Résistance

Gaza, L’autre Foot…

 

 

 

 

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Gaza,

L’autre Foot…

 

 

Au coup de sifflet, crampons au pied et maillots orange fluo, les joueurs s’élancent sur le terrain en gazon artificiel de Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, appuyés sur leurs béquilles en métal.

« J’étais gardien de but avant ma blessure », explique Islam Amoum, 27 ans, qui a perdu sa jambe gauche lors d’une frappe israélienne pendant la guerre de 2014. « Désormais, le handicap n’est plus un obstacle à mes ambitions », poursuit-il.

Islam est l’un des 15 joueurs de la seule équipe de footballeurs amputés de Gaza. Tous ont entre 16 et 40 ans. Ils se retrouvent chaque lundi sur le terrain pour échanger quelques passes, travailler leurs accélérations et leur dextérité.

 

Pour les préparer, Khaled al-Mahbouh, l’entraîneur bénévole de 32 ans, pioche dans des vidéos diffusées sur internet et sollicite les conseils de spécialistes.

« J’aimerais prendre des cours et me former à l’étranger, car les personnes amputées ont besoin d’entraînements spécifiques et de béquilles adaptées », mais l’argent manque, regrette-t-il.

En plus de l’entraînement hebdomadaire, les joueurs répètent chaque jour des exercices dans une salle qui leur est réservée au sein de l’association des handicapés physiques à Deir el-Balah.

« Les entraînements sont difficiles mais amusants », raconte l’un des gardiens de but, Abdelmajid Abou Milak, 25 ans, qui a perdu sa main après avoir été blessé par un obus israélien.

Désormais, « je pense que je suis capable de rivaliser avec les autres gardiens », ajoute-t-il avec malice.

 

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© Fournis par AFP Photo d’un gardien de but d’une équipe palestinienne de football rassemblant des joueurs amputés d’un ou plusieurs membres, le plus souvent dans le cadre du conflit avec Israël, prise le 9 juillet 2018 dans la bande de Gaza

 

– « Equipe des héros » –

Le petit groupe a gagné le surnom d' »équipe des héros ». Une fierté pour Fouad Abou Ghalioun, 62 ans, à l’origine du projet.

« J’ai eu l’idée de former cette équipe en regardant un match de foot, Turquie – Grande-Bretagne, entre deux équipes de joueurs amputés, à la fin de l’année dernière », se souvient-il.

« J’ai alors pensé que je pouvais réaliser le rêve de centaines d’amputés à Gaza, qui ont perdu un membre soit à cause de l’occupation (israélienne), soit dans des accidents », poursuit-il. Il souhaite désormais former un championnat local et, un jour, être reconnu par la Fédération internationale (Fifa).

« La majorité des joueurs sont des blessés de guerre », selon Fouad Abou Ghalioun. Il espère que d’autres amputés viendront rejoindre l’équipe, notamment des Palestiniens blessés lors des affrontements et des manifestations qui ont eu lieu ces derniers mois à la frontière de l’enclave dirigée par le mouvement islamiste Hamas.

Depuis le 30 mars, au moins 139 Gazaouis ont été tués et plus de 4.000 blessés par des tirs israéliens le long de la barrière qui sépare Gaza d’Israël. Selon le ministère de la Santé local, des centaines de blessés ont dû être amputés.

 

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© Fournis par AFP Photo de joueurs d’une équipe palestinienne de football rassemblant des personnes amputées, pour la plupart dans le cadre du conflit avec Israël, prise le 9 juillet 2018 à Deir al Balah, dans la bande de Gaza

 

Les Palestiniens manifestent afin de dénoncer le blocus israélien, qui dure depuis plus de dix ans, et pour exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël.

Israël a justifié sa riposte en affirmant qu’elle était nécessaire pour défendre ses frontières. Aucun Israélien n’a été tué.

« L’équipe des héros » veut renvoyer une autre image du handicap. Elle a disputé deux matches le mois dernier, à Rafah, dans le sud de l’enclave, et dans le camp de réfugiés de Nuseirat (centre).

Quelque 3.000 personnes sont venues voir les joueurs s’affronter sur le terrain, à cinq contre cinq, signale fièrement l’entraîneur.

« Le public vient applaudir les joueurs parce que ça lui plaît, pas par pitié », explique-t-il.

 

On « procure du plaisir aux spectateurs, de la joie », ajoute M. Mahbouh, qui nourrit l’espoir que l’enthousiasme se transmettra aussi à des institutions palestiniennes, arabes ou internationales et les incitera à offrir un soutien financier et logistique. De quoi leur permettre, un jour, de disputer des compétitions locales ou internationales.

A 13 ans, Ibrahim Khattab participe aux entraînements mais ne dispute pas encore de match. Mais cela n’empêche pas le garçon, qui a perdu sa jambe gauche lors de la guerre de 2014, de nourrir de grandes ambitions.

« Je rêve de devenir un joueur célèbre et de soulever la coupe après une victoire de la Palestine! », s’exclame-t-il.

 

 

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© Fournis par AFP Photo de joueurs d’une équipe palestinienne de football rassemblant des personnes amputées, pour la plupart dans le cadre du conflit avec Israël, prise le 9 juillet 2018 à Deir al Balah, dans la bande de Gaza

 

 

 

 

 

 

Bachar al-Assad : la Syrie, ligne de faille géopolitique, ligne de fracture sociale

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Bachar  al-Assad :

Indépendance de la Syrie,

un combat multiséculaire

« …la géopolitique de la Syrie, le rôle historique

de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste,

mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture

sociale entre les différentes sectes et ethnies…»

 

 

 


Transcription :

Journaliste : Monsieur le Président, nous pouvons maintenant récapituler les événements, parce que Daech est presque vaincu, la ville de Damas est presque (totalement) en sécurité, et elle est sous contrôle des forces gouvernementales, et jusqu’à présent, vous menez des opérations militaires dans le sud et à l’est. Pourriez-vous me dire maintenant, en tant que Président et en tant que médecin de formation, comment vous avez pu manquer (d’identifier) les premiers symptômes de cette guerre, les premiers symptômes de cette invasion dans votre pays, parce que vous appelez cela une invasion ? Que s’est-il passé ?

Président Assad : Nous devons faire la distinction entre les symptômes internes et externes. Pour ce qui est des symptômes internes, nous avons des problèmes comme toute autre société dans notre région, nous faisons partie de cette région, et nous discutons toujours de ces problèmes. Peut-être n’avons-nous pas fait ce qu’il fallait pour résoudre le problème que nous aurions pu résoudre avant la guerre, peut-être pas ; c’est (une question) subjective pour tout syrien, chacun peut avoir son propre point de vue. Mais le facteur externe est très important dans la genèse de cette guerre, car aucun autre pays dans cette région ne vit une guerre similaire, bien que nous ayons les mêmes sociétés et que vous ayez des problèmes plus graves (ailleurs), comme dans les pays du Golfe, où vous n’avez aucune liberté, ni pour les femmes ni pour le peuple, pour quoi que ce soit.

Donc, si (le manque de libertés) était la raison (de cette guerre), par exemple – parce que tel était le slogan au tout début –, pourquoi cela n’a-t-il pas commencé dans ces pays ? Donc ce qui s’est passé n’était pas interne, parce que les mêmes problèmes existent depuis des décennies, certains depuis des siècles. Donc, en fait, c’est là que le facteur externe (est intervenu), et s’il n’était pas (immédiatement) clair, si nous ne l’avons pas vu (dès le début), c’est qu’en réalité, le plan n’a pas été réalisé en Syrie ; il a été réalisé dans certains pays occidentaux comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni principalement. D’autres Etats satellites comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar planifiaient et envoyaient de l’argent dès le début, après avoir échoué à créer, disons, une révolution spontanée, c’est là qu’ils ont commencé à envoyer de l’argent, et c’est là que le problème a commencé. Nous avons compris tout cela très rapidement, mais peut-être que nous ne pouvions pas le contrôler.

Journaliste : Mais pourquoi n’avez-vous pas vu… Par exemple, quand je suis arrivée dans la Ghouta orientale il y a des mois, j’ai vu des tunnels partout, construits par des ingénieurs, par d’énormes machines, par des bulldozers… Comment cela a-t-il pu se faire à votre insu ? Avez-vous une explication à présent, comment ils ont réussi à construire ces villes souterraines ?

Président Assad : Bien sûr, ils ont pu utiliser les outils qui étaient déjà présents dans cette zone, qu’ils les aient volés au gouvernement, à des entreprises privées, etc., et ils ont reçu un soutien de la Jordanie à travers le désert directement à Al-Ghouta, où le désert est vide, et personne ne peut le contrôler ou l’observer, et nous n’avons pas, bien sûr, des moyens comme des satellites et autres pour voir tout cela. En même temps, quand ils ont commencé à creuser, ils ont commencé à creuser sous les villes, quelque chose que vous ne pouvez pas voir (même avec des satellites).

Journaliste : Quand je suis allée dans la Ghouta orientale, j’ai rencontré des gens qui pouvaient prouver par eux-mêmes qu’ils avaient vu comment al-Nusra utilisait des armes chimiques contre leurs quartiers (résidentiels). J’ai vu toutes ces combinaisons de protection chimique dans des pièces où se trouvaient les quartiers généraux d’al-Nusra, etc. Mais l’Occident affirme que vous avez empoisonné votre propre peuple avec des armes chimiques. Pourquoi cela, pourquoi personne n’écoute-t-il le peuple (syrien) et pourquoi l’Occident insiste-t-il là-dessus ?

Président Assad : Parce que la fable chimique fait partie de leur récit basique contre le gouvernement en Syrie, mais ils ne l’utilisent que lorsque leurs troupes, leurs mandataires (proxies), les terroristes, ont été vaincus en Syrie dans certaines zones. Ils utilisent cette histoire ou ce récit afin d’avoir un prétexte pour intervenir directement, militairement, et d’attaquer l’armée syrienne. C’est ce qui s’est passé plusieurs fois, et chaque fois qu’ils utilisent cette histoire, ce n’est que lorsque leurs proxies, les terroristes, ont été vaincus. Ce devrait être (l’inverse) – je veux dire logiquement, sans même parler de la réalité que nous n’avons pas d’armes chimiques de toute façon, nous les avons détruites…

Journaliste : Vous n’en avez plus du tout ?

Président Assad
: Nous n’en avons pas, non. Depuis 2013, nous n’en avons plus. Mais mettez cela de côté. Même si nous en avions, nous aurions plutôt utilisé ces armes lorsque nous étions vaincus, pas quand nous gagnons la guerre. Et en fait, chaque fois que nous gagnons, ils l’utilisent, donc (nous en accuser) est contre la logique, mais cela sert de prétexte pour soutenir les terroristes en Syrie.

Journaliste : Y a-t-il un moyen d’empêcher toutes ces provocations ? Parce que le ministère russe de la Défense dit que l’une de ces provocations est en train d’être préparée à Deir Ezzor, et ils l’ont dit récemment. Comment arrêter ça ?

Président Assad : Vous ne pouvez pas, parce que ce n’est pas le résultat de notre réalité ; c’est le résultat de leur imagination, de leurs médias, c’est quelque chose qui est créé dans leurs propres médias et dans leurs propres pays, et qui est ensuite répandu dans le monde entier sur Internet ou dans différents médias. Donc vous ne pouvez pas empêcher ces provocations. Les Américains ne disent que des mensonges, et ils attaquent tout de suite après. Quand il n’y a pas de respect pour le droit international, quand il n’y a pas d’institutions des Nations Unies efficaces, vous ne pouvez pas parler d’empêcher les provocations, parce que c’est une jungle maintenant, partout dans le monde.

Journaliste : Vous êtes en train de l’emportez, vous contrôlez déjà la plupart des régions du pays, mais il y a tellement d’acteurs en Syrie, tellement de parties qui ont leurs propres intérêts. Les Etats-Unis négocient avec la Turquie à propos de Manbij, Israël mène des négociations quelque part, les Iraniens font des négociations, les Kurdes ont leurs propres intérêts. Comment résoudre tout cela, comment maintenir la Syrie unie ? Parce que maintenant, il semble que la Syrie soit déchirée. Comment arrêter ça ? Parce que vous avez dit que votre principal slogan est « une (seule) Syrie pour une (seule) nation ».

Président Assad : Si vous voulez parler de la Syrie comme étant déchirée, il s’agit, disons, de la géographie, pas de la société ; la société est unifiée, donc nous n’avons pas de problème à ce sujet. Ainsi, nous pouvons considérer la Syrie comme unifiée tant que le peuple est unifié. Quant à être déchiré, il s’agit d’une occupation ; différentes parties de la Syrie sont occupées par les terroristes avec le soutien de l’Occident, principalement les États-Unis et leurs alliés. Donc si vous voulez parler de l’avenir de la Syrie, nous ne les prenons pas en compte. Si vous parlez du processus politique, cela va être un processus politique uniquement syrien. Nous ne prenons pas en compte les intérêts de tout autre pays concernant quelque chose qui est interne. Si vous parlez de la guerre, cela devient maintenant une guerre internationale, parce que c’est comme ça qu’elle a commencé. En fait, il ne s’agissait pas seulement du gouvernement en Syrie ; le gouvernement en Syrie est indépendant, nous avons de bonnes relations avec la Russie, avec la Chine et d’autres pays, et les États-Unis voulaient redessiner la carte du monde politiquement, et peut-être militairement. Donc la Syrie était l’un des principaux champs de bataille pour redessiner cette carte, du moins au Moyen-Orient. C’est pourquoi quand vous parlez de ces intérêts, c’est un combat entre ces puissances : le pouvoir principal, les États-Unis, et leurs alliés, qui supportent les terroristes, et leur but est d’avoir l’hégémonie, (face à) l’autre puissance qui est la Russie, et ses alliés, dont l’objectif est de combattre le terrorisme et de restaurer le droit international.

Journaliste : Mais pourquoi la Syrie a-t-elle été choisie (comme terrain) pour ce match ?

Président Assad : Pour de nombreuses raisons différentes. La Syrie fait partie du groupe de pays considérés comme indépendants (souverains) : la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et maintenant la Russie en tant que pays souverain. L’Occident n’accepte aucune position indépendante. Les Etats-Unis n’acceptent aucune position indépendante de l’Europe. Et c’est pourquoi en Russie, vous avez un problème avec les États-Unis, parce que vous voulez être (une nation) souveraine, et ils ne l’acceptent pas, même si vous êtes une grande puissance, vous ne pouvez pas être indépendant. Voilà une (première) raison. Et nous sommes un petit pays, comment pouvons-nous dire non et oui ? Nous devrions seulement dire oui (aux Etats-Unis). Voilà une (première) raison.

Deuxièmement, la géopolitique de la Syrie, le rôle historique de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste, mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture sociale entre les différentes sectes et ethnies. Et quand vous contrôlez cette zone, vous pouvez contrôler tout le reste du Moyen-Orient. C’est pourquoi la lutte contre la Syrie a commencé à l’époque des Pharaons, et le premier traité au monde a eu lieu 12 siècles avant Jésus-Christ, entre les Pharaons et les Hittites, venant du nord et du sud, ils ont combattu en Syrie et ils ont signé le premier traité de l’Histoire. Ainsi, la géopolitique de la Syrie est très importante, et le contrôle de la Syrie a été un but pour les grandes puissances depuis ce temps (reculé) et jusqu’à nos jours. Donc, peu importe que la Syrie soit grande ou petite, ou plus grande ou plus petite, elle a une (grande) importance (stratégique). 

 

 

Sources:

 

http://sayed7asan.blogspot.com/2018/06/bachar-al-assad-revele-les-veritables.html

 

 

 

 

Syrie : Offensive au Sud, En avant vers la libération totale!

 

 

 

 

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Syrie ,

 

nouvelle offensive

anti-impérialiste dans le Sud :

 

En avant

vers la libération totale !

 

L’armée syrienne a lancé mardi une offensive contre les rebelles dans la ville de Deraa après une semaine de bombardements meurtriers sur des régions proches dans le sud du pays en guerre, qui ont provoqué un exode massif.

Après avoir repris en avril le dernier bastion rebelle près de Damas et chassé les jihadistes de la capitale, le régime de Bachar al-Assad, fort du soutien de l’allié russe, est déterminé à reprendre les zones rebelles du sud, une région bordant la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie occupé par Israël.

Depuis une semaine, les combats et les frappes se sont concentrés dans l’est de la province de Deraa, dont la ville éponyme est le chef-lieu, poussant quelque 45.000 civils à prendre la fuite selon l’ONU.

Les violences ont rapidement atteint la ville même de Deraa, divisée entre un secteur gouvernemental et des quartiers tenus par les rebelles.

Des colonnes de fumée se sont élevées au dessus de plusieurs quartiers, cible d’intenses raids aériens et de tirs d’artillerie, selon un correspondant de l’AFP présent aux abords de la ville.

« L’armée syrienne mène des frappes ciblées contre les repères et fortifications des terroristes dans Deraa », a rapporté la télévision étatique.

 

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de frappes menées par les aviations syrienne et russe contre « les quartiers rebelles », qui sont aussi selon l’ONG la cible de barils d’explosifs largués par des hélicoptères du régime.

« Les forces du régime ont tiré 15 missiles sol-sol sur la ville de Deraa et les raids syriens et russes continuent en soirée », a ajouté l’ONG.

 

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Morceler le fief rebelle –

Des combats au sol opposent les belligérants dans le sud-est de la ville, selon l’OSDH qui a confirmé une « première opération militaire terrestre du régime dans la ville de Deraa ».

 

« Le régime cherche à prendre le contrôle d’une base militaire dans le sud de la ville, qui permet de couper la route entre Deraa et la frontière jordanienne, mais aussi morceler davantage les territoires rebelles », a précisé Rami Abdel Rahmane, le chef de l’OSDH. Les combats se poursuivent autour de cette base.

Le pouvoir a souvent eu recours à cette stratégie contre des bastions rebelles, cherchant à les isoler pour les affaiblir et empêcher l’arrivée des renforts.

Avant l’aube, les prorégime ont conquis deux localités, une avancée qui leur a permis de couper en deux les secteurs rebelles dans l’est de la province.

 

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Toujours dans l’est de la province, les forces loyalistes ont progressé jusqu’aux abords de la ville de Hirak, cible de dizaines de raids et barils d’explosifs ayant provoqué « des destructions inégalables », a dit Khalil al-Hariri, un habitant.

Dans l’ouest de la province, six civils ont été tués dans les bombardements meurtriers, selon l’OSDH.

Au total, 38 civils ont péri en une semaine de violences, d’après l’ONG. Un secouriste des Casques blancs a été tué, a annoncé le groupe sur Twitter.

 

Les groupes rebelles contrôlent 70% de la province de Deraa et celle voisine de Qouneitra, tandis que le régime domine la région de Soueida, la troisième de ces régions qui composent le sud syrien.

Mais le régime, qui enchaîne les victoires et contrôle désormais 65% du territoire grâce au soutien indéfectible de son allié russe, est déterminé à reprendre l’ensemble du pays.

 

 

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Les civils menacés –

L’ONU a averti que 750.000 civils vivant dans les zones rebelles du sud syrien étaient menacés par les opérations du régime et annoncé que des aides seraient envoyées à Deraa une fois que le feu vert des autorités syriennes aura été donné.

 

« Ces derniers jours, un très grand nombre de civils ont fui à cause des hostilités, des bombardements et des combats dans cette région », a indiqué à l’AFP Linda Tom, porte-parole en Syrie du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

« Nous n’avions pas vu jusque-là un déplacement massif de cette ampleur à Deraa », a-t-elle souligné en faisant état de la fuite de 45.000 habitants, dont la majorité se dirige près de la frontière avec la Jordanie.

Mardi, les autorités jordaniennes ont réaffirmé que le pays n’était pas en mesure d’accueillir une nouvelle vague de réfugiés et que la frontière avec la Syrie resterait fermée.

La guerre en Syrie a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes depuis mars 2011.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/offensive-du-regime-syrien-contre-la-ville-de-deraa-exode-des-civils-doc-16n1sf3

 

 

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https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/9b7d6a16b1d293a21b1be4d4f8959056c901f6b0.jpg

 

Yémen, résistance à Hodeida: le crime français ne paiera pas!

Yémen, Hodeida :

 

La résistance populaire houthi pourrait aboutir

à une nouvelle négociation,sous l’égide de l’ONU,

alors que la France de Macron était déjà engagée

militairement pour prendre part à la curée… !

 

 

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Revue de presse à voir sur:

 

Solydairinfo

 

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2018/06/18/yemen-irak-syrie-palestine-pour-limperialisme-a-chaque-jour-ne-suffit-pas-son-crime/

 

 

 

 

ADEN, 24 juin (Reuters) – Les miliciens chiites Houthis ont déployé des renforts dimanche dans la ville portuaire yéménite d’Hodeïda, où les troupes de la coalition arabe se rapprochent du centre, ce qui fait craindre aux Nations unies une catastrophe humanitaire.

La coalition arabe, dominée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, est passée le 12 juin à l’offensive contre cette ville des bords de la mer Rouge âprement défendue par le rebelles pro-iraniens.

« On constate un important déploiement de Houthis en armes dans la ville, où de nouveaux postes de contrôle ont été mis en place dans des quartiers où il y a des hommes des brigades Tehama », a dit un habitant, évoquant un groupe armé de la plaine côtière qui combat aux côtés de la coalition arabe.

De violents affrontements ont éclaté après minuit dans le secteur de l’université d’Hodeïda, à trois kilomètres à l’ouest du centre, sur la route du littoral reliant l’aéroport à la zone portuaire, a ajouté cet habitant, qui a requis l’anonymat.

A Riyad, un missile tiré par les Houthis a été intercepté par la défense antiaérienne, rapporte la chaîne de télévision saoudienne Al Ikhbariya. Selon Al Massirah, la chaîne des Houthis, il visait le ministère de la Défense.

Les troupes de la coalition arabe se sont emparées mercredi de l’aéroport d’Hodeïda et consolident leurs positions dans le secteur, alors que l’Onu poursuit ses efforts pour trouver un accord politique susceptible d’éviter un assaut contre le port lui-même, grand point d’entrée des secours destinés à la population yéménite.

L’Onu estime que des combats à grande échelle dans la ville pourraient menacer des dizaines de milliers de personnes.

Les Nations unies craignent qu’une escalade des combats n’exacerbe un peu plus la crise humanitaire dans le pays, où 22 millions d’habitants dépendent de l’aide extérieure et 8,4 millions de personnes seraient au bord de la famine.

Les Houthis ont laissé entendre qu’ils seraient prêts à confier la gestion du port d’Hodeïda à l’Onu, a-t-on dit à Reuters de sources proches du dossier. A Washington, un responsable américain a exhorté les Saoudiens et les Emiratis à accepter un tel arrangement. L’émissaire spécial de l’Onu, Martin Griffiths, s’est rendu voici quelques jours à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les Houthis, et à Djeddah, en Arabie saoudite, pour essayer de négocier une solution.

(Mohammed Ghobari; Eric Faye et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Yemen-Les-combats-se-rapprochent-du-centre-d-Hodeida–26817994/

 

 

 

RÉSISTANCE POPULAIRE AU YÉMEN : HODEIDA TIENT BON!

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Les rebelles houthis qui contrôlent Hodeïda depuis 2014 continuent de résister jeudi aux forces gouvernementales qui affirment avoir pris le contrôle de l’aéroport. Amnesty International craint que le pays s’enfonce dans la famine.

Au Yémen, la situation humanitaire se dégrade de jour en jour depuis que les combats se concentrent sur la ville clé d’Hodeïda. Des civils contactés par la chercheuse pour Amnesty International Racha Mouawieh relatent « leur fatigue et leur peur » alors qu’ils ont connu « un des pires bombardements » sur la ville, mercredi 20 juin. Ils décrivent une ville-fantôme désertée de « ses habitants qui ont pris la fuite en direction du Nord ».

L’offensive des forces gouvernementales, appuyées par les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, devient de plus en plus pressante sur la ville. Ces dernières affirment notamment avoir pris le contrôle de l’aéroport, mais cette information, n’est pour l’heure, pas confirmée.

Les troupes gouvernementales assurent avoir « complètement nettoyé » l’aéroport d’Hodeïda de la présence des rebelles qui y avaient installé une importante base militaire. Selon des sources médicales, 156 rebelles et 28 soldats ont été tués dans la bataille de l’aéroport, portant le bilan des morts des deux côtés à 348en huit jours d’offensive. Aucun bilan des pertes civiles n’a été communiqué.

http://www.france24.com/fr/20180621-yemen-rebelles-houthis-determines-defendre-hodeida-aeroport-port

 

 

POUR MÉMOIRE, VIDÉO D’UNE MANIF DE SOUTIEN A LA RÉSISTANCE POPULAIRE HOUTHI:

 

 

 

 

La perception de la question palestinienne en Occident

 

 

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Ce que j’ai appris sur la perception

de la question palestinienne en Occident

By Ramzy Baroud

 

Ce sont ces personnes, et les millions comme elles, qui sont le véritable appui pour la Palestine. Ce sont des combattants dans les tranchées de la solidarité humaine que ni Israël ni personne d’autre, ne pourra vaincre.

It is these people, and millions like them, who represent the real constituency for Palestine. They are fighters in the trenches of human solidarity that neither Israel nor anyone else, can possibly defeat.

 

 

On 20 February, I embarked on a global book tour that has, thus far, taken me to eight nations. The main theme of all my talks in various cultural, academic and media platforms was the pressing need to refocus the discussion on Palestine on the struggle, aspirations, and history of the Palestinian people.

But, interacting with hundreds of people and being exposed to multiple media environments in both mainstream and alternative media, I also learned much about the changing political mood on Palestine in the western world.

While the nations I have visited – the US, Canada, the UK (England and Scotland), the Netherlands, Austria, Australia and New Zealand – do not in any way represent all western countries, the diverse platforms that were available to me allowed me to gain a reasonably good perspective on the ideas, perceptions, and attitudes of people in government, media, academia and civil society:

First, the civil society support base for Palestine is growing exponentially, not only in the number of people who are concerned with – or interested in – learning about Palestine, but also in the nature of that engagement as well. The detachment or sense of despair of the past, has all but completely vanished, being replaced with a proactive approach – as in people wanted to be agents of change at local and national levels.

Second, the consensus regarding the support of the Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) movement is constantly increasing among unions, churches, university campuses, etc. The old view that BDS was divisive and counter-productive hardly has much traction these days, and most of the remaining debates concerning BDS are not concerned with the ethics of the boycott strategy, but the nature and extent of the boycott.

Third, the degree of decisiveness in supporting Palestinians has also been heightened. The wishy-washy stances that wagered on the Israeli “peace movement’ or Labour Party “doves”, while condemning “extremists on both sides”, has diminishing appeal.

Indeed, the successive Israeli wars on Gaza and the continued siege on the Strip have all gradually, but irreversibly, pushed the narrative on Palestine towards a whole new direction, one that has little room to wait for an Israeli awakening. The recent lethal Israeli response to Gaza’s peaceful Great March of Return protests has further galvanized support for Palestinians, even among relatively apolitical audiences.

Fourth, unable to push back against growing pro-Palestine movements, Israeli and pro-Israel supporters are pushing, like never before, the accusation of anti-Semitism against those who question the Israeli occupation, use the term “Israeli Apartheid” or support BDS.

While the tactic is no longer silencing the discussion on Palestine, it is creating the necessary distraction to divert attention, energy, and resources to less urgent issues. A case in point is the British media’s obsession with the, supposedly, rampant anti-Semitism within the Labour Party at a time when thousands of Gazans were injured and scores killed while peacefully protesting in Gaza.

Fifth, young people are less likely to be intimidated by long-standing Israeli tactics. While the older generation of civil society leaders and activists are unwittingly beholden to the many smearing tactics used by Israel and its supporters, the younger generation is not as easily intimidated. Part of the reason is that digital media – social media, in particular – has helped younger people achieve a degree of global connectivity that has heightened their sense of unity and resolve.

The new generation of Palestinian university students and young intellectuals are also reclaiming their role in this trajectory. Their ability to connect with western societies as insiders and outsiders has helped bridge cultural and political gaps.

Sixth, while “One Democratic State Solution” ideas are yet to achieve the critical mass that could, and will, eventually push for a change in policies amongst various governments, the so-called “Two-State Solution” no longer commands a dedicated following. It is almost a complete reversal from the views that permeated during my earlier world tours, nearly 20 years ago.

Seven, some intellectual, and even civil society circles are still obstructed by the erroneous thinking that the best way to convey the Palestinian viewpoint is through non-Palestinians. This belief is even championed by some Palestinians themselves (especially members of previous generations who suffered political and cultural marginalization and discrimination).

Although many anti-Zionist Jewish and Western intellectuals have been placed at the center stage to articulate a Palestinian message, the alienation of the Palestinians from their own discourse has proven costly. Despite strong and growing support for Palestine, there is still a serious deficiency in an authentic understanding of Palestine and the aspirations of the Palestinian people – their history, culture, everyday realities and viewpoints.

Needless to say, what is needed is an urgent and complete reclamation of the narrative over Palestine and the decolonization of the Palestinian discourse.

Eight, the connection between the Palestinian struggle for freedom and that of other indigenous groups is often highlighted, but much more can be done. Israeli supporters are actively pushing the misleading notion that Israelis are the “natives” of the land and are, thus, reaching out to indigenous communities around the world in search for common ground. While the reality is to the contrary, pro-Palestine groups can do much more to link the struggle of the indigenous native Palestinians with that of other indigenous and other oppressed and historically marginalized groups around the world.

A general, but equally important realisation I have experienced throughout my three-month journey has been the numerous personal and group initiatives carried out by thousands of people all over the world in solidarity with the Palestinian people: from 11-year-old Salma, who convinced all of her classmates in Perth, Australia, to write Palestine on the map in her geography class, despite knowing that they would all have been marked down for their action, to the elderly couple in Auckland, New Zealand, who, well into their 80s and walking with much difficulty, continue to hand Palestine flyers to passers-by at a busy street corner, every week, for the last 20 years.

It is these people, and millions like them, who represent the real constituency for Palestine. They are fighters in the trenches of human solidarity that neither Israel nor anyone else, can possibly defeat.

Ramzy Baroud is a journalist, author and editor of Palestine Chronicle. His forthcoming book is ‘The Last Earth: A Palestinian Story’ (Pluto Press, London). Baroud has a Ph.D. in Palestine Studies from the University of Exeter and is a Non-Resident Scholar at Orfalea Center for Global and International Studies, University of California Santa Barbara. His website is www.ramzybaroud.net.

http://www.ramzybaroud.net/8-things-i-learned-about-palestine-while-touring-8-western-nations/

VERSION FRANÇAISE :

Le 20 février de cette année, j’ai entamé une tournée mondiale de présentation de mon dernier livre qui m’a jusqu’ici mené dans huit pays. Le thème principal de toutes mes interventions dans diverses plateformes culturelles, académiques et médiatiques était le besoin pressant de recentrer le débat sur la Palestine en le focalisant sur la lutte, les aspirations et l’histoire du peuple palestinien.

Mais, en interagissant avec des centaines de personnes et en étant confronté à de multiples environnements de médias traditionnels et alternatifs, j’ai aussi beaucoup appris sur l’évolution du sentiment politique général dans le monde occidental par rapport à la Palestine.

Alors que les pays que j’ai visités – les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni (Angleterre et Écosse), les Pays-Bas, l’Autriche, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – ne représentent aucunement tous les pays occidentaux, j’ai pu acquérir une assez bonne vue d’ensemble sur les idées, les perceptions et les attitudes prévalant dans les gouvernements, les médias, les universités et la société civile de ces pays.

Premièrement, la base de soutien à la Palestine dans la société civile croît de manière exponentielle, non seulement dans le nombre de personnes qui se sentent concernées par la Palestine ou qui s’y intéressent, mais aussi dans la nature de cet engagement. Le détachement ou le sentiment de d’impuissance du passé a presque complètement disparu, au profit d’une approche proactive – comme si les personnes voulaient être des acteurs de changement aux niveaux local et national.

Deuxièmement, le consensus sur le soutien du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) ne cesse d’augmenter parmi les syndicats, les églises, les universités etc… L’ancien point de vue selon lequel la campagne BDS était un instrument de division et contre-productive n’a plus guère d’impact ces temps-ci. La plupart des débats concernant le BDS ne portent pas sur l’éthique de la stratégie de boycott, mais sur la nature et l’ampleur de ce boycott.

Troisièmement, le degré de détermination dans le soutien aux Palestiniens s’est également renforcé. Les positions sans conséquence consistant à parier sur le « mouvement pour la paix » israélien ou sur les « colombes » du Parti travailliste tout en condamnant les « extrémistes des deux côtés », ne font plus guère recette.

En effet, les guerres israéliennes successives sur Gaza et le siège ininterrompu sur le territoire enclavé ont progressivement, mais de façon irréversible, poussé le récit sur la Palestine en faveur d’une toute nouvelle direction, celle qui ne compte pas sur une hypothétique « prise de conscience israélienne ». La récente et meurtrière réaction israélienne face aux manifestants pacifiques de la « Grande marche du Retour » à Gaza a galvanisé le soutien aux Palestiniens, même au sein de publics relativement apolitiques.

Quatrièmement, incapables de résister à la montée des mouvements pro-palestiniens, les partisans israéliens et pro-israéliens poussent, comme jamais auparavant, l’accusation d’antisémitisme contre ceux qui remettent en question l’occupation israélienne, reprennent l’expression « Apartheid israélien » ou soutiennent la campagne BDS.

Bien que la tactique n’étouffe plus le débat sur la Palestine, elle crée suffisamment de distraction pour détourner l’attention, l’énergie et les ressources vers des questions secondaires. Un exemple typique est l’obsession des médias britanniques sur le prétendu antisémitisme soi-disant répandu au sein du Parti travailliste, au moment même où des milliers de Gazaouis étaient blessés et plus d’une centaine tués alors qu’ils manifestaient pacifiquement à Gaza.

Cinquièmement, les jeunes sont moins susceptibles d’être intimidés par les vieilles combines israéliennes. Alors que la génération précédente de responsables de la société civile et de militants était involontairement influencée par les nombreuses tactiques de dénigrement utilisées par Israël et ses partisans, la jeune génération n’est pas aussi facilement intimidée. Cela s’explique en partie par le fait que les médias en réseau – en particulier les médias sociaux – ont aidé les jeunes à atteindre un degré de communication à l’échelle mondiale qui a renforcé leur sentiment d’unité et leur détermination.

La nouvelle génération d’étudiants palestiniens et de jeunes intellectuels prend également toute sa place dans cette évolution. Leur capacité à se connecter avec les sociétés occidentales en tant qu’éléments extérieurs et intérieurs à la fois, a aidé à combler les fossés culturels et politiques.

Sixièmement, alors que les idées de la « solution d’un État démocratique » n’ont pas encore atteint la masse critique qui pourrait éventuellement pousser les gouvernements à changer de politique, la soi-disant « solution à deux États » n’a plus guère de partisans. C’est presque un renversement complet des points de vue qui ont imprégné mes premières tournées mondiales, il y a près de 20 ans.

Septièmement, certains cercles de la société intellectuelle et même de la société civile, sont encore englués dans la pensée erronée que la meilleure façon de transmettre le point de vue palestinien est par l’intermédiaire des non-Palestiniens. Cette conviction est même défendue par certains Palestiniens eux-mêmes (en particulier les membres des générations précédentes qui ont souffert de la marginalisation et de la discrimination politiques et culturelles).

Bien que de nombreux intellectuels juifs et occidentaux antisionistes aient été placés au premier plan pour véhiculer un message palestinien, l’aliénation des Palestiniens par rapport à leur propre discours s’est révélée très pénalisante. Malgré un soutien fort et en augmentation constante par rapport à la Palestine, il y a encore un grave déficit dans une compréhension authentique de la Palestine et des aspirations du peuple palestinien – son histoire, sa culture, ses réalités quotidiennes et ses points de vue.

Inutile de dire que ce qu’il faut, c’est une remise en forme urgente et complète du récit sur la Palestine en même temps qu’une décolonisation du discours palestinien.

Huitièmement, le lien entre la lutte palestinienne pour la liberté et celle des autres groupes autochtones est souvent mis en évidence, mais beaucoup plus peut être fait. Les partisans israéliens poussent activement la notion trompeuse que les Israéliens sont les « natifs » de la terre et tendent donc la main aux communautés indigènes du monde entier à la recherche d’un terrain d’entente. Alors que la réalité est à l’opposé, les groupes pro-palestiniens peuvent faire beaucoup plus pour lier la lutte des autochtones palestiniens à celle d’autres groupes indigènes et d’autres groupes opprimés et historiquement marginalisés à travers le monde.

Tout aussi important : tout au long de mon voyage de trois mois à travers le monde, j’ai été le témoin direct des nombreuses initiatives personnelles et de groupes menées par des milliers de personnes en solidarité avec le peuple palestinien : depuis Salma, âgée 11 ans, qui a convaincu tous ses camarades de classe à Perth en Australie de mentionner la Palestine sur la carte du monde dans sa classe de géographie, bien que sachant qu’ils seraient tous mal notés pour leur action, jusqu’au couple âgé à Auckland, en Nouvelle-Zélande, qui bien qu’octogénaires et se déplaçant avec beaucoup de difficultés, continue de distribuer aux passants dans une rue très fréquentée des tracts parlant de la Palestine, chaque semaine toutes ces 20 dernières années.

Ce sont ces personnes, et les millions comme elles, qui sont le véritable appui pour la Palestine. Ce sont des combattants dans les tranchées de la solidarité humaine que ni Israël ni personne d’autre, ne pourra vaincre.

Ramzy Baroud est journaliste, auteur et rédacteur en chef de Palestine Chronicle. Son prochain livre est « The Last Earth : A Palestine Story » (Pluto Press). Baroud a un doctorat en études de la Palestine de l’Université d’Exeter et est chercheur associé au Centre Orfalea d’études mondiales et internationales, Université de Californie. Visitez son site web :

http://www.ramzybaroud.net

http://www.chroniquepalestine.com/perception-question-palestinienne-en-occident/

Gaza, infirmière assassinée : Pour ne pas oublier Razan, son courage, et celui de tout son peuple !

 

 

 

Depuis le 30 Mars, 120 morts, 13 000 blessés, c’est le bilan actuel provisoire de la politique israélienne de confinement et de blocus de la bande de Gaza. Vendredi 1er Juin, c’est une infirmière secouriste dans l’exercice de ses fonctions qui a été froidement abattue par un sniper de l’armée israélienne : une balle en plein thorax, tirée à une centaine de mètres, autant dire à bout portant, avec le matériel moderne de visée dont disposent ces assassins officiellement appointés par l’État d’Israël !

Un État qui s’assoie donc sans vergogne sur les « Conventions de Genève », et cela avec le silence complice de tout l’Occident, France en tête…

Le 5 Juin, Netanyahu est arrivé en France, au motif officiel d’inaugurer avec Macron une « saison culturelle France-Israël » :

« Décidée au plus haut niveau des deux Etats, la Saison France-Israël se déroulera de manière simultanée dans les deux pays entre les mois de juin et de novembre 2018. Elle sera centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse comme axes d’un dialogue tourné vers l’avenir.

La Saison France-Israël 2018 a ainsi pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France. »

http://www.institutfrancais.com/fr/saisons/france-israel-2018

Il s’agit donc bien d’abord d’une vaste opération de communication, étalée sur six mois, destinée à valider aux yeux de l’opinion populaire française la collaboration franco-israélienne dans tous les domaines, ce qui signifie aussi valider la politique de colonisation sur laquelle repose l’existence de l’État sioniste.

Une politique de répression sanglante et d’assassinats « ciblés » sur des civils désarmés, dont une jeune secouriste de 21 ans, donc, une politique que Macron appelle Netanyahu à pratiquer avec « retenue », dans l’espoir qu’elle ne suscite que des protestations limitées en France, ce qui est actuellement bien le cas… !

Dans ce contexte s’est inévitablement invitée la problématique diplomatique du rejet par Trump de l’accord international sur le nucléaire iranien, rejet espéré depuis le début et actuellement fortement soutenu par Netanyahu, c’est le moins que l’on puisse dire !

Cette problématique a le grand mérite, pour les médias à la botte du système, de pouvoir faire passer au second plan les crimes sionistes quasi-quotidiens à Gaza et en Palestine en général.

Elle permet de donner à Macron un petit air d’insoumission à bon compte, alors qu’il ne fait que négocier le bout de gras concernant les contrats juteux espérés avec l’Iran… Un bout de gras que les USA sont donc ravis d’arracher des dents de leurs « alliés » européens, après avoir cru devoir leur « lâcher du lest », sous Obama…

Mais l’objectif de contenir et même de réduire, si possible, le développement et l’influence de ce pays est commun à ces trois larrons, Trump, Netanyahu, Macron…

Seul le choix des « moyens » les « oppose » en apparence : manière forte, avec blocus style Gaza, ou manière douce, par l’intégration de la bourgeoisie nationale iranienne dans la finance internationale, style Jordanie, par exemple…

Il y a donc lieu de ne pas se laisser abuser par ces fadaises « diplomatiques » et de comprendre qu’au delà de la partie visible des pressions, déjà scandaleuses par elles-mêmes, qu’exerce un Netanyahu sur la supposée présidence française, en relais de celles déjà exercées par Trump, c’est bien en acteur d’une collaboration ancienne et profonde avec le sionisme que Netanyahu est présent en France.

La « saison France-Israël », «  Décidée au plus haut niveau des deux Etats », en est bien le reflet et la garantie d’une complicité durable de l’État français avec le crime sioniste au quotidien.

Le fait que cette saison se déroule sur six mois doit donc nous interpeller et nous permettre de réagir à cette ignominie.

Contre cette ignominie une pétition existe, et elle a déjà rassemblé plus de 17 000 signatures. C’est évidemment une initiative peu connue, peu médiatisée, on comprend aisément pourquoi… En tout cas, c’est la seule, actuellement, qui ait pris un essor notable, et il est à souhaiter qu’elle se maintienne tout au long de cette « saison France-Israël », une honte kollaborationniste avec le sionisme assassin.

LA PETITION, extrait du texte :

« Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France. »

Le lien vers la pétition :

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

Sur Razan Al-Najjar, secouriste de 21 ans, assassinée dans l’exercice de ses fonctions :

Le père de Razan : « Voici l’arme

que portait Razan, des bandages

et de la gaze pour aider les blessés »

Elle a porté assistance à deux blessés et elle est revenue pour sauver le troisième qui se trouvait à une vingtaine de mètres de la clôture de la frontière, elle portait une blouse blanche avec l’insigne médical et levait ses mains bien haut, mais malgré ça un sniper de l’armée de l’occupation l’a visée volontairement et l’a touchée mortellement alors qu’elle accomplissait son devoir humanitaire.

Elle, c’est Razan Achraf Al-Najjar, une jeune infirmière de 21 ans, bénévole dans l’organisation de secours médical, qui se trouvait dans le camp du retour à l’est de Khaza’a depuis le 30 mars dernier, en première ligne pour apporter les premiers soins aux blessés.

Tous les habitants de Khaza’a sont sortis pour un dernier Adieu à Razan, qui a été blessée à plusieurs reprises, et plus récemment à la main et qui a refusé de s’absenter pour se faire soigner, elle a pris juste une courte pause avant de revenir pour sauver un troisième blessé, mais un tireur d’élite de l’armée de l’occupation a décidé de mettre fin à sa vie et à son engagement en lui tirant une balle dans le dos.

Un état de deuil et de tristesse a frappé le visage de ses compagnons bénévoles dans le travail humanitaire qui accompagne le cortège, qui, fidèles au message de Razan, soulignent que l’occupation ne réussira pas à les dissuader de continuer à apporter un secours humanitaire et bénévole aux blessés.

Le père de Razan a condamné le crime de l’occupation, et a présenté aux journalistes la blouse blanche tachée de sang que portait sa fille, en disant : Voici l’arme que portait Razan, des bandages et de la gaze pour aider les blessés.

Une jeune volontaire Rada al-Najjar a dit que Razan était dans les premiers rangs des volontaires, notant qu’ils ne s’attendaient pas à ce qu’elle soit ciblée directement, d’autant plus qu’elle portait un uniforme qui l’identifie comme personnel de secours.

Razan a été assassinée de sang froid, quel que soit le badge médical qu’elle portait : « Son message était humanitaire, mais l’occupation a décidé de la tuer de sang-froid », a ajouté sa famille qui a exigé l’ouverture d’une enquête. »

http://www.france-palestine.org/Le-pere-de-Razan-Voici-l-arme-que-portait-Razan-des-bandages-et-de-la-gaze-pour

Selon l’armée israélienne, elle serait tombée victime d’un « ricochet » ou d’une « balle perdue »… Mais on nous assure que l’enquête continue… Pour tenter de trouver une « explication » qui soit plus convaincante, évidemment… En attendant l’ « oubli médiatique », un crime chassant l’autre…

Faisons simplement en sorte de ne pas oublier Razan, son courage, et celui de tout son peuple !

Luniterre

 

 

Sur le même thème :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/05/saison-france-israel-infirmiere-assassinee-macron-plus-que-jamais-au-pied-du-mur/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/03/razan-avec-nous-pour-toujours/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/03/infirmiere-assassinee-chaque-jour-plus-ignoble-le-crime-sioniste-permanent/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

Annulation de la « Saison France-Israël » : le cap des 15 000 signatures largement franchi hier !!

 

 

 

Annulation de la « Saison France-Israël » :

 

le cap des 15 000 signatures largement franchi hier !!

 

 

Pour signer :

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET DE LA PÉTITION ET LES PREMIERS SIGNATAIRES:

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveaux bombardements, blocus, crime sioniste permanent

Nouveaux bombardements,

blocus, crime sioniste

permanent à Gaza

et dans toute la Palestine

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[ NDLR : Nouveaux bombardements, blocus, c’est le crime sioniste permanent à Gaza et partout en Palestine! Notre résistance aussi doit être permanente, et notamment en vue de la « saison France-Israël »! Le premier geste est de soutenir la pétition  » Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël » >>> http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

Voir aussi:

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/   ]

 

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Affrontements les plus sévères

 

entre le Hamas et Israël depuis 2014

 

La tension continue de monter.

 

 

– L’armée israélienne a frappé mardi 30 mai des dizaines de cibles dans la bande de Gaza en représailles à un feu nourri de roquettes et d’obus, la confrontation la plus sévère entre Israël et les groupes armés palestiniens depuis la guerre de 2014. Trois soldats israéliens ont été blessés par les tirs, un modérément et deux légèrement, et ont été évacués, a dit l’armée. Aucune victime n’a été rapportée côté palestinien dans ce nouvel accès de tensions après des semaines de violences le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

 

Celui-ci fait resurgir le spectre d’un nouveau conflit dans l’enclave coincée entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, qui a connu depuis 2008 trois guerres entre Israël d’une part, le mouvement islamiste Hamas et ses alliés, dont le Jihad islamique, de l’autre.

 

Les Etats-Unis, alliés d’Israël, ont dénoncé les tirs palestiniens « contre des installations civiles » et demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité qui doit se tenir mercredi selon la mission américaine à l’ONU. La Russie a, elle, exprimé « sa profonde inquiétude » et appelé « les deux parties à briser le cercle vicieux de la confrontation destructrice ».

 

Fait rare indicatif du sérieux de la situation, les bras armés du Hamas et du Jihad islamique ont publié un communiqué commun pour revendiquer la responsabilité des tirs contre Israël, réponse selon eux à des attaques israéliennes contre leurs positions à Gaza. Ces « crimes ne peuvent en aucun cas être tolérés », écrivent-ils, en déclarant que « toutes les options sont ouvertes ».

 

« La réplique la plus importante depuis 2014 »

Le territoire israélien a essuyé pendant la journée son « plus important barrage de tirs d’obus de mortier et de roquettes » depuis 2014, a indiqué un porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus. Le système de défense anti-aérienne « Dôme de fer » a intercepté environ 25 projectiles, a-t-il précisé. En représailles, Israël a apporté « la réplique la plus importante depuis 2014 », son aviation et son artillerie frappant plus de 35 positions dans l’enclave.

Selon un communiqué militaire, environ 70 roquettes et obus ont été tirés à partir de Gaza, dont certains « ont été identifiés comme de fabrication iranienne ». Ennemi juré d’Israël, l’Iran soutient les mouvements palestiniens.

L’armée a par ailleurs détruit un tunnel, le 10e depuis octobre 2017 selon elle, qui s’enfonçait à partir du sud de l’enclave en Egypte et, de là, revenait 900 mètres en territoire israélien. La marine israélienne a en outre arraisonné au large de Gaza un bateau transportant une vingtaine de Palestiniens qui avaient pris la mer pour protester contre le blocus terrestre, aérien et maritime imposé depuis plus de 10 ans par Israël à l’enclave.

Les frappes israéliennes et les explosions ont résonné jusqu’en fin d’après-midi dans l’enclave palestinienne. Côté israélien, l’escalade a ravivé chez les populations riveraines le souvenir des hostilités passées. La cour d’un jardin d’enfants habituellement fréquenté par une trentaine de jeunes enfants a été atteinte par des obus peu avant l’ouverture, selon le lieutenant-colonel Conricus. Instruction a été donnée aux riverains de rester à moins de 15 secondes d’un abri.

« Mourir la tête haute »

En soirée, le ministre de la Sécurité intérieure, Guilad Erdan, a affirmé à la chaîne 2 de la télévision israélienne que « les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique devraient craindre pour leur vie », ajoutant qu’il était temps selon lui « de reprendre la politique des assassinats ciblés ». Son collègue à la Défense, Avigdor Lieberman, a prévenu que « tout endroit d’où proviennent des tirs des organisations terroristes est une cible légitime pour l’aviation israélienne ».

Israël et le Hamas observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu, régulièrement remis en cause par des accès de tensions. Ni Israël ni le Hamas, affaibli et isolé, ne passaient jusqu’alors pour avoir intérêt à une escalade. Mais diplomates et experts soulignent combien l’enfermement de Gaza, la crise économique qui y sévit et l’absence d’horizon politique rendent la situation volatile.

La bande de Gaza est de nouveau en proie aux tensions depuis le 30 mars et le début d’une mobilisation appelée la « grande marche du retour », qui a donné lieu à des violences meurtrières le long de la frontière avec Israël. Au moins 121 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date, la majorité dans des violences le long de la barrière de sécurité israélienne.

Cessez-le-feu?

Israël dit défendre ses frontières et accuse le Hamas de s’être servi de cette mobilisation pour couvrir des tentatives d’attaques. Les organisateurs de la « marche du retour » ont mené mardi une opération en mer. Une flottille de dizaines de petits bateaux de pêche a pris le large pour dénoncer le blocus maritime.

Environ 20 personnes, des étudiants empêchés de sortir de Gaza et des blessés en attente de soins, ont pris place sur l’embarcation principale pavoisée de drapeaux palestiniens. La flottille a approché les neuf milles nautiques du blocus, où attendaient les bâtiments israéliens. La principale embarcation a été arraisonnée et conduite au port israélien d’Ashdod près de Gaza. Les autres ont fait demi-tour.

Le tout, sur fond d’informations contradictoires à propos d’un cessez-le-feu. Un haut responsable du Hamas a confirmé mercredi matin des déclarations du Jihad islamique, autre mouvement palestinien, selon lesquelles une trêve avait été conclue, apparemment par l’entremise du voisin égyptien. Un ministre israélien a démenti.

 

https://www.huffingtonpost.fr/2018/05/30/affrontements-les-plus-severes-entre-le-hamas-et-israel-depuis-2014_a_23446562/?utm_hp_ref=fr-international