Syndicalisme

Paris-RATP, Alger, Hong Kong, un Vendredi de luttes sociales dans le monde

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Paris-RATP, Alger, Hong Kong,

un Vendredi de luttes sociales

dans le monde

 

 

 

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Rassemblement de salariés en grève devant le siège de la RATP, le 13 septembre 2019 à Paris

 

 

 

Grève à la RATP très suivie,

premier « coup de semonce »

contre la réforme des retraites

 

La grève des personnels de la RATP a été très suivie vendredi, obligeant les usagers à s’organiser pour leurs déplacements et ouvrant le bal de la contestation de la réforme des retraites et de la disparition des régimes spéciaux.

Dix lignes de métro sont restées fermées vendredi, tandis que les Franciliens se débrouillaient comme ils pouvaient avec des RER, bus et tramways au compte-gouttes. « Au lieu de prendre la ligne 9, j’ai dû prendre le Uber et le train », soupirait Solveig.

Une telle mobilisation est inédite depuis une précédente réforme des régimes spéciaux en 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Vendredi soir après 20H00, seules les métros des deux lignes automatiques 1 et 14 doivent circuler. Le trafic doit reprendre normalement à 05H30 samedi, selon la RATP.

Réunis à l’appel de plusieurs syndicats, dont les trois organisations représentatives Unsa, CGT et CFE-CGC, plusieurs centaines d’agents se sont rassemblés le matin devant le siège de la RATP, où les leaders syndicaux ont salué une « réussite ».

« La force de cette mobilisation montre bien que ce régime de retraite est au cœur de notre contrat social (…) À la RATP, c’est un deal entre le nouvel embauché et l’entreprise », a déclaré Thierry Babec de l’Unsa.

Si un salarié de la RATP entre à un niveau de salaire modeste, il est assuré jusqu’à présent d’une retraite calculée sur les six derniers mois de salaire et d’un âge de départ plus précoce que dans le régime général: ainsi, début 2019, un conducteur pouvait partir à 50 ans et 8 mois et un agent affecté aux travaux à 55 ans et 8 mois.

 

Le régime spécial de retraite, « c’est du salaire différé » pour compenser « les contraintes et pénibilités » du travail, a lancé Thierry Babec, en plaidant pour « une convergence » des actions « avec tous ceux qui vivent les contraintes du transport, les routiers, les cheminots ».

Selon FO, la remise en cause du régime spécial « aurait pour conséquence une baisse de 30% » des pensions à la RATP.

Fabrice Ruiz de la CFE-CGC a évoqué un « taux de grévistes estimé entre 60% et 98% selon les secteurs », non confirmé par la RATP.

Dans un communiqué, les trois syndicats représentatifs réclament au gouvernement « de véritables négociations » et « des garanties concrètes rapidement ».

– Avocats, hôtesses et pilotes lundi –

Pour les syndicats, la grève à la RATP est le « premier coup de semonce » contre la réforme des retraites.

« C’est pas une grève de privilégiés, c’est une grève de salariés qui disent +on veut avoir une retraite à un âge raisonnable et partir dans des conditions raisonnables+ », a estimé sur franceinfo un syndicaliste.

AFP / STEPHANE DE SAKUTIN Entrée de la station République fermée à Paris pour cause de grève RATP le 13 septembre 2019

Les régimes spéciaux sont appelés à disparaître avec la mise en place du système universel de retraite par points. Le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué une entrée en vigueur du régime universel au 1er janvier 2025. « Nous avons prévu des périodes de transition pouvant aller jusqu’à 15 ans en fonction des différents systèmes, ça veut dire 2040 », a-t-il précisé sur TF1 jeudi soir.

« Le chauffeur de bus du Havre, ou de Bordeaux ou de Metz, il a parfois le même travail que celui de la RATP dans les mêmes conditions, en tout cas avec des contraintes approchantes, et il a un régime de retraite qui n’a rien à voir », avait-il lancé pour justifier un système « plus juste, plus solide, plus transparent ».

« Au lieu de baisser les droits de ceux qui en ont, augmentons les droits de ceux qui n’en ont pas », a rétorqué un leader syndical.

D’autres catégories et syndicats vont défiler tout au long du mois de septembre: dès lundi, ce sera le tour des avocats rejoints par les médecins, infirmières, pilotes, hôtesses et stewards.

Jeudi, les personnels d’EDF se mobilisent contre le projet de réorganisation « Hercule », qui signe selon eux la fin du service public de l’électricité, mais aussi pour la sauvegarde du régime de retraite des IEG (industries électriques et gazières).

Les grandes centrales battront le pavé le 21 septembre pour FO et le 24 pour la CGT, rejointe par Solidaires et SUD-Rail: nouvelles perturbations des transports en vue, cette fois à la SNCF.

https://www.afp.com/fr/infos/334/greve-la-ratp-tres-suivie-premier-coup-de-semonce-contre-la-reforme-des-retraites-doc-1k85t215

 

Les Algériens dans la rue

pour dire non

à la présidentielle

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Les Algériens se sont mobilisés pour le 30e vendredi consécutif de manifestation pour s’opposer à la tenue rapide d’une présidentielle, mais le Parlement vient de voter deux textes qui devraient ouvrir la voie à l’annonce d’un scrutin d’ici fin décembre.

Malgré l’opposition de la rue, qui ne voit dans la tenue d’une présidentielle qu’un moyen pour le « système » de se maintenir au pouvoir par la fraude, l’armée, qui a pris de facto les rênes du pays, semble bien décidée à accélérer le processus.

Le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a présenté mercredi deux projets de loi qui ont été adoptés en l’espace de seulement deux jours par les deux chambres: jeudi par l’Assemblée populaire nationale (APN), où des partis d’opposition ont boycotté la séance, et vendredi matin par le Sénat.

Premier texte en question: la création d’une autorité « indépendante » chargée des élections qui doit recevoir « toutes les prérogatives des autorités publiques –à savoir administratives en matière électorale ».

Cette instance aura pour mission d’organiser, surveiller le processus électoral et « superviser toutes ses étapes, depuis la convocation du corps électoral jusqu’à l’annonce des résultats préliminaires », selon M. Zeghmati.

Deuxième texte: une révision de la loi électorale, censée garantir « la transparence, la régularité et la neutralité » des élections.

Ces deux projets de loi avaient été proposés par une « instance de dialogue », chargée par le pouvoir de sortir le pays de la crise après la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans à la tête de l’Algérie, sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée.

– « Il a fait un sondage ? » –

L’adoption à la va-vite de ces deux projets survient alors que le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays, ne cesse de plaider pour la tenue rapide d’une présidentielle.

Il a réclamé que le décret de convocation de la présidentielle soit publié dimanche. Une convocation à cette date du corps électoral fixerait, compte tenu des délais légaux de 90 jours, à la mi-décembre la date de l’élection.

Mais le mouvement de contestation réclame le démantèlement de l’appareil hérité des 20 ans de présidence Bouteflika avant tout scrutin, ainsi que la mise en place d’institutions de transition, ce que refuse le pouvoir.

AFP / RYAD KRAMDI Des Algériens manifestent le 13 septembre 2019 à Alger pour s’opposer à la tenue d’une présidentielle organisée par le régime

Malgré des pluies diluviennes tombées la veille, notamment à Alger où de nombreux quartiers ont été inondés, les manifestants étaient vendredi au rendez-vous.

Un imposant cortège s’étirait dans plusieurs rues autour de la Grande Poste, point de ralliement des manifestations hebdomadaires.

Faute de chiffre officiel, la foule qui prend chaque semaine depuis le 22 février part au « Hirak », le mouvement inédit de contestation du régime, est difficile à mesurer précisément.

« Comment Gaïd Salah peut-il être certain de la tenue de la présidentielle? Est-ce qu’il a fait un sondage ou un référendum ? », s’interroge Hind Benahmed, une enseignante retraitée.

Le général Ahmed Gaïd Salah s’est récemment dit certain que l’élection se tiendrait rapidement. La présidentielle initialement prévue le 4 juillet avait dû être annulée, aucun candidat ne s’étant déclaré, face à l’ampleur de la contestation.

« Qui va oser se porter candidat alors que le peuple refuse des élections dans ces conditions? », se demande Mouloud Benhassaim.

– « Mascarade » –

AFP/Archives / RYAD KRAMDI Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état major de l’armée algérienne et actuel homme fort du pays, le 6 février 2019 à Alger

Fettouma, une enseignante de 49 ans, rappelle plusieurs revendications des manifestants dont le départ du gouvernement, « spécialiste de la fraude », et la libération des détenus d’opinion.

« Les généraux à la poubelle » ou « Pas d’élections avec le gang », entendait-on aussi dans la foule, en référence aux proches de M. Bouteflika qui sont toujours au pouvoir.

Cette mobilisation intervient au surlendemain de l’arrestation de Karim Tabbou, figure du mouvement de contestation inculpé d' »atteinte au moral de l’armée ». « Libérez Karim Tabbou », ont scandé les manifestants.

Dans la matinée, plusieurs manifestants ont été interpellés avant le départ du cortège, selon une journaliste de l’AFP.

« Les proches de Bouteflika sont toujours au pouvoir et une élection dans ces conditions c’est tout simplement une mascarade », fulmine Lyes Mesbah, 48 ans, ingénieur.

Selon des journalistes locaux et des sites d’information, la mobilisation a aussi été importante dans de nombreuses villes du pays dont les plus importantes: Constantine (nord-est), Oran (nord-ouest) et Annaba (nord-est).

https://www.afp.com/fr/infos/334/les-algeriens-dans-la-rue-pour-dire-non-la-presidentielle-doc-1k95159

 

Deux collines de Hong Kong

illuminées

par des milliers de manifestants

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Des milliers de manifestants pro-démocratie ont illuminé vendredi soir de torches, lanternes ou pointeurs laser deux des collines de Hong Kong, profitant de l’ouverture de festivités traditionnelles pour rappeler leur détermination, plus de trois mois après avoir entamé leur mouvement.

Ces festivités de la mi-automne sont l’une des dates les plus importantes du calendrier chinois et sont généralement consacrées aux réunions en famille ou aux voeux pour faire fortune.

Mais des milliers de personnes militant pour davantage de démocratie ont mis à profit cette occasion pour rejoindre le sommet du Lion Rock, qui domine les gratte-ciel de Kowloon, l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète, pour agiter des torches.

AFP / Nicolas ASFOURI Des militants pro-démocratie portent des lanternes en formant une chaîne humaine sur le Victoria Peak à Hong Kong le 13 septembre 2019.

D’autres avaient formé une longue chaîne humaine sur le Peak, qui offre un point de vue spectaculaire prisé des touristes sur l’ensemble de la mégalopole et son front de mer.

Les participant aux deux rassemblements, dont les lumières scintillaient de part et d’autre du port, ont entonné des slogans et un air anonyme devenu viral ces derniers jours chez les protestataires, « Gloire à Hong Kong ! ».

– « Le pouvoir du peuple » –

AFP / Nicolas ASFOURI Un militant sur le Victoria Peak brandit une lanterne sur laquelle est écrit « Libérer HK » (Hong Kong), le 13 septembre 2019

« Les festivités d’automne symbolisent la famille et le fait d’être ensemble. Il s’agit par conséquent d’exprimer l’esprit de rassemblement du pouvoir du peuple de Hong Kong », explique, essoufflé, à l’AFP Yip, peinant à grimper le Lion Rock.

Les manifestations de vendredi soir sont le prélude à d’autres initiatives prévues pour le week-end, mais rejetées par la police.

Les contestataires entendent défiler dans la ville dimanche et une autre manifestation, plus modeste, est programmée devant le consulat britannique pour appeler Londres à faire davantage afin de protéger son ancienne colonie de l’emprise croissante de Pékin.

Des groupes d’étudiants ont appelé d’autre part à une grève générale d’une semaine à compter du 1er octobre, au moment où la direction chinoise célèbrera à Pékin le 70e annniversaire de la fondation de la Chine communiste.

Hong Kong traverse sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997, avec des manifestations et d’autres actions quasi-quotidiennes, qui ont parfois dégénéré en violents affrontements entre radicaux et forces de l’ordre.

– Une économie malmenée –

AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Rassemblement de manifestants prodémocratie, le 18 août 2019 à Victoria Park, à Hong Kong

La contestation est née en juin du rejet d’un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine.

Le texte a définitivement été abandonné mais le mouvement a considérablement élargi ses revendications, pour demander notamment des réformes démocratiques et dénoncer le recul des libertés dans l’ex-colonie britannique et l’ingérence grandissante de Pékin dans les affaires intérieures de cette région semi-autonome.

De nombreuses manifestations culturelles et sportives ont été annulées ces derniers temps en raison de la profonde agitation qui règne sur le territoire.

Beaucoup de manifestants sont d’ailleurs convaincus que viser Hong Kong au portefeuille est le seul moyen de faire plier l’exécutif soutenu par Pékin.

AFP/Archives / Manan VATSYAYANA Des manifestants pro-démocratie bloquent l’entrée des terminaux à l’aéroport de Hong Kong, le 13 août 2019

Dernière en date de ces annulations, le tournoi international féminin de tennis de Hong Kong, prévu pour début octobre, a été reporté sine die en invoquant très pudiquement « la situation actuelle » sur place.

L’Open de Hong Kong, l’un des événements sportifs les plus prestigieux de la ville, attire chaque année de grands noms. Y ont notamment déjà participé Venus Williams, Angelique Kerber, Kristina Mladenovic et Caroline Wozniacki, laquelle avait remporté l’édition 2016.

Le tournoi se joue sur les terrains de Victoria Park, un grand parc qui a été le théâtre de nombreux rassemblements massifs.

AFP/Archives / Philip FONG Manifestation de soutien aux employés de Cathay Pacific, le 28 août 2019 à Hong Kong

Près de cent jours de mobilisation commencent à peser sur l’économie locale, déjà malmenée par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

De plus en plus d’artistes annulent ou ajournent des événements. Cela a été le cas du chanteur sud-coréen Kang Daniel, du boys band GOT7 ou du Sud-Africain Trevor Noah, l’un des humoristes et présentateurs les plus connus des Etats-Unis.

Le Global wellness summit (GWS), rendez-vous des professionnels de l’économie du bien-être, s’est quant à lui replié sur Singapour.

– Tourisme plombé –

Ces annulations constituent un cauchemar pour une ville dont le secteur touristique est déjà plombé par les manifestations.

Hong Kong a enregistré en août une baisse de 40% du nombre des touristes par rapport à août 2018. Le taux d’occupation des hôtels a diminué de moitié, ce qui a des répercussions en cascade sur l’activité des commerces de détail et de la restauration.

La compagnie aérienne Cathay Pacific a fait état mercredi d’une baisse de 11,3% sur un an de son trafic passagers en août, un mois marqué par des manifestations à l’aéroport qui se sont traduites par des centaines d’annulations.

Le mouvement de contestation, qui n’a pas de leader identifié, conserve une forte capacité de mobilisation, même si celle-ci n’est pas aussi forte qu’en juin.

Conformément à la Déclaration sino-britannique de 1984 qui avait présidé à la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés uniques n’existant pas dans le reste de la Chine.

https://www.afp.com/fr/infos/334/deux-collines-de-hong-kong-illuminees-par-des-milliers-de-manifestants-pro-democratie-doc-1k89558

 

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A la RATP, forte mobilisation contre la réforme des retraites

 

 

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AFP / Laurence SAUBADU La grève à la RATP du vendredi 13 septembre

 

A la RATP,

forte mobilisation contre

la réforme des retraites

 

Du jamais-vu depuis 12 ans: les transports en commun de la RATP circuleront au compte-gouttes vendredi en région parisienne, où le trafic de la régie sera fortement perturbé par une grève très suivie, première salve des mobilisations annoncées contre la réforme des retraites.

« Un premier coup de semonce », avertissent de leur côté les syndicats qui ont appelé à la grève, dont les trois organisations représentatives, Unsa, CGT et CFE-CGC. Ils ont décrété la « mobilisation générale » contre la réforme des retraites et pour le maintien du régime spécial des agents de la régie des transports parisiens.

Avec dix lignes de métro fermées, d’autres « partiellement ouvertes », une poignée de RER uniquement aux heures de pointe et seulement un tiers des bus en circulation, le trafic sera « extrêmement perturbé », a prévenu la direction de la RATP.

Les syndicats soulignent que ce régime tient compte des « contraintes spécifiques » et des « pénibilités liées à (leur) mission de service public ». Un dispositif appelé à disparaître avec la mise en place du « système universel » de retraite par points voulu par le président Emmanuel Macron.

Leur grève se tiendra au lendemain d’un discours du Premier ministre Édouard Philippe, qui a tenté jeudi de « lever les inquiétudes, les malentendus » sur cette réforme. Devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), il a exhorté à la « confiance », promis la « justice » et s’est engagé à « plus d’écoute, plus de dialogue ».

A la RATP, ce sera la plus forte mobilisation depuis la grève du 18 octobre 2007, déjà contre une réforme des régimes spéciaux de retraite, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Ce jour-là, où les cheminots de la SNCF étaient aussi en grève, le réseau RATP avait été quasiment paralysé.

La mobilisation massive attendue vendredi « montre le niveau de mécontentement des agents de la RATP », a relevé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, jeudi sur RTL.

– « Prise de conscience » –

Dans l’entreprise, « les agents sont très inquiets », a dit à l’AFP Thierry Babec, secrétaire général de l’Unsa-RATP, premier syndicat de la régie.

« Nous voulons le maintien des garanties spécifiques de notre régime de retraite » car, « pour nous, la seule compensation réelle aux contraintes du service public, comme le travail le week-end, la nuit, c’est la retraite », a-t-il expliqué.

Avec le régime universel, « on n’aura plus de compensation », a-t-il critiqué.

« C’est la réforme de trop. Il y a une prise de conscience des salariés », a estimé Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT-RATP (deuxième syndicat).

Et cette réforme arrive dans une entreprise « en pleine transformation », avec l’arrivée de la concurrence fin 2024, ainsi qu’un « plan de productivité » entraînant des suppressions de postes et « l’intensification du travail pour ceux qui restent », a-t-il déploré.

Pour la CFE-CGC (troisième organisation), avec cette réforme, « les salariés ont beaucoup à perdre » et « les encadrants seront particulièrement pénalisés ».

« Le régime de retraite fait partie du contrat social » entre l’entreprise et ses salariés, il ne doit pas être « remis en cause sans compensation », souligne le syndicat des cadres, qui veut avec la grève « peser sur les négociations à venir ».

Négocier dans quelles conditions ? Le Premier ministre a répété jeudi que les facteurs de pénibilité et de danger seraient intégrés au projet de loi de la réforme. Un texte qui sera voté d’ici « l’été prochain ».

Auparavant, se tiendront des « consultations citoyennes », jusqu’à la fin de l’année, et des concertations avec les partenaires sociaux, « jusqu’au début du mois de décembre ».

Mais les opposants à la réforme n’attendront pas. Lundi, les avocats, avec les pilotes de ligne, hôtesses de l’air, stewards et professions médicales, manifesteront à Paris pour défendre leurs régimes « autonomes » de retraite complémentaire.

FO rassemblera contre la réforme le 21 septembre dans la capitale, avant la journée nationale d’action organisée le 24 septembre par la CGT, rejointe par Solidaires et SUD-Rail.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/la-ratp-une-greve-monstre-contre-la-reforme-des-retraites-doc-1k80gc2

 

 

Urgences: l’assemblée générale des grévistes vote la poursuite du mouvement

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AFP/Archives / LOIC VENANCE L’entrée des urgences de Nantes, le 27 août 2019

 

Urgences:

l’assemblée générale des grévistes

vote la poursuite du mouvement

 

Le collectif Inter-Urgences, réuni mardi en assemblée générale, a voté la poursuite du mouvement de grève entamé il y a près de six mois, au lendemain de l’annonce par Agnès Buzyn d’un plan de « refondation » jugé insuffisant.

Les représentants des grévistes, rassemblés à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont voté à main levée une motion rappelant leurs revendications et ont acté le principe de « rassemblements locaux » le 26 septembre, en attendant de fixer prochainement une « date de mobilisation nationale », a constaté une journaliste de l’AFP.

La « participation aux autres actions » a également été approuvée, sans appel clair à rejoindre la manifestation de la CGT mercredi à Paris.

Le collectif Inter-Urgences continue de réclamer des « réouvertures de lits », des « recrutements à la hauteur des besoins » et une « augmentation de 300 euros net mensuels pour tous les hospitaliers ».

Le plan de « refondation » des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn n’a pas convaincu les grévistes, qui ont voté mardi la poursuite du mouvement, avant une manifestation mercredi à l’appel des syndicats.

La ministre de la Santé a beau avoir promis d’ici 2022 « plus de 750 millions d’euros » puisés dans des crédits existants, le compte n’y est pas pour le collectif Inter-Urgences, à l’origine d’une grève inédite par sa durée – bientôt 6 mois – et son ampleur – 250 services d’urgence à ce jour.

Principales mesures: un nouveau « service d’accès aux soins » pour réguler les appels aux secours, des « admissions directes » sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure « gestion des lits » disponibles dans les hôpitaux.

« Ce plan, c’est du flan ! », a résumé Hugo Huon, président du collectif Inter-Urgences, à l’issue de son assemblée générale à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Les représentants des grévistes y ont donc voté à main levée une motion rappelant leurs revendications – « réouvertures de lits », « recrutements à la hauteur des besoins », « augmentation de 300 euros net mensuel » – et souhaitant une extension du mouvement aux autres services hospitaliers.

« Nous appelons l’ensemble de nos collègues à se mettre en grève avec nous », a déclaré Christophe Le Tallec, vice-président de ce collectif, qui prévoit des « rassemblements locaux » le 26 septembre et doit prochainement fixer « une date de mobilisation nationale »

En attendant, les soignants sont invités « à se mobiliser sur l’ensemble des dates syndicales qui sont annoncées », a-t-il ajouté.

La CGT organise opportunément une « journée d’action » mercredi dans tout le secteur sanitaire et social, en affirmant que le plan de Mme Buzyn « est loin des attentes du personnel ».

Il « ne répond en rien à la réalité du terrain », affirme également Force ouvrière, qui a décidé de « s’associer » à cette mobilisation.

Du côté des médecins, le président de l’Association des urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, et celui du syndicat Action Praticien Hôpital, ont indiqué que leurs organisations se prononceraient jeudi sur leur participation à la grève.

« Très déçu » par les annonces de la ministre, M. Pelloux a évoqué « un rendez-vous raté » sans « rien sur les revalorisations salariales » et a prédit que « la contestation va être sévère ».

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/urgences-lassemblee-generale-des-grevistes-vote-la-poursuite-du-mouvement-doc-1k642x4

https://www.afp.com/fr/infos/334/urgences-apres-le-plan-buzyn-les-grevistes-maintiennent-la-pression-doc-1k607t4

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/d8792097197d2c0dae3cccb06e27e51f8d4e7c82.jpg

AFP/Archives / Aurore MESENGE Manifestation à l’appel du collectif Inter-Urgences le 6 juin 2019 à Paris

 

 

Rentrée Sociale : Mickaël Wamen, un « Gilet Noir » à la CGT ?

ÉDITION MISE A JOUR VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2019

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Rentrée Sociale :

Mickaël Wamen, un « Gilet Noir » à la CGT ?

 

 

Reçu récemment, ce bref document rédigé par Mickaël Wamen à destination de l’ensemble des militants cégétistes.

Mickael Wamen.pdf

 

On se rappellera que M. Wamen est considéré comme le leader de la lutte à Goodyear Amiens-Nord, usine fermée en 2014, et dont 832 salariés attendent toujours une indemnisation, en procédure depuis cette époque.(1)

 

Mais on se souviendra aussi de cette parodie d’organisation de masse que furent les « comités Goodyear » lancés par M. Wamen au printemps 2016 et qui n’étaient finalement qu’une manœuvre grossière de règlement de compte interne à la CGT entre la pseudo « gauche radicale » du même Wamen et la direction confédérale…

On se souviendra aussi de la création houleuse du comité de Lyon, en clash entre M. Wamen et la direction de l’UL-CGT, et même avec sa base anarcho-syndicaliste. Et finalement, la liquidation-sabordage, en complicité avec M. Wamen, par l’ « aile gauche » du PCF (FVR-PCF), de ce comité local à peine créé, sous l’accusation d’être « noyauté par TML »(2), alors que la base réunie proposait précisément une ligne d’agit-prop de masse et commençait à la mettre en œuvre sur le terrain…

 

Tout cela relativise donc les admonestations que M. Wamen profère à nouveau aujourd’hui à l’encontre des institutions confédérales de son syndicat…

 

Avec notamment ce constat :

« nous sommes passé à l’époque du dialogue, partenariat, corps intermédiaire et cogestion …»

 

Il est néanmoins remarquable qu’il va jusqu’à cracher dans la soupe :

« Vous pensez que c’est de l’amateurisme, que c’est lié à un désordre interne ….???

NON, tout cela est parfaitement réfléchi …

Mais pourquoi, direz vous ???

Bin, parce que nous devons maintenir coûte que coûte notre présence dans le partenariat qui fait que chaque année les dotations augmentent … »(…)

« OUI, d’autres que le pouvoir ont tout fait pour que le mouvement social de ces derniers mois n’y arrive pas, car le risque était énorme, un pouvoir qui n’a plus besoin de ceux qui lui garantissent la paix sociale, se passe d’eux ….. »

 

Dans cette lutte interne, l’ « aile gauche » se trouve donc éloignée de la soupière, et, tant qu’à faire, prétend donc enfin tenter de la renverser… !

 

A défaut de soupe, on se rappellera également de cette autre « gamelle » de M. Wamen, candidat « à l’insu de son plein gré »… à la présidentielle 2017 !

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2016/03/mickael-wamen-syndicaliste-goodyear-candidat-communiste-a-la-presidentielle-pourquoi-pas.html

https://fr-fr.facebook.com/pages/category/Community/Pour-que-Micka%C3%ABl-WAMEN-soit-le-candidat-des-exploit%C3%A9s-en-2017-854735511319582/

http://www.communcommune.com/2016/04/pour-que-mickael-wamen-soit-le-candidat-des-exploites-en-2017-petition-adressee-a-parti-communiste-francais.html

 

C’est vrai qu’il aurait pu y prolonger son échange « amical » avec le candidat Macron, finalement le vainqueur…

 

 

 

Echange où confronté à devoir défendre le principe d’une « économie fermée administrée » contre la parole du libéral Macron, non seulement il y renonce, mais lui serre chaleureusement la main à la fin de l’échange, avec les encouragements appuyés de l’animateur RMC… !

 

 

 

 

Alors qu’à l’évidence, par le principe même, une économie socialiste prolétarienne serait nécessairement « administrée » par la planification démocratique et effectivement relativement « fermée » par rapport aux flux du capital financier international.

 

Au delà des coups de gueules de surenchère verbale d’un M. Wamen ou d’autres démagogues, le prolétariat et les travailleurs des classes populaires ont en réalité besoin de tout autre chose comme base d’unification pour reprendre la lutte !

 

Celle des « Gilets Jaunes » avait dans un premier temps réussi à unifier ces classes populaires et prolétariennes sur la base du rejet de la fiscalité abusive du Macronisme.

Cette question de fiscalité était néanmoins également liée à la question des revenus des salariés et des retraités, à travers toutes les ponctions qu’ils subissent de la part de l’État et du Patronat, dont les fonds sont de plus en plus mêlés, à travers toutes ces ponctions même et à travers les passes-droits exponentiels qui leur sont accordés concernant leurs hypothétiques obligations en termes de cotisations sociales.

 

On rappellera en premier le CICE, soit 40 milliards en 2019, ponctionnés directement dans la poche du contribuable pour retourner directement dans celle du Patronat, sous forme d’exonérations de charges sociales, mais en plus, bien souvent « transformées » en dividendes dans ces même poches patronales.

 

Soit 40 milliards qui viennent s’ajouter aux quelques 120 milliards de CSG qui palliaient déjà pour l’essentiel aux divers défauts de paiement des grands groupes financiers, néanmoins bénéficiaires, à l’occasion et en prime, du CICE, ce qui ne les empêche pas, pour autant, de licencier cyniquement, selon leur gré.

 

Alors qu’un report de ces charges sur les groupes financiers accumulant le plus de profit permettrait de fait une revalorisation des salaires nets.

 

Concentré proportionnellement sur les groupes financiers les plus importants il permettrait également aux TPE et PME de survivre et même de créer de l’emploi.

 

Cette remise à jour globale des budgets de l’État et de la Sécu peut aussi permettre de réajuster les plus petites retraites jusqu’à un niveau de survie décente et même compatible avec une part de cotisation sociale solidaire raisonnable.

 

Relever les salaires nets, à commencer par le SMIC, réajuster les retraites, c’est précisément réduire le besoin d’assistanat, prétendument décrié par les libéraux, mais en réalité entretenu pour contrôler les pauvres en les tenant dans la dépendance.

 

Alors qu’il n’est pas possible, en réalité, de redonner vie au mouvement social s’en s’en prendre au capital.

 

Bientôt un an après le 17 Novembre, le mouvement GJ ne fait plus que végéter dans de petits cercles restreints et coupés des besoins réels des classes prolétariennes et populaire.

Pourtant, les causes qui ont entrainé le 17 Novembre sont toujours là.

 

Le texte de M. Wamen nous montre que les syndicats sont ficelés, totalement prisonniers du système.

Et si on passait à autre chose ?

 

Cinq axes principaux de revendications pour cette rentrée sociale en France :

 

__Abolition du CICE et de tous les dispositifs de financement des cotisations patronales par le contribuable, sur le budget de l’État.

 

__Abolition de la CSG.

 

__Concentration proportionnelle des cotisations sur les plus grands groupes financiers.

 

__Relèvement des salaires nets, à commencer par le SMIC.

 

__Relèvement des plus petites retraites jusqu’à un niveau de vie décent et permettant de cotiser.

 

Pierre GRINDSABLE

 

( 1  __ https://www.challenges.fr/economie/social/goodyear-la-plainte-aux-prud-hommes-en-nouvelle-audience_655756   )

( 2 __ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/04/12/mise-au-point-a-propos-de-notre-action-de-soutien-au-comite-goodyear-lyonnais/  )

 

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POSTÉ AUJOURD’HUI SUR VLR >>>

Rentrée Sociale : Mickaël Wamen, un « Gilet Noir » à la CGT ?

 

par Luniterre

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Gilets Noirs Vs Gilets Jaunes : 1-0 !

C’est ce que l’on est tenté de conclure après le retrait définitif de la loi d’extradition à HK !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/05/rentree-a-hong-kong-une-premiere-victoire-pour-les-gilets-noirs/

Enfin, demain sera logiquement l’Acte de « Rentrée » de nos GJ français… On verra donc si l’heure de leur « réveil social » a enfin sonné… Sans illusions, mais qui sait ?

Quoi qu’il en soit, et encore par comparaison, deux points manquent à cet article, qui sont pourtant une nécessité, tant pour les GJ que pour les GN de HK, et qui font, du reste, partie de leurs cinq points unitaires de base :

__Une loi d’amnistie pour tous les GJ (GN à HK…) condamnés à la suite des actions.

__Une commission d’enquête indépendante sur les violences policières.

Avec les cinq points de l’article,

__Abolition du CICE et de tous les dispositifs de financement des cotisations patronales par le contribuable, sur le budget de l’État.

__Abolition de la CSG.

__Concentration proportionnelle des cotisations sur les plus grands groupes financiers.

__Relèvement des salaires nets, à commencer par le SMIC.

__Relèvement des plus petites retraites jusqu’à un niveau de vie décent et permettant de cotiser.

Cela ferait donc en tout au moins déjà 7 pistes de réflexion pour une plate-forme revendicative d’un éventuel mouvement des « Gilets Noirs » de France !

Là encore, sans illusions, dans le contexte actuel de la pseudo « gauche » française…

Mais pour une résurgence des GJ, premier test demain, donc…

Luniterre

 

 

 

LE TEXTE DE M. WAMEN >>>

« UNE STRATÉGIE PARFAITEMENT HUILÉE …

Des camarades sont plus que surpris-es, de la multiplication des dates en septembre …

Pas moins de 10 journées, par secteurs, corpo, voir même parfois deux actions le même jour, mais surtout pas au même endroit …

Vous pensez que c’est de l’amateurisme, que c’est lié à un désordre interne ….???

NON, tout cela est parfaitement réfléchi …

Mais pourquoi, direz vous ???

Bin, parce que nous devons maintenir coûte que coûte notre présence dans le partenariat qui fait que chaque année les dotations augmentent …

Et OUI, si ça part en sucette et que la convergence est proposée et organisée par une des structures du partenariat, cela n’ira absolument pas de paire avec le deal qui consiste à co gérer la paix sociale ..

Alors, on y va à donf, chaque jour une cause et surtout s’organiser pour que ce soit le plus éclaté possible sur le territoire ….

Bon de temps en temps pour calmer la grogne interne, une petite journée interprofessionnelle mais bon s’en y mettre les moyens et puis pas d’appel national pour une journée au même lieu et à la même heure …et surtout jamais y donner de suite ….

NON, faut pas ….

Et malheur à celles et ceux qui osent critiquer la stratégie, ils sont traités de diviseurs, voir même responsables de la situation qui fait que les mobilisations sont pas tip-top….

Et puis depuis peu, y a surtout la faute aux salarié-e-s, qui veulent plus se mobiliser …

Et bin, on est tombé bien bas, mais le souci c’est que les ficelles sont énormes et que la critique voir même les propos honteux à l’encontre du mouvement des GJ, ont apporté une éclairante vérité sur le fait que le pouvoir n’avait aucun intérêt à ce que les partenaires perdent le pouvoir de cette paix sociale via une stratégie de plus en plus visible …!!!

OUI, d’autres que le pouvoir ont tout fait pour que le mouvement social de ces derniers mois n’y arrive pas, car le risque était énorme, un pouvoir qui n’a plus besoin de ceux qui lui garantissent la paix sociale, se passe d’eux …..

Nous sommes donc partenaires et comme dans tout partenariat, nous avons des obligations, alors que quand nous sommes ennemis de classe, nous avons un camp, le notre et là, aucun accord et compromis obligatoires ….

Si vous comprenez pas pourquoi nous avons la multiplication des dates et la continuation de la stratégie de la défaite collective, il faut juste regarder, l’évolution si on peu parler d’évolution, des rapports entre les partenaires et vous comprendrez le pourquoi du comment …

Krasu disait la régression sociale ne se négocie pas elle se combat, mais depuis nous sommes passé à l’époque du dialogue, partenariat, corps intermédiaire et co gestion …

L’ensemble des forces dites de progression sont bien trop proches du système, c’est ce qui explique un tel desamour avec une large majorité de la population et c’est encore plus grave quand ils s’agit d’une structure qui a dans son ADN la lutte des classes qui laisse place à celle des places …

Être adhérent n’est pas devenir un mouton de panurge qui a obligation de fermer sa gueule même quand la stratégie est une catastrophe totale …

La base doit s’exprimer et exiger un changement radical et surtout un clivage avec ce partenariat mortifère qui certe rapporte pas mal d’avantages mais qui nous coûte notre indépendance….et notre survie

Cela ne plait pas, pas grave c’est pourtant juste la réalité ….

Ps : à celles et ceux qui pensent que la stratégie est la bonne et que ce sont les salarié-e-s responsables, perdez pas votre temps à répondre à ce tract …et préparez vos godasses pour les ballades annoncées …. »

 

 

 

 

 

 

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https://photos.lci.fr/images/613/344/manifestations-hong-kong-5-aout-illustration-8a4ac6-0@1x.jpeg

 

https://image1.le-pays.fr/photoSRC/WlJTJ1xYUTgIDAVOKzc8Ik5iH3UMBQgfa15JWhcaSA4rFEgrEEgiLAlEShZNFxIUEkQE/gilets-jaunes-acte-22-roanne_4293777.jpeg

 

Belfort debout contre la casse industrielle en France !

 

 

 

Belfort manifeste contre le « plan social » de General Electric et les engagements non tenus par les milieux d’affaires et les politiciens du système.

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric/manifestation-dans-les-rues-de-belfort-pour-faire-reculer-le-rouleau-compresseu.jpg

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

 

Belfort debout

contre la casse industrielle

en France !

 

 

Salariés, syndicats, habitants, élus locaux et nationaux : la population de Belfort s’est massivement mobilisée samedi pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric – qui veut supprimer 1.050 emplois en France -, et clamer que ses sites industriels ont encore un avenir.

Dans la manifestation, qui a rassemblé 5.000 personnes selon la préfecture, 8.000 selon l’intersyndicale, ressortaient les écharpes tricolores de nombreux élus ainsi que des gilets jaunes. De nombreux habitants de Belfort étaient venus en famille.

« On est là avec les enfants, pour qu’on nous voie dans toute la France et qu’on nous soutienne. Il faut se mobiliser pour notre région, montrer que c’est une région qui a un savoir-faire et qu’il faut le garder », a témoigné Abdelkader Boutaa, ingénieur chez GE.

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric/banderole-etalee-aux-pieds-du-lion-de-belfort-en-soutien-aux-salaries-de-gen.jpg

AFP / SEBASTIEN BOZON Banderole étalée aux pieds du Lion de Belfort, en soutien aux salariés de General Electric, le 22 juin 2019

Une immense banderole « Soutien aux salariés de General Electric » s’étalait aux pieds du célèbre lion en grès rose de Belfort, sculpté par Bartholdi.

« Belfort debout, soulève-toi », a scandé la foule, à laquelle le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin a lancé: « L’important, c’est de mettre fin au massacre de GE ! ».

Lors d’une conférence de presse réunissant élus de gauche et de droite et syndicalistes, il a appelé Emmanuel Macron à « faire reculer le rouleau compresseur mis en marche par General Electric ».

A l’issue de la manifestation, une délégation, composée de l’intersyndicale, du maire LR de Belfort Damien Meslot et de la présidente (PS) de la région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay, a été reçue à la préfecture.

La préfète du Territoire-de-Belfort, Sophie Elizéon, a assuré les participants de l’implication « quotidienne et personnelle » du ministre de l’Economie dans ce dossier. Début juin, Bruno Le Maire avait appelé GE à revoir à la baisse le nombre de suppressions d’emplois.

– La promesse non tenue de GE –

Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation, le 22 juin 2019 à Belfort, contre le plan social de General Electric

AFP / SEBASTIEN BOZON Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation, le 22 juin 2019 à Belfort, contre le plan social de General Electric

 

D’abord sonnés par l’annonce fin mai, par GE, de la suppression de 1.050 emplois en France, les salariés se sont vite mobilisés pour dire leur refus d’un plan social qui signerait, selon eux, l’arrêt de mort de l’entité belfortaine du groupe, qui produit des turbines à gaz, alors que le marché peut repartir.

Belfort doit en payer le prix fort : sur les 1.050 emplois supprimés, près de 1.000 concernent la ville, dont près de 800 dans l’entité de turbines à gaz, les autres dans des « fonctions support ». Au total, GE emploie 4.300 salariés à Belfort.

Par deux fois cette semaine, les salariés ont empêché la tenue de la première réunion d’information-consultation qui devait lancer le plan social.

En dépit de ces actions, « la procédure information-consultation », qui lance le plan social, a bel et bien « officiellement commencé », a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.

https://www.challenges.fr/assets/img/2019/06/22/cover-r4x3w1000-5d0e490518ce0-27e9ce9e9317ea16743620a96493f713ccefef5a-jpg.jpg

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

Jeudi, l’intersyndicale, qui assigne GE en référé, demandera au tribunal de grande instance de Belfort la suspension du plan social tant que les pistes de diversification du site n’auront pas été étudiées.

« Tous les experts s’accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable », a insisté samedi Philippe Petitcolin.

Appelant à « préserver les savoir-faire et qualifications ouvrières qui sont concentrés ici à Belfort », Jean-Luc Mélenchon a pointé un « pacte de corruption » qui avait été dénoncé par le député Olivier Marleix (LR). Ce dernier a saisi la justice en janvier, pour qu’elle enquête sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à GE.

« Tout cela s’est passé sous l’autorité, maintenant lointaine, de François Hollande, mais M. Macron avait déjà des responsabilités (…) et maintenant, la chaîne de commandement dans cette entreprise est faite de proches de M. Macron. Donc, là il y a un grave soupçon », a dit M. Mélenchon.

En 2015, le rachat du pôle Energie d’Alstom par GE s’était accompagné de la promesse de créer 1.000 emplois nets en France d’ici à la fin 2018. Une promesse non tenue, pour laquelle GE a dû payer des indemnités, avant d’annoncer finalement plus d’un millier de suppressions d’emplois.

https://www.afp.com/fr/infos/334/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric-doc-1hq6yg8

 

 

CGT-Fiche 17 (suite) Antifascisme ou Kollaboration ?

 

 

 

CGT-Fiche 17 (suite)

Antifascisme ou Kollaboration ?

 

 

 

La FICHE 17


ou comment la CGT s’est ridiculisée et disqualifiée
en produisant et diffusant des calomnies ineptes
à l’encontre d’Annie Lacroix-Riz.

 

L’entretien accordé par Annie Lacroix-Riz à la Librairie Tropiques, à propos de cette affaire lamentable, est aussi et surtout l’occasion pour elle de nous faire l’historique de décennies de faillites, de renoncements, de trahisons des dirigeants et des clercs des institutions qui naguère encore représentaient dignement les travailleurs et les classes laborieuses de ce pays.

Un long délabrement qui a conduit ces organisations dans leur état actuel de faillite militante, politique et sociale, suivant le même mouvement idéologique qui a entraîné les élites intellectuelles et leur classe dirigeante vers les tréfonds qu’ils ont atteints.  Une situation qui consacre l’ignorance acquise, la vacuité idéologique et l’incompétence de leurs cadres dirigeants et qui les a acculés au stade ultime de l’en-petit-bourgeoisement : le ridicule.

 

*****************************

« Bonjour Philippe Martinez

je crois me faire le porte parole d’innombrables sincères et honnêtes militants, politiques et syndicaux, en vous demandant, de faire publiquement amende honorable auprès d’Annie Lacroix-Riz, au motif des faits intolérables attestés par le vidéo témoignage qui suit.

De plus, il est clair à nos yeux  que la persistance dans l’ignominie, la sottise et l’ignorance crasse de personnages comme Pascal Debay font qu’ils n’ont plus leur place comme cadres responsables de la « formation politique et idéologique »  des militants de la CGT !

Fraternellement

Dominique Mazuet

filpac CGT

libraire de quartier,

indépendant

et communiste réfractaire à l’accablante liquéfaction intellectuelle, idéologique et politique du syndicat et du Parti »

 

********************************

http://www.librairie-tropiques.fr/2019/04/la-fiche-17-de-la-cgt-recensee-par-annie-lacroix-riz.html

[NDLR: malgré des divergences politiques considérables à propos de la situation actuelle, TML est évidemment entièrement solidaire du combat d’Annie Lacroix-Riz pour la vérité historique!]

 

 

Sur AgoraVox … Un débat avec un sympathisant de la CFDT… Autre « gauche militante » en déroute!

 

En marge du débat sur

AgoraVox

 

Un débat avec un sympathisant CFDT . . .

 

 

Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

Alors que la mobilisation des GJ stagne, en légère régression, le socle de sympathie du public le plus large ne s’effrite pas, voire même, se consolide plutôt, malgré (…)

1316 visites 11 fév. 2019 | 26 réactions | Luniterre   + Partager

 

 

 


bernard29 11 février 18:05

votre analyse sur le syndicalisme est tout à fait pertinente, mais je crois aussi que la crise actuelle, que révèle le mouvement des Gilets jaunes n’est pas seulement sociale. En particulier les revendications sur une démocratie renouvelée prouvent que l’angoisse existentielle porte sur de nombreux sujets. Aussi j’aimerais savoir ce que vous pensez de la proposition de Berger de la CFDT, pour un Grenelle du « pouvoir vivre » ouvert plus largement qu’aux seules centrales syndicales, avec des états généraux au niveau des régions.

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Luniterre 11 février 19:06

@bernard29

Formellement, le principe parait bon, mais le gros problème reste le contenu…

Je cherche sur le site CFDT, et je n’y trouve pas de plateforme revendicative…

Je cherche sur des sujets pus précis, le CICE, par exemple, et je ne vois pas de prise de position pour son abrogation, par exemple…

Si vous connaissez des liens directs vers les positions (chiffrées) de la CFDT sur les sujets concrets essentiels, merci de les citer dans votre réponse éventuelle.

Le site CFDT semble ne pas être vraiment remis à jour… (A part pas mal de léchage de bottes sur le « Grand débat national »).

Défaut de communication… ?

L’impression, à première vue, c’est donc plutôt le vide absolu…

Un « bon point » très relatif:au moins, c’est l’antithèse absolue de la démagogie !

Luniterre

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leypanou 11 février 22:14

@bernard29
Aussi j’aimerais savoir ce que vous pensez de la proposition de Berger de la CFDT, pour un Grenelle du « pouvoir vivre » 

: la crédibilité de Berger et de la CFDT est voisine de zéro.

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bernard29 12 février 11:24

@Luniterre
écoutez, je ne suis pas membre d’un syndicat. J’ai lu cette affaire de proposition d’un grenelle du pouvoir vivre, et j’ai trouvé sur le site de la CFDT ce qui serait peut être l’embryon de cette affaire. Les Places de la République.
Dans une tribune publiée dans 
Le Journal du Dimanche du 14 février 2016, quinze syndicats, mutuelles et associations dont la CFDT, la Fondation Nicolas Hulot, WWF France, l’Unsa ou encore ATD Quart Monde annoncent qu’elles vont collaborer en faveur du vivre ensemble.

je ne sais si tout cela travaille sur des données chiffrées, mais comment le faire sinon . En tout cas c’est peut être cela le début de la démarche de la CFDT. Et ça me semble positif ou constructif. 

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Luniterre 12 février 12:38

@bernard29

Depuis 2016, pas mal d’eau a coulé sous les pont, vous savez…

L’illusionniste Hulot, entre autres, a fini un tour de piste au gouvernement Macron…

Il faut vous tenir un peu au courant…

La démarche CFDT est encore plus vide de toutes propositions que celle de Macron, qui tente au moins quelques amuse-gueules pour appâter les bonnes volontés naïves, dont on peut raisonnablement supposer, à vous lire, que vous en faites partie…

Le constat de l’article est que l’établissement d’une plateforme revendicative unitaire reste entièrement à faire, même après trois mois de lutte.

Un début, malheureusement sans suite, se trouvait ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-un-cahier-de-210218

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

et une suite possible se trouve ici :

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Du positif, concret et constructif, et surtout, chiffré, mais qui n’intéresse pas les syndicats, actuellement, ni CGT, ni CFDT ou autre…

Luniterre

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bernard29 13 février 11:13

@Luniterre

puisque vous parlez de Hulot, j’avais apprécié cet article de Gernelle du Point ; https://www.lepoint.fr/editos-du-point/etienne-gernelle/gernelle-nicolas-hulot-prix-de-la-lachete-politique-2018—13-12-2018-2278966_782.php ,

mais je trouve intéressant la proposition des Places de la République de la CFDT ( site de la CFDT. voir le kit animation sur le PDF joint.
https://www.cfdt.fr/portail/outils/campagnes/debat-national-kit-d-animation-et-fiches-thematiques-srv2_638101

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Luniterre 13 février 15:16

@bernard29
J’ai pris le temps d’examiner les docs CFDT joints…

Effectivement, quelques chiffres… (…en cherchant bien !)

…Mais pas forcément les chiffres utiles, on reverra pourquoi dans un post ultérieur, mais surtout, pas forcément les bons, dans un cas important, au moins, et là, c’est carrément rédhibitoire !!!

 

C’est là qu’on voit que la CFDT est :

__1 Totalement à côté de la plaque…

__2 Sur des positions encore plus réacs que celles du pouvoir macronien !

 

Voici l’ « exemple » que l’on trouve dans :

https://www.cfdt.fr/upload/docs/application/pdf/2019-01/cfdt_-_fiches_debat_national.pdf

« Améliorer le pouvoir d’achat des retraités Il faut sortir de la sous-indexation des pensions pour assurer aux retraités une participation aux fruits de la croissance. Les basses pensions doivent être revalorisées  : après une vie entière au travail, le niveau de pension minimale est aujourd’hui de 950 euros/mois. Il faut qu’il soit au minimum au niveau du SMIC. »

 

Or actuellement, le niveau de « pension minimale », cela n’existe tout simplement pas en pratique.

Il y a au moins deux grandes catégories de cas, le minimum-contributif et l’ASPA, qui sont distinctes et ne se cumulent pas.

 

Aucune n’atteint le montant de 950 euros, à l’heure actuelle. Personnellement, dans ma 69ème année, je viens à peine de passer le cap des 800 euros, à 812/mois, toutes pensions cumulées, y incluant le minimum-contributif …

 

L’autre cas, l’ASPA, est à 868 euros/mois, actuellement. Et ne pas oublier que cette allocation étant remboursable sur la succession, pas mal de personnes âgées s’en privent pour ne pas perdre le patrimoine familial…

 

Belle « solidarité », que l’ASPA !

 

Tenez vous au courant, et communiquez à la CFDT, « premier syndicat de France » ( >>> en rire ou en pleurer ???) , dans la foulée… :

 

https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1200567-la-retraite-minimum-quels-montants-en-2019/

 

https://www.notretemps.com/retraite/actualites-retraite/le-minimum-vieillesse-augmente,i165215

 

https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/5023-minimum-contributif-2019-et-retraite

 

https://www.la-retraite-en-clair.fr/cid3190636/minimum-vieillesse-minimum-contributif-allocation-solidarite-personnes-agees.html

 

Réclamer un « minimum retraite » à hauteur du SMIC, pourquoi pas, cela dépend de ce que l’on entend par SMIC….

 

La liste des 42 revendications du 29/11/2018 proposait le SMIC à 1300 net et le minimum retraite à 1200, net aussi, supposera-t-on…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

Une amélioration concrète dont on est encore loin…

 

La pétition Ab.CICE propose 1400 pour le SMIC, pour le mettre au dessus du seuil de pauvreté pour une famille monoparentale. Une revendication qui me paraît donc légitime et cohérente.

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Luniterre

 

En PJ, captures d’écran des données essentielles des articles cités :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/exemple-cfdt.png

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/minimum-contributif.png

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/aspa.png

 

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Luniterre 13 février 15:27

PRÉCISION UTILE :

« La pétition Ab.CICE propose 1400 NET pour le SMIC, pour le mettre au dessus du seuil de pauvreté pour une famille monoparentale. »

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Luniterre

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Luniterre 13 février 20:07

Reprenons la lecture critique des docs CFDT…

Le doc cité, outre la bourde énorme et déjà rédhibitoire concernant la retraite, est de toute façons globalement hors de propos en rapport du « Grand Débat » auquel il est supposé contribuer, vu que la quasi totalité des sujets sociaux abordés dans ce doc sont hors sujet par rapport aux thèmes officiels du débat… !

Donc, ici, la CFDT se livre à une opération d’enfumage à bon compte, et vient simplement entretenir une illusion qui n’a pas lieu d’être sur ce débat >>> plus réac que Macron, donc, en fait, qui ne cache pas vraiment son jeu, pourtant…

 

Le seul sujet à forte implication sociale du débat est celui de la fiscalité. Cette implication est d’autant plus forte que la « fiscalité » française recouvre une bonne partie des charges sociales, en fait, déjà à travers la CSG, et bien évidemment, à travers le CICE.

 

Rien que sur le point du CICE, la CFDT a tout faux, et même gravement, en ne réclamant pas son abrogation, mais simplement un hypothétique « contrôle d’utilisation »… Propos dérisoire en regard de la transformation actuelle du CICE en allègement de charges, et de son doublement en masse globale, qui en est la conséquence !

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Mais surtout, globalement, la CFDT cautionne cette confusion fisc/charges sociales en reprenant son à compte ce constat : « En France, l’impôt sur le revenu ne représentait en 2017 que 7 % des prélèvements obligatoires, selon un rapport parlementaire. »

 

Ce qui n’est exact que si l’on met sur le même plan impôts, taxes et cotisations sociales.

Or en 2017, si l’impôt sur le revenu totalise 73 Milliards, la CSG à elle seule en totalise 114 !!!

 

Dans le premier doc cité, pas une seule allusion à la CSG… !

Dans le second, celle-ci : « En 2018, les retraités ont subi la hausse non compensée de la CSG et la sous-indexation des pensions. »

Quelle contribution époustouflante au débat !!

 

Alors qu’à la jointure entre fisc et social, il y avait tout de même deux cibles possibles, avec le CICE (40 Milliards en 2019), et la CSG (114 Milliards).

 

Enfin, la TVA, qui est le post fiscal N°1, en France, avec 157 Milliards en 2018, est abordée deux fois, en termes de propositions, dans ces docs…

Une fois pour une « baisse écologique » >>> « Baisser la fiscalité indirecte — Baisser la TVA sur les biens et services qui favorisent la transition écologique (isolation des bâtiments, transports en commun…) » Mais avec cette précision, qui rend actuellement cette idée aussi vaine que les autres : « Ces baisses ciblées nécessitent un accord européen. C’est à l’État de les proposer dans le cadre d’un projet européen global. »

Et ensuite, quelques lignes plus loin, la CFDT propose : « Taxe d’habitation – Supprimer totalement la taxe d’habitation, la compensation aux collectivités territoriales étant assurée par un partage des grands impôts nationaux (impôt sur le revenu, TVA, impôt progressif sur le capital…) »

Autrement, dit, augmenter la TVA…

 

Pour mémoire, une des dernières revendications GJ exprimées par Priscillia Ludosky, c’est une réduction de TVA sur tous les produits de première nécessités, c’est à dire ceux consommés impérativement par les plus démunis, en fonction de leurs besoins sociaux les plus basiques.

Pourrait être financée par l’abrogation du CICE, par exemple, ce qui impliquerait une refonte de la répartition des charges sociales.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Luniterre

 

En PJ, captures d’écran des citations :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cice-cfdt.png?w=940

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cfdt-baisse-tva-ecolo.png?w=940

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cfdt-transfert-taxe-habitation-sur-tva.png?w=940

 

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VOIR A LA SUITE…

 

D’autres aspects du débat…

 

 

 

 

 

 

 

D’autres aspects du débat…

 

Parasitisme « syndical », débat public/privé, « capitalisme D’État », … et unité à trouver pour le mouvement de masse… !

 

Spartacus 11 février 13:43

« La très grande majorité des prolétaires, smicards et productifs.. »

L’auteur fait mine de croire que ce serait l’objectif des syndicalistes de s’occuper de ces gens là.

Mais non, ces gens là n’intéressent pas les syndicats Français.

Ça cotise mal, l’argent avec eux ça tombe pas du ciel, ils sont critiques, ça remplis pas les caisses et ça comprend pas les privilèges des autres membres majoritaires, les statutaires.

Ce qui intéresse les syndicats Français se sont les politiques identitaires et corporatistes.

Les avantages et privilèges a spolier sur les autres. L’emploi a vie comme titre de noblesse qui permet de mieux se servir en premier avec l’état au détriment de la société marchande.

Ne sont ils pas déjà les 1er privilégiés ? A être subventionnés à 97% et seulement 3% de cotisants. Plus caricatural qu’une blague carembar.

Les statuts, les avantages catégoriels les intéressent.

En Italie les syndicats ont manifestés pour la fin des statuts, en France ça manifeste pour accroître les avantages catégoriels. En, plus ce sont des cocos et a contrario des fonctionnaires, le peuple a compris que le communisme est une idéologie de merde.

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François Pignon 11 février 14:20

Eh ben comme ça, une fois qu’on aura tué le pianiste, on n’entendra plus rien !

C’est marrant comme Spartacus trouve son compte dans cette entreprise de démolition !

Qu’en est-il pour l’auteur de la CFDT, de FO, de la CGC, ?

Pareil ? A la poubelle ?

Giléjaunons,donc, occupons les rond-points avec Papy et Mamie, pendant que Foutriquet fait son show.

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François Pignon 11 février 14:37

@François Pignon

Si, depuis vingt ans, il n’existe plus de structures maoïstes en France, les « ex » ont des relents de velléité spontex. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts ou à la TML, pas comme les anciens maoïstes devenus célèbres, Serge July, Roland Castro, Philippe Sollers, Alain Geismar, Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy.
L’auteur est moins célèbre, mais issu de la même portée.
Il suffit de se référer à son « site » pour comprendre.

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Luniterre 11 février 15:49

Ce qui est comique, c’est de voir à quel point chacun lit avec ses propres préjugés et interprète en fonction, et parfois très loin du texte, sinon carrément à l’opposé !

@Spartacus

L’auteur sans doute le plus anticommuniste d’Agoravox… Mais au moins, avec lui, les choses sont claires, du moins, au départ…

Ici, partant du préjugé, en l’occurrence justifié, que l’auteur est marxiste, il semble en déduire que l’article serait malgré tout une défense des syndicats actuels en France…

Alors qu’à l’évidence, il en propose une critique radicale…

Ce qui n’a pas échappé, par contre, à…

@François Pignon

Qui, lui, partant de ses propres préjugés, plutôt favorables aux syndicats, et surtout à la CGT, et d’une manière générale, semble-t-il, au capitalisme d’Etat (  https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107  ) tente d’abord une assimilation confusionniste, peu fonctionnelle, entre l’article et le point de vue de Spartacus, avant de se raviser et de contre-attaquer sur une nouvelle assimilation, formellement plus « subtile », entre marxisme-léninisme et maoïsme…

Alors que c’est carrément se poser dans la situation de l’hôpital qui se moque de la charité, vu que cette assimilation est aujourd’hui encore essentiellement entretenue par qui, sinon par les zélateurs du capitalisme d’État chinois, au rang desquels M. François Pignon se range lui-même !!! ( https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107  )

Et alors que, par contre, et contrairement à ses sous-entendus, la critique du maoïsme, « spontanéiste » ou non, est l’une des bases théoriques du blog TML… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/10/de-mao-a-ma-ou-la-philosophie-chinoise-du-capitalisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/28/le-mensonge-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

 

Luniterre

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François Pignon 11 février 16:23

@Luniterre

vous avez dû mal lire ou mal comprendre mes propos, articles ou commentaires
je ne suis pas du tout un « partisan » du « capitalisme chinois »
je dis simplement que ce pays n’est plus communiste depuis longtemps
que la secte qui dirige la Chine continue à porter un nom (parti communiste) hérité de l’histoire mais aussi trompeur que le mot « démocratie » pour les oligarchies occidentales
que les mao-spontex ont toujours été des provocateurs et des tordus intellectuellement qui se complaisent à renverser les concepts pour désorienter les na¨fs
que vous faites partie de cette clique, alliée objective des forces que vous prétendez combattre

c’est plus clair, petit scarabée ?

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Luniterre 11 février 17:37

@François Pignon

Plus clair ???

Vous attribuez à cet article un propos « spontanéiste » qui n’est nullement le sien.

Le spontanéisme du mouvement GJ y est évoqué, et de manière critique, de plus, mais ce n’est pas le sujet de l’article, auquel vous faites donc un procès d’intention, et d’autant plus gratuit qu’il y a, par nature, antagonisme entre spontanéisme et marxisme-léninisme, ce qui était déjà rappelé, précédemment, à propos du mouvement contre la loi travail, qui souffrait aussi de cette tare spontanéiste, un mal français, en quelque sorte…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/xxx-3-marxisme-leninisme-conscience-spontanee-etou-avant-garde-proletarienne-xxx/

L’article, en plus, est sur la page d’accueil de TML…

Dans la mesure où vous ne vous n’exprimez pas du tout clairement, on est donc amenés à supposer que vous voulez opposer « syndicalisme » et « spontanéisme », alors que rien n’empêche le mouvement social de trouver et de construire d’autres formes organisationnelles que les syndicats, et surtout, que les syndicats actuels, qui ont prouvé leur inefficience, en regard des besoins sociaux du plus grand nombre, et notamment, des catégories prolétariennes.

Luniterre

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Luniterre 11 février 18:39

@François Pignon

Concernant le capitalisme chinois, vous propos sont tout aussi ambigus, dans la mesure ou vous semblez nettement en faire l’apologie, dans votre article déjà cité qui se termine ainsi : 

« Si les dirigeants occidentaux, économiques et politiques, continuent à montrer leur incapacité à créer des emplois et à assurer une prospérité à long terme pour l’ensemble de la population de leurs pays, le capitalisme d’état prendra progressivement le relais et les idéologues pourront toujours s’interroger sur la nature « socialiste » ou « communiste » de leurs attributs, le système des « marchés libres » aura vécu et ce ne sont pas les luttes entre classes sociales qui l’auront terrassé, mais les contradiction de capitalisme lui-même. L’alternative pertinente n’est pas « capitalisme/socialisme », mais « privé/public ».

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107

Selon ce dernier propos :

L’alternative pertinente n’est pas « capitalisme/socialisme », mais « privé/public ».“

Il semblerait donc que vous faites un parallèle entre une contradiction “public/privé” et une contradiction “capitalisme d’Etat/capitalisme de marché”…

Ce qui est, dans les deux cas, une vision binaire et simpliste, comme vous le fait remarquer un de vos lecteurs, du reste.

Dans un environnement de marché, le service public est amené à se modeler sur les critères du marché, précisément pour ne pas être “privatisé” et la différence tend donc à disparaitre, concrètement, et surtout pour l’usager.

Le “capitalisme d’Etat” n’est pas un système économique par lui-même, mais seulement un secteur économique contrôlé par les finances publiques.

Selon les Etats, il a plus ou moins d’importance, et, éventuellement, plus ou moins d’influence sur les marchés, mais, en fin de compte, dans un environnement de marché, il doit finir, tôt ou tard, par s’aligner sur les critères du marché.

Dans la plupart des pays, le secteur “capitaliste d’Etat” n’est jamais qu’un des aspects du capitalisme “monopoliste” d’Etat, dans lequel l’Etat est au service des monopoles.

En Chine, l’Etat est au service des monopoles chinois, tout comme L’Etat français est au service des monopoles français, l’Etat US au service des monopoles US, etc…

Cela n’exclut pas des interférences entre puissances monopolistes, comme entre la France et l’Allemagne, etc…

Et de plus, il y a encore de nombreuse interférences,et même, interdépendances, entre capital US et chinois, etc…


C’est votre définition, au départ, qui est schématique, simpliste, et même fausse, en posant le “capitalisme d’Etat” pour un système en soi… Une erreur effectivement très répandue dans la gauche française… :

Le « capitalisme d’état » est un système économique dans lequel l’état est le principal acteur, et dans lequel les marchés sont des outils au service d’une politique, alors que dans les économies de marché », c’est l’état qui est au service de la politique des principaux groupes industriels et financiers, le plus souvent des multinationale, qui contrôlent les marchés.”

(Extrait de votre article cité :

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107 )

 

Luniterre

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Alren 11 février 19:54

@Luniterre

Vous évoquez la désagrégation du mouvement des Gilets jaunes sans voir que la stupide violence de Macron a ouvert définitivement les yeux à ceux qui ont été témoins de ces provocations policières et qu’ils savent que désormais ce gouvernement est leur ennemi.

Or contre l’ennemi, on fait front commun, l’Union sacrée, comme en 14-18 et on ne se rend pas.

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Luniterre 11 février 21:22

@Alren

« Or contre l’ennemi, on fait front commun, l’Union sacrée, comme en 14-18 et on ne se rend pas. »

Une formule…

En 1914 l’Union Sacrée est l’un des facteurs essentiels qui ont permis l’ouverture de la Grande Boucherie Humaine qui allait durer 4 ans…

Une boucherie qui n’était pas forcément indispensable au bonheur de l’humanité…

La référence n’est donc pas vraiment appropriée…

Macron est le visage d’une politique particulièrement rétrograde, mais il n’en est précisément que le visage. Ce n’est pas seulement le visage qu’il faut changer, mais la politique elle-même.

L’essentiel est donc dans la perspective politique à ouvrir. La masse des sympathisants du 17 Novembre reviendra dans l’action lorsqu’une perspective claire se dessinera, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le premier pas, c’est la constitution d’une plateforme revendicative répondant aux besoins sociaux du plus grand nombre. C’est ce qui pourrait être la base de l’Union Sacrée contre l’ennemi actuel. C’est ce que dit l’article, et ce n’est pas ce qui est en train de se produire, avec le retour des syndicats kollabos dans le mouvement.

Luniterre

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Maintenant sur Agoravox: Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 

Et si la « gauche militante »

arrêtait de se la raconter ?

.

.

.

Maintenant sur

AgoraVox

 

 

Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

Alors que la mobilisation des GJ stagne, en légère régression, le socle de sympathie du public le plus large ne s’effrite pas, voire même, se consolide plutôt, malgré (…)

918 visites 11 fév. 2019 | 20 réactions | Luniterre   + Partager

 

De la CGT comme police politique de la Macronie !!!

 

Nouveau !

 

Après la « Fiche 17 » de Pascal Debay,

c’est l’ « opposant interne » J-P Page

qui se pose en police politique de la CGT !

 

 

 

Sujets connexes:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/30/martinez-aurait-il-subitement-trouve-la-lumiere-en-reponse-a-j-p-page/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/06/le-5-fevrier-cgt-ou-lart-consomme-de-la-kollaboration-de-classe/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/01/27/un-scandale-detat-a-40-milliards-que-les-syndicats-refusent-de-denoncer-pourquoi/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/06/annie-lacroix-riz-pour-la-verite-historique-le-combat-continue/

 

 

 

Le 5 Février CGT, ou l’art consommé de la Kollaboration de classe!

5 Février , CGT,

les lendemains qui déchantent,

ou l’art consommé d’une stratégie

de kollaboration de classe !

 

Un de nos correspondants, qui ne souhaite pas en débattre publiquement, nous envoie ce qu’il pense pouvoir être une sorte de « défense critique » de la pratique cégétiste actuelle. Il y joint des documents, ci-dessous en liens PDF, qui attesteraient de propositions concrètes de la CGT, qui seraient peu ou prou différentes et concrètement plus précises que son tract d’appel pour le 5 Février…

Or, qu’en est-il réellement ?

 

Les liens et docs CGT :

https://www.cgt.fr/actualites/salaires/pour-un-smic-1-800-eu-il-est-urgent-dagir

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2019-01/20190108_Smic1800_Tract_SR_CA.pdf

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2018-09/20180911_AugmentationSalaires_4pages.pdf

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2019-01/20180108_SalaireBulletin_RectoVerso_SR_CA.pdf

 

 

Voici notre réponse :

 

Bonjour,

J’ai bien étudié l’ensemble des docs proposés, y compris en liens.

 

Il n’y a rien, là dedans, qui soit différent et encore moins, contradictoire avec ce qui ressort de l’appel de la CGT pour le 5 Février.

 

Du reste, vu l’aspect fourre-tout et imprécis de cet appel, il aurait été étrange que si la CGT avait vraiment des propositions concrètes sur la répartition des charges et cotisations sociales, elle ne les eut point résumé dans cet appel, à un tournant éventuellement stratégique pour le mouvement ouvrier.

 

A  lire les textes CGT, tracts ou articles, le capital se résumerait au CAC 40 en France… Si effectivement le capital financier est la force politique réellement dominante, le tissu économique et social français ne s’y résume pas, et de loin, tant en matière d’emploi que de rémunérations, donc.

 

Les PME représentent à elles seules près de 50% de l’emploi en France…

 

Les TPE encore 20% de plus….

 

Dans ces conditions, il est inévitable que le langage de la CGT reste hermétique au plus grand nombre, qui ne se sent tout simplement pas concerné…!

 

S’il est clair que les groupes financiers, industriels et commerciaux qui dominent la vie sociale et politique française se gavent au détriment de l’immense majorité et pourraient manifestement non seulement se passer des « aides publiques » sous quelque forme que ce soit, mais en outre, contribuer socialement réellement à hauteur de leurs superprofits, le cas de la plupart des TPE-PME est beaucoup plus nuancé.

 

Le principe des aides publiques, complètement injuste et aberrant en pratique, même pour les TPE-PME, doit donc être tout à fait abandonné.

 

Par contre, la répartition des charges et cotisations pourrait être réglementée de façon progressive croissante pour charger davantage les groupes financiers et moins les TPE-PME selon un prorata tenant compte à la fois du chiffre d’affaire et du nombre de salariés.

 

C’est l’une des pistes de réflexions ouvertes sur TML depuis le 17 Novembre, concernant les problèmes tactiques immédiats de la lutte. Dans les deux premières semaines du mouvement un front uni de toutes les catégories populaires, y incluant même divers responsables de TPE-PME, s’était formé sur le terrain.

 

Si elle avait voulu être à la hauteur de sa mission sociale originelle, c’est là que la CGT aurait du intervenir, pour clarifier la base possible de cette unité. Arrivés près de la fin de l’année 2018, ce front était déjà en train de se disloquer sous l’effet de l’incohérence « spontanéiste » de ce mouvement.

 

Au cours des deux premiers Actes 2019, un rebond était encore possible, semble-t-il, si une structuration globale du mouvement et de ses revendications s’était mise en place.

 

Au lieu de cela, la CGT se contente de ramasser, sur sa base restreinte, quelques morceaux d’un mouvement social amorçant manifestement sa chute. Et de reprendre son train-train habituel qui convient parfaitement au pouvoir, au delà des rodomontades verbales de circonstances.

 

Difficile de ne pas penser qu’il y a là une stratégie délibérée…!

 

Ce n’est qu’un simple constat, en réalité.

 

Luniterre

 

Structuration économique et sociale en France :

 

https://artisans.chefdentreprise.com/thematique/actualites-1063/Breves/TPE-326336.htm

 

https://www.economie.gouv.fr/cedef/chiffres-cles-des-pme

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3152833/ENTFRA17.pdf

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2569436?sommaire=2587886

 

***********************

Le 07/02/2019 >>>

 

Un autre correspondant considère le 5 février comme une réussite de la CGT et un progrès du mouvement. Il réfute donc notre constat… Qu’en est-il, chiffres en mains ?

 

Bilan du 05/02

 

Selon nous >>>>  « se trouve être de très loin inférieur au mouvement spontané du 17 Novembre. » 

>>>  OUI  OU  NON ???

 

Selon ce correspondant :

 

« franchement, ce n’est pas très sérieux d’autant que la masse des mobilisations du 17/11 était très dispersée sur de multiples points, que les chiffres « police » sont du même ordre de grandeur pour ces deux dates… »

Un peu de réalisme…!!

Il suffit justement de comparer ce qui est comparable et de ne pas prendre ses fantasmes pour des réalités :

 

Chiffre CGT 05/02 = 300 000

 

Intérieur (« police ») 05/02 = 137 000

 

RAPPORT= 218,8%

 

*******************

 

Intérieur 17/11/2018 = 287 700

 

Estimation revue à 218,8%= 628 500

 

Soit plus du double !

 

Sur Roanne, le 17/11/2018, 3000 GJ

 

+ tous les villages et petits bourgs mobilisés autour sur leurs propres ronds-points.

 

Le 05/02/2019, 1000 manifestants, tous à Roanne, dont seulement 300 GJ.

 

Un simple constat.

 

Luniterre