Antisionisme

Gaza : recul israélien face à la Résistance !

 

Photo prise le 5 mai 2019 des restes d'un immeuble détruit par des bombardements israéliens dans dans la ville palestinienne de Gaza"

 AFP / MAHMUD HAMS Photo prise le 5 mai 2019 des restes d’un immeuble détruit par des bombardements israéliens dans dans la ville palestinienne de Gaza

 

Gaza : recul israélien face à la Résistance !

 

Trêve respectée après une escalade meurtrière entre groupes palestiniens et Israël

 

Les responsables palestiniens à Gaza ont annoncé un cessez-le-feu avec Israël lundi après le plus grave accès de violence depuis des années, mais aucun règlement à long terme n’est en vue.

Après deux jours d’escalade durant lesquels 25 civils et combattants ont été tués dans la bande de Gaza et quatre civils en Israël, les tirs de l’enclave palestinienne et les représailles israéliennes ont cessé avant le lever du jour, en début de ce mois de jeûne musulman du ramadan, selon un journaliste de l’AFP à Gaza.

Sans confirmer cette trêve, l’armée israélienne a annoncé la levée de toutes les restrictions imposées aux populations civiles israéliennes voisines de Gaza.

Des Palestiniens portent un enfant blessé à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, le 5 mai 2019"

AFP / ANAS BABA Des Palestiniens portent un enfant blessé à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, le 5 mai 2019

 

L’Egypte, pays voisin et intermédiaire traditionnel, a forgé l’accord de cessation des hostilités entré en vigueur à 04H30 (01H30 GMT), ont indiqué un responsable du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza et un autre du Jihad islamique, deux bêtes noires de l’Etat hébreu. L’accord a été confirmé par un responsable égyptien.

L’enclave palestinienne et les villes israéliennes voisines ont été le théâtre samedi et dimanche de la plus grave flambée de violences depuis la guerre de Gaza de 2014, faisant redouter un quatrième conflit en 11 ans.

L’accord, comme de précédents conclus après des épisodes de violence, vise à un allègement du strict blocus imposé par Israël à Gaza depuis plus de 10 ans, a dit le responsable du Jihad islamique sous couvert de l’anonymat. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, qui refuse son existence.

– « Règles du jeu » –

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AFP / JACK GUEZ Photo prise le 6 mai 2019 de dégâts dans un immeuble de la ville israélienne d’Ashdod causés par un tir de roquette de la bande de Gaza. Un cessez-le-feu est intervenu ce jour après deux jours d’un nouvel accès de violence entre Israël et l’enclave palestinienne

L’accord prévoit des mesures quant à l’étendue des zones de pêche gazaouies en Méditerranée autorisée par Israël, ainsi qu’une amélioration de l’approvisionnement en électricité et en combustible, des préoccupations primordiales dans l’étroite enclave de deux millions d’habitants durement éprouvés par les guerres, la pauvreté et la réclusion, selon lui.

Pendant deux jours, les groupes palestiniens à Gaza ont tiré environ 690 roquettes dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien, et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon l’armée israélienne.

L’aviation et l’artillerie israéliennes ont en retour frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique dans la bande de Gaza, visant des combattants des groupes armés et des installations militaires ou sécuritaires.

Au moins neuf des Palestiniens tués ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique. L’armée israélienne, pour la première fois depuis des années, a ouvertement revendiqué l’élimination d’un Palestinien présenté comme le responsable d’importants transferts d’argent de l’Iran à destination du Hamas et du Jihad islamique.

Deux Palestiniennes enceintes et deux bébés comptent aussi au nombre des personnes tuées, selon le ministère gazaoui de la Santé relevant du Hamas.

« Nous soutenons Israël à 100% dans la défense de ses citoyens », a tweeté le président américain Donald Trump, un proche allié du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Ce dernier a affirmé dans un communiqué que « la campagne n’est pas terminée et réclamé de la patience et du sang-froid ».

Il a confirmé dans un autre communiqué qu’Israël avait « renouvelé sa politique d’élimination de chefs terroristes ». Israël a « tué des dizaines de terroristes du Hamas et du Jihad islamique. Nous avons changé les règles du jeu et le Hamas l’a bien compris ».

– « Capitulation » -[israélienne…!]

La bande de Gaza est en proie aux poussées de fièvre répétées, en l’absence de toute reconnaissance d’Israël par le Hamas et de tout horizon politique pour un règlement du conflit israélo-palestinien. Depuis des mois, l’Egypte et l’ONU s’emploient régulièrement à éteindre les incendies.

Photo prise le 5 mai 2019 à Gaza des restes d'un immeuble touché par un raid aérien israélien"

AFP / MAHMUD HAMS Photo prise le 5 mai 2019 à Gaza des restes d’un immeuble touché par un raid aérien israélien

 

Le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, a récemment promis de dévoiler son plan de règlement du conflit après le ramadan, qui s’achève début juin.

La dernière flambée de violences en date remettait en cause un accord conclu fin mars seulement.

Les groupes palestiniens de Gaza sont frustrés de la non-application selon eux par Israël de cet accord et de précédents sur un allègement du blocus et l’entrée de fonds qataris dans l’enclave.

Pour Israël, la toute dernière escalade est une agression contre les civils israéliens de la part d’organisations se servant selon l’Etat hébreu de civils palestiniens comme boucliers humains.

Elle est intervenue à un moment délicat pour le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, avant la journée de la Mémoire mercredi, la fête nationale jeudi, et le concours de l’Eurovision à Tel-Aviv du 14 au 18 mai.

Netanyahu, vainqueur des législatives d’avril, est par ailleurs engagé dans les négociations en vue du prochain gouvernement. Son principal rival aux élections, le général Benny Gantz, a dénoncé le cessez-le-feu comme une « capitulation face au chantage ».

 

https://www.lanouvellerepublique.fr/france-monde/pluie-de-roquettes-contre-israel-un-palestinien-tue-dans-des-represailles-a-gaza

https://www.afp.com/fr/infos/334/treve-respectee-apres-une-escalade-meurtriere-entre-groupes-palestiniens-et-israel-doc-1g566p24

 

 

Loin de la Une des médias, la Résistance Palestinienne continue !

 

AFP / MAHMUD HAMS Des manifestants palestiniens à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019

 

Loin de la Une des médias,

la Résistance Palestinienne continue !

 

 

Cinq roquettes ont été tirées dans la nuit de samedi à dimanche depuis la bande de Gaza vers Israël, provoquant des tirs de chars israéliens sur des positions militaires du Hamas, quelques heures après une manifestation palestinienne de masse à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

Les tirs de roquettes sur Israël et la riposte des chars israéliens n’ont pas fait de victime, ont précisé l’armée et des témoins à Gaza.

Les chars israéliens ont tiré sur des positions du mouvement islamiste Hamas dans le centre de la bande de Gaza et à l’est de la ville de Gaza, ont précisé les témoins.

Des dizaines de milliers de Gazaouis ont convergé samedi vers la frontière israélienne où les violences avec les soldats israéliens ont fait quatre morts et des centaines de blessés palestiniens, sans atteindre l’intensité susceptible de provoquer l’escalade redoutée.

Les Gazaouis, appelés à se rassembler en masse pour le premier anniversaire du mouvement de protestation appelé « grandes marches du retour », se sont rassemblés près de la frontière avec des drapeaux palestiniens sous des pluies éparses, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Les haut-parleurs des mosquées ont relayé les appels à manifester et des bus ont acheminé les Gazaouis vers la frontière de l’enclave coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée.

AFP / MAHMUD HAMS Heurts entre manifestants palestiniens et forces de sécurité israéliennes à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019

Après des semaines de tensions et dans un contexte compliqué par l’approche des élections législatives israéliennes, cet anniversaire a suscité de vives craintes qu’un nouveau conflit éclate avec l’Etat hébreu.

L’armée israélienne avait déployé des milliers de soldats et des dizaines de tireurs d’élite, ainsi que des chars et de l’artillerie.

– Quatre Palestiniens tués –

Des affrontements ont bien éclaté, mais sans commune mesure avec, par exemple, le bain de sang qui avait coïncidé avec l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem le 14 mai 2018 (plus de 60 morts).

AFP / Jack GUEZ Des soldats israéliens derrière une barrière de terre près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, à Nahal Oz, le 30 mars 2019

A Malaka, à l’est de la ville de Gaza, la plupart des Gazaouis se sont tenus hors de portée des tireurs d’élite israéliens postés de l’autre côté de l’hermétique barrière.

Mais ici comme ailleurs sur la frontière, des poignées de Palestiniens se sont approchés à quelques dizaines de mètres, ont incendié des pneus pour obscurcir la visibilité des tireurs et ont lancé des pierres vers les soldats avant de se replier.

La barrière a aussi essuyé des jets d’engins explosifs, a affirmé l’armée israélienne. Les soldats ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et en ouvrant le feu.

Trois adolescents palestiniens de 17 ans, l’un atteint au visage alors qu’il manifestait à l’est de Gaza, et deux autres touchés par des tirs israéliens lors d’affrontements dans le sud de l’enclave, ont été tués, a rapporté le ministère gazaoui de la Santé.

Très tôt samedi, un autre Palestinien de 20 ans avait été tué au cours d’une manifestation nocturne, selon des témoins.

En tout, plus de 300 Palestiniens ont été blessés, dont 64 par des tirs à balles réelles, a indiqué le ministère de la Santé gazaoui.

L’armée israélienne a dénombré 40.000 participants à la mobilisation.

AFP / Jack GUEZ Un véhicule militaire des forces israéliennes en position à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019 à Nahal Oz

Les Gazaouis étaient appelés à marquer le premier anniversaire d’une mobilisation contre le blocus imposé par Israël depuis plus de dix ans, et pour le droit à revenir sur les terres qu’eux-mêmes ou leurs parents ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d’Israël en 1948.

La mobilisation du jour délivre un « message très important » à Israël et à la communauté internationale, a affirmé à l’AFP Bassem Naïm, un haut responsable du Hamas: « des milliers et des milliers de personnes (se réunissent) pacifiquement pour faire entendre leur voix contre les actes d’agression et le siège » imposés par Israël.

– Mises en garde –

La question était de savoir si le Hamas, au pouvoir à Gaza, chercherait à contenir la violence ou s’il lui laisserait libre cours, au risque d’une escalade avec l’Etat hébreu, qui avait multiplié les mises en garde.

Israël et le mouvement islamiste se sont livré trois guerres depuis que le Hamas a pris le pouvoir en 2007 dans l’enclave, éprouvée par les conflits, la pauvreté et l’enfermement.

Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Gazaouis prennent part toutes les semaines aux « marches du retour » le long de la frontière, presque systématiquement accompagnées de violences.

Au moins 262 Palestiniens ont été tués depuis cette date, au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance du territoire.

Deux soldats israéliens ont été tués.

Palestiniens et défenseurs des droits humains accusent Israël d’usage excessif de la force. Israël dit ne faire que défendre sa frontière.

Le Hamas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu passent tous deux pour réticents à un nouvel affrontement. Mais ils sont sous pression.

Le premier a fait face récemment à des manifestations contre le marasme économique à Gaza, qu’il a sévèrement réprimées.

Quant au Premier ministre israélien, confronté à une forte concurrence aux élections du 9 avril, il est accusé par ses adversaires de faiblesse face au Hamas.

Le voisin égyptien, intermédiaire traditionnel entre le Hamas et Israël, s’emploie à instaurer une trêve durable.

Le Hamas cherche dans les tractations à alléger le blocus israélien. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas. Il réclame le retour au calme le long de la frontière.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/gaza-manifestations-massives-la-frontiere-israelienne-quatre-morts-palestiniens-doc-1f81dh9

 

 

30 MARS – GAZA PALESTINE C’EST AUSSI A LYON !!

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MARCHONS

POUR LA PALESTINE !

 

LE SAMEDI 30 MARS 2019 ,

POUR GAZA

ET POUR TOUTE LA PALESTINE,

 

C’EST AUSSI A LYON !!

 

SAMEDI 30 MARS – 15H Place Jean Macé (Lyon 69007) Métro Jean Macé

Le 30 mars marque, chaque année, la journée de la terre en Palestine occupée et à travers le monde. Souvenir du 30 mars 1976 où l’armée israélienne, réprima brutalement un mouvement, contre la confiscation des terres, initié par les Palestiniens d’Israël. Le 30 mars rappelle l’attachement à la terre palestinienne volée, annexée et colonisée par l’occupant israélien.

Enfin, ce 30 mars 2019 marquera le 1er anniversaire du déclenchement des marches du retour à GAZA, qui se solde par un bilan terrible, de centaines de morts et près de 20 000 blessés. Les tueurs d’élite de l’armée israélienne, blessent, estropient, tuent. dans une scène renouvelée chaque semaine, sous les yeux du monde. Une récente commission d’enquête de l’ONU indique que des crimes de guerre et probablement des crimes contre l’humanité ont été commis par Israël.

Pendant ce temps le monde se tait et le Président Macron regarde ailleurs dans un silence complice. Lorsqu’il sort de son silence c’est pour mieux insulter les défenseurs des droits des Palestiniens les (nous) traitant d’antisémite ! vieille ficelle utilisée par les soutiens d’Israël pour tenter de nous faire taire. Nous ne nous laisserons pas intimider et appelons à manifester.

- Soutien aux droits du peuple palestinien

- Solidarité avec les Palestinien.ne.s de Gaza

- Droit au retour des réfugiés

- Boycott, désinvestissements et sanctions contre l’État d’Israël

- Exigeons du gouvernement français des sanctions contre Israël

 

http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1309

 

 

https://www.europalestine.com/local/cache-vignettes/L131xH100/siteon0-e5814.png?1551269596

CAPJPO EuroPalestine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon sa nature criminelle, le sionisme continue de tuer à Gaza

Gaza :

Marche du Retour

30 MARS

 

Selon sa nature criminelle,

le sionisme continue

de tuer à Gaza

L’occupant israélien a assassiné 2 jeunes Palestiniens et en a blessé 62 autres ce vendredi, lors de la Marche du Retour à Gaza. Plus que jamais, nous vous appelons à manifester votre soutien à cette résistance héroïque, et votre dégoût face à la collaboration du gouvernement français avec le terrorisme d’Etat israélien.

TOUS PLACE DE LA RÉPUBLIQUE DÈS 14 H

SAMEDI 30 MARS,

AVANT LA MARCHE DE RÉPUBLIQUE A OPÉRA.

 


Jihad Harara 24 ans, et Nidal Shatat, 29 ans, ont été victime des tirs de cette armée coloniale, nous indique Iyad Alasttal de Khan Younès qui envoie les photos des deux jeunes martyrs, tués alors qu’ils étaient désarmés.





Merci à Ziad Medoukh pour ces photos de la manifestation de ce vendredi

On se demande ce qui va se passer dans le climat d’impunité et de surenchère actuelle (avec Trump qui a donné sa bénédiction à l’occupation par Israël des hauteurs syriennes du Golan) le samedi 30 mars prochain, à l’occasion du premier anniversaire de la Grande marche du retour.
Un an de manifestations contre le blocus israélien et pour le droit des réfugiés palestiniens à retourner sur les terres où ils vivaient avant d’en être chassés par Israël en 1948, puis en 1967.
Près de 300 morts, plus de 700 blessés par balles, dont plus de 130 mutilés, par les snipers israéliens, aux ordre d’un régime qui affiche désormais de manière décomplexée l’apartheid et le fascisme.

NOUS VOUS APPELONS

A NE PAS LAISSER PASSER CETTE DATE

SANS MANIFESTER VOTRE SOLIDARITÉ

AUX  PALESTINIENS !

https://www.europalestine.com/spip.php?article97

De la Résistance – En Palestine et à Gaza – Témoignage

 

https://i0.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/jpg/oym32.jpg

 

 

 

 

Tarek Loubani,

médecin urgentiste canadien :

 

« J’ai été le premier médecin ciblé par un sniper à Gaza »

 

 » Les autres secouristes m’ont vu à terre. Ils ont tout d’abord pensé que j’étais tombé, avant d’apercevoir la marre de sang autour de moi. Le secouriste qui m’a soigné s’appelle Musa Abuhassanin. Or Musa Abuhassanin a été tué une heure plus tard, touché en pleine poitrine par un autre sniper israélien. »

 

 

ENTRETIEN :

Tarek Loubani, médecin urgentiste canadien, a été victime d’un tir israélien alors qu’il soignait des manifestants palestiniens. Il raconte.

 

Propos recueillis par Armin Arefi

Modifié le 15/03/2019 à 19:55 – Publié le 15/03/2019 à 18:59 | Le Point.fr

https://www.europalestine.com/spip.php?article81

Le docteur Tarek Loubani est un medecin urgentiste canadien d'origine palestinienne. Habitue de la medecine humanitaire, ce professeur associe a la University of Western Ontario a evolue dans des zones de conflit d'Irak en Egypte.

Le docteur Tarek Loubani est un médecin urgentiste canadien d’origine palestinienne. Habitué de la médecine humanitaire, ce professeur associé à la University of Western Ontario a évolué dans des zones de conflit d’Irak en Égypte.

© Khalil Hamra/AP/SIPA / AP / Khalil Hamra/AP/SIPA

 

 

Des « crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Voilà comment une commission d’enquête de l’ONU a jugé la riposte israélienne à la « marche du retour », ces manifestations de Palestiniens qui, chaque vendredi depuis le 30 mars 2018, se mobilisent pour tenter de traverser la frontière entre la bande de Gaza et Israël, pour revenir sur la terre dont leurs ancêtres ont été chassés à l’issue de la guerre israélo-arabe de 1948 et alerter sur la situation dramatique de Gaza, soumis depuis 2007 à un double blocus économique israélo-égyptien. Dénonçant une « instrumentalisation » par le Hamas, qui dirige d’une main de fer le minuscule territoire depuis un coup d’État en 2007, l’État hébreu n’a pas hésité à faire usage de la force, notamment à l’aide de snipers postés de l’autre côté de la barrière de séparation, faisant 251 morts et des milliers de blessés.

 

Mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les enquêteurs, qui n’ont pas obtenu l’autorisation d’Israël pour se rendre sur place, ont interrogé 325 victimes, témoins et sources, et ont recueilli plus de 8 000 documents. Et leurs conclusions sont sans appel : « Plus de 6 000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d’élite militaires » israéliens, estime la commission qui explique qu’il existe des « motifs raisonnables de croire que des tireurs d’élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, en sachant qu’ils étaient clairement reconnaissables comme tels ». Un rapport balayé d’un revers de main par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu : « Le Conseil [des droits de l’homme de l’ONU] établit de nouveaux records d’hypocrisie et d’attitude mensongère, motivé par sa haine obsessive d’Israël », a-t-il réagi sur Twitter.

 

 

Le docteur Tarek Loubani est un médecin urgentiste canadien d’origine palestinienne. Habitué de la médecine humanitaire, ce professeur associé à la University of Western Ontario a évolué dans des zones de conflits d’Irak en Égypte, où il a été emprisonné sept semaines en 2013 sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Le 14 mai 2018, jour de l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, Tarek Loubani était à Gaza pour prendre en charge les manifestants de la « marche du retour », dont 59 ont été tués par des tirs israéliens. Or lui-même a été visé par un tir de sniper qui lui a traversé les deux genoux. Dans une interview au Point, le médecin urgentiste, de passage à Paris pour participer à une conférence organisée par l’Association France Palestine Solidarité et l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine, rappelle qu’il était clairement identifiable le jour où lui et dix-huit autres secouristes ont été pris pour cible.

 

Le Point : Pourquoi vous êtes-vous rendu à Gaza ?

israel-palestine-gaza- © Armin Arefi/ Le Point

Le docteur Tarek Loubani

 

Tarek Loubani : Trois critères principaux définissent les pays où je me rends. Le premier est que celui-ci doit nécessiter un besoin. Dans le cas de Gaza, le besoin est énorme. Le deuxième critère est qu’il doit exister dans ce pays une possibilité d’amélioration de la situation. Or, il est envisageable de changer beaucoup de choses à Gaza, car l’enclave possède, en dépit de l’occupation israélienne (le blocus, NDLR), des gens bien entraînés, très intéressants, et accédant à des postes à haute responsabilité. Troisièmement, la question est de savoir si je peux contribuer à améliorer la situation du secteur de la santé du pays. En sachant que je possède l’expertise dont ils ont besoin, que je sais parler la langue et que je connais la culture du lieu, la réponse était oui. Mais je ne me suis pas rendu à Gaza par romantisme. À vrai dire, je n’aime pas Gaza.

Comment avez-vous réussi à pénétrer dans l’enclave ?

De 2011 à 2014, j’allais à Gaza depuis l’Égypte. Mais à partir de 2014, j’ai essayé d’y pénétrer à partir d’Israël. Or, lorsque je suis arrivé à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, les Israéliens m’ont refusé l’entrée en m’accusant d’activités terroristes. J’ai été emprisonné deux ou trois jours dans le centre de détention de l’aéroport. Mais Israël restant un État de droit, j’ai pu le poursuivre en justice. Et j’ai eu le privilège d’échapper à l’administration militaire israélienne qui juge habituellement les Palestiniens, sans qu’ils bénéficient d’aucun droit. Or, les Israéliens, qui m’accusaient de terrorisme, ont été incapables d’apporter la moindre preuve. Au contraire, j’ai pu leur démontrer que j’étais vraiment un médecin humanitaire qui n’avait jamais eu recours à la violence. Ainsi, au bout de six mois, j’ai fini par gagner mon procès.

 

Dans quel état se trouvent les services de santé à Gaza ?

Le blocus a endommagé le système de santé à trois niveaux. Il a tout d’abord touché le personnel. Les médecins sont aujourd’hui démotivés. Il faut savoir, par exemple, qu’ils n’ont pas reçu de salaire depuis 2013. Beaucoup ne se présentent pas au travail, car ils doivent travailler ailleurs pour payer leur loyer. Par exemple, j’ai plusieurs étudiants qui ne pouvaient pas assister à mes cours, car ils vendaient des fruits au marché. C’est fou ! Une autre nécessité pour un médecin est de pouvoir échanger ses idées avec ses confrères à l’étranger, et d’y séjourner pour parfaire ses connaissances. Or ceci est tout bonnement impossible à Gaza, où il n’est possible d’aller nulle part depuis 2006. Le deuxième secteur touché est celui des médicaments et du matériel. D’après l’ONG Médecins sans frontières, 45 % des médicaments essentiels sont indisponibles dans l’enclave, le terme consacré étant « en rupture de stock ». Cela signifie que vous ne pouvez pas fournir aux malades les traitements dont ils ont besoin pour rester en vie. Et lorsque vous souffrez d’une maladie chronique comme le diabète ou la tension artérielle, et que celle-ci n’est pas traitée, vous pouvez développer une pathologie grave comme l’insuffisance rénale, qui peut in fine entraîner la mort.

 

La marche du retour, ce sont 22 000 blessés, 200 amputations, 300 morts. Ce sont des chiffres de guerre. 

 

Les hôpitaux gazaouis fonctionnent-ils encore ?

Il y a un vrai problème de vétusté des infrastructures. D’un côté, les immeubles sont en ruines et leurs murs sont fissurés. De l’autre, il y a des pénuries d’eau et d’électricité. Si je dois suturer un patient, il faut me presser de peur de me retrouver tout à coup dans la pénombre, ce qui augmente le risque d’infections. Outre les coupures d’électricité, nous avons également un problème d’accès à une eau propre pour laver le matériel. Le système de filtrage est si mauvais qu’on y retrouve du sel et du nitrate. Il faut donc utiliser des techniques de filtrage très chères pour se débarrasser du nitrate, qui est très dangereux. En revanche, il arrive souvent que l’on ait recours à de l’eau salée pour laver nos appareils qui, par conséquent, finissent par rouiller. Or ceux-ci sont ensuite utilisés sur des patients.

Comment les services de santé ont-ils géré la « marche du retour » ?

La « marche du retour » a détruit le système de santé de Gaza. Celui-ci n’est pas en train de s’écrouler, il est déjà à terre. Imaginez que la marche du retour soit un poids de 100 kilogrammes sur vos épaules. Si vous êtes jeunes, cela vous ferait mal, mais vous arriverez à le supporter. Prenez maintenant un vieil homme rongé par le cancer. Face à la charge, il s’écoulerait sur le champ et mourrait devant vous. Voilà ce qui s’est passé à Gaza. Le système de santé était sur le point de s’écrouler au moindre choc. Or, la marche du retour, ce sont 22 000 blessés, 200 amputations, 300 morts. Ce sont des chiffres de guerre.

Officiellement, le but de la marche du retour pour les Palestiniens était de revenir sur la terre de leurs ancêtres, qui fait aujourd’hui partie de l’État d’Israël, et dont ils ont été expulsés en 1948. D’autres affirment qu’elle visait à alerter sur la situation économique et sociale catastrophique à Gaza. Quel était d’après vous le but de ce mouvement ?

Je ne suis pas un activiste politique. Mon domaine, c’est la médecine. J’ignore pourquoi les Palestiniens ont participé à cette marche. Maintenant, ce que j’ai vu de mes propres yeux, ce sont des manifestants pacifiques et désarmés qui ont été abattus de très près de façon disproportionnée. (D’après le président de la commission de l’ONU, Santiago Canton, l’enquête a montré qu’« une majorité écrasante des manifestants n’étaient pas armés, même s’ils n’étaient pas tout le temps pacifiques », NDLR). Mes mots sont ceux du rapport de la Commission d’enquête des Nations unies qui vient d’être rendue public. Se basant sur des centaines d’interviews et de preuves qu’elle a recueillies, elle conclut qu’Israël a apparemment délibérément visé des enfants, des handicapés, des personnes âgées et du personnel médical (elle estime que les manifestations étaient essentiellement de « nature civile » et qu’il existe des « motifs raisonnables de croire que des tireurs d’élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, en sachant qu’ils étaient clairement reconnaissables comme tels », NDLR). Cela concorde avec ce que j’ai vu.

Israël affirme que la marche du retour a été instrumentalisée par le Hamas. En avez-vous été témoin ?

Je ne connais pas le niveau exact d’implication du Hamas et je ne suis pas un spécialiste de la politique intérieure de Gaza. Ce que je peux dire, c’est que je n’ai aperçu aucun responsable ni membre du Hamas durant ces manifestations. Cela rassemblait davantage à un mouvement populaire qui était à mon avis trop grand pour le Hamas. D’ailleurs, s’il l’avait organisée, cette marche n’aurait probablement pas eu le même succès. De toute façon, je ne me suis pas rendu sur place sur invitation du Hamas mais de groupes de secouristes qui œuvraient sur la ligne de front.

Lorsqu’on m’a tiré dessus, j’étais clairement identifié comme un médecin, et ceci depuis plusieurs heures

N’était-il pas dangereux de vous trouver à cet endroit alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait autorisé ses snipers à tirer contre tout manifestant se trouvant à moins de 300 mètres de la barrière de sécurité séparant Gaza d’Israël ?

À mon tour de vous poser une question : ces règles d’engagement concernaient-elles également le personnel médical ? Je ne l’ai en tout cas jamais entendu de la part de l’armée israélienne. En outre, lorsque je suis arrivé sur place, il y avait déjà eu six semaines de manifestations et aucun secouriste n’avait été visé avant moi. Or, le jour où j’ai été pris pour cible, un total de dix-neuf secouristes l’ont été. J’ai été le premier médecin à avoir été ciblé à Gaza. Et lorsqu’on m’a tiré dessus, j’étais clairement identifié comme un médecin, et ceci depuis plusieurs heures.

Qu’entendez-vous par là ?

Je portais un uniforme vert de l’hôpital, qui me recouvrait entièrement le corps. J’étais donc clairement identifié comme un médecin. En outre, je n’étais pas au milieu de la foule mais excentré sur le côté. J’ai été touché alors que j’avais rejoint un groupe d’autres secouristes qui portaient des vestes de haute visibilité. Par ailleurs, lorsque j’ai été ciblé, aucune fumée de gaz lacrymogène ou de pneu brûlé n’obstruait la vue des snipers. J’étais donc clairement visible des trois tours depuis lesquelles les soldats israéliens pouvaient me tirer dessus. D’ailleurs, je sais que c’est le sniper situé au nord qui m’a tiré dessus, à 100-150 mètres de moi. Il était si près et pouvait voir qui j’étais, ce que je faisais, d’autant qu’il avait une lunette de tir. Je n’avais aucune raison de penser que je pourrais être pris pour cible.

Le secouriste qui m’a soigné s’appelle Musa Abuhassanin. Il a été tué une heure plus tard, touché en pleine poitrine par un autre sniper israélien

Estimez-vous avoir été délibérément pris pour cible ?

Je ne sais pas si j’étais visé, car je ne sais pas ce qui s’est passé dans le cerveau du soldat. Ce que je sais, c’est que j’étais clairement identifiable et le soldat israélien aurait dû savoir que j’étais un médecin. Je pense par conséquent qu’il est très probable que le soldat m’ait ciblé spécifiquement. Dans le cas contraire, la balle aurait ricoché par terre et aurait pénétré ma jambe de bas en haut. Or, celle qui m’a touché avait une trajectoire descendante et m’a donc traversé les deux jambes. Cela ressemble clairement à du « kneecapping », une pratique de l’armée israélienne qui est de viser les gens dans les genoux. Le sniper aurait donc attendu que je me trouve de profil afin que mes deux genoux soient touchés. J’ai eu beaucoup de chance, car dans tous les cas, j’aurais dû être amputé ou avoir une jambe sévèrement brisée.

 

 

Le docteur Tarek Lubani (deuxième en partant de la gauche) pose lors d’une manifestation de la marche du retour. Le secouriste Musa Abuhassanin (deuxième en partant de la droite) est mort le 14 mai 2018 après avoir reçu une balle de sniper en pleine poitrine. 

© DR

Vous souvenez-vous du moment où vous avez été touché ?

Lorsque les snipers tiraient, la première chose que nous entendions était le son de la balle frappant le sol, puis celui du tireur. Cela est dû au fait que la vitesse de la basse est plus rapide que celle du son. Il y avait deux types de son d’impact. Le premier, tranchant, était celui d’une balle qui explose. Ces balles « butterfly » (papillon) explosent au contact de la cible et provoquent l’amputation. Médecins sans frontières et d’autres organisations ont rapporté son usage étendu par l’armée israélienne durant la marche du retour. Le second son, plus sourd, est celui d’une balle « normale ». Lorsque j’ai été touché, la première chose que j’ai entendue a été le bruit d’une balle sur ma droite. La première chose à laquelle j’ai alors pensé et que quelqu’un avait sûrement été touché. Puis je me suis soudain rendu compte que je regardais vers le ciel. Et je me suis dit : « Oh, c’est moi qui ai été visé. » À ce moment précis, j’ai ressenti une incroyable douleur et j’ai crié aussi fort que je pouvais. J’étais déjà en train de m’écrouler. Le temps s’est ralenti. Je me suis alors demandé si j’avais entendu un bruit d’impact tranchant ou sourd. Je n’osais pas regarder mes pieds. Je ne pensais qu’à une seule et unique chose : « Ont-ils pris ma jambe ? » Les autres secouristes m’ont vu à terre. Ils ont tout d’abord pensé que j’étais tombé, avant d’apercevoir la marre de sang autour de moi. Le secouriste qui m’a soigné s’appelle Musa Abuhassanin. Or Musa Abuhassanin a été tué une heure plus tard, touché en pleine poitrine par un autre sniper israélien.

 

 

GRANDE MARCHE

DE LA RÉPUBLIQUE À L’OPÉRA

 

LE SAMEDI 30 MARS 2019

DE 14 H À 17 H 30

 

(AVEC UN RASSEMBLEMENT DE 14 H À 15 H

À RÉPUBLIQUE, AVANT DE DÉFILER)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/03/19/30-mars-2018-30-mars-2019-1-an-de-marches-du-retour-a-gaza-tous-a-paris-manif-de-solidarite/

 

 

 

 

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30 MARS 2018-30 MARS 2019: 1 AN DE MARCHES DU RETOUR A GAZA! TOUS A PARIS, MANIF DE SOLIDARITÉ

 

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Chères amies, Chers amis,

Samedi 30 mars prochain, nous ne célèbrerons pas seulement la traditionnelle journée de la terre Palestinienne, mais aussi un an, jour pour jour, depuis le début des Marches du Retour héroïques et hebdomadaires dans la Bande de Gaza. Et nous vous appelons à y participer très nombreux(ses), afin d’envoyer un signe aux Palestiniens, qui se croient oubliés du monde entier.

  • Parce qu’ils sont courageux, n’ayant que leurs drapeaux et leur détermination face à une armée qui tire à balles réelles sur hommes, femmes et enfants, secouristes et journalistes
  • Parce que 200 d’entre eux, dont 40 enfants, ont été tués et 7800 autres blessés par balles, dont 130 mutilés, pour avoir demandé à vivre libres
  • Parce qu’enfermer 2 millions d’êtres humains derrière des barbelés pendant 12 ans, en les privant de tout, même de soins, est d’une barbarie sans nom
  • Parce que nos dirigeants collaborent avec cet Etat d’apartheid israélien qui colonise et massacre les Palestiniens, en affichant ses théories et lois racistes

Nous vous appelons à montrer notre solidarité à cette jeunesse, à ces mères qui ne veulent pas perdre leurs enfants un par un, mais qui n’ont aucune perspective de liberté à leur offrir, à ces pères qui se sentent impuissants devant l’angoisse et le désespoir de leurs enfants.

GRANDE MARCHE DE LA RÉPUBLIQUE À L’OPÉRA

LE SAMEDI 30 MARS 2019

DE 14 H À 17 H 30

(AVEC UN RASSEMBLEMENT DE 14 H À 15 H À RÉPUBLIQUE, AVANT DE DÉFILER)

Premiers signataires : CAPJPO-EuroPalestine, Droits Devant !!, Al-Rowwad, Campagne pour la libération de Georges Abdallah, Avec Naplouse, DésobÉissants, ISM France…

Les jeunes organisateurs des Marches du Retour ne réclament que l’application du droit, c’est à dire la liberté de mouvement et la résolution 194 de l’ONU qui reconnait aux réfugiés palestiniens qui le souhaitent de pouvoir retourner dans leur pays. Ils nous lancent un appel.

« Lancez des initiatives dans un million d’endroits, en Europe, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient, au Maghreb, et dans le reste du monde, pour attirer l’attention sur notre sort, celui des Palestiniens ! »

C’est ainsi que l’a formulé Salah Abdel Ati, l’un des organisateurs des Marches du Retour :

« Ne les laissez pas isoler Gaza du reste de la Palestine comme ils veulent le faire définitivement ! Nous souffrons tous de l’oppression israélienne, que nous soyons en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, dans les geôles israéliennes ou dans le ghetto de Gaza.

« Nous avons choisi la résistance populaire pacifique, mais ils veulent absolument nous rejeter dans la violence, de la même manière qu’ ils attisent la division entre les partis, ou essaient de faire croire que les marches de Gaza sont sous le contrôle du Hamas, alors qu’elles ne le sont pas.

« Ce sont des comités de base, de la jeunesse, des femmes, qui se sont organisés eux mêmes, en se répartissant les tâches : la communication, les soins, le BDS, les réfugiés… Le Hamas ne peut que soutenir ces marches, mais ce n’est pas lui qui les organise. Le Hamas subit au contraire des pressions de toutes parts, d’Israël, de l’Egypte, du Qatar., etc, pour que ces marches cessent.

« Nous n’avons aucune envie de mourir. Nous aimons la vie et nous ne voulons pas que les jeunes perdent tout espoir. Tous ces adolescents qu’Israël essaie de briser attendent un signe de vous ».

Ce signe, faisons le ensemble le samedi 30 mars !

RV à 14 H Place de la République.

Merci de faire tourner l’information !

Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
www.europalestine.com

 

 

 

 

 

 

 

De quoi Finkielkraut est-il le nom?

 

De quoi Finkielkraut est-il le nom?

 

 

Dans le contexte actuel, le dérapage de type « insulte » est inévitable lors de ce genre d’altercation, et d’autant plus qu’il s’agit d’une provocation organisée dans un but politique précis, dans le cadre d’un agenda qui ne doit rien au hasard, comme nous le rappellent eux-mêmes, si l’on avait un doute, les députés à la manœuvre dans le projet de loi d’assimilation « antisionisme=antisémitisme »!

Il n’y a donc évidemment aucun hasard dans cette affaire !

La pétition lancée avant-hier matin pour soutenir ce projet en est déjà à plus de 13 000 signatures et profite tout aussi évidemment de l’ »effet Finkielkraut »….

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3051#forum2609

Les gens qui ont agressé verbalement Finkelkraut sont tombés dans le piège prévu à cet effet, mais ils ont relativement maîtrisé la situation en restant précisément sur le terrain de l’antisionisme, prouvant par là que l’antisémitisme reste étranger au GJ de base, dans l’ensemble, d’éventuelles exceptions n’ayant pas encore été réellement démontrées, de toutes façons.

Il faut donc rester zen et contre-attaquer carrément sur le fond du problème, le sionisme, et non pas pleurnicher sur la liberté d’expression, qui est bien le dernier des soucis du système…

C’est en contre-attaquant sur ce fond solide, et en lui donnant, par nos luttes, la légitimité qu’il mérite, que nous pourrons éventuellement retrouver des forces sociales nouvelles à mettre en mouvement et à unir avec l’ensemble des objectifs sociaux, encore non exprimés en tant que plateforme unitaire.

Deux combats qui peuvent et doivent devenir synergiques si nous voulons cesser de reculer et reprendre la voie ouverte le 17 Novembre.

Luniterre

 

« Antiraciste », Finkielkraut ?

 

 

 

 

 

 

Contre les Noirs, les Arabes, les Antillais,

Alain Finkielkraut a multiplié depuis une trentaine d’années

les pires insultes racistes.

 

- « Les Noirs et les Arabes ont la haine de la France  » et « ils exercent dans les banlieues une mauvaise influence sur les jeunes blancs »
- « l’équipe de foot de France est ’black-black-black’ et ’elle est devenue la risée de toute l’Europe ».
- Le « philosophe », a une telle haine et un tel mépris des Noirs, qu’il s’est déchaîné quand des Noirs ont osé demander la reconnaissance du crime que fut l’esclavagisme : « Qu’est-ce qu’on leur a fait aux Africains ? Rien que du bien  » . La colonisation a eu le mérite « d’apporter la civilisation à des sauvages » . Et on a tort de ne plus l’enseigner dans les écoles, déplore-t-il.

« Le discours répugnant de l’autocritique face à l’esclavage et à la colonisation » le font sortir de ses gonds. Ce n’est pas pour rien qu’il défend la colonisation des territoires palestiniens occupés.

- Dans l’hebdomadaire Le Point, à propos du livre « La Rage et l’orgueil » d’Oriana Fallaci, qui a écrit que « Les musulmans se reproduisent comme des rats », et « souillent les églises d’occident des miasmes nauséabonds de leurs excréments ou de leur urine », Alain Finlielkraut a écrit que, « Oriana Fallaci a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider par le mensonge vertueux. Elle met les pieds dans le plat, elle s’efforce de regarder la réalité en face ».

- Finkielkraut s’en est pris aux aux Antillais, en parlant des  » victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole ».
Et ce fervent opposant au métissage, qui défend la pureté de la race, s’en prenait sur Radio Shalom, à la  » créolité  » : »J’ai peur néanmoins que la créolité puisse aussi servir à entretenir, outre la haine de la France coloniale, la haine d’Israël, Etat juif si vous voulez, c’est-à-dire Etat non créole, non métissé. »

Et encore : « Le métissage est la valeur suprême de l’antiracisme contemporain, son maître mot, sa réponse à la préférence nationale et à l’universalisme conquérant (…). Sous le nom de métissage, l’Occidental éclairé s’adonne à toutes les expériences, à toutes les aventures, à toutes les hybridations ». (AF Les Battements du monde, op. cité, p. 48).

- Dans Haaretz du 18 novembre 2005, dont de larges extraits ont été publiés par Le Monde, Finkielkraut va jusqu’à s’étonner que les écoles françaises qui accueillent des enfants immigrés en situation illégale ne les dénoncent pas à la police ! Incitation à la délation ! Sous Vichy, il aurait sans doute préconisé que les écoles dénoncent à la police les enfants juifs qui s’y trouvaient ?

Et tout ceci est d’autant plus grave que M. Alain Finkielkraut n’est ni un « dérapeur », ni un « schizophrène disjoncté », mais quelqu’un de cohérent et d’influent, qui prend la parole abondamment et en permanence sur toutes sortes de médias, y compris publics, comme France-Culture, qui est invité à donner des centaines de conférences à des étudiants, qui distille la haine et le poison raciste, avec la complicité de bon nombre de politiques et de journalistes, de manière excessivement dangereuse. Le tout récompensé, il y a quelques années, par un fauteuil ’d’Immortel » à l’Académie Française.

Devinez qui a dit : « Evidemment, à force de violences verbales, on crée le climat du pogrom » ?

C’est ce même raciste, qui joue son rôle au milieu d’un dispositif politique qui vise à réprimer de plus en plus durement toute velléité de contestation sociale, de revendication sociale au sein de l’ensemble de la population, et qui a besoin pour ce faire d’imprégner l’idée que la cause de nos difficultés se trouve dans une frange de la population bien ciblée, qui empêche la machine de tourner, qui la détraque. Matons-les (on en profitera pour mater les autres : grévistes, lycéens, sans logements, chômeurs…par la même occasion).

Et ce qui est également très grave, c’est qu’il le fait à chaque fois au nom des Juifs dans leur globalité, de manière à développer l’antisémitisme en France :

Il se permet en effet de généraliser quand il parle des  » Juifs », à tout bout de champ comme une catégorie compacte et forcément d’accord avec lui :
- « Les juifs comprennent ce que je viens de dire »…. »Je pense qu’aucun juif ne ferait une chose pareille… » à propos du fait de brûler une école. (Il est vrai qu’ on aurait du mal à imaginer un juif israélien saccager une école palestinienne, pour ne pas citer pire en ce qui concerne les agissements des bons soldats de leur armée d’occupation…) .
- A propos de la Palme d’Or décernée par le jury du Festival de Cannes à « Farenheit 911, le film de Michael Moore :  » C’est une très mauvaise nouvelle pour les juifs ! Car cette récompense est le fait de gens qui haïssent l’Amérique et qui du même souffle, du même pas satanisent Israël » . (RCJ 23 mai 2004)
- Et aussi : « Nous les juifs, on ne peut pas compter sur la société civile européenne » (Finkielkraut au micro de RCJ le 15 septembre 2003, après le sondage européen où 59 % des sondés avaient considéré qu’Israël constitue une menace pour la paix)
- Et encore : « Un patron de restaurant juif ne pourrait par exemple jamais embaucher un jeune de banlieue comme serveur, même s’il est antiraciste », parce que ce jeune parlerait mal et ne pourrait représenter ce patron !

Alors quelle manifestation mardi pour cette pauvre « victime », qui reconnait ne pas avoir été traité de « sale juif », mais qui voudrait qu’une loi soit votée pour assimiler antisionisme et antisémitisme !?

CAPJPO-EuroPalestine

 

Contre

 

la misère

le racisme

le sionisme

 

Un seul

 

et même

 

Combat!

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/16/17-novembre-2018-3-mois-de-luttes-des-gj-et-toujours-un-pognon-dingue-du-cote-du-capital/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/02/18/provocation-finkielkraut-un-mensonge-peut-en-cacher-un-autre/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/18/jaccuse-vils-pretentieux-du-pouvoir-vous-navez-rien-appris-de-lhistoire/

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J’accuse! – Vils prétentieux du pouvoir – Vous n’avez rien appris de l’histoire !

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/18/jaccuse-vils-pretentieux-du-pouvoir-vous-navez-rien-appris-de-lhistoire/

 

 

 

 

J’accuse!


« Vils prétentieux du pouvoir, je vous accuse de turpitude, de jeter de l’huile sur le feu du racisme. L’antisémitisme n’est pas un pion à jouer dans votre combat de domination. Vous n’avez rien appris de l’histoire ! »


Par Serge Grossvak,
Juif Autrement Yid

https://assawra.blogspot.com/2019/02/jaccuse.html

Juif je suis, et Gilet Jaune. Ce que je vois dans Peuple vêtu de jaune est beau, est digne. Ces gens que j’ai le bonheur de croiser lèvent la tête, ont de l’éclat dans les yeux et ils parlent, et ils réfléchissent. 

**
*

Rassemblement « contre les actes antisémites, 
contre leur instrumentalisation, 
pour le combat contre le racisme sous toutes ses formes »,
Paris – Ménilmontant (Ligne 2 – Station Ménilmontant) 
Mardi 19 février à 19H00.

***

J’accuse les hautes sphères politiques et médiatiques pour leur manipulation et leur trahison de la juste lutte contre l’antisémitisme.

J’accuse les pouvoirs politiques et médiatiques d’avoir construit de toute pièce l’accusation d’antisémitisme contre les Gilets Jaunes, contre le peuple rebelle.

J’accuse les principales autorités juives de pervertir la lutte contre l’antisémitisme par sa mise au service de visées politiciennes.

Le coeur me déchire de devoir formuler si graves accusations mais aujourd’hui, comme du temps de Zola, un travestissement des faits à caractère racial est commis à seule fin de protéger le pouvoir. Le coeur me déchire parce qu’étant juif ce à quoi j’assiste m’est plus blessant encore que les plus abjectes campagnes antisémites : cette manoeuvre contre le peuple trouve soutien et complicité dans les plus hautes autorités juives censées me représenter.

Au coeur des faits réels qui ont donné lieu à travestissements figurent 3 événements.

Le premier, pas nécessairement par ordre chronologique, est constitué par 3 actes antisémites concomitants. Les croix gammées sur les portraits de Simone Veil, la destruction des arbres souvenir d’Ilan Alimi, l’inscription « Juden » sur la devanture d’un magasin dont le propriétaire est juif. A ce jour nul ne sait quels sont les auteurs de ces actes odieux. A ce jour, nul ne peut être désigné coupable de ces gestes ignobles. A ce jour, nul individu, nul groupe ne peut être jeté à la vindicte. J’attends avec impatience que ceux ci soient identifiés afin qu’ils soient condamnés, mais encore plus parce que je voudrais être certain que ces gestes infâmes ne sont pas le fruit d’un de ces groupuscules extrémistes qui infestent la communauté juive. Chacun a ses hypothèses, pour les uns l’origine vient des Gilets Jaunes, pour moi il faudrait regarder du côté des Ldj et Bétar, peut être l’enquête aboutira-t-elle sur quelqu’autres imbéciles qui dans tous les cas de figure ne représenteront qu’eux même. Ces 3 faits, aussi graves soient-ils, ne peuvent, ne doivent donner lieu au lynchage médiatique d’un mouvement populaire. Pervertir le combat contre l’antisémitisme ne peut que conduire à nourrir le racisme bien plus puissamment que les fanatiques de sale obédience.

Le second événement concerne monsieur Finkelkraut. Je tiens ce personnage pour abject, pour un infâme raciste qui mérite amplement la réprobation populaire qu’il peut rencontrer. La réprobation sans coup, sans racisme, simplement l’expression du dégout que ce sale type inspire. Si une personne profère à son encontre des propos racistes, qu’elle soit justement condamnée. Quel dommage qu’il n’en ait pas été de même lors des éructations islamophobes de l’académicien. Le combat anti raciste en aurait été renforcé.

Le troisième événement concerne une dizaine de poivrots exhibant la quenelle lancée par l’antisémite Dieudonné. Cet acte d’une poignée de crétins a donné lieu à d’amples indignations jusqu’au plus haut de l’Etat. Quel dommage que cette indignation face à des ivrognes n’ait pas eu son pendant à juste dimension lorsque les auteurs de faits indignes ont été, dans la même semaine, un Maire et une Sénatrice chassant d’un marché municipal une femme pour port d’un signe religieux (islamique il est vrai, donc racisme acceptable). Cet usage politicien du nécessaire combat anti raciste est le pire ennemi de ceux qui aspirent à une bonne entente.

Rien ne justifie d’induire de ces 3 faits réels une mise en procès de quelque groupe que ce soit. Rien en l’état ne justifie de porter sur le moment à l’indignation nationale la dénonciation de l’antisémitisme, si ce n’est un bas calcul politicien qui n’a rien à voir avec l’antiracisme.

Juif je suis, et Gilet Jaune. Ce que je vois dans Peuple vêtu de jaune est beau, est digne. Ces gens que j’ai le bonheur de croiser lèvent la tête, ont de l’éclat dans les yeux et ils parlent, et ils réfléchissent. Des juifs, je n’ai jamais entendu parlé sur les ronds points, dans les réunions, ce n’est pas le sujet. Quelques fois sur Facebook surgissent des publications sur le sujet, étonnantes, portées par 2 ou 3 individus de passage jamais vus avant, jamais vus après. J’ai dénoncé ces publications racistes. La tendance est plûtot « on forme une famille » et les sujets sont le RIC, rend l’ISF, Macron démission, les médias devenus officines de propagande et les blessés, les blessés, les blessés…

J’éprouve une profonde admiration pour ces gens au quotidien si difficile qui soudain reprennent espoir. Il est des jours magiques et plein de soleil lorsque le peuple dit stop, déchire le silence, pulvérise l’oppressive fatalité. Ma famille Gilets Jaunes, je vous admire. Alors oui, je sais, avec une famille si nombreuse, couvrant tout un peuple, il y a fatalement parmi nous quelques voleurs, quelques brutes familiales, quelques pédophiles, quelques racistes, quelques antisémites… Enfin, toutes les déviances humaines existantes ne peuvent qu’être représentées dans un si grand nombre. Moi, je ne veux voir que le beau de cette révolte parce que le laid existait avant, bien avant et que seule la révolte est nouvelle. Parce que seule cette révolte de dignité peut faire, un peu, refluer le laid par la dimension humaine qu’elle porte. Tous les engagements du peuple sont confrontés à ce même dilemme, la Résistance, la Commune de Paris. A chaque fois, ceux du Peuple ou proches du Peuple (Victor Hugo !) y voient la grandeur, ceux du pouvoir, ceux de la haute, y cherchent les vilénies pour déverser leurs bassesses sur ceux d’en bas. Voilà ce que nous vivons une fois de plus. Rien de plus.

Vils prétentieux du pouvoir, je vous accuse de turpitude, de jeter de l’huile sur le feu du racisme. L’antisémitisme n’est pas un pion à jouer dans votre combat de domination. Vous n’avez rien appris de l’histoire !

Serge Grossvak,
Juif Autrement Yid

https://assawra.blogspot.com/2019/02/jaccuse.html

 

 

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Dans un premier temps, ce « check news » semble honêtement rétablir un peu de vérité, notamment en rapport des mensonges de Benjamin Griveaux…

Mais pour assimiler antisionisme et antisémitisme, alors que malgré la violence incontestable des invectives il n’en a précisément relevé aucune trace jusque là: il lui faut donc en créer une à tout prix, en détournant le sens basique des mots!

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/02/18/provocation-finkielkraut-un-mensonge-peut-en-cacher-un-autre/