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A LYON 15 h Place des Terreaux

 APPEL GAZA 9-8-14 

 

PALESTINE

RESISTANCE ET PERSPECTIVES

Au moment où nous écrivons, alors que les affrontements reprennent, causés par le refus israélien à toute concession réelle, l’horrible offensive de l’armée sioniste a déjà fait sans la moindre discrimination plus de 1850 morts, principalement parmi la  population civile, dont les enfants, femmes et vieillards.

L’état sioniste a maintenu  bloquée pour sept ans toute la population de Gaza, depuis juin 2007, après que le Hamas gagna les élections au Conseil Législatif de la Palestine en 2006.

Il n’y a qu’une nation qui soutient ce massacre barbare, l’arme, le défend diplomatiquement  et l’amunitionne, ce sont les Etats Unis.

Les photos proviennent du blog d’Anne Paq :

http://chroniquespalestine.blogspot.fr/

Chroniques de Palestine et d’ailleurs- Resistances, human rights and photography

Chroniques d’une photographe,specialiste des droits humains en Palestine et ailleurs, Chronicles of a French photographer, specialist in human rights, in Palestine and elsewhere.




Faisons un peu d’histoire,

nécessaire pour comprendre ce qui se passe.

L’état sioniste assassina très probablement Arafat par empoisonnement au polonium, pour le remplacer par sa marionnette  Abass, le 11/11/2004.

( http://www.globalresearch.ca/the-assassination-of-yasser-arafat-was-ordered-by-the-israeli-cabinet-we-will-choose-the-right-way-and-the-right-time-to-kill-arafat/5357121 )

Selon la revue  Global Research : « en Août 2003 le ministre de la Défense de Israël Shaul Mofaz déclara « une guerre totale » contre des militants qu’il a dénommés « marqués pour la mort… »En Septembre, le gouvernement israélien  passa une loi pour se défaire d’Arafat. Le cabinet israélien pour les affaires de sécurité déclara : « sa décision  d’écarter Arafat comme un obstacle pour la paix ». Mofaz menaça : « Nous allons choisir la bonne voie et le bon moment pour tuer Arafat.

Consulté par la presse si Arafat allait être écarté, le porte-parole israélien clarifia : « Non, ça ne veut pas dire cela. Le Cabinet a résolu de se défaire de l’obstacle. Le temps, le moment, les voies par lesquelles ceci va se faire seront pris séparément, et les services de sécurité vont contrôler la situation et faire les recommandations nécessaires pour une action adéquate »

Depuis 2005, L’Autorité Palestinienne d’Abass a coopéré avec l’entité sioniste à travers la « coordination pour la sécurité».  Elle coordonne ces deux pouvoirs illégitimes pour tomber sur tous les éléments qui soutiennent la Résistance au Sionisme.

Malgré des dénégations après des dénégations par Abass lui-même et ses porte-paroles, il a finalement admis sa coopération en mars de cette année.

http://www.state.gov/s/ussc/  )

Israël et le régime égyptien de Sissi ont transféré des armes à Abbas et les US ont donné au Fatah des centaines de millions de dollars en aide pour miner la Résistance Palestinienne, principalement le Hamas, et pour fortifier l’emprise sioniste en Palestine occupée.

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LES DEUX INTIFADAS

Arafat était clairement corrompu, comme l’indiquent entre autres sources l’article de Wikipédia à son intention, «Yasser Arafat est accusé d’avoir détourné au profit de son organisation plusieurs centaines de millions de dollars qui étaient destinés au peuple palestinien, et un conflit d’intérêts financiers sur les sommes disparues a persisté entre sa femme résidant à Paris en France et à Gammarth en Tunisie, et l’OLP. La question est d’autant plus complexe qu’en l’absence d’État palestinien, les sommes destinées au peuple palestinien ne pouvaient être encaissées que sur les comptes de l’OLP qui était seul juge des dépenses.

Des magazines comme Forbes estiment qu’Arafat était riche de 300 millions de dollars94 alors que des officiels américains estiment sa fortune haute de 1 milliard de dollars. Sa femme aurait reçu alors qu’elle vivait à Paris 100 000 dollars chaque mois de la part de l’autorité palestinienne79.

Le FMI estime à au moins 898 millions de dollars95 le montant des détournements sur les financements alloués à l’autorité palestinienne entre 1994 et 2000. Mohamed Rachid, présenté comme l’agent financier personnel de Yasser Arafat, aurait ainsi géré sur plusieurs années une fortune considérable à travers de nombreux investissements aux rendements avérés.


http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2102/articles/a262989-sur_la_piste_de_l_argent_d_arafat.html )

Cependant il fût « éliminé » parce que sa ligne politique opérait un jeu dangereux d’équilibre entre Israël et le peuple palestinien.

Il soutenait l’Intifada jusqu’à un certain degré (il s’occupait des familles des auteurs des attentats suicides par exemple)   et s’opposait en une certaine mesure aux israéliens.

Alors qu’Abbas n’est qu’une marionnette israélienne qui ne gagnera plus jamais une élection.

Mais les deux Intifadas furent la véritable histoire  de la résistance héroïque des Palestiniens. La première commença en 1987 et se finalisa en aout 1983 par la signature des accords d’Oslo en juin  1993 et la création de l’Autorité Nationale Palestinienne.

La seconde Intifada commença en septembre 2000 et se finalisa en février 2005 par le sommet de Sharm-al-Sheik  et l’engagement de suivre le Chemin pour la Paix.

Cependant le Hamas gagne totalement les élections au Parlement Palestinien en janvier 2006 où il obtient 74 sièges sur 132. Le Fatah, qui gouvernait précédemment, n’en obtiens que 45.

Israël fit tout son possible pour perturber cette élection et refusa de reconnaître le résultat, le dernier que « la seule démocratie de la région »  a permis aux Palestiniens d’en avoir.

Comme l’indique Wikipédia: « Lors du déroulement de ces élections, Israël déclencha en septembre 2005, une campagne d’arrestations contre les candidats palestiniens. 450 membres du Hamas furent arrêtés et quinze de ses membres retenus prisonniers »

Les Israéliens soutenus par les « Quatuor du Moyen Orient » (l’ONU, les US, l’UE et la Russie) refusèrent d’accepter le résultat de l’élection, prenant à leur compte implicitement les attaques israéliennes sur la seule élection libre que les Palestiniens avaient pu avoir. Ils ont imposé des sanctions que seraient levées qu’à des conditions de : renonciation à la violence, reconnaissance d’Israël par le gouvernement du Hamas  et acceptation de tous les accords antérieurs entre Israël et L’Autorité Nationale Palestinienne.

( Wikipédia :En mars 2008, le journal américain Vanity Fair publie des documents qui prouvent que les États-Unis ont tenté d’évincer le Hamas après sa victoire aux élections, en armant une force palestinienne menée par des partisans du Fatah et dirigée par Mohammed Dahlan2,3.

Pierre Haski, « Vanity Fair dévoile le plan secret américain contre le Hamas » [archive], Rue89, 6 mars 2008.

(en) Norman H. Olsen et Matthew N. Olsen, « An inside story of how the US magnified Palestinian suffering » [archive], 12 janvier 2009.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%

A9gislatives_palestiniennes_de_2006 )

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LE GAZ

ET LE SOUTIENT D’ISRAËL

A ABASS CONTRE LE HAMAS

En juin 2007, à la suite de la bataille de Gaza, le Hamas prit le contrôle de Gaza expulsant ses rivaux du Fatah.

A ce même moment, un blocus encore plus sévère de la bande de Gaza fut initié. Et c’est le cas encore, même si le Hamas est l’autorité légitime élue pour toute la nation palestinienne et le Fatah/OLP de Abass, l’autorité reconnue par Israël et la « Communauté Internationale », qui gouverne la bande occidentale et cela malgré qu’ils ont perdu les élections.

Abass n’a aucun droit de gouverner, car son terme est fini depuis  janvier 2009. Mais il est reconnu par Israël et les impérialistes et parade alors en tant que « Président ». Le Hamas, correctement, ne reconnaît pas du tout son « autorité ».

L’élection de 2006 et l’expulsion du Fatah de la bande de Gaza fut un coup important contre Israël, l’expression politique de ce qui restait des deux Intifadas antérieures. Cependant, le Hamas est potentiellement non moins réactionnaire et plus sur des questions sociétales que l’Autorité Palestinienne bien qu’ils luttent contre Israël maintenant. C’est l’expression actuelle de la colère des opprimés, sous une forme très déformée, c’est vrai ; mais même ainsi, il mérite notre soutien inconditionnel. Notre appui doit être inconditionnel tant qu’il lutte effectivement contre le sionisme mais critique aussi de son programme réactionnaire, homophobe, oppressif des femmes et bourgeois.

Israël voudrait briser la résistance des palestiniens éliminant le Hamas et imposant Abass et l’Autorité Palestinienne à Gaza. Ceci, entre autres raisons,  pour s’assurer les droits à la conduction par pipeline du gaz naturel off-shore prospecté en face de Gaza qu’Arafat avait obtenus des israéliens avant l’élection de 2006.

( http://revolution-news.com/bombing-oil-gaza-israel-levant-basin/ )

Le but d’Israël est de prendre complètement contrôle  du gaz du Basin du Levant. C’est exactement ce qui est en train d’arriver en Ukraine, où, pour prendre contrôle des sources de gaz de schiste dans la région du Dombass en bénéfice de la Shell et du groupe Burisma Holdings du fils du secrétaire d’État Joe Binden.

( http://www.wikistrike.com/2014/07/ukraine-de-l-est-joe-biden-junior-lance-l-exploitation-des-gaz-de-schiste.html )

Un ministre israélien déclara à propos d’une éventuelle prise de contrôle du gaz par le Hamas :

«  Une transaction avec l’Autorité Palestinienne devra, par définition, inclure le Hamas. Le Hamas bénéficiera des royalties ou va saboter le projet en attaquant le Fatah, les installations de gaz, Israël ou tous les trois à la fois… C’est clair que sans une opération militaire pour éradiquer le Hamas de Gaza, aucun travail de perforation pourra avoir lieu sans le consentement du mouvement islamiste radical »

( http://revolution-news.com/bombing-oil-gaza-israel-levant-basin/ )

Donc, Arafat avait forcé Israël  à canaliser le gaz par la bande de Gaza. Israël veut expulser le Hamas de la bande de Gaza pour mettre la main sur le gaz.

Le Hamas a pensé utiliser la Russie pour les travaux. l’Autorité Palestinienne de Abass aussi est rentrée dans des discussions avec Gazprom pour la même raison, ces conversations qui incluent la Russie, Israël et Chypre n’ont pas avancé.

La réponse a été l’agression israélienne.

Il est important de voir le rôle des Russes qui ne veulent surtout pas se mettre en travers des plans impérialistes comme la situation en Ukraine le montre de plus en plus clairement. Notez qu’il s’aligne avec ladite « Autorité Palestinienne » qui joue depuis longtemps selon la musique sioniste.

Le conflit israélo-palestinien n’est pas exclusivement un conflit pour des ressources gazières, mais, à une époque de concurrence féroce pour dominer les régions riches en ressources fossiles, ces critères influencent de manière critique les décisions qui peuvent enflammer une guerre.

Cette agression a rencontré une opposition grandissante parmi les masses. En Israël, et malgré la propagande nationaliste et les groupes fascistes et intégristes israéliens, les membres du parti communiste israélien et du Hadash manifestent tous les jours contre le massacre indiscriminé des civiles dans la bande de Gaza.

Ces manifestations de masses dans presque toutes les grandes villes de la planète sont en contraste avec la couverture médiatique et la conduite des gouvernements aux Nations Unies.

Malgré cette pression médiatique, des pays d’Amérique Latine ont retiré leurs ambassadeurs, d’autres ont rompu leurs relations diplomatiques. Ceci montre que la solidarité internationale populaire contre la tragédie en Palestine crée une pression importante sur les gouvernements des pays semi-coloniaux ou dépendants et que ces pays se sentent plus forts par la montée du bloc eurasiatiquen par les BRICS, et testent jusqu’où ils peuvent aller dans leur relative autonomie politique en relation à l’impérialisme.

La lutte pour la rupture complète des relations avec l’entité sioniste doit être dans l’agenda des communistes de tous les pays.

La seule politique possible pour des communistes dans la région est la propagande pour un état multiethnique des travailleurs dans le territoire de la Palestine occupé et d’Israël. C’est à dire pour la destruction de l’entité colonisatrice sioniste (des colons et la), actuellement tête de pont impérialiste en Moyen Orient  et pour un Etat Multi Ethnique de Travailleurs réunis en une Fédération Socialiste du Moyen Orient. Celle-ci doit être notre position de principes.

L’état sioniste est un avant-poste de l’impérialisme.  Les US avancent 3 milliards de dollars en aide militaire, toutes les années. Ceci afin de protéger  leurs champs pétrolifères du Golf et de la Mer Caspienne et pour écraser n’importe quel développement révolutionnaire en la région.

Seule une troisième Intifada unissant la bande occidentale de Cisjordanie, Gaza, les peuples du Moyen Orient et les progressistes et communistes israéliens peuvent contrer les plans d’Israël.

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DROITS NATIONAUX

DES PEUPLES DE LA RÉGION


Les communistes et les anti-impérialistes reconnaissent  que les juifs israéliens constituent une nationalité comme toutes les autres nationalités de la région (juifs, chrétiens, druzes, etc.), mais nous ne sommes pas pour un Etat d’Israël sioniste, car cela serait soutenir le projet raciste du sionisme d’exclusion des non juifs de leur territoire.

De même, nous défendons les droits des juifs à une nationalité et à leur identité culturelle et à leur autonomie dans le cadre d’un état socialiste en Palestine où toutes les minorités auront les mêmes droits comme citoyens, bien que nous soyons pour la dissolution de l’état semi-théocratique actuel, sioniste et colonialiste.

En tant que communistes ne reconnaissons pas la loi sioniste qui définit les juifs comme une nation « internationale », fondée sur la seule religion, et qui prétend reconnaitre à tous les juifs dans le monde la citoyenneté israélienne et le « droit au retour » sur la base de la religion de leur mère, selon des critères définis par l’état semi-théocratique sioniste. Ce qui lui permet de nier le droit au retour des palestiniens nés sur ce territoire, à ceux expulsés en 1948, 67, 73, ainsi qu’à leurs descendants.

Mais le caractère raciste de l’état sioniste se manifeste aussi à l’égard de ses propres coreligionnaires africains, juifs noirs d’Ethiopie, par les conditions discriminatoires et finalement restrictives, du « droit au retour », après une première campagne ignoble de contraception délétère forcée des femmes de cette ethnie.

(Israël-Ethiopie : des aveux gênants.

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2717p019.xml0/thiopie-immigration-israel-journaliste-immigration-israel-thiopie-des-aveux-genants.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130701184952/immigration-israel-contraception-judaismejuifs-mais-thiopiens-israel-ne-veut-plus-d-eux.html )

Nous sommes contre la solution de « deux états » car c’est un rêve impossible aujourd’hui. La colonisation israélienne l’a brisé. Le fait est que cela n’est brandi que comme une « solution » purement théorique, mais jamais mis en pratique, bien au contraire, montre son caractère illusoire, pire, accentue son caractère trompeur, déviationniste.

Cette « solution » a été accepté par les leaders successifs de l’OLP et pourrait bien être accepté par le Hamas lui-même, mais cela ne fait pas pour autant une solution progressiste, pas une que la majorité des Palestiniens adopteraient s’il avaient vraiment le choix.

Le Sionisme n’acceptera jamais que la bande de Gaza et la bande occidentale de Cisjordanie soient réunies territorialement. Gaza, restera un enfer isolé. La bande occidentale de Cisjordanie est tellement lardée des groupements des colons et isolée entre elles par le Mur de la Honte qu’il n’y a pas moyen, sans liquider l’entité d’état sioniste de construire un état viable. Tous les racontars à propos des « deux états », ce ne sont que des paroles en l’air qui aident à l’implantation d’autres colons et au succès des plans sionistes d’occupation complète de la Palestine dans le cadre du Grand Israël.

La seule chose que les autorités actuelles proposent vraiment aux Palestiniens, ce sont des « Bantoustans » isolés, entourés de murs et de barbelés.


VIRIATO