Maintenant sur AGORAVOX aussi, …Octobre est là !! …et le débat aussi !

 

                                

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 1917-2017 Octobre est là !! … Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?1917-2017 Octobre est là !! … Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution… C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite (…)

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-197394

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/octobre-mail-ok.jpg?w=601&h=400

 

Et si le bolchévisme

était encore une idée neuve ?

Le débat

(extraits)

 

 

      Yvance77 6 octobre 10:22

« Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non ! ».

Nostalgie de Staline pas vraiment… pour ce qui est d’une période plus contemporaine, effectivement la période de la « perestroika », représente surtout deux années très dures de pauvreté, de non emploi et de pillage par des oligarques. Poutine a ce crédit, celui d’avoir su également redonner une fierté à ce valeureux peuple.

Un dirigeant que l’on ne cite pas beaucoup et qui a été assez détesté est Brejnev.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 12:28

@Yvance77
Bonjour,

L’article, malgré sa longueur, n’est qu’un survol rapide et synoptique de l’histoire de l’URSS, avec les fondamentaux économiques comme ligne de mire.

La période Brejnev, à elle seule, et comme les autres, nécessiterait une étude particulière.

Après quelques vagues espoirs de retour aux sources, suite au limogeage de Khrouchtchev, ce fut en fait une période typique de « stagnation » et reconnue sous ce nom, du reste, semble-t-il.

Contre partie positive, une grande stabilité dans la situation sociale et économique, et même une relative embellie, du fait de la « rente pétrolière », alors à son apogée pour l’URSS.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

Et donc, non, on ne peut pas parler de « détestation » de Brejnev, même si cela ne tient nullement au personnage, effectivement peu estimé pour lui-même, mais à la vie assez douce qu’on eu les Russes à cette époque. C’est un peu leurs « trente glorieuses », dans l’esprit, même si sur une durée plus courte…

Certainement une des bases économiques de la nostalgie de l’URSS.

L’effondrement de la rente pétrolière, orchestrée déjà par les USA (…et l’Arabie Saoudite), tout comme aujourd’hui, pour asphyxier les nations émergentes (Russie…, Venezuela, etc…) est l’une des causes majeures de l’effondrement de l’URSS.

En même temps, elle souligne la dépendance et la dégénérescence continue de l’économie soviétique entamée avec l’ère Khrouchtchev.

Mais surtout, la rente pétrolière permettait aussi de masquer la mainmise déjà prépondérante de la maffia sur l’économie du pays, en lien avec la partie la plus corrompue de la bureaucratie.

Avec Gorbatchev et sa perestroïka, et dès 1985, le pouvoir maffieux, via le racket désormais sans le moindre frein, prend le contrôle de toute nouvelle initiative économique, création d’entreprise, etc…

C’est le début de la guerre des gangs, qui aboutira, vers la fin des années 90, à la constitution de la classe actuelle des « oligarques », qui sont, pour l’essentiel, les rares survivants de cette guerre impitoyable.

Elle se poursuit toujours, même si de manière plus « feutrée » et surtout, plus discrète.

Toutefois, il est significatif de voir à quel point les médias occidentaux, et même les économistes et autres « sociologues » sont passés sur cet aspect essentiel des causes de la chute de l’URSS et de la déchéance qui s’en est suivie. Et cette « amnésie » ne peut être que volontaire, tant le phénomène était flagrant et incontournable !

Sa persistance, même si atténuée, en partie grâce à Poutine, est certainement l’une des causes du maintien, et même de la hausse actuelle (+ de 56%), de la cote de popularité de Staline, considéré comme le vrai vainqueur d’Hitler, d’une part ,mais aussi comme ayant d’abord réprimé essentiellement ce type de comportement maffieux, bien plus que l’opposition « politique »…. (Dans les faits, dans une proportion de 80%/20%, semble-t-il…)

Le fait est que le décalage d’image est total… !

Luniterre

 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 12:37

@Yvance77

Complément d’info déjà mentionné à la suite de l’article :

Sur les origines maffieuses anciennes de la classe actuelle des « oligarques » russes, voir :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/lenfer-des-gangs-de-la-fin-de-lurss-a-la-russie-actuelle.pdf

Un excellent résumé, repris directement d’un doc d’histoire pas du tout communiste ni même « nostalgique »… !

Luniterre

 

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L'enfoiré L’enfoiré 6 octobre 16:23

Bon, j’ai essayé de lire jusqu’au bout ce long exposé.
Je n’y suis pas parvenu et j’ai sauté à la conclusion qui disait « 
Considéré ainsi, d’un point de vue vraiment marxiste, le bolchévisme est, plus que jamais, une idée neuve ! »

Là, je me suis amusé à sourire.
On ne revient jamais en arrière dans le temps. Les conjonctures sont différentes.
Face aux totalitarismes que ce soit le stalinisme, le maoïsme et aux dictatures nées de la décolonisation ou l’islamiste d’aujourd’hui, il y a une certaine cécité.
« Il ne faut pas désespérer Billancourt » disait Sartre.en remarquant que les dissidences du monde soviétisé s’est affronté à l’émancipation des peuples du tiers-monde
Internet et les médias ont permis de se rendre compte que ces idéologies ont apporté une mauvaise résultante.
Aujourd’hui, c’est la philosophie du numérique qui va hanter notre futur dans le monde et bouleverser complètement nos habitudes de vie.
Peut-être d’autres abominations s’y cachent derrière un autre « isme » le numérisme.
Ce sera à nous de suivre l’évolution qui ne peut aller que vers l’avant sans nostalgie.
On attend que disparaisse la vieille génération qui est encore fastoche ou pas assez geek.
Une question de temps… .

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 6 octobre 17:10

@L’enfoiré

Si vous n’avez pas lu, à l’évidence, vous ne pouvez pas comprendre la conclusion non plus…

Les conclusions du 19ème Congrès, qui tiraient les leçons des première décennies de socialisme, n’ont pu être mises en œuvre, car combattues aussitôt par le nouveau pouvoir opportuniste de Khrouchtchev.

Sans dogmatisme, cela signifie néanmoins précisément s’inspirer de cette démarche d’analyse économique en fonction des possibilités nouvelles offertes par la gestion informatique, les médias interactifs, etc…

Manifestement, l’internet n’empêche pas les Russes de considérer autrement leur propre histoire et de faire la part des choses, celle qu’il ne faut plus refaire, et les principes utiles qui ont permis le développement économique, même si imparfait, de ces première décennies.

Le capitalisme évolue dans ses formes, dans leurs manifestations, mais la crise montre qu’il n’évolue plus quant à ses fondamentaux.

La courte expérience de l’URSS, et en fait, seulement ses quatre première décennies, c’est ce dont nous disposons pour étudier et comprendre les fondamentaux du socialisme.

La bourgeoisie, elle, a pratiquement mille ans d’existence et d’expérience, dont plus de deux siècles au pouvoir…

Il est donc pour le moins prématuré, et même stupide, d’abandonner le combat…

Dans les générations anciennes, certaines, nées en République, ce sont éteintes sous la Monarchie restaurée, avec le sentiment que la roue de l’Histoire tournait à l’envers…

Et on les persuadait, que, de toutes façons, la République n’était qu’une histoire de coupeurs de têtes…

Luniterre

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McGurk McGurk 6 octobre 17:22

@Luniterre

Les Russes de faire la part des choses ? C’est d’un grotesque…

* « La courte expérience de l’URSS, et en fait, seulement ses quatre première décennies »

Quarante ans d’horreurs.

* « les fondamentaux du socialisme. »

faut vraiment être drogué pour y voir un brin de social là-dedans…

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(Fanny|attribut_html) Fanny 6 octobre 22:25

@McGurk

« faut vraiment être drogué pour y voir un brin de social là-dedans… »

Il vous a manqué quelques infos : entre 1917 et 1939, l’alphabétisation en URSS est passée de 40% à 89%. Régime horrible sous bien des aspects, il est inutile de le caricaturer. Son bilan en termes de répression suffit.

Sans revenir au soviétisme, on a l’impression que la société occidentale développée tend à se diviser en deux : l’élite d’un côté avec ses serviteurs directs (les cadres des multinationales, les avocats d’affaires …) qui rappelle le PCUS, et le peuple de l’autre, qui tend à s’homogénéiser (les enseignants, les médecins, les bureaucrates de tout poil, les petits commerçants, les employés dans les services, ce qu’il reste des ouvriers)… Avec un autre trait commun : le développement des incivilités. Il ne venait pas à l’esprit d’un jeune soviétique des années 60 de venir en aide à une grand-mère en difficulté, par exemple en lui cédant sa place dans les transports ; nos jeunes avec écouteurs sur les oreilles sont tout aussi indifférents. C’est un signe, qui annonce peut-être autre chose. 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 03:59

 

@Fanny

Vous parlez d’alphabétisation, mais il est évident, pour tous ceux qui veulent vraiment « s’informer », comme vous le dites si bien (trois quarts de siècle plus tard:il serait grand temps… !), que cette première période, malgré les contraintes drastiques imposées par l’Ouest (voir les études de Nikolaï Starikov), a vu le développement exponentiel des forces productives en URSS et les progrès sociaux ont suivi, même si la comparaison avec l’’occident reste ambiguë : 2O ans de développement, à partir d’un pays ruiné, d’un côté, en URSS, et plus d’un siècle de développement du capitalisme industriel et financier, de l’autre, à l’Ouest…

Avec la guerre et la reconstruction, cela fait une trentaine d’années de résistance anticapitaliste et de construction du socialisme. Une quarantaine, au maximum, si l’on tient compte que les « réformes » réactionnaires de Khrouchtchev n’ont commencé à miner sérieusement l’URSS qu’à partir de la fin des années 50.

Il ne s’agit donc nullement de « reproduire » un prétendu « modèle soviétique », mais de tirer les leçons utiles de son développement initial pour faire face, avec les moyens modernes, à la crise actuelle qui est sans solution dans le système capitaliste, et en appelle un autre, qui reste à inventer, mais peut bénéficier de l’expérience de nos ainé, fut elle parfois très dure, et justement pour éviter de renouveler les erreurs qui l’ont finalement affaiblie.

Et sinon, je vous lis également sur ce point étrange :

« Il ne venait pas à l’esprit d’un jeune soviétique des années 60 de venir en aide à une grand-mère en difficulté, par exemple en lui cédant sa place dans les transports ; nos jeunes avec écouteurs sur les oreilles sont tout aussi indifférents. C’est un signe, qui annonce peut-être autre chose.« 

Il semblerait donc que vous ayez vécu vous-même en URSS… ?? Dans les années 60… ??

En fait, si cela est ben le cas, selon vos souvenirs, ne faut-il pas plutôt y voir, précisément, le début d’influence de l’idéologie occidentale, importée, de fait, par les minauderies complaisantes de Khrouchtchev, lors de ses voyages »diplomatiques«  ?

Sur la réalité de la vie en URSS, dans les décennies suivantes, ce témoignage :

Catherine Joffroy : « J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/06/catherine-joffroy-jai-voulu-prendre-a-18-ans-la-nationalite-sovietique/

Quoi qu’il en soit, du tréfonds de »l’enfer soviétique des sixties », les âmes mortes des mamies soviétiques vous remercient néanmoins encore de leur avoir cédé votre place dans le majestueux métro moscovite, entièrement d’ époque stalinienne, quant à lui…

Luniterre

 

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Catherine Joffroy  :
«  J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique  »

 

 

Catherine Joffroy

est avocate associée au sein du cabinet Dentons.

 

Venue en Russie en 1978,

alors qu’elle n’était qu’une adolescente,

elle ne s’en est jamais détournée

et y séjourne, depuis, plusieurs mois par an.

 

Rencontre avec une férue de la Russie …

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/06/catherine-joffroy-jai-voulu-prendre-a-18-ans-la-nationalite-sovietique/

 

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Lugsama Lugsama 6 octobre 22:34

La fameuse URSS, cette dictature sanglante ou l’on préférait vendre la nourriture plutôt que nourrir le peuple qui mourrait de faim par millions.. que cette ideologie reste dans les poubelles de l’histoire, a sa place.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 04:10

@Lugsama

Exemple :

http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/

Luniterre

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CN46400 CN46400 7 octobre 08:10

@Lugsama

Renseignez-vous, du temps de l’URSS celle-ci importait du blé, notamment français. Maintenant, c’est le blé russe qui concurrence le blé français sur le marché mondial…

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CN46400 CN46400 7 octobre 09:36

@CN46400
à l’attention de Lugsama :

Le blé russe concurrence aussi le blé US notamment au Vénézuéla…

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Spartacus Spartacus 7 octobre 09:55

@CN46400

L’URSS ne produit rien comparativement à son potentiel, son PIB est comparable à celui de l’Espagne avec 3 fois moins d’habitants et sans ressource pétrolière…

Quand au blé Russe il est subventionné, et l’approvisionnement du Venezuela est corrélée non pas à la concurrence, mais à des options sur la reprise de la société pétrolière du Vénézuéla par les entreprises que c’est approprié par la riche nomenklatura issue des services secrets Lokoil, et Gazprom dans la prochaine faillite qui s’annonce….

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 10:35

@Lugsama,CN46400,Spartacus

Le point sur cette affaire de blé russe…

L’URSS de Staline exportait effectivement du blé pour financer son industrialisation, quand elle pouvait le faire.

Mais elle l’a fait aussi sous la contrainte de l’Ouest, qui a refusé, pendant sa propre crise, le paiement en or, qui aurait pu accentuer le déséquilibre en faveur de l’URSS.

Cela a effectivement aggravé les conséquences des catastrophes climatiques en URSS, qui n’avait donc plus assez de réserves, dans ce cas.

C’est ce qu’explique l’historien et économiste Nikolaï Starikov, de façon résumée, dans cet article traduit en Français :

http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/

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Sinon, pour le reste, l’importation systématique de blé en URSS n’a commencé qu’avec Khrouchtchev, et comme conséquence de ses « réformes » contre-révolutionnaires, et notamment le démantèlement des Stations Machines-Tracteurs.

Luniterre

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Robert Bibeau Robert Bibeau 7 octobre 16:29

@ tous  

1) Dialogue de sourds où chacun radote ce qu’il a retenu de sa secte d’appartenance historique.

2) Quel est l’intérêt de y a-t-il à remâcher 100 après les faits les mêmes rengaines – les uns jurant ceci et les autres dénonçant cela et après 100 ans on recommencera pour le bicentenaire.

3) S’il est une chose qui devrait être faite en cette anniversaire – centenaire – c’est de réexaminer les fondements – les fondamentaux – de cette RÉVOLUTION SOCIALE. Pas le détail des événements – mais les fondements. Les classes sociales en présence – l’État de l’économie et du mode de production en Russie tsariste. Les grandes décisions importantes du point de vue économico-politique du pouvoir bolchevique. et quelques autres points tout aussi important comme le commerce de l’URSS, le développement industriel et agricole – la propriété – la finance en URSS bolchévique. 

4) De cette étude on pourra dire si ce fut une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE POUR L’ÉDIFICATION DU MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE ou une Révolution paysanne et bourgeoise pour l’Édification du mode de production socialiste ???  Mais qu’est-ce que le mode de production socialiste sinon le mode de production capitaliste d’État ?

5) En passant – un petit exercice sur lequel tous les ML trébuches – QUI POURRA UN JOUR NOUS EXPLIQUÉ COMMENT UN MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE –  menant soi-disant au mode de production COMMUNISTE trouve le moyen de se perdre en chemin et nous donner 50 fois sur cinquante une société bourgeoise-capitaliste ???  A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ???

Robert Bibeau   (« Les7duQuébec »)

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 7 octobre 17:44

@Robert Bibeau

…”1) Dialogue de sourds où chacun radote ce qu’il a retenu de sa secte d’appartenance historique.

« Socialisme=capitalisme d’Etat »

C’est la rengaine de tous les gauchistes depuis 100 ans, et c’est la votre aujourd’hui, comme hier, et depuis quelques temps, c’est à dire depuis que vous avez renié vous-même vos prétendues convictions ML de jadis…

Ce qui est bien votre droit, mais entonner cette rengaine gauchiste archi-usée ne vous qualifie pas forcément pour donner des leçons de « dialogue »…

…”2) Quel est l’intérêt de y a-t-il à remâcher 100 après les faits les mêmes rengaines – les uns jurant ceci et les autres dénonçant cela et après 100 ans on recommencera pour le bicentenaire.

Cet article ne vise pas à « remâcher » les faits, mais à résumer l’histoire de l’évolution des concepts des économistes soviétiques au fil du développement de l’URSS…

Un résumé n’est pas une thèse exhaustive, cependant, et par définition

…”3) S’il est une chose qui devrait être faite en cette anniversaire – centenaire – c’est de réexaminer les fondements – les fondamentaux
– de cette RÉVOLUTION SOCIALE. Pas le détail des événements – mais les fondements. Les classes sociales en présence – l’État de l’économie et du mode de production en Russie tsariste.

Le sujet de fond est l’histoire économique de l’URSS, et non celle du tsarisme. Si vous avez un bon article sur cet autre sujet, l’économie de l’époque tsariste finissante, proposez le…

…”Les grandes décisions importantes du point de vue économico-politique du pouvoir bolchevique.

Vous n’avez donc pas vraiment lu l’article, ou pas du tout compris, puisque cette question, l’évolution des fondamentaux de l’économie politique bolchévique, c’est le sujet qui mène à la conclusion… !

…”et quelques autres points tout aussi important comme le commerce de l’URSS, le développement industriel et agricole – la propriété – la finance en URSS bolchévique.

Encore une fois, c’est un résumé, portant sur la signification globale du socialisme en URSS dans le contexte d’hostilité mondiale.

Les sujets que vous évoquez sont abordés dans les articles plus spécialisés en liens, à la suite du texte et des sources, et vous les connaissez déjà et d’autant mieux que vous les avez republiés, pour la plupart, sur votre blog « 7duQuébec », où vous avez vous même déjà largement polémiqué avec moi, et donc je tends à penser que vous avez peu de mémoire où que vous aimez vous moquer des lecteurs…

 

…”4) De cette étude on pourra dire si ce fut une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE POUR L’ÉDIFICATION DU MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE ou une Révolution paysanne et bourgeoise pour l’Édification du mode de production socialiste ??? Mais qu’est-ce que le mode de production socialiste sinon le mode de production capitaliste d’État  ?

Ici, votre rengaine habituelle, qui se passe de commentaires…

…”5) En passant – un petit exercice sur lequel tous les ML trébuches – QUI POURRA UN JOUR NOUS EXPLIQUÉ COMMENT UN MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE – menant soi-disant au mode de production COMMUNISTE trouve le moyen de se perdre en chemin et nous donner 50 fois sur cinquante une société bourgeoise-capitaliste ??? A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ???

50 fois sur cinquante…

Et sur 100… ??

Le socialisme « trébuche » sous la pression de l’environnement capitaliste hostile, d’une part, et sous celle des divisions attisées par le même environnement, lorsqu’il s’étend sur un grand nombre de nations…

Et accessoirement, ce travail de sape et de division est grandement facilité par quelques agitateurs gauchistes qui relayent les mêmes rengaines depuis un siècle, à l’unisson, bien souvent, avec les attaques de la bourgeoisie, comme on l’a vu dans les débats précédents, dont celui-ci :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

(lien déjà cité à la suite de l’article)

 

Bonne lecture, ou re-, dans votre cas, M. Bibeau !

Luniterre

 

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 9 octobre 06:37

@Robert Bibeau

 

« A tout coup sans aucune exception même pas en Corée du Nord ??? »

Quel peut bien être le sens de cette supposée « pique finale » ?

 

Le constat est que la RPDC, avec très peu de moyens, et encore beaucoup moins que l’URSS autrefois, a néanmoins trouvé celui de résister à la pression impérialiste, montrant que c’est tout à fait possible, même pour une petite nation, si la volonté et la détermination politique sont là .

 

La survie de la RPDC est la négation vivante de toutes vous théories « gauchistes » et pseudo « prolétariennes » !

Et cela même en tentant d’y appliquer votre rengaine archi-éculée :
« Socialisme=capitalisme d’État »…

 

La nature de classe réelle de ce régime est pour le moins difficile à caractériser autrement que de manière purement arbitraire, faute de pouvoir faire une enquête sociologique valable sur place.

Sans aucun doute, cela ne vous arrêtera pas dans vos habituelles affirmations péremptoires, mais même dans le cas où il faudrait simplement tracer une égalité RPDC=bourgeoisie nationale bureaucratique, comparable à l’URSS khrouchtchévienne, voire à la Chine maoïste, cette survivance puissamment renouvelée reste une négation de vos thèses bidons.

 

Et pour en revenir à la question de départ de ce post, la réponse qui s’impose est simplement que la résistance de la RPDC vous « emm… », non seulement sur le plan de l’« analyse théorique » que vous prétendez développer, mais aussi sur le plan de vos nouveaux engagements politiques, objectifs, sinon bien concrets, du côté des ennemis de cette petite nation, celui des impérialistes !

 

Luniterre

 

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(soi même|attribut_html) soi même 8 octobre 00:18

( Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ? ) Après la lecture de L’Archipel du Goulag, et bien pour moi la réponse est sans appel , c’est non le communisme marxisme bolchevique est la mère du nazisme deux idéologies qui a eux seuls dépassent toute les barbaries antérieurs du XX siècles.

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(Luniterre|attribut_html) Luniterre 8 octobre 07:18

@soi même

Il est évident que les excès, erreurs et aberrations de la répression en URSS sont à critiquer, mais cela justifie-t-il cet amalgame avec le nazisme, que vous faites, ou que, plus vraisemblablement, vous empruntez à la propagande actuelle du système ?

N’avez vous lu que ce seul livre de Soljenitsyne, et pensez vous qu’ll s’agit vraiment d’histoire ?

Effectivement, cela nous a été présenté plus ou moins comme tel, surtout à l’époque de sa parution, où les ouvrages de cet auteur, et avec son approbation, on été largement utilisés dans les campagne de propagande anti-soviétiques de cette époque.

Mais aujourd’hui, utiliser Soljenitsyne pour assimiler URSS et Allemagne nazie devient difficile…

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec le temps et le développement de son œuvre, la vraie nature de la démarche de Soljenitsyne s’est révélée pour ce qu’elle était vraiment, celle d’un ultra-réactionnaire et antisémite, en fait…

En dépit de son talent littéraire, qui est bien réel, cela réduit, et même considérablement, l’« historicité » prétendue de sa démarche…

L’histoire de la Russie, racontée par Soljenitsyne, c’est un peu comme l’histoire de France qui aurait été racontée par L.F. Céline sous le régime de Vichy…

Notez bien que, personnellement, je préfère de beaucoup Soljenitsyne, comme écrivain, que Céline…

Soljenitsyne est d’abord, par son œuvre, un défenseur de la langue russe, indépendamment de son contenu politique discutable, alors que Céline, en voulant substituer la langue parlée à la littérature elle-même, a grandement contribué à l’abaissement général du niveau culturel en France, et à la promotion d’une nouvelle « littérature » généralement au rabais.

Pour en revenir à Soljenitsyne, si vous avez un doute, il vous faut lire cet ouvrage majeur dans son œuvre :

DEUX SIÈCLES ENSEMBLE 1795-1995

TOME 1 Juifs et Russes avant la révolution

TOME 2 Juifs et Russes pendant la période soviétique

 

En intégral, les 2 volumes en un seul doc PDF, c’est ici, en prime pour vous… :

https://www.barruel.com/soljenitsyne-deux-siecles-ensemble.pdf

Le caractère antisémite de l’œuvre de Soljenitsyne est discuté par de nombreux critiques, mais ne fait guère de doute…

Ceux qui le nient encore sont, paradoxalement (…ou logiquement ?), ceux qui veulent continuer d’en faire une arme de propagande pro-occidentale, et tenter encore d’assimiler communisme et nazisme…

Ce caractère antisémite est attesté aussi bien par ceux qui combattent cette aberration que par les antisémites eux-mêmes, qui utilisent maintenant son œuvre pour en faire l’apologie…

Quelques exemples :

 

Critique de l’antisémitisme :

Revue des études slaves

Alexandre Soljénitsyne, Deux siècles ensemble : 1795-1995. « Mais quand même… » __ Antoine Levy

http://www.persee.fr/docAsPDF/slave_0080-2557_2004_num_75_3_6922.pdf

L’ANTISÉMITISME EN RUSSIE, DE CATHERNE II À POUTINE __JJ Marie

http://excerpts.numilog.com/books/9782847342987.pdf

 

Dans le fan club antisémite de Soljenitsyne :

http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/2015/08/quand-alexandre-soljenitsyne-publiait-une-analyse-des-protocoles-des-sages-de-sion.html

http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/2015/05/deux-siecle-ensemble-juifs-et-russes-pendant-la-periode-sovietique-le-livre-censure-de-alexandre-soljenitsyne-car-juge-antisemite.ht

Lettre d’Informations Economiques Stratégiques Internationales

http://vivresansogm.org/piecesjointesdes/lettre-209-pdf.pdf

 

A noter que la « validation » par Soljenitsyne des « protocoles des sages de Sion », qui porte sur le fond, et non sur l’origine du document, n’a jamais été sérieusement réfutée, et elle semble donc avérée.

Question en débat à la suite de :

http://www.contrelitterature.com/archive/2010/10/26/mensonge-sovietique-et-verite-romanesque.html

Comme vous pourrez le constater aisément, l’ensemble des sources, ici, est anticommuniste, sauf pour JJ Marie, qui est trotskyste, ce qui ne fait guère de différence, à mon avis…

En tous cas, beaucoup de lecture, si vous désirez vraiment comprendre !

Luniterre

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Où en est l’Amérique… Et comment nous y allons…!!

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Où en est l’Amérique

Et comment nous y allons…!!

(+Vidéo)

There Are Large Parts Of America Being Left Behind…

 

EXTENSION PRECARITE USA

 

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(Version française)

Précarisation US : 4,3% de chômeurs… mais 53,4% d’Américains précarisés !

On s’en doutait un peu, mais ça va mieux en le démontrant : selon un rapport de The Economic Innovation Group, la précarisation économique de la population américaine ne cesse de s’aggraver et de s’étendre.

Ce rapport, intitulé « Distressed communities », a évalué la situation économique de la population américaine selon sept critères :

  • absence de diplôme d’études secondaires
  • taux d’inoccupation des logements
  • adultes sans emploi
  • taux de pauvreté
  • revenu médian
  • évolution de l’emploi
  • changement dans les établissements d’affaires

Quatre constats impitoyables

  1. la répartition géographique entre les précaires (distressed), ceux qui sont en voie de le devenir (at risk to mid-tier) et ceux qui sont à l’abri du besoin (comfortable) est irrégulière, mais manifeste :
Répartition géographique de la richesse aux États-Unis
Répartition géographique de la richesse (ou de la pauvreté !) aux États-Unis

2. La précarisation des populations américaines a énormément augmenté depuis 2000.

Augmentation de la précarisation par États américains depuis 2000
Augmentation de la précarisation par États américains depuis 2000 (en pourcentage)

3. Le pourcentage de la population vivant en état de total détresse (distressed) diffèrent selon les États, mais peut atteindre des pourcentages impressionnants. Exemple : 43% des habitants de l’État du Mississipi sont en situation de détresse absolue.

Pourcentage de la population vivant en situation de détresse dans chaque État américain

4. 54,3% de la population des États-Unis est aujourd’hui en voie de précarisation ou en détresse. NB : vous constaterez la différence entre ce taux de précarisation et le taux officiel de chômage annoncé par les autorités américaines – 4,3% ! – ce qui en dit long sur la valeur du travail dans ce pays des « droits de l’homme ».

Répartition de la population selon la situation économique (en pourcentage)
Répartition de la population selon la situation économique (en pourcentage)

=> Source de l’info : Zero Hedge

Source VF: https://yetiblog.org/usa-precarisation-population/

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(Vidéo-France)

MACRON OFFRE UNE PORSCHE À 280000 FRANÇAIS !

Macron offre une Porsche à 280000 Français ! Vraiment ? Et oui, le budget validé par Macron, c’est 92500 euros en plus pour les 1% des Français les plus riches en 5 ans. En moyenne, c’est 1500 euros en plus par mois en plus pour les plus riches, nous révèle un rapport d’Oxfam. L’Etat n’a plus d’argent ? Alors pourquoi ces cadeaux massifs ? Même le FMI dit qu’enrichir les plus riches maintenant DIMINUE la croissance, et c’est pourtant pas des critiques sévères…!

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1917-2017 Octobre est là !! …Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?

NDLR: Cet article étant naturellement appelé à rester à la Une au moins pour toute la durée d’Octobre et Novembre, d’autres articles d’actu et études plus récentes se trouveront donc publiés à la suite…!!

A voir notamment, celui-ci:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/16/centenaire-doctobre-vers-un-sursaut-unitaire/

 

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1917-2017

 

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Octobre

 

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est là !!

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Et si le bolchévisme

 

était encore

 

une idée neuve ?

 

 

 

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution…

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite durablement, sur une période et une étendue suffisamment vaste, à l’échelle d’un continent, et largement influente au delà, pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un événement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour tenter et réussir une nouvelle…

La Révolution d’Octobre s’est réclamée du Marxisme, dans un premier temps, puis du Marxisme-Léninisme, par la suite, assez logiquement, compte tenu à la fois du rôle décisif de Lénine et de son œuvre dans cette période historique, et évidemment, de sa disparition prématurée.

 

Pourtant, dans cette commémoration, il ne s’agit pas de dépoussiérer les vieux livres, mais au contraire, de chercher à comprendre de quelle façon et dans quelles conditions concrètes les théories ont été mises à l’épreuve de la pratique.

C’est un regard critique sur l’histoire, simplement nécessaire pour déterminer quels sont nos critères d’évaluation.

Ce sont ces critères d’évaluation qui donneront le sens et la portée politique de notre célébration militante éventuelle.

 

Le fait que le marxisme et le marxisme-léninisme aient été l’idéologie officielle de la Russie Soviétique et de l’URSS sur toute sa durée est un fait qui ne peut pas être considéré de manière univoque, si l’on considère que le « marxisme-léninisme » est encore formellement l’idéologie officielle de la seconde puissance boursière et financière mondiale actuelle, la Chine…

 

C’est Marx lui-même, dans l’exposé de sa méthode, qui nous invite à considérer qu’on ne peut pas essentiellement juger d’une époque par ce qu’en disent les protagonistes eux-même…

 

«   De même qu’on ne juge pas un individu sur l’idée qu’il se fait de lui, de même on ne peut juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi ; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production. »

Karl Marx Préface à la Contribution à la critique de l’économie politique, 1859.

 

C’est donc là encore une occasion utile de rappeler ce qui est un élément essentiel de sa méthode dialectique, à savoir la prépondérance du rôle des infrastructures, de la base sociale et économique, sur celui des superstructures, des institutions politiques, des idéologies, surtout «officielles »…

 

D’un point de vue communiste marxiste-léniniste Il est clair que le sens d’Octobre ne change pas, que ce soit au 99ème anniversaire, au 101ème ou n’importe quand, du reste, mais le 100ème, c’est bien une occasion incontournable de débats, de médiatisations diverses, dont il reste possible de faire, à l’occasion, une arme politique.

Et une telle arme politique n’a évidemment de sens que dans le contexte présent…

 

Tenter de porter, en quelque sorte, la parole d’Octobre parmi les masses prolétariennes c’est se confronter à la fois à l’image que le système a réussi à forger de cet événement historique et de ses conséquences, et à la réalité actuelle de la crise à laquelle les prolétaires sont eux-mêmes directement et quotidiennement confrontés.

 

L’image que le système renvoie de l’URSS, c’est aussi l’image qu’il renvoie de la Révolution d’Octobre, l’une étant inséparable de l’autre. Il est donc vain de vouloir célébrer dignement le centenaire d’Octobre sans rendre sa dignité à l’histoire de l’URSS.

 

Selon l’image qu’ont réussi à en populariser les médias occidentaux et la culture officielle du système capitaliste, l’URSS et l’ensemble du monde communiste sont vus comme une vaste prison qui se serait effondrée comme un château de carte.

 

C’est donc cette image d’un échec irrémédiable et irréversible de la première tentative de construction du socialisme prolétarien que la bourgeoisie a besoin de forger pour sa propre survie, car plus d’un quart de siècle après cet effondrement, elle n’a toujours pas résolu sa propre crise et se trouve confrontée à la nécessité d’en faire supporter les conséquences au prolétariat et à l’ensemble des couches populaires.

 

Et plus elle a besoin de durcir les conditions de vie de la majeure partie du corps social, et du prolétariat en premier lieu, et plus elle a besoin de cette image dégradée du socialisme, de l’URSS, et de la Révolution d’Octobre.

 

Or une telle image dégradée de la Russie Soviétique et de l’influence de l’URSS, ce n’est pas celle qu’en a conservé la mémoire populaire de ceux qui sont concernés en premier lieu, à savoir les Russes eux-même !

 

Selon l’Occident, l’effondrement de l’URSS devait être la «fin de l’histoire», la «libération des peuples de l’Est», le «développement économique par le capitalisme», etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non!

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en est d’influents, n’y semble pas imminent.

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs de racketteurs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction) !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs, les futurs « oligarques », se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

 

>>>Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, …mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

 

>>>Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

 

>>>Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

 

>>>Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

>>>Celle qui, une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, s’est relevée à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Mais à partir de 1956, avec les « réformes économiques » de Khrouchtchev, en fait déjà un rétablissement déguisé du capitalisme, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous la « perestroïka » de Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont longtemps perduré, et suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «communistes», héritiers de l’ère Gorbatchev, bien qu’ils fassent mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et à Staline pour tenter de récupérer leur prestige de leaders historiques.

 

Ce n’est pas là, comme on l’a vu, un point de vue réellement marxiste-léniniste, qui ne consiste pas à se contenter de proclamations nostalgiques, mais cherche à analyser ce qui se passe en profondeur, dans les infrastructures, aussi bien de la société capitaliste, pour comprendre sa crise actuelle, que de celle du socialisme, pour comprendre les causes de sa disparition, alors que l’URSS avait rayonné quasiment sur un tiers de la planète, à son apogée.

 

C’est pourquoi, si l’on sent bien, aujourd’hui, avec la crise chronique du capital, même avec ses quelques courtes périodes de « rebonds », en faits autant de sursauts stériles, que l’évolution de cette « civilisation » mondialisée, littéralement « contre nature », ne peut plus être que régressive, l’effacement brutal et spectaculaire du « continent socialiste » peut apparaître, lui aussi, comme l’engloutissement d’une autre civilisation, ce qu’il fut, pour partie, en réalité.

 

 

Pourtant, si l’on veut comparer historiquement le destin des sociétés et des civilisations, il faut rappeler que la bourgeoisie, apparue en tant que classe avec le tournant de l’an mille, a encore mis plus de huit siècles avant de s’imposer radicalement comme classe politiquement dominante, en France, malgré sa domination économique déjà progressivement acquise au cours des siècles et définitivement réaffirmée avec les prémisses de la révolution industrielle.

Là peut s’arrêter cette comparaison, car chaque mutation profonde de société a ses propres caractéristiques, à nulle autre pareille.

Néanmoins, les convulsions révolutionnaires, de la fin du XVIIIème siècle au début du XXème, montrent que ces processus de transformation ne sont pas linéaires, mais comportent des sauts brusques, des retours en arrière, des situations que l’on peut qualifier d’ »hybrides », etc…

De l’an mille à aujourd’hui, la bourgeoisie a constamment évolué, et tente de le faire encore, même si elle apparait comme en bout de course, dans ses possibilités de régler la crise…

Le prolétariat moderne, né avec la révolution industrielle, a déjà beaucoup changé, et change encore radicalement, sous l’effet de la « mondialisation », résultante de la domination impérialiste actuellement sans partage, autre qu’entre rapaces impérialistes eux-même, et sans résistance, autre que très locale ou très partielle.

Mais de même que la bourgeoisie tenait entre ses mains, depuis le cœur du moyen-âge, les clefs de l’avenir, c’est, aujourd’hui encore, et depuis son apparition en tant que classe industrielle, le prolétariat qui les détient, désormais.

Cela peut paraitre moins évident, aujourd’hui, en Occident, mais le prolétariat industriel mondial continue de croitre, et ici, l’extension du secteur tertiaire, combinée avec la paupérisation des classes moyennes et la marchandisation des services, crée, avec la crise, une nouvelle extension du prolétariat.

Au cours des trois derniers siècles, les plus grandes révolutions, bourgeoises comme prolétariennes, et presque simultanément dans certains cas, ont connu leurs lots d’épopées, de tragédies et d’errements, mais dans tous les cas, l’histoire est écrite par les vainqueurs.

Actuellement, c’est la bourgeoisie qui a nettement repris le dessus, à l’échelle mondiale, même si tout le monde comprend bien que cette « domination » repose sur les sables mouvants et boueux de sa propre crise.

Même dans ses tentatives vaines de raffermir sa base instable, la bourgeoisie n’en continue donc pas moins de proclamer haut et fort, et même d’autant plus fort, ses prétendues « valeurs éthiques », y comprit à grands renforts, précisément, de rappels « historiques », pourtant parfois nauséabonds, comme celui du colonialisme, puisant ses racines dans l’esclavagisme.

Et même si la bourgeoisie n’affirme pas plus vouloir rétablir l’esclavagisme que l’échafaud ou la guillotine, elle n’en continue pas moins à vouloir nous faire entonner ce couplet selon lequel un sang « impur » abreuve son sillon, qu’elle continue très concrètement et quasi quotidiennement d’irriguer , par ses opérations militaires aux quatre coins du monde.

Et lorsqu’elle prétend critiquer la « violence répressive » du bolchévisme elle omet de rappeler que sa propre survie ne tient qu’aux bains de sang et à la furia destructrice qu’elle impose régulièrement aux peuples du monde, et encore aujourd’hui, même si de façon plus « diffuse » que pendant les deux guerres mondiales.

 

Très récemment, dans la première phase de la campagne électorale française, on a vu ressurgir, derrière les costumes à 7000 euros pièce du « Très Honorable François Fillon », l’ombre de la « Françafrique », fer de lance néocolonialiste sanguinolent de notre « très démocratique » bourgeoisie française…

Rappelons en deux mots l’un des « exploits » les plus saillants de la dite « Françafrique », en 1994, en seulement 3 mois, le génocide rwandais a fait très « officiellement » 800 000 victimes, le plus souvent massacrées à la machette, jusque dans les églises… 800 000, et beaucoup plus, selon d’autres sources, peu suspectes de partialité:

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Genocide-au-Rwanda-un-million-de-morts-en-100-jours-2014-04-10-1134203

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_des_Tutsis_au_Rwanda

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/24/1994-2017-collaboration-droite-gauche-un-heritage-sanglant-et-mortifere/

 

 

Même si cela reste regrettable et considérable, sur trente années, la répression politique en URSS « stalinienne » n’en a pas fait autant, selon les sources originales, telles qu’examinées à la loupe par les historiens chercheurs US, à l’ouverture des archives soviétiques…

Mais si les 800 000 morts du Rwanda ont à peine le droit à des procédures symboliques concernant leurs bourreaux directs, et pratiquement aucune, concernant les complices français des commanditaires du massacre, les malheureuses victimes de la répression en URSS se sont, elles, mystérieusement « multipliées », et de façon exponentielle, pour devenir 100 millions et plus, sous la plume des scribes médiatiques au service du capitalisme!

Et c’est, quotidiennement, cette armée de 100 millions de fantômes qui pilonne les consciences populaires, via les médias du système, à la moindre occasion où il est question de communisme ou d’URSS !!

Tandis que les amis de la « Françafrique » se taillent, eux, des costumes de luxe dans les dépouilles de leurs massacres.

Il ne s’agit justement pas, ici, d’ébaucher une sordide « échelle de valeur » entre les origines des victimes de l’histoire.

Les victimes du Génocide des Tutsis au Rwanda ont toutes autant droit à notre respect humain que les victimes des exécutions et massacres de la Grande Révolution Française, et tout autant que celles de la Révolution Soviétique.

Dans le cas du Rwanda, il s’agissait très « officiellement » d’une contre-révolution, mais quoi qu’il en soit, le but d’une révolution n’est jamais, fondamentalement, de massacrer ses ennemis. Il est d’abord et toujours de lutter contre une oppression, quelle qu’en soit la nature, et d’établir des rapports humains plus sociaux et plus justes.

Dans la Résistance, le but des Partisans n’était pas d’abord de tuer des allemands, mais de libérer le monde de la barbarie fasciste.

Rappelons encore, à cette occasion, que c’est à l’URSS et à ses Partisans, sur tout le continent eurasiatique, que l’on doit, et de loin, le plus gros effort et les plus grands sacrifices pour en finir avec le nazisme.

Or cette capacité de résistance n’est pas le fruit du hasard, mais bien l’héritage le plus direct du Grand Octobre!

Elle repose sur l’édification de la Russie Socialiste Soviétique, à partir d’un pays-continent complètement ruiné par la guerre de 1914-18 et les armées blanches, ensuite, elles-même soutenues directement par toutes les puissances impérialistes de l’Occident, au cours de la dite « Guerre Civile ».

C’est donc en à peine 20 ans qu’a surgi  de ce champ de ruines la puissance socialiste soviétique avec la capacité de défaire le nazisme, première puissance capitaliste industrielle européenne.

Non seulement il est donc impossible de parler d’échec du socialisme et de la Révolution d’Octobre, mais c’est ce sursaut de la volonté créatrice de tout un peuple, et du prolétariat russe à son avant-garde, qui doit être mis en valeur et en évidence comme le fait essentiel de cette histoire et la conséquence historique la plus importante de la Révolution d’Octobre. Même si cela n’empêche pas un regard historique critique et analytique.

Il est également notable que le même élan de reconstruction s’est reproduit après guerre, maintenant l’URSS au rang de très grande puissance mondiale, seule capable de tenir tête à l’impérialisme US, qui commence alors à étendre son emprise sur le reste du monde.

Si cette résistance anti-impérialiste a finalement été vaincue, ce n’est en réalité que par le retournement des fondamentaux économiques du socialisme, essentiellement opéré sous l’ère Khrouchtchev, et parachevé sous l’ère Gorbatchev. Un lent déclin de 35 ans, pour arriver à saper jusqu’à sa base l’héritage des générations héroïques d’Octobre!

 

Sans doute, en notre début de XXIème siècle, même si nous n’avons pas nécessairement besoin d’un tel développement exponentiel des forces productives, tel que celui de ces premières générations, mais de plus de démocratie et d’un développement respectueux de l’environnement, il n’en reste pas moins qu’en tirant les leçons utiles du socialisme prolétarien, pour en reprendre les fondamentaux économiques, il y a là l’alternative potentielle à la déchéance économique et sociale dans laquelle s’enfonce notre société « mondialisée ».

Qui peut le plus, peut le moins, et si l’Union Soviétique a su ressurgir plusieurs fois du néant où les agresseurs impérialistes et fascistes ont tenté de la plonger, il n’est donc pas douteux que le socialisme prolétarien puisse être la seule alternative efficace et incontournable à l’incapacité du capitalisme à produire un développement économique et social équilibré et harmonieux.

 

Remettre en lumière les fondamentaux de l’économie socialiste, c’est comprendre les lois économiques fondamentales qui se sont dégagées de la confrontation entre la théorie marxiste et sa mise en pratique sur le terrain.

 

Cela ne peut partir, même et surtout d’un point de vue marxiste, que de l’analyse des infrastructures de l’URSS et de leur évolution au fil de l’histoire de leur développement et des conflits entre les différents groupes de dirigeants qui ont agit sur cette évolution.

Partir de l’analyse des infrastructures de l’URSS, c’est aussi chercher à comprendre la cohérence entre les principes et lois économiques considérés utiles par les économistes soviétiques et la réalité sur le terrain, selon les époques.

 

Dans les années 20 le débat a porté sur l’articulation entre secteur privé et secteur d’État.

 

L’une des questions essentielles était de savoir ce que devenait la loi de la valeur, principe de base de l’économie classique et marxiste, et où s’arrêtait, éventuellement, son influence.

 

Une question liée de près à celle-ci était le rôle du marché comme régulateur, ou non, de l’équilibre des prix entre offre et demande.

Et donc, également, le rôle de l’intervention, plus ou moins autoritaire, de l’État sur la régulation des prix.

 

Autrement dit, il y a donc deux questions importantes à considérer en premier,

__la loi de la valeur

__la loi du marché

 

Et qui en amènent trois autres :

__leur interaction

__leurs domaines respectifs

__le rôle du plan

 

Ce débat, en réalité, et contrairement à ce que prétend l’historiographie la plus courante en France, tant « à gauche » qu’à droite, n’a pas suivi forcément les clivages de factions supposées « gauches » et « droites ».

 

Aussi bien Boukharine que Preobrajensky ont affirmé que le domaine d’influence de la loi de la valeur ne concernait plus le secteur socialiste et cela est resté largement l’opinion dominante jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale.

On peut donc dire que l’influence « gauchiste », sur cette question, a prévalu dans la gestion du secteur d’État en général, puis dans celle du secteur socialiste, quasiment jusqu’à la préparation du XIXème Congrès, en 1952, où le débat à seulement commencé à prendre un tour nouveau.

 

Trotsky, quant à lui, tout en étant allié, en réalité uniquement tactiquement, avec l’ « opposition de gauche », a constamment défendu le rôle du marché comme régulateur, y compris pour le secteur d’État planifié. Incidemment, ce point de vue, clairement explicité par le trotskyste Michel Raptis, d’après les textes mêmes de son « maître-à-penser », c’est à dire de Trotsky lui-même, et qui consiste à considérer le marché comme régulateur, même dans l’économie capitaliste, c’est tout à fait le point de vue d’un économiste bourgeois, et non d’un marxiste…!

 

Trotsky, en ce sens, est le véritable précurseur du « réformisme » contre-révolutionnaire de Khrouchtchev. Dans ce cas, loi de la valeur et loi du marché interagissent exactement comme dans le régime capitaliste classique et la distinction entre secteur privé et secteur d’État tend à disparaître.

 

On a affaire, dans ce cas, et selon l’ouverture plus ou moins grande aux capitaux étrangers, à un vague « socialisme de marché » (type actuel>>>Chine) qui est en fait une forme de capitalisme plus ou moins « nationale » ou classique, voire comprador (« Zones économiques spéciales », en Chine).

 

Fort heureusement pour la survie de l’URSS, l’influence de Trotsky s’est considérablement réduite, dès le milieux des années 20, mais celle des économistes « de gauche » est restée prépondérante, même sous Boukharine.

 

A noter que, vers la fin des années 30, alors que l’URSS s’apprêtait à affronter l’Allemagne nazie, les trois, Boukharine, Preobrajensky, et Trotsky, se sont retrouvés sur les positions les plus droitistes de ce dernier, mais sans aucun succès, non plus, fort heureusement, non seulement pour l’URSS, mais aussi pour le reste du monde.

 

Néanmoins, à la veille de la seconde guerre mondiale, le débat n’était donc toujours pas tranché, et il faut considérer que la gestion de l’économie planifiée en a nécessairement souffert, malgré ses grands succès.

 

Il n’est pas douteux que des améliorations de gestion considérables auraient été possibles si la clarification avait pu avoir lieu au tournant des années 30.

 

Le XIXème Congrès de 1952 a donc enfin apporté un jour nouveau sur ces questions, et tranché, du reste, et même si à posteriori, la question de la relation entre secteur d’État socialiste et secteur privé.

 

Dans le secteur privé la relation Loi de la valeur/Loi du marché reste assez classique, mais l’État peut y intervenir pour contrôler les prix.

 

Dans la relation entre secteur socialiste et privé, le contrôle du plan, en plus de celui des prix, peut et doit intervenir. L’action des deux lois économiques y persiste, tout en étant très réduite.

 

Dans le secteur socialiste, c’est la planification qui est la règle, et la Loi de la valeur peut et doit y être utilisée, de manière contrôlée, pour ajuster les prix en fonction de la valeur-travail, et donc pour arriver à un équilibre économique et budgétaire satisfaisant et conforme au plan.

 

L’influence de la Loi du marché, dans le secteur socialiste planifié, est, par contre, tout à fait exclue.

 

A l’époque du XIXème Congrès, le secteur privé a tout à fait disparu, mais les relations entre secteur d’État socialiste et secteur coopératif (kolkhozes), s’apparentent, du point de vue des principes économiques, aux relations entre secteur d’État et secteur privé.

 

Il y a donc persistance de l’interaction « valeur-travail/marché », dans ce domaine, même si largement contrôlé par l’État.

 

Et il y a encore également possibilité d’utiliser la loi de la valeur et la notion de valeur-travail, pour améliorer la gestion du secteur économique socialiste entièrement planifié, et où, par contre, l’influence de la loi du marché reste donc totalement exclue.

 

Néanmoins, dès 1953, prenant appui sur le retour partiel de la loi de la valeur, les révisionnistes khrouchtcheviens vont s’efforcer, et malheureusement avec succès, cette fois ci, de réintégrer la loi du marché à tous les niveaux.

 

C’est pourquoi il nous faut bien comprendre la ligne du XIXème Congrès, et l’utilisation marxiste enfin correcte qu’elle propose pour la Loi de la valeur et la valeur-travail, telle qu’abordée par Marx, pour la période de transition, dans la Critique du Programme de Gotha, cité par Staline, du reste, dans son ouvrage de préparation à ce Congrès.

 

Ces principes économiques sont également les principes fondamentaux rappelés par Lénine, en Septembre 1917, au Chapitre 5, consacré à ce sujet, dans son ouvrage L’État et la Révolution.

Loin d’être contradictoires avec les mesures proposées pour le capitalisme d’État en 1918, et mises en œuvres plus tard, avec la NEP, en 1921, il en sont le complément indispensable, pour l’interaction entre les deux secteurs, selon le schéma résumé ci-dessus.

 

Certainement difficile à mettre en œuvre dans les conditions concrètes de l’époque, l’utilisation de ces principes, autour de la valeur-travail, est aujourd’hui potentiellement grandement facilitée avec les méthodes modernes de gestion informatique, qui permettent, en outre, l’exercice d’une démocratie participative directe, également grandement facilitée.

 

Cela peut et doit être notre guide, dans l’élaboration d’un nouveau programme communiste, pour la phase de transition de notre époque, en lien avec les masses prolétariennes et populaires.

A partir des leçons d’Octobre, avancer l’ébauche d’un tel programme et la populariser comme thème du débat public, c’est l’un des travaux essentiels de recherche, d’analyse, et en fin de compte, d’agit-prop,  que doivent faire les marxistes-léninistes du XXIème siècle, à l’occasion de ce centenaire, et que nous pouvons considérer comme un élément de la Révolution du Retour au Réel!

 

Si nous savons les comprendre dans leur dimension historique et dans leur actualité, c’est à dire, sans dogmatisme, nous pouvons faire en sorte que les idées du XIXème Congrès, dernier Congrès du Parti Bolchévique, soient un point de départ pour faire le bilan de l’expérience soviétique et en tirer enfin les leçons vraiment utiles pour notre époque. Considéré ainsi, d’un point de vue vraiment marxiste, le bolchévisme est, plus que jamais, une idée neuve !


 Lucien LUNITERRE

Pierre GRINDSABLE

 

 

 

 

Sur le Centenaire d’Octobre

et l’histoire de l’URSS,

une liste de liens

vers des articles de fond,

des débats, des documents :

 

Sous forme d’articles de fond :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

 

 

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Sur les origines maffieuses anciennes de la classe actuelle des « oligarques » russes, voir :

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/10/lenfer-des-gangs-de-la-fin-de-lurss-a-la-russie-actuelle.pdf

 

 

 

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Sous forme de débats :

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/23/rouge-a-levres-bas-nylon-et-philo-du-diamat-ou-letrange-suite-dun-debat-sur-leconomie-sovietique/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/21/ce-que-javoue-franchement-et-revendique-meme-sans-le-moindre-detour/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/10/sur-agoravox-un-debat-au-sujet-de-la-plus-value/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/20/retour-sur-les-mensonges-du-rcc-chb-a-propos-de-lhistoire-economique-de-lurss/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/17/heritage-doctobre-sur-le-front-anti-imperialiste-encore-du-lenine-sans-poussiere/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/16/heritiers-doctobre-quelques-elements-au-debat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/26/que-faire-doctobre-elements-du-debat-sur-le-blog-vlr/

 

 

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Documents et études de documents :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/01/rapport-jdanov-1947-un-message-dalexandra-kollontai/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/17/heritage-doctobre-sur-le-front-anti-imperialiste-encore-du-lenine-sans-poussiere/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/20/le-dernier-congres-bolchevique-ou-sest-exprimee-la-ligne-marxiste-leniniste/

 

Les problèmes économiques du socialisme en URSS

http://michel.delord.free.fr/jstal-probecosoc.pdf

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/20/en-provenance-presque-directe-des-archives-russes-le-texte-original-de-preobrajensky/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/20/histoire-de-leconomie-sovietique-preobrajensky-le-chainon-manquant/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/10/01/lenine-un-laic-toujours-dactu/

 

 

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Sur des sujets connexes :

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/07/marx-marxisme-cui-bono/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/marx-capital-iii-9-et10-note-de-lecture-en-marge-de-trotsky-contre-marx/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/17/trotsky-contre-marx-1-objet-et-pertinence-du-propos/

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

 

 

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L’URSS en musique… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/09/журавли-et-autres-chansons-du-regiment-immortel-a-lyon-venissieux-ce-8-mai-2017/

 

 

 

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A Montreuil comme à Lyon et ailleurs, l’État Macronien, agresseur récidiviste !

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L’État Macronien,

agresseur récidiviste !

A Montreuil, il s’en prend violemment à des parents voulant protéger leurs enfants d’une usine vétuste et hautement polluante!

Marie Pavlenko est encore «  sous le choc  ». Avec une centaine de parents d’élèves et de riverains, elle avait décidé, mercredi 27  septembre, d’«  appliquer le principe de précaution  » en bloquant «  l’usine toxique  » – comme on l’appelle dans le quartier – située à une trentaine de mètres du groupe scolaire Jules-Ferry, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L’«  usine toxique  », c’est un bâtiment vétuste qui abrite tant bien que mal la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Spécialisé dans le traitement des pièces mécaniques d’avion, ce sous-traitant d’Airbus et Safran déclarait produire encore plus de 37  tonnes de «  déchets dangereux  » en  2015, selon les dernières données du Registre des émissions polluantes. Elle est devenue indésirable pour les riverains depuis qu’un cas de leucémie rare (s’ajoutant à deux autres cas en quinze ans dans la même rue, dont un mortel) a été déclaré chez un élève de CM2 avant l’été.

«  Jetée à terre comme un sac-poubelle  »

«  On s’était regroupés devant l’entrée dans une ambiance bon enfant quand un des policiers est arrivé en nous disant  : Nous allons faire usage de la force, témoigne Marie Pavlenko. Ils ont commencé à charger en nous écrasant avec leurs boucliers. J’ai eu peur, j’ai crié comme un putois. Un CRS m’a attrapée et jetée à terre comme un sac-poubelle.  » Résultat  : une fracture de la main droite et une incapacité totale de travail de dix-neuf  jours pour la romancière, qui va porter plainte pour «  coups et blessures  ».

Nicolas Barrot, le président de l’association les Buttes à Morel, qui mène la fronde et alerte les pouvoirs publics sur l’état de la SNEM depuis douze ans, a fait le bilan  : six blessés et deux parents menottés et emmenés au commissariat. Antoine Peugeot, le responsable local de la FCPE, ajoute que des émanations de gaz lacrymogène sont arrivées dans la cour d’école alors que les enfants étaient en récréation. Il demande «  la libération immédiate et sans poursuites des deux parents d’élèves interpellés  » et rappelle les trois mots d’ordre martelés depuis les premiers blocages lors de la rentrée  : «  Fermeture immédiate de l’usine, dépollution du site et reclassement des salariés.  »

Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, qui a reçu une délégation du collectif des riverains mercredi, demande également une «  libération immédiate des gardés à vue  » et que «  l’ensemble des poursuites engagées soient abandonnées ». La municipalité précise qu’elle s’est engagée à exiger des services de l’Etat «  une totale transparence en demandant la mise à disposition publique de l’intégralité des études réalisées depuis 2007  ».

Taux anormalement élevés de chrome  VI

Nicolas Barrot, lui, s’adresse directement au préfet  : «  Jusqu’à quand allez-vous protéger cette usine  ?  » Contactée par Le Monde, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas répondu à nos sollicitations. Depuis la rentrée scolaire, elle multiplie les communiqués rassurants pour expliquer aux parents et aux riverains que la SNEM ne représente pas de danger qui nécessiterait sa fermeture. Quelques heures après l’intervention des forces de l’ordre, un communiqué tout aussi musclé rappelle que «  l’Etat ne peut accepter les tentatives de blocages ou d’intimidation organisées par un groupe de particuliers  » et «  confirme l’absence de risque pour les populations avoisinantes  » sur la base de prélèvements effectués cet été après l’enquête du Monde (daté du lundi 3  juillet).

Lire aussi :   A Montreuil, voisinage toxique d’une usine et d’une école

Pourtant, des résultats d’analyses pratiquées par le laboratoire central de la préfecture de police auxquels Le Monde a eu accès montrent que des taux anormalement élevés de chrome  VI ont été retrouvés dans l’usine, alors même que son activité était limitée.

Ainsi, une concentration de 3,6  µg/m3 a été mesurée dans l’air intérieur lors d’un prélèvement effectué le 1er  août, soit plus de trois fois la limite autorisée. Un dépassement qui n’a pas échappé à l’agence régionale de santé (ARS) qui relève que «  concernant le chrome  VI, l’attention de l’exploitant est attirée sur un possible dépassement de la VLEP [valeur limite d’exposition professionnelle] sur 8  heures fixée à 1  µg/m3.  » Particulièrement prisé dans l’aéronautique pour ses qualités anticorrosives, le chrome  VI est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne depuis le 21  septembre. Mais Airbus et Safran ont obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser.

Corbière «  alerte  » Hulot

Dans une question écrite au gouvernement adressée le 26 septembre à Nicolas Hulot, le député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière «  alerte le ministre de la transition écologique et solidaire sur les dangers potentiels découlant des dérogations accordées à certains grands groupes  ». Il demande, en outre, «  dans le cas de la SNEM [qui] n’est pas unique en France  », «  quels moyens de contrôle le gouvernement envisage de mettre en place pour vérifier qu’aucune atteinte n’est faite à la santé des populations locales ou à l’environnement  » ou si «  des dispositifs sont prévus pour protéger les équipements publics (écoles, hôpitaux, EHPAD…) voisins de ce type d’activité  ».  

La SNEM, elle, placée en procédure de sauvegarde depuis le 3  août, est tout de même sous le coup d’une «  mise en demeure  » de la préfecture depuis le 8  août. Elle a jusqu’à la mi-novembre pour mettre en conformité son système d’aération. Mais le préfet a fait savoir le 27  septembre que «  l’exploitant a déjà satisfait aux deux premières obligations relatives aux déchets  ». Pas de quoi rassurer les parents d’élèves qui continuent de réclamer la fermeture de l’usine, malgré les ecchymoses.


SOURCE:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/27/a-montreuil-les-crs-delogent-brutalement-des-parents-d-eleves-qui-bloquaient-l-usine-toxique_5192514_3244.html

CRS ou Police, peut importe!

L’Etat Macronien

est un agresseur récidiviste!!

L’article du Monde republié ci-dessus comporte cette note de bas de page…:

« Mise à jour le 29 septembre à 10h : correction de l’erreur dans l’article et la vidéo intégrée, qui présentaient, à tort, les policiers comme des CRS. »

Il s’agit manifestement d’une allusion à ce premier encart publié sur le sujet, et présentant une vidéo “choc”, c’est le moins que l’on puisse dire…

« La scène a été filmée par des parents d’élèves. Elle se déroule le 27 septembre à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des parents d’élèves manifestent contre une usine qui abrite la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux). Située juste à côté d’une école, elle produirait de grandes quantités de déchets dangereux.

La centaine de manifestants a été délogée sans ménagement par un groupe de policiers, qui ont également lancé du gaz lacrymogène. Certains parents d’élèves, surpris par la réaction de la police, disent vouloir « porter plainte pour coups et blessures ».

http://www.lemonde.fr/videos/video/2017/09/28/a-montreuil-des-parents-d-eleves-deloges-sans-menagement-par-des-crs_5192908_1669088.html

 

Or il s’avère que dans ce conflit, local mais révélateur, et qui dure donc déjà depuis douze ans, semble-t-il, la stratégie répressive de l’État Macronien n’est pas une première… Déjà, le 7 Septembre dernier, il avait usé de la force publique pour tenter de venir à bout de la résistance de ces parents courageux!

 

Et là, chacun peut le vérifier sur la photo, il s’agissait bien de CRS…

 

Contre la revendication légitime de ces parents d’élèves, ce n’en est pas moins une récidive dans l’agression et la violence!

Lepotier

 

 

 

Une quinzaine de cars de CRS venus délogés des parents d’élèves qui bloquaient le site d’une usine à Montreuil © Maxppp – Nathalie Doménégo

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Des riverains et parents d’élèves délogés d’une usine par des CRS

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris jeudi 7 septembre 2017 à 16:01

 

Plusieurs dizaines d’habitants et de parents d’élèves ont été délogés ce jeudi matin, de l’usine de la SNEM, à Montreuil, dont ils bloquaient l’accès aux employés. Une quinzaine de cars de CRS étaient déployés pour mettre un terme à leur rassemblement.

La police a délogé ce jeudi matin, peu après 7h, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) des dizaines de riverains et parents d’élèves qui bloquaient depuis lundi l’accès à une usine dont ils exigent la fermeture en raison de sa toxicité supposée.

 

Ce blocage empéchait les employés d’entrer sur leur lieu de travail, le site de la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), spécialisée dans le traitement chimique de pièces destinées aux groupes aéronautiques Airbus et Safran, située au centre de la ville.

Une manifestation illégale, selon la prefecture de Seine-Saint-Denis. Elle n’a pas été déclarée et constitue un délit d’entrave, et « infondée » compte tenu des « échanges approfondis entre les services de l’Etat, la mairie et les riverains » sur ce sujet, a déclaré la préfecture.De leur côté, les habitants mobilisés pour la fermeture de l’usine, dont des parents d’élèves scolarisés dans les écoles voisines, ont dénoncé avec force cette intervention.

« Au lieu d’appliquer le principe de précaution », le préfet « choisit la force pour protéger l’activité de l’usine », lui permettant ainsi de « continuer à intoxiquer +légalement+ », dénoncent la fédération de parents d’élève, dans un communiqué.

En réponse, des parents d’élèves ont occupé brièvement les locaux administratifs des trois écoles voisines de l’usine et annoncent leur intention de saisir le procureur de la République pour « cette mise en danger de la vie d’autrui ». Depuis des années, des habitants du quartier s’inquiètent de la présence de cette usine et leur mobilisation a pris une nouvelle tournure après qu’une leucémie a été diagnostiquée chez un écolier du quartier en juin.

Les autorités ont lancé une série de contrôles et d’analyses pendant l’été. L’exploitant a notamment été mis en demeure de modifier son système de ventilation et d’améliorer sa gestion des déchets. Mais, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, « aucun élément ne démontre aujourd’hui l’existence d’un danger pour les riverains » qui « nécessiterait de procéder à la fermeture de cette dernière ».

Les opposants dénoncent, ce jeudi, la concentration trop élevée en « chrome 6 » à l’intérieur de l’usine, d’après un rapport publié lundi de l’Agence régionale de santé (ARS). Ce produit chimique réputé toxique doit être interdit le 21 septembre dans le cadre d’une directive européenne.

 

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Sur l’agressivité actuelle du système, voir également :

 

LYON 12 SEPTEMBRE

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

 

 

 

A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

us-christmas

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Manifestation défense des retraites à Lyon, le 28 septembre 2017 à 14h de la Place de la Comédie

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Gel des pensions, hausse de la CSG, les retraités disent non !

Manifestation le 28 septembre 2017

à 14h de la Place de la Comédie en direction de la préfecture.

 

Posted by CGT du Rhône on Sep 27, 2017 |

Hausse de la CSG pour les « retraités les plus aisés » selon E. Macron :

La hausse de la CSG de 1,7 point s’appliquera à la CSG calculée au taux de 6,6 %, qui devrait passer à 8,3 %. Elle va donc frapper les retraités ayant un revenu fiscal de plus de 1 200 € (1 838 € pour un couple marié ou pacsé) par mois, soit 60 % des retraités dans notre pays, plus de 10 millions. Peut-on considérer qu’à partir de 1 200 € par mois on est un retraité aisé ? ! 1 200 € c’est 200 € au dessus du seuil de pauvreté.

Les privilégiés dont il ne parle pas :

Les entreprises du CAC 40 ont enregistré des profits exceptionnels depuis le début de l’année 2017, ils ont grimpé quatre fois plus vite que leurs chiffres d’affaires : 52 milliards de profits au premier semestre, un nouveau record ! Ainsi le président propose de réduire le pouvoir d’achat des retraités au nom du partage des efforts, de réduire l’aide au logement et il accorde des réductions d’impôts de 3 milliards aux plus riches alors que ces véritables privilégiés n’ont jamais autant gagné d’argent.

Le 28 septembre disons tous ensemble non à la hausse de la CSG, non à la mise en concurrence des retraités, des salariés et des jeunes, oui à la revalorisation de nos pensions au 1er octobre et à son indexation sur l’évolution des salaires

Tract : tract action 28 septembre version lyon

 

 

 

 

Lidl du Rousset : Plus de deux ans après le suicide de Yannick, le combat continue !

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Nouveau, sur . . .

SOLYDAIRINFO

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/09/28/lidl-du-rousset-plus-de-deux-ans-apres-le-suicide-de-yannick-le-combat-continue/

 

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Entrepôts Lidl du Rousset :

 

Plus de deux ans après

le suicide de Yannick,

le combat continue !

 

 

A propos de cette affaire, nous venions juste de republier,

sur SOLYDAIRINFO:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/24/la-loi-du-marche-impitoyable-en-realite-republication/

l’étude que nous avions faite, deux ans plus tôt, sur le problème du suicide au travail, et précisément suite au suicide de Yannick, dans les entrepôts LIDL du Rousset.

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EXTRAITS DE PRESSE:

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Harcèlement au travail: Le management de Lidl a-t-il provoqué le suicide d’un salarié?

C’est ce qu’a conclu l’inspection du travail. Le magazine «Cash Investigation» d’Elise Lucet, sur France 2, se penche sur cette affaire ce mardi soir… ( NDLR : 26/09/2017 – Cette émission a battu un record d’audience – Voir plus loin )

C’était le papa d’un enfant de 3 ans. Le 29 mai 2015, Yannick Sansonetti, 33 ans, s’est suicidé dans un petit local du magasin Lidl du Rousset, dans les Bouches-du-Rhône. Ce technicien de maintenance sécurité entrepôt travaillait pour le magasin discount depuis 2009. Selon La Provence, l’enquête de l’inspection du travail a mis en avant « des agissements répétés de harcèlement moral » à son encontre, « entre le mois de janvier 2014 et le 29 mai 2015 ».

« Propos dénigrants », « surcharge de travail »

L’inspection du travail cite, selon le quotidien régional, « une organisation du service favorisant la surcharge de travail », « des ordres inatteignables », des « propos dénigrants » ou des menaces « sur son avenir professionnel. » Des faits similaires avaient déjà été dénoncés par le rapport d’un cabinet de conseil mandaté par le CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail).

http://www.20minutes.fr/marseille/2139247-20170926-harcelement-travail-management-lidl-provoque-suicide-salarie

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Les salariés de l’entrepôt, épinglé dans un reportage de « Cash Investigation », se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. 

Des salariés d’un entrepôt de Lidl, distributeur épinglé dans un reportage de Cash Investigation mardi, étaient en grève mercredi pour dénoncer leurs conditions de travail et le licenciement, selon eux abusif, de l’un de leurs collègues, selon des sources syndicales.

Environ 50 salariés en grève. Le mouvement de grève au Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui a débuté mardi, doit durer au moins jusqu’à jeudi matin, a précisé Christophe Polichetti, délégué syndical et secrétaire général de la CGT Lidl Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aucun camion ne sort de l’entrepôt, qui emploie environ 150 salariés, depuis mercredi matin, et les magasins de la région pourraient connaître des problèmes d’approvisionnement en produits frais et en fruits et légumes, a-t-il affirmé. Environ 50 salariés sont en grève, selon lui. Contactée par l’AFP, la direction de Lidl n’a pas réagi dans l’immédiat.

« J’aimerais envoyer des fleurs à la journaliste ». Au Rousset, les salariés réclament « un changement des pratiques de management », l’arrêt « des menaces et des grossièretés » de la part de l’encadrement, et des avancées sur la façon dont sont décidés les plannings, a notamment détaillé le syndicaliste. Il explique avoir été « soulagé » de voir les conditions de travail dans l’entreprise rendues publiques par le reportage diffusé sur France 2 : « j’aimerais envoyer des fleurs » à la journaliste Sophie Le Gall qui l’a réalisé. 

Le reportage, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointait en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, chez Free/Iliad et Lidl, entreprise allemande. L’émission a établi son record d’audience historique avec ce sujet.

Les syndicats dénoncent des « abus de pouvoir ». Les syndicats du Rousset (CGT, CFDT, UNSA et Sud) réclament par ailleurs la réintégration d’un collègue, licencié selon eux pour « faute grave » après avoir quitté son poste 17 minutes avant l’heure. « Il avait prévenu ses supérieurs et on lui reproche d’avoir prêté son badge à un intérimaire, qui sans cela, ne pouvait pas aller travailler », a relaté Christophe Polichetti. « C’est une sanction complètement disproportionnée », ajoute le représentant du syndicat UNSA, Frédéric Blanc, qui dénonce les « abus de pouvoir » dans l’entreprise. « J’invite la ministre du Travail à venir nous voir, pour lui expliquer la réalité de comment ça fonctionne », ajoute-t-il.

http://www.europe1.fr/societe/un-entrepot-de-lidl-dans-le-sud-est-perturbe-par-une-greve-3447971

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Chez Lidl on les appelle les préparateurs de commandes. Ce sont les fourmis industrieuses et invisibles du grand public à l’oeuvre dans les centres névralgiques de l’enseigne allemande de grande distribution : les entrepôts régionaux, qui irriguent ensuite les différents magasins de la chaîne. Celui de la zone industrielle de Rousset, près d’Aix-en-Provence, a ouvert l’hiver dernier et dessert les supermarchés des Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hautes-Alpes et Bouches-du-Rhône.

43 000 m² de bâtiment, quelque deux cents salariés, 1 500 palettes de produits secs, frais ou surgelés qui entrent et sortent de l’entrepôt chaque jour. Dès 5 h du matin, le ballet des camions commence le long des quais de chargement-déchargement. À l’intérieur, les préparateurs de commandes s’activent, juchés sur des chariots élévateurs et guidés au milieu des immenses rayonnages par une manière de GPS qui leur donne leurs ordres de mission.

Hier matin à Rousset, c’est le sort de l’un de ses stakhanovistes du magasinage qui a été à l’origine d’un mouvement de grève spontané d’une partie de l’équipe du matin. On reproche au jeune homme, en CDI « depuis deux ans et demi après un an et demi d’intérim au même poste », précise-t-il, d’être parti 17 mn trop tôt il y a quelques jours. Circonstance aggravante, la pointeuse, obligatoire aux entrées et sorties du personnel, a enregistré son badge à l’heure normale de débauche, donc plus tard que son départ effectif. Fraude caractérisée à la pointeuse pour la direction qui a donc licencié son salarié.

Ce dernier se défend de toute fraude et assure avoir prévenu sa hiérarchie intermédiaire de son départ anticipé le jour incriminé. « Et mon badge, je l’avais prêté à un intérimaire parce que le sien ne marchait pas et qu’il en avait besoin pour aller aux toilettes. Je ne savais pas qu’il pointerait pour moi en partant », assure le salarié licencié.

Fraude volontaire ou pas ? Plusieurs syndicats confiaient en aparté, après une rencontre avec la direction régionale le matin même, qu’ils auraient compris « une mise à pied pour cette maladresse, mais pas un licenciement brutal ». « Aucune vraie discussion sur le cas de ce collègue n’a été possible ce matin avec la direction, assure Christophe Polichetti, délégué syndical CGT. On nous a juste dit, c’est comme ça et pas autrement. »

« Cet épisode-là, c’est la goutte d’eau, confirme Marc Ricotta, délégué syndical CFDT chez Lidl. J’ai toujours favorisé le dialogue avec la direction, je ne suis pas un jusqu’au-boutiste et je sais que c’est Lidl qui nous fait vivre, mais là, juste, on n’en peut plus. Quand, nous, on pose des questions sur l’encadrement, quand on signale des cas de caissières insultées, des préparateurs pressés par la hiérarchie, rien ne se passe. Parfois, un cadre est simplement déplacé. Les licenciements, c’est pour nous. »

Les relations entre base et hiérarchie, les conditions de travail dans un entrepôt flambant neuf et qui se veut le symbole du nouveau Lidl, moderne et sorti du hard-discount, étaient en fait au coeur des échanges entre la vingtaine de grévistes rencontrés à l’extérieur du site hier matin. Un site qui ne s’est, en outre, toujours pas remis du suicide sur son lieu de travail de l’un de ses salariés en mai 2015 (lire La Provence d’hier).

« Pour aller aux toilettes, on doit demander la permission, qui n’est pas toujours accordée ou alors il faut attendre la pause, confie une préparatrice. Pareil quand on veut aller boire à la fontaine à eau. On nous répond’Mais on vous a distribué des gourdes pour que vous ne vous arrêtiez pas’. » Locaux déjà dégradés ou sales, manque chronique d’effectifs à l’entrepôt comme dans les magasins, salariés de base et agents de maîtrise rincés par la charge de travail… « La direction clame partout que les méthodes ont changé chez Lidl, assène Christophe Polichetti. Moi, je ne vois rien de différent. »

De son côté, Pascal Picazo, le directeur régional de Lidl, reconnaît que le groupe doit encore travailler avec ses salariés sur les conditions de travail. Mais il considère aussi que celles-ci, grâce au nouvel entrepôt, « n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a encore deux ans. L’outil est plus moderne, plus fonctionnel, les horaires des salariés les plus anciens ont pu, par exemple, être adaptés et concentrés sur la matinée« .

La grève pourrait toutefois être reconduite aujourd’hui.

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Les caméras de « Cash » chez Lidl

La grève d’hier intervient dans un climat médiatique particulier pour l’enseigne. « Ce soir (hier soir, Ndlr), on sera tous devant la télé, évidemment, même si on ne va rien apprendre de neuf. Mais au moins, le grand public verra que ce qu’on raconte en réunions de délégués du personnel depuis des années, ça n’est que la vérité », estimait hier matin Christophe Polichetti, délégué syndical CGT de Lidl Rousset, évoquant le magazine d’enquête de France 2, Cash investigations, qui, après avoir fait embaucher l’un de ses journalistes comme préparateur de commandes, a filmé la vie d’un entrepôt Lidl en caméra cachée.

Postes déshumanisés, charges de travail (au propre comme au figuré) délirante, pression managériale pas toujours maîtrisée… Le reportage des équipes d’Élise Lucet, que nous n’avions pas vu au moment d’écrire cet article, s’annonçait redoutable.

Guénaël Lemouee

http://www.laprovence.com/article/societe/4637025/lentrepot-regional-de-lidl-en-greve-pour-lun-des-siens.html

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Le magazine d’investigation d’Élise Lucet a passé un an dans deux entreprises pour enquêter sur les conditions de travail.

L’enquête promet de faire du bruit. Mardi soir, Élise Lucet présente un nouveau numéro de Cash investigation sur France 2. Un an d’enquête sur les conditions de travail dans deux entreprises, Lidl et Free, avec pour titre « Travail, ton univers impitoyable ».

Un salarié porte huit tonnes de colis par jour.

Chez Lidl d’abord, le téléspectateur va pouvoir découvrir comment le travail peut user le corps. Le tout grâce à plusieurs semaines de caméras cachées. Un journaliste de l’émission a réussi à se faire embaucher comme préparateur de commande dans les entrepôts du magasin. « On a découvert l’installation d’un système qui s’appelle la commande vocale. Le salarié travaille avec un casque toute la journée et une machine lui dicte des ordres, donc des colis à prendre », explique Sophie le Gall, réalisatrice de l’enquête.

L’équipe de Cash investigation a aussi découvert quel poids les salariés transportent tous les jours. Un chiffre que les employés eux-mêmes ignorent. « Il a fallu, image par image, se repasser toute la journée de travail et noter chaque colis qu’il a porté », indique la réalisatrice. Au total, 1.400 colis pour… 8.170 kilos, soit huit tonnes en une journée. L’équivalent de deux éléphants d’Asie, ou encore six voitures de taille moyenne.

Dans les centres d’appels de Free. La seconde partie de l’enquête promet également de faire du remous. Elle concerne Free et son patron Xavier Niel. Cash investigation s’est intéressé aux centres d’appels de la marque. Dans le magazine Society, le fondateur de l’entreprise qualifiait lui-même ce métier d’horrible : « Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». Au programme notamment, un face-à-face très tendu entre Élise Lucet et Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free.

http://www.europe1.fr/medias-tele/lidl-et-free-dans-le-viseur-de-cash-investigation-3446438

 

Record d’audience historique pour Cash Investigation, Lidl va réagir

 

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs et permis à France 2 d’être leader en prime time mercredi soir.

L’émission « Cash investigation » a établi son record d’audience historique mardi soir avec son émission sur le « monde merveilleux du travail » au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 17,7% des téléspectateurs présents devant leur télévision, selon les chiffres de Médiamétrie. Elle dépasse de peu une spéciale de « Plus belle la vie » sur France 3, qui a attiré près de 3,8 millions de téléspectateurs (15,9% de part d’audience, car sa durée était différente).

Comment revoir l’émission 

Pour ceux qui auraient manqué sa diffusion, « Cash Investigation » peut être visionné en replay sur France.Tv

http://www.sudouest.fr/2017/09/27/record-d-audience-historique-pour-cash-investigation-lidl-va-reagir-3812320-4693.php

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Dans le cadre de cette très bonne émission d’Élise Lucet…

ORDONNANCES MACRON:

PÉNICAUD PRISE LA MAIN DANS LE SAC… (VIDÉO)

 

Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation, l’émission d’Elise Lucet sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est totalement embourbée quand la journaliste lui a présenté les conséquences de sa réforme par ordonnances du code du travail pour Nelson, victime d’un licenciement abusif.

De la théorie à la réalité. Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est trouvée confrontée aux conséquences concrètes de sa réforme par ordonnances du code du travail. Au terme du reportage du jour, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », Elise Lucet lui a en effet présenté le cas de Nelson, l’un des intervenants du reportage, salarié viré par Free après moins d’un an d’ancienneté et dont le licenciement a été jugé abusif par le tribunal des prud’hommes.

N’ayant pas respecté le droit du travail, Free a été condamné par les prud’hommes à verser 6 mois de salaire à Nelson, explique la journaliste. Soit 10.800 euros. Cela, c’est le système actuel. Mais dans le futur à la sauce Macron, les indemnités prudhomales pour licenciement abusif seront justement plafonnées par les ordonnances de Muriel Pénicaud. Combien Nelson touchera-t-il alors, demande Elise Lucet ?

Muriel Pénicaud sort les rames…

C’est alors que la ministre va s’empêtrer dans ses tentatives d’esquive. « Ça dépend de l’ancienneté et ça dépend du motif », démarre Muriel Pénicaud. Sauf que ça ne « dépend » pas du tout puisque le cas qui lui est soumis est très précis… Motif : licenciement abusif. Ancienneté : moins d’un an. « Vous n’avez pas une réponse un peu plus précise ? », relance la présentatrice de Cash. « Mais non mais ça dépend », maintient la ministre.

La réponse viendra donc de l’intervieweuse : dans le nouveau système, Nelson touchera à peine un mois de salaire en indemnités, c’est-à-dire 1.800 euros. Soit six fois moins que ce qu’il a touché dans le système actuel. « Le plancher est à trois mois donc c’est pas possible », objecte alors Muriel Pénicaud d’un ton péremptoire. Sauf que justement, non : ses ordonnances ne prévoient pas ce plancher si le salarié abusivement licencié a moins d’un an d’ancienneté, ce qui est le cas de Nelson.

« Sauf si le juge considère qu’il y a une discrimination », tente encore Muriel Pénicaud. Mais encore une fois, non, Nelson n’a pas été discriminé : son employeur l’a juste licencié illégalement. Il ne touchera donc qu’un mois d’indemnités. Mais cela, la ministre du Travail a manifestement du mal à l’assumer…

https://www.marianne.net/societe/video-malaise-tv-dans-cash-investigation-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-s-embourbe?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1506506223

 

 

 

FIN DU CAPITALISME

 

Solidarité avec la lutte du peuple colombien pour la paix et la justice sociale !!

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Solidarité avec la lutte

du peuple colombien

pour la paix et la justice sociale !!

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Le gouvernement Colombien doit garantir la protection des syndicalistes !

Si le message ne s’affiche pas correctement, accédez à la version en ligne.

Peuples solidaires actionaid
Je signe
Peuples solidaires actionaid

Le 1er juillet dernier, Alberto Román Acosta González, président de section de l’Union nationale des travailleurs de l’agro-industrie (SINTRAINAGRO) de Colombie, a été assassiné. Son nom s’ajoute à la longue liste des 156 syndicalistes et défenseurs·ses des droits tué·e·s depuis le mois de mars 2016 en Colombie. Depuis sa création, le syndicat apporte son soutien aux initiatives de négociations de paix amorcées dans le pays, ce qui l’a conduit à devenir une cible directe des groupes armés qui y sont opposés.

Productrice de bananes, de café, d’huile de palme, de fleurs coupées et de canne à sucre, la Colombie mise sur l’exportation de ses produits agricoles. En 2016, ses exportations de fruits tropicaux et subtropicaux vers la France ont par exemple représenté 49,2 millions d’euros. Mais la manne financière générée par ces exportations bénéficie peu aux travailleurs·ses du secteur.

Notre partenaire SINTRAINAGRO en appelle donc à notre solidarité pour soutenir ses demandes au gouvernement colombien.

Signez cette pétition pour exiger du gouvernement Colombien l’ouverture d’une enquête exhaustive et transparente sur ce meurtre ainsi que la protection de celles et ceux qui défendent des droits sociaux en Colombie

Dites Stop !


JE SIGNE CETTE PÉTITION

Face à cette situation votre mobilisation est indispensable !

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Definition of Base and Superstructure, Core Concepts of Marxist Theory

Definition

of Base

and Superstructure

 

  Core Concepts of Marxist Theory

 

 

 

 

by Nicki Lisa Cole, Ph.D.

Updated April 21, 2017

 

Base and superstructure are two linked theoretical concepts developed by Karl Marx, one of the founders of sociology. Simply put, base refers to the forces and relations of production—to all the people, relationships between them, the roles that they play, and the materials and resources involved in producing the things needed by society.

Superstructure, quite simply and expansively, refers to all other aspects of society.

It includes culture, ideology (world views, ideas, values, and beliefs), norms and expectations, identities that people inhabit, social institutions (education, religion, media, family, among others), the political structure,and the state (the political apparatus that governs society). Marx argued that the superstructure grows out of the base, and reflects the interests of the ruling class that controls it. As such, the superstructure justifies how the base operates, and in doing so, justifies the power of the ruling class.

From a sociological standpoint, its important to recognize that neither the base nor the superstructure is naturally occurring, nor are they static. They are both social creations (created by people in a society), and both are the accumulation of social processes and interactions between people that are constantly playing out, shifting, and evolving.

Extended DefinitionMarx theorized that the superstructure effectively grows out of the base  and that it reflects the interests of the ruling class that controls the base (called the bourgeoisie in Marxs time).

In The German Ideology, written with Friedrich Engels, Marx offered a critique of Hegel‘s theory of how society operates, which was based on principles of Idealism. Hegel asserted that ideology determines social life–that the reality of the world around us is determined by our mind, by our thoughts  .

Considering historical shifts in relations of production, most importantly, the shift from feudalist to capitalist production, Marx was not content with Hegel’s theory. He believed that the shift to a capitalist mode of production had sweeping implications for the social structure, culture, institutions, and ideology of society—that it reconfigured the superstructure in drastic ways. He posed instead a “materialist” way of understanding history (“historical materialism”), which is the idea that the material conditions of our existence, what we  produce in order to live and how we go about doing so, determines all else in society. Building on this idea, Marx posed a new way of thinking about the relationship between thought and lived reality with his theory of the relationship between base and superstructure.

Importantly, Marx argued that this is not a neutral relationship. There is a lot at stake in the way the superstructure emerges out of the base, because as the place where norms, values, beliefs, and ideology reside, the superstructure serves to legitimate the base. The superstructure creates the conditions in which the relations of production seem right, just, or even natural, though ,  in reality, they may be deeply unjust, and designed to benefit only the minority ruling class, rather than the majority working class.

Marx argued that religious ideology that urged people to obey authority and work hard for salvation in the afterlife was a way in which superstructure justifies the base  because it generates an acceptance of one’s conditions as they are. Following Marx, Antonio Gramsci elaborated on the role of education in training people to obediently serve in their designated roles in the division of labor, depending upon into which class they were born. Marx and Gramsci also wrote about the role of the state—the political apparatus—in protecting the interests of the ruling class. In recent history, state bailouts of collapsing private banks is an example of this.

In his early writing,  Marx was very committed to the principles of historical materialism, and the related one-way causal relationship between base and superstructure.

However, as his theory evolved and grew more complex over time, Marx reframed the relationship between base and superstructure as dialectical, meaning that each influences what happens in the other. Thus, if something changes in the base, it causes changes in the superstructure, and vice versa.

Marx believed in the possibility of a revolution among the working class because he thought that once workers realized the extent to which they were exploited and harmed for the benefit of the ruling class, then they would decide to change things, and a significant change in the base, in terms of how goods are produced, by whom, and on what terms, would follow.

 

Source: https://www.thoughtco.com/definition-of-base-and-superstructure-3026372

 

Rouge à lèvres, bas nylon et philo du diamat… Ou l’étrange suite d’un débat sur l’économie soviétique…!!

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Rouge à lèvres, bas nylon

et philo du diamat…

Ou l’étrange suite d’un débat

sur l’économie soviétique…!!

Fallait-il vraiment sacrifier la production de certains produits de consommation courante au profit de la survie de l’URSS, ou bien accepter de vivre dans la dépendance et perdre tout espoir d’avancer vers l’indépendance et le socialisme?

Suite à la pseudo « interview » de Paul ARIES par « Les Z’indignés », le débat risquait fort de prendre un tour surréaliste…

(Extraits déjà publiés:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/21/ce-que-javoue-franchement-et-revendique-meme-sans-le-moindre-detour/  )

 

Suite…:

 

 

21/09/2017 à 19:52 par CN46400

@Luniterre « ’est, même selon les sondages US, que plus de 55% des Russes ont une opinion positive, aussi bien globalement, de la période soviétique, avant perestroïka, que de l’œuvre de Staline et de sa période. »

Sauf que les jours d’élection, il ne votent pas autant, loin s’en faut,pour le PCR. Et vous ne traitez toujours pas le pb du retard technologique de l’URSS, hors complexe militaro-industriel….

 

21/09/2017 à 22:08 par Luniterre

@CN46400 « Sauf que les jours d’élection, il ne votent pas autant, loin s’en faut,pour le PCR. »

PCR ??? On supposera que vous voulez parler du KPRF, de Ziouganov, qui est à la fois l’un des divers « partis communistes » reconstitués ces dernières années et le principal parti d’ »opposition » à Poutine, néanmoins…

Ce que propose ce parti, en fait l’héritier des restes de la bureaucratie « gorbatchévienne », n’est pas réellement différent de ce que propose Poutine, sauf pour une plus grande inféodation à l’économie capitaliste chinoise, encore… Et les russes veulent conserver leur indépendance, autant que possible.

« Et vous ne traitez toujours pas le pb du retard technologique de l’URSS, hors complexe militaro-industriel…. »

Apparemment, vous ne comprenez donc pas du tout la dialectique, même formulée de manière volontairement simplifiée, à votre intention : « Beurre ou canons » ??? Tout le monde préfère le beurre aux canons, mais les Russes préfèrent aussi rester vivants et indépendants même s’il faut rogner sur le beurre…

« hors complexe militaro-industriel…. » les efforts de développement ont sans aucun doute « pâti » du dilemme précité, et cela me paraissait suffisamment évident comme réponse, également sur ce point…! Désolé pour votre difficulté à relier deux idées pourtant aussi flagrantes.

Ceci-dit, selon des personnes russes de ma connaissance, certains produits courants continuent d’être fabriqués selon la tradition soviétique et en font carrément un label de qualité communément reconnu et recherché… Pure nostalgie…? Il ne sembla pas, selon eux, mais bien qualité réelle, au contraire.

Et donc, là encore, pas de jugement simpliste et hâtif, genre l’ »URSS stalinienne de 1927 à 1991″ !!!

Luniterre

 

21/09/2017 à 23:41 par Geb.

Et vous ne traitez toujours pas le pb du retard technologique de l’URSS, hors complexe militaro-industriel….

Et juste quelques questions pour continuer à m’éclairer :

« Par rapport à qui et à quoi ce « retard » technologique ??? ».

C’est quoi qui est « en retard » ? Et ce retard pénalise qui ? Les couches sociales défavorisées ? Les couches sociales supérieures ?

Et comme peut-on dissocier l’avance technologique du « Complexe militaro-industriel » de l’avance technologique « civile », ou « sociale », ou culturelle ?? Ou commence chacune et ou chacune finit-elle ?

La Russie produit les seuls moteurs capables de lancer les fusées « Saturn V » en orbite et les Américains n’arriveront pas à les remplacer avant 2022. Sa technologie aéronautique, (Issue du CMI), lui permet grâce aux « sanctions » d’envisager la production du premier aéronef civil concurrent en taille de Boeing et Airbus. Les Russes maîtrisent aussi bien l’Hypersonique aéro-spatiale que l’Hypercavitation sous-marine, de même la technologie spatiale et ils préparent le train Hyperloop local avec les Chinois… Toujours grâce aux sanctions occidentales ils sont aujourd’hui non seulement auto suffisants en céréales mais en revendent aux Occidentaux. Leur antivirus Kaspersky est actuellement le seul vrai antivirus informatique. (Qui est d’ailleurs vendu par Orange France pour sécuriser ses abonnés). Ils ont développé leurs propres logiciels et environnements informatiques. Leur moteur de recherche Yandex vaut largement Google. Leurs réseaux sociaux avec « V Kontakte » valent largement ceux des Occidentaux. Ils sont les seuls à posséder un système alternatif original au système GPS avec le Glonast alors que Galiléo européen ne sera (peut-être) opérationnel qu’en 2020.

Ils enrichissent plus de la moitié de l’Uranium 235 destiné aux centrales nucléaires des USA ce qui équivaut à dire que si demain ils cessent cette « collaboration », (Pas gratuite), les Yankees vont mourir gelés dans leurs ascenseurs en panne.

Leur système universitaire est au moins équivalent au système français en qualité et en résultats et est presque entièrement gratuit.

Leur système des Sécurité sociale, mis à mal après la chute de l’URSS, a été pratiquement entièrement restauré et n’a rien à voir avec l’escroquerie de l’Obamacare et peut-être justement comparé à la Sécu française, du moins si on ne nous la détruit pas d’ici peu.. (Ayez un accident de la circulation nécessitant une hospitalisation en Russie et le même aux USA et la différence sera vite faite. Surtout si vous n’avez pas une carte « Gold » bien approvisionnée).

Et puisqu’on parle banque, ils ont lancé un système alternatif à Visa et Eurocard, le système de cartes de paiement « MIR » détaché des Banques occidentales et ont remplacé le système SWIFT par leur propre système de paiement international ets e détachent peu à peu du dollar hégémonique.

Et cette année ils viennent de finir de payer la dette de l’URSS alors que la France continue à payer les intérêts du Plan Marshall aux Etats-Unis.

Et tout ça en 15 ans…

Bien sûr le CMI est en première ligne et bouffe un maximum de ressources, mais il est actuellement le plus crédible du Monde entier au niveau fiabilité et capacité.. Vous pensez qu’ils ont le choix ??? Et que ça serait mieux si c’était nos partenaires yankees qui étaient à leur place derrière la gâchette ?

Pensez avec ce qu’ils pourraient en faire si on leur foutait un peu la Paix au lieu de les détruire ou de tenter de le faire à chaque nouveau siècle qui vient sous des prétextes à géométrie variable…

Alors par rapport à une France macronienne qui se paupérise chaque jour un peu plus je vois pas ce qu’ils ont à nous envier.

Même pas la démocratie « qu’on a perdue » et qu’ils n’auraient censément pas. En admettant qu’on l’ai réellement eue nous un jour en France.

Et si vous lisez l’Anglais, tiré du Saker US :

http://thesaker.is/made-in-russia-vii-september-1-15-2017/

Dette extérieure de la Russie : 26 milliards de dollars. 282 millions d’habitants. 5éme pays du Monde en superficie.

Dette extérieure de la France : 2168,6 milliards d’Euros. 67 millions d’habitants. 49éme pays du monde en superficie

Ca fait réfléchir, non ?

https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/%25C3%2589c…

https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publi…

Bien sûr j’aurai préféré qu’ils restent « soviétiques », et Poutine n’’set pas mon plus grand ami, mais je me console en me disant que c’est pas grâce au soutien de leurs camarades français, (Dont je faisait partie à l’époque), qu’ils auraient pu le rester.

 

22/09/2017 à 19:47 par CN46400

@ Geb 1-On parle de l’URSS, pas de la Russie actuelle même si j’en crois un reportage vue dernièrement à la télé, les russes, en Extrême Orient, ne peuvent, pour freiner le marché noir des produits manufacturés chinois. traverser le fleuve Amour pour aller en Chine, qu’une fois par semaine. 2- Un pays peut être au top technologique dans un domaine et à la traîne dans beaucoup d’autres domaines. S’il vit en autarcie (cas de l’URSS) il importe pas de produit manufacturés, faute de disponibilités en devises étrangères, ou peu, et cela génère, à la longue, de la frustration parmi la population. D’autant que l’impossibilité de voyager à l’extérieur est ressentie comme anormale, même par ceux qui ne veulent pas sortir.

 

22/09/2017 à 11:00 par CN46400

@ Luniterre De 1927 à 1991 l’URSS a été quasi totalement étatisée, c’est pour cela que j’emploie le mot « stalinienne », mêmes je sais bien qu’après 53 on est passé au stalinisme « décaféiné ». Le goulag redevient un système pénitentiaire classique et plus un moyen de production avec de la main-d’oeuvre « low cost » recrutée par quota, parmi les voleurs de poules et emmerdeurs de tous calibres, dans toutes les communes de l’Union soviétique

Expérience perso : 1975, à Kiev une postière propose à ma femme d’échanger une paire de bas nylon contre un billet d’avion Kiev-Moscou ! Son fils est obnubilé par les chaussures « Knikers » dont il a entendu la pub sur la radio « free europa », sidéré quand on lui dit que nos enfants n’utilisent pas cette camelotte ! En 1962 on a résolu les pb de rouge à lèvre à Cuba, sous embargo US, avec une usine mise en route en Tchécoslovaquie….En 75 il y avait des bas nylon à Moscou, mais dans les magasins « nomenklaturistes », et pas pour les employée des PTT. On résout comment ces situations avec la « Dia-mat » ?

 

23/09/2017 à 00:53 par Luniterre

@CN46400 __ Waouhh ! Diamat, rouge à lèvres et bas nylon… ! Je vois que vous faites de gros efforts pour élever le débat à sa juste hauteur philosophique… !

Toutefois, en tant que supposé « stalinien » je dois donc, pour être dans le rôle que vous voulez absolument m’assigner, vous poser une question essentielle, à ce niveau d’élévation :

« __Le rouge à lèvres tchécoslovaque était-il bien vraiment rouge ??? »

Quant aux bas nylons, votre deal m’inspire cette réflexion : on voit bien là à quel point les transports en commun, même en avion, étaient bon marché, en URSS !

Pour le reste, vous ne faites encore que ressasser les clichés empruntés au « Livre noir » et à ses amis…

L’économie « étatique » de l’URSS était déjà très largement démantelée, ( « décentralisée », officiellement…), dans les années 70, soit après plus de 15 ans de « réformes » khrouchtchéviennes et brejnéviennes…

Quant aux « innocents enfin libérés » des goulags, savez vous au moins quel a été l’impact social et économique réel de cette « libéralisation » de la société ??

Vous êtes vous jamais interrogé sur ce qu’a été le processus d’accumulation primitive du capital qui a permis la formation de la classe des « oligarques » ??

Un échantillon de toute cette histoire, parmi d’autres, se trouve ici :

https://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/2707461.html/BINARY/Une%20d%C3%A9cennie%20dans%20l%27enfer%20des%20gangs

Extrait :

 » Sortis de prison à la chute du communisme, des dizaines de caïds importants se jettent sur les richesses du pays (entreprises industrielles, mines, pétrole). « Il suffisait d’être un tant soit peu dénué de scrupules pour se reconstituer une fortune inimaginable en l’espace de quelques heures », rappelle l’enquêteur. Trois chiffres : en 1994, l’ONU estimait à 5 700 le nombre de bandes criminelles en Russie, avec 3 millions de membres. En 1993, on dénombre 29 200 assassinats en Russie, tandis qu’à Moscou le nombre de meurtres fut multiplié par huit entre 1987 et 1993 ! « 

Ce que accumulation « primitive » veux vraiment dire… !!

Enfin, à préciser par rapport au point de vue de départ de cet article, il faut resituer la réalité de la pression du système répressif sur la société en URSS : dans sa période la plus forte elle représentait 2,5 millions de personnes incarcérées, au total, soit 2,4% de la population, ce qui est effectivement considérable.

Ceci-dit, aux USA, en 1996, l’année même où les chercheurs US ont établi ces chiffres pour leur étude historique de l’URSS, le nombre de taulards US était de 5,5 millions, soit 2,8% de la population !

J’ai eu l’occasion d’échanger publiquement et directement, sur ces chiffres, avec l’historien Nicolas Werth, qui en a reconnu l’exactitude.

Nicolas Werth, peu suspect de « stalinisme », vous en conviendrez, vu qu’il a également collaboré au « Livre noir »…

Le matérialisme dialectique, M CN46400, c’est d’abord de regarder la réalité en face, et de faire avec, au mieux, ce qu’il est possible de faire.

Luniterre

 

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Source:

 

https://www.legrandsoir.info/paul-aries-les-reves-de-la-jeune-russie-des-soviets-une-lecture-antiproductiviste-de-l-histoire-du-stalinisme.html