Palestine

Palestine: Stop au génocide en marche!

 

 

Chères amies, chers amis,

L’été aura été terriblement difficile pour le peuple palestinien :  bombardements sur Gaza, assassinats et blessés lors des marches pour la liberté qui ont continué tous les vendredis, démolitions de maisons à Jérusalem-Est, attaques de la Mosquée Al-Aqsa, arrestations d’enfants et interrogatoires (comme vous le savez, ils ont même convoqué un enfant de 4 ans pour l’interroger !), répression et agressions physiques d’opposants israéliens, expulsion par Israël ou interdiction d’entrée pour tous les témoins gênants, du directeur de Human Rights Watch aux deux élues américaines Ilhan Omar et Rashida Tlaib, en passant par des universitaires internationaux venus pour enseigner dans des universités palestiniennes.

A l’approche des élections législatives israéliennes, la surenchère des candidats dans la brutalité, le racisme et la persécution des Palestiniens bat son plein, et permet de faire oublier que certains, comme Netanyahou pour ne pas le nommer, sont impliqués jusqu’au cou dans des affaires de corruption.

Pour faire bonne mesure, les dirigeants de ce régime va-t-en guerre multiplient les agressions militaires dans tout le Proche-Orient, au Liban (attaque de drones contre un centre du Hezbollah dans le sud de Beyrouth), comme en Syrie et en Irak, sous prétexte de contrecarrer l’Iran, alors que Trump lui-même semble se détourner d’un affrontement avec ce pays.

A Gaza, l’étau ne cesse de se resserrer, Israël ayant réduit de moitié ses ventes de fioul la semaine dernière, ce qui a pour effet immédiat de réduire la production d’électricité du Ghetto.

Plus d’éclairage, plus de ventilateurs, plus de réfrigérateurs, alors que la température frôle les 40°C. Sans parler de la malnutrition, de la faim qui s’étendent parmi la population, privée de ressources et de possibilité de travailler.

C’EST POURQUOI NOUS LANÇONS UN APPEL À RASSEMBLEMENT À PARIS

CE SAMEDI 31 AOÛT À PARTIR DE 15 H À BEAUBOURG

(Place Edmond Michelet) EN FACE DU CENTRE GEORGES POMPIDOU

(M° CHÂTELET, LES HALLES OU HÔTEL DE VILLE)

POUR DÉNONCER CETTE SITUATION SCANDALEUSE.

ET NOUS VOUS DEMANDONS DE VENIR TRÈS NOMBREUX !

Le régime d’apartheid est conscient que son image ne cesse de se dégrader dans l’opinion publique internationale.

Il a subi plusieurs camouflets récemment, avec les critiques virulentes de sa politique de colonisation et de sa volonté de déporter les Palestiniens ou de les faire mourir à petit feu, qui se sont exprimées notamment aux USA, grâce aux interventions de ces deux courageuses parlementaires américaines.

– À New York, mais aussi au Canada, des tribunaux ont refusé de criminaliser le boycott d’Israël et de ses produits.

– Pour la première fois, une association académique européenne a annulé une conférence prévue en Israël.

– Des acteurs américains ont refusé de participer à des séries sponsorisées par Israël.

Une grande centrale syndicale britannique a voté le boycott de Hewlett-Packard en raison de sa participation à la répression des Palestiniens

– Des militants britanniques ont occupé pendant 3 jours le toit de l’usine israélienne d’armement de Manchester, obligeant Elbit a fermer ses portes pendant toute la durée de cette occupation

– Et le gouvernement français lui-même, par la bouche de son ministre de l’intérieur, a fait savoir au député et agent israélien Meyer Habib qui réclamait l’interdiction des manifestations du mouvement BDS, que « les mesures portant interdiction générale et absolue » ne pouvaient « être prises en l’espèce », « le droit de se rassembler et de manifester étant une liberté fondamentale constitutionnellement protégée ».

Plus que jamais, nous avons le devoir de sanctionner l’occupant israélien, en tant que consommateurs, et celui de ne pas nous laisser intimider par le chantage à l’antisémitisme.

TOUS AU RASSEMBLEMENT CE SAMEDI À PARTIR DE 15 H À BEAUBOURG !

Premiers signataires :

CAPJPO-EuroPalestine, Droits Devant !!, Campagne Européenne pour la levée du blocus de Gaza, Association « Avec Naplouse », Campagne pour la libération de Georges Abdallah, Les Désobéissants, Collectif Palestine Nord Essonne…

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com

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ENGLISH TRANSLATION by CHANTAL C.

Dear friends,

This Summer has turned out to be very difficult for the Palestinian people: Bombings in Gaza, murders and injuries during the freedom marches which have continued every Friday, house demolitions in East Jerusalem, attacks at the Al Aqsa Mosque, children arrested and interrogated (As you know, they even summoned a four year old for interrogation), physical repression and aggression of Israeli opponents, all troublesome witnesses expelled or prevented from entering Israel: The Director of Human Rights Watch, the two American elected politicians, Ilhan Omar and Rashida Tlaib, international academics who had come to teach in Palestinian universities – and more.

As the Israeli parliamentary elections approach, the candidates are at their best, going one better in brutality, racism and the persecution of Palestinians, which helps forget that some, such as Netanyahu – not to name names – are up to their necks in matters of corruption.

For good measure, the leaders of this warmongering regime, intensify their military offensives in the whole Middle East, in Lebanon (drone attacks against a Hezbollah centre, south of Beirut), in Syria and Iraq, pretending to deter Iran, while Trump himself appears to shift away from confronting that country.

In Gaza, the noose is for ever tightening: Last week, Israel halved its fuel sales – which immediately reduced electricity production in that Ghetto.

No more lights, no more fans, no more refrigerators, while the temperature is nearing 40°C., not to mention the malnutrition and hunger spreading among the population denied resources and work opportunities.

THAT IS WHY WE CALL FOR A DEMONSTRATION IN PARIS

THIS COMING SATURDAY 31 AUGUST FROM 3 PM ON AT BEAUBOURG

(Place Edmond Michelet) ACROSS FROM “CENTRE GEORGES POMPIDOU”

(Metro CHÂTELET, LES HALLES or HÔTEL DE VILLE)

TO EXPOSE THAT SCANDALOUS SITUATION.

THEREFORE WE BEG YOU TO COME WITH ALL YOUR FRIENDS!

The Apartheid Regime is aware that its image is being increasingly damaged in the world public opinion.

It received several slaps in the face recently, being severely criticised for its settlement policy and its aim to deport Palestinians or slowly killing them: Voices heard especially in the USA, thanks to the work of the two courageous American  parliamentarians.

– In New York, and also in Canada, some courts have refused to criminalise the boycott of Israel, including its products.

– For the first time, a European academic association cancelled a conference that was to take place in Israel.

– Some American actors refused to take part in series sponsored by Israel.

– An important British trade union voted the boycott of Hewlett-Packard, because of its involvement in repressing the Palestinians.

– For three days, British activists occupied the roof of the Israeli armament factory in Manchester, thus forcing Elbit to shut shop, as long as the occupation lasted.

– Even the French government, through its Home Secretary, informed the MP and Israeli agent Meyer Habib who asked for a ban of all BDS demonstrations, that “the measures designed to absolutely forbid could not be considered, the right to assemble and demonstrate being a fundamental freedom protected by the Constitution”.

We have more than ever the duty to condemn the Israeli occupier – we consumers.

We must not allow ourselves to be intimidated by the blackmail of anti-Semitism.

ALL COME TO THE DEMONSTRATION AT BEAUBOURG THIS SATURDAY FROM 3 PM ON!

First signatories :

CAPJPO-EuroPalestine, Droits Devant !!, CampagneEuropéenne pour la levée du blocus de Gaza, Association « Avec Naplouse  »,Campagne pour la libération de Georges Abdallah, Les Désobéissants, CollectifPalestine Nord Essonne…

A ll the best,

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com

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Mai 2019: Eurovision à Tel-Aviv

 

 

MARCHE DU RETOUR

À la date du 30 mars 2019, soit un an après le début du mouvement, 270 manifestants Palestiniens ont été tués et 29000 blessés selon un recensement de l’agence humanitaire de l’ONU

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_du_retour#cite_ref-RFI190330_166-0

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190329-grande-marche-retour-an-apres-lourd-bilan-humanitaire

 

Les leçons du recul israélien à Gaza

 

 

En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km.

65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles.

 

Les leçons de Gaza,

selon le Hezbollah

(Concernant les concessions concrètes cédées par Israël à Gaza, voir:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/09/gaza-recul-israelien-face-a-la-resistance/ )

 

 

 

La guerre est finie avant même d’avoir commencé. C’est l’impression qui ressort après les deux jours de confrontations à Gaza qui se sont terminés par un cessez-le feu, suite à une médiation du Qatar et de l’Égypte, qui ont soudain recommencé à travailler ensemble.


Pourtant, pendant la période de la campagne électorale et même après sa victoire aux élections, le Premier ministre réélu Benjamin Netanyahu n’avait pas caché son intention de lancer une vaste opération contre Gaza pour briser le Hamas et le Jihad islamique. En fait, cette idée est dans l’air depuis que les Palestiniens ont lancé, en mars 2018, le processus des « Marches du retour » qui dérange au plus haut point les autorités israéliennes. D’ailleurs, depuis la grande confrontation de 2008-2009 – au cours de laquelle au bout de plus de trois semaines, l’armée israélienne qui avait entamé une offensive aérienne doublée d’une autre terrestre n’a pas pu atteindre ses objectifs déclarés –, les Israéliens lancent régulièrement des attaques contre Gaza à la fois pour tâter le terrain et maintenir la pression sur les Palestiniens et pousser la population à quitter les lieux.

Selon les informations véhiculées par les médias israéliens, l’attaque qui a commencé à la fin de la semaine dernière devait être plus importante que celles qui ont eu lieu au cours des dix dernières années. Mais à peine les avions israéliens ont-ils commencé à lancer des raids sur les cibles prévues à Gaza que des dizaines de missiles ont commencé à pleuvoir sur les colonies et les localités israéliennes du sud. En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km. 65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles, malgré le bouclier de protection israélo-américain qui, en principe, est destiné à les intercepter. En réalité, les Palestiniens ont précisé par la suite qu’ils ont trouvé le moyen de neutraliser le bouclier de protection (appelé « la voûte d’acier ») en lançant plusieurs missiles en même temps, ce qui réduit l’efficacité de l’interception.

Ce n’était pas la seule mauvaise surprise réservée aux Israéliens pendant ces 36 heures de confrontation. En effet, les autorités israéliennes ont découvert que les Palestiniens détiennent des missiles de type Badr 3, dont l’un a été lancé sur la ville d’Ashkelon. D’une portée de 40 km, il est doté d’une tête qui peut porter une charge de 250 kg d’explosifs. Apparemment, ces missiles sont fabriqués à Gaza, ce qui signifie que les Palestiniens réussissent à se procurer les matériaux pour les fabriquer en dépit du blocus sévère qui leur est imposé. Dans le même contexte, le film diffusé par les brigades Ezzedine al-Qassam (la branche armée du Hamas) au sujet de ce missile lancé sur Ashkelon montre en toile de fond un train. Ce qui a été interprété comme un avertissement adressé par les Palestiniens aux Israéliens sur la possibilité de cibler la prochaine fois des installations précises et vitales.

Le missile Badr 3 et les missiles Kornet ont donc constitué le clou de ces 36 heures d’affrontements qui ont provoqué une polémique interne en Israël, avec un flot de critiques adressées au Premier ministre aussi bien par des députés du parti Bleu Blanc de Benny Gantz et Yaïr Lapid que par d’autres du Likoud (comme Gideon Saer). D’ailleurs, toujours selon les médias israéliens, au cours de la réunion du cabinet réduit dimanche, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer l’arrêt de cette offensive. Il semblerait ainsi que le chef d’état-major, le général Aviv Kochavi, et le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, auraient été très fermes pour réclamer la conclusion d’un cessez-le feu, car, selon eux, « le front interne » n’est pas prêt pour une opération d’envergure. D’ailleurs, les chiffres sont en eux-mêmes significatifs car le bilan de ces 36 heures a été, du côté palestinien, 29 morts et 150 blessés, pour la plupart des civils, alors que du côté israélien, il y a eu 4 morts et plusieurs dizaines de blessés.
Pour toutes ces raisons, les médiations du Qatar et de l’Égypte ont été rapidement couronnées de succès et un cessez-le feu a été conclu, avec des mesures concrètes qui sont actuellement sous étude.


Il y aura certainement de longues évaluations et des analyses détaillées de ce qui s’est passé au cours de ces 36 heures, sur le plan militaire proprement dit. Mais la première leçon à en tirer, selon les milieux proches du Hezbollah, c’est que les propos du secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, sur l’incapacité des Israéliens à mener une nouvelle guerre contre le Liban sont confirmés. Si les Israéliens n’ont pas marqué un seul point dans la bande de Gaza, soumise à un blocus strict depuis des années et surveillée par tous les satellites américains et israéliens installés dans son ciel, comment pourraient-ils lancer une offensive au Liban où le Hezbollah possède des milliers de missiles ? Les sources proches du Hezbollah estiment aussi que s’il s’agissait d’un test de la part du Premier ministre israélien, il a dû être concluant. Les rapports de force militaires ne sont plus en faveur des Israéliens, qui restent certainement les plus forts et de loin, mais ils doivent tenir compte de la capacité de nuisance des mouvements de résistance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les États-Unis ont désormais recours aux sanctions économiques, à Gaza, mais aussi au Liban, en Syrie et en Iran.

Scarlett HADDAD
Mai 2019

 

 

 

 

https://assawra.blogspot.com/2019/05/les-lecons-de-gaza-selon-le-hezbollah.html

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3653

Gaza : recul israélien face à la Résistance !

 

Photo prise le 5 mai 2019 des restes d'un immeuble détruit par des bombardements israéliens dans dans la ville palestinienne de Gaza"

 AFP / MAHMUD HAMS Photo prise le 5 mai 2019 des restes d’un immeuble détruit par des bombardements israéliens dans dans la ville palestinienne de Gaza

 

Gaza : recul israélien face à la Résistance !

 

Trêve respectée après une escalade meurtrière entre groupes palestiniens et Israël

 

Les responsables palestiniens à Gaza ont annoncé un cessez-le-feu avec Israël lundi après le plus grave accès de violence depuis des années, mais aucun règlement à long terme n’est en vue.

Après deux jours d’escalade durant lesquels 25 civils et combattants ont été tués dans la bande de Gaza et quatre civils en Israël, les tirs de l’enclave palestinienne et les représailles israéliennes ont cessé avant le lever du jour, en début de ce mois de jeûne musulman du ramadan, selon un journaliste de l’AFP à Gaza.

Sans confirmer cette trêve, l’armée israélienne a annoncé la levée de toutes les restrictions imposées aux populations civiles israéliennes voisines de Gaza.

Des Palestiniens portent un enfant blessé à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, le 5 mai 2019"

AFP / ANAS BABA Des Palestiniens portent un enfant blessé à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, le 5 mai 2019

 

L’Egypte, pays voisin et intermédiaire traditionnel, a forgé l’accord de cessation des hostilités entré en vigueur à 04H30 (01H30 GMT), ont indiqué un responsable du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza et un autre du Jihad islamique, deux bêtes noires de l’Etat hébreu. L’accord a été confirmé par un responsable égyptien.

L’enclave palestinienne et les villes israéliennes voisines ont été le théâtre samedi et dimanche de la plus grave flambée de violences depuis la guerre de Gaza de 2014, faisant redouter un quatrième conflit en 11 ans.

L’accord, comme de précédents conclus après des épisodes de violence, vise à un allègement du strict blocus imposé par Israël à Gaza depuis plus de 10 ans, a dit le responsable du Jihad islamique sous couvert de l’anonymat. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, qui refuse son existence.

– « Règles du jeu » –

https://images.lanouvellerepublique.fr/image/upload/t_1020w/f_auto/5ccffa991b6a8d13218b45ff.jpg

AFP / JACK GUEZ Photo prise le 6 mai 2019 de dégâts dans un immeuble de la ville israélienne d’Ashdod causés par un tir de roquette de la bande de Gaza. Un cessez-le-feu est intervenu ce jour après deux jours d’un nouvel accès de violence entre Israël et l’enclave palestinienne

L’accord prévoit des mesures quant à l’étendue des zones de pêche gazaouies en Méditerranée autorisée par Israël, ainsi qu’une amélioration de l’approvisionnement en électricité et en combustible, des préoccupations primordiales dans l’étroite enclave de deux millions d’habitants durement éprouvés par les guerres, la pauvreté et la réclusion, selon lui.

Pendant deux jours, les groupes palestiniens à Gaza ont tiré environ 690 roquettes dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien, et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon l’armée israélienne.

L’aviation et l’artillerie israéliennes ont en retour frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique dans la bande de Gaza, visant des combattants des groupes armés et des installations militaires ou sécuritaires.

Au moins neuf des Palestiniens tués ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique. L’armée israélienne, pour la première fois depuis des années, a ouvertement revendiqué l’élimination d’un Palestinien présenté comme le responsable d’importants transferts d’argent de l’Iran à destination du Hamas et du Jihad islamique.

Deux Palestiniennes enceintes et deux bébés comptent aussi au nombre des personnes tuées, selon le ministère gazaoui de la Santé relevant du Hamas.

« Nous soutenons Israël à 100% dans la défense de ses citoyens », a tweeté le président américain Donald Trump, un proche allié du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Ce dernier a affirmé dans un communiqué que « la campagne n’est pas terminée et réclamé de la patience et du sang-froid ».

Il a confirmé dans un autre communiqué qu’Israël avait « renouvelé sa politique d’élimination de chefs terroristes ». Israël a « tué des dizaines de terroristes du Hamas et du Jihad islamique. Nous avons changé les règles du jeu et le Hamas l’a bien compris ».

– « Capitulation » -[israélienne…!]

La bande de Gaza est en proie aux poussées de fièvre répétées, en l’absence de toute reconnaissance d’Israël par le Hamas et de tout horizon politique pour un règlement du conflit israélo-palestinien. Depuis des mois, l’Egypte et l’ONU s’emploient régulièrement à éteindre les incendies.

Photo prise le 5 mai 2019 à Gaza des restes d'un immeuble touché par un raid aérien israélien"

AFP / MAHMUD HAMS Photo prise le 5 mai 2019 à Gaza des restes d’un immeuble touché par un raid aérien israélien

 

Le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, a récemment promis de dévoiler son plan de règlement du conflit après le ramadan, qui s’achève début juin.

La dernière flambée de violences en date remettait en cause un accord conclu fin mars seulement.

Les groupes palestiniens de Gaza sont frustrés de la non-application selon eux par Israël de cet accord et de précédents sur un allègement du blocus et l’entrée de fonds qataris dans l’enclave.

Pour Israël, la toute dernière escalade est une agression contre les civils israéliens de la part d’organisations se servant selon l’Etat hébreu de civils palestiniens comme boucliers humains.

Elle est intervenue à un moment délicat pour le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, avant la journée de la Mémoire mercredi, la fête nationale jeudi, et le concours de l’Eurovision à Tel-Aviv du 14 au 18 mai.

Netanyahu, vainqueur des législatives d’avril, est par ailleurs engagé dans les négociations en vue du prochain gouvernement. Son principal rival aux élections, le général Benny Gantz, a dénoncé le cessez-le-feu comme une « capitulation face au chantage ».

 

https://www.lanouvellerepublique.fr/france-monde/pluie-de-roquettes-contre-israel-un-palestinien-tue-dans-des-represailles-a-gaza

https://www.afp.com/fr/infos/334/treve-respectee-apres-une-escalade-meurtriere-entre-groupes-palestiniens-et-israel-doc-1g566p24

 

 

Loin de la Une des médias, la Résistance Palestinienne continue !

 

AFP / MAHMUD HAMS Des manifestants palestiniens à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019

 

Loin de la Une des médias,

la Résistance Palestinienne continue !

 

 

Cinq roquettes ont été tirées dans la nuit de samedi à dimanche depuis la bande de Gaza vers Israël, provoquant des tirs de chars israéliens sur des positions militaires du Hamas, quelques heures après une manifestation palestinienne de masse à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

Les tirs de roquettes sur Israël et la riposte des chars israéliens n’ont pas fait de victime, ont précisé l’armée et des témoins à Gaza.

Les chars israéliens ont tiré sur des positions du mouvement islamiste Hamas dans le centre de la bande de Gaza et à l’est de la ville de Gaza, ont précisé les témoins.

Des dizaines de milliers de Gazaouis ont convergé samedi vers la frontière israélienne où les violences avec les soldats israéliens ont fait quatre morts et des centaines de blessés palestiniens, sans atteindre l’intensité susceptible de provoquer l’escalade redoutée.

Les Gazaouis, appelés à se rassembler en masse pour le premier anniversaire du mouvement de protestation appelé « grandes marches du retour », se sont rassemblés près de la frontière avec des drapeaux palestiniens sous des pluies éparses, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Les haut-parleurs des mosquées ont relayé les appels à manifester et des bus ont acheminé les Gazaouis vers la frontière de l’enclave coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée.

AFP / MAHMUD HAMS Heurts entre manifestants palestiniens et forces de sécurité israéliennes à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019

Après des semaines de tensions et dans un contexte compliqué par l’approche des élections législatives israéliennes, cet anniversaire a suscité de vives craintes qu’un nouveau conflit éclate avec l’Etat hébreu.

L’armée israélienne avait déployé des milliers de soldats et des dizaines de tireurs d’élite, ainsi que des chars et de l’artillerie.

– Quatre Palestiniens tués –

Des affrontements ont bien éclaté, mais sans commune mesure avec, par exemple, le bain de sang qui avait coïncidé avec l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem le 14 mai 2018 (plus de 60 morts).

AFP / Jack GUEZ Des soldats israéliens derrière une barrière de terre près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, à Nahal Oz, le 30 mars 2019

A Malaka, à l’est de la ville de Gaza, la plupart des Gazaouis se sont tenus hors de portée des tireurs d’élite israéliens postés de l’autre côté de l’hermétique barrière.

Mais ici comme ailleurs sur la frontière, des poignées de Palestiniens se sont approchés à quelques dizaines de mètres, ont incendié des pneus pour obscurcir la visibilité des tireurs et ont lancé des pierres vers les soldats avant de se replier.

La barrière a aussi essuyé des jets d’engins explosifs, a affirmé l’armée israélienne. Les soldats ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et en ouvrant le feu.

Trois adolescents palestiniens de 17 ans, l’un atteint au visage alors qu’il manifestait à l’est de Gaza, et deux autres touchés par des tirs israéliens lors d’affrontements dans le sud de l’enclave, ont été tués, a rapporté le ministère gazaoui de la Santé.

Très tôt samedi, un autre Palestinien de 20 ans avait été tué au cours d’une manifestation nocturne, selon des témoins.

En tout, plus de 300 Palestiniens ont été blessés, dont 64 par des tirs à balles réelles, a indiqué le ministère de la Santé gazaoui.

L’armée israélienne a dénombré 40.000 participants à la mobilisation.

AFP / Jack GUEZ Un véhicule militaire des forces israéliennes en position à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019 à Nahal Oz

Les Gazaouis étaient appelés à marquer le premier anniversaire d’une mobilisation contre le blocus imposé par Israël depuis plus de dix ans, et pour le droit à revenir sur les terres qu’eux-mêmes ou leurs parents ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d’Israël en 1948.

La mobilisation du jour délivre un « message très important » à Israël et à la communauté internationale, a affirmé à l’AFP Bassem Naïm, un haut responsable du Hamas: « des milliers et des milliers de personnes (se réunissent) pacifiquement pour faire entendre leur voix contre les actes d’agression et le siège » imposés par Israël.

– Mises en garde –

La question était de savoir si le Hamas, au pouvoir à Gaza, chercherait à contenir la violence ou s’il lui laisserait libre cours, au risque d’une escalade avec l’Etat hébreu, qui avait multiplié les mises en garde.

Israël et le mouvement islamiste se sont livré trois guerres depuis que le Hamas a pris le pouvoir en 2007 dans l’enclave, éprouvée par les conflits, la pauvreté et l’enfermement.

Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Gazaouis prennent part toutes les semaines aux « marches du retour » le long de la frontière, presque systématiquement accompagnées de violences.

Au moins 262 Palestiniens ont été tués depuis cette date, au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance du territoire.

Deux soldats israéliens ont été tués.

Palestiniens et défenseurs des droits humains accusent Israël d’usage excessif de la force. Israël dit ne faire que défendre sa frontière.

Le Hamas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu passent tous deux pour réticents à un nouvel affrontement. Mais ils sont sous pression.

Le premier a fait face récemment à des manifestations contre le marasme économique à Gaza, qu’il a sévèrement réprimées.

Quant au Premier ministre israélien, confronté à une forte concurrence aux élections du 9 avril, il est accusé par ses adversaires de faiblesse face au Hamas.

Le voisin égyptien, intermédiaire traditionnel entre le Hamas et Israël, s’emploie à instaurer une trêve durable.

Le Hamas cherche dans les tractations à alléger le blocus israélien. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas. Il réclame le retour au calme le long de la frontière.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/gaza-manifestations-massives-la-frontiere-israelienne-quatre-morts-palestiniens-doc-1f81dh9

 

 

30 MARS – GAZA PALESTINE C’EST AUSSI A LYON !!

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MARCHONS

POUR LA PALESTINE !

 

LE SAMEDI 30 MARS 2019 ,

POUR GAZA

ET POUR TOUTE LA PALESTINE,

 

C’EST AUSSI A LYON !!

 

SAMEDI 30 MARS – 15H Place Jean Macé (Lyon 69007) Métro Jean Macé

Le 30 mars marque, chaque année, la journée de la terre en Palestine occupée et à travers le monde. Souvenir du 30 mars 1976 où l’armée israélienne, réprima brutalement un mouvement, contre la confiscation des terres, initié par les Palestiniens d’Israël. Le 30 mars rappelle l’attachement à la terre palestinienne volée, annexée et colonisée par l’occupant israélien.

Enfin, ce 30 mars 2019 marquera le 1er anniversaire du déclenchement des marches du retour à GAZA, qui se solde par un bilan terrible, de centaines de morts et près de 20 000 blessés. Les tueurs d’élite de l’armée israélienne, blessent, estropient, tuent. dans une scène renouvelée chaque semaine, sous les yeux du monde. Une récente commission d’enquête de l’ONU indique que des crimes de guerre et probablement des crimes contre l’humanité ont été commis par Israël.

Pendant ce temps le monde se tait et le Président Macron regarde ailleurs dans un silence complice. Lorsqu’il sort de son silence c’est pour mieux insulter les défenseurs des droits des Palestiniens les (nous) traitant d’antisémite ! vieille ficelle utilisée par les soutiens d’Israël pour tenter de nous faire taire. Nous ne nous laisserons pas intimider et appelons à manifester.

- Soutien aux droits du peuple palestinien

- Solidarité avec les Palestinien.ne.s de Gaza

- Droit au retour des réfugiés

- Boycott, désinvestissements et sanctions contre l’État d’Israël

- Exigeons du gouvernement français des sanctions contre Israël

 

http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1309

 

 

https://www.europalestine.com/local/cache-vignettes/L131xH100/siteon0-e5814.png?1551269596

CAPJPO EuroPalestine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon sa nature criminelle, le sionisme continue de tuer à Gaza

Gaza :

Marche du Retour

30 MARS

 

Selon sa nature criminelle,

le sionisme continue

de tuer à Gaza

L’occupant israélien a assassiné 2 jeunes Palestiniens et en a blessé 62 autres ce vendredi, lors de la Marche du Retour à Gaza. Plus que jamais, nous vous appelons à manifester votre soutien à cette résistance héroïque, et votre dégoût face à la collaboration du gouvernement français avec le terrorisme d’Etat israélien.

TOUS PLACE DE LA RÉPUBLIQUE DÈS 14 H

SAMEDI 30 MARS,

AVANT LA MARCHE DE RÉPUBLIQUE A OPÉRA.

 


Jihad Harara 24 ans, et Nidal Shatat, 29 ans, ont été victime des tirs de cette armée coloniale, nous indique Iyad Alasttal de Khan Younès qui envoie les photos des deux jeunes martyrs, tués alors qu’ils étaient désarmés.





Merci à Ziad Medoukh pour ces photos de la manifestation de ce vendredi

On se demande ce qui va se passer dans le climat d’impunité et de surenchère actuelle (avec Trump qui a donné sa bénédiction à l’occupation par Israël des hauteurs syriennes du Golan) le samedi 30 mars prochain, à l’occasion du premier anniversaire de la Grande marche du retour.
Un an de manifestations contre le blocus israélien et pour le droit des réfugiés palestiniens à retourner sur les terres où ils vivaient avant d’en être chassés par Israël en 1948, puis en 1967.
Près de 300 morts, plus de 700 blessés par balles, dont plus de 130 mutilés, par les snipers israéliens, aux ordre d’un régime qui affiche désormais de manière décomplexée l’apartheid et le fascisme.

NOUS VOUS APPELONS

A NE PAS LAISSER PASSER CETTE DATE

SANS MANIFESTER VOTRE SOLIDARITÉ

AUX  PALESTINIENS !

https://www.europalestine.com/spip.php?article97

De la Résistance – En Palestine et à Gaza – Témoignage

 

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Tarek Loubani,

médecin urgentiste canadien :

 

« J’ai été le premier médecin ciblé par un sniper à Gaza »

 

 » Les autres secouristes m’ont vu à terre. Ils ont tout d’abord pensé que j’étais tombé, avant d’apercevoir la marre de sang autour de moi. Le secouriste qui m’a soigné s’appelle Musa Abuhassanin. Or Musa Abuhassanin a été tué une heure plus tard, touché en pleine poitrine par un autre sniper israélien. »

 

 

ENTRETIEN :

Tarek Loubani, médecin urgentiste canadien, a été victime d’un tir israélien alors qu’il soignait des manifestants palestiniens. Il raconte.

 

Propos recueillis par Armin Arefi

Modifié le 15/03/2019 à 19:55 – Publié le 15/03/2019 à 18:59 | Le Point.fr

https://www.europalestine.com/spip.php?article81

Le docteur Tarek Loubani est un medecin urgentiste canadien d'origine palestinienne. Habitue de la medecine humanitaire, ce professeur associe a la University of Western Ontario a evolue dans des zones de conflit d'Irak en Egypte.

Le docteur Tarek Loubani est un médecin urgentiste canadien d’origine palestinienne. Habitué de la médecine humanitaire, ce professeur associé à la University of Western Ontario a évolué dans des zones de conflit d’Irak en Égypte.

© Khalil Hamra/AP/SIPA / AP / Khalil Hamra/AP/SIPA

 

 

Des « crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Voilà comment une commission d’enquête de l’ONU a jugé la riposte israélienne à la « marche du retour », ces manifestations de Palestiniens qui, chaque vendredi depuis le 30 mars 2018, se mobilisent pour tenter de traverser la frontière entre la bande de Gaza et Israël, pour revenir sur la terre dont leurs ancêtres ont été chassés à l’issue de la guerre israélo-arabe de 1948 et alerter sur la situation dramatique de Gaza, soumis depuis 2007 à un double blocus économique israélo-égyptien. Dénonçant une « instrumentalisation » par le Hamas, qui dirige d’une main de fer le minuscule territoire depuis un coup d’État en 2007, l’État hébreu n’a pas hésité à faire usage de la force, notamment à l’aide de snipers postés de l’autre côté de la barrière de séparation, faisant 251 morts et des milliers de blessés.

 

Mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les enquêteurs, qui n’ont pas obtenu l’autorisation d’Israël pour se rendre sur place, ont interrogé 325 victimes, témoins et sources, et ont recueilli plus de 8 000 documents. Et leurs conclusions sont sans appel : « Plus de 6 000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d’élite militaires » israéliens, estime la commission qui explique qu’il existe des « motifs raisonnables de croire que des tireurs d’élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, en sachant qu’ils étaient clairement reconnaissables comme tels ». Un rapport balayé d’un revers de main par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu : « Le Conseil [des droits de l’homme de l’ONU] établit de nouveaux records d’hypocrisie et d’attitude mensongère, motivé par sa haine obsessive d’Israël », a-t-il réagi sur Twitter.

 

 

Le docteur Tarek Loubani est un médecin urgentiste canadien d’origine palestinienne. Habitué de la médecine humanitaire, ce professeur associé à la University of Western Ontario a évolué dans des zones de conflits d’Irak en Égypte, où il a été emprisonné sept semaines en 2013 sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Le 14 mai 2018, jour de l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, Tarek Loubani était à Gaza pour prendre en charge les manifestants de la « marche du retour », dont 59 ont été tués par des tirs israéliens. Or lui-même a été visé par un tir de sniper qui lui a traversé les deux genoux. Dans une interview au Point, le médecin urgentiste, de passage à Paris pour participer à une conférence organisée par l’Association France Palestine Solidarité et l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine, rappelle qu’il était clairement identifiable le jour où lui et dix-huit autres secouristes ont été pris pour cible.

 

Le Point : Pourquoi vous êtes-vous rendu à Gaza ?

israel-palestine-gaza- © Armin Arefi/ Le Point

Le docteur Tarek Loubani

 

Tarek Loubani : Trois critères principaux définissent les pays où je me rends. Le premier est que celui-ci doit nécessiter un besoin. Dans le cas de Gaza, le besoin est énorme. Le deuxième critère est qu’il doit exister dans ce pays une possibilité d’amélioration de la situation. Or, il est envisageable de changer beaucoup de choses à Gaza, car l’enclave possède, en dépit de l’occupation israélienne (le blocus, NDLR), des gens bien entraînés, très intéressants, et accédant à des postes à haute responsabilité. Troisièmement, la question est de savoir si je peux contribuer à améliorer la situation du secteur de la santé du pays. En sachant que je possède l’expertise dont ils ont besoin, que je sais parler la langue et que je connais la culture du lieu, la réponse était oui. Mais je ne me suis pas rendu à Gaza par romantisme. À vrai dire, je n’aime pas Gaza.

Comment avez-vous réussi à pénétrer dans l’enclave ?

De 2011 à 2014, j’allais à Gaza depuis l’Égypte. Mais à partir de 2014, j’ai essayé d’y pénétrer à partir d’Israël. Or, lorsque je suis arrivé à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, les Israéliens m’ont refusé l’entrée en m’accusant d’activités terroristes. J’ai été emprisonné deux ou trois jours dans le centre de détention de l’aéroport. Mais Israël restant un État de droit, j’ai pu le poursuivre en justice. Et j’ai eu le privilège d’échapper à l’administration militaire israélienne qui juge habituellement les Palestiniens, sans qu’ils bénéficient d’aucun droit. Or, les Israéliens, qui m’accusaient de terrorisme, ont été incapables d’apporter la moindre preuve. Au contraire, j’ai pu leur démontrer que j’étais vraiment un médecin humanitaire qui n’avait jamais eu recours à la violence. Ainsi, au bout de six mois, j’ai fini par gagner mon procès.

 

Dans quel état se trouvent les services de santé à Gaza ?

Le blocus a endommagé le système de santé à trois niveaux. Il a tout d’abord touché le personnel. Les médecins sont aujourd’hui démotivés. Il faut savoir, par exemple, qu’ils n’ont pas reçu de salaire depuis 2013. Beaucoup ne se présentent pas au travail, car ils doivent travailler ailleurs pour payer leur loyer. Par exemple, j’ai plusieurs étudiants qui ne pouvaient pas assister à mes cours, car ils vendaient des fruits au marché. C’est fou ! Une autre nécessité pour un médecin est de pouvoir échanger ses idées avec ses confrères à l’étranger, et d’y séjourner pour parfaire ses connaissances. Or ceci est tout bonnement impossible à Gaza, où il n’est possible d’aller nulle part depuis 2006. Le deuxième secteur touché est celui des médicaments et du matériel. D’après l’ONG Médecins sans frontières, 45 % des médicaments essentiels sont indisponibles dans l’enclave, le terme consacré étant « en rupture de stock ». Cela signifie que vous ne pouvez pas fournir aux malades les traitements dont ils ont besoin pour rester en vie. Et lorsque vous souffrez d’une maladie chronique comme le diabète ou la tension artérielle, et que celle-ci n’est pas traitée, vous pouvez développer une pathologie grave comme l’insuffisance rénale, qui peut in fine entraîner la mort.

 

La marche du retour, ce sont 22 000 blessés, 200 amputations, 300 morts. Ce sont des chiffres de guerre. 

 

Les hôpitaux gazaouis fonctionnent-ils encore ?

Il y a un vrai problème de vétusté des infrastructures. D’un côté, les immeubles sont en ruines et leurs murs sont fissurés. De l’autre, il y a des pénuries d’eau et d’électricité. Si je dois suturer un patient, il faut me presser de peur de me retrouver tout à coup dans la pénombre, ce qui augmente le risque d’infections. Outre les coupures d’électricité, nous avons également un problème d’accès à une eau propre pour laver le matériel. Le système de filtrage est si mauvais qu’on y retrouve du sel et du nitrate. Il faut donc utiliser des techniques de filtrage très chères pour se débarrasser du nitrate, qui est très dangereux. En revanche, il arrive souvent que l’on ait recours à de l’eau salée pour laver nos appareils qui, par conséquent, finissent par rouiller. Or ceux-ci sont ensuite utilisés sur des patients.

Comment les services de santé ont-ils géré la « marche du retour » ?

La « marche du retour » a détruit le système de santé de Gaza. Celui-ci n’est pas en train de s’écrouler, il est déjà à terre. Imaginez que la marche du retour soit un poids de 100 kilogrammes sur vos épaules. Si vous êtes jeunes, cela vous ferait mal, mais vous arriverez à le supporter. Prenez maintenant un vieil homme rongé par le cancer. Face à la charge, il s’écoulerait sur le champ et mourrait devant vous. Voilà ce qui s’est passé à Gaza. Le système de santé était sur le point de s’écrouler au moindre choc. Or, la marche du retour, ce sont 22 000 blessés, 200 amputations, 300 morts. Ce sont des chiffres de guerre.

Officiellement, le but de la marche du retour pour les Palestiniens était de revenir sur la terre de leurs ancêtres, qui fait aujourd’hui partie de l’État d’Israël, et dont ils ont été expulsés en 1948. D’autres affirment qu’elle visait à alerter sur la situation économique et sociale catastrophique à Gaza. Quel était d’après vous le but de ce mouvement ?

Je ne suis pas un activiste politique. Mon domaine, c’est la médecine. J’ignore pourquoi les Palestiniens ont participé à cette marche. Maintenant, ce que j’ai vu de mes propres yeux, ce sont des manifestants pacifiques et désarmés qui ont été abattus de très près de façon disproportionnée. (D’après le président de la commission de l’ONU, Santiago Canton, l’enquête a montré qu’« une majorité écrasante des manifestants n’étaient pas armés, même s’ils n’étaient pas tout le temps pacifiques », NDLR). Mes mots sont ceux du rapport de la Commission d’enquête des Nations unies qui vient d’être rendue public. Se basant sur des centaines d’interviews et de preuves qu’elle a recueillies, elle conclut qu’Israël a apparemment délibérément visé des enfants, des handicapés, des personnes âgées et du personnel médical (elle estime que les manifestations étaient essentiellement de « nature civile » et qu’il existe des « motifs raisonnables de croire que des tireurs d’élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, en sachant qu’ils étaient clairement reconnaissables comme tels », NDLR). Cela concorde avec ce que j’ai vu.

Israël affirme que la marche du retour a été instrumentalisée par le Hamas. En avez-vous été témoin ?

Je ne connais pas le niveau exact d’implication du Hamas et je ne suis pas un spécialiste de la politique intérieure de Gaza. Ce que je peux dire, c’est que je n’ai aperçu aucun responsable ni membre du Hamas durant ces manifestations. Cela rassemblait davantage à un mouvement populaire qui était à mon avis trop grand pour le Hamas. D’ailleurs, s’il l’avait organisée, cette marche n’aurait probablement pas eu le même succès. De toute façon, je ne me suis pas rendu sur place sur invitation du Hamas mais de groupes de secouristes qui œuvraient sur la ligne de front.

Lorsqu’on m’a tiré dessus, j’étais clairement identifié comme un médecin, et ceci depuis plusieurs heures

N’était-il pas dangereux de vous trouver à cet endroit alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait autorisé ses snipers à tirer contre tout manifestant se trouvant à moins de 300 mètres de la barrière de sécurité séparant Gaza d’Israël ?

À mon tour de vous poser une question : ces règles d’engagement concernaient-elles également le personnel médical ? Je ne l’ai en tout cas jamais entendu de la part de l’armée israélienne. En outre, lorsque je suis arrivé sur place, il y avait déjà eu six semaines de manifestations et aucun secouriste n’avait été visé avant moi. Or, le jour où j’ai été pris pour cible, un total de dix-neuf secouristes l’ont été. J’ai été le premier médecin à avoir été ciblé à Gaza. Et lorsqu’on m’a tiré dessus, j’étais clairement identifié comme un médecin, et ceci depuis plusieurs heures.

Qu’entendez-vous par là ?

Je portais un uniforme vert de l’hôpital, qui me recouvrait entièrement le corps. J’étais donc clairement identifié comme un médecin. En outre, je n’étais pas au milieu de la foule mais excentré sur le côté. J’ai été touché alors que j’avais rejoint un groupe d’autres secouristes qui portaient des vestes de haute visibilité. Par ailleurs, lorsque j’ai été ciblé, aucune fumée de gaz lacrymogène ou de pneu brûlé n’obstruait la vue des snipers. J’étais donc clairement visible des trois tours depuis lesquelles les soldats israéliens pouvaient me tirer dessus. D’ailleurs, je sais que c’est le sniper situé au nord qui m’a tiré dessus, à 100-150 mètres de moi. Il était si près et pouvait voir qui j’étais, ce que je faisais, d’autant qu’il avait une lunette de tir. Je n’avais aucune raison de penser que je pourrais être pris pour cible.

Le secouriste qui m’a soigné s’appelle Musa Abuhassanin. Il a été tué une heure plus tard, touché en pleine poitrine par un autre sniper israélien

Estimez-vous avoir été délibérément pris pour cible ?

Je ne sais pas si j’étais visé, car je ne sais pas ce qui s’est passé dans le cerveau du soldat. Ce que je sais, c’est que j’étais clairement identifiable et le soldat israélien aurait dû savoir que j’étais un médecin. Je pense par conséquent qu’il est très probable que le soldat m’ait ciblé spécifiquement. Dans le cas contraire, la balle aurait ricoché par terre et aurait pénétré ma jambe de bas en haut. Or, celle qui m’a touché avait une trajectoire descendante et m’a donc traversé les deux jambes. Cela ressemble clairement à du « kneecapping », une pratique de l’armée israélienne qui est de viser les gens dans les genoux. Le sniper aurait donc attendu que je me trouve de profil afin que mes deux genoux soient touchés. J’ai eu beaucoup de chance, car dans tous les cas, j’aurais dû être amputé ou avoir une jambe sévèrement brisée.

 

 

Le docteur Tarek Lubani (deuxième en partant de la gauche) pose lors d’une manifestation de la marche du retour. Le secouriste Musa Abuhassanin (deuxième en partant de la droite) est mort le 14 mai 2018 après avoir reçu une balle de sniper en pleine poitrine. 

© DR

Vous souvenez-vous du moment où vous avez été touché ?

Lorsque les snipers tiraient, la première chose que nous entendions était le son de la balle frappant le sol, puis celui du tireur. Cela est dû au fait que la vitesse de la basse est plus rapide que celle du son. Il y avait deux types de son d’impact. Le premier, tranchant, était celui d’une balle qui explose. Ces balles « butterfly » (papillon) explosent au contact de la cible et provoquent l’amputation. Médecins sans frontières et d’autres organisations ont rapporté son usage étendu par l’armée israélienne durant la marche du retour. Le second son, plus sourd, est celui d’une balle « normale ». Lorsque j’ai été touché, la première chose que j’ai entendue a été le bruit d’une balle sur ma droite. La première chose à laquelle j’ai alors pensé et que quelqu’un avait sûrement été touché. Puis je me suis soudain rendu compte que je regardais vers le ciel. Et je me suis dit : « Oh, c’est moi qui ai été visé. » À ce moment précis, j’ai ressenti une incroyable douleur et j’ai crié aussi fort que je pouvais. J’étais déjà en train de m’écrouler. Le temps s’est ralenti. Je me suis alors demandé si j’avais entendu un bruit d’impact tranchant ou sourd. Je n’osais pas regarder mes pieds. Je ne pensais qu’à une seule et unique chose : « Ont-ils pris ma jambe ? » Les autres secouristes m’ont vu à terre. Ils ont tout d’abord pensé que j’étais tombé, avant d’apercevoir la marre de sang autour de moi. Le secouriste qui m’a soigné s’appelle Musa Abuhassanin. Or Musa Abuhassanin a été tué une heure plus tard, touché en pleine poitrine par un autre sniper israélien.

 

 

GRANDE MARCHE

DE LA RÉPUBLIQUE À L’OPÉRA

 

LE SAMEDI 30 MARS 2019

DE 14 H À 17 H 30

 

(AVEC UN RASSEMBLEMENT DE 14 H À 15 H

À RÉPUBLIQUE, AVANT DE DÉFILER)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/03/19/30-mars-2018-30-mars-2019-1-an-de-marches-du-retour-a-gaza-tous-a-paris-manif-de-solidarite/

 

 

 

 

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30 MARS 2018-30 MARS 2019: 1 AN DE MARCHES DU RETOUR A GAZA! TOUS A PARIS, MANIF DE SOLIDARITÉ

 

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Chères amies, Chers amis,

Samedi 30 mars prochain, nous ne célèbrerons pas seulement la traditionnelle journée de la terre Palestinienne, mais aussi un an, jour pour jour, depuis le début des Marches du Retour héroïques et hebdomadaires dans la Bande de Gaza. Et nous vous appelons à y participer très nombreux(ses), afin d’envoyer un signe aux Palestiniens, qui se croient oubliés du monde entier.

  • Parce qu’ils sont courageux, n’ayant que leurs drapeaux et leur détermination face à une armée qui tire à balles réelles sur hommes, femmes et enfants, secouristes et journalistes
  • Parce que 200 d’entre eux, dont 40 enfants, ont été tués et 7800 autres blessés par balles, dont 130 mutilés, pour avoir demandé à vivre libres
  • Parce qu’enfermer 2 millions d’êtres humains derrière des barbelés pendant 12 ans, en les privant de tout, même de soins, est d’une barbarie sans nom
  • Parce que nos dirigeants collaborent avec cet Etat d’apartheid israélien qui colonise et massacre les Palestiniens, en affichant ses théories et lois racistes

Nous vous appelons à montrer notre solidarité à cette jeunesse, à ces mères qui ne veulent pas perdre leurs enfants un par un, mais qui n’ont aucune perspective de liberté à leur offrir, à ces pères qui se sentent impuissants devant l’angoisse et le désespoir de leurs enfants.

GRANDE MARCHE DE LA RÉPUBLIQUE À L’OPÉRA

LE SAMEDI 30 MARS 2019

DE 14 H À 17 H 30

(AVEC UN RASSEMBLEMENT DE 14 H À 15 H À RÉPUBLIQUE, AVANT DE DÉFILER)

Premiers signataires : CAPJPO-EuroPalestine, Droits Devant !!, Al-Rowwad, Campagne pour la libération de Georges Abdallah, Avec Naplouse, DésobÉissants, ISM France…

Les jeunes organisateurs des Marches du Retour ne réclament que l’application du droit, c’est à dire la liberté de mouvement et la résolution 194 de l’ONU qui reconnait aux réfugiés palestiniens qui le souhaitent de pouvoir retourner dans leur pays. Ils nous lancent un appel.

« Lancez des initiatives dans un million d’endroits, en Europe, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient, au Maghreb, et dans le reste du monde, pour attirer l’attention sur notre sort, celui des Palestiniens ! »

C’est ainsi que l’a formulé Salah Abdel Ati, l’un des organisateurs des Marches du Retour :

« Ne les laissez pas isoler Gaza du reste de la Palestine comme ils veulent le faire définitivement ! Nous souffrons tous de l’oppression israélienne, que nous soyons en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, dans les geôles israéliennes ou dans le ghetto de Gaza.

« Nous avons choisi la résistance populaire pacifique, mais ils veulent absolument nous rejeter dans la violence, de la même manière qu’ ils attisent la division entre les partis, ou essaient de faire croire que les marches de Gaza sont sous le contrôle du Hamas, alors qu’elles ne le sont pas.

« Ce sont des comités de base, de la jeunesse, des femmes, qui se sont organisés eux mêmes, en se répartissant les tâches : la communication, les soins, le BDS, les réfugiés… Le Hamas ne peut que soutenir ces marches, mais ce n’est pas lui qui les organise. Le Hamas subit au contraire des pressions de toutes parts, d’Israël, de l’Egypte, du Qatar., etc, pour que ces marches cessent.

« Nous n’avons aucune envie de mourir. Nous aimons la vie et nous ne voulons pas que les jeunes perdent tout espoir. Tous ces adolescents qu’Israël essaie de briser attendent un signe de vous ».

Ce signe, faisons le ensemble le samedi 30 mars !

RV à 14 H Place de la République.

Merci de faire tourner l’information !

Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
www.europalestine.com