anti-impérialisme

Centenaire d’Octobre: …vers un sursaut unitaire ??

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centenaire d’Octobre:

 

 …vers un sursaut unitaire

 

du Mouvement ML

 

en France?

 

 

 

En préambule d’un de nos articles sur le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS, nous écrivions :

« Un siècle après Octobre, et à la veille de son centenaire, il semble impossible, même pour les communistes marxistes-léninistes, de le célébrer avec un minimum de consensus, sinon d’unité, sur sa signification et surtout, sur ses conséquences…

Le fait qu’Octobre ait ouvert une période de transformations sociales radicales en Russie et dans les pays qui allaient devenir l’Union Soviétique, c’est le seul point qui permette à tous ceux qui se réclament du communisme de pouvoir, à la rigueur, être d’accord avec la première phrase d’un texte sur le sujet, et encore, à condition de ne pas s’éloigner de considérations très générales…  »

 

Or il se trouve que les camarades d’un autre blog ML lyonnais, « Unité Communiste-Lyon », ont entrepris précisément une initiative qui semble répondre exactement à cette considération…

 

Proposer un communiqué unitaire s’en tenant à des considérations d’ordre le plus général possible sur le sujet « Centenaire d’Octobre » et avec lesquelles il est par conséquent à peu près impossible d’être en désaccord, à moins d’être sectaire au dernier degré dans l’échelle de la bêtise… !

 

Un autre blog, «Éditions Prolétariennes », en quelque sorte héritier et dépositaire des traces les plus anciennes du mouvement ML français depuis la fin des années 60, a également décidé d’apporter son soutien à cette initiative.

 

Pour qui connait aussi bien l’histoire du mouvement ML lyonnais ces dernières années, que l’histoire, plus ancienne, du courant principal dont les « Éditions Prolétariennes » sont en quelque sorte la succession, il n’est pas difficile de comprendre l’abime qui sépare nos analyses, aussi bien d’un côté que de l’autre…

 

Néanmoins, sur TML, nous apportons également notre soutien à cette initiative, dont les auteurs admettent eux-même qu’elle peut avoir un aspect presque naïf, à l’évidence, dans le contexte actuel.

 

Elle a plutôt, à notre sens, un aspect carrément idéaliste, dans tous les sens du terme, y compris d’un point de vue critique marxiste, mais il se trouve qu’elle correspond malgré tout à ce que le mouvement ML français est actuellement capable de produire de meilleur, le reste étant essentiellement l’expression du sectarisme, du dogmatisme, et encore plus souvent, de l’opportunisme social-chauvin, sinon une combinaison plus ou moins alambiquée de ces diverses tares… !

 

VOICI DONC , EN L’ÉTAT ACTUEL, LE PROJET DE COMMUNIQUÉ PROPOSÉ PAR CES CAMARADES…

(A la suite les liens vers les sites parties prenantes, ainsi qu’un récapitulatif des principaux articles parus sur TML, concernant le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS.)

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La révolution prolétarienne est toujours le phare qui éclaire le monde !

La révolution prolétarienne d’octobre fête son premier centenaire. Elle fut plus qu’une lueur d’espoir pour tous les exploitées et toutes les exploités, pour les opprimées et les opprimés. Elle fut un phare immense, embrasant la nuit obscure.

En pleine grande guerre impérialiste, tandis que les prolétaires étaient sacrifiés par millions pour le repartage du monde au profit de grands trusts, elle fut l’incarnation du rejet de la guerre et de la volonté de paix.

En plein enfer colonial, elle apporta un espoir à tous les peuples souffrant sous le joug des impérialistes. Un espoir de pouvoir s’émanciper et se réaliser en tant que nation. Un espoir de chasser les occupants et les bourreaux. Au sein de cette prison des peuples qu’était l’Empire Russe, elle apporta un vent de liberté.

Au cœur d’une Europe pouilleuse et miséreuse, elle fut pour les prolétaires, pour les paysans et les paysannes une illustration du fait que les patrons et les patronnes, les créanciers, les créancières, les banquiers et banquières, en somme les parasites qui vivent de la sueur des autres n’étaient pas nécessaires. Qu’il était possible de gouverner sans eux. Qu’il était nécessaire de gouverner contre eux.

Dans les sociétés réactionnaires, traditionalistes, patriarcales, cette révolution fut également le point de départ d’avancées majeures, d’une possibilité d’émancipation, par delà des sexes, des genres, des préférences.

Octobre 1917 était tout cela. Elle était plus que «  la terre, le pain, la paix  », elle était l’incarnation des masses montant à l’assaut du ciel, sous la direction du Parti Bolchevik.

  Octobre 1917 était le point de bascule entre une société où la recherche du profit dicte sa loi et une où la satisfaction des besoins devient l’objectif. Une société rationnelle, juste, équitable, sans les pillages, sans les gâchis, sans l’anéantissement de la planète qui sont inhérents au capitalisme.

Voilà ce qu’était Octobre 1917.

Les «  historiens  » bourgeois voudraient remiser ces espoirs aux oubliettes. Peindre de sang la libération des masses. Tronquer et escamoter les faits. Mentir et inventer. Créer une fiction dans laquelle la Révolution était le coup d’Etat d’une clique, d’une bande de criminels. Voilà ce que la bourgeoisie voudrait.

Elle ne lésine pas sur les moyens. D’une part en attaquant le socialisme, en attaquant le communisme, en attaquant les fondements d’une société juste, sans états ni classe, en clamant que l’exploitation est la mère de toute vie.

De lautre en se faisant les porte-paroles dune ultragauche anticommuniste, prétendant que les révolutionnaires n’étaient pas assez purs, pas assez désintéressés, que la révolution est belle, sur le papier.

Elle ment sans honte dans les médias, dans les publications «  scientifiques  », dans les productions hollywoodiennes, dans ses romans. Elle ment dans les programmes scolaires, essayant de faire de la République des Soviet un symétrique du Reich nazi.

Dun côté comme de l’autre, leur idée est de faire de ce centenaire gênant une œuvre de musée des horreurs, ou de la minimiser, de la neutraliser, de l’aseptiser, d’en faire un fétiche du passé. Certains prétendus communistes vont certainement contribuer à cela. Ils n’acceptent qu’en façade l’idée révolutionnaire, font mine de le défendre, mais en sapent sans cesse les bases.

Nous ne les laisserons pas brader cet héritage ! Soyons unis autour de la défense de ce sommet de l’Histoire et de la lutte des classes.

Nous avons, entre nous, des désaccords, des controverses, des conflits, des dissensions -souvent, des haines -parfois. Nous sommes une multitude d’organisations et une multitude de points de vues.

Mais, aujourdhui, nous parlons dune seule voix, car sur ce point, nous sommes unanimes.

Nous parlons dune seule voix pour nous hisser à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur de l’importance de cette célébration.

Nous parlons dune seule voix car, quelque soient nos désaccords, nous nous retrouvons sur une chose : La révolution prolétarienne n’est pas le passé. Elle est l’avenir de l’humanité.

Elle est lavenir, contre les menaces de guerre, contre le bellicisme, contre la volonté de lancer de nouveau les masses les unes contre les autres pour les profits d’une clique.

Elle est lavenir, contre lexploitation capitaliste, contre la misère qui s’accroît, contre la privation des biens les plus fondamentaux.

Elle est lavenir, contre la domination impérialiste -et de notre impérialisme, contre l’écrasement des peuples, contre la surexploitation colonialiste, contre la marche à la mort pour les profits.

Elle est lavenir, contre le carcan rétrograde et réactionnaire qui emprisonne l’ensemble de la population.

Elle est la condition pour que lhumanité de s’asphyxie pas, qu’elle continue à avancer sans faire de la Terre une poubelle toxique ou un champ de ruines.

Elle est la condition pour que lhumanité quitte cette ère d’obscurité . Pour que débute une Histoire dont le fil directeur n’est plus la succession des guerres, des crimes. Dont le moteur n’est plus la lutte pour la survie, contre l’oppression et l’exploitation. La révolution ouvre une aube nouvelle pour l’humanité, une nouvelle séquence dans son histoire. Nous sommes à l’orée de celle-ci.

La Révolution a une portée universelle, qui embrasse chaque partie de la planète. Partout dans le monde, partout sur la Terre, le prolétariat est la classe qui doit diriger, la seule classe à même de mettre fin à l’exploitation. La seule capable de mettre fin à la division en classes de la société, contre la division du monde en groupes hostiles et aux intérêts antagoniques.

Nous avons besoin dun Parti Communiste révolutionnaire pour former l’Etat-major de cette classe, pour aller vers la révolution.

Aujourdhui, nous ne formons quune seule voix, quune seule ligne, quun seul camp : celui de la révolution. Celui de la destruction du capitalisme et de l’impérialisme.

Dans dautres Etats, les communistes avancent sur le chemin de la révolution, sur le chemin de l’exercice d’un pouvoir populaire et démocratique. Nous les saluons et nous prenons exemple sur leur combat !

Aujourdhui, nous clamons que notre héritage, celui de 1917, n’est pas un héritage de musée, mais est une arme, un outil, pour construire l’avenir !

Le phare de 1917 nest pas mort. Il renaîtra et éclairera de nouveau le monde !

Le communisme est la jeunesse du monde !

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SUR L’UNITÉ COMMUNISTE-LYON :

https://unitecommuniste.fr/france/appel-a-un-communique-commun-des-organisations-communistes-pour-le-100-eme-anniversaire-de-la-revolution-doctobre/

 

AUX EDITIONS PROLETARIENNES :

http://humaniterouge.alloforum.com/100e-anniversaire-parler-seule-voix-t6666-1.html

 

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NOTRE APPROCHE HISTORIQUE DU SUJET :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

 

Sur la Catalogne, un nouvel échange avec le camarade Do, du site VLR – Mai 68 !!

Catalogne – Espagne :

jaune et rouge

ou bien

Rouge OU Jaune ???

 

 

 

 

 

Un plaidoyer pour l’indépendance catalane, par le camarade Do, sur son site VLR – Mai 68, et notre réponse…

Un échange qui fait suite à la publication de notre « revue de presse » sur le sujet, et au débat qu’y s’en est également suivi…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/11/catalogne-espagne-jaune-et-rouge-ou-bien-rouge-ou-jaune/#comments

 

L’article du camarade Do:

L’indépendance de la Catalogne profitera au prolétariat en général et catalan en particulier

Bonjour à toutes et à tous,

Au-delà du sentimentalisme et du particularisme culturel, Il existe diverses raisons pour lesquelles l’indépendance de la Catalogne sera profitable au prolétariat en général et catalan en particulier.

En effet, l’impérialisme espagnol exploite la bourgeoisie catalane ; et donc, celle-ci, pour compenser, est obligée d’exploiter encore plus le prolétariat catalan. Par conséquent, l’indépendance de la Catalogne permettra mécaniquement au prolétariat catalan d’être moins exploité.

De plus, l’indépendance de la Catalogne ne se fera pas sans une très grande mobilisation du prolétariat catalan. Celui-ci en profitera pour avancer ses pions et obtenir divers avantages, comme l’avait fait le prolétariat Français grâce à la résistance lors de la deuxième guerre mondiale (acquis du CNR – Conseil National de la Résistance).

Une révolution est beaucoup plus facile à faire dans un petit pays que dans un grand (« Small is beautiful »). La Catalogne sera un tout petit pays et pourra plus facilement nous faire une belle révolution qui servira ensuite d’exemple au monde entier, surtout avec son passé anarchiste antifranquiste.

Le grand capital ne s’y trompe pas et fait tout ce qu’il peut pour faire plier la volonté d’indépendance de la Catalogne.

À BAS LA MONARCHIE ESPAGNOLE !

VIVE LA RÉPUBLIQUE CATALANE !

Bien à vous,
do
14 octobre 2017
http://mai68.org

http://mai68.org/spip2/spip.php?article811

 

 

NOTRE RÉPONSE:

Bonjour, camarade !

 

Sans mettre aucunement en doute ta sincérité, plusieurs failles dans ton raisonnement, dont la plus grosse, pour ne pas dire « énorme », avec tout le respect que je te dois, est celle-ci :

 

« De plus, l’indépendance de la Catalogne ne se fera pas sans une très grande mobilisation du prolétariat catalan. Celui-ci en profitera pour avancer ses pions et obtenir divers avantages, comme l’avait fait le prolétariat Français grâce à la résistance lors de la deuxième guerre mondiale ( acquis du CNR  – Conseil National de la Résistance). »

 

En effet, tu parles également d’« impérialisme espagnol », qui exploiterait la nation catalane… Un peu dans le rapport Allemagne nazie/France « gaulliste » résistante…

 

Mais précisément, ta comparaison avec le CNR ne tient pas…

 

A la veille de la guerre, la France était une puissance impérialiste de tout premier plan, avec des possessions coloniales immenses, et qui n’avait que l’Angleterre comme rivale comparable, sur ce plan…

 

Ces possessions coloniales sont une des rares choses qu’elle a pu récupérer assez vite, contre l’Allemagne, et le Deal du CNR, tel que ficelé avec les dirigeants du PCF en 1943, bradait complètement l’autonomie de la résistance ouvrière et l’indépendance des maquis au profit de la reconstitution rapide de cet empire…

 

Moyennant quoi le massacre des patriotes algériens a pu commencer dès le 8 Mai 1945, en toute impunité et sans que la « gauche résistante » française ne lève même le petit doigt… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme

Il est clair que, outre la capitulation des maquis, cette reconstitution, avec son cortège de misères et d’assassinats, était le prix à payer pour les « avantages sociaux » concédés par la bourgeoisie française à la bureaucratie collabo-révisionniste montante du PCF (Thorez-Duclos-Frachon et Cie…).

 

Non seulement ils en étaient le prix, mais ils en étaient d’abord la base économique sans laquelle ces « concessions » eussent été impossibles…

 

Hors, précisément, la bourgeoisie espagnole n’a plus les moyens de faire de telles concessions, et la bourgeoisie catalane n’est qu’une fraction de l’impérialisme espagnol en voie de décomposition avancée, même si encore une de ses fractions les plus aisées… Simplement, elle veut s’accaparer le meilleur des restes et ne rien lâcher aux autres… Elle n’a pas, pour autant, les moyens de faire des concessions réelles au prolétariat et sa fraction « gauchiste »-Kollabo, la « CUP », a déjà du cautionner ses propres mesures anti-sociales dans sa « Generalitat »…

 

De plus, du fait du relativement bon développement de cette « Generalitat » par rapport au reste de l’Espagne, nombre de prolétaires y sont en fait des « immigrés » de l’intérieur, venus des autres régions, plus pauvres, d’Espagne…

 

Ce n’est donc pas l’Espagne qui « exploite » la Catalogne, mais plutôt, à la limite, l’inverse…

 

Seulement, comme toute bourgeoisie, la catalane n’en a jamais assez…

 

Enfin, pour une « Europe », qui, soi-disant, « refuse » l’indépendance de la Catalogne… ne vois tu pas, camarade, que le spectacle de cette « dramatique » confrontation permet de détourner, précisément, l’attention du public ailleurs que sur les véritables luttes sociales ?

 

C’est le grand mérite des anarcho-syndicalistes catalans et espagnols, sur ce coup là, de ne pas tomber dans le piège, et de tenter de recentrer les luttes contre la répression en direction des vraies revendications…

 

Luniterre

 

A LA SUITE, EN REPUBLICATION, LES DEUX ARTICLES CITÉS:

 

 

 

 

 

 

8 MAI 1945

 

Massacres à Sétif:

 

 

Sous l’égide du CNR,

 

 

l’impérialisme français,

 

déjà reconstitué,

 

passe à l’offensive meurtrière…

 

 

…Où quand l’assassinat

 

de 30 000 prolétaires

 

inaugurait les « Jours Heureux »

 

de la collaboration de classe

 

thorézo-gaulliste que certains, à gauche,

 

rêvent de nous faire revivre !!

 

70 ans après, une occasion historique de comprendre la véritable nature du pacte réformiste conclu en 1943 et le véritable prix des « avancées sociales » qui en ont résulté en métropole: celui d’un réajustement par rapport aux systèmes corporatistes déjà existant chez les concurrents européens de l’impérialisme français, l’allemand, provisoirement à terre, et le britannique, qui avait su « tenir le coup » !  

 

 

Le 8 mai 1945, le général Keitel signait la reddition totale et sans condition de l’Allemagne nazie.

 

_Le jour même, le matin du 8 mai à Sétif, alors que l’Algérie était encore une colonie française, des Algériens se rassemblaient autour de la mosquée, des gens affluaient de toute part. Ceux des douars se rassemblaient à l’entrée de la ville. La manifestation prévue était pacifique. Sept à huit mille Algériens défilaient, précédés par les scouts de la ville, drapeau algérien en tête et banderoles déployées avec les inscriptions : « Pour la libération des peuples» ; « Vive l’Algérie libre et indépendante ». Malgré l’interdiction de banderoles politiques, le cortège se mit en route. Le sous-préfet donna l’ordre d’enlever les banderoles. La police se mit à tirer, pendant que des européens voulaient empêcher le défilé. Des coups de feu sont échangés. La juste colère des algériens éclate, la gendarmerie intervient. A onze heures, le calme est revenu. La nouvelle du massacre se répand.

 

A Guelma, peu d’Algériens assistent aux cérémonies officielles. Une manifestation est organisée avec des pancartes : « Vive la démocratie », « A bas l’impérialisme », «Vive l’Algérie indépendante». La police tire sur la foule et disperse les manifestants. Le 9 mai, Guelma est assiégée par des groupes armés des douars voisins venus venger leurs morts. D’autres défilés ont lieu à Batna, Biskra, Khenchela, Blida, Bel-Abbès, Saïda où la mairie fut incendiée. A Bône et à Djidjelli, des milliers de manifestants se joignirent aux manifestations officielles de la victoire contre le nazisme et sortirent leurs banderoles. A Alger, les fidèles ne se joignirent pas à la manifestation officielle de la Grande Mosquée.

 

 

En 1830, le débarquement des militaires français ouvrait la voie à la colonisation de l’Algérie qui commença dès 1836 dans la plaine de la Mitidja jusqu’en 1847, malgré la résistance héroïque d’Abd-el-Kader. Les colons rachetaient à vil prix les terres ou confisquaient celles des domaines des propriétaires fonciers algériens et turcs. Ils établirent ainsi d’immenses propriétés foncières. En 1844, Bugeaud organise l’administration.  Dès 1848, l’Algérie est divisée en 3 départements. En 1870, le décret Crémieux accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d’Algérie, puis en 1889 à tous les enfants d’origine européennes nés en Algérie, pour renforcer la colonisation. Les Algériens musulmans, eux, sont régis par le code de l’indigénat (1881) et sont considérés comme des sujets et non des citoyens. Le pouvoir économique est représenté par l’assemblée des délégations financières des colons, des non-colons et des indigènes musulmans qui n’ont que 21 représentants sur 69 membres.

 

En Algérie, la colonisation a été une colonisation de peuplement. Les Algériens ont été spoliés, exploités par les colons, étaient considérés comme des citoyens de seconde zone, et massacrés alors qu’ils avaient participé à la première guerre mondiale. Les algériens ont remplacé en métropole le million de morts de la guerre dans les usines, sur les chantiers pour relever l’économie française. La révolution d’Octobre a affirmé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et a accordé un soutien au mouvement de libération naissant qui a commencé à revendiquer l’égalité pour les musulmans en Algérie. Le refus de l’État français et des colons d’accéder à ces revendications légitimes a renforcé le sentiment national algérien.

 

Durant la seconde guerre mondiale, les Algériens musulmans ont contribué à la libération de la France. Aussi était-il d’autant plus légitime de faire valoir leur droit à disposer d’eux-mêmes, leur droit à l’indépendance.

 

Les fusillades et massacres du 8 mai 1945 étaient la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La lutte pour l’indépendance nationale avait dès lors franchi une étape supérieure. L’agitation se développa dans les campagnes. Les événements de Sétif et de Guelma furent considérés comme le signal de la guerre de libération nationale, les attaques contre des bâtiments officiels se sont multipliées.

 

La répression coloniale se déchaîna : à Sétif, à Guelma, la police, la gendarmerie, tirèrent sur la foule. Des européens organisèrent des milices et entreprirent la « chasse à l’arabe ». A Guelma le sous-préfet créa une milice approuvée par les présidents des Anciens Combattants, de la «France combattante et du secrétaire de l’Union locale des Syndicats».

 

L’armée organisa la « guerre » contre les mechtas qui subirent de jour et de nuit des attaques sanglantes. C’était une nouvelle guerre coloniale que la France et son armée engageait contre le peuple algérien ; la marine et l’aviation furent autorisées à mitrailler les douars par le gouvernement provisoire de la France.

 

Non seulement massacrés par l’armée française et les civils européens, le peuple algérien, ses masses populaires et son avant-garde nationale, furent condamnés politiquement par les partis de gauche représentés dans le gouvernement provisoire et qui se réclamaient de la résistance contre l’occupant nazi et le gouvernement de Pétain. Pour les socialistes on « avait sali la grande heure de la victoire des démocraties ».

 

Le Parti Communiste dénonça dans l’Humanité la collusion des « pseudo-nationalistes et des éléments hitlériens connus » et « Il faut tout de suite châtier impitoyablement et rapidement les organisateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigés l’émeute » et encore « Ceux qui réclament l’indépendance de l’Algérie sont des agents conscients ou inconscients d’un autre impérialisme. Nous ne voulons pas changer notre cheval borgne pour un aveugle. » Certes il y eut par la suite condamnation des excès de la répression, la réclamation d’une « justice et rien que la justice », puis plus tard celle de l’amnistie. Mais la condamnation politique restait.

 

La terreur contre le peuple algérien permit au colonialisme de se maintenir jusqu’en 1962. Mais la volonté de se libérer n’était pas morte et après neuf années de préparation, la lutte de libération nationale allait reprendre en novembre 1954 et aboutir 8 ans plus tard à l’indépendance du peuple algérien.

 

Il y eu près de 50 000 algériens massacrés(*), exécutions massives de populations, d’otages, de suspects sans jugement, la torture fut pratiquée à grande échelle et le viol fut utilisé comme arme de guerre. Les exactions de l’Etat français en Algérie constituent un « crime contre l’humanité ».

 

Aujourd’hui, à Béziers notamment, Robert Ménard, maire affilié au Front National, s’attaque à la mémoire de la lutte de libération nationale menée par le peuple algérien. Il a osé débaptiser la « rue du 19 mars 1962 » (date des accords d’Evian traduits par un cessez-le-feu immédiat) pour la renommer au nom de Hélie Denoix de Saint-Marc, résistant et partisan de « l’Algérie française » ayant participé au putsch des généraux.

 

Face aux nostalgiques de « l’Algérie française », nous réaffirmons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et notre combat contre l’impérialisme !

 

Nous soutenons également la lutte qui s’organise pour que l’Etat français reconnaisse officiellement le « crime contre l’humanité » qu’il a commis en Algérie et pour qu’une stèle en mémoire aux victimes algérienne soit érigée à Paris.

 

Hommage aux martyrs de la lutte de libération nationale algérienne !

 

Pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes!

 

A BAS L’IMPÉRIALISME !!

 

Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays, unissons-nous !

 

Source:

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/8-mai-1945-victoire-contre-le-nazisme-et-massacre-du-peuple-algerien-a117581376

et article d’origine:

http://drapeaurouge.over-blog.com/2015/05/8-mai-1945-victoire-contre-le-nazisme-et-massacre-du-peuple-algerien.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

 

(*sur le bilan humain;

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata#Le_nombre_des_victimes

 

et aussi:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Le_massacre_du_8_mai_1945

 

 

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LE MYTHE

du « Nouveau CNR »

vieux serpent de mer

du social-chauvinisme!

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Avec la nouvelle vague populiste démagogique développée autour du « Frexit »,  lui-même sous produit direct de la démagogie sociale-fasciste du FN, ressurgit le mythe d’un « nouveau CNR » qui serait la clef de la « libération » du peuple et même du prolétariat, selon certains pseudos « marxistes-léninistes »…

Sur la base du vieux fond de social-chauvinisme déjà développé depuis  des mois sur le thème du « Frexit », on assiste maintenant à un nouveau concours de social-chauvinisme entre le programme Asselineau-CNR2.0 et celui du PRCF-CNR triple zéro… Voilà sans doute ce qui manquait pour « animer » cette campagne entre un candidat marginal du capital et un autre groupuscule supplétif du social-chauvin Mélenchon, lui-même supplétif de secours des autres supplétifs du capital…

EN 1944, le premier programme du CNR, comme document historique sur la liquidation de la résistance prolétarienne et la reconstitution de l’impérialisme français, le voici, en version originale :

http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

et ses conséquences sanglantes, les voici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Le_massacre_du_8_mai_1945

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata

http://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_malgache_de_1947

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Indochine

Et n’oublions donc pas la « Françafrique », avec comme « fleuron » 800 000 morts en trois mois au Rwanda, cette « Françafrique » qui est toujours la fille naturelle du CNR, et qui offre encore des costards à François Fillon…

EN 2014, le PRCF fait surgir un « nouveau CNR » farce et attrape-nigauds au secours d’un souverainisme moribond.

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/pour-un-nouveau-c-n-r-appel-du-29-novembre-2014/

Et bien évidemment, dans un cas comme dans l’autre, il n’y est nullement question de socialisme !

Dans les deux cas, ceux qui prétendent justifier cette stratégie de collaboration de classe au nom du marxisme-léninisme et d’une prétendue « étape » vers le socialisme se font en réalité les liquidateurs de la cause réelle et des forces militantes ouvrières révolutionnaires.

Dans le premier cas, cette liquidation, étalée sur la décennie 1944-54, a pour l’essentiel réussi en s’appuyant sur la justification initiale du front anti-fasciste.

Ce front, avec ce qui restait de la bourgeoisie « nationale », était évidemment nécessaire à la résistance, mais, d’un point de vue ML n’impliquait nullement l’abandon de l’autonomie prolétarienne, qui aurait du permettre le passage victorieux à un nouveau développement de la lutte de classe, tel qu’il s’est présenté en 1946-47-48. Cette situation a été analysée par le Kominform dès 1947, et largement évoquée dans le Rapport d’Andreï Jdanov.

L’essentiel de cette analyse est conservée dans les Minutes du Kominform : The Cominform — Minutes of the Three Conferences 1947/1948/1949, édité par Giuliano Procacci, Feltrinelli Editore (Milan, 1994)

On en retrouve quelques éléments sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/andrei-jdanov-1947-rapport-sur-la-situation-internationale_/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

A ce sujet voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/17/ligne-rouge-en-1969-un-des-rares-documents-ml-de-lepoque-maoiste/

Le point « culminant » du « nouveau CNR » du PRCF fut atteint lors d’une « grande manifestation nationale unitaire », le 30 Mai 2015, en « commémoration » du référendum de 2005…

Tellement grande que les participants on longtemps polémiqué pour savoir s’il avaient atteint le cap des 500 participants ou s’ils en avaient seulement réuni la moitié…(*)

Le camarade Viriato nous écrivait à l’époque : « Pourquoi tirer sur une ambulance ? »

Notre réponse d’alors reste toujours valable, malheureusement…  : Le problème est que si cette « ambulance », sous couvert de « front uni patriotique et populaire » tente d’emmener avec elle le reste des forces militantes ouvrières vers la morgue du « nouveau CNR », il vaut mieux qu’elle n’arrive pas à son but…

Pour y faire monter bon nombre de camarades, sans aucun doute sincères, les responsables de ce « front » jouent en permanence sur la confusion entre les termes de « progrès social » et de socialisme, alors que dans leur programme « nouveau CNR » cet objectif politique ne figure évidemment pas.

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En comparant sérieusement les deux programmes (trois, maintenant, avec celui d’Asselineau), et les deux situations, il est simplement temps de dénoncer cette supercherie.

Luniterre

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(*  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/31/30-mai-un-nouveau-tremblement-de-terre-a-paris/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/16/un-constat-lucide-sur-lechec-du-30-mai-a-paris/

 

 Sur le même thème, voir aussi:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/27/en-reponse-a-gilles-questiaux/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/01/06/de-petain-aux-le-pen-revolution-nationale-ou-revolution-socialiste-that-is-the-question/

(à noter que malheureusement, le camarade du blog RC-Paris est depuis monté dans l’ambulance « nouveau CNR », version Asselineau…)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/09/21/revolutionnaires-en-septembre-sociaux-chauvins-en-octobre-nouvelle-edition/     )

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Assassinat de Khadafi, démantèlement de la Libye, l’Afrique réclame justice devant la CPI

2011

L’intervention de Sarkozy en Libye :

Un crime

contre l’humanité !

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité

Une quinzaine d’associations africaines a déposé une plainte auprès de la CPI à La Haye contre l’ex-président français, Nicolas Sarkozy. Elles estiment qu’il est responsable de la mort de Mouammar Kadhafi et de la déstabilisation de l’Afrique.

Une quinzaine d’associations africaines viennent de déposer une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy. Elles soutiennent que l’ex-chef de l’Etat serait à l’origine de l’assassinat, en 2011, de Mouammar Kadhafi, l’ancien président de la Jamahiriya libyenne.

Le Balai Citoyen, association du Burkina Faso, Y’en a marre, basée au Sénégal ou encore Le Peuple n’en veut plus, de Guinée… quinze associations issues de différents pays africains ont saisi la CPI le 7 octobre. Elles accusent Nicolas Sarkozy d’avoir déclenché une opération militaire française en Libye avec entre autres objectifs celui de faire assassiner le colonel Kadhafi. Selon leur analyse, ce bouleversement politique, dont elles attribuent à Nicolas Sarkozy la responsabilité, serait à la base de la mort de 50 000 personnes et de désordres majeurs dans la région.

Le chanteur Tiken Jah Fakoly en porte-parole

Réunis à Bamako, au Mali, pour l’occasion du dépôt de la plainte, le week-end des 7 et 8 octobre, les représentants de ces associations se sont regroupés sous le nom de Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa) pour donner de la résonance à leur action en justice. Ils se sont choisis comme porte-parole le médiatique chanteur de reggae ivoirien, Tiken Jah Fakoly.

«Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines», explique auprès de RFI le militant guinéen Elie Kamano, membre du Fispa. Il ne s’agit donc pas tant d’une démarche judiciaire que politique, qu’Elie Kamano n’hésite pas à qualifier de «combat».

La plainte, déposée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par l’avocat du Fispa, doit désormais être examinée par la CPI. Si les membres du Fispa doutent que leur démarche aboutisse, ils estiment que cela permettra au moins de clarifier la situation. «Si la CPI ne réagit pas, cela veut dire qu’elle choisit ses clients», résume Tiken Jah Fakoly interrogé par RFI

La France a participé activement à l’intervention de l’OTAN en Libye, lancée en mars 2011, et qui a pris fin le 31 octobre de la même année, quelques jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011. Cette intervention militaire était initialement conçue comme un dispositif de protection des populations civiles, mais Vladimir Poutine, ainsi que d’autres personnalités, avaient estimé que les frappes sortaient du cadre de la résolution décidée par le Conseil de sécurité des Nations unies. L’opération de l’OTAN avait ainsi été qualifiée de «croisade» par le président russe.

Après la mort du colonel Kadhafi à Syrte dans des circonstances encore non élucidées, l’effondrement de l’Etat libyen a donné l’opportunité à Daesh de s’implanter en Libye. Depuis, outre les affrontements politiques et la partition du pays, la présence de groupes terroristes islamistes s’est accrue dans le pays.

https://francais.rt.com/international/44366-mort-kadhafi-sarkozy-vise-par-plainte-crimes-guerre-humanite

 

 

 

 

 

 

Che ! 50 ans d’éternité !!

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Che

 

 

50 ans

 

 

d’éternité !!

 

 

 

 

 

Bolivie: l’armée rendra hommage à Che Guevara,

50 ans après l’avoir abattu

 

 

L’armée bolivienne participera pour la première fois à une cérémonie officielle en hommage à Ernesto « Che » Guevara, qu’elle avait abattu le 9 octobre 1967 dans le sud de la Bolivie, à l’occasion des 50 ans de sa mort.

« Nos forces armées vont participer à cet hommage aux côtés des familles des anciens combattants« , a annoncé le vice-ministre de la Coordination Alfredo Rada. L’armée et les anciens combattants étaient auparavant cantonnés aux hommages dans les casernes.

« Nous voulons que ce soit un moment d’expression de l’unité du peuple bolivien« , le contexte étant désormais « différent« , a-t-il ajouté, une allusion à l’époque où le guérilléro avait été capturé et exécuté par les soldats avec le feu vert du président René Barrientos, un farouche anticommuniste.

Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capturait le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Ernesto Guevara fut conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passa sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire fut sommairement exécuté par Mario Teran, un sergent bolivien.

A 39 ans, le « Che » au visage christique, dont la dépouille décharnée était exhibée comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande, entrait dans la légende.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-l-armee-rendra-hommage-a-che-guevara-50-ans-apres-l-avoir-abattu?id=9722159

 

Bolivie : cinq jours d’hommages au « Che »,

50 ans après sa mort

Le président bolivien, Evo Morales, a annoncé lundi cinq jours d’hommages, à partir de jeudi, à Ernesto « Che » Guevara, 50 ans après sa mort, le 9 octobre 1967.

Les cérémonies pour commémorer le révolutionnaire argentin seront organisées en présence de l’armée bolivienne, qui l’avait combattu puis exécuté. « Les forces armées, comme toujours, m’accompagnent dans toutes les activités. J’en ai parlé avec elles, elles m’accompagneront certainement, mais je le répète, les forces armées sont nées (au 19e siècle, ndlr) anti-impérialistes », a déclaré le président socialiste.

Plusieurs anciens militaires ont toutefois annoncé qu’ils ne participeraient pas aux commémorations, estimant que c’est a eux qu’il faudrait rendre hommage. « Nous n’y assisterons pas car nous considérons que c’est un acte politique », a déclaré Mario Moreira, un représentant des soldats ayant combattu le « Che », au journal Pagina Siete. L’Etat « a l’obligation de nous rendre hommage car nous avons défendu la patrie », a-t-il affirmé.

Lors des affrontements entre l’armée et la guérilla du « Che », 58 soldats avaient péri. Ernesto Guevara avait été fait prisonnier lors de combats le 8 octobre 1967 et fusillé le lendemain par l’armée bolivienne, alors conseillée par les Etats-Unis.

Le président Morales a précisé que la cérémonie principale d’hommage aura lieu lundi 9 octobre dans la ville de Vallegrande (sud-est), en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des « quatre enfants du +Che+ et certains de ses frères » et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

https://www.lorientlejour.com/article/1075912/bolivie-cinq-jours-dhommages-au-che-50-ans-apres-sa-mort.html

 

 

Bolivie : les enfants du Che

pour le 50e anniversaire de sa mort

Création : lundi 11 septembre 2017 14:03 Écrit par infosoir

Les quatre enfants d’Ernesto Che Guevara se rendront en octobre en Bolivie pour le 50e anniversaire de la mort de leur père, a annoncé hier le président bolivien Evo Morales, cité par l’agence officielle ABI. «Ce sera un grand rassemblement des peuples contre le système capitaliste et il y aura les quatre enfants du Che à La Higuera», le village où le guérillero d’origine argentine a été exécuté en 1967, dans le sud du pays, a ajouté le président Morales, admirateur déclaré du «Che». Quatre des cinq enfants de Che Guevara -Aleida, Camilo, Ernesto et Celia – sont nés et vivent à Cuba. Une fille, née d’un premier mariage, est décédée en 1995. Ernesto Che Guevara a été capturé le 8 octobre 1967 par l’armée bolivienne, après avoir été blessé au combat, et exécuté le lendemain, mais les commémorations de sa mort se déroulent traditionnellement le 8 octobre, jour de sa capture. Sa mort à 39 ans avait marqué l’échec de son entreprise de créer un «foyer» de guérilla en Bolivie avec d’autres guérilleros – principalement cubains, boliviens et péruviens – en s’appuyant sur la paysannerie.

https://www.infosoir.com/actualite/18238-bolivie-les-enfants-du-che-pour-le-50e-anniversaire-de-sa-mort.html

 

Publié le 05 octobre 2017 à 16h15 | Mis à jour le 05 octobre 2017 à 17h55

La CIA «a torturé et assassiné»

Che Guevara, dit le président bolivien

Che Guevara en 1958.... (ARCHIVES AFP)

 

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Che Guevara en 1958.

Archives Afp

Le président bolivien Evo Morales a accusé la CIA d’avoir «persécuté, torturé et assassiné» Ernesto «Che» Guevara, en 1967 en Bolivie, au premier des cinq jours d’hommage au guérillero, 50 ans après sa mort.

«L’histoire est claire. La CIA a persécuté, torturé et assassiné le Che Guevara. Les forces armées ont agi, soumises aux États-Unis sur décision (du président de l’époque, René) Barrientos», a écrit le président socialiste sur Twitter.

 

 

Le révolutionnaire argentin avait été capturé le 9 octobre 1967 par l’armée de Bolivie, où il était arrivé 11 mois plus tôt avec une cinquantaine de guérilleros. Le lendemain, il avait été exécuté par un soldat bolivien, sur ordre de ses supérieurs.

La Bolivie a débuté jeudi un programme d’hommage au Che, prévu jusqu’au lundi 9, avec des événements culturels, politiques et gastronomiques dans le village de Vallegrande, où ont été retrouvés les restes du Che.

Selon M. Morales, la cérémonie principale aura lieu le 9 octobre à Vallegrande, en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des quatre enfants du Che, de certains de ses frères et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

 

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201710/05/01-5139073-la-cia-a-torture-et-assassine-che-guevara-dit-le-president-bolivien.php

 

L’Amérique latine

se souvient

du Che Guevara,

50 ans après sa mort

08/10/2017

Professeure à la retraite au honduras, Maria Yolanda Chavarria porte un foulard affichant le Che alors qu’elle se prépare pour une manifestation contre le pouvoir en place – AFP / O Sierra

 

 

Pour les 50 ans de sa mort dans le maquis bolivien, Ernesto « Che » Guevara, figure mythique de l’action révolutionnaire armée pendant la Guerre froide, recevra des hommages à Cuba et en Bolivie.

À Cuba, où tous les écoliers commencent leur journée par prêter le serment des « pionniers » en jurant « être comme le ‘Che’, le mausolée qui abrite les restes du « guérillero héroïque » depuis 1997 à Santa Clara (centre) sera le cadre des cérémonies commémoratives.

Le président Raul Castro, successeur de son frère Fidel décédé en novembre 2016, devrait être présent dans cette ville où celui qu’il appelait « l’Argentin » remporta en 1958 une bataille décisive face aux troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958).

Comme c’est traditionnellement le cas à Cuba, l’hommage se tiendra le 8 octobre, jour anniversaire de la capture du « Che » par l’armée bolivienne.

Hommage militaire en Bolivie

Ses quatre enfants encore en vie, nés et résidant à Cuba, seront quand à eux attendus dans le sud de la Bolivie, où le guérillero a été exécuté le lendemain de sa capture, le 9 octobre 1967.

Mémorial à La Higuera en Bolivie où le « Che » a été exécuté – AFP / A/ Raldes

Auparavant cantonnée aux hommages dans les casernes, l’armée bolivienne participera aussi pour la première fois aux cérémonies officielles. La Paz souligne que « le contexte est différent » de celui de l’époque où le guérillero était capturé et exécuté par les soldats du pays andin avec le feu vert du président René Barrientos (1964-1969), un anti-communiste farouche.

Aujourd’hui le président socialiste Evo Morales, admirateur déclaré du « Che », affirme sa volonté de rassembler autour de cet épisode. Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capture le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Guevara est conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passera sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire est exécuté sommairement par Mario Teran, un sergent bolivien. À 39 ans, le guérillero entrait dans la légende alors que sa dépouille décharnée au visage christique étaient exhibés comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande.

Un saint cubain de la révolution

À Cuba, le « Che » a été érigé en véritable « saint de la révolution », souligne Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington. « Il représente les années romantiques de la révolution, chargées d’une bonne dose d’utopie, il n’est donc pas surprenant qu’il soit devenu une figure populaire, voire mythique ». Dans le monde entier, l’image-culte du guérillero – « la » photo du Cubain Alberto Korda prise en 1960 – continue de faire l’objet d’une forte récupération mercantile, reproduite sur des millions de T-shirts, posters et casquettes prisés par la jeunesse des cinq continents mais aussi des stars du sport ou de la musique.

Présent dans les magasins de souvenirs de Moscou – AFP / M. Antonov

L’extrême-gauche européenne née des événements de 1968 et une partie de l’intelligentsia avaient largement contribué à la popularisation de cet homme réputé pour son intransigeance et sa volonté de fer, malgré ses limites physiques liées à l’asthme. « S’il n’était pas mort en 1967 en Bolivie, l’Amérique latine serait aujourd’hui libre, souveraine, indépendante et socialiste (…) Car s’il était resté en vie, il aurait triomphé », assure dans un entretien à l’AFP son frère Juan Martin Guevara, âgé de 74 ans et qui vit en Argentine. « Lui, c’était tout ou rien! « .

Partisan de la violence politique

Après des études de médecine et de multiples voyages qui ont forgé ses convictions, le natif de Rosario (Argentine) avait fait la connaissance de Raul et Fidel Castro au Mexique avant de participer à la guérilla qui mena les « barbudos » au pouvoir à La Havane en 1959. De ses compagnons cubains il gardera le surnom de « Che » , interjection caractéristique du parler argentin familier pour attirer l’attention de l’interlocuteur, le saluer ou exprimer la surprise. Partisan de la violence politique, il supervisa pendant six mois la répression dans le sang des « contre-révolutionnaires » – ce qu’il ne reniera jamais -, et dirigea un temps la Banque centrale cubaine et le ministère de l’Industrie.

Le 21 novembre 1965, Guevar se trouve sur les bords du lac Tanganyika au Congo – Ph. AFP

Artisan du rapprochement de la révolution cubaine avec l’URSS, il se distancia ensuite des positions soviétiques favorables à la « coexistence pacifique » avec le bloc occidental pour défendre une stratégie de conquête du pouvoir par les armes, plus proche du maoïsme. Au milieu des années 1960, cela l’éloignera peu à peu de Cuba et des Castro, à l’époque alignés sur Moscou.

Mission au Congo

S’ensuivirent des mois de « disparition » alors qu’il était en mission secrète au Congo à tenter – sans succès – d’y imposer la révolution armée, avant d’engager en Bolivie sa dernière guérilla. Arrivé le 24 avril 1965 à la tête d’un petit corps expéditionnaire de Cubains d’ascendance africaine pour soutenir Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président Joseph Kabila) et sa rébellion contre le pouvoir de Léopoldville – aujourd’hui Kinshasa -, il avait constaté que les dirigeants du maquis congolais n’avaient pas de maturité politique et il avait préféré partir au terme d’une aventure ratée de sept mois dans les montagnes du Sud-Kivu.

https://fr.metrotime.be/2017/10/08/actualite/lamerique-latinese-souvient-che-guevara-50-ans-apres-mort/

 

Cinquante ans après sa disparition,

Cuba rend hommage au «Che»

MEMOIRE Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul ce dimanche à Santa Clara…

 

20 Minutes avec AFP

Publié le 08/10/17 à 13h57 — Mis à jour le 08/10/17 à 14h20

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie.

 

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie. — Alejandro Ernesto/EFE/SIPA

Il a disparu il y a cinquante ans, mais sa mémoire est toujours vive. Cuba honore dimanche à Santa Clara (centre) la figure légendaire de sa révolution, le guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, tué il y a 50 ans dans le maquis bolivien.

Un hommage différent

Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul, dans cette ville située à 300 km à l’est de la capitale cubaine, où sont enterrés les restes du commandant de la Révolution et ceux de ses compagnons d’armes. Autre signe marquant un changement d’époque, ces commémorations interviennent au moment où les dernières guérillas de gauche du continent, en Colombie, rendent les armes (Farc) ou négocient la paix (ELN, fondée en 1964 en s’inspirant précisément du « Che »).

>> A lire aussi : Fidel Castro, l’éternel guérillero

Comment est mort le «Che» ?

Ernesto Guevara a été exécuté par un soldat bolivien à 39 ans le 9 octobre 1967, mais à Cuba le jour du « guérillero héroïque » est célébré chaque 8 octobre, jour de sa capture dans un obscur hameau andin. Lundi, seront aussi organisées des commémorations en Bolivie en présence des enfants du « Che » et du président Evo Morales qui a accusé cette semaine la CIA d’avoir « persécuté, torturé et assassiné » le « Che » lors de ses 11 mois de guérilla en Bolivie. Le corps du guérillero argentin, jeté dans une fosse en Bolivie, a été découvert et identifié il y a 20 ans avant de retourner en grande pompe à Cuba pour un hommage funèbre national.

Depuis 1997, plus de 4,7 millions de personnes ont visité le mausolée sous-terrain du Che surmonté d’une imposante statue de bronze à Santa Clara, qui le considère comme un fils adoptif depuis qu’il y remporta en décembre 1958 une victoire décisive contre les troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958). Et ce dimanche, les hommages se multiplient aussi sur le Toile, notamment sur Twitter où un internaute écrit : « La patrie vous contemple, fière, pour l’anniversaire de la chute au combat du Che.

Retrouvez notre diaporama : Ernesto Che Guevara, le révolutionnaire aux 1.000 visages.

Des concerts, images d’archives… et une application

Ces derniers jours, la presse cubaine a publié de nombreux articles et cahiers spéciaux à la gloire du « Che ». A la radio et la télévision cubaine, des concerts symphoniques et des images d’archives lui ont aussi rendu hommage avec des fragments de discours de celui qui fut aussi ministre de l’Industrie du premier gouvernement révolutionnaire cubain. Une application mobile baptisée « Siempre Che » (« Toujours Che »), et consacrée au mausolée de Santa Clara, doit aussi être présentée en marge des commémorations dans ce pays où l’accès à internet est l’un des plus limités au monde.

Jeudi, des milliers d’étudiants ont marché sur les pas du « Che » pour commémorer la bataille de Santa Clara et dimanche, plusieurs dizaines de jeunes doivent rejoindre les rangs des « Pionniers », organisation de jeunesse qui a pour consigne « Pionniers pour le communisme, nous serons comme le Che ».

Sur les pas du « Che »

Ernesto « Che » Guevara est né le 14 juin 1928 à Rosario, au sein d’une famille de la bourgeoisie argentine. Médecin de formation, il parcourt très jeune à vélo et à moto l’Amérique latine où il prend conscience de la misère des plus démunis du continent, et plus particulièrement les communautés indigènes. En 1955, il fait la rencontre de Fidel Castro en exil au Mexique et rejoint les rangs des révolutionnaires cubains dans la guérilla contre Batista. Dix ans plus tard, il s’éloignera de Cuba et des Castro pour mener de nouveaux combats.

« D’autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts », écrira-t-il en 1965 à Fidel Castro en prenant congé pour porter l’insurrection en Afrique notamment. Cette lettre se terminait par une phrase devenue célèbre : « Hasta la victoria, siempre » (« Jusqu’à la victoire, toujours ! »). 

« Une figure mythique »

Son image et ses portraits sont omniprésents à Cuba, et plus particulièrement le plus célèbre d’entre eux montrant le jeune guérillero argentin, les yeux farouches, portant béret, blouson et cheveux longs. Mythique, elle a fait le tour du monde, orné les murs de générations d’étudiants et fait aujourd’hui l’objet d’une forte récupération mercantile tout en restant omniprésente dans les manifestations à travers la planète.

« Certains considèrent Che Guevara comme un martyr de la lutte révolutionnaire (…) d’autres insistent sur son caractère sanguinaire et autoritaire », mais il est devenu « une figure mythique, emblématique de la révolution de la jeunesse et des luttes pour la justice et l’égalité sociale », résume le directeur de l’Institut des recherches cubaines de l’université de Floride, Jorge Duany.

http://www.20minutes.fr/monde/2146987-20171008-video-cinquante-ans-apres-disparition-cuba-rend-hommage-che

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant sur AGORAVOX aussi, …Octobre est là !! …et le débat aussi !

 

                                

Maintenant sur

AgoraVox :

 

 1917-2017 Octobre est là !! … Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?1917-2017 Octobre est là !! … Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution… C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite (…)

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-197394

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/octobre-mail-ok.jpg?w=601&h=400

 

Et si le bolchévisme

était encore une idée neuve ?

Le débat

(extraits)

 

 

      Yvance77 6 octobre 10:22

« Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non ! ».

Nostalgie de Staline pas vraiment… pour ce qui est d’une période plus contemporaine, effectivement la période de la « perestroika », représente surtout deux années très dures de pauvreté, de non emploi et de pillage par des oligarques. Poutine a ce crédit, celui d’avoir su également redonner une fierté à ce valeureux peuple.

Un dirigeant que l’on ne cite pas beaucoup et qui a été assez détesté est Brejnev.

Répondre Lien permanent

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 12:28

@Yvance77
Bonjour,

L’article, malgré sa longueur, n’est qu’un survol rapide et synoptique de l’histoire de l’URSS, avec les fondamentaux économiques comme ligne de mire.

La période Brejnev, à elle seule, et comme les autres, nécessiterait une étude particulière.

Après quelques vagues espoirs de retour aux sources, suite au limogeage de Khrouchtchev, ce fut en fait une période typique de « stagnation » et reconnue sous ce nom, du reste, semble-t-il.

Contre partie positive, une grande stabilité dans la situation sociale et économique, et même une relative embellie, du fait de la « rente pétrolière », alors à son apogée pour l’URSS.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

Et donc, non, on ne peut pas parler de « détestation » de Brejnev, même si cela ne tient nullement au personnage, effectivement peu estimé pour lui-même, mais à la vie assez douce qu’on eu les Russes à cette époque. C’est un peu leurs « trente glorieuses », dans l’esprit, même si sur une durée plus courte…

Certainement une des bases économiques de la nostalgie de l’URSS.

L’effondrement de la rente pétrolière, orchestrée déjà par les USA (…et l’Arabie Saoudite), tout comme aujourd’hui, pour asphyxier les nations émergentes (Russie…, Venezuela, etc…) est l’une des causes majeures de l’effondrement de l’URSS.

En même temps, elle souligne la dépendance et la dégénérescence continue de l’économie soviétique entamée avec l’ère Khrouchtchev.

Mais surtout, la rente pétrolière permettait aussi de masquer la mainmise déjà prépondérante de la maffia sur l’économie du pays, en lien avec la partie la plus corrompue de la bureaucratie.

Avec Gorbatchev et sa perestroïka, et dès 1985, le pouvoir maffieux, via le racket désormais sans le moindre frein, prend le contrôle de toute nouvelle initiative économique, création d’entreprise, etc…

C’est le début de la guerre des gangs, qui aboutira, vers la fin des années 90, à la constitution de la classe actuelle des « oligarques », qui sont, pour l’essentiel, les rares survivants de cette guerre impitoyable.

Elle se poursuit toujours, même si de manière plus « feutrée » et surtout, plus discrète.

Toutefois, il est significatif de voir à quel point les médias occidentaux, et même les économistes et autres « sociologues » sont passés sur cet aspect essentiel des causes de la chute de l’URSS et de la déchéance qui s’en est suivie. Et cette « amnésie » ne peut être que volontaire, tant le phénomène était flagrant et incontournable !

Sa persistance, même si atténuée, en partie grâce à Poutine, est certainement l’une des causes du maintien, et même de la hausse actuelle (+ de 56%), de la cote de popularité de Staline, considéré comme le vrai vainqueur d’Hitler, d’une part ,mais aussi comme ayant d’abord réprimé essentiellement ce type de comportement maffieux, bien plus que l’opposition « politique »…. (Dans les faits, dans une proportion de 80%/20%, semble-t-il…)

Le fait est que le décalage d’image est total… !

Luniterre

 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 12:37

@Yvance77

Complément d’info déjà mentionné à la suite de l’article :

Sur les origines maffieuses anciennes de la classe actuelle des « oligarques » russes, voir :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/lenfer-des-gangs-de-la-fin-de-lurss-a-la-russie-actuelle.pdf

Un excellent résumé, repris directement d’un doc d’histoire pas du tout communiste ni même « nostalgique »… !

Luniterre

 

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L'enfoiré L’enfoiré 6 octobre 16:23

Bon, j’ai essayé de lire jusqu’au bout ce long exposé.
Je n’y suis pas parvenu et j’ai sauté à la conclusion qui disait « 
Considéré ainsi, d’un point de vue vraiment marxiste, le bolchévisme est, plus que jamais, une idée neuve ! »

Là, je me suis amusé à sourire.
On ne revient jamais en arrière dans le temps. Les conjonctures sont différentes.
Face aux totalitarismes que ce soit le stalinisme, le maoïsme et aux dictatures nées de la décolonisation ou l’islamiste d’aujourd’hui, il y a une certaine cécité.
« Il ne faut pas désespérer Billancourt » disait Sartre.en remarquant que les dissidences du monde soviétisé s’est affronté à l’émancipation des peuples du tiers-monde
Internet et les médias ont permis de se rendre compte que ces idéologies ont apporté une mauvaise résultante.
Aujourd’hui, c’est la philosophie du numérique qui va hanter notre futur dans le monde et bouleverser complètement nos habitudes de vie.
Peut-être d’autres abominations s’y cachent derrière un autre « isme » le numérisme.
Ce sera à nous de suivre l’évolution qui ne peut aller que vers l’avant sans nostalgie.
On attend que disparaisse la vieille génération qui est encore fastoche ou pas assez geek.
Une question de temps… .

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 17:10

@L’enfoiré

Si vous n’avez pas lu, à l’évidence, vous ne pouvez pas comprendre la conclusion non plus…

Les conclusions du 19ème Congrès, qui tiraient les leçons des première décennies de socialisme, n’ont pu être mises en œuvre, car combattues aussitôt par le nouveau pouvoir opportuniste de Khrouchtchev.

Sans dogmatisme, cela signifie néanmoins précisément s’inspirer de cette démarche d’analyse économique en fonction des possibilités nouvelles offertes par la gestion informatique, les médias interactifs, etc…

Manifestement, l’internet n’empêche pas les Russes de considérer autrement leur propre histoire et de faire la part des choses, celle qu’il ne faut plus refaire, et les principes utiles qui ont permis le développement économique, même si imparfait, de ces première décennies.

Le capitalisme évolue dans ses formes, dans leurs manifestations, mais la crise montre qu’il n’évolue plus quant à ses fondamentaux.

La courte expérience de l’URSS, et en fait, seulement ses quatre première décennies, c’est ce dont nous disposons pour étudier et comprendre les fondamentaux du socialisme.

La bourgeoisie, elle, a pratiquement mille ans d’existence et d’expérience, dont plus de deux siècles au pouvoir…

Il est donc pour le moins prématuré, et même stupide, d’abandonner le combat…

Dans les générations anciennes, certaines, nées en République, ce sont éteintes sous la Monarchie restaurée, avec le sentiment que la roue de l’Histoire tournait à l’envers…

Et on les persuadait, que, de toutes façons, la République n’était qu’une histoire de coupeurs de têtes…

Luniterre

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McGurk McGurk 6 octobre 17:22

@Luniterre

Les Russes de faire la part des choses ? C’est d’un grotesque…

* « La courte expérience de l’URSS, et en fait, seulement ses quatre première décennies »

Quarante ans d’horreurs.

* « les fondamentaux du socialisme. »

faut vraiment être drogué pour y voir un brin de social là-dedans…

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(Fanny|attribut_html) Fanny 6 octobre 22:25

@McGurk

« faut vraiment être drogué pour y voir un brin de social là-dedans… »

Il vous a manqué quelques infos : entre 1917 et 1939, l’alphabétisation en URSS est passée de 40% à 89%. Régime horrible sous bien des aspects, il est inutile de le caricaturer. Son bilan en termes de répression suffit.

Sans revenir au soviétisme, on a l’impression que la société occidentale développée tend à se diviser en deux : l’élite d’un côté avec ses serviteurs directs (les cadres des multinationales, les avocats d’affaires …) qui rappelle le PCUS, et le peuple de l’autre, qui tend à s’homogénéiser (les enseignants, les médecins, les bureaucrates de tout poil, les petits commerçants, les employés dans les services, ce qu’il reste des ouvriers)… Avec un autre trait commun : le développement des incivilités. Il ne venait pas à l’esprit d’un jeune soviétique des années 60 de venir en aide à une grand-mère en difficulté, par exemple en lui cédant sa place dans les transports ; nos jeunes avec écouteurs sur les oreilles sont tout aussi indifférents. C’est un signe, qui annonce peut-être autre chose. 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 03:59

 

@Fanny

Vous parlez d’alphabétisation, mais il est évident, pour tous ceux qui veulent vraiment « s’informer », comme vous le dites si bien (trois quarts de siècle plus tard:il serait grand temps… !), que cette première période, malgré les contraintes drastiques imposées par l’Ouest (voir les études de Nikolaï Starikov), a vu le développement exponentiel des forces productives en URSS et les progrès sociaux ont suivi, même si la comparaison avec l’’occident reste ambiguë : 2O ans de développement, à partir d’un pays ruiné, d’un côté, en URSS, et plus d’un siècle de développement du capitalisme industriel et financier, de l’autre, à l’Ouest…

Avec la guerre et la reconstruction, cela fait une trentaine d’années de résistance anticapitaliste et de construction du socialisme. Une quarantaine, au maximum, si l’on tient compte que les « réformes » réactionnaires de Khrouchtchev n’ont commencé à miner sérieusement l’URSS qu’à partir de la fin des années 50.

Il ne s’agit donc nullement de « reproduire » un prétendu « modèle soviétique », mais de tirer les leçons utiles de son développement initial pour faire face, avec les moyens modernes, à la crise actuelle qui est sans solution dans le système capitaliste, et en appelle un autre, qui reste à inventer, mais peut bénéficier de l’expérience de nos ainé, fut elle parfois très dure, et justement pour éviter de renouveler les erreurs qui l’ont finalement affaiblie.

Et sinon, je vous lis également sur ce point étrange :

« Il ne venait pas à l’esprit d’un jeune soviétique des années 60 de venir en aide à une grand-mère en difficulté, par exemple en lui cédant sa place dans les transports ; nos jeunes avec écouteurs sur les oreilles sont tout aussi indifférents. C’est un signe, qui annonce peut-être autre chose.« 

Il semblerait donc que vous ayez vécu vous-même en URSS… ?? Dans les années 60… ??

En fait, si cela est ben le cas, selon vos souvenirs, ne faut-il pas plutôt y voir, précisément, le début d’influence de l’idéologie occidentale, importée, de fait, par les minauderies complaisantes de Khrouchtchev, lors de ses voyages »diplomatiques«  ?

Sur la réalité de la vie en URSS, dans les décennies suivantes, ce témoignage :

Catherine Joffroy : « J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/06/catherine-joffroy-jai-voulu-prendre-a-18-ans-la-nationalite-sovietique/

Quoi qu’il en soit, du tréfonds de »l’enfer soviétique des sixties », les âmes mortes des mamies soviétiques vous remercient néanmoins encore de leur avoir cédé votre place dans le majestueux métro moscovite, entièrement d’ époque stalinienne, quant à lui…

Luniterre

 

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Catherine Joffroy  :
«  J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique  »

 

 

Catherine Joffroy

est avocate associée au sein du cabinet Dentons.

 

Venue en Russie en 1978,

alors qu’elle n’était qu’une adolescente,

elle ne s’en est jamais détournée

et y séjourne, depuis, plusieurs mois par an.

 

Rencontre avec une férue de la Russie …

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/06/catherine-joffroy-jai-voulu-prendre-a-18-ans-la-nationalite-sovietique/

 

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Lugsama Lugsama 6 octobre 22:34

La fameuse URSS, cette dictature sanglante ou l’on préférait vendre la nourriture plutôt que nourrir le peuple qui mourrait de faim par millions.. que cette ideologie reste dans les poubelles de l’histoire, a sa place.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 04:10

@Lugsama

Exemple :

http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/

Luniterre

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CN46400 CN46400 7 octobre 08:10

@Lugsama

Renseignez-vous, du temps de l’URSS celle-ci importait du blé, notamment français. Maintenant, c’est le blé russe qui concurrence le blé français sur le marché mondial…

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CN46400 CN46400 7 octobre 09:36

@CN46400
à l’attention de Lugsama :

Le blé russe concurrence aussi le blé US notamment au Vénézuéla…

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Spartacus Spartacus 7 octobre 09:55

@CN46400

L’URSS ne produit rien comparativement à son potentiel, son PIB est comparable à celui de l’Espagne avec 3 fois moins d’habitants et sans ressource pétrolière…

Quand au blé Russe il est subventionné, et l’approvisionnement du Venezuela est corrélée non pas à la concurrence, mais à des options sur la reprise de la société pétrolière du Vénézuéla par les entreprises que c’est approprié par la riche nomenklatura issue des services secrets Lokoil, et Gazprom dans la prochaine faillite qui s’annonce….

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 10:35

@Lugsama,CN46400,Spartacus

Le point sur cette affaire de blé russe…

L’URSS de Staline exportait effectivement du blé pour financer son industrialisation, quand elle pouvait le faire.

Mais elle l’a fait aussi sous la contrainte de l’Ouest, qui a refusé, pendant sa propre crise, le paiement en or, qui aurait pu accentuer le déséquilibre en faveur de l’URSS.

Cela a effectivement aggravé les conséquences des catastrophes climatiques en URSS, qui n’avait donc plus assez de réserves, dans ce cas.

C’est ce qu’explique l’historien et économiste Nikolaï Starikov, de façon résumée, dans cet article traduit en Français :

http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/

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Sinon, pour le reste, l’importation systématique de blé en URSS n’a commencé qu’avec Khrouchtchev, et comme conséquence de ses « réformes » contre-révolutionnaires, et notamment le démantèlement des Stations Machines-Tracteurs.

Luniterre

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Robert Bibeau Robert Bibeau 7 octobre 16:29

@ tous  

1) Dialogue de sourds où chacun radote ce qu’il a retenu de sa secte d’appartenance historique.

2) Quel est l’intérêt de y a-t-il à remâcher 100 après les faits les mêmes rengaines – les uns jurant ceci et les autres dénonçant cela et après 100 ans on recommencera pour le bicentenaire.

3) S’il est une chose qui devrait être faite en cette anniversaire – centenaire – c’est de réexaminer les fondements – les fondamentaux – de cette RÉVOLUTION SOCIALE. Pas le détail des événements – mais les fondements. Les classes sociales en présence – l’État de l’économie et du mode de production en Russie tsariste. Les grandes décisions importantes du point de vue économico-politique du pouvoir bolchevique. et quelques autres points tout aussi important comme le commerce de l’URSS, le développement industriel et agricole – la propriété – la finance en URSS bolchévique. 

4) De cette étude on pourra dire si ce fut une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE POUR L’ÉDIFICATION DU MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE ou une Révolution paysanne et bourgeoise pour l’Édification du mode de production socialiste ???  Mais qu’est-ce que le mode de production socialiste sinon le mode de production capitaliste d’État ?

5) En passant – un petit exercice sur lequel tous les ML trébuches – QUI POURRA UN JOUR NOUS EXPLIQUÉ COMMENT UN MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE –  menant soi-disant au mode de production COMMUNISTE trouve le moyen de se perdre en chemin et nous donner 50 fois sur cinquante une société bourgeoise-capitaliste ???  A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ???

Robert Bibeau   (« Les7duQuébec »)

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 17:44

@Robert Bibeau

…”1) Dialogue de sourds où chacun radote ce qu’il a retenu de sa secte d’appartenance historique.

« Socialisme=capitalisme d’Etat »

C’est la rengaine de tous les gauchistes depuis 100 ans, et c’est la votre aujourd’hui, comme hier, et depuis quelques temps, c’est à dire depuis que vous avez renié vous-même vos prétendues convictions ML de jadis…

Ce qui est bien votre droit, mais entonner cette rengaine gauchiste archi-usée ne vous qualifie pas forcément pour donner des leçons de « dialogue »…

…”2) Quel est l’intérêt de y a-t-il à remâcher 100 après les faits les mêmes rengaines – les uns jurant ceci et les autres dénonçant cela et après 100 ans on recommencera pour le bicentenaire.

Cet article ne vise pas à « remâcher » les faits, mais à résumer l’histoire de l’évolution des concepts des économistes soviétiques au fil du développement de l’URSS…

Un résumé n’est pas une thèse exhaustive, cependant, et par définition

…”3) S’il est une chose qui devrait être faite en cette anniversaire – centenaire – c’est de réexaminer les fondements – les fondamentaux
– de cette RÉVOLUTION SOCIALE. Pas le détail des événements – mais les fondements. Les classes sociales en présence – l’État de l’économie et du mode de production en Russie tsariste.

Le sujet de fond est l’histoire économique de l’URSS, et non celle du tsarisme. Si vous avez un bon article sur cet autre sujet, l’économie de l’époque tsariste finissante, proposez le…

…”Les grandes décisions importantes du point de vue économico-politique du pouvoir bolchevique.

Vous n’avez donc pas vraiment lu l’article, ou pas du tout compris, puisque cette question, l’évolution des fondamentaux de l’économie politique bolchévique, c’est le sujet qui mène à la conclusion… !

…”et quelques autres points tout aussi important comme le commerce de l’URSS, le développement industriel et agricole – la propriété – la finance en URSS bolchévique.

Encore une fois, c’est un résumé, portant sur la signification globale du socialisme en URSS dans le contexte d’hostilité mondiale.

Les sujets que vous évoquez sont abordés dans les articles plus spécialisés en liens, à la suite du texte et des sources, et vous les connaissez déjà et d’autant mieux que vous les avez republiés, pour la plupart, sur votre blog « 7duQuébec », où vous avez vous même déjà largement polémiqué avec moi, et donc je tends à penser que vous avez peu de mémoire où que vous aimez vous moquer des lecteurs…

 

…”4) De cette étude on pourra dire si ce fut une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE POUR L’ÉDIFICATION DU MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE ou une Révolution paysanne et bourgeoise pour l’Édification du mode de production socialiste ??? Mais qu’est-ce que le mode de production socialiste sinon le mode de production capitaliste d’État  ?

Ici, votre rengaine habituelle, qui se passe de commentaires…

…”5) En passant – un petit exercice sur lequel tous les ML trébuches – QUI POURRA UN JOUR NOUS EXPLIQUÉ COMMENT UN MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE – menant soi-disant au mode de production COMMUNISTE trouve le moyen de se perdre en chemin et nous donner 50 fois sur cinquante une société bourgeoise-capitaliste ??? A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ???

50 fois sur cinquante…

Et sur 100… ??

Le socialisme « trébuche » sous la pression de l’environnement capitaliste hostile, d’une part, et sous celle des divisions attisées par le même environnement, lorsqu’il s’étend sur un grand nombre de nations…

Et accessoirement, ce travail de sape et de division est grandement facilité par quelques agitateurs gauchistes qui relayent les mêmes rengaines depuis un siècle, à l’unisson, bien souvent, avec les attaques de la bourgeoisie, comme on l’a vu dans les débats précédents, dont celui-ci :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

(lien déjà cité à la suite de l’article)

 

Bonne lecture, ou re-, dans votre cas, M. Bibeau !

Luniterre

 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 9 octobre 06:37

@Robert Bibeau

 

« A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ??? »

Quel peut bien être le sens de cette supposée « pique finale » ?

 

Le constat est que la RPDC, avec très peu de moyens, et encore beaucoup moins que l’URSS autrefois, a néanmoins trouvé celui de résister à la pression impérialiste, montrant que c’est tout à fait possible, même pour une petite nation, si la volonté et la détermination politique sont là .

 

La survie de la RPDC est la négation vivante de toutes vous théories « gauchistes » et pseudo « prolétariennes » !

Et cela même en tentant d’y appliquer votre rengaine archi-éculée :
« Socialisme=capitalisme d’État »…

 

La nature de classe réelle de ce régime est pour le moins difficile à caractériser autrement que de manière purement arbitraire, faute de pouvoir faire une enquête sociologique valable sur place.

Sans aucun doute, cela ne vous arrêtera pas dans vos habituelles affirmations péremptoires, mais même dans le cas où il faudrait simplement tracer une égalité RPDC=bourgeoisie nationale bureaucratique, comparable à l’URSS khrouchtchévienne, voire à la Chine maoïste, cette survivance puissamment renouvelée reste une négation de vos thèses bidons.

 

Et pour en revenir à la question de départ de ce post, la réponse qui s’impose est simplement que la résistance de la RPDC vous « emm… », non seulement sur le plan de l’« analyse théorique » que vous prétendez développer, mais aussi sur le plan de vos nouveaux engagements politiques, objectifs, sinon bien concrets, du côté des ennemis de cette petite nation, celui des impérialistes !

 

Luniterre

 

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(soi même|attribut_html) soi même 8 octobre 00:18

( Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ? ) Après la lecture de L’Archipel du Goulag, et bien pour moi la réponse est sans appel , c’est non le communisme marxisme bolchevique est la mère du nazisme deux idéologies qui a eux seuls dépassent toute les barbaries antérieurs du XX siècles.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 8 octobre 07:18

@soi même

Il est évident que les excès, erreurs et aberrations de la répression en URSS sont à critiquer, mais cela justifie-t-il cet amalgame avec le nazisme, que vous faites, ou que, plus vraisemblablement, vous empruntez à la propagande actuelle du système ?

N’avez vous lu que ce seul livre de Soljenitsyne, et pensez vous qu’ll s’agit vraiment d’histoire ?

Effectivement, cela nous a été présenté plus ou moins comme tel, surtout à l’époque de sa parution, où les ouvrages de cet auteur, et avec son approbation, on été largement utilisés dans les campagne de propagande anti-soviétiques de cette époque.

Mais aujourd’hui, utiliser Soljenitsyne pour assimiler URSS et Allemagne nazie devient difficile…

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec le temps et le développement de son œuvre, la vraie nature de la démarche de Soljenitsyne s’est révélée pour ce qu’elle était vraiment, celle d’un ultra-réactionnaire et antisémite, en fait…

En dépit de son talent littéraire, qui est bien réel, cela réduit, et même considérablement, l’« historicité » prétendue de sa démarche…

L’histoire de la Russie, racontée par Soljenitsyne, c’est un peu comme l’histoire de France qui aurait été racontée par L.F. Céline sous le régime de Vichy…

Notez bien que, personnellement, je préfère de beaucoup Soljenitsyne, comme écrivain, que Céline…

Soljenitsyne est d’abord, par son œuvre, un défenseur de la langue russe, indépendamment de son contenu politique discutable, alors que Céline, en voulant substituer la langue parlée à la littérature elle-même, a grandement contribué à l’abaissement général du niveau culturel en France, et à la promotion d’une nouvelle « littérature » généralement au rabais.

Pour en revenir à Soljenitsyne, si vous avez un doute, il vous faut lire cet ouvrage majeur dans son œuvre :

DEUX SIÈCLES ENSEMBLE 1795-1995

TOME 1 Juifs et Russes avant la révolution

TOME 2 Juifs et Russes pendant la période soviétique

 

En intégral, les 2 volumes en un seul doc PDF, c’est ici, en prime pour vous… :

https://www.barruel.com/soljenitsyne-deux-siecles-ensemble.pdf

Le caractère antisémite de l’œuvre de Soljenitsyne est discuté par de nombreux critiques, mais ne fait guère de doute…

Ceux qui le nient encore sont, paradoxalement (…ou logiquement ?), ceux qui veulent continuer d’en faire une arme de propagande pro-occidentale, et tenter encore d’assimiler communisme et nazisme…

Ce caractère antisémite est attesté aussi bien par ceux qui combattent cette aberration que par les antisémites eux-mêmes, qui utilisent maintenant son œuvre pour en faire l’apologie…

Quelques exemples :

 

Critique de l’antisémitisme :

Revue des études slaves

Alexandre Soljénitsyne, Deux siècles ensemble : 1795-1995. « Mais quand même… » __ Antoine Levy

http://www.persee.fr/docAsPDF/slave_0080-2557_2004_num_75_3_6922.pdf

L’ANTISÉMITISME EN RUSSIE, DE CATHERNE II À POUTINE __JJ Marie

http://excerpts.numilog.com/books/9782847342987.pdf

 

Dans le fan club antisémite de Soljenitsyne :

http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/2015/08/quand-alexandre-soljenitsyne-publiait-une-analyse-des-protocoles-des-sages-de-sion.html

http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/2015/05/deux-siecle-ensemble-juifs-et-russes-pendant-la-periode-sovietique-le-livre-censure-de-alexandre-soljenitsyne-car-juge-antisemite.ht

Lettre d’Informations Economiques Stratégiques Internationales

http://vivresansogm.org/piecesjointesdes/lettre-209-pdf.pdf

 

A noter que la « validation » par Soljenitsyne des « protocoles des sages de Sion », qui porte sur le fond, et non sur l’origine du document, n’a jamais été sérieusement réfutée, et elle semble donc avérée.

Question en débat à la suite de :

http://www.contrelitterature.com/archive/2010/10/26/mensonge-sovietique-et-verite-romanesque.html

Comme vous pourrez le constater aisément, l’ensemble des sources, ici, est anticommuniste, sauf pour JJ Marie, qui est trotskyste, ce qui ne fait guère de différence, à mon avis…

En tous cas, beaucoup de lecture, si vous désirez vraiment comprendre !

Luniterre

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Où en est l’Amérique… Et comment nous y allons…!!

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Où en est l’Amérique

Et comment nous y allons…!!

(+Vidéo)

There Are Large Parts Of America Being Left Behind…

 

EXTENSION PRECARITE USA

 

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(Version française)

Précarisation US : 4,3% de chômeurs… mais 53,4% d’Américains précarisés !

On s’en doutait un peu, mais ça va mieux en le démontrant : selon un rapport de The Economic Innovation Group, la précarisation économique de la population américaine ne cesse de s’aggraver et de s’étendre.

Ce rapport, intitulé « Distressed communities », a évalué la situation économique de la population américaine selon sept critères :

  • absence de diplôme d’études secondaires
  • taux d’inoccupation des logements
  • adultes sans emploi
  • taux de pauvreté
  • revenu médian
  • évolution de l’emploi
  • changement dans les établissements d’affaires

Quatre constats impitoyables

  1. la répartition géographique entre les précaires (distressed), ceux qui sont en voie de le devenir (at risk to mid-tier) et ceux qui sont à l’abri du besoin (comfortable) est irrégulière, mais manifeste :
Répartition géographique de la richesse aux États-Unis
Répartition géographique de la richesse (ou de la pauvreté !) aux États-Unis

2. La précarisation des populations américaines a énormément augmenté depuis 2000.

Augmentation de la précarisation par États américains depuis 2000
Augmentation de la précarisation par États américains depuis 2000 (en pourcentage)

3. Le pourcentage de la population vivant en état de total détresse (distressed) diffèrent selon les États, mais peut atteindre des pourcentages impressionnants. Exemple : 43% des habitants de l’État du Mississipi sont en situation de détresse absolue.

Pourcentage de la population vivant en situation de détresse dans chaque État américain

4. 54,3% de la population des États-Unis est aujourd’hui en voie de précarisation ou en détresse. NB : vous constaterez la différence entre ce taux de précarisation et le taux officiel de chômage annoncé par les autorités américaines – 4,3% ! – ce qui en dit long sur la valeur du travail dans ce pays des « droits de l’homme ».

Répartition de la population selon la situation économique (en pourcentage)
Répartition de la population selon la situation économique (en pourcentage)

=> Source de l’info : Zero Hedge

Source VF: https://yetiblog.org/usa-precarisation-population/

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(Vidéo-France)

MACRON OFFRE UNE PORSCHE À 280000 FRANÇAIS !

Macron offre une Porsche à 280000 Français ! Vraiment ? Et oui, le budget validé par Macron, c’est 92500 euros en plus pour les 1% des Français les plus riches en 5 ans. En moyenne, c’est 1500 euros en plus par mois en plus pour les plus riches, nous révèle un rapport d’Oxfam. L’Etat n’a plus d’argent ? Alors pourquoi ces cadeaux massifs ? Même le FMI dit qu’enrichir les plus riches maintenant DIMINUE la croissance, et c’est pourtant pas des critiques sévères…!

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A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

us-christmas

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Solidarité avec la lutte du peuple colombien pour la paix et la justice sociale !!

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Solidarité avec la lutte

du peuple colombien

pour la paix et la justice sociale !!

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Le gouvernement Colombien doit garantir la protection des syndicalistes !

Si le message ne s’affiche pas correctement, accédez à la version en ligne.

Peuples solidaires actionaid
Je signe
Peuples solidaires actionaid

Le 1er juillet dernier, Alberto Román Acosta González, président de section de l’Union nationale des travailleurs de l’agro-industrie (SINTRAINAGRO) de Colombie, a été assassiné. Son nom s’ajoute à la longue liste des 156 syndicalistes et défenseurs·ses des droits tué·e·s depuis le mois de mars 2016 en Colombie. Depuis sa création, le syndicat apporte son soutien aux initiatives de négociations de paix amorcées dans le pays, ce qui l’a conduit à devenir une cible directe des groupes armés qui y sont opposés.

Productrice de bananes, de café, d’huile de palme, de fleurs coupées et de canne à sucre, la Colombie mise sur l’exportation de ses produits agricoles. En 2016, ses exportations de fruits tropicaux et subtropicaux vers la France ont par exemple représenté 49,2 millions d’euros. Mais la manne financière générée par ces exportations bénéficie peu aux travailleurs·ses du secteur.

Notre partenaire SINTRAINAGRO en appelle donc à notre solidarité pour soutenir ses demandes au gouvernement colombien.

Signez cette pétition pour exiger du gouvernement Colombien l’ouverture d’une enquête exhaustive et transparente sur ce meurtre ainsi que la protection de celles et ceux qui défendent des droits sociaux en Colombie

Dites Stop !


JE SIGNE CETTE PÉTITION

Face à cette situation votre mobilisation est indispensable !

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THE KILLING OF HISTORY

 

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THE KILLING OF HISTORY

 

21 September 2017

graveside.jpg

The lone survivor of an all-women anti-aircraft battery

near Hanoi. Most were teenagers. (Photo: John Pilger 1975)

 

By John Pilger

 

One of the most hyped « events » of American television, The Vietnam War, has started on the PBS network. The directors are Ken Burns and Lynn Novick. Acclaimed for his documentaries on the Civil War, the Great Depression and the history of jazz, Burns says of his Vietnam films, « They will inspire our country to begin to talk and think about the Vietnam war in an entirely new way ».

In a society often bereft of historical memory and in thrall to the propaganda of its « exceptionalism », Burns’ « entirely new » Vietnam war is presented as « epic, historic work ». Its lavish advertising campaign promotes its biggest backer, Bank of America, which in 1971 was burned down by students in Santa Barbara, California, as a symbol of the hated war in Vietnam.

Burns says he is grateful to « the entire Bank of America family » which « has long supported our country’s veterans ».  Bank of America was a corporate prop to an invasion that killed perhaps as many as four million Vietnamese and ravaged and poisoned a once bountiful land. More than 58,000 American soldiers were killed, and around the same number are estimated to have taken their own lives.

I watched the first episode in New York. It leaves you in no doubt of its intentions right from the start. The narrator says the war « was begun in good faith by decent people out of fateful misunderstandings, American overconfidence and Cold War misunderstandings ».

The dishonesty of this statement is not surprising. The cynical fabrication of « false flags » that led to the invasion of Vietnam is a matter of record – the Gulf of Tonkin « incident » in 1964, which Burns promotes as true, was just one. The lies litter a multitude of official documents, notably the Pentagon Papers, which the great whistleblower Daniel Ellsberg released in 1971.

There was no good faith. The faith was rotten and cancerous. For me – as it must be for many Americans – it is difficult to watch the film’s jumble of « red peril » maps, unexplained interviewees, ineptly cut archive and maudlin American battlefield sequences.

In the series’ press release in Britain – the BBC will show it – there is no mention of Vietnamese dead, only Americans. « We are all searching for some meaning in this terrible tragedy, » Novick is quoted as saying.  How very post-modern.

All this will be familiar to those who have observed how the American media and popular culture behemoth has revised and served up the great crime of the second half of the twentieth century: from The Green Berets and The Deer Hunter to Rambo and, in so doing, has legitimised subsequent wars of aggression. The revisionism never stops and the blood never dries. The invader is pitied and purged of guilt, while « searching for some meaning in this terrible tragedy ». Cue Bob Dylan: « Oh, where have you been, my blue-eyed son? »

I thought about the « decency » and « good faith » when recalling my own first experiences as a young reporter in Vietnam: watching hypnotically as the skin fell off Napalmed peasant children like old parchment, and the ladders of bombs that left trees petrified and festooned with human flesh. General William Westmoreland, the American commander, referred to people as « termites ».

In the early 1970s, I went to Quang Ngai province, where in the village of My Lai, between 347 and 500 men, women and infants were murdered by American troops (Burns prefers « killings »). At the time, this was presented as an aberration: an « American tragedy » (Newsweek ). In this one province, it was estimated that 50,000 people had been slaughtered during the era of American « free fire zones ». Mass homicide. This was not news.

To the north, in Quang Tri province, more bombs were dropped than in all of Germany during the Second World War. Since 1975, unexploded ordnance has caused more than 40,000 deaths in mostly « South Vietnam », the country America claimed to « save » and, with France, conceived as a singularly imperial ruse.

The « meaning » of the Vietnam war is no different from the meaning of the genocidal campaign against the Native Americans, the colonial massacres in the Philippines, the atomic bombings of Japan, the levelling of every city in North Korea. The aim was described by Colonel Edward Lansdale, the famous CIA man on whom Graham Greene based his central character in The Quiet American.

Quoting Robert Taber’s The War of the Flea, Lansdale said, « There is only one means of defeating an insurgent people who will not surrender, and that is extermination. There is only one way to control a territory that harbours resistance, and that is to turn it into a desert. »

Nothing has changed. When Donald Trump addressed the United Nations on 19 September – a body established to spare humanity the « scourge of war » – he declared he was « ready, willing and able » to « totally destroy » North Korea and its 25 million people. His audience gasped, but Trump’s language was not unusual.

His rival for the presidency, Hillary Clinton, had boasted she was prepared to « totally obliterate » Iran, a nation of more than 80 million people. This is the American Way; only the euphemisms are missing now.

Returning to the US, I am struck by the silence and the absence of an opposition – on the streets, in journalism and the arts, as if dissent once tolerated in the « mainstream » has regressed to a dissidence: a metaphoric underground.

There is plenty of sound and fury at Trump the odious one, the « fascist », but almost none at Trump the symptom and caricature of an enduring system of conquest and extremism.

Where are the ghosts of the great anti-war demonstrations that took over Washington in the 1970s? Where is the equivalent of the Freeze Movement that filled the streets of Manhattan in the 1980s, demanding that President Reagan withdraw battlefield nuclear weapons from Europe?

The sheer energy and moral persistence of these great movements largely succeeded; by 1987 Reagan had negotiated with Mikhail Gorbachev an Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty (INF) that effectively ended the Cold War.

Today, according to secret Nato documents obtained by the German newspaper, Suddeutsche Zetung, this vital treaty is likely to be abandoned as « nuclear targeting planning is increased ». The German Foreign Minister Sigmar Gabriel has warned against « repeating the worst mistakes of the Cold War… All the good treaties on disarmament and arms control from Gorbachev and Reagan are in acute peril. Europe is threatened again with becoming a military training ground for nuclear weapons. We must raise our voice against this. »

But not in America. The thousands who turned out for Senator Bernie Sanders’ « revolution » in last year’s presidential campaign are collectively mute on these dangers. That most of America’s violence across the world has been perpetrated not by Republicans, or mutants like Trump, but by liberal Democrats, remains a taboo.

Barack Obama provided the apotheosis, with seven simultaneous wars, a presidential record, including the destruction of Libya as a modern state. Obama’s overthrow of Ukraine’s elected government has had the desired effect: the massing of American-led Nato forces on Russia’s western borderland through which the Nazis invaded in 1941.

Obama’s « pivot to Asia » in 2011 signalled the transfer of the majority of America’s naval and air forces to Asia and the Pacific for no purpose other than to confront and provoke China. The Nobel Peace Laureate’s worldwide campaign of assassinations is arguably the most extensive campaign of terrorism since 9/11.

What is known in the US as « the left » has effectively allied with the darkest recesses of institutional power, notably the Pentagon and the CIA, to see off a peace deal between Trump and Vladimir Putin and to reinstate Russia as an enemy, on the basis of no evidence of its alleged interference in the 2016 presidential election.

The true scandal is the insidious assumption of power by sinister war-making vested interests for which no American voted. The rapid ascendancy of the Pentagon and the surveillance agencies under Obama represented an historic shift of power in Washington. Daniel Ellsberg rightly called it a coup. The three generals running Trump are its witness.

All of this fails to penetrate those « liberal brains pickled in the formaldehyde of identity politics », as Luciana Bohne noted memorably. Commodified and market-tested, « diversity » is the new liberal brand, not the class people serve regardless of their gender and skin colour: not the responsibility of all to stop a barbaric war to end all wars.

« How did it fucking come to this? » says Michael Moore in his Broadway show, Terms of My Surrender, a vaudeville for the disaffected set against a backdrop of Trump as Big Brother.

I admired Moore’s film, Roger & Me, about the economic and social devastation of his hometown of Flint, Michigan, and Sicko, his investigation into the corruption of healthcare in America.   

The night I saw his show, his happy-clappy audience cheered his reassurance that « we are the majority! » and calls to « impeach Trump, a liar and a fascist! » His message seemed to be that had you held your nose and voted for Hillary Clinton, life would be predictable again.

He may be right. Instead of merely abusing the world, as Trump does, the Great Obliterator might have attacked Iran and lobbed missiles at Putin, whom she likened to Hitler: a particular profanity given the 27 million Russians who died in Hitler’s invasion.

« Listen up, » said Moore, « putting aside what our governments do, Americans are really loved by the world! »

There was a silence.

 

http://johnpilger.com/articles/the-killing-of-history

 

Note du camarade Do, sur son site VLR :

 

 

La photo qui illustre le paquet contenant les 3 DVD de propagande pro-américaine montre bien le but de cette série : le Vietnamien est le reflet de l’américain, ils sont donc à égalité dans la saloperie, les tords sont soit-disant partagés. Cependant, si le vietnamien Marche sur la tête, l’américain se tient bien droit sur ses pieds, donnant ainsi finalement raison à l’impérialisme américain.

Il s’agit avant tout de faire oublier que ce ne sont pas les Vietnamiens qui ont bombardé l’Amérique du Nord mais les Américains qui ont bombardé le Nord-Vietnam avec des bombes, du napalm et des dioxines renommées « agent orange » par leur fabriquant Monsanto, .

« On » essaie de nous faire croire aussi qu’Ho Chi Min était une ordure, ce qui est évidemment faux, puisque si c’était vrai il n’aurait jamais été rejoint par l’ensemble du peuple Vietnamien pour gagner cette horrible guerre impérialiste américaine.

http://mai68.org/spip2/spip.php?article767

 

 

Là où

le

Complotisme

a

commencé…

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why 1&1..

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WHY 3

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WHY 4

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And so on …

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« Ce que j’avoue franchement et revendique même sans le moindre détour …

 

 

 

« Ce que

j’avoue franchement

et revendique même sans le moindre détour …

 

A nouveau à propos du « Capitalisme d’État » en URSS…

 

 

Parmi tous les égouts de l’anticommunisme et de l’anti-soviétisme, dont les bondes sont à nouveau grandes ouvertes, à l’occasion du centenaire d’Octobre, se trouvent des détritus, des boues qui elles-même se présentent comme « rouges » pour mieux se déverser dans les médias ayant une audience supposée « de gauche »… et certaines de ces « productions » échouent parfois là où on ne les attend pas forcément…

Ainsi un livre à vocation supposée « historique » du (très…) « décroissant » Paul Ariès, roue de secours « écologique » de la « France Insoumise », « secours » aux idées pour le moins confusionnistes, vient de paraître, avec pour titre :

Les Rêves De La Jeune Russie Des Soviets

et comme sous-titre :

Une Lecture Antiproductiviste De L’histoire Du Stalinisme

Ce qui donne davantage le ton supposé de l’ouvrage…

Mais si l’on avait encore un doute, dans sa « préface », Pierre Zarka, un de ces étonnants « communistes dissidents », ancien député du PCF et ancien directeur du journal « l’Humanité », excusez du peu, fait l’éloge du bouquin dans des termes que ne renierait pas un Stéphane Courtois, grand inspirateur anticommuniste du « Livre noir » !

Et finalement, pour la « promotion de cette œuvre », circule dans les médias une « interview » de l’auteur par la revue « Les Z’indigné(e)s », dont il est lui-même le directeur, en fait, selon Wikipedia…

C’est bien connu, on n’est jamais mieux servi que par soi-même !!

Dans l’art de se servir la soupe, c’est peut-être un modèle du genre, mais il n’en provoque pas moins quelques réactions assez clairvoyantes dans la rubrique des commentaires, où le débat reprend donc sur des bases plus sérieuses que dans la pseudo-« interview », de par le fait…

Dans la mesure où il s’agit du modèle de développement des premières années de l’URSS, la sempiternelle question du « capitalisme d’État » revient inévitablement sur le tapis, et avec elle, l’un de ses grands manipulateurs habituels, à savoir « CN46400 », grand zélateur du « socialisme à la chinoise »… Dans l’un des posts où il répond à un trotskyste, il en rajoute d’entrée une couche dans la déformation anti-marxiste sur le sujet…

EXTRAITS :

 

19/09/2017 à 15:31 par CN46400

 

@ Lequenne Aussi bêtement, la Nep est donnée comme le retour à l’économie bourgeoise, alors qu’il s’agissait seulement de revenir, transitoirement, pour un moment limité, à l’économie de marché, dans les productions d’urgence, avec des risques, pris consciemment.

Désolé mais la thèse de la NEP « transitoire » est archi-fausse et a été diffusée par Staline et les post staliniens pour rallier le fantôme de Lénine au « socialisme dans un seul pays ». « Epluchez » les tomes 32,33,34,35,42,45 des OC de Lénine et vous constaterez que pour lui c’est une politique engagée pour « plusieurs générations ». Par exemple, il propose à un consortium de capitalistes américain l’exploitation de la presqu’ile du Kamchaka (la moitié de la France) pour 60 ans, avec une bases militaire pour se protéger des japonnais…

(…)

21/09/2017 à 00:50 par Luniterre

Bonsoir à tous, Je me permets de revenir encore sur la présentation que CN46400 fait de la NEP et du capitalisme d’État. C’est déjà une polémique ancienne entre nous, mais d’une part, tout le monde ne la connait pas forcément, et d’autre part, cela concerne exactement le sujet de l’article et du livre qu’il est sensé vanter (fort piteusement, vu d’ici, ce qui est plutôt une bonne chose, en fait…).

Quoi qu’il en soit une approche matérialiste dialectique de la NEP doit tenir compte de l’évolution du réel, sur le terrain, et non uniquement de projections livresques et donc dogmatiques. C’est en 1918 que Lénine définit le capitalisme d’État, et c’est sur son texte de 1918 qu’il revient, en 1921 et ensuite, pour affiner sa conception du capitalisme d’État. L’intervalle 1918-1921, c’est la fin de la guerre civile, que Lénine avait donc cru proche en 1918, mais qui l’a donc amené à reporter ce projet, précisément, déjà, en fonction de cette évolution du réel.

Néanmoins, le principe en est clair : le capitalisme d’État n’est pas, en soi, un mode de production spécifique, mais un type de relation entre l’État prolétarien, qui contrôle déjà et conserve un secteur économique socialiste dominant, et différents secteurs privés ou d’« économie mixte » (joint-ventures avec capitalistes étrangers ou entreprises mixtes avec participation d’industriels russes).

Le cas de la paysannerie est quant à lui particulier et ne peut pas se comparer à ce que nous connaissons en occident. Il faut d’abord rappeler qu’avec la Révolution d’Octobre et son Décret sur la Terre, toute les terres sont devenues, de droit, propriété de l’État.Ensuite il faut ausi et surtout rappeler que la petite paysannerie russe survivait encore sur le mode villageois communautaire du « mir », où les terres sont attribuées aux familles en fonction des besoins. Et donc sans réelle propriété privée, mais par un système de « concessions » relativement démocratique, même s’il s’agissait surtout de partager une misère, les meilleures terres appartenant à la noblesse.

Ensuite, il faut rappeler que la « réforme » de Stolypine visait à démanteler le « mir » pour créer une classe de paysans capitalistes « moyens », honnie également par les paysans du mir et par la noblesse, dont elle précipitait le déclin. (>>>1911, assassinat de Stolypine par un SR, semble-t-il…)

Néanmoins, la classe des koulaks apparaît et se développe en accaparant des terres par tous moyens, et donc illégaux, juridiquement, à partir de la Révolution d’Octobre. Le slogan « la terre à ceux qui la travaillent » se comprenait donc d’abord, pour le petit paysan, comme une restauration et une extension systématique du principe du mir, et rentrait donc déjà potentiellement en conflit avec les koulaks. On connait la suite, mais on « oublie » cette réalité qui en est l’une des causes… Le kolkhoze était donc, finalement, contre le koulak, le substitut incontournable du mir.

Dans ses textes sur la NEP, Lénine évoque parfois une durée d’une dizaine d’années ou plus, « dix ou vingt ans », dans un cas, même, effectivement (« De la coopération »). Mais en quoi cela nous aide-t-il ? La situation au moment de ces textes, c’est encore le début de la NEP, et lorsque la crise économique engendrée par la NEP éclate vraiment, Lénine n’est plus là pour en parler et il est donc vain de spéculer sur ce qu’il en aurait pensé. Le texte initial de 1918 nous montre précisément qu’il tenait d’abord compte de l’évolution du réel et savait y adapter sa ligne politique. On ne voit pas pourquoi il en aurait été autrement face à la crise de la NEP.

D’après nos polémiques, les propos de CN46400 sur le sujet « NEP/capitalisme d’État » visent fondamentalement à justifier son allégeance au « socialisme de de marché » du PC chinois, qui n’est, en fait, qu’une forme assez classique de capitalisme monopoliste d’État, reposant sur la domination du capital financier, surtout et y compris, au plus haut niveau du « parti », principal centre de la spéculation, depuis les accords Mao-Kissinger, en 1972. Aucun rapport avec la NEP, donc, en réalité… Quant au « capitalisme d’État » maoïste, il devient directement capitalisme financier « international », et principalement US, dès 1972…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

Bonne lecture,

Luniterre

 

 

21/09/2017 à 08:26 par CN46400

 

@ Luniterre Sans l’avouer franchement, vous défendez la politique stalinienne (1927-1953) Ce faisant vous négligez l’évolution défaillante des force productives non militaires. La révolution sociale sans « beurre dans les épinards » ne présente, pour les prolos, aucun intérêt. Surtout si leur frères de classe vivent mieux dans les contrées qui ont échappé à cette révolution. Eltsine fût le dernier produit de cette situation !

La force de travail n’est pas qu’une question de nombre, c’est aussi une question de compétences et d’expériences. Or, ce « transfert de technologie » ne s’obtient pas seulement par des décisions d’un bureau politique mais par la mise au travail de haute technicité d’un max de prolos. C’était l’objet n°1 de la NEP. « Nous avons assez de pouvoirs, mais pas assez de savoirs que nous n’obtiendrons pas par surprise, il faut négocier avec la bourgeoisie » (Lénine) Et je peut multiplier les citations… J’observe que vous ne traitez jamais ce sujet !

Quand à la Chine de Mao, comme celle de Deng, totalement différentes, votre position, systématiquement alignées sur celle de Staline (1927-commune de Shangai, voir Malraux dans la « Condition humaine »), elle a des allures de posture de « grand russien » dixit Lénine qui, curieusement, tablait aussi, avant de disparaître, sur une révolution en Chine et aux Indes…Mais je rappelle que les résultats sociaux du régime chinois actuel sont incomparables avec ceux obtenus par le stalinisme et le post-stalinisme réunis. Et ce avec des dépenses militaires, et para militaires bien plus raisonnables que celles de l’URSS stalinienne (1927-1991).

 

21/09/2017 à 18:08 par Luniterre

 

Ce que j’avoue franchement et revendique même sans le moindre détour, c’est que j’utilise la méthode dialectique au sens premier du terme, celui qui dit que ce sont les infrastructures qui conditionnent et commandent aux superstructures, principalement, et que l’action en retour, celle des superstructures sur les infrastructures, doit d’abord et avant tout tenir compte de l’évolution réelle de celles-ci.

C’est la base du marxisme, et donc celle du ML, par voie de conséquence, et c’est ce qu’on fait et Lénine et Staline, dans les circonstances où ils se sont trouvés.

Ni l’un ni l’autre ne sont exempt d’avoir commis des erreurs de jugement ici où là, et Staline a eu à faire face sur une durée beaucoup plus longue, comme dirigeant au pouvoir.

C’est donc le bilan global, qu’il faut faire, en considérant les principaux virages de l’histoire.

Cela n’exclut pas d’examiner les « ratés » et les erreurs, bien au contraire et pour en tirer les leçons, mais les principaux virages ont été pris aussi bien que possible, vu l’urgence des situations ! Ils ont parfois entrainé des drames et même des tragédies, mais le bilan de l’histoire montre qu’ils étaient incontournables.

« Plus de beurre et moins de canons », c’est exactement, sous une autre forme, à peine différente, ce que veulent nous « chanter » l’article et le livre vanté ci-dessus…

En réalité, c’eut été la voie de la capitulation et de la collaboration de classe…

Actuellement, le bilan, dans la mémoire des Russes, c’est, même selon les sondages US, que plus de 55% des Russes ont une opinion positive, aussi bien globalement, de la période soviétique, avant perestroïka, que de l’œuvre de Staline et de sa période.

La déchéance concerne donc essentiellement la période Gorbatchev/Eltsine, mais la sape lente de l’économie soviétique a commencé effectivement dès Khrouchtchev. Parler d’ »URSS stalinienne » de 1927à 1991, cela prête simplement à sourire et montre votre peu de rigueur historique, et ici un « emprunt » au simplisme idéaliste et anti-dialectique trotskyste.

La comparaison que vous tenez à faire avec la Chine est en réalité tout à fait sans objet, et vous le savez pertinemment… Le prétendu « socialisme » de Mao, commencé avec le tragique « grand bond en avant » n’a donc jamais existé au sens marxiste d’une économie de transition, tout à fait impossible à développer avec ce système de « communes populaires » qui s’est prolongé, dans les campagnes, jusqu’au milieu des années 80, handicapant durablement, et encore maintenant, selon les experts, l’agriculture chinoise. Concernant l’industrie, c’est un capitalisme comprador des plus classiques qui a permis l’essor de l’industrie chinoise, inféodée financièrement à l’impérialisme US.

Et même si l’on veut comparer ces deux histoires de développement économique, l’une socialiste, jusqu’au début des années 50, et l’autre capitaliste « nationale » maoïste, puis comprador, et finalement financière actuelle, le taux de développement le plus rapide penche nettement du côté de l’URSS, malgré ses défauts…

Depuis la fin de la NEP, 1929, jusqu’à sa capacité à résister à l’Allemagne nazie au point de la faire reculer devant Moscou, fin 1941, il ne se passe que 12 ans…

Et même si l’on remonte à la fin de la guerre « civile » et au début de la NEP, cela ne fait encore que 20 ans.

La Chine n’est la seconde puissance mondiale que depuis peu de temps, et depuis 1949 et la prise du pouvoir par Mao, cela fait donc 68 ans…

Même si l’on part de la prise de contrôle « économique » par Deng Xiaoping en 1980, cela fait déjà 37 ans…!

Il n’y a donc pas photo…

De plus, de 1945 à 1955, l’URSS s’est encore trouvée à reconstruire, pour l’essentiel, en une dizaine d’année…!  

Et à partir de Khrouchtchev et son XXème Congrès révisionniste, il a encore fallu 35 ans de travail de sape pour venir à bout de cette œuvre, aujourd’hui inscrite à jamais, avec sa grandeur et ses épreuves, dans la mémoire russe, ne vous en déplaise…

Il ne s’agit pas, pour autant, de rebâtir à l’identique, mais de tirer les leçons positives et utiles pour notre siècle, et non de les traiter par le mépris, pour justifier le reniement et/ou la déformation des fondamentaux du ML et le ralliement au système capitaliste.

Luniterre

 

Source des extraits:

https://www.legrandsoir.info/paul-aries-les-reves-de-la-jeune-russie-des-soviets-une-lecture-antiproductiviste-de-l-histoire-du-stalinisme.html