LYON 12 SEPTEMBRE 2017 : UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

 

LYON 12 SEPTEMBRE

 

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

 

https://i2.wp.com/s-www.leprogres.fr/images/6bf06a13-a057-4595-b51a-95efb6351eb5/LPR_v1_02/photo-philippe-juste-1505210918.jpg

 

Manifestation contre la loi travail : des incidents à Lyon

 

Contrairement à ce qu’affirment les médias au service du système, la mobilisation, au départ de la manifestation, était l’une des plus grandes de ces derniers mois, même y incluant les plus grandes manifs de la lutte contre la Loi El Khomri.

Pour un premier engagement de lutte sociale et de lutte de classe sous l’ère de Macron-Président, on peut d’ores et déjà constater que ce nouveau président, tant par son action antisociale que par ses propos ouvertement méprisants, reflets très nets de son mépris de classe, de l’aveu même de certains journalistes « mainstream » un tant soit peu « objectifs », cette action, donc, n’est pas sans susciter une résistance réelle d’une grande partie du corps social populaire.

De plus, ayant réussi à monopoliser pratiquement le champ de la « représentativité » parlementaire du système, il ne peut se défausser derrière de prétendues « difficultés du dialogue social », ni même derrière la figure d’un ministre sous-fifre, comme ce fut le cas avec El Khomri.

Il est obligé d’assumer lui-même pleinement la responsabilité de ses choix politiques ultra-réactionnaires, pour le compte de la classe bourgeoise dominante, ce qu’il fait avec le plus gtand cynisme, qu’il prétend pourtant imputer à ses victimes directes…

Il le fait également avec cynisme et violence, à Lyon, dans le fief de son ministre de l’intérieur et donc désormais « premier flic de France », l’« ancien » maire et toujours « parrain » des mafias politiciennes locales, Gérard Collomb.

Dès le départ de la manifestation, une manœuvre tout à fait inhabituelle de la police visait à isoler et à encercler la tête du cortège, y mettant tout de suite un premier coup d’arrêt.

A ce moment, la densité de la manifestation syndicale massée derrière ce « cordon sanitaire » était telle qu’il était tout à fait possible de le briser et de le franchir, et donc de libérer la tête de la manifestation.

L’attitude des responsables syndicaux fut naturellement très ambiguë, mais il est clair qu’une partie d’entre eux, outrée par ce déni du droit de manifester, refusait de céder à cette violence et voulait tenter d’avancer.

Tandis que quelques uns agissaient ostensiblement pour empêcher le cortège de franchir le barrage de police et faisaient pratiquement le travail des flics en voulant empêcher les éléments les plus déterminés d’avancer…!

Le barrage fut finalement franchi et quasiment mis en déroute par la foule en marche, au prix quelques grenades et usage de bombes lacrymogènes directement sur nos figures, mais sans plus d’effet dissuasif !

 

 

Malheureusement, du fait de l’hésitation de certains et de la pratique carrément kollabo de quelques autres, le temps que le cortège reprenne son avancée, la tête de la manifestation s’est trouvée complètement nassée et embarquée manu-militari dans la rue Pierre Robin, adjacente, mais déjà dépassée par la nouvelle tête du cortège, celle qui venait de franchir le barrage.

Une nouvelle division syndicale apparu à ce moment, entre « réfractaires » et responsables des principales sections et fédérations réformistes, qui voulaient privilégier le déroulement « normal » de la manifestation prévue par rapport à l’ »incident » et donc, concrètement, abandonner les camarades « nassés » rue Pierre Robin aux mains de la police.

Manque de chance pour ces lâches et ces opportunistes, la volonté de la base s’est exprimée clairement et massivement en faveur de la solidarité, y compris avec le soutien de quelques responsables syndicaux parmi les moins contaminés par l’esprit réformiste et kollabo.

Ce qui a amené la nouvelle tête du cortège se reformer en face de la rue Pierre Robin, devant le barrage de police barrant l’accès à la nasse policière massive qui détenait désormais nos camarades encerclés en début de manifestation.

La manifestation s’est donc trouvée immobilisée près de trois heures ainsi, pour obtenir leur libération « conditionnelle », après de laborieuses tractations de la part des responsables syndicaux concernés.

Il est à noter que le rapport de force eut encore été suffisant, à cet endroit et au moment d’y reformer la tête de manif, pour aller libérer directement les camarades nassés.

Toutefois, et par rapport aux précédentes situations comparables de l’an dernier, il faut surtout noter la plus grande détermination à rester solidaires jusqu’au bout et à ne pas lâcher les camarades nassés.

C’est déjà une avancée remarquable de l’unité et de la résistance populaire massive, qui s’est exprimée à cette occasion, et qui doit être soulignée et saluée comme une grande victoire, dans le contexte actuel !

L’action « négociatrice » des quelques responsables syndicaux qui ont refusé de capituler et d’abandonner les camarades nassés correspond au niveau de conscience actuellement le plus avancé dans cette lutte, et ne mérite notamment pas le mépris mensonger avec lequel il est traité dans certains médias « gauchistes » juste soucieux de faire « mousser » leur propre boutique, et non d’analyser la réalité des faits pour comprendre et en tirer des leçons utiles.

La première étant la nécessité d’une véritable organisation de résistance populaire de masse, ce qui suppose d’en définir les objectifs politiques stratégiques, et c’est incontestablement là qu’il y a un décalage énorme entre la capacité de résistance « spontanée » du mouvement de masse contre l’obscurantisme social « en marche » et la nécessité de construire une alternative politique et sociale anticapitaliste.

Luniterre.

 

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A la suite, extraits de deux « reportages » sur les évènements de la rue Pierre Robin…

Le premier, sur le site « libertaire » Rebellyon, particulièrement mensonger et malhonnête par rapport au rôle des syndicats.

Le second, par les camarades le l’UC-Lyon, concernés au premier chef par cette opération de nasse policière, et assez concordant avec ce que nous avons pu vivre et observer, sur le terrain, du côté des manifestants ayant franchi le premier barrage de police, mais exigeant la libération de ces camarades avant de poursuivre « normalement » la manifestation légalement prévue, et que d’aucuns, en « haut lieu », avaient décider d’interdire, de fait et en réalité.

Ce dont il ont été pour leurs « frais » et à leur dépens, pour l’essentiel !!!

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« REBELLYON »;

14h50 : tous le monde est sortie sauf les 3 interpellé. La manif redémarre déterminée

14h00 : la cgt négocie un cortège humanitaire sans contrôle d’identité pour faire sortir tous le monde

13h30 : les flics laissent sortir en échange d’un contrôle complet. Déjà 2 arrestations.

13h20 : bientôt 2 heures que la manif devrait être partie mais tout le monde est toujours bloqué dans ou en dehors de la nasse.

13 h : après quelques hésitations, la CGT a décidé de ne pas avancer et entame une négociation avec les flics pour libérer la nasse.

12h40 : cortège de tête nassé, gazé et tabassé comme le cortège syndical empeché de brisé la nasse. Déjà 5 blessé·es.

Maj 12h30 : il semblerait que les flics refusent de bouger jusqu’au retrait des ordonnances de la loi travail !!

Maj 12h20 : alors que le cortège démarrait dans un esprit bon enfant, les flics coupent le cortège de tête du reste du cortège, les syndicalistes leurs arguent le fait qu’ils sont seuls garants de la manif et n’ont pas besoin d’eux, les flics refusent de bouger. »

A noter, toutefois, que ce premier communiqué a été « mis à jour », depuis, avec plus de détails, moins d’approximations, mais toujours pas d’analyse des contradictions internes importantes du syndicalisme lyonnais, considéré comme un bloc, ce qu’il n’est manifestement pas…!

https://rebellyon.info/Une-manif-lyonnaise-nassee-matraquee-et-18159

 

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« UNITÉ COMMUNISTE-LYON »:

La CGT est parvenue à obtenir un deal avec la police : libération de la nasse, sous condition d’un contrôle des sacs, mais sans contrôle d’identité. Cette solution permis alors la sortie de la nasse, après un passage au compte-goutte.

Finalement, la manifestation put reprendre son chemin, après deux heures d’arrêt.

Bien que les médias bourgeois s’empressent de qualifier cette opération de lutte contre les « ultras », contre les « jeunes », contre les « anarchistes » et les « lycéens », celles et ceux qui étaient présents et présentes savent que la vérité n’est pas celle-ci.

Ce que les policiers ont encerclé correspondait au « cortège de tête », réunissant effectivement des jeunes, effectivement des lycéens, des antifascistes ou des anarchistes. Mais réunissant aussi des moins jeunes, des syndiqués -que ce soit à la CGT; à SUD; au SNES ou même à FO-, des militants et militantes politiques, mais également les membres de Front Social Lyon.

Nos militants  étaient dans ces rangs.

Il s’agissait, pour la police, de tenter une manœuvre de provocation à la césure entre ce cortège hétéroclite et le reste de la manifestation. Elle voulait isoler les éléments les plus revendicatifs et les plus radicaux du reste de la mobilisation. La police voulait que les choses dégénèrent. Elle voulait que la manifestation échoue et soit noyée sous les lacrymogènes. Elle a manœuvré pour parvenir à cet objectif, pour tenter de briser l’unité entre toutes et tous, pour tenter d’instaurer un climat de peur et de paranoïa. Pour susciter, également, la désapprobation de la part de ceux qui assistent à la manifestation et pour tenter de les dissuader de rejoindre les rangs de celles et ceux qui luttent.

Mais aux cris de « on lutte ensemble, on marche ensemble ! », la solidarité n’a pas été brisée. Certes, nous avons pu voir tout l’éventail des positions prendre corps. Nous avons pu voir, en action, la lutte de ligne au sein de la CGT, laquelle s’est divisée en deux : ceux qui voulaient abandonner à leur sort les militants et les militantes, ceux et celles pour qui la solidarité n’est pas un vain mot. Entre les deux, certains ont fait la navette, dans un opportunisme total, cherchant à concilier l’inconciliable.

Nous saluons ceux qui ont fait le choix de l’unité, de la camaraderie, de l’unité contre la tentative de division opérée par la police.

Certes deux gardes à vue clôturent cette journée, mais les mobilisés ont démontré qu’ils serreraient les rangs et feraient front commun contre la répression.

Ils ont montré aussi que la police et le gouvernement possédaient une conception du dialogue très particulière. La répression n’a pas attendu la moindre occasion pour frapper. Elle les a elle-même générée. Cette évolution du modus operanti de la police n’est pas rassurante en soi.

Elle est dans la droite ligne de l’Etat d’urgence : une conception plus seulement « curative », frappant les manifestants, mais bien des frappes préemptives. Interdictions, assignations, provocations.

L’évolution de la lutte des classes et la politique kamikaze de Macron emmène vers cette seule issue : une politique brutale, vicieuse et sans scrupules.

Le bilan est lourd : plus de dix blessés et deux interpellations. L’Unité Communiste de Lyon se déclare en solidarité avec ces personnes interpellées, tout comme avec l’ensemble de réprimés du mouvement social. Elle se déclare également solidaire des blessés et appellera à tous les événements organisés en solidarité.

Comme nous le mentionnions dans notre communiqué sur le mépris de Macron, la bourgeoisie concentre en elle ce dont elle accuse les travailleurs : la fainéantise ; le cynisme ; l’extrémisme.

Nous continuerons à nous mobiliser et à lutter. Nous continuerons, avec fraternité, sororité et camaraderie, à avancer en commun contre les attaques des exploiteurs !

Vive la lutte sociale !

https://unitecommuniste.fr/lutte/communique-de-presse-de-lunite-communiste-de-lyon-concernant-la-manifestation-du-12-septembre/

 

AUTRE « VERSION » DES FAITS, VUS PAR « RUE 89 »

http://www.rue89lyon.fr/2017/09/12/a-lyon-premiere-manif-contre-loi-travail-2/

Une des moins « déformante » (relativement…) de la presse du système…

 

 

 

 

 

 

4 commentaires

  1. A reblogué ceci sur Reconstruction communiste Québecet a ajouté:
    La première étant la nécessité d’une véritable organisation de résistance populaire de masse, ce qui suppose d’en définir les objectifs politiques stratégiques, et c’est incontestablement là qu’il y a un décalage énorme entre la capacité de résistance « spontanée » du mouvement de masse contre l’obscurantisme social « en marche » et la nécessité de construire une alternative politique et sociale anticapitaliste.
    Luniterre.

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