Catch à 4 pour l’Élysée, …Chronique du pire et du moins pire du pire ! (Suite)

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 Catch à 4

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 Pour l’Élysée

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Chronique du pire

et du moins pire du pire…

 

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A moins de quinze jours du premier tour, récapitulons…


Après le quinquennat « désastreux » de François Hollande, l’affaire semblait entendue…


La « gauche » sociale-démocrate avait fait son tour de piste au service du capital, et en ressortait électoralement lessivée…
Les médias « mainstream » n’avaient visiblement même plus pour consigne de lui sauver la face et la mise, mais simplement de préparer l’opinion à un retour de la droite, présentée avec un air de « renouvellement », exercice pour le moins très difficile à exécuter, vu la batterie de casseroles en arrière cuisine…

Juppé, malgré son côté « sur le retour » semblait devoir remplir le rôle du « vieux singe-vieux sage expérimenté », ayant purgé ses fautes de « jeunesse », en quelque sorte…

Sarkozy, auteur d’un quinquennat tout aussi « désastreux » que celui de Hollande, n’était là, à priori, que pour permettre à Juppé d' »incarner un renouveau » par comparaison et par ailleurs tout à fait improbable…

 

Et lorsque nous mettons « désastreux » entre guillemets, tant pour Hollande que pour Sarkozy, il faut bien comprendre que « désastreux », ils ne le furent point, en réalité, pour le grand capital, qui retrouve les plus hauts de ses profits spéculatifs, avec un CAC40 naviguant au dessus des 5000 points, et très loin au dessus de la misère des prolétaires et du peuple, qui elle, n’a fait que s’accentuer sur toute la décennies, notamment avec l’accroissement du chômage.

 

Manque de chance pour la fraction bourgeoise libérale dominante, c’est la fraction la plus obscurantiste, avec le secours de l’arrière-garde catholique la plus réac de la « Manif pour tous » qui a court-circuité le débat et imposé l’inattendu Fillon, supposé, de plus et à priori, quasiment un « Monsieur Propre » de la politique…

Fort heureusement pour l’autre fraction, ce « Monsieur Propre » n’était évidemment qu’un véritable Tartuffe, et il fut d’autant moins difficile de le descendre en flamme avec la complicité médiatique habituelle…

Et de lui substituer la toute nouvelle roue de secours récemment expérimentée dans l’anti-chambre des cabinets élyséens et habilement « mise en réserve de la république », faisant le paon dans ses meetings « en marche » pour se parer vite fait des plumes d’une autre prétendue « nouveauté »!!

 

Et les autres…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/03/12/en-marche-vers-lelysee-chronique-du-pire-et-du-moins-pire-du-pire/

 

 

Et encore, dans tout cela, ne fallait-il pas « désespérer le peuple de gauche »…

Il fallait donc lui jeter un os à ronger, une misère à prétendument « partager équitablement », à défaut de pouvoir lui redonner du travail et des salaires décents…

C’était donc l’occasion d’introduire, avec le candidat Hamon, sur le marché des « idées nouvelles » et des « solutions miracles » charlatanesques et foireuses, le fameux « revenu universel » dont les financements devaient quasiment « tomber du ciel », avec l’invention de la « monnaie hélicoptère », qui n’en aboutissait pas moins, et au bas mot, à doubler le budget de l’État…

La baudruche étant donc néanmoins trop lourde pour franchement décoller, il a fallu, par cinq fois, revoir la copie et réduire la masse du financement « céleste »… Résultat final, ceux qui ont réellement besoin d’aide n’y gagnent, au mieux,  pratiquement rien, et y perdent carrément, dans bien des cas, pourtant les plus nécessiteux…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/04/hamon-tour-larnaque-en-ligne-et-sur-les-routes-de-france/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/05/ru-hamon-ca-ne-fonctionne-toujours-pas-et-pour-cause/

 


La descente aux oubliettes du candidat Hamon est donc l’une des premières bonnes nouvelles de cette campagne électorale, et si nous avons pu contribuer un tant soit peu à cette chute, que l’on espère définitive, c’est déjà un bel encouragement à continuer notre modeste intervention…!

Mais selon le principe bien connu des vases communicants, c’est donc la cinquième roue du carrosse, la roue keynésienne Mélenchon,
qui est remontée à la quatrième place, et même, avec élan et dans la foulée, à la troisième…, ramenant Fillon au rôle d’outsider, qui lui allait si bien, au départ…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/23/plan-melenchon-l-extreme-gauche-doit-choisir/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/25/sur-agoravox-le-keynesianisme-en-question-melenchon-keynes-or-not-keynes/

 

 

Mais avant d’étudier le rôle du nouvel outsider Mélenchon, voyons d’abord dans quel contexte il surgit…

En effet, dans tout ça, n’oublions pas que Marine Le Pen est restée aux avants-postes pendant toute la bataille, n’y laissant que très peu de plumes, malgré quelques casseroles retentissantes à l’échelle européenne…

Et malgré tout le bruit qu’elles font, elle reste pratiquement inamovible comme nouveau socle de la scène électorale française, n’ayant quasiment pas à intervenir pour s’y maintenir, tout comme Macron, du reste, qui semble remplir la fonction de président « potentiel » par défaut, en quelque sorte, du candidat originellement prévu  cet effet, à savoir Juppé… La nature réactionnaire du capitalisme ayant, elle aussi, horreur du vide.

Ce qui nous amène à cette première constatation, c’est que Marine Le Pen est bien, en réalité, la première véritable « roue de secours » du système qu’elle prétend combattre par sa démagogie, tout à fait à la manière de Trump, dont elle fait si justement, pour ce qui la concerne, une référence…

Mais cette position de force, elle l’occupe, en réalité, depuis déjà de longs mois, depuis qu’elle s’est trouvée placée en tête des sondages pour le premier tour, et même avant, depuis qu’elle est devenue la candidate incontournable du second tour…

Une question fondamentale de la situation politique actuelle reste donc: quel est la réalité du risque de mise en œuvre de cette roue de secours sociale-fasciste ?


On voit que dans le cas d’une confrontation avec Fillon, au second tour, son score peut déjà atteindre la barre des 45%.

Quand on imagine le concours de casseroles et de propos démagogiques que cela représente, potentiellement, on ne peut réellement en pronostiquer l’issue. D’autant moins que les positions sociétales ultra-réactionnaires de Fillon peuvent même repousser sur Le Pen une partie des électeurs « progressistes » sincèrement abusés par sa démagogie populiste et son entourage plus « libéral » sur ce plan…

Le pire n’étant donc décidément toujours lui-même qu’incertitude, on ne pourrait, en conséquence que considérer que d’un œil très favorable l’élimination possible du récent dernier du quatuor de tête, à savoir Fillon.

Pourtant, malgré le poids énorme de ses innombrables casseroles, l’ex « Monsieur Propre » de la droite française s’accroche, avec un socle ultra-réactionnaire renforcé par l’appuie ouvert des organisations du grand patronat français, qui font au passage un petit pied de nez à ceux de leurs amis banquiers qui sont derrière leur poulain Macron.

 C’est donc bien d’un match de catch à quatre, dont il s’agit désormais, pour ce premier tour, mais où chacun joue pour soi et pour sa place au second tour.

Compte tenu de l’incertitude des sondages, et de la persistance d’une grande indécision dans l’électorat, et pour cause, tout pronostic est désormais impossible et tous les observateurs en sont à considérer que les deux places de « candidats au second tour » se joueront autour de la barre des 20% dans ce premier tour, et sans pouvoir être certains du duo final.


Même si l’on considère qu’une fois au pouvoir marine Le Pen serait ramenée à des réalités pragmatiques, il n’en reste pas moins que l’on ne peut pas vraiment la considérer comme une sorte de Charlot féminin jouant pathétiquement avec un ballon France percé de toutes parts et jusqu’à dégonflement total.

 

 

 

On doit en effet se rappeler que son socle militant est aussi constitué d’une majorité des effectifs de la police, de la gendarmerie, de l’armée, et qu’elle aura les moyens de se maintenir au pouvoir en combinant autorité et démagogie, comme elle sait déjà si bien le faire. Voter Marine, ce n’est donc pas un essai pour rire. C’est, typiquement, un aller simple pour une aventure de type sociale-fasciste dont nul ne connait l’issue, nécessairement désastreuse et possiblement très lointaine. Un voyage qui ne vaut nullement d’être tenté, même pour ses éventuelles « leçons de l’expérience », comme certains « gauchistes » le prétendent. Celles du passé nous suffisent plus que largement, en la matière!

 

Comme on l’a vu, Fillon est pratiquement devenu son alter ego, en plus réac sur le plan sociétal. Maigre consolation, la durabilité de son pouvoir éventuel semble, par contre, des plus limitées…

 

Pour ce qui est de Macron, malgré sa « jeunesse » et son apparente « nouveauté », on voit bien qu’il est le candidat du consensus « mou » en apparence, attrape-tout, et prévu pour continuer exactement la même politique de recul social que celle qu’il a déjà impulsé en collaboration avec le social-démocrate Hollande. Il ne semblait devoir sa place dans les sondages que par sa fonction de barrage face aux deux précédents, et c’est donc, fort heureusement, un socle électoral des plus fragiles.

 

Le surgissement du keynésien Mélenchon est donc, tout comptes faits, et dans cette série « le moins pire du pire », une autre bonne nouvelle relative.
Face à Marine Le Pen, il semble également devoir l’emporter, et plus largement que Fillon, déjà.


Plus surement, aussi, car l’effet « vases communicants » entre les électorats-socles de Le Pen et Fillon pourrait très bien, et plus vraisemblablement, jouer en faveur de Le Pen.


Avec son keynésianisme, même s’il ne constitue pas une alternative réelle au capitalisme, Mélenchon peut constituer un frein, au moins provisoire, aux mesures anti-sociales les plus réactionnaires déjà mises en place, comme la Loi El Khomri, qu’il s’est engagé à abolir, et enfin, il reste opposé à ce faux « cache-misère » que constitue la perspective du « revenu universel », même et surtout dans sa dernière version, particulièrement ubuesque et notoirement injuste, même par rapport à son intention initiale.

 

Ce n’est certes pas grand chose, mais en sus de faire barrage au pire, y incluant Macron, continuateur de Hollande et Sarkozy, c’est toujours déjà ça de pris, et il faut donc encourager cette « percée », et même continuer d’enterrer la candidature Hamon, dans une stratégie évidente de « vases communicants » poussant encore Mélenchon en avant.

 

Quant à ceux qui sont encore tentés par le « vote de protestation », en faveur des candidats ultra-minoritaires, il est utile de rappeler que tant que le risque de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir existe, et c’est bien le cas, ce sont autant de voix de perdues pour l’antifascisme, et, pratiquement, autant de poids en plus pour les votes Lepénistes!


Et de plus, in fine, Mélenchon a en prime le courage de se prononcer contre l’escalade US en Syrie, et va même jusqu’à refuser de se prononcer sur l’origine des gaz mortels:
« Qui que ce soit qui les utilisent ce sont des criminels et nous voulons qu’ils soient punis »

Bien évidemment, cela mérite clarification, quand on commence à comprendre que l’origine des gaz est en fait, et très probablement, le fait d’une provocation US, à peine mieux ficelée que celle ayant déjà « permis » l’intervention en Irak.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/08/pour-la-syrie-une-question-urgente-dou-proviennent-les-gaz-mortels/


Mais actuellement, du reste, une telle clarification ne ressort pas davantage des interventions des candidats minoritaires « de protestation ».

Reste la question du « Frexit », dont il n’est probablement pas réellement partisan, mais cela ne constitue pas non plus un critère de rejet, tant on voit l’impasse sociale évidente où a déjà mené le « Brexit »!


Bien évidemment, pour le reste, il n’y a aucune illusion à cultiver sur le keynésianisme de Mélenchon, qui, dans ce genre déjà bien connu, ne peut que contribuer à retarder, tout au plus, les effets de la crise, mais certainement pas à enrayer les causes profondes, qui résident dans le principe de l’économie capitaliste elle-même.


Du moins, dans le rapport de force social actuel, très défavorable, depuis de longues années, au prolétariat et au peuple, est-ce un répit qui permette de réorganiser le mouvement ouvrier et populaire sur des bases nouvelles, et à partir de cette nouvelle résistance, ébaucher, de manière indépendante, une alternative politique au capitalisme et passer à la contre-offensive!

 


Luniterre

 

 

 

 

 

 

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