Résistance

Luttes sociales: de l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne

 Réédition pour mise à jour de la pétition AB6 >>>

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25691660

 

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Luttes sociales : de l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne

  Luttes sociales : de l'échec syndical à la Résistance Prolétarienne

Après une grève des transports publics la plus longue de l’histoire sociale en France, et alors que plus de 60% des travailleurs restent opposés à la « réforme », la « (…)

396 visites 7 fév. 2020 | 12 réactions | Luniterre   + Partager

 

 

 

 

 

Après une grève des transports publics la plus longue de l’histoire sociale en France, et alors que plus de 60% des travailleurs restent opposés à la « réforme », la « conférence de financement » est ouverte par le pouvoir, qui n’a concrètement rien cédé de significatif, sur le fond des problèmes existants.

Tous les syndicats y participent, qu’ils s’affirment « réformistes » ou « de lutte de classe ». En deux mois de cette lutte historique, et malgré le soutient populaire, leur stratégie est donc en échec.

L’argent reste le nerf de la guerre, y compris pour les luttes sociales. Pour l’instant, la victoire stratégique du pouvoir c’est d’avoir amené la totalité des « partenaires sociaux » à négocier sur la base qu’il a lui-même fixé, à 14% maximum de part du PIB pour le financement des retraites, et même moins au cas où le PIB viendrait à augmenter, avec la supposée « relance économique ».

Le but reste donc que la richesse créée profite toujours plus au Capital et toujours moins aux travailleurs, aux retraités.

En 1945, lorsque fut créé le système social actuel, et alors que la France était encore en ruine, et son économie quasiment au point mort, il a donc néanmoins été possible de créer un système de protection sociale parmi les plus performants du monde occidental.

Alors que les profits financiers viennent encore de battre un nouveau record, c’est ce système de protection sociale que le pouvoir actuel s’efforce donc de détruire, pour permettre au Capital de continuer sa course au profit.

La « France des riches » de 2020 est-elle donc en lutte contre la « France pauvre » de 1945 ? Pourquoi le rapport de force dans la lutte sociale ne met il pas un frein au plan destructeur du pouvoir macronien ?

La comparaison des situations entre 1945 et 2020 permet un bon constat de la réalité concrète mais induit également une erreur d’analyse grossière si on s’arrête simplement à ce constat.

Deux aspects, donc…

__ strictement comptable :
la productivité du travail a été démultipliée, depuis 1945, et la quantité de plus-value extraite du prolétariat aussi. Les chiffres récents des super-profits boursiers (dividendes) l’ont encore montré…

__ donc, oui, le capital a les moyens de payer, et les retraites et la Sécu, et les autres nécessités sociales encore insatisfaites, dont certaines urgentes, comme les hôpitaux… !

Alors, pourquoi ne cède-t-il sur quasiment rien ? Pourquoi a-t-il cherché un compromis et concédé des avancées en 1945, dans une France apparemment ruinée ???

__ Gérer, c’est prévoir…

__ En 1945, la France, apparemment ruinée, s’est néanmoins appuyée sur son empire colonial comme base arrière, tant militairement que économiquement, pour se reconstituer en tant que grande puissance au sortir de la guerre, et avec l’appui militaire et financier des USA.

__ Le capitalisme monopoliste d’Etat se transforme, les groupes financiers qui en restent les maîtres se reconstituent. Les perspectives de développement, entre métropole et empire colonial, sont immenses, et sont simplement en phase de « décollage imminent » en quelque sorte.

__ La reconstruction de l’impérialisme français passe donc par l’ « achat » de la paix sociale en métropole, afin de pouvoir se concentrer sur la restructuration de l’empire colonial, fragilisé par la guerre.

__ Dès le 8 Mai 1945, les massacres de Sétif, en Algérie, sont le signe de cette reprise en main, effectuée avec l’accord « tacite » du PCF, accord de « reconstruction » déjà potentiellement inclus dès la constitution du CNR lui-même, en Mai 1943.

__ Sur la base de cet accord de « reconstruction » impérialiste avec les dirigeants du PCF et de la CGT, les « concessions » sociales sont donc non seulement possibles, comme traites tirées sur les immenses plus-values à venir, mais tout simplement nécessaires à leur réalisation elle-même, pour le Capital.

__ Dans le contexte de 2020, la crise générale du système capitaliste-impérialiste est passée par là, et si l’on ne peut en refaire l’histoire en quelques mots, le constat est donc bien que la France capitaliste est désormais une puissance impérialiste déclinante qui s’arc-boute à ce qui lui reste de ses super-profits et n’a plus besoin d’un tel « compromis social » que fut celui du CNR.

__ Dans le contexte de crise actuel, la concurrence ne s’exacerbe pas seulement sur le plan économique et commercial au premier degré, ce qui reste malgré tout la base, comme on le voit avec le conflit USA-Chine, mais aussi et surtout, dans le domaine de la rentabilité des capitaux. Et dans ce domaine, la France est bien placée, voire même « championne du monde » et reconnue comme telle, en termes de dividendes financiers versés aux actionnaires.

Un « rang » que le Capital français n’ a donc aucune envie de lâcher, et auquel il est donc prêt à s’accrocher par tous les moyens. Ce qui explique également la violence disproportionnée de la répression.

Dans ce contexte, la perspective des luttes sociales en France ne peut plus être le « compromis social », devenu impossible, mais bien l’alternative anticapitaliste, c’est à dire le passage direct et rapide à la transition réellement socialiste prolétarienne, par l’intensification de la lutte des classes et sa réorganisation autour, désormais, de cet objectif politique, seule solution réelle et durable à la crise.

En effet, retrait de plus en plus improbable de l’âge pivot ou prétendu « retrait » du projet, c’est toujours en pratique le spectacle syndical qui est en marche au service du Capital !

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste, à l’évidence, celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entend réellement remettre en cause.

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

Au final tout ce petit monde se retrouve donc comme prévu pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

Et les prolos sont encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale trouve encore ainsi le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

Les critères syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, et c’est précisément ce rempart qu’il faut donc franchir pour avancer à nouveau vers le progrès social, mais, désormais, sur une base réellement anticapitaliste.

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, au cours de cette prétendue « conférence de financement », il restera dans les limites imparties par le Capital , et il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ, « pivot » ou non, ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien : dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant d’avoir atteint un âge canonique.

Au lieu d’un « âge pivot » qui sera finalement toujours de plus en plus élevé, il faut au contraire fixer un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraite plancher  » pour les carrières incomplètes, et suffisant pour une vie décente.

Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée, telle que définie, entre autres, par ce rapport du Sénat :

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %).
Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)>>>

 

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne, telle que définie, aux origines du mouvement ouvrier, par les classiques du Marxisme-Léninisme.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance Prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire :

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et bientôt deux mois de lutte syndicaliste contre la réforme des retraites, et pour l’instant un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Lepotier

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/05/22/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2019/05/23/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

 

Luttes sociales: de l’échec syndical à la Résistance politique prolétarienne

Nouvelle édition au 29/01/2020

 

Voir également, au 02/02/2020, une nouvelle synthèse pour mise à jour de la pétition AB6 >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25691660

 

Retraites :

le spectacle syndical en marche ???

>>> du constat d’échec aux leçons utiles à mettre en œuvre  sans attendre!

 

 

Retrait de l’âge pivot ou prétendu « retrait » du projet, le spectacle syndical est en marche au service du Capital !

« Dans une lettre envoyée aux organisations syndicales, samedi 11 janvier, le Premier ministre annonce que le gouvernement retire provisoirement l’âge pivot de l’avant-projet de loi sur les retraites. Les modalités de financement de cette réforme des retraites seront fixées en avril à l’issue de la conférence de financement où participeront les syndicats. Si cette conférence se solde par un échec, c’est le gouvernement qui décidera, par ordonnance. »

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/reforme-des-retraites-le-gouvernement-retire-provisoirement-l-age-pivot-de-l-avant-projet-de-loi_3780509.html

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entendent nullement remettre en cause.

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

Au final tout ce petit monde se retrouvera pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

Et les prolos seront encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale aura encore trouvé le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

Toute cette affaire est encore un cas typique et remarquable où les critères d’analyse marxistes-léninistes et situationnistes se recoupent quasi parfaitement!

Les critères « syndicalistes révolutionnaires » et anarcho-syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, en lui servant de nouvelle caution « de gauche » !

IMPORTANT >>> L’impasse telle que présentée par les médias du système, en vue d’embrouiller les consciences, y compris sur le prétendu « syndicalisme de lutte » CGT-FO >>>

Enregistré sur France 2 le 11 janvier 2020 vers 20 heures

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, s’il reste dans les limites imparties par le Capital , il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien >>> dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant un âge canonique.

>>>Il faut donc fixer à la fois un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraites planchers » pour les carrières incomplètes, et suffisantes pour une vie décente.

>>>Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée >>>

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %).
Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)>>>

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire >>>

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et bientôt deux mois de lutte syndicaliste et anarcho-syndicaliste contre la réforme des retraites, et pour l’instant un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

 

 

La Dialectique peut-elle (Encore) casser des briques ???

 

 

 

Au stade actuel du développement des mouvements de masse à travers la planète, il apparaît clairement que ce n’est pas le réveil de la révolte populaire et prolétarienne qui pose réellement des questions aux révolutionnaires, mais bien à nouveau l’organisation du prolétariat en tant que classe politiquement autonome et capable de structurer le mouvement de masse autour d’une perspective d’alternative réelle au capitalisme.

Or cette autonomie de classe ne peut se construire sur les valeurs idéologiques des classes populaires en voie de prolétarisation mais encore imprégnées des valeurs « classes moyennes » qui sont en réalité celles de la petite-bourgeoisie idéaliste, fut-elle formellement d’« extrême-gauche ».

Pour l’instant, ce sont ces valeurs idéologiques diverses qui dominent le mouvement et empêchent, en pratique, l’expression autonome des catégories prolétariennes les plus exploitées par le capital, et même la simple formulation collective de leurs revendications les plus immédiates, comme l’augmentation du SMIC, et surtout, à propos des retraites, l’établissement d’un « plancher » à un niveau décent.

A travers toutes ces manipulations idéologiques, qu’elles soient trotskystes, anarcho-écologistes, pseudos-« communistes » PCF et « dissidents » pro-chinois et autres, ce sont donc diverses fractions de la petite bourgeoisie, en fin de compte, qui tentent d’utiliser la colère populaire pour réajuster en leur faveur le rapport de force dans lequel elles se situent par rapport à la grande bourgeoisie financière monopoliste, mais sans vouloir réellement assumer les conséquences d’une alternative prolétarienne, et y faisant donc obstacle, concrètement, derrière un langage pseudo- « contestataire » et même parfois très formellement « anticapitaliste ».

Leur perspective politique, même sous un vocabulaire « révolutionnaire », n’est tout au plus qu’un réaménagement « constitutionnel » de l’État au service du capital, sous une forme RIC, 6ème république, etc., mais jamais une remise en cause de la nature de classe de cet Etat, et encore moins, la perspective d’un Etat réellement prolétarien.

La voie d’une réelle transition socialiste prolétarienne passe par la constitution d’un parti prolétarien réellement ML, et donc, cela nécessite de retrouver les bases de la dialectique, telle qu’elle peut se comprendre au vu du niveau des connaissances scientifiques actuelles, et des concepts généraux qui s’en dégagent.

La formation d’un noyau du parti prolétarien passe d’abord par l’auto-formation des éléments conscients de cette problématique, et par leur regroupement en vue de créer, autour de la formation collective, la dynamique de groupe, la synergie rayonnante qui permettra de commencer à structurer le mouvement de masse autour d’une perspective politique réellement prolétarienne.

Luniterre

 

 

RÉCENT SUR LE SUJET >>>

 

De la fonction épistémologique de la dialectique – Extrait de thèse

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/07/de-la-fonction-epistemologique-de-la-dialectique-extrait-de-these/

 

 

La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

(Synthèse du débat)

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/04/la-gauche-francaise-au-stade-du-terre-platisme-synthese-du-debat/

 

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La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4801

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21e-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/02/marxisme-leninisme-ou-terre-platisme-il-faut-choisir/

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Marx à l’ère quantique : nécessité d’une relecture dialectique !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

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ET D’AUTRES ARTICLES DU CYCLE >>>

Sur la démarche épistémologique d’Heisenberg

et sur Le Manuscrit de 1942 :

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Heisenberg contre Althusser : épistémologie de la physique moderne contre pseudo-« scientisme » révisionniste !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/25/heisenberg-contre-althusser-epistemologie-de-la-physique-moderne-contre-pseudo-scientisme-revisionniste/

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Werner Heisenberg, Le Manuscrit de1942 :

émergence dialectique des strates de réalité

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/werner-heisenberg-le-manuscrit-de1942-emergence-dialectique-des-strates-de-realite/

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Sur le contexte historique :

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1939 – Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/26/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-larme-de-destruction-massive/

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« Farm Hall » déclassifié : Hiroshima – Nagasaki,

le nucléaire US sans justification possible !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/27/farm-hall-declassifie-hiroshima-nagasaki-le-nucleaire-us-sans-justification-possible/

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Résolution du « Parlement Européen »: Vers une nouvelle guerre de classe contre la Russie?

https://cdni.rbth.com/rbthmedia/images/2017.09/original/59b2a8f885600a236049f4d1.jpg

7 Novembre 1941 : mobilisation à Moscou

 

Ce qui a permis la Victoire de l’Armée Rouge sur le Nazisme, c’est la construction du socialisme en URSS, et donc essentiellement le développement de son industrie socialiste, à partir de la fin de la NEP.

Cela s’est fait en une dizaine d’année, à l’initiative d’un leader communiste qui s’appelle Joseph Staline. C’est ce que les Russes n’ont pas oublié, et que ce « Parlement européen » voudrait effacer de leur mémoire en imposant à la Fédération de Russie une politique de propagande idéologique dans ce sens.

Il ne s’agit pas non plus d’opposer à cette résolution le retour au culte de la personnalité, mais la gauche révolutionnaire prolétarienne doit pleinement et ouvertement assumer Staline et le « stalinisme », avec la distance critique nécessaire, celle que donne l’outil d’analyse encore irremplaçable qu’est le Marxisme-Léninisme.

Tant qu’elle ne le fera pas, elle continuera de reculer et sera incapable d’organiser la Résistance et la contre-offensive nécessaires.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

 

 

 

Être ML, c’est d’abord assumer la victoire du socialisme sur le nazisme, assumer la Résistance et la victoire de l’URSS sur l’ensemble des forces fascistes en Europe.

 

Le 19 Septembre 2019, le « Parlement Européen » a voté une Résolution adressée entre autres, mais principalement, à la Fédération de Russie, et lui enjoignant expressément de formuler des jugements de valeurs sur sa propre histoire tout à fait à l’opposé de ce qu’ils sont actuellement, et principalement sur la période de construction du socialisme en URSS, précédant la seconde guerre mondiale, période dite du « stalinisme ».

 

La Fédération de Russie ne se revendique aucunement du socialisme mais assume pleinement, et même le plus souvent, avec fierté, la reconstruction de la Russie durant cette période socialiste qui a précédé la seconde guerre mondiale, et notamment, la reconstruction de sa défense militaire, qui lui a finalement permis de vaincre le nazisme sur son propre sol et dans une grande partie du reste de l’Europe.

 

La période de recul, mais pas sans Résistance, en URSS, face aux armées nazies, n’a duré que six mois, se terminant en Décembre 1941 par la Bataille de Moscou, que les nazis ont renoncé à prendre face à la contre-offensive soviétique.

Bien avant Stalingrad, c’est déjà le tournant décisif de la seconde guerre mondiale, alors que toutes les armées européennes occidentales se sont effondrées dès les premiers jours de la guerre, sauf les Britanniques, néanmoins contraints à se replier sur leur île.

 

La reconstruction des forces armées de l’URSS s’est effectuée en parallèle de la construction du socialisme en URSS et n’aurait pu réussir sans cette construction et ce type de développement économique accéléré.

 

En réalité, et de plus, ce développement économique s’est réellement effectué sur la période très courte qui va de la fin de la NEP à l’Opération nazie Barbarossa, soit une dizaine d’année en tout, de 1931, véritable début de l’industrialisation socialiste, à 1941.

 

En URSS même, des forces politiques révisionnistes et trotskystes se sont opposées à ce choix politique socialiste en cherchant à prolonger la NEP, voire à l’étendre au secteur déjà socialisé (Trotsky). Ces forces politiques ont effectivement été réprimées et parfois brutalement.

 

Dans le contexte de la montée du fascisme et du nazisme en Allemagne et dans divers pays d’Europe, la survie de l’URSS et le développement de son économie étaient évidemment vitales pour sa capacité de Résistance au fascisme. C’est dans cette optique que des procédures qui peuvent effectivement aujourd’hui paraître expéditives ont été menées contre ces forces politiques d’ « opposition », et en réalité de sabotage, objectif ou délibéré, de la Résistance soviétique, qui était pourtant la seule force réellement déterminée à arrêter le fascisme.

 

Compte tenu de son isolement et du refus de faire un front uni antifasciste de la part des autres nations européennes, l’URSS n’a pas eu d’autre choix que de négocier, sous la forme du traité de non-agression dit « pacte Ribbentrop-Molotov », un délai pour tenter de parachever sa défense.

Le prétendu « partage de la Pologne » ne faisait en réalité que remettre la frontière russo-polonaise à sa place légitime d’avant l’agression polonaise de 1919 et ne constituait donc en rien une clause illicite de ce traité.

 

C’est bien l’Europe occidentale qui était alors non seulement incapable d’assumer ses responsabilités face au fascisme et au nazisme, mais usait de plus complaisamment d’ une double diplomatie dans l’espoir d’affaiblir l’URSS face au nazisme et d’abattre ainsi la première union de nations d’envergure continentale basée sur la construction du socialisme.

 

Aujourd’hui, par cette Résolution du 19 Septembre 2019, le « Parlement Européen » tente essentiellement, sous couvert d’ « anti-totalitarisme » de fédérer les populations occidentales à la fois contre la Fédération de Russie et contre toute tentative de résurgence d’un mouvement ouvrier communiste réouvrant la perspective d’un développement économique socialiste.

Et cela alors que les nations d’où sont issus les élus de ce « Parlement » sont incapables de régler leur propre crise économique et sociale et continuent d’attiser les différents foyers de guerre dans le monde, et même en Europe, en Ukraine principalement.

 

Ces « parlementaires européens » ont donc besoin de masquer ainsi leur propre incapacité en tentant d’assimiler le nazisme, dont leurs prédécesseurs ont favorisé l’ascension, et le communisme, tel qu’il a permis le développement du socialisme en URSS et la défaite du nazisme, précisément.

 

Cette résolution est un tissu de mensonges historiques tout à fait digne de leurs prédécesseurs « munichois » qui ont livré les clefs de la Tchécoslovaquie à Hitler.

Dans la pratique, elle vise directement, outre la Fédération de Russie, toutes les forces européennes progressistes et réellement antifascistes, conscientes que seule la fin du capitalisme et le passage au socialisme réel, c’est à dire réellement prolétarien, peuvent assurer un avenir de paix et de progrès social.

 

Cette réinterprétation réactionnaire de l’histoire n’émane pas seulement de ce « Parlement européen » dans son ensemble, mais plus précisément des régimes les plus réactionnaires en son sein, directement inspirés par les « nouvelles » idéologies sociale-fascistes qu’il prétend dénoncer, en réalité comme simple prétexte, mais qu’il cautionne et protège, en pratique, comme c’est le cas en Ukraine, notamment.

Ce n’est pas simplement en dénonçant cette mascarade pseudo- « démocratique », ni en pleurnichant pour un pseudo- « frexit de gauche » qui ne mène nulle part ailleurs, sinon au social-fascisme lui-même, que les marxistes-léninistes authentiques, rejetant le révisionnisme, pourront organiser une Résistance digne de ce nom, mais bien en unissant le prolétariat et les autres classes populaires sur les revendications sociales qui s’en prennent directement à la cause unique de ce « mal européen » comme des autres : le capital.

 

On ne connaît pas, actuellement, la réaction de la Russie au sujet de cette « résolution », et bien évidemment il faut d’abord savoir ce qu’elle entend éventuellement faire. Dans le cas d’une réaction suffisamment claire, ne serait-ce que sur le droit des nations à disposer d’elles-même, il serait alors juste pour les ML d’exprimer clairement et ouvertement leur soutien à la Russie sur ce point et sur l’ensemble de ses initiatives de Résistance anti-impérialiste, sans pour autant préjuger du soutien également nécessaire aux forces du progrès social en Russie.

 

 

Le texte « européen » du 19/09/2019

DECLARATION PE vs STALINISME TA-9-2019-0021_FR

 

La notice Wikipédia sur le traité de non-agression du 23 Août 1939, remis en question et incriminé par cette « résolution ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_germano-sovi%C3%A9tique

 

 

A la suite, quelques extraits, particulièrement « incriminants » (soulignés en rouge), de cette résolution mensongère, essentiellement anticommuniste, et plus spécifiquement, anti-staliniste, dirigée contre la victoire du socialisme édifié durant la période dite « stalinienne » de l’URSS, c’est à dire la période socialiste prolétarienne, qui s’est terminée avec la contre-révolution khrouchtchevienne de 1953-56, aboutissant, in fine, à la capitulation totale de l’URSS en 1989-91, passant notamment par ce vote du Congrès des députés soviétiques évoqué dans cette résolution, ça ne s’invente pas, …au paragraphe K !!!

 

Luniterre

 

 

LE COMMUNISME ET LE STALINISME INCRIMINÉS >>>

« B. considérant qu’il y a 80 ans, le 23 août 1939, l’Union soviétique communiste et l’Allemagne nazie ont signé un pacte de non-agression, connu sous le nom de pacte germano-soviétique ou pacte Molotov-Ribbentrop, dont les protocoles secrets partageaient l’Europe et les territoires d’États indépendants entre les deux régimes totalitaires selon des sphères d’influence, ouvrant la voie au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale;

D. considérant qu’après la défaite du régime nazi et la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’après-guerre a été synonyme, pour certains pays d’Europe, de reconstruction et de réconciliation, tandis que d’autres sont restés, pendant un demi-siècle, soumis à des dictatures, parfois sous l’occupation ou l’influence directe de l’Union soviétique,et privés de liberté, de souveraineté, de dignité, de droits fondamentaux et de développement socio-économique;

E. considérant que si les crimes du régime nazi ont été jugés et punis lors du procès de Nuremberg, il reste urgent de sensibiliser l’opinion publique, de dresser un bilan moral de cette période et de mener des enquêtes judiciaires sur les crimes du stalinisme et d’autres dictatures;

F. considérant que, dans certains États membres, la loi interdit les idéologies communiste ou nazie;

I. considérant que la commémoration des victimes des régimes totalitaires, la reconnaissance et la prise de conscience des séquelles, communes à toute l’Europe, laissées par les crimes commis par les dictatures communistes, nazie et autres revêtent une importance cruciale pour maintenir l’unité de l’Europe et de ses peuples et construire une Europe à même de résister aux menaces extérieures contemporaines;

K. considérant que bien que le Congrès des députés du peuple de l’URSS ait condamné, le 24 décembre 1989, la signature du pacte germano-soviétique ainsi que les autres accords conclus avec l’Allemagne nazie, en août 2019, les autorités russes ont rejeté toute responsabilité dans ce pacte et ses conséquences et promeuvent désormais une théorie selon laquelle la Pologne, les États baltes et l’Europe de l’Ouest sont en réalité les véritables instigateurs de la Seconde Guerre mondiale;

L. considérant que la commémoration des victimes des régimes totalitaires et autoritaires, la reconnaissance et la prise de conscience des séquelles, communes à toute l’Europe, laissées par les crimes commis par les dictatures stalinienne, nazie et autres revêtent une importance cruciale pour maintenir l’unité de l’Europe et de ses peuples et construire une Europe à même de résister aux menaces extérieures contemporaines;

2. souligne que la Seconde Guerre mondiale, conflit le plus dévastateur de l’histoire de l’Europe, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, également connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, et de ses protocoles secrets, dans le cadre desquels deux régimes totalitaires ayant tous deux l’objectif de conquérir le monde se partageaient l’Europe en deux sphères d’influence;

3. rappelle que les régimes communistes et nazi sont responsables de massacres, de génocide, de déportations, de pertes en vies humaines et de privations de liberté d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de l’humanité, qui auront à jamais marqué le XXe siècle; rappelle que le régime nazi est coupable de ce crime abject qu’est l’Holocauste; condamne sans réserve les actes d’agression, les crimes contre l’humanité et les atteintes aux droits de l’homme à grande échelle perpétrés par les régimes totalitaires nazi, communistes et autres;

5. demande à tous les États membres de l’Union de procéder à une évaluation claire et fondée sur les principes en ce qui concerne les crimes et actes d’agression commis par les régimes communistes totalitaires et le régime nazi;

6. condamne toute démonstration et toute propagation d’idéologies totalitaires, telles que le nazisme et le stalinisme, dans l’Union européenne;

10. réclame une culture mémorielle partagée, qui dénonce les crimes commis par le passé par les régimes fasciste, stalinien et autres régimes autoritaires, de manière à permettre notamment à la jeune génération d’acquérir la résilience nécessaire pour faire face aux menaces auxquelles la démocratie est confrontée à l’heure actuelle; invite les États membres à encourager l’éducation, par l’intermédiaire de la culture grand public, à la diversité de nos sociétés et à la connaissance de notre histoire commune, notamment les atrocités de la Seconde Guerre mondiale, telles que l’Holocauste, et la déshumanisation systématique des victimes pendant de nombreuses années;

15. maintient que la Russie reste la plus grande victime du totalitarisme communiste et que sa transformation en un État démocratique sera entravée aussi longtemps que le gouvernement, l’élite politique et la propagande politique continueront de blanchir les crimes communistes et de glorifier le régime totalitaire soviétique; invite par conséquent la société russe à accepter son passé tragique;

16. s’inquiète vivement des efforts déployés par les dirigeants de la Russie d’aujourd’hui pour déformer les faits historiques et blanchir les crimes commis par le régime totalitaire soviétique; considère ces tentatives comme un élément dangereux de la guerre de l’information qui est menée contre l’Europe démocratique et qui cherche à diviser notre continent; demande dès lors à la Commission d’agir de manière décisive pour contrecarrer ces tentatives;

22. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, à la Douma d’État de la Fédération de Russie ainsi qu’aux parlements des pays du partenariat oriental.

 

 

 

 

 

Juin1941 Résistance à Brest-Litovsk

 

 

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Décembre 1941 Bataille de Moscou

 

(4 épisodes)

 

 

 

 

 

 

 

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En chanson…

 

 

 

 

 

 

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Brut!

 

 

 

 

Brut!

 

 

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https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=http%3A%2F%2Fwww.45enord.ca%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F09%2F190914-site-petrolier-abqaiq-arabie-apres-attaque-drones.jpg&f=1&nofb=1

AFP / – Après une attaque de drones, de la fumée s’élève au-dessus du site pétrolier d’Abqaiq du géant saoudien Aramco, à 60 km au sud-ouest de Dahran, dans l’est de l’Arabie saoudite, le 14 septembre 2019

 

Attaque de drones

des rebelles yéménites

contre des sites pétroliers

en Arabie Saoudite

 

 

Selon le ministère saoudien de l’Intérieur,

les attaques n’ont fait aucune victime.

 

Ce qui, rappelons le, n’est pas le cas des multiples attaques impérialistes meurtrières des Saoudiens et de leurs alliés, depuis des années, contre les populations civiles du Yémen.

 

 

 

 

Une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites a provoqué des incendies samedi dans deux installations pétrolières du géant Aramco en Arabie saoudite, troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier.

[NDTML >>> Article réactualisé en fonction des nouvelles infos sur le sujet ]

 

Les rebelles Houthis avaient revendiqué les deux précédentes attaques, en mai et en août, sur des installations d’Aramco dans le royaume saoudien, pays dont les forces sont engagées au côté du pouvoir au Yémen contre les rebelles.

Les équipes de sécurité d’Aramco sont intervenues à 01H00 GMT pour tenter d’éteindre des incendies dans deux installations stratégiques à Abqaiq et Khurais, « visées par des drones », a indiqué le ministère de l’Intérieur du premier exportateur mondial d’or noir.

 

L’attaque n’a fait aucun blessé, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Mansour al-Turki.

 

Les autorités ont renforcé la sécurité autour des deux sites visés, empêchant les journalistes de s’approcher. De la fumée s’élevait au dessus des deux sites pétroliers.

Dans un communiqué relayé par leur chaîne de télévision Al-Massirah, les Houthis ont fait état d' »une opération d’envergure contre des raffineries à Abqaiq et Khurais ».

Les Houthis, soutenus politiquement par l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes.

Ils affirment agir en riposte aux frappes aériennes de la coalition militaire menée par Ryad, qui intervient depuis 2015 dans la guerre au Yémen déclenchée en 2014 par une offensive des Houthis, qui se sont emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa.

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/arabie-attaque-de-drones-contre-deux-installations-petrolieres-d-aramco/arabie-saoudite.jpg

AFP / Sophie RAMIS Arabie saoudite

L’attaque été condamnée par les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et l’Egypte.

Dans un communiqué, l’émissaire de l’ONU pour le Yémen Martin Griffiths a jugé « la récente escalade militaire extrêmement inquiétante », appelant « toutes les parties à la retenue » et à « éviter de mettre en danger le processus de négociations engagées par l’ONU ».

L’ONU a parrainé des pourparlers interyéménites en décembre pour tenter de mettre un terme au conflit, qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l’organisation.

– « Plans d’urgence » –

Le site d’Abqaiq, à 60 km au sud-ouest de Dahran, principal siège du géant pétrolier, abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d’Aramco, selon son site internet.

Khurais, à 250 km de Dahran, est l’un des principaux champs pétroliers de l’entreprise publique.

Après l’attaque, l’Arabie saoudite a dû réduire sa production pétrolière de moitié, ce qui représente quelque cinq millions de barils de pétrole par jour, soit environ 5% de la production mondiale de brut par jour, selon le quotidien américain Wall Street Journal.

« En fonction de l’ampleur des dégâts et d’éventuelles pannes, Aramco utilisera ses plans d’urgence en puisant dans ses stocks », a expliqué à l’AFP Samir Madani, cofondateur du site de suivi du transport maritime Tanker Trackers.

« Il pourrait y avoir des ruptures d’approvisionnement si les dégâts à Abqaiq sont importants », a-t-il estimé.

Sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui cherche à diversifier l’économie saoudienne ultradépendante du pétrole, Aramco prépare son introduction en bourse qui doit avoir lieu « bientôt », selon son nouveau PDG Amin Nasser.

– Menace –

D’après des experts, les attaques des rebelles yéménites montrent qu’ils disposent d’armes sophistiquées et constituent une menace sérieuse pour l’Arabie saoudite et plus particulièrement pour ses installations pétrolières.

Le 17 août, les Houthis avaient dit avoir mené une attaque à l’aide de dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie « limité » selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Le 14 mai, les Houthis avaient revendiqué une attaque de drones dans la région de Ryad, contre deux stations de pompage d’un oléoduc reliant l’est à l’ouest du royaume, qui avait entraîné l’interruption temporaire des opérations sur l’oléoduc.

Cette attaque avait ajouté aux tensions grandissantes dans la région du Golfe, après des attaques et des actes de sabotages contres des pétroliers en mai et juin, imputés par les Etats-Unis et son allié saoudien à l’Iran qui a nié toute implication.

La destruction d’un drone américain, entré dans l’espace aérien iranien selon Téhéran, avait fait craindre un embrasement général. Le président américain Donald Trump avait alors affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attaque-de-drones-des-rebelles-yemenites-contre-des-sites-petroliers-en-arabie-doc-1ka46s7

 

*****************

 

LES IMPÉRIALISTES ACCUSENT L’IRAN,

TOUJOURS DANS LEUR VISEUR…

 

L’Arabie saoudite s’est dite mobilisée dimanche pour tenter de faire redémarrer ses installations pétrolières endommagées la veille par des attaques de drones, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

Les Etats-Unis n’ont pas tardé à réagir: « Suite aux attaques en Arabie saoudite, qui pourraient avoir un impact sur les prix du pétrole, j’ai autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir », a tweeté dimanche le président américain Donald Trump.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco.

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté samedi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les Etats-Unis allaient oeuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a laissé entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

 

L’Irak a de son côté réfuté tout lien avec l’attaque après que le Wall Street Journal a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Ryad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ».

Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour, a estimé des représailles directes peu probables.

« Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…) Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents », a-t-il déclaré.

– Nervosité des marchés –

La Bourse de Ryad a réagi à ces attaques en chutant de 3% à son ouverture, avant de reprendre une partie de ses pertes.

Les explosions de samedi ont déclenché des incendies dans l’usine d’Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais.

 

Selon le ministère saoudien de l’Intérieur, les attaques n’ont fait aucune victime.

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/petrole-saoudien-washington-pret-a-riposter-aux-attaques-le-prix-du-baril/image-satellite-fournie-par-la-nasa-montrant-de-la-fumee-s-echapper-d-installa.jpg

NASA Worldview/AFP / Handout Image satellite fournie par la Nasa montrant de la fumée s’échapper d’installations pétrolières en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019

 

 

 

L’infrastructure énergétique saoudienne avait déjà été touchée par les Houthis, notamment en août et en mai, en représailles selon eux à la campagne de bombardement menée par Ryad contre des zones qu’ils contrôlent au Yémen.

Mais cette frappe est d’un autre ordre: elle a provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l’approvisionnement mondial.

Cela pourrait ébranler la confiance des investisseurs dans Aramco, géant pétrolier qui prépare son introduction en Bourse.

L’opération a été retardée plusieurs fois, notamment en raison de conditions défavorables.

Tandis que les marchés surveillent de près la réaction de l’Arabie saoudite, le PDG d’Aramco, Amin Nasser, a déclaré que « des travaux » étaient « en cours » pour rétablir la production.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/petrole-ryad-se-mobilise-pour-retablir-sa-production-apres-une-attaque-attr/reunion-de-l-organisation-de-la-cooperation-islamique-oci-a-jeddah-en-arabi.jpg

AFP / – Réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Jeddah en Arabie saoudite, le 15 septembre

Le prince Abdel Aziz ben Salmane, récemment nommé ministre de l’Energie, a assuré qu’une partie de la baisse de production serait compensée par les stocks.

Un retour à la normal complet de la production pourrait prendre des semaines, selon Bloomberg News citant des sources anonymes.

Ryad, premier exportateur mondial de pétrole brut, dispose de cinq gigantesques installations de stockage souterrain qui peuvent contenir des dizaines de millions de barils.

 

– Installations vulnérables –

Lors d’un entretien téléphonique entre le président américain Donald Trump et le prince héritier, la Maison Blanche a condamné les attaques contre des « infrastructures vitales pour l’économie mondiale ».

Mais la Maison Blanche a fait savoir que M. Trump n’excluait toujours pas l’hypothèse d’une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani malgré les accusations portées contre Téhéran.

 

L’envoyé de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, s’est déclaré « extrêmement préoccupé » par les attaques, également condamnées par des voisins de Ryad (les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït).

 

Paris, [NDTML >>> complice de longue date des criminels saoudiens et US], a exprimé sa « solidarité » avec Ryad.

 

Des ministres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l’attaque. Il n’était pas clair si l’Iran était présent à la réunion de l’OCI, convoquée initialement pour examiner le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer des pans de la Cisjordanie occupée.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à « la retenue pour prévenir toute escalade », selon son porte-parole.

« Toute turbulence de ce genre ne contribue pas à la stabilisation du marché des hydrocarbures », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov au quotidien économique Vedomosti.

Ryad a dépensé des milliards de dollars en matériel militaire, mais pour les experts, les récentes attaques confirment la vulnérabilité des installations pétrolières dans le Golfe.

Bien que les puits de pétrole du royaume soient dispersés et difficiles d’accès, ses installations de traitement du brut sont beaucoup plus exposées.

https://www.afp.com/fr/infos/334/petrole-ryad-se-mobilise-pour-retablir-sa-production-apres-une-attaque-attribuee-liran-doc-1ka8xy14

 

CONSÉQUENCES POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES – SUITE >>>

Les Etats-Unis se sont déclarés dimanche « prêts à riposter » aux attaques de drones la veille contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir! », a tweeté Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

 

FRAPPÉS AU CŒUR…???

Le cours du pétrole s’est envolé lundi après l’attaque contre des installations pétrolières saoudiennes, qui a réduit brutalement l’approvisionnement du monde en or noir, et réveillé la crainte d’une escalade militaire entre Etats-Unis et Iran.

Dans les premières cotations lundi matin, les prix du pétrole étaient en forte hausse et gagnaient plus de 10%: le baril américain de WTI augmentait de 10,68% à 60,71 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord montait de 11,77% à 67,31 dollars.

Le marché de son côté continuait d’encaisser « la plus grande perturbation ponctuelle de l’offre de pétrole de toute l’histoire », affirme Ipek Ozkardeskaya, analyste pour London Capital Group.

Vers 11H30 GMT, le pétrole bondissait de 10% à 66,24 dollars à Londres, où est coté le baril de Brent de la mer du Nord, et de 8,50% à 59,51 dollars à New York pour le « light sweet crude », référence américaine du brut.

– +20% –

A l’ouverture, les cours avaient bondi de 20% à Londres, le plus fort mouvement en cours de séance depuis 1991 et la guerre du Golfe.

« L’attaque a annulé environ la moitié de la production saoudienne, soit quelque 5% de la production mondiale », remarque Craig Erlam, de la maison de courtage Oanda.

Les explosions de samedi ont déclenché des incendies dans l’usine d’Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco

https://www.afp.com/fr/infos/334/petrole-saoudien-washington-pret-riposter-aux-attaques-le-prix-du-baril-senvole-doc-1ka8xy16

 

 

CRAINTES SURJOUÉES POUR DES RAISONS POLITIQUES…

Selon des experts, Ryad devrait pouvoir rétablir lundi un tiers de sa production. Le royaume a aussi déjà promis de mobiliser ses vastes réserves pour amortir le choc, et le président américain Donald Trump s’est dit prêt à faire de même aux Etats-Unis, pour amortir le choc pétrolier.

Il y a « plein de pétrole ! », a-t-il twitté.

« Pour le moment, les marchés sont bien approvisionnés avec de nombreuses réserves commerciales », a confirmé lundi matin l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

L’Opep, cartel mondial d’exportateurs d’or noir dominé par l’Arabie Saoudite, restait pour sa part muette lundi matin. Le Wall Street Journal croit savoir que l’organisation n’a pas l’intention dans l’immédiat de pomper davantage pour compenser la perte de production saoudienne, pas plus que la Russie, autre grande puissance des hydrocarbures. [NDTML >>> La hausse du pétrole, même provisoire, est un ballon d’oxygène pour d’autres pays en résistance anti-impérialiste tels que la Russie et le Venezuela…! Pour les prolétaires en France ce devrait être ne occasion de rappeler la surtaxation dont ils sont victimes, et qui est à l’origine de la crise des « Gilests Jaunes »… ]

– Escalade entre Washington et Téhéran –

Si le monde n’apparaît pas menacé dans l’immédiat d’une pénurie d’or noir, les marchés manifestent aussi lundi par leur coup de sang la crainte d’une escalade militaire entre Washington et Téhéran.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attaque-contre-larabie-saoudite-le-petrole-saffole-les-tensions-diplomatiques-montent-doc-1kb6ae9

 

 

 

 

L’ÉMISSION INTÉGRALE >>>

 

EXTRAITS >>>

 

 

 

 

 

 

CONSÉQUENCES >>> SUITE

Par Vincent Collen

Publié le 16/09 à 11h57

Mis à jour le 16/09 à 15h50

La flambée exceptionnelle des cours du pétrole sur les marchés internationaux, ce lundi, va logiquement se répercuter sur les prix à la pompe en France.

A Rotterdam, la référence pour la distribution de carburants en Europe, les cotations des principaux produits pétroliers étaient en hausse d’environ 10 %. « Le secteur des stations-service est très compétitif et très réactif. La remontée des cours aura un impact dans les tout prochains jours dans la très grande majorité d’entre elles », explique Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).

Les variations des cours du brut, à la hausse comme à la baisse, sont atténuées en France car la fiscalité, qui ne varie pas, totalise 60 % du prix de vente à l’automobiliste. La matière première elle-même représente 44 centimes sur le litre de gazole vendu en moyenne 1,41 euro la semaine dernière, et 41 centimes pour le litre de SP 95 commercialisé 1,48 euro.

Recul des prix cet été

Une hausse de 10 % sur cette composante du prix est donc à prévoir, soit environ 4 centimes par litre. Si l’on ajoute l’impact de la TVA, les prix de l’essence et du gazole devraient donc s’apprécier de quelque 5 centimes au cours des prochains jours.

Les automobilistes français retrouveraient ainsi les prix qu’ils payaient au milieu du mois de juillet pour l’essence (1,53 euro) et fin mai pour le gazole (1,47 euro). Les prix avaient nettement baissé fin juillet et au mois d’août en répercussion du  recul des cours du brut , lui-même alimenté par les craintes sur le ralentissement de l’économie mondiale.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/flambee-du-petrole-quel-impact-sur-les-prix-a-la-pompe-1131926

 

 

 

 

Paris-RATP, Alger, Hong Kong, un Vendredi de luttes sociales dans le monde

https://resize-parismatch.lanmedia.fr/img/var/news/storage/images/paris-match/actu/international/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-1647054/26878205-1-fre-FR/Deux-collines-de-Hong-Kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie.jpg

 

 

 

Paris-RATP, Alger, Hong Kong,

un Vendredi de luttes sociales

dans le monde

 

 

 

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AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Rassemblement de salariés en grève devant le siège de la RATP, le 13 septembre 2019 à Paris

 

 

 

Grève à la RATP très suivie,

premier « coup de semonce »

contre la réforme des retraites

 

La grève des personnels de la RATP a été très suivie vendredi, obligeant les usagers à s’organiser pour leurs déplacements et ouvrant le bal de la contestation de la réforme des retraites et de la disparition des régimes spéciaux.

Dix lignes de métro sont restées fermées vendredi, tandis que les Franciliens se débrouillaient comme ils pouvaient avec des RER, bus et tramways au compte-gouttes. « Au lieu de prendre la ligne 9, j’ai dû prendre le Uber et le train », soupirait Solveig.

Une telle mobilisation est inédite depuis une précédente réforme des régimes spéciaux en 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Vendredi soir après 20H00, seules les métros des deux lignes automatiques 1 et 14 doivent circuler. Le trafic doit reprendre normalement à 05H30 samedi, selon la RATP.

Réunis à l’appel de plusieurs syndicats, dont les trois organisations représentatives Unsa, CGT et CFE-CGC, plusieurs centaines d’agents se sont rassemblés le matin devant le siège de la RATP, où les leaders syndicaux ont salué une « réussite ».

« La force de cette mobilisation montre bien que ce régime de retraite est au cœur de notre contrat social (…) À la RATP, c’est un deal entre le nouvel embauché et l’entreprise », a déclaré Thierry Babec de l’Unsa.

Si un salarié de la RATP entre à un niveau de salaire modeste, il est assuré jusqu’à présent d’une retraite calculée sur les six derniers mois de salaire et d’un âge de départ plus précoce que dans le régime général: ainsi, début 2019, un conducteur pouvait partir à 50 ans et 8 mois et un agent affecté aux travaux à 55 ans et 8 mois.

 

Le régime spécial de retraite, « c’est du salaire différé » pour compenser « les contraintes et pénibilités » du travail, a lancé Thierry Babec, en plaidant pour « une convergence » des actions « avec tous ceux qui vivent les contraintes du transport, les routiers, les cheminots ».

Selon FO, la remise en cause du régime spécial « aurait pour conséquence une baisse de 30% » des pensions à la RATP.

Fabrice Ruiz de la CFE-CGC a évoqué un « taux de grévistes estimé entre 60% et 98% selon les secteurs », non confirmé par la RATP.

Dans un communiqué, les trois syndicats représentatifs réclament au gouvernement « de véritables négociations » et « des garanties concrètes rapidement ».

– Avocats, hôtesses et pilotes lundi –

Pour les syndicats, la grève à la RATP est le « premier coup de semonce » contre la réforme des retraites.

« C’est pas une grève de privilégiés, c’est une grève de salariés qui disent +on veut avoir une retraite à un âge raisonnable et partir dans des conditions raisonnables+ », a estimé sur franceinfo un syndicaliste.

 

https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Fwww.boursedirect.fr%2Fmedia%2Farticles%2Fafp%2Fgreve-a-la-ratp-tres-suivie-premier-coup-de-semonce-contre-la-reforme-des%2Fentree-de-la-station-republique-fermee-a-paris-pour-cause-de-greve-ratp-le.jpg&f=1&nofb=1

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Entrée de la station République fermée à Paris pour cause de grève RATP le 13 septembre 2019

Les régimes spéciaux sont appelés à disparaître avec la mise en place du système universel de retraite par points. Le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué une entrée en vigueur du régime universel au 1er janvier 2025. « Nous avons prévu des périodes de transition pouvant aller jusqu’à 15 ans en fonction des différents systèmes, ça veut dire 2040 », a-t-il précisé sur TF1 jeudi soir.

« Le chauffeur de bus du Havre, ou de Bordeaux ou de Metz, il a parfois le même travail que celui de la RATP dans les mêmes conditions, en tout cas avec des contraintes approchantes, et il a un régime de retraite qui n’a rien à voir », avait-il lancé pour justifier un système « plus juste, plus solide, plus transparent ».

« Au lieu de baisser les droits de ceux qui en ont, augmentons les droits de ceux qui n’en ont pas », a rétorqué un leader syndical.

D’autres catégories et syndicats vont défiler tout au long du mois de septembre: dès lundi, ce sera le tour des avocats rejoints par les médecins, infirmières, pilotes, hôtesses et stewards.

Jeudi, les personnels d’EDF se mobilisent contre le projet de réorganisation « Hercule », qui signe selon eux la fin du service public de l’électricité, mais aussi pour la sauvegarde du régime de retraite des IEG (industries électriques et gazières).

Les grandes centrales battront le pavé le 21 septembre pour FO et le 24 pour la CGT, rejointe par Solidaires et SUD-Rail: nouvelles perturbations des transports en vue, cette fois à la SNCF.

https://www.afp.com/fr/infos/334/greve-la-ratp-tres-suivie-premier-coup-de-semonce-contre-la-reforme-des-retraites-doc-1k85t215

 

Les Algériens dans la rue

pour dire non

à la présidentielle

https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Fafrique.tv5monde.com%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fstyles%2Farticle_full_450x300%2Fpublic%2Farticle_image%2F0c46e47e6b96ed8dbaa99f93e7b556f0b0a9dd90.jpg%3Fitok%3DP5Ab7KpW&f=1&nofb=1

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Les Algériens se sont mobilisés pour le 30e vendredi consécutif de manifestation pour s’opposer à la tenue rapide d’une présidentielle, mais le Parlement vient de voter deux textes qui devraient ouvrir la voie à l’annonce d’un scrutin d’ici fin décembre.

Malgré l’opposition de la rue, qui ne voit dans la tenue d’une présidentielle qu’un moyen pour le « système » de se maintenir au pouvoir par la fraude, l’armée, qui a pris de facto les rênes du pays, semble bien décidée à accélérer le processus.

Le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a présenté mercredi deux projets de loi qui ont été adoptés en l’espace de seulement deux jours par les deux chambres: jeudi par l’Assemblée populaire nationale (APN), où des partis d’opposition ont boycotté la séance, et vendredi matin par le Sénat.

Premier texte en question: la création d’une autorité « indépendante » chargée des élections qui doit recevoir « toutes les prérogatives des autorités publiques –à savoir administratives en matière électorale ».

Cette instance aura pour mission d’organiser, surveiller le processus électoral et « superviser toutes ses étapes, depuis la convocation du corps électoral jusqu’à l’annonce des résultats préliminaires », selon M. Zeghmati.

Deuxième texte: une révision de la loi électorale, censée garantir « la transparence, la régularité et la neutralité » des élections.

Ces deux projets de loi avaient été proposés par une « instance de dialogue », chargée par le pouvoir de sortir le pays de la crise après la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans à la tête de l’Algérie, sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée.

– « Il a fait un sondage ? » –

L’adoption à la va-vite de ces deux projets survient alors que le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays, ne cesse de plaider pour la tenue rapide d’une présidentielle.

Il a réclamé que le décret de convocation de la présidentielle soit publié dimanche. Une convocation à cette date du corps électoral fixerait, compte tenu des délais légaux de 90 jours, à la mi-décembre la date de l’élection.

Mais le mouvement de contestation réclame le démantèlement de l’appareil hérité des 20 ans de présidence Bouteflika avant tout scrutin, ainsi que la mise en place d’institutions de transition, ce que refuse le pouvoir.

https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Fwww.boursedirect.fr%2Fmedia%2Farticles%2Fafp%2Fles-algeriens-dans-la-rue-pour-dire-non-a-la-presidentielle%2Fdes-algeriens-manifestent-le-13-septembre-2019-a-alger-pour-s-opposer-a-la-te.jpg&f=1&nofb=1

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Malgré des pluies diluviennes tombées la veille, notamment à Alger où de nombreux quartiers ont été inondés, les manifestants étaient vendredi au rendez-vous.

Un imposant cortège s’étirait dans plusieurs rues autour de la Grande Poste, point de ralliement des manifestations hebdomadaires.

Faute de chiffre officiel, la foule qui prend chaque semaine depuis le 22 février part au « Hirak », le mouvement inédit de contestation du régime, est difficile à mesurer précisément.

« Comment Gaïd Salah peut-il être certain de la tenue de la présidentielle? Est-ce qu’il a fait un sondage ou un référendum ? », s’interroge Hind Benahmed, une enseignante retraitée.

Le général Ahmed Gaïd Salah s’est récemment dit certain que l’élection se tiendrait rapidement. La présidentielle initialement prévue le 4 juillet avait dû être annulée, aucun candidat ne s’étant déclaré, face à l’ampleur de la contestation.

« Qui va oser se porter candidat alors que le peuple refuse des élections dans ces conditions? », se demande Mouloud Benhassaim.

– « Mascarade » –

https://www.challenges.fr/assets/img/2019/09/02/cover-r4x3w1000-5d6d354043d22-60bddf9022f75b77c980b65e75556a279e740f2e-jpg.jpg

AFP/Archives / RYAD KRAMDI Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état major de l’armée algérienne et actuel homme fort du pays, le 6 février 2019 à Alger

Fettouma, une enseignante de 49 ans, rappelle plusieurs revendications des manifestants dont le départ du gouvernement, « spécialiste de la fraude », et la libération des détenus d’opinion.

« Les généraux à la poubelle » ou « Pas d’élections avec le gang », entendait-on aussi dans la foule, en référence aux proches de M. Bouteflika qui sont toujours au pouvoir.

Cette mobilisation intervient au surlendemain de l’arrestation de Karim Tabbou, figure du mouvement de contestation inculpé d' »atteinte au moral de l’armée ». « Libérez Karim Tabbou », ont scandé les manifestants.

Dans la matinée, plusieurs manifestants ont été interpellés avant le départ du cortège, selon une journaliste de l’AFP.

« Les proches de Bouteflika sont toujours au pouvoir et une élection dans ces conditions c’est tout simplement une mascarade », fulmine Lyes Mesbah, 48 ans, ingénieur.

Selon des journalistes locaux et des sites d’information, la mobilisation a aussi été importante dans de nombreuses villes du pays dont les plus importantes: Constantine (nord-est), Oran (nord-ouest) et Annaba (nord-est).

https://www.afp.com/fr/infos/334/les-algeriens-dans-la-rue-pour-dire-non-la-presidentielle-doc-1k95159

 

Deux collines de Hong Kong

illuminées

par des milliers de manifestants

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Des milliers de manifestants pro-démocratie ont illuminé vendredi soir de torches, lanternes ou pointeurs laser deux des collines de Hong Kong, profitant de l’ouverture de festivités traditionnelles pour rappeler leur détermination, plus de trois mois après avoir entamé leur mouvement.

Ces festivités de la mi-automne sont l’une des dates les plus importantes du calendrier chinois et sont généralement consacrées aux réunions en famille ou aux voeux pour faire fortune.

Mais des milliers de personnes militant pour davantage de démocratie ont mis à profit cette occasion pour rejoindre le sommet du Lion Rock, qui domine les gratte-ciel de Kowloon, l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète, pour agiter des torches.

https://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/cm-article-large-625x345/afp/2019-09/2019-09-13/2508e2281eb195bb02431758d0337328c39163c8_xwh_1800x1200_xwh.jpg

AFP / Nicolas ASFOURI Des militants pro-démocratie portent des lanternes en formant une chaîne humaine sur le Victoria Peak à Hong Kong le 13 septembre 2019.

D’autres avaient formé une longue chaîne humaine sur le Peak, qui offre un point de vue spectaculaire prisé des touristes sur l’ensemble de la mégalopole et son front de mer.

Les participant aux deux rassemblements, dont les lumières scintillaient de part et d’autre du port, ont entonné des slogans et un air anonyme devenu viral ces derniers jours chez les protestataires, « Gloire à Hong Kong ! ».

– « Le pouvoir du peuple » –

https://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/cm-article-large-625x345/afp/2019-09/2019-09-13/f1d33c1b48b67971a3c801394e8a2882375b9b41_xwh_1800x1200_xwh.jpg

AFP / Nicolas ASFOURI Un militant sur le Victoria Peak brandit une lanterne sur laquelle est écrit « Libérer HK » (Hong Kong), le 13 septembre 2019

« Les festivités d’automne symbolisent la famille et le fait d’être ensemble. Il s’agit par conséquent d’exprimer l’esprit de rassemblement du pouvoir du peuple de Hong Kong », explique, essoufflé, à l’AFP Yip, peinant à grimper le Lion Rock.

Les manifestations de vendredi soir sont le prélude à d’autres initiatives prévues pour le week-end, mais rejetées par la police.

Les contestataires entendent défiler dans la ville dimanche et une autre manifestation, plus modeste, est programmée devant le consulat britannique pour appeler Londres à faire davantage afin de protéger son ancienne colonie de l’emprise croissante de Pékin.

Des groupes d’étudiants ont appelé d’autre part à une grève générale d’une semaine à compter du 1er octobre, au moment où la direction chinoise célèbrera à Pékin le 70e annniversaire de la fondation de la Chine communiste.

Hong Kong traverse sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997, avec des manifestations et d’autres actions quasi-quotidiennes, qui ont parfois dégénéré en violents affrontements entre radicaux et forces de l’ordre.

– Une économie malmenée –

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AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Rassemblement de manifestants prodémocratie, le 18 août 2019 à Victoria Park, à Hong Kong

La contestation est née en juin du rejet d’un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine.

Le texte a définitivement été abandonné mais le mouvement a considérablement élargi ses revendications, pour demander notamment des réformes démocratiques et dénoncer le recul des libertés dans l’ex-colonie britannique et l’ingérence grandissante de Pékin dans les affaires intérieures de cette région semi-autonome.

De nombreuses manifestations culturelles et sportives ont été annulées ces derniers temps en raison de la profonde agitation qui règne sur le territoire.

Beaucoup de manifestants sont d’ailleurs convaincus que viser Hong Kong au portefeuille est le seul moyen de faire plier l’exécutif soutenu par Pékin.

https://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/cm-article-large-625x345/afp/2019-09/2019-09-13/6524b3abc7ae98d49958886a5c09bd8e8b492cce_xwh_1800x1228_xwh.jpg

AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Des manifestants pro-démocratie bloquent l’entrée des terminaux à l’aéroport de Hong Kong, le 13 août 2019

Dernière en date de ces annulations, le tournoi international féminin de tennis de Hong Kong, prévu pour début octobre, a été reporté sine die en invoquant très pudiquement « la situation actuelle » sur place.

L’Open de Hong Kong, l’un des événements sportifs les plus prestigieux de la ville, attire chaque année de grands noms. Y ont notamment déjà participé Venus Williams, Angelique Kerber, Kristina Mladenovic et Caroline Wozniacki, laquelle avait remporté l’édition 2016.

Le tournoi se joue sur les terrains de Victoria Park, un grand parc qui a été le théâtre de nombreux rassemblements massifs.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/manifestations-a-hong-kong-annulations-en-cascade-d-evenements-sportifs-et-c/manifestation-de-soutien-aux-employes-de-cathay-pacific-le-28-aout-2019-a-ho.jpg

AFP/Archives / Philip FONG Manifestation de soutien aux employés de Cathay Pacific, le 28 août 2019 à Hong Kong

Près de cent jours de mobilisation commencent à peser sur l’économie locale, déjà malmenée par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

De plus en plus d’artistes annulent ou ajournent des événements. Cela a été le cas du chanteur sud-coréen Kang Daniel, du boys band GOT7 ou du Sud-Africain Trevor Noah, l’un des humoristes et présentateurs les plus connus des Etats-Unis.

Le Global wellness summit (GWS), rendez-vous des professionnels de l’économie du bien-être, s’est quant à lui replié sur Singapour.

– Tourisme plombé –

Ces annulations constituent un cauchemar pour une ville dont le secteur touristique est déjà plombé par les manifestations.

Hong Kong a enregistré en août une baisse de 40% du nombre des touristes par rapport à août 2018. Le taux d’occupation des hôtels a diminué de moitié, ce qui a des répercussions en cascade sur l’activité des commerces de détail et de la restauration.

La compagnie aérienne Cathay Pacific a fait état mercredi d’une baisse de 11,3% sur un an de son trafic passagers en août, un mois marqué par des manifestations à l’aéroport qui se sont traduites par des centaines d’annulations.

Le mouvement de contestation, qui n’a pas de leader identifié, conserve une forte capacité de mobilisation, même si celle-ci n’est pas aussi forte qu’en juin.

Conformément à la Déclaration sino-britannique de 1984 qui avait présidé à la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés uniques n’existant pas dans le reste de la Chine.

https://www.afp.com/fr/infos/334/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-doc-1k89558

 

https://resize-parismatch.lanmedia.fr/r/625,417/img/var/news/storage/images/paris-match/actu/international/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-1647054/hong-kong/26878435-1-fre-FR/Hong-Kong.jpg

 

 

 

Urgence pour l’Hôpital! Urgence totale des luttes sociales!

 

IMPORTANTE MISE A JOUR DE LA PÉTITION:


https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/09/12/urgence-pour-lhopital-urgence-totale-des-luttes-sociales/

Gilets Jaunes : faut-il passer à autre chose ?

10 mois après le 17 Novembre et le début d’un mouvement social parmi les plus originaux en France, parlons peu, mais parlons chiffres.

Une autre lutte sociale, depuis 6 mois, celle des Urgences Hospitalières, continue de résister, sans pour autant forcément converger.

Agnès Buzyn annonce « royalement » l’octroi de 750 millions d’euros pour soi-disant régler le problème. Pour les urgentistes, c’est notoirement insuffisant, et on les comprend, vu le recul social général, à l’hôpital comme ailleurs, mais ici avec des conséquences qui peuvent s’avérer parfois carrément fatales au patient.

750 millions d’euros, cela représente 0,19% des dépenses globales de l’État en 2019,

https://www.challenges.fr/politique/budget-le-deficit-de-l-etat-va-se-creuser-en-2019_614885

et donc 1,88% des 40 Milliards réellement gaspillés au nom du CICE… (*)

Ces Milliards qui sont d’abord et avant tout les nôtres, ceux de tous les travailleurs et les retraités, ponctionnés via les impôts directs et indirects…

Dans un article du 10/02/2019

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Un M. Denis Durand, qui se présente aujourd’hui comme un économiste à la retraite, mais politiquement engagé, nous fait à nouveau, et s’il en était encore besoin, la démonstration que l’argent existe bel et bien, que ce soit pour les urgences ou les autres revendications sociales.

Ce n’est donc pas forcément pour son engagement politique que l’on fera confiance à ses chiffres, loin de là, mais pour ce qu’il a été du temps de son activité professionnelle :

Directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France. On peut donc raisonnablement considérer qu’il sait de quoi il parle.

Dans cet article il nous explique que le montant total des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises s’élève à 180 Milliards d’euros, et le montant total des intérêts versés aux banques par ces mêmes entreprises, s’élève, lui, à 67 Milliards d’euros…

Concernant une vérification de ces chiffres, on a le total des dividendes versés aux actionnaires du CAC40, soit 57,4 Milliards d’€ de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si parmi les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson, lui, se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue un équivalent de 51 Milliards de dollars de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Milliards $, sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Milliards $ !!!

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Le chiffre de 180 Mds €, considéré pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais qui n’est contestée nulle part, et pour cause, même chez ses opposants politiques… !

Rappelons encore que la France est unanimement reconnue championne du monde …pour le versement des dividendes !

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais pour les mêmes raisons on voit mal ce Monsieur Durand, même et surtout à cause de sa double casquette, s’avancer autant sans la certitude de n’être point contredit !

Pour 2019, le calcul reste donc valable…

Les coûts du CICE (40 Mds €), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (**) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-tva-en-2018-c-etait-plus-de-200-milliards-d-euros-quand-l-impot-sur-le-revenu-c-est-80-milliards-1143351.html

Le rapprochement permet donc de dire, sur la base des chiffres avancés par D. Durand :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Milliards d’euros

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

L’abrogation COMPLÈTE du CICE et de son substitut, de même que l’abolition TOTALE de la CSG, ce n’est donc absolument pas une utopie.

Ce sont, à la place du CICE, des milliards qui permettraient de solutionner des problèmes tels que ceux des urgences hospitalières, le manque d’enseignants dans les écoles, etc…

L’abolition de la CSG représente tout de suite une augmentation appréciable de tous les salaires nets, et qui pourrait être répartie pour relever particulièrement le SMIC et les bas salaires.

Le report des cotisations sur le compte des entreprises devrait logiquement aussi être modulé proportionnellement sur les plus grosses pour permettre aux plus petites de survivre et même d’embaucher.

En tous cas l’argent existe bel et bien, et les travailleurs doivent en prendre conscience pour relégitimer leurs revendications et mettre le capital financier devant ses « responsabilités », c’est à dire, en fait, devant son irresponsabilité parasitaire de la société et son incapacité à répondre aux besoins sociaux les plus élémentaires, comme ceux des urgences hospitalières !

Exiger l’ABROGATION TOTALE du CICE et de ses substituts déjà en place , c’est un premier pas vers la reconstruction de l’unité populaire et vers d’autres reconquêtes sociales, à commencer par l’abolition totale de la CSG, le relèvement des salaires nets, et en premier lieu, du SMIC.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

URL DE LA MISE A JOUR

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

 

 

(* dans l’article de Challenge Darmanin parle d’un manque à gagner de 26 Milliards, mais bien évidemment pour lui cela implique la validation du substitut du CICE, tout aussi abusif, en réalité, et c’est donc bien un minimum de 40 Milliards qui se trouvent ainsi gaspillés!)

(** https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616   )

Hong Kong toujours debout ! Une rentrée de Résistance Populaire !

 

MISE A JOUR CE MARDI 03/09/2019 >>>

LE SYSTÈME HK D’INFÉODATION A PÉKIN…

 

 

 

 

Hong Kong toujours debout ! 

 

Une rentrée de Résistance Populaire !

 

A Hong Kong, les étudiants défient Pékin en boycottant les cours

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-etudiants-lors-d-une-campagne-de-boycott-des-cours-a-l-universite-de-hong.jpg

AFP / Philip FONG Des étudiants lors d’une campagne de boycott des cours à l’Université de Hong Kong, le 2 septembre 2019

Des milliers d’étudiants vêtus de noir ont manifesté lundi à Hong Kong, au premier jour d’une campagne de boycott des cours de deux semaines pour maintenir la pression sur un gouvernement local loyal à Pékin qui n’a toujours fait aucune concession majeure au mouvement pour la démocratie.

A un week-end marqué par de violentes échauffourées entre radicaux et forces de l’ordre a succédé une journée d’actions diverses témoignant encore de la créativité du mouvement.

En ce jour de rentrée, des lycéens ont ainsi formé des chaînes humaines devant leurs établissements tandis que des infirmières se sont alignées dans des couloirs en brandissant des pancartes.

L’ex-colonie britannique connaît depuis trois mois sa plus grave crise politique depuis la rétrocession en 1997, avec des actions quasi quotidiennes pour dénoncer l’ingérence grandissante de la Chine dans les affaires intérieures de cette région semi-autonome.

Pékin, qui affiche un soutien indéfectible au gouvernement hongkongais, a multiplié les menaces et les actes d’intimidation.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-manifestants-rassembles-a-tamar-park-le-2-septembre-2019-a-hong-kong.jpg

AFP / Lillian SUWANRUMPHA Des manifestants rassemblés à Tamar Park, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

« La fin est proche » pour la mobilisation en faveur de la démocratie, a encore averti dimanche soir l’agence officielle de presse Chine nouvelle dans un éditorial, sans donner plus de précisions.

– « Une forme d’apprentissage » –

Cela n’a pas empêché lundi matin des manifestants habillés de noir, la couleur emblématique du mouvement, de cibler à nouveau le métro, bloquant dans quelques stations les portes des rames pour les empêcher de partir.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-personnels-medicaux-alignes-dans-les-couloirs-de-l-hopital-queen-mary-en.jpg

AFP / Anthony WALLACE Des personnels médicaux alignés dans les couloirs de l’hôpital Queen Mary en solidarité avec les manifestants prodémocratie, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

L’ampleur des perturbations a cependant été sans commune mesure avec le chaos généré le 5 août, quand l’ensemble d’un réseau d’ordinaire d’une efficacité remarquable avait été paralysé pendant plusieurs heures.

Les étudiants sont depuis trois mois la colonne vertébrale d’un mouvement très jeune. On les trouve autant en première ligne, parmi ceux qui jettent des briques sur la police, qu’à l’arrière, formant le gros des foules qui manifestent.

« C’est le premier jour de cours mais je veux toujours manifester », confie à l’AFP un étudiant de 19 ans se faisant appeler Tommy, dans le centre de Hong Kong. « Manifester est aussi une forme d’apprentissage », lâche-t-il.

Dans les plus grands hôpitaux, des infirmières se sont alignées dans les couloirs avec des pancartes clamant notamment : « Debout pour Hong Kong ».

– Mouvement condamné ? –

L’une d’elle jugeait le mouvement condamné, avançant que Pékin ne ferait aucun compromis.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-policiers-en-faction-dans-la-station-de-metro-north-point-le-2-septembre-2.jpg

AFP / Lillian SUWANRUMPHA Des policiers en faction dans la station de métro North Point, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

« Mais il faut néanmoins nous lever et dire quelque chose. Au moins avons-nous montré au monde ce qui se passe », dit-elle à l’AFP sous le couvert de l’anonymat.

Dans la matinée, des élèves du secondaire ont formé des chaînes humaines devant plusieurs lycées publics. Dans l’un d’eux, une statue de Sun Yat-sen, qui avait proclamé la République en Chine en 1912, a été affublée d’un masque à gaz et de lunettes de protection.

« Hong Kong est notre maison. Nous sommes l’avenir de la ville et nous devons prendre nos responsabilités pour la sauver », a déclaré une élève de 17 ans se faisant appeler Wong.

https://images.larepubliquedespyrenees.fr/2019/09/02/5d6cb41da43f5e3b6ff6d51a/golden/1000x625/des-parapluies-deposes-par-des-manifestants-pour-empecher-les-portes-d-une-rame-de-metro-de-se-fermer-le-2-septembre-2019-a-hong-kong.jpg

AFP / Philip FONG Des parapluies déposés par des manifestants pour empêcher les portes d’une rame de métro de se fermer, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

– « Rejeter la violence » –

Le mouvement est né en juin du rejet d’un projet de loi qui devait autoriser les extraditions vers la Chine. La suspension du texte par l’exécutif n’a pas suffi à éteindre la mobilisation qui a considérablement élargi ses revendications.

Celles-ci renvoient toutes à la dénonciation d’un recul des libertés et de l’ingérence grandissante de Pékin en violation du principe « Un pays, Deux systèmes » qui avait présidé à la rétrocession en 1997.

 

[ >>> NDLR >>> comme l’ont montré les différents débats sur TML et VLR, il n’y a pas une once de « socialisme » en Chine continentale, et la situation économique et sociale des couches prolétariennes les plus pauvres y est encore bien pire qu’à HK, malgré la dégradation et le recul social actuellement accélérés qu’y s’ y produisent et constituent la cause de la durabilité de la résistance populaire dans cette ville.]

 

Hong Kong a connu samedi une journée de protestations parmi les plus violentes depuis le début du mouvement. Des contestataires ont notamment incendié une énorme barricade à une centaine de mètres du QG de la police et les forces de l’ordre ont pourchassé des manifestants jusque dans les stations de métro, en frappant certains dans les rames.

Le lendemain, des milliers de manifestants ont cherché à bloquer les accès à l’aéroport et une quinzaine de vols ont dû être annulés.

Lundi, le ministre hongkongais de la Sécurité a averti que la violence était « près d’échapper à tout contrôle ».

« J’appelle le public à rejeter la violence, à maintenir l’ordre dans notre société et à protéger l’Etat de droit », a déclaré John Lee Ka-chiu devant les journalistes.

L’image de marque de Hong Kong, jusque-là considérée comme une place financière stable, a été ébranlée par le mouvement actuel. Le nombre des touristes a plongé et hôtels et commerces doivent faire face à une baisse importante de leur chiffre d’affaires.

 

[>>> NDLR >>> Ce qui pose également la question du but réel de la stratégie de Pékin et du PCC, qui semble jouer la carte du pourrissement, quitte à hâter éventuellement la liquidation de HK en tant que place de transit économique.]

 

 

UNE DÉPÊCHE DE CE MARDI 03/09/2019 >>>EXTRAITS>>>

« Des centaines de personnes se sont rassemblées mardi dans un parc de Hong Kong tandis que les étudiants poursuivaient leur campagne de boycott des cours entamée lundi. Les tensions montaient dans la soirée, de petits groupes de protestataires jouant au chat et à la souris avec la police antiémeutes. (…) Pékin, qui avait le mois dernier évoqué des actes de « quasi-terrorisme » dans les manifestations hongkongaises, a paru cependant vouloir calmer le jeu mardi. Les habitants de Hong Kong, « y compris les jeunes étudiants », ont le droit de manifester « pacifiquement », a assuré devant la presse un porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Yang Guang.

M. Yang a reconnu l’existence de « problèmes sociaux » qui affectent depuis longtemps la population de Hong Kong, « particulièrement la jeunesse » : « difficultés de logement, inégalités entre riches et pauvres, ascenseur social en panne ».

Plus de 1.100 manifestants ont été arrêtés depuis le début de la mobilisation, y compris des figures du combat pour des réformes démocratiques et des députés la semaine dernière. »

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/weekend-de-violence-et-de-manifestations-a-hong-kong.jpg

 

 

 

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours-doc-1jy1no7

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/hong-kong-la-cheffe-de-lexecutif-dement-vouloir-demissionner-doc-1jz1il9

Encore une « fake history » occidentale démentie: 1939 – A Brest-Litovsk, pas de parade germano-soviétique!

 

 

Reçu de la part du camarade Margyuy Totonak, ce passionnant document historique, qui lui permet donc de faire face aux calomnies fascistes reprises, malheureusement, par nombre de « gauchistes », et même de « maoïstes » divers : vu l’évolution finale de Mao et la politique actuelle de la Chine, on comprend aisément pourquoi…

Pas de temps suffisamment, malheureusement, pour une traduction qui ne soit pas approximative, et il nous semble donc plus approprié d’en résumer l’essentiel…

Il en ressort que, inévitablement, troupes allemandes et russes se sont retrouvées au même moment et au même endroit, en vue de la passation de commandement de la forteresse de Brest-Litovsk, suite aux accords bien connus…

 

Il semble bien que les allemands aient voulu donner une certaine solennité à cette passation en vue d’intimider les puissances occidentales, dans un esprit de « guerre psychologique » préparant leur offensive dans cette direction.

 

Selon l’auteur, qui semble donc avoir fait des recherches sérieuses, cela ne s’est concrètement pas produit, suite à l’insistance du commandant soviétique, pour une simple formalité de passation, sans défilé commun, et cette « légende » résulte de montages abusifs de quelques photos de cette rencontre évidemment bien réelle entre responsables locaux des deux armées et de quelques éléments de troupes soviétiques présents.

 

De leur côté il semble que les allemands aient donc eux-même accrédité cette légende dans le but d’intox défini ci-dessus.

 

Mais la meilleure réponse aux crétins et néo-kollabos qui colportent ce genre de ragots, fussent-ils maoïstes, c’est le film de reconstitution historique de la résistance héroïque des soldats russes et de leurs familles, qui ont donc occupé cette forteresse, suite à ces accords, et l’ont défendue jusqu’au bout, face à l’offensive nazie de 1941!

 

 

 

Egalement ici >>> https://youtu.be/l7LjEdFbnTQ

 

 

Le film semble exister également en version française, sous le titre

« La Bataille de Brest-Litovsk »

mais je n’arrive pas à le localiser sur le net.

 

Quelques kollabos ont bien existé en ce temps, dont on voit les ravages en début du film, mais il y en avait aussi en France, et au plus haut niveau du PCF, à l’époque, sans parler de ceux déjà ouvertement déclarés.

 

Plus, malheureusement, diverses « compromission tactiques » plus que douteuses, et tout à fait au plus haut niveau, également:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

 

 

Concernant Mao Zedong, les traces de sa félonie sont à jamais enregistrées pour l’histoire, même si d’aucuns refusent toujours de les voir…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2013/12/08/mao_declassifie_1/

 

Le prix en dollar de cette kollaboration continue toujours d’être payé sous la forme des « Red Chips », malgré les tensions commerciales actuelles:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

 

Le combat continue… !

 

Luniterre 

 

Фейк о совместном параде

 

https://kungurov.livejournal.com/120156.html

Фейк о совместном параде

July 6th, 2015

В посте о тупорылости топовых блогеров я мимоходом упомянул, что апеллировать к геббельсовскому  и резуновскому вранью сегодня – это, мягко говоря, дурной тон. И как пример, привел живучий фейк о якобы состоявшемся 22 сентября 1939 г. в Брест-Литовске совместном параде советских и германских войск в честь разгрома Польши. Миф этот сляпан довольно халтурно, и уже многократно разобран по косточкам. Вопрос давно и однозначно разрешен – никакого совместного парада не было. Но, судя по обилию тупых высеров в коментах, оказалось, что интернет-планктон в массе своей продолжает оперировать штампами геббельсовско-либерастной пропаганды.

Я вот здесь обещал фанату Геббельса и Резуна escapistus его публично выпороть, к чему и приступаю. Для начала давайте разберемся, какие сведения мы должны найти и изучить:

  1. Если парад имел место, должен был быть согласован регламент. Потому что парад – это ритуал, где нет мелочей.
  2. Кто командовал парадом? Кто его принимал? Если исходить из того, что немцы Брест покидали, командовать парадом должен был командир XIX механизированного корпуса Гейнц Гудериан, а принимать – командир 29-й танковой бригады РККА Семен Кривошеин.
  3. Если парад был совместным, значит над трибуной должны быть подняты два флага – Германии и СССР. Поскольку парад был приурочен к передаче города советским войскам, возможен такой вариант: сначала под германским флагом маршируют солдаты Вермахта, потом немцы торжественно спускают свой флаг под звуки гимна, советский флаг торжественно поднимается под гимн СССР, далее начинается прохождение торжественным маршем советских частей.
  4. Если парад имел место быть, должны остаться фотосвидетельства события. В прессе обоих государств событие должно получить освещение в дружественном по отношению к «партнеру» духе.

Давайте по пунктам. ПЕРВОЕ. Регламента парада нет. Известно лишь упоминание намерения провести парад одним из пунктов протокола о порядке передачи Бреста под юрисдикцию Советского Союза:

«Брест-Литовск, 21.9.1939.
Договоренность о передаче города Брест-Литовк и дальнейшее продвижение русс.[ких] войск.

1.) немецкие войска уходят из Брест-Литовска 22.9 в 14:00.
В частности:
8:00 Подход русского батальона для принятия крепости и земельной собственности города Брест.

10:00 Заседание смешанной комиссии в составе:
с русской стороны: капитан Губанов
ком.[иссар] бат.[альона] Панов /Panoff/
с немецкой стороны: подп.[олковник] Хольм /Holm/ (коменд.[ант города]
подп.[олковник] Зоммер /Sommer/ (устный переводчик)

14:00 Начало прохождения торжественным маршем русских и немецких войск перед командующими с обеих сторон со сменой флага в заключение. Во время смены флага играет музыка национальных гимнов…»

Должности Панова и Губанова  не указаны (что более чем странно), но можно допустить, что это были представители штаба 4-ой армии (командующий Василий Иванович Чуйков). Как следует из документа, в 10:00 должно было состояться заседание смешанной комиссии, которая по идее и должна согласовать регламент «парада» и процедуру передачи города. Но первые части Красной Армии вошли в город не в 8:00, как планировалось, а лишь около 14:00 22 сентября, хотя к северной окраине Бреста они вышли еще 21 числа. Никаких данных о заседании смешанной комиссии в 10:00 нет. Утром в Брест прибыл в одиночку на машине немецкого коменданта города Хольма комбриг Кривошеин, однако это была его личная инициатива.

Перед отъездом он дал команду своим частям не входить в город ранее 14:00, ссылаясь на распоряжение штаба армии. Кривошеин получил приказ занять Брест, для чего в ночь на 21 число начал марш из района Пружан, и с германской стороной он контактировал лишь постольку, поскольку это диктовалось необходимостью исполнить приказ.

То есть к утру 22 сентября протокол от 21 сентября, если он и был подписан сторонами (подтверждений этому нет), уже утратил силу де факто. Не исключаю, что это вообще фальшивка. Некоторые источники сообщают, что капитан Губанов и комиссар Панов были направлены в штаб XIX моторизованного корпуса Гудериана комбригом Кривошеиным. Эти сведения неверны. Последний в своих мемуарах утверждает, что разведку, направленную в Брест, возглавил батальонный комиссар Боровицкий. Факт его присутствия в Бресте подтверждается фотографиями.

С Боровицким в штаб 29-й бригады прибыла немецкая делегация в составе нескольких солдат и офицеров. Это был первый контакт Кривошеина с немцами (см. фото).

Так что, повторюсь, представленная выше копия протокола (а где оригинал, где русский экземпляр?) может быть фальшивкой, подтверждений визита Губанова и Панова в Брест нет. В направлении Кобрин-Брест действовала 32-я танковая бригада, передовым отрядом которой командовал капитан Губанов, но 32-я бригада не получала приказа занимать Брест. Мог ли Губанов контактировать с немцами? Теоретически мог. Но практически 32-ой бригаде было не до парадов, они вовсю разбирались с польской группировкой «Полесье», Кобрин был взят под контроль только 22 сентября.

Гудериан пишет, что «в качестве вестника приближения русских прибыл молодой русский офицер на бронеавтомобиле, сообщивший нам о подходе их танковой бригады», что полностью согласуется с данными Кривошеина. Вот здесь приводится донесение Кривошеина, правда, без ссылки на первоисточник (фамилия комиссара тут дана с ошибкой или, возможно, Кривошеин ошибся, когда 25 лет спустя, писал мемуары):

«Высланная мною разведка установила связь с частями немецкой армии, двигавшимися с Брест-Литовска на С[е]мятичи. Обнаружена мотоколонна в количестве 400 машин. Войска немецких частей встретили моих разведчиков с большим восторгом и приветствиями. Батальонный комиссар т. Боровенский, находившийся в составе разведки, был приглашен в штаб, где его ознакомили с обстановкой и вручили карту. Вместе с тов. Боровенским ко мне прибыла делегация в составе 2 офицеров и 6 солдат. Встретил их с оркестром, накормил обедом. Просят направить в их штаб постоянного делегата».

По ВТОРОМУ пункту данных очень мало. Польский исследователь Е. Издебски разыскал в архивах и опубликовал (Izdebski J. Przekazanie Rosjanom przez Wehrmacht Brzescia Litewskiego. – Wojskowy Przegland Historyczny, № 3-4, 1991.) план церемонии, утвержденный командиром 20 моторизованной дивизии генерал-лейтенантом М. фон Викторином. В плане подробно расписан порядок прохождения немецких частей, однако участие в «параде» советских войск описано лишь как гипотетически возможное:

«4) Совместно с русскими подразделениями в торжественном прохождении участвует 20 разведывательный батальон, голова колонны которого затем останавливается на уровне лиц, принимающих прохождение. После прощания командующего корпусом с русским командующим, командующий корпусом и командир 20 моторизованной дивизии маршируют во главе 20 разведывательного батальона, который является последней немецкой частью». (источник).

Абсолютно точно можно сказать, что с советскими командирами фон Викторин не контактировал, потому что он даже не знал о наличии у Кривошеина оркестра, и потому предполагал, что немецким музыкантам придется исполнить «Интернационал» в момент подъема советского флага. План Викторина отражает желание немцев провести совместный парад, но не может являться доказательством, того, что он состоялся.

ТРЕТЬЕ. Во время «парада» над площадью развивался только флаг Германии. Уже одно это полностью исключает версию «совместного парада».

ЧЕТВЕРТОЕ. Снимков действительно много. Но что мы на них видим?

Вот трибуна, на ней стоят немецкие офицеры и комбриг Кривошеин. Если бы парад был совместным, командный состав 29-й бригады присутствовал бы на мероприятии в обязательном порядке. А так мы видим лишь то, что немцы пригласили на свой парад советского командира в качестве гостя.

Вот идут немцы.


Опять идут немцы

Проходит германская техника.

Прошла. Торжественный спуск германского флага.

Вот пошли советские танки…

Стоп-стоп! А почему Т-26 идут под германским флагом? И, самое главное, куда делась трибуна с Гудерианом и Кривошеиным? Где толпы зрителей? Совершенно очевидно, что этот снимок сделан еще ДО «ПАРАДА», потому что немцы торжественно спустили флаг в ходе этого мероприятия. На этом снимке мы видим вход в город танков 4-го батальона 29-й бригады, которые проследовали по центральной улице Унии Любелькой (ныне ул. Ленина) к цитадели и вокзалу. Об этом подробнее будет рассказано ниже.

Где ХОТЬ ОДНА фотография, запечатлевшая проход советских войск перед трибуной с Гудерианом и Кривошеиным? Нет их!


Вот этот кадр может быть снимком парада? Однозначно нет! Телега с сеном справа тоже участвует в параде? Мы видим, как советские танки входят в город. Парада мы здесь не наблюдаем. Башня (костел?) на заднем плане говорит о том, что место съемки находится далековато от площади. Из немецких отчетов известно, что прохождение торжественным маршем частей XIX мехкорпуса завершилось в 16:45. После церемонии замены флага Гудериан попрощался с Кривошеиным и тут же уехал. В городе для утряски мелких вопросов остался лишь бывший комендант города подполковник Хольм.

Если бы совместный парад имел место быть, об этом обязательно рассказал бы Гудериан в своих мемуарах. Однако он ни о каком совместном параде не упоминает, а пишет следующее:

«В день передачи Бреста русским в город прибыл комбриг Кривошеин, танкист, владевший французским языком; поэтому я смог легко с ним объясниться. Все вопросы, оставшиеся неразрешенными в положениях министерства иностранных дел, были удовлетворительно для обеих сторон разрешены непосредственно с русскими. Мы смогли забрать все, кроме захваченных у поляков запасов, которые оставались русским, поскольку их невозможно было эвакуировать за столь короткое время. Наше пребывание в Бресте закончилось прощальным парадом и церемонией с обменом флагами в присутствии комбрига Кривошеина».

По словам Гудериана, парад был не совместным, а ПРОЩАЛЬНЫМ. Из советских командиров на нем лишь присутствовал Кривошеин в качестве ГОСТЯ. Собственно, фотографии именно это и подтверждают. Что же о событиях 21 сентября 1939 г. вспоминал Семен Кривошеин? Он в своих мемуарах «Межиборье» пишет следующее:

«…— Сейчас я хотел бы, с Вашего позволения, уточнить вопросы о параде на улицах Бреста в честь германских войск, уходящих из города, в честь большой дружбы советского и германского народов.

Дружба наших народов, дорогой генерал, не подлежит никакому сомнению. Что же касается парада, о котором вы только что изволили сказать, мне не все ясно. Какой парад вы имеете в виду? — спросил я.

И тут же перед моими глазами промелькнула картина: генерал Гудериан выводит на парад полки, две недели отдыхавшие в Бресте. Солдаты и офицеры начищены до блеска, материальная часть сверкает, а я веду по городу утомленных, не успевших привести себя в порядок танкистов. Городские обыватели будут говорить: «Вот немцы — настоящая западная культура, у них порядок, дисциплина…» Нет, старый лицемер, на парад ты меня не подобьешь! — решил я.

Как какой парад? Парад немецких войск и ваших славных танкистов, — ответил Гудериан.

Простите, господин генерал, но я все же вас не понимаю. В моем представлении, парад войск — это экзамен их строевой сколоченности, подтянутости и блеска формы. Но посудите сами, генерал, разве я могу вывести на парад свою танковую бригаду после 120-километрового ночного марша? Парадная форма находится в тылу, а вы по своему опыту знаете, что тыловые части всегда далеко отстают от танкистов. «А ля гер ком а ля гер!» — «На войне как на войне!» — говорят французы. Я не могу вывести людей и танки без того, чтобы не привести их в должный вид.

Если я правильно вас понял, вы, генерал, хотите нарушить соглашение нашего командования с командованием немецких войск? — ехидно спросил меня Гудериан. «Ишь, куда гнет, гад!» — подумал я про себя, но, вежливо улыбаясь, ответил:

Нет, соглашение, заключенное моим командованием, для меня непреложный закон. Нарушать его я не собираюсь. Заключив соглашение, мое и ваше командование не имело в виду устраивать такой парад, в котором одна часть войск будет дефилировать после длительного отдыха, а другая — после длительного похода.

Пункт о парадах записан в соглашении, и его нужно выполнять, — настаивал Гудериан.

Этот пункт соглашения мы с Вами должны выполнить так, — в категорической форме предложил я, — в 16 часов части вашего корпуса в походной колонне, со штандартами впереди, покидают город, мои части, также в походной колонне, вступают в город, останавливаются на улицах, где проходят немецкие полки, и своими знаменами приветствуют проходящие части. Оркестры исполняют военные марши.

Гудериан долго и многословно возражал, настаивая на параде с построением войск на площади. Видя, что я непреклонен, он наконец согласился с предложенным мною вариантом, оговорив, однако, что он вместе со мной будет стоять на трибуне и приветствовать проходящие части».

Как видим, ни о каком совместном параде даже речи не идет. Договорились лишь о том, что Кривошеин поприветствует уходящие из Бреста части Вермахта. Встреча с Гудерианом закончилась около 14 часов, а в 16 часов Кривошеин уже стоял на трибуне с Гудерианом. Даже если бы Семен Моисеевич и договорился с Гудерианом о параде, то его невозможно было подготовить за два часа. В городе в это время находился лишь один танковый батальон из 29-ой танковой бригады. Однако ему было не до парада, советские танкисты получили приказ заблокировать железную дорогу, что они и сделали, не допустив вывоза немцами польского имущества из города. Кривошеин пишет об этом так:

«Колонна моих танков уже шла по улице. Остановив головную машину, я узнал, что идет четвертый батальон: Приказал лейтенанту Мальцеву вызвать по радио начальника штаба. Через пять минут он явился. Я приказал ему на выходных стрелках железной дороги поставить танки, а танкистам для вида копаться в моторах, кроме того, немедленно расставить посты, организовать патрулирование, «оркестр» и четвертый батальон приготовить для участия в параде».

Итак, единственный вошедший в город батальон был занят блокированием железнодорожных путей, охраной польских арсеналов в крепости и патрулированием. О каком «параде» тут может идти речь? В беседе с комиссаром бригады Илларионовым Кривошеин раскрывает тему «парада» весьма детально:

«Теперь займемся подготовкой людей к проводам немецких частей из города. Через полчаса Гудериан будет пропускать мимо вон той трибуны свои полки. Разыщи, пожалуйста, нашего капельмейстера, передай ему мое приказание, чтобы шумел не меньше немцев. Видишь, что фашисты выкомаривают.

По площади проходил немецкий оркестр, человек 80. Впереди солдат с начищенными до блеска трубами, выступавшими фридриховским шагом, шествовал невозмутимый капельмейстер с солидной, метровой палкой в правой руке.

Танковой бригаде оркестр по штату не положен. Но взвод регулировщиков у нас был обучен игре на духовых инструментах. Он и представлял собой наш оркестр».

Сохранилась фотография советского оркестра – все восемь музыкантов. Рядом с немцами смотрятся, конечно, бледно.

Сам «парад» в воспоминаниях Кривошеина представлен так:

«В 16.00 я и генерал Гудериан поднялись на невысокую трибуну. Нас окружили офицеры немецкого штаба и без конца фотографировали. Пошли головные машины моторизованных полков. Гудериан приветствовал каждую машину, прикладывая руку к головному убору и улыбаясь. За пехотой пошла моторизованная артиллерия, потом танки. На бреющем полете пронеслись над трибуной десятка два самолетов. Гудериан, показывая на них, пытался перекричать шум моторов:

Немецкие асы! Колоссаль!

Я не удержался и тоже крикнул в ответ:

У нас есть лучше!

О, да! — ответил Гудериан без особой радости.

Потом опять пошла пехота на машинах. Некоторые из них, как мне показалось, я уже видел. Очевидно, Гудериан, используя замкнутый круг близлежащих кварталов, приказал мотополкам демонстрировать свою мощь несколько раз.

Наконец парад окончился. Мы с Гудерианом стали прощаться».

Никаких упоминаний об участии в торжественном марше частей Красной Армии нет ни в советских источниках, ни в германских. Нет ни одного снимка прохождения перед Гудерианом и Кривошеиным советских частей.

Откуда же растут ноги у фейка о совместном параде? Все очень просто: 22 сентября в Бресте находились кинохроникеры немецкой пропагандистской службы Die Deutsche Wochenschau. Операторы сняли торжественный марш германских частей и входящие в город за два часа до «парада» без всякой торжественности танки 4-го батальона 29-ой танковой бригады Кривошеина (на фото выше кинооператор попал в кадр). Далее небольшое волшебство на монтажном столе – и на киноэкране дело представлено так, будто РККА и Вермахт плечом к плечу маршировали в Бресте. Германия осенью 1939 г. всячески пыталась представить дело так, будто у нее с СССР чуть ли не союзнические отношения, дабы оказать этим давление на Великобританию и Францию.

https://youtu.be/fvYdVSMWcMk
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Смотреть с 1:35. То, что это склейка, отлично видно по фону: в первом случае тротуары пусты, во втором – запружены народом, то есть съемка велась в разное время. А откуда взялись советские танкисты рядом с немецкими музыкантами?

Ответ находим в журнале боевых действий XIX моторизованного корпуса, опубликованный Издебски (Izdebski. S. 251]  Izdebski J.  Wojskowy Przegland Historyczny. 1991. № 3/4. S. 246-251):

«11.15 – Прибыл командир находящейся на марше к Бресту русской танковой бригады – комбриг Кривошеин. Он принят командующим корпусом и начальником штаба. Производит впечатление человека хорошо воспитанного, сдержанного и уверенного в себе. Вторично подробно обсуждена принятая днем ранее договоренность относительно передачи города. Во время разговора относительно сценария публичного мероприятия русский генерал выразил пожелание, чтобы его танки не принимали участия в торжественном прохождении, поскольку из-за этого их экипажи не будут иметь возможности увидеть марш немецких частей. Это пожелание вызвало соответствующие изменения во всем ходе церемонии; решено, что прохождения русских танковых частей не будет, но оркестр и экипажи танков займут места рядом с оркестром 20-й моторизованной дивизии напротив генералов, принимающих парад». (источник).

Как видим, заранее было решено, что СОВМЕСТНОГО парада не будет. Советские танкисты присутствовали на торжественном мероприятии в качестве зрителей, а не участников. У кого-то еще есть вопросы?

Осталось спросить дебилов типа dolboeb и escapistus: вы на каком основании продолжаете пропагандировать геббельсовские фейки? Вопрос риторический, можете не отвечать. Позорно обосрались – лучше помалкивайте.

UPD. Каменты, как всегда, доставляют. Упоротые срут кирпичами: раз Кривошеин стял на трибуне – значит парад был совместным. А вы слыхали о совместном российско-натовском параде победы на Красной площади? Как же так? Ведь 9 мая 2010 г. на трибуне стоял целый ряд верховных главнокомандующих стран НАТО. Там и Меркель была, ручкой махала. Победу праздновала. Совместную победу, ога. Если бы не немцы, русские бы стопудово Берлин не взяли.