USA

Brut!

 

 

 

 

Brut!

 

 

https://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1060x523/public/1_41.jpg

 

 

https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=http%3A%2F%2Fwww.45enord.ca%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F09%2F190914-site-petrolier-abqaiq-arabie-apres-attaque-drones.jpg&f=1&nofb=1

AFP / – Après une attaque de drones, de la fumée s’élève au-dessus du site pétrolier d’Abqaiq du géant saoudien Aramco, à 60 km au sud-ouest de Dahran, dans l’est de l’Arabie saoudite, le 14 septembre 2019

 

Attaque de drones

des rebelles yéménites

contre des sites pétroliers

en Arabie Saoudite

 

 

Selon le ministère saoudien de l’Intérieur,

les attaques n’ont fait aucune victime.

 

Ce qui, rappelons le, n’est pas le cas des multiples attaques impérialistes meurtrières des Saoudiens et de leurs alliés, depuis des années, contre les populations civiles du Yémen.

 

 

 

 

Une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites a provoqué des incendies samedi dans deux installations pétrolières du géant Aramco en Arabie saoudite, troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier.

[NDTML >>> Article réactualisé en fonction des nouvelles infos sur le sujet ]

 

Les rebelles Houthis avaient revendiqué les deux précédentes attaques, en mai et en août, sur des installations d’Aramco dans le royaume saoudien, pays dont les forces sont engagées au côté du pouvoir au Yémen contre les rebelles.

Les équipes de sécurité d’Aramco sont intervenues à 01H00 GMT pour tenter d’éteindre des incendies dans deux installations stratégiques à Abqaiq et Khurais, « visées par des drones », a indiqué le ministère de l’Intérieur du premier exportateur mondial d’or noir.

 

L’attaque n’a fait aucun blessé, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Mansour al-Turki.

 

Les autorités ont renforcé la sécurité autour des deux sites visés, empêchant les journalistes de s’approcher. De la fumée s’élevait au dessus des deux sites pétroliers.

Dans un communiqué relayé par leur chaîne de télévision Al-Massirah, les Houthis ont fait état d' »une opération d’envergure contre des raffineries à Abqaiq et Khurais ».

Les Houthis, soutenus politiquement par l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes.

Ils affirment agir en riposte aux frappes aériennes de la coalition militaire menée par Ryad, qui intervient depuis 2015 dans la guerre au Yémen déclenchée en 2014 par une offensive des Houthis, qui se sont emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa.

 

AFP / Sophie RAMIS Arabie saoudite

L’attaque été condamnée par les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et l’Egypte.

Dans un communiqué, l’émissaire de l’ONU pour le Yémen Martin Griffiths a jugé « la récente escalade militaire extrêmement inquiétante », appelant « toutes les parties à la retenue » et à « éviter de mettre en danger le processus de négociations engagées par l’ONU ».

L’ONU a parrainé des pourparlers interyéménites en décembre pour tenter de mettre un terme au conflit, qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l’organisation.

– « Plans d’urgence » –

Le site d’Abqaiq, à 60 km au sud-ouest de Dahran, principal siège du géant pétrolier, abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d’Aramco, selon son site internet.

Khurais, à 250 km de Dahran, est l’un des principaux champs pétroliers de l’entreprise publique.

Après l’attaque, l’Arabie saoudite a dû réduire sa production pétrolière de moitié, ce qui représente quelque cinq millions de barils de pétrole par jour, soit environ 5% de la production mondiale de brut par jour, selon le quotidien américain Wall Street Journal.

« En fonction de l’ampleur des dégâts et d’éventuelles pannes, Aramco utilisera ses plans d’urgence en puisant dans ses stocks », a expliqué à l’AFP Samir Madani, cofondateur du site de suivi du transport maritime Tanker Trackers.

« Il pourrait y avoir des ruptures d’approvisionnement si les dégâts à Abqaiq sont importants », a-t-il estimé.

Sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui cherche à diversifier l’économie saoudienne ultradépendante du pétrole, Aramco prépare son introduction en bourse qui doit avoir lieu « bientôt », selon son nouveau PDG Amin Nasser.

– Menace –

D’après des experts, les attaques des rebelles yéménites montrent qu’ils disposent d’armes sophistiquées et constituent une menace sérieuse pour l’Arabie saoudite et plus particulièrement pour ses installations pétrolières.

Le 17 août, les Houthis avaient dit avoir mené une attaque à l’aide de dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie « limité » selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Le 14 mai, les Houthis avaient revendiqué une attaque de drones dans la région de Ryad, contre deux stations de pompage d’un oléoduc reliant l’est à l’ouest du royaume, qui avait entraîné l’interruption temporaire des opérations sur l’oléoduc.

Cette attaque avait ajouté aux tensions grandissantes dans la région du Golfe, après des attaques et des actes de sabotages contres des pétroliers en mai et juin, imputés par les Etats-Unis et son allié saoudien à l’Iran qui a nié toute implication.

La destruction d’un drone américain, entré dans l’espace aérien iranien selon Téhéran, avait fait craindre un embrasement général. Le président américain Donald Trump avait alors affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attaque-de-drones-des-rebelles-yemenites-contre-des-sites-petroliers-en-arabie-doc-1ka46s7

 

*****************

 

LES IMPÉRIALISTES ACCUSENT L’IRAN,

TOUJOURS DANS LEUR VISEUR…

 

L’Arabie saoudite s’est dite mobilisée dimanche pour tenter de faire redémarrer ses installations pétrolières endommagées la veille par des attaques de drones, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

Les Etats-Unis n’ont pas tardé à réagir: « Suite aux attaques en Arabie saoudite, qui pourraient avoir un impact sur les prix du pétrole, j’ai autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir », a tweeté dimanche le président américain Donald Trump.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco.

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté samedi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les Etats-Unis allaient oeuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a laissé entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

 

L’Irak a de son côté réfuté tout lien avec l’attaque après que le Wall Street Journal a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Ryad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ».

Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour, a estimé des représailles directes peu probables.

« Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…) Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents », a-t-il déclaré.

– Nervosité des marchés –

La Bourse de Ryad a réagi à ces attaques en chutant de 3% à son ouverture, avant de reprendre une partie de ses pertes.

Les explosions de samedi ont déclenché des incendies dans l’usine d’Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais.

 

Selon le ministère saoudien de l’Intérieur, les attaques n’ont fait aucune victime.

 

NASA Worldview/AFP / Handout Image satellite fournie par la Nasa montrant de la fumée s’échapper d’installations pétrolières en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019

 

 

 

L’infrastructure énergétique saoudienne avait déjà été touchée par les Houthis, notamment en août et en mai, en représailles selon eux à la campagne de bombardement menée par Ryad contre des zones qu’ils contrôlent au Yémen.

Mais cette frappe est d’un autre ordre: elle a provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l’approvisionnement mondial.

Cela pourrait ébranler la confiance des investisseurs dans Aramco, géant pétrolier qui prépare son introduction en Bourse.

L’opération a été retardée plusieurs fois, notamment en raison de conditions défavorables.

Tandis que les marchés surveillent de près la réaction de l’Arabie saoudite, le PDG d’Aramco, Amin Nasser, a déclaré que « des travaux » étaient « en cours » pour rétablir la production.

AFP / – Réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Jeddah en Arabie saoudite, le 15 septembre

Le prince Abdel Aziz ben Salmane, récemment nommé ministre de l’Energie, a assuré qu’une partie de la baisse de production serait compensée par les stocks.

Un retour à la normal complet de la production pourrait prendre des semaines, selon Bloomberg News citant des sources anonymes.

Ryad, premier exportateur mondial de pétrole brut, dispose de cinq gigantesques installations de stockage souterrain qui peuvent contenir des dizaines de millions de barils.

 

– Installations vulnérables –

Lors d’un entretien téléphonique entre le président américain Donald Trump et le prince héritier, la Maison Blanche a condamné les attaques contre des « infrastructures vitales pour l’économie mondiale ».

Mais la Maison Blanche a fait savoir que M. Trump n’excluait toujours pas l’hypothèse d’une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani malgré les accusations portées contre Téhéran.

 

L’envoyé de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, s’est déclaré « extrêmement préoccupé » par les attaques, également condamnées par des voisins de Ryad (les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït).

 

Paris, [NDTML >>> complice de longue date des criminels saoudiens et US], a exprimé sa « solidarité » avec Ryad.

 

Des ministres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l’attaque. Il n’était pas clair si l’Iran était présent à la réunion de l’OCI, convoquée initialement pour examiner le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer des pans de la Cisjordanie occupée.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à « la retenue pour prévenir toute escalade », selon son porte-parole.

« Toute turbulence de ce genre ne contribue pas à la stabilisation du marché des hydrocarbures », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov au quotidien économique Vedomosti.

Ryad a dépensé des milliards de dollars en matériel militaire, mais pour les experts, les récentes attaques confirment la vulnérabilité des installations pétrolières dans le Golfe.

Bien que les puits de pétrole du royaume soient dispersés et difficiles d’accès, ses installations de traitement du brut sont beaucoup plus exposées.

https://www.afp.com/fr/infos/334/petrole-ryad-se-mobilise-pour-retablir-sa-production-apres-une-attaque-attribuee-liran-doc-1ka8xy14

 

CONSÉQUENCES POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES – SUITE >>>

Les Etats-Unis se sont déclarés dimanche « prêts à riposter » aux attaques de drones la veille contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir! », a tweeté Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

 

FRAPPÉS AU CŒUR…???

Le cours du pétrole s’est envolé lundi après l’attaque contre des installations pétrolières saoudiennes, qui a réduit brutalement l’approvisionnement du monde en or noir, et réveillé la crainte d’une escalade militaire entre Etats-Unis et Iran.

Dans les premières cotations lundi matin, les prix du pétrole étaient en forte hausse et gagnaient plus de 10%: le baril américain de WTI augmentait de 10,68% à 60,71 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord montait de 11,77% à 67,31 dollars.

Le marché de son côté continuait d’encaisser « la plus grande perturbation ponctuelle de l’offre de pétrole de toute l’histoire », affirme Ipek Ozkardeskaya, analyste pour London Capital Group.

Vers 11H30 GMT, le pétrole bondissait de 10% à 66,24 dollars à Londres, où est coté le baril de Brent de la mer du Nord, et de 8,50% à 59,51 dollars à New York pour le « light sweet crude », référence américaine du brut.

– +20% –

A l’ouverture, les cours avaient bondi de 20% à Londres, le plus fort mouvement en cours de séance depuis 1991 et la guerre du Golfe.

« L’attaque a annulé environ la moitié de la production saoudienne, soit quelque 5% de la production mondiale », remarque Craig Erlam, de la maison de courtage Oanda.

Les explosions de samedi ont déclenché des incendies dans l’usine d’Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco

https://www.afp.com/fr/infos/334/petrole-saoudien-washington-pret-riposter-aux-attaques-le-prix-du-baril-senvole-doc-1ka8xy16

 

 

CRAINTES SURJOUÉES POUR DES RAISONS POLITIQUES…

Selon des experts, Ryad devrait pouvoir rétablir lundi un tiers de sa production. Le royaume a aussi déjà promis de mobiliser ses vastes réserves pour amortir le choc, et le président américain Donald Trump s’est dit prêt à faire de même aux Etats-Unis, pour amortir le choc pétrolier.

Il y a « plein de pétrole ! », a-t-il twitté.

« Pour le moment, les marchés sont bien approvisionnés avec de nombreuses réserves commerciales », a confirmé lundi matin l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

L’Opep, cartel mondial d’exportateurs d’or noir dominé par l’Arabie Saoudite, restait pour sa part muette lundi matin. Le Wall Street Journal croit savoir que l’organisation n’a pas l’intention dans l’immédiat de pomper davantage pour compenser la perte de production saoudienne, pas plus que la Russie, autre grande puissance des hydrocarbures. [NDTML >>> La hausse du pétrole, même provisoire, est un ballon d’oxygène pour d’autres pays en résistance anti-impérialiste tels que la Russie et le Venezuela…! Pour les prolétaires en France ce devrait être ne occasion de rappeler la surtaxation dont ils sont victimes, et qui est à l’origine de la crise des « Gilests Jaunes »… ]

– Escalade entre Washington et Téhéran –

Si le monde n’apparaît pas menacé dans l’immédiat d’une pénurie d’or noir, les marchés manifestent aussi lundi par leur coup de sang la crainte d’une escalade militaire entre Washington et Téhéran.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attaque-contre-larabie-saoudite-le-petrole-saffole-les-tensions-diplomatiques-montent-doc-1kb6ae9

 

 

 

 

L’ÉMISSION INTÉGRALE >>>

 

EXTRAITS >>>

 

 

 

 

 

 

CONSÉQUENCES >>> SUITE

Par Vincent Collen

Publié le 16/09 à 11h57

Mis à jour le 16/09 à 15h50

La flambée exceptionnelle des cours du pétrole sur les marchés internationaux, ce lundi, va logiquement se répercuter sur les prix à la pompe en France.

A Rotterdam, la référence pour la distribution de carburants en Europe, les cotations des principaux produits pétroliers étaient en hausse d’environ 10 %. « Le secteur des stations-service est très compétitif et très réactif. La remontée des cours aura un impact dans les tout prochains jours dans la très grande majorité d’entre elles », explique Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).

Les variations des cours du brut, à la hausse comme à la baisse, sont atténuées en France car la fiscalité, qui ne varie pas, totalise 60 % du prix de vente à l’automobiliste. La matière première elle-même représente 44 centimes sur le litre de gazole vendu en moyenne 1,41 euro la semaine dernière, et 41 centimes pour le litre de SP 95 commercialisé 1,48 euro.

Recul des prix cet été

Une hausse de 10 % sur cette composante du prix est donc à prévoir, soit environ 4 centimes par litre. Si l’on ajoute l’impact de la TVA, les prix de l’essence et du gazole devraient donc s’apprécier de quelque 5 centimes au cours des prochains jours.

Les automobilistes français retrouveraient ainsi les prix qu’ils payaient au milieu du mois de juillet pour l’essence (1,53 euro) et fin mai pour le gazole (1,47 euro). Les prix avaient nettement baissé fin juillet et au mois d’août en répercussion du  recul des cours du brut , lui-même alimenté par les craintes sur le ralentissement de l’économie mondiale.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/flambee-du-petrole-quel-impact-sur-les-prix-a-la-pompe-1131926

 

 

 

 

Publicités

La « gauche » française satellisée par le social-impérialisme chinois!

 

[ DÉBAT RÉACTUALISÉ EN TEMPS RÉEL ! ]

 

 

 

Effectivement, Hong Kong sert de « plaque tournante » pour le capital US en Chine depuis 1972 et les accords Mao-Nixon.

C’est le cordon ombilical qui a permis à la bourgeoisie nationale maoïste de se « compradoriser » avant d’accumuler suffisamment de capital financier pour se poser en rival de l’Oncle Sam dans ce domaine comme dans les autres.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee

Il est clair que cette rivalité les amènera à rompre ce cordon, progressivement ou brutalement, si nécessaire, en fonction de l’ingérence US.

Pour des millions de gens qui travaillent à Hong Kong sans être forcément ni des bourgeois ni des petits bourgeois (Smic à 4,12 euros de l’heure!), ce sera la fin d’un monde et l’exil pour retrouver du travail ailleurs, pour une grande partie de cette population.

On peut leur reprocher de jouer en partie le jeu de l’impérialisme US et occidental, mais il est clair que leur condition sociale est en train de se dégrader rapidement et qu’ils n’ont clairement aucune confiance dans le prétendu « socialisme à la chinoise », qui n’est bien qu’une autre forme de capitalisme et d’impérialisme (social-impérialisme) et qui ne leur apporte aucune solution, précisément, en réponse à leurs problèmes sociaux.

La gauche française, en se portant caution du social-impérialisme chinois contre l’impérialisme US se couvre une fois de plus de ridicule, et perd encore un peu plus de crédibilité, si tant est qu’elle en eut encore !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/19/gilets-noirs-gilets-jaunes-hong-kong-france-contre-le-capital-un-seul-proletariat

 

Luniterre

 

 

UN ÉCHANGE AVEC LE CAMARADE DO, SUR SON SITE VLR:

Salut Luniterre,

Ne trouves-tu pas que tu te contredis quelque peu ?

Aujourd’hui tu dis :

« La gauche française, en se portant caution du social-impérialisme chinois contre l’impérialisme US se couvre une fois de plus de ridicule, et perd encore un peu plus de crédibilité, si tant est qu’elle en eut encore ! »

Mais tu disais ici :

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

« Dans le monde, c’est l’impérialisme US qui est à l’initiative de la plupart des guerres. Les autres ne font que suivre ou « compléter » ses interventions, et le plus souvent en complicité et coordination avec lui.

« Il est donc bien l’ennemi numéro 1 des peuples et du prolétariat de tous les pays, même si chacun doit d’abord lutter concrètement contre son propre impérialisme… !

« Chacun contre son impérialisme, et tous contre l’impérialisme US !! Et tous activement solidaires avec les luttes en cours… Palestine, Syrie, Yémen, Donbass, etc.. !!! »

Amicalement,
do
http://mai68.org

 

RÉPONSE PROPOSÉE:

 

Effectivement, il y a une situation particulièrement complexe à Hong Kong, et je ne prétends pas détenir une solution…

Je ne suis même pas sûr qu’il y en ait une, en réalité, dans le contexte actuel… Sauf la Révolution, évidemment!!!

Si le mouvement continue, Pékin a le choix entre lâcher du lest sur des réformes sociales qui couperont les manipulateurs de leur base populaire ou réprimer carrément, au risque de liquider Hong Kong plus rapidement que prévu en tant que place financière et commerciale internationale.

Pour l’instant le PCC semble jouer sur le temps, comme Macron l’a fait avec les GJ. Il n’est pas certain non plus que les USA aient intérêt à pousser le bouchon trop loin à Hong Kong. Ils ne peuvent évidemment pas se permettre une intervention militaire, et pousser Pékin à intervenir n’est pas forcément leur but à court terme. Ils ont aussi leurs intérêts dans la place.

Quoi qu’il en soit, il est évidemment juste de dénoncer les manœuvres et les manipulations US dans cette affaire, et je n’ai pas manqué de les mentionner comme bien réelles, y compris dans l’article.

Mais il est absurde et indigne de faire porter le chapeau aux manifestants qui sont certainement sincères pour la très grande majorité et ne sont pas vraiment des suppôts de l’impérialisme, même si certains se laissent bercer par l’illusion que les USA les soutiendront vraiment.

La gauche française pro-chinoise en est assez clairement au point de soutenir une éventuelle intervention de répression contre les manifestants, qui ne sont pas réellement différents, dans leurs préoccupations, des GJ français, même s’ils ont évidemment tort d’espérer une intervention étrangère, improbable, et qui ne leur apportera rien, de toutes façons.

Si les hongkongais en sont arrivés là, c’est aussi parce qu’ils sont conscients que le « socialisme à la chinoise » n’est qu’un leurre et qu’il ne leur apportera aucune amélioration, bien au contraire. C’est aussi ce qu’il faut constater, comme état de fait révélé par cette situation.

Si Carrie Lam avait réellement eut l’intention de régler les questions sociales importantes à Hong Kong, et déjà connues lors de son accès au pouvoir, et notamment celle du logement, elle aurait pu commencer à le faire… De même, au moins remettre le smic de HK en proportion du coût de la vie sur place, cela signifiait clairement le doubler et même le tripler…

Mais la bourgeoisie « socialiste de marché » est aussi pingre que la Macronie et ne veut rien lâcher, pour l’instant.

Il faut donc dénoncer à la fois et les manipulations US et la propagande pro-chinoise, qui fait passer la masse en mouvement des hongkongais pour des « nantis » juste accros à des « privilèges », qui n’existent plus, en réalité, que pour une minorité d’entre eux, ce qui explique la mobilisation massive.

Le fait que les USA soient encore l’impérialisme N°1 sur la planète ne doit pas nous amener à en soutenir un autre contre lui, mais seulement les nations indépendantes, les peuples en lutte et, éventuellement, les bourgeoisies nationales en voie de résistance anti-impérialiste, comme la Russie, l’Iran, la Syrie, le Yémen, le Venezuela, etc…

En tant que puissance financière challenger des USA la Chine ne rentre pas dans cette catégorie et sa contradiction avec les USA est bien de nature inter-impérialiste. Concrètement, pour l’instant, c’est bien la Chine qui menace d’écraser la révolte populaire à Hong Kong, et pas les USA, même si leur rôle est bien à condamner dans cette affaire.

Pas de contradiction, donc, mais simplement une analyse dialectique du réel, avec toute sa complexité.

Luniterre

 

 

UNE SUITE AU DÉBAT…

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

22 août 14:05, par do

La Chine et la Libye, Benghazi et Hong Kong

Salut Luniterre

La révolte de Hong Kong, si elle était du type prolétariene, se déploirait contre la bourgeoisie de Hong Kong , et PAS contre la Chine continentale.

On peut comparer Le Hong Kong de la Chine actuelle au Benghazi de la Libye de 2011. À Benghazi aussi, on pouvait dire que la révolte était « populaire ». Pourtant elle était manipulée par l’Occident pour détruire la Libye. Même si je ne pense pas que la révolte de Hong Kong réussisse à détruire la Chine. La stratégie de l’impérialisme US n’est que celle de l’épine dans le pieds. Elle n’a pas les moyens de faire mieux, ou pire selon le camp que l’on choisi.

Mais, il me semble que ceux qui ont soutenu la Libye contre l’Occident devraient soutenir la Chine pour la même raison exactement.

Certes Kadhafi n’a jamais trahi et Mao Tsé Toung si, mais ce n’est pas une raison pour faire payer la Chine actuelle dans son ensemble pour la trahison de Mao il y a presque cinquante ans. Ce serait une vengeance aveugle qui ferait vraiment le jeu de l’impérialisme US dont tu dis comme le Che, et je suis absolument d’accord, qu’il est l’ennemi numéro 1.

J’ai envie de le redire : « La révolte de Hong Kong, si elle était du type prolétariene, se déploirait contre la bourgeoisie de Hong Kong, et PAS contre la Chine continentale. »

Bien à toi,
do
http://mai68.org

 

 

Répondre à ce message

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

22 août 16:03,

par Luniterre

Bonjour, camarade…
Tu as envie de le redire… : « La révolte de Hong Kong, si elle était du type prolétarienne, se déploirait contre la bourgeoisie de Hong Kong, et PAS contre la Chine continentale. »

Malheureusement cela va complètement à l’envers d’une analyse dialectique de la situation… :

C’est complètement méconnaitre le rôle de « plaque tournante financière » que la bourgeoisie maoïste a assigné à Hong Kong, et pas depuis hier, mais depuis 1972 !!! La « rétrocession » n’est qu’un épisode dans ce processus, mais qui n’en change pas la dynamique globale, celle d’une « passerelle-écluse » entre capitaux chinois continentaux et capitaux occidentaux, principalement US, avec évidemment un « éclusier » qui contrôle les niveaux d’entrée et de sortie, et qui se trouve être le capital financier chinois continental, contrôlé entièrement par le PCC.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

L’adversaire de classe principal du prolétariat en voie de formation à Hong Kong est donc bien la bourgeoisie « rouge » de Pékin, et non pas la bourgeoisie résiduelle et supplétive de Hong Kong, qui reste là pour la forme, nécessaire tant que ce système « Shanghai-Hong Kong Stock Connect » a encore une utilité pour la bourgeoisie financière continentale.

Ce qui est donc appelé à disparaitre avec une intégration de plus en plus grande de la finance chinoise aux marchés internationaux.

Ce qui condamne donc la population laborieuse de Hong Kong à un exil, et des plus incertains, pour beaucoup, vu le « recyclage » économique que cela implique et la réduction, et même la disparition inévitable de la plupart des activités économiques actuelles de Hong Kong.

Carrie Lam n’est que le relai de Pékin, dans cette « transition », et les hongkongais ont raison de ne pas s’y tromper !

Luniterre

 

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

22 août 17:14, par do

Le prolétariat de Hong Kong n’est pas en formation, il est complètement formé depuis un bon bout de temps. J’en veux pour preuve la paye si basse et les « logements » dignes du film « La montagne sacrée » de Jodorowsky. D’ailleurs le prolétariat est si maltraité à Hong Kong qu’on pourrait se demander s’il ne s’agit pas de sous-prolétariat.

S’il s’agissait à Hong Kong d’une révolte du prolétariat et sous-prolétariat contre la « bourgeoisie rouge » de Chine continentale, depuis le mois de juin, date où elle a commencé, ça fait longtemps que cette révolte aurait gagné la majeure partie de la chine. Et la Chine serait peut-être même au bord de la révolution.

Tel n’est pas le cas. Il semble que le prolétariat de Chine continentale est hostile au mouvement de révolte qui secoue Hong Kong.

Par ailleurs, cela fait déjà un certain temps que la place financière de Hong Kong est dépassée par plusieurs autres villes de Chine dont Shangai. C’est peut-être pour cela, entre autres, que la bourgeoisie de Hong Kong veut que cette ville quitte la Chine et manipule sa petite bourgeoisie en ce sens dans cette révolte.

Bien à toi,
do
http://mai68.org

 

UNE RÉPONSE TML PROPOSÉE:

[Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

22 août 19:04, par Luniterre]

 

Quand je parle de « prolétariat en voie de formation » je ne parle pas du prolétariat en général, mais des nouvelles couches sociales qui se trouvent en voie de prolétarisation du fait de la politique financière chinoise.

Ce sont évidemment celles qui sont à l’origine de la révolte, tout comme les nouvelles catégories sociales en voie de prolétarisation sont à l’origine des « Gilets Jaunes » en France.

Sur les questions de fond, la politique financière chinoise est étudiée depuis pas mal de temps sur TML dans différents documents dont tu ne sembles pas avoir pris connaissance.

La question du système « Shanghai-Hong Kong Stock Connect » est abordée dans celui-ci:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

Il est évident que Hong Kong ne quittera pas la Chine…

La situation à Hong Kong et sur le continent est évidemment complètement différente et la problématique sociale aussi. Le capitalisme chinois connait encore un développement style « 30 glorieuses » qui pour l’instant laisse espérer une amélioration de son sort au prolétariat continental, alors que le prolétariat de Hong Kong se trouve directement impacté par la crise et l’évolution locale qui est donc bien différente et n’implique pas des revendications communes avec le continent, mais, au contraire, bien spécifiques à cette situation locale.

Plus le barrage médiatique évident des autorités >>> pas de solidarité possible dans ces conditions.

Luniterre

 

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

 

22 août 19:37,     par do

Tu dis : « La situation à Hong Kong et sur le continent est évidemment complètement différente et la problématique sociale aussi. Le capitalisme chinois connait encore un développement style « 30 glorieuses » qui pour l’instant laisse espérer une amélioration de son sort au prolétariat continental, alors que le prolétariat de Hong Kong se trouve directement impacté par la crise et l’évolution locale »

Conclusion : Le prolétariat de Hong Kong a intérêt à une intégration totale de Hong Kong avec la Chine et pas à une séparation. Donc, il ne participe pas au mouvement de révolte de Hong Kong qui réclame cette séparation.

A+
do
mai68.org

Répondre à ce message

 

 

UNE RÉPONSE TML PROPOSÉE:

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

22 août 20:45, par Luniterre

 

Je dis effectivement : « La situation à Hong Kong et sur le continent est évidemment complètement différente et la problématique sociale aussi »… etc

Conclusion : tu as donc déjà oublié ce qui s’est dit dans l’autre fil… :

Gilets Noirs, Gilets Jaunes, Hong Kong, France, contre le capital, un seul prolétariat !

21 août 18:31, par Luniterre 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4206#forum3769

 

« En deux mots, la situation à Hong Kong et en France […et en Chine continentale aussi…] présente tout de même quelques différences essentielles…

Hong Kong est un cul de sac, une impasse totale, question avenir économique et social >>> quand le capital financier chinois aura fini de presser ce citron financier et commercial (pratiquement, très peu d’industrie locale, hors services) , il en jettera la peau et la population se trouvera définitivement paupérisée, si elle reste là >>> elle est donc condamnée à émigrer pour un avenir des plus incertains, en Chine continentale, où elle devra se faire une place à partir de zéro… Pas sûr qu’elle y soit forcément bien accueillie, de plus…

C’est pourquoi certains cèdent à ce genre de sirène[les manips US des manifs à HK], pensant qu’une intervention internationale permettrait de prolonger le statut spécial de cette enclave.

En réalité, couler rapidement cette enclave encore actuellement rentable pour le PCC, c’est aussi un moyen de pression possible pour l’occident >>> d’où ce genre de provocation. »

>>>l’intégration finale de HK au continent ne peut pas voir une « égalisation » des styles de vie, car HK n’a pas de ressources en dehors des activités financières et commerciales appelées à disparaître dans cette nouvelle configuration >>> émigration plus ou moins « forcée » !

Luniterre

 

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

22 août 23:41,    par do

Je ne vois pas en quoi l’intégration totale de Hong Kong à la chine l’empêcherait de continuer à être un place financière, comme l’est par exemple Shangai ? Et dans ce cas les Hongkongais bénéficieraient des mêmes lois que ceux de la Chine continentale, et seraient du coup moins exploités qu’actuellement, me semble-t-il ?

Mais si tel était le cas, si Hong Kong cessait d’être une place financière, et que les prolos de Hong Kong se retrouvent très très pauvres, je pense qu’alors des capitalistes chinois auraient forcément l’idée de délocaliser des usines de la Chine continentale vers Hong Kong pour bénéficier, dans un premier temps, de bas salaires. Du coup, si l’intégration est totale, les ouvriers de Hong Kong bénéficieront des mêmes avantages que ceux de Chine continentale, non ? et ils bénéficieront aussi des « trentes glorieuses » chinoises ? Et leurs salaires augmenteront, non ?

Je continue donc à penser, pour le moment, que le prolétariat hongkonguais a intérêt à l’intégration totale à la Chine.

C’est la bourgeoisie hongkongaise qui ne veut pas cette intégration.

A+
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

 

UNE RÉPONSE TML PROPOSÉE:

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

23 août 02:33, par Luniterre

 

Bonsoir camarade;

Tu continue de penser… mais selon un mode idéaliste, c’est à dire qui ne tient pas compte des réalités pourtant connues et analysées, et que je t’ai déjà mentionné plusieurs fois:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

La place financière de HK n’a d’intérêt pour le capital chinois que dans le cadre du processus d’accumulation expliqué dans cette étude, et qui arrivera à son terme avec la mise « à niveau » des flux de capitaux entre la Chine et le reste du monde telle que ce type d' »écluse » financière ne sera plus nécessaire…

La bourse principale de la Chine est Shanghai, et la seconde, que les chinois ont déjà développé au cours de ce processus est Shenzhen qui se trouve à la distance faramineuse de 24 kilomètres de Hong Kong centre…!

Quant à « délocaliser » de l’industrie pour profiter de la chute du niveau de vie à HK, c’est un truc que les capitalistes chinois feraient certainement …s’il y avait là la moindre place pour y implanter de nouvelles usines, ce qui n’est évidemment pas le cas!

Selon les sources les services représentent plus de 92% de l’activité (incluant finance et commerce), l’industrie autour de 7% et l’agriculture moins de 1%.

Pour réindustrialiser sérieusement, il faudrait commencer par raser pas mal d’immeubles, et vu la hauteur moyenne à HK, cela fait beaucoup de monde en exil, déjà, rien que dans ce but…

Ne vois-tu pas l’impasse, pourtant évidente, si tu te penches un peu sur la question?

Penser, c’est déjà très bien, mais étudier concrètement le sujet n’est pas forcément inutile non plus…

Bien à toi,

Luniterre

 

 

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

23 août 12:43, par do

Bonjour,

Je ne vois pas ce qui empêche d’installer des machines à coudre dans des bureaux pour les transformer en usines à vêtements. Pareil pour des montres ou des ordinateurs, etc. Il n’y a pas besoin de raser des immeubles pour cela.

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

23 août 14:15,     par Luniterre

 

Bonjour camarade,

Ton problème reste précisément que tu ne vois pas…

Ce genre d’activités est déjà celui de l’industrie actuelle à Hong Kong, et il a donc atteint ses limites, semble-t-il.

L’électronique, dans ces conditions, se limite au montage, sans possibilité réelle de produire les composants.

Pour développer, il faut des industries de base, voire de l’industrie lourde.

On en revient donc au même problème…!

Sincèrement, je pense qu’on a fait le tour de la question…

Amicalement,

Luniterre

Répondre à ce message

 

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

23 août 14:32, par do

Si Hong Kong cesse d’être une place financière, des bureaux vont se libérer et de nouvelles machines à coudre vont pouvoir les envahir, non ?

Amicalement,
do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

 

UNE RÉPONSE TML PROPOSÉE:

Hong Kong : L’ingérence occidentale la main dans le sac !

23 août 14:59,    par Luniterre

Camarade, il est pourtant bien connu que ce type de production a déjà atteint ses limites en Chine, et pas seulement à Hong Kong…!

La Chine en est déjà elle-même à « délocaliser » vers le Bangladesh ou d’autres pays, dont la main d’œuvre est encore à plus bas prix qu’à Hong Kong, qui a donc atteint ses limites, également, dans ce domaine, comme dans les autres qui lui étaient accessibles.

L’avenir de Hong Hong est des plus limités pour ses habitants des classes populaires et moyennes, et que ce soit sous le capitalisme chinois ou le capitalisme occidental, qui les manipule effectivement sans vraiment proposer d’alternative réelle, et pour cause…

Une seule solution : la Révolution !

Contre le capitalisme, qu’il soit chinois ou occidental !!!

Luniterre

 

 

 

 

https://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L620xH349/GN_1_AGO-25541.jpg

 

 

Le Malthusianisme contre les « Routes de la Soie »: décrypter les discours officiels!

[  UNE NOUVELLE SUITE AU DÉBAT, EN MARGE DE:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/11/devoir-de-vacances-resume-ce-quil-faut-retenir/  ]

 

A propos de deux articles du canadien Matthew Ehret parus sur le « Saker francophone » et largement repris par la blogosphère gauchisante française…

Récemment cités dans un échange de posts en commentaires sur TML, voici l’ « explication de texte » que nous en avons proposé, et donc en marge de la publication de :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/11/devoir-de-vacances-resume-ce-quil-faut-retenir/

 

 

 

 

Bonjour,

Les deux articles que vous citez:

https://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-loccident-a-t-il-detruit-sa-propre-base-industrielle

https://lesakerfrancophone.fr/poutine-defie-les-malthusiens-la-fusion-nucleaire-devient-une-priorite-nationale-pour-la-russie

sont du même auteur, Matthew Ehret, qui joue très clairement dans le camp du capitalisme chinois, et donc, il faut évidemment comprendre que les développements idéologiques qu’il nous propose sont au service des intérêts du capitalisme chinois.

D’un point de vue ML, c’est à dire du point de vue du matérialisme dialectique, il reste essentiel de comprendre les mouvements de la base économique, qui conditionnent ceux des superstructures idéologique, sans pour autant, négliger l’action en retour de celles-ci, dont ces articles sont un exemple. Le malthusianisme n’est lui-même que l’une des superstructures idéologiques du capitalisme, et qui « ressurgit » uniquement en fonction de ses propres besoins en termes de restructuration, et ici, éventuellement, ceux du capitalisme financier US.

Bien évidemment, Matthew Ehret nous présente l’alliance Chine-Russie comme une sorte de « partenariat équitable », et c’est bien ce que la Chine prétend promouvoir, officiellement, avec son système auto-centré des « nouvelles routes de la soie »…

Or les disproportions et les disparités, et même, les inégalités, sont énormes, entre ces deux grands pays. A tous points de vue, et en premier lieu, dans leurs histoires économiques ces dernières décennies, en dépit d’un passé formellement commun dans les références au ML.

Au stade actuel, la Russie est encore en train de se remettre, difficilement, des conséquences de l’effondrement de l’URSS, et d’abord, de son effondrement économique.

Une des caractéristiques de cette situation, c’est que la période comprador etlsinienne qui a suivi cet effondrement a été un échec total en termes de développement économique, même en termes de développement du capitalisme comprador.

Ce qui a permis à une fraction survivante de la bourgeoisie nationale bureaucratique de reprendre le pouvoir et de redémarrer une phase de développement d’un capitalisme essentiellement « national ». D’où l’émergence importante, et même massive, d’une nouvelle idéologie nationaliste, en Russie, reprenant même en compte une partie importante de l’ancien patriotisme de l’URSS, dans ses diverses composantes, y compris « stalinienne », notamment au titre de la Grande Guerre Patriotique.

En rapport de sa superficie, la Russie reste relativement peu peuplée et dispose par contre d’importantes ressources naturelles, mais de peu d’industrie de transformation en produits finis. Elle a donc une marge extensive pour se développer encore sur la base d’un capitalisme national, même pour répondre à ses propres besoins, sans nécessairement pour cela aiguiser les contradictions de classe au point de rupture.

Le développement démographique, dans ce cadre, et compte tenu de sa faiblesse actuelle, reste encore un élément moteur complémentaire et même nécessaire de ce type de développement économique.

C’est sur cette base économique qu’il faut comprendre le discours de Poutine. Mais sans perdre de vue que le rapport de proportion, sauf évidemment, en superficie territoriale, est à peu près dans tous les domaines, et notamment, financier, de 1 à 20 en faveur de la Chine.

En population, il est pratiquement de 1 à 10.

L’un des atouts majeurs de la Russie c’est qu’elle peut survivre, même avec un niveau de développement modeste, en quasi-autarcie, y compris sur le plan alimentaire.

Ce n’est pas du tout le cas de la Chine, qui, malgré son développement économique, perd son autonomie alimentaire et se trouve dépendante, non seulement pour son développement industriel, mais simplement pour son approvisionnement alimentaire, de son commerce extérieur, de ses exportation industrielles, de ses importations alimentaires, mais aussi de ses exportations de capitaux, notamment pour l’ achat de terres agricoles à l’étranger.

Le déficit agroalimentaire de la Chine, apparu au début des années 2000, tourne maintenant autour de 60 à 70 Mds de dollars et tend à se creuser.

Le projet de réseau économique autocentré des « routes de la soie » est donc vital pour le capitalisme chinois, alors que son développement ne peut qu’accentuer cette dépendance : la Chine doit nourrir 20% de la population mondiale avec moins de 10% des terres arables disponibles (seulement 8%, selon certaines études), et moins de 7% des ressources en eau. Et ce ratio tend nettement à empirer avec l’industrialisation continue.

Il y a une autre différence fondamentale et essentielle entre le capitalisme chinois et le capitalisme russe, également, dans leur rapport au capitalisme financier US.

Comme on l’a vu, la phase comprador eltsinienne a complètement échoué en Russie, et la pénétration des capitaux étrangers y reste réduite et n’est pas un facteur de dépendance.

En 2017, le flux d’IDE entrants en Russie était de 25 Mds de dollars, contre 136 en Chine… Et de plus, en baisse par rapport à 2016 (37 Mds) et il est à nouveau fortement en baisse en 2018 (10 Mds).

Alors que le développement du capitalisme chinois a nettement réussi sa mutation comprador dès 1972 et les accords Mao-Nixon, incluant, outre la collaboration stratégique antisoviétique, la pénétration des capitaux US via Hong Kong et le système des « Red Chips », toujours actuellement en fonction, même si ce n’est plus le canal essentiel d’investissements US en Chine.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

Depuis, l’interdépendance de ces deux économies capitalistes a évidemment bien évolué dans le sens d’un rééquilibrage en faveur de la Chine, tel que décrit dans différentes études parues sur TML, du reste (*), mais elle n’en a pas pour autant totalement disparu, ce qui permet de fait à la Chine d’avoir une marge de négociation assez extensible en termes économiques, avant d’en venir à une confrontation directe, éventuellement militaire.

Alors que la Russie, militairement de plus en plus encerclée, n’a précisément que ses moyens militaires, même comme arme de négociation :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/06/nouveaux-missiles-russes-la-paix-en-europe-est-elle-menacee-et-par-quoi-et-par-qui/

Lorsque Trump est arrivé au pouvoir il est clair qu’une fraction du capital US peu investie en Chine était à l’œuvre derrière lui et entendait jouer la carte de la Russie contre la Chine, un peu à la manière dont Kissinger avait initialement joué, et très habilement, la Chine de Mao contre l’URSS… Manifestement, l’idée d’une « ouverture à l’Ouest » pour désenclaver la Russie ne déplaisait pas à Poutine, mais les concessions qu’il était prêt à faire étaient sans aucun doute insuffisantes aux yeux du capital US, ce qui explique le revirement brutal, malgré l’enclenchement de la « guerre économique » avec la Chine… !

 

Luniterre

 

(* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/07/guerre-commerciale-la-chine-reajuste-le-yuan-a-la-baisse-pour-contrer-trump/ )

 

UNE SUITE AU DÉBAT…

 

POST EN RÉPONSE DU 17/08/2019:

 

« j’avais fait un copier coller de votre texte pour vous répondre alinéa par alinéa mais votre site n’acceptant pas les discrimination j’ai été conrtaint de revoir ma copie. Je vous transmets ci après le produit de me cogitations en espérant ne rien avoir oublié.

Le malthusianisme est ancré profondément dans la doctrine néolibérale sociale ou pas. La réduction drastique de nucléaire est en cours, les énergies renouvelables ne pourront satisfaire les besoins que de 1 à 2 milliards d’individu. Les barbecues géants ne sont pas près d’être éradiqués

Compte tenu de ce qui précède le progrès économique et par conséquent social va disparaître et la pression démographique nécessairement repartir. Il y aura de plus en plus un décalage entre les besoins et les crédits alloué par l’Etat pour les satisfaire et c’est déjà le cas.
Cela ne peut condamner les classes privilégiées c’est à dire ceux qui détiennent le capital et leurs alliés qui multiplient les génuflexions dans l’espoir de grappiller les miettes ?

En quoi la surpopulation reste-t-elle une question d’équilibre : Quelles fractions de notre environnement faut-il réserver à la végétation, au le monde animal, l’Humanité, aux équilibres naturels qui ont permis ce que nous sommes devenus à partir de l’observation et sans intervention de scientifiques découpant l’ADN en rondelles ( en spirales) pour le modifier ailleurs toujours pour un profit plus grands. S’il ne s’agissait que de le réparer pour soulager des souffrances je dirais allons y.

Les réductions drastiques doivent être réservées au luxe insolent affiché par les capitalistes et leurs valets cela nous ramène à la lutte des classes et à l’impôt, à la remise en cause d’une politique des revenus scandaleuse. Les ressources rares doivent être partagées équitablement dans l’intérêt collectif, on peut aller chercher ailleurs celles qui sont insuffisantes sur terre par exemple l’hélium 3 sur la lune. Il est aberrent de brûler des hydrocarbures au lieu de les réserver pour des industries de transformations alors que nous saurons dans quelques années en toute sécurité produire de l’électricité à partir de la fusion thermonucléaire. Les programmes sont en cours.

Toutes les potentialités de l’économie circulaire, c’est-à-dire le recyclage encore et encore, doivent être mises en œuvre. Les chinois ont commencé à le faire.

En complément il faut poursuivre les recherches pour trouver les solutions les mieux adaptées aux problèmes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés en particulier pour maîtriser la fusion thermonucléaire, réduire les déchets de longue durée les utiliser pour produire de l’électricité et non pas les enfouir ou fabriquer des munitions tant avec le plutonium que de l’uranium appauvri.

Je ne m’identifie pas aux classes moyennes mais souhaite une solution globale pour une avancée et non un recul social. Mais si nous poursuivons dans la voie dans laquelle nous sommes engagés notre descendance se retrouvera dans des conditions proches de celles du moyen âge. De décroissance en décroissance du bulbe elle retournera au village primitif, c’est bien là notre plus gros problème à résoudre car il n’y a pire que celui qui ne veut savoir. L’ignorance n’appelle pas systématiquement le savoir, ce serait plutôt le contraire.

Vous imputez à l’auteur une propagande délibérée pour le nucléaire, afin d’amener subrepticement une propagande pour le capitalisme chinois, que je n’ai pas ressentie. C’est me semble-t-il un procès d’intention.

Tchernobyl est consécutif à une erreur ce procédure et ses conséquences à l’absence de confinement mais n’a pas eu les conséquences décrites par les médias et tous ceux qui militent en faveur de l’abandon du nucléaire. L’erreur, la faute sans doute, à Fukushima a été d’implanter des réacteurs dans une zone sismique.

Les centrales étasuniennes ont connu elles aussi quelques déboires mais je n’ai pas eu le temps d’aller voir mais le nombre des victimes du nucléaire civil est sans commune mesure avec celles des conflits qui ont ravagés la planète depuis plus d’un siècle.
Personnellement je le jauge le système chinois aux résultats obtenus en matière d’emploi de pouvoir d’achat et de protection sociale, qui sont accessibles à tous.

Vous lui reprochez d’avoir atteint le stade combiné du capitalisme financier et du capitalisme monopoliste d’État, que vous qualifiez stade de l’impérialisme, l’ensemble masqué sous un vocabulaire « marxiste-léniniste » dont il se drape encore, selon les besoins de sa propagande alors que j’ai lu sur votre site, je ne sais plus si vous en êtes l’auteu,r que pour être à même de nettoyer les écuries il fallait y entrer.

C’est comme si vous écriviez que la programme du CNR élaboré par Pierre Villon qui fut à la base des trente glorieuses était un programme capitaliste alors qu’il n’était qu’une étape en direction de la socialisation des moyens de production et d’échange qui hélas à été abandonné pour des raisons que vous savez.

Les proportions économiques sont de 1 à 20 entre la Russie et le Chine écrivez-vous ! Si vous comparez avec Cuba c’est encore pire mais ne prouve rien.

La Russie et la Chine n’ont pas d’ambitions impérialistes affichées, l’avenir nous dira ce qu’il en est réellement par contre ce qu’ils entreprennent, l’Inde, la Turquie, le Venezuela et quelques autres, leur soutien à la Syrie est de nature à freiner voire à annihiler les prétentions de l’impérialisme occidental à dominer sans partage les ressources et les peuples de la planète. En France que faisons-nous ?
Les révolutionnaires de salon ne font rien ou (et) ratiocinent, l’état de l’opinion est à l’avenant.

Je partage votre appréciation sur la direction actuelle du PCF incapable d’élaborer une pensée cohérente car elle ne se débarrasse pas de son anti stalinisme viscéral

et de ses utopies. J’ajoute simplement que ce doit être sur une base marxiste tout en compte tenant compte des enseignements du passé des échecs, des reculs, des renoncement et des avancées qu’il convient de mettre en exergue car elles sont tues par l’Histoire officielle. » [ Jack Freychet ]

 

UNE RÉPONSE TML:

Bonjour,

Le développement du capitalisme chinois est incontestable et rappelle, par bien des côtés celui de nos « trente glorieuses » d’après-guerre, avec effectivement les progressions sociales y afférentes.

En France, les « trente glorieuses » correspondent également au redéploiement de l’impérialisme français et au passage du colonialisme « à l’ancienne » au néo-colonialisme de domination essentiellement financière, avec le système « françafrique », toujours en vigueur, en faits.

Ce redéploiement n’a été possible que sur la base des accords de collaboration de classe promus par le thorezisme dans tous les domaines et prolongés sous Waldeck-Rochet et Marchais.

Vous dites que le programme du CNR était « une étape en direction de la socialisation des moyens de production et d’échange qui hélas à été abandonné pour des raisons que vous savez. »

C’est effectivement ce qu’il aurait du être si les clauses en avaient été sérieusement négociées d’un point de vue prolétarien.

Or l’histoire, dès le 8 Mai 1945 à Sétif (*), montre que ce n’était pas le cas et que la direction du PCF avait entériné la reconstruction de l’impérialisme français comme une contre-partie des concessions sociales accordées. Elle n’avait, en conséquence, prévu aucune possibilité, ni légale ni clandestine, de maintient des forces armées prolétariennes issues de la Résistance, qui se sont donc trouvées intégrées aux forces armées de l’impérialisme en voie de reconstruction ou dissoutes.

Il est donc évidemment possible de dire que le programme du CNR était un « programme capitaliste », et d’autant plus qu’il ne faisait aucune mention expresse d’une alternative socialiste possible.

Ce n’est donc pas pour autant ce qui aurait pu le rendre condamnable, si, en tant que programme de front uni de libération antifasciste il avait été correctement négocié, avec des clauses prévoyant le maintient et même la pérennisation des structures politiques populaires et prolétariennes issues de la Résistance, en lieu et place de leur dissolution au profit de la reconstitution de l’État impérialiste français. Et de fait, cela aurait donc du inclure le maintient et la pérennisation des organisations militaires issues de la Résistance, sous une forme ou une autre, genre « garde nationale », telle que sous la Commune de Paris.

A ces conditions, le rapport de force se serait trouvé certainement très différent lors des conflits sociaux de 1947-48 !!!

A ce sujet, le rapport Jdanov est sans ambiguité :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

Et encore moins, en fonction des débats de la conférence du Kominform, en 1947, également :

The Cominform — Minutes of the Three Conferences 1947/1948/1949, édité par Giuliano Procacci, Feltrinelli Editore (Milan, 1994)

Concernant les stades de développement des capitalismes russes et chinois, il est évident que les rapports de proportions ne suffisent pas à caractériser leur différences, même s’il donnent une bonne indication, compte tenu qu’il s’agit de deux très grands pays d’importance géopolitique et géostratégiques comparables. Du reste, ma réponse précise leurs degrés de dépendances respectives vis à vis des capitaux financiers étrangers, et principalement US, en pratique. Mais là encore, il ne s’agit pas d’une étude complète, abordée par ailleurs sur TML, et qui donne notamment la comparaison en termes d’exportation de capitaux, critère ML effectivement décisif en termes de caractérisation du stade impérialiste.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

Il en ressort que la Chine est devenue exportatrice de capitaux, et cela dans tous les domaines, alors que la Russie, outre la disproportion déjà évoquée reste importatrice, même si dérisoirement, ses rares exportations de capitaux étant de plus généralement du ressort de l’évasion fiscale et non pas réellement de l’investissement productif.

Selon ce critère et d’autres, il est donc approprié de distinguer deux stades de développement du capitalisme différents entre la Chine et la Russie, dont l’un est le stade impérialiste et l’autre le stade encore essentiellement « national ».

Il est donc politiquement juste d’en tenir compte dans les soutiens nécessaires aux différentes luttes de libération et/ou de résistance nationale, dont celle de la Russie, sans négliger la priorité que nous devons faire aux luttes sociales, comme celle pour la défense des retraites, en Russie, également.

Dans les circonstances actuelles, où le prolétariat industriel est essentiellement démobilisé et dépolitisé, en plus d’être socialement minoritaire, où les classes moyennes en voie de prolétarisation se révoltent sporadiquement, mais sur des bases de classe qui restent idéologiquement petites-bourgeoises, la question du front uni reste posée, et même si elle se pose différemment qu’aux époques précédentes, la priorité doit toujours combiner l’actualité des revendications sociales les plus unificatrices et l’autonomie politique et organisationnelle de l’avant-garde prolétarienne, qui reste encore, manifestement, à construire !

Luniterre

(* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/14/le-8-mai-1945-a-setif-kateb-yacine-se-souvient/ )

 

 

Guerre commerciale Chine-USA : Trump lâche du lest !

 

Guerre commerciale Chine-USA :

Trump lâche du lest !

Vers un rééquilibrage des forces ?

 

 

Confirmant une fois de plus nos études et nos analyses commencées en 2014 (*), la récente baisse du Yuan a précédé de peu un nouveau recul de trump, malgré son arrogance réaffirmée, et sa menace de « quitter l’OMC », un aveu de faiblesse manifeste, en réalité.

 

Comme nous l’avions analysé à l’époque, le cours du Yuan était alors déjà artificiellement surévalué, par souci de complaisance à l’égard des financiers US, et non pas sous-évalué, contrairement aux propos des économistes de service, qui prenaient leurs désirs pour des réalités.

La montée en puissance de la Chine ne pouvait donc qu’aller avec une baisse progressive mais inexorable du cours du Yuan, ce qui s’est effectivement produit, contrairement aux pronostics stupides et bornés de ces économistes.

 

En répondant aux dernières mesures de Trump par une nouvelle baisse du Yuan, l’économie chinoise a obtenu l’effet escompté : un relâchement de la pression US sur la taxation des importations chinoises aux USA.

 

Car non seulement cette nouvelle taxation menacait de plomber le niveau de vie de nombre d’américains, mais en plus elle pénalisait la rentabilité des importants capitaux US investis en Chine !

 

D’où une sévère secousse d’avertissement de la part des marchés financiers US…

 

Et des cris d’alarme, cette fois-ci, des économistes soudains devenus conscients des réalités !

 

Une réalité à méditer, également, pour nos pseudos- « marxistes » français qui voient, ou plutôt, veulent voir, dans la Chine, un « grand pays du tiers-monde » en voie de « résistance nationale anti-impérialiste », alors qu’elle est patiemment en train de forger les chaînes qu’elle utilisera, de plus en plus, pour transformer ses « partenaires » en vassaux de sa nouvelle puissance, déjà bien affirmée en de multiples points du globe.

 

Luniterre

 

(* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/07/guerre-commerciale-la-chine-reajuste-le-yuan-a-la-baisse-pour-contrer-trump/ )

 

 

 

 

AFP / Nicholas Kamm Le président américain Donald Trump parle à la presse à l’aéroport de Morristown dans le New Jersey, le 13 août 2019

 

 

Trump relâche la pression commerciale sur la Chine et le consommateur américain

 

Donald Trump a relâché mardi la pression contre Pékin en retardant l’imposition de tarifs douaniers punitifs sur une série de produits de grande consommation, un geste aussi adressé au consommateur américain avant les achats de fin d’année.

Cette initiative saluée avec enthousiasme par les marchés et des importateurs apparaît en effet comme un cadeau aux consommateurs américains qui craignaient des hausses de prix autour des fêtes à cause des tarifs douaniers.

« Nous faisons ça pour Noël juste au cas où cela aurait un impact sur le consommateur américain », a reconnu Donald Trump, ajoutant: « nous les avons reportés (les tarifs) pour qu’ils n’aient pas d’influence sur les fêtes de fin d’année ».

C’est la première fois que le président reconnaît aussi clairement que l’économie américaine –dont le consommateur est le principal pilier– pourrait pâtir de la guerre commerciale qu’il a déclenchée contre la Chine il y a un peu plus d’un an.

Il s’est d’ailleurs empressé de souligner que « pour l’instant » les taxes qu’il a imposées aux importations chinoises n’avaient eu « aucun effet ». Une majorité d’économistes et le FMI insistent au contraire sur l’effet funeste de la guerre commerciale qui oppose les deux premières puissances économiques du monde sur la croissance mondiale.

Pour tenter de sortir de l’impasse, Américains et Chinois ont repris langue. Les responsables des négociations ont eu un entretien téléphonique mardi qualifié par le président américain de « très productif ».

Le gouvernement américain a donc annoncé reporter au 15 décembre l’instauration de tarifs douaniers supplémentaires de 10% sur les produits électroniques chinois qui était prévue pour le 1er septembre.

 

Cette décision, qui retarde de deux mois et demi la taxation d’une grande partie des 300 milliards de dollars d’importations chinoises concernées par ces tarifs –sur un total de quelque 550 milliards de biens chinois importés chaque année aux Etats-Unis–, a été fêtée par les marchés.

Wall Street qui avait démarré dans le rouge mardi, inquiète de la crise politique à Hong Kong, a terminé en hausse de 1,48% mardi. Le soulagement a également gagné les Bourses asiatiques mercredi matin. Hong Kong gagnait 1,26% à l’ouverture, et Tokyo 0,98%.

Donald Trump veut forcer Pékin non seulement à réduire son excédent commercial avec les Etats-Unis mais aussi à mettre fin à des pratiques qu’il juge déloyales, comme le vol de propriété intellectuelle par exemple.

Déjà 250 milliards de dollars de marchandises et matériaux chinois sont taxés par les Américains depuis un an.

Dans un communiqué, les services de l’ambassadeur américain au Commerce USTR précisent que le report annoncé mardi touche les téléphones portables, les ordinateurs portables et autres consoles de jeux made in China.

Plusieurs valeurs d’entreprises qui s’approvisionnent largement en Chine ont bondi peu après la publication du communiqué de l’USTR: l’action du géant informatique Apple, qui joue gros avec son iPhone, prenait ainsi plus de 4,3% à la mi-journée.

– Coups de téléphone –

« On est certainement soulagés qu’une grande partie des marchandises ne soient pas affectées durant la saison des fêtes », a réagi pour l’AFP Rebecca Mond, vice-présidente de l’Association professionnelle du jouet. « Mais on aimerait que ces tarifs douaniers disparaissent complètement », a-t-elle ajouté.

AFP/Archives / Alastair Pike Des produits d’importation chinois à Washington, le 9 août 2019

La Fédération du commerce de détail s’est elle aussi réjouie, mais a exhorté le président à trouver un autre moyen que les tarifs « qui tuent des emplois américains et affectent les consommateurs » pour faire plier la Chine.

D’autres produits, qui sont liés à la santé ou à la sécurité notamment, seront en outre exemptés de tarifs, a indiqué l’USTR. Les bibles imprimées en Chine en font partie, a précisé l’administration.

Ce geste du gouvernement Trump intervient alors que les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’étaient aggravées lorsque Washington a officiellement accusé la Chine de manipuler sa monnaie la semaine dernière pour en tirer un avantage compétitif sur le front des exportations.

Même si l’initiative de la Maison Blanche de retarder les nouveaux tarifs offre un répit dans l’escalade des tensions, il n’est pas clair si la session de discussion commerciale du mois prochain est maintenue.

 

L’USTR a précisé mardi que le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer avait eu une conversation téléphonique avec le vice-premier ministre chinois Liu He qui mène les négociations pour Pékin. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a participé à ces entretiens, a-t-on indiqué de source informée.

Un autre contact téléphonique est également prévu dans deux semaines.

Pour sa part, le président Donald Trump a continué à reprocher dans un tweet à la Chine de ne toujours pas avoir acheté de produits agricoles américains, comme promis. Il a aussi affirmé mardi que les Etats-Unis pourraient quitter l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qu’il critique parce qu’elle accorde, selon lui, un traitement de faveur à la Chine au détriment des Etats-Unis.

 

AFP / Gal ROMA La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/trump-relache-la-pression-commerciale-sur-la-chine-et-le-consommateur-americain-doc-1ji6gk5

Nouveaux missiles russes : la Paix en Europe est-elle menacée ? Et par quoi et par qui?

https://img.aws.la-croix.com/2019/04/02/1201012881/LC-OTAN-ETATS-MEMBRES-V2-290319_0_729_405.jpg

 

 

https://www.medias-presse.info/wp-content/uploads/2018/03/Bases-US-contre-Russie.jpg

 

 

.

.

.

.

Nouveaux missiles russes :

la Paix en Europe

…est-elle menacée ?

Et par quoi et par qui?

 

 

La Russie a une nouvelle fois refusé de détruire ses nouveaux missiles déployés en Europe, ce que l’OTAN prétend être en violation d’un traité conclu en 1987, comme l’a répété vendredi le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg, à l’issue d’une réunion du conseil Otan-Russie.

« Nous n’avons pas vu une quelconque indication de la volonté de la Russie de se mettre en conformité avec le Traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) en détruisant ces missiles avant le 2 août… » Date à la quelle les États-Unis menacent de se retirer, au terme d’un préavis de six mois.

 

En réponse à cette menace, Vladimir Poutine a ratifié, mercredi 3 juillet, la suspension de la participation russe au traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Ce traité, signé en 1987, pendant la guerre froide, interdisait aux deux parties d’utiliser des missiles terrestres d’une portée de 500 à 5 000 km.

 

L’accord bilatéral conclu par Washington et Moscou en 1987 avait permis l’élimination des missiles balistiques et de croisière SS20 russes et Pershing américains déployés en Europe.

En février dernier, Washington a accusé Moscou de violer le traité et a pris la décision – qui deviendra effective le 2 août – de se retirer du traité FNI. La Russie avait déployé des nouveaux missiles Novator 9M729, en affirmant que leur portée n’était que de 480 km alors que l’OTAN et les Etats-Unis l’estiment à 1 500 km.

 

Jens Stoltenberg a reconnu que « les défenses actuelles ne sont pas en mesure d’abattre un missile de croisière tiré depuis la Russie ». Mais il a affirmé que « l’Europe n’a pas l’intention de déployer de nouveaux missiles armés de têtes nucléaires en Europe ».

L’Otan exige donc que la Russie détruise son nouveau système de missiles avant le 2 août, ultimatum fixé par l’OTAN pour renégociation selon ses nouvelles conditions ou liquidation du traité.

« Notre objectif est de sauver le traité. Il reste 4 semaines avant le 2 août », a-t-il insisté. « En 1987, la Russie a détruit des missiles de croisière en quelques semaines. Il suffit d’en avoir la volonté politique », a-t-il rappelé.

 

On se rappellera donc à ce propos que la signature de ce traité a précédé de peu la liquidation de l’URSS, en fin de compte, et donc par voie de conséquences la disparition quasi effective pour une décennie complète de la Russie sur la scène internationale en tant que nation souveraine apte à défendre ses droits.

Ce dont s’est souvenu l’écrivain et ancien diplomate, mais anticommuniste notoire, Fédorovski, à l’occasion du 25ème « anniversaire » de cet effondrement :

« N’oublions pas que ces oligarques ont agi avec la complicité des banques occidentales. Les sorties de capitaux étaient considérables: 120 milliards de dollars par an quittaient le pays chaque année dans un contexte où 50% de la population frôlait le seuil de pauvreté. La fin de l’URSS était un cadeau géopolitique immense pour l’Occident, mais au lieu d’associer la Russie au concert des nations européennes, elle a été marginalisée. Aujourd’hui, nous le payons.

_Nous payons donc des erreurs commises en 1991?

Le meilleur exemple de ce cordon sanitaire reste l’élargissement de l’OTAN, qui s’est fait contre les promesses faites à Gorbatchev.

Il faut préciser quelque peu la chronologie. J’étais aux réunions diplomatiques sous George Bush (père) et sous son secrétaire d’État James Baker, ils ne voulaient pas du concept de «cordon sanitaire» forgé par Zbigniew Brzeziński et qui n’a été appliqué qu’à partir de la présidence de Bill Clinton dans la deuxième moitié des années 1990. C’est sous l’influence du «Grand échiquier» de Brzeziński que l’on a commencé à parler de l’utilité pour les États-Unis d’une Russie faible et d’une Ukraine forte. Autant vous dire que cela a laissé des traces dans la mémoire contemporaine des Russes. Le meilleur exemple de ce cordon sanitaire reste l’élargissement de l’OTAN, qui s’est fait contre les promesses faites à Gorbatchev. Il se trouve que j’étais présent aux accords conclus sur ce point avec les Américains. Ils ont été complètement bafoués et les partisans de l’avancement de l’OTAN vont aujourd’hui jusqu’à nier l’existence même de ces accords. Ces accords ont bel et bien existé: le deal diplomatique concernait la réunification de l’Allemagne, que l’URSS acceptait. En échange, les Américains s’engageaient à respecter les intérêts géostratégiques de la Russie.

Tous ces événements sont pour les Russes un grand échec national. »

 

Mais aujourd’hui la Russie semble bien avoir tiré les leçons de cette catastrophe et être à nouveau capable de prendre des mesures pour défendre sa souveraineté et son indépendance :

« Les tentatives de rejeter la faute sur la Russie pour la disparition du traité INF sont injustifiées », a affirmé la représentation de la Russie auprès de l’Otan dans un communiqué.

« Nous avons attiré l’attention sur les risques réels d’aggravation de la situation militaire et politique en Europe », a-t-elle ajouté.

Si les Etats-Unis se retirent du traité, « nous avons confirmé ne pas avoir l’intention de déployer des systèmes de missiles correspondants en Europe et dans d’autres régions, à moins que des missiles américains à portée intermédiaire et à courte portée ne soient déployés », a-t-elle déclaré. « Nous avons demandé aux pays de l’OTAN de faire la même déclaration », a-t-elle précisé.

Le conseil Otan-Russie est l’instance de consultation créée en 2002 entre les deux blocs. Ses réunions se tiennent au niveau des ambassadeurs. Jens Stoltenberg n’a pas annoncé de nouvelle réunion avant le 2 août

 

La Russie a mis en garde lundi contre une crise des missiles comparable à celle de Cuba, en 1962, si les États-Unis s’avisent de déployer en retour en Europe des missiles nucléaires à portée intermédiaire. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a assuré mardi qu’une telle hypothèse n’était pas à l’étude.

L’ambassadrice américaine à l’Otan, Kay Bailey Hutchison, a déclaré de son côté que Washington envisageait seulement pour le moment de déployer des missiles conventionnels. « Toutes les options sont sur la table mais nous ne pensons qu’à des systèmes conventionnels, il est important que nos alliés européens le sachent », a-t-elle dit.

La plupart des pays européens ne sont pas favorables au déploiement de missiles nucléaires américains en Europe, une initiative qui rappellerait la course aux armements des années 1980 entre les États-Unis et l’Union soviétique.

Sources utilisées:

https://www.afp.com/fr/infos/334/moscou-refuse-de-detruire-ses-nouveaux-missiles-deployes-en-europe-affirme-lotan-doc-1id10z5

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/03/la-russie-sort-du-traite-sur-les-forces-nucleaires-intermediaires_5484979_3210.html

https://www.ouest-france.fr/europe/russie/l-otan-demande-la-russie-de-detruire-son-nouveau-missile-nucleaire-6415515

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/16/31002-20161216ARTFIG00255-vladimir-fedorovski-la-chute-de-l-urss-est-encore-un-traumatisme-national-en-russie.php

https://www.cairn.info/revue-relations-internationales-2011-3-page-85.htm

 

Conséquences géostratégiques :

 

Quelle menace réelle

pour la paix en Europe ?

 

La rhétorique de la communication occidentale, et surtout US/OTAN, tente de se justifier en traitant séparément la question des missiles de la question de l’équilibre général des forces en présences, et notamment et surtout, des forces dites « conventionnelles » et réellement susceptible d’intervenir sur le terrain, ce qu’elles font déjà concrètement, d’une manière ou d’une autre, depuis des décennies, et singulièrement, depuis la dissolution de l’URSS.

Ces interventions diverses, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de leurs alliés locaux, se fait principalement, sinon presque exclusivement, sur le territoire des anciennes républiques alliées de l’URSS, à l’époque. Cela s’est caractérisé par des conflits ouverts ( Serbie, Kosovo, Ukraine…), ou des implantations de forces militaires exogènes produisant une situation potentiellement explosive, comme en Pologne et dans les pays baltes, notamment.

Profitant de l’affaiblissement provisoire de la Russie, les USA et l’OTAN ont donc avancé partout leurs pions, sous formes de bases militaires, dans ces pays, et cela au mépris de leurs engagements.

C’est ce que montrent de façon on ne peut plus explicite les cartes représentant la situation de ces bases en Europe.

Mais la situation ne se résume pas non plus à un simple rapport de force Russie/OTAN. En effet, si l’OTAN est une alliance où les USA sont clairement la force principale et dominante, elle n’en est pas moins une alliance regroupant également désormais pratiquement tous les pays de l’UE, y compris les pays de l’Europe de l’Est, anciens alliés de l’URSS et donc de la Russie de l’époque.

C’est donc tout aussi clairement une extension de la domination de l’impérialisme US sur ces pays et l’utilisation, notamment géostratégique, par l’implantation militaire, que les USA font de cette domination peut difficilement être considérée comme un facteur de paix avec la Russie…

Mais ce n’est pas tout, ni même nécessairement, le plus inquiétant pour la paix en Europe. En effet, en dehors du cadre de l’OTAN, les USA disposent de bases militaire implantées en Europe, certaines depuis la deuxième guerre mondiale, et d’autres qui sont venues s’ajouter ensuite, notamment depuis la chute de l’URSS, et qui ne sont pas nécessairement soumises, pour leur utilisation, au consentement des autres membres de l’OTAN.

 

 

https://expresselevatortohell.files.wordpress.com/2013/01/us-military-reach.gif?w=910&h=495

https://www.geostrategia.fr/wp-content/uploads/2018/02/Capture-d%C3%A9cran-2.png

 

 

C’est ce qui permet de comprendre les « menaces » de Trump de retirer les USA de l’OTAN au cas où les autres puissances européennes refuseraient de financer suffisamment cette organisation, à son gré. Ce n’est en rien un gage d’indépendance qu’il s’apprêterait à offrir à l’Europe, mais bien au contraire, une menace d’agir et d’intervenir, y compris et surtout, en Europe de l’Est, sans même avoir à demander le simple avis de ses supposés « alliés » de l’Europe Occidentale.

Autrement dit, c’est la menace d’entreprendre directement et pour son propre compte une confrontation, sur le sol européen, avec la Russie !

Autrement dit, encore, les USA ont bel et bien les moyens de pression et de chantage pour plier, en fait, leurs « alliés » de l’Europe Occidentale à leur domination et à leur volonté de dominer également la Russie par un rapport de force qui n’exclut manifestement pas la confrontation militaire, et tout d’abord, de type « conventionnelle ».

C’est bien pourquoi ils espèrent obliger la Russie à détruire ses missiles, qui forment actuellement un rempart difficilement franchissable, de l’aveu même de l’OTAN, et surtout en considérant, paradoxalement, en apparence, que ces missiles peuvent très bien être utilisés sans têtes nucléaires, en tant qu’armes « conventionnelles », mais qui assureraient la défaite d’une tentative US de nouvelle extension vers L’Est… !

 

En conclusion, il serait donc suicidaire, pour la Russie, de renoncer à cette défense sans contrepartie significative de la part des USA et de ses alliés de l’OTAN, et on ne voit pas bien ce qu’elle pourrait être, sinon le retrait de leurs troupes et de leurs armements stratégiques en deçà d’une portée possible sur la Russie, c’est à dire, en fait, un retrait quasi total de l’Europe.

L’OTAN n’est que l’un des visages multiples de la domination impérialiste US et il ne doit pas nous faire oublier l’essentiel, qui est la présence des forces armées US sur le territoire européen, où elles n’ont légitimement plus rien à faire, et cela depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, en réalité.

C’est le maintien de leur présence et la politique générale de domination US, notamment à travers le Plan Marshall, qui a entraîné une situation conflictuelle de tension permanente en Europe au cours de la deuxième moité du 20ème siècle, et c’est le maintien et l’accentuation de cette politique qui renouvelle et exacerbe les risques de guerre en Europe depuis le début du 21ème.

Certains partis et mouvements nationalistes et souverainistes appellent régulièrement au retrait de la France de l’OTAN. Certains partis qui se disent « de gauche », voire d’extrême-gauche », et même « marxistes-léninistes » réclament également ce retrait. Or ce retrait a déjà eu lieu, provisoirement, sous De Gaulle, et jusqu’à l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, réintégration entérinée effectivement en 2009.

Le retrait de la France de l’OTAN n’a en rien changé le rapport de force écrasant dont bénéficie l’impérialisme US vis à vis des nations qu’il cherche constamment à dominer, et à écraser carrément, sinon.

C’est donc un mot d’ordre parfaitement ridicule, sinon complice, objectivement, de l’impérialisme, français, d’abord, et US, in fine, vu le résultat.

La seule manière de faire avancer la paix en Europe, ce n’est donc évidemment pas un tel retrait, ni même simplement le démantèlement de l’OTAN, mais bien le retrait pur et simple, et sans conditions, de toutes les forces et dispositifs militaires US de tous les territoires européens.

 

Dans ces conditions, des négociations de paix pour le désarmement nucléaire et le démantèlement de tous les missiles en batteries sur le sol européen auraient enfin pleinement leur sens.

Luniterre

Pour la paix en Europe !

 

Retrait inconditionnel

de toutes les troupes US

du sol européen !

 

Négociations

de désarmement nucléaire

et conventionnel !

 

https://www.nextbigfuture.com/wp-content/uploads/2018/03/5046536ddd989c836f3178c86b89db2c.png

 

 

 

 

L’Amérique, un rêve qui tue!

 

 

 

https://medias.laprovence.com/q31Jj36hoDMvhtKJAk-qIe3H5y4=/850x575/top/smart/7026b253cfff4ce3a63ec2f0eedc4b2d/4f20a617a76e3047b349d0ace10c559e1de2ed26.jpg

AFP/Archives / STR Les corps de Oscar Martinez Ramirez, et de sa fille, morts noyés en tentant de traverser le Rio Grande (ou Rio Bravo) à Matamoros au Mexique, le 24 juin 2019

 

L’Amérique,

un rêve qui tue!

 

 

 

Tania Avalos, une Salvadorienne de 21 ans, surnommait affectueusement « Sequito » (petit sec) son mari Oscar Martinez, qui aurait eu 26 ans en juillet. Pour leur fille Valeria, âgée de près de deux ans, ils rêvaient d’une vie meilleure aux États-Unis.

Mais après un périple de 3.200 km, les eaux boueuses du Rio Bravo, ou Rio Grande selon la terminologie américaine, frontière naturelle entre le Mexique et les États-Unis, ont brisé leurs espoirs.

Tania a vu comment Oscar et Valeria ont été emportés dimanche par les eaux du fleuve. Elle n’a revu leurs corps que lundi matin.

Les pompiers et les sauveteurs mexicains les ont trouvés près de la rive, deux corps flottants sur le ventre, enlacés dans une étreinte protectrice qui a ému le monde entier.

L’image est devenu un symbole du drame de la migration illégale vers les États-Unis.

Rosa Ramirez, la mère d'Oscar, à son domicile à San Salvador, le 26 juin 2019

AFP / DIEGO LOPEZ Rosa Ramirez, la mère d’Oscar, à son domicile à San Salvador, le 26 juin 2019

Mais le premier acte de cette tragédie s’est joué en Amérique centrale, comme pour beaucoup de migrants fuyant la pauvreté et la violence dans leur pays pour un exil vers le nord.

Oscar était cuisinier dans une pizzeria de San Salvador. Avec Tania, ils en avaient assez de la pauvreté et des gangs criminels qui terrorisaient leur quartier.

« Ils ont eu ce rêve américain, de parvenir à une vie meilleure », a raconté par téléphone à l’AFP Rosa Ramirez, la mère d’Oscar, qui réside à San Salvador.

Le 3 avril, ils ont décidé de quitter leur pays, sans visa mais avec une route précise en tête vers les Etats-Unis. Selon les autorités, environ 200 Salvadoriens ont fait comme eux ce jour-là.

– La traversée du Mexique –

La jeune famille a traversé le Guatemala jusqu’à atteindre le fleuve Suchiate, qui délimite la frontière avec le Mexique.

Ils sont restés environ deux mois aux abords de Tapachula au Chiapas (sud), le temps d’obtenir un permis migratoire de la part des autorités mexicaines. Selon un document consulté par l’AFP, Tania avait obtenu un visa humanitaire.

Les corps d'Oscar Martinez et de sa fille Angie Valeria sont transportés vers Matamoros, dans l'Etat mexicain de Tamaulipas, le 26 juin 2019

AFP / Marco Rodriguez Les corps d’Oscar Martinez et de sa fille Angie Valeria sont transportés vers Matamoros, dans l’Etat mexicain de Tamaulipas, le 26 juin 2019

Depuis le début de la crise migratoire, le gouvernement mexicain a fourni divers documents, des permis de travail limités aux seuls Etats du sud du Mexique et des visas humanitaires permettant parfois de circuler sur tout le territoire.

Avec ces papiers en poche, la famille a décidé de parcourir les 1.800 km séparant Tapachula de Matamoros à la frontière américaine. Durant ce long périple, ils étaient accompagnés d’un compatriote, Milton Paredes Menjivar, âgé de 19 ans.

Selon Paredes, ils ont atteint Matamoros samedi dernier et ont passé la nuit dans un hôtel. Vers 8 heures du matin dimanche, ils ont pris un taxi pour se rendre au bureau des migrations situé sur le « Puente Nuevo », un des quatre points de passage permettant d’accéder à Brownsville, au Texas.

Ils souhaitaient déposer une demande d’asile aux Etats-Unis au milieu de quelque 200 personnes. Mais le bureau était fermé, ils devaient attendre jusqu’à lundi.

Frustrés, ils sont allés manger pour « passer le temps », selon Paredes, et c’est à ce moment-là qu’ils ont décidé de traverser illégalement la rivière.

– Vaincu par la fatigue –

Le lieu choisi était situé dans le « Paseo del Rio », un parc récemment créé, fréquenté des joggers et des promeneurs, proche de maisons et de commerces, à environ 500 mètres du pont.

Trente ans auparavant, l’endroit était isolé et envahi par la végétation, et de nombreux migrants y traversaient le fleuve illégalement.

Le Rio Bravo semble calme dans cette zone. Une trentaine de mètres sépare les deux rives. Il est peu profond, environ deux mètres, mais très périlleux.

Les courants « sont très dangereux et il y a beaucoup de tourbillons dans le fond et de nombreuses branches », explique Humerto Salazar, responsable de la protection civile à Matamoros.

Les quatre Salvadoriens ont tenté de traverser en deux groupes. Oscar s’est engagé le premier, portant Valeria, qu’il avait glissée sous son T-shirt, sur son dos tandis que Paredes aidait Tania.

La jeune femme a raconté qu’Oscar et Valeria avaient presque atteint l’autre rive, quand Oscar a été emporté, exténué, alors qu’un vent violent soufflait. Tania et Paredes ont aussitôt rebroussé chemin avant d’aller prévenir les autorités mexicaines

Les corps ont refait surface lundi vers 10 heures du matin.

Carlos Alberto, le frère aîné d’Oscar qui vit aux États-Unis, espérait les accueillir et les aider à leur arrivée. Il regrette qu’ils n’aient pas écouté ses conseils de suivre la voie légale et demander l’asile.

« Ne prend pas le risque de traverser la rivière avec une petite fille, c’est très dangereux, ce fleuve est meurtrier » se souvient-il lui avoir dit.

 

« Ce fleuve meurtrier » ???

>>>le meurtrier n’est pas le fleuve, mais le système « mondialisé » impérialiste qui pousse ses victimes à quémander leur survie auprès du bourreau US,

 

 >>>le véritable assassin !

La mondialisation

abolit-elle les frontières?

 

https://i0.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/000_mx8i7_0.jpg
https://www.unhcr.org/thumb1/4d6e6c9a6.jpg
https://euromedmonitor.org/uploads/2019/01/refugees2.jpg
https://i2.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2016-07-05t091524z_1633011898_s1aetnumvkab_rtrmadp_3_europe-migrants-hungary-referendum_0.jpg
https://www.lequotidien.lu/wp-content/uploads/2015/08/HUNGARY-SERBIA-EU-MIGRANTS-afp_com_20150827_PH-DV-DV2110390-620x330.jpg

La « mondialisation »

abolit-elle les frontières ?

Réedition

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/19/refugies-70-millions-le-sinistre-record-un-systeme-de-gouvernance-mondialisee/

 

La « mondialisation » abolit-elle les frontières?

Selon ses tenants et ses partisans, c’est à dire la plupart des gouvernements, dont celui de la France, et la plupart des médias, la « mondialisation » serait un progrès et un bienfait pour l’humanité… Elle rapprocherait les humains, abolirait les frontières et ouvrirait donc une ère de paix nouvelle…

Et tout ce bonheur nous viendrait essentiellement d’un commerce libre et sans entraves entre les nations…

Qu’en est-il en réalité ?

Aujourd’hui même, Mercredi 19 Juin 2019, l’ONU annonce une nouvelle statistique record du nombre des réfugiés dans le monde : plus de 70 Millions, en ne comptant que ceux qui font des demandes officielles d’asile…

Très officiellement, donc, déjà 70 Millions d’êtres humains qui quittent leurs pays par force et ne goûtent pas vraiment les félicités de la « mondialisation »….

Comment évaluer réellement le nombre d’êtres humains qui quittent leur pays poussés par la misère, la guerre, la dictature ?

Deux, trois fois plus ? …ou plus encore ?

La « mondialisation » n’a donc pas, et c’est le moins que l’on puisse dire, éradiqué tous les fléaux qu’elle est sensée guérir…

Mais est-elle au moins en voie de progression dans ce sens ? Son « moteur économique », sensé être le libre échange commercial, est-il en train de s’établir, est-il en train de « gagner du terrain » ?

Le premier pas de la nouvelle mondialisation avait pourtant « bien commencé » en apparence, avec la célèbre poignée de main Nixon-Mao et l’ouverture de l’économie chinoise sur le reste du monde, dès 1972.

Aujourd’hui, presque un demi-siècle plus tard, c’est la guerre économique qui prévaut entre les USA et la Chine, devenue la seconde puissance mondiale.

En vérité, force est de constater que le « libre commerce » ne peut se faire que tant qu’il est avantageux pour les USA, et se fait, directement ou non, dans son intérêt, et en fin de compte, exclusivement selon les règles édictées et imposées par ce maître…

Tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre USA-centré est, en pratique et très concrètement, banni, interdit selon ce droit US imposé au reste du monde, et empêché par tous moyens, sanctions, blocus et finalement, intervention militaire sous le premier prétexte « trouvé », c’est-à-dire, en fait, inventé et créé de toutes pièces, dans la plupart des cas, et sinon, mis en œuvre par d’habiles provocations et manipulations de tiers, groupes « dissidents », « djihadistes », etc…

Toujours pas de commerce libre et sans entraves, donc, dans ce monde « mondialisé », et surtout pas sur une base d’équité entre nations, dans les échanges.

Et manifestement, avec la guerre économique actuelle, le principe du libre échange n’est pas non plus en train de gagner du terrain, bien au contraire…

Plus de guerres ? Sauf celles déclenchées ou attisées par les USA et leurs « alliés », et elles sont de plus en plus nombreuses et féroces.

L’une, comme en Syrie, n’est pas encore terminée, que deux ou trois se profilent déjà, en Iran, au Venezuela, et toujours en suspens, en Corée…

En Europe, une série de conflits dans les Balkans à peine terminée qu’une nouvelle guerre s’est enkystée en Ukraine et que la tension dans les pays baltes remonte sur des bases qui rappellent, à quelques kilomètres carrés près, celles des prémisses de la seconde guerre mondiale.

Malgré ce constat d’évidence, selon l’ONU aussi, c’est bien connu, tous les humains sont frères et il suffirait donc de bien accueillir les réfugiés pour que tout aille au mieux dans le meilleur des mondes « mondialisés »…

Et l’ONU de louer comme une preuve de son « humanité » la chancelière Merkel : « Je n’ai pas l’habitude d’attribuer bons et mauvais points, mais je pense que dans ce cas, il faut féliciter l’Allemagne pour ce qu’elle a fait. La chancelière a été courageuse » déclare Filippo Grandi, le Haut-Commissaire de l’ONU, en présentant son rapport…

Qu’en est-il réellement ? La chancelière s’est-elle prononcée en faveur du retour des Palestiniens sur leurs terres ancestrales ? En faveur de l’ouverture de la frontière Mexique-USA aux réfugiés et migrants d’Amérique Latine ? En faveur de la paix au Yémen ?

Non, mais elle a « courageusement » ouvert ses frontières à quelques milliers de réfugiés…

Pourquoi la France, pays des « droits de l’homme », n’en fait pas autant ?

La raison est simple : du temps où l’industrie française était encore en plein essor, pas besoin de « réfugiés », le capital français importait directement de ses « ex-colonies » devenues néo-colonies, la main d’œuvre dont elle avait besoin, et à bon marché, tant qu’à faire… Aujourd’hui la France est essentiellement « désindustrialisée », mais ce n’est pas encore le cas de l’Allemagne, et une main d’œuvre localement acclimatée depuis trop longtemps, à son goût, sera désormais avantageusement, pour son industrie, « complétée », de manière on ne peut plus « compétitive », par cette manne humaine apportée par la misère du monde.

De plus, « gérer » la nouvelle conflictualité locale que cela génère, inévitablement, loin d’être un « problème », au delà de la rhétorique officielle, c’est bel et bien un moyen de manipulation en plus, pour le système capitaliste, un « excellent » moyen de gouvernance.

En France, le dosage est déjà suffisamment explosif, mais il n’est pas à exclure que la « pression » remonte encore en cas de nécessité, surtout du genre rébellion sociale…

Les discours « humanistes » d’acceptation ou les discours « nationalistes » de rejet ne se font qu’en fonction des intérêts locaux du capital, et ils trouvent leurs adeptes et leurs relais parmi tous les « idiots utiles » à son service, volontairement ou non, tantôt « à gauche » ou « à droite », selon le dosage et la pression souhaitée.

La problématique d’ « acceptation » ou de « rejet » est une fausse problématique qui sert utilement le système capitaliste, en masquant la seule véritable issue, qui est d’en finir avec lui, en commençant par refonder le droit des peuples et des nations à des relations équitables, à disposer d’eux-mêmes, et y compris et surtout, à choisir de rompre avec le système capitaliste, ce qui est la seule façon de mettre fin aux causes profondes de toutes ces guerres, de toutes ces inégalités extrêmes, qui poussent les peuples sur la voie de l’exil.

Luniterre

*********************************************

Record mondial: plus de 70 millions

de réfugiés et déplacés fin 2018, selon l’ONU

https://www.lebigdata.fr/wp-content/uploads/2018/01/migrants-big-data-refugies-660x330.jpg

Le monde comptait fin 2018 70,8 millions de déplacés à cause des guerres ou persécutions, un record ne reflétant pas l’ampleur de l’exode des Vénézuéliens car seule une minorité demande l’asile, a annoncé l’ONU mercredi.

Le rapport annuel du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) souligne que 2018 a été marquée par la forte progression des déplacements internes en Ethiopie, suite à des violences intercommunautaires, et par une hausse des demandes d’asile présentées par ceux qui fuient la grave crise politique et économique au Venezuela.

Le conflit syrien a continué de produire un grand nombre de réfugiés et déplacés. Les violences au Nigeria ont également été une source importante de déplacements.

Le rapport relève que le nombre total des « déracinés » dans le monde — comptabilisant les réfugiés (25,9 millions, les déplacés internes (41,3 millions) et les demandeurs d’asile (3,5 millions) — a progressé de 2,3 millions par rapport à 2017.

Cette estimation reste « prudente », pointe le HCR, car « bien que la plupart des Vénézuéliens doivent pouvoir bénéficier du système de protection internationale des réfugiés, à peine un demi-million » ont déposé une demande d’asile.

– Syrie, Venezuela –

« Une fois de plus, les tendances vont dans la mauvaise direction. De nouveaux conflits (…) viennent s’ajouter aux anciens », a déclaré aux médias à Genève le Haut-Commissaire, Filippo Grandi, appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à être plus uni afin de résoudre les conflits.

https://i2.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2016-01-14T183823Z_193140446_GF20000094943_RTRMADP_3_MIDEAST-CRISIS-JORDAN-SYRIA-REFUGEES_0.JPG

https://cdn-media.rtl.fr/cache/u9UhSf3BMGyN7zutGepLeg/880v587-0/online/image/2015/0906/7779626218_un-groupe-de-migrants-syriens-rejoignants-la-hongrie-par-la-serbie.JPG

Le nombre de déplacés et réfugiés dans le monde est reparti à la hausse depuis 2009, enregistrant une forte progression entre 2012 et 2015 avec le conflit syrien.

Colombiens et Syriens sont les déplacés internes les plus nombreux.

En ce qui concerne les réfugiés, 5,5 millions sont des Palestiniens, qui relèvent de la compétence de l’UNRWA. Les autres proviennent, pour une grande majorité, de cinq pays: Syrie, Afghanistan, Soudan du Sud, Birmanie et Somalie.

Les Syriens – plus d’un demi-million- sont aussi ceux qui ont déposé le plus grand nombre de demandes d’asile l’an dernier, la majorité l’ayant fait en Turquie. Viennent ensuite les Vénézuéliens (341.800), qui se sont rendus pour la plupart en Colombie et au Pérou.

Alors que le Pérou a récemment imposé des visas aux Vénézuéliens, M. Grandi a appelé les pays de la région à les laisser entrer afin d’éviter un « embouteillage » aux frontières.

– ‘Féliciter l’Allemagne’ –

Quatre réfugiés sur cinq vivent dans le pays voisin du leur. La grande majorité vit donc dans des pays en développement.

Les Etats-Unis sont en revanche le pays qui a reçu le plus grand nombre de demandes d’asile l’an dernier, suivi du Pérou, de l’Allemagne, de la France et de la Turquie.

Pour la 4e année consécutive, la Turquie est le pays qui héberge la plus grande population de réfugiés au monde (3,7 millions), suivi du Pakistan, de l’Ouganda, du Soudan et de l’Allemagne.

M. Grandi, qui présente le rapport du HCR à Berlin, a d’ailleurs salué la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel, qui avait pris la décision d’ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de candidats à l’asile.

« Je n’ai pas l’habitude d’attribuer bons et mauvais points, mais je pense que dans ce cas, il faut féliciter l’Allemagne pour ce qu’elle a fait. La chancelière a été courageuse », a-t-il dit.

Il a également appelé les Européens à trouver une solution durable sur le système de répartition des migrants. « On a derrière nous les élections européennes, on a des chiffres franchement gérables d’arrivées en Europe, c’est le moment d’affronter cette question ».

https://www.afp.com/fr/infos/334/record-mondial-plus-de-70-millions-de-refugies-et-deplaces-fin-2018-selon-lonu-doc-1hl44e2

https://staticr1.blastingcdn.com/media/photogallery/2015/6/20/660x290/b_1200x528/migrants-et-refugies-economiques_337949.jpg
https://static.lpnt.fr/images/2016/09/22/5419663lpw-5419802-article-refugies-jpg_3794583_660x281.jpg

En juin, ne fais pas tout ce qu’il te plait, que ce soit en Normandie ou ailleurs…

 A propos de « la face cachée des libérateurs », et y compris en réponse au récent article de M. Bibeau, Le jour J – « Le jour le plus long » de l’invasion de l’Europe, sur la mémoire de ces évènements…

 

 

 

Selon M. Bibeau : « Peu importe la ridicule polémique à propos de quel camp impérialiste – Soviétique ou d’Amérique – … », etc…, mais… « la Seconde Guerre mondiale prit fin définitivement avec l’effondrement de l’un des deux camps impérialistes et le commencement d’un nouvel affrontement entre le camp impérialiste atlantique et le capital des pays « émergents » d’un tiers-monde « libéralisé » et mondialisé. »

L’histoire est-elle une succession de « modes » intellectuelles ou bien un sujet important, et même, essentiel, d’analyses dialectiques qui permettent d’avancer ?

Dans sa volonté de confusionniste, M. Bibeau ne sait donc plus lui-même où il en est…

« Impérialisme atlantique » et « capital des pays « émergents »… ce n’est donc pas l’opposition de deux forces équivalente en termes de stade de développement économique, et c’est donc même une contradiction avec sa première affirmation d’un « impérialisme soviétique »…

Mais c’est aussi et surtout une contradiction dans sa propre théorie qui veut un développement élevé des forces productives par le capitalisme, avant de pouvoir considérer une alternative « communiste » possible.

Dans cette logique, il devrait au contraire attribuer un rôle progressiste au développement du capitalisme…

…fût-ce ce qu’il nous présente généralement comme le « capitalisme soviétique » !(*)

Tout étant relatif, au sens dialectique du terme, le développement du capitalisme à effectivement un aspect progressiste, par rapport aux modes de productions antérieurs.

Reste à déterminer jusqu’à quel point, selon les situations… Un exercice de dialectique qu dépasse largement le contenu d’un post, et, semble-t-il, les « dispositions » intellectuelles de M. Bibeau, quelles qu’en soient les causes.

Quoi qu’il en soit, le mythe du passage direct du capitalisme au communisme est le meilleur moyen de garantir la pérennité de ce système capitaliste en dénigrant le rôle révolutionnaire progressiste d’une phase de transition socialiste.

Les crimes de guerre commis par les uns ou les autres sont effectivement également entièrement et radicalement condamnables. Il n’y a pas de raisons, pour autant, qu’ils échappent à l’analyse dialectique.

Il est donc de bon ton, depuis peu, de déterrer publiquement les exactions US….

« Égaliser » au nom de son prétendu « anti-impérialisme », toutes les causes et les conséquences de ces exactions, c’est donc un bon moyen, pour M. Bibeau et ses semblables, de nier toutes les stratégies de luttes anti-fascistes et anti-impérialistes mises en œuvre sur le terrain, avec, c’est un fait, des compromis tactiques de diverses sortes, mais là non plus, pas tous équivalents et susceptibles d’analyses critiques dialectiques, ce qui le dépasse, évidemment, on le constate, et quelles qu’en soient les raisons et ses motivations réelles…

Comme exemple, le film « la face cachée des libérateurs » montre la progression du degré de violence des exactions US selon les territoires occupés, Grande-Bretagne, France, Allemagne…

Il y a donc là un effort de recherche et d’analyse dialectique qui vaut d’être souligné, et même si ce n’est pas d’une dialectique marxiste, c’est donc d’un apport positif considérable du point de vue de la recherche historique réelle et non galvaudée.

Dans le même ordre d’idée, il serait également utile de faire la même démarche concernant l’avancée des troupes soviétiques, de façon à cerner la réalité du problème dans ses véritables proportions et sans préjugés « idéologiques ». L’idéologie ML n’a son utilité que sur la base d’une analyse du réel, et dans le but d’en mettre en œuvre les leçons.

Et ce type de démarche reste également à faire concernant non seulement les exactions nazies, selon les pays occupés, mais aussi concernant la nature même des principes d’occupations mis en œuvre, très différents, notamment entre Europe de l’Ouest et Europe de l’Est, par les nazis.

Pour un timide « aperçu »… >>>

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hungerplan

https://fr.wikipedia.org/wiki/Generalplan_Ost#Des_expulsions_et_une_extermination_massives

Ceci-dit, en rappelant encore que cela explique en grande partie la violence de la résistance, puis de la répression soviétique, sans pour autant justifier les excès, dans aucun des cas.

Cela différencie aussi la cause des exactions, mais sans en justifier pour autant aucune, évidemment.

Luniterre

(* https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/17/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss

-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/ )

 

PS : en outre, la violence US en Normandie est d’autant plus absurde et « inexcusable » à tous points de vues que toute l’Opération Overlord elle-même était tout à fait inutile d’un point de vue strictement stratégique, sauf considérée d’un point de vue purement politique et idéologique, anticommuniste et anti-soviétique.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/06/6-juin-1944-acte-i-de-la-societe-du-spectacle-une-boucherie-strategiquement-utile/

 

 

 

 

 

SUR AGORAVOX, UNE RÉPONSE DE M. BIBEAU…

 

Robert Bibeau 16 juin 15:45

@Luniterre

Comme pratique du confusionnisme (votre nouvelle marotte idéaliste) on ne saurait trouver mieux que votre post… vous tirez dans toutes les directions multipliant les accusations personnelles-personnalisées — ce qui est anti-matérialiste pour à la fin proposez qu’au lieu de tirer les apprentissages qui s’imposent face à ces deux guerres abominables — chacun devrait analyser dans le détail le nombre de bombes — de rockets — de tués — de blessés — d’exterminés — par pays — nationalité afin de découvrir quoi au juste ??? Pour quelle utilité face à la 3e guerre mondiale en préparation MAINTENANT ET ICI ???

cE FUT ET C’EST TOUJOURS LE PROBLÈME DES INTELLECTUELS GAUCHISANTS QUE DE DÉBLATÉRER SUR LE PASSÉ AFIN DE MASQUER LEUR LACHETÉ DANS LE PRÉSENT — MAINTENANT 

Vous écrivez ceci : « Quoi qu’il en soit, le mythe du passage direct du capitalisme au communisme est le meilleur moyen de garantir la pérennité de ce système capitaliste en dénigrant le rôle révolutionnaire progressiste d’une phase de transition socialiste.«   En effet, mes recherches m’ont amené à découvrir et comprendre que ce que la go-gauche appelle LA PHASE DE TRANSITION SOCIALISTE — ne fut que mystification bolchevique puis communiste et socialiste dans près de 40 pays dans le monde qui se sont dit »socialistes«  = j’ignore s’ils furent authentiquement »socialiste« ou non MAIS je constate tristement que tous ces pays sans aucune exception en ce 16 juin 2019 sont des pays intégrés au mode de production capitaliste à son stade impérialiste décadent 

Pour l’avenir de ma classe sociale prolétarienne c’est la seule et unique chose qui me préoccupe = il semble à l’évidence que la phase de transition »socialiste » mène invariablement quelque soient les méandres au capitalisme et jamais au communisme tant souhaité.

Nous devons donc en tirer les leçons et chercher une autre voie vers le communisme prolétarien 

Merci pour votre post monsieur

Robert Bibeau 


 

UNE RÉPONSE TML

Luniterre        16 juin 17:42

@Robert Bibeau

Le propre du confusionnisme c’est aussi et d’abord de déformer les écrits des autres pour en contourner le fond :

« chacun devrait analyser dans le détail le nombre de bombes — de rockets — de tués — de blessés — d’exterminés — par pays — nationalité afin de découvrir quoi au juste ??? Pour quelle utilité face à la 3e guerre mondiale en préparation MAINTENANT ET ICI ??? »

Ce n’est aucunement ce que j’ai écrit… A moins d’un réel problème de lecture de votre part…

S’il y a une leçon à tirer, c’est bien la capacité de résistance de l’URSS, à partir d’un système économique différent, même si cela n’exclut, pas, bien au contraire, une analyse critique dialectique, que vous refusez en tentant d’« égaliser » tout au rabot de votre gauchisme primaire et même simpliste.

De plus, cette capacité de résistance s’est exprimée face à un adversaire qui ne menait pas la même politique d’occupation, à l’Est et à l’Ouest, et cela n’est pas essentiellement une question de type d’armement ni de quantité de munitions et de bombes utilisées…

Des « subtilités d’analyses inutiles » me direz vous…>>>échappatoire bien commode, tout simplement… (…à propos de « lâcheté » !).

Sinon, personnellement, j’assume pleinement mes écrits, en essayant de les rendre aussi clairs que possible, et je ne tente pas de me cacher derrière une sorte de « neutralité d’auteur », qui n’existe nullement, et singulièrement dans le contexte actuel.

Luniterre

 

********************

 

REÇUE PAR E-MAIL, CETTE AUTRE CONTRIBUTION AU DÉBAT,

…ET UNE RÉPONSE TML A LA SUITE.

 

Bonsoir Camarade,

Je prend connaissance de votre article en réponse à Mr Bibeau ( que je qualifie toujours d’idiot utile ) sur La face cachée des libérateurs et notamment sur ce petit paragraphe « Les crimes de guerre commis par les uns ou les autres sont effectivement également entièrement et radicalement condamnables. Il n’y a pas de raisons, pour autant, qu’ils échappent à l’analyse dialectique »

Cher Camarade, comment osez-vous faire un amalgame de la très très très très juste colère et indignation des soldats de l’Armée rouge, des partisans soviétiques, des militants bolchéviques intègres qui étaient en tête des bataillons pour bouter le nazi hors de l’URSS  avec les réels et atroces crimes de guerre commis par les troupes du 3ème Reich, des américains, des anglais, and co, lors de la guerre impérialiste de 1940/1945 .

Vous « discutez » de la réalité, ou non, de la mise en œuvre d’une économie socialiste en URSS pour aller vers une économie communiste, dès 1917, MAIS vous oubliez tout simplement que l’URSS, jusqu’à la mort en 1953 de son grand dirigeant intègre, courageux Joseph Staline, fut sans cesse, une forteresse assiégée !

Je vous rappelle qu’à la mort de Lénine la Russie soviétique était encore un pays déchiré, affamé, arriéré, quasi moyenâgeux. Son dirigeant intègre Joseph Staline en fit la deuxième puissance mondiale qui se lança a l’assaut du cosmos, le pays où on lisait le plus de livres dans le monde et où, plutôt que de faire un tiercé, on jouait aux échecs. Dans des conditions– qu’il faut toujours avoir a l’esprit car « il faut juger alors avec les yeux d’alors » aurait dit Aragon – d’une violence et d’une dureté extrêmes, des circonstances historiques terribles et implacables, il fut l’homme, a qui nous devons notre liberté et notre vie et qui concrétisa le rêve de Spartacus : « je reviendrai et je serai des millions ».

Les nazis décimèrent, sans aucun état d’âme, les populations entières des villes et villages de l’URSS. Une majorité des populations de confession juive qui vivaient sur le sol russe depuis plus de cinq cents ans furent complètement éradiquées par les fascistes nazis.

Et vous avez le culot d’oser prétendre que les troupes soviétiques, le gouvernement soviétique auraient du faire preuve de mansuétude ??????????

Je vous rappelle quelques faits :

* Après l’invasion de l’U.R.S.S. par les nazis, le père Coughlin, chef du «Front chrétien » pro-nazi, déclarait le 7 juillet 1941 dans son journal Social Justice : La guerre de l’Allemagne contre la Russies est une bataille pour la chrétienté… Nous nous souvenons que le communisme athée a été conçu et est né surtout en Russie, par l’intermédiaire de juifs impies !!!!

Quel peuple, aurait pu à la fois résister aux tueries de la guerre civile après les tueries de la guerre de 14/18 et conserver un idéal dans son avenir ? Les peuples de Russie, désormais Union Soviétique, ne baissèrent pas les bras et continuèrent dans la voie du socialisme.


Un véritable enthousiasme de masse soulève les montagnes et finalement, c’est l’Union Soviétique, son Armée Rouge, son peuple ( femmes, hommes, enfants ) galvanisés par la pugnacité et la fidélité au Communisme et à l’être humain de son gouvernement conduit par Joseph Staline qui va écraser le 3ème Reich et sauver la civilisation au prix d’une saignée humaine de la population soviétique dont l’ampleur nous est inconcevable : 28 millions de morts…..et la quasi-totalité du territoire soviétique détruite. Ainsi sur les 196 divisions que comptait la Wehrmacht, 176 combattirent contre les Soviétiques sur le front de l’Est ( tout les peuples de l’Union Soviétique étaient entrés en Résistance contre l’occupant nazi, aux côtés des soldats de l’Armée Rouge, en mettant en œuvre la politique de la terre brûlée, avec les unités de partisans qui harcelaient sans répit les divisions allemandes, tous unis contre l’envahisseur barbare )

Je me répète : vous osez prétendre que l’Armée Rouge, le gouvernement soviétique auraient du faire preuve de mansuétude !!!!!!!!!!

Le gouvernement soviétique conduit par le grand Joseph Staline, savait très bien qu’Hitler, mis au pouvoir grâce aux concours des banquiers Allemands, Américains, Français, Anglais, Italiens. avait clairement exprimé ses visées par rapport à l’URSS, centre pour lui, du « judéo-bolchévisme ». Les soviétiques avaient depuis longtemps compris le message à savoir que le monde capitaliste allait aider Hitler à détruire l’URSS. En effet les puissances occidentales passaient accords secrets sur accords secrets sur le dos de l’URSS.
Sur la base de ces informations l’industrie lourde fut donc mise au service de la production d’armement. Les peuples de l’URSS rentraient dans une nouvelle période de difficultés, (ils sortaient à peine de la guerre de 14/18 et de la coalition des puissances capitalistes qui voulaient détruire le pouvoir des soviets de 1918 à 1924) dans la phase de préparation d’une nouvelle guerre défensive dont l’enjeu était tout autant la destruction de l’URSS qu’un nouveau partage du monde.

Et oui cette guerre impérialiste était commandée par une logique économique et géo-stratégique tellement forte qu’elle explique celles d’aujourd’hui qui sont en cours

Et vous osez laisser sous entendre que les soldats de l’Armée Rouge, le gouvernement soviétique, face à la barbarie des hordes du 3ème Reich, auraient commis des crimes de guerre !!!!!!!!!!!!

Et puique j’y suis je vous remémore qu’à la mort de Staline le peuple soviétique communie dans une immense douleur car tous savent ce qu’ils doivent a Staline, aucun n’a oublié le contenu de son discours du 3 juillet 1941 alors que les nazis sont à 30 kilomètres de Moscou et que les soi-disant pays démocratiques souhaitent voir l’URSS anéantie par la Wehrmatch « Soeurs, frères, camarades… Toutes les forces du peuple pour écraser l’ennemi !…… En avant vers notre victoire ! » ces mots qui allaient galvaniser et tremper la volonté de résistance du peuple. Ils savent, que s’ ils savent lire, a qui ils le doivent, ils savent que si leurs enfants sont ouvriers, ingénieurs, médecins, professeurs, a qui ils le doivent. Eux qui ont tant souffert savent qu’il a souffert et eu faim tout comme eux.

Après la mort de Staline en 1953 les renégats incrustés au sein du Parti Communiste de l’Union Soviétique ont tout mis en œuvre pour rétablir le capitalisme. Les adversaires de la dictature du prolétariat n’ont cessé d’affirmer que Staline incarnait, non pas la dictature des travailleurs, mais sa propre dictature autocratique. Le mot Goulag devint synonyme de «dictature stalinienne». Or, ceux qui étaient dans le Goulag du temps de Staline font maintenant partie de la nouvelle bourgeoisie au pouvoir. Les exploiteurs, les traîtres, les soi-disant démocrates, les trotskistes ont crié victoire et encensé le premier des contre-révolutionnaires, Khrouchtchev et ensuite ceux qui l’ont suivi, les Brejnev, Gorbatchev et consorts. D’un pays en plein essor à la mort de Staline, malgré les ravages de la guerre due à l’intervention étrangère de 1917 à 1923 et de 1940 à 1945, les renégats ont réintroduit un capitalisme sauvage qui ne génère que chômage, misère, reculs de civilisation et où règnent en maîtres l’incompétence, la corruption, la prévarication, la prostitution et une mafia omnipotente.

Je suppose qu’en utilisant cet infâme amalgame vous pensez vous concilier les faveurs des crapules anti communistes et anti soviétiques.

 

*********************

 

NOTRE RÉPONSE

 

Sur quelques points « cités ici en italiques »

 

 

« Et vous avez le culot d’oser prétendre que les troupes soviétiques, le gouvernement soviétique auraient du faire preuve de mansuétude ?????????? »

>>>Où avez vous lu une telle assertion?

« Je me répète : vous osez prétendre que l’Armée Rouge, le gouvernement soviétique auraient du faire preuve de mansuétude !!!!!!!!!! »

>>>même question…!

« Et vous osez laisser sous entendre que les soldats de l’Armée Rouge, le gouvernement soviétique, face à la barbarie des hordes du 3ème Reich, auraient commis des crimes de guerre !!!!!!!!!!!! »

>>>Je ne prétends rien du tout de tel, ni son contraire, du reste, n’ayant pas participé à ces évènements, vu mon « jeune âge » >>> bientôt 70 ans…

>>>vous semblez ne pas avoir regardé le film joint: il parle des viols perpétrés par les soldats US au cours de leurs périples, avec une intensité croissante en Allemagne.

>>>il ne fait qu’évoquer, vers la fin, les exactions similaires éventuellement commises par les soldats de l’Armée Rouge, notamment à Berlin. >>> c’est un sujet d’histoire qui n’a pas de raison d’être occulté, s’il recouvre, malheureusement, une réalité, et même dans le cas contraire, vu qu’il s’agirait donc de démonter ces accusations.

>>>c’est un sujet sur lequel je n’ai pas encore étudié, et donc sur lequel je ne me prononce pas >>>je propose simplement l’idée que c’est à éclaircir sans « tabou », dans un cas comme dans l’autre, car l’histoire a besoin de vérité, quelle qu’elle soit.

>>>en Occident, la réalité de ces viols est évidemment généralement considérée comme incontestable, et c’est plutôt sur l’ampleur du phénomène qu’il y a discussion.

>>>en Russie, certains médias, orientés « ouest » ont traduit et republié des passages du livre de l’historien britannique Beevor, qui en en a fait un thème important dans son livre sur la chute de Berlin.

>>>cela fait donc évidemment polémique et on trouve donc également désormais des tentatives d’historiens russes pour éclaircir le sujet. Mes capacités dans la langue russe sont encore insuffisantes pour retraduire des textes aussi longs en français.

>>>si vous avez de la documentation historique sérieuse sur le sujet, merci de nous la communiquer, pour publication, qui serait donc en démenti, si je considère que vous semblez penser que cela est une affabulation occidentale de plus!

« Je suppose qu’en utilisant cet infâme amalgame vous pensez vous concilier les faveurs des crapules anti communistes et anti soviétiques. »

>>>si vous suivez régulièrement TML, vous constaterez que je ne suis pas vraiment du genre « conciliant » avec qui que ce soit, et c’est même généralement plutôt le contraire qui m’est imputé…!

>>>en tant que matérialiste dialectique je ne m’intéresse, tant en histoire que dans les autres domaines, qu’à la réalité des faits, et à l’analyse que l’on peut en faire.

Bien à vous,

Fraternellement,

Luniterre

 

UNE PRÉCISION UTILE

D’une manière générale, les récents débats sont une occasion utile de préciser ce qu’est la méthode d’analyse dialectique et ce qu’elle implique comme approche historique, notamment sur toutes les questions concernant l’URSS, et singulièrement, concernant la période dite « stalinienne ». Une autre occasion s’est trouvée à propos d’un article(*) critiquant la politique de l’UE en la qualifiant de « répression stalinienne »…

« … à propos de « répression stalinienne », c’est effectivement donner dans le consensus anticommuniste et antisoviétique, et donc, d’une manière ou d’une autre, légitimer le capitalisme. Non pas qu’il faille opposer un panégyrique fétichiste de Staline, comme le font encore certains, au panégyrique fétichiste du capitalisme, même « anti-libéral », mais simplement une analyse matérialiste dialectique de l’histoire du socialisme en URSS, dont on puisse tirer des leçons utiles aujourd’hui, face aux problématiques insolubles que révèle l’analyse matérialiste dialectique de la présente crise du capital.»

Luniterre

 

(*  http://mai68.org/spip2/spip.php?article3862#forum3457  )

Marxisme-Léninisme, Marx, Lénine, ML, en deux mots, c’est quoi? (Partie 2)

 

 

 

 

 

 

Marxisme-léninisme,

Marx, Lénine, ML,

en deux mots, c’est quoi?

(Partie 2)

 

Comme on l’a vu dans la première partie de notre exposé,

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/17/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

le premier but politique du marxisme, tant à l’époque de Marx que de celle de Lénine, c’est la Révolution Prolétarienne, c’est à dire la rupture d’avec le capitalisme, par une étape de transition socialiste fondée sur la dictature du prolétariat. Terme qui n’a réellement son sens que par une transformation radicale des rapports de production et de toutes les superstructures de la société en fonction des besoins sociaux du prolétariat et de l’ensemble des classes populaires.

Mais on le voit bien, tant à propos des USA qui continuent à vouloir régenter le monde selon leurs intérêts, qu’à propos de la Chine, qui conteste ce leadership en avançant partout ses propres intérêts économiques et financiers, la différence entre l’époque de Marx et la notre, c’est la prégnance exponentielle du capitalisme financier sur l’économie de la planète.

Or, depuis l’époque de Lénine, précisément, la domination du capital financier est associée à la notion d’impérialisme, un autre mot qui fâche… Quoi que nettement moins que le concept de dictature du prolétariat, chacun pouvant, dans le langage courant, renvoyer à l’autre l’épithète d’ « impérialiste », pour fustiger sa domination, tout comme il est courant de lancer l’épithète de « fasciste » à propos de tout comportement un tant soit peu autoritaire…

Il importe donc de préciser la définition ces notions, considérées à l’aune des fondamentaux du marxisme-léninisme, qui sont, de plus, une des sources reconnues de ces définitions.

Lénine, reprenant et synthétisant les travaux de Hilferding, définit la constitution du capital financier, à son époque, comme une conséquence inéluctable de la formation des monopoles, avec le développement des forces productives, et devant inévitablement aboutir à la constitution d’une oligarchie financière :

1.       « Une part toujours croissante du capital industriel, écrit Hilferding, n’appartient pas aux industriels qui l’utilisent. Ces derniers n’en obtiennent la disposition que par le canal de la banque, qui est pour eux le représentant des propriétaires de ce capital. D’autre part, force est à la banque d’investir une part de plus en plus grande de ses capitaux dans l’industrie. Elle devient ainsi, de plus en plus, un capitaliste industriel. Ce capital bancaire -c’est-à-dire ce capital-argent- qui se transforme ainsi en capital industriel, je l’appelle « capital financier ». « Le capital financier est donc un capital dont disposent les banques et qu’utilisent les industriels.« 

2.       Cette définition est incomplète dans la mesure où elle passe sous silence un fait de la plus haute importance, à savoir la concentration accrue de la production et du capital, au point qu’elle donne et a déjà donné naissance au monopole. Mais tout l’exposé de Hilferding, en général, et plus particulièrement les deux chapitres qui précèdent celui auquel nous empruntons cette définition, soulignent le rôle des monopoles capitalistes.

3.       Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles; fusion ou interpénétration des banques et de l’industrie, voilà l’histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion.

4.       Il nous faut montrer maintenant comment la « gestion » exercée par les monopoles capitalistes devient inévitablement, sous le régime général de la production marchande et de la propriété privée, la domination : d’une oligarchie financière. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre III. LE CAPITAL FINANCIER ET L’OLIGARCHIE FINANCIÈRE


Pour autant, s’il prend évidemment une forme et une puissance nouvelle, déjà décuplée, à l’époque de Lénine, le capital financier n’est pas un phénomène nouveau en soi, pas plus que son influence sur la constitution d’une oligarchie.

Il a, dès l’origine de la formation du capitalisme, un rôle pivot essentiel à l’intersection du capital commercial et du capital bancaire. C’est ce que Marx observait déjà à propos de l’accumulation primitive du capital :

« Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du XVII° siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

 

Marx avait déjà nettement une conscience historique de l’origine ancienne et même moyenâgeuse du capital financier :

« Avec les dettes publiques naquit un système de crédit inter­national qui cache souvent une des sources de l’accumulation primitive chez tel ou tel peuple. C’est ainsi, par exemple, que les rapines et les violences vénitiennes forment une des bases de la richesse en capital de la Hollande, à qui Venise en décadence prêtait des sommes considérables. A son tour, la Hollande, déchue vers la fin du XVII° siècle de sa suprématie industrielle et commer­ciale, se vit contrainte à faire valoir des capitaux énormes en les prêtant à l’étranger et, de 1701 à 1776, spécialement à l’Angleterre, sa rivale victorieuse. Et il en est de même à présent de l’Angleterre et des États-Unis. Maint capital qui fait aujourd’hui son apparition aux États-Unis sans extrait de naissance n’est que du sang d’enfants de fabrique capitalisé hier en Angleterre. »

(…)

« Le système du crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les premiers jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Le régime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande. La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnables. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

« Marx, Gilet Jaune ! », serait-on tentés de s’exclamer… S’ils font, incidemment, du « marxisme », toutefois, nos Gilets Jaunes sont un peu comme M. Jourdain, qu faisait de la prose sans le savoir, et donc, sans réellement déranger le « bourgeois gentilhomme » qui nous gouverne  !

Quoi qu’il en soit, ce n’est donc pas d’un phénomène entièrement nouveau, dont Lénine nous parle, mais bien d’un saut qualitatif dans son rôle économique et social.

Dans la deuxième moitié du XXème, siècle avec les travaux historiques du français Fernand Braudel et d’autres, l’origine historique du capital financier a même pu être tracée avec plus de précision, jusqu’à l’étymologie elle-même du mot « Bourse », sur une place de Bruges où se situait l’auberge « Ter Buerse », éponyme de la famille propriétaire, Van der Buerse. C’était évidemment le lieu de rencontre pour les affaires importantes en ce temps… (fin XIIIème et XIVème siècle). D’autres traces, encore plus anciennes (XII ème siècle), se trouvaient à Paris, sur le « Grand Pont » de l’Île de la Cité remplacé depuis par le Pont au Change, dont le nom reste évocateur de ses fonctions passées.

Ce dont Lénine nous parle, ce n’est donc pas d’un phénomène nouveau en soi, mais bien nouveau, néanmoins, par la constitution d’une nouvelle oligarchie financière au sein même de la bourgeoisie déjà devenue la classe dominante dans la plupart des pays où s’est opérée la révolution industrielle.

C’est avec la révolution industrielle, avec l’essor du capitalisme productif industriel, que la bourgeoisie devient réellement une classe dominante hégémonique, mais ce n’est que pendant les toutes premières décennies de cette révolution que le capitaliste industriel semble à lui seul sur le point de réellement dominer la société.

Car très vite les progrès rapides de la technologie et la rationalisation des processus de production qui en découlent sont un tel enjeu de concurrence entre capitalistes qu’ils mènent non seulement à la concentration de la production, mais finalement au monopole lui-même, par la nécessité des moyens financiers gigantesques qu’ils mettent en jeu, y compris et d’abord, pour poursuivre le processus « progrès technique-concentration », et qui dépassent ceux générés par chaque industriel séparément, aussi inventif et créatif soit-il. C’est là que le capital-argent, par le truchement du banquier, reprend le dessus sur l’industriel et institue, jusqu’à ce jour, la domination du banquier sur l’industriel proprement dit.

Ce que Lénine résume par cette définition :

« 2.      Si l’on devait définir l’impérialisme aussi brièvement que possible, il faudrait dire qu’il est le stade monopoliste du capitalisme. Cette définition embrasserait l’essentiel, car, d’une part, le capital financier est le résultat de la fusion du capital de quelques grandes banques monopolistes avec le capital de groupements monopolistes d’industriels; et, d’autre part, le partage du monde est la transition de la politique coloniale, s’étendant sans obstacle aux régions que ne s’est encore appropriée aucune puissance capitaliste, à la politique coloniale de la possession monopolisée de territoires d’un globe entièrement partagé.

3.      Mais les définitions trop courtes, bien que commodes parce que résumant l’essentiel, sont cependant insuffisantes, si l’on veut en dégager des traits fort importants de ce phénomène que nous voulons définir. Aussi, sans oublier ce qu’il y a de conventionnel et de relatif dans toutes les définitions en général, qui ne peuvent jamais embrasser les liens multiples d’un phénomène dans l’intégralité de son développement, devons-nous donner de l’impérialisme une définition englobant les cinq caractères fondamentaux suivants : 1) concentration de la production et du capital parvenue à un degré de développement si élevé qu’elle a créé les monopoles, dont le rôle est décisif dans la vie économique; 2) fusion du capital bancaire et du capital industriel, et création, sur la base de ce « capital financier », d’une oligarchie financière; 3) l’exportation des capitaux, à la différence de l’exportation des marchandises, prend une importance toute particulière; 4) formation d’unions internationales monopolistes de capitalistes se partageant le monde, et 5) fin du partage territorial du globe entre les plus grandes puissances capitalistes. L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financiers, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre VII. L’IMPÉRIALISME, STADE PARTICULIER DU CAPITALISME

 

Il est donc clair, dès l’époque de Lénine, que la caractéristique essentielle de l’impérialisme est l’exportation de capitaux, et non plus l’exportation de marchandises, ni même le colonialisme au premier degré :

« 1.       Ce qui caractérisait l’ancien capitalisme, où régnait la libre concurrence, c’était l’exportation des marchandises. Ce qui caractérise le capitalisme actuel, où règnent les monopoles, c’est l’exportation des capitaux. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre IV. L’EXPORTATION DES CAPITAUX

 

Bien évidemment la base économique d’une nation impérialiste reste son secteur productif, secteur originel de son développement, et notamment par les exportations de produits manufacturés de haute technologie, mais arrive un stade ou la rentabilité des capitaux exportés lui permet de continuer à dominer, même avec une balance commerciale déficitaire… Et cela se comprend d’autant mieux qu’une grande partie des produits importés sont en quelque sorte à la fois le produit et le retour, et sous une autre forme, et en plus des bénéfices, des capitaux exportés.

C’est le cas des USA, actuellement, et y compris dans leurs relations avec la Chine, où ils ont encore de nombreux investissements, d’où proviennent aussi, en retour, une partie des exportations chinoises qui creusent formellement le déficit commercial US.

Cependant la Chine, aujourd’hui, est non seulement exportatrice de produits industriels de plus haute technologie, mais aussi, globalement, exportatrice de capitaux, ayant également noué, non seulement avec les USA, mais avec bien d’autres pays, des systèmes de participations croisées, caractéristiques de son stade de développement, et qui la font rentrer dans le concert dissonant des nations impérialistes.

Sa phase d’intégration au marché mondial, depuis les accords Mao-Nixon, en 1972, a suivi très exactement le cours décrit par Hobson, au début du siècle, et repris en citation par Lénine dans son ouvrage de 1916, à cette nuance près, évidemment, que les USA ont pris le leadership impérialiste à l’Europe, entre temps…. Le décalage temporel résultant de la « parenthèse » due à l’influence progressiste de l’URSS, à laquelle Mao a mis fin très vite, une fois au pouvoir, au point de passer ouvertement dans le camp impérialiste à la suite de sa prétendue « grande révolution culturelle prolétarienne » :

« 12.       La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l’appréciation économique que voici:

« Une grande partie de l’Europe occidentale pourrait alors prendre l’apparence et le caractère qu’ont maintenant certaines parties des pays qui la composent: le Sud de l’Angleterre, la Riviera, les régions d’Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches – à savoir: de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d’employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d’ouvriers occupés dans les transports et dans l’industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d’industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d’Asie et d’Afrique comme un tribut. »

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d’Occident, une fédération européenne des grandes puissances: loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l’Asie et de l’Afrique et entretiendraient, à l’aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d’employés et de serviteurs, non plus occupées à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie » (il aurait fallu dire: a cette perspective) « comme ne méritant pas d’être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l’Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu’ils réfléchissent à l’extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d’industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu, afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour que ladite ou quelque autre prévision de l’avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l’heure actuelle l’impérialisme de l’Europe occidentale s’orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d’un autre côté, c’est dans ce sens qu’elles joueront. [HOBSON: ouvr. cité, pp. 103, 205, 144, 335, 386.] »

13.       L’auteur a parfaitement raison: si les forces de l’impérialisme ne rencontraient pas de résistance, elles aboutiraient précisément à ce résultat. La signification des « Etats-Unis d’Europe » dans la situation actuelle, impérialiste, a été ici très justement caractérisée. Il eût fallu seulement ajouter que, à l’intérieur du mouvement ouvrier également, les opportunistes momentanément vainqueurs dans la plupart des pays, « jouent » avec système et continuité, précisément dans ce sens. L’impérialisme, qui signifie le partage du monde et une exploitation ne s’étendant pas uniquement à la Chine, et qui procure des profits de monopole élevés à une poignée de pays très riches, crée la possibilité économique de corrompre les couches supérieures du prolétariat; par là même il alimente l’opportunisme, lui donne corps et le consolide. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, ce sont les forces dressées contre l’impérialisme en général et l’opportunisme en particulier, forces que le social-libéral Hobson n’est évidemment pas en mesure de discerner. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre VIII. LE PARASITISME ET LA PUTRÉFACTION DU CAPITALISME

 

A présent cette phase d’intégration de type comprador et néo-coloniale est pour l’essentiel terminée et le capitalisme monopoliste d’Etat chinois se pose clairement en challenger de son ex-tuteur financier, l’impérialisme US. Ce qu’illustrent parfaitement les tensions commerciales et diplomatiques entre ces deux frères ennemis.

Mettre l’accent sur les guerres commerciales et financières que se livrent les états impérialistes ne doit pas pour autant nous faire oublier leurs infrastructures et bases militaro-industrielles.

En effet, si hors du continent Nord-Américain lui-même, le colonialisme au premier degré par la puissance US s’est essentiellement manifesté aux Philippines et à Cuba, à l’aube du siècle dernier, c’est néanmoins l’interventionnisme militaire direct qui a le plus souvent permis, depuis, d’imposer le néo-colonialisme à la mode US.

Et l’influence décisive de sa puissance financière à travers le monde ne serait certainement pas ce qu’elle est sans les bases militaires qu’elle s’y est octroyée, à peu près partout. Néanmoins, sur le terrain économique, le néo-colonialisme reste une affaire d’investissement financiers, d’exportation de capitaux. Il en va de même pour la France, avec sa zone d’influence néo-coloniale « Françafrique ».

Comme le soulignait Lénine :

« 14.   La politique coloniale et l’impérialisme existaient déjà avant la phase contemporaine du capitalisme, et même avant le capitalisme. Rome, fondée sur l’esclavage, faisait une politique coloniale et pratiquait l’impérialisme. Mais les raisonnements « d’ordre général » sur l’impérialisme, qui négligent ou relèguent à l’arrière-plan la différence essentielle des formations économiques et sociales, dégénèrent infailliblement en banalités creuses ou en rodomontades, comme la comparaison entre « la Grande Rome et la Grande-Bretagne« . Même la politique coloniale du capitalisme dans les phases antérieures de celui-ci se distingue foncièrement de la politique coloniale du capital financier. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre VI. LE PARTAGE DU MONDE ENTRE LES GRANDES PUISSANCES

Toutefois, l’aspect « pacifiste » de l’expansionnisme financier chinois ne doit pas faire illusion. La Chine a prouvé, notamment dans les nombreuses îles disséminée entre le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei, qu’elle était déterminée à imposer ses revendications territoriales par la force, en dépit de leur caractère manifestement abusif. Et cela dans une région particulièrement stratégique, tant en termes de ressources maritimes, halieutiques et minières sous-marines, qu’en termes de trafic maritime commercial, soit 60 000 navires, ce qui représente trois fois le trafic du canal de Suez, six fois celui de Panama, et en termes de fret, équivaut au quart du commerce mondial.

.

.

.

Si les ambitions militaires de la Chine, dans d’autres régions du globe, restent limitées, elles sont simplement à la mesure du rapport de force, qui lui indiquent de privilégier l’expansionnisme financier, soutenu par une réserve monétaire importante.

Le cas du fascisme allemand et italien, ainsi que de l’expansionnisme japonais, à l’époque précédant la seconde guerre mondiale, était effectivement différent et atypique par rapport à la définition de l’impérialisme moderne. Il s’agissait de nations ayant atteint un grand niveau de développement économique et industriel sans toutefois avoir eu part aux partages coloniaux précédents en proportion de leur puissances et se sont trouvées des voies directes de compensations militaires, sur un mode particulièrement barbare et rétrograde, ce qui a donc précipité leur échec.

Compte tenu de la part des intérêts qu’elles ont encore en commun, les deux première puissances mondiales actuelles, USA et Chine, n’ont pas réellement de raison immédiate d’en venir à un conflit armé ouvert, mais on ne saurait l’exclure, à plus long terme.

En comparaison de la « discrétion » relative de l’impérialisme chinois, l’activisme militaire russe peut paraître disproportionné, et, de fait, il constitue un prétexte commode aux critiques de tous bords, sinon unanimes, en Occident, pour parler d’ « impérialisme russe », or, en tout et pour tout, en dehors des interventions de soutien à ses proches alliés, la Russie n’a fait que récupérer la modeste presqu’île de Crimée, certes stratégique, mais qui lui avait été indûment retirée par la politique calamiteuse de Khrouchtchev, à l’époque de l’URSS. Non seulement cela ne justifie en rien l’épithète d’ « impérialiste », la concernant, mais il convient précisément, à l’aune des fondamentaux du ML, de remettre les choses en proportion, concernant le « militarisme » de la Russie :

Pour 2017, le budget de l’armée US représente à lui seul 40% du budget militaire total de la planète ! Et il est plus que douze fois supérieur à celui de la Russie ! Qui est lui-même inférieur à celui de la France, grande donneuse de leçons et pourvoyeuse de conflits à travers le monde, et en Afrique, notamment !

http://www.lepoint.fr/monde/budget-militaire-la-france-depensera-plus-que-la-russie-en-2017–12-12-2016-2089696_24.php

http://hist.science.online.fr/storie/politiq_incorrect/PaxAmericana/puissance-militaire.htm

La Russie a effectivement hérité du passé soviétique une industrie militaire d’un bon niveau et a réussi à la rendre à nouveau fonctionnelle, avec en réalité peu de moyens. Ce qui est simplement une nécessité pour sa survie, dans le contexte international actuel, et nullement une preuve de volonté « expansionniste ».

Ce meilleur rapport coût/efficacité est d’ailleurs reconnu et envié jusqu’au sein de l’armée US elle-même…

http://pqasb.pqarchiver.com/mca-members/doc/1868134384.html?FMT=TG

Le véritable impérialisme, effectivement, ne peut aller sans gâchis matériel, financier, et humain, en fin de compte !

Voilà donc pour l’ « impérialisme militaire »…

Quid de l’ « impérialisme financier » de la Russie ?

Si le budget militaire US représente à lui seul 40% du budget militaire mondial, il en va de même déjà simplement pour la capitalisation boursière située aux USA, qui représente donc également 40% du total mondial. Sur l’ensemble mondial des titres financiers, ce sont largement plus de 50% qui sont contrôlés par des américains…

Par comparaison, la capitalisation boursière de la Chine, son challenger, équivaut à 40% …de celle des USA, soit environ 16% du total mondial.

La capitalisation boursière de la Russie, pour sa part, représente moins de 1,5% de la capitalisation US, soit aux environs de 0,6% du total mondial !

Une seule entreprise américaine, comme Apple, représente à elle seule plus du double de la capitalisation boursière totale en Russie… !

Et qu’en est-il de l’exportation « massive » de capitaux russes qui devrait être la manifestation essentielle de cet « expansionnisme » dévergondé… ?

Comparons les chiffres chinois et russes pour l’année 2016 :

La Chine a exporté en 2016 pour 183 Milliards de Dollars de capitaux, et en a importé 133, soit un différentiel POSITIF, pour l’export, de 50 Mds de Dollars.

https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/implanter/chine/investir

Cette même année, la Russie a importé en tout moins de 33 Milliards de Dollars, et n’en a exporté que 22, soit un solde NÉGATIF de près de 11 Mds.

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/438470

Et encore, selon la source, environ 70% de ces 22 Mds exportés le sont vers des « zones à fiscalité privilégiée », et ne sont donc pas réellement de l’investissement productif. Plutôt de l’évasion fiscale, en termes moins diplomatiques…

Autant dire, en dépit de quelques cas spectaculaires manifestement montés en épingle par la propagande médiatique occidentale, que l’ « exportation » de capitaux russes, déjà basicalement déficitaire, est donc en réalité carrément à considérer comme négligeable, du point de vue des critères qui en feraient l’expression d’un « impérialisme russe ».

Comment donc peut on considérer un pays, certes capitaliste, mais qui n’exporte quasiment pas de capitaux et dont la capitalisation boursière est des plus réduites, surtout en proportion de sa taille et de son importance géostratégique, à l’échelle d’un continent ?

Ses seules ressources économiques conséquentes reposent sur l’exportation de ses matières premières, et non pas sur leur transformation, et effectivement sur l’exportation d’armes, la seule industrie de pointe qu’elle a réussi à sauver de la débâcle finale de l’URSS sous Gorbatchev et Eltsine. Et qui la sauve plus que probablement d’être néo-colonisée par l’Occident.

 

Il s’agit donc d’un pays capitaliste, certes, mais non pas encore arrivé au stade impérialiste, et même loin de là, si l’on considère le laps de temps qu’il a fallu à la Chine pour atteindre ce stade, près d’un demi-siècle, et dans un cadre économique largement plus favorable.

 

Le cas de la Russie, pour spectaculaire qu’il soit, en raison de sa taille, le plus grand pays du monde, et de son importance géostratégique évidente, n’est pourtant pas unique. Et l’on retrouve, à des échelles évidemment très variables, cette situation de bourgeoisie nationale luttant pour conserver son indépendance, et généralement et principalement, face à l’impérialisme US, quoi que d’autres puissances impérialistes, dont la France, ne dédaignent pas d’intervenir en charognards pour tenter de profiter des zones de conflits ainsi créées, comme en Syrie.

 

Outre la Syrie, qui tente vaillamment de survivre en tant qu’Etat indépendant, la liste est désormais assez longue : Iran, Irak, Yémen, Venezuela, Nicaragua, etc… sans oublier la Palestine, qui reste, au XXI ème siècle, un des derniers cas de colonialisme au premier degré, et validé, néanmoins, par la majorité des pays occidentaux.

 

Il est clair que la situation des prolétaires de ces pays est particulièrement complexe, car ils doivent à la fois lutter pour améliorer leurs conditions de vie, y compris face à leur bourgeoisie nationale, et faire front contre l’impérialisme.

Ce que l’histoire prouve, c’est que collaborer avec l’impérialisme, contre leur propre bourgeoisie nationale, cela ne fait systématiquement qu’empirer la situation et repousser encore plus loin tout espoir d’émancipation sociale.

 

Ce que l’histoire prouve également, c’est qu’il ne doivent jamais renoncer à l’indépendance de leurs organisations de classe, parti, syndicats et autres organisations de masse et de lutte. Là où de telles organisations n’existent pas, leur priorité est de les créer, de manière tout à fait autonome, tout en s’impliquant dans la lutte de libération nationale, si une telle lutte est possible.

 

Des objectifs communs avec la bourgeoisie nationale peuvent amener des compromis tactiques de type « front uni », mais il faut toujours garder à l’esprit que les objectifs stratégiques diffèrent, à plus long terme, et ne pas entretenir ni cultiver d’illusions, ne pas confondre les étapes, celle de la lutte anti-impérialiste et celle de la révolution socialiste, y compris lorsque la bourgeoisie nationale se pare du titre de « socialiste » dans le but d’élargir sa base et d’endormir les revendications sociales.

 

Dans les pays impérialistes les prolétaires en lutte doivent non seulement combattre leur propre bourgeoisie en tant que bourgeoisie capitaliste et impérialiste, mais aussi manifester activement leur solidarité avec les peuples du monde en lutte contre l’impérialisme, que ce soit l’impérialisme US, un autre, ou même le leur ! Ces manifestations de solidarité sont d’autant plus utiles et importantes que c’est l’affaiblissement général de l’impérialisme qui crée des situations locales où une révolution devient possible. C’est aussi une des leçons essentielles de l’histoire.

Les prolétaires des pays impérialistes doivent non seulement éviter de tomber dans le piège de soutenir leur propre impérialisme contre les peuples opprimés, mais ils doivent aussi éviter de tomber dans le piège du social-chauvinisme qui consiste à s’illusionner sur le caractère « national » de leur propre bourgeoisie et être tentés par un compromis quel qu’il soit, tactique ou stratégique, avec leur propre bourgeoisie.

 

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale il n’existe plus de « bourgeoisie nationale » dans aucun des grands pays d’Europe occidentale, et notamment pas, en France. C’est encore une leçon de l’histoire, et simplement, de plus, aujourd’hui, un constat d’analyse.

 

La stratégie de front uni tactique contre le fascisme durant la deuxième guerre mondiale était non seulement justifiée, mais elle aurait du être assumée comme telle dès le début du conflit. Par contre, la mise en pratique qui en a finalement été faite a renoncé à l’autonomie politique du prolétariat et a passé avec la bourgeoisie, sous la forme du CNR, un compromis stratégique inadéquate, sauf pour la reconstitution de l’impérialisme français, ce qui s’est traduit, aussitôt la libération, par une reprise de l’agressivité colonialiste française, avec des milliers de morts à la clef, à commencer par ceux de Sétif, le 8 Mai 1945.

 

Une leçon de l’histoire qui doit absolument contribuer à séparer les véritables marxistes-léninistes des divers résidus du social-chauvinisme néo-thorezien.

 

Luniterre

 

Iran : vers une nouvelle étape de résistance face au blocus impérialiste US et UE !

 

 

 

Le président iranien Hassan Rohani lors du Conseil des ministres à Téhéran le 8 mai 2019. Photo fournie par la présidence iranienne

Iranian Presidency/AFP / HO Le président iranien Hassan Rohani, à Téhéran le 8 mai 2019

 

 

Iran :

vers une nouvelle étape de résistance

face au blocus impérialiste US et UE !

 

Nucléaire: nouvelles sanctions américaines contre l’Iran

 

Les Etats-Unis ont encore durci mercredi leurs sanctions économiques contre l’Iran, qui s’est affranchi de deux engagements pris dans le cadre de l’accord international sur son programme nucléaire dont Donald Trump a claqué la porte il y un an jour pour jour.

Téhéran a également lancé un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois pour sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions américaines, faute de quoi la République islamique renoncera à d’autres engagements.

Mais, à ces deux secteurs, le président des Etats-Unis a ajouté ceux du fer, de l’acier, de l’aluminium et du cuivre, désormais aussi visés par des mesures punitives américaines.

« Autoriser l’acier et d’autres métaux iraniens dans vos ports ne sera plus toléré », a martelé Donald Trump à l’intention des autres pays, dans l’espoir de couper les « principales sources de revenus d’exportation du régime après le pétrole », soit 10% de ses exportations.

Il a menacé de prendre de nouvelles mesures si l’Iran ne « change(ait) pas radicalement d’attitude », tout en réaffirmant son espoir de « rencontrer un jour » ses dirigeants pour « négocier » un nouvel accord.

Ces annonces interviennent dans un climat de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont annoncé mardi l’envoi de bombardiers B-52 dans le Golfe pour contrer de présumées « attaques imminentes » iraniennes contre les forces américaines.

L’Iran a fait savoir mercredi qu’il cessait de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi, revenant sur des restrictions consenties par l’accord conclu à Vienne en juillet 2015 et limitant drastiquement son programme nucléaire pour l’empêcher de se doter de la bombe atomique.

Le président Hassan Rohani a comparé ces mesures à une « opération chirurgicale » destinée à « sauver » l’accord, « pas à le détruire ». Il a assuré qu’elles étaient conformes à l’accord qui permet de suspendre certains engagements en cas de manquements imputés à une autre partie.

– « Eviter une escalade » –

La démarche iranienne a néanmoins alarmé la communauté internationale, et notamment les Européens qui restent très attachés au pacte de 2015 malgré le retrait américain.

 

https://img.aws.la-croix.com/2017/10/13/1300883960/L-accord-nucleaire-iranien_1_1399_716.jpg

 

L'accord de 2015 sur le nucléaire iranien

AFP / L’accord de 2015 sur le nucléaire iranien

Londres l’a jugée « inopportune », Berlin a appelé Téhéran à respecter l’accord « dans sa totalité », et Paris, n’excluant pas de nouvelles sanctions de l’Union européenne, a fait part de sa « préoccupation » en exhortant à éviter toute « escalade ».

Egalement signataires du texte, Pékin a plaidé pour la « retenue » et le « dialogue » tandis que Moscou a insisté sur l’importance de « convaincre » les Européens de la nécessité de « remplir leurs promesses » –ce que l’UE n’a pas fait, a accusé le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif aux côtés de son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a lui espéré « fortement » que cette « réussite majeure dans les domaines de la non-prolifération nucléaire et de la diplomatie » puisse « être préservée ».

Validé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, l’accord de Vienne a permis la levée d’une partie des sanctions internationales visant l’Iran.

En échange, Téhéran a accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire pour qu’il demeure exclusivement civil et pacifique.

Une photo d'archives du réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr dans le sud de l'Iran, le 26 février 2006

AFP/Archives / Behrouz MEHRI Le réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l’Iran), le 26 février 2006

Mais jugeant que le texte n’offrait pas de garanties suffisantes, Donald Trump en a retiré les Etats-Unis le 8 mai 2018 et a rétabli toutes les sanctions américaines.

Celles-ci, enrichies de mesures punitives supplémentaires ayant vocation à être « les plus dures de l’histoire », affectent lourdement l’économie iranienne et rendent pratiquement impossible toute relation commerciale avec d’autres pays.

Les Européens se sont montrés jusqu’ici incapables de permettre à l’Iran de bénéficier des avantages économiques lui ayant été promis en 2015: le mécanisme de troc qu’ils ont lancé en janvier pour que Téhéran puisse continuer à commercer avec l’Europe en contournant les sanctions américaines n’a encore permis aucune transaction.

– « 60 jours » –

Pris à la gorge économiquement, Téhéran donne « 60 jours » à ses partenaires pour « rendre opérationnels leurs engagements en particulier dans les secteurs pétrolier et bancaire » sous peine de ne plus respecter d’autres clauses de l’accord.

L’ultimatum survient après que les Etats-Unis, qui ont promis une campagne de « pression maximale » contre Téhéran, ont annulé début mai les dérogations qu’ils accordaient à huit pays pour leur permettre d’acheter du pétrole iranien.

Sans réponse satisfaisante sous soixante jours, « nous cesserons d’observer » les restrictions consenties sur le degré d’enrichissement de l’uranium et l’Iran reprendra son projet de construction d’un réacteur à eau lourde à Arak, dans le centre du pays, mis en sommeil conformément à l’accord de Vienne, a prévenu M. Rohani.

Selon Téhéran, les mesures annoncées sont réversibles « à tout moment ». Mais si au bout de 120 jours, « nous ne sommes pas parvenus à un résultat, une autre mesure sera prise », a ajouté le président iranien.

 

Un homme regarde un panneau affichant les taux de change des devises étrangères. Le rial iranien a perdu une grande partie de sa valeur depuis le rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran. Photo du 3 novembre 2018 à Téhéran

AFP/Archives / ATTA KENARE Le rial iranien a perdu une grande partie de sa valeur depuis le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran

 

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/nucleaire-nouvelles-sanctions-americaines-contre-liran-qui-renie-des-engagements-doc-1ga4te3

https://www.afp.com/fr/infos/334/venezuela-la-repression-saccelere-contre-les-auteurs-du-soulevement-rate-doc-1ga7ua4

https://www.afp.com/fr/infos/334/nouvelle-passe-darmes-entre-washington-et-moscou-sur-le-venezuela-doc-1g69kr2