antifascisme

Centenaire d’Octobre: …vers un sursaut unitaire ??

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centenaire d’Octobre:

 

 …vers un sursaut unitaire

 

du Mouvement ML

 

en France?

 

 

 

En préambule d’un de nos articles sur le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS, nous écrivions :

« Un siècle après Octobre, et à la veille de son centenaire, il semble impossible, même pour les communistes marxistes-léninistes, de le célébrer avec un minimum de consensus, sinon d’unité, sur sa signification et surtout, sur ses conséquences…

Le fait qu’Octobre ait ouvert une période de transformations sociales radicales en Russie et dans les pays qui allaient devenir l’Union Soviétique, c’est le seul point qui permette à tous ceux qui se réclament du communisme de pouvoir, à la rigueur, être d’accord avec la première phrase d’un texte sur le sujet, et encore, à condition de ne pas s’éloigner de considérations très générales…  »

 

Or il se trouve que les camarades d’un autre blog ML lyonnais, « Unité Communiste-Lyon », ont entrepris précisément une initiative qui semble répondre exactement à cette considération…

 

Proposer un communiqué unitaire s’en tenant à des considérations d’ordre le plus général possible sur le sujet « Centenaire d’Octobre » et avec lesquelles il est par conséquent à peu près impossible d’être en désaccord, à moins d’être sectaire au dernier degré dans l’échelle de la bêtise… !

 

Un autre blog, «Éditions Prolétariennes », en quelque sorte héritier et dépositaire des traces les plus anciennes du mouvement ML français depuis la fin des années 60, a également décidé d’apporter son soutien à cette initiative.

 

Pour qui connait aussi bien l’histoire du mouvement ML lyonnais ces dernières années, que l’histoire, plus ancienne, du courant principal dont les « Éditions Prolétariennes » sont en quelque sorte la succession, il n’est pas difficile de comprendre l’abime qui sépare nos analyses, aussi bien d’un côté que de l’autre…

 

Néanmoins, sur TML, nous apportons également notre soutien à cette initiative, dont les auteurs admettent eux-même qu’elle peut avoir un aspect presque naïf, à l’évidence, dans le contexte actuel.

 

Elle a plutôt, à notre sens, un aspect carrément idéaliste, dans tous les sens du terme, y compris d’un point de vue critique marxiste, mais il se trouve qu’elle correspond malgré tout à ce que le mouvement ML français est actuellement capable de produire de meilleur, le reste étant essentiellement l’expression du sectarisme, du dogmatisme, et encore plus souvent, de l’opportunisme social-chauvin, sinon une combinaison plus ou moins alambiquée de ces diverses tares… !

 

VOICI DONC , EN L’ÉTAT ACTUEL, LE PROJET DE COMMUNIQUÉ PROPOSÉ PAR CES CAMARADES…

(A la suite les liens vers les sites parties prenantes, ainsi qu’un récapitulatif des principaux articles parus sur TML, concernant le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS.)

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La révolution prolétarienne est toujours le phare qui éclaire le monde !

La révolution prolétarienne d’octobre fête son premier centenaire. Elle fut plus qu’une lueur d’espoir pour tous les exploitées et toutes les exploités, pour les opprimées et les opprimés. Elle fut un phare immense, embrasant la nuit obscure.

En pleine grande guerre impérialiste, tandis que les prolétaires étaient sacrifiés par millions pour le repartage du monde au profit de grands trusts, elle fut l’incarnation du rejet de la guerre et de la volonté de paix.

En plein enfer colonial, elle apporta un espoir à tous les peuples souffrant sous le joug des impérialistes. Un espoir de pouvoir s’émanciper et se réaliser en tant que nation. Un espoir de chasser les occupants et les bourreaux. Au sein de cette prison des peuples qu’était l’Empire Russe, elle apporta un vent de liberté.

Au cœur d’une Europe pouilleuse et miséreuse, elle fut pour les prolétaires, pour les paysans et les paysannes une illustration du fait que les patrons et les patronnes, les créanciers, les créancières, les banquiers et banquières, en somme les parasites qui vivent de la sueur des autres n’étaient pas nécessaires. Qu’il était possible de gouverner sans eux. Qu’il était nécessaire de gouverner contre eux.

Dans les sociétés réactionnaires, traditionalistes, patriarcales, cette révolution fut également le point de départ d’avancées majeures, d’une possibilité d’émancipation, par delà des sexes, des genres, des préférences.

Octobre 1917 était tout cela. Elle était plus que «  la terre, le pain, la paix  », elle était l’incarnation des masses montant à l’assaut du ciel, sous la direction du Parti Bolchevik.

  Octobre 1917 était le point de bascule entre une société où la recherche du profit dicte sa loi et une où la satisfaction des besoins devient l’objectif. Une société rationnelle, juste, équitable, sans les pillages, sans les gâchis, sans l’anéantissement de la planète qui sont inhérents au capitalisme.

Voilà ce qu’était Octobre 1917.

Les «  historiens  » bourgeois voudraient remiser ces espoirs aux oubliettes. Peindre de sang la libération des masses. Tronquer et escamoter les faits. Mentir et inventer. Créer une fiction dans laquelle la Révolution était le coup d’Etat d’une clique, d’une bande de criminels. Voilà ce que la bourgeoisie voudrait.

Elle ne lésine pas sur les moyens. D’une part en attaquant le socialisme, en attaquant le communisme, en attaquant les fondements d’une société juste, sans états ni classe, en clamant que l’exploitation est la mère de toute vie.

De lautre en se faisant les porte-paroles dune ultragauche anticommuniste, prétendant que les révolutionnaires n’étaient pas assez purs, pas assez désintéressés, que la révolution est belle, sur le papier.

Elle ment sans honte dans les médias, dans les publications «  scientifiques  », dans les productions hollywoodiennes, dans ses romans. Elle ment dans les programmes scolaires, essayant de faire de la République des Soviet un symétrique du Reich nazi.

Dun côté comme de l’autre, leur idée est de faire de ce centenaire gênant une œuvre de musée des horreurs, ou de la minimiser, de la neutraliser, de l’aseptiser, d’en faire un fétiche du passé. Certains prétendus communistes vont certainement contribuer à cela. Ils n’acceptent qu’en façade l’idée révolutionnaire, font mine de le défendre, mais en sapent sans cesse les bases.

Nous ne les laisserons pas brader cet héritage ! Soyons unis autour de la défense de ce sommet de l’Histoire et de la lutte des classes.

Nous avons, entre nous, des désaccords, des controverses, des conflits, des dissensions -souvent, des haines -parfois. Nous sommes une multitude d’organisations et une multitude de points de vues.

Mais, aujourdhui, nous parlons dune seule voix, car sur ce point, nous sommes unanimes.

Nous parlons dune seule voix pour nous hisser à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur de l’importance de cette célébration.

Nous parlons dune seule voix car, quelque soient nos désaccords, nous nous retrouvons sur une chose : La révolution prolétarienne n’est pas le passé. Elle est l’avenir de l’humanité.

Elle est lavenir, contre les menaces de guerre, contre le bellicisme, contre la volonté de lancer de nouveau les masses les unes contre les autres pour les profits d’une clique.

Elle est lavenir, contre lexploitation capitaliste, contre la misère qui s’accroît, contre la privation des biens les plus fondamentaux.

Elle est lavenir, contre la domination impérialiste -et de notre impérialisme, contre l’écrasement des peuples, contre la surexploitation colonialiste, contre la marche à la mort pour les profits.

Elle est lavenir, contre le carcan rétrograde et réactionnaire qui emprisonne l’ensemble de la population.

Elle est la condition pour que lhumanité de s’asphyxie pas, qu’elle continue à avancer sans faire de la Terre une poubelle toxique ou un champ de ruines.

Elle est la condition pour que lhumanité quitte cette ère d’obscurité . Pour que débute une Histoire dont le fil directeur n’est plus la succession des guerres, des crimes. Dont le moteur n’est plus la lutte pour la survie, contre l’oppression et l’exploitation. La révolution ouvre une aube nouvelle pour l’humanité, une nouvelle séquence dans son histoire. Nous sommes à l’orée de celle-ci.

La Révolution a une portée universelle, qui embrasse chaque partie de la planète. Partout dans le monde, partout sur la Terre, le prolétariat est la classe qui doit diriger, la seule classe à même de mettre fin à l’exploitation. La seule capable de mettre fin à la division en classes de la société, contre la division du monde en groupes hostiles et aux intérêts antagoniques.

Nous avons besoin dun Parti Communiste révolutionnaire pour former l’Etat-major de cette classe, pour aller vers la révolution.

Aujourdhui, nous ne formons quune seule voix, quune seule ligne, quun seul camp : celui de la révolution. Celui de la destruction du capitalisme et de l’impérialisme.

Dans dautres Etats, les communistes avancent sur le chemin de la révolution, sur le chemin de l’exercice d’un pouvoir populaire et démocratique. Nous les saluons et nous prenons exemple sur leur combat !

Aujourdhui, nous clamons que notre héritage, celui de 1917, n’est pas un héritage de musée, mais est une arme, un outil, pour construire l’avenir !

Le phare de 1917 nest pas mort. Il renaîtra et éclairera de nouveau le monde !

Le communisme est la jeunesse du monde !

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SUR L’UNITÉ COMMUNISTE-LYON :

https://unitecommuniste.fr/france/appel-a-un-communique-commun-des-organisations-communistes-pour-le-100-eme-anniversaire-de-la-revolution-doctobre/

 

AUX EDITIONS PROLETARIENNES :

http://humaniterouge.alloforum.com/100e-anniversaire-parler-seule-voix-t6666-1.html

 

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NOTRE APPROCHE HISTORIQUE DU SUJET :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

 

DOMMAGE POUR LA CATALOGNE… Un topo de son histoire récente

DOMMAGE POUR LA CATALOGNE

Encore les racines et toujours pas de cerveau.

Barcelone n’est plus ce qu’elle fût. La glorieuse capitale de l’anarchisme ibérique s’est transformée en une mégapole traversée par toutes les modes ; celles du fric, mais aussi celle du fanatisme et du sentiment identitaire. En conséquence, c’est l’ennemi historique de l’anarchisme, le nationalisme, catalan, avec ses affairistes et ses politiciens, qui tiennent le haut du pavé et domine les esprits. Les événements de cet été, qui se sont succédé dans et autour de la capitale régionale, ont tour à tour mis en scène les uns et les autres.

Il y a d’abord eu cette attaque contre un bus de touristes par quatre individus cagoulés se réclamant du mouvement « Arran ». Heureusement, cette action particulièrement stupide n’a fait aucune victime. Selon son porte-parole, son but était purement médiatique. Nous savons que, de nos jours, le ridicule ne tue pas mais qu’il est un moyen de faire du bruit virtuel. Comment dit-on « buzz » en catalan ? En tout cas, « Arran » se traduit par racines. Rien d’original là-dedans car, dans notre monde moderne, la métaphore écolo-politicienne fonctionne à pleins tubes ; les racistes parlent de souche et les gauchistes auraient des racines. La spéculation immobilière fait flamber les loyers et ceux qui raisonnent avec leurs pieds (de vigne ?) attaquent des touristes, à chacun ses bouc-émissaires.

En politique, la tragédie n’est souvent pas loin de la farce. Quelques jours après cet incident sans gravité, mais intellectuellement pénible à supporter, les islamistes ont également choisi la cible touristique pour sévir. Le massacre du 17 août 2017, sur les Ramblas de Barcelone, et l’attaque de la plage de Cambrils ont mis en avant un autre pur produit du chauvinisme local que sont les « mossos de esquadra », la police catalane. Rappelons que, suite au mouvement dit des indignés qui l’étaient suffisamment à Barcelone pour obliger le « govern » (en dialecte catalan, on le dit comme ça pour dire gouvernement) à s’enfuir en hélicoptère en 2011, le pouvoir a édicté une série de lois répressives contre les contestataires qui l’avaient placé en si mauvaise posture. Ces lois ont permis aux politiciens catalans d’étancher leur rancune et aux célèbres « mossos » de s’illustrer dans une répression arbitraire qui connut son apogée avec deux séries d’opérations nommées « Pandora » et « Piñata » (voir encadré). Ces opérations furent du type de celles que tout État sait mener contre ses ennemis, un grand spectacle « sons et lumières », celui d’une foule de policiers sur-équipés et sur-armés s’agitant au son d’accusations mensongères : Les cibles étaient éloquentes, l’Athénée Anarchiste de Poble Sec, l’Athénée Libertaire de Sant Andreu, ainsi la maison occupée « Kasa de la Muntanya » …

Depuis 2015, vingt personnes poursuivies comme appartenant à la mouvance anarchiste [1] ont arbitrairement été placées sous les verrous … Et, tout cela s’est terminé sur deux jugements rendus en 2016 et 2017 par le haut tribunal espagnol, lequel a, à chaque fois, désavoué et annulé ces deux opérations en dénonçant l’action abusive du « govern » catalan. Dépités et s’essuyant la bave qui leur coulait des lèvres, flics et politiciens catalans ont dû relâcher leurs proies.

La sardane des menteurs.

Tout comme le dit un dicton, on ne peut pas courir deux lièvres à la fois, et les fameux « mossos de esquadra », trop occupés à persécuter des innocents, ont négligé des religieux criminels. Ce 17 août 2017, la camionnette meurtrière des Ramblas a donc pu courir comme elle l’a voulu et écraser de paisibles touristes dont un enfant de 7 ans. Aussitôt, les « mossos » se sont plaints que eux, pauvres petits policiers, étaient sans moyens (sauf visiblement contre les Anarchistes) et qu’ils avaient été mis à l’écart des renseignements détenus par les méchants flics espagnols. A leur suite, le chef du « govern » est monté au créneau pour déclarer, le 29 Août, qu’une police catalane ne suffisait pas et que « une armée catalane était indispensable » (pour mieux défoncer les portes des athénées libertaires qui leur font si peur ?). Ces mensonges d’État (pardon de govern) n’ont tenu que quelques jours car la presse a révélé que, l’an dernier déjà, la police belge avait pris directement contact avec un officier des « mossos de esquadra » pour lui signaler la dangerosité de l’iman de Ripoll et, en mai 2017, c’est la CIA qui avait informé les « mossos » du risque d’attentat qui planait sur les Ramblas. Les « mossos » et les politiciens catalans ont commencé par menacer les journalistes puis ont décidé de mentir, les yeux dans les yeux, que jamais de la vie, au grand jamais, ils n’avaient eu ces renseignements. Ce n’est que, une fois, placés devant l’évidence des preuves qu’ils ont piteusement fini par avouer qu’ils avaient sciemment menti.

Pour clore cette ronde, les nationalistes catalans se sont mobilisés pour transformer la marche du 26 août 2017, marche qui se déroulait en hommage aux victimes des attentats, en une démonstration de chauvinisme ; et cela, au mépris des victimes. Des drapeaux, des centaines de drapeaux catalans, étaient déployés en tête de cortège, sans aucun rapport avec les victimes des attentats. Il y était dénoncé, tenez-vous bien, l’islamophobie et, cela, tout en suscitant et en stimulant l’hispanophobie. Pour les catalanistes qui venaient d’être pris la main dans le sac, ou mieux, dans leur boîte à manipulations, cette récupération était primordiale pour relancer le processus sécessionniste dont le nouveau point culminant devait être le référendum du 01° octobre 2017 sur le thème du « pour ou contre » l’indépendance d’une mystification nommée « peuple catalan ».

[1http://www.elmundo.es/cataluna/2017/05/30/592db9b146163fd34e8b462b.html article intitulé « Críticas a los Mossos en el final del ’caso Pandora’ »

Source :

http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article883

NDLR: il semble que « Arran » soit l’un des deux groupuscules d’origine maoïste opérant au sein de la « CUP », l’alliance d' »extrême-gauche » Kollabo (… « Kollabobo »??) cautionnant la politique antisociale de Puigdemont et de sa « Generalitat » indépendantiste. Une faillite de plus pour le maoïsme…

C’est l’occasion de rappeler encore les tribulations du MRPP portugais, dans les années 70, parti maoïste manipulé par la CIA, qui en a exporté le « fleuron » Juan Manuel Barroso jusque dans les plus hautes sphères de la politique européenne, avant de le recaser directement dans la finance US de haut vol, dans tous les sens du terme…

Dans les deux cas une « faillite » politique très intéressée, en réalité!

 

SUR LE MÊME THÈME, MAIS EN CATALAN, A DÉCOUVRIR SUR LE NET:

 

 

Sur la Catalogne, un nouvel échange avec le camarade Do, du site VLR – Mai 68 !!

Catalogne – Espagne :

jaune et rouge

ou bien

Rouge OU Jaune ???

 

 

 

 

 

Un plaidoyer pour l’indépendance catalane, par le camarade Do, sur son site VLR – Mai 68, et notre réponse…

Un échange qui fait suite à la publication de notre « revue de presse » sur le sujet, et au débat qu’y s’en est également suivi…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/11/catalogne-espagne-jaune-et-rouge-ou-bien-rouge-ou-jaune/#comments

 

L’article du camarade Do:

L’indépendance de la Catalogne profitera au prolétariat en général et catalan en particulier

Bonjour à toutes et à tous,

Au-delà du sentimentalisme et du particularisme culturel, Il existe diverses raisons pour lesquelles l’indépendance de la Catalogne sera profitable au prolétariat en général et catalan en particulier.

En effet, l’impérialisme espagnol exploite la bourgeoisie catalane ; et donc, celle-ci, pour compenser, est obligée d’exploiter encore plus le prolétariat catalan. Par conséquent, l’indépendance de la Catalogne permettra mécaniquement au prolétariat catalan d’être moins exploité.

De plus, l’indépendance de la Catalogne ne se fera pas sans une très grande mobilisation du prolétariat catalan. Celui-ci en profitera pour avancer ses pions et obtenir divers avantages, comme l’avait fait le prolétariat Français grâce à la résistance lors de la deuxième guerre mondiale (acquis du CNR – Conseil National de la Résistance).

Une révolution est beaucoup plus facile à faire dans un petit pays que dans un grand (« Small is beautiful »). La Catalogne sera un tout petit pays et pourra plus facilement nous faire une belle révolution qui servira ensuite d’exemple au monde entier, surtout avec son passé anarchiste antifranquiste.

Le grand capital ne s’y trompe pas et fait tout ce qu’il peut pour faire plier la volonté d’indépendance de la Catalogne.

À BAS LA MONARCHIE ESPAGNOLE !

VIVE LA RÉPUBLIQUE CATALANE !

Bien à vous,
do
14 octobre 2017
http://mai68.org

http://mai68.org/spip2/spip.php?article811

 

 

NOTRE RÉPONSE:

Bonjour, camarade !

 

Sans mettre aucunement en doute ta sincérité, plusieurs failles dans ton raisonnement, dont la plus grosse, pour ne pas dire « énorme », avec tout le respect que je te dois, est celle-ci :

 

« De plus, l’indépendance de la Catalogne ne se fera pas sans une très grande mobilisation du prolétariat catalan. Celui-ci en profitera pour avancer ses pions et obtenir divers avantages, comme l’avait fait le prolétariat Français grâce à la résistance lors de la deuxième guerre mondiale ( acquis du CNR  – Conseil National de la Résistance). »

 

En effet, tu parles également d’« impérialisme espagnol », qui exploiterait la nation catalane… Un peu dans le rapport Allemagne nazie/France « gaulliste » résistante…

 

Mais précisément, ta comparaison avec le CNR ne tient pas…

 

A la veille de la guerre, la France était une puissance impérialiste de tout premier plan, avec des possessions coloniales immenses, et qui n’avait que l’Angleterre comme rivale comparable, sur ce plan…

 

Ces possessions coloniales sont une des rares choses qu’elle a pu récupérer assez vite, contre l’Allemagne, et le Deal du CNR, tel que ficelé avec les dirigeants du PCF en 1943, bradait complètement l’autonomie de la résistance ouvrière et l’indépendance des maquis au profit de la reconstitution rapide de cet empire…

 

Moyennant quoi le massacre des patriotes algériens a pu commencer dès le 8 Mai 1945, en toute impunité et sans que la « gauche résistante » française ne lève même le petit doigt… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme

Il est clair que, outre la capitulation des maquis, cette reconstitution, avec son cortège de misères et d’assassinats, était le prix à payer pour les « avantages sociaux » concédés par la bourgeoisie française à la bureaucratie collabo-révisionniste montante du PCF (Thorez-Duclos-Frachon et Cie…).

 

Non seulement ils en étaient le prix, mais ils en étaient d’abord la base économique sans laquelle ces « concessions » eussent été impossibles…

 

Hors, précisément, la bourgeoisie espagnole n’a plus les moyens de faire de telles concessions, et la bourgeoisie catalane n’est qu’une fraction de l’impérialisme espagnol en voie de décomposition avancée, même si encore une de ses fractions les plus aisées… Simplement, elle veut s’accaparer le meilleur des restes et ne rien lâcher aux autres… Elle n’a pas, pour autant, les moyens de faire des concessions réelles au prolétariat et sa fraction « gauchiste »-Kollabo, la « CUP », a déjà du cautionner ses propres mesures anti-sociales dans sa « Generalitat »…

 

De plus, du fait du relativement bon développement de cette « Generalitat » par rapport au reste de l’Espagne, nombre de prolétaires y sont en fait des « immigrés » de l’intérieur, venus des autres régions, plus pauvres, d’Espagne…

 

Ce n’est donc pas l’Espagne qui « exploite » la Catalogne, mais plutôt, à la limite, l’inverse…

 

Seulement, comme toute bourgeoisie, la catalane n’en a jamais assez…

 

Enfin, pour une « Europe », qui, soi-disant, « refuse » l’indépendance de la Catalogne… ne vois tu pas, camarade, que le spectacle de cette « dramatique » confrontation permet de détourner, précisément, l’attention du public ailleurs que sur les véritables luttes sociales ?

 

C’est le grand mérite des anarcho-syndicalistes catalans et espagnols, sur ce coup là, de ne pas tomber dans le piège, et de tenter de recentrer les luttes contre la répression en direction des vraies revendications…

 

Luniterre

 

A LA SUITE, EN REPUBLICATION, LES DEUX ARTICLES CITÉS:

 

 

 

 

 

 

8 MAI 1945

 

Massacres à Sétif:

 

 

Sous l’égide du CNR,

 

 

l’impérialisme français,

 

déjà reconstitué,

 

passe à l’offensive meurtrière…

 

 

…Où quand l’assassinat

 

de 30 000 prolétaires

 

inaugurait les « Jours Heureux »

 

de la collaboration de classe

 

thorézo-gaulliste que certains, à gauche,

 

rêvent de nous faire revivre !!

 

70 ans après, une occasion historique de comprendre la véritable nature du pacte réformiste conclu en 1943 et le véritable prix des « avancées sociales » qui en ont résulté en métropole: celui d’un réajustement par rapport aux systèmes corporatistes déjà existant chez les concurrents européens de l’impérialisme français, l’allemand, provisoirement à terre, et le britannique, qui avait su « tenir le coup » !  

 

 

Le 8 mai 1945, le général Keitel signait la reddition totale et sans condition de l’Allemagne nazie.

 

_Le jour même, le matin du 8 mai à Sétif, alors que l’Algérie était encore une colonie française, des Algériens se rassemblaient autour de la mosquée, des gens affluaient de toute part. Ceux des douars se rassemblaient à l’entrée de la ville. La manifestation prévue était pacifique. Sept à huit mille Algériens défilaient, précédés par les scouts de la ville, drapeau algérien en tête et banderoles déployées avec les inscriptions : « Pour la libération des peuples» ; « Vive l’Algérie libre et indépendante ». Malgré l’interdiction de banderoles politiques, le cortège se mit en route. Le sous-préfet donna l’ordre d’enlever les banderoles. La police se mit à tirer, pendant que des européens voulaient empêcher le défilé. Des coups de feu sont échangés. La juste colère des algériens éclate, la gendarmerie intervient. A onze heures, le calme est revenu. La nouvelle du massacre se répand.

 

A Guelma, peu d’Algériens assistent aux cérémonies officielles. Une manifestation est organisée avec des pancartes : « Vive la démocratie », « A bas l’impérialisme », «Vive l’Algérie indépendante». La police tire sur la foule et disperse les manifestants. Le 9 mai, Guelma est assiégée par des groupes armés des douars voisins venus venger leurs morts. D’autres défilés ont lieu à Batna, Biskra, Khenchela, Blida, Bel-Abbès, Saïda où la mairie fut incendiée. A Bône et à Djidjelli, des milliers de manifestants se joignirent aux manifestations officielles de la victoire contre le nazisme et sortirent leurs banderoles. A Alger, les fidèles ne se joignirent pas à la manifestation officielle de la Grande Mosquée.

 

 

En 1830, le débarquement des militaires français ouvrait la voie à la colonisation de l’Algérie qui commença dès 1836 dans la plaine de la Mitidja jusqu’en 1847, malgré la résistance héroïque d’Abd-el-Kader. Les colons rachetaient à vil prix les terres ou confisquaient celles des domaines des propriétaires fonciers algériens et turcs. Ils établirent ainsi d’immenses propriétés foncières. En 1844, Bugeaud organise l’administration.  Dès 1848, l’Algérie est divisée en 3 départements. En 1870, le décret Crémieux accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d’Algérie, puis en 1889 à tous les enfants d’origine européennes nés en Algérie, pour renforcer la colonisation. Les Algériens musulmans, eux, sont régis par le code de l’indigénat (1881) et sont considérés comme des sujets et non des citoyens. Le pouvoir économique est représenté par l’assemblée des délégations financières des colons, des non-colons et des indigènes musulmans qui n’ont que 21 représentants sur 69 membres.

 

En Algérie, la colonisation a été une colonisation de peuplement. Les Algériens ont été spoliés, exploités par les colons, étaient considérés comme des citoyens de seconde zone, et massacrés alors qu’ils avaient participé à la première guerre mondiale. Les algériens ont remplacé en métropole le million de morts de la guerre dans les usines, sur les chantiers pour relever l’économie française. La révolution d’Octobre a affirmé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et a accordé un soutien au mouvement de libération naissant qui a commencé à revendiquer l’égalité pour les musulmans en Algérie. Le refus de l’État français et des colons d’accéder à ces revendications légitimes a renforcé le sentiment national algérien.

 

Durant la seconde guerre mondiale, les Algériens musulmans ont contribué à la libération de la France. Aussi était-il d’autant plus légitime de faire valoir leur droit à disposer d’eux-mêmes, leur droit à l’indépendance.

 

Les fusillades et massacres du 8 mai 1945 étaient la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La lutte pour l’indépendance nationale avait dès lors franchi une étape supérieure. L’agitation se développa dans les campagnes. Les événements de Sétif et de Guelma furent considérés comme le signal de la guerre de libération nationale, les attaques contre des bâtiments officiels se sont multipliées.

 

La répression coloniale se déchaîna : à Sétif, à Guelma, la police, la gendarmerie, tirèrent sur la foule. Des européens organisèrent des milices et entreprirent la « chasse à l’arabe ». A Guelma le sous-préfet créa une milice approuvée par les présidents des Anciens Combattants, de la «France combattante et du secrétaire de l’Union locale des Syndicats».

 

L’armée organisa la « guerre » contre les mechtas qui subirent de jour et de nuit des attaques sanglantes. C’était une nouvelle guerre coloniale que la France et son armée engageait contre le peuple algérien ; la marine et l’aviation furent autorisées à mitrailler les douars par le gouvernement provisoire de la France.

 

Non seulement massacrés par l’armée française et les civils européens, le peuple algérien, ses masses populaires et son avant-garde nationale, furent condamnés politiquement par les partis de gauche représentés dans le gouvernement provisoire et qui se réclamaient de la résistance contre l’occupant nazi et le gouvernement de Pétain. Pour les socialistes on « avait sali la grande heure de la victoire des démocraties ».

 

Le Parti Communiste dénonça dans l’Humanité la collusion des « pseudo-nationalistes et des éléments hitlériens connus » et « Il faut tout de suite châtier impitoyablement et rapidement les organisateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigés l’émeute » et encore « Ceux qui réclament l’indépendance de l’Algérie sont des agents conscients ou inconscients d’un autre impérialisme. Nous ne voulons pas changer notre cheval borgne pour un aveugle. » Certes il y eut par la suite condamnation des excès de la répression, la réclamation d’une « justice et rien que la justice », puis plus tard celle de l’amnistie. Mais la condamnation politique restait.

 

La terreur contre le peuple algérien permit au colonialisme de se maintenir jusqu’en 1962. Mais la volonté de se libérer n’était pas morte et après neuf années de préparation, la lutte de libération nationale allait reprendre en novembre 1954 et aboutir 8 ans plus tard à l’indépendance du peuple algérien.

 

Il y eu près de 50 000 algériens massacrés(*), exécutions massives de populations, d’otages, de suspects sans jugement, la torture fut pratiquée à grande échelle et le viol fut utilisé comme arme de guerre. Les exactions de l’Etat français en Algérie constituent un « crime contre l’humanité ».

 

Aujourd’hui, à Béziers notamment, Robert Ménard, maire affilié au Front National, s’attaque à la mémoire de la lutte de libération nationale menée par le peuple algérien. Il a osé débaptiser la « rue du 19 mars 1962 » (date des accords d’Evian traduits par un cessez-le-feu immédiat) pour la renommer au nom de Hélie Denoix de Saint-Marc, résistant et partisan de « l’Algérie française » ayant participé au putsch des généraux.

 

Face aux nostalgiques de « l’Algérie française », nous réaffirmons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et notre combat contre l’impérialisme !

 

Nous soutenons également la lutte qui s’organise pour que l’Etat français reconnaisse officiellement le « crime contre l’humanité » qu’il a commis en Algérie et pour qu’une stèle en mémoire aux victimes algérienne soit érigée à Paris.

 

Hommage aux martyrs de la lutte de libération nationale algérienne !

 

Pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes!

 

A BAS L’IMPÉRIALISME !!

 

Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays, unissons-nous !

 

Source:

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/8-mai-1945-victoire-contre-le-nazisme-et-massacre-du-peuple-algerien-a117581376

et article d’origine:

http://drapeaurouge.over-blog.com/2015/05/8-mai-1945-victoire-contre-le-nazisme-et-massacre-du-peuple-algerien.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

 

(*sur le bilan humain;

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata#Le_nombre_des_victimes

 

et aussi:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Le_massacre_du_8_mai_1945

 

 

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LE MYTHE

du « Nouveau CNR »

vieux serpent de mer

du social-chauvinisme!

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Avec la nouvelle vague populiste démagogique développée autour du « Frexit »,  lui-même sous produit direct de la démagogie sociale-fasciste du FN, ressurgit le mythe d’un « nouveau CNR » qui serait la clef de la « libération » du peuple et même du prolétariat, selon certains pseudos « marxistes-léninistes »…

Sur la base du vieux fond de social-chauvinisme déjà développé depuis  des mois sur le thème du « Frexit », on assiste maintenant à un nouveau concours de social-chauvinisme entre le programme Asselineau-CNR2.0 et celui du PRCF-CNR triple zéro… Voilà sans doute ce qui manquait pour « animer » cette campagne entre un candidat marginal du capital et un autre groupuscule supplétif du social-chauvin Mélenchon, lui-même supplétif de secours des autres supplétifs du capital…

EN 1944, le premier programme du CNR, comme document historique sur la liquidation de la résistance prolétarienne et la reconstitution de l’impérialisme français, le voici, en version originale :

http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

et ses conséquences sanglantes, les voici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Le_massacre_du_8_mai_1945

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata

http://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_malgache_de_1947

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Indochine

Et n’oublions donc pas la « Françafrique », avec comme « fleuron » 800 000 morts en trois mois au Rwanda, cette « Françafrique » qui est toujours la fille naturelle du CNR, et qui offre encore des costards à François Fillon…

EN 2014, le PRCF fait surgir un « nouveau CNR » farce et attrape-nigauds au secours d’un souverainisme moribond.

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/pour-un-nouveau-c-n-r-appel-du-29-novembre-2014/

Et bien évidemment, dans un cas comme dans l’autre, il n’y est nullement question de socialisme !

Dans les deux cas, ceux qui prétendent justifier cette stratégie de collaboration de classe au nom du marxisme-léninisme et d’une prétendue « étape » vers le socialisme se font en réalité les liquidateurs de la cause réelle et des forces militantes ouvrières révolutionnaires.

Dans le premier cas, cette liquidation, étalée sur la décennie 1944-54, a pour l’essentiel réussi en s’appuyant sur la justification initiale du front anti-fasciste.

Ce front, avec ce qui restait de la bourgeoisie « nationale », était évidemment nécessaire à la résistance, mais, d’un point de vue ML n’impliquait nullement l’abandon de l’autonomie prolétarienne, qui aurait du permettre le passage victorieux à un nouveau développement de la lutte de classe, tel qu’il s’est présenté en 1946-47-48. Cette situation a été analysée par le Kominform dès 1947, et largement évoquée dans le Rapport d’Andreï Jdanov.

L’essentiel de cette analyse est conservée dans les Minutes du Kominform : The Cominform — Minutes of the Three Conferences 1947/1948/1949, édité par Giuliano Procacci, Feltrinelli Editore (Milan, 1994)

On en retrouve quelques éléments sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/andrei-jdanov-1947-rapport-sur-la-situation-internationale_/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

A ce sujet voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/17/ligne-rouge-en-1969-un-des-rares-documents-ml-de-lepoque-maoiste/

Le point « culminant » du « nouveau CNR » du PRCF fut atteint lors d’une « grande manifestation nationale unitaire », le 30 Mai 2015, en « commémoration » du référendum de 2005…

Tellement grande que les participants on longtemps polémiqué pour savoir s’il avaient atteint le cap des 500 participants ou s’ils en avaient seulement réuni la moitié…(*)

Le camarade Viriato nous écrivait à l’époque : « Pourquoi tirer sur une ambulance ? »

Notre réponse d’alors reste toujours valable, malheureusement…  : Le problème est que si cette « ambulance », sous couvert de « front uni patriotique et populaire » tente d’emmener avec elle le reste des forces militantes ouvrières vers la morgue du « nouveau CNR », il vaut mieux qu’elle n’arrive pas à son but…

Pour y faire monter bon nombre de camarades, sans aucun doute sincères, les responsables de ce « front » jouent en permanence sur la confusion entre les termes de « progrès social » et de socialisme, alors que dans leur programme « nouveau CNR » cet objectif politique ne figure évidemment pas.

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En comparant sérieusement les deux programmes (trois, maintenant, avec celui d’Asselineau), et les deux situations, il est simplement temps de dénoncer cette supercherie.

Luniterre

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(*  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/31/30-mai-un-nouveau-tremblement-de-terre-a-paris/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/16/un-constat-lucide-sur-lechec-du-30-mai-a-paris/

 

 Sur le même thème, voir aussi:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/27/en-reponse-a-gilles-questiaux/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/01/06/de-petain-aux-le-pen-revolution-nationale-ou-revolution-socialiste-that-is-the-question/

(à noter que malheureusement, le camarade du blog RC-Paris est depuis monté dans l’ambulance « nouveau CNR », version Asselineau…)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/09/21/revolutionnaires-en-septembre-sociaux-chauvins-en-octobre-nouvelle-edition/     )

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Assassinat de Khadafi, démantèlement de la Libye, l’Afrique réclame justice devant la CPI

2011

L’intervention de Sarkozy en Libye :

Un crime

contre l’humanité !

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité

Une quinzaine d’associations africaines a déposé une plainte auprès de la CPI à La Haye contre l’ex-président français, Nicolas Sarkozy. Elles estiment qu’il est responsable de la mort de Mouammar Kadhafi et de la déstabilisation de l’Afrique.

Une quinzaine d’associations africaines viennent de déposer une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy. Elles soutiennent que l’ex-chef de l’Etat serait à l’origine de l’assassinat, en 2011, de Mouammar Kadhafi, l’ancien président de la Jamahiriya libyenne.

Le Balai Citoyen, association du Burkina Faso, Y’en a marre, basée au Sénégal ou encore Le Peuple n’en veut plus, de Guinée… quinze associations issues de différents pays africains ont saisi la CPI le 7 octobre. Elles accusent Nicolas Sarkozy d’avoir déclenché une opération militaire française en Libye avec entre autres objectifs celui de faire assassiner le colonel Kadhafi. Selon leur analyse, ce bouleversement politique, dont elles attribuent à Nicolas Sarkozy la responsabilité, serait à la base de la mort de 50 000 personnes et de désordres majeurs dans la région.

Le chanteur Tiken Jah Fakoly en porte-parole

Réunis à Bamako, au Mali, pour l’occasion du dépôt de la plainte, le week-end des 7 et 8 octobre, les représentants de ces associations se sont regroupés sous le nom de Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa) pour donner de la résonance à leur action en justice. Ils se sont choisis comme porte-parole le médiatique chanteur de reggae ivoirien, Tiken Jah Fakoly.

«Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines», explique auprès de RFI le militant guinéen Elie Kamano, membre du Fispa. Il ne s’agit donc pas tant d’une démarche judiciaire que politique, qu’Elie Kamano n’hésite pas à qualifier de «combat».

La plainte, déposée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par l’avocat du Fispa, doit désormais être examinée par la CPI. Si les membres du Fispa doutent que leur démarche aboutisse, ils estiment que cela permettra au moins de clarifier la situation. «Si la CPI ne réagit pas, cela veut dire qu’elle choisit ses clients», résume Tiken Jah Fakoly interrogé par RFI

La France a participé activement à l’intervention de l’OTAN en Libye, lancée en mars 2011, et qui a pris fin le 31 octobre de la même année, quelques jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011. Cette intervention militaire était initialement conçue comme un dispositif de protection des populations civiles, mais Vladimir Poutine, ainsi que d’autres personnalités, avaient estimé que les frappes sortaient du cadre de la résolution décidée par le Conseil de sécurité des Nations unies. L’opération de l’OTAN avait ainsi été qualifiée de «croisade» par le président russe.

Après la mort du colonel Kadhafi à Syrte dans des circonstances encore non élucidées, l’effondrement de l’Etat libyen a donné l’opportunité à Daesh de s’implanter en Libye. Depuis, outre les affrontements politiques et la partition du pays, la présence de groupes terroristes islamistes s’est accrue dans le pays.

https://francais.rt.com/international/44366-mort-kadhafi-sarkozy-vise-par-plainte-crimes-guerre-humanite

 

 

 

 

 

 

Che ! 50 ans d’éternité !!

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Che

 

 

50 ans

 

 

d’éternité !!

 

 

 

 

 

Bolivie: l’armée rendra hommage à Che Guevara,

50 ans après l’avoir abattu

 

 

L’armée bolivienne participera pour la première fois à une cérémonie officielle en hommage à Ernesto « Che » Guevara, qu’elle avait abattu le 9 octobre 1967 dans le sud de la Bolivie, à l’occasion des 50 ans de sa mort.

« Nos forces armées vont participer à cet hommage aux côtés des familles des anciens combattants« , a annoncé le vice-ministre de la Coordination Alfredo Rada. L’armée et les anciens combattants étaient auparavant cantonnés aux hommages dans les casernes.

« Nous voulons que ce soit un moment d’expression de l’unité du peuple bolivien« , le contexte étant désormais « différent« , a-t-il ajouté, une allusion à l’époque où le guérilléro avait été capturé et exécuté par les soldats avec le feu vert du président René Barrientos, un farouche anticommuniste.

Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capturait le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Ernesto Guevara fut conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passa sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire fut sommairement exécuté par Mario Teran, un sergent bolivien.

A 39 ans, le « Che » au visage christique, dont la dépouille décharnée était exhibée comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande, entrait dans la légende.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-l-armee-rendra-hommage-a-che-guevara-50-ans-apres-l-avoir-abattu?id=9722159

 

Bolivie : cinq jours d’hommages au « Che »,

50 ans après sa mort

Le président bolivien, Evo Morales, a annoncé lundi cinq jours d’hommages, à partir de jeudi, à Ernesto « Che » Guevara, 50 ans après sa mort, le 9 octobre 1967.

Les cérémonies pour commémorer le révolutionnaire argentin seront organisées en présence de l’armée bolivienne, qui l’avait combattu puis exécuté. « Les forces armées, comme toujours, m’accompagnent dans toutes les activités. J’en ai parlé avec elles, elles m’accompagneront certainement, mais je le répète, les forces armées sont nées (au 19e siècle, ndlr) anti-impérialistes », a déclaré le président socialiste.

Plusieurs anciens militaires ont toutefois annoncé qu’ils ne participeraient pas aux commémorations, estimant que c’est a eux qu’il faudrait rendre hommage. « Nous n’y assisterons pas car nous considérons que c’est un acte politique », a déclaré Mario Moreira, un représentant des soldats ayant combattu le « Che », au journal Pagina Siete. L’Etat « a l’obligation de nous rendre hommage car nous avons défendu la patrie », a-t-il affirmé.

Lors des affrontements entre l’armée et la guérilla du « Che », 58 soldats avaient péri. Ernesto Guevara avait été fait prisonnier lors de combats le 8 octobre 1967 et fusillé le lendemain par l’armée bolivienne, alors conseillée par les Etats-Unis.

Le président Morales a précisé que la cérémonie principale d’hommage aura lieu lundi 9 octobre dans la ville de Vallegrande (sud-est), en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des « quatre enfants du +Che+ et certains de ses frères » et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

https://www.lorientlejour.com/article/1075912/bolivie-cinq-jours-dhommages-au-che-50-ans-apres-sa-mort.html

 

 

Bolivie : les enfants du Che

pour le 50e anniversaire de sa mort

Création : lundi 11 septembre 2017 14:03 Écrit par infosoir

Les quatre enfants d’Ernesto Che Guevara se rendront en octobre en Bolivie pour le 50e anniversaire de la mort de leur père, a annoncé hier le président bolivien Evo Morales, cité par l’agence officielle ABI. «Ce sera un grand rassemblement des peuples contre le système capitaliste et il y aura les quatre enfants du Che à La Higuera», le village où le guérillero d’origine argentine a été exécuté en 1967, dans le sud du pays, a ajouté le président Morales, admirateur déclaré du «Che». Quatre des cinq enfants de Che Guevara -Aleida, Camilo, Ernesto et Celia – sont nés et vivent à Cuba. Une fille, née d’un premier mariage, est décédée en 1995. Ernesto Che Guevara a été capturé le 8 octobre 1967 par l’armée bolivienne, après avoir été blessé au combat, et exécuté le lendemain, mais les commémorations de sa mort se déroulent traditionnellement le 8 octobre, jour de sa capture. Sa mort à 39 ans avait marqué l’échec de son entreprise de créer un «foyer» de guérilla en Bolivie avec d’autres guérilleros – principalement cubains, boliviens et péruviens – en s’appuyant sur la paysannerie.

https://www.infosoir.com/actualite/18238-bolivie-les-enfants-du-che-pour-le-50e-anniversaire-de-sa-mort.html

 

Publié le 05 octobre 2017 à 16h15 | Mis à jour le 05 octobre 2017 à 17h55

La CIA «a torturé et assassiné»

Che Guevara, dit le président bolivien

Che Guevara en 1958.... (ARCHIVES AFP)

 

Agrandir

Che Guevara en 1958.

Archives Afp

Le président bolivien Evo Morales a accusé la CIA d’avoir «persécuté, torturé et assassiné» Ernesto «Che» Guevara, en 1967 en Bolivie, au premier des cinq jours d’hommage au guérillero, 50 ans après sa mort.

«L’histoire est claire. La CIA a persécuté, torturé et assassiné le Che Guevara. Les forces armées ont agi, soumises aux États-Unis sur décision (du président de l’époque, René) Barrientos», a écrit le président socialiste sur Twitter.

 

 

Le révolutionnaire argentin avait été capturé le 9 octobre 1967 par l’armée de Bolivie, où il était arrivé 11 mois plus tôt avec une cinquantaine de guérilleros. Le lendemain, il avait été exécuté par un soldat bolivien, sur ordre de ses supérieurs.

La Bolivie a débuté jeudi un programme d’hommage au Che, prévu jusqu’au lundi 9, avec des événements culturels, politiques et gastronomiques dans le village de Vallegrande, où ont été retrouvés les restes du Che.

Selon M. Morales, la cérémonie principale aura lieu le 9 octobre à Vallegrande, en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des quatre enfants du Che, de certains de ses frères et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

 

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201710/05/01-5139073-la-cia-a-torture-et-assassine-che-guevara-dit-le-president-bolivien.php

 

L’Amérique latine

se souvient

du Che Guevara,

50 ans après sa mort

08/10/2017

Professeure à la retraite au honduras, Maria Yolanda Chavarria porte un foulard affichant le Che alors qu’elle se prépare pour une manifestation contre le pouvoir en place – AFP / O Sierra

 

 

Pour les 50 ans de sa mort dans le maquis bolivien, Ernesto « Che » Guevara, figure mythique de l’action révolutionnaire armée pendant la Guerre froide, recevra des hommages à Cuba et en Bolivie.

À Cuba, où tous les écoliers commencent leur journée par prêter le serment des « pionniers » en jurant « être comme le ‘Che’, le mausolée qui abrite les restes du « guérillero héroïque » depuis 1997 à Santa Clara (centre) sera le cadre des cérémonies commémoratives.

Le président Raul Castro, successeur de son frère Fidel décédé en novembre 2016, devrait être présent dans cette ville où celui qu’il appelait « l’Argentin » remporta en 1958 une bataille décisive face aux troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958).

Comme c’est traditionnellement le cas à Cuba, l’hommage se tiendra le 8 octobre, jour anniversaire de la capture du « Che » par l’armée bolivienne.

Hommage militaire en Bolivie

Ses quatre enfants encore en vie, nés et résidant à Cuba, seront quand à eux attendus dans le sud de la Bolivie, où le guérillero a été exécuté le lendemain de sa capture, le 9 octobre 1967.

Mémorial à La Higuera en Bolivie où le « Che » a été exécuté – AFP / A/ Raldes

Auparavant cantonnée aux hommages dans les casernes, l’armée bolivienne participera aussi pour la première fois aux cérémonies officielles. La Paz souligne que « le contexte est différent » de celui de l’époque où le guérillero était capturé et exécuté par les soldats du pays andin avec le feu vert du président René Barrientos (1964-1969), un anti-communiste farouche.

Aujourd’hui le président socialiste Evo Morales, admirateur déclaré du « Che », affirme sa volonté de rassembler autour de cet épisode. Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capture le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Guevara est conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passera sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire est exécuté sommairement par Mario Teran, un sergent bolivien. À 39 ans, le guérillero entrait dans la légende alors que sa dépouille décharnée au visage christique étaient exhibés comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande.

Un saint cubain de la révolution

À Cuba, le « Che » a été érigé en véritable « saint de la révolution », souligne Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington. « Il représente les années romantiques de la révolution, chargées d’une bonne dose d’utopie, il n’est donc pas surprenant qu’il soit devenu une figure populaire, voire mythique ». Dans le monde entier, l’image-culte du guérillero – « la » photo du Cubain Alberto Korda prise en 1960 – continue de faire l’objet d’une forte récupération mercantile, reproduite sur des millions de T-shirts, posters et casquettes prisés par la jeunesse des cinq continents mais aussi des stars du sport ou de la musique.

Présent dans les magasins de souvenirs de Moscou – AFP / M. Antonov

L’extrême-gauche européenne née des événements de 1968 et une partie de l’intelligentsia avaient largement contribué à la popularisation de cet homme réputé pour son intransigeance et sa volonté de fer, malgré ses limites physiques liées à l’asthme. « S’il n’était pas mort en 1967 en Bolivie, l’Amérique latine serait aujourd’hui libre, souveraine, indépendante et socialiste (…) Car s’il était resté en vie, il aurait triomphé », assure dans un entretien à l’AFP son frère Juan Martin Guevara, âgé de 74 ans et qui vit en Argentine. « Lui, c’était tout ou rien! « .

Partisan de la violence politique

Après des études de médecine et de multiples voyages qui ont forgé ses convictions, le natif de Rosario (Argentine) avait fait la connaissance de Raul et Fidel Castro au Mexique avant de participer à la guérilla qui mena les « barbudos » au pouvoir à La Havane en 1959. De ses compagnons cubains il gardera le surnom de « Che » , interjection caractéristique du parler argentin familier pour attirer l’attention de l’interlocuteur, le saluer ou exprimer la surprise. Partisan de la violence politique, il supervisa pendant six mois la répression dans le sang des « contre-révolutionnaires » – ce qu’il ne reniera jamais -, et dirigea un temps la Banque centrale cubaine et le ministère de l’Industrie.

Le 21 novembre 1965, Guevar se trouve sur les bords du lac Tanganyika au Congo – Ph. AFP

Artisan du rapprochement de la révolution cubaine avec l’URSS, il se distancia ensuite des positions soviétiques favorables à la « coexistence pacifique » avec le bloc occidental pour défendre une stratégie de conquête du pouvoir par les armes, plus proche du maoïsme. Au milieu des années 1960, cela l’éloignera peu à peu de Cuba et des Castro, à l’époque alignés sur Moscou.

Mission au Congo

S’ensuivirent des mois de « disparition » alors qu’il était en mission secrète au Congo à tenter – sans succès – d’y imposer la révolution armée, avant d’engager en Bolivie sa dernière guérilla. Arrivé le 24 avril 1965 à la tête d’un petit corps expéditionnaire de Cubains d’ascendance africaine pour soutenir Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président Joseph Kabila) et sa rébellion contre le pouvoir de Léopoldville – aujourd’hui Kinshasa -, il avait constaté que les dirigeants du maquis congolais n’avaient pas de maturité politique et il avait préféré partir au terme d’une aventure ratée de sept mois dans les montagnes du Sud-Kivu.

https://fr.metrotime.be/2017/10/08/actualite/lamerique-latinese-souvient-che-guevara-50-ans-apres-mort/

 

Cinquante ans après sa disparition,

Cuba rend hommage au «Che»

MEMOIRE Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul ce dimanche à Santa Clara…

 

20 Minutes avec AFP

Publié le 08/10/17 à 13h57 — Mis à jour le 08/10/17 à 14h20

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie.

 

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie. — Alejandro Ernesto/EFE/SIPA

Il a disparu il y a cinquante ans, mais sa mémoire est toujours vive. Cuba honore dimanche à Santa Clara (centre) la figure légendaire de sa révolution, le guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, tué il y a 50 ans dans le maquis bolivien.

Un hommage différent

Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul, dans cette ville située à 300 km à l’est de la capitale cubaine, où sont enterrés les restes du commandant de la Révolution et ceux de ses compagnons d’armes. Autre signe marquant un changement d’époque, ces commémorations interviennent au moment où les dernières guérillas de gauche du continent, en Colombie, rendent les armes (Farc) ou négocient la paix (ELN, fondée en 1964 en s’inspirant précisément du « Che »).

>> A lire aussi : Fidel Castro, l’éternel guérillero

Comment est mort le «Che» ?

Ernesto Guevara a été exécuté par un soldat bolivien à 39 ans le 9 octobre 1967, mais à Cuba le jour du « guérillero héroïque » est célébré chaque 8 octobre, jour de sa capture dans un obscur hameau andin. Lundi, seront aussi organisées des commémorations en Bolivie en présence des enfants du « Che » et du président Evo Morales qui a accusé cette semaine la CIA d’avoir « persécuté, torturé et assassiné » le « Che » lors de ses 11 mois de guérilla en Bolivie. Le corps du guérillero argentin, jeté dans une fosse en Bolivie, a été découvert et identifié il y a 20 ans avant de retourner en grande pompe à Cuba pour un hommage funèbre national.

Depuis 1997, plus de 4,7 millions de personnes ont visité le mausolée sous-terrain du Che surmonté d’une imposante statue de bronze à Santa Clara, qui le considère comme un fils adoptif depuis qu’il y remporta en décembre 1958 une victoire décisive contre les troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958). Et ce dimanche, les hommages se multiplient aussi sur le Toile, notamment sur Twitter où un internaute écrit : « La patrie vous contemple, fière, pour l’anniversaire de la chute au combat du Che.

Retrouvez notre diaporama : Ernesto Che Guevara, le révolutionnaire aux 1.000 visages.

Des concerts, images d’archives… et une application

Ces derniers jours, la presse cubaine a publié de nombreux articles et cahiers spéciaux à la gloire du « Che ». A la radio et la télévision cubaine, des concerts symphoniques et des images d’archives lui ont aussi rendu hommage avec des fragments de discours de celui qui fut aussi ministre de l’Industrie du premier gouvernement révolutionnaire cubain. Une application mobile baptisée « Siempre Che » (« Toujours Che »), et consacrée au mausolée de Santa Clara, doit aussi être présentée en marge des commémorations dans ce pays où l’accès à internet est l’un des plus limités au monde.

Jeudi, des milliers d’étudiants ont marché sur les pas du « Che » pour commémorer la bataille de Santa Clara et dimanche, plusieurs dizaines de jeunes doivent rejoindre les rangs des « Pionniers », organisation de jeunesse qui a pour consigne « Pionniers pour le communisme, nous serons comme le Che ».

Sur les pas du « Che »

Ernesto « Che » Guevara est né le 14 juin 1928 à Rosario, au sein d’une famille de la bourgeoisie argentine. Médecin de formation, il parcourt très jeune à vélo et à moto l’Amérique latine où il prend conscience de la misère des plus démunis du continent, et plus particulièrement les communautés indigènes. En 1955, il fait la rencontre de Fidel Castro en exil au Mexique et rejoint les rangs des révolutionnaires cubains dans la guérilla contre Batista. Dix ans plus tard, il s’éloignera de Cuba et des Castro pour mener de nouveaux combats.

« D’autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts », écrira-t-il en 1965 à Fidel Castro en prenant congé pour porter l’insurrection en Afrique notamment. Cette lettre se terminait par une phrase devenue célèbre : « Hasta la victoria, siempre » (« Jusqu’à la victoire, toujours ! »). 

« Une figure mythique »

Son image et ses portraits sont omniprésents à Cuba, et plus particulièrement le plus célèbre d’entre eux montrant le jeune guérillero argentin, les yeux farouches, portant béret, blouson et cheveux longs. Mythique, elle a fait le tour du monde, orné les murs de générations d’étudiants et fait aujourd’hui l’objet d’une forte récupération mercantile tout en restant omniprésente dans les manifestations à travers la planète.

« Certains considèrent Che Guevara comme un martyr de la lutte révolutionnaire (…) d’autres insistent sur son caractère sanguinaire et autoritaire », mais il est devenu « une figure mythique, emblématique de la révolution de la jeunesse et des luttes pour la justice et l’égalité sociale », résume le directeur de l’Institut des recherches cubaines de l’université de Floride, Jorge Duany.

http://www.20minutes.fr/monde/2146987-20171008-video-cinquante-ans-apres-disparition-cuba-rend-hommage-che

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant sur AGORAVOX aussi, …Octobre est là !! …et le débat aussi !

 

                                

Maintenant sur

AgoraVox :

 

 1917-2017 Octobre est là !! … Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?1917-2017 Octobre est là !! … Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution… C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite (…)

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-197394

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/octobre-mail-ok.jpg?w=601&h=400

 

Et si le bolchévisme

était encore une idée neuve ?

Le débat

(extraits)

 

 

      Yvance77 6 octobre 10:22

« Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non ! ».

Nostalgie de Staline pas vraiment… pour ce qui est d’une période plus contemporaine, effectivement la période de la « perestroika », représente surtout deux années très dures de pauvreté, de non emploi et de pillage par des oligarques. Poutine a ce crédit, celui d’avoir su également redonner une fierté à ce valeureux peuple.

Un dirigeant que l’on ne cite pas beaucoup et qui a été assez détesté est Brejnev.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 12:28

@Yvance77
Bonjour,

L’article, malgré sa longueur, n’est qu’un survol rapide et synoptique de l’histoire de l’URSS, avec les fondamentaux économiques comme ligne de mire.

La période Brejnev, à elle seule, et comme les autres, nécessiterait une étude particulière.

Après quelques vagues espoirs de retour aux sources, suite au limogeage de Khrouchtchev, ce fut en fait une période typique de « stagnation » et reconnue sous ce nom, du reste, semble-t-il.

Contre partie positive, une grande stabilité dans la situation sociale et économique, et même une relative embellie, du fait de la « rente pétrolière », alors à son apogée pour l’URSS.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

Et donc, non, on ne peut pas parler de « détestation » de Brejnev, même si cela ne tient nullement au personnage, effectivement peu estimé pour lui-même, mais à la vie assez douce qu’on eu les Russes à cette époque. C’est un peu leurs « trente glorieuses », dans l’esprit, même si sur une durée plus courte…

Certainement une des bases économiques de la nostalgie de l’URSS.

L’effondrement de la rente pétrolière, orchestrée déjà par les USA (…et l’Arabie Saoudite), tout comme aujourd’hui, pour asphyxier les nations émergentes (Russie…, Venezuela, etc…) est l’une des causes majeures de l’effondrement de l’URSS.

En même temps, elle souligne la dépendance et la dégénérescence continue de l’économie soviétique entamée avec l’ère Khrouchtchev.

Mais surtout, la rente pétrolière permettait aussi de masquer la mainmise déjà prépondérante de la maffia sur l’économie du pays, en lien avec la partie la plus corrompue de la bureaucratie.

Avec Gorbatchev et sa perestroïka, et dès 1985, le pouvoir maffieux, via le racket désormais sans le moindre frein, prend le contrôle de toute nouvelle initiative économique, création d’entreprise, etc…

C’est le début de la guerre des gangs, qui aboutira, vers la fin des années 90, à la constitution de la classe actuelle des « oligarques », qui sont, pour l’essentiel, les rares survivants de cette guerre impitoyable.

Elle se poursuit toujours, même si de manière plus « feutrée » et surtout, plus discrète.

Toutefois, il est significatif de voir à quel point les médias occidentaux, et même les économistes et autres « sociologues » sont passés sur cet aspect essentiel des causes de la chute de l’URSS et de la déchéance qui s’en est suivie. Et cette « amnésie » ne peut être que volontaire, tant le phénomène était flagrant et incontournable !

Sa persistance, même si atténuée, en partie grâce à Poutine, est certainement l’une des causes du maintien, et même de la hausse actuelle (+ de 56%), de la cote de popularité de Staline, considéré comme le vrai vainqueur d’Hitler, d’une part ,mais aussi comme ayant d’abord réprimé essentiellement ce type de comportement maffieux, bien plus que l’opposition « politique »…. (Dans les faits, dans une proportion de 80%/20%, semble-t-il…)

Le fait est que le décalage d’image est total… !

Luniterre

 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 12:37

@Yvance77

Complément d’info déjà mentionné à la suite de l’article :

Sur les origines maffieuses anciennes de la classe actuelle des « oligarques » russes, voir :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/lenfer-des-gangs-de-la-fin-de-lurss-a-la-russie-actuelle.pdf

Un excellent résumé, repris directement d’un doc d’histoire pas du tout communiste ni même « nostalgique »… !

Luniterre

 

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L'enfoiré L’enfoiré 6 octobre 16:23

Bon, j’ai essayé de lire jusqu’au bout ce long exposé.
Je n’y suis pas parvenu et j’ai sauté à la conclusion qui disait « 
Considéré ainsi, d’un point de vue vraiment marxiste, le bolchévisme est, plus que jamais, une idée neuve ! »

Là, je me suis amusé à sourire.
On ne revient jamais en arrière dans le temps. Les conjonctures sont différentes.
Face aux totalitarismes que ce soit le stalinisme, le maoïsme et aux dictatures nées de la décolonisation ou l’islamiste d’aujourd’hui, il y a une certaine cécité.
« Il ne faut pas désespérer Billancourt » disait Sartre.en remarquant que les dissidences du monde soviétisé s’est affronté à l’émancipation des peuples du tiers-monde
Internet et les médias ont permis de se rendre compte que ces idéologies ont apporté une mauvaise résultante.
Aujourd’hui, c’est la philosophie du numérique qui va hanter notre futur dans le monde et bouleverser complètement nos habitudes de vie.
Peut-être d’autres abominations s’y cachent derrière un autre « isme » le numérisme.
Ce sera à nous de suivre l’évolution qui ne peut aller que vers l’avant sans nostalgie.
On attend que disparaisse la vieille génération qui est encore fastoche ou pas assez geek.
Une question de temps… .

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 17:10

@L’enfoiré

Si vous n’avez pas lu, à l’évidence, vous ne pouvez pas comprendre la conclusion non plus…

Les conclusions du 19ème Congrès, qui tiraient les leçons des première décennies de socialisme, n’ont pu être mises en œuvre, car combattues aussitôt par le nouveau pouvoir opportuniste de Khrouchtchev.

Sans dogmatisme, cela signifie néanmoins précisément s’inspirer de cette démarche d’analyse économique en fonction des possibilités nouvelles offertes par la gestion informatique, les médias interactifs, etc…

Manifestement, l’internet n’empêche pas les Russes de considérer autrement leur propre histoire et de faire la part des choses, celle qu’il ne faut plus refaire, et les principes utiles qui ont permis le développement économique, même si imparfait, de ces première décennies.

Le capitalisme évolue dans ses formes, dans leurs manifestations, mais la crise montre qu’il n’évolue plus quant à ses fondamentaux.

La courte expérience de l’URSS, et en fait, seulement ses quatre première décennies, c’est ce dont nous disposons pour étudier et comprendre les fondamentaux du socialisme.

La bourgeoisie, elle, a pratiquement mille ans d’existence et d’expérience, dont plus de deux siècles au pouvoir…

Il est donc pour le moins prématuré, et même stupide, d’abandonner le combat…

Dans les générations anciennes, certaines, nées en République, ce sont éteintes sous la Monarchie restaurée, avec le sentiment que la roue de l’Histoire tournait à l’envers…

Et on les persuadait, que, de toutes façons, la République n’était qu’une histoire de coupeurs de têtes…

Luniterre

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McGurk McGurk 6 octobre 17:22

@Luniterre

Les Russes de faire la part des choses ? C’est d’un grotesque…

* « La courte expérience de l’URSS, et en fait, seulement ses quatre première décennies »

Quarante ans d’horreurs.

* « les fondamentaux du socialisme. »

faut vraiment être drogué pour y voir un brin de social là-dedans…

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(Fanny|attribut_html) Fanny 6 octobre 22:25

@McGurk

« faut vraiment être drogué pour y voir un brin de social là-dedans… »

Il vous a manqué quelques infos : entre 1917 et 1939, l’alphabétisation en URSS est passée de 40% à 89%. Régime horrible sous bien des aspects, il est inutile de le caricaturer. Son bilan en termes de répression suffit.

Sans revenir au soviétisme, on a l’impression que la société occidentale développée tend à se diviser en deux : l’élite d’un côté avec ses serviteurs directs (les cadres des multinationales, les avocats d’affaires …) qui rappelle le PCUS, et le peuple de l’autre, qui tend à s’homogénéiser (les enseignants, les médecins, les bureaucrates de tout poil, les petits commerçants, les employés dans les services, ce qu’il reste des ouvriers)… Avec un autre trait commun : le développement des incivilités. Il ne venait pas à l’esprit d’un jeune soviétique des années 60 de venir en aide à une grand-mère en difficulté, par exemple en lui cédant sa place dans les transports ; nos jeunes avec écouteurs sur les oreilles sont tout aussi indifférents. C’est un signe, qui annonce peut-être autre chose. 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 03:59

 

@Fanny

Vous parlez d’alphabétisation, mais il est évident, pour tous ceux qui veulent vraiment « s’informer », comme vous le dites si bien (trois quarts de siècle plus tard:il serait grand temps… !), que cette première période, malgré les contraintes drastiques imposées par l’Ouest (voir les études de Nikolaï Starikov), a vu le développement exponentiel des forces productives en URSS et les progrès sociaux ont suivi, même si la comparaison avec l’’occident reste ambiguë : 2O ans de développement, à partir d’un pays ruiné, d’un côté, en URSS, et plus d’un siècle de développement du capitalisme industriel et financier, de l’autre, à l’Ouest…

Avec la guerre et la reconstruction, cela fait une trentaine d’années de résistance anticapitaliste et de construction du socialisme. Une quarantaine, au maximum, si l’on tient compte que les « réformes » réactionnaires de Khrouchtchev n’ont commencé à miner sérieusement l’URSS qu’à partir de la fin des années 50.

Il ne s’agit donc nullement de « reproduire » un prétendu « modèle soviétique », mais de tirer les leçons utiles de son développement initial pour faire face, avec les moyens modernes, à la crise actuelle qui est sans solution dans le système capitaliste, et en appelle un autre, qui reste à inventer, mais peut bénéficier de l’expérience de nos ainé, fut elle parfois très dure, et justement pour éviter de renouveler les erreurs qui l’ont finalement affaiblie.

Et sinon, je vous lis également sur ce point étrange :

« Il ne venait pas à l’esprit d’un jeune soviétique des années 60 de venir en aide à une grand-mère en difficulté, par exemple en lui cédant sa place dans les transports ; nos jeunes avec écouteurs sur les oreilles sont tout aussi indifférents. C’est un signe, qui annonce peut-être autre chose.« 

Il semblerait donc que vous ayez vécu vous-même en URSS… ?? Dans les années 60… ??

En fait, si cela est ben le cas, selon vos souvenirs, ne faut-il pas plutôt y voir, précisément, le début d’influence de l’idéologie occidentale, importée, de fait, par les minauderies complaisantes de Khrouchtchev, lors de ses voyages »diplomatiques«  ?

Sur la réalité de la vie en URSS, dans les décennies suivantes, ce témoignage :

Catherine Joffroy : « J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/06/catherine-joffroy-jai-voulu-prendre-a-18-ans-la-nationalite-sovietique/

Quoi qu’il en soit, du tréfonds de »l’enfer soviétique des sixties », les âmes mortes des mamies soviétiques vous remercient néanmoins encore de leur avoir cédé votre place dans le majestueux métro moscovite, entièrement d’ époque stalinienne, quant à lui…

Luniterre

 

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Catherine Joffroy  :
«  J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique  »

 

 

Catherine Joffroy

est avocate associée au sein du cabinet Dentons.

 

Venue en Russie en 1978,

alors qu’elle n’était qu’une adolescente,

elle ne s’en est jamais détournée

et y séjourne, depuis, plusieurs mois par an.

 

Rencontre avec une férue de la Russie …

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/06/catherine-joffroy-jai-voulu-prendre-a-18-ans-la-nationalite-sovietique/

 

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Lugsama Lugsama 6 octobre 22:34

La fameuse URSS, cette dictature sanglante ou l’on préférait vendre la nourriture plutôt que nourrir le peuple qui mourrait de faim par millions.. que cette ideologie reste dans les poubelles de l’histoire, a sa place.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 04:10

@Lugsama

Exemple :

http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/

Luniterre

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CN46400 CN46400 7 octobre 08:10

@Lugsama

Renseignez-vous, du temps de l’URSS celle-ci importait du blé, notamment français. Maintenant, c’est le blé russe qui concurrence le blé français sur le marché mondial…

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CN46400 CN46400 7 octobre 09:36

@CN46400
à l’attention de Lugsama :

Le blé russe concurrence aussi le blé US notamment au Vénézuéla…

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Spartacus Spartacus 7 octobre 09:55

@CN46400

L’URSS ne produit rien comparativement à son potentiel, son PIB est comparable à celui de l’Espagne avec 3 fois moins d’habitants et sans ressource pétrolière…

Quand au blé Russe il est subventionné, et l’approvisionnement du Venezuela est corrélée non pas à la concurrence, mais à des options sur la reprise de la société pétrolière du Vénézuéla par les entreprises que c’est approprié par la riche nomenklatura issue des services secrets Lokoil, et Gazprom dans la prochaine faillite qui s’annonce….

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 10:35

@Lugsama,CN46400,Spartacus

Le point sur cette affaire de blé russe…

L’URSS de Staline exportait effectivement du blé pour financer son industrialisation, quand elle pouvait le faire.

Mais elle l’a fait aussi sous la contrainte de l’Ouest, qui a refusé, pendant sa propre crise, le paiement en or, qui aurait pu accentuer le déséquilibre en faveur de l’URSS.

Cela a effectivement aggravé les conséquences des catastrophes climatiques en URSS, qui n’avait donc plus assez de réserves, dans ce cas.

C’est ce qu’explique l’historien et économiste Nikolaï Starikov, de façon résumée, dans cet article traduit en Français :

http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/

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Sinon, pour le reste, l’importation systématique de blé en URSS n’a commencé qu’avec Khrouchtchev, et comme conséquence de ses « réformes » contre-révolutionnaires, et notamment le démantèlement des Stations Machines-Tracteurs.

Luniterre

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Robert Bibeau Robert Bibeau 7 octobre 16:29

@ tous  

1) Dialogue de sourds où chacun radote ce qu’il a retenu de sa secte d’appartenance historique.

2) Quel est l’intérêt de y a-t-il à remâcher 100 après les faits les mêmes rengaines – les uns jurant ceci et les autres dénonçant cela et après 100 ans on recommencera pour le bicentenaire.

3) S’il est une chose qui devrait être faite en cette anniversaire – centenaire – c’est de réexaminer les fondements – les fondamentaux – de cette RÉVOLUTION SOCIALE. Pas le détail des événements – mais les fondements. Les classes sociales en présence – l’État de l’économie et du mode de production en Russie tsariste. Les grandes décisions importantes du point de vue économico-politique du pouvoir bolchevique. et quelques autres points tout aussi important comme le commerce de l’URSS, le développement industriel et agricole – la propriété – la finance en URSS bolchévique. 

4) De cette étude on pourra dire si ce fut une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE POUR L’ÉDIFICATION DU MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE ou une Révolution paysanne et bourgeoise pour l’Édification du mode de production socialiste ???  Mais qu’est-ce que le mode de production socialiste sinon le mode de production capitaliste d’État ?

5) En passant – un petit exercice sur lequel tous les ML trébuches – QUI POURRA UN JOUR NOUS EXPLIQUÉ COMMENT UN MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE –  menant soi-disant au mode de production COMMUNISTE trouve le moyen de se perdre en chemin et nous donner 50 fois sur cinquante une société bourgeoise-capitaliste ???  A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ???

Robert Bibeau   (« Les7duQuébec »)

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 17:44

@Robert Bibeau

…”1) Dialogue de sourds où chacun radote ce qu’il a retenu de sa secte d’appartenance historique.

« Socialisme=capitalisme d’Etat »

C’est la rengaine de tous les gauchistes depuis 100 ans, et c’est la votre aujourd’hui, comme hier, et depuis quelques temps, c’est à dire depuis que vous avez renié vous-même vos prétendues convictions ML de jadis…

Ce qui est bien votre droit, mais entonner cette rengaine gauchiste archi-usée ne vous qualifie pas forcément pour donner des leçons de « dialogue »…

…”2) Quel est l’intérêt de y a-t-il à remâcher 100 après les faits les mêmes rengaines – les uns jurant ceci et les autres dénonçant cela et après 100 ans on recommencera pour le bicentenaire.

Cet article ne vise pas à « remâcher » les faits, mais à résumer l’histoire de l’évolution des concepts des économistes soviétiques au fil du développement de l’URSS…

Un résumé n’est pas une thèse exhaustive, cependant, et par définition

…”3) S’il est une chose qui devrait être faite en cette anniversaire – centenaire – c’est de réexaminer les fondements – les fondamentaux
– de cette RÉVOLUTION SOCIALE. Pas le détail des événements – mais les fondements. Les classes sociales en présence – l’État de l’économie et du mode de production en Russie tsariste.

Le sujet de fond est l’histoire économique de l’URSS, et non celle du tsarisme. Si vous avez un bon article sur cet autre sujet, l’économie de l’époque tsariste finissante, proposez le…

…”Les grandes décisions importantes du point de vue économico-politique du pouvoir bolchevique.

Vous n’avez donc pas vraiment lu l’article, ou pas du tout compris, puisque cette question, l’évolution des fondamentaux de l’économie politique bolchévique, c’est le sujet qui mène à la conclusion… !

…”et quelques autres points tout aussi important comme le commerce de l’URSS, le développement industriel et agricole – la propriété – la finance en URSS bolchévique.

Encore une fois, c’est un résumé, portant sur la signification globale du socialisme en URSS dans le contexte d’hostilité mondiale.

Les sujets que vous évoquez sont abordés dans les articles plus spécialisés en liens, à la suite du texte et des sources, et vous les connaissez déjà et d’autant mieux que vous les avez republiés, pour la plupart, sur votre blog « 7duQuébec », où vous avez vous même déjà largement polémiqué avec moi, et donc je tends à penser que vous avez peu de mémoire où que vous aimez vous moquer des lecteurs…

 

…”4) De cette étude on pourra dire si ce fut une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE POUR L’ÉDIFICATION DU MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE ou une Révolution paysanne et bourgeoise pour l’Édification du mode de production socialiste ??? Mais qu’est-ce que le mode de production socialiste sinon le mode de production capitaliste d’État  ?

Ici, votre rengaine habituelle, qui se passe de commentaires…

…”5) En passant – un petit exercice sur lequel tous les ML trébuches – QUI POURRA UN JOUR NOUS EXPLIQUÉ COMMENT UN MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE – menant soi-disant au mode de production COMMUNISTE trouve le moyen de se perdre en chemin et nous donner 50 fois sur cinquante une société bourgeoise-capitaliste ??? A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ???

50 fois sur cinquante…

Et sur 100… ??

Le socialisme « trébuche » sous la pression de l’environnement capitaliste hostile, d’une part, et sous celle des divisions attisées par le même environnement, lorsqu’il s’étend sur un grand nombre de nations…

Et accessoirement, ce travail de sape et de division est grandement facilité par quelques agitateurs gauchistes qui relayent les mêmes rengaines depuis un siècle, à l’unisson, bien souvent, avec les attaques de la bourgeoisie, comme on l’a vu dans les débats précédents, dont celui-ci :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

(lien déjà cité à la suite de l’article)

 

Bonne lecture, ou re-, dans votre cas, M. Bibeau !

Luniterre

 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 9 octobre 06:37

@Robert Bibeau

 

« A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ??? »

Quel peut bien être le sens de cette supposée « pique finale » ?

 

Le constat est que la RPDC, avec très peu de moyens, et encore beaucoup moins que l’URSS autrefois, a néanmoins trouvé celui de résister à la pression impérialiste, montrant que c’est tout à fait possible, même pour une petite nation, si la volonté et la détermination politique sont là .

 

La survie de la RPDC est la négation vivante de toutes vous théories « gauchistes » et pseudo « prolétariennes » !

Et cela même en tentant d’y appliquer votre rengaine archi-éculée :
« Socialisme=capitalisme d’État »…

 

La nature de classe réelle de ce régime est pour le moins difficile à caractériser autrement que de manière purement arbitraire, faute de pouvoir faire une enquête sociologique valable sur place.

Sans aucun doute, cela ne vous arrêtera pas dans vos habituelles affirmations péremptoires, mais même dans le cas où il faudrait simplement tracer une égalité RPDC=bourgeoisie nationale bureaucratique, comparable à l’URSS khrouchtchévienne, voire à la Chine maoïste, cette survivance puissamment renouvelée reste une négation de vos thèses bidons.

 

Et pour en revenir à la question de départ de ce post, la réponse qui s’impose est simplement que la résistance de la RPDC vous « emm… », non seulement sur le plan de l’« analyse théorique » que vous prétendez développer, mais aussi sur le plan de vos nouveaux engagements politiques, objectifs, sinon bien concrets, du côté des ennemis de cette petite nation, celui des impérialistes !

 

Luniterre

 

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(soi même|attribut_html) soi même 8 octobre 00:18

( Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ? ) Après la lecture de L’Archipel du Goulag, et bien pour moi la réponse est sans appel , c’est non le communisme marxisme bolchevique est la mère du nazisme deux idéologies qui a eux seuls dépassent toute les barbaries antérieurs du XX siècles.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 8 octobre 07:18

@soi même

Il est évident que les excès, erreurs et aberrations de la répression en URSS sont à critiquer, mais cela justifie-t-il cet amalgame avec le nazisme, que vous faites, ou que, plus vraisemblablement, vous empruntez à la propagande actuelle du système ?

N’avez vous lu que ce seul livre de Soljenitsyne, et pensez vous qu’ll s’agit vraiment d’histoire ?

Effectivement, cela nous a été présenté plus ou moins comme tel, surtout à l’époque de sa parution, où les ouvrages de cet auteur, et avec son approbation, on été largement utilisés dans les campagne de propagande anti-soviétiques de cette époque.

Mais aujourd’hui, utiliser Soljenitsyne pour assimiler URSS et Allemagne nazie devient difficile…

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec le temps et le développement de son œuvre, la vraie nature de la démarche de Soljenitsyne s’est révélée pour ce qu’elle était vraiment, celle d’un ultra-réactionnaire et antisémite, en fait…

En dépit de son talent littéraire, qui est bien réel, cela réduit, et même considérablement, l’« historicité » prétendue de sa démarche…

L’histoire de la Russie, racontée par Soljenitsyne, c’est un peu comme l’histoire de France qui aurait été racontée par L.F. Céline sous le régime de Vichy…

Notez bien que, personnellement, je préfère de beaucoup Soljenitsyne, comme écrivain, que Céline…

Soljenitsyne est d’abord, par son œuvre, un défenseur de la langue russe, indépendamment de son contenu politique discutable, alors que Céline, en voulant substituer la langue parlée à la littérature elle-même, a grandement contribué à l’abaissement général du niveau culturel en France, et à la promotion d’une nouvelle « littérature » généralement au rabais.

Pour en revenir à Soljenitsyne, si vous avez un doute, il vous faut lire cet ouvrage majeur dans son œuvre :

DEUX SIÈCLES ENSEMBLE 1795-1995

TOME 1 Juifs et Russes avant la révolution

TOME 2 Juifs et Russes pendant la période soviétique

 

En intégral, les 2 volumes en un seul doc PDF, c’est ici, en prime pour vous… :

https://www.barruel.com/soljenitsyne-deux-siecles-ensemble.pdf

Le caractère antisémite de l’œuvre de Soljenitsyne est discuté par de nombreux critiques, mais ne fait guère de doute…

Ceux qui le nient encore sont, paradoxalement (…ou logiquement ?), ceux qui veulent continuer d’en faire une arme de propagande pro-occidentale, et tenter encore d’assimiler communisme et nazisme…

Ce caractère antisémite est attesté aussi bien par ceux qui combattent cette aberration que par les antisémites eux-mêmes, qui utilisent maintenant son œuvre pour en faire l’apologie…

Quelques exemples :

 

Critique de l’antisémitisme :

Revue des études slaves

Alexandre Soljénitsyne, Deux siècles ensemble : 1795-1995. « Mais quand même… » __ Antoine Levy

http://www.persee.fr/docAsPDF/slave_0080-2557_2004_num_75_3_6922.pdf

L’ANTISÉMITISME EN RUSSIE, DE CATHERNE II À POUTINE __JJ Marie

http://excerpts.numilog.com/books/9782847342987.pdf

 

Dans le fan club antisémite de Soljenitsyne :

http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/2015/08/quand-alexandre-soljenitsyne-publiait-une-analyse-des-protocoles-des-sages-de-sion.html

http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/2015/05/deux-siecle-ensemble-juifs-et-russes-pendant-la-periode-sovietique-le-livre-censure-de-alexandre-soljenitsyne-car-juge-antisemite.ht

Lettre d’Informations Economiques Stratégiques Internationales

http://vivresansogm.org/piecesjointesdes/lettre-209-pdf.pdf

 

A noter que la « validation » par Soljenitsyne des « protocoles des sages de Sion », qui porte sur le fond, et non sur l’origine du document, n’a jamais été sérieusement réfutée, et elle semble donc avérée.

Question en débat à la suite de :

http://www.contrelitterature.com/archive/2010/10/26/mensonge-sovietique-et-verite-romanesque.html

Comme vous pourrez le constater aisément, l’ensemble des sources, ici, est anticommuniste, sauf pour JJ Marie, qui est trotskyste, ce qui ne fait guère de différence, à mon avis…

En tous cas, beaucoup de lecture, si vous désirez vraiment comprendre !

Luniterre

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1917-2017 Octobre est là !! …Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?

NDLR: Cet article étant naturellement appelé à rester à la Une au moins pour toute la durée d’Octobre et Novembre, d’autres articles d’actu et études plus récentes se trouveront donc publiés à la suite…!!

A voir notamment, celui-ci:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/16/centenaire-doctobre-vers-un-sursaut-unitaire/

 

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1917-2017

 

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Octobre

 

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est là !!

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Et si le bolchévisme

 

était encore

 

une idée neuve ?

 

 

 

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution…

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite durablement, sur une période et une étendue suffisamment vaste, à l’échelle d’un continent, et largement influente au delà, pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un événement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour tenter et réussir une nouvelle…

La Révolution d’Octobre s’est réclamée du Marxisme, dans un premier temps, puis du Marxisme-Léninisme, par la suite, assez logiquement, compte tenu à la fois du rôle décisif de Lénine et de son œuvre dans cette période historique, et évidemment, de sa disparition prématurée.

 

Pourtant, dans cette commémoration, il ne s’agit pas de dépoussiérer les vieux livres, mais au contraire, de chercher à comprendre de quelle façon et dans quelles conditions concrètes les théories ont été mises à l’épreuve de la pratique.

C’est un regard critique sur l’histoire, simplement nécessaire pour déterminer quels sont nos critères d’évaluation.

Ce sont ces critères d’évaluation qui donneront le sens et la portée politique de notre célébration militante éventuelle.

 

Le fait que le marxisme et le marxisme-léninisme aient été l’idéologie officielle de la Russie Soviétique et de l’URSS sur toute sa durée est un fait qui ne peut pas être considéré de manière univoque, si l’on considère que le « marxisme-léninisme » est encore formellement l’idéologie officielle de la seconde puissance boursière et financière mondiale actuelle, la Chine…

 

C’est Marx lui-même, dans l’exposé de sa méthode, qui nous invite à considérer qu’on ne peut pas essentiellement juger d’une époque par ce qu’en disent les protagonistes eux-même…

 

«   De même qu’on ne juge pas un individu sur l’idée qu’il se fait de lui, de même on ne peut juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi ; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production. »

Karl Marx Préface à la Contribution à la critique de l’économie politique, 1859.

 

C’est donc là encore une occasion utile de rappeler ce qui est un élément essentiel de sa méthode dialectique, à savoir la prépondérance du rôle des infrastructures, de la base sociale et économique, sur celui des superstructures, des institutions politiques, des idéologies, surtout «officielles »…

 

D’un point de vue communiste marxiste-léniniste Il est clair que le sens d’Octobre ne change pas, que ce soit au 99ème anniversaire, au 101ème ou n’importe quand, du reste, mais le 100ème, c’est bien une occasion incontournable de débats, de médiatisations diverses, dont il reste possible de faire, à l’occasion, une arme politique.

Et une telle arme politique n’a évidemment de sens que dans le contexte présent…

 

Tenter de porter, en quelque sorte, la parole d’Octobre parmi les masses prolétariennes c’est se confronter à la fois à l’image que le système a réussi à forger de cet événement historique et de ses conséquences, et à la réalité actuelle de la crise à laquelle les prolétaires sont eux-mêmes directement et quotidiennement confrontés.

 

L’image que le système renvoie de l’URSS, c’est aussi l’image qu’il renvoie de la Révolution d’Octobre, l’une étant inséparable de l’autre. Il est donc vain de vouloir célébrer dignement le centenaire d’Octobre sans rendre sa dignité à l’histoire de l’URSS.

 

Selon l’image qu’ont réussi à en populariser les médias occidentaux et la culture officielle du système capitaliste, l’URSS et l’ensemble du monde communiste sont vus comme une vaste prison qui se serait effondrée comme un château de carte.

 

C’est donc cette image d’un échec irrémédiable et irréversible de la première tentative de construction du socialisme prolétarien que la bourgeoisie a besoin de forger pour sa propre survie, car plus d’un quart de siècle après cet effondrement, elle n’a toujours pas résolu sa propre crise et se trouve confrontée à la nécessité d’en faire supporter les conséquences au prolétariat et à l’ensemble des couches populaires.

 

Et plus elle a besoin de durcir les conditions de vie de la majeure partie du corps social, et du prolétariat en premier lieu, et plus elle a besoin de cette image dégradée du socialisme, de l’URSS, et de la Révolution d’Octobre.

 

Or une telle image dégradée de la Russie Soviétique et de l’influence de l’URSS, ce n’est pas celle qu’en a conservé la mémoire populaire de ceux qui sont concernés en premier lieu, à savoir les Russes eux-même !

 

Selon l’Occident, l’effondrement de l’URSS devait être la «fin de l’histoire», la «libération des peuples de l’Est», le «développement économique par le capitalisme», etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non!

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en est d’influents, n’y semble pas imminent.

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs de racketteurs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction) !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs, les futurs « oligarques », se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

 

>>>Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, …mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

 

>>>Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

 

>>>Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

 

>>>Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

>>>Celle qui, une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, s’est relevée à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Mais à partir de 1956, avec les « réformes économiques » de Khrouchtchev, en fait déjà un rétablissement déguisé du capitalisme, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous la « perestroïka » de Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont longtemps perduré, et suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «communistes», héritiers de l’ère Gorbatchev, bien qu’ils fassent mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et à Staline pour tenter de récupérer leur prestige de leaders historiques.

 

Ce n’est pas là, comme on l’a vu, un point de vue réellement marxiste-léniniste, qui ne consiste pas à se contenter de proclamations nostalgiques, mais cherche à analyser ce qui se passe en profondeur, dans les infrastructures, aussi bien de la société capitaliste, pour comprendre sa crise actuelle, que de celle du socialisme, pour comprendre les causes de sa disparition, alors que l’URSS avait rayonné quasiment sur un tiers de la planète, à son apogée.

 

C’est pourquoi, si l’on sent bien, aujourd’hui, avec la crise chronique du capital, même avec ses quelques courtes périodes de « rebonds », en faits autant de sursauts stériles, que l’évolution de cette « civilisation » mondialisée, littéralement « contre nature », ne peut plus être que régressive, l’effacement brutal et spectaculaire du « continent socialiste » peut apparaître, lui aussi, comme l’engloutissement d’une autre civilisation, ce qu’il fut, pour partie, en réalité.

 

 

Pourtant, si l’on veut comparer historiquement le destin des sociétés et des civilisations, il faut rappeler que la bourgeoisie, apparue en tant que classe avec le tournant de l’an mille, a encore mis plus de huit siècles avant de s’imposer radicalement comme classe politiquement dominante, en France, malgré sa domination économique déjà progressivement acquise au cours des siècles et définitivement réaffirmée avec les prémisses de la révolution industrielle.

Là peut s’arrêter cette comparaison, car chaque mutation profonde de société a ses propres caractéristiques, à nulle autre pareille.

Néanmoins, les convulsions révolutionnaires, de la fin du XVIIIème siècle au début du XXème, montrent que ces processus de transformation ne sont pas linéaires, mais comportent des sauts brusques, des retours en arrière, des situations que l’on peut qualifier d’ »hybrides », etc…

De l’an mille à aujourd’hui, la bourgeoisie a constamment évolué, et tente de le faire encore, même si elle apparait comme en bout de course, dans ses possibilités de régler la crise…

Le prolétariat moderne, né avec la révolution industrielle, a déjà beaucoup changé, et change encore radicalement, sous l’effet de la « mondialisation », résultante de la domination impérialiste actuellement sans partage, autre qu’entre rapaces impérialistes eux-même, et sans résistance, autre que très locale ou très partielle.

Mais de même que la bourgeoisie tenait entre ses mains, depuis le cœur du moyen-âge, les clefs de l’avenir, c’est, aujourd’hui encore, et depuis son apparition en tant que classe industrielle, le prolétariat qui les détient, désormais.

Cela peut paraitre moins évident, aujourd’hui, en Occident, mais le prolétariat industriel mondial continue de croitre, et ici, l’extension du secteur tertiaire, combinée avec la paupérisation des classes moyennes et la marchandisation des services, crée, avec la crise, une nouvelle extension du prolétariat.

Au cours des trois derniers siècles, les plus grandes révolutions, bourgeoises comme prolétariennes, et presque simultanément dans certains cas, ont connu leurs lots d’épopées, de tragédies et d’errements, mais dans tous les cas, l’histoire est écrite par les vainqueurs.

Actuellement, c’est la bourgeoisie qui a nettement repris le dessus, à l’échelle mondiale, même si tout le monde comprend bien que cette « domination » repose sur les sables mouvants et boueux de sa propre crise.

Même dans ses tentatives vaines de raffermir sa base instable, la bourgeoisie n’en continue donc pas moins de proclamer haut et fort, et même d’autant plus fort, ses prétendues « valeurs éthiques », y comprit à grands renforts, précisément, de rappels « historiques », pourtant parfois nauséabonds, comme celui du colonialisme, puisant ses racines dans l’esclavagisme.

Et même si la bourgeoisie n’affirme pas plus vouloir rétablir l’esclavagisme que l’échafaud ou la guillotine, elle n’en continue pas moins à vouloir nous faire entonner ce couplet selon lequel un sang « impur » abreuve son sillon, qu’elle continue très concrètement et quasi quotidiennement d’irriguer , par ses opérations militaires aux quatre coins du monde.

Et lorsqu’elle prétend critiquer la « violence répressive » du bolchévisme elle omet de rappeler que sa propre survie ne tient qu’aux bains de sang et à la furia destructrice qu’elle impose régulièrement aux peuples du monde, et encore aujourd’hui, même si de façon plus « diffuse » que pendant les deux guerres mondiales.

 

Très récemment, dans la première phase de la campagne électorale française, on a vu ressurgir, derrière les costumes à 7000 euros pièce du « Très Honorable François Fillon », l’ombre de la « Françafrique », fer de lance néocolonialiste sanguinolent de notre « très démocratique » bourgeoisie française…

Rappelons en deux mots l’un des « exploits » les plus saillants de la dite « Françafrique », en 1994, en seulement 3 mois, le génocide rwandais a fait très « officiellement » 800 000 victimes, le plus souvent massacrées à la machette, jusque dans les églises… 800 000, et beaucoup plus, selon d’autres sources, peu suspectes de partialité:

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Genocide-au-Rwanda-un-million-de-morts-en-100-jours-2014-04-10-1134203

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_des_Tutsis_au_Rwanda

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/24/1994-2017-collaboration-droite-gauche-un-heritage-sanglant-et-mortifere/

 

 

Même si cela reste regrettable et considérable, sur trente années, la répression politique en URSS « stalinienne » n’en a pas fait autant, selon les sources originales, telles qu’examinées à la loupe par les historiens chercheurs US, à l’ouverture des archives soviétiques…

Mais si les 800 000 morts du Rwanda ont à peine le droit à des procédures symboliques concernant leurs bourreaux directs, et pratiquement aucune, concernant les complices français des commanditaires du massacre, les malheureuses victimes de la répression en URSS se sont, elles, mystérieusement « multipliées », et de façon exponentielle, pour devenir 100 millions et plus, sous la plume des scribes médiatiques au service du capitalisme!

Et c’est, quotidiennement, cette armée de 100 millions de fantômes qui pilonne les consciences populaires, via les médias du système, à la moindre occasion où il est question de communisme ou d’URSS !!

Tandis que les amis de la « Françafrique » se taillent, eux, des costumes de luxe dans les dépouilles de leurs massacres.

Il ne s’agit justement pas, ici, d’ébaucher une sordide « échelle de valeur » entre les origines des victimes de l’histoire.

Les victimes du Génocide des Tutsis au Rwanda ont toutes autant droit à notre respect humain que les victimes des exécutions et massacres de la Grande Révolution Française, et tout autant que celles de la Révolution Soviétique.

Dans le cas du Rwanda, il s’agissait très « officiellement » d’une contre-révolution, mais quoi qu’il en soit, le but d’une révolution n’est jamais, fondamentalement, de massacrer ses ennemis. Il est d’abord et toujours de lutter contre une oppression, quelle qu’en soit la nature, et d’établir des rapports humains plus sociaux et plus justes.

Dans la Résistance, le but des Partisans n’était pas d’abord de tuer des allemands, mais de libérer le monde de la barbarie fasciste.

Rappelons encore, à cette occasion, que c’est à l’URSS et à ses Partisans, sur tout le continent eurasiatique, que l’on doit, et de loin, le plus gros effort et les plus grands sacrifices pour en finir avec le nazisme.

Or cette capacité de résistance n’est pas le fruit du hasard, mais bien l’héritage le plus direct du Grand Octobre!

Elle repose sur l’édification de la Russie Socialiste Soviétique, à partir d’un pays-continent complètement ruiné par la guerre de 1914-18 et les armées blanches, ensuite, elles-même soutenues directement par toutes les puissances impérialistes de l’Occident, au cours de la dite « Guerre Civile ».

C’est donc en à peine 20 ans qu’a surgi  de ce champ de ruines la puissance socialiste soviétique avec la capacité de défaire le nazisme, première puissance capitaliste industrielle européenne.

Non seulement il est donc impossible de parler d’échec du socialisme et de la Révolution d’Octobre, mais c’est ce sursaut de la volonté créatrice de tout un peuple, et du prolétariat russe à son avant-garde, qui doit être mis en valeur et en évidence comme le fait essentiel de cette histoire et la conséquence historique la plus importante de la Révolution d’Octobre. Même si cela n’empêche pas un regard historique critique et analytique.

Il est également notable que le même élan de reconstruction s’est reproduit après guerre, maintenant l’URSS au rang de très grande puissance mondiale, seule capable de tenir tête à l’impérialisme US, qui commence alors à étendre son emprise sur le reste du monde.

Si cette résistance anti-impérialiste a finalement été vaincue, ce n’est en réalité que par le retournement des fondamentaux économiques du socialisme, essentiellement opéré sous l’ère Khrouchtchev, et parachevé sous l’ère Gorbatchev. Un lent déclin de 35 ans, pour arriver à saper jusqu’à sa base l’héritage des générations héroïques d’Octobre!

 

Sans doute, en notre début de XXIème siècle, même si nous n’avons pas nécessairement besoin d’un tel développement exponentiel des forces productives, tel que celui de ces premières générations, mais de plus de démocratie et d’un développement respectueux de l’environnement, il n’en reste pas moins qu’en tirant les leçons utiles du socialisme prolétarien, pour en reprendre les fondamentaux économiques, il y a là l’alternative potentielle à la déchéance économique et sociale dans laquelle s’enfonce notre société « mondialisée ».

Qui peut le plus, peut le moins, et si l’Union Soviétique a su ressurgir plusieurs fois du néant où les agresseurs impérialistes et fascistes ont tenté de la plonger, il n’est donc pas douteux que le socialisme prolétarien puisse être la seule alternative efficace et incontournable à l’incapacité du capitalisme à produire un développement économique et social équilibré et harmonieux.

 

Remettre en lumière les fondamentaux de l’économie socialiste, c’est comprendre les lois économiques fondamentales qui se sont dégagées de la confrontation entre la théorie marxiste et sa mise en pratique sur le terrain.

 

Cela ne peut partir, même et surtout d’un point de vue marxiste, que de l’analyse des infrastructures de l’URSS et de leur évolution au fil de l’histoire de leur développement et des conflits entre les différents groupes de dirigeants qui ont agit sur cette évolution.

Partir de l’analyse des infrastructures de l’URSS, c’est aussi chercher à comprendre la cohérence entre les principes et lois économiques considérés utiles par les économistes soviétiques et la réalité sur le terrain, selon les époques.

 

Dans les années 20 le débat a porté sur l’articulation entre secteur privé et secteur d’État.

 

L’une des questions essentielles était de savoir ce que devenait la loi de la valeur, principe de base de l’économie classique et marxiste, et où s’arrêtait, éventuellement, son influence.

 

Une question liée de près à celle-ci était le rôle du marché comme régulateur, ou non, de l’équilibre des prix entre offre et demande.

Et donc, également, le rôle de l’intervention, plus ou moins autoritaire, de l’État sur la régulation des prix.

 

Autrement dit, il y a donc deux questions importantes à considérer en premier,

__la loi de la valeur

__la loi du marché

 

Et qui en amènent trois autres :

__leur interaction

__leurs domaines respectifs

__le rôle du plan

 

Ce débat, en réalité, et contrairement à ce que prétend l’historiographie la plus courante en France, tant « à gauche » qu’à droite, n’a pas suivi forcément les clivages de factions supposées « gauches » et « droites ».

 

Aussi bien Boukharine que Preobrajensky ont affirmé que le domaine d’influence de la loi de la valeur ne concernait plus le secteur socialiste et cela est resté largement l’opinion dominante jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale.

On peut donc dire que l’influence « gauchiste », sur cette question, a prévalu dans la gestion du secteur d’État en général, puis dans celle du secteur socialiste, quasiment jusqu’à la préparation du XIXème Congrès, en 1952, où le débat à seulement commencé à prendre un tour nouveau.

 

Trotsky, quant à lui, tout en étant allié, en réalité uniquement tactiquement, avec l’ « opposition de gauche », a constamment défendu le rôle du marché comme régulateur, y compris pour le secteur d’État planifié. Incidemment, ce point de vue, clairement explicité par le trotskyste Michel Raptis, d’après les textes mêmes de son « maître-à-penser », c’est à dire de Trotsky lui-même, et qui consiste à considérer le marché comme régulateur, même dans l’économie capitaliste, c’est tout à fait le point de vue d’un économiste bourgeois, et non d’un marxiste…!

 

Trotsky, en ce sens, est le véritable précurseur du « réformisme » contre-révolutionnaire de Khrouchtchev. Dans ce cas, loi de la valeur et loi du marché interagissent exactement comme dans le régime capitaliste classique et la distinction entre secteur privé et secteur d’État tend à disparaître.

 

On a affaire, dans ce cas, et selon l’ouverture plus ou moins grande aux capitaux étrangers, à un vague « socialisme de marché » (type actuel>>>Chine) qui est en fait une forme de capitalisme plus ou moins « nationale » ou classique, voire comprador (« Zones économiques spéciales », en Chine).

 

Fort heureusement pour la survie de l’URSS, l’influence de Trotsky s’est considérablement réduite, dès le milieux des années 20, mais celle des économistes « de gauche » est restée prépondérante, même sous Boukharine.

 

A noter que, vers la fin des années 30, alors que l’URSS s’apprêtait à affronter l’Allemagne nazie, les trois, Boukharine, Preobrajensky, et Trotsky, se sont retrouvés sur les positions les plus droitistes de ce dernier, mais sans aucun succès, non plus, fort heureusement, non seulement pour l’URSS, mais aussi pour le reste du monde.

 

Néanmoins, à la veille de la seconde guerre mondiale, le débat n’était donc toujours pas tranché, et il faut considérer que la gestion de l’économie planifiée en a nécessairement souffert, malgré ses grands succès.

 

Il n’est pas douteux que des améliorations de gestion considérables auraient été possibles si la clarification avait pu avoir lieu au tournant des années 30.

 

Le XIXème Congrès de 1952 a donc enfin apporté un jour nouveau sur ces questions, et tranché, du reste, et même si à posteriori, la question de la relation entre secteur d’État socialiste et secteur privé.

 

Dans le secteur privé la relation Loi de la valeur/Loi du marché reste assez classique, mais l’État peut y intervenir pour contrôler les prix.

 

Dans la relation entre secteur socialiste et privé, le contrôle du plan, en plus de celui des prix, peut et doit intervenir. L’action des deux lois économiques y persiste, tout en étant très réduite.

 

Dans le secteur socialiste, c’est la planification qui est la règle, et la Loi de la valeur peut et doit y être utilisée, de manière contrôlée, pour ajuster les prix en fonction de la valeur-travail, et donc pour arriver à un équilibre économique et budgétaire satisfaisant et conforme au plan.

 

L’influence de la Loi du marché, dans le secteur socialiste planifié, est, par contre, tout à fait exclue.

 

A l’époque du XIXème Congrès, le secteur privé a tout à fait disparu, mais les relations entre secteur d’État socialiste et secteur coopératif (kolkhozes), s’apparentent, du point de vue des principes économiques, aux relations entre secteur d’État et secteur privé.

 

Il y a donc persistance de l’interaction « valeur-travail/marché », dans ce domaine, même si largement contrôlé par l’État.

 

Et il y a encore également possibilité d’utiliser la loi de la valeur et la notion de valeur-travail, pour améliorer la gestion du secteur économique socialiste entièrement planifié, et où, par contre, l’influence de la loi du marché reste donc totalement exclue.

 

Néanmoins, dès 1953, prenant appui sur le retour partiel de la loi de la valeur, les révisionnistes khrouchtcheviens vont s’efforcer, et malheureusement avec succès, cette fois ci, de réintégrer la loi du marché à tous les niveaux.

 

C’est pourquoi il nous faut bien comprendre la ligne du XIXème Congrès, et l’utilisation marxiste enfin correcte qu’elle propose pour la Loi de la valeur et la valeur-travail, telle qu’abordée par Marx, pour la période de transition, dans la Critique du Programme de Gotha, cité par Staline, du reste, dans son ouvrage de préparation à ce Congrès.

 

Ces principes économiques sont également les principes fondamentaux rappelés par Lénine, en Septembre 1917, au Chapitre 5, consacré à ce sujet, dans son ouvrage L’État et la Révolution.

Loin d’être contradictoires avec les mesures proposées pour le capitalisme d’État en 1918, et mises en œuvres plus tard, avec la NEP, en 1921, il en sont le complément indispensable, pour l’interaction entre les deux secteurs, selon le schéma résumé ci-dessus.

 

Certainement difficile à mettre en œuvre dans les conditions concrètes de l’époque, l’utilisation de ces principes, autour de la valeur-travail, est aujourd’hui potentiellement grandement facilitée avec les méthodes modernes de gestion informatique, qui permettent, en outre, l’exercice d’une démocratie participative directe, également grandement facilitée.

 

Cela peut et doit être notre guide, dans l’élaboration d’un nouveau programme communiste, pour la phase de transition de notre époque, en lien avec les masses prolétariennes et populaires.

A partir des leçons d’Octobre, avancer l’ébauche d’un tel programme et la populariser comme thème du débat public, c’est l’un des travaux essentiels de recherche, d’analyse, et en fin de compte, d’agit-prop,  que doivent faire les marxistes-léninistes du XXIème siècle, à l’occasion de ce centenaire, et que nous pouvons considérer comme un élément de la Révolution du Retour au Réel!

 

Si nous savons les comprendre dans leur dimension historique et dans leur actualité, c’est à dire, sans dogmatisme, nous pouvons faire en sorte que les idées du XIXème Congrès, dernier Congrès du Parti Bolchévique, soient un point de départ pour faire le bilan de l’expérience soviétique et en tirer enfin les leçons vraiment utiles pour notre époque. Considéré ainsi, d’un point de vue vraiment marxiste, le bolchévisme est, plus que jamais, une idée neuve !


 Lucien LUNITERRE

Pierre GRINDSABLE

 

 

 

 

Sur le Centenaire d’Octobre

et l’histoire de l’URSS,

une liste de liens

vers des articles de fond,

des débats, des documents :

 

Sous forme d’articles de fond :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

 

 

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Sur les origines maffieuses anciennes de la classe actuelle des « oligarques » russes, voir :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/lenfer-des-gangs-de-la-fin-de-lurss-a-la-russie-actuelle.pdf

 

 

 

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Sous forme de débats :

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/23/rouge-a-levres-bas-nylon-et-philo-du-diamat-ou-letrange-suite-dun-debat-sur-leconomie-sovietique/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/21/ce-que-javoue-franchement-et-revendique-meme-sans-le-moindre-detour/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/10/sur-agoravox-un-debat-au-sujet-de-la-plus-value/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/20/retour-sur-les-mensonges-du-rcc-chb-a-propos-de-lhistoire-economique-de-lurss/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/17/heritage-doctobre-sur-le-front-anti-imperialiste-encore-du-lenine-sans-poussiere/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/16/heritiers-doctobre-quelques-elements-au-debat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/26/que-faire-doctobre-elements-du-debat-sur-le-blog-vlr/

 

 

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Documents et études de documents :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/01/rapport-jdanov-1947-un-message-dalexandra-kollontai/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/17/heritage-doctobre-sur-le-front-anti-imperialiste-encore-du-lenine-sans-poussiere/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/20/le-dernier-congres-bolchevique-ou-sest-exprimee-la-ligne-marxiste-leniniste/

 

Les problèmes économiques du socialisme en URSS

http://michel.delord.free.fr/jstal-probecosoc.pdf

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/20/en-provenance-presque-directe-des-archives-russes-le-texte-original-de-preobrajensky/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/20/histoire-de-leconomie-sovietique-preobrajensky-le-chainon-manquant/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/10/01/lenine-un-laic-toujours-dactu/

 

 

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Sur des sujets connexes :

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/07/marx-marxisme-cui-bono/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/marx-capital-iii-9-et10-note-de-lecture-en-marge-de-trotsky-contre-marx/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/17/trotsky-contre-marx-1-objet-et-pertinence-du-propos/

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

 

 

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L’URSS en musique… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/09/журавли-et-autres-chansons-du-regiment-immortel-a-lyon-venissieux-ce-8-mai-2017/

 

 

 

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A Montreuil comme à Lyon et ailleurs, l’État Macronien, agresseur récidiviste !

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L’État Macronien,

agresseur récidiviste !

A Montreuil, il s’en prend violemment à des parents voulant protéger leurs enfants d’une usine vétuste et hautement polluante!

Marie Pavlenko est encore «  sous le choc  ». Avec une centaine de parents d’élèves et de riverains, elle avait décidé, mercredi 27  septembre, d’«  appliquer le principe de précaution  » en bloquant «  l’usine toxique  » – comme on l’appelle dans le quartier – située à une trentaine de mètres du groupe scolaire Jules-Ferry, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L’«  usine toxique  », c’est un bâtiment vétuste qui abrite tant bien que mal la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Spécialisé dans le traitement des pièces mécaniques d’avion, ce sous-traitant d’Airbus et Safran déclarait produire encore plus de 37  tonnes de «  déchets dangereux  » en  2015, selon les dernières données du Registre des émissions polluantes. Elle est devenue indésirable pour les riverains depuis qu’un cas de leucémie rare (s’ajoutant à deux autres cas en quinze ans dans la même rue, dont un mortel) a été déclaré chez un élève de CM2 avant l’été.

«  Jetée à terre comme un sac-poubelle  »

«  On s’était regroupés devant l’entrée dans une ambiance bon enfant quand un des policiers est arrivé en nous disant  : Nous allons faire usage de la force, témoigne Marie Pavlenko. Ils ont commencé à charger en nous écrasant avec leurs boucliers. J’ai eu peur, j’ai crié comme un putois. Un CRS m’a attrapée et jetée à terre comme un sac-poubelle.  » Résultat  : une fracture de la main droite et une incapacité totale de travail de dix-neuf  jours pour la romancière, qui va porter plainte pour «  coups et blessures  ».

Nicolas Barrot, le président de l’association les Buttes à Morel, qui mène la fronde et alerte les pouvoirs publics sur l’état de la SNEM depuis douze ans, a fait le bilan  : six blessés et deux parents menottés et emmenés au commissariat. Antoine Peugeot, le responsable local de la FCPE, ajoute que des émanations de gaz lacrymogène sont arrivées dans la cour d’école alors que les enfants étaient en récréation. Il demande «  la libération immédiate et sans poursuites des deux parents d’élèves interpellés  » et rappelle les trois mots d’ordre martelés depuis les premiers blocages lors de la rentrée  : «  Fermeture immédiate de l’usine, dépollution du site et reclassement des salariés.  »

Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, qui a reçu une délégation du collectif des riverains mercredi, demande également une «  libération immédiate des gardés à vue  » et que «  l’ensemble des poursuites engagées soient abandonnées ». La municipalité précise qu’elle s’est engagée à exiger des services de l’Etat «  une totale transparence en demandant la mise à disposition publique de l’intégralité des études réalisées depuis 2007  ».

Taux anormalement élevés de chrome  VI

Nicolas Barrot, lui, s’adresse directement au préfet  : «  Jusqu’à quand allez-vous protéger cette usine  ?  » Contactée par Le Monde, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas répondu à nos sollicitations. Depuis la rentrée scolaire, elle multiplie les communiqués rassurants pour expliquer aux parents et aux riverains que la SNEM ne représente pas de danger qui nécessiterait sa fermeture. Quelques heures après l’intervention des forces de l’ordre, un communiqué tout aussi musclé rappelle que «  l’Etat ne peut accepter les tentatives de blocages ou d’intimidation organisées par un groupe de particuliers  » et «  confirme l’absence de risque pour les populations avoisinantes  » sur la base de prélèvements effectués cet été après l’enquête du Monde (daté du lundi 3  juillet).

Lire aussi :   A Montreuil, voisinage toxique d’une usine et d’une école

Pourtant, des résultats d’analyses pratiquées par le laboratoire central de la préfecture de police auxquels Le Monde a eu accès montrent que des taux anormalement élevés de chrome  VI ont été retrouvés dans l’usine, alors même que son activité était limitée.

Ainsi, une concentration de 3,6  µg/m3 a été mesurée dans l’air intérieur lors d’un prélèvement effectué le 1er  août, soit plus de trois fois la limite autorisée. Un dépassement qui n’a pas échappé à l’agence régionale de santé (ARS) qui relève que «  concernant le chrome  VI, l’attention de l’exploitant est attirée sur un possible dépassement de la VLEP [valeur limite d’exposition professionnelle] sur 8  heures fixée à 1  µg/m3.  » Particulièrement prisé dans l’aéronautique pour ses qualités anticorrosives, le chrome  VI est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne depuis le 21  septembre. Mais Airbus et Safran ont obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser.

Corbière «  alerte  » Hulot

Dans une question écrite au gouvernement adressée le 26 septembre à Nicolas Hulot, le député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière «  alerte le ministre de la transition écologique et solidaire sur les dangers potentiels découlant des dérogations accordées à certains grands groupes  ». Il demande, en outre, «  dans le cas de la SNEM [qui] n’est pas unique en France  », «  quels moyens de contrôle le gouvernement envisage de mettre en place pour vérifier qu’aucune atteinte n’est faite à la santé des populations locales ou à l’environnement  » ou si «  des dispositifs sont prévus pour protéger les équipements publics (écoles, hôpitaux, EHPAD…) voisins de ce type d’activité  ».  

La SNEM, elle, placée en procédure de sauvegarde depuis le 3  août, est tout de même sous le coup d’une «  mise en demeure  » de la préfecture depuis le 8  août. Elle a jusqu’à la mi-novembre pour mettre en conformité son système d’aération. Mais le préfet a fait savoir le 27  septembre que «  l’exploitant a déjà satisfait aux deux premières obligations relatives aux déchets  ». Pas de quoi rassurer les parents d’élèves qui continuent de réclamer la fermeture de l’usine, malgré les ecchymoses.


SOURCE:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/27/a-montreuil-les-crs-delogent-brutalement-des-parents-d-eleves-qui-bloquaient-l-usine-toxique_5192514_3244.html

CRS ou Police, peut importe!

L’Etat Macronien

est un agresseur récidiviste!!

L’article du Monde republié ci-dessus comporte cette note de bas de page…:

« Mise à jour le 29 septembre à 10h : correction de l’erreur dans l’article et la vidéo intégrée, qui présentaient, à tort, les policiers comme des CRS. »

Il s’agit manifestement d’une allusion à ce premier encart publié sur le sujet, et présentant une vidéo “choc”, c’est le moins que l’on puisse dire…

« La scène a été filmée par des parents d’élèves. Elle se déroule le 27 septembre à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des parents d’élèves manifestent contre une usine qui abrite la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux). Située juste à côté d’une école, elle produirait de grandes quantités de déchets dangereux.

La centaine de manifestants a été délogée sans ménagement par un groupe de policiers, qui ont également lancé du gaz lacrymogène. Certains parents d’élèves, surpris par la réaction de la police, disent vouloir « porter plainte pour coups et blessures ».

http://www.lemonde.fr/videos/video/2017/09/28/a-montreuil-des-parents-d-eleves-deloges-sans-menagement-par-des-crs_5192908_1669088.html

 

Or il s’avère que dans ce conflit, local mais révélateur, et qui dure donc déjà depuis douze ans, semble-t-il, la stratégie répressive de l’État Macronien n’est pas une première… Déjà, le 7 Septembre dernier, il avait usé de la force publique pour tenter de venir à bout de la résistance de ces parents courageux!

 

Et là, chacun peut le vérifier sur la photo, il s’agissait bien de CRS…

 

Contre la revendication légitime de ces parents d’élèves, ce n’en est pas moins une récidive dans l’agression et la violence!

Lepotier

 

 

 

Une quinzaine de cars de CRS venus délogés des parents d’élèves qui bloquaient le site d’une usine à Montreuil © Maxppp – Nathalie Doménégo

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Des riverains et parents d’élèves délogés d’une usine par des CRS

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris jeudi 7 septembre 2017 à 16:01

 

Plusieurs dizaines d’habitants et de parents d’élèves ont été délogés ce jeudi matin, de l’usine de la SNEM, à Montreuil, dont ils bloquaient l’accès aux employés. Une quinzaine de cars de CRS étaient déployés pour mettre un terme à leur rassemblement.

La police a délogé ce jeudi matin, peu après 7h, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) des dizaines de riverains et parents d’élèves qui bloquaient depuis lundi l’accès à une usine dont ils exigent la fermeture en raison de sa toxicité supposée.

 

Ce blocage empéchait les employés d’entrer sur leur lieu de travail, le site de la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), spécialisée dans le traitement chimique de pièces destinées aux groupes aéronautiques Airbus et Safran, située au centre de la ville.

Une manifestation illégale, selon la prefecture de Seine-Saint-Denis. Elle n’a pas été déclarée et constitue un délit d’entrave, et « infondée » compte tenu des « échanges approfondis entre les services de l’Etat, la mairie et les riverains » sur ce sujet, a déclaré la préfecture.De leur côté, les habitants mobilisés pour la fermeture de l’usine, dont des parents d’élèves scolarisés dans les écoles voisines, ont dénoncé avec force cette intervention.

« Au lieu d’appliquer le principe de précaution », le préfet « choisit la force pour protéger l’activité de l’usine », lui permettant ainsi de « continuer à intoxiquer +légalement+ », dénoncent la fédération de parents d’élève, dans un communiqué.

En réponse, des parents d’élèves ont occupé brièvement les locaux administratifs des trois écoles voisines de l’usine et annoncent leur intention de saisir le procureur de la République pour « cette mise en danger de la vie d’autrui ». Depuis des années, des habitants du quartier s’inquiètent de la présence de cette usine et leur mobilisation a pris une nouvelle tournure après qu’une leucémie a été diagnostiquée chez un écolier du quartier en juin.

Les autorités ont lancé une série de contrôles et d’analyses pendant l’été. L’exploitant a notamment été mis en demeure de modifier son système de ventilation et d’améliorer sa gestion des déchets. Mais, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, « aucun élément ne démontre aujourd’hui l’existence d’un danger pour les riverains » qui « nécessiterait de procéder à la fermeture de cette dernière ».

Les opposants dénoncent, ce jeudi, la concentration trop élevée en « chrome 6 » à l’intérieur de l’usine, d’après un rapport publié lundi de l’Agence régionale de santé (ARS). Ce produit chimique réputé toxique doit être interdit le 21 septembre dans le cadre d’une directive européenne.

 

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Sur l’agressivité actuelle du système, voir également :

 

LYON 12 SEPTEMBRE

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

 

 

 

A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

us-christmas

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Solidarité avec la lutte du peuple colombien pour la paix et la justice sociale !!

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Solidarité avec la lutte

du peuple colombien

pour la paix et la justice sociale !!

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Le gouvernement Colombien doit garantir la protection des syndicalistes !

Si le message ne s’affiche pas correctement, accédez à la version en ligne.

Peuples solidaires actionaid
Je signe
Peuples solidaires actionaid

Le 1er juillet dernier, Alberto Román Acosta González, président de section de l’Union nationale des travailleurs de l’agro-industrie (SINTRAINAGRO) de Colombie, a été assassiné. Son nom s’ajoute à la longue liste des 156 syndicalistes et défenseurs·ses des droits tué·e·s depuis le mois de mars 2016 en Colombie. Depuis sa création, le syndicat apporte son soutien aux initiatives de négociations de paix amorcées dans le pays, ce qui l’a conduit à devenir une cible directe des groupes armés qui y sont opposés.

Productrice de bananes, de café, d’huile de palme, de fleurs coupées et de canne à sucre, la Colombie mise sur l’exportation de ses produits agricoles. En 2016, ses exportations de fruits tropicaux et subtropicaux vers la France ont par exemple représenté 49,2 millions d’euros. Mais la manne financière générée par ces exportations bénéficie peu aux travailleurs·ses du secteur.

Notre partenaire SINTRAINAGRO en appelle donc à notre solidarité pour soutenir ses demandes au gouvernement colombien.

Signez cette pétition pour exiger du gouvernement Colombien l’ouverture d’une enquête exhaustive et transparente sur ce meurtre ainsi que la protection de celles et ceux qui défendent des droits sociaux en Colombie

Dites Stop !


JE SIGNE CETTE PÉTITION

Face à cette situation votre mobilisation est indispensable !

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