.

Amicalement,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 13:40,

 

par Bruno

Salut

Je ne prends pas part à ce débat dans la mesure où je connais mal ce sujet si ce n’est qu’entre les républicains et Franco, là je sais où penche mes sympathies, pour le reste j’avoue mon ignorance …c’est pour cela que j’ai envoyé ton texte à un connaisseur (engagé) du sujet avec qui un échange pourrait être créatif …à une étape ultérieure.

En attendant il voulait savoir qui yu étais, ce qui est normal car il a vécu plusieurs années au Brésil et est donc très loin des cercles politiques français.

En tout cas, c’est quelqu’un de très jovial et prêt à toutes les discussions même si sur le sujet espagnol il a sans doute lu tes auteurs mais aussi d’autres. Je pense que l’essentiel est d’enrichir le débat, de ton côté comme du sien,

on verra !

a bientôt

Répondre à ce message

 

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

25 septembre 13:58,

 

par Rémy‌

Merci pour ces très utiles rappels historiques que je partage totalement.

Amitiés.
Rémy‌

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

26 septembre 13:31,

 

par Luniterre

Bonjour, camarade

Dans cet article, tu reprends l’essentiel de ce précédent :

En mai 68, il fallait virer les bureaucrates ; aujourd’hui, il faut virer les antispécistes !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2223

auquel tu ajoutes la réponse faite dans l’échange qui s’en est suivi entre nous, à ton initiative, au sujet de la Révolution espagnole ( « guerre d’Espagne » et « Révolution espagnole » sont difficilement séparables ou même distinctes, j’espère que tu l’admettras…).

Pour ma part, j’avais d’abord pointé cette confusion essentielle et restée commune à tes deux articles, entre « stalinisme » et révisionnisme, et notamment concernant la réalité de la situation politique du PCF en Mai 68.

En effet, il est tout à fait impossible d’attribuer la ligne politique du PCF de cette époque au « stalinisme », bien que les trotskystes continuent de pratiquer ainsi, afin de sauvegarder leur petit fond de commerce anti-soviétique et anticommuniste, en réalité, ouvert en marge de l’agit-prop au service du système depuis la faillite du trotskysme en URSS.

Staline meurt en Mars 1953 et la contre-révolution khrouchtchevienne bat aussitôt son plein.

Si Thorez, à Paris, renâcle quelque temps encore, ce n’est pas sur les fondamentaux de cette contre-révolution, qui était en tous points raccord avec ses propres fondamentaux révisionnistes,

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/declaration-thorez-times-1946.pdf

mais uniquement sur le fait que la nouvelle direction soviétique souhaitait un « rajeunissement » de la direction du PCF en la personne d’Auguste Lecœur, qui avait, en outre, le prestige d’un authentique résistant…

Dès qu’ils ont réussit à se débarrasser de Lecœur, au prix de la mort de René Camphin, autre authentique résistant, les thoreziens n’ont pas tardé à s’aligner sur les positions les plus droitières des khrouchtcheviens, et même à en rajouter largement par la suite… !

En fait, on ne voit pas où mène cette confusion de ta part, à part tenter de sauver une lecture légendaire de l’histoire de la Révolution Espagnole, qui, minée par ses divisions internes, y compris au sein du mouvement anarchiste, sa composante effectivement la plus importante, n’en déplaise à M. Georges Gastaud, était donc dans l’incapacité de vaincre.

De plus, dans cette affaire d’ « or espagnol », tu voudrais attribuer une sorte de rôle de « Robin des bois » aux anars espagnols… Or si cela a pu être vrai en 1923, cela ne l’était plus en 1936, comme je te l’ai expliqué dans l’un de mes posts en réponse :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2223#forum1607

A quoi aboutit cette démarche, outre le fait qu’elle repose sur une approche idéaliste de l’histoire ?

A faire sortir M. Georges Gastaud de ses gonds archi-usés et rouillés par le social-chauvinisme ?

En réalité, et paradoxalement, tu lui sers involontairement la soupe en redorant le blason terni de l’histoire du PCF, en lui redonnant un lustre « stalinien » qu’il n’a jamais eu, en réalité, sauf en paroles flatteuses obligées par les circonstances historiques de l’époque…

Cela est largement attesté par tous les documents historiques désormais accessibles concernant les relations réelles entre le PCF et l’URSS d’époque stalinienne.

C’est pour ce genre de raison, entre autres duplicités, que M. Georges Gastaud est bien obligé de cautionner également cette lecture idéaliste et trotskyste de l’histoire, même si c’est pour tenter simplement de valoriser le lustre néo-thorezien qu’il veut à tout prix sauvegarder pour son groupuscule PRCF.

Alors que faire une étude matérialiste et dialectique de l’histoire aboutit à un résultat tout à fait différent, que ce soit concernant le stalinisme, l’histoire de l’URSS, du trotskysme, du mouvement libertaire espagnol, etc…

Il ne s’agit pas de faire reposer la démarche sur un préjugé en faveur de tel ou tel courant idéologique, mais simplement de remettre le rôle de chacun dans le contexte général de la lutte des classes, de la lutte antifasciste, et, aujourd’hui, de la lutte de résistance globale anti-impérialiste et anticapitaliste.

Cela peut difficilement être résumé dans un post… Concernant le débat auquel tu m’a invité sur le sujet du rapport entre Staline et la Révolution espagnole, c’est néanmoins ce que j’ai tenté de faire dans mes différents posts en réponse :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2223#forum1589

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2223#forum1593

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2223#forum1597

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2223#forum1607

Concernant l’histoire de l’URSS il y a maintenant quelques ébauches utiles et documentées, sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

(Avec de nombreux liens vers d’autres articles sur le sujet…)

Concernant la réalité du trotskysme aussi, et, notamment, sur la pensée économique de Trotsky :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/15/inedit-de-trotsky-une-page-d-histoire-particulierement-revelatrice-synthese/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/19/inedit-de-trotsky-un-echange-de-correspondance-suite-a-la-synthese-de-letude/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

Concernant l’histoire du PCF, également, même si la documentation sur la mort de René Camphin, par exemple, n’a pas encore été entièrement utilisée ( En son temps, cela viendra…) :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/12/23/pour-reconstruire-une-gauche-en-2016-sortir-enfin-les-cadavres-du-placard-thorezien/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

Luniterre

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

26 septembre 15:27,

 

par do

La révolution étant interdite, la guerre d’Espagne était perdue d’avance

Salut Luniterre,

Je n’ai pas répondu par manque de temps à ton post sur mon autre article concernant ce sujet.

Contrairement à ce que tu dis, ma vision de l’histoire de la révolution espagnole est la bonne. Il n’y a pas confusion de ma part entre les divers casses faits par Durruti et la prise de l’Or de la banque d’Espagne par les anarchistes. C’est bien eux qui ont pris cet or ! Qui d’autre sinon ?

Et dire que c’est la république espagnole, et pas les anarchistes, qui ont livré cet or à Staline n’a pas de sens, vu l’influence énorme qu’avaient les anarchistes sur elle au début ; la république n’existant plus dès le coup d’État de Franco, si les anarchistes n’avaient pas été là.

Sache aussi que, très en colère contre Staline, Diego Camacho (Abel Paz) m’a dit un jour que les anarchistes n’avaient pas demandé les Brigades Internationales à Staline. C’est Staline qui les a imposées, et, grâce à elles, a pu imposer la fin de la révolution espagnole et son remplacement par la guerre d’Espagne.

Car oui, il y a une énorme différence entre guerre d’Espagne et révolution espagnole. Faire la révolution, cela signifiait la faire dans toutes les villes, villages, et endroits contrôlés par les anarchistes. Staline a interdit ça, et a imposé de faire seulement la guerre.

Pour cela, avec l’aide de ses Brigades Internationales, il a militarisé de force les milices anarchistes, qui, du jour au lendemain, se sont retrouvées avec des chefs et une hiérarchie. Beaucoup se sont rebellés. On les appelle les incontrôlés (los incontrolados) et, comme j’ai déjà dit quelque part, Durruti était leur exemple incontesté.

C’est essentiellement à partir de là qu’il y a eu les divisions entre anarchistes. Pas avant. Car il y a eu des « anarchistes » qui ont accepté la militarisation et d’autres pas. Tu auras compris que les vrais anarchistes les plus courageux sont devenus des incontrôlés.

Et il y a eu la chasse aux incontrôlés décrétée par la République espagnole sous l’influence directe des « communistes ». Les « communistes » avaient les armes, donc c’est eux qui commandaient.

Comme quatre « anarchistes » (des traitres) avaient finalement accepté de participer à la république bourgeoise, une fraction des anarchistes a participé à la chasse aux incontrôlés. C’est ça, la division au sein des anarchistes, et Staline en est à la source.

Et, comme Guy Debord, je suis d’ailleurs sûr que c’est des « anarchistes » qui, participant à la chasse aux incontrôlés, ont assassiné Durruti sur le front de Madrid, mort d’une balle tirée dans son dos, alors qu’il n’avait que des anarchistes autour de lui. (Je précise que ce n’est pas l’avis de Diego Camacho qui, pensant que jamais un anarchiste n’aurait assassiné Durruti, croit plutôt à un accident)

La chasse aux incontrôlés cela voulait dire tuer ceux qui voulaient être jusqu’au bout des incontrôlés. Tel a été l’un des rôles essentiels des brigades internationales.

Si Staline avait tenu parole et livré ses armes à Barcelone, et s’il n’avait pas envoyé ses brigades internationales pour tout contrôler, la révolution espagnole aurait peut-être gagné la guerre.

Mais, comme j’ai déjà dit, la révolution ne se faisant plus dans les villes libérées, les gens ne voyant pas l’intérêt de mourir pour une république bourgeoise, ils ont donc cessés de se battre.

La révolution étant interdite, la guerre était perdue d’avance.

Amicalement,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

26 septembre 17:56,

 

par Luniterre

Tu affirmes :

« Contrairement à ce que tu dis, ma vision de l’histoire de la révolution espagnole est la bonne. Il n’y a pas confusion de ma part entre les divers casses faits par Durruti et la prise de l’Or de la banque d’Espagne par les anarchistes. C’est bien eux qui ont pris cet or ! Qui d’autre sinon ? »

Si tu as une documentation sérieuse qui atteste cette version de l’histoire, il faut donc la publier, car on ne la trouve nulle part ailleurs, même chez les anars…

La responsabilité, selon les versions, est partagée entre Negrin et Caballero, qui ne sont jamais que des sociaux-démocrates…

Caballero, formellement un peu plus “à gauche”, semble parfois avoir été surnommé le “Lénine espagnol”, c’est dire si l’on peut douter, finalement, qu’il y ait eu de véritable dirigeants communistes à cette époque, même au PCE… La carrière ultérieure de Santiago Carrillo semble donc confirmer l’emprise précoce du révisionnisme sur ce parti, même s’il était, par ailleurs, sincèrement antifasciste, mais, effectivement, d’un point de vue démocratique bourgeois.

Concernant le point de vue anarchiste, voici ce que j’ai pu trouver, avec un peu de chance :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/correspondance-camacho-oliver.pdf

(Ici, il semble bien s’agir du même Camacho (Abel Paz) que tu cites dans ton post.)

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/durruti-dans-le-labyrinthe-miguel-amorc3b4s.pdf

Il semble en ressortir qu’une sorte de hold-up anarchiste ait été effectivement envisagé par certains, mais jamais mis en œuvre… Le simple fait de l’existence du projet semble même faire débat…

Mais peut-être as- tu mieux ?

Ce serait donc une sorte de scoop historique…

Luniterre

PS : pour le reste, ne vois tu pas que tu inverses le processus dialectique le plus évident en supposant qu’il aurait été plus facile d’unir les antifascistes sur un projet de révolution communiste éliminant de fait et d’abord la bourgeoisie nationale et les classes moyennes antifascistes, et cela sans risquer de les faire basculer dans le camp facho, ou, à tout le moins, de les rendre hostiles à la résistance…!!??

Sans même rappeler les divisions internes qui minaient, dès le départ, les factions apparemment “radicales” de la gauche espagnole… Ce que l’épreuve du feu n’a fait que révéler et creuser encore davantage…

Quel gâchis et quelle tragédie !

Staline a peut-être eu des torts, qui restent à prouver sérieusement, mais en attendant, il a surtout le dos large et rend bien des services, en tant que bouc émissaire, me semble-t-il !

En réalité, et même avec un point de vue critique, il mérite, historiquement parlant, mieux que ça !

Luniterre

Répondre à ce message

 

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

26 septembre 19:21,

 

par do

Je n’ai pas le temps de relire la quinzaine (au moins) de bouquins que j’ai lu, il y a longtemps, sur la révolution espagnole. En plus, il faudrait que je retrouve les livres en question ! Mais piller la banque, c’est évidemment un truc d’anarchistes ! Les autres étaient beaucoup trop mou pour ça !

Staline a voulu diriger lui-même la révolution espagnole (qu’il a transformé de force en guerre d’Espagne) au lieu de laisser les Espagnols décider eux-mêmes de ce qu’ils avaient à faire.

Si Staline avait encore été révolutionnaire, et d’une il n’aurait pas demandé l’or espagnol pour aider la révolution, il l’aurait fait de lui-même sans rien demander en échange ; et de deux, il n’aurait pas décidé à la place des Espagnols de ce qu’il convenait de faire.

Salut,
do
http://mai68.org

PS) je suis peut-être fatigué, ou tu t’es mal exprimé, mais je ne comprends pas ce que tu veux dire avec :

« ne vois tu pas que tu inverses le processus dialectique le plus évident en supposant qu’il aurait été plus facile d’unir les antifascistes sur un projet de révolution communiste éliminant de fait et d’abord la bourgeoisie nationale et les classes moyennes antifascistes, et cela sans risquer de les faire basculer dans le camp facho, ou, à tout le moins, de les rendre hostiles à la résistance… !!?? »

Pourrais-tu redire la même chose autrement ?

PPS) Pourrais-tu faire un article spécial qui s’appellerait tout simplement « Le révisionnisme » et où tu expliquerais ce qu’est très précisément le révisionnisme. En disant objectivement non seulement ce que tu entends par là, mais aussi ce que d’autres personnes entendent par là. Car j’ai l’impression que tous les communistes n’emploient pas le mot « révisionnisme » au mêmes sens.

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

26 septembre 19:32,

 

par do

Sauvegarde sur mai68.org des documents que tu fournis :

Durruti dans le labyrinthe : http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/durr…

Correspondance entre Camacho et Oliver : http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/corr…

Bien entendu, il s’agit du Diego Camacho dont je parle.

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

26 septembre 22:41,

 

par mivila

bjr camarade,

je croyais que vous etiez stalinien. je suis content que vous en soyez pas tomber dans cette orniere….

voici trois preuves que l’on ne peut pas defendre staline :

Staline aurait (d apres ceux qui s’en reclame) lutter contre la bureaucratie,
PB pourquoi a t il fait assassiner trotsky alors que Il l’a lui même dénoncé
Staline a signer le pacte germano sovietique (ca ne me choque pas perso, puis que c’est tactique)

PB mais pour quoi n’a t’il pas à ce moment la deplacer les usines vers l’est tout de suite plutot qu’attendre barbarossa.

Il y a eu des militants communistes qui ont eu le malheur de connaitre successivement le goulag puis les geoles hitlerienne.
PB c’est staline qui les a remis a hitler (exple margaret buber neuman)

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

26 septembre 22:54,

 

par do

Salut,

Je ne savais pas que Staline avait livré des communistes à Hitler. J’ai donc fait des recherches dans google au nom que tu cites, Margarete Buber-Neuman.

J’ai trouvé plusieurs articles confirmant ce que tu dis dont celui de Wikipédia, vu en premier, mais comme j’ai pas confiance en wikipédia quand il s’agit de politique, j’ai continué à chercher, tous les article que j’ai vu confirment ce que tu dis. Je livre ici un témoignage PDF :

http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/Marg…

A+
do
http://mai68.org

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

27 septembre 06:31,

 

par Luniterre

Pour ma part, je ne me détermine pas en fonction de préjugés, « staliniens » ou « anti-staliniens » mais en fonction des faits et de la correspondance qu’il est possible d’établir entre les faits et les écrits des uns ou des autres.

La « livraison » de communistes à Hitler est souvent évoquée (…par les anticommunistes), mais sans que je n’ai pu trouver de base réelle jusqu’à présent.

C’est donc le premier cas qu’il m’est donné d’étudier et je remercie donc le camarade Mivila pour ce document.

Ceci dit, il s’agit ici d’un « portrait », établi par Pierre Rigoulot, et non réellement d’un témoignage, au premier degré et au sens réel du terme.

J’ai donc cherché à mieux connaître à la fois et Margarete Buber-Neumann et Pierre Rigoulot.

Pierre Rigoulot est un complice de Stéphane Courtois pour la rédaction du « Livre noir du communisme », ce qui situe déjà assez bien le personnage…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rigoulot

A propos de Margarete Buber-Neumann, sa bio nous est présentée ainsi :

« Dans les années 1920, Margarete Thüring adhère au Parti communiste d’Allemagne. Elle épouse Rafael Buber, fils du philosophe Martin Buber et communiste. Elle devient en 1928 employée d’Inprekorr1. Le couple Buber a deux filles, puis divorce en 1929. Elle vit ensuite avec Heinz Neumann (de), l’un des leaders du parti communiste allemand2. En 1932, Heinz Neumann s’oppose à Staline sur la stratégie à suivre vis-à-vis du parti nazi et est mis à l’écart. Le couple est toutefois envoyé en Espagne par le Komintern. »

Il n’y avait donc pas que des « staliniens » dans les Brigades Internationales…

La 3e Internationale, dès cette époque, en réalité, semble avoir été sérieusement noyautée…

Par la suite, Margarete Buber-Neumann fut effectivement, après son mari, victime des « purges » anti-trotskystes et contre les autres factions d’opposition en URSS. De fait, elle a eu réellement la chance de s’en tirer, et elle a pu finalement faire carrière dans l’anticommunisme, en fait, comme beaucoup d’autres opposants anti-soviétiques.

D’après Wikipédia en anglais (l’article français étant à « créer »), Neumann « … was sentenced to death on 26 November 1937 by the Military Collegium of the Supreme Court of the Soviet Union and shot the same day. »

Autrement dit, condamné à mort par la justice militaire de l’URSS.

Reste à savoir la nature réelle de leur activité anti-soviétique, et même sa réalité éventuelle. Faute de plus de doc sur le sujet, difficile de se faire une opinion fondée sur autre chose que des préjugés, et comme je n’en ai pas, je reste donc réservé sur ces deux cas.

Concernant l’histoire de l’or espagnol en 1936, il semble par contre bien établi que les anars n’y ont joué au mieux qu’un rôle secondaire, et non décisif, et que, de plus, ils étaient également divisés sur cette question.

Concernant l’idée de faire un article général sur le sujet du révisionnisme pour publication ici, pourquoi pas… ? Il me faudra en trouver le temps, néanmoins…

Concernant le processus dialectique, je peux tenter une autre image, en quelque sorte, qui est celle d’un écheveau emmêlé dont les différents fils sont les différents aspects de la réalité à laquelle nous sommes confrontés. Comme ont le voit, à toute époque, en 1936 comme aujourd’hui, elle est extrêmement complexe, même si chaque problème, pris isolément, peut paraître simple.

En réalité, agir sur une seule question fait évoluer l’ensemble de la situation, tant les fils sont emmêlés.

Pour ce qui nous concerne, on voudrait évidemment aller directement au cœur du problème global et tirer tout de suite le fil de la révolution prolétarienne…

Mais même si ce fil est au cœur de l’écheveau, peut on le tirer directement sans resserrer encore plus autour du prolétariat l’ensemble des fils qui l’emprisonnent ? A t-on les forces et les moyens de démêler l’ensemble de ces fils ou même de les briser tous avant qu’ils ne se resserrent, comme ce fut le cas en Espagne ?

Autrement dit, dans ce cas, monter directement à l’assaut de la bourgeoisie républicaine antifasciste, est-ce le meilleur moyen de vaincre le fascisme et d’assurer le triomphe de la Révolution ?

Il est évident que non. C’est seulement le moyen de se trouver contraint de combattre deux ennemis à la fois, alors que l’on arrive déjà pas à réunir les forces suffisantes pour en combattre efficacement un seul… !

Étant la force relativement la plus importante du camp antifasciste, le mouvement anarchiste avait probablement le moyen d’imposer certaines conditions qui lui auraient permis de développer son projet sans rentrer en conflit prématuré avec la bourgeoisie nationale républicaine.

La négociation, comme je l’ai suggéré par analogie au Donbass, aurait pu porter sur les critère aboutissant à nationaliser et/ou collectiviser telle ou telle entreprise.

Et aussi, évidemment, sur les améliorations sociales générales à apporter tout de suite…

Mais surtout, elle aurait du régler l’organisation, le rôle et la répartition des forces militaires en présence, comme cela a pu être fait au Donbass, également, avec une stratégie et un commandement antifasciste unique.

Avec la victoire sur le fascisme, dont elle eu été regardée comme l’intervenant principal, la mouvance anarchiste en serait sortie encore renforcée, et non affaiblie, et en meilleure position pour faire avancer son projet global, en eut-elle un de réellement cohérent.

Luniterre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Margarete_Buber-Neumann

https://en.wikipedia.org/wiki/Heinz_Neumann

https://en.wikipedia.org/wiki/Military_Collegium_of_the_Supreme_Court_of_the­_Soviet_Union

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inprecor

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rigoulot

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

27 septembre 14:59,

 

par do

Salut Luniterre,

Non, bien sûr, il n’y avait pas que des staliniens dans les brigades internationales. Orwell lui-même étant en contact avec des trotskistes anglais a fait partie, en quelques sortes, des brigades internationales, en partant combattre dans les rangs du POUM ; dont le dirigeant était l’ancien secrétaire de Trotski, et dont il s’était séparé politiquement je ne sais plus pourquoi. Il est à noter qu’une fois sur place, Orwell s’est senti plus proche des anarchistes que des poumistes ; mais, il est resté avec les poumistes par fidélité ou par amitié.

De toute façon, que ce soit les anarchistes ou pas qui se soient emparé de l’or de la banque d’Espagne ne change pas grand chose au fait que Staline a préféré attendre 6 mois (cela aurait pu être plus) pour livrer les armes aux Asturies, alors qu’il pouvait les livrer sans problème immédiatement à Barcelone. Mais il voulait diriger les choses à la place des Espagnols.

Quand à la bourgeoisie, la majorité des capitalistes espagnols soutenaient en fait Franco, comme d’ailleurs tout le capitalisme au niveau international ; et l’Espagne, étant très peu industrialisée, était surtout la proie de gros propriétaires terriens qui soutenaient tous Franco. Il n’y avait donc aucun compromis à faire.

Il faut noter d’ailleurs une erreur dans les analyses de Karl Marx, qui considère que les paysans sont fondamentalement réactionnaires. L’Andalousie et l’Aragon étaient essentiellement agricoles, pourtant l’ensemble des paysans étaient proche de la révolution anarchiste.

Amicalement,
do
http://mai68.org

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

28 septembre 09:59,

 

par Luniterre

Bonjour, camarade !

« …que ce soit les anarchistes ou pas qui se soient emparé de l’or de la banque d’Espagne » , selon la logique que tu nous proposes toi même au départ, dans ce débat, cela change effectivement les données du problème. Et de manière simple et évidente : si les anars avaient été réellement responsables de la livraison de l’or espagnol à l’URSS, le contrat aurait effectivement été entre l’URSS et eux, en tant que première force représentative de la Révolution espagnole.

Mais en réalité, ce n’était donc pas le cas, et le contrat réel était bien entre la République Espagnole et l’URSS .

Et comme, selon toi, pour les anars, « Il n’y avait donc aucun compromis à faire », il est clair que l’URSS tenait compte du fait qu’une partie importante des anars était ouvertement hostile au gouvernement républicain du Front Populaire, et même prête à le combattre militairement, et, dès lors, il aurait été absurde de livrer des armes à une organisation hostile au gouvernement avec lequel elle venait de passer contrat !

Cela aurait même été compris comme le déni d’un engagement et un discrédit pour l’URSS.

Le débat au sein du mouvement anarchiste était connu bien avant 1936 et Staline ne pouvait l’ignorer, et devait, en toute logique, en tenir compte.

On ne voit pas pourquoi non plus les anars lui réclamaient éventuellement des armes sans se prononcer ouvertement sur la question et lui demander donc carrément de cesser de reconnaître et de soutenir la République Espagnole. En effet, on ne peut à la fois reconnaître un Etat, dans ces circonstances conflictuelles, et le combattre militairement de façon ouverte et publiquement reconnue.

La question reste donc bien celle de la nécessité ou non d’unir largement contre le fascisme, dans ces mêmes circonstances.

La bourgeoisie nationale républicaine était encore, via le PSOE, le premier parti de la gauche espagnole, en terme de soutien populaire, et loin devant le PCE, par exemple.

Au plus bas de son étiage électoral, en 1933, cette gauche bourgeoise républicaine représentait 3 118 000 voix, et au plus fort, en 1936, 4 450 000, soit un différentiel de 1 332 000 voix.

Compte tenu que la CNT avait appelé aux urnes, en 36, contrairement à 33, cela donne, en proportion, une idée approximative de son influence, même s’il faut y rajouter ceux qui ont persisté à s’abstenir…

Quoi qu’il en soit, s’opposer, sur cette base, à la fois au camp républicain et aux fascistes, qui, électoralement, pouvaient semble-t-il légitimement revendiquer la nullité de ces élections, où, en réalité, la droite était encore majoritaire, en nombre total de voix, c’était véritablement et évidemment aller au combat sur un rapport de forces extrêmement défavorable, et un échec sanglant assuré, ce qui n’a, hélas, pas manqué.

Il y a effectivement lieu de critiquer l’ambivalence du PCE, qui ne formait pas réellement une avant-garde prolétarienne, mais se posait plutôt en « aile gauche » de la social-démocratie, mais on ne peut reprocher à l’URSS de n’avoir pas tenu ses engagements.

Si une ligne révolutionnaire d’unité antifasciste menant à la Révolution socialiste était impossible à mettre en pratique, cela tient autant à l’ambivalence de l’attitude des anars que de celle du PCE, effectivement, et nullement à l’action de l’URSS, qui ne pouvait manifestement rien faire d’autre, dans une telle situation, sauf, à la rigueur, se garder d’intervenir, tout simplement !

Luniterre

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

29 septembre 15:48,

 

par do

Salut Luniterre,

Jamais les anarchistes n’ont combattu, ni voulu combattre la République. C’est même pour en prendre la défense qu’ils ont résisté militairement, après avoir pillé les armureries, au coup d’État de Franco.

Puisque l’or Espagnol est parti de Carthagène, sur la méditerranée ; les Soviétiques pouvaient très bien utiliser Carthagène, par exemple, pour livrer les armes à la République. Ainsi, ils n’auraient pas eu besoin de franchir le détroit de Gibraltar tenu par Franco. Ce qui leur a pris des mois, ce qui aurait pu leur prendre plus longtemps encore ; et, même, ils auraient très bien pu ne jamais pouvoir passer.

Mais, ils voulaient à tout prix livrer ces armes, non à la République en soi, mais aux communistes des Asturies à qui ils pouvaient donner des ordres.

Donc, que ce soit les anarchistes ou la République qui ait livrés l’or de la banque d’Espagne à l’URSS ne change effectivement pas grand chose.

Cependant, voici deux extraits de l’article de Wikipédia intitulé L’or de Moscou :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Or_de…

L’ordre de transfert et ses motivations

On parle aussi du danger des anarchistes de la FAI (Fédération anarchiste ibérique), et de leur intention d’attaquer les chambres fortes de la Banque d’Espagne et de transférer les réserves d’or à Barcelone, le bastion de la CNT (Confédération nationale du travail) et de la FAI, non seulement pour le maintenir en sécurité, mais aussi pour acheter du matériel de guerre pour leur propre compte. Ce plan aurait été préparé par Diego Abad de Santillán, un des plus ardents détracteurs de Negrín, mais de telles assertions sont considérées inexactes par l’historien libertaire Francisco Olaya Morales (es), qui estime que l’or est transféré à Carthagène non pour des raisons de sécurité, mais avec l’intention préconçue de l’envoyer à Moscou

Le 14 septembre 1936, des carabiniers et des miliciens entrent dans la Banque, envoyés par le Ministère de l’Hacienda en accord avec les comités syndicaux de la Banque de l’UGT (Union générale des Travailleurs, syndicat proche des socialistes) et la CNT (Confédération nationale du travail, anarcho-syndicalistes). Le directeur général du Trésor, Francisco Méndez Aspe, futur Ministre de l’Hacienda dans le gouvernement de Negrín, dirige l’opération d’appropriation. Il est accompagné du capitaine Julio López Masegosa et d’une cinquantaine de métalliers et de serruriers.

Ces extraits de Wikipédia laissent penser que ce sont les anarchistes qui ont forcé la République à prendre l’or de la banque d’Espagne pour le livrer à Moscou ; la menaçant, si elle ne le faisait pas, de prendre cet or eux-mêmes pour leur propre compte.

Amitié,
do
http://mai68.org

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

 

30 septembre 04:35

 

Par Luniterre

 

Bonjour, camarade !

Après avoir affirmé qu’ « Il n’y avait donc aucun compromis à faire » avec la bourgeoisie nationale républicaine, http://mai68.org/spip2/spip.php?article2235#forum1637

tu te contredis encore :

« Jamais les anarchistes n’ont combattu, ni voulu combattre la République. C’est même pour en prendre la défense qu’ils ont résisté militairement, après avoir pillé les armureries, au coup d’État de Franco. »

Et manifestement contre l’évidence, vu la guerre civile menée également contre le gouvernement républicain, de façon plus ou moins larvée, au début, puis carrément ouverte, comme à Barcelone, en Mai 1937 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_de_mai_1937_%C3%A0_Barcelone

On ne voit donc toujours pas pourquoi l’URSS aurait du les armer contre la République, à moins de vouloir la défaite de l’Espagne républicaine !

Concernant la qualité de l’armement soviétique, tu reprends les habituelles jérémiades anti-soviétiques sur le sujet, alors que c’est loin d’être l’avis général, sauf chez les anti-soviétiques, évidemment… :

http://chs.huma-num.fr/exhibits/show/marty-et-les-brigades-internat/guerre-d-espagne/des-armes-pour-l-espagne

De plus, selon les anars, ce sont bien eux-même qui ont refusé de traiter avec les russes… :

« Rosenberg proposa à Durruti et Besnard de les rencontrer pour un échange de points de vue, mais ceux-ci, considérant qu’ils n’avaient rien à dire à un ambassadeur, refusèrent. »

Miguel Amorôs

DURRUTI dans LE LABYRINTHE

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/durruti-dans-le-labyrinthe-miguel-amorc3b4s.pdf

Tu t’obstine également sur cette autre idée tout aussi évidemment fausse :

« les Soviétiques pouvaient très bien utiliser Carthagène, par exemple, pour livrer les armes à la République. Ainsi, ils n’auraient pas eu besoin de franchir le détroit de Gibraltar tenu par Franco. Ce qui leur a pris des mois, ce qui aurait pu leur prendre plus longtemps encore ; et, même, ils auraient très bien pu ne jamais pouvoir passer. »

Alors que les historiens de tous bords convergent sur le point d’arrivée des armes soviétiques, dès début Octobre 1936, avant même le départ de l’or pour Odessa, qui a lieu, quant à lui, le 25 Octobre… !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Or_de_Moscou#Appropriation_de_l’or_et_transfert_%C3%A0_Carthag%C3%A8ne

Et pour finir, tu tentes de sauvegarder ta première affirmation sur la responsabilité des anars dans la saisie de l’or de la Banque d’Espagne en découpant deux passages de l’article « l’or de Moscou » qui n’ont rien à voir entre eux…

Le premier rapporte une simple rumeur d’un projet avorté et démenti par les anars espagnols eux-même, (voir ci-dessous) et pour cause, car les présentant précisément comme agissant pour leur propre compte, et non pour celui de la République, ce qui les discrédite, une fois de plus !

Le deuxième fait allusion à leur accord syndical pour l’intervention des milices agissant sous les ordres de la République, par contre, et en exécution de ses directives, tout simplement !

Le point de vue des anars eux-mêmes était déjà dans les docs que je t’ai communiqué, et que tu as toi-même enregistrés sur VLR, de plus !

Bien évidemment, la présentation du contexte politique est faite de leur point de vue, dont j’ai déjà suffisamment démontré les contradictions internes et les incohérences dans mes posts précédents pour ne pas y revenir, mais la description des faits y est précisément et carrément en dénégation de toutes tes affirmations sur cette histoire d’or… :

Miguel Amorôs

DURRUTI dans LE LABYRINTHE

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/durruti-dans-le-labyrinthe-miguel-amorc3b4s.pdf

« Inquiet des projets belliqueux d’Hitler, le gouvernement soviétique cherchait à parer la menace en s’alliant aux démocraties bourgeoises ; c’est pourquoi il avait adhéré le 25 août au Comité de non-intervention, et Staline signé le 28, le lendemain de l’arrivée de Rosenberg à Madrid, un décret interdisant l’exportation d’armes en Espagne.

Cependant, quand il s’avéra que l’Allemagne et l’Italie ne respectaient pas leurs engagements et aidaient les insurgés, Staline révisa sa position : l’Espagne devenait un banc d’essai pour promouvoir, contre les États fascistes, une alliance entre les démocraties et l’Union soviétique. A cette fin, il fallait intervenir dans le conflit espagnol, certes pas pour venir en aide à la révolution, ce qui n’aurait pas été du goût des gouvernements français et anglais, mais pour consolider l’État « démocratique » bourgeois. Par le moyen du chantage aux armes, Staline tenait la République à sa merci. C’est sur son ordre direct que le 16 septembre le chef du service de contre-espionnage de l’Armée rouge, Uritsky, déclencha « l’opération “X’ » pour envoyer en Espagne des hommes et du matériel. A partir de ce moment, l’ambassadeur à Madrid, le consul russe à Barcelone et les conseillers militaires au ministère de la Guerre se mirent à fréquenter les différents protagonistes du camp républicain dans le but de les rallier aux objectifs de la politique russe.

C’est ainsi que Rosenberg proposa à Durruti et Besnard de les rencontrer pour un échange de points de vue, mais ceux-ci, considérant qu’ils n’avaient rien à dire à un ambassadeur, refusèrent.

On peut supposer que Rosenberg s’entretint avec Horacio M. Prieto, secrétaire du Comité national de la CNT, afin de le persuader des avantages d’une participation des anarchistes au gouvernement. En l’occurrence, il prêchait un convaincu. Il entreprit ensuite de circonvenir Largo Caballero en lui assurant que les livraisons d’armes russes étaient imminentes. De fait, les armes commencèrent à arriver le 4 octobre sur le Campeche, mais en petite quantité et, pour plus de la moitié, vieilles et hors d’usage. Aucune de ces armes ne s’égara du côté des unités anarchistes. Telle fut la première intervention de l’Union soviétique dans les affaires espagnoles. Quant à la seconde, ce fut l’envoi en Russie de l’or de la Banque d’Espagne, sous prétexte de le mettre hors d’atteinte des nationalistes — et des anarchistes ! Besnard et Durruti revinrent de Madrid les mains vides. « Marianet », qui restait optimiste, informait alors les Comités de l’« Organisation » du fait que par le truchement de Durruti était « sur le point de se réaliser une opération pour le compte de la Généralité et que [une fois] obtenu l’argent pour cette vente il pourrait servir à compléter la somme nécessaire » . Les jours passèrent et les promesses ne furent pas suivies d’effets. Ils firent alors une nouvelle tentative auprès de la Généralité, mais Garcia Oliver se démarqua, persuadé que toute l’affaire n’était qu’une manœuvre de Santillan à son encontre.

Ni lui ni Tarradellas ne voulurent débloquer les fonds, en conséquence de quoi le marché fut rompu. Dans ses Mémoires, Garcia Oliver se débarrasse de l’épisode en prétendant que les contacts de Besnard n’étaient pas dignes de confiance. C’est dans ce contexte que naquit le projet de recourir à l’or de la Banque d’Espagne. Santillan avait auparavant suggéré au précédent chef du gouvernement, Giral, de mettre cet or en lieu sûr dans un pays étranger. Devant le risque d’échec de l’opération montée par Besnard, Santillan avait envisagé un moyen d’agir parallèlement pour disposer des fonds nécessaires, à savoir de s’en emparer à la Banque d’Espagne. Pour ce faire il arma la colonne « Tierra y Libertad », chargée de mener à bien l’opération.

Mais au moment d’agir il flancha et dévoila son projet au Comité national et à divers dirigeants régionaux, qui le repoussèrent avec épouvante.

Antonov-Ovseenko fut informé de l’affaire par l’agent « X », infiltré dans les milieux anarcho-syndicalistes ; il s’empressa de répandre la nouvelle, les Russes trouvant là le meilleur des arguments en faveur du transfert de l’or. Quelques semaines plus tard, Caballero et Negrin le firent transporter à Carthagène avec un grand luxe de précautions — pour qu’il échappe aux anarchistes ! — [NDTML : …mais avec l’accord de la CNT, comme tu le mentionnes toi-même !] et là il fut embarqué pour Odessa, en paiement des armes que Staline voudrait bien consentir à livrer.

Quelqu’un proposa un nouveau plan, peut-être un autre infiltré, car l’attaché commercial de l’ambassade russe, Stachevski, fit courir le bruit que la CNT préparait un coup de main pour s’emparer de l’or au moment de l’embarquement. Quant à la colonne « Tierra y Libertad », elle fut comme prévu envoyée en Castille, où l’état-major, c’est-à-dire les Russes, lui assigna une position pilonnée par l’artillerie. Les miliciens finirent par se lasser de supporter le feu ennemi et d’accumuler les pertes ; ils se replièrent en désordre vers la capitale, ce qui fit d’eux l’objet de moqueries intéressées. »

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Correspondance entre Diego Camacho (« Abel Paz ») et Juan García Oliver

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/correspondance-camacho-oliver.pdf

« Lettre du 29 septembre 1971 Diego Camacho (Paris) à Garcia Oliver (Guadalajara, Mexique)

« Santillan parle aussi d’un de tes projets de former un corps de guérilleros qui devait agir derrière les lignes ennemies, mais il ne donne pas beaucoup de détails sur le sujet. Il me semble qu’il faut faire ressortir le projet, et je le fais, mais je pense qu’il faut en dire plus historiquement. Je te charge de m’éclairer sur ce fait.

Et enfin, il y a ce célèbre projet de prendre d’assaut la Banque d’Espagne, dont parle le même Santillan dans son livre « Pourquoi nous avons perdu la guerre ». On nous a beaucoup critiqués, nous les anarchistes, alléguant que nous avions commis les mêmes erreurs que les communards. Je pense qu’il serait utile de rappeler ce projet et d’exposer le pour et le contre, si c’est bien un projet et non un rêve de Santillan. Tu vois ?

Tout cela touche la lutte sociale et son histoire. L’individu disparait derrière les événements, même s’il en a été le moteur. Ce qui est important c’est l’élan collectif, même s’il est logique de reconnaître qu’il existe des individus qui poussent plus. »

« Lettre du 24 septembre 1972 Diego Camacho (Paris) à Garcia Oliver (Guadalajara, Mexique).

« Besnard parle de son voyage à Madrid avec Durruti et des discussions entre toi, Durruti et Santillan, etc.

Pour finir, c’est Santillan qui parle du projet d’attaque de la Banque d’Espagne dans son livre Pourquoi nous avons perdu la guerre. C’était, pour moi, important de connaître plus en détail tous ces problèmes, mais je n’ai pu aller au fond des sujets, parce que, je répète, tu ne m’as pas aidé, Santillan très peu et d’autres, comme tu dis, m’ont mal aidé.

Que pouvais-je faire ? Rester les bras croisés ? Suspendre mon travail ? Considérer mes recherches comme inutiles, alors que j’ai risqué ma vie, cherchant pour mon propre compte, jusqu’à la découverte de la tombe de Durruti, sans que personne ne m’aide sur le sujet ? Je ne pouvais pas faire ça et j’ai publié mon travail. Que ce soit une mauvaise biographie infestée d’erreurs, à qui la faute ? Ça m’a couté dix ans de travail et peu m’importe de consacrer trois ans de plus à corriger les erreurs dans l’édition espagnole, même si ça implique une reprise totale de l’ouvrage. Ce que je demande, c’est que l’on me signale, même sommairement, ces erreurs. »

« Lettre du 22 novembre 1972 Garcia Oliver (Guadalajara, Mexique) à Diego Camacho (Paris)

« Tu me dis que tu veux changer des passages de ton livre. S’il te plait, prends ceci en note :

Ce que tu racontes sur moi et Santillan de vouloir piller l’or de la Banque d’Espagne de Madrid est faux. Je suppose que c’est Santillan qui t’en a parlé, lui qui n’est pas un idéologue, qui n’est pas même Santillan, seulement un quelconque Sinesio Garcia Fernandez [ NDLR : son véritable nom…] et qui plus est un grand menteur.

Le groupe appelé CRISOL n’a jamais existé. Crisol était le nom que Alaiz donna à un journal anarchiste qui eut une courte vie, où collabora Callejas, il était distribué gratuitement. C’est Garcia Oliver et lui seul qui a fourni l’argent en liquide pour la réalisation et le financement des salaires de Alaiz et Callejas, personnes qu’il soutenait économiquement depuis longtemps.

Si, comme tu le dis, il est vrai que Juanel, Federica, Peirats et autres, y compris Santillan, jouent les fous sur le Plenum Régional des Locales et Cantonales de la CNT-FAI où l’on décida de rejeter l’idée d’aller vers le Communisme Libertaire, en alléguant qu’ils ne se souviennent pas, ou qu’ils n’y étaient pas, ou que c’est passé inaperçu, tu peux leur dire à tous que se sont de fieffés menteurs. »

CQFD !

Luniterre

 

 

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

1er octobre 02:28,

 

par do

Salut Luniterre,

Tu fais erreur, tout d’abord, la guerre de Barcelone pour le central téléphonique a eu lieu en mai 37 ; alors que la décision des soviétiques de livrer les armes dans les Asturies, c’est-à-dire sur l’Atlantique, a été prise dès le début, du moins bien avant cette guerre.

Ensuite, cette Guerre n’a pas eu lieu entre la République d’un côte, et de l’autre les anarchistes et le POUM ; mais, entre d’un côté les staliniens, et de l’autre le POUM et les anarchistes. Cette guerre n’a pas eu lieu pour ou contre la République, mais au sein de la République.

Tu dis : « Alors que les historiens de tous bords convergent sur le point d’arrivée des armes soviétiques, dès début Octobre 1936, avant même le départ de l’or pour Odessa, qui a lieu, quant à lui, le 25 Octobre… ! »

Extrait que tu cites :

« De fait, les armes commencèrent à arriver le 4 octobre sur le Campeche, mais en petite quantité et, pour plus de la moitié, vieilles et hors d’usage. Aucune de ces armes ne s’égara du côté des unités anarchistes. »

Commencèrent…

Les vraies armes, en grande quantité, pas vieilles et pas hors d’usage, arrivèrent bien plus tard ; et servirent plus contre les anarchistes et le POUM qu’au front. Les bouquins que j’ai lus disent qu’il y avait plein d’armes de bonne qualité à l’arrière et que le front était démuni.

Quant à Garcia Oliver, qui a trahi en acceptant de participer au gouvernement, il n’est pas digne de confiance.

Les deux paragraphes que je cite dans mon intervention précédente ne sont effectivement pas reliés par l’article de Wikipédia ; mais, en les reliant tout de même, la conclusion que j’en tire est vraisemblable.

En fait, Staline a volé la révolution espagnole, et l’a ensuite laissée tomber ; alors que si Hitler et Franco avaient été vaincus en Espagne, l’URSS n’aurait même pas été envahie.

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

1er octobre 11:46, 

 

par Luniterre

 

La guerre pour un central téléphonique ?

Effectivement, en un sens, …mais si ce central refuse de faire son travail et de passer les appels officiels du gouvernement de la République, comme ce fut le cas, il devient donc bel et bien l’instrument d’un coup d’Etat, fût-ce une révolte anarchiste, contre cette même République, et la cause d’une nouvelle guerre civile, en plus de celle contre le fascisme !

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_de_mai_1937_%C3%A0_Barcelone

 

Et sinon, concernant les premières armes arrivées, le 4 Octobre, c’est bien à Carthagène, et non aux Asturies… :

« CHRONOLOGIE

« 1936

« 4 octobre. Arrivée à Carthagène du Campeche, avec une première livraison d’armes russes. »

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/durruti-dans-le-labyrinthe-miguel-amorc3b4s.pdf

Pour le reste, il paraît effectivement vraisemblable que l’URSS ait tenté de livrer des armes aux Asturies, tant qu’il y avait des combattants républicains en action dans ce secteur… !

C’est le contraire qui eut été une trahison !

Quoi qu’il en soit, si tu as de la doc sérieuse à ce sujet, c’est le moment ou jamais de la republier.

Concernant la qualité des armes, ceux qui veulent charger l’URSS disent qu’elles n’étaient pas bonnes, et réciproquement…

On ne va pas y revenir…

En réalité, d’autres guerres révolutionnaires ont triomphé avec beaucoup moins de moyens et ce ne serait même pas, de toutes façon, une justification de cette débâcle, entièrement due au manque de cohésion et d’unité, puis à la deuxième guerre civile, « au sein de la République », tout comme il y en avait déjà une entre République et fascisme !

1936, c’est seulement 6 ans après la fin de la NEP, en URSS, NEP à l’issue de laquelle l’économie soviétique était à nouveau ruinée, aux « bons soins » des NEPmens, des koulaks, et de leurs soutiens boukhariniens, rioutinistes, trotskistes, etc…

6 ans, c’est réellement très peu pour redémarrer et recréer une industrie socialiste performante et capable de sortir des armements à la hauteur de ceux de l’industrie allemande, quasi centenaire, voire plus :

« La Révolution industrielle en Allemagne désigne la percée de l’industrialisation en Allemagne au XIXe siècle. Cette période débute en 1815 selon Hubert Kiesewetter1, ou en 1835 selon Friedrich-Wilhelm Henning2. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Révolution_industrielle_en_Allemagne

Et donc il y a pu avoir, très humainement, quelques « ratés » dans la production, ce qui reste à prouver, de plus, en dehors de ce contexte polémique.

Et pour finir, encore une fois, remettre sur l’URSS et sur Staline la responsabilité de cette débâcle, c’est seulement le moyen facile de refuser de faire une analyse objective de ses causes, qui sont pourtant évidentes, en termes de manque d’unité antifasciste et de cohésion autour d’un programme politique négocié entre les parties, politiques et syndicales, dans le cadre de cette unité.

Encore une fois, c’est bien la volonté politique qui manquait, de part et d’autre, anars-POUM et PCE-PSOE, et rien d’autre !

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin !» V.I. Lénine

Bien à toi,

Amicalement,

Luniterrec

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

1er octobre 14:55,

 

par do

Salut Luniterre,

Je croyais que Trotski était contre la NEP ?

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

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Staline en 36 en Espagne, et les staliniens à Paris en 68

 

1er octobre 16:35,

 

par Luniterre

Je le croyais aussi, et même jusqu’à une époque très récente, et en mémoire de l’époque post-68, où l’on nous apprenait que Trotsky était une sorte de « révolutionnaire gauchiste », (…c’était à la mode), et on nous l’a fait avaler parce qu’effectivement il s’était positionné en « leader » de l’ « opposition de gauche » contre Staline…

Or en étudiant sérieusement la réalité de sa pensée économique, et en commençant même par la seule étude faite réellement sur le sujet avant la mienne (à part quelques allusions intéressantes chez Moshe Lewin),

Sur les conceptions économiques de Léon Trotsky _ Par Michel Raptis

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=879:sur-les-conceptions-economiques-de-leon-trotsky&option=com_content&Itemid=53

J’ai donc découvert que non seulement ce n’était pas le cas, mais que bon nombre de trotskystes veulent en faire aujourd’hui un « pionnier », dès 1920, de la NEP, ce qui est également faux, du reste, vu le texte de Lénine remontant à 1918, concernant le gauchisme et le capitalisme d’Etat, où tous les véritables principes de la NEP, au sens léniniste du terme, donc, sont déjà établis….

« Sur l’infantilisme « de gauche » et les idées petites-bourgeoises »

Mai 1918-

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf

L’alliance de Trotsky avec la « gauche » anti-stalinienne était déjà de l’opportunisme, donc, même si tout à fait inefficace…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/15/inedit-de-trotsky-une-page-d-histoire-particulierement-revelatrice-synthese/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

Avec des liens à suivre, concernant les différentes études parues sur TML, à propos de Trotsky et du trotskysme…

Bien à toi,

Luniterre

Répondre à ce message

 

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UNE NOUVELLE RAMIFICATION DU DÉBAT…

 

Sur VLR, toujours, republication « anonyme » présentée par un « Jean l’Auguste Cendent »… d’un article paru initialement sur le site CNT-AIT-Toulouse, à propos des expériences de collectivisation durant la guerre d’Espagne:

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2247

 

Et là encore, c’est une occasion de plus de faire porter le chapeau de l’échec à l’URSS contre toute évidence, mais avec un maximum de mauvaise foi, d’une part, et une « perle », de plus, dans la présentation:

« Ni dieu, ni maître (Louis Auguste BLANQUI)

Ni léninisme, ni trotskisme (Jean l’auguste Cendent) »

Inévitablement, un nouveau débat s’en est suivi… Le voici:

 

HOMMAGE A LA REVOLUTION ESPAGNOLE

30 septembre 12:19,

 

par Luniterre

Juste un petit problème :

« Ni léninisme, ni trotskisme (Jean l’auguste Cendent) »

Alors que trotskystes et anars étaient les meilleurs amis et alliés du monde gauchiste pour combattre contre la République espagnole antifasciste…

Il n’en reste pas moins que les éphémères expériences de collectivisation des moyens de production de l’époque font partie du patrimoine de l’expérience ouvrière, effectivement !

Le problème de fond, pour avancer réellement et durablement, reste de comprendre ce qu’aurait du être une stratégie antifasciste unitaire, à cette époque, et ce que devrait être une stratégie de résistance globale, à la fois anti-impérialiste et anticapitaliste, dans le monde actuel.

Il faut donc faire une analyse historique qui tienne compte de tous les aspects de la réalité, aujourd’hui, comme hier, et non basée sur des versions sectaires et en fait essentiellement légendaires de l’histoire.

C’est la seule façon d’en tirer réellement des leçons utiles.


1936 : Staline, Roi d’Espagne ? (A propos du rôle historique de l’URSS)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/09/29/1936-staline-roi-despagne-a-propos-du-role-historique-de-lurss/

Luniterre

Répondre à ce message

 

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HOMMAGE A LA REVOLUTION ESPAGNOLE

 

30 septembre 12:58  (par Anonyme)

La TACTIQUE dépend des réalités immédiates et des réalités prévisibles. Par contre la STRATEGIE découle des principes …
« Marcher séparément / Frapper ensemble » sera donc l’option permanente et, vu qu’il y a une différence entre la démocratie bourgeoise et le communisme, il ne faut en aucun cas subordonner le prolétariat et les classes dominées-exploitées à une direction bourgeoise fut elle antifasciste ou démocratique ou progressiste …

Répondre à ce message

 

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HOMMAGE A LA REVOLUTION ESPAGNOLE

 

1er octobre 02:58,

 

par do

Salut Luniterre,

Tu dis : « Alors que trotskystes et anars étaient les meilleurs amis et alliés du monde gauchiste pour combattre contre la République espagnole antifasciste »

Le POUM et les anarchistes n’ont pas combattu la République, mais les staliniens ; ou plutôt, ils se sont défendus contre leurs attaques destinées à les militariser de force, et à les forcer à abandonner la révolution !

Par ailleurs, le POUM n’était pas trotskiste. Son dirigeant Andrés Nin, qui avait été le secrétaire de Trotski, s’en était politiquement séparé.

Après avoir traité de gauchistes les anarchistes, tu dis qu’« Il n’en reste pas moins que les éphémères expériences de collectivisation des moyens de production de l’époque font partie du patrimoine de l’expérience ouvrière, effectivement »

D’une part, ces collectivisations ont eu bien plus l’occasion de se réaliser en milieu paysan qu’en milieu ouvrier, car l’Espagne était essentiellement paysanne.

D’autre part, ces collectivisations ont justement été réalisées par les anarchistes ; et pas par les staliniens qui, bien au contraire, ont tout fait pour leur faire abandonner la révolution ! alors, pourquoi insulter les anarchistes en les traitant de « gauchistes » ?

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

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HOMMAGE A LA REVOLUTION ESPAGNOLE

 

1er octobre 10:10,

 

par Luniterre

Juste un problème de lecture, cette fois-ci, semble-t-il… :

« …« Ni léninisme, ni trotskisme (Jean l’auguste Cendent) »

Alors que trotskystes et anars étaient les meilleurs amis et alliés du monde gauchiste pour combattre contre la République espagnole antifasciste… »

Donc « Jean l’auguste Cendent » nous parle de trotskisme, ici, et non du POUM…

Et je lui réponds donc sur ce point…

« Gauchiste » n’est pas une insulte, mais un courant politique, multiforme, il est vrai…

Tout gauchiste, comme tout trotskyste, du reste, n’est pas nécessairement un kollabo…

En URSS l’influence gauchiste est restée prépondérante dans le milieu des économistes, et cela jusqu’au lendemain de la deuxième guerre mondiale, sans être formellement une tendance, mais plutôt un soutien « de gauche » au pouvoir stalinien, effectivement. Un frein à une rationalisation, en valeur-travail, de la planification, mais une bonne défense contre les résidus du trotskysme et du boukharinisme en train de se muer en révisionnistes « modernes ».

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

En occident, par contre, gauchistes comme trotskystes ont été, le plus souvent, les taupes de l’anti-soviétisme « de gauche », et, aujourd’hui, on voit bien que ces taupes sortent carrément de terre pour combattre ouvertement du côté de l’impérialisme…

Mais à Barcelone en 1937, il est incontestable que les trotskystes ont combattu le gouvernement central de la République au côté des anars et du POUM, même si c’est en se déguisant sous le faux « label » « bolchevik-léniniste » utilisé…

« …pour caractériser un groupe communiste espagnol, issu du POUM, et affilié à l’Internationale de Léon Trotsky en voie de constitution. Il prendra une position hostile au Front populaire, et participera aux journées insurrectionnelles de Barcelone, en mai 1937, au côté des anarchistes des Amis de Durruti, et de la base de la CNT. Son dirigeant, Munis, évoluera vers des positions « ultra-gauches » et antisyndicales, et quittera la IVe Internationale après la Seconde Guerre mondiale, avec Natalia Sedova, la veuve de Trotsky. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bolchevik-l%C3%A9niniste

CQFD !

Luniterre

Répondre à ce message

 

 

 

 

 

 

 

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10 commentaires

  1. Le révisionnisme en Espagne ce décline par la politique de soutient, par la subordination des partis de gauche (socialistes, communistes, anarchistes, Poumistes) à l’ombre de la bourgeoisie « républicaine » (toute la bourgeoisie en chair et en os est passée du côté du franquisme sauf les régionalistes) , par le programme républicain, par le mot d’ordre « Gagner d’abord la guerre » (implicitement faire les réformes sociales après), par le maintient de l’armée « républicaine » sous les ordres des officier de l’ancien régime.

    Les Brigades Internationales (retirées avant la fin car les britanniques et les français ne les voulaient pas et menaçaient l’URSS) ne sont que les garants d’une telle politique.

    Ce n’est pas à tout à fait parler du « révisionnisme » mais du menchévisme pur, chimiquement pur.

    D’abord, la révolution démocratique, après la révolution socialiste.

    Et dans le cadre de la guerre civile: Gagner la guerre sans « inquiéter les classes moyennes »…sans prendre la terre aux terratenientes, sans nationaliser et transformer l’industrie catalane et basque en industrie de guerre et plutôt, acheter des armes à l’URSS. S’appuyer sur les cadres de l’armée régulière, liquider les milices, bref, s’appuyer sur la « technique » et la « discipline » . dommage que Barcelona ait été prise sans ses « qualités » et Madrid défendue contre ces mêmes « principes ».

    Avec un tel programme menchévique sous tous ses aspects la révolution était condamnée à la défaite.

    Le premier révisionniste était le chef politique d’une telle politique contrerévolutionnaire.

    1. Tu nous dis:


      « Avec un tel programme menchévique sous tous ses aspects la révolution était condamnée à la défaite. »

      Alors que la Révolution espagnole, précisément, n’avait effectivement pas de programme unitaire antifasciste négocié entre toutes les parties politiques et syndicales importantes, et donc, effectivement, elle était vouée à l’échec, et il n’y a pas lieu de chercher ailleurs les causes de son échec.

      Et notamment pas en URSS, comme cela est couramment pratiqué, mais ce que tu ne reprends pas formellement à ton compte ici… et c’est tant mieux, à moins que tu n’oses le dire, on ne sait trop pourquoi…

      Quoi qu’il en soit, toute l’argumentation historique possible commence à ressortir dans ce débat, et à remettre les éléments concrets à leurs places réelles, et y compris dans ce post récent, qui conclut, en quelque sorte, sur cette question de la volonté politique des uns et des autres:

      « Et pour finir, encore une fois, remettre sur l’URSS et sur Staline la responsabilité de cette débâcle, c’est seulement le moyen facile de refuser de faire une analyse objective de ses causes, qui sont pourtant évidentes, en termes de manque d’unité antifasciste et de cohésion autour d’un programme politique négocié entre les parties, politiques et syndicales, dans le cadre de cette unité.

      Encore une fois, c’est bien la volonté politique qui manquait, de part et d’autre, anars-POUM et PCE-PSOE, et rien d’autre !

      « Là où il y a une volonté, il y a un chemin !» V.I. Lénine »

      Bien à toi,

      Amicalement,

      Luniterre

  2. Mettre toute la responsabilité sur Staline est excessif, d’autres Largo Caballero, Santiago Carrillo, la Montseni, Garcia Olivier même Andrés Nin comptent parmi les responsables, mais pointer sa part importante de responsabilité politique est juste.

    C’est lui, à travers ses Deus ex Machina qui a propulsé la politique des Front Populaires i.e. la subordination des partis communistes à la politique des partis « progressistes ».

    Essence même de la défaite et théorie et pratique (encore pire) profondément anti léniniste.

    Toute l’histoire du XX siècle, après 1936 se décline sur cette stratégie et cela continue encore dans les pays où ils restent des partis communistes.

    Faire la courte échelle à la social-démocratie et aux partis soi-disant représentants de la « bourgeoisie nationale » (qui n’existe nulle part) est le fondement d’une telle abérration. Le PCF est encore là.

    C’est l’histoire du Thorezcisme, du Togliatisme de la République Espagnole, du parti communiste indonésien, du parti communiste chilien avec les tragédies et catastrophes qui s’en sont suivies.

    Les Chinois pour éviter la débâcle ont dû s’en séparer, sinon dans les mots, dans les faits….pour un temps.

    Les ouvriers espagnols, héroïques ont fait tout le travail pour le voir défait par leurs dirigeants, anarchistes en premier lieu car ils étaient le parti, et de loin, majoritaire dans la classe ouvrière espagnole. Durriti, assassiné, est la seule exception qui, dans la lutte, avait compris, avant sa mort, la nécessité de la dictature du prolétariat et la nécessité de faire la révolution et les réformes pour gagner les masses à la révolution.

    Les socialistes ensuite, amis de la phrase révolutionnaire et incapables d’autre chose que de suivre Négrin, Casado y l’ombre de la bourgeoisie « républicaine ».

    Les « communistes » finalement qui, orientés par les cadres (Codovilla, Togliatti, la GPU), les militaires et les directives de l’IC, elle même sous la coupe de la direction soviétique et en dernier instant de Staline lui même qui ont persécuté les Poumistes (des centristes qui avaient perdu toute boussole) et les anarchistes avec la provocation de la prise de la Telefonica à Barcelona en mais 1937 et le massacre des anarchistes, enrégimentant les milices et en arrêtant toute réforme véritable, liquidant les communes aragonaises, s’appuyant sur les armes et le pétrole vendu par l’URSS et laissant que la gabegie et la pagaille (comme les tire au flanc « donde estan los oficiales sentados en los cafés ») s’installe. Pour finir ils ont laissé tous les ficelles de l’armée entre les mains de Casado qui en 1939 a fini par donner un coup d’Etat, renverser les « gouvernement républicain » et passer du côté de Franco mettant fin à la guerre civile.

    Staline, dont cette révolution chamboulée sa politique internationale de recherche d’une entente avec les britanniques et les français (lire les Mémoires de Maisky) l’a appuyé qu’avec le minimum syndical possible pour ne pas perdre tout crédibilité et l’a plombée définitivement avec l’action de sa police politique, de ses orientation de division du camp anti Franco (contre les anars et le Poum) mais surtout avec sa conception menchévique et par là, contrerévolutionnaire tant de la politique de subordination de la révolution aux « inquiétudes des classes moyennes (au Chili c’était exactement pareil) comme de la constitution d’une armée de métier.

    1. Commençons par la fin :

      « ses orientation de division du camp anti Franco (contre les anars et le Poum) »

      Ce que prouve les recherches faites à l’occasion de ce débat, c’est que la volonté unitaire n’existait pas plus, voire même, nettement moins, du côté « anars-POUM et troskystes associés (Munis) », que du côté « PCE-PSOE et républicains associés ».

      Au départ, l’URSS s’était engagée sur la non-intervention et n’a changé d’avis qu’à la demande du gouvernement républicain espagnol, et non du PCE, ultra-minoritaire et bien incapable d’imposer sa volonté, au départ. L’URSS n’a cédé à cet appel et à cette tentation d’intervention uniquement parce que l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste ont mis tout leur poids dans la balance du côté franquiste.

      La révolte des généraux fasciste a été le point de départ de mouvements sociaux libertaires, qui, de toutes façons, étaient également dirigés contre la République bourgeoise, fut elle aux mains de fachos ou non. Les Russes n’ont fait que tenter d’imposer et de maintenir, par la force, parfois, une unité qui n’existait tout simplement pas et ne pouvait pas tenir, de toutes façons, avec ou sans leur intervention.

      Avec le recul du temps, leur attitude première, de non-intervention, était la plus sensée, en réalité, vu le peu de moyens dont ils disposaient, en 1936, pour intervenir.

      Au final, l’URSS avait donc des engagements avec la République Espagnole et elle les a respectés. Elle n’en avait pas avec les anars, qui ont carrément refusé de négocier avec elle, alors que cela, au départ, leur avait été proposé…! A Barcelone, les anars, le POUM et les trotskystes sont partis délibérément en conflit et en guerre contre le gouvernement central de la République et ils en ont payé le prix, dont ils n’avaient évidemment pas les moyens.


      >>>« Rosenberg [l’ambassadeur d’URSS en Espagne] proposa à Durruti et Besnard de les rencontrer pour un échange de points de vue, mais ceux-ci, considérant qu’ils n’avaient rien à dire à un ambassadeur, refusèrent. »

      https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/09/durruti-dans-le-labyrinthe-miguel-amorc3b4s.pdf

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_de_mai_1937_%C3%A0_Barcelone

      Il n’y a donc pas lieu de renverser les responsabilités, mais simplement de constater les dégâts et le résultat : la victoire du franquisme.

      Lamentable, et Staline n’a rien à voir là dedans, en fait, sauf comme bouc émissaire, aujourd’hui commode pour justifier la propagande anarchiste et trotskyste…

      Luniterre

      1. A propos de la mort de Durruti:

        EN REPONSE A:

        BRIGADES INTERNATIONALES
        http://mai68.org/spip2/spip.php?article2255#forum1660

        2 octobre 03:57, par do


        Durruti a été assassiné par des « anarchistes »

        Salut,

        « Stein, quand il fait allusion à l’assassinat de Durruti ne fait pas le lien avec l’hypothèse la plus probable : son assassinat par le parti communiste. »

        Il est à peu près impossible que Durruti ait été assassiné par les communistes. En effet, il est mort d’une balle tirée dans son dos sur le front de Madrid, où les gens étaient répartis par affinités : les anarchistes avec les anarchistes, les staliniens avec les staliniens, les poumistes avec les poumistes.

        Durruti, qui était l’âme des incontrôlés, a été assassiné en pleine chasse aux incontrôlés, à un moment où quatre dirigeants « anarchistes », qui, ayant trahi, participaient au gouvernement de la république… et donc aussi à la chasse aux incontrôlés.

        Je pense donc, comme Guy Debord qu’il a été assassiné par des « anarchistes ». Mais Diego Camacho (Abel Paz), ne pouvant imaginer qu’un anarchiste ait pu tuer Durruti, pense qu’il est mort lors d’un accident avec un fusil.

        Bien à toi,
        do
        http://mai68.org

      2. De ceci
        « Au final, l’URSS avait donc des engagements avec la République Espagnole et elle les a respectés. Elle n’en avait pas avec les anars, qui ont carrément refusé de négocier avec elle, alors que cela, au départ, leur avait été proposé…! A Barcelone, les anars, le POUM et les trotskystes sont partis délibérément en conflit et en guerre contre le gouvernement central de la République et ils en ont payé le prix, dont ils n’avaient évidemment pas les moyens. »

        C’est une vérité incontestable.

        L’URSS de Staline avait quelques engagements avec la République bourgeoise et aucun avec le prolétariat espagnol. On ne peut pas avoir un pacte avec Dieu et en même temps avec le Diable.

        Le POUM et les anarchistes ont soutenu le gouvernement, les anarchistes ont même eu deux ministères et le POUM un (si ma mémoire ne faut défaut).

        Les trotskistes, une poignée insignifiante, ont essayé d’agir et ils n’ont rien pu faire (comme d’hab).

        Seul Durruti avait une chance et les « amis de Durruti » ont proposé une ligne proche du bolchévisme poussés par la situation objective. Mais lui est mort.

        Ce n’est pas « la République » qui a attaqué la centrale téléphonique à Barcelona mais des Troupes d’Assaut (les CRS espagnols) dirigé par des communistes contre l’avis d’une partie des « ministres ».

        De même, la liquidation du POUM et de son leader Andrés Nin (enlevé et assassiné) a été le fait de la GPU, des communistes et de leur politique centriste, hésitante. Cela a provoqué un procès car certains dirigeants socialistes avaient marre de l’ingérence des « services » russes en Espagne.

        Pour quelqu’un qui cherche « la vérité des faits » il serait bien de les trouver.

        1. Pour quelqu’un qui cherche « la vérité des faits » il serait bien de les trouver.

          Tous les éléments historiques avec leurs sources sont exposés au fil du débat, mais, manifestement, tu n’a pas pris la peine de les consulter!

          Si tu as des sources complémentaires, ou même contradictoires, le mieux est de les mentionner, avec leurs liens, pour que l’on puisse les consulter.

          Compte tenu de la longueur du débat et de son aspect réellement contradictoire avec les anars, je pense que le tour de la question vient d’être fait, pour l’essentiel. Sur VLR les derniers éléments mis en ligne dans les commentaires concernent le rôle d’André Marty et des Brigades Internationales, si cela t’intéresse.

          Bien à toi,

          Amicalement,

          Luniterre

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