humanitaire

Plus fort que Greta, l’écolo qui sauvera la vie du monde en plantant avec ses mains…

 

 

 

PLANTAGE ÉCOLO

 

Un nouvel Hymne écolo en débat…

 

« par exemple je connait des agriculteurs qui plantent encore leurs graines à la main, ce qui leur permet en autre d’avoir une production plus bio que le bio, plus diversifiée et de ne pas avoir la banque à rembourser »

 

Celui-là n’a pas pensé à la main, ni aux doigts… Ce doit être encore un de ces vieux staliniens productivistes…!

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/06/greta-thunberg-egerie-sans-avenir-steinfeld-ma-tuer/

 

Dominique

septembre 17, 2019 à 10:04  

Cela [NDLR >>> le réacteur Steinfeld] ne fera qu’une technologie de plus dont les nuisances s’ajouteront aux nuisances des technologies plus anciennes. Les capitalistes ne monopolisent pas seulement les moyens de production mais aussi les moyens de recherche, cette fausse science appelée recherche appliquée dont le seul but est de déposer des brevets pour enrichir des actionnaires. Le Capital est inséparable du productivisme industriel et ce n’est pas le Capital qui extermine le vivant mais la société industrielle. Son histoire est têtue: elle nous montre non seulement qu’aucune nouvelle technologie n’a remplacé les anciennes (par exemple je connait des agriculteurs qui plantent encore leurs graines à la main, ce qui leur permet en autre d’avoir une production plus bio que le bio, plus diversifiée et de ne pas avoir la banque à rembourser) et que leurs nuisances s’additionnent.

De plus il est totalement faux de prétendre que cette ces réacteurs solaires sont neutres en carbone car leur fabrication et leur mise en oeuvre dépendent de filières industrielles globalisées qui sont tout sauf neutre en carbone et dont le seul déploiement est un facteur de destruction du vivant. Car il ne faut pas oublier que la société industrielle est d’abord une solution finale par extermination de la vie. Là aussi l’histoire de la catastrophe industrielle est têtue: le rythme de cette solution finale par extermination du vivant n’a cessé d’accélérer avec chaque nouvelle technologie et il accélère encore aujourd’hui avec chaque nouvelle technologie industrielle, même celles labellisées vertes ou durables.

Il faut aussi voir à quoi va servir cette énergie: à alimenter un nombre toujours croissant de biens de consommation de masse à l’obsolescence programmée et de plus en plus programmable à distance dont la construction nécessite toujours plus de destruction du vivant.

Donc désolé, mais je ne peux partager votre scientisme, cette religion qui est la pire de toute car elle n’ose pas s’affirmer en tant que telle et qui n’a rien d’autre à proposer que de plus en plus de technologies dont la mise en oeuvre nique le vivant, et de plus en plus de technologies de plus en plus spécialisées, ce qui impliquent qu’elles renforcent de plus en plus la hiérarchie du productivisme industriel, cette hiérarchie féroce qui va des enfants esclaves dans leurs mines, usines ou plantations aux actionnaires dans leurs tours d’ivoire.

Le productivisme industriel est la pire des hiérarchies du mode de vie industriel car, contrairement aux hiérarchies du pouvoir et de la richesse, la hiérarchie productiviste fait de tous les prolétaires des collabos en impuissance, ce qui les transforme en quelque chose plus proche du débile mental que de l’être humain libre. C’est d’ailleurs les bourgeois qui ont promus le productivisme en premier, ceci afin de remplacer l’esclavagisme par une idéologie de domination totale qui soit applicable à toutes les races et même à la race élue. Donc quand je vois quelqu’un se prétendre à la fois anticapitaliste et productiviste, je suis mort de rire.

Cette naïveté était compréhensible du temps de Marx mais aujourd’hui nous savons que la société industrielle n’a jamais tenu ses promesses et qu’elle est une double catastrophe sociale et environnementale qui n’a aucune solution à proposer. Nous savons aussi que le seul moyen pour arrêter cette solution finale par extermination totale de la vie est de l’arrêter. Nous sommes de plus en plus nombreux à l’avoir compris et à avoir dépassé le stade du déni.

Vive la résistance!
Vive la vie!

Réponse

Luniterre

septembre 18, 2019 à 1:42  

Bonjour,

On ne va pas reprendre ici ce débat point par point, vu qu’il a déjà eu lieu sur VLR, avec les mêmes arguments pitoyables que tu avances ici…

Le lecteur curieux s’y reportera donc, cela fera un peu de visite en plus chez le camarade Do !

http://mai68.org/spip2/

J’y ai peut-être malgré tout loupé un de tes posts, car je me souviens d’avoir posé la question : où veut tu arrêter le curseur du temps dans le recul technologique ?

Quelque part entre le néolithique et le XVIIème siècle, semble-t-il, selon tes posts, mais où, plus précisément ?

Pour ma part, comme je te l’ai dit au début de ce débat, j’ai tout simplement besoin, pour y voir, d’une paire de verres optiques prismatiques qui n’existaient pas avant le 20ème siècle…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

Je recolle donc ce post, à la suite…

Sur la question du cycle du carbone dans la fabrication du Steinfeld, il t’a été répondu ici :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4268#forum3915

Je recolle également à la suite…

Il me semble que ça le fait à nouveau, pour l’essentiel.

Sinon, un petit « rappel », il y a 821 millions de personnes qui souffrent simplement d’un mal chronique sur cette planète :

la faim.

https://www.lejdd.fr/International/voici-pourquoi-la-faim-dans-le-monde-a-encore-progresse-3910056

https://www.lafaimexpliquee.org/La_faim_expliquee/Faits_et_chiffres.html

En 2015, 25 000 vies par jour s’arrêtaient dans le monde à cause de ce fléau.

https://www.planetoscope.com/mortalite/32-nombre-de-deces-dus-a-la-malnutrition-dans-le-monde.html

Pour les vivants, selon ton principe, il serait donc bon, effectivement, que tu commences sérieusement à mettre tes doigts dans la terre pour y planter de quoi les nourrir « bio » !

Note que je fais de gros efforts, à l’heure qu’il est, pour te répondre poliment…

Sinon, tu écris très bien tes posts, question style… Dommage que ce soit pour radoter les mêmes …

Bon, ça a failli m’échapper quand même, et je préfère donc en rester là…

Luniterre

Réponse

Luniterre

septembre 18, 2019 à 1:45  

Le « productivisme », une condition de la révolution prolétarienne

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3604

26 juillet 16:44, par Luniterre

Bonjour à tous,

Débat intéressant…

Juste un gros bémol, à propos de « productivisme »…

En fait, il n’existe tout simplement pas de société humaine, ni même d’humanité tout court, sans productivisme…

L’industrie de la pierre taillée, productrice d’outils indispensables pour la chasse, commence il y a 3,3 millions d’années, avec l’Australopithèque, qui était un hominidé, mais pas encore un être humain, selon les scientifiques…!

Depuis, on n’a fait que « perfectionner » le système, sous diverses formes… Ce qui renvoie « dos à dos » MM. Bibeau et Dominique…

La question réelle est donc bien le choix de la production envisagée, c’est à dire, en vue de quels besoins à satisfaire.

C’est donc la définition des besoins à satisfaire qui est réellement déterminante, in fine.

Le capitalisme possède sa propre dynamique interne sur la base des besoins solvables, et donc sur ce seul critère de solvabilité.
C’est manifestement cela qu’il est impératif de changer.

Reste donc à définir le niveau de développement « productif », « industriel », que l’on veut atteindre, en tenant évidemment compte de la limite des ressources naturelles de la planète…

M. Dominique nous parle des moulins à vent de Don Quichotte… Cela nous ramène au début du 17e siècle… Pour ma part, très égoïstement, j’ai régulièrement besoin d’une bonne paire de lunettes dotée de verres prismatiques qui n’apparaissent qu’au 20e siècle… Il va donc falloir négocier sérieusement !!!

Un point sur lequel on peut donc néanmoins lui donner raison, c’est qu’un recul brutal de civilisation, en termes de niveau de développement industriel, cela règlera effectivement et très efficacement le problème de la surpopulation.

Et donc, pour l’essentiel, celui des ressources de la planète, si elles ne sont pas déjà épuisées avant !

Pour mémoire, le « socialisme « localiste »-communaliste » de Mao Zedong à fait très officiellement, en quatre ans, de 1959 à 1962, 16,5 millions de morts… Et évidemment le double, ou même le triple, selon d’ »autres sources « …

Luniterre

Réponse

Luniterre

septembre 18, 2019 à 1:46 

L’enfer du permafrost arctique
http://mai68.org/spip2/spip.php?article4268#forum3915

10 septembre 17:45, par Luniterre

Un point pour Dominique ???

« L’autre grand intérêt de ce carburant c’est qu’en brûlant il n’émet que le Co2 capturé lors de sa fabrication, donnant ainsi un bilan carbone nul sur l’ensemble du cycle de production-consommation ! »

Ceci est évidemment faux car pour produire une tel réacteur, il faut en une série de technologies industrielles globalisées dont le bilan carbone n’est pas pris en compte et dont la seule mise en oeuvre suffit pour niquer le vivant. »

Effectivement, ta remarque est pertinente, jusqu’à un certain point… Mais la phrase précise >>> « sur l’ensemble du cycle productiion-consommation », sous-entendu >>> du carburant lui-même, et cela n’infère rien de la production du dispositif lui-même !

La phrase est peut-être ambiguë, mais la question technique ne l’est pas : reste effectivement à comparer avec d’autres technologies, qui posent évidemment toutes cette même problématique, dont les panneaux solaires, qui restent une option complémentaire valable.

En réponse à une question d’un lecteur, la question thermodynamique est évoquée ici >>>

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/09/recherches-de-steinfeld-un-reacteur-qui-fait-reagir/

Note que l’usage de l’énergie solaire ne pose autrement pas de problème écologique réel, et donc, une fois le cycle amorcé, le carburant « neutre » par lui-même, question carbone, peut servir aussi aux industries de fabrication des divers composants du réacteur Steinfeld, [ >>> et donc réduire, sinon annuler, leur bilan carbone, également >>> Note rajoutée au 18/09/2019 à l’intention des durs à la comprenette…] tout comme à d’autres productions socialement utiles, d’ailleurs.

Sans être vraiment versé dans la technologie, j’ai aussi un passé lointain d’ouvrier de l’industrie automobile et métallurgique et je reste persuadé que l’orientation de la recherche vers cette technologie ou d’autres similaires est possible, si la volonté politique s’en trouve !

Luniterre

PS >>> sinon, c’est l’option retour en arrière, quelque part entre le néolithique et le XVIIe siècle >>> tu ne nous a toujours pas précisé où tu souhaites vraiment placer le curseur de la machine à remonter le temps…!

 

AU BERCEAU DU CAPITALISME FINANCIER…

 

 

Luniterre

septembre 18, 2019 à 11:17

Une autre grosse … qui est récurrente dans tes propos, c’est l’inversion du lien de causalité entre développement du capitalisme et développement des moyens de productions industriels… A te lire, c’est clairement le mode de production industriel qui est à l’origine du capitalisme, et non l’inverse…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article4012#forum3579

« Quand aux limites du capitalisme, ce sont celles de la société industrielle dont il est l’outil économique. Comme cette société ne respecte aucune des limites fixées par le vivant, les limites de ce mode de vie sont la disparition totale du vivant dont nous faisons parties pour le meilleur comme pour le pire, ce qui est bien parti pour.

Je n’ai jamais parlé de réformer le capitalisme mais de le détruire en arrêtant le mode de vie industriel dont il est l’outil économique, mode de vie mortifère qui est comme le capitalisme, non réformable. »

Et aujourd’hui :

« Le Capital est inséparable du productivisme industriel et ce n’est pas le Capital qui extermine le vivant mais la société industrielle. »

Ce qui, au passage, reste une défense implicite du capitalisme, contrairement à tes proclamations, mais ce n’est pas le plus … du point de vue de la vérité historique.

Le capitalisme a commencé à accumuler bien avant l’apparition de l’outil industriel, et même dès le moyen-âge, en fait :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/19/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

« [le capitalisme financier joue] , dès l’origine de la formation du capitalisme, un rôle pivot essentiel à l’intersection du capital commercial et du capital bancaire. C’est ce que Marx observait déjà à propos de l’accumulation primitive du capital :

« Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du XVII° siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

Marx avait déjà nettement une conscience historique de l’origine ancienne et même moyenâgeuse du capital financier :

« Avec les dettes publiques naquit un système de crédit inter­national qui cache souvent une des sources de l’accumulation primitive chez tel ou tel peuple. C’est ainsi, par exemple, que les rapines et les violences vénitiennes forment une des bases de la richesse en capital de la Hollande, à qui Venise en décadence prêtait des sommes considérables. A son tour, la Hollande, déchue vers la fin du XVII° siècle de sa suprématie industrielle et commer­ciale, se vit contrainte à faire valoir des capitaux énormes en les prêtant à l’étranger et, de 1701 à 1776, spécialement à l’Angleterre, sa rivale victorieuse. Et il en est de même à présent de l’Angleterre et des États-Unis. Maint capital qui fait aujourd’hui son apparition aux États-Unis sans extrait de naissance n’est que du sang d’enfants de fabrique capitalisé hier en Angleterre. »

(…)
« Le système du crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les premiers jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Le régime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande. La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnables. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm

« Marx, Gilet Jaune ! », serait-on tentés de s’exclamer… S’ils font, incidemment, du « marxisme », toutefois, nos Gilets Jaunes sont un peu comme M. Jourdain, qu faisait de la prose sans le savoir, et donc, sans réellement déranger le « bourgeois gentilhomme » qui nous gouverne  !

Quoi qu’il en soit, ce n’est donc pas d’un phénomène entièrement nouveau, dont Lénine nous parle, mais bien d’un saut qualitatif dans son rôle économique et social.

Dans la deuxième moitié du XXème, siècle avec les travaux historiques du français Fernand Braudel et d’autres, l’origine historique du capital financier a même pu être tracée avec plus de précision, jusqu’à l’étymologie elle-même du mot « Bourse », sur une place de Bruges où se situait l’auberge « Ter Buerse », éponyme de la famille propriétaire, Van der Buerse. C’était évidemment le lieu de rencontre pour les affaires importantes en ce temps… (fin XIIIème et XIVème siècle). D’autres traces, encore plus anciennes (XII ème siècle), se trouvaient à Paris, sur le « Grand Pont » de l’Île de la Cité remplacé depuis par le Pont au Change, dont le nom reste évocateur de ses fonctions passées.

Ce dont Lénine nous parle, ce n’est donc pas d’un phénomène nouveau en soi, mais bien nouveau, néanmoins, par la constitution d’une nouvelle oligarchie financière au sein même de la bourgeoisie déjà devenue la classe dominante dans la plupart des pays où s’est opérée la révolution industrielle.

C’est avec la révolution industrielle, avec l’essor du capitalisme productif industriel, que la bourgeoisie devient réellement une classe dominante hégémonique, mais ce n’est que pendant les toutes premières décennies de cette révolution que le capitaliste industriel semble à lui seul sur le point de réellement dominer la société. »

Dès le début du 20ème siècle, c’est la domination du capital financier qui conditionne le développement industriel, et non l’inverse ! On y est encore.

Le capital financier est devenu hégémonique au point qu’il n’existe quasiment plus de « petit capital productif » qui n’en dépende, d’une manière ou d’une autre.

Luniterre

 

 

LE PONT AU CHANGE

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/92/Pont_au_Change_in_1577.jpg

1577

 

https://pbs.twimg.com/media/CxEF2J1WQAEU9R9.jpg

1752

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/76/P1140649_Carnavalet_H_Robert_demolition_maisons_pont_au_Change_rwk.jpg

1788

 

 

https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=http%3A%2F%2Fthejigsawpuzzles.com%2Fimg-puzzle-6391793-1024%2FPont-au-Change-Paris&f=1&nofb=1

 

 

 

 

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Algérie : sauver le centre d’équithérapie de Ben Aknoun !

https://assets.change.org/photos/6/ej/om/waejOMLbtdgAwQK-800x450-noPad.jpg?1564475546

 

Algérie :

sauver le centre d’équithérapie

de Ben Aknoun !

Sauvons le centre d’équithérapie « Club Espoir  » à Ben Aknoun pour les enfants autistes !

CLUB EL AMEL – Equithérapie pour enfants Autistes

a lancé cette pétition adressée à les autorités publiques et à 2 autres

Notre association El Amel, basée au cœur du parc zoologique de Ben Aknoun, oeuvre depuis de nombreuses années pour offrir un lieu et une activité uniques aux enfants souffrant d’autisme en Algérie : L’équithérapie, par le contact avec le cheval apaise l’enfant autiste et lui permet de faire d’incroyables progrès.

Plus de 2000 enfants autistes, venus des 4 coins d’Algérie, ont bénéficié de cette activité. De nombreux parents se sacrifient pour venir sur Alger et offrir ce moment unique à leur enfant en souffrance. 

Nous sommes abasourdis de recevoir une mise en demeure de la direction du parc, via sa société SIH (Société d’Investissement Hôtelier)  qui nous oblige à quitter les lieux dans un délai de 90 jours !! 

Les dirigeants souhaitent transformer notre activité caritative en un espace commercial et s’approprier notre lieu ! 

Notre association est indépendante et ne vit que des adhésions de nos membres et de donateurs sensibles à cette cause. Nous ne bénéficions d’aucune subvention pour maintenir notre indépendance. 

Nous devons TOUS nous mobiliser pour que cette mise en demeure et cette décision catastrophique cessent immédiatement ! 

Nous devons TOUS nous mobiliser pour préserver notre association EL AMEL pour le bien-être des enfants autistes et de leurs parents !  

L’autisme est l’affaire de TOUS ! 

NON A CETTE MISE EN DEMEURE ! 

NON A CETTE DÉCISION ARBITRAIRE !

NON A CE PILLAGE ANNONCÉ ! 

OUI POUR LA PRÉSERVATION DU CLUB EL AMEL ET DE SES ACTIVITÉS D’ÉQUITHÉRAPIE POUR LES ENFANTS AUTISTES ! 

Pour tout Contact : tél 0549945873

https://www.change.org/p/sauvons-le-centre-d-%C3%A9quipth%C3%A9rapie-club-espoir-pour-les-enfants-autistes

Mai 2019: Eurovision à Tel-Aviv

 

 

MARCHE DU RETOUR

À la date du 30 mars 2019, soit un an après le début du mouvement, 270 manifestants Palestiniens ont été tués et 29000 blessés selon un recensement de l’agence humanitaire de l’ONU

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_du_retour#cite_ref-RFI190330_166-0

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190329-grande-marche-retour-an-apres-lourd-bilan-humanitaire

 

PARIS: Notre-Dame assassinée, YEMEN: Enfants assassinés par les armes françaises !!!

https://www.francetvinfo.fr/image/75ncjufp5-7a88/1200/450/19109591.jpg

PARIS : Notre-Dame assassinée

 

[Le discours de Macron oublié… ]

 

 

 

 

 

 

 

 

YEMEN : la France assassine les enfants

 

[Rapport dévoilé sur les ventes d’armes…]

 

 

 

https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_640_360/public/000_1dw9bh.jpg?itok=K2koXpU_

 

 

 

https://static.euronews.com/articles/stories/03/18/01/32/880x495_cmsv2_08f751cd-5a45-503e-92bb-d70db6da39c3-3180132.jpg

 

 

https://i1.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2018-10-21t160929z_1598217213_rc15d59d45f0_rtrmadp_3_yemen-security-diphtheria_0.jpg

 

 

 

 

 

Des armes françaises sont bien utilisées au Yémen,

selon une note « confidentiel Défense »

Les révélations de Disclose en partenariat avec la cellule investigation de Radio France contredisent le discours officiel sur l’absence d’armes françaises dans la guerre au Yémen. Une note secrète du renseignement français recense celles qui sont utilisées sur le terrain et leurs conséquences sur les populations civiles.

 

 

 

« Je n’ai pas connaissance du fait que des armes [françaises] soient utilisées directement au Yémen », affirmait la ministre des Armées, Florence Parly le 20 janvier 2019, sur France Inter. Et pourtant : elles sont présentes sur terre, sur mer et dans les airs, si l’on en croit un rapport de 15 pages classé « confidentiel Défense » de la Direction du renseignement militaire (DRM), daté du 25 septembre 2018, révélé par Disclose en partenariat avec la cellule investigation de Radio France.

Ce document précise que des armes françaises vendues à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, sont bien utilisées dans la guerre que mènent les deux pays au Yémen, contre les rebelles houthis, une minorité chiite soutenue par l’Iran.

Chars Leclerc, obus flèche, Mirage 2000-9, radar Cobra, blindés Aravis, hélicoptères Cougar et Dauphin, frégates de classe Makkah, corvette lance-missiles de classe Baynunah ou canons Caesar : dans cette note, le renseignement militaire français établit une liste détaillée de l’armement fourni aux Saoudiens et aux Émiriens qui serait impliqué dans le conflit.

La DRM établit une carte des zones à risques dans lesquels les civils yéménites sont susceptibles d’être touchés par les canons français. Or, 28 millions de Yéménites vivent toujours sous les bombardements. Depuis le début du conflit, plus de 8 300 civils ont été tués (dont 1 283 enfants), selon les chiffres publiés en mars 2019 par Yemen Data Project, une ONG qui collecte et recoupe les informations sur les frappes de la coalition.

Ce document confidentiel intitulé « Yémen – Situation sécuritaire » a été transmis au chef de l’État, Emmanuel Macron, à Matignon, mais aussi à la ministre des Armées, Florence Parly, et au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors du conseil de défense restreint consacré à la guerre au Yémen, qui s’est tenu le 3 octobre 2018, à l’Élysée.

Il vient contredire la version des autorités françaises d’une situation « sous contrôle » et d’une utilisation uniquement « défensive » de l’armement français au Yémen.

Des civils à portée de tir des canons français

Depuis le début de la guerre, une batterie de canons Caesar est déployée le long de la frontière saoudo-yéménite. Fabriqué à Roanne (Loire) par l’entreprise Nexter, détenue à 100% par l’État français, le canon Caesar, monté sur un châssis de camion, peut tirer six obus par minute, dans un rayon de 42 kilomètres. La Direction du renseignement militaire précise que ces canons déployés le long de la frontière avec le Yémen sont au nombre de « 48 », ajoutant qu’ils « appuient les troupes loyalistes, épaulées par les forces armées saoudienne, dans leur progression en territoire yéménite ». Autrement dit : les tirs de canons français ouvrent la voie pour les blindés et les chars déployés au Yémen. Donc pas uniquement dans le cadre d’une action défensive.

S’appuyant sur une carte baptisée « Population sous la menace des bombes », le renseignement militaire français estime par ailleurs que « 436 370 personnes » sont « potentiellement concernée par de possibles frappes d’artillerie. » Y compris donc par les tirs de canons français.

 

Extrait d’un document confidentiel défense présentant la « population potentiellement concernée par de possibles frappes d’artillerie » au Yémen, soit « 436 370 personnes » (DISCLOSE)

 

En croisant les zones de tirs des canons Caesar indiquées sur la carte de la DRM, avec les informations fournies par la base de données de l’ONG Acled (Armed Conflict Location and Event Data Project) qui recense tous les bombardements au Yémen, on constate qu’entre mars 2016 et décembre 2018, 35 civils sont morts au cours de 52 bombardements localisés dans le champ d’action des canons français.

Les livraisons d’armes françaises continuent

Bien qu’étant informé de ces risques, l’État français poursuit ses livraisons. Ainsi, 147 canons devraient être expédiés vers le royaume saoudien d’ici 2023. Disclose a remonté la piste d’une de ces livraisons expédiée en septembre 2018 : 10 canons Caesar chargés depuis le site de production de Nexter à Roanne (Loire). Direction : Le Havre. Avant d’être embarqués dans les cales du Bahri Jazan, un cargo de la compagnie saoudienne Bahri. Le navire lève l’ancre le 24 septembre 2018, puis arrive à destination 19 jours plus tard, dans le port de Jeddah, en Arabie saoudite.

Par ailleurs, toujours selon nos informations, un contrat secret baptisé ARTIS, signé en décembre 2018, par Nexter avec l’Arabie saoudite, prévoit la livraison de véhicules blindés Titus (la dernière génération des blindés Nexter), mais aussi de canons tractés 105LG.

Ces informations contredisent là encore la version officielle des autorités françaises. Interrogée le 20 janvier 2019 sur France Inter, Florence Parly affirmait : « Nous n’avons récemment vendu aucune arme qui puisse être utilisée dans le cadre du conflit yéménite. » Après avoir dit trois mois auparavant le 30 octobre 2018, sur BFM TV : « Nous n’avons pas de négociations avec l’Arabie saoudite. »

Des chars fabriqués en France déployésau Yémen

L’équipement français fourni à la coalition engagée au Yémen ne s’arrête pas là. Il concerne aussi les chars de combat. « À ma connaissance, les équipements terrestres vendus à l’Arabie saoudite sont utilisés non pas à des fins offensives mais à des fins défensives, à la frontière entre le Yémen et l’Arabie saoudite », expliquait la ministre des Armées, le 4 juillet 2018, devant la Commission de la Défense nationale.

 

 

La note de la Direction du renseignement militaire datée du 25 septembre 2018 indique pourtant, là encore, que le char Leclerc, vendu dans les années 90 aux Émirats arabes unis, est bien utilisé sur le champ de bataille au Yémen.

Pour le comprendre, il faut entrer dans le détail de cette note de 15 pages. Si la DRM écrit qu’« aucun élément ne permet de conclure à la présence de matériel français sur les fronts actifs » du conflit, elle précise plus loin que de l’armement français se retrouve bien dans certaines zones de cette guerre.

Selon le renseignement militaire, 70 chars de combat Leclerc sont ainsi mobilisés dans le cadre d’un « engagement principalement défensif ». « Dans le cadre des opérations loyalistes et de la coalition vers la ville portuaire d’al-Hudaydah, les Leclerc émiriens ne sont pas observés en première ligne », peut-on lire. Mais le document ajoute cette précision d’importance : « Ils sont néanmoins déployés sur l’emprise d’al-Khawkhah, à 115 kilomètres d’al-Hudaydah. »

Sur une carte intitulée « Matériels terrestres de la coalition au Yémen », la DRM identifie quatre zones du Yémen où des chars français sont présents : à al-Khawkhah et Mocha, deux localités le long de la Mer rouge, ainsi qu’à Ma’rib, à l’intérieur du pays, et à Aden ; dans ces deux derniers cas, la DRM se fait plus prudente en notant : « Leclerc possible ».

Dans un tableau récapitulatif, le renseignement militaire français écrit au sujet de ces chars Leclerc ont pu être observés « au Yémen et déployé en position défensive », ou pour certains « en attente de déploiement au Yémen ».

Selon la note confidentiel défense, les chars Leclerc ont pu être observés \"au Yémen et déployé en position défensive\", ou pour certains \"en attente de déploiement au Yémen\".Selon la note confidentiel défense, les chars Leclerc ont pu être observés « au Yémen et déployé en position défensive », ou pour certains « en attente de déploiement au Yémen ». (DISCLOSE)


D’après les recherches effectuées par Disclose à partir d’images tournées sur les lignes de front, puis recoupées par des vues satellites, les chars Leclerc ont participé à plusieurs grandes offensives de la coalition, à l’image de l’assaut qui s’est déroulé entre juin et décembre 2018 sur la côte ouest. En novembre 2018, les chars français sont au cœur de la bataille d’Al-Hodeïda qui a fait 55 victimes civiles, selon l’Acled.

Quant aux munitions, « les [chars] Leclerc n’emploieraient que des munitions françaises, les munitions chinoises n’ayant pas été qualifiées », estime le renseignement français : des « obus flèches et [des] obus explosifs. » « La maintenance des véhicules émiriens, dont les Leclerc, est réalisée, après rapatriement par mer, aux EAU [Émirats arabes unis] », précise encore la note.

Le renseignement français reconnait aussi ses limites. À plusieurs reprises, la DRM admet qu’elle ne dispose d’« aucune information sur [l’]emploi au Yémen ou à la frontière saoudo-yéménite » de « mortier de 120 mm » ou de « missile[s] antichar Milan 3 » de fabrication française. Dans un passage consacré aux « unités blindées mécanisées appuyées par l’artillerie », la DRM écrit qu’elle n’est « pas en mesure d’évaluer de manière précise le dispositif saoudien actuel à la frontière, du fait d’un manque de capteurs dans la zone. »

Un système de guidage laser français

Dans cette guerre, ce sont les attaques aériennes qui sont les plus meurtrières. « Ryad conduit depuis mars 2015 une campagne de frappes aériennes massive et continue contre les territoires tenus par la rébellion houthie au Yémen : elle réalise en moyenne 120 sorties aériennes quotidiennes », écrivent les analystes du renseignement militaire français. Depuis 2015, la coalition aurait « réalisé environ 24 000 frappes, dont 6 000 au cours de l’année 2018 », précise la DRM.

« Nous ne fournissons rien à l’armée de l’air saoudienne. Il vaut mieux que les choses soient dites de manière définitive pour éviter qu’il y ait de la répétition sur le sujet », affirmait le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le 13 février 2019.

Pourtant, quatre mois plus tôt, la note de la DRM, adressée notamment au cabinet du ministre, précise que certains avions de chasse saoudiens sont bien équipés du dernier cri de la technologie française en matière de guidage laser : le pod Damoclès, fabriqué par Thales. Fixé sous les avions de combat, ce dispositif permet aux pilotes de guider tous les types de missiles, y compris le missile américain Raytheon qui, selon une enquête de la chaîne CNN, a tué 12 enfants et trois adultes yéménites, le 20 septembre 2016, dans le district d’Al-Mutama, dans le nord du Yémen.

Cette technologie française figure dans un tableau de la DRM intitulé : « Principaux matériels saoudiens engagés dans le cadre du conflit yéménite », même si le document nuance plus loin : « pourrait être employé au Yémen ».

Les pods Damoclès équipent aussi des avions de combat émiriens vendus par la France, comme le Mirage 2000-9 au sujet duquel la DRM n’a aucun doute : il « opère au Yémen » (sans préciser avec quel missile) depuis une base militaire, en Erythrée.

Principaux matériels émiriens engagés dans le cadre du conflit yéménite : le Mirage 2000-9 opère au Yémen, et le Damoclès \"pourrait être employé au Yémen\".Principaux matériels émiriens engagés dans le cadre du conflit yéménite : le Mirage 2000-9 opère au Yémen, et le Damoclès « pourrait être employé au Yémen ». (DISCLOSE)

Des éléments confirmés par un rapport britannique de la Chambre des communes qui a enquêté sur les licences d’exportation de composants de pods Damoclès à destination de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

Mais la liste ne s’arrête pas là. L’hélicoptère de transport d’assaut AS-532 A2 Cougar chargé du transport des troupes saoudiennes fait également partie du matériel militaire français utilisé au Yémen, tout comme l’avion ravitailleur A 330 MRTT, capable de ravitailler en kérosène plusieurs chasseurs de la coalition en même temps.

L\'hélicoptère de transport d\'assaut AS-532 A2 Cougar \"opère au Yémen depuis la base de Khamis Mushait (Arabie saoudite)\" et l\'avion-ravitailleur A330 MRTT FRA \"opère au Yémen, probablement depuis la base de Jeddah (Arabie saoudite)\".L’hélicoptère de transport d’assaut AS-532 A2 Cougar « opère au Yémen depuis la base de Khamis Mushait (Arabie saoudite) » et l’avion-ravitailleur A330 MRTT FRA « opère au Yémen, probablement depuis la base de Jeddah (Arabie saoudite) ». (DISCLOSE)

Des bateaux français engagés dans le blocus maritime

« C’est la priorité de la France que la situation humanitaire s’améliore et que l’aide humanitaire puisse passer », déclarait la ministre des Armées, Florence Parly, le 30 octobre 2018, sur BFM TV.

Pourtant, là encore si l’on en croit la note, deux navires de fabrication française « participe[nt] au blocus naval » de la coalition. Ce qui empêche l’aide humanitaire de nourrir et de soigner 20 millions de Yéménites. Selon le document, la frégate saoudienne de classe Makkah (Naval Group) et la corvette lance-missiles émiratie de classe Baynunah (Constructions Mécaniques de Normandie, CMN), participent à ce blocus. La corvette Baynunah appuierait même « des opérations terrestres menées sur le littoral yéménite », précise le renseignement militaire. Autrement dit : des bombardements sur la côte.

Une troisième frégate al-Madinah de fabrication française a également participé à ce blocus, estime la DRM, avant d’être la cible d’une attaque des rebelles houthis, en janvier 2017.

Extraits du document \"confidentiel Défense\" qui indique que certaines frégates et corvettes vendues par la France à l\'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis ont participé au blocus naval au Yémen. Extraits du document « confidentiel Défense » qui indique que certaines frégates et corvettes vendues par la France à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis ont participé au blocus naval au Yémen. (DISCLOSE)

Officiellement, les navires saoudiens et émiratis font respecter l’embargo de l’ONU sur les armes à destination des Houthis en inspectant les chargements suspects. Mais tout porte à croire qu’ils bloquent l’accès à la nourriture, au carburant et aux médicaments, dans ce qui peut s’apparenter à une véritable stratégie militaire.

>> A lire aussi : Yémen : La stratégie de la famine

Une situation qui peut constituer « un crime de guerre » selon le groupe d’experts des Nations unies qui a enquêté sur place. « Le risque juridique existe, c’est clair et net », affirmait en février 2019 le président de ce groupe d’experts, Kamel Jendoubi, à la cellule investigation de Radio France.

Interrogé sur le sujet en janvier 2019, Naval Group nous précisait qu’en tant qu’industriel son action s’inscrit dans le strict cadre de la règlementation française en matière de vente d’armes à l’exportation.

Fin 2017, les Émirats arabes unis ont acquis deux corvettes françaises Godwind 2500. « Ce contrat vient consolider notre relation en matière navale et compléter une coopération très forte ces dernières années sur toutes les armes », déclarait le président français, Emmanuel Macron, lors de sa visite officielle à Abou Dabi, le 9 novembre 2017.

Depuis 2014, la France est signataire du Traité sur le commerce des armes (TCA) qui contraint le gouvernement français à « n’autoriser aucun transfert d’armes » dès lors que celles-ci pourraient servir à commettre « des attaques contre les civils ou des biens de caractère civil (…) ou d’autres crimes de guerre ». « Nous sommes complètement fidèles dans les ventes d’armes au traité du commerce international des armes que nous respectons totalement », affirmait le ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le 13 février 2019.

La note de la Direction du renseignement militaire fissure désormais cette version officielle.

Matignon n’a « pas connaissance de victimes civiles » à cause d’armes françaises

Après avoir contacté la présidence de la République, Matignon, le ministère des Armées ainsi que le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, nous avons reçu une réponse du cabinet du Premier ministre « au titre de la CIEEMG [Commission interministérielle pour l’exportation du matériel de guerre] placée auprès de Matignon ». Le cabinet du Premier ministre, Edouard Philippe, explique que les « exportations de matériels militaires » avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis « ne se sont pas interrompues en bloc après 2015, mais [que] leur autorisation au cas par cas fait naturellement l’objet d’une vigilance renforcée. »

Matignon précise que « la coalition arabe lutte aussi contre Daech et al-Qaïda dans la Péninsule arabique, qui sont présents au Yémen et qui représentent une menace pour notre propre sécurité » et que « des actions offensives sont régulièrement menées depuis le Yémen vers le territoire de nos partenaires de la région. »

« Les risques pour les populations civiles sont évidemment en tête des critères d’examen pris en compte [dans l’exportation de matériel de guerre] », ajoute le cabinet du Premier ministre, insistant sur « l’importance que les armées [françaises] accordent au droit international humanitaire dans la conduite de nos opérations. Ce sont des exigences que nous faisons valoir auprès de nos partenaires émiriens et saoudiens, auxquels incombent la responsabilité de les respecter. »

« À notre connaissance, les armes françaises dont disposent les membres de la coalition sont placées pour l’essentiel en position défensive, à l’extérieur du territoire yéménite ou sur des emprises de la coalition, mais pas sur la ligne de front, conclut Matignon. Nous n’avons pas connaissance de victimes civiles résultant de leur utilisation sur le théâtre yéménite. »

>> Lire la réponse intégrale du cabinet du Premier ministre

L’enquête de Disclose est publiée sur le site Made in France. Disclose est un média d’investigation à but non lucratif dont la cellule investigation de Radio France est partenaire.

 

https://made-in-france.disclose.ngo/fr/

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/des-armes-francaises-sont-bien-presentes-au-yemen-selon-une-note-confidentiel-defense_3397913.html

 

 

 

 

 

Yémen : Made in USA, Made in France, les bombes, la famine et la mort

 

 

Alors que la Résistance yéménite houthi lutte pour conserver le contrôle du port d’Hodeida, permettant ainsi le transit de l’aide humanitaire, la « coalition » soutenue par l’Occident et l’Arabie Saoudite continue de bombarder et d’encercler la ville, provoquant la famine et la mort de milliers d’enfants.

 

 

Yémen :

 

Made in USA, Made in France,

les bombes de la « coalition »

apportent la famine et la mort

 

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/11af895b86bb8a687d8390692b1fe6a8297db021.jpg

 

 

Quelque 85.000 enfants seraient morts de faim ou de maladie depuis l’intensification de la guerre au Yémen, selon une estimation faite mercredi par l’ONG Save The Children.

L’ONG affirme, dans un communiqué, avoir utilisé des données de l’ONU pour évaluer les taux de mortalité dus aux cas de malnutrition sévère et de maladie chez les enfants de moins de cinq ans.

Se basant sur une « estimation prudente », l’ONG avance qu’environ 84.701 enfants seraient morts de faim ou de maladie entre avril 2015 et octobre 2018. D’autres ont par ailleurs été tués dans les combats qui ensanglantent ce pays pauvre de la péninsule Arabique.

La guerre a fait quelque 10.000 morts et 14 millions de personnes se trouvent en situation de pré-famine, selon l’ONU.

« Nous sommes horrifiés par le fait qu’environ 85.000 enfants soient morts de faim. Pour chaque enfant tué par des bombes et des balles, des douzaines meurent de faim et on peut l’éviter », a déploré dans le communiqué de Save The Children, Tamer Kirolos, son directeur pour le Yémen.

https://www.afp.com/fr/infos/334/85000-enfants-morts-de-faim-ou-de-maladie-au-yemen-selon-save-children-doc-1b01pl3

 

 

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https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/1a73f85747f928c39250f302fed4dd1250fcf2dd.jpg

 

 

Faibles espoirs de paix

 

Des discussions entre le gouvernement yéménite, soutenu par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, et les rebelles Houthis, appuyés par l’Iran, se tiendront « tout début décembre » en Suède, a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis.

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, également membres de la coalition, « sont à fond derrière » ces négociations, a-t-il assuré à des journalistes au Pentagone.

Cette annonce intervient peu après l’arrivée de l’émissaire de l’ONU, Martin Griffiths, dans la capitale yéménite Sanaa que contrôlent les rebelles.

Le Yémen est quasiment divisé en deux, les forces progouvernementales contrôlant le sud et une bonne partie du centre tandis que les rebelles tiennent Sanaa ainsi que le nord et une bonne partie de l’ouest dont la ville de Hodeida.

Pour favoriser les efforts de paix, les Houthis se sont dit ouverts à une cessation de hostilités si la coalition progouvernementale cesse ses attaques.

Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi a d’ores et déjà annoncé sa participation aux consultations de paix dont la date n’a pas encore été fixée.

« Il semble que très, très tôt en décembre, en Suède, nous verrons à la fois les rebelles Houthis et le gouvernement reconnu par l’ONU, le gouvernement du président Hadi », a déclaré M. Mattis.

Les derniers pourparlers, organisés sous l’égide de l’ONU à Genève en septembre, avaient échoué, les rebelles n’ayant pas fait le déplacement, disant craindre pour leur sécurité.

– Dilemme à Hodeida –

En attendant, Hodeida sur la mer Rouge, essentielle pour l’acheminement de l’aide humanitaire, a connu une deuxième nuit de combats entre rebelles Houthis, qui contrôlent la ville et son port, et les forces loyalistes qui tentent de les en déloger.

Après une journée calme mardi, de violents combats ont eu lieu dans la nuit dans les quartiers sud et est de la ville, selon un correspondant de l’AFP et des habitants.

Dans la nuit précédente, de lundi à mardi, les combats, les plus violents depuis la désescalade du 14 novembre, s’étaient concentrés dans l’est de Hodeida.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a déclaré avoir pris en charge plus de 500 blessés depuis le 1er novembre, et s’est dit « très préoccupée » pour ses patients et personnels médicaux à Hodeida, menacés par les combats tout proches.

Hodeida, par où passe 75% de l’aide humanitaire, constitue un enjeu clé de ce conflit qui a déjà fait quelque 10.000 morts et plongé 14 millions de personnes dans une situation de pré-famine, selon l’ONU.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer à une date indéterminée sur une résolution, dont un projet a été présenté par la Grande-Bretagne, appelant à une trêve dans la ville et le passage, sans obstacles, de l’aide humanitaire.

Cette résolution est « destinée à obtenir un consensus des deux parties pour permettre à des discussions d’avoir lieu (…) à Stockholm », a affirmé mercredi le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt.

La communauté internationale se trouve devant un « rude » dilemme à Hodeida, estime dans un rapport le centre de réflexion International Crisis Group (ICG), ajoutant que Martin Griffiths « fait face à l’épreuve la plus difficile de son mandat ».

« Si ses efforts de médiation réussissent à empêcher une bataille destructrice pour Hodeida, il pourrait donner un élan qui relancerait le processus de paix », estime l’ICG.

Si les Houthis perdent le contrôle de la ville, la population, déjà au bord de la famine, risque « quelque chose de bien pire, car de nouvelles perturbations dans l’approvisionnement en produits de base pourraient se révéler catastrophiques », estime le centre de réflexion.

Sur le terrain, l’ICG souligne à la fois la détermination des rebelles à garder le contrôle de la ville et les faiblesses des forces progouvernementales.

– « 85.000 enfants morts de faim » –

Dans une étude publiée mercredi, l’ONG Save The Children a estimé à 85.000 le nombre d’enfants morts de faim ou de maladie depuis l’intensification de la guerre au Yémen en 2015.

« Nous sommes horrifiés par le fait qu’environ 85.000 enfants soient morts de faim. Pour chaque enfant tué par des bombes et des balles, des douzaines meurent de faim et on peut l’éviter », a déploré dans un communiqué de Save The Children, Tamer Kirolos, son directeur pour le Yémen.

Les combats de ces dernières semaines ont fait de nombreux déplacés parmi les habitants de Hodeida.

L’un d’eux, Mohammed Rached, dont la maison a été visée par des bombardements, campe depuis une semaine avec sa famille dans la zone de Aser, à l’ouest de Sanaa, sous une tente exposée au vent et au froid.

« Mes enfants souffrent du froid et aucune ONG n’est venue à notre secours », déplore-t-il.

Son épouse, Salama, ne souhaite qu’une chose: « la fin de la guerre, rentrer dans ma maison et voir mes enfants réintégrer leur école ».

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/0ebdf2b8747a36b3153e240fffb7a996cae0339e.jpg

 

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/yemen-des-pourparlers-debut-decembre-en-suede-lemissaire-de-lonu-sanaa-doc-1b01nq7

 

 

 

 

 

 

 

Au Yémen, « on vient juste de bombarder un bus scolaire » : nouveau crime US reconnu !

 

Sénateur Chris Murphy:

« On vient juste de bombarder un bus scolaire » 

Nouveau crime US reconnu !

 

https://www.msnbc.com/all-in/watch/-we-just-bombed-a-school-bus-1296020547855

.

 

« U.S. bombs. U.S. targeting. U.S. midair support.

« And we just bombed a SCHOOL BUS.

« The Saudi/UAE/U.S. bombing campaign is getting more reckless, killing more civilians and strengthening terrorists inside Yemen. We need to end this NOW. »

 

 

YEMEN BOMBE

Des enfants yéménites assistent dans la ville septentrionale de Saada, fief des rebelles Houthis, aux funérailles le 13 août 2018 des jeunes victimes d’un raid aérien, attribué à la coalition menée par l’Arabie saoudite et qui a fait le 9 août 51 morts dont 40 enfants selon le CICR

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus de 50 personnes dont quarante enfants ont péri la semaine dernière au Yémen dans une frappe attribuée à une coalition sous commandement saoudien, a indiqué mardi la Croix-Rouge, un bilan qui rappelle le lourd tribut payé par les civils dans le conflit.

Cette coalition militaire est intervenue en mars 2015 au Yémen pour aider le pouvoir face aux rebelles Houthis qui s’étaient emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa.

La guerre qui dure depuis, sans perspective de solution en vue, a fait quelque 10.000 morts et provoqué « la pire crise humanitaire » au monde selon l’ONU.

Le 9 août, un raid aérien a frappé un bus qui transportait des enfants sur un marché très fréquenté de Dahyan, dans la province septentrionale de Saada, fief des rebelles. Ce carnage a suscité une vague de réprobation internationale et des appels à l’ouverture d’une enquête.

Mardi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a donné un nouveau bilan de la tragédie, dans un communiqué publié à Sanaa: 51 morts, dont 40 enfants, et 79 blessés, dont 56 enfants.

La plupart des morts ont été enterrés lundi après des funérailles organisées et encadrées par les rebelles à Saada. A cette occasion, des milliers de partisans des insurgés ont manifesté pour dénoncer tour à tour l’Arabie saoudite, les autres membres de la coalition et les Etats-Unis accusés de fournir une aide logistique et des informations aux Saoudiens.

– « Le massacre des écoliers » –

Au début de la cérémonie, les cercueils, recouverts d’un tissu vert, couleur symbole du martyre, et des portraits des jeunes victimes, ont été alignés au sol pour la prière des morts. Ils sont arrivés sur une grande place à bord d’une cinquantaine de véhicules.

 

La foule a brandi les portraits des jeunes enfants sur des pancartes accompagnées de leur nom et de la mention « martyr ». « Le massacre des écoliers de Dahyan », pouvait-on lire également.

Elle a aussi crié des slogans anti-américains et anti-israéliens et dénoncé un « crime des Saoudiens contre l’enfance yéménite ».

Un haut responsable rebelle, Mohammed Ali al-Houthi, présent aux funérailles, a dénoncé un « crime de l’Amérique et de ses alliés contre les enfants du Yémen ».

Selon les médias des rebelles, la coalition a poursuivi ses raids lundi sur différentes cibles de la province de Saada, d’où sont tirés habituellement des missiles balistiques contre l’Arabie saoudite voisine.

Le nouveau bilan du CICR recoupe celui donné par les rebelles qui ont accusé l’aviation saoudienne d’avoir commis ce « massacre ». Le précédent bilan du CICR faisait état d’au moins 29 enfants âgés de moins de 15 ans tués.

Au lendemain de l’attaque, la coalition a annoncé l’ouverture d’une enquête, en évoquant des « dommages collatéraux subis par un bus de passagers » à l’occasion d’une opération menée par ses forces contre les rebelles.

– « Sale guerre » –

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à une enquête « crédible », sans toutefois exiger une enquête indépendante comme l’avaient demandé le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et les Pays-Bas.

La coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le Yémen, Lise Grande, avait dénoncé un acte « horrible et totalement inacceptable », appelant à ouvrir les yeux sur ce qui se passe au Yémen ».

La coalition a été accusée d’avoir commis de nombreuses bavures contre des civils dans le conflit au Yémen, où les Houthis sont soutenus par l’Iran, principal rival régional de l’Arabie saoudite.

 

https://static.ladepeche.fr/content/media/image/large/2018/08/14/41cc404dc544cba52aeb87714a9b5554350d1cf3.jpg AFP / STRINGER Un bus détruit à Dahyan, dans le nord du Yémen, par une frappe attribuée à la coalition militaire dirigée par les Saoudiens. Photo prise le 10 août 2018 au lendemain du raid qui a fait 51 morts dont 40 enfants selon le CICR

Elle en a reconnu certaines, mais accuse régulièrement les Houthis de se mêler aux civils ou de les utiliser comme boucliers humains.

En septembre 2015, une salle de mariage a été touchée. Il y a eu 131 morts et la coalition a démenti toute implication.

En octobre 2016, le bombardement d’une cérémonie funéraire à Sanaa a causé la mort de 140 personnes.

Lundi, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, dont le pays est un pilier de la coalition, a admis que des bavures pouvaient se produire. « Cette guerre a été et reste une sale guerre », a déclaré Anwar Gargash.

 

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/yemen-le-bilan-dun-raid-contre-un-bus-denfants-salourdit-51-morts-doc-18c93y2

https://www.tdg.ch/monde/Bombardements-meurtriers-sur-un-hopital/story/12316239

 

 

Civilians say ‘time to say no for war’ after dozens of Yemeni children die in school bus attack

By Stephen Snyder • Aug 11, 2018

 

At least 30 children were among the people killed Thursday when their bus was struck by a missile fired from a warplane in northern Yemen. While authorities vow to investigate, Yemenis are drawing their own conclusions.

The bus, parked at a busy market in Saada in northern Yemen, was filled with boys returning to school following a picnic outing. Yemeni social media lit up with reports of civilian deaths.

On Thursday, Saudi state media was announcing a successful strike in Saada on the Yemeni rebels known as the Houthis. Col. Turki al-Maliki, a spokesperson for the coalition of neighboring Arab countries trying to defeat the Houthis, said that the day’s attacks were retaliation for a Houthi missile fired Wednesday into Saudi Arabia.

Today’s attack in Saada was a legitimate military operation, » Maliki said Thursday, « and was carried out in accordance with international humanitarian law.”

An Emirati site quoted Maliki also saying that the coalition « targeted the Houthi militia members who were inside the bus and said that they were the planners and operators of the missiles launch pads. »

« [A spokesman for the armed forces] in Saudi Arabia and the coalition said that that bus used to hold lots of terrorists, » says Sanaa resident Ismael Mohammed. « And it was a target [for] missiles of the coalition. But sadly, » he says, « all the terrorists were just kids. »

This video, said to be taken just after the airstrike, was shared by Yemenis via WhatsApp on Thursday afternoon. In it, a Yemeni man is wailing and screaming as he looks into the back of a pickup truck. He reaches under a blue tarp, and from a tangle of human bodies he pulls up the limp arm of a child.

 

 

 

PRI could not authenticate the video, but footage showing the wreckage of the bus and the same people, wearing the same clothes, indicate that it was photographed on Thursday.

« I’m really still in shock, » said Faizah Al-Sulimani, a Yemeni activist who saw the video told us via WhatsApp. « I couldn’t sleep the whole night. »

She says watching the video shook her up badly.

« I cannot explain my feeling when I saw all these dead bodies of children on the truck, » Al-Sulimani says, « and some parents just saw their children, dead. »

Connecticut Sen. Chris Murphy, a member of the Senate Foreign Relations Committee and a harsh critic of Saudi conduct in Yemen, saw the attack as an opportunity to highlight the American role in the Yemen war.

 

Murphy is one of a growing number of US legislators concerned that the United States may be culpable for war crimes committed by its customers and allies in the coalition.

The Saudi Embassy in Washington said Friday that the coalition is launching its own investigation. A Saudi official wrote, « the coalition has referred this immediately to the Joint Incident Assessment Team (JIAT) for investigation, and to conduct their assessment of the procedures and conditions of said operation, announce the results expeditiously. »

This will not be the first such internal investigation by the coalition. Last year it examined 15 separate reports of civilian casualties, clearing itself of wrongdoing in all but three. In July, Saudi King Salman indemnified Saudi pilots from punishment for possible war crimes in the Yemen war.

The UN Security Council, also on Friday, called for a « credible and transparent » investigation after receiving a closed-door briefing on the strike by a senior UN official. It did not, however, authorize its own independent investigation. The UK, the US and France — all UNSC members — are among the weapons makers who supply the Saudi-led coalition with the bombs that have been used in the Yemen operation since its beginning in 2015.

Even before the Saudi investigation begins, Yemenis have begun to post pictures of evidence they say comes from the scene of the attack.

This tweet, from respected Yemeni journalist Nasser Arrabyee, shows part of a 500-pound MK-82 bomb. It is manufactured in the United States and sold in large numbers to both Saudi Arabia and the United Arab Emirates.

https://pbs.twimg.com/media/DkThcgnXcAE5wXI.jpg

 

https://pbs.twimg.com/media/DkThcgUW0AAbwG1.jpg

 

 

 

 

For nearly four years, Yemenis have been subject to harsh rule by the Houthi rebels and to unrelenting air strikes by the Saudi-led coalition.

A new effort by the United Nations aims to bring all parties in the Yemen war into dialogue.

That cannot come soon enough for Mohammed.

« It is really a stream of blood happening every day, » he says. « Time to say no for war. »

 

http://www.keranews.org/post/civilians-say-time-say-no-war-after-dozens-yemeni-children-die-school-bus-attack

 

 

 

A Hodeida, d’autres frappes criminelles,

mais la Résistance tient bon,

deux mois après l’assaut !

 

 

Le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué vendredi 3 Août qu’une série d’attaques perpétrées à Hodeida, ville yéménite située sur la mer Rouge, ont tué 55 civils et fait 170 blessés.

Des attaques survenues jeudi 2 août sur la ville yéménite de Hodeida, sur la mer Rouge, ont tué au moins 55 civils et fait 170 blessés, a indiqué vendredi 3 août le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Dans un communiqué du chef de sa délégation au Yémen, Johannes Bruwer, l’organisation a condamné cette attaque, évoquant « des explosions au sol dont les circonstances demeurent inconnues », et déplorant « le manque de respect pour la vie des civils ».

Selon ce communiqué, « 55 civils ont été tués et 170 autres blessés lorsqu’une série d’explosions ont frappé des secteurs densément peuplés de la ville côtière, dont un marché aux poissons et des zones entourant l’hôpital Al-Thawra », un établissement soutenu par le CICR. La ville stratégique de Hodeida est contrôlée par les rebelles Houthis.

« Choquée »

Des médecins et des témoins avaient affirmé qu’au moins 20 personnes avaient été tuées et des dizaines blessées jeudi par un raid aérien sur l’entrée de l’hôpital al-Thawra et un bombardement du marché aux poissons à Hodeida.

La télévision des rebelles Houthis, Al-Massirah, avait donné auparavant un bilan de 55 morts et 124 blessés, faisant état de « deux raids aériens » contre l’hôpital Al-Thawra et le marché aux poissons.

Les médias des Houthis ont accusé la coalition dirigée par Riyad, qui intervient au Yémen depuis 2015 en soutien aux forces gouvernementales, d’être derrière ces attaques. Mais cette dernière a nié catégoriquement.

La coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le Yémen, Lise Grande, s’est dit vendredi « choquée » par ces attaques ayant visé « le plus grand hôpital du Yémen ».

Avec AFP

Première publication : 04/08/2018

http://www.france24.com/fr/20180804-yemen-bombardements-meurtriers-port-hodeida-morts-attaque-cicr-houthis

 

 

 

Yémen, crime US reconnu…

Yémen, crime français « caché »… !

 

 

 

https://img.lemde.fr/2018/04/11/0/0/3500/2334/534/0/60/0/8ce4538_9097-b6zmi3.1xik.jpg

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/25/yemen-resistance-a-hodeida-le-crime-francais-ne-paiera-pas/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/24/resistance-populaire-au-yemen-hodeida-tient-bon/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/15/yemen-guerre-a-hodeida-nouvelle-crise-humanitaire-la-france-a-nouveau-complice/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2018/05/22/yemen-la-resistance-anti-imperialiste-continue/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/23/guerre-du-yemen-chut-on-dont-la-france-tue/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/26/limperialisme-francais-assassine-des-enfants-au-yemen/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/17/la-france-fournisseuse-officielle-du-carnage-yemenite/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2015/11/01/solidarite-avec-le-yemen-aussi/

 

 

 

Guerre au Yémen = Crime impérialiste !

 

 

Solidarité avec la Résistance Yéménite !

 

 

 

Hodeida tiens bon !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En mer comme sur terre le crime sioniste est permanent !!

 

 

Les forces israéliennes approchent un des bateaux de la flottille en route vers Gaza, le 31 mai 2010.

Ici, une précédente agression sioniste contre un bateau humanitaire pour Gaza, le 31 Mai 2010

 

En mer comme sur terre

le crime sioniste

est permanent !!

Gaza:

le capitaine d’un bateau norvégien

accuse Israël

02/08/2018 19:16:34 Mis à jour le 02/08/2018 19:17:25

Le capitaine norvégien d’un bateau d’activistes pro-Gaza, intercepté dimanche par Israël, a accusé l’État hébreu d’avoir violé le droit en arraisonnant le navire dans les eaux internationales et en molestant l’équipage, des accusations rejetées par les Israéliens.

Le gouvernement norvégien dit pour sa part avoir demandé des explications à Israël sur les circonstances de cet arraisonnement et « les allégations de recours à une force excessive ».

« Nous avons été arraisonnés dans les eaux internationales et nous étions plus près de l’Égypte que d’Israël », a affirmé le capitaine du bateau Herman Reksten dans la nuit de mercredi à jeudi à son retour en Norvège, après avoir été détenu trois jours dans une prison israélienne.

« Israël a violé toutes les règles. C’est terrifiant qu’ils arraisonnent un navire norvégien dans les eaux internationales et lui imposent de s’amarrer en Israël », a-t-il dit, cité par la radiotélévision norvégienne NRK.

L’armée israélienne avait annoncé dimanche l’arraisonnement d’un bateau au large de la bande de Gaza avec à son bord des activistes dénonçant le blocus installé par l’État hébreu comme une mesure sécuritaire à cette enclave palestinienne depuis plus d’une décennie.

Bateau battant pavillon norvégien, le Kårstein comptait 22 personnes à bord. Toutes ont été relâchées depuis et ont été expulsées d’Israël ou sont en voie de l’être, selon l’organisation Ship to Gaza Norway. Seul le sort d’un Canadien souffrant de problèmes de santé n’était pas totalement éclairci jeudi.

Herman Reksten a aussi accusé les soldats israéliens d’avoir fait usage d’armes à impulsion électrique contre les activistes. 

L’ambassade d’Israël à Oslo a rejeté les accusations.

« C’est en fait tout l’inverse: ceux qui ont agi à l’encontre du droit international, c’étaient ces activistes qui essayaient de violer un blocus naval légal et internationalement reconnu contre la bande de Gaza qui est régie par une organisation terroriste islamique, le Hamas », a réagi un diplomate de l’ambassade, Dan Poraz.

« Il n’y a absolument pas eu d’usage excessif de violence. Il y a eu un recours minimal et raisonnable à la force parce que l’équipage (…) a renâclé à coopérer et à suivre les ordres de la marine » israélienne, a-t-il ajouté.

a Norvège, de son côté, a contacté Israël pour faire la lumière sur cet épisode, mais n’a pas reçu de réponse à ce stade.

« Nous avons demandé aux autorités israéliennes de clarifier le cours des événements et sur quel fondement elles se pensent habilitées à s’en prendre au bateau », a indiqué le porte-parole de la diplomatie norvégienne, Frode Andersen, dans un courriel.

« Nous évoquerons aussi les allégations de recours à une force excessive », a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois qu’une flottille tente de briser le blocus mis en place par Israël dans la bande de Gaza. Entre 2008 et 2016, les militants internationaux ont envoyé 31 navires vers l’enclave palestinienne pour défier les sanctions mises en place par l’Etat hébreu à l’encontre des responsables gazaouïs.

À terre, Israël a de nouveau bloqué jeudi l’approvisionnement en carburant de la bande de Gaza en réponse aux cerfs-volants incendiaires lancés depuis le territoire.

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/180835-180802-gaza-le-capitaine-d-un-bateau-d-activistes-accuse-israel

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Flottille/Gaza:

la Norvège

exhorte Israël à s’expliquer

01/08/2018 08:58:04 Mis à jour le 01/08/2018 09:34:08

La Norvège a exhorté mardi Israël à lui procurer des raisons juridiques après l’interception dimanche d’un bateau de la « Flottille de la liberté » à destination de Gaza, a annoncé le ministère norvégien des Affaires étrangères.

Le ministère norvégien a indiqué dans un communiqué que ses diplomates en Israël avaient fourni une assistance consulaire à cinq Norvégiens qui faisaient partie des 22 passagers et membres d’équipage à bord du navire « Awda » (« Retour », en arabe) qui battait pavillon norvégien, arraisonné par la marine israélienne.

« Nous avons demandé aux autorités israéliennes de clarifier les circonstances concernant l’interception du navire et de fournir les bases juridiques de l’intervention », a déclaré le porte-parole du ministère norvégien.

« Il s’agit du premier navire norvégien envoyé à destination de Gaza pour aider les Palestiniens. C’est un bateau pacifique, en aucun cas il ne menace la sécurité d’Israël », a estimé le chef  de ‘Ship to Gaza Norway’ qui a organisé l’expédition, Torstein Dahle.

La marine israélienne a arraisonné dimanche un bateau en provenance de Suède et de Norvège au large de la bande de Gaza avec à son bord des militants anti-blocus. Selon l’équipage, le bateau transportait des médicaments et du matériel médical pour la population de Gaza.

L’armée israélienne a cependant affirmé dans un communiqué, que ce navire venait « violer le blocus légal imposé à la bande de Gaza ». En accord avec la loi internationale, la flottille a été stoppée pour être acheminée vers le port d’Ashdod dans le sud d’Israël.

Environ 40 militants originaires de 15 pays, dont deux Français, participaient à cette opération, selon l’un des organisateurs, Pierre Stambul, co-président de l’Union juive pour la paix.

Israël, ainsi que l’Egypte, ont mis en place un blocus à l’encontre de la bande de Gaza depuis que le mouvement terroriste du Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

Ce n’est pas la première fois qu’une flottille tente de briser le blocus mis en place par Israël dans la bande de Gaza. Entre 2008 et 2016, les militants internationaux ont envoyé 31 navires vers l’enclave palestinienne pour défier les sanctions mises en place par l’Etat hébreu à l’encontre des responsables gazaouïs.

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/180717-180801-bateau-intercepte-a-gaza-la-norvege-demande-des-explications-a-israel

https://oumma.com/wp-content/uploads/2017/02/capture_decran_2016-09-15_a_16.43.53-758x654.png

https://i2.wp.com/www.20min.ch/diashow/227900/big/227900-346dc7339f9cc4398a1e07a6f58a5e89.jpg

 

Une occasion de rappeler la pétition

toujours en cours…

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

 

 

Yémen, résistance à Hodeida: le crime français ne paiera pas!

Yémen, Hodeida :

 

La résistance populaire houthi pourrait aboutir

à une nouvelle négociation,sous l’égide de l’ONU,

alors que la France de Macron était déjà engagée

militairement pour prendre part à la curée… !

 

 

https://i2.wp.com/www.opex360.com/wp-content/uploads/kieffer-20180616.jpg

 

 

Revue de presse à voir sur:

 

Solydairinfo

 

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2018/06/18/yemen-irak-syrie-palestine-pour-limperialisme-a-chaque-jour-ne-suffit-pas-son-crime/

 

 

 

 

ADEN, 24 juin (Reuters) – Les miliciens chiites Houthis ont déployé des renforts dimanche dans la ville portuaire yéménite d’Hodeïda, où les troupes de la coalition arabe se rapprochent du centre, ce qui fait craindre aux Nations unies une catastrophe humanitaire.

La coalition arabe, dominée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, est passée le 12 juin à l’offensive contre cette ville des bords de la mer Rouge âprement défendue par le rebelles pro-iraniens.

« On constate un important déploiement de Houthis en armes dans la ville, où de nouveaux postes de contrôle ont été mis en place dans des quartiers où il y a des hommes des brigades Tehama », a dit un habitant, évoquant un groupe armé de la plaine côtière qui combat aux côtés de la coalition arabe.

De violents affrontements ont éclaté après minuit dans le secteur de l’université d’Hodeïda, à trois kilomètres à l’ouest du centre, sur la route du littoral reliant l’aéroport à la zone portuaire, a ajouté cet habitant, qui a requis l’anonymat.

A Riyad, un missile tiré par les Houthis a été intercepté par la défense antiaérienne, rapporte la chaîne de télévision saoudienne Al Ikhbariya. Selon Al Massirah, la chaîne des Houthis, il visait le ministère de la Défense.

Les troupes de la coalition arabe se sont emparées mercredi de l’aéroport d’Hodeïda et consolident leurs positions dans le secteur, alors que l’Onu poursuit ses efforts pour trouver un accord politique susceptible d’éviter un assaut contre le port lui-même, grand point d’entrée des secours destinés à la population yéménite.

L’Onu estime que des combats à grande échelle dans la ville pourraient menacer des dizaines de milliers de personnes.

Les Nations unies craignent qu’une escalade des combats n’exacerbe un peu plus la crise humanitaire dans le pays, où 22 millions d’habitants dépendent de l’aide extérieure et 8,4 millions de personnes seraient au bord de la famine.

Les Houthis ont laissé entendre qu’ils seraient prêts à confier la gestion du port d’Hodeïda à l’Onu, a-t-on dit à Reuters de sources proches du dossier. A Washington, un responsable américain a exhorté les Saoudiens et les Emiratis à accepter un tel arrangement. L’émissaire spécial de l’Onu, Martin Griffiths, s’est rendu voici quelques jours à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les Houthis, et à Djeddah, en Arabie saoudite, pour essayer de négocier une solution.

(Mohammed Ghobari; Eric Faye et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Yemen-Les-combats-se-rapprochent-du-centre-d-Hodeida–26817994/

 

 

 

Yémen, Irak, Syrie, Palestine, pour l’impérialisme, à chaque jour ne suffit pas son crime

 

 

 

 

 

Complicité criminelle active

et directe de la France macronienne

dans l’attaque sur Hodeida :

 

Les Forces spéciales françaises engagées dans l’assaut…:

 

un peu crédible « démenti officiel »!

 

 

 

 

https://i2.wp.com/www.opex360.com/wp-content/uploads/kieffer-20180616.jpg

 

« le ministère des Armées a confirmé qu’une telle opération était dans les tuyaux. « Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », a-t-il commencé par préciser.

Toutefois, le quotidien Le Figaro a affirmé que des membres des forces spéciales françaises étaient déjà présents au Yémen, aux côtés des troupes émiraties.

« Deux sources militaires contactées par Le Figaro révèlent également que des forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des Émiriens au Yémen », a en effet révélé le quotidien, dans son édition du 16 juin. »

http://www.opex360.com/2018/06/16/paris-envisagerait-operation-deminer-port-dhodeida-yemen/

 

 

« La France présente

aux côtés des Emiriens au Yémen,

selon Le Figaro

 

Reuters

16 juin 2018

PARIS (Reuters) – Des forces spéciales françaises sont bien présentes aux côtés des Emiriens au Yémen, où l’armée française envisage une action de déminage des accès au port d’Hodeïda, selon deux sources militaires qui se sont confiées au Figaro dans son édition de samedi.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/06/15/01003-20180615ARTFIG00316-yemen-la-france-prete-a-deminer-le-port-d-al-hodeida.php

 

Une source parlementaire avait récemment fait part de cette information à Reuters. Le ministère des Armées n’était pas disponible dans l’immédiat pour la commenter.

Les forces fidèles au président yéménite en exil ont lancé mercredi, avec le soutien de la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains des miliciens houthis. Elles semblaient samedi sur le point de s’emparer de l’aéroport.

« Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

« Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude », avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis. « Elle aurait pour but de faciliter l’acheminement, en sécurité, de l’aide humanitaire à la population de la ville. »

 

 

https://fr.news.yahoo.com/la-france-pr%C3%A9sente-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-des-emiriens-au-094401991.html?guccounter=1

 

(Caroline Pailliez, édité par Arthur Connan)

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« Les mercenaires fidèles au président yéménite destitué Abd Rabbo Mansour Hadi ont lance mercredi, avec le soutien de la soi-disant «coalition arabe» conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains du mouvement Ansarullah.

«Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre», avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

«Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude», avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis.  

Mercredi, une quinzaine d’organisations humanitaires, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ont écrit une lettre au président français pour l’exhorter à faire pression sur les Saoudiens et les Emiratis, membres de la «coalition arabe» impliquée dans l’offensive contre le Yémen, au sujet de la situation dramatique de la population de ce pays. Pour ces organisations, il est «inconcevable de maintenir» la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris et co-organisée avec l’Arabie saoudite, alors même que le royaume wahhabite et ses alliés mènent une attaque sur le port d’Hodeida.

La France et ses contradictions

Qualifiant d’un côté la situation au Yémen de «drame humain» et signant de l’autre main des contrats d’armement juteux avec l’Arabie saoudite, la France joue, pour nombre de commentateurs, un double jeu dans cette guerre aux conséquences humaines tragiques. Dans un rapport de mars 2018, Amnesty International avait mis en cause les livraisons d’armes françaises à l’Arabie saoudite, à l’origine, selon elle, de graves violations des droits de l’Homme dans le cadre de ce conflit. Selon un rapport parlementaire de 2017 sur les exportations d’armement de la France, le royaume wahhabite était entre 2007 et 2016 le second client des fabricants d’armes français.

Source : agences et rédaction

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27524&cid=322#.WyfK9yA6-M_

 

https://reseauinternational.net/les-forces-speciales-francaises-sont-aux-cotes-des-forces-emiratis-dans-loffensive-sur-le-port-dhodeida/

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https://gdb.voanews.com/21B7EFD4-D8AB-4B3D-BACE-DABB27FC435A_w1023_r1_s.jpg

 

 

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Et encore une attaque criminelle

d’origine « mystérieuse » ( mais assurément impérialiste)

contre les forces de la Résistance,

à la frontière irako-syrienne.

 

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World News

June 18, 2018 / 12:28 AM / Updated 3 hours ago

Syrian, Iraqi forces say U.S. bombs military border positions, U.S. Denies

 

Angus McDowall

5 Min Read

BEIRUT (Reuters) – Syrian state media said on Monday that U.S.-led coalition aircraft had bombed a Syrian army position near the Iraqi border, causing deaths and injuries, but the U.S. military denied it was responsible.

 

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273935713&r=LYNXMPEE5H1CS&w=1200

 

FILE PHOTO: Popular Mobilisation Forces (PMF) march during a military parade in Daquq, nearby Kirkuk, Iraq August 5, 2017. REUTERS/Ako Rasheed/File Photo

 

The attack took place in al-Harra, southeast of the town of Albu Kamal, state news agency SANA said, citing a military source. SANA said the attack caused an unspecified number of deaths and injuries.

A commander in the alliance fighting alongside Damascus told Reuters that drones that were “probably American” had bombed the positions of Iraqi factions between Albu Kamal and Tanf, as well as Syrian military positions.

The commander, who is not Syrian and spoke on condition of anonymity, said the strike had killed and injured some Iraqi fighters but he did not give any numbers.

Iraq’s Popular Mobilisation Forces, a grouping of mostly Iran-backed Shi’ite paramilitaries, said a U.S. air strike on the Iraqi border with Syria killed 22 of its members and wounded 12 others.

At 22:00 last night a U.S. plane hit a fixed headquarters of the Popular Mobilisation Forces’ 45th and 46th brigades defending the border strip with Syria using two guided missiles which led to the martyrdom of 22 fighters,” it said in a statement.

It demanded an explanation from the United States.

No member of the U.S.-led coalition carried out strikes near Albu Kamal,” Major Josh Jacques, a U.S. Central Command spokesman, told Reuters.

The U.S.-led coalition uses air power and special forces to back an alliance of Syrian Arab and Kurdish militia fighting Islamic State northeast of Albu Kamal. U.S. forces also are based around the Tanf crossing, southwest of the town in the Syrian desert near the borders of Iraq and Jordan.

President Bashar al-Assad’s army, with the help of Iran-backed militias including Hezbollah and Iraqi groups, drove Islamic State from Albu Kamal and its environs last year but the jihadists have since staged attacks there.

 

The Popular Mobilisation Forces have been officially included in Iraq’s governmental forces but many of them still maintain loyalties to their former leaders and political groups. They said the base that was hit was 700 meters into Syrian territory and the Syrian government was aware of their presence.

A U.S. official, speaking on the condition of anonymity, said the U.S. military was concerned that Popular Mobilisation Forces could retaliate against American forces in Iraq. The official said the Pentagon was going out of its way to publicly make clear that it was not involved in the strike in order to minimize the risk of retaliation.

The United States acknowledges that it has about 5,200 troops in Iraq that are part of a coalition fighting Islamic State militants.

OCCUPYING FORCES”

The Syrian Observatory for Human Rights, a war monitor, said unidentified planes had struck Lebanon’s Shi’ite Hezbollah and other allied foreign militias around Albu Kamal.

The UK-based Observatory said the strikes had killed 52 people. Reuters could not independently verify the Observatory’s report of casualties.

FILE PHOTO: A man sits near a poster of Syrian President Bashar al-Assad during the re-opening of the road between Homs and Hama in Talbisi, Syria June 6, 2018. REUTERS/Omar Sanadiki/File Photo

Asked about the reported air strikes, an Israeli military spokeswoman said: “We do not comment on foreign reports.”

Throughout Syria’s seven-year war, Israel has carried out scores of strikes within the neighboring country against what it describes as Hezbollah or Iranian targets.

Israel, alarmed about the clout of arch enemies Iran and Hezbollah, has pressed Russia, Assad’s other key ally, to make sure Tehran does not entrench its military sway in Syria.

Prime Minister Benjamin Netanyahu told his cabinet he had “repeated and clarified” his Syria policy in weekend phone calls with Russian President Vladimir Putin and U.S. Secretary of State Mike Pompeo.

First of all, Iran must clear out of all of Syria,” Netanyahu said on Sunday, according to a statement from his office. “Secondly, we will take action, and are already taking action, against the attempted military entrenchment of Iran and its proxies, both close to the border and deep within Syria.”

 

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273880001&r=LYNXMPEE5H0X8&w=1200

 

In an interview last week, Assad called Hezbollah “a basic element” in the war and said “the need for these military forces will continue for a long time”.

He said the United States was an occupying power in Syria and that his state supported “any act of resistance, whether against terrorists or against occupying forces, regardless of their nationality.”

 

https://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-usa/syrian-iraqi-forces-say-u-s-bombs-military-border-positions-u-s-denies-idUSKBN1JD11G

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Reporting By Laila Bassam, Angus McDowall, Ellen Francis and Lisa Barrington in Beirut; Additional reporting by Idrees Ali in Washington, Dan Williams in Jerusalem, Ulf Laessing and Ahmed Aboulenein in Baghdad; Editing by William Maclean and Bill Trott

Our Standards:The Thomson Reuters Trust Principles.

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VERSION FRANÇAISE AFP :

 

Syrie: une force irakienne

accuse Washington

d’avoir tué 22 de ses membres

Une force paramilitaire irakienne engagée dans la bataille contre le groupe État islamique (EI) a accusé lundi Washington d’avoir tué plusieurs de ses membres lors de frappes nocturnes dans l’est de la Syrie.

La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a démenti être l’auteur de ces frappes qui ont visé dans la nuit de dimanche à lundi la ville d’al-Hari, située près de la frontière irakienne.

« Cinquante-deux combattants, dont 30 Irakiens et 16 Syriens, y compris des soldats et des membres de milices loyalistes ont été tués », a indiqué à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

De leur côté, les unités du Hachd al-Chaabi, supplétif crucial de l’armée irakienne dans la lutte contre l’EI, ont accusé les forces américaines d’avoir tué 22 de leurs combattants et blessé 12 autres dans ces raids frontaliers.

Le groupe a rappelé avoir été déployé par les autorités irakiennes le long de la frontière poreuse avec la Syrie depuis l’annonce de la victoire sur l’EI proclamée en décembre par Bagdad.

Des combattants irakiens, dont certains sont membres de Hachd al-Chaabi, luttent depuis des années au côté du régime syrien et ont joué un rôle primordial dans la lutte anti-EI dans la province de Deir Ezzor (est de la Syrie).

Au lendemain de ces frappes, un correspondant de l’AFP à Nassiriya, dans le sud de l’Irak, a rapporté que les corps de trois combattants irakiens tués dans l’est syrien avaient été rapatriés pour être inhumés. Ils combattaient au sein de la milice « Kataëb Hezbollah », une force irakienne faisant partie du Hachd al-Chaabi et liée au puissant mouvement du Hezbollah libanais.

Une source militaire à Deir Ezzor a pour sa part indiqué à l’AFP que des avions de combat avaient « mené des frappes aériennes sur des positions conjointes irako-syriennes à al-Hari ».

– Démentis –

Les médias d’Etat syriens ont eux aussi attribué ces frappes à la coalition anti-EI. Citant une source militaire, l’agence officielle Sana a affirmé que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées par des appareils de la coalition, sans fournir de bilan précis.

La coalition a toutefois catégoriquement démenti.

« Il n’y a pas eu de frappes de la part des forces américaines ou de la coalition dans cette zone », a réagi auprès de l’AFP son bureau de presse, en précisant en revanche « être au courant de frappes (…) ayant tué et blessé des combattants de Kataëb Hezbollah ».

« Cette frappe n’a pas été menée par les Etats-Unis ou la coalition », a renchéri à Washington un porte-parole du Pentagone, Eric Pahon.

Al-Hari est située dans la province de Deir Ezzor, riche en pétrole, où les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, et les forces gouvernementales syriennes, appuyées par la Russie, mènent des offensives distinctes contre l’EI.

Le groupe ultra-radical a perdu l’essentiel du territoire qu’il contrôlait en Syrie et en Irak. Mais il reste présent dans des zones désertiques transfrontalières, notamment Deir Ezzor.

Les forces gouvernementales contrôlent les terres à l’ouest du fleuve Euphrate, qui traverse la province, tandis que les FDS se battent pour expulser l’EI d’une série de villages situés sur la rive est, près de la frontière irakienne.

Une ligne de « déconfliction » longeant le fleuve est en place depuis 2017 afin d’empêcher tout affrontement entre pro-régime et FDS.

– « Couloir vital » –

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l’EI, a néanmoins frappé des forces du régime ces dernières années.

Le 24 mai, 12 combattants pro-régime ont péri dans un raid aérien contre des positions de l’armée syrienne au sud de Boukamal, ville reprise à l’EI par le régime en novembre dernier et située à quelques kilomètres de la frontière.

L’OSDH et des médias d’Etat syriens avait attribué cette frappe à la coalition, mais le Pentagone avait nié.

Le 7 février, la coalition a reconnu avoir tué au moins 100 combattants pro-régime –dont cinq Russes selon Moscou– dans la province de Deir Ezzor, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.

Les frappes contre al-Hari interviennent au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village situé dans le nord de la province de Hassaké.

Dachicha représentait un « fief important » de l’EI dans cette province et se trouvait sur un « couloir vital » reliant autrefois les territoires des jihadistes en Syrie et en Irak, selon le directeur de l’OSDH.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/syrie-une-force-irakienne-accuse-washington-davoir-tue-22-de-ses-membres-doc-1655op3

 

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/511b9c1ecb52cee66c160badcc46eb61ae3dc675.jpg

 

 

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Gaza :

nouvelle attaque sioniste

contre la résistance

 

Croix-Rouge à Gaza :

 

nouveau bilan global du crime sioniste

 

 

L’aviation israélienne a mené ce 18 juin neuf attaques contre la bande de Gaza. Tsahal a fait savoir sur son compte Twitter que cette opération était une réponse à l’envoi ce 15 juin de cerfs-volants et de ballons incendiaires vers le territoire israélien. Selon elle, ces attaques ont visé deux complexes militaires du Hamas et un site de production d’armes. Un Palestinien aurait été tué près de la frontière entre Gaza et l’Etat hébreux a précisé une source ministérielle à l’AFP.

 

Le 15 juin, la résistance palestinienne a envoyé plusieurs engins incendiaires en direction d’Israël. De fabrication artisanale, ces projectiles prenaient la forme de poches de liquide inflammable ou d’explosifs attachés à des préservatifs gonflés à l’hélium. Ces ballons étaient parfois accompagnés de messages d’amour, de revendications ou de photographies de victimes touchées par des balles israéliennes durant les multiples affrontements qui ont eu lieu dans le cadre de la Grande marche du retour. L’armée Israélienne avait prévenu qu’elle «considérait l’utilisation de ballons et de cerfs-volants incendiaires avec une grande sévérité et fera tout pour empêcher leur utilisation».

Des drones utilisés pour intercepter ballons et cerfs-volants incendiaires

Elle avait d’ailleurs commencé à répliquer dès le 15 juin avec des frappes sur un poste d’observation de la résistance palestinienne, sans préciser de bilan. Selon l’AFP, l’armée israélienne a blessé le 16 juin deux Palestiniens qui lançaient des ballons incendiaires. Une porte-parole militaire avait précisé qu’un «appareil aérien» avait été tiré près d’un groupe de Palestiniens qui lançaient lesdits ballons. Le 9 juin, l’aviation avait pour la première fois tiré à proximité de Palestiniens accusés de préparer des ballons auxquels étaient attachés des engins explosifs.

L’armée israélienne a par ailleurs utilisé des drones pour intercepter ces ballons et cerfs-volants incendiaires. Selon le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, 400 cerfs-volants ont été détruits sur les quelque 600 lancés depuis le début de ce mouvement de protestation. Selon le service des pompiers israéliens, plus de 300 incendies ont dévasté plusieurs milliers d’hectares de champs et broussailles, depuis la fin mars.

 

L'armée israélienne frappe le Hamas en représailles aux projectiles tirés depuis Gaza

© SAID KHATIB / MAHMUD HAMS / AFP Source: AFP
Gauche : Un activiste palestinien lance un ballon chargé de matériaux inflammables, à la frontière entre Israël et Gaza, à Rafah, le 17 juin 2018.
Droite : raids aériens israéliens le 18 juin 2018 sur des cibles du Hamas à Gaza.

 

Après les pierres, les cerfs-volants et les ballons incendiaires sont devenus les symboles du mouvement palestinien de protestation lancé le 30 mars à Gaza pour la Grande marche du retour, en mémoire des Palestiniens chassés ou ayant fui leurs terres à la création de l’Etat d’Israël en 1948. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 13 juin à une forte majorité une résolution condamnant Israël pour les violences meurtrières à Gaza et rejeté un texte présenté par les Etats-Unis condamnant le Hamas pour ces mêmes violences.

Plus de 130 palestiniens dont des femmes, des enfantsdes journalistes, ou encore du personnel médical ont été tués par l’armée israélienne lors de manifestations le long de la frontière avec la bande Gaza.

 

 

 

Gaza: plus de 13.000 blessés

 

par des tirs israéliens,

 

selon la Croix-Rouge

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/39a3aec0532dcb11f6aa6fa43cf969688201f856.jpg

AFP / Mohammed ABED – Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018

Le recours à des balles réelles par Israël contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza a fait au moins 13.000 blessés depuis mars et représente pour les services médicaux un défi sans précédent, a affirmé lundi un responsable de la Croix-Rouge.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé lors d’une rencontre avec des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/gaza-plus-de-13000-blesses-par-des-tirs-israeliens-selon-la-croix-rouge-doc-1668er2

 

 

 

Yémen, guerre à Hodeida, nouvelle crise humanitaire : la France à nouveau complice!

Yémen :

assaut de la coalition impérialiste

contre le port d’Hodeida,

porte d’entrée

de l’aide vers les populations civiles

déjà victimes de la pire crise humanitaire au monde

 

 

REUTERS/Stringer

Les forces progouvernementales yéménites annoncent avoir lancé l’assaut sur le port stratégique de Hodeida (ouest), tenu par les rebelles houthis. Cette offensive est appuyée par la coalition arabe en guerre au Yémen depuis plus de trois ans. Des ONG demandent à la France d’annuler une conférence sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris, car elle est coorganisée par l’Arabie saoudite, partie prenante au conflit.

Sur les rives de la mer Rouge, Hodeida compte 600 000 habitants. C’est par ce port que transite une bonne partie des importations mais aussi l’aide destinée à la population du Yémen, pays pauvre plongé dans une terrible crise humanitaire depuis le début de l’intervention de la coalition arabe en 2015.

On mesure donc le risque que représente une offensive armée sur Hodeida. Opération militairement incertaine pour les forces loyalistes du Yémen, appuyées par la coalition arabe en guerre contre la rebellion chiite des Houthis mais aussi une opération potentiellement catastrophique pour la population locale et pour les Yéménites dépendants de l’aide internationale déjà insuffisante.

Sonnette d’alarme

Ces derniers jours, plusieurs ONG ont tiré la sonnette d’alarme, demandant notamment au président français Emmanuel Macron de faire pression sur les Saoudiens et les Emiriens, les principaux belligérants de la coalition. Ces ONG jugent « inconcevable » de maintenir la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris.

La France et l’Arabie saoudite sont coorganisatrices d’une conférence humanitaire sur le Yémen. L’annonce avait été faite lors de la visite il y a 2 mois du prince héritier Mohamed Ben Salman à Paris. Or l’Arabie saoudite bombarde depuis plus de trois ans le Yémen, en soutien aux forces loyalistes, contre les rebelles houthis. Et les civils en font les frais. C’est pourquoi 14 ONG, dont Care, demandent l’annulation de cette conférence humanitaire sur le Yémen.

« Il est absolument inconcevable de maintenir une telle conférence quand le coorganisateur est en train de mener une attaque contre des populations civiles en ce moment même au Yémen. Pour nous, la France ne peut pas être un pompier pyromane en fournissant des armes aux parties au conflit et en organisant une conférence humanitaire en appui aux populations. Pour nous il y a une véritable incohérence, donc on appelle le président Macron a condamner l’attaque sur Hodeida et à annuler cette conférence », affirme Fanny Petitbon, responsable du plaidoyer chez Care France.

Le ministère français des Affaires étrangères a réagi par un simple communiqué. Il indique que « seule une solution politique négociée, y compris à Hodeida, permettra de mettre fin de manière durable à la guerre au Yémen ».

Mardi, le président français a eu un entretien téléphonique avec le prince héritier d’Abou Dabi, Mohammed ben Zayed, pour l’appeler « à la retenue et à la protection des populations civiles ».

Un nouveau désastre humanitaire

Depuis trois jours, l’ONU était lancée dans d’intenses négociations pour tenter de préserver ce port stratégique où transite 70% de l’aide humanitaire dans un pays où plus 22 millions de personnes ont besoin d’une assistance vitale. Le représentant adjoint de la Suède à l’ONU, Carl Skau, apelle à un arrêt des opérations militaires par la coalition pour éviter une catastrophe humanitaire.

« Ce type d’escalade aura des conséquences sérieuses sur une situation humanitaire déjà dramatique mais cela va aussi ralentir les possibilités de ramener à la table des négociations les différentes parties. Donc nous appelons vraiment la coalition à mettre un terme à son offensive militaire et à relancer les négociations pour aboutir à un plan de paix. Le Conseil de sécurité doit soutenir les appels du Secrétaire général et de l’envoyé spécial pour se réengager dans des discussions et aboutir à une désescalade et à la retenue. Et maintenant nous consultons les autres membres du Conseil de sécurité pour voir quelles peuvent être les prochaines étapes. »

Selon le chercheur au CNRS Franck Mermier cette offensive sur Hodeida pourrait représenter un nouveau désastre humanitaire pour une population déjà plongée dans une intense détresse.

Cette offensive pourrait prendre du temps donc évidemment augmenter les tourments de la population yéménite, notamment de celle qui habite Hodeida, mais aussi pourrait étendre finalement le blocus exercé par l’Arabie saoudite et la coalition arabe contre les territoires sous contrôle houdhiste, donc entraver la distribution d’aide à ces territoires sous contrôle rebelle…

Franck Mermier, chercheur au CNRS 13/06/2018 – par Oriane Verdier

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180613-yemen-mer-rouge-hodeida-attaque-coalition-rebelles-houthis

 

 

https://i1.wp.com/md1.libe.com/photo/1130900-une-colonne-de-vehicules-blindes-de-forces-progouvernementales-yemenites-arrive-dans-la-localite-d-a.jpg

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/47a57a0a49d8d361a863d7767828c07a288dba30.jpg

Les forces progouvernementales au Yémen ont engagé des combats vendredi pour prendre l’aéroport de Hodeida (ouest), au troisième jour d’une offensive meurtrière visant à chasser les rebelles de cette ville portuaire, principal sas d’entrée de l’aide humanitaire dans le pays en guerre.

Pour empêcher les forces loyalistes d’acheminer des renforts vers Hodeida par la route côtière au sud de la ville, les rebelles ont lancé une attaque sur cet axe depuis l’intérieur des terres, tuant 12 soldats, selon des sources militaires et médicales.

La route a été coupée à ce niveau, selon une de ces sources.

Le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, avait appelé ses combattants à faire face à l’offensive contre Hodeida, lancée mercredi par les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par la coalition militaire sous commandement saoudien.

Des combats ont eu lieu dans l’après-midi à 2 km au sud de l’aéroport, fermé et situé à la limite sud de la ville, a indiqué un correspondant de l’AFP dans la localité d’Al-Douraïhimi, au sud de Hodeida, ville tenue par les rebelles depuis 2014.

Plus tôt, une source militaire avait indiqué que les forces progouvernementales se préparaient à prendre d’assaut l’aéroport avec l’appui aérien de la coalition.

Depuis le début de l’offensive mercredi, 118 rebelles et 21 membres des forces loyalistes ont été tués dans les combats, selon des sources médicales.

Cette opération militaire fait craindre une interruption de l’aide humanitaire, essentielle pour un pays frappé par « la pire crise humanitaire du monde » selon l’ONU.

« La bataille de Hodeida pourrait avoir un impact dévastateur sur les civils, à la fois dans la ville et ailleurs au Yémen », a mis en garde Sarah Leah Whitson, directrice du Moyen-Orient à l’ONG Human Rights Watch.

– « Bourbier » –

Grand port sur la mer Rouge, Hodeida est le point d’entrée en territoire yéménite d’une large part des importations et de l’aide humanitaire, et constitue par conséquent un enjeu stratégique.

Face aux craintes internationales d’une suspension de l’aide, le chef de la diplomatie yéménite Khaled al-Yemani s’est voulu rassurant en disant que l’objectif des loyalistes n’était pas le port dans l’immédiat.

« Nous n’avons pas l’intention de détruire l’infrastructure » portuaire, a-t-il ajouté.

Le directeur du port Daoud Fadhel a indiqué jeudi à l’AFP que le port restait ouvert malgré l’assaut.

https://i1.wp.com/www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/images/65737a0ba5c2a3c55a7ecfe00e9a9caf6962b3d4_field_image_principale.jpg

‘Arabie saoudite sunnite, grand rival de l’Iran chiite dans la région, accuse les rebelles yéménites de recevoir une aide militaire iranienne via le port de Hodeida. L’Iran reconnaît soutenir les Houthis mais dément leur fournir des armes.

Les rebelles, qui opposent une forte résistance, ont été appelés par leur chef à faire face aux « forces de la tyrannie ».

« Il faut dépêcher des renforts pour la bataille », a lancé Abdel Malek al-Houthi qui s’exprimait pour la première fois depuis le début de l’offensive. Il faut « transformer la côte ouest en bourbier pour les envahisseurs ».

Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a affirmé que les habitants de Hodeida restaient confinés chez eux. Quelque 600.000 personnes habitent dans la ville et ses environs.

Des milliers d’entre elles pourraient fuir les violences dans les jours à venir, a estimé vendredi sur Twitter le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ajoutant que la ville « se préparait au pire ».

Des résidents avaient indiqué à l’AFP que les Houthis avaient renforcé leurs défenses dans la cité, creusant des tranchées et déployant des snipers sur les toits.

– Hadi à Aden –

La coalition dirigée par Ryad intervient au Yémen depuis mars 2015 pour aider le pouvoir de M. Hadi à stopper la progression des rebelles qui occupent de vastes régions dont la capitale Sanaa.

M. Hadi, qui vit en exil à Ryad, est arrivé jeudi à Aden (sud), décrétée capitale provisoire du pays, pour « superviser » les opérations militaires à Hodeida, selon l’agence officielle Saba.

Dans cette guerre qui a fait près de 10.000 morts en plus de trois ans, la bataille de Hodeida est la plus importante depuis une offensive de 2015 qui avait permis aux forces progouvernementales de reprendre aux rebelles plusieurs régions du sud, dont Aden.

Lors d’une réunion jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a répété son « appel à laisser ouverts les ports de Hodeida et de Salif », au nord de Hodeida, pour assurer la continuité de l’approvisionnement dans ce pays pauvre, où une partie de la population est au bord de la famine.

Les 15 membres de l’instance sont « unis dans leur profonde inquiétude sur les risques concernant la situation humanitaire » à Hodeida, a déclaré à l »issue de la réunion l’ambassadeur russe Vassily Nebenzia.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/yemen-rebelles-et-loyalistes-saffrontent-aux-portes-de-laeroport-de-hodeida-doc-15z3226

 

 

Yémen: les résistants Houthis

 

se mobilisent pour la bataille

 

de l’aéroport d’Hodeida

 

 

Au Yémen, la bataille d’Hodeida se poursuit. Les forces loyalistes appuyées par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, se préparent à donner l’assaut contre l’aéroport de cette ville contrôlée par la rébellion houthie. Le chef des rebelles lancent quant à lui un appel à la mobilisation.

Abd el Malik al-Houthi, le chef des rebelles, mobilise ses troupes et les encourage à maintenir les positions coûte que coûte. Sur sa chaîne de télévision, il intime cet ordre : « il faut faire face à l’assaut et affronter les forces de la tyrannie ». Pour y parvenir, c’est la mobilisation générale. Le chef des rebelles chiites réclame des renforts pour cette bataille de la côte. Hodeida est en effet située sur les rives de la mer Rouge.

Les Houthis n’ont pas la même force de frappe militaire que le camp d’en face. Les forces loyalistes sont appuyées par les aviations saoudienne et émirienne. Mais malgré cette infériorité militaire, les 48 premières heures de combats ont été meurtrières. Les Houthis disposent de tireurs embusqués qui sont parvenus à ralentir l’avancée des troupes gouvernementales et de leurs alliés. 

Au milieu de ce chaos, les civils de Hodeida sont contraints au confinement.
Cette opération militaire fait également peser un risque sur l’ensemble de la population yéménite. C’est par le port de Hodeida qu’arrive une grande partie de
l’aide humanitaire au Yémen. Le chef de la diplomatie yéménite rassure : les combats se tiendront loin du port qui pourra continuer de fonctionner normalement. 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180615-yemen-houthis-assaut-aeroport-hodeida-humanitaire

 

 

Où la France de Macron-Tartuffe

 

entre « officiellement »

 

sur la scène macabre du Yémen,

 

qu’elle a déjà lourdement ensanglanté

 

par ses livraisons d’armes…

 

« Des démineurs français à Hodeïda ? C’est bien possible selon deux sources. La première est officieuse : il s’agit d’un responsable des Émirats Arabes Unis s’exprimant sous couvert d’anonymat. Selon lui, Paris a accepté d’apporter une assistance en matière de déminage dans le cadre de l’opération militaire lancée par la coalition sunnite pour reprendre la ville de Hodeïda dont le port aurait été miné. Dès 2017, HRW accusait les Houthis de pratiquer le minage à grande échelle.

[NDLR: Actuellement, ce port fonctionne parfaitement et les autorités portuaires affirment le maintenir en activité, malgré la guerre et l’assaut en cours, comme on l’a vu dans les différents reportages. Au sujet de ces accusations, on est donc évidemment en droit de s’interroger sur les prétendues motivations humanitaires de cet hypothétique déminage!! Il parait plutôt clair que c’est un prétexte offert à la France par la coalition pour participer au dépeçage du Yémen, en cas de victoire, alors qu’elle a été une des plus grande pourvoyeuse d’armes vers ce conflit, à destination, précisément, de la coalition Arabie-Émirats, soutenue par les USA.]

Or ce port est vital tant pour l’arrivée de l’aide humanitaire que pour le déploiement des forces anti-houthis [officiellement,comme on l’a vu également, la coalition a le front de prétendre que le port n’est pas l’objectif…!] qui ont lancé cette semaine l’opération Golden Victory pour reprendre l’aéroport et la ville.

La seconde source est officielle. Interrogé par Ouest-France ce vendredi matin, le ministère des Armées précise « qu’il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre ».

Mais le ministère ajoute qu’une « action de déminage des accès au port d’Hodeida après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude. Elle aurait pour but de faciliter l’acheminement, en sécurité, de l’aide humanitaire à la population de la ville ».

Des démineurs français de la Marine et de l’armée de terre pourraient donc être engagés au Yémen comme ils l’avaient été en Libye après la chute du régime.

Par ailleurs, « la France a toujours souligné que la ville portuaire de Hodeïda est un des accès clefs du Yémen pour acheminer les biens commerciaux et humanitaires aux populations civiles. L’actualité sur le terrain nous convainc de la nécessité que la communauté internationale prête une attention toute particulière à la question de l’accès humanitaire. C’est le sens de la conférence humanitaire que la France a proposé d’organiser le 27 juin ». 

Ces annonces françaises ne sont pas du goût de certaines ONG. Ainsi, Tony Fortin, chargé d’études à l’Observatoire des armements, estime qu’en « affirmant qu’elle prépare une opération de déminage à Hodeidah après l’arrêt des combats, la France confirme qu’elle s’est résignée à l’offensive de la coalition, malgré les avertissements de l’ONU sur les conséquences catastrophiques pour les populations civiles. Cela signifie que malgré l’étendue des crimes commis par la Coalition, la coopération militaire entretenue avec Abu Dhabi se poursuit. La schizophrénie de la France est totale, alors qu’elle se pose aussi comme médiateur de ce même conflit, à travers l’organisation d’une conférence humanitaire le 27 juin. Un débat sur l’implication de la France dans ce conflit doit avoir lieu dans les plus brefs délais au Parlement. »

https://www.ouest-france.fr/monde/proche-orient/yemen-la-france-envisage-d-aider-au-deminage-du-port-de-hodeida-5825745

 

 

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