social-chauvinisme

Marxisme-Léninisme, Marx, Lénine, ML, en deux mots, c’est quoi? (Partie 2)

 

 

 

 

 

 

Marxisme-léninisme,

Marx, Lénine, ML,

en deux mots, c’est quoi?

(Partie 2)

 

Comme on l’a vu dans la première partie de notre exposé,

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/17/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

le premier but politique du marxisme, tant à l’époque de Marx que de celle de Lénine, c’est la Révolution Prolétarienne, c’est à dire la rupture d’avec le capitalisme, par une étape de transition socialiste fondée sur la dictature du prolétariat. Terme qui n’a réellement son sens que par une transformation radicale des rapports de production et de toutes les superstructures de la société en fonction des besoins sociaux du prolétariat et de l’ensemble des classes populaires.

Mais on le voit bien, tant à propos des USA qui continuent à vouloir régenter le monde selon leurs intérêts, qu’à propos de la Chine, qui conteste ce leadership en avançant partout ses propres intérêts économiques et financiers, la différence entre l’époque de Marx et la notre, c’est la prégnance exponentielle du capitalisme financier sur l’économie de la planète.

Or, depuis l’époque de Lénine, précisément, la domination du capital financier est associée à la notion d’impérialisme, un autre mot qui fâche… Quoi que nettement moins que le concept de dictature du prolétariat, chacun pouvant, dans le langage courant, renvoyer à l’autre l’épithète d’ « impérialiste », pour fustiger sa domination, tout comme il est courant de lancer l’épithète de « fasciste » à propos de tout comportement un tant soit peu autoritaire…

Il importe donc de préciser la définition ces notions, considérées à l’aune des fondamentaux du marxisme-léninisme, qui sont, de plus, une des sources reconnues de ces définitions.

Lénine, reprenant et synthétisant les travaux de Hilferding, définit la constitution du capital financier, à son époque, comme une conséquence inéluctable de la formation des monopoles, avec le développement des forces productives, et devant inévitablement aboutir à la constitution d’une oligarchie financière :

1.       « Une part toujours croissante du capital industriel, écrit Hilferding, n’appartient pas aux industriels qui l’utilisent. Ces derniers n’en obtiennent la disposition que par le canal de la banque, qui est pour eux le représentant des propriétaires de ce capital. D’autre part, force est à la banque d’investir une part de plus en plus grande de ses capitaux dans l’industrie. Elle devient ainsi, de plus en plus, un capitaliste industriel. Ce capital bancaire -c’est-à-dire ce capital-argent- qui se transforme ainsi en capital industriel, je l’appelle « capital financier ». « Le capital financier est donc un capital dont disposent les banques et qu’utilisent les industriels.« 

2.       Cette définition est incomplète dans la mesure où elle passe sous silence un fait de la plus haute importance, à savoir la concentration accrue de la production et du capital, au point qu’elle donne et a déjà donné naissance au monopole. Mais tout l’exposé de Hilferding, en général, et plus particulièrement les deux chapitres qui précèdent celui auquel nous empruntons cette définition, soulignent le rôle des monopoles capitalistes.

3.       Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles; fusion ou interpénétration des banques et de l’industrie, voilà l’histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion.

4.       Il nous faut montrer maintenant comment la « gestion » exercée par les monopoles capitalistes devient inévitablement, sous le régime général de la production marchande et de la propriété privée, la domination : d’une oligarchie financière. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre III. LE CAPITAL FINANCIER ET L’OLIGARCHIE FINANCIÈRE


Pour autant, s’il prend évidemment une forme et une puissance nouvelle, déjà décuplée, à l’époque de Lénine, le capital financier n’est pas un phénomène nouveau en soi, pas plus que son influence sur la constitution d’une oligarchie.

Il a, dès l’origine de la formation du capitalisme, un rôle pivot essentiel à l’intersection du capital commercial et du capital bancaire. C’est ce que Marx observait déjà à propos de l’accumulation primitive du capital :

« Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du XVII° siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

 

Marx avait déjà nettement une conscience historique de l’origine ancienne et même moyenâgeuse du capital financier :

« Avec les dettes publiques naquit un système de crédit inter­national qui cache souvent une des sources de l’accumulation primitive chez tel ou tel peuple. C’est ainsi, par exemple, que les rapines et les violences vénitiennes forment une des bases de la richesse en capital de la Hollande, à qui Venise en décadence prêtait des sommes considérables. A son tour, la Hollande, déchue vers la fin du XVII° siècle de sa suprématie industrielle et commer­ciale, se vit contrainte à faire valoir des capitaux énormes en les prêtant à l’étranger et, de 1701 à 1776, spécialement à l’Angleterre, sa rivale victorieuse. Et il en est de même à présent de l’Angleterre et des États-Unis. Maint capital qui fait aujourd’hui son apparition aux États-Unis sans extrait de naissance n’est que du sang d’enfants de fabrique capitalisé hier en Angleterre. »

(…)

« Le système du crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les premiers jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Le régime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande. La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnables. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

« Marx, Gilet Jaune ! », serait-on tentés de s’exclamer… S’ils font, incidemment, du « marxisme », toutefois, nos Gilets Jaunes sont un peu comme M. Jourdain, qu faisait de la prose sans le savoir, et donc, sans réellement déranger le « bourgeois gentilhomme » qui nous gouverne  !

Quoi qu’il en soit, ce n’est donc pas d’un phénomène entièrement nouveau, dont Lénine nous parle, mais bien d’un saut qualitatif dans son rôle économique et social.

Dans la deuxième moitié du XXème, siècle avec les travaux historiques du français Fernand Braudel et d’autres, l’origine historique du capital financier a même pu être tracée avec plus de précision, jusqu’à l’étymologie elle-même du mot « Bourse », sur une place de Bruges où se situait l’auberge « Ter Buerse », éponyme de la famille propriétaire, Van der Buerse. C’était évidemment le lieu de rencontre pour les affaires importantes en ce temps… (fin XIIIème et XIVème siècle). D’autres traces, encore plus anciennes (XII ème siècle), se trouvaient à Paris, sur le « Grand Pont » de l’Île de la Cité remplacé depuis par le Pont au Change, dont le nom reste évocateur de ses fonctions passées.

Ce dont Lénine nous parle, ce n’est donc pas d’un phénomène nouveau en soi, mais bien nouveau, néanmoins, par la constitution d’une nouvelle oligarchie financière au sein même de la bourgeoisie déjà devenue la classe dominante dans la plupart des pays où s’est opérée la révolution industrielle.

C’est avec la révolution industrielle, avec l’essor du capitalisme productif industriel, que la bourgeoisie devient réellement une classe dominante hégémonique, mais ce n’est que pendant les toutes premières décennies de cette révolution que le capitaliste industriel semble à lui seul sur le point de réellement dominer la société.

Car très vite les progrès rapides de la technologie et la rationalisation des processus de production qui en découlent sont un tel enjeu de concurrence entre capitalistes qu’ils mènent non seulement à la concentration de la production, mais finalement au monopole lui-même, par la nécessité des moyens financiers gigantesques qu’ils mettent en jeu, y compris et d’abord, pour poursuivre le processus « progrès technique-concentration », et qui dépassent ceux générés par chaque industriel séparément, aussi inventif et créatif soit-il. C’est là que le capital-argent, par le truchement du banquier, reprend le dessus sur l’industriel et institue, jusqu’à ce jour, la domination du banquier sur l’industriel proprement dit.

Ce que Lénine résume par cette définition :

« 2.      Si l’on devait définir l’impérialisme aussi brièvement que possible, il faudrait dire qu’il est le stade monopoliste du capitalisme. Cette définition embrasserait l’essentiel, car, d’une part, le capital financier est le résultat de la fusion du capital de quelques grandes banques monopolistes avec le capital de groupements monopolistes d’industriels; et, d’autre part, le partage du monde est la transition de la politique coloniale, s’étendant sans obstacle aux régions que ne s’est encore appropriée aucune puissance capitaliste, à la politique coloniale de la possession monopolisée de territoires d’un globe entièrement partagé.

3.      Mais les définitions trop courtes, bien que commodes parce que résumant l’essentiel, sont cependant insuffisantes, si l’on veut en dégager des traits fort importants de ce phénomène que nous voulons définir. Aussi, sans oublier ce qu’il y a de conventionnel et de relatif dans toutes les définitions en général, qui ne peuvent jamais embrasser les liens multiples d’un phénomène dans l’intégralité de son développement, devons-nous donner de l’impérialisme une définition englobant les cinq caractères fondamentaux suivants : 1) concentration de la production et du capital parvenue à un degré de développement si élevé qu’elle a créé les monopoles, dont le rôle est décisif dans la vie économique; 2) fusion du capital bancaire et du capital industriel, et création, sur la base de ce « capital financier », d’une oligarchie financière; 3) l’exportation des capitaux, à la différence de l’exportation des marchandises, prend une importance toute particulière; 4) formation d’unions internationales monopolistes de capitalistes se partageant le monde, et 5) fin du partage territorial du globe entre les plus grandes puissances capitalistes. L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financiers, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre VII. L’IMPÉRIALISME, STADE PARTICULIER DU CAPITALISME

 

Il est donc clair, dès l’époque de Lénine, que la caractéristique essentielle de l’impérialisme est l’exportation de capitaux, et non plus l’exportation de marchandises, ni même le colonialisme au premier degré :

« 1.       Ce qui caractérisait l’ancien capitalisme, où régnait la libre concurrence, c’était l’exportation des marchandises. Ce qui caractérise le capitalisme actuel, où règnent les monopoles, c’est l’exportation des capitaux. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre IV. L’EXPORTATION DES CAPITAUX

 

Bien évidemment la base économique d’une nation impérialiste reste son secteur productif, secteur originel de son développement, et notamment par les exportations de produits manufacturés de haute technologie, mais arrive un stade ou la rentabilité des capitaux exportés lui permet de continuer à dominer, même avec une balance commerciale déficitaire… Et cela se comprend d’autant mieux qu’une grande partie des produits importés sont en quelque sorte à la fois le produit et le retour, et sous une autre forme, et en plus des bénéfices, des capitaux exportés.

C’est le cas des USA, actuellement, et y compris dans leurs relations avec la Chine, où ils ont encore de nombreux investissements, d’où proviennent aussi, en retour, une partie des exportations chinoises qui creusent formellement le déficit commercial US.

Cependant la Chine, aujourd’hui, est non seulement exportatrice de produits industriels de plus haute technologie, mais aussi, globalement, exportatrice de capitaux, ayant également noué, non seulement avec les USA, mais avec bien d’autres pays, des systèmes de participations croisées, caractéristiques de son stade de développement, et qui la font rentrer dans le concert dissonant des nations impérialistes.

Sa phase d’intégration au marché mondial, depuis les accords Mao-Nixon, en 1972, a suivi très exactement le cours décrit par Hobson, au début du siècle, et repris en citation par Lénine dans son ouvrage de 1916, à cette nuance près, évidemment, que les USA ont pris le leadership impérialiste à l’Europe, entre temps…. Le décalage temporel résultant de la « parenthèse » due à l’influence progressiste de l’URSS, à laquelle Mao a mis fin très vite, une fois au pouvoir, au point de passer ouvertement dans le camp impérialiste à la suite de sa prétendue « grande révolution culturelle prolétarienne » :

« 12.       La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l’appréciation économique que voici:

« Une grande partie de l’Europe occidentale pourrait alors prendre l’apparence et le caractère qu’ont maintenant certaines parties des pays qui la composent: le Sud de l’Angleterre, la Riviera, les régions d’Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches – à savoir: de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d’employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d’ouvriers occupés dans les transports et dans l’industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d’industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d’Asie et d’Afrique comme un tribut. »

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d’Occident, une fédération européenne des grandes puissances: loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l’Asie et de l’Afrique et entretiendraient, à l’aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d’employés et de serviteurs, non plus occupées à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie » (il aurait fallu dire: a cette perspective) « comme ne méritant pas d’être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l’Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu’ils réfléchissent à l’extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d’industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu, afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour que ladite ou quelque autre prévision de l’avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l’heure actuelle l’impérialisme de l’Europe occidentale s’orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d’un autre côté, c’est dans ce sens qu’elles joueront. [HOBSON: ouvr. cité, pp. 103, 205, 144, 335, 386.] »

13.       L’auteur a parfaitement raison: si les forces de l’impérialisme ne rencontraient pas de résistance, elles aboutiraient précisément à ce résultat. La signification des « Etats-Unis d’Europe » dans la situation actuelle, impérialiste, a été ici très justement caractérisée. Il eût fallu seulement ajouter que, à l’intérieur du mouvement ouvrier également, les opportunistes momentanément vainqueurs dans la plupart des pays, « jouent » avec système et continuité, précisément dans ce sens. L’impérialisme, qui signifie le partage du monde et une exploitation ne s’étendant pas uniquement à la Chine, et qui procure des profits de monopole élevés à une poignée de pays très riches, crée la possibilité économique de corrompre les couches supérieures du prolétariat; par là même il alimente l’opportunisme, lui donne corps et le consolide. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, ce sont les forces dressées contre l’impérialisme en général et l’opportunisme en particulier, forces que le social-libéral Hobson n’est évidemment pas en mesure de discerner. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre VIII. LE PARASITISME ET LA PUTRÉFACTION DU CAPITALISME

 

A présent cette phase d’intégration de type comprador et néo-coloniale est pour l’essentiel terminée et le capitalisme monopoliste d’Etat chinois se pose clairement en challenger de son ex-tuteur financier, l’impérialisme US. Ce qu’illustrent parfaitement les tensions commerciales et diplomatiques entre ces deux frères ennemis.

Mettre l’accent sur les guerres commerciales et financières que se livrent les états impérialistes ne doit pas pour autant nous faire oublier leurs infrastructures et bases militaro-industrielles.

En effet, si hors du continent Nord-Américain lui-même, le colonialisme au premier degré par la puissance US s’est essentiellement manifesté aux Philippines et à Cuba, à l’aube du siècle dernier, c’est néanmoins l’interventionnisme militaire direct qui a le plus souvent permis, depuis, d’imposer le néo-colonialisme à la mode US.

Et l’influence décisive de sa puissance financière à travers le monde ne serait certainement pas ce qu’elle est sans les bases militaires qu’elle s’y est octroyée, à peu près partout. Néanmoins, sur le terrain économique, le néo-colonialisme reste une affaire d’investissement financiers, d’exportation de capitaux. Il en va de même pour la France, avec sa zone d’influence néo-coloniale « Françafrique ».

Comme le soulignait Lénine :

« 14.   La politique coloniale et l’impérialisme existaient déjà avant la phase contemporaine du capitalisme, et même avant le capitalisme. Rome, fondée sur l’esclavage, faisait une politique coloniale et pratiquait l’impérialisme. Mais les raisonnements « d’ordre général » sur l’impérialisme, qui négligent ou relèguent à l’arrière-plan la différence essentielle des formations économiques et sociales, dégénèrent infailliblement en banalités creuses ou en rodomontades, comme la comparaison entre « la Grande Rome et la Grande-Bretagne« . Même la politique coloniale du capitalisme dans les phases antérieures de celui-ci se distingue foncièrement de la politique coloniale du capital financier. »

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme

Chapitre VI. LE PARTAGE DU MONDE ENTRE LES GRANDES PUISSANCES

Toutefois, l’aspect « pacifiste » de l’expansionnisme financier chinois ne doit pas faire illusion. La Chine a prouvé, notamment dans les nombreuses îles disséminée entre le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei, qu’elle était déterminée à imposer ses revendications territoriales par la force, en dépit de leur caractère manifestement abusif. Et cela dans une région particulièrement stratégique, tant en termes de ressources maritimes, halieutiques et minières sous-marines, qu’en termes de trafic maritime commercial, soit 60 000 navires, ce qui représente trois fois le trafic du canal de Suez, six fois celui de Panama, et en termes de fret, équivaut au quart du commerce mondial.

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Si les ambitions militaires de la Chine, dans d’autres régions du globe, restent limitées, elles sont simplement à la mesure du rapport de force, qui lui indiquent de privilégier l’expansionnisme financier, soutenu par une réserve monétaire importante.

Le cas du fascisme allemand et italien, ainsi que de l’expansionnisme japonais, à l’époque précédant la seconde guerre mondiale, était effectivement différent et atypique par rapport à la définition de l’impérialisme moderne. Il s’agissait de nations ayant atteint un grand niveau de développement économique et industriel sans toutefois avoir eu part aux partages coloniaux précédents en proportion de leur puissances et se sont trouvées des voies directes de compensations militaires, sur un mode particulièrement barbare et rétrograde, ce qui a donc précipité leur échec.

Compte tenu de la part des intérêts qu’elles ont encore en commun, les deux première puissances mondiales actuelles, USA et Chine, n’ont pas réellement de raison immédiate d’en venir à un conflit armé ouvert, mais on ne saurait l’exclure, à plus long terme.

En comparaison de la « discrétion » relative de l’impérialisme chinois, l’activisme militaire russe peut paraître disproportionné, et, de fait, il constitue un prétexte commode aux critiques de tous bords, sinon unanimes, en Occident, pour parler d’ « impérialisme russe », or, en tout et pour tout, en dehors des interventions de soutien à ses proches alliés, la Russie n’a fait que récupérer la modeste presqu’île de Crimée, certes stratégique, mais qui lui avait été indûment retirée par la politique calamiteuse de Khrouchtchev, à l’époque de l’URSS. Non seulement cela ne justifie en rien l’épithète d’ « impérialiste », la concernant, mais il convient précisément, à l’aune des fondamentaux du ML, de remettre les choses en proportion, concernant le « militarisme » de la Russie :

Pour 2017, le budget de l’armée US représente à lui seul 40% du budget militaire total de la planète ! Et il est plus que douze fois supérieur à celui de la Russie ! Qui est lui-même inférieur à celui de la France, grande donneuse de leçons et pourvoyeuse de conflits à travers le monde, et en Afrique, notamment !

http://www.lepoint.fr/monde/budget-militaire-la-france-depensera-plus-que-la-russie-en-2017–12-12-2016-2089696_24.php

http://hist.science.online.fr/storie/politiq_incorrect/PaxAmericana/puissance-militaire.htm

La Russie a effectivement hérité du passé soviétique une industrie militaire d’un bon niveau et a réussi à la rendre à nouveau fonctionnelle, avec en réalité peu de moyens. Ce qui est simplement une nécessité pour sa survie, dans le contexte international actuel, et nullement une preuve de volonté « expansionniste ».

Ce meilleur rapport coût/efficacité est d’ailleurs reconnu et envié jusqu’au sein de l’armée US elle-même…

http://pqasb.pqarchiver.com/mca-members/doc/1868134384.html?FMT=TG

Le véritable impérialisme, effectivement, ne peut aller sans gâchis matériel, financier, et humain, en fin de compte !

Voilà donc pour l’ « impérialisme militaire »…

Quid de l’ « impérialisme financier » de la Russie ?

Si le budget militaire US représente à lui seul 40% du budget militaire mondial, il en va de même déjà simplement pour la capitalisation boursière située aux USA, qui représente donc également 40% du total mondial. Sur l’ensemble mondial des titres financiers, ce sont largement plus de 50% qui sont contrôlés par des américains…

Par comparaison, la capitalisation boursière de la Chine, son challenger, équivaut à 40% …de celle des USA, soit environ 16% du total mondial.

La capitalisation boursière de la Russie, pour sa part, représente moins de 1,5% de la capitalisation US, soit aux environs de 0,6% du total mondial !

Une seule entreprise américaine, comme Apple, représente à elle seule plus du double de la capitalisation boursière totale en Russie… !

Et qu’en est-il de l’exportation « massive » de capitaux russes qui devrait être la manifestation essentielle de cet « expansionnisme » dévergondé… ?

Comparons les chiffres chinois et russes pour l’année 2016 :

La Chine a exporté en 2016 pour 183 Milliards de Dollars de capitaux, et en a importé 133, soit un différentiel POSITIF, pour l’export, de 50 Mds de Dollars.

https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/implanter/chine/investir

Cette même année, la Russie a importé en tout moins de 33 Milliards de Dollars, et n’en a exporté que 22, soit un solde NÉGATIF de près de 11 Mds.

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/438470

Et encore, selon la source, environ 70% de ces 22 Mds exportés le sont vers des « zones à fiscalité privilégiée », et ne sont donc pas réellement de l’investissement productif. Plutôt de l’évasion fiscale, en termes moins diplomatiques…

Autant dire, en dépit de quelques cas spectaculaires manifestement montés en épingle par la propagande médiatique occidentale, que l’ « exportation » de capitaux russes, déjà basicalement déficitaire, est donc en réalité carrément à considérer comme négligeable, du point de vue des critères qui en feraient l’expression d’un « impérialisme russe ».

Comment donc peut on considérer un pays, certes capitaliste, mais qui n’exporte quasiment pas de capitaux et dont la capitalisation boursière est des plus réduites, surtout en proportion de sa taille et de son importance géostratégique, à l’échelle d’un continent ?

Ses seules ressources économiques conséquentes reposent sur l’exportation de ses matières premières, et non pas sur leur transformation, et effectivement sur l’exportation d’armes, la seule industrie de pointe qu’elle a réussi à sauver de la débâcle finale de l’URSS sous Gorbatchev et Eltsine. Et qui la sauve plus que probablement d’être néo-colonisée par l’Occident.

 

Il s’agit donc d’un pays capitaliste, certes, mais non pas encore arrivé au stade impérialiste, et même loin de là, si l’on considère le laps de temps qu’il a fallu à la Chine pour atteindre ce stade, près d’un demi-siècle, et dans un cadre économique largement plus favorable.

 

Le cas de la Russie, pour spectaculaire qu’il soit, en raison de sa taille, le plus grand pays du monde, et de son importance géostratégique évidente, n’est pourtant pas unique. Et l’on retrouve, à des échelles évidemment très variables, cette situation de bourgeoisie nationale luttant pour conserver son indépendance, et généralement et principalement, face à l’impérialisme US, quoi que d’autres puissances impérialistes, dont la France, ne dédaignent pas d’intervenir en charognards pour tenter de profiter des zones de conflits ainsi créées, comme en Syrie.

 

Outre la Syrie, qui tente vaillamment de survivre en tant qu’Etat indépendant, la liste est désormais assez longue : Iran, Irak, Yémen, Venezuela, Nicaragua, etc… sans oublier la Palestine, qui reste, au XXI ème siècle, un des derniers cas de colonialisme au premier degré, et validé, néanmoins, par la majorité des pays occidentaux.

 

Il est clair que la situation des prolétaires de ces pays est particulièrement complexe, car ils doivent à la fois lutter pour améliorer leurs conditions de vie, y compris face à leur bourgeoisie nationale, et faire front contre l’impérialisme.

Ce que l’histoire prouve, c’est que collaborer avec l’impérialisme, contre leur propre bourgeoisie nationale, cela ne fait systématiquement qu’empirer la situation et repousser encore plus loin tout espoir d’émancipation sociale.

 

Ce que l’histoire prouve également, c’est qu’il ne doivent jamais renoncer à l’indépendance de leurs organisations de classe, parti, syndicats et autres organisations de masse et de lutte. Là où de telles organisations n’existent pas, leur priorité est de les créer, de manière tout à fait autonome, tout en s’impliquant dans la lutte de libération nationale, si une telle lutte est possible.

 

Des objectifs communs avec la bourgeoisie nationale peuvent amener des compromis tactiques de type « front uni », mais il faut toujours garder à l’esprit que les objectifs stratégiques diffèrent, à plus long terme, et ne pas entretenir ni cultiver d’illusions, ne pas confondre les étapes, celle de la lutte anti-impérialiste et celle de la révolution socialiste, y compris lorsque la bourgeoisie nationale se pare du titre de « socialiste » dans le but d’élargir sa base et d’endormir les revendications sociales.

 

Dans les pays impérialistes les prolétaires en lutte doivent non seulement combattre leur propre bourgeoisie en tant que bourgeoisie capitaliste et impérialiste, mais aussi manifester activement leur solidarité avec les peuples du monde en lutte contre l’impérialisme, que ce soit l’impérialisme US, un autre, ou même le leur ! Ces manifestations de solidarité sont d’autant plus utiles et importantes que c’est l’affaiblissement général de l’impérialisme qui crée des situations locales où une révolution devient possible. C’est aussi une des leçons essentielles de l’histoire.

Les prolétaires des pays impérialistes doivent non seulement éviter de tomber dans le piège de soutenir leur propre impérialisme contre les peuples opprimés, mais ils doivent aussi éviter de tomber dans le piège du social-chauvinisme qui consiste à s’illusionner sur le caractère « national » de leur propre bourgeoisie et être tentés par un compromis quel qu’il soit, tactique ou stratégique, avec leur propre bourgeoisie.

 

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale il n’existe plus de « bourgeoisie nationale » dans aucun des grands pays d’Europe occidentale, et notamment pas, en France. C’est encore une leçon de l’histoire, et simplement, de plus, aujourd’hui, un constat d’analyse.

 

La stratégie de front uni tactique contre le fascisme durant la deuxième guerre mondiale était non seulement justifiée, mais elle aurait du être assumée comme telle dès le début du conflit. Par contre, la mise en pratique qui en a finalement été faite a renoncé à l’autonomie politique du prolétariat et a passé avec la bourgeoisie, sous la forme du CNR, un compromis stratégique inadéquate, sauf pour la reconstitution de l’impérialisme français, ce qui s’est traduit, aussitôt la libération, par une reprise de l’agressivité colonialiste française, avec des milliers de morts à la clef, à commencer par ceux de Sétif, le 8 Mai 1945.

 

Une leçon de l’histoire qui doit absolument contribuer à séparer les véritables marxistes-léninistes des divers résidus du social-chauvinisme néo-thorezien.

 

Luniterre

 

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En réponse à Aymeric Monville et à son texte « L’atlantisme, voilà l’ennemi… ! »

[ NDLR: édition remise à jour le 20/04/2019 ]

[ Une suite au débat…  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/04/25/chine-usa-russie-quid-de-limperialisme-une-suite-au-debat/  ]

 

 

 

https://asialyst.com/fr/wp-content/uploads/2017/04/CHINE-ETATS-UNIS-RENCONTRE-TRUMP-XI-e1491560019482.jpg

En réponse à Aymeric Monville

et à son texte

« L’atlantisme, voilà l’ennemi… ! »

A propos de l’«anti-atlantisme» du PRCF et en réponse à l’appel Kollaborationniste pro-impérialisme chinois de M. Monville (PRCF) par sa…

 

« Proposition liminaire pour penser l’impérialisme dans le moment actuel »

 

(   Aymeric Monville – L’atlantisme, voilà l’ennemi…!_  )   Doc PDF

 

Bien évidemment, il est stupide de se livrer à une lecture et à une application dogmatique des classiques du Marxisme-Léninisme, que ce soit Marx, Lénine, mais aussi Dimitrov, du reste…

 

Ce qui reste essentiel, en tout temps, c’est l’analyse de l’infrastructure, de la base économique. C’est ce qui détermine les interactions dans la superstructure, et notamment, les rivalités entre puissances économiques et financières.

 

Ce n’est donc pas pour rien que Lénine insiste sur la dimension internationale du capitalisme financier, dès son époque. Ce sont déjà essentiellement les mouvements de capitaux entre les nations qui déterminent leurs rapports de force.

 

Dans la définition de l’impérialisme le critère d’exportation de capitaux est déjà essentiel, non pas en soi-même, évidemment, mais bien en tant qu’instrument de domination politique et économique d’une nation sur une ou plusieurs autres.

 

Autrement dit, une nation impérialiste a d’abord une balance excédentaire dans ses échanges de capitaux, en export de capitaux. Le critère d’une balance commerciale excédentaire n’est pas suffisant en soi, voire même, pas indispensable, on le voit bien avec la situation actuelle des USA…

 

Évidemment, au cours de la phase d’ascension d’une puissance impérialiste, l’un ne va pas sans l’autre.

 

La base de départ reste le développement d’une industrie lourde relativement endogène, qui permet notamment la constitution d’un complexe militaro-industriel.

 

Mais au delà de cette base, c’est bien la capacité de domination financière qui est l’élément décisif, l’arme principale et le nerf de la guerre, au propre comme au figuré, sur le terrain comme sur les marchés.

 

Autrement dit, encore, c’est M. Monville lui-même qui introduit ici une confusion majeure sur la base d’une lecture dogmatique de Lénine :

« C’est pourquoi, pour le moment, toutes les discussions – fréquentes dans nos milieux – sur la réalité, l’importance ou la dangerosité d’un impérialisme russe ou chinois, certes, sont légitimes dans la mesure où la Russie et la Chine participent à l’exportation de capitaux sur la base de la fusion du capital bancaire et du capital industriel en capital financier, critère léninien majeur de l’impérialisme, »

 

Alors que ces « discussions », précisément, ne sont « légitimes » que sur la base de l’analyse des chiffres, des rapports de proportions, de la réalité des balances commerciales et financières de ces pays, et donc dans quelle mesure ils ont ou auraient les moyens d’en asservir d’autres par leurs exportations de capitaux, notamment, sinon même, essentiellement. En effet, quelle serait la signification d’une éventuelle conquête ou domination territoriale stricto sensu, si celle-ci coûte nettement plus chère au pays conquérant que ce qu’elle ne peut lui rapporter, et à la limite, risque même de le ruiner financièrement ? (…Voir le cas de l’URSS en Afghanistan!)

 

Dès 1916 Lénine pointe déjà le fait que la conquête territoriale directe n’est pas le trait dominant de l’impérialisme, mais que c’est bien la domination financière. L’interventionnisme ne vient déjà plus, en quelque sorte, que seconder ou compléter la domination économique et financière, et non la précéder.

 

Le cas du fascisme allemand et même italien (…et de l’expansionnisme nippon, du reste) est donc en quelque sorte atypique, dans cette définition, et c’est ce qui en fait la particularité, du reste.

Ce sont des puissances arrivées tardivement à la table du partage mondial, et qui doivent donc utiliser des moyens « rétrogrades » en quelque sorte, pour s’y imposer.

On voit donc bien, également, en quoi la situation actuelle diffère de celle de l’époque de Dimitrov et en quoi il faut donc se garder de transposer ses principes comme base de notre stratégie actuelle.

 

Évidemment, on pourrait être tenté d’assimiler la stratégie actuelle de la Russie à ce type de démarche, et certains, même et surtout « à gauche », ne se gênent pas pour le faire, mais qu’en est-il, réellement, de la base économique et financière de la Russie actuelle, et surtout, en comparaison de la Chine et des USA ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

 

Extrait : « Si le budget militaire US représente à lui seul 40% du budget militaire mondial, il en va de même déjà simplement pour la capitalisation boursière située aux USA, qui représente donc également 40% du total mondial. Sur l’ensemble mondial des titres financiers, ce sont largement plus de 50% qui sont contrôlés par des américains…

Par comparaison, la capitalisation boursière de la Chine, son challenger, équivaut à 40% …de celle des USA, soit environ 16% du total mondial.

La capitalisation boursière de la Russie, pour sa part, représente moins de 1,5% de la capitalisation US, soit aux environs de 0,6% du total mondial !

Une seule entreprise américaine, comme Apple, représente à elle seule plus du double de la capitalisation boursière totale en Russie… !

Et qu’en est-il de l’exportation « massive » de capitaux russes qui devrait être la manifestation essentielle de cet « expansionnisme » dévergondé… ?

Comparons les chiffres chinois et russes pour l’année 2016 :

La Chine a exporté en 2016 pour 183 Millards de Dollars de capitaux, et en a importé 133, soit un différentiel POSITIF, pour l’export, de 50 Mds de Dollars.

https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/implanter/chine/investir

Cette même année, la Russie a importé en tout moins de 33 Milliards de Dollars, et n’en a exporté que 22, soit un solde NEGATIF de près de 11 Mds.

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/438470

Et encore, selon la source, environ 70% de ces 22 Mds exportés le sont vers des « zones à fiscalité privilégiée », et ne sont donc pas réellement de l’investissement productif. Plutôt de l’évasion fiscale, en termes moins diplomatiques… »

 

Il est donc particulièrement absurde de parler de la Russie et de la Chine comme deux candidats également potentiels au titre de challenger impérialiste des USA ! C’est manifestement vrai dans le cas de la Chine, et faux dans le cas de la Russie.

 

Le fait que la Russie ait une alliance relativement privilégiée avec la Chine par rapport aux USA et même par rapport à l’Europe c’est encore une évidence géostratégique qui peut se passer d’explication mais qui n’infère rien, quoi qu’il en soit, et à priori, concernant la nature de classe de ces deux États. Une autre évidence est cependant que ce sont bien deux États capitalistes, quoi que certains le nient encore, y compris le PC chinois lui-même, du reste, et pour commencer !

Ce n’est donc pas non plus la nature de classe qui les distingue, mais, simplement et précisément, le stade de développement du capitalisme où ils en sont :

La Chine est bel et bien rentrée dans le concert des nations impérialistes et la Russie, non !

 

Quant à l’interventionnisme russe, on voit bien qu’il est quasiment contraint et forcé comme seule voie de résistance à l’encerclement imposé par les USA et que ses gains de territoires sont quelque part entre minimes et dérisoires en termes d’expansionnisme, visant à ne récupérer que marginalement ce qui était la zone d’influence de l’URSS.

 

Que la Russie en arrive à soutenir économiquement et militairement d’autres pays eux-mêmes victimes des manœuvres et manipulations de l’impérialisme US, cela fait manifestement partie d’une stratégie de résistance solidaire bien compréhensible mais certainement bien plus coûteuse que lucrative et cela n’en fait en rien la marque d’un impérialisme, au contraire.

 

Que la Chine encourage peu ou prou cette stratégie, cela se comprends d’autant plus aisément que cela lui évite de mettre les mains dans le cambouis et éventuellement les doigts dans l’engrenage. Pour ses propres ambitions, elle a d’autres moyens, avec des exportations de capitaux qui deviennent considérables et omniprésentes.

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/8abeee6d276c6645579c4f1029a7f6ad-argentine-le-diner-entre-trump-et-xi-jinping-s-est-tres-bien-passe.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=50%2C24&cropresize=1&client_id=cmsfront&sign=e44c51cfcf2dd19573da0901cb9920df9dec23f4740edc5437293b5a05a03e5a

 

 

Une première conclusion qui s’impose, c’est qu’en termes d’alliances tactiques éventuelles, pour les communistes marxistes-léninistes, ces deux pays ne peuvent absolument pas être considérés de la même manière.

 

Ce point est important, car, à l’évidence, c’est le sujet de l’article : les communistes doivent passer des alliances…

Mais des alliances dans quel but ? A priori, le titre l’indique, c’est l’influence de l’impérialisme US, sinon cet impérialisme lui-même, qu’il faudrait combattre. A priori, une intention louable de l’auteur, donc, face aux ravages que cause cet impérialisme à l’échelle mondiale, une autre évidence, effectivement, qui a du mal à se dissimuler malgré les efforts médiatiques incessants du système dans ce but.

Mais combattre l’hégémonie US ne peut se faire sans lui opposer une alternative politique crédible, et c’est là que le flou le plus total s’installe dans le propos de M. Monville.

 

Si le socialisme y est évoqué, on comprend bien que ce n’est pas sa préoccupation immédiate, ( «  plus tard la construction du socialisme »), et l’on cherche à comprendre le « détour tactique » par lequel il veut nous faire passer…

 

Bien malin celui qui trouverait qu’il nous en fait un exposé limpide, mais néanmoins, il se réfère assez clairement au PRCF, et cela nous rend donc la stratégie de ce parti encore un peu plus douteuse et incompréhensible qu’elle ne l’était déjà, au lieu d’un d’éclaircissement espéré.

 

Où veut-il en venir ? On se rappelle qu’un paradigme de départ de son propos serait la différence de situation entre l’époque de Lénine et la notre, et qui inviterait donc à une « relecture non dogmatique » de ses principes, une évidence dont on a également bien voulu convenir.

 

Selon l’auteur il y aurait donc une nouvelle étape caractéristique du capitalisme de notre époque, qu’il appelle « capitalisme des monopoles généralisés », selon une formule qu’il reconnaît lui-même emprunter à Samir Amin. On se demande bien ce que serait le sens d’un monopole, …s’il n’était généralisé, mais voyons ce que Samir Amin voulait mettre dans ce concept, et qui aguiche tant M. Monville…

 

Selon Samir Amin, ce qui caractériserait une nouvelle étape serait le caractère transnational du capitalisme… (« Capitalisme transnational ou Impérialisme collectif ? » https://www.pambazuka.org/fr/global-south/capitalisme-transnational-ou-imp%C3%A9rialisme-collectif ). Or, à l’évidence, un tel caractère transnational du capitalisme n’a rien de spécialement nouveau et se trouvait déjà parfaitement mis en lumière par Lénine lui-même, notamment à travers sa description du système des « participations croisées » entre monopoles internationaux. Il y a donc, toujours à l’évidence, une interaction dialectique entre le caractère relativement national des pôles de concentration du capital financier et leurs ramifications internationales. Que cette dialectique soit de plus en plus active dans la phase de mondialisation actuelle, c’est un développement qui ne fait que confirmer la justesse des analyses de Lénine, mais n’apporte rien de nouveau en soi, et évidemment pas en termes d’une éventuelle nouvelle étape du capitalisme.

 

Ce que M. Monville prétend donc « découvrir » à travers la littérature de Samir Amin et de ses alter ego, ce serait une nouvelle « déperdition de souveraineté dont notre peuple est victime ». et qui imposerait donc de « comprendre que, bien que la France soit elle aussi un pays impérialiste, son peuple a besoin d’être défendu en tant que tel. » … « La classe ouvrière ne doit pas s’interdire de passer des alliances – comme toutes les alliances : ponctuelles, et sur la base de l’intérêt réciproque – avec des forces non communistes qui défendent l’indépendance nationale de leur pays. » 

 

Et c’est donc contre cette « déperdition de souveraineté » que M. Monville se propose donc de « passer des alliances »… Or, comme on l’a vu, une telle « déperdition », intrinsèque au capitalisme, et encore plus, à l’impérialisme, n’a rien de nouveau.

 

C’est clairement pour les pays victimes de l’impérialisme que cette « déperdition » impose des conditions particulièrement dégradantes et ouvre une possibilité d’alliance entre prolétariat et bourgeoisie nationale, s’il s’en trouve une, et non, bien évidemment, dans les pays impérialistes eux-mêmes !

 

Du reste, M. Monville semble tout de même être assez lucide pour constater la disparition de toute bourgeoisie nationale en France, actuellement.

 

« le gaullisme en France est devenue une option subjective et nostalgique mais non plus l’expression d’une classe, en l’occurrence une bourgeoisie nationale capable de résister. »

Et donc, ipso facto, son « parallèle » avec la situation des années 30 et du front anti-fasciste tombe de lui-même, et le panel de forces « nationales » auquel il prétend s’adresser reste pour le moins mystérieux !

 

Pour en finir, et tenter de comprendre, il nous faut donc en revenir au début, là où il nous parlait d’alliance avec tel ou tel impérialisme, comprenant bien, in fine, que c’est donc nécessairement, en réalité, de l’impérialisme chinois qu’il s’agit.

 

Il nous parle donc du PRCF comme d’un prétendu « parti marxiste-léniniste » qui deviendrait l’allié d’un « front de libération nationale », libérant la France, de quoi déjà? Ah, oui, certes, de l’ « Atlantisme »… « Voilà l’ennemi » ! Et donc, finalement, pour faire de la France un satellite de la Chine… Solution qu’une bonne partie de la bourgeoisie française monopoliste serait certainement capable de choisir d’elle-même, même sans les conseils « avisés » de M. Monville et du PRCF, effectivement, en cas de renversement du rapport de forces international.

 

D’ici là, le PRCF peut continuer à recycler les discours creux de Samir Amin et consorts, ce n’est pas grave, il n’est là, au mieux, que pour fournir l’emballage, de toutes façons.

 

Ceci-dit, bien évidemment, il ne s’agit pas de substituer à une stratégie de collaboration de classe avec l’impérialisme chinois une stratégie qui se limiterait au soutien à la bourgeoisie nationaliste russe, ou même à la lutte de résistance du peuple russe contre l’impérialisme US et ses clones dans la région.

La priorité stratégique reste évidemment le développement des luttes de classe en France, et notamment et y compris contre la politique interventionniste de l’impérialisme français. Avec l’objectif de construire une avant-garde prolétarienne marxiste-léniniste, la dimension internationaliste des luttes doit prendre une importance de plus en plus grande, dans un contexte de résistance globale contre la « mondialisation » impérialiste.

Cela inclut à la fois le soutien aux luttes de libération nationale qui se poursuivent encore, et en premier lieu, en Palestine, mais aussi un soutien dialectique aux nations en lutte pour conserver leur indépendance contre l’impérialisme, qu’il soit US, français ou autre…! Dialectique, parce que ce soutien doit également s’articuler avec les luttes sociales des prolétaires de ces pays, y compris contre les aspects réactionnaires des politiques de leurs bourgeoisies nationales. Comme c’est le cas avec la lutte des prolétaires russes contre la réforme réactionnaire des retraites.

Dialectique, également, parce que cela doit nous amener à discerner les actions interventionnistes que les bourgeoisies nationales sont amenées à faire en résistance contre l’impérialisme des actions interventionnistes impérialistes elles-mêmes, comme c’est le cas en Syrie.

 

 

Luniterre

 

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Pour aller plus loin:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/07/2008-2018-situation-internationale-10-ans-de-crise-quel-remede/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/04/samir-amin-capitalisme-transnational__.pdf

 

Aymeric Monville – L’atlantisme, voilà l’ennemi…!_

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frexit or not Frexit ? Nouvelles contorsions au sein du social-chauvinisme…

 

[ Autres articles récents: https://tribunemlreypa.wordpress.com/nouvelle-table-des-articles/ ]

 

 

 

 

 

Frexit or not Frexit ?

 

Is that the question ?

 

Nouvelles contorsions

au sein du social-chauvinisme…

 

En réponse à notre « lettre ouverte »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/07/a-propos-du-17-novembre-lettre-ouverte-aux-syndicats-et-partis-de-gauche/

 la librairie « Tropiques » nous propose de visionner une vidéo (ci dessus) sur un débat entre ses responsables et Aymeric Monville, qui s’y exprime au nom du PRCF.

Tout ce petit monde se proclame à cor et à cri « communiste » et « marxiste-léniniste ».

Voyons et oyons ce qu’il en est… !

Le sujet du débat est la nature de l’alliance entre le PRCF et la FI, ou, plus exactement, la validité du « soutien critique » apporté à la FI par le PRCF.

Le point nodal du débat est l’éventualité ou non de la perspective du Frexit.

Perspective qui serait désormais incertaine, et même clairement abandonnée, dans le programme de Mélenchon…

Et donc le débat porte sur le fait que le PRCF, par son alliance avec la FI, est amenée à renoncer, ipso facto, à l’objectif du Frexit.

Cheminement qui soulève le courroux des responsables de la dite librairie et de de ses amis intervenant dans la salle.

En somme, en fait de « communisme » et de « marxisme-léninisme », la question véritable est donc de savoir qui est réellement le plus « radical » dans le social-chauvinisme sur cette question du Frexit.

Le comble est que le représentant du PRCF, Aymeric Monville, se trouve pris dans ses propres contradictions entre sa volonté de « récupérer » une partie de la base de la FI, d’une part, et de continuer à occuper, d’autre part, et de façon suffisamment visible, le terrain de la « radicalité » sociale-chauvine du Frexit. Il se trouve donc pratiquement sommé par ses contradicteurs d’y revenir en abandonnant son « soutien critique » à la FI et à Mélenchon.

Et tous de ressortir Mao Zedong de sa poubelle historique pour justifier par sa rhétorique grotesque des « contradictions » une prétendue « contradiction principale » qui voudrait que le Frexit soit une condition préalable à une hypothétique « sortie du capitalisme » présentée donc comme la « quatrième » à la suite du Frexit, de la « sortie de l’euro » et de la « sortie de l’OTAN ».

Alors que l’exemple même du Brexit montre, si l’on avait encore un doute, qu’il n’y a aucun cheminement évident entre sortie de l’UE et socialisme, bien au contraire.

Une révolution socialiste, par contre, entraînerait inévitablement une rupture avec l’UE (…et avec l’OTAN), mais la réciproque n’est manifestement pas avérée.

Privilégier un tel objectif politique, comme le font tous ces prétendus « communistes » et « marxistes-léninistes », c’est simplement mettre un leurre de plus entre le prolétariat et la révolution socialiste et en pratique, la retarder d’autant, et en dévoyer même le principe.

Bien entendu, Aymeric Monville en profite, au passage, pour rappeler l’attachement du PRCF au mythe du CNR, cet autre leurre par lequel les révisionnistes thoreziens ont déjà pu dévoyer la résistance prolétarienne, à l’issue de la guerre, et permettre la reconstruction de l’impérialisme français, ce dont il va jusqu’à revendiquer la mémoire, en occultant, évidemment, les terribles conséquences pour les peuples soumis au joug de cet impérialisme, et cela dès le 8 Mai 1945, avec les massacres de Sétif (*), en guise d’inauguration, sans doute, à ses yeux… !

Depuis quelques jours, et après une longue période de « flou artistique » sur la question du 17 Novembre, le PRCF vient seulement enfin d’affirmer son soutien actif au mouvement, par la voix de Léon Landini.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/17-novembre-faut-il-oui-ou-non-participer-lappel-a-la-resistance-de-leon-landini-17nov-resistance/

Une force de plus, si modeste soit elle, certainement poussée par sa base, et c’est tant mieux pour cet objectif immédiat, mais au vu de ce fumeux débat à la librairie « Tropiques » on ne se fera donc aucune illusion sur la nature de ce soutien officiel, dans la droite ligne de celui qui poussait le PRCF à lorgner sur la base militante de la FI, pour la ramener simplement à sa propre « radicalité » dans le social-chauvinisme.

Luniterre

 

(*  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

 

SUR LE MÊME THÈME VOIR AUSSI:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/20/de-la-desolation-du-social-chauvinisme-en-deroute/   )

 

 

 

 

 

A propos du 17 Novembre, Le dilemme… A nouveau, que faire ?

 

https://i1.wp.com/images.charentelibre.fr/2014/10/09/5645cf617971bb340f4e09a3/golden/il-y-a-un-an-les-routiers-avaient-mene-plusieurs-journees-daction-contre-lecotaxe-notamment-sur-la-rn-10.jpg

 

 

 

A propos du 17 Novembre,

 

Le dilemme…

 

A nouveau, que faire ?

 

 

A propos de cette initiative « spontanée » qui semble suffisamment « déborder » ses initiateurs pour générer de nouveaux enjeux politiques et susciter des manœuvres et réactions de toutes parts, un vif débat s’est inévitablement institué entre militants du mouvement ouvrier. Ici le débat n’est pas un luxe, mais une nécessité, et il ne s’agit donc pas d’états d’âme, mais d’analyse politique. Foncer tête plus ou moins baissée, c’est aller plus ou moins dans le mur! Pour les militants ouvriers, le but est de ne pas aller dans le mur tout en étant présents avec les masses en révolte contre le système, sans faire le jeu de l’extrême-droite, on est tous d’accord là dessus.

Mais néanmoins, en clair, le choix de la tactique « spontanée » (blocage routier un Samedi) est une erreur « spontanée » qui peut être lourde de conséquences. Il est donc stupide et contre-productif de vouloir éventuellement en prendre la tête, et même simplement d’en cautionner le principe.

Cela ne gêne évidemment pas l’extrême-droite qui tente, et avec un relatif succès, d’instrumentaliser cette révolte populaire spontanée. En cas de succès elle espère ramasser la mise, politiquement, et en cas d’échec, voire même de violences, elle tentera de se “victimiser” démagogiquement en vue de rattraper le coup. L’extrême-droite n’a que faire de l’unité populaire sur le terrain et n’en subira pas les conséquences, en cas d’échec.

Les effets d’un blocage routier, un Samedi, étant nécessairement limités, et sans “lendemain” immédiat de lutte populaire possible, l’enjeu est essentiellement symbolique.

Néanmoins, le risque de violence et d’affrontement n’est pas pour autant négligeable.

Le pouvoir peut essayer des provocations pour se relégitimer, ce dont il a manifestement le plus grand besoin, à court et moyen terme.

Dans le feu de l’action des affrontements peuvent simplement surgir assez naturellement entre usager de la route, même un week-end, évidemment.

C’est donc une occasion de division au sein des classes populaires elles-même, et c’est le piège dans lequel les “initiateurs” se sont mis eux-même et que le pouvoir, et dans une certaine mesure, l’extrême-droite aussi, peuvent être tenté de refermer brutalement.

Il ne faut donc pas sous-estimer ce risque et il parait même approprié de le traiter clairement dans une intervention ouvrière éventuelle.

Concernant l’immédiateté de la revendication, elle est flagrante et concerne effectivement les conditions de travail et même de simple survie de nombreuses catégories populaires et prolétariennes.

Elle est donc pleinement légitime et justifie l’élan de colère qui aboutit à cette initiative et malheureusement à la situation dangereuse qu’elle génère.

Elle est aussi le reflet de la cassure opérée depuis longtemps entre les couches populaires réellement prolétariennes et la prétendue “gauche” politique, qui n’organise plus, pour l’essentiel, que les couches populaires proches des classes “moyennes” et une partie encore politisée de ce qui était jadis considéré comme l’”aristocratie ouvrière”.

Vu le contexte, foncer tête baissée ne mène donc qu’à un piège, mais il est tout aussi stupide d’ignorer, voire de mépriser, cette expression de la colère populaire, comme le font les syndicats et la majorité des trotskystes, semble-t-il.

C’est là le fond du dilemme et ce qui doit nous guider sur ces sables plus que mouvants!

Une organisation ouvrière cohérente devrait à notre avis être présente sur place avec un message de soutien sans faille aux revendications immédiates qui sont pleinement justifiées, contrairement à l’”analyse” syndicale-trotskyste visant à en substituer d’autres, néanmoins justifiées, sur les salaires, mais actuellement hors contexte et peu perceptibles, sauf comme prétexte pour se défiler et botter en touche sans mouiller le maillot…

Ce soutient sans faille aux revendications immédiates doit néanmoins être assorti d’une brève synthèse de la situation et de ses enjeux, tels qu’ils peuvent être perçus par les masses et permettre aux éléments les plus lucides de faire un pas en avant dans l’unité ouvrière, et non dans le social-chauvinisme.

C’est à cela que nous devons réfléchir, sans « états d’âme », et sans précipitation, non plus.

D’organisation ouvrière cohérente, il n’y a plus, et il n’y aura sans doute pas avant longtemps, mais le meilleur moyen d’ y remédier, à très court terme, c’est tout de même de réfléchir avec les outils d’analyse marxiste-léniniste que nous ont légué les combats historiques du mouvement ouvrier, et d’agir en conséquence, dans la mesure de nos moyens.

Luniterre

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EN PJ, QUELQUES LIENS VERS LES ELEMENTS DU DEBAT EN COURS:

Le communiqué de la cgt sur le sujet (PDF):       CGT 17 NOVEMBRE 2018

Le journal « l’Humanité »:

https://www.humanite.fr/manifestation-le-detournement-des-coleres-carburant-de-lextreme-droite-662989

Les syndicats « solidaires », qui ne le sont pas, sur ce coup!:

https://solidaires.org/IMG/pdf/2018-10-25_manip_ed-2.pdf?16096/438921bd808ad546a6707ce852347e5cabadc39f

https://www.anti-k.org/2018/10/25/hausse-des-prix-de-lessence-blocage-du-pays-le-17-novembre-et-manipulation-de-lextreme-droite/

 

Un débat chez les trotskystes, au sein du NPA, notamment à Lyon:

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=30716

 

Un débat à la FI lyonnaise:

https://framavox.org/d/6SHwG02P/le-17-novembre-que-faire

 

LO botte en touche, style CGT:

https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/face-la-hausse-des-prix-des-carburants-augmentation-generale-des-salaires-des-pensions-et-des-114532.html

 

A COMPLÉTER…!

 

>>>la position « officielle » du NPA:

https://npa2009.org/communique/justice-sociale-ce-nest-pas-le-17-novembre-que-nous-pourrons-nous-faire-entendre

 

>>>manifestement assez mal perçue…:

>>>voir les réponses…!

Depuis le 08/11, la position du PRCF, des plus floues jusque là, s’est « clarifiée », à leur façon…

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/17-novembre-faut-il-oui-ou-non-participer-lappel-a-la-resistance-de-leon-landini-17nov-resistance/

A ce sujet voir ce nouvel article, bref et révélateur:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/13/frexit-or-not-frexit-nouvelles-contorsions-au-sein-du-social-chauvinisme/

AUTRE PERSPECTIVE:

 

 

« Par où commencer? »

 

– Lénine, sur le rôle du journal –

Nouvelle traduction !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

 

 

 

 

De la « désolation » du social-chauvinisme en déroute…

 

 

 

 

 

De la « désolation »

du social-chauvinisme

en déroute…

 

 

 

La dernière « grande » conquête sociale en France remonte à 1998. Les « 35 heures » nous étaient présentées à la fois comme un nouvel aboutissement du progrès social et comme le remède miracle contre le chômage… Maladie endémique de la société française, devenue chronique depuis la crise du « premier choc pétrolier », en 1973. Elle l’est toujours, 20 ans après les « 35 heures »… !

En réalité, il y a déjà là une grande duperie politique, également entretenue par la gauche française. Le premier « choc pétrolier », tout comme les suivants, de fait, est la partie visible d’une crise profonde, celle du système impérialiste mondial. Il n’est essentiellement que la conséquence pratique la plus visible de la première crise mondiale du capitalisme financier, après guerre, dominé par les USA et leurs alliés, dont la France.

Sous la poussée des luttes de libération nationale, dont le Vietnam au premier rang, c’est l’équilibre financier de l’ensemble qui vacille, déjà à cette époque, entraînant la liquidation des accords monétaires de Bretton Woods, la désindexation du dollar à l’or et l’effondrement de son cours. Entraînant, par voie de conséquence, la chute brutale des revenus des pays producteurs, contraints de ce fait à réagir par des hausses brutales de compensation, également motivées par un souci de résistance face à l’interventionnisme US au Proche-Orient, en soutien du sionisme.

Dans la propagande idéologique du système, c’est le premier développement généralisé du thème de l’agressivité des pays orientaux contre l’Occident, la première mouture de ce que deviendra le prétendu « choc des civilisations », désormais le pseudo- « justificatif » des guerres initiées par l’Occident, en réalité !

Si ce thème est encore largement entretenu par la gauche française, c’est qu’il lui permet de masquer cette réalité : la « prospérité » économique et le « modèle social » français, dont elle s’attribue quasiment la paternité, reposaient donc, en réalité, sur la domination du capital financier US, et sur l’inféodation de la bourgeoisie monopoliste française au dollar, déjà consacrée par le Plan Marshall et avec la complicité du PCF pour sa réalisation. Le « modèle social » français est autant le fruit de la domination du capital financier US dès l’après-guerre que de la complicité de la gauche française avec la bourgeoisie française, à la fois inféodée et exerçant toujours sa propre exploitation impérialiste en Afrique et dans les vestiges de son empire colonial.

C’est essentiellement en ce sens que la gauche française a une « paternité » réelle sur le « modèle social ». Sans sa complicité pour reconstruire l’impérialisme français au lendemain de la deuxième guerre mondiale, y incluant son empire africain, il n’existait pas de base économique pour un tel modèle, fondé sur un prétendu «dialogue social », sur la « concertation », etc… C’est à dire, en réalité, sur la kollaboration de classe avec l’impérialisme.

 Sans cette complicité pour la réalisation du Plan Marshall, y incluant celle du PCF, la seule issue des luttes sociales de l’après-guerre était, inévitablement, le passage au socialisme, tant en France qu’en Italie, et un bouleversement de l’équilibre géostratégique mondial en faveur du socialisme.

C’est clairement la complicité durable de la gauche à travers ce « modèle social » qui a constamment barré la route de l’accession au socialisme véritable, en réalité.

Aujourd’hui, le constat, amer pour elle, est que ce modèle social s’écroule un peu plus chaque jour, ou presque…

Et cet écroulement s’est évidemment encore accéléré depuis la crise de 2008… Et cette fois, il devient impossible de masquer les causes réelles de la crise derrière le rideau de fumée d’un prétendu « choc des civilisations » ! La cause du krach du capitalisme financier vient bien nettement de sa propre nature. C’est la crise du système impérialiste arrivé à un degré de décomposition sans retour en arrière possible et sans issue « régénératrice » autre que la guerre et la destruction. La violence et les guerres ne viennent pas de l’ « Orient », mais sont au contraire un réflexe de survie de l’impérialisme en crise.

Le « modèle social » concocté au lendemain de la guerre, en « concertation » entre les ailes gauche et droite de la bourgeoisie, avec la complicité du PCF, n’a déjà depuis longtemps plus de base économique sur laquelle reposer.

Avec la crise de 2008 et ses conséquences encore actuelles, le constat est encore plus flagrant : la bourgeoisie n’a tout simplement plus la possibilité, concurrence oblige, de « financer » les illusions sociales réformistes, nées au lendemain de la libération et encouragées par l’opportunisme thorezien…

L’évolution répressive du système est donc profonde et durable, sinon carrément irréversible ! La démocratie et le progrès social ne reviendront plus dans le cadre de ce système. Il est donc vain d’en appeler au « droit républicain » qui n’a tout simplement plus les moyens d’exister et sera inévitablement et inéluctablement réduit au maximum pour permettre au système de survivre.

Ce que Marx et Lénine nous enseignent à travers le matérialisme historique et le matérialisme dialectique, c’est précisément le contraire de principes figés, fussent-ils « républicains » ou autres…

Ce qui meurt, avec la crise systémique du capitalisme, et qui est donc amené à disparaître irréversiblement, c’est le droit « républicain » bourgeois. Ce qui doit naître dans la lutte, c’est le droit du prolétariat et du peuple, basé sur une correspondance entre le développement des forces productives et la satisfaction des besoins sociaux les plus urgents, ce que le capitalisme est effectivement incapable de réaliser.

Se battre pour défendre ce qui est irrémédiablement en train de mourir, c’est entretenir les illusions sur la pérennité du système, et donc, voler à son secours, en réalité. Défendre des « acquis » condamnés n’a aucun sens sans proposer une alternative réelle au système en train de s’effondrer.

C’est pourquoi la « gauche » française continue de reculer, pas à pas, au quotidien, ou à vitesse grand V, comme lors des luttes sociales de ces derniers mois et de ces dernières années.

Proposer une alternative crédible, cela implique de reconnaître que le « modèle social » actuellement en voie de désagrégation ne pourra plus être reconstruit, qu’il est effectivement voué à disparaître inexorablement avec la crise et que la seule issue permettant de retrouver un peu de justice sociale est le passage au socialisme réel, fondé sur la correspondance entre forces productives et besoins sociaux réels.

Au lieu de cela, la gauche française s’accroche désespérément aux illusions qu’elle a semé depuis des lustres dans la classe ouvrière et prétend toujours « défendre les acquis sociaux », sur lesquels elle recule inexorablement, lutte après lutte, continuant de perdre toute crédibilité, en fait.

Le PCF, principal tenant de ce modèle social, et premier parti politique de France, après guerre, est passé de 28,2%, aux législatives de 1946, à 2,7% à celles de 2017… !

 

Récemment, un correspondants, s’exprimant au nom du PRCF, a tenu à se fendre de quelques lignes, trouvant « désolants les commentaires sur le « révisionnisme » du PCF au moment du CNR et consternants les guillemets à Libération. »

Il s’agissait d’un bref article de promotion d’un film évoquant la lutte de libération algérienne (1). Alors que c’était aussi pour nous une occasion de rappeler les massacres colonialistes commis sous l’égide du gouvernement CNR, dès le 8 Mai 1945. Le fait que le CNR était l’accord de kollaboration de classe qui a permis la reconstruction de l’impérialisme français, avec son cortège de crimes et de massacres, c’est là la réalité historique que non seulement il défend, mais dont il fait encore la promotion actuelle, sous la forme d’un « nouveau CNR » comme perspective politique!

Est-il « désolé » des crimes et des massacres faits par l’impérialisme français ? On n’en sait rien, d’après sa réaction, mais de toutes façons, s’affirmer « désolé » en la circonstance et tout juste trois quarts de siècle après les accords du CNR, cela serait vraiment se moquer du monde et des victimes de l’impérialisme en premier, et cyniquement, en réalité, vu qu’il s’agit en fin de compte de faire ouvertement et à nouveau la promotion des causes de cette violence, la politique de kollaboration de classe du CNR !!!

 

Ces derniers jours les pitreries politiciennes du social-chauvinisme se sont également largement déployées autour de la personne de Jean-Luc Mélenchon, autre grand défenseur du « modèle social à la française » actuellement en déroute, tout comme notre correspondant du PRCF, du reste, qui se compte parmi ses alliés.

Cette comédie médiatique amène à deux constats :

__1_ Effectivement, la « justice » du système en place permet à la bourgeoisie de régler ses comptes, internes ou non, sans trop s’embarrasser du respect de la personne humaine.

__2_ La personne Jean-Luc Mélenchon, pour sacrée qu’elle se considère elle-même, n’a pas réussi à mobiliser les foules autour d’elle, au delà d’une vaguelette de protestations formelles… Pour JLM la « marée » continue de baisser, en réalité, et le temps politico-médiatique de sa «France Insoumise » semble bel et bien passé… 

Si la « restructuration » du pouvoir en place continue de s’effectuer « par défaut », et grâce au vide de toute opposition crédible, la comète Mélenchon est elle-même déjà en train de se désagréger dans ce vide…

Au mieux peut-il espérer un petit regain d’intérêt de la part des spectateurs-électeurs, si Macron veut bien lui faire la grâce de prolonger le spectacle de son « martyr » jusqu’aux prochaines élections, avec, en fait, l’espoir de regonfler une « participation » électorale anticipée comme gravement défaillante.

Quoi qu’il en soit de son avenir de politicien comme roue de secours « de gauche » du système, il peut, à court terme, compter sur le soutien indéfectible d’une bonne partie des autres factions du social-chauvinisme, dont le PRCF et d’autres pseudos « marxistes-léninistes », autour du thème de la défense d’un « droit républicain » tout aussi moribond que son « modèle social à la française ». Et tout cela en agitant l’épouvantail de la « fascisation » du système, tentant de ramener aussi par là le thème de la kollaboration de classe à la mode CNR, avec une hypothétique « bourgeoisie démocratique » qui s’opposerait encore au fascisme…

Alors que la lutte contre le fascisme, ou même contre la « fascisation », dans la mesure où elle est une évolution incontournable du capitalisme en crise, implique, et même exige, l’organisation de la résistance prolétarienne et non la collaboration avec telle ou telle fraction de la bourgeoisie.

Dans la France impérialiste de notre début de 21ème siècle il n’existe plus aucune fraction réellement significative de bourgeoisie « nationale » susceptible d’être un allié contre l’impérialisme et le fascisme.

Ce n’est plus le cas, et même s’il se trouvait telle ou telle catégorie sociale « moyenne » mais « progressiste », cela ne changerait pas la priorité concernant la nécessité d’organiser une résistance autonome prolétarienne.

C’est le rapport de force ainsi créé qui peut éventuellement faire basculer telle ou telle catégorie dans le camp de la résistance, et non la mise en remorque du prolétariat après telle ou telle faction bourgeoise, fut-elle formellement « de gauche »!

 

Quand les conditions de la lutte changent, ses méthodes doivent changer aussi.

 

En 1940, certains « grands dirigeants » du PCF ont essayé de négocier la parution de l’Humanité avec l’occupant…

Ils étaient sur le point d’y arriver, s’il n’y avait eu l’intervention des kollabos de droite, outrés par cette « concession » allemande !

Au même moment, d’autres communistes, vraiment marxistes-léninistes, ceux là, avaient compris l’enjeu et commençaient à organiser la résistance…

La vraie résistance, c’est toujours repartir à zéro, à la base, avec un journal réellement indépendant, et donc autonome, à tous points de vue.

C’est une question de choix, une question de volonté politique réelle.

 

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin ! » V. I. Lénine

 

Si un journal a un rôle historique dans ce genre de circonstances, c’est au contraire là qu’il commence réellement, et c’est précisément à propos d’un journal de combat utile pour ce type de lutte que Lénine nous parle, dès 1901…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

 

C’est aussi ce qu’en pensait la grande Résistante Mounette Dutilleul, en temps réel, de 1939 à 1945…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

C’est ce qu’elle nous explique dans ses mémoires, et toutes les sources historiques montrent précisément que sa mémoire n’était pas du genre « qui flanche », contrairement à celle de la chanson de Jeanne Moreau… !

Il n’y a donc pas vraiment de débat utile, à ce sujet, entre « Alexandre Courban Historien », longuement cité en réponse par la FI (2), et le blogueur autodidacte « Luniterre », mais éventuellement entre les mémoires de Mounette Dutilleul et « Alexandre Courban Historien »… !

Et là, ça va être difficile…

De là où elle est, elle n’y changera pas une ligne, de toutes façons, et c’est aux modestes combattants d’aujourd’hui de défendre sa mémoire et celle de tous ceux qui se sont battus en ces époques terribles, et dont elle parle avec tant de justesse et d’humanité, précisément !

En espérant y contribuer, modestement.

Le combat continue !

Luniterre

 

 

( __1    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/18/algerie-un-siecle-de-resistance-republication-avec-une-polemique-engagee-par-le-prcf/

 

( __2     https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/18/perquisition-chez-melenchon-debat-a-la-fi/

 

Voir aussi, sur le même thème, cet échange avec le RCC :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/18/solidarite-avec-melenchon-contre-la-repression-politique-quelle-signification/

 

 

 

 

 

 

 

 

« ALGÉRIE : Un siècle de résistance ! »: Republication avec une polémique engagée par le PRCF!

 

 

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ALGÉRIE :

 

Un siècle de résistance !

 

 

Reçu par e-mail, cet appel à financement d’un film militant rappelant les luttes anti-impérialistes en Algérie.

Une occasion de rappeler également la faillite du PCF en la matière, et même le rôle kollaborationniste de sa direction, dès la négociation du programme du CNR et de sa mise en œuvre à la « libération » en 1945 :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme/

Quelques exceptions, comme ce couple de militants, même si trop minoritaires pour enrayer la dérive révisionniste, toujours actuelle, du PCF, valent d’autant plus d’être soulignées…

En espérant que l’exemplarité puisse susciter des volontés, actuellement nécessaires, de reconstruire en partant à nouveau quasiment de presque rien, sauf, précisément, les leçons de l’histoire… !

Luniterre

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« Je vous transmets ce projet de documentaires sur 2 militants communistes (aujourd’hui centenaires) pour l’indépendance de l’Algérie… qui en subi les redoutables conséquences, avant, et après cette indépendance.

A tout le moins, lisez le texte ci-dessous.

La France était une puissance coloniale avec tout ce que cela impliquait de crimes iniques … et pas que contre des combattants. Une sale guerre, menée après la 2de … et avec des méthodes dignes de la 2de … la torture. 

JP


Objet : « William et Gilberte Sportisse,un couple des combats » Appel à la solidarité Film

 Cher(e)s camarades

Notre camarade-réalisateur Jean Asselmeyer lance un appel à souscription pour finaliser son projet de documentaire autour de Gilberte et William Sportisse, communistes et partisans de l’indépendance de l’Algérie.

N’hésitez pas à populariser cette initiative.
Vous trouverez ci-dessous son courriel et les conditions de souscription.

Bien fraternellement
Jacques

—–Original Message—–

Subject: « William et Gilberte Sportisse,un couple des combats » appel à la solidarité film

Bonjour,

je sais votre intérêt pour ce qui touche à la mémoire des luttes, particulièrement des luttes anticoloniales .

Avec une amie, Sandrine-Malika Charlemagne, nous essayons de réaliser ensemble un film documentaire autour de la vie de deux militants du Parti Communiste Algérien, « Gilberte et William Sportisse, un couple des combats ». âgés de 100 ans et de 97 ans où ils  témoignent sur plus de 70 années de luttes pour l’Algérie indépendante,  en toile de fond la ville de Constantine, ainsi que des éclairages inédits sur le PCA et la situation des Juifs Algériens.

De culture juive et de langue maternelle  arabe, pour William, l’Algérie est leur pays, bien qu’ils aient connu , la prison, et la torture parce que militants pour l’indépendance sous le joug colonial et parce que communistes pendant l’ère Boumédienne.

Malgré ces souffrances ils sont restés fidèles à l’Algérie.

Pendant sa détention après le coup d’État du président Boumédienne, au moment de la guerre des 6 jours, William lui a envoyé une lettre pour le féliciter de sa solidarité avec le peuple Palestinien.

A sa sortie de prison et à la fin de sa période d’assignation à résidence, William Sportisse a pu exercer les fonctions de directeur d’une société nationale de l’Algérie indépendante.

Le film évoquera également  la belle figure de Lucien Sportisse, son frère, dirigeant du PCA, puis secrétaire de la section PCF de Sevran qui après avoir rejoint la Résistance a été abattu, par la milice en mars 1944, à Lyon .

Menacé par le FIS et le GIA, ils ont du quitter leur pays l’Algérie, en 1994, pour le Val de Marne.Ils ont continué à militer en tant qu’internationalistes et Algériens au sein du PAGS et du PADS ,dans la continuité du PCA. Nous avons pu filmer William encore très actif à la fête de l’Humanité en 2016 ( voir extraits ci joints.)

C’est ces vies de luttes, denses et riches que nous voulons documenter dans le film que nous avons commencé par nos propres moyens en tournant plus de 50 heures d’entretiens.

Ce film, apport inédit à la mémoire des luttes communistes, sera une véritable bouffée d’espoir, un partage de ce rayonnement généreux qui  se dégage des personnes de Gilberte et William Sportisse.

Nous faisons appel à la solidarité financière pour finir le film au travers d’une plateforme sécurisée dite de crowdfunding ou financement participatif.

Tout est expliqué dans le lien suivant, le résumé du projet, nos filmographies, et dix minutes d’images de Gilberte et William Sportisse:

https://fr.ulule.com/gilberte-william-sportiss/

Il n’y a pas de petite solidarité, même 10, 20 euros nous permettrons de réunir, d’ici fin septembre, les 3500 Euros qui nous manquent encore sur les 5000 nécessaires.

Et pour tous, y compris ceux qui ne peuvent pas  aider au financement, en parler à ses proches, ses réseaux c’est déjà permettre que ce projet vive.

Merci.

Bien cordialement

Jean Asselmeyer, Réalisateur

 

 

Suite à la première publication de cet appel ,

une réaction polémique d’un militant du PRCF,

et l’échange qui s’en est suivi :

 

Si je salue le film en devenir sur nos camarades William et Gilberte Sportisse, je trouve désolants les commentaires sur le « révisionnisme » du PCF au moment du CNR et consternants les guillemets à Libération.

Antoine M.

Militant du PRCF

 

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UNE RÉPONSE DE TML

 

Ce qui est désolant, c’est de ne pas encore arriver à tirer les leçons de l’histoire, juste trois quarts de siècles après ces négociations du CNR (1943).

Ce qu’on voit également, ces jours derniers, avec les pleurnicheries « démocratiques » et « républicaines » sur le sort de la FI…

Aujourd’hui l’analyse amène à ce constat qu’avec la crise de 2008 et ses conséquences encore actuelles la bourgeoisie n’a tout simplement plus la possibilité, concurrence oblige, de « financer » les illusions sociales réformistes, nées au lendemain de la libération et encouragées par l’opportunisme thorezien…

L’évolution répressive du système est donc profonde et durable, sinon carrément irréversible ! La démocratie et le progrès social ne reviendront plus dans le cadre de ce système. Il est donc vain d’en appeler au « droit républicain » qui n’a tout simplement plus les moyens d’exister et sera inévitablement et inéluctablement réduit au maximum pour permettre au système de survivre.

Quand les conditions de la lutte changent, ses méthodes doivent changer aussi.

En 1940, certains « grands dirigeants » ont essayé de négocier la parution de l’Humanité avec l’occupant… (*)

Ils étaient sur le point d’y arriver, s’il n’y avait eu l’intervention des kollabos de droite, outrés par cette « concession » allemande !

Au même moment, d’autres communistes, vraiment marxistes-léninistes, ceux là, avaient compris l’enjeu et commençaient à organiser la résistance…

La vraie résistance, c’est toujours repartir à zéro, à la base, avec un journal réellement indépendant, et donc autonome, à tous points de vue.

C’est une question de choix, une question de volonté politique réelle.

Luniterre

(*   https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

 

 

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ANTOINE M. ( PRCF )

Il n’y a qu’une chose qui ne change pas : l’ anti-communisme…

Faut-il pleurer, faut-il en rire….

 

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De JP, qui nous avait communiqué l’appel:

Il y a un truc qui me semble assez cocasse dans la distinction faite entre les « mauvais » communistes et les « marxistes-léninistes » c’est qu’en réalité, ce sont les mêmes, ceux du PCF.

C’est aussi vain que si on opposait Duclos déguisé en curé resté en France et en Belgique à Thorez parti à Moscou.

Je pense que c’est au contraire très léniniste, dans une stratégie de lutte contre le fascisme, d’agir tous azimuts. La demande de reparution de l’Huma peut surprendre, mais elle ne peut en aucun cas être qualifié d’allégeance à une idéologie que pas un seul numéro de l’Huma n’a cessé de combattre… il n’y a qu’à voir le sort de Péri … et des autres.

Par contre, je peux citer l’exemple de Jean Ridoux, résistant PCF ami de mon père, qui fut dénoncé publiquement par un trotzkiste  comme communiste dans un cinéma qui servait de point de rencontre clandestin, ceci en pleine Occupation. 

Jean Ridoux échappa par chance à la Police aussi bien qu’à la Gestapo. 

Mais ce trozkiste était bien un donneur de leçons à de « méchants staliniens » thoréziens … et un vrai collabo pour le coup, qui espérait envoyer lâchement un homme à la torture et à la mort …

Lénine disait : « analyse concrète, d’une situation concrète « . C’est la première règle. 

Il a bien signé Brest Litovsk … 

Dénoncer le CNR aujourd’hui  avec le recul depuis 1943 ? … mais qui le premier s’y attaque ? le Patronat ! 

Le principal rédacteur du programme du CNR était le communiste Pierre Villon … pas le Patronat ni Goebbels …

JP

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DE NOTRE PART, UNE RÉPONSE COMMUNE AUX DEUX:

 

Franchement, je ne crois pas démontré que Mounette Dutilleul était trotskyste…

C’est encore, ici, une révélation « historique » à la mode thorezienne… !

Je ne pense pas non plus qu’Andreï Jdanov était trotskyste…

Il a pourtant assez vertement critiqué la « stratégie » opportuniste des thoreziens, dès la création du Kominform…

Grâce au maintien, malgré tout, de cette « excellente » stratégie, le score du PCF est passé de 28,2% en 1946 à 2,7% en 2017 !

Bravo, les « communistes » thoreziens !

En fin de compte, où sont les anticommunistes efficaces, en France, sinon chez les thoreziens et leurs « héritiers » politiques ? Il serait peut-être temps d’y réfléchir sérieusement !

Le CNR était un accord de kollaboration de classe qui a permis la reconstruction de l’impérialisme français, avec son cortège de crimes et de massacres…

Aujourd’hui, vu l’influence résiduelle du PCF, la bourgeoisie n’a effectivement plus besoin de ses services pour la kollaboration de classe.

Vouloir reconstituer un nouveau CNR ou autre gouvernement du même genre, c’est vouloir rejouer la même histoire, sous une forme ou sous une autre, et non lutter contre l’impérialisme.

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/07/2008-2018-situation-internationale-10-ans-de-crise-quel-remede/

 

 

 

REÇU D’ANTOINE M. ( PRCF ):

 

Luniterre personne n’a de temps à perdre.

Donc à débattre avec toi.

Simplement nous te sommes gré d’ une bonne rigolade : Hue. Buffet. Laurent thoreziens !…

Quant à la kollaboration….On ne parle pas de corde dans la maison du pendu.

 

Réponse de TML:

 

Votre problème, M. M, c’est que vous n’avez aucun argument qui tienne debout pour justifier votre ligne politique d’un point de vue marxiste-léniniste, et donc, vous essayez de botter en touche pour ne pas avoir à répondre.

 

« Hue. Buffet. Laurent » sont d’autre continuateurs du thorezisme, sous d’autres formes d’opportunisme, c’est ce qui ressort aujourd’hui encore des contradictions internes actuelles du PCF et de la confusion verbeuse des motions en concurrence, « majoritaires » ou non.

 

Le résultat de la kollaboration de classe, avec ou sans k, est là devant vous, de 28,2% à 2,7%, et il vous faut l’assumer, ce que vous êtes incapables de faire, car cela implique d’en tirer les conséquences, et c’est cela que vous refusez de faire, en réalité.

 

Luniterre

 

D’Antoine M. (PRCF):

M. Luniterre

 

Sincèrement pas de temps à perdre avec vous.

Inutile de m’envoyer votre prose.

A

 

UN DÉBAT EFFECTIVEMENT CLOS…:

 

RAPPEL DE VOTRE PREMIÈRE INTERVENTION:

Envoyé: Mardi 16 Octobre 2018 18:46:11
Objet: Re: « William et Gilberte Sportisse,un couple des combats » Appel à la solidarité Filmguy

 

Si je salue le film en devenir sur nos camarades William et Gilberte Sportisse, je trouve désolants les commentaires sur le « révisionnisme » du PCF au moment du CNR et consternants les guillemets à Libération.

Antoine M.

Militant du PRCF

 

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Vous aviez donc du « temps à perdre », effectivement, c’est à dire à lancer une polémique pour laquelle vous n’aviez aucun argument…

 

Maintenant que cela est clair, le débat est effectivement clos!

 

Merci.

 

Luniterre

 

 

 

 

 

https://d2homsd77vx6d2.cloudfront.net/cache/0/d/0d4e4ee99ce5f86ff8650b763e6c9d8a.jpg

Émergence de la « gauche-Koll »…

Émergence de la « gauche-Koll ». . .

 

Reçue par e-mail, cette correspondance révélatrice, et notre réponse…

 

Bonjour,

L’éditorialisme de Jean-Michel Apathie…


Apathie a dit qu‘il refusait catégoriquement de recevoir Asselineau avant 2022 (c’est à dire la prochaine election présidentielle) mais il interviewe de façon très complaisante Besancenot pendant 25 min :

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-aphatie/

 

Et on comprend sa tendresse à l’égard de cette figure de la « gauche de gauche » (quand on tourne deux fois à gauche, on rebrousse chemin), le porte-parole du NPA ayant notamment dit:

qu’il n’avait aucun doute sur la responsabilité du pouvoir syrien dans les attaques chimiques ;

que « l’impérialisme russe » était aussi dangereux que celui de Washington (4 bases militaires à l’étranger pour la Russie, 725 pour les États-Unis…) ;

qu’il aurait fallu donner des armes aux « révolutionnaires syriens » dès le début du conflit.

Et par contre le post-trotskiste n’a rien dit :

des massacres récents de manifestants palestiniens par l’armée israélienne ;

de la situation au Yémen ;

des manœuvres bellicistes de l’OTAN ;

de la responsabilité de l’Union européenne dans la « réforme » de la SNCF ou les autres mesures antisociales (il n’a mentionné qu’une fois les réglementations européennes – à propos des EHPAD – mais… de façon plutôt favorable).

Pour ceux qui veulent écouter l’intégralité de l’interview, c’est ici :

 

 

Plenel qui interviewe Macron. Apathie qui interviewe Besancenot. Il y a une certaine cohérence ; on attend le double avec impatience. Ce sont les agents objectifs de l’ordre établi et les faux opposants promus par les médias dominants qui font la fameuse « convergence des luttes ». Mais il serait plus opportun de parler de « convergence des flûtes » (au sens de pipeau).

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Bonjour,

Entièrement d’accord sur la « pirouette » de Besancenot, dont le discours « libertaire-unitaire » cache donc bien, en réalité, un retour à la case trotskyste-Kollabo…

Il se pose désormais en figure de proue de ce que l’on peut désormais appeler la « gauche-Koll… », c’est à dire à peu près le tout, sauf rares exceptions…

Quasiment pas une seule manif réellement significative sur ces thèmes pourtant fondamentaux !

La responsabilité de l’UE, même si en partie réelle, n’est qu’un leurre politique, par contre, car elle n’est jamais que le cache-sexe administratif de la servilité de nos gouvernants à l’égard de l’Oncle Sam, le vrai maître du jeu, et c’est donc bien lui qu’il faut politiquement viser directement, et non ce leurre… !!

Que Asselineau et Apathie aient des comptes à régler, c’est bien possible et ma sympathie irait aussi à Asselineau dans cette affaire, mais elle me paraît anecdotique en regard des évènements actuels et de l’incapacité de la gauche à former ne serait-ce qu’un embryon de front uni anti-impérialiste.

Alors qu’il y a, sur le terrain, un front suffisamment net et stratégiquement important entre l’Iran, la Russie, la Syrie, le Yémen, la Palestine ( dont spécialement Gaza), auquel il faudrait ajouter le Donbass et d’autres, encore, sans doute…

Sur cette simple base, il devrait se former un front de soutien en France, or on n’en voit pas même l’ébauche.

Simplement consternant…

Pour l’avenir proche, dans cette situation totalement bloquée, TML se contentera de relayer les communiqués de presse les moins débiles sur ces luttes, point barre.

Faire de la communication sur le fond, c’est, actuellement, prêcher dans le désert… De l’énergie gaspillée. Merci pour ce mail, quoi qu’il en soit, et qui a donc sa place dans nos colonnes, avec cette réponse.

Luniterre

PS : Dans le même esprit positif, néanmoins, voir également la correspondance de Pierre Roubaud, republiée dans :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/13/a-gaza-le-crime-sioniste-continue-la-resistance-aussi/

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Mohamed Shuman playing music near the wreckage of his family’s house, Gaza City, June 2015

 

 

 

 

Alternative Mélenchon : pas de « mélenchantement »…!!!

Alternative Mélenchon :

prétendu « marxisme »

ou réformisme « mélenchanté »… ???

 

 

A l’occasion des « Nutella riots », pseudo « émeutes de la consommation », en réalité une provocation tout à fait révélatrice des contradictions internes du capitalisme dans sa crise actuelle et sans issue, Mélenchon a pris une position relativement originale par son aspect outrancièrement ultra-démagogique et presque en « rupture » avec son « bobocratisme » habituel…

Son staff de propagande s’est aussitôt empressé de retrouver le « best off » de ses sorties les plus « osées » sur le plan de la critique prétendument « anticapitaliste » et voire même pseudo- « marxiste révolutionnaire »…

En tant que transfuge, parmi d’autres, du trotskysme « lambertiste », il est vrai que Mélenchon a la formation de base pour s’exprimer dans une terminologie adaptée, qui pourrait donner l’apparence du « vrai » à ses déclarations « incendiaires »…

 

 

« Critique de la valeur », « la braise qui met le feu », « révolution culturelle » du « consommer autrement », etc… Tout y passe dans ces quelques « extraits » illustrant le « tweet » de Mélenchon sur les « émeutes nutella » vues comme l’expression d’un « malaise social », ce qu’elle sont réellement, mais pas forcément pour les raisons invoquées par ce nouveau « grand timonier » de la « France Insoumise »…

Mélenchon serait-il un réformiste « repenti », qui aurait à nouveau viré sa cuti au « rouge » ( …déjà très pâle) de sa lointaine jeunesse ?

La « conclusion » de ce petit montage est néanmoins on ne peut plus claire, et s’il y a « tromperie sur la marchandise », ce n’est donc en réalité que pour ceux qui veulent bien être « trompés »… C’est à dire se donner le « frisson » de la contestation « radicale » sans en tirer aucune conséquence réelle quant à une alternative au capitalisme !

En effet, il n’y a là que l’ancienne ritournelle de l’ « investissement productif » du « bon » capitalisme, opposé à l’investissement financier, du « capitalisme financier » qui serait une perversion de ce prétendu « bon » capitalisme productif…

Rien de nouveau, donc, sinon la négation habituelle de la réalité fondamentale de l’évolution inévitable du système capitaliste et de la nécessité de son abolition totale…

Et c’est une occasion de plus de rappeler que loin d’être l’apanage des opportunistes « de gauche », ce syndrome est également à la base du social-chauvinisme et même du social-fascisme, son proche cousin… :

« Précédemment, je n’étais pas à même de reconnaître avec la clarté désirable, la distinction entre ce capital proprement dit, dernier aboutissement du travail productif, et le capital dont l’existence et la nature reposent uniquement sur la spéculation.

J’en étais désormais capable grâce à un des professeurs du cours dont j’ai parlé, Gottfried Feder.

Pour la première fois de ma vie, je conçus la distinction entre le capitalisme international de bourse et celui de prêt.

Après avoir écouté le premier cours de Gottfried Feder, l’idée me vint aussitôt que j’avais trouvé le chemin d’une condition essentielle pour la fondation d’un nouveau parti.

A mes yeux, le mérite de Feder consistait en ceci, qu’avec une tranchante brutalité, il précisait le double caractère du capital : spéculatif, et lié à l’économie populaire ; et qu’il mettait à nu sa condition éternelle : l’intérêt.

Ses déductions dans toutes les questions fondamentales, étaient tellement justes que ceux qui, a priori, voulaient le critiquer, en contestaient moins l’exactitude théorique qu’ils ne mettaient en doute la possibilité pratique de leur mise à exécution. Ainsi, ce qui, aux yeux des autres, était un point faible dans l’enseignement de Feder, représentait à mes yeux sa force. »

« Lorsque j’entendis le premier cours de Feder sur « la répudiation de la servitude de l’intérêt du capital », je compris immédiatement qu’il devait s’agir ici d’une vérité théorique d’une importance immense pour l’avenir du peuple allemand.

La séparation tranchée du capital boursier d’avec l’économie nationale présentait la possibilité d’entrer en lutte contre l’internationalisation de l’économie allemande, sans toutefois menacer en même temps par le combat contre le capital les fondements d’une économie nationale indépendante. Je voyais beaucoup trop clairement dans le développement de l’Allemagne pour ne point savoir que la lutte la plus difficile devrait être menée non contre les peuples ennemis, mais contre le capital international. Dans le cours de Feder, je pressentais un puissant mot d’ordre pour cette lutte à venir. […]

La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation allemande pour son indépendance et sa liberté économique. »

Dixit Adolf Hitler in « Mein Kampf »… !!!

(Cité in

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/08/22/1511_fascisme_et_obscurantisme_/

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/social-fascisme-social-democratie-156074  )

C’est donc aussi une occasion de mentionner sur TML un récent article de notre camarade WH, paru sur son blog « les prolétaires de fer » et rappelant fort à propos que les capitalistes, eux, sont conscient de leur propre impasse et font tout pour que les prolétaires n’en prennent pas conscience et ne tentent d’en réaliser rapidement l’échéance pourtant nécessaire à une véritable libération du genre humain.


 Les prédictions de Karl Marx étaient justes, selon la banque Natixis

http://proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/predictions-karl-marx.php

 

Dans le même esprit de clarification, ce camarade a également tenté de résumer ce qui constitue la « différence » entre « gauchisme » et opportunisme…

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/definitions.php

Nuance en réalité très ténue, si l’on tient compte du cas Mélenchon et de bien d’autres… Notre camarade WH veut accorder encore un crédit de « sincérité » à la majorité des courants « gauchistes » et anarchisants, ce qui est sans doute valable pour bon nombre de leurs militants de base qui découvrent le rejet du capitalisme par ce biais fortement teinté d’idéalisme petit-bourgeois, mais ne l’est généralement pas pour leurs principaux animateurs, « dirigeants » de fait, et leurs « cadres » qui sont bien souvent des renégats du marxisme et savent parfaitement ce qu’ils font et les manipulations auxquelles ils se livrent, en réalité en faveur d’une défense réellement perverse, pour le coup, du système en crise !!

Dans cet ordre d’idées, nos lecteurs connaissent bien, sur TML, les nombreuses polémiques qui nous ont opposé au chroniqueur québécois Robert Bibeau, l’un des anciens inspirateurs du groupe ML français OCF.

Mais il n’est pas un cas isolé, et l’on voit, sur d’autres « fronts », certains anarchistes et maoïstes prendre le relais des djihadistes totalement discrédités de l’impérialisme US et français pour servir leurs besoins au Proche-Orient, sous prétexte de séparatisme « rojava » au nord de la Syrie.

Luniterre

 

 

 

 

 

Aux portes du palais… 18 Novembre 2017… La Marche du Siècle !!

 

 

 

 

« LA

 

MARCHE

 

 

DU 

 

 

SIÈCLE . . . »

 

 

https://i0.wp.com/bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L213xH300/fs-38d10-97fdf.jpg

 

 

 

Ouf ! … On est rassurés… Depuis quelques temps nous recevions diverses informations selon lesquelles une grande « marche nationale sur l’Elysée », faisant converger vers Paris de nombreux manifestants, qui par covoiturage, qui par cars affrétés en commun, et le tout organisé par le redoutable « front social », avec le support de nombreuses organisations, allant des anarcho-syndicalistes aux sociaux-chauvins du PRCF, et passant par « Solidaires », le NPA, la CGT Goodyear, une partie de la FI, etc…, devait donc déferler sur la capitale et même « créer la surprise », ce Samedi 18 Novembre 2017, selon « Bellaciao » ( http://bellaciao.org/fr/spip.php?article158456 )…

Or, jusqu’à une heure avancée de l’après-midi nous étions sans la moindre nouvelle de cet événement grandiose, tant attendu par tous les promoteurs de son panel hétéroclite mais éventuellement représentatif d’un sursaut de mobilisation…

Même en consultant notre oracle « libertaire » local, « Rebellyon », habitué du « suivi » quasiment en temps réel, de ce genre d’évènement, nous n’y trouvions pas le moindre fil ouvert, pas la moindre mention de l’existence de cet événement du jour…

Toute la manifestation avait-elle disparu dans un monde parallèle, avec autocars, drapeaux et banderoles ? Avait-elle été entièrement enlevée par des extra-terrestres soucieux de protéger le Jupiter de ces lieux ? Nous en étions à concocter un e-mail en forme de SOS inter-sidéral à l’égard du média lyonnais lorsque nous avons enfin retrouvé quelques traces de ces héros perdus du réformisme « radical de gauche » sur « Libé », en marge d’une autre recherche, sur une autre « tragédie » de ce W-E pathétique, celle de l’inénarrable Filoche, qui a donc trouvé un autre moyen, bien plus efficace, de faire parler de lui, même si c’est, bien naturellement, « à l’insu de son plein gré »… !!

Il a même presque réussi à faire passer au second plan le non-évènement de l’« élection-nomination » de Castaner à la tête du parti godillot présidentiel…

Le voilà donc bien placé, « en réserve de la République », comme candidat d’un éventuel substitut de PS dans les banlieues anti-sionistes… Le système a besoin de tous ses pions, en ces temps de crise, et celui là peut donc encore servir…

La journée, pour le reste, se termine donc avec quelques carreaux cassés du côté de la Rue de Courcelles… Ouf, on est rassurés ! Nos héros retourneront sains et saufs vers leurs chaumières, en attendant de nouvelles aventures, aussi pathétiques, à moins que cette équipée mémorable, ajoutée à d’autres « manifestations nationales », pour certains, (*), ne les pousse enfin à une réflexion politique…

 

Luniterre

 

(*  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/31/30-mai-un-nouveau-tremblement-de-terre-a-paris/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/16/un-constat-lucide-sur-lechec-du-30-mai-a-paris/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/marchons-ensemble-18-novembre-vers-lelysee-lappel-de-cgt-goodyear-front-social/    )

 

4 heures d’enregistrement, pour la « Marche du Siècle », ça le vaut bien…

 

Une «marche sur l’Elysée» pour dénoncer la «politique anti-sociale» de Macron

Par AFP — 18 novembre 2017 à 15:37 (mis à jour à 17:56)

Plusieurs centaines de personnes ont mené samedi à Paris une «marche sur l’Elysée» contre «la politique anti-sociale» d’Emmanuel Macron, dénonçant la baisse des emplois aidés, les réformes du code du travail et de l’ISF, a constaté un journaliste de l’AFP .

Cette marche, qui répondait à l’appel du Front social, une coordination de sections syndicales (CGT, Sud, CNT, Unef), de collectifs et d’associations (Droit au logement, Droits devant…), a rassemblé 3.000 personnes selon les organisateurs et 1.800 selon la préfecture de police.

Les manifestants ont défilé de la place du Maréchal Juin (XVIIe arrondissement) au boulevard Haussmann (VIIIe), non loin de l’Elysée.

«On va dire au président des riches ce qu’on pense de tous les dégâts qu’il est en train de provoquer en France», avait lancé au micro Romain Altmann, d’Info-com CGT, en début de manifestation.

«Il y en a ras-le-bol de subir, on est trop loin de l’unité et c’est cette unité qu’on est venu chercher aujourd’hui», avait ajouté Mickaël Wamen (CGT Goodyear).

Dans le cortège, coloré et festif, des banderoles proclamaient: «Marchons sur l’Élysée. Point final au pouvoir des riches!», «S’unir pour ne plus subir», «Tous ensemble contre la casse sociale», ou encore «Contre Macron et son monde, prenons la rue!».

Drapeaux, fumigènes, fanfare et slogans ont animé le cortège composé de nombreux syndicalistes et militants politiques de gauche, principalement de la France insoumise et du NPA. Eric Coquerel, député (LFI) de Seine-Saint-Denis, comptait parmi les manifestants.

Une centaine de militants antifascistes, autonomes et anticapitalistes s’étaient placés en tête de cortège.

La manifestation n’a donné lieu à «aucun incident majeur, hormis une dizaine de dégradations (vitrines, distributeurs de billets)», a indiqué dans un communiqué la préfecture de police, précisant que les images de vidéosurveillance de la manifestation seraient étudiées pour «identifier les auteurs de ces faits et engager à leur encontre les procédures appropriées».

Des vitrines d’agences bancaires ont été brisées ainsi que celles de l’ambassade d’Arabie saoudite, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le Front social, qui juge trop timide l’opposition des confédérations syndicales au gouvernement, avait organisé une manifestation dès le lendemain de la présidentielle pour s’opposer au programme d’Emmanuel Macron.

Dans son «appel du 18 novembre», publié récemment, la coordination disait vouloir s’employer à «faire converger toutes les luttes qui rassemblent afin de créer les bases d’un mouvement interprofessionnel reconductible» avec les «salariés et chômeurs, jeunes et précaires, ouvriers et paysans, immigrés et auto-entrepreneurs».

Ses initiateurs vont inviter, mercredi à Paris, l’ensemble des syndicats, partis et associations hostiles au gouvernement pour convenir «d’une date, d’un lieu» unique pour rassembler les mécontentements.

Il faut «que ce soit le début d’une bagarre prolongée», celle de la «grève générale interprofessionnelle», a plaidé Gaël Quirante, de Sud-PTT. «On peut gagner et on va gagner!», a-t-il affirmé en fin de manifestation.

Jeudi, 80.000 personnes (selon la police) ont battu le pavé partout en France contre les réformes «libérales» du gouvernement, à l’appel d’organisations syndicales (CGT, FO, Solidaires, FSU) et de jeunesse (Unef, UNL, Fidl). C’est près de trois fois moins que lors de la première journée de contestation contre les ordonnances réformant le code du travail, le 12 septembre (223.000 manifestants).

AFP

 

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En 3ème édition…

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La fin

des illusions

réformistes !

Avec la Loi El Khomri, la classe ouvrière et l’ensemble des couches populaires ont compris que la bourgeoisie française était décidée à faire face à la crise en faisant reculer le droit social sans fixer la moindre limite à ce recul.

C’est simplement ce que confirme le « nouveau » pouvoir de Macron, en allant encore beaucoup plus loin dans cette destruction systématique, avec ses « ordonnances » pour une potion socialement mortelle.

Après la première lutte perdue contre la Loi El Khomri, la résistance contre les « ordonnances » ne parvient pas à trouver un second souffle, et pour cause…

Les processions syndicales à répétition ne font plus recette et montrent la désillusion du prolétariat quant au « réalisme » des revendications réformistes.

Ne rien lâcher, réduire encore plus le « coût » du travail humain, c’est une nécessité absolue pour la survie du capital en crise, désormais.

Le discours des syndicats, même « radicalement » réformiste, genre « front social », n’est plus crédible.

Malgré l’échec de la lutte anti-El Khomri, l’abstention massive aux élections avait encore davantage marqué le « désenchantement » populaire vis à vis de la classe politique, y compris « de gauche »…

Répondre aux besoins sociaux populaires implique le développement d’ un appareil productif industriel approprié. Hors celui-ci a disparu déjà depuis longtemps, en France, démantelé et délocalisé au profit des capitaux financiers circulant dans les zones à moindre coût de main-d’œuvre, et notamment en Chine.

Les industries européennes survivantes, à forte valeur technologique ajoutée, ont été concentrées en Allemagne, pour plus de rentabilité et de docilité de la main-d’œuvre.

La bourgeoisie française se positionne dans la mondialisation comme plaque tournante de capitaux financiers, et non comme créatrice d’emploi productifs sur son propre sol, voué aux « petits boulots » de services, au tourisme, aux rares productions de luxe qui n’intéressent que sa propre classe et ses affidés.

La reconstruction d’un tissu économique et social digne de ce nom n’intéresse aucune de ses factions, et il n’y a que la petite-bourgeoisie en voie de paupérisation qui tente d’entretenir l’illusion de la reconstitution d’un capitalisme « national », « productif français », etc…

Reconstruire un tissu économique et social capable de répondre aux besoins sociaux réels du prolétariat et des couches populaires, cela ne peut être que l’œuvre du prolétariat lui-même, en alliance avec les couches populaires.

La petite-bourgeoisie idéaliste « sociale », « progressiste », « écologiste », etc… devra choisir entre ses vaines illusions, qui mènent à la capitulation, et le camp de l’unité prolétarienne.

A l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre, ce que la petite-bourgeoisie, comme la grande, tente de dissimuler à tout prix, aussi bien derrière ses calomnies habituelles répétées à l’envie que par ses pseudo- »études universitaires », c’est la formidable productivité que le socialisme prolétarien à engendré en URSS, lui permettant, en moins de 20 ans, de se reconstruire entièrement et de se développer au point de résister à l’Allemagne nazie, alors au top de la puissance industrielle en Europe, et de la vaincre.

Et cela sans aucune des conditions actuelles permettant, avec les progrès technologiques, à la fois une gestion rationnelle, et une gestion démocratique, participative, interactive, et donc équilibrée entre les besoins sociaux réels, qu’il est désormais plus facile de cerner, et les forces productives nécessaires, qu’il est désormais également plus facile d’adapter.

Encore faut-il en avoir la volonté politique, et elle ne peut émaner que du prolétariat lui-même, ce qui implique une refondation totale de son organisation politique, qui reste à recréer, dans cette perspective sociale et politique prolétarienne, la seule viable, en réalité.

Luniterre

Le texte de l’article en version PDF/tract imprimable,

fin des illusions reformistes_PDF_

    + au verso: les 8 points du débat de fond pour

…La Révolution du Retour au Réel!

[NDLR: SUR LE MÊME THÈME:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/29/macron-melenchon-un-moment-etrange-de-verite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/29/macron-le-pere-noel-et-ses-amis-illusionnistes/ ]

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Avec la crise, Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète. Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure! Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.

Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).

Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités. (Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

TRIBUNE MARXISTE-LÉNINISTE

https://tribunemlreypa.wordpress.com/                                                                                            tml-info@laposte.net

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Et pourtant, on se rappellera le lendemain

du 2ème tour des législatives…

 

 

 

La question était déjà…

 

 

 

 

 

 

Lutte de classe ou lutte de cliques ?? Retour sur les rivalités UPR/PRCF…

 

 

Lutte de classe

 

ou lutte de cliques ??

 

 

https://i0.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/1/44/95/69/20170209/ob_74e873_prcf-melenchon.jpg

 

 

En pleine période de campagne électorale, il y a déjà 7 mois, le groupuscule PRCF tentait de justifier son ralliement à la pseudo « France Insoumise », alors qu’une partie relativement importante des troupes du social-chauvinisme néo-thorézien se détournait du « pôle » pour se rallier au groupuscule « gaulliste » UPR…

Ces revirements diverses faisaient suite à une tentative ratée de rapprochement entre ces deux groupuscules…

Sur le blog VLR nous avions alors entrepris de démasquer l’hypocrisie de toute cette argumentation de circonstance… électorale !

Incapable de répondre à notre argumentation, à l’époque, mais manifestement rancunier, le fan club du PRCF y revient aujourd’hui, en faisant donner un pseudo « DIMITROV » qui se croit en quelque sorte habilité à finaliser ce « règlement de compte »…

Le revoici donc, avec, soulignés en couleurs, les posts récemment ajoutés…

Messages de forum, en réponse à…

PRCF – L’UPR seul parti pour la sortie de l’UE ? Vraiment ?

http://mai68.org/spip2/spip.php?article121

 

 

 

  • PRCF – L’UPR seul parti pour la sortie de l’UE ? vraiment ? 16 avril 10:15, par Luniterre

    Effectivement, le nombre de marxistes-léninistes dignes de ce nom est certainement tout à fait dérisoire, même en comparaison de l’influence du social-chauvinisme du PRCF, sans parler du social-chauvinisme dans son ensemble, qui inclut l’extrême-droite sociale-fasciste, dont certains fondamentaux idéologiques, dans les rapports socio-économiques sont quasi-identiques.

    On retrouve les même de « Mein kampf » à la sociale-démocratie « de gauche »…

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/social-fascisme-social-democratie-156074

    En y adjoignant donc les pseudos « marxistes-léninistes » qui utilisent cette même argumentation du « compromis historique »… genre « nouveau CNR » !

    Pour un ML « ultra-orthodoxe », faire des compromis, c’est à dire des compromis utiles, c’est avancer concrètement, un tant soit peu, dans la direction qui rapproche de la Révolution socialiste prolétarienne.

    Reprenons l’exemple du contexte dans lequel est né le « compromis historique » du CNR…

    Le pacte Ribbentrop-Molotov était une nécessité tactique, un « compromis tactique », au vrai sens du terme, pour affaiblir le fascisme, en fin de compte, en l’incitant à s’en prendre à l’ouest en premier, ce qui aboutissait inévitablement à une division profonde du camp anticommuniste et entrainait à nouveau la possibilité d’un autre compromis tactique ultérieur, avec l’ouest anglo-saxon libéral contre le fascisme.

    Pratiquement, cette division du camp occidental, dans sa globalité, privait le fascisme hitlérien d’une grande partie de ses bases d’approvisionnement logistique.
    Le pacte Ribbentrop-Molotov a affaibli le fascisme beaucoup plus qu’il ne l’a « renforcé », seulement à très court terme et seulement en apparence.

    Impliquait-il un « compromis » entre les partis communistes des pays envahis par les nazis et les autorités locales d’occupation de ces pays ???

    En France, certains en ont profité pour passer à la collaboration, (Gitton) comme d’autres l’avaient déjà fait avant (Doriot)… Mais sans aller jusque là, certains ce sont crus autorisés à « négocier » la continuation de leur activité politique « légale » avec l’occupant…
    Cette « négociation » semble même clairement avoir eu l’aval du clan Thorez…

    _ http://trcamps.free.fr/Mounette%201939.html

    L’aspect purement tactique du compromis ne sautait donc pas aux yeux de certains supposés « marxistes-léninistes » de l’époque, et au plus haut niveau, c’est le moins que l’on puisse dire…
    La nécessité du compromis tactique urgent avec la bourgeoisie nationale-gaulliste « londonienne » non-plus, du reste, alors que c’est à ce moment là qu’elle avait le plus d’utilité.

    Mais par contre, et par la suite, le « compromis » du CNR, qui abdiquait l’autonomie de la Résistance prolétarienne communiste, était bien un compromis politique abdiquant les fondamentaux, et non un compromis tactique utile tel quel.

    Les clauses négociées volontairement par le PCF étaient donc déjà, dès 1943, une nouvelle forme de collaboration de classe, et non un compromis tactique.

    Elles ont entrainé logiquement toutes les capitulations de l’après-guerre et pratiquement jusqu’à nos jours, et continueront éventuellement de le faire via le prétendu « nouveau CNR », qui en reprend les fondamentaux.

    Le social-chauvinisme ne mène à rien, aujourd’hui comme hier, et pas plus celui d’Asselineau que celui de Mélenchon, du PRCF ou du FN…

    Voter Mélenchon représente un compromis tactique à l’instant T où 4 candidats sont aux portes du pouvoir, et où l’une est pratiquement ouvertement sociale-fasciste, un autre est dans l’obscurantisme pratiquement catho-intégriste, et se trouve appuyé par l’arrière-garde grand patronale ultra-réac, et le troisième se fait quasiment le chantre de la finance ultra-libérale…

    Mélenchon est un mélange de keynésianisme et de sociale-démocratie « de gauche », avec un zeste de social-chauvinisme pour la galerie nationaliste, et donc un mélange assez indigeste, mais presque « progressiste » en comparaison du reste…

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/13/catch-a-4-pour-lelysee-chronique-du-pire-et-du-moins-pire-du-pire-nouvelle-edition/

    Une candidature de « barrage » devenue incontournable, faute de mieux…
    Un bulletin de vote à manipuler avec des pincettes mais à ne pas jeter, car il peut être une chance historique de mettre un frein au social-fascisme et à l’ultra-réaction, tant catho que libérale, au moment où le rapport de force lui est pourtant hyper favorable.

    Un exemple immédiat et concret de compromis utile, et purement tactique…
    A la suite, l’histoire réelle du mouvement prolétarien reste à écrire.
    Mais surement pas avec le social-chauvinisme, sauf à répéter à l’infini les mêmes conneries…

    Être un ML « ultra-orthodoxe », finalement, c’est simplement de se servir à la fois de l’outil pratique que représentent les fondamentaux non galvaudés, comme celui de la loi de la valeur, par exemple, d’une part,

    _ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/08/loi-de-la-valeur-collectif-defense-fin-du-debat/

    et de sa tête, d’autre part, avec un peu de bon sens, et de se servir des deux ensemble, tant qu’à faire et si possible…

    Luniterre

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PRCF – L’UPR seul parti pour la sortie de l’UE ? vraiment ? 7 novembre 18:11, par DIMITROV

Je ne sais pas qui est ce Luniterre mais je sais une chose : c’est un menteur et un calomniateur.
Il suffit d’avoir la curiosité d’aller sur le site du PRCF pour voir et lire ce que dit et propose le PRCF.
Et c’est exactement le contraire des goebbelseries de ce Luniterre.
PRCF qui vient d’organiser un meeting de plus de 300 personnes à Paris pour le centenaire d’ Octobre avec des PC (et orgas communistes) Brésilien, Suédois, Danois, Italien, Espagnol, Allemand, Grec, Malien, Étasunien, Britannique, Indonésien, Ukrainien, Russe, Suisse, Cubain, Venzuelien, Libanais, Syrien, Marocain, Colombien, Péruvien, Palestinien (FPLP) etc….
Ambulance disait l’autre ? Mais il en faut une mais pour celui qui délire.

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PRCF – L’UPR seul parti pour la sortie de l’UE ? vraiment ? 7 novembre 21:26, par Luniterre

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« Menteur et calomniateur… » ??

Depuis quand le fait de rassembler, éventuellement, 300 personnes dans un meeting hétéroclite donnerait une légitimité particulière à ses organisateurs ??

La problématique porte-t-elle essentiellement sur le nombre ou sur le fond ?

« Goebbelseries… » Un néologisme qui s’applique donc parfaitement à son auteur…

En effet, selon la même logique, les meetings du dit Goebbels rassemblaient autrement plus de monde, et il faudrait donc absolument lui donner raison, selon ce « DIMITROV » de pacotille…

Du reste ce célèbre « poète » germanique était aussi, à sa manière, un chantre du « socialisme » et de l’ »indépendance nationale »…

Et l’on se rappellera à cette occasion la facilité de mutation des « transfuges » du social-chauvinisme, notamment thorézien, vers le social-fascisme…

« Transferts » encore assez fréquents, de nos jours… et grandement préparés par l’agit-prop social-chauvine néo-thorézienne qui a donc repris un peu d’élan sous l’aile « protectrice » de la prétendue « France Insoumise »…!

Luniterre

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PRCF – L’UPR seul parti pour la sortie de l’UE ? vraiment ? 7 novembre 21:49, par Luniterre

 .

Et pour mémoire, ce « glorieux » fait d’armes, sous l’égide du CNR,

dès le 8 Mai 1945 en Algérie :

.


le massacre de milliers de patriotes algériens

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

Un rappel toujours nécessaire !

Luniterre

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  • PRCF – L’UPR seul parti pour la sortie de l’UE ? vraiment ? 2 avril 15:35

    Il est évident que ce « parti » et son gourou ne servirons qu’à réduire de 1% le score de MLP et de 2% celui de JLM… Bénéficiaires de cette imposture = MACRON et FILLON + l’aile droite du PS…
    ASSELINEAU n ’a eu aucun mal à récolter ses signatures pour cette raison-là.

    Les membres de l’UPR n’ont pas participé aux manifestations contre la loi-travail. Ils n’ont jamais été capables de contrer la pseudo omerta contre eux par des manifestations, ni même par des actions médiatiques et spectaculaires…

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A NOTER , CET EFFORT POUR UNE TENTATIVE DE CLARIFICATION, DE LA PART DU SITE « HUMANITEROUGE.ALLOFORUM.COM »

  • PRCF – L’UPR seul parti pour la sortie de l’UE ? vraiment ? 2 avril 17:57, par Jean

    Salut do,

    Je reviens sur Asselineau et la polémique concernant la conférence-débat organisée par la librairie Tropiques, puis l’intervention de deux membres du PCF à un meeting de l’UPR.

    Le PRCF a critiqué lui-aussi cette attitude, or c’était un des premiers groupes a envisager ce genre de Front Uni et à réaliser des réunions avec Asselineau. Mais leur projet avait échoué et ils ont révisé leur point de vue, mais sans renoncer à l’idée de Front Uni pour l’indépendance de la France.

    Beaulieu n’est pas un inconnu, il s’était présenté comme marxiste-léniniste au début des années 60, mais tandis que le PCMLF avait appelé à voter « ni De Gaulle ni Mitterrand, je vote communiste » en 1965, Beaulieu et son groupe le CMLF avait appelé à voter De Gaulle contre l’atlantisme de Mitterrand.

    Un fil a été ouvert sur :

     

    http://humaniterouge.alloforum.com/article-prcf-asselineau-t6431-1.htmlhttp://humaniterouge.alloforum.com/article-prcf-asselineau-t6431-1.html 

    avec des liens sur le site de Tropiques, cette conférence, des vidéos, etc.

    C’est un sujet très important parce que de la confusion sur la nature des contradictions, on aboutit à des positions qui frisent les rouge-bruns. Même punition sur la question européenne, où on prend le bourreau pour la victime et la France pour un pays opprimé quand il s’agit d’un pays-rentier qui a essoré la Grèce et l’Italie notamment.

    Bon, je te la fais courte, bonne lecture et avec mes amitiés,

    Jean

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