Résistance

DOMMAGE POUR LA CATALOGNE… Un topo de son histoire récente

DOMMAGE POUR LA CATALOGNE

Encore les racines et toujours pas de cerveau.

Barcelone n’est plus ce qu’elle fût. La glorieuse capitale de l’anarchisme ibérique s’est transformée en une mégapole traversée par toutes les modes ; celles du fric, mais aussi celle du fanatisme et du sentiment identitaire. En conséquence, c’est l’ennemi historique de l’anarchisme, le nationalisme, catalan, avec ses affairistes et ses politiciens, qui tiennent le haut du pavé et domine les esprits. Les événements de cet été, qui se sont succédé dans et autour de la capitale régionale, ont tour à tour mis en scène les uns et les autres.

Il y a d’abord eu cette attaque contre un bus de touristes par quatre individus cagoulés se réclamant du mouvement « Arran ». Heureusement, cette action particulièrement stupide n’a fait aucune victime. Selon son porte-parole, son but était purement médiatique. Nous savons que, de nos jours, le ridicule ne tue pas mais qu’il est un moyen de faire du bruit virtuel. Comment dit-on « buzz » en catalan ? En tout cas, « Arran » se traduit par racines. Rien d’original là-dedans car, dans notre monde moderne, la métaphore écolo-politicienne fonctionne à pleins tubes ; les racistes parlent de souche et les gauchistes auraient des racines. La spéculation immobilière fait flamber les loyers et ceux qui raisonnent avec leurs pieds (de vigne ?) attaquent des touristes, à chacun ses bouc-émissaires.

En politique, la tragédie n’est souvent pas loin de la farce. Quelques jours après cet incident sans gravité, mais intellectuellement pénible à supporter, les islamistes ont également choisi la cible touristique pour sévir. Le massacre du 17 août 2017, sur les Ramblas de Barcelone, et l’attaque de la plage de Cambrils ont mis en avant un autre pur produit du chauvinisme local que sont les « mossos de esquadra », la police catalane. Rappelons que, suite au mouvement dit des indignés qui l’étaient suffisamment à Barcelone pour obliger le « govern » (en dialecte catalan, on le dit comme ça pour dire gouvernement) à s’enfuir en hélicoptère en 2011, le pouvoir a édicté une série de lois répressives contre les contestataires qui l’avaient placé en si mauvaise posture. Ces lois ont permis aux politiciens catalans d’étancher leur rancune et aux célèbres « mossos » de s’illustrer dans une répression arbitraire qui connut son apogée avec deux séries d’opérations nommées « Pandora » et « Piñata » (voir encadré). Ces opérations furent du type de celles que tout État sait mener contre ses ennemis, un grand spectacle « sons et lumières », celui d’une foule de policiers sur-équipés et sur-armés s’agitant au son d’accusations mensongères : Les cibles étaient éloquentes, l’Athénée Anarchiste de Poble Sec, l’Athénée Libertaire de Sant Andreu, ainsi la maison occupée « Kasa de la Muntanya » …

Depuis 2015, vingt personnes poursuivies comme appartenant à la mouvance anarchiste [1] ont arbitrairement été placées sous les verrous … Et, tout cela s’est terminé sur deux jugements rendus en 2016 et 2017 par le haut tribunal espagnol, lequel a, à chaque fois, désavoué et annulé ces deux opérations en dénonçant l’action abusive du « govern » catalan. Dépités et s’essuyant la bave qui leur coulait des lèvres, flics et politiciens catalans ont dû relâcher leurs proies.

La sardane des menteurs.

Tout comme le dit un dicton, on ne peut pas courir deux lièvres à la fois, et les fameux « mossos de esquadra », trop occupés à persécuter des innocents, ont négligé des religieux criminels. Ce 17 août 2017, la camionnette meurtrière des Ramblas a donc pu courir comme elle l’a voulu et écraser de paisibles touristes dont un enfant de 7 ans. Aussitôt, les « mossos » se sont plaints que eux, pauvres petits policiers, étaient sans moyens (sauf visiblement contre les Anarchistes) et qu’ils avaient été mis à l’écart des renseignements détenus par les méchants flics espagnols. A leur suite, le chef du « govern » est monté au créneau pour déclarer, le 29 Août, qu’une police catalane ne suffisait pas et que « une armée catalane était indispensable » (pour mieux défoncer les portes des athénées libertaires qui leur font si peur ?). Ces mensonges d’État (pardon de govern) n’ont tenu que quelques jours car la presse a révélé que, l’an dernier déjà, la police belge avait pris directement contact avec un officier des « mossos de esquadra » pour lui signaler la dangerosité de l’iman de Ripoll et, en mai 2017, c’est la CIA qui avait informé les « mossos » du risque d’attentat qui planait sur les Ramblas. Les « mossos » et les politiciens catalans ont commencé par menacer les journalistes puis ont décidé de mentir, les yeux dans les yeux, que jamais de la vie, au grand jamais, ils n’avaient eu ces renseignements. Ce n’est que, une fois, placés devant l’évidence des preuves qu’ils ont piteusement fini par avouer qu’ils avaient sciemment menti.

Pour clore cette ronde, les nationalistes catalans se sont mobilisés pour transformer la marche du 26 août 2017, marche qui se déroulait en hommage aux victimes des attentats, en une démonstration de chauvinisme ; et cela, au mépris des victimes. Des drapeaux, des centaines de drapeaux catalans, étaient déployés en tête de cortège, sans aucun rapport avec les victimes des attentats. Il y était dénoncé, tenez-vous bien, l’islamophobie et, cela, tout en suscitant et en stimulant l’hispanophobie. Pour les catalanistes qui venaient d’être pris la main dans le sac, ou mieux, dans leur boîte à manipulations, cette récupération était primordiale pour relancer le processus sécessionniste dont le nouveau point culminant devait être le référendum du 01° octobre 2017 sur le thème du « pour ou contre » l’indépendance d’une mystification nommée « peuple catalan ».

[1http://www.elmundo.es/cataluna/2017/05/30/592db9b146163fd34e8b462b.html article intitulé « Críticas a los Mossos en el final del ’caso Pandora’ »

Source :

http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article883

NDLR: il semble que « Arran » soit l’un des deux groupuscules d’origine maoïste opérant au sein de la « CUP », l’alliance d' »extrême-gauche » Kollabo (… « Kollabobo »??) cautionnant la politique antisociale de Puigdemont et de sa « Generalitat » indépendantiste. Une faillite de plus pour le maoïsme…

C’est l’occasion de rappeler encore les tribulations du MRPP portugais, dans les années 70, parti maoïste manipulé par la CIA, qui en a exporté le « fleuron » Juan Manuel Barroso jusque dans les plus hautes sphères de la politique européenne, avant de le recaser directement dans la finance US de haut vol, dans tous les sens du terme…

Dans les deux cas une « faillite » politique très intéressée, en réalité!

 

SUR LE MÊME THÈME, MAIS EN CATALAN, A DÉCOUVRIR SUR LE NET:

 

 

Sur la Catalogne, un nouvel échange avec le camarade Do, du site VLR – Mai 68 !!

Catalogne – Espagne :

jaune et rouge

ou bien

Rouge OU Jaune ???

 

 

 

 

 

Un plaidoyer pour l’indépendance catalane, par le camarade Do, sur son site VLR – Mai 68, et notre réponse…

Un échange qui fait suite à la publication de notre « revue de presse » sur le sujet, et au débat qu’y s’en est également suivi…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/11/catalogne-espagne-jaune-et-rouge-ou-bien-rouge-ou-jaune/#comments

 

L’article du camarade Do:

L’indépendance de la Catalogne profitera au prolétariat en général et catalan en particulier

Bonjour à toutes et à tous,

Au-delà du sentimentalisme et du particularisme culturel, Il existe diverses raisons pour lesquelles l’indépendance de la Catalogne sera profitable au prolétariat en général et catalan en particulier.

En effet, l’impérialisme espagnol exploite la bourgeoisie catalane ; et donc, celle-ci, pour compenser, est obligée d’exploiter encore plus le prolétariat catalan. Par conséquent, l’indépendance de la Catalogne permettra mécaniquement au prolétariat catalan d’être moins exploité.

De plus, l’indépendance de la Catalogne ne se fera pas sans une très grande mobilisation du prolétariat catalan. Celui-ci en profitera pour avancer ses pions et obtenir divers avantages, comme l’avait fait le prolétariat Français grâce à la résistance lors de la deuxième guerre mondiale (acquis du CNR – Conseil National de la Résistance).

Une révolution est beaucoup plus facile à faire dans un petit pays que dans un grand (« Small is beautiful »). La Catalogne sera un tout petit pays et pourra plus facilement nous faire une belle révolution qui servira ensuite d’exemple au monde entier, surtout avec son passé anarchiste antifranquiste.

Le grand capital ne s’y trompe pas et fait tout ce qu’il peut pour faire plier la volonté d’indépendance de la Catalogne.

À BAS LA MONARCHIE ESPAGNOLE !

VIVE LA RÉPUBLIQUE CATALANE !

Bien à vous,
do
14 octobre 2017
http://mai68.org

http://mai68.org/spip2/spip.php?article811

 

 

NOTRE RÉPONSE:

Bonjour, camarade !

 

Sans mettre aucunement en doute ta sincérité, plusieurs failles dans ton raisonnement, dont la plus grosse, pour ne pas dire « énorme », avec tout le respect que je te dois, est celle-ci :

 

« De plus, l’indépendance de la Catalogne ne se fera pas sans une très grande mobilisation du prolétariat catalan. Celui-ci en profitera pour avancer ses pions et obtenir divers avantages, comme l’avait fait le prolétariat Français grâce à la résistance lors de la deuxième guerre mondiale ( acquis du CNR  – Conseil National de la Résistance). »

 

En effet, tu parles également d’« impérialisme espagnol », qui exploiterait la nation catalane… Un peu dans le rapport Allemagne nazie/France « gaulliste » résistante…

 

Mais précisément, ta comparaison avec le CNR ne tient pas…

 

A la veille de la guerre, la France était une puissance impérialiste de tout premier plan, avec des possessions coloniales immenses, et qui n’avait que l’Angleterre comme rivale comparable, sur ce plan…

 

Ces possessions coloniales sont une des rares choses qu’elle a pu récupérer assez vite, contre l’Allemagne, et le Deal du CNR, tel que ficelé avec les dirigeants du PCF en 1943, bradait complètement l’autonomie de la résistance ouvrière et l’indépendance des maquis au profit de la reconstitution rapide de cet empire…

 

Moyennant quoi le massacre des patriotes algériens a pu commencer dès le 8 Mai 1945, en toute impunité et sans que la « gauche résistante » française ne lève même le petit doigt… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme

Il est clair que, outre la capitulation des maquis, cette reconstitution, avec son cortège de misères et d’assassinats, était le prix à payer pour les « avantages sociaux » concédés par la bourgeoisie française à la bureaucratie collabo-révisionniste montante du PCF (Thorez-Duclos-Frachon et Cie…).

 

Non seulement ils en étaient le prix, mais ils en étaient d’abord la base économique sans laquelle ces « concessions » eussent été impossibles…

 

Hors, précisément, la bourgeoisie espagnole n’a plus les moyens de faire de telles concessions, et la bourgeoisie catalane n’est qu’une fraction de l’impérialisme espagnol en voie de décomposition avancée, même si encore une de ses fractions les plus aisées… Simplement, elle veut s’accaparer le meilleur des restes et ne rien lâcher aux autres… Elle n’a pas, pour autant, les moyens de faire des concessions réelles au prolétariat et sa fraction « gauchiste »-Kollabo, la « CUP », a déjà du cautionner ses propres mesures anti-sociales dans sa « Generalitat »…

 

De plus, du fait du relativement bon développement de cette « Generalitat » par rapport au reste de l’Espagne, nombre de prolétaires y sont en fait des « immigrés » de l’intérieur, venus des autres régions, plus pauvres, d’Espagne…

 

Ce n’est donc pas l’Espagne qui « exploite » la Catalogne, mais plutôt, à la limite, l’inverse…

 

Seulement, comme toute bourgeoisie, la catalane n’en a jamais assez…

 

Enfin, pour une « Europe », qui, soi-disant, « refuse » l’indépendance de la Catalogne… ne vois tu pas, camarade, que le spectacle de cette « dramatique » confrontation permet de détourner, précisément, l’attention du public ailleurs que sur les véritables luttes sociales ?

 

C’est le grand mérite des anarcho-syndicalistes catalans et espagnols, sur ce coup là, de ne pas tomber dans le piège, et de tenter de recentrer les luttes contre la répression en direction des vraies revendications…

 

Luniterre

 

A LA SUITE, EN REPUBLICATION, LES DEUX ARTICLES CITÉS:

 

 

 

 

 

 

8 MAI 1945

 

Massacres à Sétif:

 

 

Sous l’égide du CNR,

 

 

l’impérialisme français,

 

déjà reconstitué,

 

passe à l’offensive meurtrière…

 

 

…Où quand l’assassinat

 

de 30 000 prolétaires

 

inaugurait les « Jours Heureux »

 

de la collaboration de classe

 

thorézo-gaulliste que certains, à gauche,

 

rêvent de nous faire revivre !!

 

70 ans après, une occasion historique de comprendre la véritable nature du pacte réformiste conclu en 1943 et le véritable prix des « avancées sociales » qui en ont résulté en métropole: celui d’un réajustement par rapport aux systèmes corporatistes déjà existant chez les concurrents européens de l’impérialisme français, l’allemand, provisoirement à terre, et le britannique, qui avait su « tenir le coup » !  

 

 

Le 8 mai 1945, le général Keitel signait la reddition totale et sans condition de l’Allemagne nazie.

 

_Le jour même, le matin du 8 mai à Sétif, alors que l’Algérie était encore une colonie française, des Algériens se rassemblaient autour de la mosquée, des gens affluaient de toute part. Ceux des douars se rassemblaient à l’entrée de la ville. La manifestation prévue était pacifique. Sept à huit mille Algériens défilaient, précédés par les scouts de la ville, drapeau algérien en tête et banderoles déployées avec les inscriptions : « Pour la libération des peuples» ; « Vive l’Algérie libre et indépendante ». Malgré l’interdiction de banderoles politiques, le cortège se mit en route. Le sous-préfet donna l’ordre d’enlever les banderoles. La police se mit à tirer, pendant que des européens voulaient empêcher le défilé. Des coups de feu sont échangés. La juste colère des algériens éclate, la gendarmerie intervient. A onze heures, le calme est revenu. La nouvelle du massacre se répand.

 

A Guelma, peu d’Algériens assistent aux cérémonies officielles. Une manifestation est organisée avec des pancartes : « Vive la démocratie », « A bas l’impérialisme », «Vive l’Algérie indépendante». La police tire sur la foule et disperse les manifestants. Le 9 mai, Guelma est assiégée par des groupes armés des douars voisins venus venger leurs morts. D’autres défilés ont lieu à Batna, Biskra, Khenchela, Blida, Bel-Abbès, Saïda où la mairie fut incendiée. A Bône et à Djidjelli, des milliers de manifestants se joignirent aux manifestations officielles de la victoire contre le nazisme et sortirent leurs banderoles. A Alger, les fidèles ne se joignirent pas à la manifestation officielle de la Grande Mosquée.

 

 

En 1830, le débarquement des militaires français ouvrait la voie à la colonisation de l’Algérie qui commença dès 1836 dans la plaine de la Mitidja jusqu’en 1847, malgré la résistance héroïque d’Abd-el-Kader. Les colons rachetaient à vil prix les terres ou confisquaient celles des domaines des propriétaires fonciers algériens et turcs. Ils établirent ainsi d’immenses propriétés foncières. En 1844, Bugeaud organise l’administration.  Dès 1848, l’Algérie est divisée en 3 départements. En 1870, le décret Crémieux accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d’Algérie, puis en 1889 à tous les enfants d’origine européennes nés en Algérie, pour renforcer la colonisation. Les Algériens musulmans, eux, sont régis par le code de l’indigénat (1881) et sont considérés comme des sujets et non des citoyens. Le pouvoir économique est représenté par l’assemblée des délégations financières des colons, des non-colons et des indigènes musulmans qui n’ont que 21 représentants sur 69 membres.

 

En Algérie, la colonisation a été une colonisation de peuplement. Les Algériens ont été spoliés, exploités par les colons, étaient considérés comme des citoyens de seconde zone, et massacrés alors qu’ils avaient participé à la première guerre mondiale. Les algériens ont remplacé en métropole le million de morts de la guerre dans les usines, sur les chantiers pour relever l’économie française. La révolution d’Octobre a affirmé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et a accordé un soutien au mouvement de libération naissant qui a commencé à revendiquer l’égalité pour les musulmans en Algérie. Le refus de l’État français et des colons d’accéder à ces revendications légitimes a renforcé le sentiment national algérien.

 

Durant la seconde guerre mondiale, les Algériens musulmans ont contribué à la libération de la France. Aussi était-il d’autant plus légitime de faire valoir leur droit à disposer d’eux-mêmes, leur droit à l’indépendance.

 

Les fusillades et massacres du 8 mai 1945 étaient la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La lutte pour l’indépendance nationale avait dès lors franchi une étape supérieure. L’agitation se développa dans les campagnes. Les événements de Sétif et de Guelma furent considérés comme le signal de la guerre de libération nationale, les attaques contre des bâtiments officiels se sont multipliées.

 

La répression coloniale se déchaîna : à Sétif, à Guelma, la police, la gendarmerie, tirèrent sur la foule. Des européens organisèrent des milices et entreprirent la « chasse à l’arabe ». A Guelma le sous-préfet créa une milice approuvée par les présidents des Anciens Combattants, de la «France combattante et du secrétaire de l’Union locale des Syndicats».

 

L’armée organisa la « guerre » contre les mechtas qui subirent de jour et de nuit des attaques sanglantes. C’était une nouvelle guerre coloniale que la France et son armée engageait contre le peuple algérien ; la marine et l’aviation furent autorisées à mitrailler les douars par le gouvernement provisoire de la France.

 

Non seulement massacrés par l’armée française et les civils européens, le peuple algérien, ses masses populaires et son avant-garde nationale, furent condamnés politiquement par les partis de gauche représentés dans le gouvernement provisoire et qui se réclamaient de la résistance contre l’occupant nazi et le gouvernement de Pétain. Pour les socialistes on « avait sali la grande heure de la victoire des démocraties ».

 

Le Parti Communiste dénonça dans l’Humanité la collusion des « pseudo-nationalistes et des éléments hitlériens connus » et « Il faut tout de suite châtier impitoyablement et rapidement les organisateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigés l’émeute » et encore « Ceux qui réclament l’indépendance de l’Algérie sont des agents conscients ou inconscients d’un autre impérialisme. Nous ne voulons pas changer notre cheval borgne pour un aveugle. » Certes il y eut par la suite condamnation des excès de la répression, la réclamation d’une « justice et rien que la justice », puis plus tard celle de l’amnistie. Mais la condamnation politique restait.

 

La terreur contre le peuple algérien permit au colonialisme de se maintenir jusqu’en 1962. Mais la volonté de se libérer n’était pas morte et après neuf années de préparation, la lutte de libération nationale allait reprendre en novembre 1954 et aboutir 8 ans plus tard à l’indépendance du peuple algérien.

 

Il y eu près de 50 000 algériens massacrés(*), exécutions massives de populations, d’otages, de suspects sans jugement, la torture fut pratiquée à grande échelle et le viol fut utilisé comme arme de guerre. Les exactions de l’Etat français en Algérie constituent un « crime contre l’humanité ».

 

Aujourd’hui, à Béziers notamment, Robert Ménard, maire affilié au Front National, s’attaque à la mémoire de la lutte de libération nationale menée par le peuple algérien. Il a osé débaptiser la « rue du 19 mars 1962 » (date des accords d’Evian traduits par un cessez-le-feu immédiat) pour la renommer au nom de Hélie Denoix de Saint-Marc, résistant et partisan de « l’Algérie française » ayant participé au putsch des généraux.

 

Face aux nostalgiques de « l’Algérie française », nous réaffirmons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et notre combat contre l’impérialisme !

 

Nous soutenons également la lutte qui s’organise pour que l’Etat français reconnaisse officiellement le « crime contre l’humanité » qu’il a commis en Algérie et pour qu’une stèle en mémoire aux victimes algérienne soit érigée à Paris.

 

Hommage aux martyrs de la lutte de libération nationale algérienne !

 

Pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes!

 

A BAS L’IMPÉRIALISME !!

 

Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays, unissons-nous !

 

Source:

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/8-mai-1945-victoire-contre-le-nazisme-et-massacre-du-peuple-algerien-a117581376

et article d’origine:

http://drapeaurouge.over-blog.com/2015/05/8-mai-1945-victoire-contre-le-nazisme-et-massacre-du-peuple-algerien.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

 

(*sur le bilan humain;

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata#Le_nombre_des_victimes

 

et aussi:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Le_massacre_du_8_mai_1945

 

 

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LE MYTHE

du « Nouveau CNR »

vieux serpent de mer

du social-chauvinisme!

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Avec la nouvelle vague populiste démagogique développée autour du « Frexit »,  lui-même sous produit direct de la démagogie sociale-fasciste du FN, ressurgit le mythe d’un « nouveau CNR » qui serait la clef de la « libération » du peuple et même du prolétariat, selon certains pseudos « marxistes-léninistes »…

Sur la base du vieux fond de social-chauvinisme déjà développé depuis  des mois sur le thème du « Frexit », on assiste maintenant à un nouveau concours de social-chauvinisme entre le programme Asselineau-CNR2.0 et celui du PRCF-CNR triple zéro… Voilà sans doute ce qui manquait pour « animer » cette campagne entre un candidat marginal du capital et un autre groupuscule supplétif du social-chauvin Mélenchon, lui-même supplétif de secours des autres supplétifs du capital…

EN 1944, le premier programme du CNR, comme document historique sur la liquidation de la résistance prolétarienne et la reconstitution de l’impérialisme français, le voici, en version originale :

http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

et ses conséquences sanglantes, les voici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Le_massacre_du_8_mai_1945

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata

http://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_malgache_de_1947

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Indochine

Et n’oublions donc pas la « Françafrique », avec comme « fleuron » 800 000 morts en trois mois au Rwanda, cette « Françafrique » qui est toujours la fille naturelle du CNR, et qui offre encore des costards à François Fillon…

EN 2014, le PRCF fait surgir un « nouveau CNR » farce et attrape-nigauds au secours d’un souverainisme moribond.

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/pour-un-nouveau-c-n-r-appel-du-29-novembre-2014/

Et bien évidemment, dans un cas comme dans l’autre, il n’y est nullement question de socialisme !

Dans les deux cas, ceux qui prétendent justifier cette stratégie de collaboration de classe au nom du marxisme-léninisme et d’une prétendue « étape » vers le socialisme se font en réalité les liquidateurs de la cause réelle et des forces militantes ouvrières révolutionnaires.

Dans le premier cas, cette liquidation, étalée sur la décennie 1944-54, a pour l’essentiel réussi en s’appuyant sur la justification initiale du front anti-fasciste.

Ce front, avec ce qui restait de la bourgeoisie « nationale », était évidemment nécessaire à la résistance, mais, d’un point de vue ML n’impliquait nullement l’abandon de l’autonomie prolétarienne, qui aurait du permettre le passage victorieux à un nouveau développement de la lutte de classe, tel qu’il s’est présenté en 1946-47-48. Cette situation a été analysée par le Kominform dès 1947, et largement évoquée dans le Rapport d’Andreï Jdanov.

L’essentiel de cette analyse est conservée dans les Minutes du Kominform : The Cominform — Minutes of the Three Conferences 1947/1948/1949, édité par Giuliano Procacci, Feltrinelli Editore (Milan, 1994)

On en retrouve quelques éléments sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/andrei-jdanov-1947-rapport-sur-la-situation-internationale_/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

A ce sujet voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/17/ligne-rouge-en-1969-un-des-rares-documents-ml-de-lepoque-maoiste/

Le point « culminant » du « nouveau CNR » du PRCF fut atteint lors d’une « grande manifestation nationale unitaire », le 30 Mai 2015, en « commémoration » du référendum de 2005…

Tellement grande que les participants on longtemps polémiqué pour savoir s’il avaient atteint le cap des 500 participants ou s’ils en avaient seulement réuni la moitié…(*)

Le camarade Viriato nous écrivait à l’époque : « Pourquoi tirer sur une ambulance ? »

Notre réponse d’alors reste toujours valable, malheureusement…  : Le problème est que si cette « ambulance », sous couvert de « front uni patriotique et populaire » tente d’emmener avec elle le reste des forces militantes ouvrières vers la morgue du « nouveau CNR », il vaut mieux qu’elle n’arrive pas à son but…

Pour y faire monter bon nombre de camarades, sans aucun doute sincères, les responsables de ce « front » jouent en permanence sur la confusion entre les termes de « progrès social » et de socialisme, alors que dans leur programme « nouveau CNR » cet objectif politique ne figure évidemment pas.

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En comparant sérieusement les deux programmes (trois, maintenant, avec celui d’Asselineau), et les deux situations, il est simplement temps de dénoncer cette supercherie.

Luniterre

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(*  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/31/30-mai-un-nouveau-tremblement-de-terre-a-paris/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/16/un-constat-lucide-sur-lechec-du-30-mai-a-paris/

 

 Sur le même thème, voir aussi:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/27/en-reponse-a-gilles-questiaux/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/01/06/de-petain-aux-le-pen-revolution-nationale-ou-revolution-socialiste-that-is-the-question/

(à noter que malheureusement, le camarade du blog RC-Paris est depuis monté dans l’ambulance « nouveau CNR », version Asselineau…)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/09/21/revolutionnaires-en-septembre-sociaux-chauvins-en-octobre-nouvelle-edition/     )

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Che ! 50 ans d’éternité !!

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Che

 

 

50 ans

 

 

d’éternité !!

 

 

 

 

 

Bolivie: l’armée rendra hommage à Che Guevara,

50 ans après l’avoir abattu

 

 

L’armée bolivienne participera pour la première fois à une cérémonie officielle en hommage à Ernesto « Che » Guevara, qu’elle avait abattu le 9 octobre 1967 dans le sud de la Bolivie, à l’occasion des 50 ans de sa mort.

« Nos forces armées vont participer à cet hommage aux côtés des familles des anciens combattants« , a annoncé le vice-ministre de la Coordination Alfredo Rada. L’armée et les anciens combattants étaient auparavant cantonnés aux hommages dans les casernes.

« Nous voulons que ce soit un moment d’expression de l’unité du peuple bolivien« , le contexte étant désormais « différent« , a-t-il ajouté, une allusion à l’époque où le guérilléro avait été capturé et exécuté par les soldats avec le feu vert du président René Barrientos, un farouche anticommuniste.

Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capturait le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Ernesto Guevara fut conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passa sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire fut sommairement exécuté par Mario Teran, un sergent bolivien.

A 39 ans, le « Che » au visage christique, dont la dépouille décharnée était exhibée comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande, entrait dans la légende.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-l-armee-rendra-hommage-a-che-guevara-50-ans-apres-l-avoir-abattu?id=9722159

 

Bolivie : cinq jours d’hommages au « Che »,

50 ans après sa mort

Le président bolivien, Evo Morales, a annoncé lundi cinq jours d’hommages, à partir de jeudi, à Ernesto « Che » Guevara, 50 ans après sa mort, le 9 octobre 1967.

Les cérémonies pour commémorer le révolutionnaire argentin seront organisées en présence de l’armée bolivienne, qui l’avait combattu puis exécuté. « Les forces armées, comme toujours, m’accompagnent dans toutes les activités. J’en ai parlé avec elles, elles m’accompagneront certainement, mais je le répète, les forces armées sont nées (au 19e siècle, ndlr) anti-impérialistes », a déclaré le président socialiste.

Plusieurs anciens militaires ont toutefois annoncé qu’ils ne participeraient pas aux commémorations, estimant que c’est a eux qu’il faudrait rendre hommage. « Nous n’y assisterons pas car nous considérons que c’est un acte politique », a déclaré Mario Moreira, un représentant des soldats ayant combattu le « Che », au journal Pagina Siete. L’Etat « a l’obligation de nous rendre hommage car nous avons défendu la patrie », a-t-il affirmé.

Lors des affrontements entre l’armée et la guérilla du « Che », 58 soldats avaient péri. Ernesto Guevara avait été fait prisonnier lors de combats le 8 octobre 1967 et fusillé le lendemain par l’armée bolivienne, alors conseillée par les Etats-Unis.

Le président Morales a précisé que la cérémonie principale d’hommage aura lieu lundi 9 octobre dans la ville de Vallegrande (sud-est), en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des « quatre enfants du +Che+ et certains de ses frères » et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

https://www.lorientlejour.com/article/1075912/bolivie-cinq-jours-dhommages-au-che-50-ans-apres-sa-mort.html

 

 

Bolivie : les enfants du Che

pour le 50e anniversaire de sa mort

Création : lundi 11 septembre 2017 14:03 Écrit par infosoir

Les quatre enfants d’Ernesto Che Guevara se rendront en octobre en Bolivie pour le 50e anniversaire de la mort de leur père, a annoncé hier le président bolivien Evo Morales, cité par l’agence officielle ABI. «Ce sera un grand rassemblement des peuples contre le système capitaliste et il y aura les quatre enfants du Che à La Higuera», le village où le guérillero d’origine argentine a été exécuté en 1967, dans le sud du pays, a ajouté le président Morales, admirateur déclaré du «Che». Quatre des cinq enfants de Che Guevara -Aleida, Camilo, Ernesto et Celia – sont nés et vivent à Cuba. Une fille, née d’un premier mariage, est décédée en 1995. Ernesto Che Guevara a été capturé le 8 octobre 1967 par l’armée bolivienne, après avoir été blessé au combat, et exécuté le lendemain, mais les commémorations de sa mort se déroulent traditionnellement le 8 octobre, jour de sa capture. Sa mort à 39 ans avait marqué l’échec de son entreprise de créer un «foyer» de guérilla en Bolivie avec d’autres guérilleros – principalement cubains, boliviens et péruviens – en s’appuyant sur la paysannerie.

https://www.infosoir.com/actualite/18238-bolivie-les-enfants-du-che-pour-le-50e-anniversaire-de-sa-mort.html

 

Publié le 05 octobre 2017 à 16h15 | Mis à jour le 05 octobre 2017 à 17h55

La CIA «a torturé et assassiné»

Che Guevara, dit le président bolivien

Che Guevara en 1958.... (ARCHIVES AFP)

 

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Che Guevara en 1958.

Archives Afp

Le président bolivien Evo Morales a accusé la CIA d’avoir «persécuté, torturé et assassiné» Ernesto «Che» Guevara, en 1967 en Bolivie, au premier des cinq jours d’hommage au guérillero, 50 ans après sa mort.

«L’histoire est claire. La CIA a persécuté, torturé et assassiné le Che Guevara. Les forces armées ont agi, soumises aux États-Unis sur décision (du président de l’époque, René) Barrientos», a écrit le président socialiste sur Twitter.

 

 

Le révolutionnaire argentin avait été capturé le 9 octobre 1967 par l’armée de Bolivie, où il était arrivé 11 mois plus tôt avec une cinquantaine de guérilleros. Le lendemain, il avait été exécuté par un soldat bolivien, sur ordre de ses supérieurs.

La Bolivie a débuté jeudi un programme d’hommage au Che, prévu jusqu’au lundi 9, avec des événements culturels, politiques et gastronomiques dans le village de Vallegrande, où ont été retrouvés les restes du Che.

Selon M. Morales, la cérémonie principale aura lieu le 9 octobre à Vallegrande, en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des quatre enfants du Che, de certains de ses frères et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

 

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201710/05/01-5139073-la-cia-a-torture-et-assassine-che-guevara-dit-le-president-bolivien.php

 

L’Amérique latine

se souvient

du Che Guevara,

50 ans après sa mort

08/10/2017

Professeure à la retraite au honduras, Maria Yolanda Chavarria porte un foulard affichant le Che alors qu’elle se prépare pour une manifestation contre le pouvoir en place – AFP / O Sierra

 

 

Pour les 50 ans de sa mort dans le maquis bolivien, Ernesto « Che » Guevara, figure mythique de l’action révolutionnaire armée pendant la Guerre froide, recevra des hommages à Cuba et en Bolivie.

À Cuba, où tous les écoliers commencent leur journée par prêter le serment des « pionniers » en jurant « être comme le ‘Che’, le mausolée qui abrite les restes du « guérillero héroïque » depuis 1997 à Santa Clara (centre) sera le cadre des cérémonies commémoratives.

Le président Raul Castro, successeur de son frère Fidel décédé en novembre 2016, devrait être présent dans cette ville où celui qu’il appelait « l’Argentin » remporta en 1958 une bataille décisive face aux troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958).

Comme c’est traditionnellement le cas à Cuba, l’hommage se tiendra le 8 octobre, jour anniversaire de la capture du « Che » par l’armée bolivienne.

Hommage militaire en Bolivie

Ses quatre enfants encore en vie, nés et résidant à Cuba, seront quand à eux attendus dans le sud de la Bolivie, où le guérillero a été exécuté le lendemain de sa capture, le 9 octobre 1967.

Mémorial à La Higuera en Bolivie où le « Che » a été exécuté – AFP / A/ Raldes

Auparavant cantonnée aux hommages dans les casernes, l’armée bolivienne participera aussi pour la première fois aux cérémonies officielles. La Paz souligne que « le contexte est différent » de celui de l’époque où le guérillero était capturé et exécuté par les soldats du pays andin avec le feu vert du président René Barrientos (1964-1969), un anti-communiste farouche.

Aujourd’hui le président socialiste Evo Morales, admirateur déclaré du « Che », affirme sa volonté de rassembler autour de cet épisode. Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capture le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Guevara est conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passera sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire est exécuté sommairement par Mario Teran, un sergent bolivien. À 39 ans, le guérillero entrait dans la légende alors que sa dépouille décharnée au visage christique étaient exhibés comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande.

Un saint cubain de la révolution

À Cuba, le « Che » a été érigé en véritable « saint de la révolution », souligne Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington. « Il représente les années romantiques de la révolution, chargées d’une bonne dose d’utopie, il n’est donc pas surprenant qu’il soit devenu une figure populaire, voire mythique ». Dans le monde entier, l’image-culte du guérillero – « la » photo du Cubain Alberto Korda prise en 1960 – continue de faire l’objet d’une forte récupération mercantile, reproduite sur des millions de T-shirts, posters et casquettes prisés par la jeunesse des cinq continents mais aussi des stars du sport ou de la musique.

Présent dans les magasins de souvenirs de Moscou – AFP / M. Antonov

L’extrême-gauche européenne née des événements de 1968 et une partie de l’intelligentsia avaient largement contribué à la popularisation de cet homme réputé pour son intransigeance et sa volonté de fer, malgré ses limites physiques liées à l’asthme. « S’il n’était pas mort en 1967 en Bolivie, l’Amérique latine serait aujourd’hui libre, souveraine, indépendante et socialiste (…) Car s’il était resté en vie, il aurait triomphé », assure dans un entretien à l’AFP son frère Juan Martin Guevara, âgé de 74 ans et qui vit en Argentine. « Lui, c’était tout ou rien! « .

Partisan de la violence politique

Après des études de médecine et de multiples voyages qui ont forgé ses convictions, le natif de Rosario (Argentine) avait fait la connaissance de Raul et Fidel Castro au Mexique avant de participer à la guérilla qui mena les « barbudos » au pouvoir à La Havane en 1959. De ses compagnons cubains il gardera le surnom de « Che » , interjection caractéristique du parler argentin familier pour attirer l’attention de l’interlocuteur, le saluer ou exprimer la surprise. Partisan de la violence politique, il supervisa pendant six mois la répression dans le sang des « contre-révolutionnaires » – ce qu’il ne reniera jamais -, et dirigea un temps la Banque centrale cubaine et le ministère de l’Industrie.

Le 21 novembre 1965, Guevar se trouve sur les bords du lac Tanganyika au Congo – Ph. AFP

Artisan du rapprochement de la révolution cubaine avec l’URSS, il se distancia ensuite des positions soviétiques favorables à la « coexistence pacifique » avec le bloc occidental pour défendre une stratégie de conquête du pouvoir par les armes, plus proche du maoïsme. Au milieu des années 1960, cela l’éloignera peu à peu de Cuba et des Castro, à l’époque alignés sur Moscou.

Mission au Congo

S’ensuivirent des mois de « disparition » alors qu’il était en mission secrète au Congo à tenter – sans succès – d’y imposer la révolution armée, avant d’engager en Bolivie sa dernière guérilla. Arrivé le 24 avril 1965 à la tête d’un petit corps expéditionnaire de Cubains d’ascendance africaine pour soutenir Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président Joseph Kabila) et sa rébellion contre le pouvoir de Léopoldville – aujourd’hui Kinshasa -, il avait constaté que les dirigeants du maquis congolais n’avaient pas de maturité politique et il avait préféré partir au terme d’une aventure ratée de sept mois dans les montagnes du Sud-Kivu.

https://fr.metrotime.be/2017/10/08/actualite/lamerique-latinese-souvient-che-guevara-50-ans-apres-mort/

 

Cinquante ans après sa disparition,

Cuba rend hommage au «Che»

MEMOIRE Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul ce dimanche à Santa Clara…

 

20 Minutes avec AFP

Publié le 08/10/17 à 13h57 — Mis à jour le 08/10/17 à 14h20

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie.

 

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie. — Alejandro Ernesto/EFE/SIPA

Il a disparu il y a cinquante ans, mais sa mémoire est toujours vive. Cuba honore dimanche à Santa Clara (centre) la figure légendaire de sa révolution, le guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, tué il y a 50 ans dans le maquis bolivien.

Un hommage différent

Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul, dans cette ville située à 300 km à l’est de la capitale cubaine, où sont enterrés les restes du commandant de la Révolution et ceux de ses compagnons d’armes. Autre signe marquant un changement d’époque, ces commémorations interviennent au moment où les dernières guérillas de gauche du continent, en Colombie, rendent les armes (Farc) ou négocient la paix (ELN, fondée en 1964 en s’inspirant précisément du « Che »).

>> A lire aussi : Fidel Castro, l’éternel guérillero

Comment est mort le «Che» ?

Ernesto Guevara a été exécuté par un soldat bolivien à 39 ans le 9 octobre 1967, mais à Cuba le jour du « guérillero héroïque » est célébré chaque 8 octobre, jour de sa capture dans un obscur hameau andin. Lundi, seront aussi organisées des commémorations en Bolivie en présence des enfants du « Che » et du président Evo Morales qui a accusé cette semaine la CIA d’avoir « persécuté, torturé et assassiné » le « Che » lors de ses 11 mois de guérilla en Bolivie. Le corps du guérillero argentin, jeté dans une fosse en Bolivie, a été découvert et identifié il y a 20 ans avant de retourner en grande pompe à Cuba pour un hommage funèbre national.

Depuis 1997, plus de 4,7 millions de personnes ont visité le mausolée sous-terrain du Che surmonté d’une imposante statue de bronze à Santa Clara, qui le considère comme un fils adoptif depuis qu’il y remporta en décembre 1958 une victoire décisive contre les troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958). Et ce dimanche, les hommages se multiplient aussi sur le Toile, notamment sur Twitter où un internaute écrit : « La patrie vous contemple, fière, pour l’anniversaire de la chute au combat du Che.

Retrouvez notre diaporama : Ernesto Che Guevara, le révolutionnaire aux 1.000 visages.

Des concerts, images d’archives… et une application

Ces derniers jours, la presse cubaine a publié de nombreux articles et cahiers spéciaux à la gloire du « Che ». A la radio et la télévision cubaine, des concerts symphoniques et des images d’archives lui ont aussi rendu hommage avec des fragments de discours de celui qui fut aussi ministre de l’Industrie du premier gouvernement révolutionnaire cubain. Une application mobile baptisée « Siempre Che » (« Toujours Che »), et consacrée au mausolée de Santa Clara, doit aussi être présentée en marge des commémorations dans ce pays où l’accès à internet est l’un des plus limités au monde.

Jeudi, des milliers d’étudiants ont marché sur les pas du « Che » pour commémorer la bataille de Santa Clara et dimanche, plusieurs dizaines de jeunes doivent rejoindre les rangs des « Pionniers », organisation de jeunesse qui a pour consigne « Pionniers pour le communisme, nous serons comme le Che ».

Sur les pas du « Che »

Ernesto « Che » Guevara est né le 14 juin 1928 à Rosario, au sein d’une famille de la bourgeoisie argentine. Médecin de formation, il parcourt très jeune à vélo et à moto l’Amérique latine où il prend conscience de la misère des plus démunis du continent, et plus particulièrement les communautés indigènes. En 1955, il fait la rencontre de Fidel Castro en exil au Mexique et rejoint les rangs des révolutionnaires cubains dans la guérilla contre Batista. Dix ans plus tard, il s’éloignera de Cuba et des Castro pour mener de nouveaux combats.

« D’autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts », écrira-t-il en 1965 à Fidel Castro en prenant congé pour porter l’insurrection en Afrique notamment. Cette lettre se terminait par une phrase devenue célèbre : « Hasta la victoria, siempre » (« Jusqu’à la victoire, toujours ! »). 

« Une figure mythique »

Son image et ses portraits sont omniprésents à Cuba, et plus particulièrement le plus célèbre d’entre eux montrant le jeune guérillero argentin, les yeux farouches, portant béret, blouson et cheveux longs. Mythique, elle a fait le tour du monde, orné les murs de générations d’étudiants et fait aujourd’hui l’objet d’une forte récupération mercantile tout en restant omniprésente dans les manifestations à travers la planète.

« Certains considèrent Che Guevara comme un martyr de la lutte révolutionnaire (…) d’autres insistent sur son caractère sanguinaire et autoritaire », mais il est devenu « une figure mythique, emblématique de la révolution de la jeunesse et des luttes pour la justice et l’égalité sociale », résume le directeur de l’Institut des recherches cubaines de l’université de Floride, Jorge Duany.

http://www.20minutes.fr/monde/2146987-20171008-video-cinquante-ans-apres-disparition-cuba-rend-hommage-che

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1917-2017 Octobre est là !! …Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?

NDLR: Cet article étant naturellement appelé à rester à la Une au moins pour toute la durée d’Octobre et Novembre, d’autres articles d’actu et études plus récentes se trouveront donc publiés à la suite…!!

A voir notamment, celui-ci:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/16/centenaire-doctobre-vers-un-sursaut-unitaire/

 

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1917-2017

 

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Octobre

 

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est là !!

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Et si le bolchévisme

 

était encore

 

une idée neuve ?

 

 

 

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution…

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite durablement, sur une période et une étendue suffisamment vaste, à l’échelle d’un continent, et largement influente au delà, pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un événement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour tenter et réussir une nouvelle…

La Révolution d’Octobre s’est réclamée du Marxisme, dans un premier temps, puis du Marxisme-Léninisme, par la suite, assez logiquement, compte tenu à la fois du rôle décisif de Lénine et de son œuvre dans cette période historique, et évidemment, de sa disparition prématurée.

 

Pourtant, dans cette commémoration, il ne s’agit pas de dépoussiérer les vieux livres, mais au contraire, de chercher à comprendre de quelle façon et dans quelles conditions concrètes les théories ont été mises à l’épreuve de la pratique.

C’est un regard critique sur l’histoire, simplement nécessaire pour déterminer quels sont nos critères d’évaluation.

Ce sont ces critères d’évaluation qui donneront le sens et la portée politique de notre célébration militante éventuelle.

 

Le fait que le marxisme et le marxisme-léninisme aient été l’idéologie officielle de la Russie Soviétique et de l’URSS sur toute sa durée est un fait qui ne peut pas être considéré de manière univoque, si l’on considère que le « marxisme-léninisme » est encore formellement l’idéologie officielle de la seconde puissance boursière et financière mondiale actuelle, la Chine…

 

C’est Marx lui-même, dans l’exposé de sa méthode, qui nous invite à considérer qu’on ne peut pas essentiellement juger d’une époque par ce qu’en disent les protagonistes eux-même…

 

«   De même qu’on ne juge pas un individu sur l’idée qu’il se fait de lui, de même on ne peut juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi ; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production. »

Karl Marx Préface à la Contribution à la critique de l’économie politique, 1859.

 

C’est donc là encore une occasion utile de rappeler ce qui est un élément essentiel de sa méthode dialectique, à savoir la prépondérance du rôle des infrastructures, de la base sociale et économique, sur celui des superstructures, des institutions politiques, des idéologies, surtout «officielles »…

 

D’un point de vue communiste marxiste-léniniste Il est clair que le sens d’Octobre ne change pas, que ce soit au 99ème anniversaire, au 101ème ou n’importe quand, du reste, mais le 100ème, c’est bien une occasion incontournable de débats, de médiatisations diverses, dont il reste possible de faire, à l’occasion, une arme politique.

Et une telle arme politique n’a évidemment de sens que dans le contexte présent…

 

Tenter de porter, en quelque sorte, la parole d’Octobre parmi les masses prolétariennes c’est se confronter à la fois à l’image que le système a réussi à forger de cet événement historique et de ses conséquences, et à la réalité actuelle de la crise à laquelle les prolétaires sont eux-mêmes directement et quotidiennement confrontés.

 

L’image que le système renvoie de l’URSS, c’est aussi l’image qu’il renvoie de la Révolution d’Octobre, l’une étant inséparable de l’autre. Il est donc vain de vouloir célébrer dignement le centenaire d’Octobre sans rendre sa dignité à l’histoire de l’URSS.

 

Selon l’image qu’ont réussi à en populariser les médias occidentaux et la culture officielle du système capitaliste, l’URSS et l’ensemble du monde communiste sont vus comme une vaste prison qui se serait effondrée comme un château de carte.

 

C’est donc cette image d’un échec irrémédiable et irréversible de la première tentative de construction du socialisme prolétarien que la bourgeoisie a besoin de forger pour sa propre survie, car plus d’un quart de siècle après cet effondrement, elle n’a toujours pas résolu sa propre crise et se trouve confrontée à la nécessité d’en faire supporter les conséquences au prolétariat et à l’ensemble des couches populaires.

 

Et plus elle a besoin de durcir les conditions de vie de la majeure partie du corps social, et du prolétariat en premier lieu, et plus elle a besoin de cette image dégradée du socialisme, de l’URSS, et de la Révolution d’Octobre.

 

Or une telle image dégradée de la Russie Soviétique et de l’influence de l’URSS, ce n’est pas celle qu’en a conservé la mémoire populaire de ceux qui sont concernés en premier lieu, à savoir les Russes eux-même !

 

Selon l’Occident, l’effondrement de l’URSS devait être la «fin de l’histoire», la «libération des peuples de l’Est», le «développement économique par le capitalisme», etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non!

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en est d’influents, n’y semble pas imminent.

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs de racketteurs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction) !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs, les futurs « oligarques », se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

 

>>>Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, …mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

 

>>>Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

 

>>>Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

 

>>>Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

>>>Celle qui, une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, s’est relevée à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Mais à partir de 1956, avec les « réformes économiques » de Khrouchtchev, en fait déjà un rétablissement déguisé du capitalisme, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous la « perestroïka » de Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont longtemps perduré, et suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «communistes», héritiers de l’ère Gorbatchev, bien qu’ils fassent mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et à Staline pour tenter de récupérer leur prestige de leaders historiques.

 

Ce n’est pas là, comme on l’a vu, un point de vue réellement marxiste-léniniste, qui ne consiste pas à se contenter de proclamations nostalgiques, mais cherche à analyser ce qui se passe en profondeur, dans les infrastructures, aussi bien de la société capitaliste, pour comprendre sa crise actuelle, que de celle du socialisme, pour comprendre les causes de sa disparition, alors que l’URSS avait rayonné quasiment sur un tiers de la planète, à son apogée.

 

C’est pourquoi, si l’on sent bien, aujourd’hui, avec la crise chronique du capital, même avec ses quelques courtes périodes de « rebonds », en faits autant de sursauts stériles, que l’évolution de cette « civilisation » mondialisée, littéralement « contre nature », ne peut plus être que régressive, l’effacement brutal et spectaculaire du « continent socialiste » peut apparaître, lui aussi, comme l’engloutissement d’une autre civilisation, ce qu’il fut, pour partie, en réalité.

 

 

Pourtant, si l’on veut comparer historiquement le destin des sociétés et des civilisations, il faut rappeler que la bourgeoisie, apparue en tant que classe avec le tournant de l’an mille, a encore mis plus de huit siècles avant de s’imposer radicalement comme classe politiquement dominante, en France, malgré sa domination économique déjà progressivement acquise au cours des siècles et définitivement réaffirmée avec les prémisses de la révolution industrielle.

Là peut s’arrêter cette comparaison, car chaque mutation profonde de société a ses propres caractéristiques, à nulle autre pareille.

Néanmoins, les convulsions révolutionnaires, de la fin du XVIIIème siècle au début du XXème, montrent que ces processus de transformation ne sont pas linéaires, mais comportent des sauts brusques, des retours en arrière, des situations que l’on peut qualifier d’ »hybrides », etc…

De l’an mille à aujourd’hui, la bourgeoisie a constamment évolué, et tente de le faire encore, même si elle apparait comme en bout de course, dans ses possibilités de régler la crise…

Le prolétariat moderne, né avec la révolution industrielle, a déjà beaucoup changé, et change encore radicalement, sous l’effet de la « mondialisation », résultante de la domination impérialiste actuellement sans partage, autre qu’entre rapaces impérialistes eux-même, et sans résistance, autre que très locale ou très partielle.

Mais de même que la bourgeoisie tenait entre ses mains, depuis le cœur du moyen-âge, les clefs de l’avenir, c’est, aujourd’hui encore, et depuis son apparition en tant que classe industrielle, le prolétariat qui les détient, désormais.

Cela peut paraitre moins évident, aujourd’hui, en Occident, mais le prolétariat industriel mondial continue de croitre, et ici, l’extension du secteur tertiaire, combinée avec la paupérisation des classes moyennes et la marchandisation des services, crée, avec la crise, une nouvelle extension du prolétariat.

Au cours des trois derniers siècles, les plus grandes révolutions, bourgeoises comme prolétariennes, et presque simultanément dans certains cas, ont connu leurs lots d’épopées, de tragédies et d’errements, mais dans tous les cas, l’histoire est écrite par les vainqueurs.

Actuellement, c’est la bourgeoisie qui a nettement repris le dessus, à l’échelle mondiale, même si tout le monde comprend bien que cette « domination » repose sur les sables mouvants et boueux de sa propre crise.

Même dans ses tentatives vaines de raffermir sa base instable, la bourgeoisie n’en continue donc pas moins de proclamer haut et fort, et même d’autant plus fort, ses prétendues « valeurs éthiques », y comprit à grands renforts, précisément, de rappels « historiques », pourtant parfois nauséabonds, comme celui du colonialisme, puisant ses racines dans l’esclavagisme.

Et même si la bourgeoisie n’affirme pas plus vouloir rétablir l’esclavagisme que l’échafaud ou la guillotine, elle n’en continue pas moins à vouloir nous faire entonner ce couplet selon lequel un sang « impur » abreuve son sillon, qu’elle continue très concrètement et quasi quotidiennement d’irriguer , par ses opérations militaires aux quatre coins du monde.

Et lorsqu’elle prétend critiquer la « violence répressive » du bolchévisme elle omet de rappeler que sa propre survie ne tient qu’aux bains de sang et à la furia destructrice qu’elle impose régulièrement aux peuples du monde, et encore aujourd’hui, même si de façon plus « diffuse » que pendant les deux guerres mondiales.

 

Très récemment, dans la première phase de la campagne électorale française, on a vu ressurgir, derrière les costumes à 7000 euros pièce du « Très Honorable François Fillon », l’ombre de la « Françafrique », fer de lance néocolonialiste sanguinolent de notre « très démocratique » bourgeoisie française…

Rappelons en deux mots l’un des « exploits » les plus saillants de la dite « Françafrique », en 1994, en seulement 3 mois, le génocide rwandais a fait très « officiellement » 800 000 victimes, le plus souvent massacrées à la machette, jusque dans les églises… 800 000, et beaucoup plus, selon d’autres sources, peu suspectes de partialité:

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Genocide-au-Rwanda-un-million-de-morts-en-100-jours-2014-04-10-1134203

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_des_Tutsis_au_Rwanda

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/24/1994-2017-collaboration-droite-gauche-un-heritage-sanglant-et-mortifere/

 

 

Même si cela reste regrettable et considérable, sur trente années, la répression politique en URSS « stalinienne » n’en a pas fait autant, selon les sources originales, telles qu’examinées à la loupe par les historiens chercheurs US, à l’ouverture des archives soviétiques…

Mais si les 800 000 morts du Rwanda ont à peine le droit à des procédures symboliques concernant leurs bourreaux directs, et pratiquement aucune, concernant les complices français des commanditaires du massacre, les malheureuses victimes de la répression en URSS se sont, elles, mystérieusement « multipliées », et de façon exponentielle, pour devenir 100 millions et plus, sous la plume des scribes médiatiques au service du capitalisme!

Et c’est, quotidiennement, cette armée de 100 millions de fantômes qui pilonne les consciences populaires, via les médias du système, à la moindre occasion où il est question de communisme ou d’URSS !!

Tandis que les amis de la « Françafrique » se taillent, eux, des costumes de luxe dans les dépouilles de leurs massacres.

Il ne s’agit justement pas, ici, d’ébaucher une sordide « échelle de valeur » entre les origines des victimes de l’histoire.

Les victimes du Génocide des Tutsis au Rwanda ont toutes autant droit à notre respect humain que les victimes des exécutions et massacres de la Grande Révolution Française, et tout autant que celles de la Révolution Soviétique.

Dans le cas du Rwanda, il s’agissait très « officiellement » d’une contre-révolution, mais quoi qu’il en soit, le but d’une révolution n’est jamais, fondamentalement, de massacrer ses ennemis. Il est d’abord et toujours de lutter contre une oppression, quelle qu’en soit la nature, et d’établir des rapports humains plus sociaux et plus justes.

Dans la Résistance, le but des Partisans n’était pas d’abord de tuer des allemands, mais de libérer le monde de la barbarie fasciste.

Rappelons encore, à cette occasion, que c’est à l’URSS et à ses Partisans, sur tout le continent eurasiatique, que l’on doit, et de loin, le plus gros effort et les plus grands sacrifices pour en finir avec le nazisme.

Or cette capacité de résistance n’est pas le fruit du hasard, mais bien l’héritage le plus direct du Grand Octobre!

Elle repose sur l’édification de la Russie Socialiste Soviétique, à partir d’un pays-continent complètement ruiné par la guerre de 1914-18 et les armées blanches, ensuite, elles-même soutenues directement par toutes les puissances impérialistes de l’Occident, au cours de la dite « Guerre Civile ».

C’est donc en à peine 20 ans qu’a surgi  de ce champ de ruines la puissance socialiste soviétique avec la capacité de défaire le nazisme, première puissance capitaliste industrielle européenne.

Non seulement il est donc impossible de parler d’échec du socialisme et de la Révolution d’Octobre, mais c’est ce sursaut de la volonté créatrice de tout un peuple, et du prolétariat russe à son avant-garde, qui doit être mis en valeur et en évidence comme le fait essentiel de cette histoire et la conséquence historique la plus importante de la Révolution d’Octobre. Même si cela n’empêche pas un regard historique critique et analytique.

Il est également notable que le même élan de reconstruction s’est reproduit après guerre, maintenant l’URSS au rang de très grande puissance mondiale, seule capable de tenir tête à l’impérialisme US, qui commence alors à étendre son emprise sur le reste du monde.

Si cette résistance anti-impérialiste a finalement été vaincue, ce n’est en réalité que par le retournement des fondamentaux économiques du socialisme, essentiellement opéré sous l’ère Khrouchtchev, et parachevé sous l’ère Gorbatchev. Un lent déclin de 35 ans, pour arriver à saper jusqu’à sa base l’héritage des générations héroïques d’Octobre!

 

Sans doute, en notre début de XXIème siècle, même si nous n’avons pas nécessairement besoin d’un tel développement exponentiel des forces productives, tel que celui de ces premières générations, mais de plus de démocratie et d’un développement respectueux de l’environnement, il n’en reste pas moins qu’en tirant les leçons utiles du socialisme prolétarien, pour en reprendre les fondamentaux économiques, il y a là l’alternative potentielle à la déchéance économique et sociale dans laquelle s’enfonce notre société « mondialisée ».

Qui peut le plus, peut le moins, et si l’Union Soviétique a su ressurgir plusieurs fois du néant où les agresseurs impérialistes et fascistes ont tenté de la plonger, il n’est donc pas douteux que le socialisme prolétarien puisse être la seule alternative efficace et incontournable à l’incapacité du capitalisme à produire un développement économique et social équilibré et harmonieux.

 

Remettre en lumière les fondamentaux de l’économie socialiste, c’est comprendre les lois économiques fondamentales qui se sont dégagées de la confrontation entre la théorie marxiste et sa mise en pratique sur le terrain.

 

Cela ne peut partir, même et surtout d’un point de vue marxiste, que de l’analyse des infrastructures de l’URSS et de leur évolution au fil de l’histoire de leur développement et des conflits entre les différents groupes de dirigeants qui ont agit sur cette évolution.

Partir de l’analyse des infrastructures de l’URSS, c’est aussi chercher à comprendre la cohérence entre les principes et lois économiques considérés utiles par les économistes soviétiques et la réalité sur le terrain, selon les époques.

 

Dans les années 20 le débat a porté sur l’articulation entre secteur privé et secteur d’État.

 

L’une des questions essentielles était de savoir ce que devenait la loi de la valeur, principe de base de l’économie classique et marxiste, et où s’arrêtait, éventuellement, son influence.

 

Une question liée de près à celle-ci était le rôle du marché comme régulateur, ou non, de l’équilibre des prix entre offre et demande.

Et donc, également, le rôle de l’intervention, plus ou moins autoritaire, de l’État sur la régulation des prix.

 

Autrement dit, il y a donc deux questions importantes à considérer en premier,

__la loi de la valeur

__la loi du marché

 

Et qui en amènent trois autres :

__leur interaction

__leurs domaines respectifs

__le rôle du plan

 

Ce débat, en réalité, et contrairement à ce que prétend l’historiographie la plus courante en France, tant « à gauche » qu’à droite, n’a pas suivi forcément les clivages de factions supposées « gauches » et « droites ».

 

Aussi bien Boukharine que Preobrajensky ont affirmé que le domaine d’influence de la loi de la valeur ne concernait plus le secteur socialiste et cela est resté largement l’opinion dominante jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale.

On peut donc dire que l’influence « gauchiste », sur cette question, a prévalu dans la gestion du secteur d’État en général, puis dans celle du secteur socialiste, quasiment jusqu’à la préparation du XIXème Congrès, en 1952, où le débat à seulement commencé à prendre un tour nouveau.

 

Trotsky, quant à lui, tout en étant allié, en réalité uniquement tactiquement, avec l’ « opposition de gauche », a constamment défendu le rôle du marché comme régulateur, y compris pour le secteur d’État planifié. Incidemment, ce point de vue, clairement explicité par le trotskyste Michel Raptis, d’après les textes mêmes de son « maître-à-penser », c’est à dire de Trotsky lui-même, et qui consiste à considérer le marché comme régulateur, même dans l’économie capitaliste, c’est tout à fait le point de vue d’un économiste bourgeois, et non d’un marxiste…!

 

Trotsky, en ce sens, est le véritable précurseur du « réformisme » contre-révolutionnaire de Khrouchtchev. Dans ce cas, loi de la valeur et loi du marché interagissent exactement comme dans le régime capitaliste classique et la distinction entre secteur privé et secteur d’État tend à disparaître.

 

On a affaire, dans ce cas, et selon l’ouverture plus ou moins grande aux capitaux étrangers, à un vague « socialisme de marché » (type actuel>>>Chine) qui est en fait une forme de capitalisme plus ou moins « nationale » ou classique, voire comprador (« Zones économiques spéciales », en Chine).

 

Fort heureusement pour la survie de l’URSS, l’influence de Trotsky s’est considérablement réduite, dès le milieux des années 20, mais celle des économistes « de gauche » est restée prépondérante, même sous Boukharine.

 

A noter que, vers la fin des années 30, alors que l’URSS s’apprêtait à affronter l’Allemagne nazie, les trois, Boukharine, Preobrajensky, et Trotsky, se sont retrouvés sur les positions les plus droitistes de ce dernier, mais sans aucun succès, non plus, fort heureusement, non seulement pour l’URSS, mais aussi pour le reste du monde.

 

Néanmoins, à la veille de la seconde guerre mondiale, le débat n’était donc toujours pas tranché, et il faut considérer que la gestion de l’économie planifiée en a nécessairement souffert, malgré ses grands succès.

 

Il n’est pas douteux que des améliorations de gestion considérables auraient été possibles si la clarification avait pu avoir lieu au tournant des années 30.

 

Le XIXème Congrès de 1952 a donc enfin apporté un jour nouveau sur ces questions, et tranché, du reste, et même si à posteriori, la question de la relation entre secteur d’État socialiste et secteur privé.

 

Dans le secteur privé la relation Loi de la valeur/Loi du marché reste assez classique, mais l’État peut y intervenir pour contrôler les prix.

 

Dans la relation entre secteur socialiste et privé, le contrôle du plan, en plus de celui des prix, peut et doit intervenir. L’action des deux lois économiques y persiste, tout en étant très réduite.

 

Dans le secteur socialiste, c’est la planification qui est la règle, et la Loi de la valeur peut et doit y être utilisée, de manière contrôlée, pour ajuster les prix en fonction de la valeur-travail, et donc pour arriver à un équilibre économique et budgétaire satisfaisant et conforme au plan.

 

L’influence de la Loi du marché, dans le secteur socialiste planifié, est, par contre, tout à fait exclue.

 

A l’époque du XIXème Congrès, le secteur privé a tout à fait disparu, mais les relations entre secteur d’État socialiste et secteur coopératif (kolkhozes), s’apparentent, du point de vue des principes économiques, aux relations entre secteur d’État et secteur privé.

 

Il y a donc persistance de l’interaction « valeur-travail/marché », dans ce domaine, même si largement contrôlé par l’État.

 

Et il y a encore également possibilité d’utiliser la loi de la valeur et la notion de valeur-travail, pour améliorer la gestion du secteur économique socialiste entièrement planifié, et où, par contre, l’influence de la loi du marché reste donc totalement exclue.

 

Néanmoins, dès 1953, prenant appui sur le retour partiel de la loi de la valeur, les révisionnistes khrouchtcheviens vont s’efforcer, et malheureusement avec succès, cette fois ci, de réintégrer la loi du marché à tous les niveaux.

 

C’est pourquoi il nous faut bien comprendre la ligne du XIXème Congrès, et l’utilisation marxiste enfin correcte qu’elle propose pour la Loi de la valeur et la valeur-travail, telle qu’abordée par Marx, pour la période de transition, dans la Critique du Programme de Gotha, cité par Staline, du reste, dans son ouvrage de préparation à ce Congrès.

 

Ces principes économiques sont également les principes fondamentaux rappelés par Lénine, en Septembre 1917, au Chapitre 5, consacré à ce sujet, dans son ouvrage L’État et la Révolution.

Loin d’être contradictoires avec les mesures proposées pour le capitalisme d’État en 1918, et mises en œuvres plus tard, avec la NEP, en 1921, il en sont le complément indispensable, pour l’interaction entre les deux secteurs, selon le schéma résumé ci-dessus.

 

Certainement difficile à mettre en œuvre dans les conditions concrètes de l’époque, l’utilisation de ces principes, autour de la valeur-travail, est aujourd’hui potentiellement grandement facilitée avec les méthodes modernes de gestion informatique, qui permettent, en outre, l’exercice d’une démocratie participative directe, également grandement facilitée.

 

Cela peut et doit être notre guide, dans l’élaboration d’un nouveau programme communiste, pour la phase de transition de notre époque, en lien avec les masses prolétariennes et populaires.

A partir des leçons d’Octobre, avancer l’ébauche d’un tel programme et la populariser comme thème du débat public, c’est l’un des travaux essentiels de recherche, d’analyse, et en fin de compte, d’agit-prop,  que doivent faire les marxistes-léninistes du XXIème siècle, à l’occasion de ce centenaire, et que nous pouvons considérer comme un élément de la Révolution du Retour au Réel!

 

Si nous savons les comprendre dans leur dimension historique et dans leur actualité, c’est à dire, sans dogmatisme, nous pouvons faire en sorte que les idées du XIXème Congrès, dernier Congrès du Parti Bolchévique, soient un point de départ pour faire le bilan de l’expérience soviétique et en tirer enfin les leçons vraiment utiles pour notre époque. Considéré ainsi, d’un point de vue vraiment marxiste, le bolchévisme est, plus que jamais, une idée neuve !


 Lucien LUNITERRE

Pierre GRINDSABLE

 

 

 

 

Sur le Centenaire d’Octobre

et l’histoire de l’URSS,

une liste de liens

vers des articles de fond,

des débats, des documents :

 

Sous forme d’articles de fond :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

 

 

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Sur les origines maffieuses anciennes de la classe actuelle des « oligarques » russes, voir :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/lenfer-des-gangs-de-la-fin-de-lurss-a-la-russie-actuelle.pdf

 

 

 

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Sous forme de débats :

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/23/rouge-a-levres-bas-nylon-et-philo-du-diamat-ou-letrange-suite-dun-debat-sur-leconomie-sovietique/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/21/ce-que-javoue-franchement-et-revendique-meme-sans-le-moindre-detour/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/10/sur-agoravox-un-debat-au-sujet-de-la-plus-value/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/20/retour-sur-les-mensonges-du-rcc-chb-a-propos-de-lhistoire-economique-de-lurss/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/17/heritage-doctobre-sur-le-front-anti-imperialiste-encore-du-lenine-sans-poussiere/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/16/heritiers-doctobre-quelques-elements-au-debat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/26/que-faire-doctobre-elements-du-debat-sur-le-blog-vlr/

 

 

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Documents et études de documents :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/01/rapport-jdanov-1947-un-message-dalexandra-kollontai/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/17/heritage-doctobre-sur-le-front-anti-imperialiste-encore-du-lenine-sans-poussiere/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/20/le-dernier-congres-bolchevique-ou-sest-exprimee-la-ligne-marxiste-leniniste/

 

Les problèmes économiques du socialisme en URSS

http://michel.delord.free.fr/jstal-probecosoc.pdf

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/20/en-provenance-presque-directe-des-archives-russes-le-texte-original-de-preobrajensky/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/20/histoire-de-leconomie-sovietique-preobrajensky-le-chainon-manquant/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/10/01/lenine-un-laic-toujours-dactu/

 

 

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Sur des sujets connexes :

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/07/marx-marxisme-cui-bono/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/marx-capital-iii-9-et10-note-de-lecture-en-marge-de-trotsky-contre-marx/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/17/trotsky-contre-marx-1-objet-et-pertinence-du-propos/

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

 

 

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L’URSS en musique… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/09/журавли-et-autres-chansons-du-regiment-immortel-a-lyon-venissieux-ce-8-mai-2017/

 

 

 

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A Montreuil comme à Lyon et ailleurs, l’État Macronien, agresseur récidiviste !

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L’État Macronien,

agresseur récidiviste !

A Montreuil, il s’en prend violemment à des parents voulant protéger leurs enfants d’une usine vétuste et hautement polluante!

Marie Pavlenko est encore «  sous le choc  ». Avec une centaine de parents d’élèves et de riverains, elle avait décidé, mercredi 27  septembre, d’«  appliquer le principe de précaution  » en bloquant «  l’usine toxique  » – comme on l’appelle dans le quartier – située à une trentaine de mètres du groupe scolaire Jules-Ferry, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L’«  usine toxique  », c’est un bâtiment vétuste qui abrite tant bien que mal la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Spécialisé dans le traitement des pièces mécaniques d’avion, ce sous-traitant d’Airbus et Safran déclarait produire encore plus de 37  tonnes de «  déchets dangereux  » en  2015, selon les dernières données du Registre des émissions polluantes. Elle est devenue indésirable pour les riverains depuis qu’un cas de leucémie rare (s’ajoutant à deux autres cas en quinze ans dans la même rue, dont un mortel) a été déclaré chez un élève de CM2 avant l’été.

«  Jetée à terre comme un sac-poubelle  »

«  On s’était regroupés devant l’entrée dans une ambiance bon enfant quand un des policiers est arrivé en nous disant  : Nous allons faire usage de la force, témoigne Marie Pavlenko. Ils ont commencé à charger en nous écrasant avec leurs boucliers. J’ai eu peur, j’ai crié comme un putois. Un CRS m’a attrapée et jetée à terre comme un sac-poubelle.  » Résultat  : une fracture de la main droite et une incapacité totale de travail de dix-neuf  jours pour la romancière, qui va porter plainte pour «  coups et blessures  ».

Nicolas Barrot, le président de l’association les Buttes à Morel, qui mène la fronde et alerte les pouvoirs publics sur l’état de la SNEM depuis douze ans, a fait le bilan  : six blessés et deux parents menottés et emmenés au commissariat. Antoine Peugeot, le responsable local de la FCPE, ajoute que des émanations de gaz lacrymogène sont arrivées dans la cour d’école alors que les enfants étaient en récréation. Il demande «  la libération immédiate et sans poursuites des deux parents d’élèves interpellés  » et rappelle les trois mots d’ordre martelés depuis les premiers blocages lors de la rentrée  : «  Fermeture immédiate de l’usine, dépollution du site et reclassement des salariés.  »

Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, qui a reçu une délégation du collectif des riverains mercredi, demande également une «  libération immédiate des gardés à vue  » et que «  l’ensemble des poursuites engagées soient abandonnées ». La municipalité précise qu’elle s’est engagée à exiger des services de l’Etat «  une totale transparence en demandant la mise à disposition publique de l’intégralité des études réalisées depuis 2007  ».

Taux anormalement élevés de chrome  VI

Nicolas Barrot, lui, s’adresse directement au préfet  : «  Jusqu’à quand allez-vous protéger cette usine  ?  » Contactée par Le Monde, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas répondu à nos sollicitations. Depuis la rentrée scolaire, elle multiplie les communiqués rassurants pour expliquer aux parents et aux riverains que la SNEM ne représente pas de danger qui nécessiterait sa fermeture. Quelques heures après l’intervention des forces de l’ordre, un communiqué tout aussi musclé rappelle que «  l’Etat ne peut accepter les tentatives de blocages ou d’intimidation organisées par un groupe de particuliers  » et «  confirme l’absence de risque pour les populations avoisinantes  » sur la base de prélèvements effectués cet été après l’enquête du Monde (daté du lundi 3  juillet).

Lire aussi :   A Montreuil, voisinage toxique d’une usine et d’une école

Pourtant, des résultats d’analyses pratiquées par le laboratoire central de la préfecture de police auxquels Le Monde a eu accès montrent que des taux anormalement élevés de chrome  VI ont été retrouvés dans l’usine, alors même que son activité était limitée.

Ainsi, une concentration de 3,6  µg/m3 a été mesurée dans l’air intérieur lors d’un prélèvement effectué le 1er  août, soit plus de trois fois la limite autorisée. Un dépassement qui n’a pas échappé à l’agence régionale de santé (ARS) qui relève que «  concernant le chrome  VI, l’attention de l’exploitant est attirée sur un possible dépassement de la VLEP [valeur limite d’exposition professionnelle] sur 8  heures fixée à 1  µg/m3.  » Particulièrement prisé dans l’aéronautique pour ses qualités anticorrosives, le chrome  VI est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne depuis le 21  septembre. Mais Airbus et Safran ont obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser.

Corbière «  alerte  » Hulot

Dans une question écrite au gouvernement adressée le 26 septembre à Nicolas Hulot, le député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière «  alerte le ministre de la transition écologique et solidaire sur les dangers potentiels découlant des dérogations accordées à certains grands groupes  ». Il demande, en outre, «  dans le cas de la SNEM [qui] n’est pas unique en France  », «  quels moyens de contrôle le gouvernement envisage de mettre en place pour vérifier qu’aucune atteinte n’est faite à la santé des populations locales ou à l’environnement  » ou si «  des dispositifs sont prévus pour protéger les équipements publics (écoles, hôpitaux, EHPAD…) voisins de ce type d’activité  ».  

La SNEM, elle, placée en procédure de sauvegarde depuis le 3  août, est tout de même sous le coup d’une «  mise en demeure  » de la préfecture depuis le 8  août. Elle a jusqu’à la mi-novembre pour mettre en conformité son système d’aération. Mais le préfet a fait savoir le 27  septembre que «  l’exploitant a déjà satisfait aux deux premières obligations relatives aux déchets  ». Pas de quoi rassurer les parents d’élèves qui continuent de réclamer la fermeture de l’usine, malgré les ecchymoses.


SOURCE:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/27/a-montreuil-les-crs-delogent-brutalement-des-parents-d-eleves-qui-bloquaient-l-usine-toxique_5192514_3244.html

CRS ou Police, peut importe!

L’Etat Macronien

est un agresseur récidiviste!!

L’article du Monde republié ci-dessus comporte cette note de bas de page…:

« Mise à jour le 29 septembre à 10h : correction de l’erreur dans l’article et la vidéo intégrée, qui présentaient, à tort, les policiers comme des CRS. »

Il s’agit manifestement d’une allusion à ce premier encart publié sur le sujet, et présentant une vidéo “choc”, c’est le moins que l’on puisse dire…

« La scène a été filmée par des parents d’élèves. Elle se déroule le 27 septembre à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des parents d’élèves manifestent contre une usine qui abrite la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux). Située juste à côté d’une école, elle produirait de grandes quantités de déchets dangereux.

La centaine de manifestants a été délogée sans ménagement par un groupe de policiers, qui ont également lancé du gaz lacrymogène. Certains parents d’élèves, surpris par la réaction de la police, disent vouloir « porter plainte pour coups et blessures ».

http://www.lemonde.fr/videos/video/2017/09/28/a-montreuil-des-parents-d-eleves-deloges-sans-menagement-par-des-crs_5192908_1669088.html

 

Or il s’avère que dans ce conflit, local mais révélateur, et qui dure donc déjà depuis douze ans, semble-t-il, la stratégie répressive de l’État Macronien n’est pas une première… Déjà, le 7 Septembre dernier, il avait usé de la force publique pour tenter de venir à bout de la résistance de ces parents courageux!

 

Et là, chacun peut le vérifier sur la photo, il s’agissait bien de CRS…

 

Contre la revendication légitime de ces parents d’élèves, ce n’en est pas moins une récidive dans l’agression et la violence!

Lepotier

 

 

 

Une quinzaine de cars de CRS venus délogés des parents d’élèves qui bloquaient le site d’une usine à Montreuil © Maxppp – Nathalie Doménégo

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Des riverains et parents d’élèves délogés d’une usine par des CRS

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris jeudi 7 septembre 2017 à 16:01

 

Plusieurs dizaines d’habitants et de parents d’élèves ont été délogés ce jeudi matin, de l’usine de la SNEM, à Montreuil, dont ils bloquaient l’accès aux employés. Une quinzaine de cars de CRS étaient déployés pour mettre un terme à leur rassemblement.

La police a délogé ce jeudi matin, peu après 7h, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) des dizaines de riverains et parents d’élèves qui bloquaient depuis lundi l’accès à une usine dont ils exigent la fermeture en raison de sa toxicité supposée.

 

Ce blocage empéchait les employés d’entrer sur leur lieu de travail, le site de la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), spécialisée dans le traitement chimique de pièces destinées aux groupes aéronautiques Airbus et Safran, située au centre de la ville.

Une manifestation illégale, selon la prefecture de Seine-Saint-Denis. Elle n’a pas été déclarée et constitue un délit d’entrave, et « infondée » compte tenu des « échanges approfondis entre les services de l’Etat, la mairie et les riverains » sur ce sujet, a déclaré la préfecture.De leur côté, les habitants mobilisés pour la fermeture de l’usine, dont des parents d’élèves scolarisés dans les écoles voisines, ont dénoncé avec force cette intervention.

« Au lieu d’appliquer le principe de précaution », le préfet « choisit la force pour protéger l’activité de l’usine », lui permettant ainsi de « continuer à intoxiquer +légalement+ », dénoncent la fédération de parents d’élève, dans un communiqué.

En réponse, des parents d’élèves ont occupé brièvement les locaux administratifs des trois écoles voisines de l’usine et annoncent leur intention de saisir le procureur de la République pour « cette mise en danger de la vie d’autrui ». Depuis des années, des habitants du quartier s’inquiètent de la présence de cette usine et leur mobilisation a pris une nouvelle tournure après qu’une leucémie a été diagnostiquée chez un écolier du quartier en juin.

Les autorités ont lancé une série de contrôles et d’analyses pendant l’été. L’exploitant a notamment été mis en demeure de modifier son système de ventilation et d’améliorer sa gestion des déchets. Mais, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, « aucun élément ne démontre aujourd’hui l’existence d’un danger pour les riverains » qui « nécessiterait de procéder à la fermeture de cette dernière ».

Les opposants dénoncent, ce jeudi, la concentration trop élevée en « chrome 6 » à l’intérieur de l’usine, d’après un rapport publié lundi de l’Agence régionale de santé (ARS). Ce produit chimique réputé toxique doit être interdit le 21 septembre dans le cadre d’une directive européenne.

 

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Sur l’agressivité actuelle du système, voir également :

 

LYON 12 SEPTEMBRE

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

 

 

 

A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

us-christmas

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Lidl du Rousset : Plus de deux ans après le suicide de Yannick, le combat continue !

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Nouveau, sur . . .

SOLYDAIRINFO

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/09/28/lidl-du-rousset-plus-de-deux-ans-apres-le-suicide-de-yannick-le-combat-continue/

 

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Entrepôts Lidl du Rousset :

 

Plus de deux ans après

le suicide de Yannick,

le combat continue !

 

 

A propos de cette affaire, nous venions juste de republier,

sur SOLYDAIRINFO:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/24/la-loi-du-marche-impitoyable-en-realite-republication/

l’étude que nous avions faite, deux ans plus tôt, sur le problème du suicide au travail, et précisément suite au suicide de Yannick, dans les entrepôts LIDL du Rousset.

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EXTRAITS DE PRESSE:

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Harcèlement au travail: Le management de Lidl a-t-il provoqué le suicide d’un salarié?

C’est ce qu’a conclu l’inspection du travail. Le magazine «Cash Investigation» d’Elise Lucet, sur France 2, se penche sur cette affaire ce mardi soir… ( NDLR : 26/09/2017 – Cette émission a battu un record d’audience – Voir plus loin )

C’était le papa d’un enfant de 3 ans. Le 29 mai 2015, Yannick Sansonetti, 33 ans, s’est suicidé dans un petit local du magasin Lidl du Rousset, dans les Bouches-du-Rhône. Ce technicien de maintenance sécurité entrepôt travaillait pour le magasin discount depuis 2009. Selon La Provence, l’enquête de l’inspection du travail a mis en avant « des agissements répétés de harcèlement moral » à son encontre, « entre le mois de janvier 2014 et le 29 mai 2015 ».

« Propos dénigrants », « surcharge de travail »

L’inspection du travail cite, selon le quotidien régional, « une organisation du service favorisant la surcharge de travail », « des ordres inatteignables », des « propos dénigrants » ou des menaces « sur son avenir professionnel. » Des faits similaires avaient déjà été dénoncés par le rapport d’un cabinet de conseil mandaté par le CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail).

http://www.20minutes.fr/marseille/2139247-20170926-harcelement-travail-management-lidl-provoque-suicide-salarie

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Les salariés de l’entrepôt, épinglé dans un reportage de « Cash Investigation », se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. 

Des salariés d’un entrepôt de Lidl, distributeur épinglé dans un reportage de Cash Investigation mardi, étaient en grève mercredi pour dénoncer leurs conditions de travail et le licenciement, selon eux abusif, de l’un de leurs collègues, selon des sources syndicales.

Environ 50 salariés en grève. Le mouvement de grève au Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui a débuté mardi, doit durer au moins jusqu’à jeudi matin, a précisé Christophe Polichetti, délégué syndical et secrétaire général de la CGT Lidl Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aucun camion ne sort de l’entrepôt, qui emploie environ 150 salariés, depuis mercredi matin, et les magasins de la région pourraient connaître des problèmes d’approvisionnement en produits frais et en fruits et légumes, a-t-il affirmé. Environ 50 salariés sont en grève, selon lui. Contactée par l’AFP, la direction de Lidl n’a pas réagi dans l’immédiat.

« J’aimerais envoyer des fleurs à la journaliste ». Au Rousset, les salariés réclament « un changement des pratiques de management », l’arrêt « des menaces et des grossièretés » de la part de l’encadrement, et des avancées sur la façon dont sont décidés les plannings, a notamment détaillé le syndicaliste. Il explique avoir été « soulagé » de voir les conditions de travail dans l’entreprise rendues publiques par le reportage diffusé sur France 2 : « j’aimerais envoyer des fleurs » à la journaliste Sophie Le Gall qui l’a réalisé. 

Le reportage, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointait en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, chez Free/Iliad et Lidl, entreprise allemande. L’émission a établi son record d’audience historique avec ce sujet.

Les syndicats dénoncent des « abus de pouvoir ». Les syndicats du Rousset (CGT, CFDT, UNSA et Sud) réclament par ailleurs la réintégration d’un collègue, licencié selon eux pour « faute grave » après avoir quitté son poste 17 minutes avant l’heure. « Il avait prévenu ses supérieurs et on lui reproche d’avoir prêté son badge à un intérimaire, qui sans cela, ne pouvait pas aller travailler », a relaté Christophe Polichetti. « C’est une sanction complètement disproportionnée », ajoute le représentant du syndicat UNSA, Frédéric Blanc, qui dénonce les « abus de pouvoir » dans l’entreprise. « J’invite la ministre du Travail à venir nous voir, pour lui expliquer la réalité de comment ça fonctionne », ajoute-t-il.

http://www.europe1.fr/societe/un-entrepot-de-lidl-dans-le-sud-est-perturbe-par-une-greve-3447971

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Chez Lidl on les appelle les préparateurs de commandes. Ce sont les fourmis industrieuses et invisibles du grand public à l’oeuvre dans les centres névralgiques de l’enseigne allemande de grande distribution : les entrepôts régionaux, qui irriguent ensuite les différents magasins de la chaîne. Celui de la zone industrielle de Rousset, près d’Aix-en-Provence, a ouvert l’hiver dernier et dessert les supermarchés des Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hautes-Alpes et Bouches-du-Rhône.

43 000 m² de bâtiment, quelque deux cents salariés, 1 500 palettes de produits secs, frais ou surgelés qui entrent et sortent de l’entrepôt chaque jour. Dès 5 h du matin, le ballet des camions commence le long des quais de chargement-déchargement. À l’intérieur, les préparateurs de commandes s’activent, juchés sur des chariots élévateurs et guidés au milieu des immenses rayonnages par une manière de GPS qui leur donne leurs ordres de mission.

Hier matin à Rousset, c’est le sort de l’un de ses stakhanovistes du magasinage qui a été à l’origine d’un mouvement de grève spontané d’une partie de l’équipe du matin. On reproche au jeune homme, en CDI « depuis deux ans et demi après un an et demi d’intérim au même poste », précise-t-il, d’être parti 17 mn trop tôt il y a quelques jours. Circonstance aggravante, la pointeuse, obligatoire aux entrées et sorties du personnel, a enregistré son badge à l’heure normale de débauche, donc plus tard que son départ effectif. Fraude caractérisée à la pointeuse pour la direction qui a donc licencié son salarié.

Ce dernier se défend de toute fraude et assure avoir prévenu sa hiérarchie intermédiaire de son départ anticipé le jour incriminé. « Et mon badge, je l’avais prêté à un intérimaire parce que le sien ne marchait pas et qu’il en avait besoin pour aller aux toilettes. Je ne savais pas qu’il pointerait pour moi en partant », assure le salarié licencié.

Fraude volontaire ou pas ? Plusieurs syndicats confiaient en aparté, après une rencontre avec la direction régionale le matin même, qu’ils auraient compris « une mise à pied pour cette maladresse, mais pas un licenciement brutal ». « Aucune vraie discussion sur le cas de ce collègue n’a été possible ce matin avec la direction, assure Christophe Polichetti, délégué syndical CGT. On nous a juste dit, c’est comme ça et pas autrement. »

« Cet épisode-là, c’est la goutte d’eau, confirme Marc Ricotta, délégué syndical CFDT chez Lidl. J’ai toujours favorisé le dialogue avec la direction, je ne suis pas un jusqu’au-boutiste et je sais que c’est Lidl qui nous fait vivre, mais là, juste, on n’en peut plus. Quand, nous, on pose des questions sur l’encadrement, quand on signale des cas de caissières insultées, des préparateurs pressés par la hiérarchie, rien ne se passe. Parfois, un cadre est simplement déplacé. Les licenciements, c’est pour nous. »

Les relations entre base et hiérarchie, les conditions de travail dans un entrepôt flambant neuf et qui se veut le symbole du nouveau Lidl, moderne et sorti du hard-discount, étaient en fait au coeur des échanges entre la vingtaine de grévistes rencontrés à l’extérieur du site hier matin. Un site qui ne s’est, en outre, toujours pas remis du suicide sur son lieu de travail de l’un de ses salariés en mai 2015 (lire La Provence d’hier).

« Pour aller aux toilettes, on doit demander la permission, qui n’est pas toujours accordée ou alors il faut attendre la pause, confie une préparatrice. Pareil quand on veut aller boire à la fontaine à eau. On nous répond’Mais on vous a distribué des gourdes pour que vous ne vous arrêtiez pas’. » Locaux déjà dégradés ou sales, manque chronique d’effectifs à l’entrepôt comme dans les magasins, salariés de base et agents de maîtrise rincés par la charge de travail… « La direction clame partout que les méthodes ont changé chez Lidl, assène Christophe Polichetti. Moi, je ne vois rien de différent. »

De son côté, Pascal Picazo, le directeur régional de Lidl, reconnaît que le groupe doit encore travailler avec ses salariés sur les conditions de travail. Mais il considère aussi que celles-ci, grâce au nouvel entrepôt, « n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a encore deux ans. L’outil est plus moderne, plus fonctionnel, les horaires des salariés les plus anciens ont pu, par exemple, être adaptés et concentrés sur la matinée« .

La grève pourrait toutefois être reconduite aujourd’hui.

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Les caméras de « Cash » chez Lidl

La grève d’hier intervient dans un climat médiatique particulier pour l’enseigne. « Ce soir (hier soir, Ndlr), on sera tous devant la télé, évidemment, même si on ne va rien apprendre de neuf. Mais au moins, le grand public verra que ce qu’on raconte en réunions de délégués du personnel depuis des années, ça n’est que la vérité », estimait hier matin Christophe Polichetti, délégué syndical CGT de Lidl Rousset, évoquant le magazine d’enquête de France 2, Cash investigations, qui, après avoir fait embaucher l’un de ses journalistes comme préparateur de commandes, a filmé la vie d’un entrepôt Lidl en caméra cachée.

Postes déshumanisés, charges de travail (au propre comme au figuré) délirante, pression managériale pas toujours maîtrisée… Le reportage des équipes d’Élise Lucet, que nous n’avions pas vu au moment d’écrire cet article, s’annonçait redoutable.

Guénaël Lemouee

http://www.laprovence.com/article/societe/4637025/lentrepot-regional-de-lidl-en-greve-pour-lun-des-siens.html

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Le magazine d’investigation d’Élise Lucet a passé un an dans deux entreprises pour enquêter sur les conditions de travail.

L’enquête promet de faire du bruit. Mardi soir, Élise Lucet présente un nouveau numéro de Cash investigation sur France 2. Un an d’enquête sur les conditions de travail dans deux entreprises, Lidl et Free, avec pour titre « Travail, ton univers impitoyable ».

Un salarié porte huit tonnes de colis par jour.

Chez Lidl d’abord, le téléspectateur va pouvoir découvrir comment le travail peut user le corps. Le tout grâce à plusieurs semaines de caméras cachées. Un journaliste de l’émission a réussi à se faire embaucher comme préparateur de commande dans les entrepôts du magasin. « On a découvert l’installation d’un système qui s’appelle la commande vocale. Le salarié travaille avec un casque toute la journée et une machine lui dicte des ordres, donc des colis à prendre », explique Sophie le Gall, réalisatrice de l’enquête.

L’équipe de Cash investigation a aussi découvert quel poids les salariés transportent tous les jours. Un chiffre que les employés eux-mêmes ignorent. « Il a fallu, image par image, se repasser toute la journée de travail et noter chaque colis qu’il a porté », indique la réalisatrice. Au total, 1.400 colis pour… 8.170 kilos, soit huit tonnes en une journée. L’équivalent de deux éléphants d’Asie, ou encore six voitures de taille moyenne.

Dans les centres d’appels de Free. La seconde partie de l’enquête promet également de faire du remous. Elle concerne Free et son patron Xavier Niel. Cash investigation s’est intéressé aux centres d’appels de la marque. Dans le magazine Society, le fondateur de l’entreprise qualifiait lui-même ce métier d’horrible : « Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». Au programme notamment, un face-à-face très tendu entre Élise Lucet et Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free.

http://www.europe1.fr/medias-tele/lidl-et-free-dans-le-viseur-de-cash-investigation-3446438

 

Record d’audience historique pour Cash Investigation, Lidl va réagir

 

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs et permis à France 2 d’être leader en prime time mercredi soir.

L’émission « Cash investigation » a établi son record d’audience historique mardi soir avec son émission sur le « monde merveilleux du travail » au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 17,7% des téléspectateurs présents devant leur télévision, selon les chiffres de Médiamétrie. Elle dépasse de peu une spéciale de « Plus belle la vie » sur France 3, qui a attiré près de 3,8 millions de téléspectateurs (15,9% de part d’audience, car sa durée était différente).

Comment revoir l’émission 

Pour ceux qui auraient manqué sa diffusion, « Cash Investigation » peut être visionné en replay sur France.Tv

http://www.sudouest.fr/2017/09/27/record-d-audience-historique-pour-cash-investigation-lidl-va-reagir-3812320-4693.php

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Dans le cadre de cette très bonne émission d’Élise Lucet…

ORDONNANCES MACRON:

PÉNICAUD PRISE LA MAIN DANS LE SAC… (VIDÉO)

 

Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation, l’émission d’Elise Lucet sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est totalement embourbée quand la journaliste lui a présenté les conséquences de sa réforme par ordonnances du code du travail pour Nelson, victime d’un licenciement abusif.

De la théorie à la réalité. Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est trouvée confrontée aux conséquences concrètes de sa réforme par ordonnances du code du travail. Au terme du reportage du jour, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », Elise Lucet lui a en effet présenté le cas de Nelson, l’un des intervenants du reportage, salarié viré par Free après moins d’un an d’ancienneté et dont le licenciement a été jugé abusif par le tribunal des prud’hommes.

N’ayant pas respecté le droit du travail, Free a été condamné par les prud’hommes à verser 6 mois de salaire à Nelson, explique la journaliste. Soit 10.800 euros. Cela, c’est le système actuel. Mais dans le futur à la sauce Macron, les indemnités prudhomales pour licenciement abusif seront justement plafonnées par les ordonnances de Muriel Pénicaud. Combien Nelson touchera-t-il alors, demande Elise Lucet ?

Muriel Pénicaud sort les rames…

C’est alors que la ministre va s’empêtrer dans ses tentatives d’esquive. « Ça dépend de l’ancienneté et ça dépend du motif », démarre Muriel Pénicaud. Sauf que ça ne « dépend » pas du tout puisque le cas qui lui est soumis est très précis… Motif : licenciement abusif. Ancienneté : moins d’un an. « Vous n’avez pas une réponse un peu plus précise ? », relance la présentatrice de Cash. « Mais non mais ça dépend », maintient la ministre.

La réponse viendra donc de l’intervieweuse : dans le nouveau système, Nelson touchera à peine un mois de salaire en indemnités, c’est-à-dire 1.800 euros. Soit six fois moins que ce qu’il a touché dans le système actuel. « Le plancher est à trois mois donc c’est pas possible », objecte alors Muriel Pénicaud d’un ton péremptoire. Sauf que justement, non : ses ordonnances ne prévoient pas ce plancher si le salarié abusivement licencié a moins d’un an d’ancienneté, ce qui est le cas de Nelson.

« Sauf si le juge considère qu’il y a une discrimination », tente encore Muriel Pénicaud. Mais encore une fois, non, Nelson n’a pas été discriminé : son employeur l’a juste licencié illégalement. Il ne touchera donc qu’un mois d’indemnités. Mais cela, la ministre du Travail a manifestement du mal à l’assumer…

https://www.marianne.net/societe/video-malaise-tv-dans-cash-investigation-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-s-embourbe?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1506506223

 

 

 

FIN DU CAPITALISME

 

THE KILLING OF HISTORY

 

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THE KILLING OF HISTORY

 

21 September 2017

graveside.jpg

The lone survivor of an all-women anti-aircraft battery

near Hanoi. Most were teenagers. (Photo: John Pilger 1975)

 

By John Pilger

 

One of the most hyped « events » of American television, The Vietnam War, has started on the PBS network. The directors are Ken Burns and Lynn Novick. Acclaimed for his documentaries on the Civil War, the Great Depression and the history of jazz, Burns says of his Vietnam films, « They will inspire our country to begin to talk and think about the Vietnam war in an entirely new way ».

In a society often bereft of historical memory and in thrall to the propaganda of its « exceptionalism », Burns’ « entirely new » Vietnam war is presented as « epic, historic work ». Its lavish advertising campaign promotes its biggest backer, Bank of America, which in 1971 was burned down by students in Santa Barbara, California, as a symbol of the hated war in Vietnam.

Burns says he is grateful to « the entire Bank of America family » which « has long supported our country’s veterans ».  Bank of America was a corporate prop to an invasion that killed perhaps as many as four million Vietnamese and ravaged and poisoned a once bountiful land. More than 58,000 American soldiers were killed, and around the same number are estimated to have taken their own lives.

I watched the first episode in New York. It leaves you in no doubt of its intentions right from the start. The narrator says the war « was begun in good faith by decent people out of fateful misunderstandings, American overconfidence and Cold War misunderstandings ».

The dishonesty of this statement is not surprising. The cynical fabrication of « false flags » that led to the invasion of Vietnam is a matter of record – the Gulf of Tonkin « incident » in 1964, which Burns promotes as true, was just one. The lies litter a multitude of official documents, notably the Pentagon Papers, which the great whistleblower Daniel Ellsberg released in 1971.

There was no good faith. The faith was rotten and cancerous. For me – as it must be for many Americans – it is difficult to watch the film’s jumble of « red peril » maps, unexplained interviewees, ineptly cut archive and maudlin American battlefield sequences.

In the series’ press release in Britain – the BBC will show it – there is no mention of Vietnamese dead, only Americans. « We are all searching for some meaning in this terrible tragedy, » Novick is quoted as saying.  How very post-modern.

All this will be familiar to those who have observed how the American media and popular culture behemoth has revised and served up the great crime of the second half of the twentieth century: from The Green Berets and The Deer Hunter to Rambo and, in so doing, has legitimised subsequent wars of aggression. The revisionism never stops and the blood never dries. The invader is pitied and purged of guilt, while « searching for some meaning in this terrible tragedy ». Cue Bob Dylan: « Oh, where have you been, my blue-eyed son? »

I thought about the « decency » and « good faith » when recalling my own first experiences as a young reporter in Vietnam: watching hypnotically as the skin fell off Napalmed peasant children like old parchment, and the ladders of bombs that left trees petrified and festooned with human flesh. General William Westmoreland, the American commander, referred to people as « termites ».

In the early 1970s, I went to Quang Ngai province, where in the village of My Lai, between 347 and 500 men, women and infants were murdered by American troops (Burns prefers « killings »). At the time, this was presented as an aberration: an « American tragedy » (Newsweek ). In this one province, it was estimated that 50,000 people had been slaughtered during the era of American « free fire zones ». Mass homicide. This was not news.

To the north, in Quang Tri province, more bombs were dropped than in all of Germany during the Second World War. Since 1975, unexploded ordnance has caused more than 40,000 deaths in mostly « South Vietnam », the country America claimed to « save » and, with France, conceived as a singularly imperial ruse.

The « meaning » of the Vietnam war is no different from the meaning of the genocidal campaign against the Native Americans, the colonial massacres in the Philippines, the atomic bombings of Japan, the levelling of every city in North Korea. The aim was described by Colonel Edward Lansdale, the famous CIA man on whom Graham Greene based his central character in The Quiet American.

Quoting Robert Taber’s The War of the Flea, Lansdale said, « There is only one means of defeating an insurgent people who will not surrender, and that is extermination. There is only one way to control a territory that harbours resistance, and that is to turn it into a desert. »

Nothing has changed. When Donald Trump addressed the United Nations on 19 September – a body established to spare humanity the « scourge of war » – he declared he was « ready, willing and able » to « totally destroy » North Korea and its 25 million people. His audience gasped, but Trump’s language was not unusual.

His rival for the presidency, Hillary Clinton, had boasted she was prepared to « totally obliterate » Iran, a nation of more than 80 million people. This is the American Way; only the euphemisms are missing now.

Returning to the US, I am struck by the silence and the absence of an opposition – on the streets, in journalism and the arts, as if dissent once tolerated in the « mainstream » has regressed to a dissidence: a metaphoric underground.

There is plenty of sound and fury at Trump the odious one, the « fascist », but almost none at Trump the symptom and caricature of an enduring system of conquest and extremism.

Where are the ghosts of the great anti-war demonstrations that took over Washington in the 1970s? Where is the equivalent of the Freeze Movement that filled the streets of Manhattan in the 1980s, demanding that President Reagan withdraw battlefield nuclear weapons from Europe?

The sheer energy and moral persistence of these great movements largely succeeded; by 1987 Reagan had negotiated with Mikhail Gorbachev an Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty (INF) that effectively ended the Cold War.

Today, according to secret Nato documents obtained by the German newspaper, Suddeutsche Zetung, this vital treaty is likely to be abandoned as « nuclear targeting planning is increased ». The German Foreign Minister Sigmar Gabriel has warned against « repeating the worst mistakes of the Cold War… All the good treaties on disarmament and arms control from Gorbachev and Reagan are in acute peril. Europe is threatened again with becoming a military training ground for nuclear weapons. We must raise our voice against this. »

But not in America. The thousands who turned out for Senator Bernie Sanders’ « revolution » in last year’s presidential campaign are collectively mute on these dangers. That most of America’s violence across the world has been perpetrated not by Republicans, or mutants like Trump, but by liberal Democrats, remains a taboo.

Barack Obama provided the apotheosis, with seven simultaneous wars, a presidential record, including the destruction of Libya as a modern state. Obama’s overthrow of Ukraine’s elected government has had the desired effect: the massing of American-led Nato forces on Russia’s western borderland through which the Nazis invaded in 1941.

Obama’s « pivot to Asia » in 2011 signalled the transfer of the majority of America’s naval and air forces to Asia and the Pacific for no purpose other than to confront and provoke China. The Nobel Peace Laureate’s worldwide campaign of assassinations is arguably the most extensive campaign of terrorism since 9/11.

What is known in the US as « the left » has effectively allied with the darkest recesses of institutional power, notably the Pentagon and the CIA, to see off a peace deal between Trump and Vladimir Putin and to reinstate Russia as an enemy, on the basis of no evidence of its alleged interference in the 2016 presidential election.

The true scandal is the insidious assumption of power by sinister war-making vested interests for which no American voted. The rapid ascendancy of the Pentagon and the surveillance agencies under Obama represented an historic shift of power in Washington. Daniel Ellsberg rightly called it a coup. The three generals running Trump are its witness.

All of this fails to penetrate those « liberal brains pickled in the formaldehyde of identity politics », as Luciana Bohne noted memorably. Commodified and market-tested, « diversity » is the new liberal brand, not the class people serve regardless of their gender and skin colour: not the responsibility of all to stop a barbaric war to end all wars.

« How did it fucking come to this? » says Michael Moore in his Broadway show, Terms of My Surrender, a vaudeville for the disaffected set against a backdrop of Trump as Big Brother.

I admired Moore’s film, Roger & Me, about the economic and social devastation of his hometown of Flint, Michigan, and Sicko, his investigation into the corruption of healthcare in America.   

The night I saw his show, his happy-clappy audience cheered his reassurance that « we are the majority! » and calls to « impeach Trump, a liar and a fascist! » His message seemed to be that had you held your nose and voted for Hillary Clinton, life would be predictable again.

He may be right. Instead of merely abusing the world, as Trump does, the Great Obliterator might have attacked Iran and lobbed missiles at Putin, whom she likened to Hitler: a particular profanity given the 27 million Russians who died in Hitler’s invasion.

« Listen up, » said Moore, « putting aside what our governments do, Americans are really loved by the world! »

There was a silence.

 

http://johnpilger.com/articles/the-killing-of-history

 

Note du camarade Do, sur son site VLR :

 

 

La photo qui illustre le paquet contenant les 3 DVD de propagande pro-américaine montre bien le but de cette série : le Vietnamien est le reflet de l’américain, ils sont donc à égalité dans la saloperie, les tords sont soit-disant partagés. Cependant, si le vietnamien Marche sur la tête, l’américain se tient bien droit sur ses pieds, donnant ainsi finalement raison à l’impérialisme américain.

Il s’agit avant tout de faire oublier que ce ne sont pas les Vietnamiens qui ont bombardé l’Amérique du Nord mais les Américains qui ont bombardé le Nord-Vietnam avec des bombes, du napalm et des dioxines renommées « agent orange » par leur fabriquant Monsanto, .

« On » essaie de nous faire croire aussi qu’Ho Chi Min était une ordure, ce qui est évidemment faux, puisque si c’était vrai il n’aurait jamais été rejoint par l’ensemble du peuple Vietnamien pour gagner cette horrible guerre impérialiste américaine.

http://mai68.org/spip2/spip.php?article767

 

 

Là où

le

Complotisme

a

commencé…

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why 1&1..

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WHY 3

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WHY 4

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And so on …

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Pour nos sœurs et nos frères en lutte, Irma n’a pas brisé les barreaux des prisons!!

 

 

 

 

 

Sur son passage, l’ouragan Irma a ravagé principalement les demeures fragiles des pauvres, soulignant par la destruction la structure de classe néocoloniale de certaines iles…

Mais elle n’a pas, pour autant, brisé les barreaux des prisons pour ceux qui luttent contre cette iniquité, principalement engendrée par l’impérialisme.

Pour Ana Bélen Montés, cela fera 16 ans de détention, depuis son arrestation, le 20 Septembre 2001.

D’aucuns imputent la violence décuplée des tempêtes tropicales aux causes de l’activité humaine, causes qui se recoupent, pour l’essentiel, sinon en totalité, avec celles de l’impérialisme.

Le combat d’Ana Bélen Montés, pour le droit des peuples à disposer d’eux-même, est, plus que jamais, partie intégrante de la cause prolétarienne internationale pour la paix et le socialisme.

Non seulement « Irma » ne doit pas nous la faire oublier, mais c’est aujourd’hui, avec l’anniversaire de son arrestation, une raison de plus de serrer les rangs autour d’elle, malgré les difficultés matérielles.

Voici donc, infatigablement relayée par Jacqueline ROUSSIE, une nouvelle initiative, symboliquement importante et humainement nécessaire, dans ce parcours de lutte où l’impérialisme US se comporte comme l’ogre impitoyable qu’il est partout.

Luniterre

 

 

 

 

Les amis portoricains et Cubains du comité international de solidarité d’Ana Belén Montés ont été quelque peu gênés ces derniers temps dans leur action par l’ouragan Irma.

Les liaisons ayant été rétablies, ils nous invitent à envoyer un petit mot à la maman Doña Emilia d’Ana Belén Montés et à sa sœur Lucy à l’adresse anabelenesnuestra@gmail.com pour leur témoigner notre solidarité à l’occasion du 16ème anniversaire de l’arrestation d’Ana. 

Vos messages leur seront retransmis le jour anniversaire, c’est-à-dire le 20 septembre.

J. Roussie

 

je vous cite le message envoyé par Julián Gutiérrez Alonso:

 

Compañer@s

Irma nos ha demorado en nuestra batalla por Ana Belén pero ya podemos seguir nuestra lucha.

El próximo día 20/9 Ana cumple 16 años de encierro y no quisieramos dejar pasar esa fecha sin hacer algo.

Por tanto les proponemos que le manden mensajes a la madre de Ana (Doña Emilia) y a su hermana Lucy mostrandoles nuestra solidaridad al cumplir 16 años de prisión por luchar por sus dos Islas queridas, Cuba y Puerto Rico, de un pájaro las dos alas, que acaban de ser azotadas por el potente huracán Irma lo que no evitará el huracán de solidaridad con Ana.

Les pedimos que envien sus mensajes al buzón anabelenesnuestra@gmail.com y estamos seguros que tal como hicimos cuando el cumpleaños de Ana en febrero y el día de las madres tanto Ana como su familia agradecera nuestra solidaridad. Les pido que difundan esta propuesta lo mas posible.


Seguimos en combate

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2016/01/rovics-vfj-song-for-ana.jpg?w=940

 

 

 

 

 

 

LYON 12 SEPTEMBRE 2017 : UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

 

LYON 12 SEPTEMBRE

 

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

 

https://i2.wp.com/s-www.leprogres.fr/images/6bf06a13-a057-4595-b51a-95efb6351eb5/LPR_v1_02/photo-philippe-juste-1505210918.jpg

 

Manifestation contre la loi travail : des incidents à Lyon

 

Contrairement à ce qu’affirment les médias au service du système, la mobilisation, au départ de la manifestation, était l’une des plus grandes de ces derniers mois, même y incluant les plus grandes manifs de la lutte contre la Loi El Khomri.

Pour un premier engagement de lutte sociale et de lutte de classe sous l’ère de Macron-Président, on peut d’ores et déjà constater que ce nouveau président, tant par son action antisociale que par ses propos ouvertement méprisants, reflets très nets de son mépris de classe, de l’aveu même de certains journalistes « mainstream » un tant soit peu « objectifs », cette action, donc, n’est pas sans susciter une résistance réelle d’une grande partie du corps social populaire.

De plus, ayant réussi à monopoliser pratiquement le champ de la « représentativité » parlementaire du système, il ne peut se défausser derrière de prétendues « difficultés du dialogue social », ni même derrière la figure d’un ministre sous-fifre, comme ce fut le cas avec El Khomri.

Il est obligé d’assumer lui-même pleinement la responsabilité de ses choix politiques ultra-réactionnaires, pour le compte de la classe bourgeoise dominante, ce qu’il fait avec le plus gtand cynisme, qu’il prétend pourtant imputer à ses victimes directes…

Il le fait également avec cynisme et violence, à Lyon, dans le fief de son ministre de l’intérieur et donc désormais « premier flic de France », l’« ancien » maire et toujours « parrain » des mafias politiciennes locales, Gérard Collomb.

Dès le départ de la manifestation, une manœuvre tout à fait inhabituelle de la police visait à isoler et à encercler la tête du cortège, y mettant tout de suite un premier coup d’arrêt.

A ce moment, la densité de la manifestation syndicale massée derrière ce « cordon sanitaire » était telle qu’il était tout à fait possible de le briser et de le franchir, et donc de libérer la tête de la manifestation.

L’attitude des responsables syndicaux fut naturellement très ambiguë, mais il est clair qu’une partie d’entre eux, outrée par ce déni du droit de manifester, refusait de céder à cette violence et voulait tenter d’avancer.

Tandis que quelques uns agissaient ostensiblement pour empêcher le cortège de franchir le barrage de police et faisaient pratiquement le travail des flics en voulant empêcher les éléments les plus déterminés d’avancer…!

Le barrage fut finalement franchi et quasiment mis en déroute par la foule en marche, au prix quelques grenades et usage de bombes lacrymogènes directement sur nos figures, mais sans plus d’effet dissuasif !

 

 

Malheureusement, du fait de l’hésitation de certains et de la pratique carrément kollabo de quelques autres, le temps que le cortège reprenne son avancée, la tête de la manifestation s’est trouvée complètement nassée et embarquée manu-militari dans la rue Pierre Robin, adjacente, mais déjà dépassée par la nouvelle tête du cortège, celle qui venait de franchir le barrage.

Une nouvelle division syndicale apparu à ce moment, entre « réfractaires » et responsables des principales sections et fédérations réformistes, qui voulaient privilégier le déroulement « normal » de la manifestation prévue par rapport à l’ »incident » et donc, concrètement, abandonner les camarades « nassés » rue Pierre Robin aux mains de la police.

Manque de chance pour ces lâches et ces opportunistes, la volonté de la base s’est exprimée clairement et massivement en faveur de la solidarité, y compris avec le soutien de quelques responsables syndicaux parmi les moins contaminés par l’esprit réformiste et kollabo.

Ce qui a amené la nouvelle tête du cortège se reformer en face de la rue Pierre Robin, devant le barrage de police barrant l’accès à la nasse policière massive qui détenait désormais nos camarades encerclés en début de manifestation.

La manifestation s’est donc trouvée immobilisée près de trois heures ainsi, pour obtenir leur libération « conditionnelle », après de laborieuses tractations de la part des responsables syndicaux concernés.

Il est à noter que le rapport de force eut encore été suffisant, à cet endroit et au moment d’y reformer la tête de manif, pour aller libérer directement les camarades nassés.

Toutefois, et par rapport aux précédentes situations comparables de l’an dernier, il faut surtout noter la plus grande détermination à rester solidaires jusqu’au bout et à ne pas lâcher les camarades nassés.

C’est déjà une avancée remarquable de l’unité et de la résistance populaire massive, qui s’est exprimée à cette occasion, et qui doit être soulignée et saluée comme une grande victoire, dans le contexte actuel !

L’action « négociatrice » des quelques responsables syndicaux qui ont refusé de capituler et d’abandonner les camarades nassés correspond au niveau de conscience actuellement le plus avancé dans cette lutte, et ne mérite notamment pas le mépris mensonger avec lequel il est traité dans certains médias « gauchistes » juste soucieux de faire « mousser » leur propre boutique, et non d’analyser la réalité des faits pour comprendre et en tirer des leçons utiles.

La première étant la nécessité d’une véritable organisation de résistance populaire de masse, ce qui suppose d’en définir les objectifs politiques stratégiques, et c’est incontestablement là qu’il y a un décalage énorme entre la capacité de résistance « spontanée » du mouvement de masse contre l’obscurantisme social « en marche » et la nécessité de construire une alternative politique et sociale anticapitaliste.

Luniterre.

 

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A la suite, extraits de deux « reportages » sur les évènements de la rue Pierre Robin…

Le premier, sur le site « libertaire » Rebellyon, particulièrement mensonger et malhonnête par rapport au rôle des syndicats.

Le second, par les camarades le l’UC-Lyon, concernés au premier chef par cette opération de nasse policière, et assez concordant avec ce que nous avons pu vivre et observer, sur le terrain, du côté des manifestants ayant franchi le premier barrage de police, mais exigeant la libération de ces camarades avant de poursuivre « normalement » la manifestation légalement prévue, et que d’aucuns, en « haut lieu », avaient décider d’interdire, de fait et en réalité.

Ce dont il ont été pour leurs « frais » et à leur dépens, pour l’essentiel !!!

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« REBELLYON »;

14h50 : tous le monde est sortie sauf les 3 interpellé. La manif redémarre déterminée

14h00 : la cgt négocie un cortège humanitaire sans contrôle d’identité pour faire sortir tous le monde

13h30 : les flics laissent sortir en échange d’un contrôle complet. Déjà 2 arrestations.

13h20 : bientôt 2 heures que la manif devrait être partie mais tout le monde est toujours bloqué dans ou en dehors de la nasse.

13 h : après quelques hésitations, la CGT a décidé de ne pas avancer et entame une négociation avec les flics pour libérer la nasse.

12h40 : cortège de tête nassé, gazé et tabassé comme le cortège syndical empeché de brisé la nasse. Déjà 5 blessé·es.

Maj 12h30 : il semblerait que les flics refusent de bouger jusqu’au retrait des ordonnances de la loi travail !!

Maj 12h20 : alors que le cortège démarrait dans un esprit bon enfant, les flics coupent le cortège de tête du reste du cortège, les syndicalistes leurs arguent le fait qu’ils sont seuls garants de la manif et n’ont pas besoin d’eux, les flics refusent de bouger. »

A noter, toutefois, que ce premier communiqué a été « mis à jour », depuis, avec plus de détails, moins d’approximations, mais toujours pas d’analyse des contradictions internes importantes du syndicalisme lyonnais, considéré comme un bloc, ce qu’il n’est manifestement pas…!

https://rebellyon.info/Une-manif-lyonnaise-nassee-matraquee-et-18159

 

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« UNITÉ COMMUNISTE-LYON »:

La CGT est parvenue à obtenir un deal avec la police : libération de la nasse, sous condition d’un contrôle des sacs, mais sans contrôle d’identité. Cette solution permis alors la sortie de la nasse, après un passage au compte-goutte.

Finalement, la manifestation put reprendre son chemin, après deux heures d’arrêt.

Bien que les médias bourgeois s’empressent de qualifier cette opération de lutte contre les « ultras », contre les « jeunes », contre les « anarchistes » et les « lycéens », celles et ceux qui étaient présents et présentes savent que la vérité n’est pas celle-ci.

Ce que les policiers ont encerclé correspondait au « cortège de tête », réunissant effectivement des jeunes, effectivement des lycéens, des antifascistes ou des anarchistes. Mais réunissant aussi des moins jeunes, des syndiqués -que ce soit à la CGT; à SUD; au SNES ou même à FO-, des militants et militantes politiques, mais également les membres de Front Social Lyon.

Nos militants  étaient dans ces rangs.

Il s’agissait, pour la police, de tenter une manœuvre de provocation à la césure entre ce cortège hétéroclite et le reste de la manifestation. Elle voulait isoler les éléments les plus revendicatifs et les plus radicaux du reste de la mobilisation. La police voulait que les choses dégénèrent. Elle voulait que la manifestation échoue et soit noyée sous les lacrymogènes. Elle a manœuvré pour parvenir à cet objectif, pour tenter de briser l’unité entre toutes et tous, pour tenter d’instaurer un climat de peur et de paranoïa. Pour susciter, également, la désapprobation de la part de ceux qui assistent à la manifestation et pour tenter de les dissuader de rejoindre les rangs de celles et ceux qui luttent.

Mais aux cris de « on lutte ensemble, on marche ensemble ! », la solidarité n’a pas été brisée. Certes, nous avons pu voir tout l’éventail des positions prendre corps. Nous avons pu voir, en action, la lutte de ligne au sein de la CGT, laquelle s’est divisée en deux : ceux qui voulaient abandonner à leur sort les militants et les militantes, ceux et celles pour qui la solidarité n’est pas un vain mot. Entre les deux, certains ont fait la navette, dans un opportunisme total, cherchant à concilier l’inconciliable.

Nous saluons ceux qui ont fait le choix de l’unité, de la camaraderie, de l’unité contre la tentative de division opérée par la police.

Certes deux gardes à vue clôturent cette journée, mais les mobilisés ont démontré qu’ils serreraient les rangs et feraient front commun contre la répression.

Ils ont montré aussi que la police et le gouvernement possédaient une conception du dialogue très particulière. La répression n’a pas attendu la moindre occasion pour frapper. Elle les a elle-même générée. Cette évolution du modus operanti de la police n’est pas rassurante en soi.

Elle est dans la droite ligne de l’Etat d’urgence : une conception plus seulement « curative », frappant les manifestants, mais bien des frappes préemptives. Interdictions, assignations, provocations.

L’évolution de la lutte des classes et la politique kamikaze de Macron emmène vers cette seule issue : une politique brutale, vicieuse et sans scrupules.

Le bilan est lourd : plus de dix blessés et deux interpellations. L’Unité Communiste de Lyon se déclare en solidarité avec ces personnes interpellées, tout comme avec l’ensemble de réprimés du mouvement social. Elle se déclare également solidaire des blessés et appellera à tous les événements organisés en solidarité.

Comme nous le mentionnions dans notre communiqué sur le mépris de Macron, la bourgeoisie concentre en elle ce dont elle accuse les travailleurs : la fainéantise ; le cynisme ; l’extrémisme.

Nous continuerons à nous mobiliser et à lutter. Nous continuerons, avec fraternité, sororité et camaraderie, à avancer en commun contre les attaques des exploiteurs !

Vive la lutte sociale !

https://unitecommuniste.fr/lutte/communique-de-presse-de-lunite-communiste-de-lyon-concernant-la-manifestation-du-12-septembre/

 

AUTRE « VERSION » DES FAITS, VUS PAR « RUE 89 »

http://www.rue89lyon.fr/2017/09/12/a-lyon-premiere-manif-contre-loi-travail-2/

Une des moins « déformante » (relativement…) de la presse du système…