Solidarité

Centenaire d’Octobre: …vers un sursaut unitaire ??

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centenaire d’Octobre:

 

 …vers un sursaut unitaire

 

du Mouvement ML

 

en France?

 

 

 

En préambule d’un de nos articles sur le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS, nous écrivions :

« Un siècle après Octobre, et à la veille de son centenaire, il semble impossible, même pour les communistes marxistes-léninistes, de le célébrer avec un minimum de consensus, sinon d’unité, sur sa signification et surtout, sur ses conséquences…

Le fait qu’Octobre ait ouvert une période de transformations sociales radicales en Russie et dans les pays qui allaient devenir l’Union Soviétique, c’est le seul point qui permette à tous ceux qui se réclament du communisme de pouvoir, à la rigueur, être d’accord avec la première phrase d’un texte sur le sujet, et encore, à condition de ne pas s’éloigner de considérations très générales…  »

 

Or il se trouve que les camarades d’un autre blog ML lyonnais, « Unité Communiste-Lyon », ont entrepris précisément une initiative qui semble répondre exactement à cette considération…

 

Proposer un communiqué unitaire s’en tenant à des considérations d’ordre le plus général possible sur le sujet « Centenaire d’Octobre » et avec lesquelles il est par conséquent à peu près impossible d’être en désaccord, à moins d’être sectaire au dernier degré dans l’échelle de la bêtise… !

 

Un autre blog, «Éditions Prolétariennes », en quelque sorte héritier et dépositaire des traces les plus anciennes du mouvement ML français depuis la fin des années 60, a également décidé d’apporter son soutien à cette initiative.

 

Pour qui connait aussi bien l’histoire du mouvement ML lyonnais ces dernières années, que l’histoire, plus ancienne, du courant principal dont les « Éditions Prolétariennes » sont en quelque sorte la succession, il n’est pas difficile de comprendre l’abime qui sépare nos analyses, aussi bien d’un côté que de l’autre…

 

Néanmoins, sur TML, nous apportons également notre soutien à cette initiative, dont les auteurs admettent eux-même qu’elle peut avoir un aspect presque naïf, à l’évidence, dans le contexte actuel.

 

Elle a plutôt, à notre sens, un aspect carrément idéaliste, dans tous les sens du terme, y compris d’un point de vue critique marxiste, mais il se trouve qu’elle correspond malgré tout à ce que le mouvement ML français est actuellement capable de produire de meilleur, le reste étant essentiellement l’expression du sectarisme, du dogmatisme, et encore plus souvent, de l’opportunisme social-chauvin, sinon une combinaison plus ou moins alambiquée de ces diverses tares… !

 

VOICI DONC , EN L’ÉTAT ACTUEL, LE PROJET DE COMMUNIQUÉ PROPOSÉ PAR CES CAMARADES…

(A la suite les liens vers les sites parties prenantes, ainsi qu’un récapitulatif des principaux articles parus sur TML, concernant le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS.)

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La révolution prolétarienne est toujours le phare qui éclaire le monde !

La révolution prolétarienne d’octobre fête son premier centenaire. Elle fut plus qu’une lueur d’espoir pour tous les exploitées et toutes les exploités, pour les opprimées et les opprimés. Elle fut un phare immense, embrasant la nuit obscure.

En pleine grande guerre impérialiste, tandis que les prolétaires étaient sacrifiés par millions pour le repartage du monde au profit de grands trusts, elle fut l’incarnation du rejet de la guerre et de la volonté de paix.

En plein enfer colonial, elle apporta un espoir à tous les peuples souffrant sous le joug des impérialistes. Un espoir de pouvoir s’émanciper et se réaliser en tant que nation. Un espoir de chasser les occupants et les bourreaux. Au sein de cette prison des peuples qu’était l’Empire Russe, elle apporta un vent de liberté.

Au cœur d’une Europe pouilleuse et miséreuse, elle fut pour les prolétaires, pour les paysans et les paysannes une illustration du fait que les patrons et les patronnes, les créanciers, les créancières, les banquiers et banquières, en somme les parasites qui vivent de la sueur des autres n’étaient pas nécessaires. Qu’il était possible de gouverner sans eux. Qu’il était nécessaire de gouverner contre eux.

Dans les sociétés réactionnaires, traditionalistes, patriarcales, cette révolution fut également le point de départ d’avancées majeures, d’une possibilité d’émancipation, par delà des sexes, des genres, des préférences.

Octobre 1917 était tout cela. Elle était plus que «  la terre, le pain, la paix  », elle était l’incarnation des masses montant à l’assaut du ciel, sous la direction du Parti Bolchevik.

  Octobre 1917 était le point de bascule entre une société où la recherche du profit dicte sa loi et une où la satisfaction des besoins devient l’objectif. Une société rationnelle, juste, équitable, sans les pillages, sans les gâchis, sans l’anéantissement de la planète qui sont inhérents au capitalisme.

Voilà ce qu’était Octobre 1917.

Les «  historiens  » bourgeois voudraient remiser ces espoirs aux oubliettes. Peindre de sang la libération des masses. Tronquer et escamoter les faits. Mentir et inventer. Créer une fiction dans laquelle la Révolution était le coup d’Etat d’une clique, d’une bande de criminels. Voilà ce que la bourgeoisie voudrait.

Elle ne lésine pas sur les moyens. D’une part en attaquant le socialisme, en attaquant le communisme, en attaquant les fondements d’une société juste, sans états ni classe, en clamant que l’exploitation est la mère de toute vie.

De lautre en se faisant les porte-paroles dune ultragauche anticommuniste, prétendant que les révolutionnaires n’étaient pas assez purs, pas assez désintéressés, que la révolution est belle, sur le papier.

Elle ment sans honte dans les médias, dans les publications «  scientifiques  », dans les productions hollywoodiennes, dans ses romans. Elle ment dans les programmes scolaires, essayant de faire de la République des Soviet un symétrique du Reich nazi.

Dun côté comme de l’autre, leur idée est de faire de ce centenaire gênant une œuvre de musée des horreurs, ou de la minimiser, de la neutraliser, de l’aseptiser, d’en faire un fétiche du passé. Certains prétendus communistes vont certainement contribuer à cela. Ils n’acceptent qu’en façade l’idée révolutionnaire, font mine de le défendre, mais en sapent sans cesse les bases.

Nous ne les laisserons pas brader cet héritage ! Soyons unis autour de la défense de ce sommet de l’Histoire et de la lutte des classes.

Nous avons, entre nous, des désaccords, des controverses, des conflits, des dissensions -souvent, des haines -parfois. Nous sommes une multitude d’organisations et une multitude de points de vues.

Mais, aujourdhui, nous parlons dune seule voix, car sur ce point, nous sommes unanimes.

Nous parlons dune seule voix pour nous hisser à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur de l’importance de cette célébration.

Nous parlons dune seule voix car, quelque soient nos désaccords, nous nous retrouvons sur une chose : La révolution prolétarienne n’est pas le passé. Elle est l’avenir de l’humanité.

Elle est lavenir, contre les menaces de guerre, contre le bellicisme, contre la volonté de lancer de nouveau les masses les unes contre les autres pour les profits d’une clique.

Elle est lavenir, contre lexploitation capitaliste, contre la misère qui s’accroît, contre la privation des biens les plus fondamentaux.

Elle est lavenir, contre la domination impérialiste -et de notre impérialisme, contre l’écrasement des peuples, contre la surexploitation colonialiste, contre la marche à la mort pour les profits.

Elle est lavenir, contre le carcan rétrograde et réactionnaire qui emprisonne l’ensemble de la population.

Elle est la condition pour que lhumanité de s’asphyxie pas, qu’elle continue à avancer sans faire de la Terre une poubelle toxique ou un champ de ruines.

Elle est la condition pour que lhumanité quitte cette ère d’obscurité . Pour que débute une Histoire dont le fil directeur n’est plus la succession des guerres, des crimes. Dont le moteur n’est plus la lutte pour la survie, contre l’oppression et l’exploitation. La révolution ouvre une aube nouvelle pour l’humanité, une nouvelle séquence dans son histoire. Nous sommes à l’orée de celle-ci.

La Révolution a une portée universelle, qui embrasse chaque partie de la planète. Partout dans le monde, partout sur la Terre, le prolétariat est la classe qui doit diriger, la seule classe à même de mettre fin à l’exploitation. La seule capable de mettre fin à la division en classes de la société, contre la division du monde en groupes hostiles et aux intérêts antagoniques.

Nous avons besoin dun Parti Communiste révolutionnaire pour former l’Etat-major de cette classe, pour aller vers la révolution.

Aujourdhui, nous ne formons quune seule voix, quune seule ligne, quun seul camp : celui de la révolution. Celui de la destruction du capitalisme et de l’impérialisme.

Dans dautres Etats, les communistes avancent sur le chemin de la révolution, sur le chemin de l’exercice d’un pouvoir populaire et démocratique. Nous les saluons et nous prenons exemple sur leur combat !

Aujourdhui, nous clamons que notre héritage, celui de 1917, n’est pas un héritage de musée, mais est une arme, un outil, pour construire l’avenir !

Le phare de 1917 nest pas mort. Il renaîtra et éclairera de nouveau le monde !

Le communisme est la jeunesse du monde !

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SUR L’UNITÉ COMMUNISTE-LYON :

https://unitecommuniste.fr/france/appel-a-un-communique-commun-des-organisations-communistes-pour-le-100-eme-anniversaire-de-la-revolution-doctobre/

 

AUX EDITIONS PROLETARIENNES :

http://humaniterouge.alloforum.com/100e-anniversaire-parler-seule-voix-t6666-1.html

 

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NOTRE APPROCHE HISTORIQUE DU SUJET :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

 

Assassinat de Khadafi, démantèlement de la Libye, l’Afrique réclame justice devant la CPI

2011

L’intervention de Sarkozy en Libye :

Un crime

contre l’humanité !

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité

Une quinzaine d’associations africaines a déposé une plainte auprès de la CPI à La Haye contre l’ex-président français, Nicolas Sarkozy. Elles estiment qu’il est responsable de la mort de Mouammar Kadhafi et de la déstabilisation de l’Afrique.

Une quinzaine d’associations africaines viennent de déposer une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy. Elles soutiennent que l’ex-chef de l’Etat serait à l’origine de l’assassinat, en 2011, de Mouammar Kadhafi, l’ancien président de la Jamahiriya libyenne.

Le Balai Citoyen, association du Burkina Faso, Y’en a marre, basée au Sénégal ou encore Le Peuple n’en veut plus, de Guinée… quinze associations issues de différents pays africains ont saisi la CPI le 7 octobre. Elles accusent Nicolas Sarkozy d’avoir déclenché une opération militaire française en Libye avec entre autres objectifs celui de faire assassiner le colonel Kadhafi. Selon leur analyse, ce bouleversement politique, dont elles attribuent à Nicolas Sarkozy la responsabilité, serait à la base de la mort de 50 000 personnes et de désordres majeurs dans la région.

Le chanteur Tiken Jah Fakoly en porte-parole

Réunis à Bamako, au Mali, pour l’occasion du dépôt de la plainte, le week-end des 7 et 8 octobre, les représentants de ces associations se sont regroupés sous le nom de Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa) pour donner de la résonance à leur action en justice. Ils se sont choisis comme porte-parole le médiatique chanteur de reggae ivoirien, Tiken Jah Fakoly.

«Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines», explique auprès de RFI le militant guinéen Elie Kamano, membre du Fispa. Il ne s’agit donc pas tant d’une démarche judiciaire que politique, qu’Elie Kamano n’hésite pas à qualifier de «combat».

La plainte, déposée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par l’avocat du Fispa, doit désormais être examinée par la CPI. Si les membres du Fispa doutent que leur démarche aboutisse, ils estiment que cela permettra au moins de clarifier la situation. «Si la CPI ne réagit pas, cela veut dire qu’elle choisit ses clients», résume Tiken Jah Fakoly interrogé par RFI

La France a participé activement à l’intervention de l’OTAN en Libye, lancée en mars 2011, et qui a pris fin le 31 octobre de la même année, quelques jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011. Cette intervention militaire était initialement conçue comme un dispositif de protection des populations civiles, mais Vladimir Poutine, ainsi que d’autres personnalités, avaient estimé que les frappes sortaient du cadre de la résolution décidée par le Conseil de sécurité des Nations unies. L’opération de l’OTAN avait ainsi été qualifiée de «croisade» par le président russe.

Après la mort du colonel Kadhafi à Syrte dans des circonstances encore non élucidées, l’effondrement de l’Etat libyen a donné l’opportunité à Daesh de s’implanter en Libye. Depuis, outre les affrontements politiques et la partition du pays, la présence de groupes terroristes islamistes s’est accrue dans le pays.

https://francais.rt.com/international/44366-mort-kadhafi-sarkozy-vise-par-plainte-crimes-guerre-humanite

 

 

 

 

 

 

Catalogne – Espagne : jaune et rouge ou bien Rouge ou Jaune ???

 

 

Drapeau de l'Espagne

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2 COULEURS…

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Mais 1 seule est la bonne…!

 

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Contrairement à une idée répandue

dans l' »extrême-gauche » française,

le mouvement ouvrier catalan n’est ni inféodé

ni à la remorque de la bourgeoisie nationaliste…

« Le refus du gouvernement central de négocier la possibilité d’un référendum et l’application disproportionnée et autoritaire de la loi a poussé de nombreux citoyens, qui étaient relativement indifférents, à réclamer maintenant ce référendum à cor et à cri. Indépendamment de leurs positons pour ou contre a l’indépendance. Les adhérents de la CGT sont le reflet de la société catalane. En ce sens, nous respectons l’opinion de chacun d’entre eux.

Mais nous ne soutenons pas le gouvernement catalan contre celui de Madrid. En tant qu’organisation syndicale, nos objectifs et préoccupations sont la défense des intérêts et des droits des travailleurs et des citoyens. »

Thomas Lanssens (Syndicaliste CGT)

 

La suite de cette interview et bien d’autres articles sur le sujet, dans une revue de presse complète et commentée, sur:

Solydairinfo

 

Catalogne – Espagne :

jaune et rouge

ou bien

Rouge OU Jaune ???

 

 

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/11/catalogne-espagne-jaune-et-rouge-ou-bien-rouge-ou-jaune/

 

 

MANIF FONCTIONNAIRES (…ET AUTRES) : 12 000 A LYON CE 10 OCTOBRE !

 

 

12000

 

à Lyon

 

Pas de photo vraiment représentative de l’importance du cortège, sur Lyon,

Jean-Claude Mailly, bien que conspué par bon nombre, a en quelque sorte monopolisé le devant de la scène médiatique…

 

12000, c’est évidemment moins qu’à Paris (photo Afp ci-dessus), mais plus que la dernière lyonnaise, du 21/09, qui avait tout de même « résisté » à 10000, alors qu’un reflux de la rue se faisait sentir ailleurs!

 

Et ici, vu sur Tahiti-info… L’origine locale de la photo (Afp) n’est pas précisée…

Quoi qu’il en soit, le mouvement social concerne toute la société française, même aux îles… Bon courage, pour les camarades de là bas!

 

 

 

 

 

Che ! 50 ans d’éternité !!

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Che

 

 

50 ans

 

 

d’éternité !!

 

 

 

 

 

Bolivie: l’armée rendra hommage à Che Guevara,

50 ans après l’avoir abattu

 

 

L’armée bolivienne participera pour la première fois à une cérémonie officielle en hommage à Ernesto « Che » Guevara, qu’elle avait abattu le 9 octobre 1967 dans le sud de la Bolivie, à l’occasion des 50 ans de sa mort.

« Nos forces armées vont participer à cet hommage aux côtés des familles des anciens combattants« , a annoncé le vice-ministre de la Coordination Alfredo Rada. L’armée et les anciens combattants étaient auparavant cantonnés aux hommages dans les casernes.

« Nous voulons que ce soit un moment d’expression de l’unité du peuple bolivien« , le contexte étant désormais « différent« , a-t-il ajouté, une allusion à l’époque où le guérilléro avait été capturé et exécuté par les soldats avec le feu vert du président René Barrientos, un farouche anticommuniste.

Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capturait le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Ernesto Guevara fut conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passa sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire fut sommairement exécuté par Mario Teran, un sergent bolivien.

A 39 ans, le « Che » au visage christique, dont la dépouille décharnée était exhibée comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande, entrait dans la légende.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-l-armee-rendra-hommage-a-che-guevara-50-ans-apres-l-avoir-abattu?id=9722159

 

Bolivie : cinq jours d’hommages au « Che »,

50 ans après sa mort

Le président bolivien, Evo Morales, a annoncé lundi cinq jours d’hommages, à partir de jeudi, à Ernesto « Che » Guevara, 50 ans après sa mort, le 9 octobre 1967.

Les cérémonies pour commémorer le révolutionnaire argentin seront organisées en présence de l’armée bolivienne, qui l’avait combattu puis exécuté. « Les forces armées, comme toujours, m’accompagnent dans toutes les activités. J’en ai parlé avec elles, elles m’accompagneront certainement, mais je le répète, les forces armées sont nées (au 19e siècle, ndlr) anti-impérialistes », a déclaré le président socialiste.

Plusieurs anciens militaires ont toutefois annoncé qu’ils ne participeraient pas aux commémorations, estimant que c’est a eux qu’il faudrait rendre hommage. « Nous n’y assisterons pas car nous considérons que c’est un acte politique », a déclaré Mario Moreira, un représentant des soldats ayant combattu le « Che », au journal Pagina Siete. L’Etat « a l’obligation de nous rendre hommage car nous avons défendu la patrie », a-t-il affirmé.

Lors des affrontements entre l’armée et la guérilla du « Che », 58 soldats avaient péri. Ernesto Guevara avait été fait prisonnier lors de combats le 8 octobre 1967 et fusillé le lendemain par l’armée bolivienne, alors conseillée par les Etats-Unis.

Le président Morales a précisé que la cérémonie principale d’hommage aura lieu lundi 9 octobre dans la ville de Vallegrande (sud-est), en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des « quatre enfants du +Che+ et certains de ses frères » et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

https://www.lorientlejour.com/article/1075912/bolivie-cinq-jours-dhommages-au-che-50-ans-apres-sa-mort.html

 

 

Bolivie : les enfants du Che

pour le 50e anniversaire de sa mort

Création : lundi 11 septembre 2017 14:03 Écrit par infosoir

Les quatre enfants d’Ernesto Che Guevara se rendront en octobre en Bolivie pour le 50e anniversaire de la mort de leur père, a annoncé hier le président bolivien Evo Morales, cité par l’agence officielle ABI. «Ce sera un grand rassemblement des peuples contre le système capitaliste et il y aura les quatre enfants du Che à La Higuera», le village où le guérillero d’origine argentine a été exécuté en 1967, dans le sud du pays, a ajouté le président Morales, admirateur déclaré du «Che». Quatre des cinq enfants de Che Guevara -Aleida, Camilo, Ernesto et Celia – sont nés et vivent à Cuba. Une fille, née d’un premier mariage, est décédée en 1995. Ernesto Che Guevara a été capturé le 8 octobre 1967 par l’armée bolivienne, après avoir été blessé au combat, et exécuté le lendemain, mais les commémorations de sa mort se déroulent traditionnellement le 8 octobre, jour de sa capture. Sa mort à 39 ans avait marqué l’échec de son entreprise de créer un «foyer» de guérilla en Bolivie avec d’autres guérilleros – principalement cubains, boliviens et péruviens – en s’appuyant sur la paysannerie.

https://www.infosoir.com/actualite/18238-bolivie-les-enfants-du-che-pour-le-50e-anniversaire-de-sa-mort.html

 

Publié le 05 octobre 2017 à 16h15 | Mis à jour le 05 octobre 2017 à 17h55

La CIA «a torturé et assassiné»

Che Guevara, dit le président bolivien

Che Guevara en 1958.... (ARCHIVES AFP)

 

Agrandir

Che Guevara en 1958.

Archives Afp

Le président bolivien Evo Morales a accusé la CIA d’avoir «persécuté, torturé et assassiné» Ernesto «Che» Guevara, en 1967 en Bolivie, au premier des cinq jours d’hommage au guérillero, 50 ans après sa mort.

«L’histoire est claire. La CIA a persécuté, torturé et assassiné le Che Guevara. Les forces armées ont agi, soumises aux États-Unis sur décision (du président de l’époque, René) Barrientos», a écrit le président socialiste sur Twitter.

 

 

Le révolutionnaire argentin avait été capturé le 9 octobre 1967 par l’armée de Bolivie, où il était arrivé 11 mois plus tôt avec une cinquantaine de guérilleros. Le lendemain, il avait été exécuté par un soldat bolivien, sur ordre de ses supérieurs.

La Bolivie a débuté jeudi un programme d’hommage au Che, prévu jusqu’au lundi 9, avec des événements culturels, politiques et gastronomiques dans le village de Vallegrande, où ont été retrouvés les restes du Che.

Selon M. Morales, la cérémonie principale aura lieu le 9 octobre à Vallegrande, en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des quatre enfants du Che, de certains de ses frères et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

 

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201710/05/01-5139073-la-cia-a-torture-et-assassine-che-guevara-dit-le-president-bolivien.php

 

L’Amérique latine

se souvient

du Che Guevara,

50 ans après sa mort

08/10/2017

Professeure à la retraite au honduras, Maria Yolanda Chavarria porte un foulard affichant le Che alors qu’elle se prépare pour une manifestation contre le pouvoir en place – AFP / O Sierra

 

 

Pour les 50 ans de sa mort dans le maquis bolivien, Ernesto « Che » Guevara, figure mythique de l’action révolutionnaire armée pendant la Guerre froide, recevra des hommages à Cuba et en Bolivie.

À Cuba, où tous les écoliers commencent leur journée par prêter le serment des « pionniers » en jurant « être comme le ‘Che’, le mausolée qui abrite les restes du « guérillero héroïque » depuis 1997 à Santa Clara (centre) sera le cadre des cérémonies commémoratives.

Le président Raul Castro, successeur de son frère Fidel décédé en novembre 2016, devrait être présent dans cette ville où celui qu’il appelait « l’Argentin » remporta en 1958 une bataille décisive face aux troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958).

Comme c’est traditionnellement le cas à Cuba, l’hommage se tiendra le 8 octobre, jour anniversaire de la capture du « Che » par l’armée bolivienne.

Hommage militaire en Bolivie

Ses quatre enfants encore en vie, nés et résidant à Cuba, seront quand à eux attendus dans le sud de la Bolivie, où le guérillero a été exécuté le lendemain de sa capture, le 9 octobre 1967.

Mémorial à La Higuera en Bolivie où le « Che » a été exécuté – AFP / A/ Raldes

Auparavant cantonnée aux hommages dans les casernes, l’armée bolivienne participera aussi pour la première fois aux cérémonies officielles. La Paz souligne que « le contexte est différent » de celui de l’époque où le guérillero était capturé et exécuté par les soldats du pays andin avec le feu vert du président René Barrientos (1964-1969), un anti-communiste farouche.

Aujourd’hui le président socialiste Evo Morales, admirateur déclaré du « Che », affirme sa volonté de rassembler autour de cet épisode. Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capture le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Guevara est conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passera sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire est exécuté sommairement par Mario Teran, un sergent bolivien. À 39 ans, le guérillero entrait dans la légende alors que sa dépouille décharnée au visage christique étaient exhibés comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande.

Un saint cubain de la révolution

À Cuba, le « Che » a été érigé en véritable « saint de la révolution », souligne Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington. « Il représente les années romantiques de la révolution, chargées d’une bonne dose d’utopie, il n’est donc pas surprenant qu’il soit devenu une figure populaire, voire mythique ». Dans le monde entier, l’image-culte du guérillero – « la » photo du Cubain Alberto Korda prise en 1960 – continue de faire l’objet d’une forte récupération mercantile, reproduite sur des millions de T-shirts, posters et casquettes prisés par la jeunesse des cinq continents mais aussi des stars du sport ou de la musique.

Présent dans les magasins de souvenirs de Moscou – AFP / M. Antonov

L’extrême-gauche européenne née des événements de 1968 et une partie de l’intelligentsia avaient largement contribué à la popularisation de cet homme réputé pour son intransigeance et sa volonté de fer, malgré ses limites physiques liées à l’asthme. « S’il n’était pas mort en 1967 en Bolivie, l’Amérique latine serait aujourd’hui libre, souveraine, indépendante et socialiste (…) Car s’il était resté en vie, il aurait triomphé », assure dans un entretien à l’AFP son frère Juan Martin Guevara, âgé de 74 ans et qui vit en Argentine. « Lui, c’était tout ou rien! « .

Partisan de la violence politique

Après des études de médecine et de multiples voyages qui ont forgé ses convictions, le natif de Rosario (Argentine) avait fait la connaissance de Raul et Fidel Castro au Mexique avant de participer à la guérilla qui mena les « barbudos » au pouvoir à La Havane en 1959. De ses compagnons cubains il gardera le surnom de « Che » , interjection caractéristique du parler argentin familier pour attirer l’attention de l’interlocuteur, le saluer ou exprimer la surprise. Partisan de la violence politique, il supervisa pendant six mois la répression dans le sang des « contre-révolutionnaires » – ce qu’il ne reniera jamais -, et dirigea un temps la Banque centrale cubaine et le ministère de l’Industrie.

Le 21 novembre 1965, Guevar se trouve sur les bords du lac Tanganyika au Congo – Ph. AFP

Artisan du rapprochement de la révolution cubaine avec l’URSS, il se distancia ensuite des positions soviétiques favorables à la « coexistence pacifique » avec le bloc occidental pour défendre une stratégie de conquête du pouvoir par les armes, plus proche du maoïsme. Au milieu des années 1960, cela l’éloignera peu à peu de Cuba et des Castro, à l’époque alignés sur Moscou.

Mission au Congo

S’ensuivirent des mois de « disparition » alors qu’il était en mission secrète au Congo à tenter – sans succès – d’y imposer la révolution armée, avant d’engager en Bolivie sa dernière guérilla. Arrivé le 24 avril 1965 à la tête d’un petit corps expéditionnaire de Cubains d’ascendance africaine pour soutenir Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président Joseph Kabila) et sa rébellion contre le pouvoir de Léopoldville – aujourd’hui Kinshasa -, il avait constaté que les dirigeants du maquis congolais n’avaient pas de maturité politique et il avait préféré partir au terme d’une aventure ratée de sept mois dans les montagnes du Sud-Kivu.

https://fr.metrotime.be/2017/10/08/actualite/lamerique-latinese-souvient-che-guevara-50-ans-apres-mort/

 

Cinquante ans après sa disparition,

Cuba rend hommage au «Che»

MEMOIRE Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul ce dimanche à Santa Clara…

 

20 Minutes avec AFP

Publié le 08/10/17 à 13h57 — Mis à jour le 08/10/17 à 14h20

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie.

 

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie. — Alejandro Ernesto/EFE/SIPA

Il a disparu il y a cinquante ans, mais sa mémoire est toujours vive. Cuba honore dimanche à Santa Clara (centre) la figure légendaire de sa révolution, le guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, tué il y a 50 ans dans le maquis bolivien.

Un hommage différent

Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul, dans cette ville située à 300 km à l’est de la capitale cubaine, où sont enterrés les restes du commandant de la Révolution et ceux de ses compagnons d’armes. Autre signe marquant un changement d’époque, ces commémorations interviennent au moment où les dernières guérillas de gauche du continent, en Colombie, rendent les armes (Farc) ou négocient la paix (ELN, fondée en 1964 en s’inspirant précisément du « Che »).

>> A lire aussi : Fidel Castro, l’éternel guérillero

Comment est mort le «Che» ?

Ernesto Guevara a été exécuté par un soldat bolivien à 39 ans le 9 octobre 1967, mais à Cuba le jour du « guérillero héroïque » est célébré chaque 8 octobre, jour de sa capture dans un obscur hameau andin. Lundi, seront aussi organisées des commémorations en Bolivie en présence des enfants du « Che » et du président Evo Morales qui a accusé cette semaine la CIA d’avoir « persécuté, torturé et assassiné » le « Che » lors de ses 11 mois de guérilla en Bolivie. Le corps du guérillero argentin, jeté dans une fosse en Bolivie, a été découvert et identifié il y a 20 ans avant de retourner en grande pompe à Cuba pour un hommage funèbre national.

Depuis 1997, plus de 4,7 millions de personnes ont visité le mausolée sous-terrain du Che surmonté d’une imposante statue de bronze à Santa Clara, qui le considère comme un fils adoptif depuis qu’il y remporta en décembre 1958 une victoire décisive contre les troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958). Et ce dimanche, les hommages se multiplient aussi sur le Toile, notamment sur Twitter où un internaute écrit : « La patrie vous contemple, fière, pour l’anniversaire de la chute au combat du Che.

Retrouvez notre diaporama : Ernesto Che Guevara, le révolutionnaire aux 1.000 visages.

Des concerts, images d’archives… et une application

Ces derniers jours, la presse cubaine a publié de nombreux articles et cahiers spéciaux à la gloire du « Che ». A la radio et la télévision cubaine, des concerts symphoniques et des images d’archives lui ont aussi rendu hommage avec des fragments de discours de celui qui fut aussi ministre de l’Industrie du premier gouvernement révolutionnaire cubain. Une application mobile baptisée « Siempre Che » (« Toujours Che »), et consacrée au mausolée de Santa Clara, doit aussi être présentée en marge des commémorations dans ce pays où l’accès à internet est l’un des plus limités au monde.

Jeudi, des milliers d’étudiants ont marché sur les pas du « Che » pour commémorer la bataille de Santa Clara et dimanche, plusieurs dizaines de jeunes doivent rejoindre les rangs des « Pionniers », organisation de jeunesse qui a pour consigne « Pionniers pour le communisme, nous serons comme le Che ».

Sur les pas du « Che »

Ernesto « Che » Guevara est né le 14 juin 1928 à Rosario, au sein d’une famille de la bourgeoisie argentine. Médecin de formation, il parcourt très jeune à vélo et à moto l’Amérique latine où il prend conscience de la misère des plus démunis du continent, et plus particulièrement les communautés indigènes. En 1955, il fait la rencontre de Fidel Castro en exil au Mexique et rejoint les rangs des révolutionnaires cubains dans la guérilla contre Batista. Dix ans plus tard, il s’éloignera de Cuba et des Castro pour mener de nouveaux combats.

« D’autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts », écrira-t-il en 1965 à Fidel Castro en prenant congé pour porter l’insurrection en Afrique notamment. Cette lettre se terminait par une phrase devenue célèbre : « Hasta la victoria, siempre » (« Jusqu’à la victoire, toujours ! »). 

« Une figure mythique »

Son image et ses portraits sont omniprésents à Cuba, et plus particulièrement le plus célèbre d’entre eux montrant le jeune guérillero argentin, les yeux farouches, portant béret, blouson et cheveux longs. Mythique, elle a fait le tour du monde, orné les murs de générations d’étudiants et fait aujourd’hui l’objet d’une forte récupération mercantile tout en restant omniprésente dans les manifestations à travers la planète.

« Certains considèrent Che Guevara comme un martyr de la lutte révolutionnaire (…) d’autres insistent sur son caractère sanguinaire et autoritaire », mais il est devenu « une figure mythique, emblématique de la révolution de la jeunesse et des luttes pour la justice et l’égalité sociale », résume le directeur de l’Institut des recherches cubaines de l’université de Floride, Jorge Duany.

http://www.20minutes.fr/monde/2146987-20171008-video-cinquante-ans-apres-disparition-cuba-rend-hommage-che

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Montreuil comme à Lyon et ailleurs, l’État Macronien, agresseur récidiviste !

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L’État Macronien,

agresseur récidiviste !

A Montreuil, il s’en prend violemment à des parents voulant protéger leurs enfants d’une usine vétuste et hautement polluante!

Marie Pavlenko est encore «  sous le choc  ». Avec une centaine de parents d’élèves et de riverains, elle avait décidé, mercredi 27  septembre, d’«  appliquer le principe de précaution  » en bloquant «  l’usine toxique  » – comme on l’appelle dans le quartier – située à une trentaine de mètres du groupe scolaire Jules-Ferry, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L’«  usine toxique  », c’est un bâtiment vétuste qui abrite tant bien que mal la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Spécialisé dans le traitement des pièces mécaniques d’avion, ce sous-traitant d’Airbus et Safran déclarait produire encore plus de 37  tonnes de «  déchets dangereux  » en  2015, selon les dernières données du Registre des émissions polluantes. Elle est devenue indésirable pour les riverains depuis qu’un cas de leucémie rare (s’ajoutant à deux autres cas en quinze ans dans la même rue, dont un mortel) a été déclaré chez un élève de CM2 avant l’été.

«  Jetée à terre comme un sac-poubelle  »

«  On s’était regroupés devant l’entrée dans une ambiance bon enfant quand un des policiers est arrivé en nous disant  : Nous allons faire usage de la force, témoigne Marie Pavlenko. Ils ont commencé à charger en nous écrasant avec leurs boucliers. J’ai eu peur, j’ai crié comme un putois. Un CRS m’a attrapée et jetée à terre comme un sac-poubelle.  » Résultat  : une fracture de la main droite et une incapacité totale de travail de dix-neuf  jours pour la romancière, qui va porter plainte pour «  coups et blessures  ».

Nicolas Barrot, le président de l’association les Buttes à Morel, qui mène la fronde et alerte les pouvoirs publics sur l’état de la SNEM depuis douze ans, a fait le bilan  : six blessés et deux parents menottés et emmenés au commissariat. Antoine Peugeot, le responsable local de la FCPE, ajoute que des émanations de gaz lacrymogène sont arrivées dans la cour d’école alors que les enfants étaient en récréation. Il demande «  la libération immédiate et sans poursuites des deux parents d’élèves interpellés  » et rappelle les trois mots d’ordre martelés depuis les premiers blocages lors de la rentrée  : «  Fermeture immédiate de l’usine, dépollution du site et reclassement des salariés.  »

Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, qui a reçu une délégation du collectif des riverains mercredi, demande également une «  libération immédiate des gardés à vue  » et que «  l’ensemble des poursuites engagées soient abandonnées ». La municipalité précise qu’elle s’est engagée à exiger des services de l’Etat «  une totale transparence en demandant la mise à disposition publique de l’intégralité des études réalisées depuis 2007  ».

Taux anormalement élevés de chrome  VI

Nicolas Barrot, lui, s’adresse directement au préfet  : «  Jusqu’à quand allez-vous protéger cette usine  ?  » Contactée par Le Monde, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas répondu à nos sollicitations. Depuis la rentrée scolaire, elle multiplie les communiqués rassurants pour expliquer aux parents et aux riverains que la SNEM ne représente pas de danger qui nécessiterait sa fermeture. Quelques heures après l’intervention des forces de l’ordre, un communiqué tout aussi musclé rappelle que «  l’Etat ne peut accepter les tentatives de blocages ou d’intimidation organisées par un groupe de particuliers  » et «  confirme l’absence de risque pour les populations avoisinantes  » sur la base de prélèvements effectués cet été après l’enquête du Monde (daté du lundi 3  juillet).

Lire aussi :   A Montreuil, voisinage toxique d’une usine et d’une école

Pourtant, des résultats d’analyses pratiquées par le laboratoire central de la préfecture de police auxquels Le Monde a eu accès montrent que des taux anormalement élevés de chrome  VI ont été retrouvés dans l’usine, alors même que son activité était limitée.

Ainsi, une concentration de 3,6  µg/m3 a été mesurée dans l’air intérieur lors d’un prélèvement effectué le 1er  août, soit plus de trois fois la limite autorisée. Un dépassement qui n’a pas échappé à l’agence régionale de santé (ARS) qui relève que «  concernant le chrome  VI, l’attention de l’exploitant est attirée sur un possible dépassement de la VLEP [valeur limite d’exposition professionnelle] sur 8  heures fixée à 1  µg/m3.  » Particulièrement prisé dans l’aéronautique pour ses qualités anticorrosives, le chrome  VI est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne depuis le 21  septembre. Mais Airbus et Safran ont obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser.

Corbière «  alerte  » Hulot

Dans une question écrite au gouvernement adressée le 26 septembre à Nicolas Hulot, le député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière «  alerte le ministre de la transition écologique et solidaire sur les dangers potentiels découlant des dérogations accordées à certains grands groupes  ». Il demande, en outre, «  dans le cas de la SNEM [qui] n’est pas unique en France  », «  quels moyens de contrôle le gouvernement envisage de mettre en place pour vérifier qu’aucune atteinte n’est faite à la santé des populations locales ou à l’environnement  » ou si «  des dispositifs sont prévus pour protéger les équipements publics (écoles, hôpitaux, EHPAD…) voisins de ce type d’activité  ».  

La SNEM, elle, placée en procédure de sauvegarde depuis le 3  août, est tout de même sous le coup d’une «  mise en demeure  » de la préfecture depuis le 8  août. Elle a jusqu’à la mi-novembre pour mettre en conformité son système d’aération. Mais le préfet a fait savoir le 27  septembre que «  l’exploitant a déjà satisfait aux deux premières obligations relatives aux déchets  ». Pas de quoi rassurer les parents d’élèves qui continuent de réclamer la fermeture de l’usine, malgré les ecchymoses.


SOURCE:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/27/a-montreuil-les-crs-delogent-brutalement-des-parents-d-eleves-qui-bloquaient-l-usine-toxique_5192514_3244.html

CRS ou Police, peut importe!

L’Etat Macronien

est un agresseur récidiviste!!

L’article du Monde republié ci-dessus comporte cette note de bas de page…:

« Mise à jour le 29 septembre à 10h : correction de l’erreur dans l’article et la vidéo intégrée, qui présentaient, à tort, les policiers comme des CRS. »

Il s’agit manifestement d’une allusion à ce premier encart publié sur le sujet, et présentant une vidéo “choc”, c’est le moins que l’on puisse dire…

« La scène a été filmée par des parents d’élèves. Elle se déroule le 27 septembre à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des parents d’élèves manifestent contre une usine qui abrite la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux). Située juste à côté d’une école, elle produirait de grandes quantités de déchets dangereux.

La centaine de manifestants a été délogée sans ménagement par un groupe de policiers, qui ont également lancé du gaz lacrymogène. Certains parents d’élèves, surpris par la réaction de la police, disent vouloir « porter plainte pour coups et blessures ».

http://www.lemonde.fr/videos/video/2017/09/28/a-montreuil-des-parents-d-eleves-deloges-sans-menagement-par-des-crs_5192908_1669088.html

 

Or il s’avère que dans ce conflit, local mais révélateur, et qui dure donc déjà depuis douze ans, semble-t-il, la stratégie répressive de l’État Macronien n’est pas une première… Déjà, le 7 Septembre dernier, il avait usé de la force publique pour tenter de venir à bout de la résistance de ces parents courageux!

 

Et là, chacun peut le vérifier sur la photo, il s’agissait bien de CRS…

 

Contre la revendication légitime de ces parents d’élèves, ce n’en est pas moins une récidive dans l’agression et la violence!

Lepotier

 

 

 

Une quinzaine de cars de CRS venus délogés des parents d’élèves qui bloquaient le site d’une usine à Montreuil © Maxppp – Nathalie Doménégo

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Des riverains et parents d’élèves délogés d’une usine par des CRS

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris jeudi 7 septembre 2017 à 16:01

 

Plusieurs dizaines d’habitants et de parents d’élèves ont été délogés ce jeudi matin, de l’usine de la SNEM, à Montreuil, dont ils bloquaient l’accès aux employés. Une quinzaine de cars de CRS étaient déployés pour mettre un terme à leur rassemblement.

La police a délogé ce jeudi matin, peu après 7h, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) des dizaines de riverains et parents d’élèves qui bloquaient depuis lundi l’accès à une usine dont ils exigent la fermeture en raison de sa toxicité supposée.

 

Ce blocage empéchait les employés d’entrer sur leur lieu de travail, le site de la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), spécialisée dans le traitement chimique de pièces destinées aux groupes aéronautiques Airbus et Safran, située au centre de la ville.

Une manifestation illégale, selon la prefecture de Seine-Saint-Denis. Elle n’a pas été déclarée et constitue un délit d’entrave, et « infondée » compte tenu des « échanges approfondis entre les services de l’Etat, la mairie et les riverains » sur ce sujet, a déclaré la préfecture.De leur côté, les habitants mobilisés pour la fermeture de l’usine, dont des parents d’élèves scolarisés dans les écoles voisines, ont dénoncé avec force cette intervention.

« Au lieu d’appliquer le principe de précaution », le préfet « choisit la force pour protéger l’activité de l’usine », lui permettant ainsi de « continuer à intoxiquer +légalement+ », dénoncent la fédération de parents d’élève, dans un communiqué.

En réponse, des parents d’élèves ont occupé brièvement les locaux administratifs des trois écoles voisines de l’usine et annoncent leur intention de saisir le procureur de la République pour « cette mise en danger de la vie d’autrui ». Depuis des années, des habitants du quartier s’inquiètent de la présence de cette usine et leur mobilisation a pris une nouvelle tournure après qu’une leucémie a été diagnostiquée chez un écolier du quartier en juin.

Les autorités ont lancé une série de contrôles et d’analyses pendant l’été. L’exploitant a notamment été mis en demeure de modifier son système de ventilation et d’améliorer sa gestion des déchets. Mais, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, « aucun élément ne démontre aujourd’hui l’existence d’un danger pour les riverains » qui « nécessiterait de procéder à la fermeture de cette dernière ».

Les opposants dénoncent, ce jeudi, la concentration trop élevée en « chrome 6 » à l’intérieur de l’usine, d’après un rapport publié lundi de l’Agence régionale de santé (ARS). Ce produit chimique réputé toxique doit être interdit le 21 septembre dans le cadre d’une directive européenne.

 

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Sur l’agressivité actuelle du système, voir également :

 

LYON 12 SEPTEMBRE

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

 

 

 

A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

us-christmas

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Manifestation défense des retraites à Lyon, le 28 septembre 2017 à 14h de la Place de la Comédie

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Gel des pensions, hausse de la CSG, les retraités disent non !

Manifestation le 28 septembre 2017

à 14h de la Place de la Comédie en direction de la préfecture.

 

Posted by CGT du Rhône on Sep 27, 2017 |

Hausse de la CSG pour les « retraités les plus aisés » selon E. Macron :

La hausse de la CSG de 1,7 point s’appliquera à la CSG calculée au taux de 6,6 %, qui devrait passer à 8,3 %. Elle va donc frapper les retraités ayant un revenu fiscal de plus de 1 200 € (1 838 € pour un couple marié ou pacsé) par mois, soit 60 % des retraités dans notre pays, plus de 10 millions. Peut-on considérer qu’à partir de 1 200 € par mois on est un retraité aisé ? ! 1 200 € c’est 200 € au dessus du seuil de pauvreté.

Les privilégiés dont il ne parle pas :

Les entreprises du CAC 40 ont enregistré des profits exceptionnels depuis le début de l’année 2017, ils ont grimpé quatre fois plus vite que leurs chiffres d’affaires : 52 milliards de profits au premier semestre, un nouveau record ! Ainsi le président propose de réduire le pouvoir d’achat des retraités au nom du partage des efforts, de réduire l’aide au logement et il accorde des réductions d’impôts de 3 milliards aux plus riches alors que ces véritables privilégiés n’ont jamais autant gagné d’argent.

Le 28 septembre disons tous ensemble non à la hausse de la CSG, non à la mise en concurrence des retraités, des salariés et des jeunes, oui à la revalorisation de nos pensions au 1er octobre et à son indexation sur l’évolution des salaires

Tract : tract action 28 septembre version lyon

 

 

 

 

Lidl du Rousset : Plus de deux ans après le suicide de Yannick, le combat continue !

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Nouveau, sur . . .

SOLYDAIRINFO

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/09/28/lidl-du-rousset-plus-de-deux-ans-apres-le-suicide-de-yannick-le-combat-continue/

 

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Entrepôts Lidl du Rousset :

 

Plus de deux ans après

le suicide de Yannick,

le combat continue !

 

 

A propos de cette affaire, nous venions juste de republier,

sur SOLYDAIRINFO:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/24/la-loi-du-marche-impitoyable-en-realite-republication/

l’étude que nous avions faite, deux ans plus tôt, sur le problème du suicide au travail, et précisément suite au suicide de Yannick, dans les entrepôts LIDL du Rousset.

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EXTRAITS DE PRESSE:

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Harcèlement au travail: Le management de Lidl a-t-il provoqué le suicide d’un salarié?

C’est ce qu’a conclu l’inspection du travail. Le magazine «Cash Investigation» d’Elise Lucet, sur France 2, se penche sur cette affaire ce mardi soir… ( NDLR : 26/09/2017 – Cette émission a battu un record d’audience – Voir plus loin )

C’était le papa d’un enfant de 3 ans. Le 29 mai 2015, Yannick Sansonetti, 33 ans, s’est suicidé dans un petit local du magasin Lidl du Rousset, dans les Bouches-du-Rhône. Ce technicien de maintenance sécurité entrepôt travaillait pour le magasin discount depuis 2009. Selon La Provence, l’enquête de l’inspection du travail a mis en avant « des agissements répétés de harcèlement moral » à son encontre, « entre le mois de janvier 2014 et le 29 mai 2015 ».

« Propos dénigrants », « surcharge de travail »

L’inspection du travail cite, selon le quotidien régional, « une organisation du service favorisant la surcharge de travail », « des ordres inatteignables », des « propos dénigrants » ou des menaces « sur son avenir professionnel. » Des faits similaires avaient déjà été dénoncés par le rapport d’un cabinet de conseil mandaté par le CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail).

http://www.20minutes.fr/marseille/2139247-20170926-harcelement-travail-management-lidl-provoque-suicide-salarie

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Les salariés de l’entrepôt, épinglé dans un reportage de « Cash Investigation », se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. 

Des salariés d’un entrepôt de Lidl, distributeur épinglé dans un reportage de Cash Investigation mardi, étaient en grève mercredi pour dénoncer leurs conditions de travail et le licenciement, selon eux abusif, de l’un de leurs collègues, selon des sources syndicales.

Environ 50 salariés en grève. Le mouvement de grève au Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui a débuté mardi, doit durer au moins jusqu’à jeudi matin, a précisé Christophe Polichetti, délégué syndical et secrétaire général de la CGT Lidl Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aucun camion ne sort de l’entrepôt, qui emploie environ 150 salariés, depuis mercredi matin, et les magasins de la région pourraient connaître des problèmes d’approvisionnement en produits frais et en fruits et légumes, a-t-il affirmé. Environ 50 salariés sont en grève, selon lui. Contactée par l’AFP, la direction de Lidl n’a pas réagi dans l’immédiat.

« J’aimerais envoyer des fleurs à la journaliste ». Au Rousset, les salariés réclament « un changement des pratiques de management », l’arrêt « des menaces et des grossièretés » de la part de l’encadrement, et des avancées sur la façon dont sont décidés les plannings, a notamment détaillé le syndicaliste. Il explique avoir été « soulagé » de voir les conditions de travail dans l’entreprise rendues publiques par le reportage diffusé sur France 2 : « j’aimerais envoyer des fleurs » à la journaliste Sophie Le Gall qui l’a réalisé. 

Le reportage, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointait en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, chez Free/Iliad et Lidl, entreprise allemande. L’émission a établi son record d’audience historique avec ce sujet.

Les syndicats dénoncent des « abus de pouvoir ». Les syndicats du Rousset (CGT, CFDT, UNSA et Sud) réclament par ailleurs la réintégration d’un collègue, licencié selon eux pour « faute grave » après avoir quitté son poste 17 minutes avant l’heure. « Il avait prévenu ses supérieurs et on lui reproche d’avoir prêté son badge à un intérimaire, qui sans cela, ne pouvait pas aller travailler », a relaté Christophe Polichetti. « C’est une sanction complètement disproportionnée », ajoute le représentant du syndicat UNSA, Frédéric Blanc, qui dénonce les « abus de pouvoir » dans l’entreprise. « J’invite la ministre du Travail à venir nous voir, pour lui expliquer la réalité de comment ça fonctionne », ajoute-t-il.

http://www.europe1.fr/societe/un-entrepot-de-lidl-dans-le-sud-est-perturbe-par-une-greve-3447971

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Chez Lidl on les appelle les préparateurs de commandes. Ce sont les fourmis industrieuses et invisibles du grand public à l’oeuvre dans les centres névralgiques de l’enseigne allemande de grande distribution : les entrepôts régionaux, qui irriguent ensuite les différents magasins de la chaîne. Celui de la zone industrielle de Rousset, près d’Aix-en-Provence, a ouvert l’hiver dernier et dessert les supermarchés des Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hautes-Alpes et Bouches-du-Rhône.

43 000 m² de bâtiment, quelque deux cents salariés, 1 500 palettes de produits secs, frais ou surgelés qui entrent et sortent de l’entrepôt chaque jour. Dès 5 h du matin, le ballet des camions commence le long des quais de chargement-déchargement. À l’intérieur, les préparateurs de commandes s’activent, juchés sur des chariots élévateurs et guidés au milieu des immenses rayonnages par une manière de GPS qui leur donne leurs ordres de mission.

Hier matin à Rousset, c’est le sort de l’un de ses stakhanovistes du magasinage qui a été à l’origine d’un mouvement de grève spontané d’une partie de l’équipe du matin. On reproche au jeune homme, en CDI « depuis deux ans et demi après un an et demi d’intérim au même poste », précise-t-il, d’être parti 17 mn trop tôt il y a quelques jours. Circonstance aggravante, la pointeuse, obligatoire aux entrées et sorties du personnel, a enregistré son badge à l’heure normale de débauche, donc plus tard que son départ effectif. Fraude caractérisée à la pointeuse pour la direction qui a donc licencié son salarié.

Ce dernier se défend de toute fraude et assure avoir prévenu sa hiérarchie intermédiaire de son départ anticipé le jour incriminé. « Et mon badge, je l’avais prêté à un intérimaire parce que le sien ne marchait pas et qu’il en avait besoin pour aller aux toilettes. Je ne savais pas qu’il pointerait pour moi en partant », assure le salarié licencié.

Fraude volontaire ou pas ? Plusieurs syndicats confiaient en aparté, après une rencontre avec la direction régionale le matin même, qu’ils auraient compris « une mise à pied pour cette maladresse, mais pas un licenciement brutal ». « Aucune vraie discussion sur le cas de ce collègue n’a été possible ce matin avec la direction, assure Christophe Polichetti, délégué syndical CGT. On nous a juste dit, c’est comme ça et pas autrement. »

« Cet épisode-là, c’est la goutte d’eau, confirme Marc Ricotta, délégué syndical CFDT chez Lidl. J’ai toujours favorisé le dialogue avec la direction, je ne suis pas un jusqu’au-boutiste et je sais que c’est Lidl qui nous fait vivre, mais là, juste, on n’en peut plus. Quand, nous, on pose des questions sur l’encadrement, quand on signale des cas de caissières insultées, des préparateurs pressés par la hiérarchie, rien ne se passe. Parfois, un cadre est simplement déplacé. Les licenciements, c’est pour nous. »

Les relations entre base et hiérarchie, les conditions de travail dans un entrepôt flambant neuf et qui se veut le symbole du nouveau Lidl, moderne et sorti du hard-discount, étaient en fait au coeur des échanges entre la vingtaine de grévistes rencontrés à l’extérieur du site hier matin. Un site qui ne s’est, en outre, toujours pas remis du suicide sur son lieu de travail de l’un de ses salariés en mai 2015 (lire La Provence d’hier).

« Pour aller aux toilettes, on doit demander la permission, qui n’est pas toujours accordée ou alors il faut attendre la pause, confie une préparatrice. Pareil quand on veut aller boire à la fontaine à eau. On nous répond’Mais on vous a distribué des gourdes pour que vous ne vous arrêtiez pas’. » Locaux déjà dégradés ou sales, manque chronique d’effectifs à l’entrepôt comme dans les magasins, salariés de base et agents de maîtrise rincés par la charge de travail… « La direction clame partout que les méthodes ont changé chez Lidl, assène Christophe Polichetti. Moi, je ne vois rien de différent. »

De son côté, Pascal Picazo, le directeur régional de Lidl, reconnaît que le groupe doit encore travailler avec ses salariés sur les conditions de travail. Mais il considère aussi que celles-ci, grâce au nouvel entrepôt, « n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a encore deux ans. L’outil est plus moderne, plus fonctionnel, les horaires des salariés les plus anciens ont pu, par exemple, être adaptés et concentrés sur la matinée« .

La grève pourrait toutefois être reconduite aujourd’hui.

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Les caméras de « Cash » chez Lidl

La grève d’hier intervient dans un climat médiatique particulier pour l’enseigne. « Ce soir (hier soir, Ndlr), on sera tous devant la télé, évidemment, même si on ne va rien apprendre de neuf. Mais au moins, le grand public verra que ce qu’on raconte en réunions de délégués du personnel depuis des années, ça n’est que la vérité », estimait hier matin Christophe Polichetti, délégué syndical CGT de Lidl Rousset, évoquant le magazine d’enquête de France 2, Cash investigations, qui, après avoir fait embaucher l’un de ses journalistes comme préparateur de commandes, a filmé la vie d’un entrepôt Lidl en caméra cachée.

Postes déshumanisés, charges de travail (au propre comme au figuré) délirante, pression managériale pas toujours maîtrisée… Le reportage des équipes d’Élise Lucet, que nous n’avions pas vu au moment d’écrire cet article, s’annonçait redoutable.

Guénaël Lemouee

http://www.laprovence.com/article/societe/4637025/lentrepot-regional-de-lidl-en-greve-pour-lun-des-siens.html

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Le magazine d’investigation d’Élise Lucet a passé un an dans deux entreprises pour enquêter sur les conditions de travail.

L’enquête promet de faire du bruit. Mardi soir, Élise Lucet présente un nouveau numéro de Cash investigation sur France 2. Un an d’enquête sur les conditions de travail dans deux entreprises, Lidl et Free, avec pour titre « Travail, ton univers impitoyable ».

Un salarié porte huit tonnes de colis par jour.

Chez Lidl d’abord, le téléspectateur va pouvoir découvrir comment le travail peut user le corps. Le tout grâce à plusieurs semaines de caméras cachées. Un journaliste de l’émission a réussi à se faire embaucher comme préparateur de commande dans les entrepôts du magasin. « On a découvert l’installation d’un système qui s’appelle la commande vocale. Le salarié travaille avec un casque toute la journée et une machine lui dicte des ordres, donc des colis à prendre », explique Sophie le Gall, réalisatrice de l’enquête.

L’équipe de Cash investigation a aussi découvert quel poids les salariés transportent tous les jours. Un chiffre que les employés eux-mêmes ignorent. « Il a fallu, image par image, se repasser toute la journée de travail et noter chaque colis qu’il a porté », indique la réalisatrice. Au total, 1.400 colis pour… 8.170 kilos, soit huit tonnes en une journée. L’équivalent de deux éléphants d’Asie, ou encore six voitures de taille moyenne.

Dans les centres d’appels de Free. La seconde partie de l’enquête promet également de faire du remous. Elle concerne Free et son patron Xavier Niel. Cash investigation s’est intéressé aux centres d’appels de la marque. Dans le magazine Society, le fondateur de l’entreprise qualifiait lui-même ce métier d’horrible : « Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». Au programme notamment, un face-à-face très tendu entre Élise Lucet et Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free.

http://www.europe1.fr/medias-tele/lidl-et-free-dans-le-viseur-de-cash-investigation-3446438

 

Record d’audience historique pour Cash Investigation, Lidl va réagir

 

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs et permis à France 2 d’être leader en prime time mercredi soir.

L’émission « Cash investigation » a établi son record d’audience historique mardi soir avec son émission sur le « monde merveilleux du travail » au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 17,7% des téléspectateurs présents devant leur télévision, selon les chiffres de Médiamétrie. Elle dépasse de peu une spéciale de « Plus belle la vie » sur France 3, qui a attiré près de 3,8 millions de téléspectateurs (15,9% de part d’audience, car sa durée était différente).

Comment revoir l’émission 

Pour ceux qui auraient manqué sa diffusion, « Cash Investigation » peut être visionné en replay sur France.Tv

http://www.sudouest.fr/2017/09/27/record-d-audience-historique-pour-cash-investigation-lidl-va-reagir-3812320-4693.php

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Dans le cadre de cette très bonne émission d’Élise Lucet…

ORDONNANCES MACRON:

PÉNICAUD PRISE LA MAIN DANS LE SAC… (VIDÉO)

 

Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation, l’émission d’Elise Lucet sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est totalement embourbée quand la journaliste lui a présenté les conséquences de sa réforme par ordonnances du code du travail pour Nelson, victime d’un licenciement abusif.

De la théorie à la réalité. Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est trouvée confrontée aux conséquences concrètes de sa réforme par ordonnances du code du travail. Au terme du reportage du jour, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », Elise Lucet lui a en effet présenté le cas de Nelson, l’un des intervenants du reportage, salarié viré par Free après moins d’un an d’ancienneté et dont le licenciement a été jugé abusif par le tribunal des prud’hommes.

N’ayant pas respecté le droit du travail, Free a été condamné par les prud’hommes à verser 6 mois de salaire à Nelson, explique la journaliste. Soit 10.800 euros. Cela, c’est le système actuel. Mais dans le futur à la sauce Macron, les indemnités prudhomales pour licenciement abusif seront justement plafonnées par les ordonnances de Muriel Pénicaud. Combien Nelson touchera-t-il alors, demande Elise Lucet ?

Muriel Pénicaud sort les rames…

C’est alors que la ministre va s’empêtrer dans ses tentatives d’esquive. « Ça dépend de l’ancienneté et ça dépend du motif », démarre Muriel Pénicaud. Sauf que ça ne « dépend » pas du tout puisque le cas qui lui est soumis est très précis… Motif : licenciement abusif. Ancienneté : moins d’un an. « Vous n’avez pas une réponse un peu plus précise ? », relance la présentatrice de Cash. « Mais non mais ça dépend », maintient la ministre.

La réponse viendra donc de l’intervieweuse : dans le nouveau système, Nelson touchera à peine un mois de salaire en indemnités, c’est-à-dire 1.800 euros. Soit six fois moins que ce qu’il a touché dans le système actuel. « Le plancher est à trois mois donc c’est pas possible », objecte alors Muriel Pénicaud d’un ton péremptoire. Sauf que justement, non : ses ordonnances ne prévoient pas ce plancher si le salarié abusivement licencié a moins d’un an d’ancienneté, ce qui est le cas de Nelson.

« Sauf si le juge considère qu’il y a une discrimination », tente encore Muriel Pénicaud. Mais encore une fois, non, Nelson n’a pas été discriminé : son employeur l’a juste licencié illégalement. Il ne touchera donc qu’un mois d’indemnités. Mais cela, la ministre du Travail a manifestement du mal à l’assumer…

https://www.marianne.net/societe/video-malaise-tv-dans-cash-investigation-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-s-embourbe?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1506506223

 

 

 

FIN DU CAPITALISME