Solidarité

Paris-RATP, Alger, Hong Kong, un Vendredi de luttes sociales dans le monde

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Paris-RATP, Alger, Hong Kong,

un Vendredi de luttes sociales

dans le monde

 

 

 

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Rassemblement de salariés en grève devant le siège de la RATP, le 13 septembre 2019 à Paris

 

 

 

Grève à la RATP très suivie,

premier « coup de semonce »

contre la réforme des retraites

 

La grève des personnels de la RATP a été très suivie vendredi, obligeant les usagers à s’organiser pour leurs déplacements et ouvrant le bal de la contestation de la réforme des retraites et de la disparition des régimes spéciaux.

Dix lignes de métro sont restées fermées vendredi, tandis que les Franciliens se débrouillaient comme ils pouvaient avec des RER, bus et tramways au compte-gouttes. « Au lieu de prendre la ligne 9, j’ai dû prendre le Uber et le train », soupirait Solveig.

Une telle mobilisation est inédite depuis une précédente réforme des régimes spéciaux en 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Vendredi soir après 20H00, seules les métros des deux lignes automatiques 1 et 14 doivent circuler. Le trafic doit reprendre normalement à 05H30 samedi, selon la RATP.

Réunis à l’appel de plusieurs syndicats, dont les trois organisations représentatives Unsa, CGT et CFE-CGC, plusieurs centaines d’agents se sont rassemblés le matin devant le siège de la RATP, où les leaders syndicaux ont salué une « réussite ».

« La force de cette mobilisation montre bien que ce régime de retraite est au cœur de notre contrat social (…) À la RATP, c’est un deal entre le nouvel embauché et l’entreprise », a déclaré Thierry Babec de l’Unsa.

Si un salarié de la RATP entre à un niveau de salaire modeste, il est assuré jusqu’à présent d’une retraite calculée sur les six derniers mois de salaire et d’un âge de départ plus précoce que dans le régime général: ainsi, début 2019, un conducteur pouvait partir à 50 ans et 8 mois et un agent affecté aux travaux à 55 ans et 8 mois.

 

Le régime spécial de retraite, « c’est du salaire différé » pour compenser « les contraintes et pénibilités » du travail, a lancé Thierry Babec, en plaidant pour « une convergence » des actions « avec tous ceux qui vivent les contraintes du transport, les routiers, les cheminots ».

Selon FO, la remise en cause du régime spécial « aurait pour conséquence une baisse de 30% » des pensions à la RATP.

Fabrice Ruiz de la CFE-CGC a évoqué un « taux de grévistes estimé entre 60% et 98% selon les secteurs », non confirmé par la RATP.

Dans un communiqué, les trois syndicats représentatifs réclament au gouvernement « de véritables négociations » et « des garanties concrètes rapidement ».

– Avocats, hôtesses et pilotes lundi –

Pour les syndicats, la grève à la RATP est le « premier coup de semonce » contre la réforme des retraites.

« C’est pas une grève de privilégiés, c’est une grève de salariés qui disent +on veut avoir une retraite à un âge raisonnable et partir dans des conditions raisonnables+ », a estimé sur franceinfo un syndicaliste.

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Entrée de la station République fermée à Paris pour cause de grève RATP le 13 septembre 2019

Les régimes spéciaux sont appelés à disparaître avec la mise en place du système universel de retraite par points. Le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué une entrée en vigueur du régime universel au 1er janvier 2025. « Nous avons prévu des périodes de transition pouvant aller jusqu’à 15 ans en fonction des différents systèmes, ça veut dire 2040 », a-t-il précisé sur TF1 jeudi soir.

« Le chauffeur de bus du Havre, ou de Bordeaux ou de Metz, il a parfois le même travail que celui de la RATP dans les mêmes conditions, en tout cas avec des contraintes approchantes, et il a un régime de retraite qui n’a rien à voir », avait-il lancé pour justifier un système « plus juste, plus solide, plus transparent ».

« Au lieu de baisser les droits de ceux qui en ont, augmentons les droits de ceux qui n’en ont pas », a rétorqué un leader syndical.

D’autres catégories et syndicats vont défiler tout au long du mois de septembre: dès lundi, ce sera le tour des avocats rejoints par les médecins, infirmières, pilotes, hôtesses et stewards.

Jeudi, les personnels d’EDF se mobilisent contre le projet de réorganisation « Hercule », qui signe selon eux la fin du service public de l’électricité, mais aussi pour la sauvegarde du régime de retraite des IEG (industries électriques et gazières).

Les grandes centrales battront le pavé le 21 septembre pour FO et le 24 pour la CGT, rejointe par Solidaires et SUD-Rail: nouvelles perturbations des transports en vue, cette fois à la SNCF.

https://www.afp.com/fr/infos/334/greve-la-ratp-tres-suivie-premier-coup-de-semonce-contre-la-reforme-des-retraites-doc-1k85t215

 

Les Algériens dans la rue

pour dire non

à la présidentielle

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Les Algériens se sont mobilisés pour le 30e vendredi consécutif de manifestation pour s’opposer à la tenue rapide d’une présidentielle, mais le Parlement vient de voter deux textes qui devraient ouvrir la voie à l’annonce d’un scrutin d’ici fin décembre.

Malgré l’opposition de la rue, qui ne voit dans la tenue d’une présidentielle qu’un moyen pour le « système » de se maintenir au pouvoir par la fraude, l’armée, qui a pris de facto les rênes du pays, semble bien décidée à accélérer le processus.

Le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a présenté mercredi deux projets de loi qui ont été adoptés en l’espace de seulement deux jours par les deux chambres: jeudi par l’Assemblée populaire nationale (APN), où des partis d’opposition ont boycotté la séance, et vendredi matin par le Sénat.

Premier texte en question: la création d’une autorité « indépendante » chargée des élections qui doit recevoir « toutes les prérogatives des autorités publiques –à savoir administratives en matière électorale ».

Cette instance aura pour mission d’organiser, surveiller le processus électoral et « superviser toutes ses étapes, depuis la convocation du corps électoral jusqu’à l’annonce des résultats préliminaires », selon M. Zeghmati.

Deuxième texte: une révision de la loi électorale, censée garantir « la transparence, la régularité et la neutralité » des élections.

Ces deux projets de loi avaient été proposés par une « instance de dialogue », chargée par le pouvoir de sortir le pays de la crise après la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans à la tête de l’Algérie, sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée.

– « Il a fait un sondage ? » –

L’adoption à la va-vite de ces deux projets survient alors que le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays, ne cesse de plaider pour la tenue rapide d’une présidentielle.

Il a réclamé que le décret de convocation de la présidentielle soit publié dimanche. Une convocation à cette date du corps électoral fixerait, compte tenu des délais légaux de 90 jours, à la mi-décembre la date de l’élection.

Mais le mouvement de contestation réclame le démantèlement de l’appareil hérité des 20 ans de présidence Bouteflika avant tout scrutin, ainsi que la mise en place d’institutions de transition, ce que refuse le pouvoir.

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Malgré des pluies diluviennes tombées la veille, notamment à Alger où de nombreux quartiers ont été inondés, les manifestants étaient vendredi au rendez-vous.

Un imposant cortège s’étirait dans plusieurs rues autour de la Grande Poste, point de ralliement des manifestations hebdomadaires.

Faute de chiffre officiel, la foule qui prend chaque semaine depuis le 22 février part au « Hirak », le mouvement inédit de contestation du régime, est difficile à mesurer précisément.

« Comment Gaïd Salah peut-il être certain de la tenue de la présidentielle? Est-ce qu’il a fait un sondage ou un référendum ? », s’interroge Hind Benahmed, une enseignante retraitée.

Le général Ahmed Gaïd Salah s’est récemment dit certain que l’élection se tiendrait rapidement. La présidentielle initialement prévue le 4 juillet avait dû être annulée, aucun candidat ne s’étant déclaré, face à l’ampleur de la contestation.

« Qui va oser se porter candidat alors que le peuple refuse des élections dans ces conditions? », se demande Mouloud Benhassaim.

– « Mascarade » –

AFP/Archives / RYAD KRAMDI Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état major de l’armée algérienne et actuel homme fort du pays, le 6 février 2019 à Alger

Fettouma, une enseignante de 49 ans, rappelle plusieurs revendications des manifestants dont le départ du gouvernement, « spécialiste de la fraude », et la libération des détenus d’opinion.

« Les généraux à la poubelle » ou « Pas d’élections avec le gang », entendait-on aussi dans la foule, en référence aux proches de M. Bouteflika qui sont toujours au pouvoir.

Cette mobilisation intervient au surlendemain de l’arrestation de Karim Tabbou, figure du mouvement de contestation inculpé d' »atteinte au moral de l’armée ». « Libérez Karim Tabbou », ont scandé les manifestants.

Dans la matinée, plusieurs manifestants ont été interpellés avant le départ du cortège, selon une journaliste de l’AFP.

« Les proches de Bouteflika sont toujours au pouvoir et une élection dans ces conditions c’est tout simplement une mascarade », fulmine Lyes Mesbah, 48 ans, ingénieur.

Selon des journalistes locaux et des sites d’information, la mobilisation a aussi été importante dans de nombreuses villes du pays dont les plus importantes: Constantine (nord-est), Oran (nord-ouest) et Annaba (nord-est).

https://www.afp.com/fr/infos/334/les-algeriens-dans-la-rue-pour-dire-non-la-presidentielle-doc-1k95159

 

Deux collines de Hong Kong

illuminées

par des milliers de manifestants

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Des milliers de manifestants pro-démocratie ont illuminé vendredi soir de torches, lanternes ou pointeurs laser deux des collines de Hong Kong, profitant de l’ouverture de festivités traditionnelles pour rappeler leur détermination, plus de trois mois après avoir entamé leur mouvement.

Ces festivités de la mi-automne sont l’une des dates les plus importantes du calendrier chinois et sont généralement consacrées aux réunions en famille ou aux voeux pour faire fortune.

Mais des milliers de personnes militant pour davantage de démocratie ont mis à profit cette occasion pour rejoindre le sommet du Lion Rock, qui domine les gratte-ciel de Kowloon, l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète, pour agiter des torches.

AFP / Nicolas ASFOURI Des militants pro-démocratie portent des lanternes en formant une chaîne humaine sur le Victoria Peak à Hong Kong le 13 septembre 2019.

D’autres avaient formé une longue chaîne humaine sur le Peak, qui offre un point de vue spectaculaire prisé des touristes sur l’ensemble de la mégalopole et son front de mer.

Les participant aux deux rassemblements, dont les lumières scintillaient de part et d’autre du port, ont entonné des slogans et un air anonyme devenu viral ces derniers jours chez les protestataires, « Gloire à Hong Kong ! ».

– « Le pouvoir du peuple » –

AFP / Nicolas ASFOURI Un militant sur le Victoria Peak brandit une lanterne sur laquelle est écrit « Libérer HK » (Hong Kong), le 13 septembre 2019

« Les festivités d’automne symbolisent la famille et le fait d’être ensemble. Il s’agit par conséquent d’exprimer l’esprit de rassemblement du pouvoir du peuple de Hong Kong », explique, essoufflé, à l’AFP Yip, peinant à grimper le Lion Rock.

Les manifestations de vendredi soir sont le prélude à d’autres initiatives prévues pour le week-end, mais rejetées par la police.

Les contestataires entendent défiler dans la ville dimanche et une autre manifestation, plus modeste, est programmée devant le consulat britannique pour appeler Londres à faire davantage afin de protéger son ancienne colonie de l’emprise croissante de Pékin.

Des groupes d’étudiants ont appelé d’autre part à une grève générale d’une semaine à compter du 1er octobre, au moment où la direction chinoise célèbrera à Pékin le 70e annniversaire de la fondation de la Chine communiste.

Hong Kong traverse sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997, avec des manifestations et d’autres actions quasi-quotidiennes, qui ont parfois dégénéré en violents affrontements entre radicaux et forces de l’ordre.

– Une économie malmenée –

AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Rassemblement de manifestants prodémocratie, le 18 août 2019 à Victoria Park, à Hong Kong

La contestation est née en juin du rejet d’un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine.

Le texte a définitivement été abandonné mais le mouvement a considérablement élargi ses revendications, pour demander notamment des réformes démocratiques et dénoncer le recul des libertés dans l’ex-colonie britannique et l’ingérence grandissante de Pékin dans les affaires intérieures de cette région semi-autonome.

De nombreuses manifestations culturelles et sportives ont été annulées ces derniers temps en raison de la profonde agitation qui règne sur le territoire.

Beaucoup de manifestants sont d’ailleurs convaincus que viser Hong Kong au portefeuille est le seul moyen de faire plier l’exécutif soutenu par Pékin.

AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Des manifestants pro-démocratie bloquent l’entrée des terminaux à l’aéroport de Hong Kong, le 13 août 2019

Dernière en date de ces annulations, le tournoi international féminin de tennis de Hong Kong, prévu pour début octobre, a été reporté sine die en invoquant très pudiquement « la situation actuelle » sur place.

L’Open de Hong Kong, l’un des événements sportifs les plus prestigieux de la ville, attire chaque année de grands noms. Y ont notamment déjà participé Venus Williams, Angelique Kerber, Kristina Mladenovic et Caroline Wozniacki, laquelle avait remporté l’édition 2016.

Le tournoi se joue sur les terrains de Victoria Park, un grand parc qui a été le théâtre de nombreux rassemblements massifs.

AFP/Archives / Philip FONG Manifestation de soutien aux employés de Cathay Pacific, le 28 août 2019 à Hong Kong

Près de cent jours de mobilisation commencent à peser sur l’économie locale, déjà malmenée par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

De plus en plus d’artistes annulent ou ajournent des événements. Cela a été le cas du chanteur sud-coréen Kang Daniel, du boys band GOT7 ou du Sud-Africain Trevor Noah, l’un des humoristes et présentateurs les plus connus des Etats-Unis.

Le Global wellness summit (GWS), rendez-vous des professionnels de l’économie du bien-être, s’est quant à lui replié sur Singapour.

– Tourisme plombé –

Ces annulations constituent un cauchemar pour une ville dont le secteur touristique est déjà plombé par les manifestations.

Hong Kong a enregistré en août une baisse de 40% du nombre des touristes par rapport à août 2018. Le taux d’occupation des hôtels a diminué de moitié, ce qui a des répercussions en cascade sur l’activité des commerces de détail et de la restauration.

La compagnie aérienne Cathay Pacific a fait état mercredi d’une baisse de 11,3% sur un an de son trafic passagers en août, un mois marqué par des manifestations à l’aéroport qui se sont traduites par des centaines d’annulations.

Le mouvement de contestation, qui n’a pas de leader identifié, conserve une forte capacité de mobilisation, même si celle-ci n’est pas aussi forte qu’en juin.

Conformément à la Déclaration sino-britannique de 1984 qui avait présidé à la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés uniques n’existant pas dans le reste de la Chine.

https://www.afp.com/fr/infos/334/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-doc-1k89558

 

https://resize-parismatch.lanmedia.fr/r/625,417/img/var/news/storage/images/paris-match/actu/international/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-1647054/hong-kong/26878435-1-fre-FR/Hong-Kong.jpg

 

 

 

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Algérie : sauver le centre d’équithérapie de Ben Aknoun !

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Algérie :

sauver le centre d’équithérapie

de Ben Aknoun !

Sauvons le centre d’équithérapie « Club Espoir  » à Ben Aknoun pour les enfants autistes !

CLUB EL AMEL – Equithérapie pour enfants Autistes

a lancé cette pétition adressée à les autorités publiques et à 2 autres

Notre association El Amel, basée au cœur du parc zoologique de Ben Aknoun, oeuvre depuis de nombreuses années pour offrir un lieu et une activité uniques aux enfants souffrant d’autisme en Algérie : L’équithérapie, par le contact avec le cheval apaise l’enfant autiste et lui permet de faire d’incroyables progrès.

Plus de 2000 enfants autistes, venus des 4 coins d’Algérie, ont bénéficié de cette activité. De nombreux parents se sacrifient pour venir sur Alger et offrir ce moment unique à leur enfant en souffrance. 

Nous sommes abasourdis de recevoir une mise en demeure de la direction du parc, via sa société SIH (Société d’Investissement Hôtelier)  qui nous oblige à quitter les lieux dans un délai de 90 jours !! 

Les dirigeants souhaitent transformer notre activité caritative en un espace commercial et s’approprier notre lieu ! 

Notre association est indépendante et ne vit que des adhésions de nos membres et de donateurs sensibles à cette cause. Nous ne bénéficions d’aucune subvention pour maintenir notre indépendance. 

Nous devons TOUS nous mobiliser pour que cette mise en demeure et cette décision catastrophique cessent immédiatement ! 

Nous devons TOUS nous mobiliser pour préserver notre association EL AMEL pour le bien-être des enfants autistes et de leurs parents !  

L’autisme est l’affaire de TOUS ! 

NON A CETTE MISE EN DEMEURE ! 

NON A CETTE DÉCISION ARBITRAIRE !

NON A CE PILLAGE ANNONCÉ ! 

OUI POUR LA PRÉSERVATION DU CLUB EL AMEL ET DE SES ACTIVITÉS D’ÉQUITHÉRAPIE POUR LES ENFANTS AUTISTES ! 

Pour tout Contact : tél 0549945873

https://www.change.org/p/sauvons-le-centre-d-%C3%A9quipth%C3%A9rapie-club-espoir-pour-les-enfants-autistes

Urgence pour l’Hôpital! Urgence totale des luttes sociales!

 

IMPORTANTE MISE A JOUR DE LA PÉTITION:


https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/09/12/urgence-pour-lhopital-urgence-totale-des-luttes-sociales/

Gilets Jaunes : faut-il passer à autre chose ?

10 mois après le 17 Novembre et le début d’un mouvement social parmi les plus originaux en France, parlons peu, mais parlons chiffres.

Une autre lutte sociale, depuis 6 mois, celle des Urgences Hospitalières, continue de résister, sans pour autant forcément converger.

Agnès Buzyn annonce « royalement » l’octroi de 750 millions d’euros pour soi-disant régler le problème. Pour les urgentistes, c’est notoirement insuffisant, et on les comprend, vu le recul social général, à l’hôpital comme ailleurs, mais ici avec des conséquences qui peuvent s’avérer parfois carrément fatales au patient.

750 millions d’euros, cela représente 0,19% des dépenses globales de l’État en 2019,

https://www.challenges.fr/politique/budget-le-deficit-de-l-etat-va-se-creuser-en-2019_614885

et donc 1,88% des 40 Milliards réellement gaspillés au nom du CICE… (*)

Ces Milliards qui sont d’abord et avant tout les nôtres, ceux de tous les travailleurs et les retraités, ponctionnés via les impôts directs et indirects…

Dans un article du 10/02/2019

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Un M. Denis Durand, qui se présente aujourd’hui comme un économiste à la retraite, mais politiquement engagé, nous fait à nouveau, et s’il en était encore besoin, la démonstration que l’argent existe bel et bien, que ce soit pour les urgences ou les autres revendications sociales.

Ce n’est donc pas forcément pour son engagement politique que l’on fera confiance à ses chiffres, loin de là, mais pour ce qu’il a été du temps de son activité professionnelle :

Directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France. On peut donc raisonnablement considérer qu’il sait de quoi il parle.

Dans cet article il nous explique que le montant total des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises s’élève à 180 Milliards d’euros, et le montant total des intérêts versés aux banques par ces mêmes entreprises, s’élève, lui, à 67 Milliards d’euros…

Concernant une vérification de ces chiffres, on a le total des dividendes versés aux actionnaires du CAC40, soit 57,4 Milliards d’€ de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si parmi les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson, lui, se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue un équivalent de 51 Milliards de dollars de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Milliards $, sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Milliards $ !!!

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Le chiffre de 180 Mds €, considéré pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais qui n’est contestée nulle part, et pour cause, même chez ses opposants politiques… !

Rappelons encore que la France est unanimement reconnue championne du monde …pour le versement des dividendes !

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais pour les mêmes raisons on voit mal ce Monsieur Durand, même et surtout à cause de sa double casquette, s’avancer autant sans la certitude de n’être point contredit !

Pour 2019, le calcul reste donc valable…

Les coûts du CICE (40 Mds €), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (**) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-tva-en-2018-c-etait-plus-de-200-milliards-d-euros-quand-l-impot-sur-le-revenu-c-est-80-milliards-1143351.html

Le rapprochement permet donc de dire, sur la base des chiffres avancés par D. Durand :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Milliards d’euros

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

L’abrogation COMPLÈTE du CICE et de son substitut, de même que l’abolition TOTALE de la CSG, ce n’est donc absolument pas une utopie.

Ce sont, à la place du CICE, des milliards qui permettraient de solutionner des problèmes tels que ceux des urgences hospitalières, le manque d’enseignants dans les écoles, etc…

L’abolition de la CSG représente tout de suite une augmentation appréciable de tous les salaires nets, et qui pourrait être répartie pour relever particulièrement le SMIC et les bas salaires.

Le report des cotisations sur le compte des entreprises devrait logiquement aussi être modulé proportionnellement sur les plus grosses pour permettre aux plus petites de survivre et même d’embaucher.

En tous cas l’argent existe bel et bien, et les travailleurs doivent en prendre conscience pour relégitimer leurs revendications et mettre le capital financier devant ses « responsabilités », c’est à dire, en fait, devant son irresponsabilité parasitaire de la société et son incapacité à répondre aux besoins sociaux les plus élémentaires, comme ceux des urgences hospitalières !

Exiger l’ABROGATION TOTALE du CICE et de ses substituts déjà en place , c’est un premier pas vers la reconstruction de l’unité populaire et vers d’autres reconquêtes sociales, à commencer par l’abolition totale de la CSG, le relèvement des salaires nets, et en premier lieu, du SMIC.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

URL DE LA MISE A JOUR

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987

 

 

(* dans l’article de Challenge Darmanin parle d’un manque à gagner de 26 Milliards, mais bien évidemment pour lui cela implique la validation du substitut du CICE, tout aussi abusif, en réalité, et c’est donc bien un minimum de 40 Milliards qui se trouvent ainsi gaspillés!)

(** https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616   )

Hong Kong toujours debout ! Une rentrée de Résistance Populaire !

 

MISE A JOUR CE MARDI 03/09/2019 >>>

LE SYSTÈME HK D’INFÉODATION A PÉKIN…

 

 

 

 

Hong Kong toujours debout ! 

 

Une rentrée de Résistance Populaire !

 

A Hong Kong, les étudiants défient Pékin en boycottant les cours

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-etudiants-lors-d-une-campagne-de-boycott-des-cours-a-l-universite-de-hong.jpg

AFP / Philip FONG Des étudiants lors d’une campagne de boycott des cours à l’Université de Hong Kong, le 2 septembre 2019

Des milliers d’étudiants vêtus de noir ont manifesté lundi à Hong Kong, au premier jour d’une campagne de boycott des cours de deux semaines pour maintenir la pression sur un gouvernement local loyal à Pékin qui n’a toujours fait aucune concession majeure au mouvement pour la démocratie.

A un week-end marqué par de violentes échauffourées entre radicaux et forces de l’ordre a succédé une journée d’actions diverses témoignant encore de la créativité du mouvement.

En ce jour de rentrée, des lycéens ont ainsi formé des chaînes humaines devant leurs établissements tandis que des infirmières se sont alignées dans des couloirs en brandissant des pancartes.

L’ex-colonie britannique connaît depuis trois mois sa plus grave crise politique depuis la rétrocession en 1997, avec des actions quasi quotidiennes pour dénoncer l’ingérence grandissante de la Chine dans les affaires intérieures de cette région semi-autonome.

Pékin, qui affiche un soutien indéfectible au gouvernement hongkongais, a multiplié les menaces et les actes d’intimidation.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-manifestants-rassembles-a-tamar-park-le-2-septembre-2019-a-hong-kong.jpg

AFP / Lillian SUWANRUMPHA Des manifestants rassemblés à Tamar Park, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

« La fin est proche » pour la mobilisation en faveur de la démocratie, a encore averti dimanche soir l’agence officielle de presse Chine nouvelle dans un éditorial, sans donner plus de précisions.

– « Une forme d’apprentissage » –

Cela n’a pas empêché lundi matin des manifestants habillés de noir, la couleur emblématique du mouvement, de cibler à nouveau le métro, bloquant dans quelques stations les portes des rames pour les empêcher de partir.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-personnels-medicaux-alignes-dans-les-couloirs-de-l-hopital-queen-mary-en.jpg

AFP / Anthony WALLACE Des personnels médicaux alignés dans les couloirs de l’hôpital Queen Mary en solidarité avec les manifestants prodémocratie, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

L’ampleur des perturbations a cependant été sans commune mesure avec le chaos généré le 5 août, quand l’ensemble d’un réseau d’ordinaire d’une efficacité remarquable avait été paralysé pendant plusieurs heures.

Les étudiants sont depuis trois mois la colonne vertébrale d’un mouvement très jeune. On les trouve autant en première ligne, parmi ceux qui jettent des briques sur la police, qu’à l’arrière, formant le gros des foules qui manifestent.

« C’est le premier jour de cours mais je veux toujours manifester », confie à l’AFP un étudiant de 19 ans se faisant appeler Tommy, dans le centre de Hong Kong. « Manifester est aussi une forme d’apprentissage », lâche-t-il.

Dans les plus grands hôpitaux, des infirmières se sont alignées dans les couloirs avec des pancartes clamant notamment : « Debout pour Hong Kong ».

– Mouvement condamné ? –

L’une d’elle jugeait le mouvement condamné, avançant que Pékin ne ferait aucun compromis.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/des-policiers-en-faction-dans-la-station-de-metro-north-point-le-2-septembre-2.jpg

AFP / Lillian SUWANRUMPHA Des policiers en faction dans la station de métro North Point, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

« Mais il faut néanmoins nous lever et dire quelque chose. Au moins avons-nous montré au monde ce qui se passe », dit-elle à l’AFP sous le couvert de l’anonymat.

Dans la matinée, des élèves du secondaire ont formé des chaînes humaines devant plusieurs lycées publics. Dans l’un d’eux, une statue de Sun Yat-sen, qui avait proclamé la République en Chine en 1912, a été affublée d’un masque à gaz et de lunettes de protection.

« Hong Kong est notre maison. Nous sommes l’avenir de la ville et nous devons prendre nos responsabilités pour la sauver », a déclaré une élève de 17 ans se faisant appeler Wong.

https://images.larepubliquedespyrenees.fr/2019/09/02/5d6cb41da43f5e3b6ff6d51a/golden/1000x625/des-parapluies-deposes-par-des-manifestants-pour-empecher-les-portes-d-une-rame-de-metro-de-se-fermer-le-2-septembre-2019-a-hong-kong.jpg

AFP / Philip FONG Des parapluies déposés par des manifestants pour empêcher les portes d’une rame de métro de se fermer, le 2 septembre 2019 à Hong Kong

– « Rejeter la violence » –

Le mouvement est né en juin du rejet d’un projet de loi qui devait autoriser les extraditions vers la Chine. La suspension du texte par l’exécutif n’a pas suffi à éteindre la mobilisation qui a considérablement élargi ses revendications.

Celles-ci renvoient toutes à la dénonciation d’un recul des libertés et de l’ingérence grandissante de Pékin en violation du principe « Un pays, Deux systèmes » qui avait présidé à la rétrocession en 1997.

 

[ >>> NDLR >>> comme l’ont montré les différents débats sur TML et VLR, il n’y a pas une once de « socialisme » en Chine continentale, et la situation économique et sociale des couches prolétariennes les plus pauvres y est encore bien pire qu’à HK, malgré la dégradation et le recul social actuellement accélérés qu’y s’ y produisent et constituent la cause de la durabilité de la résistance populaire dans cette ville.]

 

Hong Kong a connu samedi une journée de protestations parmi les plus violentes depuis le début du mouvement. Des contestataires ont notamment incendié une énorme barricade à une centaine de mètres du QG de la police et les forces de l’ordre ont pourchassé des manifestants jusque dans les stations de métro, en frappant certains dans les rames.

Le lendemain, des milliers de manifestants ont cherché à bloquer les accès à l’aéroport et une quinzaine de vols ont dû être annulés.

Lundi, le ministre hongkongais de la Sécurité a averti que la violence était « près d’échapper à tout contrôle ».

« J’appelle le public à rejeter la violence, à maintenir l’ordre dans notre société et à protéger l’Etat de droit », a déclaré John Lee Ka-chiu devant les journalistes.

L’image de marque de Hong Kong, jusque-là considérée comme une place financière stable, a été ébranlée par le mouvement actuel. Le nombre des touristes a plongé et hôtels et commerces doivent faire face à une baisse importante de leur chiffre d’affaires.

 

[>>> NDLR >>> Ce qui pose également la question du but réel de la stratégie de Pékin et du PCC, qui semble jouer la carte du pourrissement, quitte à hâter éventuellement la liquidation de HK en tant que place de transit économique.]

 

 

UNE DÉPÊCHE DE CE MARDI 03/09/2019 >>>EXTRAITS>>>

« Des centaines de personnes se sont rassemblées mardi dans un parc de Hong Kong tandis que les étudiants poursuivaient leur campagne de boycott des cours entamée lundi. Les tensions montaient dans la soirée, de petits groupes de protestataires jouant au chat et à la souris avec la police antiémeutes. (…) Pékin, qui avait le mois dernier évoqué des actes de « quasi-terrorisme » dans les manifestations hongkongaises, a paru cependant vouloir calmer le jeu mardi. Les habitants de Hong Kong, « y compris les jeunes étudiants », ont le droit de manifester « pacifiquement », a assuré devant la presse un porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Yang Guang.

M. Yang a reconnu l’existence de « problèmes sociaux » qui affectent depuis longtemps la population de Hong Kong, « particulièrement la jeunesse » : « difficultés de logement, inégalités entre riches et pauvres, ascenseur social en panne ».

Plus de 1.100 manifestants ont été arrêtés depuis le début de la mobilisation, y compris des figures du combat pour des réformes démocratiques et des députés la semaine dernière. »

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/a-hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours/weekend-de-violence-et-de-manifestations-a-hong-kong.jpg

 

 

 

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/hong-kong-les-etudiants-defient-pekin-en-boycottant-les-cours-doc-1jy1no7

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/hong-kong-la-cheffe-de-lexecutif-dement-vouloir-demissionner-doc-1jz1il9

Devoir de Vacances, Résumé, Ce qu’il faut retenir !

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/07/every-12-minutes-in-2018-__-vf.png?w=920&h=691

 

 

 

Devoir de Vacances,

Résumé,

Ce qu’il faut retenir !

 

 

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Il ne s’agit pas, tout de suite, de troquer le maillot de bain contre le treillis ni de monter à l’assaut du ciel avec des filets à crevettes, mais simplement de résumer l’essentiel du débat pour en dégager ce qui peut être utile en termes de perspective politique et de construction d’une alternative prolétarienne au capitalisme.

Le constat, concernant la base économique, c’est que le prolétariat industriel ne représente plus qu’un secteur très minoritaire de l’emploi, en France, mais que le secteur tertiaire, et notamment dans les activités de services, tout en s’étendant, se prolétarise de plus en plus.

Dans la Critique du Programme de Gotha, le texte de Marx faisant référence en termes de transition, il est clairement expliqué la nécessité d’organiser la transition sur la base de l’échange direct entre producteurs, en fonction des besoins sociaux. Echange évalué en valeur-travail, mais débarrassé de la contrainte capitaliste de l’ « économie de marché », qui ne répond qu’aux besoins solvables et crée des besoins artificiels sans pour autant répondre aux besoins sociaux basiques pour des millions d’êtres humains.

- L’impérialisme, stade suprême de la famine...

[D’après le programme alimentaire mondial (PAM), un enfant de moins de cinq ans meurt de faim toutes les 11 secondes dans le monde : cela représenterait 3 millions d’enfants chaque année !]

 

L’échange direct entre producteurs permet de construire un équilibre entre forces productives et besoins sociaux, mais il doit donc aussi tenir compte des besoins sociaux collectifs en ce qu’ils dépassent les besoins individuels.

Parmi ceux-ci, l’éducation et la santé : on comprend bien que si tous les travailleurs n’ont pas forcément de progéniture à éduquer ni ne tombent malade ou sont victimes d’accidents, cela n’en répond pas moins à une nécessité de l’ensemble du corps social, pour son développement et son épanouissement.

C’est donc pour ce genre de préoccupation qu’une partie de la survaleur produite, autrefois essentiellement amassée par les capitalistes, continue donc d’être utilisée, mais resocialisée pour répondre à de tels besoins sociaux collectifs.

Dans cette phase de transition Marx considère donc bien que la répartition de la survaleur se fait entre l’ensemble des travailleurs, et pas seulement en répartissant la seule valeur produite par le secteur industriel… ! Les deux seules corporations de travailleurs qui paraissent dépendre vraiment entièrement de la survaleur produite par les autres sont ces deux là, éducation et santé, point barre !

Et de plus, cela n’infère rien sur le caractère « productif » ou non de leur travail…

Dans ce même texte, du reste Marx écrit :

« Et qu’est-ce qu’un travail « productif » ? Ce ne peut être que le travail qui produit l’effet utile qu’on se propose. Un sauvage, – et l’homme est un sauvage après avoir cessé d’être un singe -, qui abat une bête d’un coup de pierre; qui récolte des fruits, etc., accomplit un travail « productif ». »

Comme on l’a vu au cours d’une autre polémique estivale, sur VLR (*), il s’avère, de plus, avec les récentes recherches archéologiques, que l’hominisation elle-même, la mutation de l’australopithèque à l’humain, s’est elle-même faite à travers l’invention d’outils et d’armes de chasse primitives, de sorte qu’il n’a, littéralement, jamais existé de race humaine qui ne soit « productive » par nature !

Il est évident qu’à l’époque de Marx la composition sociale et la structure des activités productrices étaient différentes et que le capitalisme industriel, encore à cette époque en pleine expansion, était pratiquement la source unique de plus-value permettant l’accumulation des capitaux. C’était clairement l’objet central de l’analyse que Marx faisait du système, mais comme on l’a vu également cela n’inférait pas du tout une définition restrictive du travail productif, de manière plus générale, ce qu’il pose lui-même comme prémisse de cette définition, du reste :

 « Du simple point de vue du procès de travail en général, est productif le travail qui se réalise en un produit ou, mieux, une marchandise. »

Ce qui ressort du débat actuel, c’est clairement que la marchandisation des services a concrètement achevé de les faire rentrer dans un cycle productif de plus-value, indispensable à la survie du système, en lui permettant ainsi de compenser en partie la réduction drastique de plus-value qu’il peut encore extraire du secteur industriel.

Le rôle stratégique du secteur industriel n’en est pas réduit pour autant, puisqu’il produit bien, et pratiquement à lui seul, tout ce qui permet aux autres de fonctionner concrètement.

La construction d’une alternative au système capitaliste, même si les conditions ont radicalement changé depuis l’époque de Marx, repose toujours sur la possibilité qu’on les travailleurs d’organiser entre eux un nouvel équilibre entre forces productives et besoins sociaux, tout en tenant compte des besoins sociaux collectifs. Et cette possibilité de construire une alternative ne repose pas sur les seules épaules d’un prolétariat industriel devenu minoritaire, mais sur la capacité de tous les travailleurs, de toutes les catégories sociales productives, c’est à dire l’immense majorité, d’être solidaires dans ce but, comme elles l’ont été le 17 Novembre 2018 et les jours suivants…

Par ses provocations et ses manipulations, le pouvoir a réussi à retourner ce rapport de force en sa faveur, mais cette expérience prouve qu’avec une nouvelle perspective politique et sociale compréhensible de tous, tout est possible !

Luniterre

 

 

(* http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

et aussi: http://mai68.org/spip2/spip.php?article2208#forum3656  )

 

 

LES ÉLÉMENTS DU DÉBAT:

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/10/devoir-de-vacances/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/08/de-la-loi-de-la-valeur-et-de-lintegration-de-leconomie-de-services-au-secteur-productif/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/05/une-reaction-de-jean-marie-harribey-et-une-reponse-de-luniterre-a-propos-de-la-presentation-du-livre-de-m-pierre-roubaud/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/01/a-propos-dune-enieme-pseudo-refutation-de-la-theorie-marxiste-de-la-valeur/

 

 

 

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FM_TML_2J_

Soudan: le rêve de Souchon détourné …par la réalité!

 

 

 

Soudan :

malgré la répression sanglante

et le black-out du net,

le combat continue!

 

 

Tout comme les peuples d’Algérie et de bien d’autres pays du monde, le peuple du Soudan donne une leçon de résistance à ce qui reste de la « gauche » occidentale…!

La mobilisation de dimanche est d’autant plus impressionnante que le Conseil militaire bloque depuis des semaines l’accès à internet, outil stratégique pour rallier les manifestants, dès le début du mouvement de contestation, en décembre 2018.

En prévision des rassemblements, les paramilitaires des RSF avaient été déployés sur plusieurs places de Khartoum, à bord de leurs pick-ups chargés de mitrailleuses.

Épicentre de la contestation, à son étape précédente, le sit-in devant le QG de l’armée, entamé le 6 avril, a été dispersé dans le sang environ deux mois plus tard.

Au moins 128 personnes ont péri dans la dispersion du sit-in et la dispersion qui a suivi les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation.

Ce sont donc sept nouvelles victimes qui viennent s’ajouter à ce lourd bilan, mais qui ne décourage pas, malgré cela et le black-out du net, la résistance !

Le retour aux méthodes « anciennes », simples et directes, reste, au Soudan comme ailleurs, l’avenir véritable de la résistance et des luttes de masses ! (*)

Les nouvelles autorités accusent des « snipers » d’être à l’origine des tirs à balles réelles. De l’usage des « snipers » dans ce genre de circonstances, vu les précédents en Ukraine et en Syrie, notamment, on sait ce qu’il en est…!

Luniterre

(* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/ )

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httbps://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/01/soudan-malgre-la-repression-sanglante-et-le-black-out-du-net-le-combat-continue/

 

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. . . Ou le rêve de Souchon enfin dépassé par la réalité!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Algériens-Berbères : un seul et même combat !

 

 

Des manifestants algériens brandissent le drapeau amazigh, le 21 juin 2019, à Alger. 

Algériens-Berbères :

un seul et même combat !

 

Le pouvoir algérien durcit le ton. Au moins 16 manifestants ont été placés sous mandat de dépôt par la justice à Alger, dimanche 23 juin, selon plusieurs avocats réunis au sein d’un collectif de défense. Trois autres ont été renvoyés au commissariat pour un complément d’enquête.

Ces manifestants sont accusés d’avoir brandi ou possédé des drapeaux berbères lors de la manifestation de vendredi et ils sont poursuivis pour « atteinte à l’unité nationale » et « atteinte à l’emblème nationale ». En attendant l’instruction de leur dossier, ils ont donc été placés en détention. Les avocats ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision.

La stupéfaction était grande parmi les militants des droits de l’homme réunis à la sortie du tribunal de Sidi M’hamed. La décision de la justice algérienne leur paraît inédite depuis le début des manifestations en février. « Je suis très en colère. Le général Gaïd Salah [le chef d’état-major de l’armée] n’a rien compris. Il ne sait plus ce qui se passe dans son pays et il attise la division. On se fait accuser de crime pour un drapeau », confie à franceinfo Othmane Aouameur, activiste et militant des droits de l’homme.

« Le drapeau berbère est devenu un symbole d’unité »

Les militants soulignent que cette décision n’a aucun fondement juridique. « C’est une décision absurde. (…) Ils n’auraient même pas dû être interpellés », a déclaré à la presse Aouicha Bekhti. Selon cette avocate membre du réseau contre la répression, la justice s’est appuyée sur l’article 79 du Code pénal pour leur reprocher une « atteinte à l’intégrité du territoire ». L’identité berbère (ou amazighe) est un sujet sensible en Algérie, où un quart de la population, soit environ 10 millions de personnes, est berbérophone« Mais le drapeau amazigh est devenu un symbole de l’unité nationale », répond Othmane Aouameur.

Moi je me considère amazigh, même si je ne le suis pas, en solidarité avec mes frères. [Othmane Aouameur à france info]

Lors de la manifestation de vendredi, une centaine de personnes ont pourtant été arrêtées par les forces de l’ordre en possession de ce drapeau, après la consigne donnée par le général Ahmed Gaïd Salah de ne tolérer aucun autre drapeau que « l’emblème national ». Une grande partie de ces manifestants ont été rapidement libérés, mais certains ont finalement été présentés devant le procureur de la République.

« La liberté n’a aucun sens dans un pays en otage »

« Le pouvoir tente d’utiliser la carte de la division pour détourner le mouvement de son but. Ce n’est pas la justice qui décide, car celle-ci est toujours dans les mains du système », poursuit Nassim Yassa, secrétaire national chargé de la jeunesse au sein du Rassemblement pour la culture et la démocratie.

Je pense que c’est un grave dérapage du pouvoir. Ils veulent désorienter un mouvement pacifique, mais ce que n’a pas compris le pouvoir, c’est que le peuple est déterminé à obtenir le départ du système. [Nassim Yassa à france info ]

De son côté, Aouicha Bekhti a tenu à transmettre une déclaration de Messoud Leftissi, son client visé par un mandat de dépôt, avant son incarcération à la prison d’El Harrach : « La liberté n’a aucun sens dans un pays en otage. Continuez à vous battre pour libérer l’Algérie. »

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/algerie/on-se-fait-accuser-de-crime-pour-un-drapeau-en-algerie-16-personnes-en-detention-provisoire-pour-avoir-manifeste-avec-l-embleme-berbere_3503753.html

Mais ces arrestations n’ont pas empêché un 19ème Vendredi de lutte, malgré une mobilisation policière renforcée et à nouveau à l’affût des drapeaux berbères, néanmoins présents. Interventions et provocations policières délibérées qui n’ont néanmoins pas entraîne d’affrontement direct.

Illustration : Un homme brandit le drapeau amazigh

Des Algériens manifestent contre le régime à Alger le 28 juin 2019

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent contre le régime à Alger le 28 juin 2019

Un dispositif policier particulièrement important au coeur d’Alger n’a pas empêché une forte mobilisation vendredi pour la 19e grande manifestation hebdomadaire contre le régime, au lendemain d’une nouvelle fin de non-recevoir de l’armée aux revendications des protestataires.

Sous un soleil de plomb, une foule massive a sillonné toute l’après-midi les rues du centre de la capitale, au milieu de très nombreux policiers en uniforme et en civil, selon un journaliste de l’AFP.

Une centaine de fourgons de police –bien plus que d’habitude– y étaient garés, ainsi que des canons à eau et des bulldozers antibarricades.

Après le début de la marche, la police, d’habitude passive dès que la foule est dense, a ciblé les porteurs de symboles berbères, notamment de drapeaux, conformément aux instructions données la semaine précédente par le chef d’état-major de l’armée.

Le général Ahmed Gaïd Salah est devenu l’homme fort du pays depuis que la contestation a poussé le président Abdelaziz Bouteflika à la démission le 2 avril.

Des policiers ont notamment fait usage de sprays lacrymogènes pour se replier après être allés arrêter un porteur de drapeau berbère, provoquant la colère des manifestants. Ceux-ci ont été calmés par les bénévoles chargés de faire respecter le mot d’ordre pacifique de la contestation.

Le cortège s’est dispersé sans incidents en fin d’après-midi, comme ceux recensés par l’agence officielle APS dans 31 autres régions, sur 48. Des manifestations étaient prévues dans la soirée dans six régions du Sud saharien.

– « Campagne violente et féroce » –

A Alger, 18 manifestants arrêtés avec des drapeaux berbères le 21 juin ont été inculpés d' »atteinte à l’unité nationale », infraction passible de 10 ans d’emprisonnement, et placés en détention provisoire. Plusieurs autres, à Alger et ailleurs, ont eux été placés sous contrôle judiciaire.

Depuis plusieurs semaines, la police mène chaque vendredi matin, avant que la foule soit trop nombreuse, des arrestations à Alger.

Vendredi, elle a encore procédé à de très nombreux contrôles d’identité et le journaliste de l’AFP a vu une dizaine de personnes être arrêtées, sans qu’il soit possible d’en déterminer les raisons.

 

 

Défilé dans les rues d'Alger pour la 19e manifestation hebdomadaire

AFP / RYAD KRAMDI Défilé dans les rues d’Alger pour la 19e manifestation hebdomadaire

Ahmed, manifestant de 54 ans, s’est dit « impressionné par le nombre de policiers ». « Je n’ai jamais vu ça. Ils veulent nous faire peur, mais ils ont tort, la peur est (désormais) derrière nous », a-t-il assuré à l’AFP.

Doyen des partis d’opposition en Algérie, le Front des forces socialistes (FFS) a dénoncé une « campagne violente et féroce destinée à créer la terreur et la résignation (…) dans l’espoir de briser ce sursaut populaire pacifique ».

« Le pouvoir visiblement désemparé souhaite provoquer l’irréparable et pousse la situation vers le pourrissement et le chaos », au lieu d' »écouter les revendications légitimes du peuple algérien », poursuit le parti dans un communiqué.

– Instrumentalisation? –

Durant la semaine, le général Gaïd Salah, qui fut durant 15 ans un pilier de la présidence Bouteflika (1999-2019), a appelé les Algériens à « comprendre » les décisions de l’armée, alors qu’ils ont réclamé encore vendredi, comme chaque semaine, que le chef d’état-major « dégage » et un « Etat civil, pas militaire ».

Le commandement de l’armée rejette semaine après semaine leurs revendications: l’instauration d’instances de transition, débarrassées de tous les anciens fidèles d’Abdelaziz Bouteflika et chargées de réformer le pays avant la tenue d’une présidentielle.

Jeudi, le général Gaïd Salah a accusé les partisans d’une telle transition de vouloir protéger les responsables politiques et hommes d’affaires liés à Bouteflika et visés par les nombreuses enquêtes pour corruption récemment ouvertes, qui ont conduit plusieurs d’entre eux en détention préventive.

Des figures de la contestation et des observateurs s’inquiètent d’une possible instrumentalisation de la justice au profit de luttes de clan au sommet et réclament que ce soit le futur pouvoir élu qui mène à bien les enquêtes sur la présidence Bouteflika.

 

 

 

Défilé dans les rues d’Alger pour la 19e manifestation hebdomadaire

AFP / RYAD KRAMDI Défilé dans les rues d’Alger pour la 19e manifestation hebdomadaire

« Ceux qui veulent instaurer des phases de transition (…) veulent protéger la corruption en reportant la lutte lancée contre elle », a accusé le général. Il a réitéré n’avoir aucune ambition politique tout en réaffirmant implicitement que l’armée resterait aux commandes tant qu’un nouveau président ne serait pas élu.

L’annulation de la présidentielle du 4 juillet place le pouvoir intérimaire dans une situation délicate, la Constitution prévoyant que le président par intérim Abdelkader Bensalah rende les rênes du pays à un président élu d’ici le 9 juillet, un délai trop court pour organiser un nouveau scrutin.

https://www.afp.com/fr/infos/334/alger-mobilisee-pour-la-19e-fois-malgre-un-fort-deploiement-policier-doc-1hy6sa9

 

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRwMD3UlsSzwf0OBA5TYbzV2rzeFsTGRWXFGfcthnBPctvQI6dK

 

Résistance

& Solidarité !

https://img.lemde.fr/2019/06/25/161/0/4928/2461/1440/720/60/0/6f931a7_88t0yl8Eoc9ORZTv4kX6omo_.jpg

L’arrestation de plusieurs citoyens vendredi dernier, à Alger, pour avoir simplement défilé avec le drapeau amazigh lors des manifs de cette 18e «Silmiya», a donné lieu à un formidable élan de solidarité pour exiger leur libération.

Rappelons que 17 manifestants ont été présentés ce dimanche devant les tribunaux de Sidi M’hamed et Bab El Oued, et placés sous mandat de dépôt pour «atteinte à l’unité nationale». Ils sont actuellement incarcérés à la prison d’El Harrach. Des rassemblements se sont ainsi tenus avant-hier devant le tribunal de Sidi M’Hamed et à Baïnem (où se trouve le tribunal de Bab El Oued) à l’appel du Réseau de lutte contre la répression, pour la libération des détenus d’opinion et pour les libertés démocratiques.

Le Réseau «a appris avec sidération la décision inacceptable rendue par les tribunaux de Sidi M’hamed et Bab El Oued, cet après-midi, 23 juin 2019. L’ensemble des prévenus ont été mis sous mandat de dépôt, sous l’inculpation d’ ‘‘atteinte à l’unité nationale par le port d’un emblème autre que l’emblème national’’», peut-on lire dans un communiqué rendu public dimanche

Et de préciser : «Le port de l’emblème amazigh est une revendication identitaire reconnue par la Constitution et par les lois de ce pays, elle ne constitue nullement, par conséquent, une menace pour l’unité nationale.» Le Réseau a ensuite appelé à «rejoindre le rassemblement populaire initié par les familles et les comités citoyens de Aïn Benian aujourd’hui même (dimanche, ndlr) à 18h, au rond-point Aissani. Tous déterminés à poursuivre le combat pour les libertés démocratiques en Algérie !» Dans une courte vidéo diffusée par l’un des participants au rassemblement de Guyotville, on voit les manifestants brandir des pancartes reproduisant ce même slogan : «Libérez les détenus du drapeau amazigh et tous les détenus d’opinion». Ils ont également scandé : «Atalqou el messdjounine, nahnou amazighiyine» (Libérez les prisonniers, nous sommes Amazighs).

 

«à bas la dictature !»

Un autre rassemblement sest tenu hier devant le tribunal de Sidi Mhamed, rue Abane Ramdane, aux cris de «A bas la dictature», «A bas la répression», «Libérez les détenus,  libérez les innocents»…

Les slogans entonnés appelaient, par ailleurs, à la libération du pouvoir judiciaire  : «Libérez la justice», «Ya lil âre ya lil âre adala be’tilifoune» (Quelle honte, justice du téléphone), «Adala bel awamer» (Justice aux ordres), «Adala intiqaliya machi intiqamiya» (Pour une justice transitionnelle, non à la justice vengeresse)… Gaïd salah en a une nouvelle fois pris pour son grade, lui dont le discours, où il s’en prenait au drapeau amazigh, a été, faut-il le rappeler, à l’origine de cette vague de répression : «Y en a marre des généraux», «Les Algériens khawa-khawa, wel Gaïd Salah maâ el khawana» (Les Algériens sont des frères, Gaïd Salah est avec les traîtres), «Had echaâb la yourid hokm el askar min djadid» (Ce peuple ne veut pas d’un nouveau régime militaire), «Ennidhal ennidhal hatta yasqota ennidham» (La lutte jusqu’à la chute du régime), «Pouvoir assassin !» «Djazair horra democratia» (Algérie libre et démocratique), «Dawla madania, machi askaria» (Etat civil, pas militaire), «Dawla madania, machi poulicia» (Etat civil, non à l’Etat policier).

D’autres slogans tenaient à rappeler à l’autocrate qui a pris le relais de Boutef IV que l’identité amazighe qu’il assimile presque à un «délit» est inscrite dans notre ADN immémorial et sur les tablettes de nos lois : «Amazighiya-djazairiya» (Amazighe et algérienne), «Houwiyati djazairia, ma rahiche djarima» (Mon identité est amazighe, ce n’est pas un crime), «Al amazighiya houwiya djazairiya» (l’amazighité est une identité algérienne), «L’amazighité est protégée par la Constitution», «Chamal Ifriqiya d’Imazighen» (L’Afrique du Nord, des Amazighs).

Actions de protestation dans plusieurs localités

Des rassemblements et actions citoyennes ont été initiés dans d’autres localités pour dénoncer ces incarcérations arbitraires. C’est notamment le cas des villes dont sont issus quelques-uns des citoyens arrêtés vendredi dernier. Des habitants de Haïzer, dans la wilaya de Bouira, ont protesté devant la cour de Bouira en criant «Pouvoir assassin !» «Ulac smah ulac» (Pas de pardon). D’après la liste des détenus publiée par le Réseau de lutte contre la répression, au moins trois citoyens originaires de cette commune ont été interpellés à Alger en ce 18e vendredi : Hamza Roudjate, Akli Oukbi et Ali Lakehal.

A Ifri Ouzellaguen, dans la wilaya de Béjaïa, les citoyens ont observé une grève générale et ont fait une marche en soutien à l’ensemble des détenus du hirak et aussi pour exiger la libération d’un enfant de la ville qui figure parmi ces détenus : Tahar Oudihat. Ces actions ont été menées à l’appel du Collectif des citoyens d’Awzellaguen (CCA) et dont Tahar était membre. «Nous appelons l’ensemble de la population d’Ifri Ouzellaguen (citoyens, comités de village, comités de quartier, associations, entreprises et établissements privés et étatiques) à une : grève générale de 8h à 12h ; une marche citoyenne à 10h, du marché communal (souk) jusqu’au carré des martyrs (mairie) (…) ;
rassemblement à la place des Martyrs», détaille l’appel du CCA diffusé sur sa page Facebook en précisant : «Les transporteurs, le secteur de la santé et les pharmacies sont appelés à assurer leurs services.»

Selon une vidéo de la manif’ postée par Yani Aidali, un membre du Réseau de lutte contre la répression, les citoyens d’Ifri Ouzellaguen ont hissé plusieurs banderoles et pancartes appelant à la libération des manifestants embastillés. Sur une large banderole, on peut lire : «Ifri Ouzellaguen, terre des hommes libres, exige la libération des détenus d’opinion». Sur d’autres bannières accrochées aux artères principales, ces mots d’ordre : «Libérez Tahar», «Libérez la justice, libérez les détenus». Même revendications exprimées à travers les pancartes exhibées : «Libérez les détenus», «Libérez Tahar Oudihat», «A bas la dictature».

«Prenez-moi à la place  de mon fils !»

A Naciria cette fois, dans la wilaya de Boumerdès, les citoyens ont marché dimanche soir pour dire «Libérez tous les détenus d’opinion», comme le proclame une banderole. Les manifestants mettaient en avant également des pancartes qui disaient : «Libérez Bacha Bilal». Il s’agit là aussi d’un enfant de la ville, président de l’association Arrach n’Laâzib.

Sur une vidéo publiée sur la page Facebook de Bordj Menaïel News, on découvre avec émotion l’admirable maman de Bilal qui prend la parole lors d’un rassemblement nocturne. Elle parle dans un mégaphone, avec beaucoup d’assurance. Ses mots, pleins de dignité, sont ceux d’une véritable mère-courage : «Moi aussi je porte ce drapeau.

Prenez-moi à sa place, tout simplement !» lâche-t-elle d’emblée en caressant un étendard berbère. «Il a 23 ans, vous l’emmenez en prison, vous gâchez son avenir, vous le poussez à détester l’Algérie (…). C’est pour ça (en désignant l’emblème berbère) qu’il a été embarqué ? Eh bien voilà, je le porte aussi. Vous avez des yeux pour voir, vous avez une conscience, vous avez des enfants, prenez-moi, moi aussi, pourquoi vous ne m’arrêtez pas ? J’ai 52 ans, je suis malade, je suis atteinte d’un cancer.

Prenez-moi et relâchez mon fils. Ne gâchez pas sa vie. Rana chabîne lamrar, notre vie est déjà assez difficile comme ça.» Bouleversant ! Il nous faut aussi citer cet appel du Collectif des avocats pour le changement et la dignité : «Nous réitérons notre engagement et notre disponibilité à prendre en charge juridiquement toutes personnes arrêtées et/ou poursuivies dans le cadre des manifestations de la révolution populaire pacifique, et cela, devant toutes les juridictions d’Algérie, tribunaux et cours.

Contactez le Collectif au numéro suivant : 0672 900 637.» Peut-être pourraient-ils faire quelque chose pour ce jeune médecin néphrologue, le Dr Khaled Chouater, exerçant à l’hôpital de Bordj Bou Arréridj. Il a été placé sous mandat de dépôt hier, en raison d’une simple photo prise dans son bureau dans laquelle il pose fièrement avec le drapeau amazigh, et qu’il a diffusée sur les réseaux sociaux.

Retenons enfin ce message de Messaoud Leftissi, l’un des manifestants arrêtés vendredi, qu’il a transmis à son avocate Me Aouicha Bekhti : «Madame, s’il vous plaît, j’insiste ! Dites aux Algériens dehors que je suis plus que jamais déterminé. Etre libre dans un pays pris en otage n’a aucun sens. Dites leur de continuer à libérer le pays.» Respect !

https://www.elwatan.com/edition/actualite/solidarite-avec-les-manifestants-incarceres-pour-port-du-drapeau-amazigh-liberez-les-detenus-liberez-la-justice-25-06-2019

https://www.algerie-eco.com/wp-content/uploads/2019/06/64656695-1279838692191519-6454104203886329856-n.jpg

Une semaine après la Fête de la Musique à Nantes: où est Steve?

 

 

 

 

Plusieurs centaines de personnes ont pris le départ de la marche organisée à Nantes en hommage à Steve Maia Caniço, disparu le soir de la fête de la musique après une charge de la police en bord de Loire. / © France Télévisions - Elodie Soulard

Plusieurs centaines de personnes ont pris le départ de la marche organisée à Nantes en hommage à Steve Maia Caniço, disparu le soir de la fête de la musique après une charge de la police en bord de Loire. / © France Télévisions – Elodie Soulard

 

À Nantes, une marche en hommage

à Steve Maia Caniço, disparu

pendant la fête de la musique

 

À Nantes, une marche en hommage à Steve Maia Caniço a rassemblé près d’un millier de personnes. Le jeune homme a disparu pendant la fête de la musique, après une intervention policière pour mettre fin à une soirée techno organisée en bord de Loire.

 

Par Eleonore Duplay Publié le 29/06/2019 à 15:13 Mis à jour le 29/06/2019 à 16:51

 

Sur la banderole en tête du cortège, cette question, lancinante : « Où est Steve? » Devant la préfecture de Nantes, entre 700 et 900 personnes ont pris le départ de la marche organisée par les proches de Steve Maia Caniço, disparu une semaine auparavant, juste après l’intervention policière pendant une fête techno organisée sur le quai Wilson.

 

14 personnes avaient été repêchées dans la Loire après que les policiers aient utilisé des grenades lacrymogènes et des LBD pour mettre un terme à la soirée.

 

Depuis, les proches du jeune homme, qui ne savait pas nager, n’ont plus de nouvelles. Son téléphone a cessé d’émettre, et les recherches organisées le long du fleuve n’ont rien donné, alors qu’une information judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’intervention des policiers nantais.

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/sites/regions_france3/files/styles/asset_list_medium/public/assets/images/2019/06/29/marche_steve_2-4317886.jpg?itok=Hf9dRt4B

Les pancartes en carton sont nombreuses à pointer la responsabilité des forces de l’ordre. / © France Télévisions – Elodie Soulard

 

Une responsabilité pointée par la plupart des slogans affichés sur les pancartes en carton : « Les jeunes participants de la fête de la musique ne doivent pas être traités comme des casseurs, colère des parents », « Messieurs des forces de l’ordre, avez un sens de la réponse proportionnée qui pose question »….

 

Partie de la préfecture de Nantes, la marche s’est étoffée en cours de route, pour s’achever à près d’un millier de participants, dans le calme et la dignité sur les bords de Loire, quai Wilson, à l’endroit où le jeune homme de 24 ans a disparu dans la nuit du vendredi 21 juin au samedi 22 juin.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/sites/regions_france3/files/styles/asset_list_medium/public/assets/images/2019/06/29/marche_steve_4-4317994.jpg?itok=Bpjwxyai

À l’arrivée sur le quai Wilson, la marche rassemblait près d’un millier de personnes. / © France Télévisions – Elodie Soulard

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/nantes-marche-hommage-steve-maia-canico-disparu-fete-musique-1692666.html

POUR MÉMOIRE:

 

 

 

STEVE MAIA CANICO, 24 ANS, EST TOUJOURS PORTÉ « DISPARU » DEPUIS LA NUIT DU 21 AU 22 JUIN.

 

 

Belfort debout contre la casse industrielle en France !

 

 

 

Belfort manifeste contre le « plan social » de General Electric et les engagements non tenus par les milieux d’affaires et les politiciens du système.

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric/manifestation-dans-les-rues-de-belfort-pour-faire-reculer-le-rouleau-compresseu.jpg

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

 

Belfort debout

contre la casse industrielle

en France !

 

 

Salariés, syndicats, habitants, élus locaux et nationaux : la population de Belfort s’est massivement mobilisée samedi pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric – qui veut supprimer 1.050 emplois en France -, et clamer que ses sites industriels ont encore un avenir.

Dans la manifestation, qui a rassemblé 5.000 personnes selon la préfecture, 8.000 selon l’intersyndicale, ressortaient les écharpes tricolores de nombreux élus ainsi que des gilets jaunes. De nombreux habitants de Belfort étaient venus en famille.

« On est là avec les enfants, pour qu’on nous voie dans toute la France et qu’on nous soutienne. Il faut se mobiliser pour notre région, montrer que c’est une région qui a un savoir-faire et qu’il faut le garder », a témoigné Abdelkader Boutaa, ingénieur chez GE.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric/banderole-etalee-aux-pieds-du-lion-de-belfort-en-soutien-aux-salaries-de-gen.jpg

AFP / SEBASTIEN BOZON Banderole étalée aux pieds du Lion de Belfort, en soutien aux salariés de General Electric, le 22 juin 2019

Une immense banderole « Soutien aux salariés de General Electric » s’étalait aux pieds du célèbre lion en grès rose de Belfort, sculpté par Bartholdi.

« Belfort debout, soulève-toi », a scandé la foule, à laquelle le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin a lancé: « L’important, c’est de mettre fin au massacre de GE ! ».

Lors d’une conférence de presse réunissant élus de gauche et de droite et syndicalistes, il a appelé Emmanuel Macron à « faire reculer le rouleau compresseur mis en marche par General Electric ».

A l’issue de la manifestation, une délégation, composée de l’intersyndicale, du maire LR de Belfort Damien Meslot et de la présidente (PS) de la région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay, a été reçue à la préfecture.

La préfète du Territoire-de-Belfort, Sophie Elizéon, a assuré les participants de l’implication « quotidienne et personnelle » du ministre de l’Economie dans ce dossier. Début juin, Bruno Le Maire avait appelé GE à revoir à la baisse le nombre de suppressions d’emplois.

– La promesse non tenue de GE –

Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation, le 22 juin 2019 à Belfort, contre le plan social de General Electric

AFP / SEBASTIEN BOZON Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation, le 22 juin 2019 à Belfort, contre le plan social de General Electric

 

D’abord sonnés par l’annonce fin mai, par GE, de la suppression de 1.050 emplois en France, les salariés se sont vite mobilisés pour dire leur refus d’un plan social qui signerait, selon eux, l’arrêt de mort de l’entité belfortaine du groupe, qui produit des turbines à gaz, alors que le marché peut repartir.

Belfort doit en payer le prix fort : sur les 1.050 emplois supprimés, près de 1.000 concernent la ville, dont près de 800 dans l’entité de turbines à gaz, les autres dans des « fonctions support ». Au total, GE emploie 4.300 salariés à Belfort.

Par deux fois cette semaine, les salariés ont empêché la tenue de la première réunion d’information-consultation qui devait lancer le plan social.

En dépit de ces actions, « la procédure information-consultation », qui lance le plan social, a bel et bien « officiellement commencé », a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.

https://www.challenges.fr/assets/img/2019/06/22/cover-r4x3w1000-5d0e490518ce0-27e9ce9e9317ea16743620a96493f713ccefef5a-jpg.jpg

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

Jeudi, l’intersyndicale, qui assigne GE en référé, demandera au tribunal de grande instance de Belfort la suspension du plan social tant que les pistes de diversification du site n’auront pas été étudiées.

« Tous les experts s’accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable », a insisté samedi Philippe Petitcolin.

Appelant à « préserver les savoir-faire et qualifications ouvrières qui sont concentrés ici à Belfort », Jean-Luc Mélenchon a pointé un « pacte de corruption » qui avait été dénoncé par le député Olivier Marleix (LR). Ce dernier a saisi la justice en janvier, pour qu’elle enquête sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à GE.

« Tout cela s’est passé sous l’autorité, maintenant lointaine, de François Hollande, mais M. Macron avait déjà des responsabilités (…) et maintenant, la chaîne de commandement dans cette entreprise est faite de proches de M. Macron. Donc, là il y a un grave soupçon », a dit M. Mélenchon.

En 2015, le rachat du pôle Energie d’Alstom par GE s’était accompagné de la promesse de créer 1.000 emplois nets en France d’ici à la fin 2018. Une promesse non tenue, pour laquelle GE a dû payer des indemnités, avant d’annoncer finalement plus d’un millier de suppressions d’emplois.

https://www.afp.com/fr/infos/334/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric-doc-1hq6yg8