Résistance

Soudan: le rêve de Souchon détourné …par la réalité!

 

 

 

Soudan :

malgré la répression sanglante

et le black-out du net,

le combat continue!

 

 

Tout comme les peuples d’Algérie et de bien d’autres pays du monde, le peuple du Soudan donne une leçon de résistance à ce qui reste de la « gauche » occidentale…!

La mobilisation de dimanche est d’autant plus impressionnante que le Conseil militaire bloque depuis des semaines l’accès à internet, outil stratégique pour rallier les manifestants, dès le début du mouvement de contestation, en décembre 2018.

En prévision des rassemblements, les paramilitaires des RSF avaient été déployés sur plusieurs places de Khartoum, à bord de leurs pick-ups chargés de mitrailleuses.

Épicentre de la contestation, à son étape précédente, le sit-in devant le QG de l’armée, entamé le 6 avril, a été dispersé dans le sang environ deux mois plus tard.

Au moins 128 personnes ont péri dans la dispersion du sit-in et la dispersion qui a suivi les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation.

Ce sont donc sept nouvelles victimes qui viennent s’ajouter à ce lourd bilan, mais qui ne décourage pas, malgré cela et le black-out du net, la résistance !

Le retour aux méthodes « anciennes », simples et directes, reste, au Soudan comme ailleurs, l’avenir véritable de la résistance et des luttes de masses ! (*)

Les nouvelles autorités accusent des « snipers » d’être à l’origine des tirs à balles réelles. De l’usage des « snipers » dans ce genre de circonstances, vu les précédents en Ukraine et en Syrie, notamment, on sait ce qu’il en est…!

Luniterre

(* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/ )

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httbps://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/01/soudan-malgre-la-repression-sanglante-et-le-black-out-du-net-le-combat-continue/

 

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. . . Ou le rêve de Souchon enfin dépassé par la réalité!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Непокорённый! – Indomptable Léningrad!

Непокорённый !

Indomptable

Léningrad !

 

 

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La traduction du clip de Kipélov, réalisé en vue de la commémoration de la levée du siège de Léningrad. Avec des illustrations d’Ivan Bilibine, grand artiste illustrateur de livres de contes pour les enfants, images qui ont malheureusement un rapport relativement direct avec cette époque, car cet artiste fait partie des nombreuses victimes de la barbarie nazie (Ce blocus, le plus long de la guerre avec ses 28 mois (872 jours), a entraîné la mort de 1 800 000 Soviétiques, dont plus d’un million de civils – https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_L%C3%A9ningrad ). Ivan Bilibine, dont la carrière artistique avait commencé dès la fin du 19ème siècle, a vécu un temps en France, avant de revenir en URSS, vivre et travailler à Léningrad). C’est donc également une occasion de lui rendre hommage.

Luniterre

 

Ci-dessous, à gauche, l’artiste portraitisé en 1901 par Boris Koustodiev, et à droite, « resitué » en quelque sorte, dans l’univers de ses contes par un autre artiste…

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/1901._Portrait_of_Ivan_Bilibin_by_B._Kustodiev.jpg/800px-1901._Portrait_of_Ivan_Bilibin_by_B._Kustodiev.jpghttps://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/06/1628a-1-bilibin-1-anna-sokolova-giclee-art-print.jpg

Le Cavalier rouge, illustration pour « Vassilia la Belle »

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Непокорённый !

 

Небо Балтики давит свинцом,
Par un ciel de plomb sur la Baltique,
Город держит за горло блокада,
Le siège prend la ville à la gorge,
Медный всадник и ангел с крестом
Le Cavalier de Bronze, avec l’Ange à la croix,
Батальонам подвозят снаряды.
Apportent les munitions aux bataillons.
Львы из камня срываются с мест,
Les
Lions de pierre bondissent de leur socles,
Чтоб с бойцами подняться в атаку –
Pour se porter à l’attaque avec les combattants,
Непокорных жестокая месть.
Vengeance cruelle des rebelles.
Наступление. Крушение мрака.
Attaque. Déchirement de l’obscurité.

Непокоренный, прошедший сквозь ад,
Indomptable, ayant traversé l’enfer,
Непокоренный герой Ленинград,
Indomptable héroïque Leningrad,
Непокоренный на все времена
Indomptable pour l’éternité
Непокоренный город Петра!
Indomptable ville de Pierre!

Пишет Жизнь слабой детской рукой
Par la main faible d’un enfant la vie écrit
Даты смерти на саване снегаю.
Sur le linceul de neige les dates de la mort.
Что тогда бы случилось с тобой?
Qu’en aurait-il alors été de toi  ?
Смог остаться бы ты человеком?
Aurait tu été capable de rester humain  ?
Не сдаваться и в голос не выть,
De ne pas te rendre, de ne pas hurler
Убивая за хлебные крошки?
En tuant pour des miettes de pain  ?
Свет надежды сумел бы хранить
Aurais-tu été capable de conserver la lumière de l’espoir
Под раскаты немецкой бомбежки?
Sous les grondements des bombardements allemands  ?

Непокоренный, прошедший сквозь ад,
Indomptable, ayant traversé l’enfer,
Непокоренный герой Ленинград,
Indomptable héroïque Leningrad,
Непокоренный на все времена
Indomptable pour l’éternité
Непокоренный город Петра!
Indomptable ville de Pierre!

Чернота. Хрупкий ладожский лед,
Noirceur. Glace cassante du Lac Ladoga
Уходящие дети под воду.
Engloutissant les enfants sous l’eau.
Метроном отобьет скорбный счет
Un métronome bat la mesure funeste
Всех погибших в блокадные годы.
De tous ceux qui sont tombés durant ces années de siège.
Нервы города – к сердцу земли,
Les nerfs de la ville, enracinés au cœur de la Terre,
Силы взять и к весне возродиться,
Y puisent des forces pour ressurgir au printemps,
Медный всадник к победе летит,
Le Cavalier de Bronze vole vers la victoire,
Неподвластной забвению птицей.
Oiseau rebelle contre l’oubli.

Кипелов

Ici, une situation qui explique la dernière scène du clip de Kipélov: à la fin du siège, les inscriptions murales avertissant les habitants des zones exposées aux tirs nazis sont effacées, action marquant le retour de la paix, comme un effacement du cauchemar. Quelques unes de ces inscriptions ont été oubliées, lors de cette opération, et sont aujourd’hui préservées comme témoignage historique.

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Ivan Bilibine, Vassilia la Belle

 

Марья_Моревна_2

Ivan Bilibine, Maria Morevna et Kochtcheï l' »immortel »

 

 

 

 

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https://i1.wp.com/sculpture-cma.com/blog/wp-content/uploads/2018/03/%D0%98%D0%BB%D0%BB.-2.-%D0%9A%D1%80%D1%8B%D0%BB%D0%B0%D1%82%D1%8B%D0%B5-%D0%BB%D1%8C%D0%B2%D1%8B.-%D0%91%D0%B0%D0%BD%D0%BA%D0%BE%D0%B2%D1%81%D0%BA%D0%B8%D0%B9-%D0%BC%D0%BE%D1%81%D1%82.-%D0%A1%D0%B0%D0%BD%D0%BA%D1%82-%D0%9F%D0%B5%D1%82%D0%B5%D1%80%D0%B1%D1%83%D1%80%D0%B3.jpg

 

 

 

 

 

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Le Cavalier de bronze ou Le Cavalier d’airain (« Медный всадник » en russe) est une statue équestre monumentale de Pierre le Grand qui se trouve à Saint-Pétersbourg. C’est une commande de Catherine II de Russie à laquelle le sculpteur français Étienne Maurice Falconet travailla durant douze ans. La statue est érigée sur un monolithe de granite à peine travaillé, l’une des plus grosses pierres jamais déplacées par l’homme. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cavalier_de_bronze_(Falconet)  )

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/29/Thunder_Stone.jpg

 

https://thelions.ru/wp-content/uploads/2016/02/spb_lion_03.jpg

 

 

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…Неподвластной забвению птицей…

 

https://i0.wp.com/fandea.ru/upload/000/u1/b7/94/7fe31b99.jpg

 

 

 

https://wahooart.com/Art.nsf/O/AQQW3Y/$File/Ivan-Yakovlevich-Bilibin-Russian-Village.jpg

 

 

 

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Mai 2019: Eurovision à Tel-Aviv

 

 

MARCHE DU RETOUR

À la date du 30 mars 2019, soit un an après le début du mouvement, 270 manifestants Palestiniens ont été tués et 29000 blessés selon un recensement de l’agence humanitaire de l’ONU

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_du_retour#cite_ref-RFI190330_166-0

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190329-grande-marche-retour-an-apres-lourd-bilan-humanitaire

 

2019 : le Mai Algérien !

 

 

https://media1.ledevoir.com/images_galerie/nwd_718566_559882/image.jpg

AFP / RYAD KRAMDI Manifestation d’étudiants algériens contre le régime le 7 mai 2019 à Alger

2019 : le Mai Algérien !

 

Algérie: des milliers d’étudiants défilent, dès les premiers jours du ramadan !

 

Des milliers d’étudiants et d’enseignants ont défilé en Algérie pour le 11e mardi consécutif, premières manifestations depuis le début lundi du mois de jeûne de ramadan qui fait planer les craintes d’un essoufflement du mouvement de contestation.

Plusieurs milliers d’étudiants ont manifesté, comme chaque mardi depuis le début du mouvement populaire de contestation le 22 février, aux abords de la Grande Poste, bâtiment emblématique du centre d’Alger, devenu le point de ralliement des manifestations dans la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP.

De nombreux étudiants ont aussi manifesté dans de nombreuses autres villes du pays, selon les médias algériens et les réseaux sociaux.

« Nous poursuivrons les marches et les manifestations durant et après le ramadan », a expliqué à l’AFP Kheredine, étudiant en 2e année de chimie.

https://www.mesactions.com/media/articles/afp/algerie-des-milliers-d-etudiants-defilent-premieres-manifestations-du-rama/manifestation-d-etudiants-algeriens-contre-le-regime-le-7-mai-2019-a-alger.jpg

AFP / RYAD KRAMDI Manifestation d’étudiants algériens contre le régime le 7 mai 2019 à Alger

« C’est vrai qu’il fait chaud et que nous jeûnons, mais nous voulons prévenir le régime que la mobilisation continue et qu’il n’y aura pas de jeûne du mouvement », a ajouté, à côté de lui, un de ses enseignants Sedik Ait qui porte une pancarte sur laquelle est écrit en anglais: « Si vous croyez que nous sommes fatigués, vous vous trompez! ».

Durant le mois de ramadan, les musulmans s’abstiennent notamment de manger, boire ou fumer du lever au coucher du soleil.

Le président Abdelaziz Bouteflika a été contraint le 2 avril à la démission sous les pressions conjuguées d’un mouvement inédit de contestation et de l’armée. Mais les contestataires réclament le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir et refusent que celui-ci gère la transition post-Bouteflika.

Ils rejettent notamment la présidentielle convoquée le 4 juillet par le chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah, ancien fidèle de M. Bouteflika, pour élire un successeur à ce dernier. Un processus fortement appuyé par le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, pilier du régime Bouteflika, désormais de facto l’homme fort du pays.

« Dégagez tous! », « il n’y aura pas d’élection » le 4 juillet, ont notamment scandé les étudiants.

Cette manifestation se déroule également quelques jours après l’arrestation et l’incarcération de Saïd Bouteflika, frère et influent conseiller du chef de l’Etat déchu, parfois décrit comme un président-bis, et deux très puissants anciens chefs des services de renseignement, les généraux Mohamed Medienne, dit « Toufik » et Athmane Tartag, alias « Bachir ».

Sur une immense banderole, sous la mention « Mafia 4 » (référence au nom d’un jeu vidéo), les photos des trois personnes arrêtées côtoyaient celle du général Gaïd Salah, pourtant largement considéré comme étant à l’origine de leur arrestation.

https://www.afp.com/fr/infos/334/algerie-des-milliers-detudiants-defilent-premieres-manifestations-du-ramadan-doc-1g910q2

https://www.afp.com/fr/infos/334/algerie-que-cachent-les-trois-arrestations-dans-le-clan-bouteflika-doc-1g77ae2

 

 

 

Iran : vers une nouvelle étape de résistance face au blocus impérialiste US et UE !

 

 

 

Le président iranien Hassan Rohani lors du Conseil des ministres à Téhéran le 8 mai 2019. Photo fournie par la présidence iranienne

Iranian Presidency/AFP / HO Le président iranien Hassan Rohani, à Téhéran le 8 mai 2019

 

 

Iran :

vers une nouvelle étape de résistance

face au blocus impérialiste US et UE !

 

Nucléaire: nouvelles sanctions américaines contre l’Iran

 

Les Etats-Unis ont encore durci mercredi leurs sanctions économiques contre l’Iran, qui s’est affranchi de deux engagements pris dans le cadre de l’accord international sur son programme nucléaire dont Donald Trump a claqué la porte il y un an jour pour jour.

Téhéran a également lancé un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois pour sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions américaines, faute de quoi la République islamique renoncera à d’autres engagements.

Mais, à ces deux secteurs, le président des Etats-Unis a ajouté ceux du fer, de l’acier, de l’aluminium et du cuivre, désormais aussi visés par des mesures punitives américaines.

« Autoriser l’acier et d’autres métaux iraniens dans vos ports ne sera plus toléré », a martelé Donald Trump à l’intention des autres pays, dans l’espoir de couper les « principales sources de revenus d’exportation du régime après le pétrole », soit 10% de ses exportations.

Il a menacé de prendre de nouvelles mesures si l’Iran ne « change(ait) pas radicalement d’attitude », tout en réaffirmant son espoir de « rencontrer un jour » ses dirigeants pour « négocier » un nouvel accord.

Ces annonces interviennent dans un climat de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont annoncé mardi l’envoi de bombardiers B-52 dans le Golfe pour contrer de présumées « attaques imminentes » iraniennes contre les forces américaines.

L’Iran a fait savoir mercredi qu’il cessait de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi, revenant sur des restrictions consenties par l’accord conclu à Vienne en juillet 2015 et limitant drastiquement son programme nucléaire pour l’empêcher de se doter de la bombe atomique.

Le président Hassan Rohani a comparé ces mesures à une « opération chirurgicale » destinée à « sauver » l’accord, « pas à le détruire ». Il a assuré qu’elles étaient conformes à l’accord qui permet de suspendre certains engagements en cas de manquements imputés à une autre partie.

– « Eviter une escalade » –

La démarche iranienne a néanmoins alarmé la communauté internationale, et notamment les Européens qui restent très attachés au pacte de 2015 malgré le retrait américain.

 

https://img.aws.la-croix.com/2017/10/13/1300883960/L-accord-nucleaire-iranien_1_1399_716.jpg

 

L'accord de 2015 sur le nucléaire iranien

AFP / L’accord de 2015 sur le nucléaire iranien

Londres l’a jugée « inopportune », Berlin a appelé Téhéran à respecter l’accord « dans sa totalité », et Paris, n’excluant pas de nouvelles sanctions de l’Union européenne, a fait part de sa « préoccupation » en exhortant à éviter toute « escalade ».

Egalement signataires du texte, Pékin a plaidé pour la « retenue » et le « dialogue » tandis que Moscou a insisté sur l’importance de « convaincre » les Européens de la nécessité de « remplir leurs promesses » –ce que l’UE n’a pas fait, a accusé le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif aux côtés de son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a lui espéré « fortement » que cette « réussite majeure dans les domaines de la non-prolifération nucléaire et de la diplomatie » puisse « être préservée ».

Validé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, l’accord de Vienne a permis la levée d’une partie des sanctions internationales visant l’Iran.

En échange, Téhéran a accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire pour qu’il demeure exclusivement civil et pacifique.

Une photo d'archives du réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr dans le sud de l'Iran, le 26 février 2006

AFP/Archives / Behrouz MEHRI Le réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l’Iran), le 26 février 2006

Mais jugeant que le texte n’offrait pas de garanties suffisantes, Donald Trump en a retiré les Etats-Unis le 8 mai 2018 et a rétabli toutes les sanctions américaines.

Celles-ci, enrichies de mesures punitives supplémentaires ayant vocation à être « les plus dures de l’histoire », affectent lourdement l’économie iranienne et rendent pratiquement impossible toute relation commerciale avec d’autres pays.

Les Européens se sont montrés jusqu’ici incapables de permettre à l’Iran de bénéficier des avantages économiques lui ayant été promis en 2015: le mécanisme de troc qu’ils ont lancé en janvier pour que Téhéran puisse continuer à commercer avec l’Europe en contournant les sanctions américaines n’a encore permis aucune transaction.

– « 60 jours » –

Pris à la gorge économiquement, Téhéran donne « 60 jours » à ses partenaires pour « rendre opérationnels leurs engagements en particulier dans les secteurs pétrolier et bancaire » sous peine de ne plus respecter d’autres clauses de l’accord.

L’ultimatum survient après que les Etats-Unis, qui ont promis une campagne de « pression maximale » contre Téhéran, ont annulé début mai les dérogations qu’ils accordaient à huit pays pour leur permettre d’acheter du pétrole iranien.

Sans réponse satisfaisante sous soixante jours, « nous cesserons d’observer » les restrictions consenties sur le degré d’enrichissement de l’uranium et l’Iran reprendra son projet de construction d’un réacteur à eau lourde à Arak, dans le centre du pays, mis en sommeil conformément à l’accord de Vienne, a prévenu M. Rohani.

Selon Téhéran, les mesures annoncées sont réversibles « à tout moment ». Mais si au bout de 120 jours, « nous ne sommes pas parvenus à un résultat, une autre mesure sera prise », a ajouté le président iranien.

 

Un homme regarde un panneau affichant les taux de change des devises étrangères. Le rial iranien a perdu une grande partie de sa valeur depuis le rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran. Photo du 3 novembre 2018 à Téhéran

AFP/Archives / ATTA KENARE Le rial iranien a perdu une grande partie de sa valeur depuis le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran

 

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/nucleaire-nouvelles-sanctions-americaines-contre-liran-qui-renie-des-engagements-doc-1ga4te3

https://www.afp.com/fr/infos/334/venezuela-la-repression-saccelere-contre-les-auteurs-du-soulevement-rate-doc-1ga7ua4

https://www.afp.com/fr/infos/334/nouvelle-passe-darmes-entre-washington-et-moscou-sur-le-venezuela-doc-1g69kr2

 

 

 

 

Les leçons du recul israélien à Gaza

 

 

En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km.

65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles.

 

Les leçons de Gaza,

selon le Hezbollah

(Concernant les concessions concrètes cédées par Israël à Gaza, voir:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/09/gaza-recul-israelien-face-a-la-resistance/ )

 

 

 

La guerre est finie avant même d’avoir commencé. C’est l’impression qui ressort après les deux jours de confrontations à Gaza qui se sont terminés par un cessez-le feu, suite à une médiation du Qatar et de l’Égypte, qui ont soudain recommencé à travailler ensemble.


Pourtant, pendant la période de la campagne électorale et même après sa victoire aux élections, le Premier ministre réélu Benjamin Netanyahu n’avait pas caché son intention de lancer une vaste opération contre Gaza pour briser le Hamas et le Jihad islamique. En fait, cette idée est dans l’air depuis que les Palestiniens ont lancé, en mars 2018, le processus des « Marches du retour » qui dérange au plus haut point les autorités israéliennes. D’ailleurs, depuis la grande confrontation de 2008-2009 – au cours de laquelle au bout de plus de trois semaines, l’armée israélienne qui avait entamé une offensive aérienne doublée d’une autre terrestre n’a pas pu atteindre ses objectifs déclarés –, les Israéliens lancent régulièrement des attaques contre Gaza à la fois pour tâter le terrain et maintenir la pression sur les Palestiniens et pousser la population à quitter les lieux.

Selon les informations véhiculées par les médias israéliens, l’attaque qui a commencé à la fin de la semaine dernière devait être plus importante que celles qui ont eu lieu au cours des dix dernières années. Mais à peine les avions israéliens ont-ils commencé à lancer des raids sur les cibles prévues à Gaza que des dizaines de missiles ont commencé à pleuvoir sur les colonies et les localités israéliennes du sud. En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km. 65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles, malgré le bouclier de protection israélo-américain qui, en principe, est destiné à les intercepter. En réalité, les Palestiniens ont précisé par la suite qu’ils ont trouvé le moyen de neutraliser le bouclier de protection (appelé « la voûte d’acier ») en lançant plusieurs missiles en même temps, ce qui réduit l’efficacité de l’interception.

Ce n’était pas la seule mauvaise surprise réservée aux Israéliens pendant ces 36 heures de confrontation. En effet, les autorités israéliennes ont découvert que les Palestiniens détiennent des missiles de type Badr 3, dont l’un a été lancé sur la ville d’Ashkelon. D’une portée de 40 km, il est doté d’une tête qui peut porter une charge de 250 kg d’explosifs. Apparemment, ces missiles sont fabriqués à Gaza, ce qui signifie que les Palestiniens réussissent à se procurer les matériaux pour les fabriquer en dépit du blocus sévère qui leur est imposé. Dans le même contexte, le film diffusé par les brigades Ezzedine al-Qassam (la branche armée du Hamas) au sujet de ce missile lancé sur Ashkelon montre en toile de fond un train. Ce qui a été interprété comme un avertissement adressé par les Palestiniens aux Israéliens sur la possibilité de cibler la prochaine fois des installations précises et vitales.

Le missile Badr 3 et les missiles Kornet ont donc constitué le clou de ces 36 heures d’affrontements qui ont provoqué une polémique interne en Israël, avec un flot de critiques adressées au Premier ministre aussi bien par des députés du parti Bleu Blanc de Benny Gantz et Yaïr Lapid que par d’autres du Likoud (comme Gideon Saer). D’ailleurs, toujours selon les médias israéliens, au cours de la réunion du cabinet réduit dimanche, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer l’arrêt de cette offensive. Il semblerait ainsi que le chef d’état-major, le général Aviv Kochavi, et le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, auraient été très fermes pour réclamer la conclusion d’un cessez-le feu, car, selon eux, « le front interne » n’est pas prêt pour une opération d’envergure. D’ailleurs, les chiffres sont en eux-mêmes significatifs car le bilan de ces 36 heures a été, du côté palestinien, 29 morts et 150 blessés, pour la plupart des civils, alors que du côté israélien, il y a eu 4 morts et plusieurs dizaines de blessés.
Pour toutes ces raisons, les médiations du Qatar et de l’Égypte ont été rapidement couronnées de succès et un cessez-le feu a été conclu, avec des mesures concrètes qui sont actuellement sous étude.


Il y aura certainement de longues évaluations et des analyses détaillées de ce qui s’est passé au cours de ces 36 heures, sur le plan militaire proprement dit. Mais la première leçon à en tirer, selon les milieux proches du Hezbollah, c’est que les propos du secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, sur l’incapacité des Israéliens à mener une nouvelle guerre contre le Liban sont confirmés. Si les Israéliens n’ont pas marqué un seul point dans la bande de Gaza, soumise à un blocus strict depuis des années et surveillée par tous les satellites américains et israéliens installés dans son ciel, comment pourraient-ils lancer une offensive au Liban où le Hezbollah possède des milliers de missiles ? Les sources proches du Hezbollah estiment aussi que s’il s’agissait d’un test de la part du Premier ministre israélien, il a dû être concluant. Les rapports de force militaires ne sont plus en faveur des Israéliens, qui restent certainement les plus forts et de loin, mais ils doivent tenir compte de la capacité de nuisance des mouvements de résistance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les États-Unis ont désormais recours aux sanctions économiques, à Gaza, mais aussi au Liban, en Syrie et en Iran.

Scarlett HADDAD
Mai 2019

 

 

 

 

https://assawra.blogspot.com/2019/05/les-lecons-de-gaza-selon-le-hezbollah.html

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3653

Syrie : un nouveau pas en avant vers la libération totale !

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/frappes-sur-des-secteurs-jihadistes-en-syrie-150-000-deplaces-en-une-semaine/un-enfant-au-milieu-des-ruines-d-un-batiment-dans-le-village-de-rabaa-jour-sit.jpg

AFP / OMAR HAJ KADOUR Un enfant au milieu des ruines d’un bâtiment dans le village de Rabaa Jour, situé dans l’ultime bastion jihadiste du nord-ouest de la Syrie, le 6 mai 2019

 

 

 

Syrie :

un nouveau pas en avant

vers la libération totale !

 

 

Frappes sur des secteurs jihadistes en Syrie, 150.000 déplacés en une semaine

 

Plus de 150.000 personnes ont fui en une semaine des secteurs tenus par des jihadistes dans le nord-ouest de la Syrie, où les forces du régime de Bachar al-Assad et de l’allié russe ont intensifié leurs frappes meurtrières.

Mardi, 13 civils ont été tués, principalement dans des raids aériens du régime ou de son allié russe contre des villages de la province d’Idleb ou de la province voisine de Hama, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Dominé par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, la province d’Idleb est le dernier grand bastion jihadiste à échapper au pouvoir syrien, après plus de huit ans d’un conflit dévastateur.

La moitié des quelque trois millions d’habitants de la province sont des déplacés, échoués à Idleb après avoir fui d’autres bastions rebelles ou jihadistes reconquis par le pouvoir et ses alliés.

Ces dernières semaines, les forces prorégime et celles de Russie ont intensifié leurs frappes aériennes contre certains secteurs aux mains du HTS dans les provinces d’Idleb et de Hama.

En une semaine, « plus de 152.000 femmes, enfants et hommes ont été déplacés », a indiqué à l’AFP un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), David Swanson.

« Nous nous alarmons des informations concernant des attaques aériennes sur des centres de population et des infrastructures civiles, qui ont fait des centaines de morts et de blessés parmi les civils », a-t-il déploré.

Les raids ont mis hors-service 12 hôpitaux et dix écoles depuis fin avril, selon un communiqué d’Ocha.

Cette escalade est la plus grave depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont dévoilé en septembre 2018 un accord sur une « zone démilitarisée », qui devait séparer les territoires insurgés des zones gouvernementales dans la région et éviter une offensive du régime.

Mardi encore, des dizaines de véhicules et de camionnettes, transportant femmes et enfants coincés entre les matelas et les piles d’effets personnels emportés à la hâte, ont fui le sud d’Idleb en direction du nord, relativement épargné et également sous contrôle de HTS, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Certains partent sur leurs tracteurs, emportant avec eux leur bétail.

– « La plus terrifiante » –

c’est la troisième fois qu’Abou Ahmed se retrouve déplacé par le conflit, après avoir fui un village du sud d’Idleb avec sa femme et leurs trois enfants.

« Cette fois-ci, c’était la plus terrifiante. Les avions n’ont pas arrêté, ni les obus », dit le quadragénaire. « On a encore une longue route, on ne sait pas où on va, mais on veut en finir avec les bombardements ».

Le président français Emmanuel Macron a exprimé son « extrême préoccupation » face à « l’escalade de violence » et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réclamé une « désescalade urgente ».

Entre le 29 avril et le 6 mai, au moins 12 installations médicales ont été touchées par des raids, « endommageant des infrastructures qui fournissaient des services de santé essentiels à plus de 100.000 personnes », a déploré Ocha dans son communiqué.

Trois travailleurs médicaux ont été tués dans ces attaques, d’après l’ONU.

Dans la province de Lattaquié, bastion du régime Assad jouxtant Idleb, les jihadistes de Houras al-Din, groupuscule lié à Al-Qaïda, ont lancé plusieurs assauts contre des positions du régime. Neuf combattants loyalistes et trois assaillants ont péri, selon l’OSDH.

– « Offensive limitée » –

Appuyé par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, le pouvoir a multiplié ces dernières années les victoires face aux insurgés et jihadistes, jusqu’à asseoir son contrôle sur près des deux-tiers du pays.

A maintes reprises, il a martelé sa détermination à reconquérir toute la Syrie, déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts et laissé des villes et des régions entières en ruines.

Aron Lund, expert du think-tank The Century Foundation, n’exclut pas « une offensive limitée à Idleb, grignotant certains secteurs », dans l’objectif « d’affaiblir HTS » ou d’obtenir « des concessions ».

Un scénario d’autant plus plausible que deux autoroutes passant par Idleb -reliant les territoires aux mains du régime à Alep (nord), Hama (centre) et Lattaquié (nord-ouest)- n’ont pu rouvrir jusque-là.

L’expert Fabrice Balanche envisage lui aussi une offensive. « La partie nord (d’Idleb) restera encore pour quelque temps un fief de HTS adossé à la frontière turque » mais « l’armée syrienne aura plus de facilité à reprendre le sud ».

Et rétablir la circulation sur les deux autoroutes permettra de redonner une bouffée d’oxygène à Alep qui selon M. Balanche « demeure isolée car privée de la plus grande partie de son arrière-pays et mal reliée au reste de la Syrie ».

 

 

La poche d'Idleb, ultime grand bastion jihadiste

AFP / Sophie RAMIS La poche d’Idleb, ultime grand bastion jihadiste

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/frappes-sur-des-secteurs-jihadistes-en-syrie-150000-deplaces-en-une-semaine-doc-1g87a75

 

 

Gaza : recul israélien face à la Résistance !

 

Photo prise le 5 mai 2019 des restes d'un immeuble détruit par des bombardements israéliens dans dans la ville palestinienne de Gaza"

 AFP / MAHMUD HAMS Photo prise le 5 mai 2019 des restes d’un immeuble détruit par des bombardements israéliens dans dans la ville palestinienne de Gaza

 

Gaza : recul israélien face à la Résistance !

 

Trêve respectée après une escalade meurtrière entre groupes palestiniens et Israël

 

Les responsables palestiniens à Gaza ont annoncé un cessez-le-feu avec Israël lundi après le plus grave accès de violence depuis des années, mais aucun règlement à long terme n’est en vue.

Après deux jours d’escalade durant lesquels 25 civils et combattants ont été tués dans la bande de Gaza et quatre civils en Israël, les tirs de l’enclave palestinienne et les représailles israéliennes ont cessé avant le lever du jour, en début de ce mois de jeûne musulman du ramadan, selon un journaliste de l’AFP à Gaza.

Sans confirmer cette trêve, l’armée israélienne a annoncé la levée de toutes les restrictions imposées aux populations civiles israéliennes voisines de Gaza.

Des Palestiniens portent un enfant blessé à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, le 5 mai 2019"

AFP / ANAS BABA Des Palestiniens portent un enfant blessé à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, le 5 mai 2019

 

L’Egypte, pays voisin et intermédiaire traditionnel, a forgé l’accord de cessation des hostilités entré en vigueur à 04H30 (01H30 GMT), ont indiqué un responsable du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza et un autre du Jihad islamique, deux bêtes noires de l’Etat hébreu. L’accord a été confirmé par un responsable égyptien.

L’enclave palestinienne et les villes israéliennes voisines ont été le théâtre samedi et dimanche de la plus grave flambée de violences depuis la guerre de Gaza de 2014, faisant redouter un quatrième conflit en 11 ans.

L’accord, comme de précédents conclus après des épisodes de violence, vise à un allègement du strict blocus imposé par Israël à Gaza depuis plus de 10 ans, a dit le responsable du Jihad islamique sous couvert de l’anonymat. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, qui refuse son existence.

– « Règles du jeu » –

https://images.lanouvellerepublique.fr/image/upload/t_1020w/f_auto/5ccffa991b6a8d13218b45ff.jpg

AFP / JACK GUEZ Photo prise le 6 mai 2019 de dégâts dans un immeuble de la ville israélienne d’Ashdod causés par un tir de roquette de la bande de Gaza. Un cessez-le-feu est intervenu ce jour après deux jours d’un nouvel accès de violence entre Israël et l’enclave palestinienne

L’accord prévoit des mesures quant à l’étendue des zones de pêche gazaouies en Méditerranée autorisée par Israël, ainsi qu’une amélioration de l’approvisionnement en électricité et en combustible, des préoccupations primordiales dans l’étroite enclave de deux millions d’habitants durement éprouvés par les guerres, la pauvreté et la réclusion, selon lui.

Pendant deux jours, les groupes palestiniens à Gaza ont tiré environ 690 roquettes dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien, et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon l’armée israélienne.

L’aviation et l’artillerie israéliennes ont en retour frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique dans la bande de Gaza, visant des combattants des groupes armés et des installations militaires ou sécuritaires.

Au moins neuf des Palestiniens tués ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique. L’armée israélienne, pour la première fois depuis des années, a ouvertement revendiqué l’élimination d’un Palestinien présenté comme le responsable d’importants transferts d’argent de l’Iran à destination du Hamas et du Jihad islamique.

Deux Palestiniennes enceintes et deux bébés comptent aussi au nombre des personnes tuées, selon le ministère gazaoui de la Santé relevant du Hamas.

« Nous soutenons Israël à 100% dans la défense de ses citoyens », a tweeté le président américain Donald Trump, un proche allié du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Ce dernier a affirmé dans un communiqué que « la campagne n’est pas terminée et réclamé de la patience et du sang-froid ».

Il a confirmé dans un autre communiqué qu’Israël avait « renouvelé sa politique d’élimination de chefs terroristes ». Israël a « tué des dizaines de terroristes du Hamas et du Jihad islamique. Nous avons changé les règles du jeu et le Hamas l’a bien compris ».

– « Capitulation » -[israélienne…!]

La bande de Gaza est en proie aux poussées de fièvre répétées, en l’absence de toute reconnaissance d’Israël par le Hamas et de tout horizon politique pour un règlement du conflit israélo-palestinien. Depuis des mois, l’Egypte et l’ONU s’emploient régulièrement à éteindre les incendies.

Photo prise le 5 mai 2019 à Gaza des restes d'un immeuble touché par un raid aérien israélien"

AFP / MAHMUD HAMS Photo prise le 5 mai 2019 à Gaza des restes d’un immeuble touché par un raid aérien israélien

 

Le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, a récemment promis de dévoiler son plan de règlement du conflit après le ramadan, qui s’achève début juin.

La dernière flambée de violences en date remettait en cause un accord conclu fin mars seulement.

Les groupes palestiniens de Gaza sont frustrés de la non-application selon eux par Israël de cet accord et de précédents sur un allègement du blocus et l’entrée de fonds qataris dans l’enclave.

Pour Israël, la toute dernière escalade est une agression contre les civils israéliens de la part d’organisations se servant selon l’Etat hébreu de civils palestiniens comme boucliers humains.

Elle est intervenue à un moment délicat pour le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, avant la journée de la Mémoire mercredi, la fête nationale jeudi, et le concours de l’Eurovision à Tel-Aviv du 14 au 18 mai.

Netanyahu, vainqueur des législatives d’avril, est par ailleurs engagé dans les négociations en vue du prochain gouvernement. Son principal rival aux élections, le général Benny Gantz, a dénoncé le cessez-le-feu comme une « capitulation face au chantage ».

 

https://www.lanouvellerepublique.fr/france-monde/pluie-de-roquettes-contre-israel-un-palestinien-tue-dans-des-represailles-a-gaza

https://www.afp.com/fr/infos/334/treve-respectee-apres-une-escalade-meurtriere-entre-groupes-palestiniens-et-israel-doc-1g566p24

 

 

Loin de la Une des médias, la Résistance Palestinienne continue !

 

AFP / MAHMUD HAMS Des manifestants palestiniens à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019

 

Loin de la Une des médias,

la Résistance Palestinienne continue !

 

 

Cinq roquettes ont été tirées dans la nuit de samedi à dimanche depuis la bande de Gaza vers Israël, provoquant des tirs de chars israéliens sur des positions militaires du Hamas, quelques heures après une manifestation palestinienne de masse à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

Les tirs de roquettes sur Israël et la riposte des chars israéliens n’ont pas fait de victime, ont précisé l’armée et des témoins à Gaza.

Les chars israéliens ont tiré sur des positions du mouvement islamiste Hamas dans le centre de la bande de Gaza et à l’est de la ville de Gaza, ont précisé les témoins.

Des dizaines de milliers de Gazaouis ont convergé samedi vers la frontière israélienne où les violences avec les soldats israéliens ont fait quatre morts et des centaines de blessés palestiniens, sans atteindre l’intensité susceptible de provoquer l’escalade redoutée.

Les Gazaouis, appelés à se rassembler en masse pour le premier anniversaire du mouvement de protestation appelé « grandes marches du retour », se sont rassemblés près de la frontière avec des drapeaux palestiniens sous des pluies éparses, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Les haut-parleurs des mosquées ont relayé les appels à manifester et des bus ont acheminé les Gazaouis vers la frontière de l’enclave coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée.

AFP / MAHMUD HAMS Heurts entre manifestants palestiniens et forces de sécurité israéliennes à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019

Après des semaines de tensions et dans un contexte compliqué par l’approche des élections législatives israéliennes, cet anniversaire a suscité de vives craintes qu’un nouveau conflit éclate avec l’Etat hébreu.

L’armée israélienne avait déployé des milliers de soldats et des dizaines de tireurs d’élite, ainsi que des chars et de l’artillerie.

– Quatre Palestiniens tués –

Des affrontements ont bien éclaté, mais sans commune mesure avec, par exemple, le bain de sang qui avait coïncidé avec l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem le 14 mai 2018 (plus de 60 morts).

AFP / Jack GUEZ Des soldats israéliens derrière une barrière de terre près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, à Nahal Oz, le 30 mars 2019

A Malaka, à l’est de la ville de Gaza, la plupart des Gazaouis se sont tenus hors de portée des tireurs d’élite israéliens postés de l’autre côté de l’hermétique barrière.

Mais ici comme ailleurs sur la frontière, des poignées de Palestiniens se sont approchés à quelques dizaines de mètres, ont incendié des pneus pour obscurcir la visibilité des tireurs et ont lancé des pierres vers les soldats avant de se replier.

La barrière a aussi essuyé des jets d’engins explosifs, a affirmé l’armée israélienne. Les soldats ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et en ouvrant le feu.

Trois adolescents palestiniens de 17 ans, l’un atteint au visage alors qu’il manifestait à l’est de Gaza, et deux autres touchés par des tirs israéliens lors d’affrontements dans le sud de l’enclave, ont été tués, a rapporté le ministère gazaoui de la Santé.

Très tôt samedi, un autre Palestinien de 20 ans avait été tué au cours d’une manifestation nocturne, selon des témoins.

En tout, plus de 300 Palestiniens ont été blessés, dont 64 par des tirs à balles réelles, a indiqué le ministère de la Santé gazaoui.

L’armée israélienne a dénombré 40.000 participants à la mobilisation.

AFP / Jack GUEZ Un véhicule militaire des forces israéliennes en position à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019 à Nahal Oz

Les Gazaouis étaient appelés à marquer le premier anniversaire d’une mobilisation contre le blocus imposé par Israël depuis plus de dix ans, et pour le droit à revenir sur les terres qu’eux-mêmes ou leurs parents ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d’Israël en 1948.

La mobilisation du jour délivre un « message très important » à Israël et à la communauté internationale, a affirmé à l’AFP Bassem Naïm, un haut responsable du Hamas: « des milliers et des milliers de personnes (se réunissent) pacifiquement pour faire entendre leur voix contre les actes d’agression et le siège » imposés par Israël.

– Mises en garde –

La question était de savoir si le Hamas, au pouvoir à Gaza, chercherait à contenir la violence ou s’il lui laisserait libre cours, au risque d’une escalade avec l’Etat hébreu, qui avait multiplié les mises en garde.

Israël et le mouvement islamiste se sont livré trois guerres depuis que le Hamas a pris le pouvoir en 2007 dans l’enclave, éprouvée par les conflits, la pauvreté et l’enfermement.

Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Gazaouis prennent part toutes les semaines aux « marches du retour » le long de la frontière, presque systématiquement accompagnées de violences.

Au moins 262 Palestiniens ont été tués depuis cette date, au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance du territoire.

Deux soldats israéliens ont été tués.

Palestiniens et défenseurs des droits humains accusent Israël d’usage excessif de la force. Israël dit ne faire que défendre sa frontière.

Le Hamas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu passent tous deux pour réticents à un nouvel affrontement. Mais ils sont sous pression.

Le premier a fait face récemment à des manifestations contre le marasme économique à Gaza, qu’il a sévèrement réprimées.

Quant au Premier ministre israélien, confronté à une forte concurrence aux élections du 9 avril, il est accusé par ses adversaires de faiblesse face au Hamas.

Le voisin égyptien, intermédiaire traditionnel entre le Hamas et Israël, s’emploie à instaurer une trêve durable.

Le Hamas cherche dans les tractations à alléger le blocus israélien. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas. Il réclame le retour au calme le long de la frontière.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/gaza-manifestations-massives-la-frontiere-israelienne-quatre-morts-palestiniens-doc-1f81dh9