Syndicalisme

Belfort debout contre la casse industrielle en France !

 

 

 

Belfort manifeste contre le « plan social » de General Electric et les engagements non tenus par les milieux d’affaires et les politiciens du système.

 

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

 

Belfort debout

contre la casse industrielle

en France !

 

 

Salariés, syndicats, habitants, élus locaux et nationaux : la population de Belfort s’est massivement mobilisée samedi pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric – qui veut supprimer 1.050 emplois en France -, et clamer que ses sites industriels ont encore un avenir.

Dans la manifestation, qui a rassemblé 5.000 personnes selon la préfecture, 8.000 selon l’intersyndicale, ressortaient les écharpes tricolores de nombreux élus ainsi que des gilets jaunes. De nombreux habitants de Belfort étaient venus en famille.

« On est là avec les enfants, pour qu’on nous voie dans toute la France et qu’on nous soutienne. Il faut se mobiliser pour notre région, montrer que c’est une région qui a un savoir-faire et qu’il faut le garder », a témoigné Abdelkader Boutaa, ingénieur chez GE.

AFP / SEBASTIEN BOZON Banderole étalée aux pieds du Lion de Belfort, en soutien aux salariés de General Electric, le 22 juin 2019

Une immense banderole « Soutien aux salariés de General Electric » s’étalait aux pieds du célèbre lion en grès rose de Belfort, sculpté par Bartholdi.

« Belfort debout, soulève-toi », a scandé la foule, à laquelle le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin a lancé: « L’important, c’est de mettre fin au massacre de GE ! ».

Lors d’une conférence de presse réunissant élus de gauche et de droite et syndicalistes, il a appelé Emmanuel Macron à « faire reculer le rouleau compresseur mis en marche par General Electric ».

A l’issue de la manifestation, une délégation, composée de l’intersyndicale, du maire LR de Belfort Damien Meslot et de la présidente (PS) de la région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay, a été reçue à la préfecture.

La préfète du Territoire-de-Belfort, Sophie Elizéon, a assuré les participants de l’implication « quotidienne et personnelle » du ministre de l’Economie dans ce dossier. Début juin, Bruno Le Maire avait appelé GE à revoir à la baisse le nombre de suppressions d’emplois.

– La promesse non tenue de GE –

AFP / SEBASTIEN BOZON Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation, le 22 juin 2019 à Belfort, contre le plan social de General Electric

 

D’abord sonnés par l’annonce fin mai, par GE, de la suppression de 1.050 emplois en France, les salariés se sont vite mobilisés pour dire leur refus d’un plan social qui signerait, selon eux, l’arrêt de mort de l’entité belfortaine du groupe, qui produit des turbines à gaz, alors que le marché peut repartir.

Belfort doit en payer le prix fort : sur les 1.050 emplois supprimés, près de 1.000 concernent la ville, dont près de 800 dans l’entité de turbines à gaz, les autres dans des « fonctions support ». Au total, GE emploie 4.300 salariés à Belfort.

Par deux fois cette semaine, les salariés ont empêché la tenue de la première réunion d’information-consultation qui devait lancer le plan social.

En dépit de ces actions, « la procédure information-consultation », qui lance le plan social, a bel et bien « officiellement commencé », a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.

AFP / SEBASTIEN BOZON Manifestation dans les rues de Belfort pour faire reculer le « rouleau compresseur » de General Electric, le 22 juin 2019

Jeudi, l’intersyndicale, qui assigne GE en référé, demandera au tribunal de grande instance de Belfort la suspension du plan social tant que les pistes de diversification du site n’auront pas été étudiées.

« Tous les experts s’accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable », a insisté samedi Philippe Petitcolin.

Appelant à « préserver les savoir-faire et qualifications ouvrières qui sont concentrés ici à Belfort », Jean-Luc Mélenchon a pointé un « pacte de corruption » qui avait été dénoncé par le député Olivier Marleix (LR). Ce dernier a saisi la justice en janvier, pour qu’elle enquête sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à GE.

« Tout cela s’est passé sous l’autorité, maintenant lointaine, de François Hollande, mais M. Macron avait déjà des responsabilités (…) et maintenant, la chaîne de commandement dans cette entreprise est faite de proches de M. Macron. Donc, là il y a un grave soupçon », a dit M. Mélenchon.

En 2015, le rachat du pôle Energie d’Alstom par GE s’était accompagné de la promesse de créer 1.000 emplois nets en France d’ici à la fin 2018. Une promesse non tenue, pour laquelle GE a dû payer des indemnités, avant d’annoncer finalement plus d’un millier de suppressions d’emplois.

https://www.afp.com/fr/infos/334/belfort-manifeste-contre-le-rouleau-compresseur-de-general-electric-doc-1hq6yg8

 

 

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CGT-Fiche 17 (suite) Antifascisme ou Kollaboration ?

 

 

 

CGT-Fiche 17 (suite)

Antifascisme ou Kollaboration ?

 

 

 

La FICHE 17


ou comment la CGT s’est ridiculisée et disqualifiée
en produisant et diffusant des calomnies ineptes
à l’encontre d’Annie Lacroix-Riz.

 

L’entretien accordé par Annie Lacroix-Riz à la Librairie Tropiques, à propos de cette affaire lamentable, est aussi et surtout l’occasion pour elle de nous faire l’historique de décennies de faillites, de renoncements, de trahisons des dirigeants et des clercs des institutions qui naguère encore représentaient dignement les travailleurs et les classes laborieuses de ce pays.

Un long délabrement qui a conduit ces organisations dans leur état actuel de faillite militante, politique et sociale, suivant le même mouvement idéologique qui a entraîné les élites intellectuelles et leur classe dirigeante vers les tréfonds qu’ils ont atteints.  Une situation qui consacre l’ignorance acquise, la vacuité idéologique et l’incompétence de leurs cadres dirigeants et qui les a acculés au stade ultime de l’en-petit-bourgeoisement : le ridicule.

 

*****************************

« Bonjour Philippe Martinez

je crois me faire le porte parole d’innombrables sincères et honnêtes militants, politiques et syndicaux, en vous demandant, de faire publiquement amende honorable auprès d’Annie Lacroix-Riz, au motif des faits intolérables attestés par le vidéo témoignage qui suit.

De plus, il est clair à nos yeux  que la persistance dans l’ignominie, la sottise et l’ignorance crasse de personnages comme Pascal Debay font qu’ils n’ont plus leur place comme cadres responsables de la « formation politique et idéologique »  des militants de la CGT !

Fraternellement

Dominique Mazuet

filpac CGT

libraire de quartier,

indépendant

et communiste réfractaire à l’accablante liquéfaction intellectuelle, idéologique et politique du syndicat et du Parti »

 

********************************

http://www.librairie-tropiques.fr/2019/04/la-fiche-17-de-la-cgt-recensee-par-annie-lacroix-riz.html

[NDLR: malgré des divergences politiques considérables à propos de la situation actuelle, TML est évidemment entièrement solidaire du combat d’Annie Lacroix-Riz pour la vérité historique!]

 

 

Sur AgoraVox … Un débat avec un sympathisant de la CFDT… Autre « gauche militante » en déroute!

 

En marge du débat sur

AgoraVox

 

Un débat avec un sympathisant CFDT . . .

 

 

Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

Alors que la mobilisation des GJ stagne, en légère régression, le socle de sympathie du public le plus large ne s’effrite pas, voire même, se consolide plutôt, malgré (…)

1316 visites 11 fév. 2019 | 26 réactions | Luniterre   + Partager

 

 

 


bernard29 11 février 18:05

votre analyse sur le syndicalisme est tout à fait pertinente, mais je crois aussi que la crise actuelle, que révèle le mouvement des Gilets jaunes n’est pas seulement sociale. En particulier les revendications sur une démocratie renouvelée prouvent que l’angoisse existentielle porte sur de nombreux sujets. Aussi j’aimerais savoir ce que vous pensez de la proposition de Berger de la CFDT, pour un Grenelle du « pouvoir vivre » ouvert plus largement qu’aux seules centrales syndicales, avec des états généraux au niveau des régions.

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Luniterre 11 février 19:06

@bernard29

Formellement, le principe parait bon, mais le gros problème reste le contenu…

Je cherche sur le site CFDT, et je n’y trouve pas de plateforme revendicative…

Je cherche sur des sujets pus précis, le CICE, par exemple, et je ne vois pas de prise de position pour son abrogation, par exemple…

Si vous connaissez des liens directs vers les positions (chiffrées) de la CFDT sur les sujets concrets essentiels, merci de les citer dans votre réponse éventuelle.

Le site CFDT semble ne pas être vraiment remis à jour… (A part pas mal de léchage de bottes sur le « Grand débat national »).

Défaut de communication… ?

L’impression, à première vue, c’est donc plutôt le vide absolu…

Un « bon point » très relatif:au moins, c’est l’antithèse absolue de la démagogie !

Luniterre

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leypanou 11 février 22:14

@bernard29
Aussi j’aimerais savoir ce que vous pensez de la proposition de Berger de la CFDT, pour un Grenelle du « pouvoir vivre » 

: la crédibilité de Berger et de la CFDT est voisine de zéro.

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bernard29 12 février 11:24

@Luniterre
écoutez, je ne suis pas membre d’un syndicat. J’ai lu cette affaire de proposition d’un grenelle du pouvoir vivre, et j’ai trouvé sur le site de la CFDT ce qui serait peut être l’embryon de cette affaire. Les Places de la République.
Dans une tribune publiée dans 
Le Journal du Dimanche du 14 février 2016, quinze syndicats, mutuelles et associations dont la CFDT, la Fondation Nicolas Hulot, WWF France, l’Unsa ou encore ATD Quart Monde annoncent qu’elles vont collaborer en faveur du vivre ensemble.

je ne sais si tout cela travaille sur des données chiffrées, mais comment le faire sinon . En tout cas c’est peut être cela le début de la démarche de la CFDT. Et ça me semble positif ou constructif. 

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Luniterre 12 février 12:38

@bernard29

Depuis 2016, pas mal d’eau a coulé sous les pont, vous savez…

L’illusionniste Hulot, entre autres, a fini un tour de piste au gouvernement Macron…

Il faut vous tenir un peu au courant…

La démarche CFDT est encore plus vide de toutes propositions que celle de Macron, qui tente au moins quelques amuse-gueules pour appâter les bonnes volontés naïves, dont on peut raisonnablement supposer, à vous lire, que vous en faites partie…

Le constat de l’article est que l’établissement d’une plateforme revendicative unitaire reste entièrement à faire, même après trois mois de lutte.

Un début, malheureusement sans suite, se trouvait ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-un-cahier-de-210218

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

et une suite possible se trouve ici :

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Du positif, concret et constructif, et surtout, chiffré, mais qui n’intéresse pas les syndicats, actuellement, ni CGT, ni CFDT ou autre…

Luniterre

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bernard29 13 février 11:13

@Luniterre

puisque vous parlez de Hulot, j’avais apprécié cet article de Gernelle du Point ; https://www.lepoint.fr/editos-du-point/etienne-gernelle/gernelle-nicolas-hulot-prix-de-la-lachete-politique-2018—13-12-2018-2278966_782.php ,

mais je trouve intéressant la proposition des Places de la République de la CFDT ( site de la CFDT. voir le kit animation sur le PDF joint.
https://www.cfdt.fr/portail/outils/campagnes/debat-national-kit-d-animation-et-fiches-thematiques-srv2_638101

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Luniterre 13 février 15:16

@bernard29
J’ai pris le temps d’examiner les docs CFDT joints…

Effectivement, quelques chiffres… (…en cherchant bien !)

…Mais pas forcément les chiffres utiles, on reverra pourquoi dans un post ultérieur, mais surtout, pas forcément les bons, dans un cas important, au moins, et là, c’est carrément rédhibitoire !!!

 

C’est là qu’on voit que la CFDT est :

__1 Totalement à côté de la plaque…

__2 Sur des positions encore plus réacs que celles du pouvoir macronien !

 

Voici l’ « exemple » que l’on trouve dans :

https://www.cfdt.fr/upload/docs/application/pdf/2019-01/cfdt_-_fiches_debat_national.pdf

« Améliorer le pouvoir d’achat des retraités Il faut sortir de la sous-indexation des pensions pour assurer aux retraités une participation aux fruits de la croissance. Les basses pensions doivent être revalorisées  : après une vie entière au travail, le niveau de pension minimale est aujourd’hui de 950 euros/mois. Il faut qu’il soit au minimum au niveau du SMIC. »

 

Or actuellement, le niveau de « pension minimale », cela n’existe tout simplement pas en pratique.

Il y a au moins deux grandes catégories de cas, le minimum-contributif et l’ASPA, qui sont distinctes et ne se cumulent pas.

 

Aucune n’atteint le montant de 950 euros, à l’heure actuelle. Personnellement, dans ma 69ème année, je viens à peine de passer le cap des 800 euros, à 812/mois, toutes pensions cumulées, y incluant le minimum-contributif …

 

L’autre cas, l’ASPA, est à 868 euros/mois, actuellement. Et ne pas oublier que cette allocation étant remboursable sur la succession, pas mal de personnes âgées s’en privent pour ne pas perdre le patrimoine familial…

 

Belle « solidarité », que l’ASPA !

 

Tenez vous au courant, et communiquez à la CFDT, « premier syndicat de France » ( >>> en rire ou en pleurer ???) , dans la foulée… :

 

https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1200567-la-retraite-minimum-quels-montants-en-2019/

 

https://www.notretemps.com/retraite/actualites-retraite/le-minimum-vieillesse-augmente,i165215

 

https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/5023-minimum-contributif-2019-et-retraite

 

https://www.la-retraite-en-clair.fr/cid3190636/minimum-vieillesse-minimum-contributif-allocation-solidarite-personnes-agees.html

 

Réclamer un « minimum retraite » à hauteur du SMIC, pourquoi pas, cela dépend de ce que l’on entend par SMIC….

 

La liste des 42 revendications du 29/11/2018 proposait le SMIC à 1300 net et le minimum retraite à 1200, net aussi, supposera-t-on…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

Une amélioration concrète dont on est encore loin…

 

La pétition Ab.CICE propose 1400 pour le SMIC, pour le mettre au dessus du seuil de pauvreté pour une famille monoparentale. Une revendication qui me paraît donc légitime et cohérente.

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Luniterre

 

En PJ, captures d’écran des données essentielles des articles cités :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/exemple-cfdt.png

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/minimum-contributif.png

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/aspa.png

 

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Luniterre 13 février 15:27

PRÉCISION UTILE :

« La pétition Ab.CICE propose 1400 NET pour le SMIC, pour le mettre au dessus du seuil de pauvreté pour une famille monoparentale. »

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Luniterre

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Luniterre 13 février 20:07

Reprenons la lecture critique des docs CFDT…

Le doc cité, outre la bourde énorme et déjà rédhibitoire concernant la retraite, est de toute façons globalement hors de propos en rapport du « Grand Débat » auquel il est supposé contribuer, vu que la quasi totalité des sujets sociaux abordés dans ce doc sont hors sujet par rapport aux thèmes officiels du débat… !

Donc, ici, la CFDT se livre à une opération d’enfumage à bon compte, et vient simplement entretenir une illusion qui n’a pas lieu d’être sur ce débat >>> plus réac que Macron, donc, en fait, qui ne cache pas vraiment son jeu, pourtant…

 

Le seul sujet à forte implication sociale du débat est celui de la fiscalité. Cette implication est d’autant plus forte que la « fiscalité » française recouvre une bonne partie des charges sociales, en fait, déjà à travers la CSG, et bien évidemment, à travers le CICE.

 

Rien que sur le point du CICE, la CFDT a tout faux, et même gravement, en ne réclamant pas son abrogation, mais simplement un hypothétique « contrôle d’utilisation »… Propos dérisoire en regard de la transformation actuelle du CICE en allègement de charges, et de son doublement en masse globale, qui en est la conséquence !

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Mais surtout, globalement, la CFDT cautionne cette confusion fisc/charges sociales en reprenant son à compte ce constat : « En France, l’impôt sur le revenu ne représentait en 2017 que 7 % des prélèvements obligatoires, selon un rapport parlementaire. »

 

Ce qui n’est exact que si l’on met sur le même plan impôts, taxes et cotisations sociales.

Or en 2017, si l’impôt sur le revenu totalise 73 Milliards, la CSG à elle seule en totalise 114 !!!

 

Dans le premier doc cité, pas une seule allusion à la CSG… !

Dans le second, celle-ci : « En 2018, les retraités ont subi la hausse non compensée de la CSG et la sous-indexation des pensions. »

Quelle contribution époustouflante au débat !!

 

Alors qu’à la jointure entre fisc et social, il y avait tout de même deux cibles possibles, avec le CICE (40 Milliards en 2019), et la CSG (114 Milliards).

 

Enfin, la TVA, qui est le post fiscal N°1, en France, avec 157 Milliards en 2018, est abordée deux fois, en termes de propositions, dans ces docs…

Une fois pour une « baisse écologique » >>> « Baisser la fiscalité indirecte — Baisser la TVA sur les biens et services qui favorisent la transition écologique (isolation des bâtiments, transports en commun…) » Mais avec cette précision, qui rend actuellement cette idée aussi vaine que les autres : « Ces baisses ciblées nécessitent un accord européen. C’est à l’État de les proposer dans le cadre d’un projet européen global. »

Et ensuite, quelques lignes plus loin, la CFDT propose : « Taxe d’habitation – Supprimer totalement la taxe d’habitation, la compensation aux collectivités territoriales étant assurée par un partage des grands impôts nationaux (impôt sur le revenu, TVA, impôt progressif sur le capital…) »

Autrement, dit, augmenter la TVA…

 

Pour mémoire, une des dernières revendications GJ exprimées par Priscillia Ludosky, c’est une réduction de TVA sur tous les produits de première nécessités, c’est à dire ceux consommés impérativement par les plus démunis, en fonction de leurs besoins sociaux les plus basiques.

Pourrait être financée par l’abrogation du CICE, par exemple, ce qui impliquerait une refonte de la répartition des charges sociales.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Luniterre

 

En PJ, captures d’écran des citations :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cice-cfdt.png?w=940

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cfdt-baisse-tva-ecolo.png?w=940

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/02/cfdt-transfert-taxe-habitation-sur-tva.png?w=940

 

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VOIR A LA SUITE…

 

D’autres aspects du débat…

 

 

 

 

 

 

 

D’autres aspects du débat…

 

Parasitisme « syndical », débat public/privé, « capitalisme D’État », … et unité à trouver pour le mouvement de masse… !

 

Spartacus 11 février 13:43

« La très grande majorité des prolétaires, smicards et productifs.. »

L’auteur fait mine de croire que ce serait l’objectif des syndicalistes de s’occuper de ces gens là.

Mais non, ces gens là n’intéressent pas les syndicats Français.

Ça cotise mal, l’argent avec eux ça tombe pas du ciel, ils sont critiques, ça remplis pas les caisses et ça comprend pas les privilèges des autres membres majoritaires, les statutaires.

Ce qui intéresse les syndicats Français se sont les politiques identitaires et corporatistes.

Les avantages et privilèges a spolier sur les autres. L’emploi a vie comme titre de noblesse qui permet de mieux se servir en premier avec l’état au détriment de la société marchande.

Ne sont ils pas déjà les 1er privilégiés ? A être subventionnés à 97% et seulement 3% de cotisants. Plus caricatural qu’une blague carembar.

Les statuts, les avantages catégoriels les intéressent.

En Italie les syndicats ont manifestés pour la fin des statuts, en France ça manifeste pour accroître les avantages catégoriels. En, plus ce sont des cocos et a contrario des fonctionnaires, le peuple a compris que le communisme est une idéologie de merde.

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François Pignon 11 février 14:20

Eh ben comme ça, une fois qu’on aura tué le pianiste, on n’entendra plus rien !

C’est marrant comme Spartacus trouve son compte dans cette entreprise de démolition !

Qu’en est-il pour l’auteur de la CFDT, de FO, de la CGC, ?

Pareil ? A la poubelle ?

Giléjaunons,donc, occupons les rond-points avec Papy et Mamie, pendant que Foutriquet fait son show.

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François Pignon 11 février 14:37

@François Pignon

Si, depuis vingt ans, il n’existe plus de structures maoïstes en France, les « ex » ont des relents de velléité spontex. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts ou à la TML, pas comme les anciens maoïstes devenus célèbres, Serge July, Roland Castro, Philippe Sollers, Alain Geismar, Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy.
L’auteur est moins célèbre, mais issu de la même portée.
Il suffit de se référer à son « site » pour comprendre.

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Luniterre 11 février 15:49

Ce qui est comique, c’est de voir à quel point chacun lit avec ses propres préjugés et interprète en fonction, et parfois très loin du texte, sinon carrément à l’opposé !

@Spartacus

L’auteur sans doute le plus anticommuniste d’Agoravox… Mais au moins, avec lui, les choses sont claires, du moins, au départ…

Ici, partant du préjugé, en l’occurrence justifié, que l’auteur est marxiste, il semble en déduire que l’article serait malgré tout une défense des syndicats actuels en France…

Alors qu’à l’évidence, il en propose une critique radicale…

Ce qui n’a pas échappé, par contre, à…

@François Pignon

Qui, lui, partant de ses propres préjugés, plutôt favorables aux syndicats, et surtout à la CGT, et d’une manière générale, semble-t-il, au capitalisme d’Etat (  https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107  ) tente d’abord une assimilation confusionniste, peu fonctionnelle, entre l’article et le point de vue de Spartacus, avant de se raviser et de contre-attaquer sur une nouvelle assimilation, formellement plus « subtile », entre marxisme-léninisme et maoïsme…

Alors que c’est carrément se poser dans la situation de l’hôpital qui se moque de la charité, vu que cette assimilation est aujourd’hui encore essentiellement entretenue par qui, sinon par les zélateurs du capitalisme d’État chinois, au rang desquels M. François Pignon se range lui-même !!! ( https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107  )

Et alors que, par contre, et contrairement à ses sous-entendus, la critique du maoïsme, « spontanéiste » ou non, est l’une des bases théoriques du blog TML… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/10/de-mao-a-ma-ou-la-philosophie-chinoise-du-capitalisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/28/le-mensonge-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

 

Luniterre

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François Pignon 11 février 16:23

@Luniterre

vous avez dû mal lire ou mal comprendre mes propos, articles ou commentaires
je ne suis pas du tout un « partisan » du « capitalisme chinois »
je dis simplement que ce pays n’est plus communiste depuis longtemps
que la secte qui dirige la Chine continue à porter un nom (parti communiste) hérité de l’histoire mais aussi trompeur que le mot « démocratie » pour les oligarchies occidentales
que les mao-spontex ont toujours été des provocateurs et des tordus intellectuellement qui se complaisent à renverser les concepts pour désorienter les na¨fs
que vous faites partie de cette clique, alliée objective des forces que vous prétendez combattre

c’est plus clair, petit scarabée ?

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Luniterre 11 février 17:37

@François Pignon

Plus clair ???

Vous attribuez à cet article un propos « spontanéiste » qui n’est nullement le sien.

Le spontanéisme du mouvement GJ y est évoqué, et de manière critique, de plus, mais ce n’est pas le sujet de l’article, auquel vous faites donc un procès d’intention, et d’autant plus gratuit qu’il y a, par nature, antagonisme entre spontanéisme et marxisme-léninisme, ce qui était déjà rappelé, précédemment, à propos du mouvement contre la loi travail, qui souffrait aussi de cette tare spontanéiste, un mal français, en quelque sorte…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/xxx-3-marxisme-leninisme-conscience-spontanee-etou-avant-garde-proletarienne-xxx/

L’article, en plus, est sur la page d’accueil de TML…

Dans la mesure où vous ne vous n’exprimez pas du tout clairement, on est donc amenés à supposer que vous voulez opposer « syndicalisme » et « spontanéisme », alors que rien n’empêche le mouvement social de trouver et de construire d’autres formes organisationnelles que les syndicats, et surtout, que les syndicats actuels, qui ont prouvé leur inefficience, en regard des besoins sociaux du plus grand nombre, et notamment, des catégories prolétariennes.

Luniterre

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Luniterre 11 février 18:39

@François Pignon

Concernant le capitalisme chinois, vous propos sont tout aussi ambigus, dans la mesure ou vous semblez nettement en faire l’apologie, dans votre article déjà cité qui se termine ainsi : 

« Si les dirigeants occidentaux, économiques et politiques, continuent à montrer leur incapacité à créer des emplois et à assurer une prospérité à long terme pour l’ensemble de la population de leurs pays, le capitalisme d’état prendra progressivement le relais et les idéologues pourront toujours s’interroger sur la nature « socialiste » ou « communiste » de leurs attributs, le système des « marchés libres » aura vécu et ce ne sont pas les luttes entre classes sociales qui l’auront terrassé, mais les contradiction de capitalisme lui-même. L’alternative pertinente n’est pas « capitalisme/socialisme », mais « privé/public ».

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107

Selon ce dernier propos :

L’alternative pertinente n’est pas « capitalisme/socialisme », mais « privé/public ».“

Il semblerait donc que vous faites un parallèle entre une contradiction “public/privé” et une contradiction “capitalisme d’Etat/capitalisme de marché”…

Ce qui est, dans les deux cas, une vision binaire et simpliste, comme vous le fait remarquer un de vos lecteurs, du reste.

Dans un environnement de marché, le service public est amené à se modeler sur les critères du marché, précisément pour ne pas être “privatisé” et la différence tend donc à disparaitre, concrètement, et surtout pour l’usager.

Le “capitalisme d’Etat” n’est pas un système économique par lui-même, mais seulement un secteur économique contrôlé par les finances publiques.

Selon les Etats, il a plus ou moins d’importance, et, éventuellement, plus ou moins d’influence sur les marchés, mais, en fin de compte, dans un environnement de marché, il doit finir, tôt ou tard, par s’aligner sur les critères du marché.

Dans la plupart des pays, le secteur “capitaliste d’Etat” n’est jamais qu’un des aspects du capitalisme “monopoliste” d’Etat, dans lequel l’Etat est au service des monopoles.

En Chine, l’Etat est au service des monopoles chinois, tout comme L’Etat français est au service des monopoles français, l’Etat US au service des monopoles US, etc…

Cela n’exclut pas des interférences entre puissances monopolistes, comme entre la France et l’Allemagne, etc…

Et de plus, il y a encore de nombreuse interférences,et même, interdépendances, entre capital US et chinois, etc…


C’est votre définition, au départ, qui est schématique, simpliste, et même fausse, en posant le “capitalisme d’Etat” pour un système en soi… Une erreur effectivement très répandue dans la gauche française… :

Le « capitalisme d’état » est un système économique dans lequel l’état est le principal acteur, et dans lequel les marchés sont des outils au service d’une politique, alors que dans les économies de marché », c’est l’état qui est au service de la politique des principaux groupes industriels et financiers, le plus souvent des multinationale, qui contrôlent les marchés.”

(Extrait de votre article cité :

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fin-du-marche-libre-212107 )

 

Luniterre

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Alren 11 février 19:54

@Luniterre

Vous évoquez la désagrégation du mouvement des Gilets jaunes sans voir que la stupide violence de Macron a ouvert définitivement les yeux à ceux qui ont été témoins de ces provocations policières et qu’ils savent que désormais ce gouvernement est leur ennemi.

Or contre l’ennemi, on fait front commun, l’Union sacrée, comme en 14-18 et on ne se rend pas.

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Luniterre 11 février 21:22

@Alren

« Or contre l’ennemi, on fait front commun, l’Union sacrée, comme en 14-18 et on ne se rend pas. »

Une formule…

En 1914 l’Union Sacrée est l’un des facteurs essentiels qui ont permis l’ouverture de la Grande Boucherie Humaine qui allait durer 4 ans…

Une boucherie qui n’était pas forcément indispensable au bonheur de l’humanité…

La référence n’est donc pas vraiment appropriée…

Macron est le visage d’une politique particulièrement rétrograde, mais il n’en est précisément que le visage. Ce n’est pas seulement le visage qu’il faut changer, mais la politique elle-même.

L’essentiel est donc dans la perspective politique à ouvrir. La masse des sympathisants du 17 Novembre reviendra dans l’action lorsqu’une perspective claire se dessinera, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le premier pas, c’est la constitution d’une plateforme revendicative répondant aux besoins sociaux du plus grand nombre. C’est ce qui pourrait être la base de l’Union Sacrée contre l’ennemi actuel. C’est ce que dit l’article, et ce n’est pas ce qui est en train de se produire, avec le retour des syndicats kollabos dans le mouvement.

Luniterre

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Maintenant sur Agoravox: Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 

Et si la « gauche militante »

arrêtait de se la raconter ?

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Maintenant sur

AgoraVox

 

 

Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

Alors que la mobilisation des GJ stagne, en légère régression, le socle de sympathie du public le plus large ne s’effrite pas, voire même, se consolide plutôt, malgré (…)

918 visites 11 fév. 2019 | 20 réactions | Luniterre   + Partager

 

De la CGT comme police politique de la Macronie !!!

 

Nouveau !

 

Après la « Fiche 17 » de Pascal Debay,

c’est l’ « opposant interne » J-P Page

qui se pose en police politique de la CGT !

 

 

 

Sujets connexes:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/30/martinez-aurait-il-subitement-trouve-la-lumiere-en-reponse-a-j-p-page/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/06/le-5-fevrier-cgt-ou-lart-consomme-de-la-kollaboration-de-classe/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/01/27/un-scandale-detat-a-40-milliards-que-les-syndicats-refusent-de-denoncer-pourquoi/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/06/annie-lacroix-riz-pour-la-verite-historique-le-combat-continue/

 

 

 

Le 5 Février CGT, ou l’art consommé de la Kollaboration de classe!

5 Février , CGT,

les lendemains qui déchantent,

ou l’art consommé d’une stratégie

de kollaboration de classe !

 

Un de nos correspondants, qui ne souhaite pas en débattre publiquement, nous envoie ce qu’il pense pouvoir être une sorte de « défense critique » de la pratique cégétiste actuelle. Il y joint des documents, ci-dessous en liens PDF, qui attesteraient de propositions concrètes de la CGT, qui seraient peu ou prou différentes et concrètement plus précises que son tract d’appel pour le 5 Février…

Or, qu’en est-il réellement ?

 

Les liens et docs CGT :

https://www.cgt.fr/actualites/salaires/pour-un-smic-1-800-eu-il-est-urgent-dagir

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2019-01/20190108_Smic1800_Tract_SR_CA.pdf

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2018-09/20180911_AugmentationSalaires_4pages.pdf

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2019-01/20180108_SalaireBulletin_RectoVerso_SR_CA.pdf

 

 

Voici notre réponse :

 

Bonjour,

J’ai bien étudié l’ensemble des docs proposés, y compris en liens.

 

Il n’y a rien, là dedans, qui soit différent et encore moins, contradictoire avec ce qui ressort de l’appel de la CGT pour le 5 Février.

 

Du reste, vu l’aspect fourre-tout et imprécis de cet appel, il aurait été étrange que si la CGT avait vraiment des propositions concrètes sur la répartition des charges et cotisations sociales, elle ne les eut point résumé dans cet appel, à un tournant éventuellement stratégique pour le mouvement ouvrier.

 

A  lire les textes CGT, tracts ou articles, le capital se résumerait au CAC 40 en France… Si effectivement le capital financier est la force politique réellement dominante, le tissu économique et social français ne s’y résume pas, et de loin, tant en matière d’emploi que de rémunérations, donc.

 

Les PME représentent à elles seules près de 50% de l’emploi en France…

 

Les TPE encore 20% de plus….

 

Dans ces conditions, il est inévitable que le langage de la CGT reste hermétique au plus grand nombre, qui ne se sent tout simplement pas concerné…!

 

S’il est clair que les groupes financiers, industriels et commerciaux qui dominent la vie sociale et politique française se gavent au détriment de l’immense majorité et pourraient manifestement non seulement se passer des « aides publiques » sous quelque forme que ce soit, mais en outre, contribuer socialement réellement à hauteur de leurs superprofits, le cas de la plupart des TPE-PME est beaucoup plus nuancé.

 

Le principe des aides publiques, complètement injuste et aberrant en pratique, même pour les TPE-PME, doit donc être tout à fait abandonné.

 

Par contre, la répartition des charges et cotisations pourrait être réglementée de façon progressive croissante pour charger davantage les groupes financiers et moins les TPE-PME selon un prorata tenant compte à la fois du chiffre d’affaire et du nombre de salariés.

 

C’est l’une des pistes de réflexions ouvertes sur TML depuis le 17 Novembre, concernant les problèmes tactiques immédiats de la lutte. Dans les deux premières semaines du mouvement un front uni de toutes les catégories populaires, y incluant même divers responsables de TPE-PME, s’était formé sur le terrain.

 

Si elle avait voulu être à la hauteur de sa mission sociale originelle, c’est là que la CGT aurait du intervenir, pour clarifier la base possible de cette unité. Arrivés près de la fin de l’année 2018, ce front était déjà en train de se disloquer sous l’effet de l’incohérence « spontanéiste » de ce mouvement.

 

Au cours des deux premiers Actes 2019, un rebond était encore possible, semble-t-il, si une structuration globale du mouvement et de ses revendications s’était mise en place.

 

Au lieu de cela, la CGT se contente de ramasser, sur sa base restreinte, quelques morceaux d’un mouvement social amorçant manifestement sa chute. Et de reprendre son train-train habituel qui convient parfaitement au pouvoir, au delà des rodomontades verbales de circonstances.

 

Difficile de ne pas penser qu’il y a là une stratégie délibérée…!

 

Ce n’est qu’un simple constat, en réalité.

 

Luniterre

 

Structuration économique et sociale en France :

 

https://artisans.chefdentreprise.com/thematique/actualites-1063/Breves/TPE-326336.htm

 

https://www.economie.gouv.fr/cedef/chiffres-cles-des-pme

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3152833/ENTFRA17.pdf

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2569436?sommaire=2587886

 

***********************

Le 07/02/2019 >>>

 

Un autre correspondant considère le 5 février comme une réussite de la CGT et un progrès du mouvement. Il réfute donc notre constat… Qu’en est-il, chiffres en mains ?

 

Bilan du 05/02

 

Selon nous >>>>  « se trouve être de très loin inférieur au mouvement spontané du 17 Novembre. » 

>>>  OUI  OU  NON ???

 

Selon ce correspondant :

 

« franchement, ce n’est pas très sérieux d’autant que la masse des mobilisations du 17/11 était très dispersée sur de multiples points, que les chiffres « police » sont du même ordre de grandeur pour ces deux dates… »

Un peu de réalisme…!!

Il suffit justement de comparer ce qui est comparable et de ne pas prendre ses fantasmes pour des réalités :

 

Chiffre CGT 05/02 = 300 000

 

Intérieur (« police ») 05/02 = 137 000

 

RAPPORT= 218,8%

 

*******************

 

Intérieur 17/11/2018 = 287 700

 

Estimation revue à 218,8%= 628 500

 

Soit plus du double !

 

Sur Roanne, le 17/11/2018, 3000 GJ

 

+ tous les villages et petits bourgs mobilisés autour sur leurs propres ronds-points.

 

Le 05/02/2019, 1000 manifestants, tous à Roanne, dont seulement 300 GJ.

 

Un simple constat.

 

Luniterre

 

 

 

 

Martinez aurait-il subitement trouvé la lumière? ( En réponse à J-P Page )

 

Martinez aurait-il

subitement trouvé la lumière?

( En réponse à J-P Page – « Gilets Jaunes et syndicats » )

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/gilets-jaunes-et-syndicats-par-jean-pierre-page-article-en-pdf-en-fin-a158501084

https://ekladata.com/i8NRpbkUngces4Goht4SY3uyLm8/Gilets-Jaunes-et-Syndicats.pdf   

.

.

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Après deux mois de luttes intensives des Gilets Jaunes Martinez aurait-il été en quelque sorte subitement touché par la grâce ? Aurait-il vu enfin la lumière jaune des GJ envahissant les rues parisiennes et provinciales ?

Était il resté aussi longtemps dans l’inconscience sociale et politique des enjeux en cours à travers ce mouvement ?

Vouloir considérer ainsi, comme un élan sincère vers le mouvement de masse la volte-face apparente de la CGT, ce serait simplement prendre l’ensemble de sa direction, et Martinez en premier, pour une bande d’imbéciles…

Ce qu’ils ne sont pas, et dès lors, il est urgent de s’interroger, à quelques jours du 5 Février, sur les véritables raisons de ce revirement.

On comprend que des syndicalistes sincèrement de gauche et progressistes, comme J-P Page, se réjouissent de cette initiative officielle, mais il est néanmoins important de chercher à comprendre les causes réelles de ce prétendu « retard à l’allumage », si ces syndicalistes sincères ne veulent pas tout simplement servir de caution « de gauche » à une nouvelle manœuvre de récupération, et en fin de compte, de collaboration avec le système, en vue de mettre un terme au mouvement.

En effet cette « initiative » apparemment surprenante intervient donc, après deux mois de luttes, à un moment où, en réalité, les premiers signes d’usure se font voir et où la structuration « spontanée » du mouvement n’en est encore qu’à ses balbutiements.

C’est donc tout simplement, en réalité, le moment stratégique idéal, pour la direction de la CGT, de reprendre la main en se positionnant comme le seul interlocuteur « valable » dans le conflit social en France.

Et à partir de là, faire rentrer le flot des manifestants dans un cycle usuel de « grèves-défilés » plutôt mensuels qu’hebdomadaires, c’est déjà un soulagement en perspective pour le pouvoir en place, et d’autant plus qu’il sait que ce type d’ « action syndicale » est désormais tout à fait déconsidéré, et à juste titre, par les travailleurs, et qu’il entraînera à brève échéance l’enterrement de première classe de ce mouvement, comme des précédents, retraites, loi-travail et autres… !

J-P Page nous dit :

« Prenons acte positivement de cette importante décision de la CGT soutenu par des gilets jaunes, tout en ajoutant que la question qui se pose dorénavant est celle de la suite qui sera donnée et de quelle volonté l’on va faire preuve pour que cette journée se poursuive en grève générale reconductible. Doit-on se satisfaire de grèves par procuration, s’accommoder de l’éparpillement des luttes, de leur pourrissement comme d’une fatalité ? Va-t-on reprendre le controversé chemin des « grèves saute-mouton » dont la faillite est consommée ? «Ne faut-il pas reconsidérer les vertus des grèves reconductibles » ? »

Il a donc également bien conscience, en réalité, de la duplicité de la direction CGT… En effet, même le mot d’ordre de simple « reconductibilité » de la grève est celui de l’ « appel de Commercy »(*), une coordination encore très partielle de divers groupes GJ, et non celui de l’appel national de la CGT (**).

Quant au mot d’ordre de grève générale illimitée, il est celui du courageux Eric Drouet, et repris, dans la foulée, par un Besancenot en mal d’audience…

A noter, toutefois, que quelques syndicats CGT, localement ou par branche, on introduit la notion de reconductibilité dans leur dépôt de préavis…

Autrement dit, une incertitude règne encore quant aux lendemains de la journée du 5 Février…

Concernant les objectifs et revendications précises de la grève, c’est également le flou le plus total qui est entretenu par ce prétendu « réveil » de la direction CGT, alors que deux mois ont passé sans qu’elle intervienne sérieusement dans leur élaboration. Après deux mois, voilà donc, étrangement, un appel à se mettre à ce travail d’élaboration… De qui se moque-t-on, sinon des travailleurs qui ont réellement tenté pendant ces deux mois, de parvenir à exprimer leurs revendications sociales ?

A ce sujet, J-P Page nous dit :

« La contradiction capital/travail est posée fortement et l’on revendique l’exigence de justice sociale d’augmentation du salaire minimum à 1800 euros, la revalorisation des retraites et pensions, une fiscalité qui fait payer les riches et les entreprises, l’annulation de la CSG, le rétablissement de l’impôt sur la fortune ou encore l’abrogation du CICE ce crédit d’impôt aux entreprises remplacé par un allègement des charges sociales voulu dès le début de son mandat par Macron. »

Or qu’en est-il en réalité ? Le SMIC à 1800 euros, en net ou en brut ? Très officiellement, la revendication nationale CGT est de 1800 brut… Ce qui fait sensiblement, selon le régime actuel, autour de 1400 euros net… Pourquoi J-P Page ne précise-t-il pas ce point essentiel, dans un article aussi long ? Les revendications des trotskystes, au passage, sont à 1800 net (NPA , LO). Celle des syndicats « solidaires » à 1700 net (***).

Entretenir le flou sur cette question, comme sur les autres, c’est déjà ce que fait l’appel national CGT, qui, au lieu de rappeler sa revendication à 1800 brut se contente d’une généralité :

« __une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et  pensions  ainsi que des minimas sociaux ; »

En lien avec cette problématique, J-P Page évoque la question du CICE et des allègements de charges sociales pour les entreprises…

L ‘appel national CGT revendique, quant à lui, une suppression pure et simple de tous les allègements actuels…

« __la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ; »

Juste quant au fond, cette position devient absurde en parallèle avec l’augmentation du SMIC, même à 1800 euros brut, dans la mesure où il est évident qu’un très grand nombre de TPE-PME ne pourront pas l’assumer, dans les conditions actuelles, sans les divers « allègements » dont elle peuvent encore bénéficier… Autrement dit, si la direction CGT entendait réellement être prise au sérieux par le pouvoir, cela équivaudrait à une destruction de milliers d’emplois… ! On comprend donc tout de suite mieux pourquoi elle a omis de rappeler ce qui est sa revendication officielle concernant le SMIC ! Il s’agit simplement donc de tenter de « coller » suffisamment à l’esprit revendicatif du mouvement pour tenter d’en reprendre le contrôle et retourner ensuite à ses jeux habituels de « concertation » et de « négociation » avec le pouvoir, mais bien évidemment sans volonté réelle d’y changer quoi que ce soit, sauf à regagner une once de crédibilité et un peu de poids en vue de la répartition des prochaines subventions…

.

Une augmentation réelle du SMIC n’est possible, si les aides publiques au paiement des charges sociales sont effectivement supprimées, ce qui est évidemment souhaitable, qu’avec une nouvelle répartition des charges au prorata à la fois du nombre de salariés et du chiffre d’affaire, avec une fonction progressive croissante qui amène à la fois les grands groupes financiers à payer réellement leur quote-part sociale et à un allègement systémique de plein droit pour les TPE-PME, et non pas financé par le contribuable.

A ce propos, voir la pétition :

Gilets Jaunes – Les 42 Revendications

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

qui reprend, pour l’essentiel, cette idée .

Bien entendu, il n’y a pas pour autant d’illusions à cultiver concernant la capacité du système actuel à se réformer, mais avancer concrètement des revendications effectivement praticables d’un point de vue comptable, et non pas purement démagogiques, comme le font actuellement aussi bien la direction CGT que la prétendue « extrême-gauche », c’est enfin véritablement mettre le système devant les responsabilités sociales qu’il est incapable d’assumer et donc mettre réellement en lumière la nécessité d’en changer.

Luniterre

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(  * http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/appel_de_l_assemble_e_des_assemble_es_des_gilets_jaunes_a_commercy_27_janvier.pdf    )

( **  http://syndicollectif.fr/cgt-appel-a-la-greve-le-5-fevrier/

POUR RÉPONDRE À L’URGENCE SOCIALE

La CGT appelle à la grève le 5 février

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales.

La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays.

Gouvernement et patronat sont restés sourds et sont responsables de la crise actuelle.

Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales.

Les 57 milliards d’euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l’ampleur des richesses créées par les travailleurs.

Au-delà des mobilisations des citoyen-ne-s depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses.

La CGT appelle les salarié-e-s, les agent-e-s, les jeunes comme les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi à se mobiliser ensemble par la grève et les manifestations pour obtenir :

 

  • une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et  pensions  ainsi que des minimas sociaux ;
  • une réforme de la fiscalité : une refonte de l’impôt sur le revenu lui conférant une plus grande progressivité afin d’assurer une plus grande redistribution des richesses et d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages, le paiement des impôts en France de grandes sociétés (ex. : GAFA), une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;
  • la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ;
  • le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions ;
  • Le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.

 

La CGT appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, pour réussir la grève et les manifestions le mardi 5 février 2019 et débattre des suites à construire dans la durée.

 

Montreuil, le 17 janvier 2019 )

( *** http://www.lefigaro.fr/social/2019/01/12/20011-20190112ARTFIG00016-la-tres-revolutionnaire-carte-de-voeux-du-syndicat-solidaires.php )

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A la suite de cette parution,

un bref mais utile échange

avec Jean-Pierre PAGE :

 

__Sa réponse: [NDLR: interrogé à ce sujet, JP Page ne voit pas l’utilité de la publication de l’échange. Cependant, il nous y précisait que sa position pour le SMIC à 1800 EUROS doit s’entendre en SALAIRE NET, ce qui est donc différent de la position actuelle de la CGT, à 1800 BRUT  >>> dans la mesure où c’est un élément essentiel du débat sur TML  il nous parait donc juste de maintenir cette information précise accessible à nos lecteurs, et d’autant plus qu’elle ne semble pas se trouver accessible ailleurs, sur le net. ]

**************************

__La nôtre:

Bonjour, camarade

Et merci de votre réponse rapide. Effectivement, le format du blog WordPress actuel, et actuellement dans nos modestes moyens, ne permet pas facilement de publier in extenso des articles très long, sauf à occuper toute la visibilité immédiate du site.Sous le titre, un lien direct renvoi néanmoins à la publication du blog ami « Reconstruction Communiste » où nous l’avons trouvé, et qui n’a pas ce problème.

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/gilets-jaunes-et-syndicats-par-jean-pierre-page-article-en-pdf-en-fin-a158501084

Il y a également le lien PDF de ce site.

https://ekladata.com/i8NRpbkUngces4Goht4SY3uyLm8/Gilets-Jaunes-et-Syndicats.pdf

Ces liens figureront également dans toutes les republications ultérieures, soit sous le titre, soit en première note.

Sur le fond, merci de votre précision concernant le SMIC net.

Notre objection à ce sujet, et dans ce cas, porte, vous l’aurez compris, sur le manque de cohérence avec la problématique des TPE-PME. Elle doit être traitée concrètement, dans un programme revendicatif, pour le rendre crédible et en faire une base d’explication et d’agit-prop appropriée pour élever le niveau de conscience du mouvement de masse.

Les revendications doivent clairement apparaître comme complémentaires et non contradictoires.

C’est en ce sens que la pétition

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

présente un intérêt certain, même si elle ne traite évidemment pas l’ensemble des problèmes. Du moins, c’est l’esprit dans lequel ils devraient l’être, et déjà abordé, par exemple, dans :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

Mais évidemment les revendications n’ont vraiment de sens que lorsque les masses les plus larges s’en emparent.

Que ce soit à l’intérieur ou en dehors des syndicats, c’est ce à quoi nous devons tous travailler !

Amicalement,

Luniterre

 

__sa réponse:    >>> dans la suite de l’échange, il nous précise, avec autorisation de le publier:

« je suis opposé au concept de partage des  richesses qui est en fait l’équivalent à mes yeux de la recette du pâté d’alouette(un cheval+une alouette) voir mon article et mon livre à ce sujet! »

 

__notre réponse : (extrait)  

>>> « Effectivement le partage des richesses entre Capital et Travail tient de la recette du pâté d’alouette, où l’alouette du Travail se fait constamment et nécessairement plumer. Et d’autant plus en période de crise.

Mais pour que cela paraisse évident au plus grand nombre, au point de prendre conscience de la nécessité de rupture avec le capitalisme, il faut donc mettre le système au défi d’apporter des solutions d’amélioration comptablement cohérentes. C’est face à son refus que se forge la détermination d’en changer.C’est l’incapacité du système à répondre aux besoins sociaux élémentaires de catégories sociales de plus en plus étendues qui attise le feu de la colère. C’est quand toutes les solutions d’améliorations les plus évidentes auront été officiellement rejetées par le pouvoir que cette colère se transformera réellement en force politique révolutionnaire.

 

D’ici là, il n’y a aucune étape qui puisse être escamotée, ni même simplement négligée, prise à la légère.

 

C’est dans ce combat que commencera à se forger une force capable de répartir les richesses créées par les travailleurs entre les travailleurs eux-mêmes, en fonction de leurs besoins sociaux réels et de ceux de leurs familles. Une répartition qui ne sera plus un partage entre capital et travail, mais qui se fera par contre en correspondance avec le partage du travail nécessaire et suffisant pour répondre à ces besoins.

 

Des besoins sociaux urgents et incontournables qui auront déjà commencé d’être définis au cours de la lutte revendicative, qui est en quelque sorte, à travers cette définition des revendications immédiates, la première pierre de la construction d’un programme d’alternative révolutionnaire.

 

Un programme qui devra donc unir autour du prolétariat l’ensemble des classes sociales populaires, sur un ensemble de revendications et d’objectifs complémentaires, et non pas contradictoires.

 

C’est pourquoi il est d’ores et déjà important de faire preuve de cohérence dans l’élaboration des revendications, tout en essayant non seulement de conserver l’unité la plus large qui était celle du 17 Novembre, mais en plus de lui donner une première base concrète sous la forme d’une plate-forme revendicative unitaire.

 

C’est dans cet esprit que la question de savoir s’il faut revendiquer en brut ou en net n’est pas sans importance, car elle est liée directement à la question de la répartition des cotisations sociales entre les différentes classes sociales, selon leur rôle économique.

 

Il est donc utile, et même essentiel de montrer comment, à partir de la situation concrète actuelle, on doit finalement arriver à une situation entièrement nouvelle, rationnelle et cohérente, qui est celle du socialisme prolétarien.

 

Malgré l’ampleur de la juste colère populaire, nous n’en sommes encore qu’aux tous premiers pas, et à un stade où il est crucial d’éviter les faux pas pour rester sur le bon chemin, qui restera encore longtemps périlleux malgré les premiers succès. »

 

Luniterre

 

 

 

« Gilets Jaunes » Acte 2 : Tous à Paris Samedi 24 !!

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« Gilets Jaunes » Acte 2 :

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La manif à Paris

 

 

 

 

Le point de vue du pouvoir…?

« Après les opérations de blocages lancées samedi, plusieurs figures du mouvement des « gilets jaunes », lancé sur les réseaux sociaux hors de tout cadre politique ou syndical contre la hausse des prix des carburants et des taxes en général, ont appelé à un « Acte 2 » avec une manifestation nationale à la Concorde samedi.

Plus de 29.000 personnes se sont déclarées comme « participants » à cet événement créé sur Facebook, et 195.000 s’y sont dits « intéressées ».

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a d’ores et déjà prévenu que la manifestation ne sera pas interdite, mais qu’elle ne pourra pas se tenir sur la place de la Concorde pour des raisons de sécurité.

« Pour l’instant, nous n’avons pas d’interlocuteurs. Il y a un certain nombre de personnes qui appellent à manifester sur les réseaux sociaux et qui donc sont tout à fait aptes » à déclarer la manifestation, a-t-il ajouté.

Les autorités n’ont donné aucun chiffre sur le nombre de participants mardi, mais une source policière évoquait encore quelque 10.500 manifestants à travers la France en début de matinée. Ils étaient 27.000 lundi, 290.000 samedi. »

 

Le soutient de FO Transports

« Le mouvement a reçu le soutien de la fédération FO des transports et de la logistique, troisième organisation du secteur, qui a invité ses adhérents et sympathisants à se joindre aux « gilets jaunes » pour obtenir une « augmentation du pouvoir d’achat » »

https://www.afp.com/fr/infos/334/cinquieme-journee-de-mobilisation-pour-les-gilets-jaunes-doc-1b00sj3

 

 

 

Dans le Roannais, le point à l’issue du jour 5 :

 

« Dans la soirée, les gilets jaunes étaient toujours très présents au rond-point de la demi-lieue de Mably. Ils étaient une bonne centaine au minimum, éparpillés sur toute la zone commerciale et faisant brûler des pneux dans le rond-point, sous la surveillance des CRS présents sur place.

À Perreux, une grande partie des gilets jaunes délogés des ronds-points du Renouveau et du Commerce sont revenus sur place, mais sur les côtés des giratoires. Ils font simplement signes aux automobilistes. Les gendarmes mobiles sont toujours présents, pour de la surveillance. L’ambiance est bon-enfant, et les sourires s’échangent entre forces de l’ordre et manifestants.

De nouveaux escadrons sont arrivés à l’entrée du supermarché Leclerc à Riorges vers 17h30, afin d’encadrer une vingtaine de gilets jaunes et de les faire repartir. Des policiers sont toujours présents au rond-point de la Demi-Lieue à Mably, point le plus fréquenté par les gilets jaunes depuis samedi, mais vide depuis l’intervention dans le calme des gendarmes mobiles mardi après-midi.

Des barrages filtrants sont toujours opérés dans le Roannais à Vougy, Charlieu, Renaison et Villemontais. Depuis le début d’après-midi, un nouveau rassemblement spontané d’une trentaine de gilets jaunes s’est créé au rond-point des Barraques à Saint-Romain-la-Motte, où des palettes ont été déposés et mises à feu.

Les responsables mouvement roannais entre Mably et Perreux avaient appelé à une « journée off » ce mercredi. Les plus motivés sont restés. Une réunion devait organiser une reprise plus structurée du mouvement ce jeudi. »

https://www.leprogres.fr/loire-42/2018/11/21/coup-de-mou-chez-les-gilets-jaunes

 

 

 

NOTRE POINT DE VUE:

 

Tous à Paris Samedi 24 !!

 

 

 

En vue d’ouvrir une perspective politique

pour construire une alternative durable,

En avant vers la création d’un Collectif

Pour la Valeur Sociale du Travail !

 

 

LE TEXTE EN VERSION PDF:

 

La goutte de trop!

 

 

Collectif « Pour la valeur sociale du travail ! » – Contactez-nous : valeursocialetravail@protonmail.com

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Sur le même thème:

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/22/samedi-24-11-manif-au-champ-de-mars-a-paris-officiellement-autorisee/

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Gilets Jaunes : Roanne Mably RÉSISTANCE !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/gilets-jaunes-roanne-mably-resistance/

 

 

Du 17 au 24 Novembre, le combat continue… Vers une alternative anticapitaliste!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/du-17-au-24-novembre-le-combat-continue-vers-une-alternative-anticapitaliste/

 

 

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https://cdn-s-www.leprogres.fr/images/C7825044-CF9B-4744-8710-42D966092D8A/LPR_v1_02/a-vougy-au-rond-point-des-trois-moineaux-une-dizaine-de-personnes-etaient-presentes-ce-mercredi-matin-photo-guillaume-descave-1542791184.jpg

 

 

https://cdn-s-www.leprogres.fr/images/B534BB94-7F80-49DE-8361-3F8D7978EB40/LPR_v1_02/a-firminy-les-gilets-jaunes-etaient-presents-cet-apres-midi-photo-christian-gil-1542822064.jpg

 

 

 

A propos du 17 Novembre… Lettre ouverte aux syndicats et partis « de gauche »

 

A propos du 17 Novembre...

 

 

Lettre ouverte

aux syndicats et partis « de gauche »

 

et à leurs avatars pseudos- « marxistes-léninistes »,

« marxistes révolutionnaires » et autres « syndicalistes révolutionnaires »…

En forme de rafraîchissement de mémoire historique…

Actuellement, l’unanimité est faite au moins sur un point entre toutes ces « élites » et « avant-gardes » autoproclamées de la « gauche » française : aucune n’apporte son soutien au mouvement du 17 Novembre, hormis Mélenchon et Ruffin, à titre « personnel » et du bout des lèvres (*), et, naturellement, sans engager leurs « troupes » en voie de déliquescence.

Plusieurs de ces « institutions », la CGT, le journal « l’Humanité », les syndicats « solidaires », le NPA, LO, etc…, se sont même très officiellement fendues d’articles et de communiqués pour condamner, en fait, toute participation  « de gauche » à ce mouvement.

Le prétexte affirmé est évidemment la tentative de « récupération » dont ce mouvement est l’objet par la droite nationaliste et l’extrême-droite, DLF, RN(ex FN), et d’autres activistes de ce bord.

En ce qui concerne l’origine réelle de ce mouvement, il n’a clairement, au départ, aucune coloration politique particulière et s’inscrit dans le fil de protestations populaires induites par la réalité de la crise économique et la brutalité des reculs économiques et sociaux imposés par le système capitaliste et son serviteur du moment, le gouvernement Macron.

De sorte que la vague de soutien qu’il semble actuellement soulever pose une question claire à la gauche :

La revendication immédiate qui le sous-tend, contre la hausse du prix des carburants, est-elle justifiée d’un point de vue social ?

Si la réponse est oui, la gauche doit donc reprendre cette revendication à son compte, et, d’une part, manifester son appui à cette initiative, et d’autre part, si elle estime avoir des critiques à formuler sur le mode d’action choisi, ce qui n’est pas forcément illégitime, comme on l’a déjà vu, proposer des actions complémentaires qui prolongeront cette première action d’origine spontanée.

Si elle estime la revendication injuste, et constate donc qu’elle sert uniquement de marche-pied à l’extrême-droite, elle doit non seulement la condamner carrément et ouvertement, mais encore, bien plus, faire également carrément et ouvertement campagne contre cette supposée « manœuvre » de l’extrême-droite…

Elle doit donc fournir un argumentaire convainquant qui puisse arracher ce mouvement populaire des « griffes » de l’extrême-droite.

Faute de quoi, non seulement elle légitimise cette récupération, abandonnant le terrain d’une revendication sociale justifiée à l’extrême-droite, mais elle lui fait carrément la courte échelle en vue de son accession éventuelle au pouvoir.

Le fait que l’extrême-droite ait réussi à prendre ce train en marche au bon moment est indéniable, le fait qu’il y eu un plan préconçu à ce sujet ne semble toujours pas avéré, mais cela ne changerait rien au problème, quant au fond.

Dans la Russie du début du XXème siècle, quant le prolétariat a commencé à s’organiser spontanément, le régime tsariste s’est dépêché d’y infiltrer des indicateurs et des provocateurs. Il est même allé, par ce biais, jusqu’à créer lui-même, via ses agents infiltrés, des organisations ouvrières complètes, sur la base des revendications populaires immédiates, dans le but de les canaliser et de les contrôler !

Pour autant, cela n’enlevait rien à la validité de ces revendications, et encore moins, au soutien populaire massif qu’elles rencontraient, au tournant de l’année 1905, déjà…

C’est là que se place l’épisode célèbre de la grande manifestation organisée par le Pope Gapone, à la fois agent tsariste occulte et leader charismatique du mouvement populaire de l’époque… Compte tenu des mœurs brutales de cette époque farouche l’affaire a évidemment tourné au tragique, mais elle a en fait mis complètement et définitivement à bas la légitimité du Tsar, qui avait en réalité signé là son propre arrêt de mort, en croyant arrêter l’Histoire en marche, littéralement et sans jeu de mots… !

On peut imaginer, à la lueur des « lumières » de la gauche française actuelle, ce qu’aurait été un cours de l’histoire « alternatif » si les bolcheviks, tout nouvellement organisés en parti suite à la rupture avec les mencheviks, s’étaient désolidarisés de ces revendications et de ces luttes !

Non seulement ce n’était pas le cas, mais tout en étant parfaitement conscients des probabilités d’infiltrations policières, qui n’ont été confirmées que par la suite, il faisaient, eux aussi, leur travail d’infiltration pour tenter de renforcer ce mouvement et de promouvoir des revendications de plus en plus radicales (**).

Sans ce travail, la légitimité politique n’eut point nécessairement changé de camp, ni à cette époque ni plus tard, et l’autocratie guerrière et meurtrière du tsar aurait certainement duré encore beaucoup plus longtemps, sinon encore aujourd’hui…

Bien évidemment, comparaison n’est pas raison, et il n’y a pas lieu de projeter cette situation ancienne sur la nôtre, mais néanmoins la question de légitimité sociale et politique d’une revendication demeure, quel que soit le contexte.

Refuser de légitimer socialement une revendication telle que celle du 17 Novembre, c’est, ipso facto, légitimer la politique de Macron et du système, et, quoi qu’il arrive, échec ou réussite, la main-mise de l’extrême-droite sur le mouvement populaire et prolétarien.

Dans l’état de faiblesse relative où il se trouve, et avec le peu de légitimité populaire qu’il reste à Macron, cela risque fort d’être, pour la « gauche » française, un choix historique dont elle n’est pas près de se remettre, tant il lui reste si peu de légitimité, également.

La pseudo « extrême-gauche », se posant « marxiste-léniniste » ou non, ferait bien de s’en aviser, également.

Luniterre

 

 

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(* http://www.regards.fr/politique/article/manif-du-17-novembre-la-gauche-peut-elle-sortir-de-l-embarras   )

 

(** Voir la documentation en PJ, PDF et ODT, en fin d’article  )

 

DERNIÈRE MINUTE:

Un sursaut, malgré tout, de la part du très minoritaire et pathétique « Front Social »… Mieux que rien, cependant, et donc nous relayons leur appel:

 

Appel du 10 novembre, regroupons-nous : Ne laissons pas l’extrême-droite récupérer la colère sociale

Date : 

A l’initiative de milieux populaires une mobilisation contre la hausse de l’essence a rencontré un large succès sur les réseaux sociaux.
La gauche syndicale et politique n’ayant pas d’autre projet contre Macron que les négociations ou les élections européennes n’a pas voulu se saisir de cette occasion pour porter la colère générale contre le pouvoir.
Du coup cette initiative qui percute toutes les colères actuelles contre les attaques gouvernementales depuis le Code du travail jusqu’à la Sécurité sociale a été l’objet d’une tentative de récupération par l’extrême droite, depuis M. Le Pen jusqu’aux groupes fascisants de la police en passant par les jeunesses des LR, un certain nombre de ses représentants et N. Dupont-Aignan.
La CGT a dénoncé cette récupération dans un communiqué mais elle n’offre en alternative que le dialogue social avec un gouvernement qui ne négocie rien mais cogne fort ; Mélenchon n’a su que dire « faites ce que vous voulez » à ses partisans en n’offrant comme option que le bon bulletin de vote dans plusieurs mois.
Seule la volonté affichée et déterminée d’unifier l’exaspération populaire par un plan de bataille clair, un agenda des luttes qui ne se limite pas à des journées d’action saute- mouton sans suite ou des combats professionnels dispersés peut arrêter Macron et stopper la démagogie d’extrême droite.

C’est pourquoi, devant le danger qui se profile où l’extrême droite pourrait récupérer la colère sociale, des secteurs en lutte, Mc Do en grève, livreurs de Deliveroo et autres du Clap en lutte, postiers du 92 en grève, étudiants de l’Unef Tacle de tous les combats, CGT Goodyear, CGT Geodis Calberson IDF, Sud Commerce, militants du Comité de mobilisation du travail social, le Front social…. et tous ceux qui voudraient s’adjoindre à ces premiers signataires, ont décidé d’appeler syndicats, associations, fronts de lutte, partis, militants et individus à une réunion le 10 novembre à Paris afin de débattre et décider ensemble dans cette situation d’une initiative et d’une politique alternative.

télécharger le texte d’appel en PDF

 

Se réunir le 10 novembre et préparer l’action contre la hausse des prix et la baisse des salaires. C’est notre champ d’action.
Nous ne laisserons pas l’extrême-droite prendre la tête de nos combats !
L’exaspération sur la hausse des carburants est générale. Elle s’étend à d’autres hausses – produits alimentaires, loyers, santé…
La colère monte, parce que cette hausse des prix percute la baisse des salaires, des pensions et des aides sociales.
Tout ça, c’est le fait des profits des patrons et de la prise des dividendes des actionnaires. Les taxes du gouvernement s’y additionnent.
Le prix du travail coule en raison de la politique d’un chômage tenu à très haut niveau, de licenciements permanents et massifs et de précarité.
La baisse du salaire est relayée par le démantèlement du salaire social, la Sécurité sociale.
La répression d’État relaie les attaques patronales contre les grèves, les grévistes et leur représentation syndicale.
Le Front social déclare en conséquence l’état d’urgence sur le pouvoir d’achat, les salaires et les pensions.
Le pouvoir d’achat est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains de l‘extrême droite.
Le pouvoir d’achat est une cause abandonnée par des institutions syndicales qui cherchent des strapontins dans les couloirs de ministères vides.
Qui ne contribue pas à la lutte commune, tous ensemble, pour le pouvoir d’achat, portera une part de responsabilité dans l’ascension de l’extrême droite vers le pouvoir.
Le Front social ne laissera pas le terrain d’une extrême droite qui veut faire du 17 novembre la date de sa récupération, pas plus qu’il reconnaît la moindre qualité à Macron pour lutter contre elle, car il en est le marchepied.

Nous appelons à la réunion du samedi 10 novembre des secteurs en lutte et de tous ceux qui se retrouvent dans ce combat de 10 h à 17 h à la salle Hénaff- Bourse du travail- Paris

https://www.frontsocialuni.fr/se-reunir-le-10-novembre-une-necessite/

Faisons entendre la voix de notre camp !

L’exaspération n’est pas que sur la hausse des carburants : elle est générale

Bien que fortement fragilisé depuis cet été, le gouvernement Macron continue a taper fort: droits des chômeurs, retraite à points,suppressions de postes et privatisation de nombreux secteurs publics. sélection des étudiants, attaques contre les migrants… sur un fond d’intense répression policière,judiciaire et disciplinaire. De son côté le patronat, malgré ses bénéfices considérables, continue à frauder le fisc comme jamais, licencier massivement bloquer les salaires tandis que l’inflation finit de ruiner les classes populaires.

La colère sur la hausse des carburants monte parce qu’elle percute la baisse des salaires, des pensions, des aides sociales, le démantèlement de la Sécurité sociale, des retraites, du chômage…

Nous devons faire entendre la voix de notre camp, au travers de ses revendications : la hausse des salaires, des pensions et des allocations. Ne laissons pas l’extrême droite détourner et récupérer la question du pouvoir d’achat.

Au contraire, prenons appui sur les résistances importantes qui existent : les Ford qui luttent depuis 10 ans contre la fermeture de leur entreprise, les Goodyear qui bien que leur entreprise ait fermé continuent la bagarre, les postiers et postières du 92 qui sont en grève depuis 7 mois, les agents de l’hôpital Pinel en lutte depuis 4 mois, les femmes de ménage de l’hôtel Park Hyatt Vendôme qui affirment leur volonté de tenir au moinsjusqu’à Noël, les cheminots qui, après 3 mois de grève au printemps, résistent et luttent encore aujourd’hui contre l’application de la réforme ferroviaire et la répression mais aussi les salariés de McDonald’s, de New Look, de Happychic, de Monoprix, les livreurs de Deliveroo, les étudiants qui résistent contre la sélections et tant d’autres qui partout se battent, résistent et ne renoncent pas.

Pour faire reculer un pouvoir centralisé doté d’un plan de bataille commun, il nous faut dépasser les journées d’actions éparpillées secteurs par secteurs. Nous aussi nous devons nous doter d’un plan de mobilisation. Nous aussi nous devons réfléchir a comment avancer vers la construction d’un mouvement d’ensemble capable de les stopper. Pour gagner : Faisons front ! Convergeons !

Les signataires de cet appel proposent donc aux secteurs en lutte, aux organisations syndicales, à tous les fronts de lutte à ceux et celles qui sont en bute à la répression et qui ne veulent pas laisser le terrain libre à l’extrême droite de se retrouver pour faire front et converger !

Ne laissons pas une minorité parasite continuer de nous précariser, nous appauvrir et détruire nos conquis!

Nous vous proposons pour cela de nous retrouver

le samedi 10 novembre salle Henaff à la Bourse du travail,

29 boulevard du Temple Paris, à 10h pour en discuter.

https://www.frontsocialuni.fr/le-10-novembre-regroupons-nous-ne-laissons-pas-lextreme-droite-recuperer-la-colere-sociale/

https://fr-fr.facebook.com/events/740025743029993

 

 

 

 

Deux pages d’Histoire,

Où Lénine évoque le rôle

du Pope Gapone en 1905 :

 

(Textes français suivis des originaux russes)

 

Lénine – 1er Mai 1905  ODT

 

Lenine – 1er Mai 1905 __  PDF

 

Lénine – Janvier 17 – Rapport sur Révolution de 1905   ODT

 

Lénine – Janvier 17 – Rapport sur Révolution de 1905 __  PDF

 

 

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A propos du 17 Novembre, Le dilemme… A nouveau, que faire ?

 

https://i1.wp.com/images.charentelibre.fr/2014/10/09/5645cf617971bb340f4e09a3/golden/il-y-a-un-an-les-routiers-avaient-mene-plusieurs-journees-daction-contre-lecotaxe-notamment-sur-la-rn-10.jpg

 

 

 

A propos du 17 Novembre,

 

Le dilemme…

 

A nouveau, que faire ?

 

 

A propos de cette initiative « spontanée » qui semble suffisamment « déborder » ses initiateurs pour générer de nouveaux enjeux politiques et susciter des manœuvres et réactions de toutes parts, un vif débat s’est inévitablement institué entre militants du mouvement ouvrier. Ici le débat n’est pas un luxe, mais une nécessité, et il ne s’agit donc pas d’états d’âme, mais d’analyse politique. Foncer tête plus ou moins baissée, c’est aller plus ou moins dans le mur! Pour les militants ouvriers, le but est de ne pas aller dans le mur tout en étant présents avec les masses en révolte contre le système, sans faire le jeu de l’extrême-droite, on est tous d’accord là dessus.

Mais néanmoins, en clair, le choix de la tactique « spontanée » (blocage routier un Samedi) est une erreur « spontanée » qui peut être lourde de conséquences. Il est donc stupide et contre-productif de vouloir éventuellement en prendre la tête, et même simplement d’en cautionner le principe.

Cela ne gêne évidemment pas l’extrême-droite qui tente, et avec un relatif succès, d’instrumentaliser cette révolte populaire spontanée. En cas de succès elle espère ramasser la mise, politiquement, et en cas d’échec, voire même de violences, elle tentera de se “victimiser” démagogiquement en vue de rattraper le coup. L’extrême-droite n’a que faire de l’unité populaire sur le terrain et n’en subira pas les conséquences, en cas d’échec.

Les effets d’un blocage routier, un Samedi, étant nécessairement limités, et sans “lendemain” immédiat de lutte populaire possible, l’enjeu est essentiellement symbolique.

Néanmoins, le risque de violence et d’affrontement n’est pas pour autant négligeable.

Le pouvoir peut essayer des provocations pour se relégitimer, ce dont il a manifestement le plus grand besoin, à court et moyen terme.

Dans le feu de l’action des affrontements peuvent simplement surgir assez naturellement entre usager de la route, même un week-end, évidemment.

C’est donc une occasion de division au sein des classes populaires elles-même, et c’est le piège dans lequel les “initiateurs” se sont mis eux-même et que le pouvoir, et dans une certaine mesure, l’extrême-droite aussi, peuvent être tenté de refermer brutalement.

Il ne faut donc pas sous-estimer ce risque et il parait même approprié de le traiter clairement dans une intervention ouvrière éventuelle.

Concernant l’immédiateté de la revendication, elle est flagrante et concerne effectivement les conditions de travail et même de simple survie de nombreuses catégories populaires et prolétariennes.

Elle est donc pleinement légitime et justifie l’élan de colère qui aboutit à cette initiative et malheureusement à la situation dangereuse qu’elle génère.

Elle est aussi le reflet de la cassure opérée depuis longtemps entre les couches populaires réellement prolétariennes et la prétendue “gauche” politique, qui n’organise plus, pour l’essentiel, que les couches populaires proches des classes “moyennes” et une partie encore politisée de ce qui était jadis considéré comme l’”aristocratie ouvrière”.

Vu le contexte, foncer tête baissée ne mène donc qu’à un piège, mais il est tout aussi stupide d’ignorer, voire de mépriser, cette expression de la colère populaire, comme le font les syndicats et la majorité des trotskystes, semble-t-il.

C’est là le fond du dilemme et ce qui doit nous guider sur ces sables plus que mouvants!

Une organisation ouvrière cohérente devrait à notre avis être présente sur place avec un message de soutien sans faille aux revendications immédiates qui sont pleinement justifiées, contrairement à l’”analyse” syndicale-trotskyste visant à en substituer d’autres, néanmoins justifiées, sur les salaires, mais actuellement hors contexte et peu perceptibles, sauf comme prétexte pour se défiler et botter en touche sans mouiller le maillot…

Ce soutient sans faille aux revendications immédiates doit néanmoins être assorti d’une brève synthèse de la situation et de ses enjeux, tels qu’ils peuvent être perçus par les masses et permettre aux éléments les plus lucides de faire un pas en avant dans l’unité ouvrière, et non dans le social-chauvinisme.

C’est à cela que nous devons réfléchir, sans « états d’âme », et sans précipitation, non plus.

D’organisation ouvrière cohérente, il n’y a plus, et il n’y aura sans doute pas avant longtemps, mais le meilleur moyen d’ y remédier, à très court terme, c’est tout de même de réfléchir avec les outils d’analyse marxiste-léniniste que nous ont légué les combats historiques du mouvement ouvrier, et d’agir en conséquence, dans la mesure de nos moyens.

Luniterre

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EN PJ, QUELQUES LIENS VERS LES ELEMENTS DU DEBAT EN COURS:

Le communiqué de la cgt sur le sujet (PDF):       CGT 17 NOVEMBRE 2018

Le journal « l’Humanité »:

https://www.humanite.fr/manifestation-le-detournement-des-coleres-carburant-de-lextreme-droite-662989

Les syndicats « solidaires », qui ne le sont pas, sur ce coup!:

https://solidaires.org/IMG/pdf/2018-10-25_manip_ed-2.pdf?16096/438921bd808ad546a6707ce852347e5cabadc39f

https://www.anti-k.org/2018/10/25/hausse-des-prix-de-lessence-blocage-du-pays-le-17-novembre-et-manipulation-de-lextreme-droite/

 

Un débat chez les trotskystes, au sein du NPA, notamment à Lyon:

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=30716

 

Un débat à la FI lyonnaise:

https://framavox.org/d/6SHwG02P/le-17-novembre-que-faire

 

LO botte en touche, style CGT:

https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/face-la-hausse-des-prix-des-carburants-augmentation-generale-des-salaires-des-pensions-et-des-114532.html

 

A COMPLÉTER…!

 

>>>la position « officielle » du NPA:

https://npa2009.org/communique/justice-sociale-ce-nest-pas-le-17-novembre-que-nous-pourrons-nous-faire-entendre

 

>>>manifestement assez mal perçue…:

>>>voir les réponses…!

Depuis le 08/11, la position du PRCF, des plus floues jusque là, s’est « clarifiée », à leur façon…

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/17-novembre-faut-il-oui-ou-non-participer-lappel-a-la-resistance-de-leon-landini-17nov-resistance/

A ce sujet voir ce nouvel article, bref et révélateur:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/13/frexit-or-not-frexit-nouvelles-contorsions-au-sein-du-social-chauvinisme/

AUTRE PERSPECTIVE:

 

 

« Par où commencer? »

 

– Lénine, sur le rôle du journal –

Nouvelle traduction !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/