antifascisme

La Société de l’Arnaque, un thème de réflexion pour 2018…!!

 

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UN THÈME DE RÉFLEXION POUR 2018…:

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   «  La Société de l’Arnaque,

ou « fake-capitalism », c’est le stade suprême

de la Société spectaculaire marchande,

celui où le Spectacle de la monnaie de singe

(QE, DTS, Revenu Universel, etc…),

a totalement fini de remplacer

la marchandise, dont la valeur tend vers zéro

(production robotisée)… »

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Pour nourrir une réflexion sur ce thème…

 

« Robotisation » et « fake-capitalism »,

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Les aléas de l’IA,

de Marx à « Terminator »,

en passant par Benoît Hamon…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

 

 

Avec la robotisation et l’automatisation de la production, et même, de plus en plus, des services, les possibilités d’élargissement du capital s’en trouvent-elles augmentées ou au contraire, réduites ?

La baisse tendancielle du taux de profit, dans le processus d’élargissement « productif », amène inexorablement à la deuxième réponse, la réduction… La domination de classe des capitalistes prendra-t-elle fin « naturellement », par un simple tarissement des sources de profits du secteur « productif », cédant « généreusement » la place aux rêveurs gauchistes et autres pseudo- « communistes prolétariens » ou bien la classe dominante a-t-elle déjà une stratégie en œuvre pour « ne rien lâcher » de ses privilèges exorbitants et de son pouvoir… ?

Un débat s’est engagé sur le sujet à partir de l’article :

« Les robots et la révolution »

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/robots-revolution.php

étude écrite sur le sujet par notre camarade WH du site « Les prolétaires de fer »,

Ce débat, constitué d’un échange de mails sur le fond du sujet à permis de dégager les contours essentiels de cette problématique et de voir que l’évolution de la crise ne mène évidemment pas à un surgissement « spontané » du communisme comme solution à la crise…

La bourgeoisie, qui possède le contrôle de tous les leviers du système, a déjà réfléchi à la question, et cela n’a pas échappé non plus au camarade Do, du site VLR, qui nous apporte également cette réflexion, dans un autre échange de mails sur le sujet :

« Peut-être doit-on préciser que c’est parce que l’exploitation de l’homme par l’homme, et donc le capitalisme, n’ayant plus d’objet quand les machines font tout le boulot, que le pouvoir, pour se conserver au moins en tant que tel, doit nécessairement transformer SA société capitaliste en société de l’arnaque. En effet, à ce stade, le pouvoir n’étant plus nécessaire, sa conservation ne peut qu’être une arnaque totale. C’est là, pour parler comme les anciens, que le pouvoir devient visiblement ce qu’il était déjà essentiellement : une maladie mentale. »

Avec encore cette précision supplémentaire que la « maladie de la domination » est pratiquement inséparable de la « maladie de l’accumulation », le capitalisme étant, à travers le processus d’élargissement productif, la « synthèse idéale » de ces deux maladies, assez indissolubles de toutes façons.

Face à l’échéance du « taux zéro » le fake-capitalism tente donc de reconstituer cette « synthèse » via un système d’arnaque institutionnalisé, tant sur le plan monétaire que commercial.

C’est là qu’il est important de comprendre, également, que les « systèmes » type « revenu universel », actuellement basés sur le principe de la « monnaie hélicoptère » de Milton Friedman, ne sont qu’un jalon nécessaire à l’établissement d’un tel système global, reposant entièrement sur une monnaie de singe imposée à grande échelle, c’est à dire quasiment une « fausse monnaie institutionnalisée », à cours forcé par le pouvoir, et telle que déjà largement ébauchée par les « Quantitative Easings » et autres « Droits de Tirage Spéciaux »…

Conserver le contrôle de tous les circuits, production, même « automatisée », distribution, communication, pseudo-« info », « planche à billets », fut-elle totalement « électronique », etc… telle est la seule obsession de la classe dominante actuelle, du moins pour sa partie la plus « consciente », son « avant-garde », en quelque sorte (Attali et autres consorts de « think tanks »…), face à l’échéance du « taux zéro » et de la robotisation totale.

Le surgissement de l’IA, et surtout de l’IA en tant qu’entité autonome, c’est un paramètre supplémentaire que par définition personne ne maîtrise réellement, in fine, mais cela n’empêche donc pas certains de jouer avec le feu (Google), dans le but d’être les mieux placé dans cette course à l’échalote, d’ici la disparition totale de la « productivité » humaine…

La constitution d’une organisation de résistance prolétarienne capable de passer à la contre-offensive et d’arrêter ces manipulateurs mortifères avant l’échéance robotique/IA autonome reste une urgence absolue.

Avoir une vue claire et lucide de ces choses est notre premier atout, même s’il n’est pas suffisant. Encore faut-il le faire comprendre à un plus grand nombre de camarades, ce qui n’est manifestement pas une chose simple, malgré l’évidence… !

Quelques éléments de réflexion, donc, à la suite, republiés simultanément sur TML et sur le blog du camarade WH :

Sur TML, sous le titre :

Les aléas de l’IA, de Marx à « Terminator », en passant par Benoît Hamon…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

 

Sur « Les prolétaires de fer » :

Robots, IA, Taux de profit zéro : vers une singularité économique ?

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/robots-IA.php

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« La Société de l’Arnaque, ou « fake-capitalism », c’est le stade suprême de la Société spectaculaire marchande, celui où le Spectacle de la monnaie de singe (QE, DTS, Revenu Universel, etc…), a totalement fini de remplacer la marchandise, dont la valeur tend vers zéro (production robotisée)… »

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Encore plus récent sur TML…:

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   NOUVEAU :

Une étude en réponse

aux allégations mensongères du type

« capitalisme=socialisme » 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

  

Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

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Bombardements US en Corée : le vrai visage de l’Oncle Sam

 

 

Alors que le monde observe avec une inquiétude grandissante les tensions croissantes et la rhétorique belliqueuse entre les États-Unis et la Corée du Nord, l’un des aspects les plus remarquables de la situation est l’absence de toute reconnaissance publique de la raison sous-jacente des craintes nord-coréennes – ou, comme l’a qualifié l’ambassadeur des Nations Unies Nikki Haley, « l’état de paranoïa » – à savoir, l’horrible campagne de bombardement incendiaire menée par les Etats-Unis pendant la guerre de Corée et le nombre sans précédent de victimes.

Même si l’on ne connaîtra jamais tous les faits, les preuves disponibles permettent de conclure que les bombardements perpétrés sur les villes et les villages de la Corée du Nord ont fait plus de morts parmi les civils que toute autre campagne de bombardement de l’histoire.

L’historien Bruce Cumings décrit la campagne de bombardement comme « probablement l’un des pires épisodes de violence américaine déchaînée contre un autre peuple, mais c’est certainement celui que les Américains connaissent le moins« .

La campagne, menée de 1950 à 1953, a tué 2 millions de Nord-Coréens, selon le Général Curtis LeMay, chef du Commandement aérien stratégique et organisateur du bombardement de de Tokyo et d’autres villes japonaises. En 1984, LeMay a déclaré au Bureau de l’Histoire de l’Armée de l’Air que le bombardement de la Corée du Nord avait « tué 20 pour cent de la population« .

D’autres sources citent un nombre légèrement inférieur. Selon un ensemble de données élaboré par des chercheurs du Centre for the Study of Civil War (CSCW) et de l’International Peace Research Institute, Oslo (PRIO), la « meilleure estimation » des décès de civils en Corée du Nord est de 995 000, avec une estimation basse de 645 000 et une estimation élevée de 1,5 million.

Bien que la moitié des estimations de LeMay, le CSCW/PRIO estime que 995 000 morts dépassent encore le nombre de victimes civiles de toute autre campagne de bombardement, y compris les bombardements alliés de villes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, qui ont fait entre 400 000 et 600 000 morts, les bombardements incendiaires et nucléaires de villes japonaises, qui ont causé entre 330 000 et 900 000 morts ; et les bombardements en Indochine entre 1964 et 1973, qui ont causé entre 121000 et 361000 morts au cours de Operation Rolling Thunder, Operation Linebacker, and Operation Linebacker II (Vietnam) ; Operation Menu and Operation Freedom Deal (Cambodia), and Operation Barrel Roll (Laos).

Le lourd bilan des bombardements en Corée du Nord est d’autant plus remarquable que la population du pays est relativement modeste : seulement 9,7 millions d’habitants en 1950. En comparaison, il y avait 65 millions de personnes en Allemagne et 72 millions au Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les attaques lancées par l’armée de l’air américaine contre la Corée du Nord utilisaient les tactiques de bombardement qui avaient été mises au point pendant la Seconde Guerre mondiale pour bombarder l’Europe et le Japon : des explosifs pour détruire des bâtiments, du napalm et d’autres armes incendiaires pour allumer des incendies massifs, et des tirs nourris pour empêcher les équipes de lutte contre l’incendie d’éteindre les flammes.

Le recours à de telles tactiques n’allait pas de soi. Selon les politiques américaines en vigueur au début de la guerre de Corée, les bombardements incendiaires dirigés contre les populations civiles étaient interdits. Un an plus tôt, en 1949, plusieurs amiraux de la marine américaine avaient condamné ces tactiques lors de témoignages devant le Congrès. Au cours de cette « révolte des amiraux », la Marine avait contesté ses collègues de la Force aérienne, soutenant que les attaques menées contre les populations civiles étaient contre-productives du point de vue militaire et violaient les normes morales internationales.

Arrivant à un moment où les tribunaux de Nuremberg avaient sensibilisé le public aux crimes de guerre, les critiques des amiraux de la marine reçurent un écho auprès de l’opinion publique. Par conséquent, il était interdit d’attaquer les populations civiles dans le cadre de la politique américaine au début de la guerre de Corée. Lorsque le général George E. Stratemeyer de la Force aérienne a demandé la permission d’utiliser les mêmes méthodes de bombardement sur cinq villes nord-coréennes que celles qui avaient « mis le Japon à genoux« , le général Douglas MacArthur a rejeté la demande en invoquant la « politique générale ».

Cinq mois après le début de la guerre, alors que les forces chinoises étaient intervenues aux côtés de la Corée du Nord et les forces de l’ONU battaient en retraite, le général MacArthur changea de position et accepté la demande du général Stratemeyer, le 3 novembre 1950, d’incendier la ville nord-coréenne de Kanggye et plusieurs autres villes : « Brûlez-la si vous voulez. Mieux encore, Strat, brûlez et détruisez en guise de leçon tout ville ou village qui aurait à vos yeux un intérêt militaire pour l’ennemi. » Le même soir, le chef d’état-major de MacArthur a déclaré à Stratemeyer que le bombardement incendiaire de Sinuiju avait également été approuvé. Dans son journal, Stratemeyer résume ainsi les instructions : « Chaque bâtiment, chaque site et chaque village en Corée du Nord devient une cible militaire et tactique » Stratemeyer a donné l’ordre à la Cinquième Force aérienne et au Commandement des bombardiers de « détruire tous les moyens de communication et toutes les installations, usines, villes et villages ».

Bien que l’Armée de l’air ait été directe dans ses propres communications internes au sujet de la nature de la campagne de bombardement – y compris avec des cartes montrant le pourcentage exact de chaque ville qui avait été incinérée -, les communications à la presse ont décrit la campagne de bombardement comme une campagne axée uniquement sur « les concentrations de troupes ennemies, les dépôts, les bâtiments militaires et les lignes de communication. »

Les ordres donnés à la Cinquième armée de l’air étaient plus clairs : « Les avions sous le contrôle de la Cinquième armée de l’air détruiront toutes les autres cibles, y compris tous les bâtiments pouvant servir d’abris ».

En moins de trois semaines après l’assaut initial contre Kanggye, dix villes avaient été incendiées, dont Ch’osan (85 %), Hoeryong (90 %), Huich’on (75 %), Kanggye (75 %), Kointong (90 %), Manp’ochin (95 %), Namsi (90 %), Sakchu (75 %), Sinuichu (60 %) et Uichu (20 %).

Le 17 novembre 1950, le général MacArthur dit à l’ambassadeur US en Corée John J. Muccio, « Malheureusement, cette région sera transformée en désert ». Par « cette région », MacArthur voulait dire toute la zone comprise entre « nos positions actuelles et la frontière ».

Pendant que la Force aérienne continuait de brûler des villes, elle suivait attentivement les niveaux de destruction qui en résultaient :

* Anju – 15%
* Chinnampo (Namp’o) – 80%
* Chongju (Chŏngju) – 60%
* Haeju – 75%
* Hamhung (Hamhŭng) – 80%
* Hungnam (Hŭngnam) – 85%
* Hwangju (Hwangju County) – 97%
* Kanggye – 60% (estimée précédemment à 75%)
* Kunu-ri (Kunu-dong) – 100%
* Kyomipo (Songnim) – 80%
* Musan – 5%
* Najin (Rashin) – 5%
* Pyongyang – 75%
* Sariwon (Sariwŏn) – 95%
* Sinanju – 100%
* Sinuiju – 50%
* Songjin (Kimchaek) – 50%
* Sunan (Sunan-guyok) – 90%
* Unggi (Sonbong County) – 5%
* Wonsan (Wŏnsan) – 80%

En mai 1951, une équipe internationale d’enquête déclarait : « Les membres, tout au long de leur voyage, n’ont pas vu une seule ville qui n’avait pas été détruite, et il y avait très peu de villages intacts ».

Le 25 juin 1951, le général O’Donnell, commandant du Far Eastern Air Force Bomber Command, a témoigné en réponse à une question du sénateur Stennis (« … La Corée du Nord a été pratiquement détruite, n’est-ce pas ? »)

« Oh, oui… je dirais que tout, ou presque, du nord de la péninsule coréenne, est dans un état terrible. Tout est détruit. Il n’y a plus rien debout digne de ce nom… Juste avant l’arrivée des Chinois, nos avions étaient cloués au sol. Il n’ y avait plus rien à bombarder en Corée. »

En août 1951, le correspondant de guerre Tibor Meray déclarait qu’il avait été témoin « d’une dévastation totale entre le fleuve Yalu et la capitale » et « qu’il n’y avait plus de villes en Corée du Nord », ajoutant que « j’avais l’impression de voyager sur la Lune parce qu’il n’ y avait que des dévastations… Chaque ville n’était plus qu’un alignement de cheminées. »

Plusieurs facteurs se sont combinés pour intensifier la mortalité des attaques aux bombes incendiaires. Comme on l’avait appris au cours de la Seconde Guerre mondiale, les attaques incendiaires pouvaient dévaster les villes à une vitesse incroyable : l’attaque à la bombe incendiaire de la Royal Air Force à Würzburg, en Allemagne, dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, n’avait pris que 20 minutes pour envelopper la ville dans une tempête de feu avec des températures estimées à 1500-2000°C.

La sévérité de l’hiver nord-coréen a également contribué au bilan macabre des attaques. A Pyongyang, la température moyenne en janvier est de -13. Les bombardements les plus importants ont eu lieu en novembre 1950, ceux qui ont échappé à la mort par le feu ont donc été exposés au de mort par le froid dans les jours et les mois qui ont suivi. Les survivants ont créé des abris de fortune dans des canyons, des grottes ou des caves abandonnées. En mai 1951, une délégation de la Fédération démocratique internationale des femmes (WIDF) s’est rendue dans la ville bombardée de Sinuiju :

« L’écrasante majorité des habitants vivent dans des tranchées creusées à même la terre et renforcées par du bois de récupération. Certains de ces abris ont des toits en tuiles et en bois, récupérés dans des bâtiments détruits. D’autres vivent dans des caves qui restées intactes après le bombardement et d’autres encore dans des tentes chaumées avec des charpentes récupérées des bâtiments détruits et dans des huttes faites de briques et de décombres posés sans mortier. »

A Pyongyang, la délégation a décrit une famille de cinq membres, dont un enfant de trois ans et un nourrisson de huit mois, qui vivaient dans un espace souterrain de deux mètres carrés, auquel on ne pouvait accéder qu’en rampant dans un tunnel de trois mètres.

Un troisième facteur était l’utilisation intensive du napalm. Mis au point à l’Université Harvard en 1942, la substance collante et inflammable a été utilisée pour la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est devenu une arme clé pendant la guerre de Corée, où 32 557 tonnes ont été utilisées, selon une logique que l’historien Bruce Cumings caractérisait ainsi : « Ce sont des sauvages, ce qui nous donne le droit de répandre du napalm sur des innocents ». Longtemps après la guerre, Cumings a décrit une rencontre avec un survivant âgé :

« Dans un coin de rue se tenait un homme (je pense que c’était un homme ou une femme avec de larges épaules) qui avait une curieuse croûte violette sur chaque partie visible de sa peau – épaisse sur ses mains, mince sur ses bras, couvrant entièrement sa tête et son visage. Il était chauve, il n’avait pas d’oreilles ni de lèvres, et ses yeux, sans paupières, étaient d’un blanc grisâtre, sans pupilles… Cette croûte violacée est le résultat d’un contact avec le napalm, puis le corps de la victime, non traitée, a été laissé pour guérir d’une façon ou d’une autre. »

Pendant les pourparlers d’armistice à la fin des combats, les commandants américains n’avaient plus de villes à prendre pour cible. Afin de mettre la pression sur les négociations, ils ont dirigé les bombardiers vers les grands barrages coréens. Comme l’a rapporté le New York Times, l’inondation causée par la destruction d’un barrage « a nettoyé » 40 km de la vallée et détruit des milliers d’hectares de riz récemment semé. 

Dans le sillage des bombardements incendiaires contre l’Allemagne et le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de recherche du Pentagone composé de 1 000 membres a procédé à une évaluation exhaustive connue sous le nom de « United States Strategic Bombing Survey ». L’USSBS a publié 208 volumes pour l’Europe et 108 volumes pour le Japon et le Pacifique, comprenant un dénombrement des victimes, des entretiens avec les survivants et des enquêtes économiques. Ces rapports rédigés industrie par industrie étaient si détaillés que General Motors a utilisé les résultats pour poursuivre avec succès le gouvernement américain pour des dommages de 32 millions de dollars causés à ses usines allemandes.

Après la guerre de Corée, aucun bilan des bombardements n’a été effectué, à part les cartes internes de l’armée de l’air montrant la destruction ville par ville. Ces cartes sont restées secrètes pendant vingt ans. Au moment où les cartes ont été discrètement déclassifiées en 1973, l’intérêt des États-Unis pour la guerre de Corée s’était depuis longtemps estompé. Ce n’est qu’au cours des dernières années que le tableau complet a commencé à se dessiner dans les études d’historiens tels que Taewoo Kim de l’Institut coréen d’analyse de la défense, Conrad Crane de l’Académie militaire américaine et Su-kyoung Hwang de l’Université de Pennsylvanie.

En Corée du Nord, le souvenir se perpétue. Selon l’historien Bruce Cumings, « C’est la première chose que mon guide a évoqué avec moi. » Cumings écrit : « La campagne sans entrave des bombardements incendiaires sur le Nord a duré trois ans, donnant lieu à un désert et à un peuple taupe survivant qui avait appris à aimer l’abri des grottes, des montagnes, des tunnels et des redoutes, un monde souterrain qui est devenu la base de la reconstruction d’un pays et un souvenir pour construire une haine féroce dans les rangs de la population ».

Aujourd’hui encore, cette campagne de bombardements incendiaires perpétré contre les villes et les villages de la Corée du Nord demeure pratiquement inconnu du grand public et n’est pas reconnu dans les discussions médiatiques sur la crise, en dépit de son importance évidente dans la poursuite par la Corée du Nord de son programme de dissuasion nucléaire. Sans connaître et confronter ces faits, on ne peut pas comprendre la peur qui est au cœur des attitudes et des actions de la Corée du Nord.

Ted Nace

https://www.legrandsoir.info/etat-de-peur-comment-la-campagne-de-bombardement-la-plus-meurtriere-de-l-histoire-a-cree-la-crise-actuelle-en-coree.html

 

Article original:

 

State of Fear:

How History’s Deadliest Bombing Campaign Created Today’s Crisis in Korea

 

https://www.counterpunch.org/2017/12/08/state-of-fear-how-historys-deadliest-bombing-campaign-created-todays-crisis-in-korea/

As the world watches with mounting concern the growing tensions and bellicose rhetoric between the United States and North Korea, one of the most remarkable aspects of the situation is the absence of any public acknowledgement of the underlying reason for North Korean fears—or, as termed by United Nations Ambassador Nikki Haley, “state of paranoia”—namely, the horrific firebombing campaign waged by the U.S. Air Force during the Korean War and the unprecedented death toll that resulted from that bombing.

Although the full facts will never be known, the available evidence points toward the conclusion that the firebombing of North Korea’s cities, towns, and villages produced more civilian deaths than any other bombing campaign in history.

Historian Bruce Cumings describes the bombing campaign as “probably one of the worst episodes of unrestrained American violence against another people, but it’s certainly the one that the fewest Americans know about.”

The campaign, carried out from 1950 to 1953, killed 2 million North Koreans, according to General Curtis LeMay, the head of the Strategic Air Command and the organizer of the firebombing of Tokyo and other Japanese cities. In 1984, LeMay told the Office of Air Force History that the bombing of North Korea had “killed off 20 percent of the population.”

Other sources cite a somewhat lower number. According to a data set developed by researchers at the Centre for the Study of Civil War (CSCW) and the International Peace Research Institute, Oslo (PRIO), the “best estimate” of civilian deaths in North Korea is 995,000, with a low estimate of 645,000 and a high estimate of 1.5 million.

Though half of LeMay’s estimate, the CSCW/PRIO estimate of 995,000 deaths still exceeds the civilian death tolls of any other bombing campaign, including the Allied firebombing of German cities in World War II, which claimed an estimated 400,000 to 600,000 lives; the firebombing and nuclear bombing of Japanese cities, which caused an estimated 330,000 to 900,000 deaths; and the bombing of Indochina from 1964 to 1973, which caused an estimated 121,000 to 361,000 deaths overall during Operation Rolling Thunder, Operation Linebacker, and Operation Linebacker II (Vietnam); Operation Menu and Operation Freedom Deal (Cambodia), and Operation Barrel Roll (Laos).

The heavy death toll from the bombing of North Korea is especially notable in view of the relatively modest population of the country: just 9.7 million people in 1950. By comparison, there were 65 million people in Germany and 72 million people in Japan at the end of World War II.

The attacks by the U.S. Air Force against North Korea used the firebombing tactics that had been developed in the World War II bombing of Europe and Japan: explosives to break up buildings, napalm, and other incendiaries to ignite massive fires, and strafing to prevent fire-fighting crews from extinguishing the blazes.

The use of these tactics was not a foregone conclusion. According to United States policies in effect at the onset of the Korean War, firebombing directed at civilian populations was forbidden. A year earlier, in 1949, a series of U.S. Navy admirals had condemned such tactics in testimony before Congressional hearings. During this “Revolt of the Admirals,” the Navy had taken issue with their Air Force colleagues, contending that attacks carried out against civilian populations were counterproductive from a military perspective and violated global moral norms.

Coming at a time when the Nuremberg tribunals had heightened public awareness of war crimes, the criticisms of the Navy admirals found a sympathetic ear in the court of public opinion. Consequently, attacking civilian populations was forbidden as a matter of U.S. policy at the beginning of the Korean War. When Air Force General George E. Stratemeyer requested permission to use the same firebombing methods on five North Korean cities that “brought Japan to its knees,” General Douglas MacArthur denied the request, citing “general policy.”

Five months into the war, with Chinese forces having intervened on the side of North Korea and UN forces in retreat, General MacArthur changed his position, agreeing to General Stratemeyer’s request on November 3, 1950, to burn the North Korean city of Kanggye and several other towns: “Burn it if you so desire. Not only that, Strat, but burn and destroy as a lesson to any other of those towns that you consider of military value to the enemy.” The same evening, MacArthur’s chief of staff told Stratemeyer that the firebombing of Sinuiju had also been approved. In his diary, Stratemeyer summarized the instructions as follows: “Every installation, facility, and village in North Korea now becomes a military and tactical target.” Stratemeyer sent orders to the Fifth Air Force and Bomber Command to “destroy every means of communications and every installation, factory, city, and village.”

While the Air Force was blunt in its own internal communications about the nature of the bombing campaign—including maps showing the exact percentage of each city that had been incinerated—communications to the press described the bombing campaign as one directed solely at “enemy troop concentrations, supply dumps, war plants, and communication lines.”

The orders given to the Fifth Air Force were more clear: “Aircraft under Fifth Air Force control will destroy all other targets including all buildings capable of affording shelter.”

Within less than three weeks of the initial assault on Kanggye, ten cities had been burned, including Ch’osan (85%), Hoeryong (90%), Huich’on (75%), Kanggye (75%), Kointong (90%), Manp’ochin (95%), Namsi (90%), Sakchu (75%), Sinuichu (60%), and Uichu (20%).

On November 17, 1950, General MacArthur told U.S. Ambassador to Korea John J. Muccio, “Unfortunately, this area will be left a desert.” By “this area” MacArthur meant the entire area between “our present positions and the border.”

As the Air Force continued burning cities, it kept careful track of the resulting levels of destruction:

* Anju – 15%
* Chinnampo (Namp’o)- 80%
* Chongju (Chŏngju) – 60%
* Haeju – 75%
* Hamhung (Hamhŭng) – 80%
* Hungnam (Hŭngnam) – 85%
* Hwangju (Hwangju County) – 97%
* Kanggye – 60% (reduced from previous estimate of 75%)
* Kunu-ri (Kunu-dong)- 100%
*Kyomipo (Songnim) – 80%
* Musan – 5%
* Najin (Rashin) – 5%
* Pyongyang – 75%
* Sariwon (Sariwŏn) – 95%
* Sinanju – 100%
* Sinuiju – 50%
* Songjin (Kimchaek) – 50%
* Sunan (Sunan-guyok) – 90%
* Unggi (Sonbong County) – 5%
* Wonsan (Wŏnsan)- 80%

In May 1951, an international fact-finding team stated, “The members, in the whole course of their journey, did not see one town that had not been destroyed, and there were very few undamaged villages.”

On June 25, 1951, General O’Donnell, commander of the Far Eastern Air Force Bomber Command, testified in answer to a question from Senator Stennis (“…North Korea has been virtually destroyed, hasn’t it?):

Oh, yes; … I would say that the entire, almost the entire Korean Peninsula is just a terrible mess. Everything is destroyed. There is nothing standing worthy of the name … Just before the Chinese came in we were grounded. There were no more targets in Korea.”

In August 1951, war correspondent Tibor Meray stated that he had witnessed “a complete devastation between the Yalu River and the capital.” He said that there were “no more cities in North Korea.” He added, “My impression was that I am traveling on the moon because there was only devastation…. [E]very city was a collection of chimneys.”

Several factors combined to intensify the deadliness of the firebombing attacks. As had been learned in World War II, incendiary attacks could devastate cities with incredible speed: the Royal Air Force’s firebombing attack on Würzburg, Germany, in the closing months of World War II had required only 20 minutes to envelop the city in a firestorm with temperatures estimated at 1500–2000°C.

Another factor contributing to the deadliness of attacks was the severity of North Korea’s winter. In Pyongyang, the average low temperature in January is 8° Fahrenheit. Since the most severe bombing took place in November 1950, those who escaped immediate death by fire were left at risk of death by exposure in the days and months that followed. Survivors created makeshift shelters in canyons, caves, or abandoned cellars. In May 1951 a visiting delegation to the bombed city of Sinuiju from the Women’s International Democratic Federation (WIDF) reported:

The overwhelming majority of the inhabitants live in dug-outs made of earth supported from salvaged timber. Some of these dug-outs have roofs made of tiles and timber, salvaged from destroyed buildings. Others are living in cellars that remained after the bombardment and still others in thatched tents with the frame-work of destroyed buildings and in huts made of unmortared brick and rubble.”

In Pyongyang, the delegation described a family of five members, including a three-year-old child and an eight-month-old infant, living in an underground space measuring two square meters that could only be entered by crawling through a three-meter tunnel.

A third deadly factor was the extensive use of napalm. Developed at Harvard University in 1942, the sticky, flammable substance was first used in War War II. It became a key weapon during the Korean War, in which 32,557 tons were used, under a logic that historian Bruce Cumings characterized: “They are savages, so that gives us the right to shower napalm on innocents.” Long after the war, Cumings described an encounter with one aging survivor:

On a street corner stood a man (I think it was a man or a woman with broad shoulders) who had a peculiar purple crust on every visible part of his skin—thick on his hands, thin on his arms, fully covering his entire head and face. He was bald, he had no ears or lips, and his eyes, lacking lids, were a grayish white, with no pupils…. [T]his purplish crust resulted from a drenching with napalm, after which the untreated victim’s body was left to somehow cure itself.”

During armistice talks at the conclusion of the fighting, U.S. commanders had run out of cities and towns to target. In order to place pressure on the negotiations, they now turned the bombers toward Korea’s major dams. As reported in New York Times, the flood from the destruction of one dam “scooped clean” twenty-seven miles of river valley and destroyed thousands of acres of newly planted rice.

In the wake of the firebombing campaigns against Germany and Japan during World War II, a Pentagon research group comprising 1,000 members carried out an exhaustive assessment known as the United States Strategic Bombing Survey. The USSBS released 208 volumes for Europe and 108 volumes for Japan and the Pacific, including casualty counts, interviews with survivors, and economic surveys. These industry-by-industry reports were so detailed that General Motors used the results to successfully sue the U.S. government for $32 million in damages to its German plants.

After the Korean War, no survey of the bombing was done other than the Air Force’s own internal maps showing city-by-city destruction. These maps were kept secret for the next twenty years. By the time the maps were quietly declassified in 1973, America’s interest in the Korean War had long since faded. Only in recent years has the full picture begun to emerge in studies by historians such as Taewoo Kim of the Korea Institute for Defense Analyses, Conrad Crane of the U.S. Military Academy, and Su-kyoung Hwang of the University of Pennsylvania.

In North Korea, the memory of lives on. According to historian Bruce Cumings, “It was the first thing my guide brought up with me.” Cumings writes: “The unhindered machinery of incendiary bombing was visited on the North for three years, yielding a wasteland and a surviving mole people who had learned to love the shelter of caves, mountains, tunnels and redoubts, a subterranean world that became the basis for reconstructing a country and a memento for building a fierce hatred through the ranks of the population.”

To this day, the firebombing of North Korea’s cities, towns, and villages remains virtually unknown to the general public and unacknowledged in media discussions of the crisis, despite the obvious relevance to North Korea’s pursuit of a nuclear deterrent. Yet without knowing and confronting these facts, the American public cannot begin to comprehend the fear that lies at the heart of North Korean attitudes and actions.

More articles by:Ted Nace

Ted Nace is the Director of CoalSwarm. He is the founder of Peachpit Press and the author of Gangs of America and Climate Hope: On the Front Lines of the Fight Against Coal.

 

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Corée, RPDC

Quelques liens sur le sujet, sur TML et Solydairinfo :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/31/communistes-ou-kollabos-de-limperialisme/

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Palestine Capitale Jérusalem

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PaIestine

 

 

Nabil Inani – Palestine

 

9 décembre 2017

Assawra

https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/png/Paris_manif-Palestine_9decembre2017.png

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi 9 décembre 2017 en France contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis et la venue du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu dimanche à Paris.

A Paris, ils étaient environ 400 place de la République à l’invitation des associations EuroPalestine et France Palestine Solidarité, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Ce n’est pas Trump qui décide du droit international (…) Il n’y a pas de peuple élu ! », a lancé Olivia Zemor d’EuroPalestine devant un public brandissant des drapeaux palestiniens.

« Jérusalem, capitale palestinienne ! », ont répliqué les manifestants. « Honte, honte ! », ont-il ajouté à propos de la rencontre prévue dimanche entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien à l’Elysée.

A Marseille, environ 500 personnes se sont rassemblées sur le Vieux Port en scandant les slogans « Israël, casse toi, la Palestine n’est pas à toi » ou « Nous sommes tous Palestiniens ».

« On part du principe que si les Etats-Unis ont pris cette décision, les autres vont suivre, et il faut réagir tout de suite », a expliqué à l’AFP Maud Sevestre, une des organisatrices de cette manifestation, en dénonçant « le génocide à ciel ouvert » à l’œuvre à Gaza.

Aux cris de « Palestine vivra, Palestine vaincra », ou de « Allahou Akbar », les manifestants, très jeunes pour la plupart, ont défilé dans le calme, en brandissant deux drapeaux géants de la Palestine.

A Lyon, quelque 300 personnes se sont rassemblées en bord de Rhône, brandissant des drapeaux palestiniens.

« La décision de Donald Trump met le feu à la poudrière », a déclaré à l’AFP Jérôme Faynel président du Collectif 69 Palestine et organisateur du rassemblement lyonnais.

« Il faut maintenant que l’Europe prenne l’initiative. Et la rencontre dimanche entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pourrait être une bonne occasion d’élever la voix », a-t-il ajouté.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées également à Lille à la mi-journée à l’appel de l’association France Palestine Solidarité du Nord-Pas-de-Calais.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne « vise à mettre le feu aux poudres », a dénoncé Mireille Gabrelle, trésorière de l’association, regrettant la « position hypocrite » d’Emmanuel Macron qui « dénonce la décision de Trump et reçoit en même temps Netanyahu ».

Demonstrators wave flags as they take part in a protest in Paris on December 9, 2017, against US President Donald Trump’s recognition of Jerusalem as Israel’s capital. / AFP PHOTO / Zakaria ABDELKAFI

 

 

 

 

 

 

 

Source:

https://assawra.blogspot.fr/2017/12/manifestations-en-france-contre-la.html

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Mais la solidarité des états arabes est limitée, en pratique:

A Alger-centre, la police a empêché une manifestation pour la Palestine:

http://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/08/manifestation-palestine-e_n_18759906.html

 

https://i2.wp.com/i.huffpost.com/gen/5623490/images/n-ALGERIA-POLICE-large570.jpg

Publication: Mis à jour:
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Ce vendredi 8 décembre 2017, la police a interdit une manifestation pour la Palestine à Alger. La decision de Trump sur le statut d’El Qods, décriée par l’Algérie et partout dans le monde, n’a pas constitué aux yeux des autorités une raison pour faire une exception à la sacro-sainte interdiction des manifestations dans la capitale.

Les manifestants qui ont répondu à un appel lancé la veille sur les réseaux sociaux à une manifestation à la Grande Poste contre la décision de Donald Trump de déclarer El Qods capitale d’Israël, ont été surpris par un important dispositif policier, des barrières et des contrôles empêchant tout rassemblement.

Quelques minutes après la prière du vendredi, de nombreux manifestants se sont dirigés vers la place en face de la Grande Poste à Alger pour exprimer leur colère et leur soutien à la Palestine. Mais des dizaines de policiers en tenue et en civil étaient déjà là.

Certains ont encerclé un groupe d’une dizaine de personnes, kéfiés et drapeaux de la Palestine en mains, en face de l’entrée de la poste. D’autres rodaient autour de l’esplanade et scrutaient les passants à la recherche d’éventuels sympathisants de la Palestine passibles de rejoindre le premier groupe.

En quelques minutes, la police a conduit plusieurs groupes de jeunes loin du lieu du rassemblement, de force parfois. Ils ont empêché certains de s’asseoir sur des bancs publics et contrôlé des téléphones pour effacer des photos. Un policier a même demandé à un jeune d’enlever le kéfié autour de son cou. Un autre agent a interpellé un passant ceint d’un kéfié, et lui a indiqué un autre chemin à prendre, loin du lieu du rassemblement.

Puis la police a décidé d’éparpiller même le groupuscule “toléré” à l’entrée de la poste, les obligeant à emprunter la rue Didouche Mourad. Sur le chemin, d’autres policiers attendaient aux sorties du métro d’éventuels manifestants pour les disperser vers les ruelles adjacentes.

Le dispositif s’étendait jusqu’à la fac centrale où des agents, armés de bâtons, semblaient plus nerveux qu’ailleurs.

“Je n’ai rien fait, j’étais en train de marcher!”, crie, en larmes, un adolescent qui affirme avoir été frappé par un policier.

Malgré ce quadrillage du centre de la capitale, des Algérois ont quand-même exprimé leur soutien à leur façon. Des drapeaux palestiniens sur les vitres des voitures ou des kéfiés habillant des carcasses de motos. Certains ont même lancé des “Falastine Chouhada”.

En fin d’après-midi, des policiers étaient toujours sur l’esplanade de la Grande Poste, obligeant des “suspects” à circuler, à aller voir ailleurs.

Des manifestations ont eu lieu dans la majorité des capitales de la région et un nombre de villes européennes, mais ce vendredi à Alger, des Algériens n’ont pas pu exprimer librement leur solidarité aux Palestiniens.

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Palestine Solidarité – Le 9 décembre à Paris

Palestine

Solidarité

 

Le boucher de la Palestine à nouveau invité à Paris !

Par CAPJPO-EuroPalestine :

 

Alors que le « boucher des Balkans » Radko Mladic vient d’être condamné à la perpétuité pour le massacre des musulmans de Bosnie, Benjamin Netanyahou, le bourreau du peuple palestinien, est à nouveau invité par Macron à Paris. Appel à mobilisation ! Rassemblement Place de la République à Paris, le samedi 9 décembre à 14 H.

 

L’Elysée n’avait toujours pas commenté, jeudi, les informations du quotidien israélien The Israel Times, selon lequel Netanyahou sera reçu par Macron le dimanche 10 décembre, avant d’assister –faut-il dire présider ?- au Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne le lundi 11 décembre à Bruxelles.

Macron, l’homme qui sitôt élu président s’est montré une digne successeur de Hollande et Valls en matière d’alignement sur le régime d’apartheid, avait déjà eu la scandaleuse idée, en juillet dernier, d’inviter celui qu’il appelle son « cher Bibi », à présider la commémoration de la « rafle du Vel d’Hiv . Autrement dit, de confier à ce criminel la mémoire des martyrs juifs du génocide nazi.

La presse israélienne indique par ailleurs que le président français, en laquais zélé, a pris le soin de téléphoner dimanche à Netanyahou pour lui rapporter en détail comment il s’y était pris pour aider l’Arabie Saoudite, nouvel allié n° 1 d’Israël dans la région, à se sortir du pétrin dans lequel cette kleptocratie pétrolière s’était mise avec la démission-téléguidée du premier ministre du Liban Saad Hariri (l’intéressé, rentré à Beyrouth mercredi soir, a piteusement annoncé qu’il reprenait sa « démission »).

La collaboration de nos dirigeants avec l’Etat raciste ne s’arrête pas à la France.

Pour la première fois depuis 22 ans, c’est-à-dire depuis l’époque trompeuse du « processus d’Oslo » où Israël s’était engagé à laisser les Palestiniens disposer d’un enfin d’un Etat, fût-il rabougri, le chef du gouvernement israélien est invité à s’adresser lundi 11 décembre aux 28 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne réunis à Bruxelles.

Nul doute qu’une fois de plus, Netanyahou leur donnera la fessée, les menaçant contre toute complaisance vis-à-vis de la campagne de boycott BDS, les sommant de dénoncer l’accord signé avec l’Iran sur le nucléaire, avec à la clé le rituel chantage à l’antisémitisme.

Cerise sur le gâteau : Netanyahou n’est pas gêné le moins du monde de devoir son déplacement à Bruxelles à l’invitation de la Lituanie, dont le gouvernement ne fait rien, au contraire, pour combattre un antisémitisme toujours virulent dans ce pays champion toutes catégories de la Shoah pendant la 2ème guerre mondiale.

Plus de 95% des 200.000 juifs lituaniens avaient en effet été exterminés par l’armée allemande et ses nombreux collaborateurs locaux à partir de 1941. Mais dans la Lituanie d’aujourd’hui, ce sont les rares résistants juifs encore en vie qui sont menacés de poursuites pour « crimes de guerre », pour avoir réussi, il y a 75 ans, à exécuter quelques collabos en représailles de leurs parents assassinés.

Netanyahou n’en a cure : tous ceux qui l’appuient dans sa destruction du peuple palestinien sont les bienvenus.

Nos gouvernements, à Paris ou à Bruxelles, sont criminels ; mais nous, femmes et hommes de conscience, ne pouvons pas les laisser faire.

Alors, mobilisons-nous, dès maintenant, en manifestant sous toutes les formes pour dénoncer ce scandale.

A PARIS : MANIFESTATION SAMEDI 9 DECEMBRE, A 14 HEURES, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Premiers signataires } : CAPJPO-EuroPalestine, Droits Devant !! One Justice, Association des Femmes Plurielles, Enfants de Palestine, Avec Naplouse, Nanterre Palestine, PIR, ISM-France, Palestine Libre Haute Marne, Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, Bezons West Bani Zaïd, Collectif Ni Guerre, Ni Etat de Guerre, Association de Palestiniens en Ile de France, Association Couserans Palestine, Collectif Palestine nord-Essonne, Campagne Européenne pour la Levée du Blocus de Gaza, Collectif Urgence Palestine (CUP) de Cergy , Comité Palestine Israël Châteaubriant, IJAN (Réseau International des Juifs Antisionistes), Collectif Justice pour la Palestine Annecy…

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13639&lang=fr

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2016/05/gaza-2-vlr.png?w=777&h=696

Le Bloc et la Faille

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Le Bloc

 

 

et

 

 

la Faille

 

 

 

 

 

La faille qui sert à miner le bloc n’a pas besoin d’être large pour le faire éclater. Tel est le principe même du travail de sape. Même très mince, il suffit qu’elle soit profonde et aille jusqu’à la base. C’est le travail de la barre à mine, fine et affûtée, qui par mille coups répétés la creuse, même si chacun d’entre eux paraît insignifiant.

Le trotskysme n’a jamais représenté grand chose, mais il était la barre à mine de l’anti-soviétisme. Et aujourd’hui que la voie est libre pour qu’il soit à la hauteur de ses prétentions, il continue de saper toute possibilité de reconstitution d’un parti marxiste révolutionnaire. De barre à mine, il ne s’est toujours pas transformé en fer de lance, malgré la crise économique et sociale.

Tout en se présentant comme l’héritier du bolchévisme il continue, en réalité, son travail de sape.

A l’occasion du centenaire d’Octobre la bourgeoisie confrontée à sa propre crise ne pouvait laisser ressurgir l’idée qu’une alternative au capitalisme ait pu survivre plusieurs décennies et même venir à bout d’une des plus féroces puissances impérialistes, l’Allemagne nazie.

Il lui fallait absolument réaffirmer la légende noire qu’elle avait réussi à tisser autour de l’histoire de l’URSS et dans ces circonstances les secours « idéologiques » venant de sa « gauche » sont ses meilleurs paravents, au premiers rangs desquels, le trotskysme.

Mais pour prétendre se présenter comme l’héritier du bolchévisme, le trotskysme doit donc se poser comme une nouvelle base du marxisme. Et donc la faille qu’il y creuse doit nécessairement d’abord être la sienne, pour que son travail de sape y soit efficace.

La faille semble à priori effectivement étroite, mais elle va bien jusqu’à la base, jusqu’aux fondements même les plus basiques du marxisme.

C’est ce qui ressort d’un long débat que nous avons eu avec le camarade Viriato, qui, à l’occasion des polémiques autour du Centenaire d’Octobre a pris fait et cause pour Trotsky et le trotskysme historique et s’est fait son avocat, manifestement sincère.

De notre côté, la recherche sur les fondamentaux du trotskysme est partie de la seule étude réalisée par un trotskyste « historique » concernant les fondamentaux de la pensée économique de Trotsky lui-même, basée sur ses textes.

Il s’agit de Michel Raptis, dit « Pablo », l’un des pères fondateurs, en 1938, à Périgny, de la « IVème Internationale », aux côtés de Trotsky lui-même.

 

 

 

 

 

 

Trotsky contre Marx :

Les éléments d’un choix « cornélien »… !

Récapitulatif des liens sur le sujet :

 

Un débat qui porte évidemment aussi sur les leçons à tirer de la Révolution d’Octobre et de l’histoire de l’URSS jusque dans leurs conséquences dans le monde actuel, et notamment, en premier lieu, pour le mouvement ouvrier.

Une suite de d’échanges avec le camarade Viriato, donc, qui a tenté de se faire l’avocat de Trotsky et du trotskysme historique.

 

Un choix cornélien . . .

 

 

 

OU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de l’URSS :

Révolution politique ou économique ?

Un débat sur la pensée économique de Trotsky

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/histoire-de-lurss-revolution-politique-ou-economique-un-debat-sur-la-pensee-economique-de-trotsky/

 

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Pour en finir avec Trotsky et le trotskysme, même sans pic à glace !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/pour-en-finir-avec-trotsky-et-le-trotskysme-meme-sans-pic-a-glace/

 

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Trotsky contre Marx : Le Round Final ? (Sans pic à glace – Suite…)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/30/trotsky-contre-marx-le-round-final-sans-pic-a-glace-suite/

 

 

 

COMPLEMENT D’INFO :

Comme il a été précisé à plusieurs reprises au cours du débat, il nous a paru juste, et surtout d’un point de vue marxiste, de le concentrer sur les questions économiques et les principes économiques qui ont été mis en œuvre et en débat au cours de l’histoire de l’URSS.

La question des débats et conflits dans les superstructures politiques n’est déterminante que dans la mesure où elle influe sur la transformation des infrastructures économiques, in fine, que ce soit directement ou indirectement.

Pour autant, les questions politiques plus générale ne sont évidemment pas laissées de côté sur TML, et notamment en ce qui concerne l’histoire de l’URSS, bien évidemment, et particulièrement à l’occasion du Centenaire d’Octobre.

De sorte que nous avons pu faire remarquer au camarade Viriato que la plupart de ses autres interpellations sur le sujet avaient déjà été traitées dans nos colonnes, et une bonne partie des réponses à ses questions se trouvaient déjà précisément dans l’article publié dès le premier jour d’Octobre sur ce thème, et à la suite duquel se trouvait également une longue liste de références aux articles précédents sur le sujet.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

Dans un de nos mails en réponse, nous lui en avions mentionné les plus récents, déjà nés de la polémique historique sur ce centenaire. En revoici la liste, et à la suite, d’autres éléments utiles pour comprendre, y incluant ce qui était l’introduction d’un projet d’étude, qui vient d’être effectuée, de par le fait, dans le feu de cette polémique !

Bien entendu, elle nécessitera, ultérieurement une synthèse évitant les redites du débat et augmentée d’un bilan de l’ensemble.

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

 

 

 

A ajouter, pour répondre à l’une des objections importantes du camarade Viriato, cet article à peine plus ancien, et qui, au delà de sa présentation humoristique, traite en réalité précisément le sujet de la controverse Boukharine-Preobrajensky, à laquelle il nous renvoie à plusieurs reprises :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

Pour mémoire, l’article originel introductif de l’ensemble du sujet :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/17/trotsky-contre-marx-1-objet-et-pertinence-du-propos/

Bien comprendre la nature révisionniste du trotskysme implique de bien comprendre la dialectique marxiste de la loi de la valeur, à la base, et plus encore, la dialectique marxiste de l’interaction entre loi de la valeur et loi du marché, ce qui suppose de disposer d’une traduction correcte de l’œuvre de Marx… A ce propos, le résultat de nos recherches :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/marx-capital-iii-9-et10-note-de-lecture-en-marge-de-trotsky-contre-marx/

Pour le lecteur désireux d’approfondir, voici les deux chapitres en question, dans une traduction utilisable :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/07/marx-capital-livre-iii-chapitres-9-et-10.pdf

Évidemment, relire le tout début du Capital, Livre I, chapitre 1, n’est jamais superflu, et d’autant moins que Trotsky lui-même l’« interprète » à la manière des libéraux « marxiens », comme on l’a vu !

http://inventin.lautre.net/livres/MARX-Le-Capital-Livre-1.pdf

Pour comprendre les fondamentaux économiques de la période de transition, la Critique du Programme de Gotha faite par Marx reste la référence, par sa cohérence avec la loi de la valeur:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Ce qui n’avait évidemment pas échappé à Lénine, à la veille de la Révolutiond’Octobre ! C’était donc en Septembre 1917, au chapitre V de l’Etat et la Révolution :

LENINE Chapitre V L’Etat et la Revolution

 Ce qui ne l’empêchait évidemment pas de s’adapter aux conditions concrètes :

1918_Lénine_Sur l’infantilisme ‘de gauche’_

Texte écrit à un moment d’accalmie relative de la guerre civile, mais qui ne sera véritablement utilisé qu’à partir du début de la NEP, en 1921. Jusque là, les conditions concrètes changeant à nouveau, ce fut, en raison de l’offensive militaire généralisée des armées blanches, la période dite du « communisme de guerre ». Néanmoins, ce texte atteste de l’importance que Lénine apportait à bien distinguer et comprendre les différentes formes de l’économie soviétique naissante, dont le secteur socialiste restait, malgré les difficultés du moment, le vaisseau amiral, en quelque sorte !

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’Israël : Lettre de prison

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D’Israël:

 

 

 

Lettre

 

 

de prison

Depuis la prison du Néguev, Salah Hamouri, avocat français vivant en Palestine arrêté le 23 août 2017, nous adresse quelques mots.

 

 

 A lire sur

Solydairinfo:

 

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/12/03/disrael-lettre-de-prison/

 

Par Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, déjà emprisonné en Israël de 2005 à 2011, et à nouveau arrêté en Août dernier.

 

 

 

 

Pour en finir avec Trotsky et le trotskysme, même sans pic à glace !!

 

 

 

Histoire de l’URSS :

Pour en finir avec Trotsky

et le trotskysme,

même sans pic à glace !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Critique du révisionnisme trotskyste :

un tournant du débat…

 

 

A LA SUITE DE…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/histoire-de-lurss-revolution-politique-ou-economique-un-debat-sur-la-pensee-economique-de-trotsky/

 

 

Bonjour, camarade

Je ne sais, faute de réponse, si tu as entrepris la lecture des textes qui permettrait de poursuivre utilement ce débat, mais quoi qu’il en soit, voici ici une autre façon, qui devrait être plus simple et plus rapide pour toi, d’aborder ce problème fondamental et déterminant de l’interaction dialectique loi de la valeur-loi du marché. Cela est peut être possible, en fin de compte, à partir d’une simple comparaison entre la conception par Lénine du Capitalisme d’État et de la NEP, d’une part, et celle de Trotsky et de son disciple Pablo, d’autre part.

Dans la conception léniniste il est clairement distingué plusieurs modes de production, plusieurs types de rapports sociaux et économiques(5 au total), donc, et suivant au départ chacun sa propre loi économique, même s’ils s’enchevêtrent tous, jusqu’à un certain point.

Lénine:

« Mais que veut dire le mot transition ? Ne signifie-t-il pas, appliqué à l’économie, qu’il y a dans le régime en question des éléments, des fragments, des parcelles, à la fois de capitalisme et de socialisme ? Tout le monde en conviendra. Mais ceux qui en conviennent ne se demandent pas toujours quels sont précisément les éléments qui relèvent, de différents types économiques et sociaux qui coexistent en Russie. Or, là est toute la question.

Enumérons ces éléments :

  1. l’économie patriarcale, c’estàdire, en grande mesure, l’économie naturelle, paysanne;

  2. la petite production marchande (cette rubrique comprend la plupart des paysans qui vendent du blé);

  3. le capitalisme privé;

  4. le capitalisme d’Etat;

  5. le socialisme.

La Russie est si grande et d’une telle diversité que toutes ces formes économiques et sociales s’y enchevêtrent étroitement. Et c’est ce qu’il y a de particulier dans notre situation.

Quels sont donc les types qui prédominent ? Il est évident que, dans un pays de petits paysans, c’est l’élément petitbourgeois qui domine et ne peut manquer de dominer; la majorité, l’immense majorité des agriculteurs sont de petits producteurs. L’enveloppe du capitalisme d’Etat (monopole du blé, contrôle exercé sur les propriétaires d’usines et des commerçants, coopératives bourgeoises) est déchirée çà et là par les spéculateurs., le blé étant l’objet principal de la spéculation.

C’est dans ce domaine précisément que se déroule la lutte principale. Quels sont les adversaires qui s’affrontent dans cette lutte, si nous parlons par catégories économiques, comme le « capitalisme d’Etat » ? Sont-ce le quatrième et le cinquième élément de ceux que je viens d’énumérer ? Non, bien sûr. Ce n’est pas le capitalisme d’Etat qui est ici aux prises avec le socialisme, mais la petite bourgeoisie et le capitalisme privé qui luttent, au coude à coude, à la fois contre le capitalisme d’Etat et contre le socialisme. La petite bourgeoisie s’oppose à toute intervention de la part de l’Etat, à tout inventaire, à tout contrôle, qu’il émane d’un capitalisme d’Etat ou d’un socialisme d’Etat. »

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf

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Il est donc clair que Lénine ne considère pas ces différents types de rapports sociaux comme confondus dans l’économie de transition.

Il s’agit ici d’un texte de Mai 1918, mais ces conceptions seront constamment celles qu’il reprend durant les premières années de la NEP.

Et de plus, les conceptions de Lénine pour le secteur socialiste sont clairement connues depuis Septembre 1917, avec le chapitre 5 de l’État et la Révolution, et donc guère antérieures. Néanmoins, il ne les a jamais considérées comme incompatibles, et pour cause… Ce sont, en fait, celles qu’il emprunte directement à la Critique du Programme de Gotha… !

De l’autre côté, la conception trotskyste reprise par Pablo parle bien formellement d’un « secteur socialiste », mais il n’est jamais caractérisé en tant que tel, comme type de fonctionnement économique.

C’est l’ensemble de l’économie de transition qui est considérée sous un rapport global plan-marché… C’est déjà une différence fondamentale entre ces deux approches d’une économie de transition.

Pablo:

« Plan et industrialisation font partie de sa conception plus générale de la NEP couvrant la période de « transition du capitalisme au socialisme ». Ils s’inscrivent dans une économie de marché dominée encore aussi bien par la loi de la valeur que par la rente foncière absolue et différentielle.

Le marché est nécessaire pour stimuler la production agricole, pour faire connaître les exigences de tous les participants de l’économie et pour vérifier les résultats de cette dernière. « Le plan » lui-même « se vérifiera et dans un large mesure, se réalisera par l’intermédiaire du marché » (« L’économie soviétique en danger », 22 octobre 1932). Le calcul commercial basé sur une monnaie stable est absolument nécessaire aussi bien pour la vérification du plan que pour le fonctionnement équilibré, contrôlé, vérifiable, de l’économie de transition tout entière. »

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=879:sur-les-conceptions-economiques-de-leon-trotsky&option=com_content&Itemid=53

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En clair, si tu considères la proposition « Le marché vérifiera le plan » comme valable, cela signifie nécessairement que le plan sera lui-même établi en fonction du marché, pour aboutir à un résultat selon ce concept.

Il n’y a pas d’autre possibilité, sauf à se contredire de la manière la plus absurde qu soit…

Autrement dit, c’est clairement la loi du marché qui est déterminante, dans ce prétendu « socialisme »…

Et d’autant plus que la prétendue « stabilité monétaire » ne peut elle-même dépendre que de la « stabilité » du marché…

Une base pour le moins hypothétique…

Mais ce n’est pas tout… :

Pablo:

« Mais si celle-ci et le plan lui-même continuent à être régis par le « marché », c’est-à-dire par l’emploi des méthodes marchandes et monétaires, il faut que le plan – dans le domaine strictement économique – et la plus large démocratie socialiste – dans le domaine politique – soient, selon Trotsky, les deux conditions indispensables pour orienter l’économie spécifique de « marché » de la période de transition vers l’affermissement de la tendance socialiste de celle-ci. »

( idem)

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Encore une fois, ici, « méthodes marchandes », « méthodes monétaires » et « marché » sont « fusionnés » en dépit de leurs fonctions spécifiques. Et à la suite, après le couplet « démocratie socialiste », pour emballer le tout, on nous sert « l’affermissement de la tendance socialiste »… de l’économie de marché !!!

Emballé, vendu… !

Mais le clou reste à enfoncer…

Pablo:

« Le plan « viole » constamment la loi de la valeur qui régit encore cette économie par le rôle multiple de l’Etat, de son budget, et de ses autres interventions. Mais si le plan est élaboré bureaucratiquement et centralement seulement il aboutira à bloquer, déformer et éliminer tous les stimulants qu’il faut susciter et entretenir par le « marché » spécifique de l’économie de transition. Le meilleur palliatif à ce danger est, selon Trotsky, le développement de la démocratie socialiste, dans laquelle il inclut les soviets, les syndicats et le parti. A posteriori, on doit critiquer la préférence qu’il donnait au parti qui, déjà fortement bureaucratisé, ne se prêtait guère à être le foyer principal de la démocratie socialiste, mais l’idéalisation du parti par les bolcheviks est un thème à part qu’on ne saurait inclure et traiter dans cet exposé. »  

( idem)

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A souligner, chez Pablo:

« Le plan « viole » constamment la loi de la valeur qui régit encore cette économie par le rôle multiple de l’Etat, de son budget, et de ses autres interventions. »

On arrive donc ici au fond de l’abîme de cette absurdité annoncée…

Si le plan veut se donner des airs de « socialisme », il rentre donc en conflit avec cela même qui a servi à le définir, selon Trotsky : l’étude du marché… !

Dans son étude prospective le « planificateur » trotskyste s’est donc basé sur la loi du marché, et il s’étonne qu’elle entre en contradiction avec d’éventuels objectifs « sociaux » qui y seraient restés affirmés…

Comment pourrait-il en être autrement ?

Dans cette « dialectique » du sophisme trotskyste non seulement le rapport d’interaction loi du marché-loi de la valeur est exactement soumis aux mêmes contraintes que dans toute économie capitaliste, dans toute économie de marché, mais en plus, il prétend s’adapter, comme tout bon capitaliste, à la loi du marché. Il perd donc toute possibilité, en réalité, d’utiliser la loi de la valeur comme outil de contrôle des prix et se croit contraint de la « violer », alors qu’en réalité il n’a fait que suivre, sous la contrainte du marché, l’interaction la plus classiquement capitaliste entre loi de la valeur et loi du marché.

Il n’a fait, tant par son ébauche de « théorie » économique que par sa pratique, que réaffirmer la primauté de la loi du marché, y compris, dans cette optique, sur la loi de la valeur, et donc de la manière la plus réactionnaire qui soit, quant au fond, même pour un capitaliste…

Et le tout sous un vernis « socialiste », « communiste de gauche », etc…

Même le grotesque révisionniste Khrouchtchev fait réellement figure de « gauchiste », sur le terrain économique, par comparaison !

Et si tu avais encore un doute concernant l’identité de vue entre Trotsky et Pablo, complices dès la première heure, à Périgny, en 1938, de la pseudo « IVème internationale », il y a cette citation sur le « marché » qui doit « vérifier le plan », saillante dans ce texte comme le nez au milieu de la figure… La voici dans son contexte, dans la traduction anglaise, et tu pourras constater que c’est bien tout le passage du texte de Pablo qui est, autour de cette courte citation, quasiment une paraphrase de la doctrine de son « maître-à-penser »…

Doctrine que l’on retrouve, sans aucune nuance autre que purement formelle, dans tous ses textes sur le sujet :

« The innumerable living participants in the economy, state and private, collective and individual, must serve notice of their needs and of their relative strength not only through the statistical determinations of plan commissions but by the direct pressure of supply and demand. The plan is checked and, to a considerable degree, realized through the market. The regulation of the market itself must depend upon the tendencies that are brought out through its mechanism. The blueprints produced by the departments must demonstrate their economic efficacy through commercial calculation. The system of the transitional economy is unthinkable without the control of the ruble. This presupposes, in its turn, that the ruble is at par. Without a firm monetary unit, commercial accounting can only increase the chaos. »

« The Soviet Economy in Danger »

https://www.marxists.org/archive/trotsky/1932/10/sovecon.htm

Et comme garantie d’authenticité, le texte russe d’origine, avec sa référence…

« Бесчисленные живые участники хозяйства, государственные и частные, коллективные и единоличные, должны заявлять о своих нуждах и о своей относительной силе не только через статистические выкладки плановых комиссий, но и непосредственным давлением спроса и предложения. План проверяется и, в значительной мере, осуществляется через рынок. Регулирование самого рынка должно опираться на обнаруживаемые через его посредство тенденции. Предначертания канцелярий должны доказать свою хозяйственную целесообразность через коммерческую калькуляцию. Система переходного хозяйства немыслима без контроля рублем. Это предполагает, в свою очередь, что рубль равен самому себе. Без устойчивой единицы коммерческий расчет способен только увеличить хаос. »

« Советское хозяйство в опасности! »

http://web.mit.edu/fjk/www/FI/BO/BO-31.shtml

 

Bien entendu, comme je te l’ai déjà signalé, pour bien comprendre toute l’aberration que représente ce révisionnisme trotskyste, ultra-droitier en réalité, sous son vernis « gauchiste » d’opérette, il faut aller, avec la lecture de Marx, et notamment celles déjà indiquées dans mes autres mails, au fond de cette problématique de l’interaction loi de la valeur-loi du marché.

Luniterre

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MAIS LE DÉBAT N’EST PAS CLOS POUR AUTANT…

 

 

 

UNE RÉPONSE DU CAMARADE VIRIATO:

(NDLR : nous ne republions ici que les parties du débat ayant trait au sujet-titre)

 

Salut,

«  (…) il me semble que cette discussion dérive de l’analyse des faits à des invectives qui, comme toujours, obscurcissent encore plus le sujet à traiter.
Et (…) si je peux ajouter une autre raison, c’est que je ne vois ni le rapport entre la loi de la valeur et les soi-disant « conceptions économiques révisionnistes de Trotsky-Khrouchev » (une amalgame qui n’a d’autre but que d’amalgamer l’impossible et transformer le débat en une compétition presque de football) ni avec …le programme de Gotha!
Je t’ai envoyé des textes précis et demandé précisément où de tels thèses étaient fausses ou ne correspondaient pas à la réalité ou   ne correspondaient pas à la situation du moment.
Par rapport aux conception économiques de Boukharine, car Staline, un empiriste qui méprisait la théorie et même le parti (il l’a laissé tomber carrément à partir du XVII congrès et a liquidé ses membres) je t’ai donné les thèses que l’Opposition de Gauche (ou Trotsky qui était leur leader, mais c’est Preobrazensky qui en était l’auteur) critique et pourquoi.

C’est le même effort que je te demande. Où et quand s’est-il planté. Tu me renvois à des textes théoriques qui peuvent être interprétés de toutes les manières. Cela a été de même quand j’ai fait référence à d’autres critiques de l’économie soviétique. Comment polémiquer ainsi?

Hic Rhodes, hic salta! Les questions sont concrètes et doivent trouver des réponses précises au moment où elles ont été posées.

Qui avait tort en 1923-24, Boukharine ou l’opposition de gauche? Tous les deux t’as répondu dans un de tes articles sans aller plus loin, ce qui est pour le moins un faux fuyant, une dérobade. Tu te couvres avec le manteau vermoulu de la condamnation du « trotskysme » en général, sans apporter aucune réponse à la question posée, car ce ne sont pas les références à des textes théoriques, moins encore aux sentences du style « de toute façon les trotskystes ne pouvaient pas être meilleurs » qui va résoudre cette quetion bien concrète.

Fallait-il industrialiser à des rythmes importants en prélevant sur la paysannerie riche ou fallait-il proposer un chemin à la Deng Tsiao Ping avec le mot d’ordre « Enrichissez-vous! »?

Le reste, le virage de 1929, imposé par la menace de famine des villes et la chute du pouvoir soviétique, ce sont les conséquences de la politique proposée avant. La brutalité forcée des mesures prises par Staline lui ont placé à gauche de Boukharine qu’il a nécessairement liquidé politiquement, est le résultat de l’imprévision théorique et politique d’un empirique qui, pour défendre les acquis de la bureaucratie étroitement liés au pouvoir soviétique, n’a pu que foncer la tête la première dans l’ultra gauchisme le plus extrême, politique complémentaire et toujours la continuation des pires déviations de droite.

Personne, jamais, a contesté le caractère « mixte » de l’économie soviétique. Trotsky moins que personne qui comprenait que la construction d’une véritable société socialiste dans un seul pays, arriéré de surcroit, était une tâche impossible sans le concours du prolétariat international triomphant dans un pays développé. Cette question a été tranchée par l’histoire et sans appel.

La critique, par exemple de Sapir, « le mauvais développement », comme il l’a caractérisée, où se mêlaient des influences tsaristes (la lourde machine bureaucratique, les traditions anciennes), capitalistes, avec le marché parallèle des marchandises et de main d’oeuvre, et le secteur socialiste ou d’Etat, majoritaire mais pas complètement développé ni dominant, montre que c’était une situation complexe où les qualificatifs à l’importe pièce lui viennent comme un chapeau au guillotiné.

Khrouchev a révisé des thèses fondamentales du léninisme et du marxisme, en cela il était révisionniste. En économie il a pris une ligne de droite parce qu’une société socialiste ne peut pas vivre en dehors des échanges internationaux et que la conservation d’une bureaucratie parasitaire dont il était le sommet politique, ne pouvait que conduire au rétablissement du capitalisme ou (selon la thèse de Trotsky dans « La Révolution Trahie ») à une révolution politique contre la bureaucratie.

Ce parcours que tous depuis Boukharine avaient pris (Staline l’a rectifié à gauche par les conditions propres du moment) Khrouchev l’a accéléré trop. Trop car la bureaucratie était divisé entre le courant stalinien qui dépendait directement de la révolution d’octobre et qui se conformait des privilèges obtenus et en croissance constante et voyait dans les baronnies et les « royaumes indépendants » créées par la politique de Khrouchev, un danger pour l’ensemble de la bureaucratie. Ainsi Brejnev à ralenti le processus, pour être accéléré par Gorbatchev quand le parasitisme, la gabegie et la pourriture de la bureaucratie est arrivé au point de non retour.

Je t’ai déjà maintes fois exposé mon point de vue. Tu pourrais au moins prendre la peine de dire où je me trompe et quelle était selon toi la ligne conductrice politique et économique en URSS. Car faire apparaitre d’un chapeau de magicien le Khrouchev, du cercle intime de Staline, comme un révisionniste qui se lance dans la voie capitaliste c’est facile sans explique d’où il sortait, quelle avait été son rôle politique et d’exécuteur (dans tous les sens), sa culture, sa ligne « politique » (écrire cinq fois par page « notre cher leader génial » etc.)

Quant à Pablo, je t’ai déjà dit que ce n’est pas une référence, en tout cas pas mienne.

Le reste je l’écrirais après quand j’aurais étudié mieux la question.

V.


ET NOTRE RÉPONSE…

 

Re-bonjour,

Dans mon propos, camarade, il n’y a rien qui n’ai été étayé par les textes référencés, et tant que tu ne les auras pas étudié, effectivement, ce débat entre nous doit en rester là.

Tu attends de ma part une sorte de découpage de paragraphes spécialement révélateurs du révisionnisme trotskyste. Sans que tu ais fait une lecture préalable et attentive des textes incriminés, cela ne ressort que d’une démarche purement dogmatique et stérile, qui m’étonne de ta part.

Tu parles de « faux-fuyants », mais pour ce qui est du fond du débat, celui-ci en est un, pour le moins…!

A propos de la Critique du Programme de Gotha, ton leitmotiv est « je ne vois pas le rapport… ». Autre faux-fuyant, manifestement, à moins que tu ne le vois vraiment pas, malgré l’évidence, le sujet du débat étant l’économie de la période de transition…

Le but du débat n’est pas de refaire l’histoire mais d’en tirer les leçons en termes de principes économiques pour la période de transition.

Dans divers articles précédents, j’ai abordé la question de la validité des principales approches en question à l’époque, celle de Boukharine et de Preobrajensky. J’y reviendrai encore, à l’occasion, pour telle ou telle précision, mais il me semble que les aberrations qu’elles représentent sont maintenant clairement mises au jour et expliquées.

A présent le débat doit donc se concentrer sur celle de Trotsky, qui, de plus, conserve une certaine influence sur ce qui reste de la « gauche » française.

Je ne juge donc pas utile, effectivement, de diluer le fond du débat, qui a trait aux fondamentaux des conceptions trotskystes.

Le texte de Pablo vise à synthétiser, et il le fait au mieux, ces conceptions fondamentales de Trotsky…

Je viens de te démontrer, mot à mot pratiquement, et donc selon une méthode de lecture qui correspond assez à ce que tu réclames, en quoi ces conceptions sont profondément révisionnistes, et même encore plus droitières que celles de Khrouchtchev…

A présent que cela est clairement démontré, tu fais à nouveau la fine bouche pour éviter d’en débattre, alors que tu voyais précédemment ce texte comme tout à fait « orthodoxe » !

Dès qu’il s’agit du fond, tu détournes le débat, sous prétexte de passer à nouveau en revue telle ou telle situation historique…

Alors que nous les avons déjà vues et revues, pour la plupart… Encore un faux-fuyant, donc!

A toutes fins utiles et pour mémoire, je te joins à nouveau, en fin de mail, une liste de quelques articles parus lors des débats récents sur le sujet et déjà regroupés à l’occasion du centenaire, à la suite de

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

Comme je te l’ai déjà dit, à propos de cet article rédigé pour le centenaire, tu trouveras, dans sa partie finale, bon nombre de réponses à tes questions, et notamment celle posée à propos de l’ »introduction » de Souvarine au « Cours nouveau » de Trotsky.

Pour ce qui est du caractère « mixte » de l’économie soviétique de la NEP, la comparaison entre la conception de Lénine et celle de Trotsky fait donc apparaître une distinction fondamentale, mais tu ne la vois toujours pas…

« De l’autre côté, la conception trotskyste reprise par Pablo parle bien formellement d’un « secteur socialiste », mais il n’est jamais caractérisé en tant que tel, comme type de fonctionnement économique.

C’est l’ensemble de l’économie de transition qui est considérée sous un rapport global plan-marché… C’est déjà une différence fondamentale entre ces deux approches d’une économie de transition. »

Le mieux est donc effectivement que tu prennes le temps de relire et d’étudier, surtout les textes de fond qui sous-tendent le débat, et cela te permettra peut-être d’y revenir plus tard, avec des idées neuves.

Bonne fin de journée,

Amicalement,

Luniterre

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

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UNE NOUVELLE REPONSE DU CAMARADE VIRIATO…

 

Mais…il faudrait répondre à chaque paragraphe…tellement il y a des amalgames dans ton texte.
J’ai pensé répondre à la suite de ton post antérieur mais comment faire si à chaque fois il faut répondre à d’autres choses?
Maintenant il s’agirait d’un débat purement économique sur des conception de Trotsky, dont je ne les connais pas à fond, « résumées » par Michel Pablo… qui font référence au texte du « Cours Nouveau »; 1923 donc, que…je ne fais que commencer à lire mais où tout ce qu’il écrit (premières pages) me semble d’une pertinence complète contre la bureaucratisation du parti. Mais il n’y a là, rien d’économique pour le moment.
il y a aussi un certain ton de haut en bas avec tes recommandations « d’étudier des textes » au même moment que tu fais l’économie de la lecture des textes impliqués…
Il faudrait que je relise le « programme de Gotha » et les chapitres 9 et 10 du Capital comme préalable à une discussion qui avait commencé par …Soudoplatov et la valeur comme historien de JJ.Marie.

Tout ce chapitre politique tu l’as laissé tomber pour te centrer sur ce qui te semble ton côté fort et vouloir porter la discussion sur cette question seulement. J’essai de m’y atteler mais je ne peux pas aller de la soi-disant « pensée économique » de Trotsky (chose qui ne peut pas être déliée de sa conception politique; il est avant tout un homme politique et non pas un économiste) au Capital, à tes articles trop nombreux, au programme de Gotha et aux écrits de Michel Pablo en cherchant et en lisant ce que Trotsky a pu écrire sur les problèmes économiques de l’URSS, en un jour.
En plus ma mémoire est une passoire et même si j’ai déjà lu un autre texte de lui où il traite de cette question « La Révolution Trahie », je ne me rappelle exactement que des vagues idées générales. Donc, pour participer à un tel débat dont je ne trouve pas l’utilité, à relire le texte.

Mais, essayons d’utiliser la simple logique, l’analyse des textes, manque de plus de connaissances de ce qui a pu écrire Trotsky.

Ce que je peux déjà dire, est que tu n’as pas sais l’importance de la polémique Boukharine-Préobrazensky. Et cela est le point de départ de tout. En fait le point de départ se trouve avant mais c’est la cristallisation d’une situation sous forme de lutte des idées et des projets entre deux tendances donc deux classes sociales.
Tu insistes que le débat tourne autour de « le sujet du débat étant l’économie de la période de transition…  » que comme je t’ai déjà dit est une tranchée à ta convenance.
Mais si tu veux discuter sur l’économie de la période de transition, on ferait bien de commencer ou par la polémique Boukharine-Préobrazensky ou par la lecture/critique du « Cours Nouveau »  car à part les textes de Boukharine que j’espère tu ne revendiques pas, Staline a, à son habitude quand les questions passaient à des kilomètres au-dessus de ses capacités, n’a pas dit un traitre mot.
En fait, le centre du débat se trouve là. Mais, tant pour l’un comme pour l’autre des sujets, tu ne dis rien car tu n’en sais rien à part un regard superficiel jeté pour les besoins d’un article fait à la va-vite.
Mais commencer par le Capital ou le Programme de Gotha…par la relation entre la loi de la valeur et le plan? C’est méconnaitre que Trotsky a été un des premiers, si ce n’est pas le premier à demander un plan.

Mais comme tu dois le savoir, il  peut avoir un plan dans le cadre de la NEP (un plan d’industrialisation), comme dans le cadre du capitalisme d’état, comme une planification socialiste. Il proposait un plan d’industrialisation dans le cadre de la NEP, donc un plan régulé par la loi de la valeur (ils étaient en plein dedans) pour éviter « l’écartement des branches des ciseaux ». Evidemment, il s’agissait un écart des prix, je ne vois comment pouvait-on être régulé autrement dans le cadre de la NEP… Une idée qui me semble frappé du seau de la logique socialiste la plus pure car c’était la condition nécessaire, non seulement pour le succès de la NEP et même de sa prolongation dans le temps, mais pour éviter la ruine de l’agriculture et préparer la planification socialiste.

Cela lui a valu, à une époque où la mainmise du parti par des cadres bureaucratisés était déjà fort avancé, le surnom de « super- industrialisateur ».

Parce que cette polémique n’est pas qu’une discussion abstraite sur des généralités mais elle est pointée par des faits historiques vérifiable et incontestables.

Il n’y a d’ailleurs là, aucune « conception trotskyste » mais la plus plate logique socialiste contre le libéralisme bourgeois du couple Boukharine-Staline. Il n’y a rien à faire, on tombe toujours sur la même pierre d’achoppement, cette polémique qui à tout déterminée, à mon modeste avis (qui n’est pas celui de Trotsky ou je ne le sais pas).

Et ce n’est pas chez le programme de Gotha ou dans le Capital qu’on pourra trouver la solution théorique de l’interprétation de ces faits très concrets.

quant tu écris ceci, « C’est l’ensemble de l’économie de transition qui est considérée sous un rapport global plan-marché…  » tu sembles ne pas voir qu’une « économie de transition » n’est pas encore une économie socialiste, quelle est donc une sorte de mélange entre, comme a dit Sapir entre les traditions tsaristes, les tendances capitalistes (à plus forte raison lors de la NEP) et les formes de type socialiste comme le monopole du commerce extérieur, la planification (bureaucratique), l’orientation vers la collectivisation (brutale) de l’agriculture, le contrôle de la finance.
Et comme le montre Sapir, entre autres, régie aussi par la loi du marché. Toute de la critique économique de l’économie soviétique, Sapir, entre autres, même après sa socialisation « complète » le montre avec les marchés parallèles des marchandises et de main d’oeuvre.

Cela Trotsky en 1923 ne pouvait pas le voir ni le prévoir, il ne pouvait que soutenir, avec tous les marxistes, que la construction du socialisme dans un seul pays était impossible, que cela allait donner une caricature déformée du socialisme et qu’en fin de comptes le royaume de la bureaucratie allait être détrôné par la classe ouvrière par une révolution politique ou que les tendances capitalistes allaient l’importer. Cela dans « La Révolution Trahie » ou ce que je me souviens de ce livre.

Je crois avoir répondu à ton « argument massue » alors j’attends que tu te décides à répondre sur toutes les autres question, les politique d’abord car c’est cela le seul intérêt du moment.

V.

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NOTRE RÉPONSE…:

 

Comme je vois que tu sembles décidé à en revenir à une étude sérieuse des textes en débat, je ne pensais pas non plus répondre immédiatement, cette fois-ci, le débat risquant effectivement de tourner en rond, les mêmes arguments n’étant plus que répétés sous des formes à peine différentes…

C’est déjà, du reste, un des défauts de notre échange jusqu’ici, mais le but est donc d’apporter quelques précisions qui t’aideront à nourrir ta réflexion, et celle de nos lecteurs qui suivent ce débat passionné…

Ceci-dit, et pour répondre déjà à une partie de tes questions, il est incontestable que si TML tient à honorer sa fonction de tribune, il ne s’agit pas non plus d’en faire une sorte de salon mondain où le débat se disperse à l’infini sans permettre d’avancer dans aucune direction.

Je ne choisis pas le terrain économique comme m’étant particulièrement favorable, étant, tout comme toi-même, entièrement autodidacte. Tu me reproches d’éviter le terrain politique, mais celui-ci n’a précisément de sens qu’en fonction de ses implications dans l’évolution des infrastructures, et même dans leur transformation radicale, en ce qui concerne la Révolution Socialiste Prolétarienne, à moins de se cantonner, sous des faux-fuyants formellement « gauchistes » au réformisme habituel…

Donc, non, je ne l’évite pas, mais bien au contraire, j’essaye de ramener le débat sur cet objectif révolutionnaire, qui doit rester notre objectif fondamental, à moins de renoncer au titre de Marxiste-Léniniste…

Bien entendu, la situation actuelle est loin d’être révolutionnaire, et ce serait même un euphémisme, n’eusse été la profondeur de la crise, qui doit nous inciter à construire une alternative anticapitaliste, en dépit de nos forces et de nos moyens dérisoires.

Cela signifie donc bel et bien travailler sur la question de la transition socialiste et en comprendre le principe, et d’abord économique, afin d’ouvrir le débat public sur l’élaboration de son programme.

Pour ce qui concerne notre sujet actuel, il s’agit donc de tirer les leçons de l’expérience soviétique, et le premier point à faire consiste donc à préciser que la période de transition ne se limite évidemment pas à la NEP. C’est toute la période socialiste de l’URSS qui doit être prise en compte, de 1917 à 1956, si l’on veux bien admettre cette date comme point de bascule entre influence dominante du Marxisme-Léninisme et contre-révolution révisionniste.

Certes, l’action directe de Trotsky s’est trouvée stoppée avant, mais l’influence de sa pensée ne s’est pas arrêtée pour autant, et elle ne peut être considérée comme minime, vu que nous en subissons encore les conséquences, dans ce qui reste de la « gauche » française…!

Tu souhaites, par ailleurs, revenir sur la polémique Boukharine-Preobrajensky, comme une base de ce débat. En fait, son prolongement est inclus dans le présent débat de par le fait qu’elle a effectivement eut des conséquences durables sur les données de base du débat économique en URSS, et précisément bien au delà de l’action directe des protagonistes, pareillement, et avec des conséquences encore bien plus graves, mais cette question a donc déjà été largement traitée dans les articles déjà mentionnés, auxquels il faut cependant ajouter celui-ci, dont le débat Boukharine-Preobrajensky était le thème central, en fin de compte…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

Pour en revenir aux autres questions importantes que tu évoques, elles portent donc sur deux aspects complémentaires: l’extension du plan et le principe qui doit le guider.

Dans les conditions concrètes de la NEP il ne peut effectivement être fait totalement abstraction du marché.

Néanmoins, il y a bien deux concepts de la NEP qui s’affrontent, dans ce débat.

La NEP reste-t-elle partie intégrante d’une phase de transition vers le socialisme, simplement comme l’une de ses composantes, et provisoire, qui plus est, ce qui est la conception léniniste, ou bien la NEP est-elle un système économique en elle-même, rebaptisée « socialiste » comme une version particulière de la social-démocratie?

Lorsque je pointe le fait que selon Trotsky

« C’est l’ensemble de l’économie de transition qui est considérée sous un rapport global plan-marché… « 

Et que selon son avis, c’est la loi du marché qui doit réguler le plan, tu me réponds:

« tu sembles ne pas voir qu’une « économie de transition » n’est pas encore une économie socialiste, quelle est donc une sorte de mélange »

Alors que précisément j’ai commencé par rappeler la conception que Lénine lui-même en avait… avec ces cinq composantes…

Il se trouve que parmi les cinq, il y a le secteur économique socialiste, et n’est-ce pas celui-là qui donne tout son sens au reste?

Il est bien évident que tant que le capitalisme n’a pas totalement disparu, que ce soit localement ou au plan mondial, le socialisme ne peut se développer sans entrer en interaction avec lui, mais si cela suppose donc une sorte d' »interface » entre les deux, pour employer un langage actuel, cela n’en suppose pas moins qu’il ait son propre « logiciel », en quelque sorte, pour continuer dans la même veine langagière!

Et donc, si ce logiciel est remplacé par la loi du marché, il se dilue donc totalement et perd complètement sa nature de classe prolétarienne.

Tu me dis également:

« Mais comme tu dois le savoir, il  peut y avoir un plan dans le cadre de la NEP (un plan d’industrialisation), comme dans le cadre du capitalisme d’état, comme une planification socialiste. »

Il y a effectivement quantité d’exemples d’économies capitalistes planifiées, incluant des secteurs économiques capitalistes d’état, mais précisément, il est bien établi dans l’analyse marxiste-léniniste qu’il s’agit toujours là de capitalisme pur et dur, et même encore plus précisément de capitalisme monopoliste d’état, le plus souvent…

Au delà des discours de circonstances sur le « socialisme », il y a donc des choix réellement fondamentaux à faire dans la conception du plan.

Dans la conception trotskyste, et bien au delà de la NEP, c’est constamment la régulation par le marché qui est mise en avant, comme le souligne Pablo, sur la base même des textes de Trotsky, y compris ses tout derniers.

Il s’agit donc clairement d’une conception sociale-démocrate, et non d’une conception marxiste-léniniste.

A travers le développement d’un secteur économique socialiste le but des ML est bien de développer des rapports de production socialiste et de les généraliser à l’ensemble de la société.

Une planification faite selon la loi du marché se limite par définition à la satisfaction des besoins solvables, alors qu’une planification socialiste vise à faire correspondre le développement des forces productives aux besoins sociaux, et à ceux recensés comme urgents par priorité, évidemment. Ce sont deux voies tout à fait différentes, deux choix de nature de classe différente.

Une planification faite selon la loi du marché ne peut que favoriser le développement du secteur capitaliste, et non celui du secteur socialiste.

Les mesures prises pour réduire la « crise des ciseaux » rentrent à l’évidence dans le cadre de l’interaction entre secteur publique et secteur privé et elles étaient bien nécessaires, et même de façon urgente, mais elles ne constituaient en rien un plan de développement, au delà de leur effet de rattrapage, comme la suite l’a montré, notamment avec la « crise des grains », qui a ouvert, par la force des contradictions du capitalisme renaissant, la voie à la collectivisation, ainsi rendue nécessaire, et de façon urgente.

Un plan de développement socialiste était-il compatible avec le maintien de la NEP? Les crises à répétition qu’elle a engendré tendent à montrer que non et qu’arrivée à la limite de ses effets bénéfiques, et même au delà, donc, avec cette crise des grains, il aurait plutôt été souhaitable d’y mettre fin avant, ce qui aurait peut-être permis plus de progressivité dans le processus.

 

Mais encore une fois, on ne peut pas refaire l’histoire, on ne peut qu’en tirer des leçons.

Tu nous dis à propos de Trotsky en 1923 qu’« il proposait un plan d’industrialisation dans le cadre de la NEP, donc un plan régulé par la loi de la valeur (ils étaient en plein dedans) »

Or précisément, tu ré-introduis là la « confusion » qui est à la base de la démarche révisionniste et trotskyste en particulier.

Dans la démarche trotskyste, c’est la loi du marché qui prime par rapport à la loi de la valeur, dans leur interaction dialectique, ce qui explique en partie pourquoi un plan répondant aux demandes du marché rentre en contradiction, d’une certaine manière, (la « viole », selon Pablo…), avec la loi de la valeur, au sens où en réalité il s’oppose même à son rôle régulateur capitaliste.

L’interaction loi de la valeur-loi du marché ne peut réguler les prix qu’en faisant correspondre la production à des besoins solvables, et non à des besoins sociaux.

Pour faire correspondre les forces productives aux besoins sociaux, en utilisant la mesure statistique des quantums de travail socialement nécessaires, c’est à dire une utilisation socialiste de la loi de la valeur (Cf Critique du Programme de Gotha), il faut, précisément, se libérer de la loi du marché, ou à tout le moins, dans un premier temps, réduire son influence et son action autant que faire se peut, et non pas la prendre comme critère de régulation, comme le fait Trotsky, ce qui est un déni du marxisme aussi flagrant que possible, en dépit de l’hypocrisie ambiante dans la « gauche » française!

Voilà donc pour ce que tu nous posais comme « argument massue », et en espérant que tu puisses progresser dans ton projet d’étude des fondamentaux, à défaut d’en trouver d’autres du même calibre!

Bon courage, donc, pour cette étude.

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

NDLR : L’ensemble des liens vers les articles sur le sujet, dont les 3 volets du débat, sont désormais regroupés, avec une présentation commune, sous le titre:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

 

 

bloc mail

 

 

 

 

Dans le Monde Arabe et en Palestine aussi : Centenaire de la Révolution d’octobre

Dans le Monde Arabe et en Palestine aussi :

Centenaire

de la Révolution d’octobre,

ou comment remonter la pente du changement

 

26/11/2017

https://assawra.blogspot.fr/2017/11/le-centenaire-de-la-revolution-doctobre.html

 

 

Il est rare de trouver un communiste ou un progressiste arabe qui n’ait pas lu, au moins, « Les Thèses d’avril » dans lesquelles Lénine présenta le programme de base de la révolution prolétarienne, ou encore « l’Etat et la révolution », ou surtout le livre de John Reed « Les dix jours qui ébranlèrent le monde ». C’est que, pour les Communistes arabes, la Révolution d’octobre est et restera, non seulement le modèle à suivre, mais aussi, mais surtout le Révolution qui dénonça les « Accords de Sykes- Picot » et qui – malgré la dérive de 1948, lors de la création de l’entité israélienne en lieu et place de la Palestine – aida nos peuples à se libérer du joug du colonialisme et à faire face aux agressions impérialistes et sionistes de 1956, 1968 et 1972 contre l’Egypte et la Syrie puis celles de 1978 et 1982 contre le Liban. Il faut aussi dire que la liste des réalisations socio –économiques et politiques, faites par nos peuples grâce à l’aide de l’Union soviétique, est très longue mais aussi très importante, car, depuis le veto de Boulganine aux Nations unies en 1956, l’amitié entre la classe ouvrière et les forces populaires des pays arabes et de l’URSS ne cessa de croître, malgré les changements de certains gouvernements et régimes qui devaient tout au pays de Lénine.

Pourquoi ces réminiscences à un passé qui parait si lointain et presque disparu dans la tourmente qui ébranla le monde en 1991, mais cette fois dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, et qui continue à le secouer avec les nouvelles guerres impérialistes et les nouvelles crises économiques ?

La réponse est que nous vivons aujourd’hui, nous peuples arabes, des « Accords de Sykes- Picot » rénovés sous le nom emphatique du « Moyen Orient nouveau », avec Washington à la place de Londres et Paris, et qui visent à émietter notre monde en une multitude de mini Etats confessionnels et ethniques qui s’entredéchirent, tandis que les nouvelles puissances impérialistes nous volent les richesses que notre sol recèle… Pétrole, gaz et même toutes nos réserves de pétrodollars passent entre les mains des Trump et autres consorts, tandis qu’une nouvelle forme de terrorisme s’insinue dans nos sociétés, dont le terrorisme israélien, et que les révoltes de l’an 2011 sont déjà mis en danger par des alliances de contrerévolutionnaires basées sur les puissances régionales allant de la Turquie d’Erdogan à l’Arabie saoudite, en passant par l’Iran des mollahs, avec l’aide d’une autre alliance militaire internationale sous l’égide des Etats-Unis et avec la participation d’Israël.

Cette situation, que nous venons de décrire rapidement, a pour but de dire que la Révolution d’octobre est toujours au cœur de l’Histoire, cent ans après que le prolétariat russe ait repris le pouvoir à la bourgeoisie le 7 novembre 1917. En effet, les changements survenus vingt-six ans plus tôt et le nouveau régime mondial qui y est né n’ont pas pu mettre fin à la crise générale du capitalisme. Bien au contraire, ils confirment plus que jamais que la période historique que nous vivons est toujours celle du passage du capitalisme au socialisme, surtout si nous prenons en considération l’exacerbation des contradictions dans le monde capitaliste et l’augmentation de l’agressivité de l’impérialisme dans une tentative désespérée de sortir de la crise de 2008 et de « mettre fin à l’histoire » comme le préconisaient certains de ses idéologues.

Mais, les forces du changement sont-elles prêtes ? Et comment pouvons-nous les rassembler autour du programme qui doit les mener à la victoire ?

Ces deux questions furent à la base de la création du Forum de la gauche arabe que nous considérons comme étant le noyau d’un nouveau mouvement de libération nationale arabe qui doit, dans son développement, conjuguer la lutte contre le nouveau projet impérialiste du « Moyen Orient nouveau » à celle menée face à l’économie de la rente et de la dépendance vis-à-vis de l’impérialisme. Le but ? Mener à bien la révolution nationale démocratique qui mettra nos peuples sur la voie du socialisme, seule alternative à un monde nouveau. Un monde sans exploiteurs ni affameurs et ni dictateurs. Un monde de paix et de prospérité où chacun aura selon ses besoins. Et ce monde ne peut se construire sans un retour aux idéaux de l’internationalisme prolétarien.

Pour le Forum de la Gauche arabe

Marie Nassif-Debs Coordinatrice Générale

Wafaa Raad Représentante

Paris, le 4 novembre 2017

 

 

 

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Commentaire de Luniterre :

Qu’en si peu de mots tant de choses essentielles sont dites !!!

Article aussi bref que remarquable…

Juste une « nuance » d’appréciation, à propos de la « dérive » de 1948…

Il me parait probable, sinon carrément évident, qu’au delà des circonstances immédiates, les soviétiques pensaient pouvoir réellement peser sur la négociation pour l’établissement d’un état palestinien tel qu’initialement prévu par les « accords ».

Une erreur d’appréciation qu’ils n’ont pas tardé à regretter…

En tous cas, une très grosse pierre dans le jardin de ceux, très nombreux, qui prétendent que Staline était antisémite…

Une pierre bien carrée, façon pavé, en quelque sorte…

Luniterre

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SUR LE MÊME THÈME :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/01/09/ian-donovan-sur-socialist-fight-une-these-sur-le-conflit-israel-palestine/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/25/jaffa-palestine-colonialisme-et-censure/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/02/palestine-vaincra-deja-une-victoire-de-la-greve-de-la-faim-des-prisonniers/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/05/13/palestine-toujours-debout/

 

 

 

 

 

 

Filoche viré : sa défense, par lui-même, et le constat d’échec du « réformisme radical » pseudo-« anticapitaliste »

 

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LE CONSTAT QUI S’IMPOSE, EN RÉALITÉ :

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/front-social-un-echec-salutaire/

 

 

 

 

 

 

Les Pieds Nickelés font de la politique…!!

 

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Sans commentaire, ou presque…

PS (…Post-Scriptum) : Même si on est sceptiques concernant ses objectifs politiques, Filoche a le droit à la défense…

Filoche viré : sa défense, par lui-même, et le constat d’échec du « réformisme radical » pseudo-« anticapitaliste »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/filoche-vire-sa-defense-par-lui-meme-et-le-constat-dechec-du-reformisme-radical-pseudo-anticapitaliste/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/front-social-un-echec-salutaire/