Israël

Mai 2019: Eurovision à Tel-Aviv

 

 

MARCHE DU RETOUR

À la date du 30 mars 2019, soit un an après le début du mouvement, 270 manifestants Palestiniens ont été tués et 29000 blessés selon un recensement de l’agence humanitaire de l’ONU

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_du_retour#cite_ref-RFI190330_166-0

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190329-grande-marche-retour-an-apres-lourd-bilan-humanitaire

 

Les leçons du recul israélien à Gaza

 

 

En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km.

65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles.

 

Les leçons de Gaza,

selon le Hezbollah

(Concernant les concessions concrètes cédées par Israël à Gaza, voir:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/09/gaza-recul-israelien-face-a-la-resistance/ )

 

 

 

La guerre est finie avant même d’avoir commencé. C’est l’impression qui ressort après les deux jours de confrontations à Gaza qui se sont terminés par un cessez-le feu, suite à une médiation du Qatar et de l’Égypte, qui ont soudain recommencé à travailler ensemble.


Pourtant, pendant la période de la campagne électorale et même après sa victoire aux élections, le Premier ministre réélu Benjamin Netanyahu n’avait pas caché son intention de lancer une vaste opération contre Gaza pour briser le Hamas et le Jihad islamique. En fait, cette idée est dans l’air depuis que les Palestiniens ont lancé, en mars 2018, le processus des « Marches du retour » qui dérange au plus haut point les autorités israéliennes. D’ailleurs, depuis la grande confrontation de 2008-2009 – au cours de laquelle au bout de plus de trois semaines, l’armée israélienne qui avait entamé une offensive aérienne doublée d’une autre terrestre n’a pas pu atteindre ses objectifs déclarés –, les Israéliens lancent régulièrement des attaques contre Gaza à la fois pour tâter le terrain et maintenir la pression sur les Palestiniens et pousser la population à quitter les lieux.

Selon les informations véhiculées par les médias israéliens, l’attaque qui a commencé à la fin de la semaine dernière devait être plus importante que celles qui ont eu lieu au cours des dix dernières années. Mais à peine les avions israéliens ont-ils commencé à lancer des raids sur les cibles prévues à Gaza que des dizaines de missiles ont commencé à pleuvoir sur les colonies et les localités israéliennes du sud. En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km. 65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles, malgré le bouclier de protection israélo-américain qui, en principe, est destiné à les intercepter. En réalité, les Palestiniens ont précisé par la suite qu’ils ont trouvé le moyen de neutraliser le bouclier de protection (appelé « la voûte d’acier ») en lançant plusieurs missiles en même temps, ce qui réduit l’efficacité de l’interception.

Ce n’était pas la seule mauvaise surprise réservée aux Israéliens pendant ces 36 heures de confrontation. En effet, les autorités israéliennes ont découvert que les Palestiniens détiennent des missiles de type Badr 3, dont l’un a été lancé sur la ville d’Ashkelon. D’une portée de 40 km, il est doté d’une tête qui peut porter une charge de 250 kg d’explosifs. Apparemment, ces missiles sont fabriqués à Gaza, ce qui signifie que les Palestiniens réussissent à se procurer les matériaux pour les fabriquer en dépit du blocus sévère qui leur est imposé. Dans le même contexte, le film diffusé par les brigades Ezzedine al-Qassam (la branche armée du Hamas) au sujet de ce missile lancé sur Ashkelon montre en toile de fond un train. Ce qui a été interprété comme un avertissement adressé par les Palestiniens aux Israéliens sur la possibilité de cibler la prochaine fois des installations précises et vitales.

Le missile Badr 3 et les missiles Kornet ont donc constitué le clou de ces 36 heures d’affrontements qui ont provoqué une polémique interne en Israël, avec un flot de critiques adressées au Premier ministre aussi bien par des députés du parti Bleu Blanc de Benny Gantz et Yaïr Lapid que par d’autres du Likoud (comme Gideon Saer). D’ailleurs, toujours selon les médias israéliens, au cours de la réunion du cabinet réduit dimanche, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer l’arrêt de cette offensive. Il semblerait ainsi que le chef d’état-major, le général Aviv Kochavi, et le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, auraient été très fermes pour réclamer la conclusion d’un cessez-le feu, car, selon eux, « le front interne » n’est pas prêt pour une opération d’envergure. D’ailleurs, les chiffres sont en eux-mêmes significatifs car le bilan de ces 36 heures a été, du côté palestinien, 29 morts et 150 blessés, pour la plupart des civils, alors que du côté israélien, il y a eu 4 morts et plusieurs dizaines de blessés.
Pour toutes ces raisons, les médiations du Qatar et de l’Égypte ont été rapidement couronnées de succès et un cessez-le feu a été conclu, avec des mesures concrètes qui sont actuellement sous étude.


Il y aura certainement de longues évaluations et des analyses détaillées de ce qui s’est passé au cours de ces 36 heures, sur le plan militaire proprement dit. Mais la première leçon à en tirer, selon les milieux proches du Hezbollah, c’est que les propos du secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, sur l’incapacité des Israéliens à mener une nouvelle guerre contre le Liban sont confirmés. Si les Israéliens n’ont pas marqué un seul point dans la bande de Gaza, soumise à un blocus strict depuis des années et surveillée par tous les satellites américains et israéliens installés dans son ciel, comment pourraient-ils lancer une offensive au Liban où le Hezbollah possède des milliers de missiles ? Les sources proches du Hezbollah estiment aussi que s’il s’agissait d’un test de la part du Premier ministre israélien, il a dû être concluant. Les rapports de force militaires ne sont plus en faveur des Israéliens, qui restent certainement les plus forts et de loin, mais ils doivent tenir compte de la capacité de nuisance des mouvements de résistance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les États-Unis ont désormais recours aux sanctions économiques, à Gaza, mais aussi au Liban, en Syrie et en Iran.

Scarlett HADDAD
Mai 2019

 

 

 

 

https://assawra.blogspot.com/2019/05/les-lecons-de-gaza-selon-le-hezbollah.html

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3653

Proche-Orient : La violence peut elle cesser ?

 

https://img.rt.com/french/images/2018.08/article/5b6c1fc209fac281678b4567.jpg

 

 

 

 

Enas Khammash, 23 ans, sa fille de 18 mois et son bébé, portées en terre ensemble, le 9 Août, à Jafarawi

 

 

Proche-Orient :

 

La violence peut elle cesser ?

 

 

La guerre en Syrie dure depuis sept ans et a succédé à une série de conflits en Irak et en Iran, deux pays encore sous forte pression.

La Palestine, bafouée depuis 70 ans, continue d’être réduite par le colonialisme sioniste.

Dans la nuit du 8 au 9 Août, lors d’un raid aérien israélien qui a touché Jafarawi, dans le centre de la bande de Gaza, Enas Khammash, une Palestinienne de 23 ans, enceinte de 9 mois, et sa fille Bayan de 18 mois ont été tuées alors qu’elles se trouvaient dans leur chambre à coucher. Le mari de cette femme a été blessé.

Le 10 octobre, Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France a osé demander à France 2 d’annuler la diffusion d’un reportage sur la jeunesse mutilée par les snipers sionistes dans la bande de Gaza. Heureusement, le reportage est passé, montrant l’héroïsme de la Résistance Populaire palestinienne.

Depuis le 30 Mars, 198 morts et des milliers de blessés, dont de nombreux mutilés.

Leur seul tort était de vouloir retrouver la dignité et le droit de vivre, de travailler et de cultiver, sur leurs terres ancestrales, volées par l’occupant sioniste.

La presse française et occidentale, en général, nous parle sans cesse d’une guerre « contre le terrorisme ». Or, au vu de ces derniers mois, il apparaît clairement qu’en Syrie le « terrorisme » est en fait manipulé par les impérialistes US et leurs alliés, y compris dans le monde arabe, pour justifier ces guerres et recoloniser, directement ou non, les peuples et les nations qui leur résistent.

Ce sont essentiellement ces manipulations du terrorisme qui ont engendré la guerre en Syrie et jeté sur les routes des millions de réfugiés. Les accueillir, en France ou ailleurs, cela ne constitue pas une justification pour continuer la guerre. C’est la volonté réelle de mettre fin à l’agression impérialiste, y compris celle de la France, encore présente en Syrie dans la zone d’occupation rebaptisée « Rojava », qui sera le vrai signal de la paix et du début d’une reconstruction durable.

Ce qui maintient encore aujourd’hui l’état de guerre en Syrie, c’est la présence des impérialistes US et de leurs alliés, dont les impérialistes français. Le prétexte en était donc l’invasion terroriste, en réalité provoquée par eux-mêmes, et qu’ils ne combattaient que très mollement, dans l’espoir que cela détruirait la nation syrienne et la mettrait à leur botte, avec un gouvernement directement manipulé par eux.

Mais c’était sans compter sur la solidarité traditionnelle de la Russie avec la nation syrienne, remontant déjà à l’ère soviétique, ainsi que sur celle de l’Iran.

C’est l’appui de la Russie à la nation Syrienne qui a commencé à faire reculer le terrorisme, et même obligé les USA et à la France à éliminer une partie de leurs pions terroristes pour les remplacer par le système d’occupation « Rojava », relativement moins sanguinaire que celui de Daech. Pour autant, ce système d’occupation impérialiste instrumentalise maintenant les justes revendications des minorités kurdes pour maintenir la division de la Syrie à l’Est de l’Euphrate et faire obstacle à l’unité nationale syrienne et à la paix. Il est la preuve que les impérialistes US et français veulent continuer la guerre et se moquent bien du droit des peuples, en réalité.

Alors que tous ont leur place dans un règlement politique global de la situation au Proche-Orient, une fois débarrassé de l’ingérence impérialiste !

L’Iran, pour sa part dans le combat anti-impérialiste, s’était déjà engagé dans un soutien sans faille à la Résistance, au Liban et en Palestine.

La chute de la nation syrienne aurait été non seulement une victoire pour les impérialistes US et leurs alliés, mais aussi pour les sionistes.

Cela aurait été non seulement une défaite mortelle pour la Syrie elle-même, mais aussi une grave défaite pour le Liban et la Palestine, et pour tous les peuples qui luttent pour leur indépendance.

Jusqu’à un passé récent, Israël arrivait encore à entretenir des relations relativement amicales avec la Russie, du fait de l’émigration de nombreux juifs d’origine russe en Israël.

Mais récemment, suite à un piège tendu par l’aviation israélienne, et au mépris de leurs accords passés, un avion russe a été abattu avec 15 soldats russes à bord.

Estimant sa confiance trahie, la Russie a encore renforcé son alliance avec la Syrie, en lui fournissant un armement de défense anti-aérienne (batteries de missiles S-300) susceptible d’empêcher le renouvellement d’une telle tragédie. Du même coup, cela met également un frein sérieux aux interventions israéliennes contre les positions défendues par l’Iran et ses alliés en Syrie.

C’est donc l’ensemble de la Résistance régionale, Syrie, Iran, Liban, Palestine, qui s’en trouve grandement renforcée !

Ce n’est que par la synchronisation et l’unité des forces locales de la Résistance, en Iran, au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak, au Yémen, et avec leur allié traditionnel, la Russie, que l’impérialisme et son allié sioniste pourront être vaincus !

Cette situation de guerre, voulue et encore actuellement maintenue par les impérialistes, à déjà fait des milliers de victimes et déplacé des millions de personnes, et certaines, jusqu’en Occident, y compris en France.

Toutes, indépendamment de leurs origines nationales, ethniques et religieuses, ont le même intérêt à un règlement pacifique global respectant le droit des peuples au Proche-Orient. Toutes ces personnes, déplacées et réfugiées, se trouvent aujourd’hui dans des situations sociales précaires qui en font un réservoir de main d’œuvre à bon marché, y compris pour les capitalistes français, qui sont déjà les complices des impérialistes US et les responsables de la guerre, dans les pays d’origine des réfugiés.

La lutte pour une vie décente, que ce soit en Occident ou pour le droit des peuples au Proche-Orient, c’est toujours une seule et même lutte. C’est une lutte qui doit à la fois être solidaire de la Résistance des peuples, sur place, au Proche-Orient, et solidaire de la lutte des travailleurs, en Occident, contre le capitalisme, qui est la base de l’impérialisme et la cause des guerres.

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avion russe abattu : Le piège criminel tendu par les sionistes

 

 

 

 

 

Avion russe abattu :

 

Le piège criminel

tendu par les sionistes

 

Le ministère russe de la Défense a tenu Israël responsable de l’accident de d’un avion de reconnaissance russe en Syrie, lundi.

Mais le président Vladimir Poutine s’est montré plus conciliant, évoquant des « circonstances accidentelles ».

Le président russe Vladimir Poutine est intervenu mardi 18 septembre pour calmer les tensions entre la Russie et Israël après les accusations portées contre Tsahal par le ministère russe de la Défense. Celui-ci a accusé Israël d’avoir causé la destruction d’un avion de reconnaissance russe, accidentellement abattu lundi par l’armée syrienne.

Le ministère russe de la Défense a indiqué que l’appareil, un Iliouchine Il-20, transportait 15 soldats lorsqu’il a été abattu par une batterie antiaérienne de l’armée syrienne de façon accidentelle. Selon lui, l’appareil a disparu des écrans radar alors qu’il se trouvait à 35 km des côtes syriennes, au moment où les forces israéliennes et françaises procédaient à des frappes dans le secteur.

 

Dans cette affaire, Moscou estime que l’aviation israélienne a délibérément créé une situation « dangereuse » dans le secteur de Lattaquié, alors que l’avion russe s’apprêtait à atterrir sur la base de Hmeimim, située dans la province du même nom. « Nous considérons comme hostile cette initiative de l’armée israélienne », a dit Igor Konachenkov, porte-parole du ministère. « Du fait des actes irresponsables de l’armée israélienne, 15 militaires russes ont trouvé la mort. Ce n’est absolument pas conforme à l’esprit du partenariat russo-israélien. »

« Nous nous réservons le droit de réagir par des mesures équivalentes », a-t-il poursuivi dans une déclaration sur la télévision russe.

Poutine apaise les tensions

Adoptant un ton plus conciliant, le président russe Vladimir Poutine a expliqué mardi après-midi que le crash de l’avion militaire russe était dû à « un enchaînement de circonstances accidentelles tragiques ». Un geste qui a pour but d’apaiser les tensions entre ces deux pays qui entretiennent des relations cordiales depuis plusieurs années.

Au préalable, le ministère russe de la Défense avait convoqué l’ambassadeur israélien pour évoquer cet incident qualifié d’acte hostile. Mais côté israélien, les forces armées ont réfuté les critiques, affirmant dans un communiqué que la responsabilité de l’incident incombait aux batteries antiaériennes syriennes qui ont « fait feu sans discernement » et « sans se préoccuper » de la présence d’un appareil russe en vol.

Tsahal ajoute que ses chasseurs ont pris pour cible un complexe de l’armée syrienne et qu’ils « étaient déjà revenus dans l’espace aérien israélien » lorsque l’Il-20 a été abattu.

Des F-16 israéliens cachés derrière les avions russes ?

Selon le ministère russe de la Défense, les chasseurs F-16 de l’armée israélienne, menant des frappes aériennes, se sont servis de l’Il-20 pour se couvrir et s’approcher de leurs cibles au sol tout en échappant à la défense antiaérienne syrienne.

« En se cachant derrière l’appareil russe, les pilotes israéliens l’ont placé dans la ligne de tir du système de défense antiaérienne syrien. L’Il-20 a été abattu par un missile S-200 », a expliqué Igor Konachenkov. Pour lui, les pilotes israéliens ont nécessairement vu l’appareil russe car ce dernier était en phase d’approche à une hauteur de 5 000 mètres. « Malgré tout, ils ont volontairement mené cette provocation », a-t-il affirmé.

 

Avec AFP et Reuters

Première publication : 18/09/2018

 

https://www.france24.com/fr/20180918-avion-russe-abattu-syrie-russie-accuse-israel-f16-tensions-diplomatie-poutine-armee

 

 

 

 

 

 

 

Palestine, 25 ans après Oslo, une seule solution, Résistance!

 

 

 

 

Palestine

 

 

25 ans après Oslo

 

 

 

Résistance

 

 

!

 

 

 

25 ans. C’est l’âge anniversaire des « Accords d’Oslo » en ce mois de septembre 2018. L’occasion d’un bilan.
A la question de savoir ce qui a changé depuis la signature de ces accords en septembre1993, la réponse est courte: « Tout s’est aggravé du côté palestinien ».
A la question de savoir pourquoi, la réponse est aussi courte que la première: « Absence d’un partenaire du côté israélien ».
En fait, tout le long de ces 25 années, ce constat a toujours été scrupuleusement inversé par les dirigeants sionistes pour justifier leur politique d’occupation. En effet, ils ont constamment affirmé que les Palestiniens ne sont pas des partenaires pour appliquer ces accords. C’est cette affirmation mensongère qui leur a permis, jusqu’au jour d’aujourd’hui, de justifier et de mener leur guerre permanente contre le peuple Palestinien, dont l’acte le plus récent est la répression sanglante contre les Palestiniens de Gaza qui récidive tous les vendredis, depuis le 30 mars dernier, à l’occasion de la « Marche pour le retour ».
L’autre acte de cette guerre permanente se résume en un chiffre 600.000.
En 25 ans, le nombre de colons en Cisjordanie a bondi de 110.000 à 600.000.
Dans un sondage réalisé en août par Israel Democracy Institute et l’université de Tel-Aviv, 86% des Israéliens interrogés considéraient que la probabilité de trouver une issue au conflit dans les douze prochains mois était « faible » ou « très faible ».
A la question de savoir pourquoi, la réponse est très courte: « Absence d’un partenaire du côté palestinien ».
L’inversion tient toujours… la boucle est bouclée.

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Tous les Palestiniens de moins de 25 ans, à la date d’aujourd’hui, n’ont connu que la phase historique dite des « Accords d’Oslo » de leur mouvement de libération nationale.
Une phase d’abandon, de reniement et de recul… comme si la Palestine était à vendre. Et donc, une phase d’humiliation.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à la veille de ce 25ème anniversaire, que l’administration de Donald Trump a décidé de fermer la représentation de l’Organisation de libération de la Palestine à Washington.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle décide de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem en reconnaissant cette ville comme étant la capitale de l’État sioniste.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle décide de supprimer toutes les subventions à l’UNRWA.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle propose la révision du statut des réfugiés Palestiniens.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle déclare caduc la reconnaissance du droit de retour.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle décide de supprimer toutes les aides aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem-est.
Toutes ces mesures ressemblent fort au bouquet final d’un feu d’artifice. avant que la nuit noire ne retombe. Mais comme l’a si superbement écrit le grand Victor Hugo,« la nuit, il y a toujours une étoile ».
En effet, c’est le 30 mars de l’année de ce sinistre 25ème anniversaire, que le « Peuple-debout » a décidé de « Marcher »… comme pour signifier aux peuples du monde entier de ne pas désespérer… Une étoile subsiste et elle brille. Elle s’appelle « Résistance ».
Il suffit de se lever et de se laisser diriger par elle.

 

 

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Le 13 septembre 1993 l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a signé son arrêt de mort.
Il y a 25 ans, jour pour jour, elle avait signé à Washington sous l’égide du président Bill Clinton une « déclaration de principes » sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans. L’Autorité palestinienne était née.
Par étapes successives, le processus engagé devait aboutir à la résolution du conflit avant la fin du siècle dernier. Oslo a mis en place des mécanismes d’auto-gouvernance, dont l’Autorité palestinienne, considérée comme la préfiguration d’un État qui attend de voir le jour.
Attente meurtrière tant la politique du « fait accompli » suivie par les directions successives de l’État sioniste ont scrupuleusement contribué à vider de leur contenu les fameux accords.
En 25 ans, le nombre de colons en Cisjordanie est passé de 110.000 à 600.000.
Dans le nord de la Cisjordanie, les pelleteuses sont arrivées l’année dernière pour commencer à bâtir la colonie d’Amichaï, première création officiellement approuvée par un gouvernement israélien depuis 1991.
Fin 2017, l’Autorité palestinienne gèle tout contact avec l’administration américaine. Un divorce provoqué par la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État sioniste.
Depuis, l’administration américaine multiplie les mesures spectaculaires dans le double but avoué de punir les dirigeants palestiniens et de leur tordre le bras pour qu’ils acceptent de négocier:
– aide bilatérale quasiment effacée;
– annulation du soutien financier à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens;
– volonté de réviser le statut des réfugiés Palestiniens afin de réduire leur nombre à 40.000;
– suppression des aides aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem-Est;
– fermeture de la mission de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington.
C’est donc la « paix par la force », comme le proclame la doctrine Trump.
Pendant ce temps, à Gaza, toutes les fractions de la Résistance palestinienne étaient représentées à une conférence de presse tenue ce mercredi 12 septembre 2018 pour marquer le 13ème anniversaire du retrait en 2005 des forces d’occupation de ce territoire de la Palestine.
« Seule la Résistance est détentrice de la légitimité de décider et d’agir au nom du peuple », ont-ils déclaré à l’unisson. Toutes les illusions tombent. Oslo est mort.
Vive l’Organisation de libération de la Palestine.
Le phénix renaît de ses cendres.

 

 

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SOURCES:

https://assawra.blogspot.com/2018/09/25-ans-doslo.html

https://assawra.blogspot.com/2018/09/il-y-toujours-une-etoile.html

https://assawra.blogspot.com/2018/09/tel-le-phenix.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Gaza, la question : du crime sioniste permanent au génocide ?

Des Palestiniens inspectent les restes d’un centre de distribution d’eau détruit par des frappes israéliennes, le 9 août 2018, à Mughraqa, dans la bande de Gaza.

Il ne reste plus qu’un immense tas de gravats. Des gamins grimpent, pieds nus, sur les énormes cylindres de béton couchés au sol. L’un d’entre eux s’aventure vers un bloc plus haut perché pour y planter un drapeau palestinien, comme un signe d’ultime résistance. Des artistes viennent aussi se recueillir sur les ruines.

Jeudi 9 août, l’aviation israélienne a bombardé le centre culturel Said Al-Meshal, dans le centre de Gaza-Ville. Le bâtiment de cinq étages abritait notamment un théâtre, une bibliothèque ainsi que le bureau de la communauté égyptienne de Gaza.

 

 

La question…


L’ambulancier Palestinien Abdallah Katti a été atteint d’une balle au coeur. Il portait pourtant son gilet signalétique.
Il est l’une des trois victimes tombées lors de la vingtième « Marche du retour » de ce vendredi 10 août 2018.
Il y a eu 307 blessés dont 5 dans un état critique et 28 enfants.
Depuis le début de la colonisation à la fin du XIXème siècle, le mouvement sioniste, avec au départ le Foyer national juif, puis l’État juif jusqu’à récemment l’État-nation juif, il a été confronté à une question: « Que faire des Arabes de Palestine? »
Le massacre perpétré aujourd’hui contre eux à Gaza dans l’indifférence de la communauté internationale avec la complicité des pays les plus puissants de ce monde démontre que le mouvement sioniste n’a pas renoncé à élaborer une réponse à cette question quitte à recourir à ce qui avait été convenu d’appeler « La solution finale ».

C’était à propos de la « Question juive ».

Al Faraby
Samedi, 11 août 2018

https://assawra.blogspot.com/2018/08/la-question.html

 

REPORTAGE :

Tsahal assassine « par erreur »,

y compris femmes et enfants…

 

 

L’aviation israélienne a frappé plus de 150 objectifs dans la bande de Gaza mercredi soir et aux premières heures de jeudi, tandis que le Hamas tirait des dizaines de roquettes, dont une profondément en territoire israélien.

[NDLR :En représailles aux crimes sionistes commis « par erreur ».]

Envoyé spécial FIGARO à Gaza

Est-ce la chaleur, écrasante ou l’absurdité d’une mécanique qu’ils connaissent trop bien? Les habitants de Wadi Salqa, venus jeudi matin constater les dégâts après les bombardements de la nuit, affichent des mines défaites et ne sont pas d’humeur à chercher les mots. Ce bourg agricole, situé dans l’est de la bande de Gaza, offre un point de vue idéal pour suivre l’énième poussée de fièvre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas. Malgré l’accalmie observée depuis le lever du jour, on voit de temps à autre une salve de roquettes s’élever dans les airs, suivie par un sifflement aigu, en direction des localités situées de l’autre côté de la clôture. Selon le porte-parole de Tsahal, plus de 150 projectiles ont été tirés par les factions palestiniennes dans la nuit de mercredi à jeudi, blessant une dizaine d’Israéliens. Les bombardements conduits en représailles par l’aviation israélienne sont unanimement décrits comme les plus violents depuis la guerre de l’été 2014.

 

La maison de la famille Khammash, simple cube de parpaings coiffé d’une plaque de tôle et entouré d’une courette de terre battue, porte les stigmates de cet accès de fièvre. Un projectile, dont les villageois exhibent les éclats métalliques tordus par l’impact, a percé vers une heure du matin un orifice long d’environ un mètre à travers le toit. Des tiges de ferrailles pendent dans le vide, un épais tapis de gravats recouvre le sol de la chambre à coucher et les murs sont maculés de sang. Le père, Mohammed, a été sérieusement blessé et transporté à l’hôpital al-Aqsa. Son épouse Inas, âgée de 23 ans et enceinte de neuf mois, ainsi que leur fillette d’un an et demi, Bayan, ont été tuées dans l’explosion. Un second projectile, qui a d’abord traversé le mur de la mosquée voisine, est tombé au seuil de la maison. Khaled Abou Singer, un voisin, jure la main sur le cœur qu’aucune roquette n’avait été tirée depuis Wadi Salqa.

«Nous avons exclusivement visé des camps d’entraînement, ainsi que des sites de lancement de roquettes, des entrepôts de stockage d’armes»

Le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne

Le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, indique ne pas avoir d’information sur l’événement. «Nous avons exclusivement visé des camps d’entraînement, précise-t-il, ainsi que des sites de lancement de roquettes, des entrepôts de stockage d’armes et des ateliers de matériaux utilisés pour la construction de tunnels

«Drôle de guerre»

Ces bombardements, qui ont visé plus de 140 cibles tout au long de la nuit, réveillent de bien mauvais souvenirs de part et d’autre de la frontière entre les deux territoires. «J’ai eu peur comme au plus fort de l’été 2014», raconte Oussama Moussa, un Palestinien moustachu à la silhouette élégante et aux traits anguleux, qui dit vouloir la paix mais redoute qu’un nouveau conflit ne soit inéluctable. Après la longue période de calme qui a suivi la dernière guerre, le rythme des passes d’armes s’emballe depuis le printemps. Le 29 mai comme le 20 juin et le 13 juillet, des dizaines de roquettes tirées par les groupes armés palestiniens vers les localités voisines de Gaza ont été accueillies par des bombardements massifs, quoique relativement peu meurtriers. L’armée israélienne a jusqu’à présent pris soin de viser des sites militaires préalablement évacués par la branche armée du Hamas. C’est tout le paradoxe de cette «drôle de guerre»: si chacun veut sortir de ces escarmouches la tête haute afin, selon la formule consacrée, de rétablir la dissuasion, ni les Palestiniens ni les Israéliens ne souhaitent infliger à l’autre des dommages qui rendraient un nouveau conflit inéluctable.

Mercredi soir, le nouvel accrochage a d’ailleurs débuté alors qu’une rumeur insistante annonçait depuis plusieurs jours la signature imminente d’une trêve de longue durée en contrepartie d’un assouplissement du blocus imposé à l’enclave. Plusieurs dirigeants du Hamas en exil dont Salah el-Arouri, réputé proche de la branche armée du mouvement, avaient été exceptionnellement autorisés par l’Égypte à se rendre dans la bande de Gaza pour discuter de cette perspective. Ils assistaient à un entraînement des brigades Ezzeddine al-Qassam dans un camp militaire lorsqu’un poste d’observation y a été pris pour cible mardi matin par un tir de char israélien. Deux combattants palestiniens ont été tués sur le coup. «Les Israéliens ont par la suite affirmé avoir ouvert le feu par erreur mais on ne peut pas laisser un tel crime impuni», dénonce Abou Ahmed, rencontré à Beit Lahiya lors des obsèques d’Ali al-Ghandour, autre membre des brigades Ezzeddine al-Qassam tué par l’État hébreu.

«Nos efforts collectifs ont empêché la situation d’exploser jusqu’à présent mais la situation menace de dégénérer à tout moment, au risque de conséquences qui seront dévastatrices pour tous»

Nikolaï Mladenov, représentant du secrétaire général de l’ONU

Les premiers tirs de roquettes, présentés comme une riposte du Hamas, ont provoqué mercredi soir des scènes de panique dans les rues de Sderot. Sur une vidéo tournée par un résident, on voit le sillage blanc d’un projectile fendre la nuit tandis qu’un autre explose non loin d’un parc pour enfants, soulevant une épaisse fumée blanche. Les 20.000 habitants de cette ville qui s’étend à la limite nord de l’enclave palestinienne ont été invités jeudi à rester près de leurs abris, tandis que les sorties en plein air et les rassemblements ont été suspendus. L’armée, qui affirme ne pas rechercher l’escalade mais se prépare pour tous types de scénarios, a acheminé jeudi de nombreux engins de transports de troupe vers la bande de Gaza.

Au terme d’une rude nuit d’affrontements, Israël et le Hamas semblaient jeudi midi envisager un retour au calme. Mais toute escalade de ce type génère une dynamique difficile à contenir. Deux heures à peine après l’annonce d’un retour au cessez-le-feu par le Hamas, les Palestiniens ont ainsi tiré une roquette de moyenne portée vers la grande ville de Beersheba – ce qui, dans la grammaire singulière de ce conflit à distance, a été interprété comme une escalade significative. Le gouvernement israélien, sommé par l’aile droite de sa majorité d’employer la manière forte, a ordonné à l’armée de conduire de nouvelles frappes à Gaza. Un immeuble de cinq étages hébergeant des institutions culturelles a été anéanti par plusieurs frappes aériennes qui ont fait 18 blessés en fin d’après-midi. Nikolaï Mladenov, le représentant du secrétaire général de l’ONU, qui se démène depuis plusieurs semaines pour promouvoir une trêve de longue durée, avait mis en garde peu auparavant: «Nos efforts collectifs ont empêché la situation d’exploser jusqu’à présent mais la situation menace de dégénérer à tout moment, au risque de conséquences qui seront dévastatrices pour tous.»

Jeudi soir, Israël et l’organisation radicale palestinienne du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, se sont entendus jeudi sur la mise en place d’une trêve destinée à mettre fin aux affrontements, ont déclaré dans la soirée deux responsables palestiniens. Un responsable israélien a démenti à Reuters qu’un cessez-le-feu ait été conclu. Israël reconnaît rarement conclure de telles arrangements avec le Hamas, organisation qu’il considère comme terroriste.

 

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/09/01003-20180809ARTFIG00249-gaza-roquettes-palestiniennes-contre-frappes-israeliennes.php

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Mais la Résistance continue !

Un cerf-volant incendiaire géant lancé depuis la bande de Gaza a atterri ce week-end sur des lignes électriques près du kibboutz de Sufa dans le sud d’Israël. Des employés de la Société israélienne d’électricité ont été dépêchés rapidement sur les lieux pour retirer l’engin avant qu’il ne s’enflamme.

Le cerf-volant de 4 mètres de hauteur, a provoqué une panne de courant dans le kibboutz et dans les environs et a dû être enlevé au moyen d’une grue.

L’armée israélienne a ciblé samedi un groupe terroriste ayant lancé des ballons incendiaires depuis l’enclave palestinienne, dont l’un a atterri près d’une salle à manger dans une communauté de la région d’Eshkol, a annoncé Tsahal.

Près de 9000 Palestiniens se sont encore rassemblés vendredi, selon l’armée israélienne, en cinq points le long de la clôture, après un calme précaire dans et autour de l’enclave qui a suivi un accord de cessez-le-feu en vigueur depuis jeudi soir entre les deux parties.

Côté israélien, une dizaine d’incendies ont été déclarés dans les localités proches de la bande de Gaza, déclenchés par des ballons incendiaires lancés depuis le territoire palestinien.

Après des mois de tensions grandissantes, l’enclave palestinienne et ses pourtours israéliens ont connu entre mercredi et jeudi soir l’une de leurs plus graves confrontations depuis la guerre de 2014.

Plus de 180 roquettes et obus de mortier ont été tirés de Gaza vers Israël, faisant plusieurs blessés et précipitant les Israéliens vers les abris.

Ces cerfs-volants munis de matière inflammable sont rapidement devenus l’arme de prédilection des Palestiniens, et sont devenus depuis le début des manifestations à la frontière fin mars, le symbole de la mobilisation palestinienne.

 

https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/181546-180812-israel-un-enorme-cerf-volant-lance-depuis-gaza-atterri-dans-un-kibboutz

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En mer comme sur terre le crime sioniste est permanent !!

 

 

Les forces israéliennes approchent un des bateaux de la flottille en route vers Gaza, le 31 mai 2010.

Ici, une précédente agression sioniste contre un bateau humanitaire pour Gaza, le 31 Mai 2010

 

En mer comme sur terre

le crime sioniste

est permanent !!

Gaza:

le capitaine d’un bateau norvégien

accuse Israël

02/08/2018 19:16:34 Mis à jour le 02/08/2018 19:17:25

Le capitaine norvégien d’un bateau d’activistes pro-Gaza, intercepté dimanche par Israël, a accusé l’État hébreu d’avoir violé le droit en arraisonnant le navire dans les eaux internationales et en molestant l’équipage, des accusations rejetées par les Israéliens.

Le gouvernement norvégien dit pour sa part avoir demandé des explications à Israël sur les circonstances de cet arraisonnement et « les allégations de recours à une force excessive ».

« Nous avons été arraisonnés dans les eaux internationales et nous étions plus près de l’Égypte que d’Israël », a affirmé le capitaine du bateau Herman Reksten dans la nuit de mercredi à jeudi à son retour en Norvège, après avoir été détenu trois jours dans une prison israélienne.

« Israël a violé toutes les règles. C’est terrifiant qu’ils arraisonnent un navire norvégien dans les eaux internationales et lui imposent de s’amarrer en Israël », a-t-il dit, cité par la radiotélévision norvégienne NRK.

L’armée israélienne avait annoncé dimanche l’arraisonnement d’un bateau au large de la bande de Gaza avec à son bord des activistes dénonçant le blocus installé par l’État hébreu comme une mesure sécuritaire à cette enclave palestinienne depuis plus d’une décennie.

Bateau battant pavillon norvégien, le Kårstein comptait 22 personnes à bord. Toutes ont été relâchées depuis et ont été expulsées d’Israël ou sont en voie de l’être, selon l’organisation Ship to Gaza Norway. Seul le sort d’un Canadien souffrant de problèmes de santé n’était pas totalement éclairci jeudi.

Herman Reksten a aussi accusé les soldats israéliens d’avoir fait usage d’armes à impulsion électrique contre les activistes. 

L’ambassade d’Israël à Oslo a rejeté les accusations.

« C’est en fait tout l’inverse: ceux qui ont agi à l’encontre du droit international, c’étaient ces activistes qui essayaient de violer un blocus naval légal et internationalement reconnu contre la bande de Gaza qui est régie par une organisation terroriste islamique, le Hamas », a réagi un diplomate de l’ambassade, Dan Poraz.

« Il n’y a absolument pas eu d’usage excessif de violence. Il y a eu un recours minimal et raisonnable à la force parce que l’équipage (…) a renâclé à coopérer et à suivre les ordres de la marine » israélienne, a-t-il ajouté.

a Norvège, de son côté, a contacté Israël pour faire la lumière sur cet épisode, mais n’a pas reçu de réponse à ce stade.

« Nous avons demandé aux autorités israéliennes de clarifier le cours des événements et sur quel fondement elles se pensent habilitées à s’en prendre au bateau », a indiqué le porte-parole de la diplomatie norvégienne, Frode Andersen, dans un courriel.

« Nous évoquerons aussi les allégations de recours à une force excessive », a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois qu’une flottille tente de briser le blocus mis en place par Israël dans la bande de Gaza. Entre 2008 et 2016, les militants internationaux ont envoyé 31 navires vers l’enclave palestinienne pour défier les sanctions mises en place par l’Etat hébreu à l’encontre des responsables gazaouïs.

À terre, Israël a de nouveau bloqué jeudi l’approvisionnement en carburant de la bande de Gaza en réponse aux cerfs-volants incendiaires lancés depuis le territoire.

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/180835-180802-gaza-le-capitaine-d-un-bateau-d-activistes-accuse-israel

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Flottille/Gaza:

la Norvège

exhorte Israël à s’expliquer

01/08/2018 08:58:04 Mis à jour le 01/08/2018 09:34:08

La Norvège a exhorté mardi Israël à lui procurer des raisons juridiques après l’interception dimanche d’un bateau de la « Flottille de la liberté » à destination de Gaza, a annoncé le ministère norvégien des Affaires étrangères.

Le ministère norvégien a indiqué dans un communiqué que ses diplomates en Israël avaient fourni une assistance consulaire à cinq Norvégiens qui faisaient partie des 22 passagers et membres d’équipage à bord du navire « Awda » (« Retour », en arabe) qui battait pavillon norvégien, arraisonné par la marine israélienne.

« Nous avons demandé aux autorités israéliennes de clarifier les circonstances concernant l’interception du navire et de fournir les bases juridiques de l’intervention », a déclaré le porte-parole du ministère norvégien.

« Il s’agit du premier navire norvégien envoyé à destination de Gaza pour aider les Palestiniens. C’est un bateau pacifique, en aucun cas il ne menace la sécurité d’Israël », a estimé le chef  de ‘Ship to Gaza Norway’ qui a organisé l’expédition, Torstein Dahle.

La marine israélienne a arraisonné dimanche un bateau en provenance de Suède et de Norvège au large de la bande de Gaza avec à son bord des militants anti-blocus. Selon l’équipage, le bateau transportait des médicaments et du matériel médical pour la population de Gaza.

L’armée israélienne a cependant affirmé dans un communiqué, que ce navire venait « violer le blocus légal imposé à la bande de Gaza ». En accord avec la loi internationale, la flottille a été stoppée pour être acheminée vers le port d’Ashdod dans le sud d’Israël.

Environ 40 militants originaires de 15 pays, dont deux Français, participaient à cette opération, selon l’un des organisateurs, Pierre Stambul, co-président de l’Union juive pour la paix.

Israël, ainsi que l’Egypte, ont mis en place un blocus à l’encontre de la bande de Gaza depuis que le mouvement terroriste du Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

Ce n’est pas la première fois qu’une flottille tente de briser le blocus mis en place par Israël dans la bande de Gaza. Entre 2008 et 2016, les militants internationaux ont envoyé 31 navires vers l’enclave palestinienne pour défier les sanctions mises en place par l’Etat hébreu à l’encontre des responsables gazaouïs.

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/180717-180801-bateau-intercepte-a-gaza-la-norvege-demande-des-explications-a-israel

https://oumma.com/wp-content/uploads/2017/02/capture_decran_2016-09-15_a_16.43.53-758x654.png

https://i0.wp.com/www.20min.ch/diashow/227900/big/227900-346dc7339f9cc4398a1e07a6f58a5e89.jpg

 

Une occasion de rappeler la pétition

toujours en cours…

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

 

 

AHED LIBÉRÉE !! LIBÉRONS TOUTE LA PALESTINE !!

 

 

 

 

 

 

 

« Ma vie a énormément changé mais je n’ai rien fait de mal que je puisse regretter », a affirmé lundi dans un entretien à l’AFP Ahed Tamimi, l’adolescente palestinienne devenue icône de la résistance à l’occupation israélienne après avoir passé huit mois en prison pour avoir giflé deux soldats.

La jeune femme de 17 ans et sa mère Nariman ont été libérées dimanche. Elles sont retournées, suivies par des caméras du monde entier, dans leur petit village de Nabi Saleh en Cisjordanie occupée, où elles ont été accueillies en héroïnes.

C’est dans la petite cour de la maison familiale que l’adolescente, alors âgée de 16 ans, avait frappé deux soldats en décembre, leur demandant de quitter les lieux. La scène, filmée, avait été largement partagée sur internet.

Aujourd’hui, la jeune femme aux boucles blondes a conscience d’être devenue un « symbole » de la cause palestinienne.

« Bien sûr que ma vie a énormément changé, j’ai beaucoup changé en prison. Je suis devenue plus attentive, plus consciente. La prison vous fait mûrir. En un jour, vous prenez 100 ans », explique-t-elle, assise dans le jardin de sa maison.

Aurait-elle fait la même chose si elle avait su que ces gifles allaient lui valoir huit mois de prison? « Oui », proclame-t-elle.

« Je n’ai rien fait de mal que je puisse regretter », assure Ahed Tamimi, qui rappelle que l’incident s’est produit le jour où des soldats israéliens ont grièvement blessé à la tête avec une balle caoutchoutée son cousin, Mohammed Tamimi, 15 ans, le laissant défiguré.

« C’était une réaction normale face à un soldat se trouvant dans ma maison, tirant sur des gens de mon village », explique-t-elle. « Je l’ai frappé, peut-être que d’autres personnes l’auraient tué ».

L’armée israélienne a affirmé que les soldats se trouvaient à Nabi Saleh pour empêcher des Palestiniens de lancer des pierres vers des automobilistes israéliens. Plusieurs colonies israéliennes sont proches de Nabi Saleh.

L’altercation a eu lieu alors que le village était le théâtre de manifestations contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Sur la vidéo, les soldats sont restés impassibles face à Ahed Tamimi et sa cousine, qui les ont giflés et leur ont donné des coups de poing et de pied.

Ahed Tamimi dit qu’elle projette maintenant d’étudier le droit afin d’exposer aux yeux du monde l’occupation israélienne.

 

– « Jamais instrumentalisée » –

Israël, qui occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est depuis plus de 50 ans, accuse la famille de l’adolescente, connue pour son militantisme, de manipuler la jeune femme.

A 14 ans, Ahed Tamimi s’était déjà fait connaître en mordant un soldat israélien pour l’empêcher d’arrêter son petit frère, plaqué au sol et qui avait le bras dans le plâtre.

« Ma famille ne m’a jamais instrumentalisée », rétorque l’adolescente. « Je suis assez mûre et je suis consciente de la cause (palestinienne). Je sais quelles sont les conséquences lorsqu’on choisit ce chemin. Je ne suis pas une enfant ».

Nombre d’Israéliens ont également ressenti une vive amertume devant ce qui a été perçu comme une humiliation infligée à des soldats qui n’ont pas répliqué à une agression.

Les Palestiniens, de leur côté, louent Ahed Tamimi comme un exemple de courage face à la répression israélienne dans les Territoires palestiniens occupés.

Un portrait géant d’elle a d’ailleurs été peint sur le mur de séparation israélien en Cisjordanie occupée, dans le secteur de Bethléem.

Pendant l’entretien, Ahed Tamimi a semblé à certains moments incarner l’image d’une future politicienne palestinienne. A d’autres moments, elle était simplement une adolescente.

Comme lorsqu’elle a expliqué pourquoi une des premières choses qu’elle a faite en sortant de prison dimanche a été été de se précipiter chez un marchand de glaces à Ramallah, en Cisjordanie.

« Il n’y a pas de glaces en prison, bien sûr. Mais j’adore ça. En été, j’ai tendance à éviter la nourriture. Je préfère manger des glaces au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner ».

A la question de savoir si elle avait un message à adresser aux Israéliens qui la considèrent comme une « terroriste », Ahed Tamimi a répondu qu’elle leur demanderait simplement « de se mettre à (s)a place ». « Juste ça, pas plus ».

« Qu’ils (ces Israéliens, ndlr) reviennent un peu à leur humanité afin de pouvoir comprendre la réalité », a-t-elle glissé.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/apres-8-mois-dans-une-prison-israelienne-ahed-tamimi-ne-regrette-rien-doc-18114v1

 

 

 

Gaza, une flottille humanitaire

pour secouer les consciences

par Salem Sahli

lundi 30 juillet 2018

Depuis juin 2007, dans une indifférence quasi-totale, un blocus israélien étrangle la bande de Gaza. Israël a en effet unilatéralement décidé de faire de cette bande de terre – de 40 km de long sur 9.5 km de large et habitée par près de un million et demi de personnes – une « entité hostile ». Les Etats-Unis et l’Europe n’avaient guère paru s’émouvoir lorsque l’armée israélienne lança trois guerres sur Gaza en moins de six ans : l’opération Plomb durci 2008, l’opération Pilier de défense en 2012 et l’opération Bordure protectrice en 2014. Ces agressions ont provoqué la mort de milliers de civils, dont plus de 20% sont des enfants, et anéanti une grande partie des infrastructures de l’étroit territoire.

La flottille de la liberté

Pourtant, en 2010, il nous avait semblé que les lignes commençaient à bouger un peu, et qu’à la faveur de l’arraisonnement sanglant de la flottille humanitaire le 31 mai 2010, le monde redécouvrait le malheur des palestiniens et semblait s’intéresser à nouveau au sort d’une population sans défense enfermée à ciel ouvert. Ce jour-là, l’armée israélienne avait tué neuf militants pacifistes Turcs qui tentaient avec d’autres de porter vivres, assistance médicale et soutien aux populations palestiniennes. D’autres flottilles ont tenté de briser le blocus imposé à Gaza. Elles ont toutes été attaquées et arraisonnées en eaux internationales par la marine israélienne. Les bateaux sont volés, les équipages et participants kidnappés, amenés de force en Israël avant d’en être expulsés.

Une énième flottille, la Flottille de la Liberté a quitté voici deux mois l’Europe du Nord en faisant plusieurs escales dans de nombreux pays, dont quatre en France, pour se regrouper en Méditerranée avant de voguer vers les eaux palestiniennes. Elle sera aux portes de Gaza lundi 30 juillet 2018. Arrivera-t-elle à bon port, ou sera-t-elle victime d’un nouvel acte de piraterie de la part des autorités israéliennes ?

Les participants et équipages de la flottille apportent des médicaments aux Palestiniens de la bande de Gaza mais surtout sont porteurs d’un message de solidarité humaine, contre le blocus et la violence militaire infligés à Gaza depuis 11 ans.

Qu’en est-il du blocus de Gaza ?

A Gaza, la stratégie israélienne est implacable. A peine maintenue à flot, 80% des Gazaouis vivent de l’aide humanitaire. Ils reçoivent juste de quoi ne pas mourir de faim. « Ni prospérité, ni développement, ni crise humanitaire ». Telles sont les consignes. On navigue entre le cynisme et le grotesque. Chaque semaine, l’autorité militaire israélienne ayant en charge les territoires occupés se réunit pour déterminer quelles denrées alimentaires sont autorisées à entrer à Gaza. D’accord pour la pomme ou la banane, niet pour les produits « de luxe » tels que l’abricot, le raisin et l’avocat. Il y a un an, la citrouille et la carotte faisaient leur apparition sur les étals des marchands de fruits et légumes, mais la cerise, le kiwi, l’amande verte, la grenade demeurent interdits. Ces derniers jours, Israël et ses habituels inconditionnels se targuent de l’assouplissement du blocus de Gaza. En effet, depuis peu, l’Etat hébreu autorise les sodas, les jus de fruits, la confiture, les épices, la mousse à raser, les biscuits, les frites et surtout le chocolat. Stratégique n’est-ce pas ? Il faudrait peut-être les en remercier.

Nous savons que les chemins de la prise de conscience sont longs et sinueux. Mais les drames de Gaza ont tellement secoué les consciences que de larges secteurs de l’opinion publique internationale expriment désormais leur rejet de la sempiternelle et hypocrite réaction face aux crimes d’Israël. On ne pourra plus cette fois-ci leur rejouer la comédie de l’indignation, de la protestation et de la demande d’enquête. Ca ne prend plus.

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gaza-une-flottille-humanitaire-206521

 

 

 

Nouvelle agression sioniste contre Gaza

 

 

 

https://img.lemde.fr/2018/07/22/38/0/2666/1776/1068/0/60/0/f4fcde9_27636-jull6o.s90mm.jpg

 

 

 

 

Nouvelle agression sioniste contre Gaza :

 

Un cessez-le-feu précaire obtenu par la Résistance.

 

 

Israël , contraint à un cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU , a frappé à nouveau le Hamas ce samedi.

France 3France Télévisions

Mis à jour le 21/07/2018 | 11:00

Les dernières frappes de l’armée israélienne vendredi 20 juillet sur des positions du Hamas ont fait plusieurs victimes. Ces bombardements intenses sur Gaza sont une réponse selon elle à des tirs sur ses soldats près de la frontière. Des envois de cerfs-volants et de ballons incendiaires qui auraient détruit plus de 2 600 hectares sur le territoire israélien. Sur les quatre morts lors des bombardements d’aujourd’hui, trois étaient membres du Hamas.

De nouvelles manifestations

Le Hamas qui contrôle la bande de Gaza n’entend pas suspendre ses attaques avant qu’Israël ne rétablisse les livraisons de fioul et de gaz, interrompues depuis mars dernier. Les militants réclament également le retour des réfugiés palestiniens chassés de leur terre en 1948, lors de la création de l’État d’Israël. Cet accès de fièvre survient au moment où de nouvelles manifestations ont lieu à la barrière de sécurité séparant Israël de Gaza, pour protester contre ces blocus imposés par l’État hébreu. En quatre mois, plus de 149 Palestiniens ont perdu la vie.

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/gaza-le-hamas-cible-d-israel_2860591.html

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Israël frappe à nouveau le Hamas malgré le cessez-le-feu

10:23 21.07.2018(mis à jour 10:33 21.07.2018)

Quelques heures après la trêve négociée par les autorités israéliennes et le Hamas, un char israélien a frappé le Hamas en réponse à la violation de la frontière par un groupe de Palestiniens.

Un char israélien a attaqué le 21 juillet un poste militaire du Hamas dans la bande de Gaza, ripostant ainsi à la violation de la frontière par un groupe de Palestiniens, a annoncé Tsahal dans un communiqué.

«Plus tôt, plusieurs Palestiniens ont pénétré en Israël depuis le nord de la bande de Gaza, suite à quoi ils sont revenus», a indiqué l’armée. «En riposte, un char israélien a tiré une salve contre un poste militaire du Hamas dans la bande de Gaza», a-t-elle poursuivi.

Cet incident est le premier depuis l’annonce faite dans la nuit du 20 au 21 juillet d’un cessez-le-feu par les autorités israéliennes et le Hamas. Ces derniers se sont entendus pour faire le nécessaire en vue d’un retour au calme dans la bande de Gaza, au terme d’une journée marquée par la mort de quatre palestiniens et d’un soldat israélien.

Un soldat israélien avait auparavant été tué par balles en bordure de la bande Gaza, où les frappes de Tsahal ont coûté la vie à trois membres du Hamas et à un civil, et ont fait 120 blessés. L’armée israélienne n’avait pas subi de pertes dans l’enclave palestinienne depuis les affrontements de 2014.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201807211037293460-israel-hamas-gaza-frappes/

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Vu du côté sioniste, un constat de la nouvelle réalité…

Après les bombardements de la zone par Israël vendredi, un cessez-le-feu a fait revenir un calme relatif. Mais les raisons de cette escalade restent irrésolues.

A Gaza, «l’Egypte et l’ONU jouent les extincteurs de dernière minute, mais les flammes sont partout»

Depuis dix ans, tant chez les Israéliens que les Palestiniens, la crainte s’installe chaque été à mesure que le mercure grimpe : y aura-t-il une nouvelle guerre à Gaza ? Trois ont déjà eu lieu (2008, 2012, 2014), pendant qu’entre chaque conflit meurtrier (Tsahal parle pudiquement d’«opérations»), Israël poursuit sa «guerre entre les guerres» contre le Hamas. Un ni-ni éprouvant basé ces dernières semaines sur un «dialogue» par la poudre (drones contre cerfs-volants, chasseurs F16 contre roquettes) à l’asymétrie flagrante, de plus en plus intenable. Dans le même temps, l’Etat hébreu garde un œil inquiet sur son «front nord», avec la reprise des territoires bordant le Golan occupé par les forces de Bachar al-Assad, avec le soutien de milices pro-iraniennes.

A lire aussiFace aux cerfs-volants incendiaires, Nétanyahou coupe les vivres de Gaza

Vendredi à la nuit tombée, pour la deuxième semaine consécutive et la quatrième fois en deux mois, l’aviation et les tanks israéliens ont pilonné l’enclave palestinienne, détruisant «une soixantaine de sites militaires du Hamas», selon Tsahal, et tuant quatre Palestiniens, dont trois membres des brigades Ezzedine al-Qassam, comme l’a revendiqué le bras armé du mouvement islamiste. Ce bombardement, le plus intense en quatre ans, se voulait une riposte à la mort d’un soldat israélien de 21 ans abattu par un sniper palestinien durant la manifestation hebdomadaire de la «Marche du retour» à la frontière. Il s’agit du premier soldat israélien tombé à Gaza depuis 2014, illustrant par ailleurs la mutation du mouvement à l’origine non-violent depuis sa reprise en main par le Hamas.

Diagnostic

Alors que le pire semblait certain, un cessez-le-feu négocié par l’Egypte et Nikolaï Mladenov, l’envoyé de l’ONU pour le «processus de paix», a été trouvé en quelques heures, les factions palestiniennes cantonnant leur riposte à quelques roquettes à portée inoffensive. Depuis, un relatif calme semble avoir été restauré.

«Pendant le week-end, nous avons appris par les émissaires Qataris qu’Israël et le Hamas avaient un accord informel pour éviter la guerre, explique Ofer Zalzberg, analyste au Crisis Group. Mais un conflit reste plus que jamais possible, car aucune des causes profondes n’est résolue.»

Le diagnostic fait consensus, y compris côté israélien : la situation humanitaire à Gaza est catastrophique. Coupes américaines dans le budget de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) ; sanctions infligées par le président palestinien Mahmoud Abbas sur la fourniture en électricité (réduite à 4 heures par jour) et les salaires des fonctionnaires ; blocus israélien total avec la fermeture de Kerem Shalom, seul point de passage pour les marchandises, en représailles aux cerfs-volants… Dimanche, l’ONU a annoncé que la pénurie de pétrole avait forcé la fermeture d’un hôpital. «Intenable, juge Omar Shaban, de l’institut PalThink, établi à Gaza. On ne peut supporter ces accès de fièvre, ces trêves fragiles et l’asphyxie. L’Egypte, le Qatar et l’ONU jouent les extincteurs de dernière minute, mais les flammes sont partout.»

Tout comme les impasses. Malgré les efforts du Caire, la réconciliation intrapalestinienne semble illusoire. Les discussions autour d’un échange de prisonniers avec le Hamas, qui détient deux civils israéliens et les corps de deux soldats, ont échoué. Quant à un allégement significatif du blocus, il n’est pas à l’ordre du jour. Le ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman envisage seulement la réouverture de Kerem Shalom si le calme persiste. Insuffisant pour Omar Shaban : «Pour arrêter la campagne des cerfs-volants, il faut que le Hamas présente une avancée concrète aux jeunes, à ceux qui n’ont rien à perdre.»

Massacre

Dans l’appareil militaire, partir en guerre pour des cerfs-volants incendiaires, même si ceux-ci ont brûlé des milliers d’hectares de terre sans faire de victime, est jugé dangereusement disproportionné. Mais l’opinion publique, l’opposition et la frange la plus extrémiste du gouvernement acculent le Premier ministre Benyamin Nétanyahou. D’autant que la situation dans le Golan, qui monopolisait jusqu’alors l’état-major, semble se clarifier. Dans la nuit de dimanche, sous la pression des Etats-Unis et du Canada, l’armée israélienne a évacué 422 «casques blancs», ces secouristes volontaires syriens, par le Golan, les escortant jusqu’en Jordanie.

Mais l’Etat hébreu, soucieux d’éviter un massacre à sa frontière mais pas au point d’accepter des réfugiés, a réitéré sa politique de «non-interférence», actant le retour des forces loyalistes dans la région de Quneitra, alors que les rebelles abandonnaient le seul poste-frontière entre la Syrie et Israël. Une nouvelle donne perçue cyniquement comme stabilisatrice par Israël. «Cela rend une opération militaire à Gaza légèrement plus facile pour Nétanyahou, mais elle crée aussi une vulnérabilité, car il n’a pas obtenu des mesures aussi robustes qu’il souhaitait sur la présence iranienne en Syrie, estime Ofer Zalzberg. In fine, Nétanyahou veut un retour au statu quo impossible.»

 

Guillaume Gendron correspondant à Tel-Aviv

http://www.liberation.fr/planete/2018/07/22/a-gaza-l-egypte-et-l-onu-jouent-les-extincteurs-de-derniere-minute-mais-les-flammes-sont-partout_1668118

 

 

 

 

 

 

Israël détruit Khan Al-Ahmar au bulldozer, en même temps que la solution à deux États

 

 

 

https://www.chroniquepalestine.com/wp-content/uploads/2018/07/02-16-678x455.jpg

 

 

Israël détruit

Khan Al-Ahmar au bulldozer

en même temps

que la solution à deux États

(English text below)

 

 

 

Jonathan CookIsraël a finalement construit, la semaine dernière, une voie d’accès au village de Khan Al Ahmar en Cisjordanie, après avoir temporisé un demi-siècle. Mais les seuls véhicules autorisés sont les bulldozers qui doivent balayer les maisons de ses 200 habitants.

Si une seule communauté pouvait symboliser la fin de la solution à deux États, c’est bien celle de Khan Al-Ahmar.

C’est pour cette raison qu’un détachement de diplomates européens a laissé un instant ses bureaux climatisés, vers la fin de la semaine dernière, pour se traîner vers les collines chaudes et poussiéreuses à l’extérieur de Jérusalem, et être témoin des préparatifs pour la destruction du village. La police israélienne s’y trouvait aussi, battant sauvagement les résidents et leurs soutiens alors qu’ils tentaient de bloquer l’accès aux grosses machines.

La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont présenté leur protestation officielle. Leur dénonciation fait écho à celle de plus de 70 élus démocrates à Washington, en mai dernier – un exemple rare de politiciens américains manifestant leur solidarité avec les Palestiniens.

Il serait gratifiant de croire que les gouvernements occidentaux se soucient des habitants de Khan Al-Ahmar – ou des milliers d’autres palestiniens soumis à un nettoyage ethnique progressif par l’entité israélienne dans les terres avoisinantes, mais dont la détresse a attiré beaucoup moins d’attention.

En vérité, raser Khan Al-Ahmar et transférer par la force toute sa population constituent des crimes de guerre.

Mais en réalité, les politiciens occidentaux sont plus concernés par renforcer l’illusion d’un processus de paix qui a expiré il y a de nombreuses années, que par les exactions contre les Palestiniens, sous occupation israélienne, qui durent depuis trop longtemps.

Les capitales occidentales comprennent ce qui est en jeu. Israël veut que Khan Al-Ahmar disparaisse afin que des colonies juives puissent être construites à sa place, sur un terrain identifié « E1 ».

Cela mettrait la dernière pièce en place pour qu’Israël construise un bloc essentiel de nouvelles résidences pour les colons, afin de couper la Cisjordanie en deux. Ces mêmes colonies fermeraient l’accès aux Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem-Est, la capitale prévue pour un futur État palestinien, se moquant ainsi de tout accord de paix.

L’effacement de Khan Al-Ahmar n’est pas surgi de nulle part. Israël a foulé aux pieds le droit international depuis des décennies, menant une forme d’annexion rampante qui a causé un peu plus qu’un inconfortable jeu de chaises musicales chez les politiciens occidentaux.

Les Bédouins habitant Khan Al-Ahmar, de la tribu des Jahalin, ont déjà été ethniquement nettoyés à deux reprises par Israël, mais ces crimes de guerres sont passés inaperçus.

La première fois c’était dans les années 1950, quelques années après la création d’Israël, quand 80% des Palestiniens ont été chassés de leurs foyers pour ouvrir la voie à la création d’un État juif.

Bien qu’ils auraient dû bénéficier de la protection de la citoyenneté israélienne, les Jahalin ont été chassés du Néguev vers la Cisjordanie, contrôlée alors par la Jordanie, afin d’ouvrir la voie aux immigrants juifs.

Une génération plus tard, en 1967, alors qu’ils s’étaient à peine ré-installés, les Jahalin furent de nouveau attaqués par des soldats israéliens qui occupaient la Cisjordanie. Les pâturages où les Jahalin avaient été transférés avec leurs chèvres et leurs moutons ont été saisis pour construire une colonie exclusivement réservée aux Juifs – Kfar Adumim – en violation des lois de la guerre.

Depuis lors, les Jahalin se sont installés dans une zone floue de la légalité selon l’entité israélienne. Comme d’autres Palestiniens, dans les 60% de la Cisjordanie déclarés sous contrôle israélien par le processus de paix d’Oslo, ils se sont vus refuser des permis de construire, forçant trois générations à vivre dans des baraques en tôle et dans des tentes.
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Israël a aussi refusé de raccorder le village aux réseaux d’eau potable, d’électricité et d’égouts, dans le but de rendre la vie si insupportable aux Jahalin qu’ils finiraient par partir.

Quand en 2009, une association caritative italienne a aidé à établir la première école à Khan Al-Ahmar – fabriquée en terre et en pneus – et Israël a intensifié sa bataille juridique pour démolir le village.

Maintenant, les Jahalin sont sur le point d’être à nouveau chassés de leurs terres. Cette fois, ils doivent être réinstallés de force à côté d’une décharge de la ville palestinienne d’Abu Dis, entourée de tous côtés par les colonies et les murs israéliens.

Dans ce nouvel emplacement, ils seront forcés d’abandonner leur mode de vie pastoral. Ibrahim Abu Dawoud, un résident, a déclaré : « Pour nous, quitter le désert signifie la mort ».

Un autre indice de la dramatique situation des Palestiniens, est l’intention de l’administration Trump de proposer dans son plan de paix – exposé d’un jour à l’autre – que l’espèce de bidonville qu’est Abu Dis serve de capitale pour un futur pseudo-État palestinien au lieu de Jérusalem-Est – si jamais Israël choisit d’en reconnaître un.
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La destruction de Khan Al-Ahmar serait la première démolition d’une communauté palestinienne entière depuis les années 90, quand Israël était ostensiblement engagé dans le processus de paix d’Oslo.

Maintenant, enhardi par le soutien indéfectible de Washington, le gouvernement de Benyamin Netanyahu, avance à un rythme effréné pour réaliser sa vision du Grand Israël. Il veut annexer les terres sur lesquelles des villages comme Khan Al-Ahmar résistent encore et effacer leurs populations palestiniennes.

Il y a cependant, un obstacle mineur ; jeudi dernier, la Cour suprême israélienne a tenté de dissiper les nuages orageux qui commencent à s’accumuler en Europe en émettant une injonction temporaire de suspension des travaux de démolition.

Le sursis risque d’être de courte durée. Il y a quelques semaines, la même cour – avec un jury dominé par des juges s’identifiant au mouvement des colons – a soutenu la destruction de Khan Al-Ahmar.

La Cour Suprême a commencé également à accepter l’argument du gouvernement israélien selon lequel les décennies d’accaparement des terres par les colons devraient être légalisées rétroactivement – même si cela viole la loi israélienne et internationale – si cela est effectué de « bonne foi ».

Qu’importe ce que croient les juges, rien n’est de « bonne foi » dans le comportement des colons ou du gouvernement de l’entité israélienne envers les communautés telles que Khan Al-Ahmar.

Saeb Erekat, le négociateur vétéran des Palestiniens, pour la paix, a récemment alerté qu’Israël et les États-Unis étaient sur le point de « liquider » le projet d’un État palestinien.

L’Union européenne, qui semble plus désespérée que d’habitude, a réaffirmé ce mois-ci son engagement en faveur de la solution à deux États, tout en incitant à ce que les « obstacles » à sa réalisation soient plus clairement identifiés.

C’est Israël qui fait figure d’éléphant dans la pièce – avec sa persistante mauvaise foi. Ce que montre très nettement Khan Al-Ahmar, rien n’arrêtera la lente annihilation des communautés palestiniennes jusqu’à ce que les gouvernements occidentaux trouvent le cran d’imposer des sanctions [réelles] et sévères à l’entité israélienne.

* Jonathan Cook a obtenu le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Il est le seul correspondant étranger en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001). Ses derniers livres sont : « Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East » (Pluto Press) et « Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair » (Zed Books). Consultez son site personnel.

Articles du même auteur.

25 juin 2018 – Jonathan Cook – Traduction : Chronique de Palestine – Fadhma N’sumer

 

https://www.chroniquepalestine.com/israel-detruit-khan-al-ahmar-au-bulldozer-en-meme-temps-que-la-solution-a-deux-etats/

 

 

 

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Israel finally built an access road to the West Bank village of Khan al-Ahmar last week, after half a century of delays. But the only vehicles allowed along it are the bulldozers scheduled to sweep away its 200 inhabitants’ homes.

If one community has come to symbolize the demise of the two-state solution, it is Khan al-Ahmar.

It was for that reason that a posse of European diplomats left their air-conditioned offices late last week to trudge through the hot, dusty hills outside Jerusalem and witness for themselves the preparations for the village’s destruction. That included the Israeli police viciously beating residents and supporters as they tried to block the advance of heavy machinery.

Britain, France, Germany, Italy, and Spain have submitted a formal protest. Their denunciations echoed those of more than 70 Democratic lawmakers in Washington in May – a rare example of US politicians showing solidarity with Palestinians.

It would be gratifying to believe that Western governments care about the inhabitants of Khan al-Ahmar – or the thousands of other Palestinians who are being incrementally cleansed by Israel from nearby lands but whose plight has drawn far less attention.

After all, the razing of Khan al-Ahmar and the forcible transfer of its population are war crimes.

But in truth, Western politicians are more concerned about propping up the illusion of a peace process that expired many years ago that the long-running abuse of Palestinians under Israeli occupation.

Western capitals understand what is at stake. Israel wants Khan al-Ahmar gone so that Jewish settlements can be built in its place, on land it has designated as “E1”.

That would put the final piece in place for Israel to build a substantial bloc of new settler homes to sever the West Bank in two. Those same settlements would also seal off West Bank Palestinians from East Jerusalem, the expected capital of a future Palestinian state, making a mockery of any peace agreement.

The erasure of Khan al-Ahmar has not arrived out of nowhere. Israel has trampled on international law for decades, conducting a form of creeping annexation that has provoked little more than uncomfortable shifting in chairs from Western politicians.

Khan al-Ahmar’s Bedouin inhabitants, from the Jahalin tribe, have been ethnically cleansed twice before by Israel, but these war crimes went unnoticed.

The first time was in the 1950s, a few years after Israel’s creation, when 80 percent of Palestinians had been driven from their homes to clear the path for the creation of a Jewish state.

Although they should have enjoyed the protection of Israeli citizenship, the Jahalin were forced out of the Negev and into the West Bank, then controlled by Jordan, to make way for new Jewish immigrants.

A generation later in 1967, when they had barely re-established themselves, the Jahalin were again under attack from Israeli soldiers occupying the West Bank. The grazing lands the Jahalin had relocated to with their goats and sheep were seized to build a settlement for Jews only, Kfar Adumim, in violation of the laws of war.

Ever since the Jahalin have dwelt in a twilight zone of Israeli-defined “illegality”. Like other Palestinians in the 60 percent of the West Bank declared under Israeli control by the Oslo peace process, they have been denied building permits, forcing three generations to live in tin shacks and tents.

Israel has also refused to connect the village to the water, electricity and sewage grids, in an attempt to make life so unbearable the Jahalin would opt to leave.

When an Italian charity helped in 2009 to establish Khan al-Ahmar’s first school – made from mud and tires – Israel stepped up its legal battle to demolish the village.

Now, the Jahalin are about to be driven from their lands again, as though they are nothing more than wayward cattle. This time they are to be forcibly resettled next to a waste dump by the Palestinian town of Abu Dis, hemmed in on all sides by Israeli walls and settlements.

In the new location, they will be forced to abandon their pastoral way of life. As a resident, Ibrahim Abu Dawoud observed: “For us, leaving the desert is death.”

In another indication of the Palestinians’ dire predicament, the Trump administration is expected to propose in its long-awaited peace plan that the slum-like Abu Dis, rather than East Jerusalem, serve as the capital of a future pseudo-Palestinian state – if Israel ever chooses to recognize one.

Khan al-Ahmar’s destruction would be the first demolition of a complete Palestinian community since the 1990s when Israel ostensibly committed to the Oslo process.

Now emboldened by Washington’s unstinting support, Benjamin Netanyahu’s government is racing ahead to realize its vision of a Greater Israel. It wants to annex the lands on which villages like Khan al-Ahmar stand and remove their Palestinian populations.

There is a minor hurdle. Last Thursday, the Israeli supreme court tried to calm the storm clouds gathering in Europe by issuing a temporary injunction on the demolition works.

The reprieve is likely to be short-lived. A few weeks ago the same court – in a panel dominated by judges identified with the settler movement – backed Khan al-Ahmar’s destruction.

The Supreme Court has also been moving towards accepting the Israeli government’s argument that decades of land grabs by settlers should be retroactively sanctioned – even though they violate Israeli and international law – if carried out in “good faith”.

Whatever the judges believe, there is nothing “good faith” about the behavior of either the settlers or Israel’s government towards communities like Khan al-Ahmar.

Saeb Erekat, the Palestinians’ veteran peace negotiator, recently warned that Israel and the US were close to “liquidating” the project of Palestinian statehood.

Sounding more desperate than usual, the Europe Union reaffirmed this month its commitment to a two-state solution, while urging that the “obstacles” to its realization be more clearly identified.

The elephant in the room is Israel itself – and its enduring bad faith. As Khan al-Ahmar demonstrates all too clearly, there will be no end to the slow-motion erasure of Palestinian communities until western governments find the nerve to impose biting sanctions on Israel.

(A version of this article first appeared in the National, Abu Dhabi.)

Jonathan Cook won the Martha Gellhorn Special Prize for Journalism. His books include “Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East” (Pluto Press) and “Disappearing Palestine: Israel’s Experiments in Human Despair” (Zed Books). He contributed this article to PalestineChronicle.com. Visit: www.jonathan-cook.net.

http://www.palestinechronicle.com/by-razing-khan-al-ahmar-israel-will-bulldoze-illusions-of-peace-process/

https://i0.wp.com/www.palestinechronicle.com/wp-content/uploads/2018/07/Khan-al-Ahmar-1.jpg