antifascisme

CORÉE : SOLIDARITÉ AVEC LA RÉSISTANCE DE LA RPDC !!

 

Contre « le feu et la colère » de la rage impérialiste US

SOLIDARITÉ

avec

la RÉSISTANCE

de la RPDC !!

 

 

 

 

 

 

Si la République Populaire de Corée nous apparaît aujourd’hui comme un pays isolé, nous ne devons pas oublier qu’elle fut longtemps l’un des principaux soutien des luttes anti-impérialistes dans le monde :

A l’Assaut du CIEL ! (2) Une Brève histoire de solidarité internationaliste

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

 

 

 

Aujourd’hui le camp anti-impérialiste est de plus en plus réduit sur la planète, depuis la mutation de la Chine en un nouveau pôle financier, mutation amorcée dès le début des années 70, avec les accords Mao-Nixon, et ensuite l’effondrement définitif de l’URSS, aux « bons soins » de Gorbatchev et Eltsine.

Hormis Cuba, dont le destin est encore « en balance », semble-t-il, la RPDC est donc le seul état à avoir constitué une force de résistance capable de le mettre à l’abri de l’agressivité de l’impérialisme US.

La motivation de ce petit pays est grande : on se rappellera qu’il fut la victime du plus épais tapis de bombe dont le bourreau US ait jamais couvert l’une de ses victimes…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

Plus « frais » dans les mémoires, ceux du Vietnam nous donnent une idée de ce que cela a put être…

Il est donc juste que les marxistes-léninistes expriment et manifestent leur solidarité totale avec la résistance de la RPDC.

Cela fait notamment partie d’une conception du front uni anti-impérialiste telle qu’a tenté de la développer Andreï Jdanov en son temps, et notamment contre le révisionnisme et l’opportunisme des dirigeants de la « gauche » en Europe occidentale, et singulièrement contre l’attitude du PCF, qui n’a fait que dégénérer depuis, s’enfonçant toujours plus dans sa mutation kollaborationniste.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/la-doctrine-jdanov-du-front-anti-imperialiste/

( Sur l’attitude du PCF, voir spécialement « les bonnes feuilles »:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/  )

 

Pour autant, l’idéologie dominante actuellement en RPDC n’est plus le marxisme-léninisme, mais le Juché, hérité de Kim Il-sung et aujourd’hui essentiellement tourné vers l’indépendance nationale.

Dans le contexte international actuel, ce choix est donc tout à fait compréhensible et cela ne doit pas arrêter notre solidarité.

Comme nous l’avions déjà indiqué dans un article récent:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/31/ete-2017-face-au-chaos-en-marche-faire-renaitre-la-resistance/

c’est donc sans confusionnisme que les marxistes-léninistes soutiennent partout le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même, tout en montrant que la seule voie durable vers l’indépendance et la liberté est la voie du socialisme, la voie d’un développement équilibré entre forces productives et besoins sociaux, basé sur la valeur-travail, sur le pouvoir des travailleurs !

Mais dans l’immédiat et à court terme, la solidarité des ML français pourrait s’exprimer par l’exigence de reconnaissance de la RPDC par l’État français, seul geste qui, dans le contexte actuel, serait un signal suffisamment fort pour lui permettre de jouer le rôle diplomatique « pacifiste » auquel il prétend de façon purement formelle.

Cette exigence doit également s’accompagner d’une autre, tout aussi évidente : la levée immédiate des sanctions économiques qui visent à nouveau uniquement à réduire ce peuple à la misère pour le mettre à genoux devant l’impérialisme US.

Malheureusement on ne peut que constater que dans l’état actuel de déliquescence de la « gauche » française à quel point sont loin les élans de solidarités qui avaient autrefois contribué, tant ici qu’à l’échelle internationale, à mettre un sérieux frein à l’agressivité US, et finalement à la faire reculer dans l’ensemble du Sud-Est Asiatique, au point de l’affaiblir suffisamment pour encourager le renouveau des luttes à l’échelle planétaire.

Une des rares bonnes nouvelle et consolation des temps actuels pour les anti-impérialistes est précisément la continuité de la détermination farouche du peuple coréen à ne pas céder et à continuer d’avancer dans la voie de l’indépendance et de la réunification, malgré que cet objectif aille contre les intérêts majeurs des principales puissance impérialistes dans le monde, et notamment des USA et de la Chine.

Luniterre

Sur le même thème, voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

Et à la suite des communiqués de Sputnik News, quelques nouvelles illustrations également empruntées à ce média et qui reflètent, de la part des reporters russes, un regard tout de même moins univoque sur le sujet, que celui des occidentaux…

 

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Washington risque d’«apprendre à ses dépens la puissance des missiles nord-coréens»

 

© Sputnik. Igor Mikhalev

14:34 09.08.2017(mis à jour 14:59 09.08.2017) 

Le tir d’essai du missile Minuteman III réalisé par le Pentagone, les manœuvres au-dessus de la péninsule coréenne, ainsi que les menaces de la part du Président américain à l’encontre de la Corée du Nord, représentent pour Pyongyang des provocations qui la forcent à prendre des mesures de dissuasion.

Pyongyang menace d’attaquer les États-Unis en tant que «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA, citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

Selon le communiqué diffusé en Corée du Nord par l’agence, «la Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, contre les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens.

«Si ce plan est réalisé, les Américains seront les premiers à apprendre à leurs dépens la puissance des missiles nord-coréens», est-il indiqué dans le communiqué.

En outre, selon l’agence nord-coréenne, les États-Unis se font des illusions en pensant que les missiles de Pyongyang ne pourront pas attaquer le continent américain.

«Les États-Unis devraient savoir avec certitude que les missiles balistiques des troupes stratégiques nord-coréennes sont en alerte constante dans la direction de l’océan Pacifique», conclue la KCNA.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que «le feu et la colère».

La déclaration du dirigeant américain intervient sur fond de fortes tensions politiques entre Washington et Pyongyang. La Corée du Nord est accusée de poursuivre la réalisation de son programme nucléaire.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032582173-usa-coree-nord-puissance-missiles-menaces/

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La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases US de Guam

© REUTERS/ KCNA

01:13 09.08.2017(mis à jour 15:13 09.08.2017)

La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases militaires américaines à Guam, dans le Pacifique, suite à la déclaration du Président US Donald Trump qui a promis «le feu et la colère» à Pyongyang si ce dernier menaçait de nouveau son pays.

La Corée du Nord étudie la possibilité de frapper les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

«La Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» contre ce site militaire, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens, lit-on dans un communiqué diffusé en Corée du Nord.

L’île de Guam abrite la base aérienne américaine d’Andersen où les bombardiers stratégiques B-1 font des escales de ravitaillement lors de leurs survols de la Corée du Sud, ainsi que la base navale d’Apra Harbor.

Pyongyang menace d’adopter cette «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que« le feu et la colère». 

En juillet dernier, la Corée du Nord a mené deux tests de missiles balistiques Hwasong-14. Selon les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon, ces missiles sont intercontinentaux. Les experts russes estiment qu’il s’agit de missiles à moyenne portée. Pyongyang a pour sa part annoncé le succès des deux essais de missiles intercontinentaux.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032578411-coree-nord-guam-missiles/

 

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BUFFET

 

MÉTRO

 

PETIT COMMERCE

 

SORTIE DU CIRQUE

 

 

MÉTALLURGIE

 

CLASS ROOM

 

JEU IMPROVISÉ

 

BALADE EN BARQUE

 

MÉTRO (2)

 

BALCONS

 

VOIE FERRÉE

 

 

OMBRELLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Et l’orchestre aussi…!

 

 

 

 

Gauchistes, kollabos d’hier et d’aujourd’hui…!

« Gauchistes »

et/ou

Kollabos ?

 

A propos du « document du GIC », baptisé « thèses sur le bolchevisme » et aujourd’hui ressorti des tiroirs poussiéreux du « gauchisme hollandais » de 1934 par quelques renégats ex-« marxistes-léninistes »…

Le temps passe, mais les procédés de l’anticommunisme restent les même, reposant d’abord sur le mensonge, la façon de manipuler l’histoire pour les besoins de la propagande « gauchiste », besoins qui sont, à la base, ceux du système en place.

Dans la logorrhée de ces « thèses », tout repose sur le fait que les bolcheviques auraient constamment manipulé une alliance contre nature entre le prolétariat industriel et la paysannerie !

(Doc PDF)  GIC 1934

Extrait:

« 19. L’oeuvre des bolcheviks a été de créer la direction de la révolution russe et de développer une tactique appropriée. Ils ont accompli ce qui paraissait impossible : la création d’une alliance entre deux classes antagonistes, les masses paysannes en lutte pour la propriété privée, et le prolétariat en lutte pour le communisme. »

Et ce leitmotive traverse constamment cette logorrhée jusqu’à sa conclusion :

« Sous l’autorité dictatoriale de l’intelligentsia jacobine, il a conduit le prolétariat (orienté vers le socialisme) et la paysannerie (orientée vers le capitalisme) à un soulèvement révolutionnaire contre l’État absolutiste, le féodalisme et la bourgeoisie, dans le but d’abattre l’absolutisme féodal-capitaliste. Habile à tourner toute chose à son avantage, il a réuni les intérêts de classe antagonistes des prolétaires et des paysans, grâce à son intelligence du caractère de classe des lois du développement social. »

De sorte que ce « GIC » passait en fait son temps à reprocher aux bolcheviques d’avoir réussi à unir les classes prolétariennes et populaires de Russie, alors que, selon lui, il aurait du les diviser et les opposer… :

« En 1917, les travailleurs russes ont ébauché une politique de classe, communiste et autonome. Il leur manquait toutefois les bases sociales nécessaires pour réussir, puisque la victoire de la révolution prolétarienne devait être aussi une victoire sur la paysannerie. »

Et c’est là où on arrive au mensonge fondamental sur lequel repose cette logorrhée, formellement bien tournée, dans le sens de l’intox « sociologique » bourgeois de l’époque, et que seuls des gauchistes particulièrement bornés peuvent « récupérer » aujourd’hui, compte tenu des connaissances historiques actuellement assez facilement accessibles :

« Les slogans économiques de la révolution bolchevique font apparaître son caractère de révolution bourgeoise. Pour les masses paysannes, les bolcheviks symbolisaient l’expropriation violente des grands domaines par l’action spontanée de la petite paysannerie avide de terres. Les bolcheviks ont parfaitement exprimé, dans leur pratique et dans leurs slogans (la Paix et la Terre), les intérêts des paysans en lutte pour la sauvegarde de la petite propriété privée (intérêts capitalistes). Loin de soutenir les intérêts du prolétariat socialiste contre la propriété terrienne féodale et capitaliste, ils se sont ainsi fait, en ce qui concerne la question agraire, les tenants effrontés des intérêts du petit capitaliste. »

On a déjà eu, récemment dans nos colonnes :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

l’occasion de faire une mise au point sur cette question de la propriété de la terre en Russie, à la veille de la Révolution.

Le plus simple est de republier ici l’extrait concerné par ce problème de la propriété de la terre, avant de poursuivre, sur la base de ces éléments :

« La première précision, sur le plan historique, concerne l’évolution du statut de la propriété de la terre, de la Russie tsariste à l’URSS.

La propriété des mir de l’ancienne Russie, qui concernait la petite paysannerie de l’époque, était déjà une propriété commune, où les parcelles de terres étaient attribuées en fonction des besoins.

Ce mode de répartition, en voie d’être détruit par la « réforme » capitaliste de Stolypine, fondait néanmoins les rapports sociaux entre les paysans, alors que la bourgeoisie encourageait la propriété privée des koulaks, s’appropriant une grande partie des terres abandonnées par la noblesse.

Les koulaks formaient potentiellement une nouvelle aristocratie rurale, et non pas une « petite paysannerie propriétaire », comme il est dit systématiquement dans les articles « historiques » des ouvrages bourgeois… !

Le slogan « La terre à ceux qui la travaillent ! » ne peut pas se comprendre en dehors de sa mise en pratique dans ce cadre.

Il a été formalisé juridiquement par le « Décret sur la terre » du 8 Novembre 1917, qui était bel et bien un décret de nationalisation de toutes les terres, (hors les jardinets particuliers), et un système de répartition locale assez proche des mir, en réalité. Il ne reconnaissait donc pas de « petits paysans propriétaires », en aucune manière, et encore moins de « gros », comme les koulaks.

Logiquement, ceux-ci auraient du être réduits aux parcelles correspondant à leurs besoins familiaux, mais bien évidemment, ils interprétaient cette loi comme une consécration des droits abusivement acquis sous et depuis Stolypine…

Le conflit de classe était donc inévitable, et eut lieu, en fait, tout au long de la période menant à la « dékoulakisation », rendue incontournable, et même nécessaire pour sauver, en réalité, l’URSS d’une famine encore pire que celle déjà engendrée par leur rétention spéculative, puis par leur destruction des produits agricoles.

Cette réalité, à la fois économique et historique, est aujourd’hui établie par les économistes russes eux-même, non suspects de « communisme », et dont Nikolaï Starikov est un exemple significatif :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/15/encore-une-legende-noire-demythifiee-lholodomor/

Mais il est clair que Bibeau et ses semblables n’ont que faire, ni de la vérité historique, ni de l’évidence économique. »

 

Nous n’avons même pas à modifier la conclusion, vu que le Sieur Bibeau est parmi les nouveaux éditeurs de cette « perle » du passé gauchiste !

 

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui comme hier, les gauchistes, renégats ou non du marxisme-léninisme, qui se veulent plus marxistes que Marx lui-même, ont simplement « oublié » que ce toujours étonnant Marx avait déjà compris le rôle véritable de la paysannerie russe dans la Révolution à venir :

 

« Le Manifeste communiste avait pour tâche de proclamer la disparition inévitable et prochaine de la propriété bourgeoise. Mais en Russie, à côté de la spéculation capitaliste qui se développe fiévreusement et de la propriété foncière bourgeoise en voie de formation, plus de la moitié du sol est la propriété commune des paysans. Il s’agit, dès lors, de savoir si la communauté paysanne russe, cette forme déjà décomposée de l’antique propriété commune du sol, passera directement à la forme communiste supérieure de la propriété foncière, ou bien si elle doit suivre d’abord le même processus de dissolution qu’elle a subi au cours du développement historique de l’Occident.

La seule réponse qu’on puisse faire aujourd’hui à cette question est la suivante : si la révolution russe donne le signal d’une révolution prolétarienne en Occident, et que toutes deux se complètent, la propriété commune actuelle de la Russie pourra servir de point de départ à une évolution communiste. »

Karl Marx, Friedrich Engels

Le manifeste du Parti communiste – Préface à l’édition russe de 1882
Londres, 21 janvier 1882

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1882/01/kmfe18820121.htm

 

 

Bien entendu, en 1917, la situation avait quelque peu changé, mais comme on l’a vu, plutôt dans le sens d’une exacerbation du conflit entre petits paysans communautaires des mir et nouveau capitalistes ruraux, les « koulaks », prenant progressivement la place des nobles déchus.

 

Relu ainsi posément à la lumière d’une approche historique réaliste, c’est tout le propos de ce « document » qui s’effondre comme un château de cartes biaisées empilées à la hâte et par la haine anticommuniste.

 

Il ne vaut donc pas la peine d’être examiné plus en détail pour toutes les calomnies qu’il développe sur son sujet…

 

A signaler, tout de même, ce morceau d’anthologie « visionnaire » dans le genre, qui fait du bolchevisme le « complice » du fascisme, alors qu’il en fut le fossoyeur…

« L’Union soviétique apparaît comme le solide soutien économique, et donc politique, de la plupart des dictatures fascistes les plus réactionnaires en Europe. »

Etc…

Se passe de plus de commentaires !

Sauf pour attirer l’attention du lecteur sur le fait que les collaborateurs antisoviétiques d’hier et les kollabos gauchistes d’aujourd’hui sont, fondamentalement, de la même lignée « spirituelle » !

Luniterre

 

 

ÉPISODE 2 : Bibeau vole au secours du GIC !!

 

JE NE PENSE PAS QUE LES RÉVOLUTIONNAIRES PROLÉTARIENS DEVRAIENT S’OFFUSQUER QUE DES CAMARADES AIENT EN 1934 – JE RÉPÈTE EN 1934 – QUESTIONNÉ ET ANALYSÉ CE QUI SE PASSAIT EN URSS.

Je crois au contraire qu’il était et qu’il est sain de questionner l’évolution du développement du mode de production en Russie avant – en – et après 1917.

Pourquoi est-ce nécessaire (ce qui ne signifie pas qu’il faille endosser toute critique) Mais l’expectative est de mise. Pourquoi ?

Parce que l’URSS est aujourd’hui dissoute – désintégrée et le prolétariat russe lourdement exploité par une bourgeoisie russe qui doit bien venir de quelque part — d’ou et quand est-elle apparue et comment ?

Pour ma part chaque fois que j’ai posé ces questions lors de mon parcours militant de gauche (1972-2014 environ) on m’a rétorqué stupidement que Kroutchev avait revirer sa veste et de dirigeant d’un parti prolétarien communiste il était du jour au lendemain devenu RÉVISIONNISTE – MENTEUR – FRAUDEUR ETC…

Il m’a fallu courage et murissement pour en venir à répudier une telle explication socratique – thomiste – kantienne – hégélienne – idéaliste – contre matérialiste – qui balaie du revers de la main les concepts scientifiques du matérialisme dialectique et historique.

Un homme ou une clique dans un parti ne fait pas l’histoire de l’humanité surtout pas l’histoire d’un mode de production.

Le texte des camarades du Council Correspondence, Chicago, vol. 1, n° 3, décembre 1934. Précédente mise en ligne sur http://www.left-dis.nl. sont sérieuses (meme si j’ai des critiques à formuler) et mérite mieux que ces ragots pleurnicheurs à propos de l’anti-communisme…

Soyons sérieux camarades le grand capital ne se préoccupe pas des partis communistes dégénérés – sectarisés – groupusculisés et il n’a pas de temps à perdre à s’occuper de ce qui est en train de s’anémier.

Nous sommes entre nous et prenons le temps de critiquer scientifiquement – sérieusement – ce document impressionnant que je découvre à l’aube de mon travail militant.

QUE doit-on comprendre et répondre à ceci :  » 6. L’économie russe était un mélange de production agricole de type archaïque, caractéristique des pays asiatiques, et d’économie industrielle moderne, caractéristique de l’Europe. Le servage, sous diverses formes, survivait en pratique pour l’immense majorité de la paysannerie russe, et entravait le développement d’une agriculture de type capitaliste qui commençait à peine à s’ébaucher. Ces nouvelles méthodes allaient simplement entraîner la dislocation du village russe (1), et faire naître une situation d’indigence indescriptible, tandis que le paysan restait enchaîné à une terre qui ne pouvait désormais plus le nourrir. » FIN DE CITATION

robert bibeau      http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/1934-12-theses-sur-le-bolchevismegic/

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Luniterre

9 août 2017 à 17 05 11 08118

http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/1934-12-theses-sur-le-bolchevismegic/#comment-195328 

L’article mentionné en lien ne vise certainement pas à « pleurnicher »… ( sur le sort du GIC ?)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/09/gauchistes-kollabos-dhier-et-daujourdhui/

Mais à en démonter simplement le principe manipulatoire assez évident, quoi que noyé dans une logorrhée assez bien amorcée pour noyer le mensonge historique sur la paysannerie russe, le même, du reste, repris à l’envie par la droite et l’ »extrême-gauche » anti-léniniste, anti-bolchévique.

La vérité sur cette pauvre « citation », partie de cette logorrhée pseudo-savante et pseudo-sociologique, c’est précisément qu’il y a une continuité de la résistance du mir, du village communautaire paysan, par rapport à la paysannerie capitaliste naissante-avortée de la « réforme » Stolypine.

Cette continuité va précisément de la lutte contre Stolypine (finalement assassiné par un SR en 1911) à la lutte contre les koulaks et à l’établissement des kolkhozes, des sovkhozes et des SMT, qui n’étaient pas une décision « d’en haut », mais au départ l’initiative (du temps de la NEP) d’un sovkhoze désireux de partager ses moyens techniques surnuméraires avec les kolkhozes nécessiteux. Initiative peu à peu généralisée et facteur essentiel du développement économique soviétique, tant agricole que industriel.

Sans cette synergie ville-industrie-campagne, dont les SMT ont été le pivot économique, ni la victoire contre le fascisme, ni la reconstruction après guerre n’auraient été possible. On peut en critiquer tel ou tel aspect, mais le résultat est un fait. On comprend qu’il déplaise aux « gauchistes » de service, aujourd’hui comme hier, alors qu’ils présentaient l’URSS comme collabo du nazisme… (ci-dessus dans les « thèses »!)

Quelques docs d’époque en français:

http://www.persee.fr/docAsPDF/geo_0003-4010_1941_num_50_282_11692.pdf

http://www.persee.fr/docAsPDF/geo_0003-4010_1946_num_55_300_12551.pdf

http://www.persee.fr/docAsPDF/estat_1149-3755_1950_num_5_1_9457.pdf

L’enjeu de la lutte pour ou contre le démantèlement des SMT n’était donc pas une lutte purement symbolique. Ce démantèlement opéré par les khrouchtchéviens, avec, incidemment, l’approbation « idéologique » formelle de Mao Zedong (*), est une de ses « mutations » de la société soviétique, parmi d’autres, moins visibles mais aux effets tout aussi délétères.

Cette lutte autour des choix d’orientation économique est une lutte parmi d’autres, comme par exemple celle autour des orientations « scientifiques » de Lyssenko, etc…, qui ont donc bien leurs racines dans la période antérieure dite « stalinienne », mais qui est précisément loin de former un « bloc », si l’on prend la peine de l’étudier sérieusement. Et ces luttes ont, nécessairement, des bases économiques et sociales, des bases de classe.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

Le thème de l’économie soviétique sera à l’étude, début Novembre, au forum du centenaire, qui se tiendra à Moscou:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/09/octobre-revolution-avenir-un-forum-en-novembre-a-moscou/

(Les modalités d’inscription sont dans l’article)

Bonne lecture, et, éventuellement, bon voyage!

Luniterre

( * sur la collusion Mao-Khrouchtchev contre l’économie socialiste:
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/ )

 

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100 ans après, Octobre vu par les Russes…!

 

 

En cette année 2017, en Octobre,

la Russie Soviétique

aurait pu avoir 100 ans…

 

Les capitalistes occidentaux ont réussi à persuader leurs peuples que l’URSS fut un échec d’un bout à l’autre…

Alors que potentiellement, lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la « fin de l’histoire », la « libération des peuples de l’Est », le « développement économique par le capitalisme », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires, que cela « choque » l’Occident ou non !

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs « oligarques » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie, et notamment en Macronie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! » – Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

 

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités. (Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

 

Tribune Marxiste-Léniniste

Célébrons OCTOBRE !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/03/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

 

 

ÉGALEMENT REPUBLIÉ SUR:

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

 

 

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Rapport Jdanov, 1947 : Un message d’Alexandra Kollontaï

 

 

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1947

Многоуважаемый и дорогой Андрей Александрович, к многочисленным приветствиям, которые несутся к вам со всех концов нашей страны и всего мира в связи с Вашим докладом, хочу присоединить и мой голос.

Très estimé et très cher Andreï Alexandrovitch, aux nombreux messages de salutation qui affluent vers vous de tous les coins de notre pays et du monde entier, en lien avec votre Rapport, je tiens à y joindre ma voix.

Ваше выступление не только блестяще по глубине и анализу положения дел во всем мире, особенно в США, но и является историческим документом, указывающим ясный и четкий путь к будущему.

Votre intervention n’est pas seulement brillante par sa profondeur et son analyse de la situation de l’ensemble du monde, et particulièrement aux USA, mais elle est un document historique, indiquant un chemin clair et précis pour l’avenir.

У многих последнее время развился пессимизм, но Ваш анализ и ясные указания последующих этапов нашей политики и освободительного движения во всем мире приоткрывает еще одну дверь в будущее.

Pour beaucoup, ces derniers temps, s’est développé le pessimisme, mais votre analyse et vos indications claires des prochaines étapes de notre politique et du mouvement de libération dans le monde entier entrouvrent encore une autre porte vers l’avenir.

И на душе делается радостно и светло.

Et dans l’âme se fait la joie et la lumière.

Установка нашей партии так ярко передана в Вашем докладе, твердая и четкая, самый внушительный ответ поджигателям войны.

L’ancrage de notre parti est ainsi communiqué de façon éclatante dans votre Rapport, ferme et précis, la plus impressionnante réponse aux fauteurs de guerre.

Переводится ли Ваш доклад на другие языки, чтобы издать его отдельной брошюрой? Это было бы очень важно.

Votre Rapport sera-t-il traduit dans les autres langues, pour publication en tant que brochure séparée ? Ce serait très important.

Я не теряю связь с моими друзьями за границей и вижу, как они реагируют на Ваш доклад и его основные положения.

Je ne perds pas le contact avec mes amis à l’étranger et je vois comment ils réagissent à votre Rapport et à ses thèses essentielles.

Поздравляю Вас с огромным успехом и сердечно жму вашу руку. Всего наилучшего желает Вам старый соратник.

Je vous félicite pour cette énorme réussite et je vous serre cordialement la main. Une vieille partisane qui vous souhaite le meilleur,

А. Коллонтай.

 

 

Source:

Российский государственный архив социально-политической истории

(далее — РГАСПИ). Ф. 77. Оп. 2. Д. 108. Л. 1.

Le message est daté du 1er Novembre 1947

 

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Pour aller plus loin :

Le texte intégral et original du Rapport Jdanov :

Rapport sur la situation internationale __1947

https://tribunemlreypa.wordpress.com/la-doctrine-jdanov-du-front-anti-imperialiste/

et en PDF :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/02/rapport-jdanov-____-1947.pdf

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1917-2017 : Octobre arrive !! Que faire du centenaire ? Un premier élément de réponse…

 

1917-2017 : Octobre arrive !!

Que faire du centenaire ?

Un premier élément de réponse…

Quelle fut la véritable portée historique d’Octobre, de la Révolution Bolchévique, sinon la naissance de l’URSS, cinq ans plus tard, en fait, mais devenant rapidement le pivot historique, la pierre d’angle du XXème siècle… ?

C’était déjà le constat d’une première approche de la question :

Que faire d’Octobre ? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

Célébrer Octobre, c’est donc célébrer 70 ans d’URSS…

70 ans qui ont profondément marqué le monde, celui du XXème siècle,et le nôtre aussi, en réalité…

Dans ses écoles, dans ses livres d’histoire, l’Occident ne raconte guère les 70 ans de cette pierre angulaire que comme une sorte de bloc monolithique, et quasiment sous la forme exclusive d’une légende noire, à laquelle l’Occident « libérateur » aurait mis fin, sauvant la veuve et l’orphelin du maléfice bolchévique-stalinien!

100 ans après, qu’y aurait-il donc à commémorer, célébrer, fêter ? La naissance de la première et de la plus grande nation socialiste peut-elle être saluée et honorée par ceux qu’elle a eu mission de libérer, les travailleurs ?

Vu de France, vu d’Occident, la question paraît devoir entraîner une réponse négative, selon l’historiographie officielle, les médias officiels, les syndicats et partis politiques officiels, etc…

Néanmoins, dans la France de M. Macron, qui profite encore de l’été pour réduire pratiquement à néant le droit social, le travailleur syndicaliste, militant politique, ou tout simplement un tant soit peu conscient de ce qui l’attend à la rentrée peut s’interroger…

Quelle image les russes ont-ils eux-même gardé de leur passé socialiste ? Octobre arrive…!! Ce centenaire a-t-il un sens pour nos luttes politiques et sociales ?

Le débat a surgi, vif et acerbe, entre quelques militants marxistes-léninistes… Faut-il opposer à la « légende noire » une « légende rouge », en réalité « repeinte en rose », pour en gommer les aspérités dérangeantes, ou bien suffit-il simplement, pour ouvrir le débat de fond, de parler de la réalité des faits et de la perception que le peuple russe en a lui-même ?

C’est cette dernière option, la réalité historique sans fard, avec sa grandeur et ses faiblesses, qu’ont choisi une poignée de militants marxistes-léninistes, désormais regroupés dans le Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE !

Voici leur première publication, leur manifeste, en quelque sorte, qui est, pour l’essentiel, un appel au débat sur ces questions de fond :

__Quelles leçons tirer de l’histoire d’Octobre et de l’histoire de l’URSS ?

__Quelles perspectives d’alternative politique et sociale ouvrir dans la France du XXIème siècle ?

Leur but est que ce message circule et soit diffusé, le plus directement possible, dans les quartiers ouvriers et populaires, là où sont les véritables héritiers d’Octobre, ceux qui ont quelques enseignements réellement utiles à tirer de l’histoire.

C’est pourquoi il a été pensé sous la forme d’un tract recto-verso, avec, d’un côté, une approche résumée de la portée historique d’Octobre, et de l’autre, les points fondamentaux à débattre pour une alternative aujourd’hui !

Le tract en version PDF:

Tract CELEBRONS OCTOBRE!

 

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1917-2017

Les travailleurs doivent-ils fêter

le centenaire de la Révolution d’Octobre  ?

Même si l’URSS n’a été officiellement créée qu’en 1922, la Révolution d’Octobre en est incontestablement l’acte fondateur. Lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore potentiellement la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la «  fin de l’histoire  », la «  libération  des peuples de l’Est  », le «  développement économique par le capitalisme  », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et LÉNINE et STALINE y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires.

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la «  perestroïka  »(reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs «  oligarques  » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre «  civile  », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui dès 1917, organisait le pouvoir réel des ouvriers et paysans sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie! Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale.

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! » – Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

                                 Tribune Marxiste-Léniniste

 

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               OCTOBRE !

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A voir sur SOLYDAIRINFO, le point de la situation au Donbass

 

Leçon du Donbass :

Effacez l’histoire d’un peuple,

et vous pourrez alors le contrôler

et l’amener à sa perte

A voir sur SOLYDAIRINFO, le point de la situation au Donbass:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/07/18/lecon-du-donbass-effacez-lhistoire-dun-peuple-et-vous-pourrez-alors-le-controler-et-lamener-a-sa-perte/

 

https://dnipress.com/site/assets/files/6691/cm-qgpze3uk.jpg

 

14 Juillet 2017 – Geste indécent!

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Compte tenu de l’augmentation des violences guerrières sur la planète et des agressions contre les peuples dans lesquelles les deux nations, France et USA, sont impliquées, nous considérons que l’invitation du Président Macron au Président Trump pour le 14 Juillet 2017 est un geste indécent et inapproprié.

 

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PARIS (Reuters) – Donald Trump a accepté l’invitation d’Emmanuel Macron d’assister au défilé du 14 juillet à Paris à l’occasion du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, ont annoncé mercredi l’Elysée et la Maison blanche.

« A cette occasion, des soldats américains participeront à ce défilé aux côtés de leurs camarades français », a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Le président américain, dont ce sera la première visite à Paris depuis son arrivée au pouvoir en janvier, a « hâte de réaffirmer les solides liens d’amitié entre la France et les Etats-Unis », a fait savoir la Maison Blanche.

Les deux dirigeants, dont les pays sont engagés dans la lutte contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak, renforceront à cette occasion « leur coopération déjà forte en matière de lutte contre le terrorisme et leur partenariat économique et aborderont de nombreuses autres questions d’intérêt mutuel ».

La question de la Syrie devrait notamment être abordée dans le cadre de ce déplacement, après les menaces de représailles brandies cette semaine par Washington et Paris contre le régime de Damas en cas de nouvelle attaque chimique.

Lors de leur entretien téléphonique mardi, les deux dirigeants ont évoqué notamment leurs « désaccords » sur la question du climat, un sujet dont Emmanuel Macron a fait une de ses priorités et qui devrait également être évoqué lors de leur rencontre à Paris, selon l’Elysée.

Avant le 14 juillet, Emmanuel Macron et Donald Trump, qui se sont rencontrés pour la première fois fin mai en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles, s’entretiendront une nouvelle fois en bilatérale lors du sommet du G20 qui se tient les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne.

« Au-delà des divergences sur certain dossiers comme le climat », la venue de Donald Trump à Paris « démontre la force et les liens de notre relation transatlantique et les convergences sur des dossiers comme la lutte anti-terroriste et notre engagement commun sur les théâtres de guerre », souligne une source diplomatique française.

Emmanuel Macron, qui accueillera le 13 juillet au soir à Paris son homologue qui sera accompagné de son épouse Melania, se rendra après le défilé sur les Champs-Elysées à Nice pour rendre hommage aux victimes de l’attentat du 14 Juillet 2016 qui avait fait 86 morts sur la promenade des Anglais.

Selon son entourage, il est « peu probable » que le chef de l’Etat se prête au jeu de la traditionnelle interview du 14-Juillet, contrairement à ses prédécesseurs. 

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PAS DE TRUMP AU ROYAUME-UNI

 

L’invitation lancée par la France au président américain a été dénoncée mercredi matin par le chef de file de La France insoumise et ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon.

« Je le déplore », a dit le député sur Europe 1. « M. Trump n’est pas le bienvenu à la fête du 14 juillet. La fête du 14 juillet est celle de la liberté des Français, M. Trump représente l’Otan et l’asservissement de notre nation à une coalition internationale dans laquelle elle ne joue aucun rôle. »

« M. Trump est un violent, il n’a rien à faire là », a-t-il ajouté.

Avant le G20, Donald Trump a prévu de se rendre en visite officielle en Pologne, afin, selon la Maison Blanche, de « réaffirmer l’engagement sans faille des Etats-Unis envers l’un de ses plus proches alliés ».

Le président américain ne devrait en revanche pas se rendre en Grande-Bretagne où sa venue fait polémique après sa passe d’armes avec le maire de Londres Sadiq Khan, consécutive aux attentats qui ont secoué la capitale britannique.

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Depuis le début de l’année, plus de deux millions de Britanniques ont signé une pétition demandant à ce que la visite du président américain ne soit pas traitée comme une visite officielle.

Début juin, le maire de Londres a estimé que l’invitation pour une visite d’Etat était « prématurée », ces visites étant selon lui destinées « à des dirigeants internationaux qui se sont distingués ».

 

La reine Elizabeth, qui avait invité en janvier le nouveau président américain à se rendre cette année en Grande-Bretagne, n’en a plus fait mention lors de son discours devant le Parlement le 21 juin dernier. Elle a en revanche évoqué la visite du couple royal espagnol pour le mois de juillet.

(Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau et John Irish à Paris et Steve Holland à Washington, édité par Yves Clarisse)

SOURCE:

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19J25X-OFRTP?sp=true

 

 

 

PÉTITION

14 JUILLET 2017 –

NON à l’invitation inappropriée!

 

 

http://www.mesopinions.com/petition/politique/14-juillet-2017-invitation-inappropriee/31292

 

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Palestine Vaincra ! Déjà une victoire de la grève de la faim des prisonniers !

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Les responsables des prisons d’Israël se sont finalement décidés à céder devant les revendications des prisonniers palestiniens en grève.

Les 41 jours de protestations, sous forme d’une grève de la faim étendue, ont enfin poussé, samedi 27 mai, les responsables des prisons israéliennes à se soumettre aux revendications des prisonniers palestiniens qui réclamaient une meilleure situation de vie dans les geôles du régime israélien.

Les grévistes ont demandé de meilleurs services médicaux, des visites familiales, la fin des mises à l’isolement et des conditions de détention plus dignes.

Selon Issa Qaraqe, président de la Commission chargée des Affaires des prisonniers palestiniens, le comité de grève, dirigé par Marouane Barghouti, est parvenu à un accord avec les services pénitentiaires israéliens qui ont finalement promis d’accepter des revendications.

Cet accord a été obtenu à l’issue d’une vingtaine d’heures de négociations dans la prison israélienne d’Ashkelon.

Les prisonniers en grève ont été représentés, lors des négociations, par Marouane Barghouti et par d’autres responsables palestiniens.

Le régime israélien refusait, au départ, de se mettre à la table du dialogue avec les Palestiniens, mais la grève de la faim illimitée qu’avaient affichée plus de 1 500 prisonniers palestiniens à l’appel de Marouane Barghouti, a suscité une vague de manifestations de solidarité et de condamnations sur l’échelle internationale.

Le Comité international de la Croix-Rouge avait mis en garde ce jeudi 25 mai contre l’état critique dans lequel se trouvaient les grévistes.

 

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http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i37356-isra%C3%ABl_c%C3%A8de_enfin_devant_les_prisonniers_palestiniens_en_gr%C3%A8ve

 

 

 

Sur le même thème…

Une lettre de Marwan Barghouti

sur les raisons de la grève

de la faim des prisonniers

palestiniens en Israël.

 

If not now when?

Résistances

au cœur des Citadelles !!

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https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/04/24/

if-not-now-when-resistances-au-coeur-des-citadelles/

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FRONT des LAïCS

 

 

 

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1994-2017 Collaboration « droite-gauche », un héritage sanglant et mortifère

 

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Le Mai des assassins :

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               Une lettre de Sindikubwabo à Mitterrand

« Le Peuple rwandais vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que Vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais appel à Votre généreuse compréhension et celle du Peuple français en Vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. »

 

Lettre_22_mai 1994_ Sindikubwabo a Mitterrand __RWANDA

 

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22 mai 1994 : dis tonton, tu vas pas nous lâcher en plein génocide ?!

 

Publié le 22 mai 2017

Il y a 22 ans, l’État français supervisait et participait au génocide d’un million de Tutsis.
En une centaine de jours, l’État français et les autorités extrémistes rwandaises de l’époque accomplirent l’extermination d’une partie de la population rwandaise désignée comme ennemi intérieur.

Le 22 mai 1994, le président du gouvernement intérimaire qui assure l’exécution du génocide, Sindikubwabo, adresse à François Mitterrand une lettre.

Alors que les cadavres de plusieurs centaines de milliers de Tutsi et opposants politiques jonchent le sol rwandais, cette lettre, lue et commentée à l’Élysée, montre à quel point les deux instances sont soudées autour du projet d’extermination : « Le Peuple rwandais vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que Vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais appel à Votre généreuse compréhension et celle du Peuple français en Vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. Sans Votre aide urgente, nos agresseurs risquent de réaliser leurs plans et qui Vous sont connus. »

Dès 1990, les militaires français ont formé les futurs « cadres » du génocide.
Entre 1990 et 1994, l’armée rwandaise passe ainsi de 5000 à 50000 hommes.
Des rescapés et des bourreaux témoignent de l’implication directe de l’armée française dans l’extermination de Tutsis [1].
Des « conseillers » militaires français, comme ceux qui officient encore aujourd’hui dans les dictatures françafricaines, sont restés au Rwanda pendant le génocide.
Avant le déclenchement des massacres, lorsque la majeure partie des effectifs a déjà plié bagage, certains d’entre eux se font surprendre à Kigali et déclarent alors y être revenus pour passer des « vacances ».
L’appel au front racial, qui a permis de cimenter les forces du génocide, ainsi que la formation du gouvernement intérimaire, ont été réalisés sous la houlette de la diplomatie française.
Les livraisons d’armes par la France se sont poursuivies tout au long du génocide, en dépit de l’embargo de l’ONU.

Ce que nos médias et représentants politiques ont qualifié de « massacres interethniques », de « double génocide », de « guerre tribale », ou encore de colère spontanée suite à un attentat, c’était un génocide, une destruction planifiée perpétrée sur un groupe désigné comme « ennemi intérieur » par ses bourreaux. Ce fut l’aboutissement de l’idéologie coloniale et raciale, telle qu’elle a été élaborée au XIXè siècle. Ce crime des crimes n’a été que l’application de la guerre dite révolutionnaire, une technique militaire théorisée dans les années 50 par les colonels Trinquier et Lacheroy.

Monsieur Kouchner et Monsieur Quilès, malgré tous vos efforts pour masquer la réalité, nous savons désormais qu’il ne s’agit en aucun cas d’ « erreurs d’appréciation » ou d’ « aveuglement ». Il ne s’agit pas non plus d’une simple complicité, au sens de celui qui participe au crime commis par un autre. Dans une Vème république qui n’a que des intérêts, les dictateurs africains du pré-carré français ne sont pas les « amis » de la France, mais bien ses vassaux.

La Françafrique, terme aujourd’hui galvaudé dans la presse, n’est ni un club de papys ringards voué à une fin certaine, ni une somme de petites combines permettant d’acheter des hôtels particuliers dans Paris. La Françafrique est un système néocolonial, responsable des crimes d’État les plus abjects et macabres. Le néocolonialisme français a exercé sa mainmise sur le Rwanda, petit pays dont le PIB était équivalent à la ville de Quimper. Derrière le masque des indépendances, la République française a su, à coups d’actions psychologiques, fanatiser jusqu’au dernier degré ses tirailleurs néocoloniaux du Hutu Power, et endormir une opinion publique, de droite comme de gauche, déjà passablement soumise et partisane des clichés les plus vendeurs et éculés de la négrophobie.

Aucune idéologie, aucune géopolitique, ni même la lutte contre l’impérialisme anglo-saxon, chinois ou autre ne justifieront les crimes de l’État français au Rwanda comme ailleurs.

Il est nécessaire :

- que des réparations conséquentes soient versées aux rescapés de ce génocide par la République française et les génocidaires français ainsi que par la BNP, le Crédit Lyonnais, comme tout autre instance impliquée.

- qu’un organisme judiciaire indépendant soit créé et saisi pour instruire le procès des représentants de l’État français qui se sont rendus coupables de génocide.

- que es instances de notre pays ayant permis la perpétuation de ce génocide soient mises immédiatement hors d’état de nuire. En bref, une remise en cause radicale du fonctionnement de nos institutions, à l’image de ce qui s’est passé en Allemagne au sortir de la seconde guerre mondiale.

https://rebellyon.info/Dis-tonton-tu-vas-pas-nous-lacher

https://rebellyon.info/Dis-tonton-tu-vas-pas-nous-lacherhttps://rebellyon.info/home/chroot_ml/ml-lyon/ml-lyon/public_html/IMG/pdf/Lettre_22_mai_Sindikubwabo.pdf

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lettre de Sindikubwabo à François Mitterand le 22 mai 1994

demande de soutien supplémentaire en plein génocide

Notes

[1] Cécile Grenier, Carnets, six mois d’enquête au coeur du génocide français, in La Nuit rwandaise numéro 3, Avril 2009, Izuba éditions, L’Esprit Frappeur

 

Révélation d’un ancien militaire français : la France est bien complice du génocide au Rwanda en soutenant, protégeant et armant les génocidaires

Pour la première fois depuis 1994, l’opération Turquoise au Rwanda s’éclaire d’un jour nouveau grâce au témoignage d’un officier français de l’armée de terre. Selon lui, l’objectif « humanitaire » officiellement affiché par Paris se confond avec un autre, beaucoup moins avouable : celui de freiner ou de stopper l’avancée militaire du Front patriotique rwandais (FPR), tout en ménageant les forces gouvernementales génocidaires.

Lancée le 22 juin 1994, l’opération française Turquoise aurait eu pour objectif initial de faire le coup de feu contre le Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion – essentiellement tutsie – qui se battait contre les forces gouvernementales hutues à l’origine du génocide. Ce n’est pas le président Paul Kagamé qui le dit, mais un ancien officier français, chevalier de la Légion d’honneur et décoré à titre militaire en opérations. Dans un long entretien accordé à “Jeune Afrique”, Guillaume Ancel, 48 ans, à l’époque capitaine au 68e régiment de l’artillerie d’Afrique, évoque sans détour le décalage entre la version officielle française et ce qu’il a vécu il y a vingt ans sur les collines du Rwanda. Si lui et ses compagnons d’arme ont effectivement mené, à partir du début juillet 1994, des missions de protection et d’extraction au bénéfice de rescapés tutsis, ils avaient auparavant, selon lui, reçu l’ordre de stopper l’avancée du FPR au moment où la victoire militaire de celui-ci devenait inexorable. Interview.

« Nous avons reçu l’ordre de préparer un raid sur la capitale rwandaise, Kigali.

JEUNE AFRIQUE : Quelle était votre mission au moment de rejoindre l’opération Turquoise ?

Guillaume Ancel : L’ordre initial, que j’ai reçu autour du 24 juin, était très clair : préparer un raid sur la capitale rwandaise, Kigali, alors passée en quasi-totalité sous le contrôle du FPR. La spécialité de mon unité était le guidage des frappes aériennes [Tactical Air Control Party – TACP, NDLR]. Infiltrés à proximité de la cible pour guider les avions de chasse, notre rôle était de dégager un couloir pour permettre aux troupes de s’emparer de leur objectif avant que quiconque ait eu le temps de réagir. Pas besoin d’avoir fait Saint-Cyr pour comprendre que lorsqu’on cherche à reprendre la capitale d’un pays en guerre passée aux mains d’une rébellion, c’est pour remettre en place les autorités officielles.

>> Lire aussi : « Les fantômes de Turquoise »

Aucun raid de l’armée française sur Kigali n’a pourtant eu lieu à l’époque…

La confirmation de l’ordre de mission n’est jamais arrivé. Peut-être était-ce lié aux problèmes logistiques que nous rencontrions, nos équipements ayant été acheminés avec retard jusqu’à Goma [en RDC, NDLR]. D’autre part je sentais un certain flottement au niveau de la hiérarchie. Puis, entre le 29 juin et le 1er juillet, nous avons reçu un ordre qui s’est substitué au premier. Nous devions stopper par la force l’avancée du FPR à l’est de la forêt de Nyungwe, dans le sud-ouest du Rwanda. Le lendemain matin à l’aube, nous avons décollé dans des hélicoptères Super-Puma afin d’aller déclencher les frappes aériennes sur les colonnes du FPR. L’essentiel de l’unité était déjà partie la veille par la route. Mais au moment où les hélicoptères décollaient de l’aéroport Bukavu, nous avons reçu un contre-ordre. L’officier en charge des opérations nous a expliqué qu’un accord avait été passé avec le FPR. Désormais nous devions protéger une « zone humanitaire sûre » (ZHS) dont la rébellion de Paul Kagamé avait accepté qu’elle échappe provisoirement à son contrôle. C’est à ce moment-là que la nature de notre mission a changé pour devenir humanitaire. Jusque-là, il était clair qu’il s’agissait de combattre le FPR. En quoi a consisté cette mission humanitaire ?

Nous nous sommes déployés autour de Cyangugu, au sud du lac Kivu. Le commandant de compagnie a décidé d’installer notre camp au-dessus du camp de Nyarushishi, où s’étaient réfugiés des milliers de Tutsis et de Hutus modérés. Il avait été alerté par le médecin-chef du camp, un Suisse travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), sur le risque d’une attaque massive des miliciens Interahamwe. Cette dimension de Turquoise ne doit pas être oubliée : même si les ordres que nous recevions étaient ambigus, les soldats français ont sauvé plusieurs milliers de vie. Pour moi, chacune d’entre elle était une victoire.

Quels étaient vos relations avec les forces armées gouvernementales qui avaient orchestré le génocide ?

Guillaume Ancel, chevalier de la Légion d’honneur décoré à titre militaire en opérations.

 

Dès que nous avons traversé la frontière entre l’ex-Zaïre [actuelle RDC] et le Rwanda, nous avons constaté que les militaires rwandais étaient consternés en réalisant que les soldats français n’allaient pas remettre en selle le gouvernement intérimaire à l’origine du génocide. Ils nous regardaient avec une réticence et une inquiétude évidentes. À l’inverse, quand les réfugiés de Nyarushishi ont réalisé que nous venions réellement pour les protéger, ils nous ont accueilli avec des cris et des chants de joie.

Étant un spécialiste des frappes aériennes et des missions spéciales, quand la compagnie s’est installée pour protéger le camp de Nyarushishi, on m’a détaché auprès du colonel Hoggard, de la Légion étrangère, et je suis devenu responsable des extractions. Pendant un mois, avec des légionnaires, à chaque fois que nous recevions une information sur des personnes menacées dans la zone humanitaire sûre, j’étais chargé de conduire les opérations se sauvetage. J’ai reçu l’instruction de charger les conteneurs d’armes sur ces camions, qui les ont emmenées ensuite au Zaïre pour les remettre aux forces gouvernementales rwandaises, ce qui accentué le génocide.

On sait que l’armée française a, par ailleurs, montré une certaine complaisance face aux forces génocidaires fuyant vers l’ex-Zaïre…

Pendant cette période, nous avons confisqué des dizaines de milliers d’armes légères aux Hutus qui traversaient la frontières, essentiellement des pistolets, des fusils d’assaut et des grenades. Toutes ces armes étaient stockées dans des conteneurs maritimes sur la base de la Légion étrangère à l’aéroport de Cyangugu. Vers la mi-juillet, nous avons vu arriver une colonne de camions civils et j’ai reçu l’instruction de charger les conteneurs d’armes sur ces camions, qui les ont emmenées ensuite au Zaïre pour les remettre aux forces gouvernementales rwandaises. On m’a même suggéré d’occuper les journalistes pendant ce temps pour éviter qu’ils s’en rendent compte. Quand je lui ai fait part de ma désapprobation, le commandant de la Légion m’a répondu que l’état-major avait estimé qu’il fallait montrer à l’armée rwandaise que nous n’étions pas devenus ses ennemis, afin qu’elle ne se retourne pas contre nous. La France a même payé leur solde aux soldats rwandais.

>> À lire : « Biserero, trois jours de trop »

Guillaume Ancel en opération

 

Vous confirmez donc que la France a réarmé les ex-Forces armée rwandaises en exil alors que celles-ci venaient d’encadrer le génocide des Tutsis ?

En leur livrant des dizaines de milliers d’armes, nous avons transformé les camps de réfugiés du Zaïre en base militaire. Il était évident que Paul Kagamé n’allait pas tolérer, après avoir pris le pouvoir, qu’une position armée du régime génocidaire s’installe de l’autre côté du lac Kivu. Cette décision a joué un rôle important dans ce qui allait se passer deux ans plus tard dans l’est du Congo.

Que vous inspire la version officielle française sur l’opération Turquoise ?

Personnellement, je ne fais que relater ce que j’ai vécu à l’époque. Si cela ne colle pas avec leur version, cela pose un problème. Ils ont construit une histoire mythique de l’opération Turquoise qui ne correspond pas à la réalité. Or si l’on veut éviter qu’une telle chose se reproduise, il faut mettre les cartes sur la table, pas les dissimuler sous le tapis.

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JEUNE AFRIQUE

Propos recueillis par Mehdi Ba

 

http://www.diawara.org/2014/04/09/revelation-dun-ancien-militaire-francais-la-france-est-bien-complice-du-genocide-au-rwanda-en-soutenant-protegeant-et-armant-les-genocidaires/

 

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Guillaume ANCEL:

Pour qu’il n’y ait aucun doute sur mon rôle pendant l’opération Turquoise, et aider les personnes qui présentent des symptômes d’Alzheimer,  je mets en ligne quelques documents

http://nepassubir.blog.lemonde.fr/2014/04/12/contrepoint/

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Résistance : deux ans après l’assassinat d’Alexeï Mozgovoï, le combat continue !

 

 

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В начале мая 2017 года, в городе Санкт-Петербурге состоялась долгожданная встреча бойцов « Призрака » с ансамблем « Атаман ». Встреча была неформальной, на репетиции ансамбля. Из Кировска в Петербург прибыли небольшие подарки от батальона. Ребята приезжали к нам в батальон и дали концерт в прифронтовой зоне. Прямо в ангаре одной из рот:

 

 

СПРАВКА: Казачий ансамбль «АТАМАН» основан 14 октября 2003 года. Идея создания ансамбля – дать возможность одаренной молодёжи казачьего происхождения проявить свой исполнительский талант, заложенный предками. Со дня создания ансамбля образовался уникальный по своему составу коллектив. Бо́льшая часть участников – выходцы из Всевеликого войска Донского, Кубанского, Терского, Уральского и Сибирского казачьих войск. Возраст участников ансамбля от 17 до 35 лет.

 

http://mozgovoy.info/index.php

 

 

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