Front Uni anti-impérialiste

« Pax Americana » à Cuba… ? L’Oncle Sam « ne lâche rien » !!

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« Pax Americana » à Cuba… ?

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L’Oncle Sam « ne lâche rien » !!

Le journal El Heraldo Cubano. En Busca de la Verdad (Le héraut cubain. À la recherche de la vérité) a publié le 15 décembre dernier un article d’Arthur Gonzàlez qui décrit et commente ce que la presse de Miami rapporte des analyses faites par certaines revues et institutions étasuniennes sur l’économie cubaine ainsi que des déclarations de soi-disant « super-analystes ». . . et il pose cette question :
Que se passerait-il dans n’importe quel pays du monde si son économie se voyait soumise à une guerre économique pendant 58 ans ?

La presse de Miami s’est récemment fait l’écho de certaines analyses de la situation actuelle de l’économie cubaine élaborées par la revue spécialisée Cuba Standard*, où on affirme qu’ « il y a peu d’espoir que l’économie de l’île finisse l’année 2017 avec une croissance positive ».

L’approche colportée par la presse yankee est bien entendu la même qu’ils essayent depuis 58 ans d’inculquer à leurs lecteurs, pour accuser le système socialiste d’être incapable de satisfaire les besoins du peuple, mais ils omettent de mentionner les actions de la guerre économique qui vise à faire mourir les cubains de faim.

Aujourd’hui, ils prétendent que Raul Castro quittera le pouvoir en 2018 avec une économie en récession, mais sans exposer les véritables causes des difficultés qu’affronte le pays pour alimenter onze millions de cubains, maintenir la gratuité des coûteux services de santé et d’un système éducatif grâce auquel aucun cubain n’a à débourser un centime pour que ses enfants puissent aller à l’école et à l’université.

L’économie cubaine dépense chaque année des millions de pesos pour que ses écoles d’art ne cessent pas de fonctionner, en dépit du prix très élevé des instruments de musique, ou pour les budgets destinés aux écoles spécialisées pour les enfants souffrant de graves handicaps physiques et psychiques. Pas un mot de tout cela.

Les analyses se centrent toujours sur ce que la politique yankee veut vendre à propos de Cuba : « la résistance de la bureaucratie gouvernementale, la lenteur à autoriser les investissements étrangers et la petite échelle des mesures qui sont prises… », mais silence total sur les conséquences de la guerre économique, comme si elle n’en avait pas de très graves.

Il y a bien sûr de nombreuses erreurs dans l’économie cubaine, les expériences et les mesures qui sont appliquées ne correspondent pas dans bien des cas à la réalité, ni aux potentialités existant sur le territoire national, ou à sa force de travail d’un haut niveau professionnel et technique, capable de mener à bien bon nombre de ces propositions, mais le cœur du problème, ce ne sont pas les erreurs, mais les obstacles rencontrés chaque jour pour obtenir un financement onéreux, ou pour acquérir des matières premières, des machines et des intrants.

Ces économistes qui, depuis leur bureau, apportent des solutions idéalistes, n’ont pas besoin de jongleries pour voir que les paiements sont faits avec le peu d’argent qu’il y a en caisse, ou pour savoir comment on fait face au harcèlement bancaire exercé par les Etats-Unis à l’encontre des entités qui osent effectuer la moindre transaction financière avec Cuba socialiste.

On trouve un exemple de la façon dont est déformée la situation interne à Cuba dans les déclarations de Richard Feinberg, ex-fonctionnaire américain et chercheur associé à la Brookings Institution** quand il a dit : « Par bien des aspects, le mandat présidentiel de 10 ans de Raul Castro, qui prendra fin en février 2018, a été totalement décevant, l’économie cubaine est paralysée et la réforme économique est en stagnation. »

Que se passerait-il dans n’importe quel pays du monde si son économie se voyait soumise à une guerre économique pendant 58 ans ? Pourrait-il résister comme Cuba et préserver ces conquêtes sociales si détestées des yankees ?

Les super-analystes devraient tenir compte du fait que depuis les annonces du 17 décembre 2014***, le gouvernement des Etats-Unis a infligé des amendes à 11 entités (7 américaines et 4 étrangères).

Jusqu’au 1er janvier 2016, le gouvernement américain a infligé en tout 52 amendes pour cause de « violation des régimes de sanctions contre Cuba » et la valeur cumulée de ces sanctions s’élevait à 14 404 358 605 dollars.

Une des dernières victimes de cette politique a été la compagnie d’assurance américaine American Internacional Group (AIG), dont la sanction s’est élevée à 148 698 dollars.
D’après l’OFAC****, l’AIG est impliqué dans 29 « violations du blocus » pour avoir couvert par une assurance plusieurs envois de marchandises destinées à Cuba ou en provenance de ce pays, à travers des filiales au Canada.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump, Washington a encore infligé trois sanctions, entre autres à l’entreprise American Honda Finance Corporation, spécialisée dans le financement de véhicules automobiles pour les acheteurs, loueurs et distributeurs indépendants autorisés des produits Honda et Acura, avec une amende de 87 255 dollars.

Avec ce couteau sur la gorge, peut-il y avoir à Cuba des investissements étrangers et du développement économique ?

Après avoir constaté les progrès dans le secteur du tourisme, Trump a appliqué de nouvelles sanctions pour limiter les voyages individuels des américains à Cuba et les échanges commerciaux avec des entreprises d’Etat. Il a de plus inventé la fable des fausses atteintes « à la santé » des ses diplomates à La Havane, dans le seul but de produire un effet paralysant sur les investissements étrangers et le tourisme, ce qui influe aussi de façon négative sur le secteur des travailleurs non étatiques, dont les gîtes touristiques et les restaurants privés.

Il est très facile de critiquer et de faire des suggestions sans percevoir la rigueur d’une économie en guerre totale. Les changements réalisés passent toujours par l’affrontement avec une politique d’hostilité qui vise à détruire le système politique, ce que ne subissent pas d’autres pays du monde occidental.

Toutefois, dans la ville de Miami, sans guerre économique ni actions subversives, il paraît que les gens sont très endettés et que le coût de la vie est élevé, ce qui oblige des millions de ses résidents à faire des miracles pour survivre grâce à leur salaire.

Une étude récente du site internet de finances personnelles Wallet Hub sur les « meilleures et les pires villes des Etats-Unis pour le contrôle des dépenses en 2017 » a analysé la situation financière des résidents de Miami et la capacité dont ils disposent pour faire face à leurs dépenses mensuelles. La ville y est très mal notée : elle occupe la 176è place sur 182 villes américaines.

L’étude a analysé cinq aspects financiers des habitants de chaque ville, Miami obtenant la pire note parmi les 182 villes et ayant le plus fort endettement indépendamment des hypothèques. Miami est une des villes qui a le plus fort pourcentage de population non assurée et le pourcentage le plus faible de foyers possédant des économies destinées aux urgences.

Miami devra-t-elle procéder à des changements dans son système politique et économique ?

Cuba a besoin de moderniser son système économique et elle y travaille tranquillement, mais toute analyse sur ce thème ne peut laisser de côté les effets de la guerre économique, celle qui perdure depuis 58 ans pour éviter que se développe le système socialiste.

Ce n’est pas pour rien que des analystes du Council on Foreign Relations sont arrivés à la conclusion que :
L’opposition des Etats-Unis à la Révolution cubaine et le soutien à la démocratie et au développement dans cet hémisphère sont parvenus à contrer les ambitions de Cuba d’étendre son modèle économique et son influence politique. »

C’est pour cela que José Marti affirmait :

« En résolvant le problème social sans catastrophes ni violence, on résoudrait le problème industriel qui en est à l’origine. »

Notes du traducteur :

  • *Brookings Institution : l’un des plus anciens think tanks américains ayant son siège à Washington, qui se donne pour mission de « fournir des recommandations imaginatives et pratiques sur trois grands points : affermir la démocratie américaine ; améliorer le bien-être économique et social, la sécurité et les opportunités de tous les Américains ; et de sécuriser un système international plus ouvert, plus sûr, plus prospère et coopératif. » (NDT)
  • ** Cuba Standard : revue électronique sur l’économie cubaine et les échanges commerciaux avec l’île, propriété du groupe Cuba Media LLC, basé à Miami, qui publie aussi CubaNews.(NDT)
  • ***17 décembre 2014  : date de l’annonce par Raul Castro et Barack Obama du rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis, laissant entrevoir la possibilité d’une fin de l’embargo américain.(NDT)
  • **** OFAC  : Office of Foreign Assets Control, organisme américain de contrôle financier.(NDT)

SOURCE:

http://cubacoop.org/spip.php?page=article&id_article=3574

Monnaie, monnaie ! Capitalisme ou Socialisme ?

 

Monnaie, monnaie !

Capitalisme

ou Socialisme ?

 

 

 

 

 

Une brève réponse, suite à la présentation, sur le blog VLR, d’un volumineux document, intéressant par le grand nombre d’informations qu’il contient, mais qui prétend proposer diverses alternatives au système monétaire actuel, sans toutefois en faire d’explications autre que purement empiriques, très compliquées malgré tout, et très peu convaincantes, en fin de compte. L’essentiel y est oublié, et pour cause…

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1029

 

 

« Notre société est fondamentalement absurde et profondément injuste à cause d’un système monétaire qui est, de fait, une énorme supercherie. » C’est ce que nous dit Marc Jutier en présentation de son fort intéressant livre sur le sujet : « La monnaie pour les nuls »…  ( http://mai68.org/spip2/spip.php?article1029 ) Que le système monétaire actuel repose sur une escroquerie à grande échelle, on n’en doute pas, mais est-ce bien la cause fondamentale des maux que nous inflige le capitalisme ? Il réduit à très peu l’indépendance des nations et des États, nous explique-t-il, ce qui parait être une évidence à l’heure de la « mondialisation », mais est-ce là encore le bon fil de la réflexion ? Prenons le déjà par ce bout…

 

Il est évident qu’un état ne peut être indépendant que s’il contrôle complètement sa propre monnaie. Même si ce n’est pas non plus le seul critère d’indépendance, tout aussi évidemment.

Le contrôle de la création monétaire implique de contrôler les banques, c’est à dire, en pratique, de les nationaliser.

Mais cela ne suffit encore pas à déterminer la nature sociale ou non de la politique suivie, des choix de gestion.

 

Selon une règle économique de base, l’argent en circulation est censé représenter la valeur globale des biens en capacité d’être échangés.

La valeur globale des biens n’est jamais que la valeur du travail socialement nécessaire à leur production et accumulé en eux.

C’est la loi de l’offre et de la demande, ou loi du marché, qui provoque à la fois des déséquilibre et des crises, en permettant également aux capitalistes toutes les manœuvres de spéculation, de dumping, etc…

Ce n’est que très rarement que le marché permet un équilibre réel entre offre et demande, faisant coïncider valeur réelle et prix du marché.

De plus, sous le capitalisme, cela ne correspond qu’à un équilibre entre production et demande solvable, c’est à dire de la part de ceux qui ont les moyens financiers, indépendamment de leurs besoins sociaux réel, et sans rapport avec la mesure de leurs besoins vitaux.

L’équilibre du marché répond d’abord à des besoins solvables et non à des besoins sociaux.

Il n’est qu’un équilibre illusoire, entre deux crises, et qui laisse les plus démunis sur le carreau, quoi qu’il en soit.

Un état indépendant et réellement socialiste doit donc chercher à se libérer de la loi du marché.

C’est à dire faire correspondre, de manière nécessairement planifiée, la production aux besoins sociaux et aux besoins vitaux réels de sa population.

C’est l’élaboration démocratique du plan, avec la participation de tous, qui fait la différence entre socialisme réel, démocratique prolétarien, et pouvoir bureaucratique, régénérateur de capitalisme.

Avec les moyens modernes de communication et d’échange, à l’ère de l’internet, une élaboration interactive et démocratique du plan, faisant correspondre besoins sociaux et production, c’est devenu tout à fait possible.

La méthode simple d’échange que Marx proposait par les « bons de travail » dans la Critique du Programme de Gotha est aujourd’hui devenu possible à grande échelle, si l’on considère que ce « bon de travail » était la définition même d’une monnaie socialiste alternative indépendante du système capitaliste.

Pour un état réellement socialiste et indépendant, cela implique donc également le contrôle du commerce extérieur, selon la règle qui veut que l’argent en circulation soit censé représenter la valeur globale des biens en capacité d’être échangés.

La part et la nature des imports-exports doivent donc aussi être déterminées démocratiquement lors de l’établissement du plan, avec les secteurs économiques concernés.

Elle doit nécessairement être compatible avec l’équilibre budgétaire global.

Pas de libre échangisme international débridé, pas de mondialisation imposant la dictature d’un système : le capitalisme/impérialisme.

Par la suite s’imposeront des négociations bilatérales financièrement équilibrées entre états souverains, même si de natures sociales par forcément homogènes. Retour à la Charte de la Havane (1948)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_La_Havane

Tout ça n’est pas si compliqué, en fin de compte, même si résumé au plus court, ici.

Pour mieux comprendre, voici ce que Marx proposait, dans la Critique du Programme de Gotha, comme principe d’échange économique, pour la période de transition :

 » Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste  ; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue  . Le producteur reçoit donc individuellement – les défalcations une fois faites – l’équivalent exact de ce qu’il a donné à la société. Ce qu’il lui a donné, c’est son quantum individuel de travail. Par exemple, la journée sociale de travail représente la somme des heures de travail individuel  ; le temps de travail individuel de chaque producteur est la portion qu’il a fournie de la journée sociale de travail, la part qu’il y a prise. Il reçoit de la société un bon constatant qu’il a fourni tant de travail (défalcation faite du travail effectué pour les fonds collectifs) et, avec ce bon, il retire des stocks sociaux d’objets de consommation autant que coûte une quantité égale de son travail. Le même quantum de travail qu’il a fourni à la société sous une forme, il le reçoit d’elle, en retour, sous une autre forme  .

 

C’est manifestement ici le même principe que celui qui règle l’échange des marchandises pour autant qu’il est échange de valeurs égales. Le fond et la forme diffèrent parce que, les conditions étant différentes, nul ne peut rien fournir d’autre que son travail et que, par ailleurs, rien ne peut entrer dans la propriété de l’individu que des objets de consommation individuelle. Mais pour ce qui est du partage de ces objets entre producteurs pris individuellement, le principe directeur est le même que pour l’échange de marchandises équivalentes  : une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme.

 

Le droit égal est donc toujours ici, dans son principe… le droit bourgeois, bien que principe et pratique ne s’y prennent plus aux cheveux, tandis que l’échange d’équivalents n’existe pour les marchandises qu’en moyenne et non dans le cas individuel.

 

En dépit de ce progrès, le droit égal reste toujours grevé d’une limite bourgeoise. Le droit du producteur est proportionnel au travail qu’il a fourni  ; l’égalité consiste ici dans l’emploi du travail comme unité de mesure commune. »

Pour comprendre en quoi ce système d’échange constitue néanmoins une rupture d’avec le capitalisme, il faut que l’on se remémore quelques aspects fondamentaux de la loi de la valeur. La notion de valeur est liée à la notion de quantité moyenne (Quantum) de travail socialement nécessaire à la production d’un bien ou d’un service.

Elle est d’abord liée à la valeur d’usage, même si elle n’est pas strictement déterminée par elle, et non pas au prix de marché.

En effet, l’échange commercial ne se produit jamais que pour des biens et services ayant une utilité sociale, une valeur d’usage (hors œuvres d’art et collections).

Le cas d’un service aux personnes dépendantes est exemplaire au sens où il est le plus souvent invendable à son coût de production sur le marché libre. Il a besoin, la plupart du temps, de subventions publiques pour être effectué, alors même qu’il répond à un besoin social et qu’il a donc une valeur d’usage évidente, à la base, au moment de sa conception comme service, à priori invendable.

Dans le système capitaliste les biens et services sont évidemment d’abord conçus pour rencontrer un besoin solvable, mais ils contiennent, dès leur production, un Quantum de travail socialement nécessaire,voire même dès leur conception, celle ci incluant généralement la conception du processus de production adapté, et cela indépendamment du fait qu’ils rencontrent ou non preneur sur le marché, en fin de compte, en fonction des aléas de celui-ci.

C’est pourquoi la conception marxiste de l’économie de transition est incompatible avec la conception trotskyste, que ce soit celle du « Programme de Transition » ou celle définie également par Trotsky lui-même, en 1939, dans son exposé de base prétendant résumer les principes du « marxisme », relus à sa manière :

« En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

On ne peut plus clairement se mettre à la remorque du marché ni carrément affirmer plus péremptoirement que le plan doit être établi en fonction du marché et non des besoins sociaux réels !!!

On ne peut réviser plus grossièrement les fondamentaux les plus basiques du marxisme !!!

 

Vue sous cet angle, avec l’aide d’un exemple concret, l’impasse que représente le trotskysme est encore plus évidente que dans l’approche théorique qui s’est dégagée du débat avec le camarade Viriato :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

Néanmoins, constater que le trotskysme est disqualifié pour prétendre au renouveau d’un marxisme révolutionnaire n’est qu’une étape parmi d’autres et non pas une fin en soi.

Nous avions déjà pu faire le même constat en faisant l’étude et le bilan du maoïsme, en éclaircissant les ambiguïtés apparentes de la très nébuleuse « Wertkritik », tout comme celles des théories de Boukharine et Preobrajensky, plus marquées par leur époque, mais dont il importait aussi de faire le bilan historique.

Ce que la confrontation du trotskysme avec les problèmes économiques de la période de transition met particulièrement en lumière, c’est l’articulation dialectique des deux lois incontournables qui gouvernent encore actuellement l’économie capitaliste, celle du marché et celle de la valeur, et comment la soumission à la loi du marché mène inévitablement à la soumission au capitalisme et à son rétablissement, au cours de la période de « transition », qui cesse ainsi d’être une voie ouverte vers le communisme.

Alors que le fait de s’en libérer permet de maitriser la survivance provisoirement nécessaire de la loi de la valeur, en maitrisant l’équilibre économique en valeur-travail, afin de subvenir aux besoins sociaux réels, sur la base d’un nouveau mode de répartition et d’échange, où, selon la formule de Marx :

« une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme. »

 

Luniterre

 

 

« Monnaie ! Monnaie ! » : Quelques éléments nouveaux au débat sur Agoravox et VLR-Mai 68…:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/14/monnaie-monnaie-quelques-elements-nouveaux-au-debat-sur-agoravox-et-vlr-mai-68/

 

 

+Liens utiles :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/11/monnaie-monnaie-capitalisme-ou-socialisme/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/30/trotsky-contre-marx-le-round-final-sans-pic-a-glace-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

 

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   « ♦ 49 ♦ Le spectacle est l’autre face de l’argent : l’équivalent général abstrait de toutes les marchandises. Mais si l’argent a dominé la société en tant que représentation de l’équivalence centrale, c’est-à-dire du caractère échangeable des biens multiples dont l’usage restait incomparable, le spectacle est son complément moderne développé où la totalité du monde marchand apparaît en bloc, comme une équivalence générale à ce que l’ensemble de la société peut être et faire. Le spectacle est l’argent que l’on regarde seulement, car en lui déjà c’est la totalité de l’usage qui s’est échangée contre la totalité de la représentation abstraite. Le spectacle n’est pas seulement le serviteur du pseudo-usage, il est déjà en lui-même le pseudo-usage de la vie. »

(Guy DEBORD)

 

 

 

 

 

 

Palestine Capitale Jérusalem

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PaIestine

 

 

Nabil Inani – Palestine

 

9 décembre 2017

Assawra

https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/png/Paris_manif-Palestine_9decembre2017.png

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi 9 décembre 2017 en France contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis et la venue du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu dimanche à Paris.

A Paris, ils étaient environ 400 place de la République à l’invitation des associations EuroPalestine et France Palestine Solidarité, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Ce n’est pas Trump qui décide du droit international (…) Il n’y a pas de peuple élu ! », a lancé Olivia Zemor d’EuroPalestine devant un public brandissant des drapeaux palestiniens.

« Jérusalem, capitale palestinienne ! », ont répliqué les manifestants. « Honte, honte ! », ont-il ajouté à propos de la rencontre prévue dimanche entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien à l’Elysée.

A Marseille, environ 500 personnes se sont rassemblées sur le Vieux Port en scandant les slogans « Israël, casse toi, la Palestine n’est pas à toi » ou « Nous sommes tous Palestiniens ».

« On part du principe que si les Etats-Unis ont pris cette décision, les autres vont suivre, et il faut réagir tout de suite », a expliqué à l’AFP Maud Sevestre, une des organisatrices de cette manifestation, en dénonçant « le génocide à ciel ouvert » à l’œuvre à Gaza.

Aux cris de « Palestine vivra, Palestine vaincra », ou de « Allahou Akbar », les manifestants, très jeunes pour la plupart, ont défilé dans le calme, en brandissant deux drapeaux géants de la Palestine.

A Lyon, quelque 300 personnes se sont rassemblées en bord de Rhône, brandissant des drapeaux palestiniens.

« La décision de Donald Trump met le feu à la poudrière », a déclaré à l’AFP Jérôme Faynel président du Collectif 69 Palestine et organisateur du rassemblement lyonnais.

« Il faut maintenant que l’Europe prenne l’initiative. Et la rencontre dimanche entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pourrait être une bonne occasion d’élever la voix », a-t-il ajouté.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées également à Lille à la mi-journée à l’appel de l’association France Palestine Solidarité du Nord-Pas-de-Calais.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne « vise à mettre le feu aux poudres », a dénoncé Mireille Gabrelle, trésorière de l’association, regrettant la « position hypocrite » d’Emmanuel Macron qui « dénonce la décision de Trump et reçoit en même temps Netanyahu ».

Demonstrators wave flags as they take part in a protest in Paris on December 9, 2017, against US President Donald Trump’s recognition of Jerusalem as Israel’s capital. / AFP PHOTO / Zakaria ABDELKAFI

 

 

 

 

 

 

 

Source:

https://assawra.blogspot.fr/2017/12/manifestations-en-france-contre-la.html

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Mais la solidarité des états arabes est limitée, en pratique:

A Alger-centre, la police a empêché une manifestation pour la Palestine:

http://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/08/manifestation-palestine-e_n_18759906.html

 

https://i2.wp.com/i.huffpost.com/gen/5623490/images/n-ALGERIA-POLICE-large570.jpg

Publication: Mis à jour:
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Ce vendredi 8 décembre 2017, la police a interdit une manifestation pour la Palestine à Alger. La decision de Trump sur le statut d’El Qods, décriée par l’Algérie et partout dans le monde, n’a pas constitué aux yeux des autorités une raison pour faire une exception à la sacro-sainte interdiction des manifestations dans la capitale.

Les manifestants qui ont répondu à un appel lancé la veille sur les réseaux sociaux à une manifestation à la Grande Poste contre la décision de Donald Trump de déclarer El Qods capitale d’Israël, ont été surpris par un important dispositif policier, des barrières et des contrôles empêchant tout rassemblement.

Quelques minutes après la prière du vendredi, de nombreux manifestants se sont dirigés vers la place en face de la Grande Poste à Alger pour exprimer leur colère et leur soutien à la Palestine. Mais des dizaines de policiers en tenue et en civil étaient déjà là.

Certains ont encerclé un groupe d’une dizaine de personnes, kéfiés et drapeaux de la Palestine en mains, en face de l’entrée de la poste. D’autres rodaient autour de l’esplanade et scrutaient les passants à la recherche d’éventuels sympathisants de la Palestine passibles de rejoindre le premier groupe.

En quelques minutes, la police a conduit plusieurs groupes de jeunes loin du lieu du rassemblement, de force parfois. Ils ont empêché certains de s’asseoir sur des bancs publics et contrôlé des téléphones pour effacer des photos. Un policier a même demandé à un jeune d’enlever le kéfié autour de son cou. Un autre agent a interpellé un passant ceint d’un kéfié, et lui a indiqué un autre chemin à prendre, loin du lieu du rassemblement.

Puis la police a décidé d’éparpiller même le groupuscule “toléré” à l’entrée de la poste, les obligeant à emprunter la rue Didouche Mourad. Sur le chemin, d’autres policiers attendaient aux sorties du métro d’éventuels manifestants pour les disperser vers les ruelles adjacentes.

Le dispositif s’étendait jusqu’à la fac centrale où des agents, armés de bâtons, semblaient plus nerveux qu’ailleurs.

“Je n’ai rien fait, j’étais en train de marcher!”, crie, en larmes, un adolescent qui affirme avoir été frappé par un policier.

Malgré ce quadrillage du centre de la capitale, des Algérois ont quand-même exprimé leur soutien à leur façon. Des drapeaux palestiniens sur les vitres des voitures ou des kéfiés habillant des carcasses de motos. Certains ont même lancé des “Falastine Chouhada”.

En fin d’après-midi, des policiers étaient toujours sur l’esplanade de la Grande Poste, obligeant des “suspects” à circuler, à aller voir ailleurs.

Des manifestations ont eu lieu dans la majorité des capitales de la région et un nombre de villes européennes, mais ce vendredi à Alger, des Algériens n’ont pas pu exprimer librement leur solidarité aux Palestiniens.

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29 Novembre 1947, partage de la Palestine : le sanglant marché de dupes !!

29 Novembre 1947

Partage de la Palestine :

 

 

 

 

 

 

 

Un marché de dupes

qui fait encore couler le sang,

70 ans après…

A quand la paix ?

Par AFP __ Le 29 novembre 1947, il y a 70 ans, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait le plan de partage de la Palestine en deux Etats, juif et arabe, qui a permis la réalisation du projet sioniste, mais a constitué pour les Palestiniens le début d’une longue période tragique de leur histoire.

Ce vote historique des Nations unies donnera naissance six mois plus tard, le 14 mai 1948, à la création de l’Etat d’Israël. En revanche, l’Etat palestinien indépendant n’a toujours pas vu le jour.

 

 

– Le dossier palestinien confié à l’ONU –

Après la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne n’arrive plus à maîtriser la situation en Palestine sur laquelle elle avait reçu un mandat de la Société des Nations en 1922.

Le génocide juif, l’entrée en scène des Etats-Unis au Proche-Orient, la création de la Ligue arabe et la pression exercée par les groupes clandestins sionistes armés notamment ont radicalement modifié le contexte local et international. Londres confie en février 1947 le dossier palestinien aux Nations unies.

– Un vote de trois minutes –

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU à New York vote le partage de la Palestine. La résolution 181 est adoptée par 33 voix pour (dont les Etats-Unis, l’Union soviétique et la France), 13 voix contre (dont les Etats arabes) et dix abstentions (dont la Grande-Bretagne). Le vote n’a pas duré plus de trois minutes.

La Palestine, où vivent alors 1.300.000 Arabes et 600.000 Juifs, est divisée en trois entités qui doivent devenir indépendantes le 1er août 1948.

L’Etat juif (14.000 km2) comprend une bande allant du doigt nord de la Galilée jusqu’au bord du lac de Tibériade, le littoral central (de Haïfa à Tel-Aviv) et le désert du Néguev.

Les Palestiniens conserveront trois régions (11.500 km2) : l’une en Galilée occidentale, la deuxième dans la bande de Gaza avec une partie de la frontière avec le Sinaï et la troisième en Cisjordanie.

Jérusalem et les localités environnantes forment un corpus separatum sous régime international spécial, administré par l’ONU.

Les juifs obtiennent ainsi 54% du territoire, alors qu’ils ne représentent que 30% de la population.

Le plan indique en détail les mesures à prendre pour l’indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l’union économique et la déclaration que doit formuler le gouvernement provisoire de chacun des États proposés concernant l’accès aux lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités.

  • Etats-Unis et URSS : un front commun –

Londres, bien qu’à l’origine de la convocation de cette session spéciale de l’Assemblée générale, refuse de participer à la mise en œuvre du plan. Le Royaume-Uni, qui n’a cessé de changer de position, est en ce moment favorable aux arabes. Mais c’est surtout parce qu’il est conscient du caractère explosif du sujet qu’il s’abstient.

La France, longtemps indécise, finit par voter en faveur du plan.

Jusqu’au bout, les pays arabes à l’ONU qui réclament la création d’un « Etat palestinien unique, démocratique et indépendant » ont tenté de s’opposer à une partition.

Mais ils se sont heurtés à une alliance inattendue en cette période de guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS, qui a permis de rallier la majorité des deux tiers nécessaire à l’adoption du texte.

Alors que les Soviétiques veulent chasser les Britanniques de Palestine, les Américains ont notamment pris en compte l’influence croissante du judaïsme dans leur pays.

– Rêve pour les uns, cauchemar pour les autres –

Les dirigeants de l’Agence juive acceptent le plan, mais certains sionistes le rejettent car il est loin de correspondre au Grand Israël auquel ils aspirent. A Tel Aviv, la communauté juive retient son souffle au moment du vote. Puis la foule, en liesse, applaudit.

Chez les Palestiniens, c’est un immense sentiment d’injustice qui prévaut. Les pays arabes refusent le plan.

Les incidents vont se multiplier en Palestine, chaque partie cherchant à conquérir une position de force.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la création de l’Etat d’Israël aussitôt après la fin du mandat britannique sur la Palestine. Le premier conflit israélo-arabe éclate le lendemain.

A la fin du conflit, Israël occupe 78% de la Palestine mandataire. Plus de 760.000 Palestiniens prennent la route de l’exode.

Lors du conflit de juin 1967, Israël occupera, outre le Golan syrien et le Sinaï égyptien (restitué à l’Egypte en 1982), la Cisjordanie, Jérusalem-Est, qu’il annexera plus tard, et la bande de Gaza, dont il s’est retiré unilatéralement en 2005.

__AFP_

 

 

 

SUR LE MÊME THÈME :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/01/09/ian-donovan-sur-socialist-fight-une-these-sur-le-conflit-israel-palestine/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/25/jaffa-palestine-colonialisme-et-censure/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/02/palestine-vaincra-deja-une-victoire-de-la-greve-de-la-faim-des-prisonniers/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/05/13/palestine-toujours-debout/

 

 

 

Pour une approche méthodologique Marxiste-Léniniste dans l’analyse du révisionnisme

 

 

 

En réponse

à un camarade de l’UC-Lyon

qui nous demande de l’aide

pour une nouvelle rédaction

de la Partie 1 de la série :

 

https://unitecommuniste.fr/france/les-difficultes-de-la-lutte-contre-la-loi-travail-partie-i-letat-de-la-bourgeoisie/

Bonjour, camarade

 

J’ai bien reçu ta proposition de revoir la 1ère partie de votre étude sur l’état actuel de la lutte de classe en France, sur le thème de la loi-travail et des ordonnances Macron.

J’apprécie cette attitude de votre part, non parce que je m’en sens flatté (j’ai plutôt l’habitude d’être insulté, et je m’y fais, en rendant les coups au double et surtout, au fond…), mais surtout, cette attitude est positive car elle traduit le fait que vous n’êtes donc pas auto-satisfaits ni « auto-complaisants » avec votre propre travail d’élaboration théorique, comme c’est le cas généralement dans l’ »extrême-gauche » française, et c’est déjà une bonne base de départ, dans le contexte actuel.

Néanmoins, tout travail d’élaboration théorique s’inscrit dans une perspective politique, et il n’est pas possible de faire un tel travail en commun sans une base commune suffisamment claire, dans ce sens.

Actuellement, c’est l’ensemble de la démarche exprimée dans les trois articles qui pose problème, et non seulement la première partie.

Si vous voulez faire une brochure d’ensemble sur le sujet, c’est une perspective politique claire et apparente qui doit en ressortir, et actuellement, ce n’est pas le cas. Toutes les parties doivent y concourir, en tout état de cause, et non seulement la première, pour que l’ensemble reste cohérent et utile à quelque chose.

Si mes observations ont pu contribuer à votre réflexion, c’est tant mieux et je reste disponible pour tout échange sur le sujet. Les observations du camarade WH sont également très justes quant au fond, même s’il reste peu cohérent quant aux conséquences qu’il en tire.

En très résumé, il me semble que notre réflexion doit porter sur la manière dont nous voulons politiser les luttes, et notamment en abandonnant radicalement l’économisme et le réformisme sous toutes leurs formes, y compris et surtout, dans le style d’un « nouveau CNR-acquis sociaux », dont la FI n’est qu’un nouvel avatar, juste habilement relooké en fin de compte.

Si nous arrivons à reformuler l’expression politique du prolétariat de façon adaptée à notre époque, le syndicalisme retrouvera aussi sa place naturelle d’expression de la lutte de classe au quotidien, au niveau de l’entreprise ou du service, sans se poser comme exutoire « général » inutile et stérile de la lutte sociale, n’en déplaise aux anarcho-syndicalistes et autres « syndicalistes révolutionnaires »…

Ce travail politique ne peut commencer qu’à une échelle extrêmement modeste, étant donné nos forces, et nécessitera sans doute encore beaucoup de temps avant d’influencer le mouvement de masse, même s’il reprenait prochainement, sur une base nécessairement réformiste, ce qui n’est pas forcément souhaitable, dans la mesure où la leçon de l’échec n’est utile que s’il existe déjà une alternative visible de constituée, même si ultra-minoritaire, ce qui n’est donc pas le cas, actuellement. Ce que ne comprennent pas les tenant d’une « expérimentation » de la FI, ou même du FN…

La simple prétention de parler de « cercles marxistes » n’a de valeur que si elle se place en vue de faire les tout premiers pas dans ce sens. Actuellement, ce n’est pas encore le cas, me semble-t-il, à la lecture de la prose des uns ou des autres, et en dépit d’une sincérité que je ne conteste pas, dans la plupart des cas, mais qui n’est pas suffisante par elle-même.

A la suite de ce mail je me suis donc permis d’ »extraire » le début de cette première partie, qui me paraît être la partie à « sauver », comme point de départ de votre réflexion.

Autre chose, et pour info, quelques autres points de réflexion au cours d’une polémique, franchement conflictuelle, celle là, avec le chroniqueur R. Bibeau :

 

De la IIIème Internationale à la crise actuelle du Capital…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/05/de-la-iiieme-internationale-a-la-crise-actuelle-du-capital/

 

Et pour finir, merci pour la publication du post sur la partie III. Le plus simple, cependant, serait de tout effacer et de remettre le post tel que proposé dans le mail, qui me paraît « net de coquilles »… Concernant la partie I, cependant, je constate que les deux posts proposés restent « en attente »… Merci d’y voir !

Quoi qu’il en soit, bon courage pour vos efforts de réflexion, bien nécessaires par les temps actuels…

 

Amicalement,

 

Luniterre

 

 

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A « SAUVER » DANS LA PARTIE I:

 

Le zénith de la mobilisation serait-il déjà passé ?

Une terrible et sourde inquiétude traverse les rangs des mobilisés contre la Loi Travail. La quatrième journée de mobilisation, le 19 octobre, s’est retrouvée marquée par une décrue importante. Des effectifs divisés par quatre comparativement à la journée du 12 septembre.

La menace n’en est pourtant pas moindre.

Plus la Loi apparait en détail, plus ses conséquences se dévoient comme  funestes pour les travailleurs, pour les travailleuses, pour les précaires et les privés d’emplois.

Chaque jour apporte son lot de nouveaux immondices, cadeaux pour les riches, coups de poignards pour les masses populaires. Avec un cynisme éhonté, les dirigeants de l’Etat, les porte-lances de la bourgeoisie, sabrent dans les conquêtes sociales, sabrent dans la protection, sabrent dans les salaires directs ou indirects.

Suppression du code du travail, suppression des CHSTC, suppression de l’ISF… Tout est fait pour plaire à ses commanditaires. Les masses, elles, doivent se considérer heureuses : elles sont « protégées » par un Etat d’urgence permanent, par une chape de plomb. Elles sont « protégées » par une police qui est nantie du droit de tuer, le tout avec l’assentiment des ex-gauchistes du type de Cohn-Bendit.

La réaction, viscérale, est la colère, la rage, l’indignation face à la dévastation qui s’annonce.

L’application de ces lois se traduira par la misère, par la pauvreté, par la précarité, par la baisse de l’espérance de vie. En somme cette loi est l’incarnation même de la tendance à la paupérisation relative et absolue. Les classes populaires s’appauvrissent sans cesse, tandis qu’elle produisent l’intégralité des richesses de la société. De l’autre, une poignée de vampires en captent les bénéfices.

Nous sommes en face d’un gouffre. Et pourtant les rangs des manifestations se clairsement. Pourtant, au lieu d’être attisée, la mobilisation décroît. La colère laisse place au fatalisme, au désespoir, à l’atonie.

Cette situation n’est pas innée, elle est le fruit d’une terrible trajectoire. Elle est le terrible bilan d’une longue addition payée au cours des années.

 

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Dans sa réponse, le camarade de l’UC-Lyon nous demande surtout des précisions à propos de son approche de l’influence du PCF au temps où l’URSS était encore debout…

Bonjour,

Je pense que, indépendamment de ce qu’il est possible d’en penser en terme de contenu politique, la simple existence de l’URSS représentait un poids indéniable dans le rapport de force. Dans l’hypothèse qui accorde le plus de poids au caractère social-impérialiste de celle-ci et au révisionnisme du PCF, elle représentait au minimum un poids géopolitique indéniable et, de fait, pouvait tabler sur son influence pour attirer les mécontents et les déçus. Dans l’hypothèse la plus optimiste sur la nature de celle-ci et du PCF, elle jouait un rôle de frein à l’accroissement du taux d’exploitation, par les subsides qu’elle pouvait verser aux organisations ouvrières, même corrompues.

De plus, il y a le facteur politique, mais il existe également l’image : qu’est ce que l’URSS représentait dans l’esprit des travailleurs à l’époque, et qu’est ce que représentait sa défaite et sa destruction pour la bourgeoisie et pour son appareil de propagande.

Ce sont des paramètres qui sont difficilement quantifiables, mais qui jouent un rôle indéniables dans l’accroissement de l’anticommunisme et de la pression sur les travailleurs en terme de taux d’exploitation. Il nous paraît important, tout en précisant bien le contenu politique de l’URSS, de ne pas le nier, même si il doit être ramené à ses justes mesures et ne doit pas être présenté comme une défense positive de la ligne Brejnev / Khrouchtchev ou pire.

Qu’en pensez vous ?

 

 

Précisions que nous lui apportons volontiers, de la manière suivante…

 

 

Bonjour, camarade

Dans ton article, partie 1, tu écrivais :

« L’URSS avait beau être révisionniste, elle avait beau être sociale-impérialiste depuis le XXème congrès du PCUS, elle représentait un symbole. Elle était l’affirmation que la pouvoir de la bourgeoisie pouvait trembler, pouvait être détruit. »

Et dans ton dernier mail tu repars sur :

« Je pense que, indépendamment de ce qu’il est possible d’en penser en terme de contenu politique, la simple existence de l’URSS représentait un poids indéniable dans le rapport de force. »

Ton propos, ici, tourne donc autour du poids « symbolique » de l’URSS.

Autrement dit, tu te places essentiellement, pour analyser, dans le domaine de l’influence idéologique, c’est à dire dans le domaine de la superstructure.

Alors que même si ce poids est bien réel, et c’est le cas, c’est exactement la démarche inverse qu’il faut faire, du point de vue de la méthode dialectique. Il faut chercher, dans les infrastructures, ce qui sous-tend réellement ce « poids symbolique ».

Ensuite, du reste, tu parles d’ »hypothèses » concernant la nature de classe du PCF et de l’URSS.

Et donc, si la nature de classe des impérialistes français et occidentaux semble bien établie pour toi, la nature de classe de l’URSS te paraît, telle que tu l’abordes, rester hypothétique et en pratique tu refuses de te prononcer dessus…

Alors qu’à l’évidence, si tu n’y arrives pas, tu ne peux pas comprendre ce qu’est la base économique et sociale du révisionnisme soviétique, et qui est la seule vraie source de son « poids symbolique » dans les superstructures.

Et tu ne peux donc comprendre le vrai rôle de ce « poids symbolique » lui-même.

De même pour le rôle du PCF, même si tu sembles plus près d’une conclusion dans son cas. Tu restes néanmoins dans l’ »hypothèse » que son influence est liée à celle de l’URSS, dont il serait une sorte de prolongation en France, thèse par ailleurs assez concordante avec la propagande bourgeoise de l’ époque, ce qui devrait t’interpeller, en partie…

En réalité il est pourtant évident que le révisionnisme français a ses racines dans le social-chauvinisme thorézien, racines encore vives, du reste (PRCF, RCC, FI, etc…). Il a sa propre base économique et sociale qui remonte à l’époque du Front Populaire mais est devenue caractéristique avec la phase de collaboration de classe intense développée à partir du CNR, en 1943.

Cette influence a été l’un des facteurs dissolvant de la IIIème internationale, au propre comme au figuré, du reste, étant très certainement le facteur décisif, en réalité, dans la décision de Staline à ce sujet (+ l’influence, également, du révisionnisme italien). Dissolution toutefois insuffisante pour enrayer le phénomène révisionniste moderne, d’où l’initiative du Kominform, et malheureusement, nouvel échec, notamment avec la mort de Jdanov, qui se situe à un moment important dans l’évolution du rapport de force ML/révisionnisme au sein du MCI. Les conditions de la mort de Jdanov étant en elles-mêmes un sujet historique essentiel, mais qui déborde nettement le cadre du sujet actuel de votre série.

Quoi qu’il en soit, il en ressort qu’il faille absolument distinguer les racines économiques et sociales du révisionnisme soviétique de celles de son « homologue » français et considérer les liens entre eux comme un sujet d’étude en soi, influent en retour, certes, de manière dialectique, sur l’ensemble, mais ne constituant pas le facteur essentiel.

Sauf à raisonner de manière idéaliste et métaphysique, selon la ligne bourgeoise et petite bourgeoise, trotskyste et libertaire, identiques sur ce point.

Considérons donc, pour avancer, la question des bases économiques et sociales du thorezisme comme « fixées », en quelque sorte, par les accords du CNR, même si très relativement (rien n’étant réellement fixe d’un point de vue dialectique…), et concentrons nous sur l’évolution, hélas victorieuse, et jusqu’ à la fin de l’URSS, du révisionnisme soviétique.

« Social-impérialisme » ou non ? Il convient donc de déterminer ce que peut être la base économique et sociale d’un tel phénomène…

« Capitalisme » restauré ou non, en URSS ? A l’évidence, d’un point de vue ML, il ne peut y avoir d’impérialisme, au sens léniniste et moderne du terme, sans base économique capitaliste, mais cette base, par elle-même, n’induit pas forcément le développement du phénomène impérialiste, selon son propre stade de développement.

Pour ne pas rallonger inutilement l’exposé, nous partirons du postulat de la restauration du capitalisme en URSS, avec un changement de nature de classe caractérisé à partir du XXème Congrès du PCUS.

(Ceci-dit, le fait est que ce « postulat » reste en fait à démontrer pour nombre de pseudos- »ML » qui ne l’admettent donc toujours pas…)

Déterminer la nature social-impérialiste ou non de l’URSS révisionniste ne peut donc reposer que sur l’étude de sa base économique et sociale, de façon à déterminer le stade de son évolution dans le développement du capitalisme lui-même, et donc déterminer le type de capitalisme qu’elle représente réellement.

L’apparition et la formation du phénomène impérialiste repose sur la domination du capital financier et spéculatif par rapport au capitalisme industriel, via la concentration des monopoles. Cela suppose donc, au départ, l’existence d’un capitalisme financier/spéculatif suffisamment important…

Or ni au tournant des années 50, ni plus tard, un tel phénomène n’apparait en URSS… Pas la moindre trace de capitalisme financier ni spéculatif… Et pour ce qui me concerne, ce n’est pas faute d’avoir cherché, et dans tous les recoins…

De plus, il est évident que l’apparition et le développement du révisionnisme khrouchtchevien ne correspond pas à une plus grande concentration des forces productives, mais au contraire à leur « décentralisation » et à leur éclatement en de multiples baronnies bureaucratiques locales, phénomène déjà patent bien avant son arrivée au pouvoir, que celle-ci n’a fait en quelque sorte qu’ »officialiser » via ses premières « réformes », avant de se généraliser et de devenir la règle à peu près absolue sous Gorbatchev.

Cette « décentralisation » et cette « libéralisation » sont également à l’origine de l’extension du phénomène maffieux en URSS, issu de la « libération » des camps du Goulag…

C’est ce phénomène qui est à l’origine de la plus importante vague d’accumulation primitive du capital, via les gangs de racketteurs, qui prennent déjà nettement, sous Gorbatchev, le dessus sur la bureaucratie issue du khrouchtchevisme, avant de « s’épanouir » pleinement, au prix de milliers de morts, sous Eltsine, aboutissant à la formation de la classe des « oligarques » actuels, dont le pouvoir n’est freiné que par le retour de flamme de la bureaucratie nationaliste Poutinienne, et sa tentative, encore inachevée, de développement d’un véritable capitalisme monopoliste russe, encore très loin, donc, du stade impérialiste.

Le capitalisme khrouchtchevien en est donc resté au stade national bureaucratique, ce qui explique la nature de son antagonisme avec l’impérialisme US et l’influence dominante qu’il a pu conserver sur les fractions émergentes de la bourgeoisie nationale bureaucratique du tiers-monde.

Cela allait donc de pair, tant en URSS que dans le tiers-monde, avec un concept d’unité populaire anti-impérialiste, et qui a toujours ses prolongements dans le monde actuel, notamment au Vénézuela, entre autres exemples.

La Chine maoïste s’est posée, dès la fin des années 50,(    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/    ) en concurrente frontale pour ce leadership du tiers-monde, mais avec beaucoup moins de moyens matériels d’ »entre-aide », d’où à la fois son échec, et, dans un premier temps, la plus grande « radicalité » de son discours anti-impérialiste, avant son retournement du côté US, dès le tout début des années 70, conséquence logique de cet échec.

Retournement qui a contribué, au début à maintenir et même à renforcer l’influence et le prestige de l’URSS, avant de modifier profondément le rapport de forces USA/URSS par le développement des accords financiers et économiques sino-US, accords néanmoins déjà effectifs, au niveau de l’intégration du capitalisme « national » chinois, dès 1972 :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

 

C’est donc également dans ce contexte qu’il faut comprendre l’évolution du PCF.

Le prestige de l’URSS est donc resté grand surtout dans les couches du prolétariat issu de l’immigration et/ou des anciennes colonies, et tant que l’islamisme radical, impulsé par l’impérialisme US, n’avait pas encore pris le dessus.

Par contre, il avait déjà sérieusement décliné dans l’aristocratie ouvrière et dans les classes moyennes, sensibles aux campagnes médiatiques intenses de la grande bourgeoisie, inféodée à l’impérialisme US.

Sans que l’on puisse parler d’impérialisme au sens léniniste du terme, le comportement de l’URSS à l’égard de ses alliés de l’Europe de l’Est s’est parfois effectivement traduit par un social-chauvinisme de grande puissance, ce qui a grandement facilité la tâche des propagandistes occidentaux, notamment via leurs diverses relais d’ »extrême-gauche », dont les maoïstes ont fait clairement partie, de façon « objective » le plus souvent, mais très concrètement, parfois, comme dans le cas du MRPP portugais et de son « charismatique » leader JM Barroso, aujourd’hui larbin servile de la finance US, après en avoir été l’un des portes paroles et porte flingue, de par le fait, pendant plusieurs décennies en Europe.

Dans ce contexte, entre anti-soviétisme en plein essor dans les classes moyennes, retour de l’islamisme radical dans le prolétariat, le PCF, incapable de prendre une position claire à cause de sa nature de classe fondamentalement assise sur les classes moyennes, l’aristocratie ouvrière et la bureaucratie administrative liée à l’État monopoliste français, ne pouvait que décliner inexorablement, au fil des décennies…

Avec la crise, le retour de flamme du social-chauvinisme aurait pu lui assurer une relative renaissance, mais, trop lent à réagir à cause de ce lourd passif il s’est fait souffler la place par la FI, secondée, au passage, par quelques groupuscules néo-thoréziens qui osent encore, néanmoins, s’affubler d’un faux nez « ML», vu l’incapacité actuelle des ML encore sincères d’analyser lucidement la situation…

En espérant que tu y arriveras…

Amicalement,

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

Centenaire d’Octobre: …vers un sursaut unitaire ??

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centenaire d’Octobre:

 

 …vers un sursaut unitaire

 

du Mouvement ML

 

en France?

 

 

 

En préambule d’un de nos articles sur le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS, nous écrivions :

« Un siècle après Octobre, et à la veille de son centenaire, il semble impossible, même pour les communistes marxistes-léninistes, de le célébrer avec un minimum de consensus, sinon d’unité, sur sa signification et surtout, sur ses conséquences…

Le fait qu’Octobre ait ouvert une période de transformations sociales radicales en Russie et dans les pays qui allaient devenir l’Union Soviétique, c’est le seul point qui permette à tous ceux qui se réclament du communisme de pouvoir, à la rigueur, être d’accord avec la première phrase d’un texte sur le sujet, et encore, à condition de ne pas s’éloigner de considérations très générales…  »

 

Or il se trouve que les camarades d’un autre blog ML lyonnais, « Unité Communiste-Lyon », ont entrepris précisément une initiative qui semble répondre exactement à cette considération…

 

Proposer un communiqué unitaire s’en tenant à des considérations d’ordre le plus général possible sur le sujet « Centenaire d’Octobre » et avec lesquelles il est par conséquent à peu près impossible d’être en désaccord, à moins d’être sectaire au dernier degré dans l’échelle de la bêtise… !

 

Un autre blog, «Éditions Prolétariennes », en quelque sorte héritier et dépositaire des traces les plus anciennes du mouvement ML français depuis la fin des années 60, a également décidé d’apporter son soutien à cette initiative.

 

Pour qui connait aussi bien l’histoire du mouvement ML lyonnais ces dernières années, que l’histoire, plus ancienne, du courant principal dont les « Éditions Prolétariennes » sont en quelque sorte la succession, il n’est pas difficile de comprendre l’abime qui sépare nos analyses, aussi bien d’un côté que de l’autre…

 

Néanmoins, sur TML, nous apportons également notre soutien à cette initiative, dont les auteurs admettent eux-même qu’elle peut avoir un aspect presque naïf, à l’évidence, dans le contexte actuel.

 

Elle a plutôt, à notre sens, un aspect carrément idéaliste, dans tous les sens du terme, y compris d’un point de vue critique marxiste, mais il se trouve qu’elle correspond malgré tout à ce que le mouvement ML français est actuellement capable de produire de meilleur, le reste étant essentiellement l’expression du sectarisme, du dogmatisme, et encore plus souvent, de l’opportunisme social-chauvin, sinon une combinaison plus ou moins alambiquée de ces diverses tares… !

 

VOICI DONC , EN L’ÉTAT ACTUEL, LE PROJET DE COMMUNIQUÉ PROPOSÉ PAR CES CAMARADES…

(A la suite les liens vers les sites parties prenantes, ainsi qu’un récapitulatif des principaux articles parus sur TML, concernant le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS.)

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NDLR : A propos de ce communiqué finalement publié tel quel par l’UC-L, et cosigné, outre nous-mêmes, par quatre autres sites et organisations, il nous paraît important de souligner que l’essentiel ne réside pas dans telle ou telle proclamation de circonstance, mais dans les débats sur le fond qui seuls peuvent faire avancer l’unité réelle du mouvement ML, en France comme ailleurs !

 

 

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La révolution prolétarienne est toujours le phare qui éclaire le monde !

La révolution prolétarienne d’octobre fête son premier centenaire. Elle fut plus qu’une lueur d’espoir pour tous les exploitées et toutes les exploités, pour les opprimées et les opprimés. Elle fut un phare immense, embrasant la nuit obscure.

En pleine grande guerre impérialiste, tandis que les prolétaires étaient sacrifiés par millions pour le repartage du monde au profit de grands trusts, elle fut l’incarnation du rejet de la guerre et de la volonté de paix.

En plein enfer colonial, elle apporta un espoir à tous les peuples souffrant sous le joug des impérialistes. Un espoir de pouvoir s’émanciper et se réaliser en tant que nation. Un espoir de chasser les occupants et les bourreaux. Au sein de cette prison des peuples qu’était l’Empire Russe, elle apporta un vent de liberté.

Au cœur d’une Europe pouilleuse et miséreuse, elle fut pour les prolétaires, pour les paysans et les paysannes une illustration du fait que les patrons et les patronnes, les créanciers, les créancières, les banquiers et banquières, en somme les parasites qui vivent de la sueur des autres n’étaient pas nécessaires. Qu’il était possible de gouverner sans eux. Qu’il était nécessaire de gouverner contre eux.

Dans les sociétés réactionnaires, traditionalistes, patriarcales, cette révolution fut également le point de départ d’avancées majeures, d’une possibilité d’émancipation, par delà des sexes, des genres, des préférences.

Octobre 1917 était tout cela. Elle était plus que «  la terre, le pain, la paix  », elle était l’incarnation des masses montant à l’assaut du ciel, sous la direction du Parti Bolchevik.

  Octobre 1917 était le point de bascule entre une société où la recherche du profit dicte sa loi et une où la satisfaction des besoins devient l’objectif. Une société rationnelle, juste, équitable, sans les pillages, sans les gâchis, sans l’anéantissement de la planète qui sont inhérents au capitalisme.

Voilà ce qu’était Octobre 1917.

Les «  historiens  » bourgeois voudraient remiser ces espoirs aux oubliettes. Peindre de sang la libération des masses. Tronquer et escamoter les faits. Mentir et inventer. Créer une fiction dans laquelle la Révolution était le coup d’Etat d’une clique, d’une bande de criminels. Voilà ce que la bourgeoisie voudrait.

Elle ne lésine pas sur les moyens. D’une part en attaquant le socialisme, en attaquant le communisme, en attaquant les fondements d’une société juste, sans états ni classe, en clamant que l’exploitation est la mère de toute vie.

De lautre en se faisant les porte-paroles dune ultragauche anticommuniste, prétendant que les révolutionnaires n’étaient pas assez purs, pas assez désintéressés, que la révolution est belle, sur le papier.

Elle ment sans honte dans les médias, dans les publications «  scientifiques  », dans les productions hollywoodiennes, dans ses romans. Elle ment dans les programmes scolaires, essayant de faire de la République des Soviet un symétrique du Reich nazi.

Dun côté comme de l’autre, leur idée est de faire de ce centenaire gênant une œuvre de musée des horreurs, ou de la minimiser, de la neutraliser, de l’aseptiser, d’en faire un fétiche du passé. Certains prétendus communistes vont certainement contribuer à cela. Ils n’acceptent qu’en façade l’idée révolutionnaire, font mine de le défendre, mais en sapent sans cesse les bases.

Nous ne les laisserons pas brader cet héritage ! Soyons unis autour de la défense de ce sommet de l’Histoire et de la lutte des classes.

Nous avons, entre nous, des désaccords, des controverses, des conflits, des dissensions -souvent, des haines -parfois. Nous sommes une multitude d’organisations et une multitude de points de vues.

Mais, aujourdhui, nous parlons dune seule voix, car sur ce point, nous sommes unanimes.

Nous parlons dune seule voix pour nous hisser à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur de l’importance de cette célébration.

Nous parlons dune seule voix car, quelque soient nos désaccords, nous nous retrouvons sur une chose : La révolution prolétarienne n’est pas le passé. Elle est l’avenir de l’humanité.

Elle est lavenir, contre les menaces de guerre, contre le bellicisme, contre la volonté de lancer de nouveau les masses les unes contre les autres pour les profits d’une clique.

Elle est lavenir, contre lexploitation capitaliste, contre la misère qui s’accroît, contre la privation des biens les plus fondamentaux.

Elle est lavenir, contre la domination impérialiste -et de notre impérialisme, contre l’écrasement des peuples, contre la surexploitation colonialiste, contre la marche à la mort pour les profits.

Elle est lavenir, contre le carcan rétrograde et réactionnaire qui emprisonne l’ensemble de la population.

Elle est la condition pour que lhumanité de s’asphyxie pas, qu’elle continue à avancer sans faire de la Terre une poubelle toxique ou un champ de ruines.

Elle est la condition pour que lhumanité quitte cette ère d’obscurité . Pour que débute une Histoire dont le fil directeur n’est plus la succession des guerres, des crimes. Dont le moteur n’est plus la lutte pour la survie, contre l’oppression et l’exploitation. La révolution ouvre une aube nouvelle pour l’humanité, une nouvelle séquence dans son histoire. Nous sommes à l’orée de celle-ci.

La Révolution a une portée universelle, qui embrasse chaque partie de la planète. Partout dans le monde, partout sur la Terre, le prolétariat est la classe qui doit diriger, la seule classe à même de mettre fin à l’exploitation. La seule capable de mettre fin à la division en classes de la société, contre la division du monde en groupes hostiles et aux intérêts antagoniques.

Nous avons besoin dun Parti Communiste révolutionnaire pour former l’Etat-major de cette classe, pour aller vers la révolution.

Aujourdhui, nous ne formons quune seule voix, quune seule ligne, quun seul camp : celui de la révolution. Celui de la destruction du capitalisme et de l’impérialisme.

Dans dautres Etats, les communistes avancent sur le chemin de la révolution, sur le chemin de l’exercice d’un pouvoir populaire et démocratique. Nous les saluons et nous prenons exemple sur leur combat !

Aujourdhui, nous clamons que notre héritage, celui de 1917, n’est pas un héritage de musée, mais est une arme, un outil, pour construire l’avenir !

Le phare de 1917 nest pas mort. Il renaîtra et éclairera de nouveau le monde !

Le communisme est la jeunesse du monde !

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SUR L’UNITÉ COMMUNISTE-LYON :

https://unitecommuniste.fr/france/appel-a-un-communique-commun-des-organisations-communistes-pour-le-100-eme-anniversaire-de-la-revolution-doctobre/

 

AUX EDITIONS PROLETARIENNES :

http://humaniterouge.alloforum.com/100e-anniversaire-parler-seule-voix-t6666-1.html

 

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NOTRE APPROCHE HISTORIQUE DU SUJET :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

 

Assassinat de Khadafi, démantèlement de la Libye, l’Afrique réclame justice devant la CPI

2011

L’intervention de Sarkozy en Libye :

Un crime

contre l’humanité !

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité

Une quinzaine d’associations africaines a déposé une plainte auprès de la CPI à La Haye contre l’ex-président français, Nicolas Sarkozy. Elles estiment qu’il est responsable de la mort de Mouammar Kadhafi et de la déstabilisation de l’Afrique.

Une quinzaine d’associations africaines viennent de déposer une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy. Elles soutiennent que l’ex-chef de l’Etat serait à l’origine de l’assassinat, en 2011, de Mouammar Kadhafi, l’ancien président de la Jamahiriya libyenne.

Le Balai Citoyen, association du Burkina Faso, Y’en a marre, basée au Sénégal ou encore Le Peuple n’en veut plus, de Guinée… quinze associations issues de différents pays africains ont saisi la CPI le 7 octobre. Elles accusent Nicolas Sarkozy d’avoir déclenché une opération militaire française en Libye avec entre autres objectifs celui de faire assassiner le colonel Kadhafi. Selon leur analyse, ce bouleversement politique, dont elles attribuent à Nicolas Sarkozy la responsabilité, serait à la base de la mort de 50 000 personnes et de désordres majeurs dans la région.

Le chanteur Tiken Jah Fakoly en porte-parole

Réunis à Bamako, au Mali, pour l’occasion du dépôt de la plainte, le week-end des 7 et 8 octobre, les représentants de ces associations se sont regroupés sous le nom de Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa) pour donner de la résonance à leur action en justice. Ils se sont choisis comme porte-parole le médiatique chanteur de reggae ivoirien, Tiken Jah Fakoly.

«Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines», explique auprès de RFI le militant guinéen Elie Kamano, membre du Fispa. Il ne s’agit donc pas tant d’une démarche judiciaire que politique, qu’Elie Kamano n’hésite pas à qualifier de «combat».

La plainte, déposée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par l’avocat du Fispa, doit désormais être examinée par la CPI. Si les membres du Fispa doutent que leur démarche aboutisse, ils estiment que cela permettra au moins de clarifier la situation. «Si la CPI ne réagit pas, cela veut dire qu’elle choisit ses clients», résume Tiken Jah Fakoly interrogé par RFI

La France a participé activement à l’intervention de l’OTAN en Libye, lancée en mars 2011, et qui a pris fin le 31 octobre de la même année, quelques jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011. Cette intervention militaire était initialement conçue comme un dispositif de protection des populations civiles, mais Vladimir Poutine, ainsi que d’autres personnalités, avaient estimé que les frappes sortaient du cadre de la résolution décidée par le Conseil de sécurité des Nations unies. L’opération de l’OTAN avait ainsi été qualifiée de «croisade» par le président russe.

Après la mort du colonel Kadhafi à Syrte dans des circonstances encore non élucidées, l’effondrement de l’Etat libyen a donné l’opportunité à Daesh de s’implanter en Libye. Depuis, outre les affrontements politiques et la partition du pays, la présence de groupes terroristes islamistes s’est accrue dans le pays.

https://francais.rt.com/international/44366-mort-kadhafi-sarkozy-vise-par-plainte-crimes-guerre-humanite

 

 

 

 

 

 

Che ! 50 ans d’éternité !!

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Che

 

 

50 ans

 

 

d’éternité !!

 

 

 

 

 

Bolivie: l’armée rendra hommage à Che Guevara,

50 ans après l’avoir abattu

 

 

L’armée bolivienne participera pour la première fois à une cérémonie officielle en hommage à Ernesto « Che » Guevara, qu’elle avait abattu le 9 octobre 1967 dans le sud de la Bolivie, à l’occasion des 50 ans de sa mort.

« Nos forces armées vont participer à cet hommage aux côtés des familles des anciens combattants« , a annoncé le vice-ministre de la Coordination Alfredo Rada. L’armée et les anciens combattants étaient auparavant cantonnés aux hommages dans les casernes.

« Nous voulons que ce soit un moment d’expression de l’unité du peuple bolivien« , le contexte étant désormais « différent« , a-t-il ajouté, une allusion à l’époque où le guérilléro avait été capturé et exécuté par les soldats avec le feu vert du président René Barrientos, un farouche anticommuniste.

Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capturait le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Ernesto Guevara fut conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passa sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire fut sommairement exécuté par Mario Teran, un sergent bolivien.

A 39 ans, le « Che » au visage christique, dont la dépouille décharnée était exhibée comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande, entrait dans la légende.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-l-armee-rendra-hommage-a-che-guevara-50-ans-apres-l-avoir-abattu?id=9722159

 

Bolivie : cinq jours d’hommages au « Che »,

50 ans après sa mort

Le président bolivien, Evo Morales, a annoncé lundi cinq jours d’hommages, à partir de jeudi, à Ernesto « Che » Guevara, 50 ans après sa mort, le 9 octobre 1967.

Les cérémonies pour commémorer le révolutionnaire argentin seront organisées en présence de l’armée bolivienne, qui l’avait combattu puis exécuté. « Les forces armées, comme toujours, m’accompagnent dans toutes les activités. J’en ai parlé avec elles, elles m’accompagneront certainement, mais je le répète, les forces armées sont nées (au 19e siècle, ndlr) anti-impérialistes », a déclaré le président socialiste.

Plusieurs anciens militaires ont toutefois annoncé qu’ils ne participeraient pas aux commémorations, estimant que c’est a eux qu’il faudrait rendre hommage. « Nous n’y assisterons pas car nous considérons que c’est un acte politique », a déclaré Mario Moreira, un représentant des soldats ayant combattu le « Che », au journal Pagina Siete. L’Etat « a l’obligation de nous rendre hommage car nous avons défendu la patrie », a-t-il affirmé.

Lors des affrontements entre l’armée et la guérilla du « Che », 58 soldats avaient péri. Ernesto Guevara avait été fait prisonnier lors de combats le 8 octobre 1967 et fusillé le lendemain par l’armée bolivienne, alors conseillée par les Etats-Unis.

Le président Morales a précisé que la cérémonie principale d’hommage aura lieu lundi 9 octobre dans la ville de Vallegrande (sud-est), en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des « quatre enfants du +Che+ et certains de ses frères » et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

https://www.lorientlejour.com/article/1075912/bolivie-cinq-jours-dhommages-au-che-50-ans-apres-sa-mort.html

 

 

Bolivie : les enfants du Che

pour le 50e anniversaire de sa mort

Création : lundi 11 septembre 2017 14:03 Écrit par infosoir

Les quatre enfants d’Ernesto Che Guevara se rendront en octobre en Bolivie pour le 50e anniversaire de la mort de leur père, a annoncé hier le président bolivien Evo Morales, cité par l’agence officielle ABI. «Ce sera un grand rassemblement des peuples contre le système capitaliste et il y aura les quatre enfants du Che à La Higuera», le village où le guérillero d’origine argentine a été exécuté en 1967, dans le sud du pays, a ajouté le président Morales, admirateur déclaré du «Che». Quatre des cinq enfants de Che Guevara -Aleida, Camilo, Ernesto et Celia – sont nés et vivent à Cuba. Une fille, née d’un premier mariage, est décédée en 1995. Ernesto Che Guevara a été capturé le 8 octobre 1967 par l’armée bolivienne, après avoir été blessé au combat, et exécuté le lendemain, mais les commémorations de sa mort se déroulent traditionnellement le 8 octobre, jour de sa capture. Sa mort à 39 ans avait marqué l’échec de son entreprise de créer un «foyer» de guérilla en Bolivie avec d’autres guérilleros – principalement cubains, boliviens et péruviens – en s’appuyant sur la paysannerie.

https://www.infosoir.com/actualite/18238-bolivie-les-enfants-du-che-pour-le-50e-anniversaire-de-sa-mort.html

 

Publié le 05 octobre 2017 à 16h15 | Mis à jour le 05 octobre 2017 à 17h55

La CIA «a torturé et assassiné»

Che Guevara, dit le président bolivien

Che Guevara en 1958.... (ARCHIVES AFP)

 

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Che Guevara en 1958.

Archives Afp

Le président bolivien Evo Morales a accusé la CIA d’avoir «persécuté, torturé et assassiné» Ernesto «Che» Guevara, en 1967 en Bolivie, au premier des cinq jours d’hommage au guérillero, 50 ans après sa mort.

«L’histoire est claire. La CIA a persécuté, torturé et assassiné le Che Guevara. Les forces armées ont agi, soumises aux États-Unis sur décision (du président de l’époque, René) Barrientos», a écrit le président socialiste sur Twitter.

 

 

Le révolutionnaire argentin avait été capturé le 9 octobre 1967 par l’armée de Bolivie, où il était arrivé 11 mois plus tôt avec une cinquantaine de guérilleros. Le lendemain, il avait été exécuté par un soldat bolivien, sur ordre de ses supérieurs.

La Bolivie a débuté jeudi un programme d’hommage au Che, prévu jusqu’au lundi 9, avec des événements culturels, politiques et gastronomiques dans le village de Vallegrande, où ont été retrouvés les restes du Che.

Selon M. Morales, la cérémonie principale aura lieu le 9 octobre à Vallegrande, en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des quatre enfants du Che, de certains de ses frères et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

 

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201710/05/01-5139073-la-cia-a-torture-et-assassine-che-guevara-dit-le-president-bolivien.php

 

L’Amérique latine

se souvient

du Che Guevara,

50 ans après sa mort

08/10/2017

Professeure à la retraite au honduras, Maria Yolanda Chavarria porte un foulard affichant le Che alors qu’elle se prépare pour une manifestation contre le pouvoir en place – AFP / O Sierra

 

 

Pour les 50 ans de sa mort dans le maquis bolivien, Ernesto « Che » Guevara, figure mythique de l’action révolutionnaire armée pendant la Guerre froide, recevra des hommages à Cuba et en Bolivie.

À Cuba, où tous les écoliers commencent leur journée par prêter le serment des « pionniers » en jurant « être comme le ‘Che’, le mausolée qui abrite les restes du « guérillero héroïque » depuis 1997 à Santa Clara (centre) sera le cadre des cérémonies commémoratives.

Le président Raul Castro, successeur de son frère Fidel décédé en novembre 2016, devrait être présent dans cette ville où celui qu’il appelait « l’Argentin » remporta en 1958 une bataille décisive face aux troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958).

Comme c’est traditionnellement le cas à Cuba, l’hommage se tiendra le 8 octobre, jour anniversaire de la capture du « Che » par l’armée bolivienne.

Hommage militaire en Bolivie

Ses quatre enfants encore en vie, nés et résidant à Cuba, seront quand à eux attendus dans le sud de la Bolivie, où le guérillero a été exécuté le lendemain de sa capture, le 9 octobre 1967.

Mémorial à La Higuera en Bolivie où le « Che » a été exécuté – AFP / A/ Raldes

Auparavant cantonnée aux hommages dans les casernes, l’armée bolivienne participera aussi pour la première fois aux cérémonies officielles. La Paz souligne que « le contexte est différent » de celui de l’époque où le guérillero était capturé et exécuté par les soldats du pays andin avec le feu vert du président René Barrientos (1964-1969), un anti-communiste farouche.

Aujourd’hui le président socialiste Evo Morales, admirateur déclaré du « Che », affirme sa volonté de rassembler autour de cet épisode. Le 8 octobre 1967, l’armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capture le « Che » à la tête d’une poignée de guérilleros ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies. Blessé au combat, Guevara est conduit dans une école abandonnée du bourg de La Higuera où il passera sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire est exécuté sommairement par Mario Teran, un sergent bolivien. À 39 ans, le guérillero entrait dans la légende alors que sa dépouille décharnée au visage christique étaient exhibés comme un trophée dans la localité voisine de Vallegrande.

Un saint cubain de la révolution

À Cuba, le « Che » a été érigé en véritable « saint de la révolution », souligne Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington. « Il représente les années romantiques de la révolution, chargées d’une bonne dose d’utopie, il n’est donc pas surprenant qu’il soit devenu une figure populaire, voire mythique ». Dans le monde entier, l’image-culte du guérillero – « la » photo du Cubain Alberto Korda prise en 1960 – continue de faire l’objet d’une forte récupération mercantile, reproduite sur des millions de T-shirts, posters et casquettes prisés par la jeunesse des cinq continents mais aussi des stars du sport ou de la musique.

Présent dans les magasins de souvenirs de Moscou – AFP / M. Antonov

L’extrême-gauche européenne née des événements de 1968 et une partie de l’intelligentsia avaient largement contribué à la popularisation de cet homme réputé pour son intransigeance et sa volonté de fer, malgré ses limites physiques liées à l’asthme. « S’il n’était pas mort en 1967 en Bolivie, l’Amérique latine serait aujourd’hui libre, souveraine, indépendante et socialiste (…) Car s’il était resté en vie, il aurait triomphé », assure dans un entretien à l’AFP son frère Juan Martin Guevara, âgé de 74 ans et qui vit en Argentine. « Lui, c’était tout ou rien! « .

Partisan de la violence politique

Après des études de médecine et de multiples voyages qui ont forgé ses convictions, le natif de Rosario (Argentine) avait fait la connaissance de Raul et Fidel Castro au Mexique avant de participer à la guérilla qui mena les « barbudos » au pouvoir à La Havane en 1959. De ses compagnons cubains il gardera le surnom de « Che » , interjection caractéristique du parler argentin familier pour attirer l’attention de l’interlocuteur, le saluer ou exprimer la surprise. Partisan de la violence politique, il supervisa pendant six mois la répression dans le sang des « contre-révolutionnaires » – ce qu’il ne reniera jamais -, et dirigea un temps la Banque centrale cubaine et le ministère de l’Industrie.

Le 21 novembre 1965, Guevar se trouve sur les bords du lac Tanganyika au Congo – Ph. AFP

Artisan du rapprochement de la révolution cubaine avec l’URSS, il se distancia ensuite des positions soviétiques favorables à la « coexistence pacifique » avec le bloc occidental pour défendre une stratégie de conquête du pouvoir par les armes, plus proche du maoïsme. Au milieu des années 1960, cela l’éloignera peu à peu de Cuba et des Castro, à l’époque alignés sur Moscou.

Mission au Congo

S’ensuivirent des mois de « disparition » alors qu’il était en mission secrète au Congo à tenter – sans succès – d’y imposer la révolution armée, avant d’engager en Bolivie sa dernière guérilla. Arrivé le 24 avril 1965 à la tête d’un petit corps expéditionnaire de Cubains d’ascendance africaine pour soutenir Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président Joseph Kabila) et sa rébellion contre le pouvoir de Léopoldville – aujourd’hui Kinshasa -, il avait constaté que les dirigeants du maquis congolais n’avaient pas de maturité politique et il avait préféré partir au terme d’une aventure ratée de sept mois dans les montagnes du Sud-Kivu.

https://fr.metrotime.be/2017/10/08/actualite/lamerique-latinese-souvient-che-guevara-50-ans-apres-mort/

 

Cinquante ans après sa disparition,

Cuba rend hommage au «Che»

MEMOIRE Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul ce dimanche à Santa Clara…

 

20 Minutes avec AFP

Publié le 08/10/17 à 13h57 — Mis à jour le 08/10/17 à 14h20

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie.

 

A Cuba, les portraits du Che sont omniprésents et il est devenu dans le monde entier une figure mythique. Il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était assassiné en Bolivie. — Alejandro Ernesto/EFE/SIPA

Il a disparu il y a cinquante ans, mais sa mémoire est toujours vive. Cuba honore dimanche à Santa Clara (centre) la figure légendaire de sa révolution, le guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, tué il y a 50 ans dans le maquis bolivien.

Un hommage différent

Célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, les cérémonies seront présidées par son frère et successeur Raul, dans cette ville située à 300 km à l’est de la capitale cubaine, où sont enterrés les restes du commandant de la Révolution et ceux de ses compagnons d’armes. Autre signe marquant un changement d’époque, ces commémorations interviennent au moment où les dernières guérillas de gauche du continent, en Colombie, rendent les armes (Farc) ou négocient la paix (ELN, fondée en 1964 en s’inspirant précisément du « Che »).

>> A lire aussi : Fidel Castro, l’éternel guérillero

Comment est mort le «Che» ?

Ernesto Guevara a été exécuté par un soldat bolivien à 39 ans le 9 octobre 1967, mais à Cuba le jour du « guérillero héroïque » est célébré chaque 8 octobre, jour de sa capture dans un obscur hameau andin. Lundi, seront aussi organisées des commémorations en Bolivie en présence des enfants du « Che » et du président Evo Morales qui a accusé cette semaine la CIA d’avoir « persécuté, torturé et assassiné » le « Che » lors de ses 11 mois de guérilla en Bolivie. Le corps du guérillero argentin, jeté dans une fosse en Bolivie, a été découvert et identifié il y a 20 ans avant de retourner en grande pompe à Cuba pour un hommage funèbre national.

Depuis 1997, plus de 4,7 millions de personnes ont visité le mausolée sous-terrain du Che surmonté d’une imposante statue de bronze à Santa Clara, qui le considère comme un fils adoptif depuis qu’il y remporta en décembre 1958 une victoire décisive contre les troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958). Et ce dimanche, les hommages se multiplient aussi sur le Toile, notamment sur Twitter où un internaute écrit : « La patrie vous contemple, fière, pour l’anniversaire de la chute au combat du Che.

Retrouvez notre diaporama : Ernesto Che Guevara, le révolutionnaire aux 1.000 visages.

Des concerts, images d’archives… et une application

Ces derniers jours, la presse cubaine a publié de nombreux articles et cahiers spéciaux à la gloire du « Che ». A la radio et la télévision cubaine, des concerts symphoniques et des images d’archives lui ont aussi rendu hommage avec des fragments de discours de celui qui fut aussi ministre de l’Industrie du premier gouvernement révolutionnaire cubain. Une application mobile baptisée « Siempre Che » (« Toujours Che »), et consacrée au mausolée de Santa Clara, doit aussi être présentée en marge des commémorations dans ce pays où l’accès à internet est l’un des plus limités au monde.

Jeudi, des milliers d’étudiants ont marché sur les pas du « Che » pour commémorer la bataille de Santa Clara et dimanche, plusieurs dizaines de jeunes doivent rejoindre les rangs des « Pionniers », organisation de jeunesse qui a pour consigne « Pionniers pour le communisme, nous serons comme le Che ».

Sur les pas du « Che »

Ernesto « Che » Guevara est né le 14 juin 1928 à Rosario, au sein d’une famille de la bourgeoisie argentine. Médecin de formation, il parcourt très jeune à vélo et à moto l’Amérique latine où il prend conscience de la misère des plus démunis du continent, et plus particulièrement les communautés indigènes. En 1955, il fait la rencontre de Fidel Castro en exil au Mexique et rejoint les rangs des révolutionnaires cubains dans la guérilla contre Batista. Dix ans plus tard, il s’éloignera de Cuba et des Castro pour mener de nouveaux combats.

« D’autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts », écrira-t-il en 1965 à Fidel Castro en prenant congé pour porter l’insurrection en Afrique notamment. Cette lettre se terminait par une phrase devenue célèbre : « Hasta la victoria, siempre » (« Jusqu’à la victoire, toujours ! »). 

« Une figure mythique »

Son image et ses portraits sont omniprésents à Cuba, et plus particulièrement le plus célèbre d’entre eux montrant le jeune guérillero argentin, les yeux farouches, portant béret, blouson et cheveux longs. Mythique, elle a fait le tour du monde, orné les murs de générations d’étudiants et fait aujourd’hui l’objet d’une forte récupération mercantile tout en restant omniprésente dans les manifestations à travers la planète.

« Certains considèrent Che Guevara comme un martyr de la lutte révolutionnaire (…) d’autres insistent sur son caractère sanguinaire et autoritaire », mais il est devenu « une figure mythique, emblématique de la révolution de la jeunesse et des luttes pour la justice et l’égalité sociale », résume le directeur de l’Institut des recherches cubaines de l’université de Floride, Jorge Duany.

http://www.20minutes.fr/monde/2146987-20171008-video-cinquante-ans-apres-disparition-cuba-rend-hommage-che

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

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A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Pour nos sœurs et nos frères en lutte, Irma n’a pas brisé les barreaux des prisons!!

 

 

 

 

 

Sur son passage, l’ouragan Irma a ravagé principalement les demeures fragiles des pauvres, soulignant par la destruction la structure de classe néocoloniale de certaines iles…

Mais elle n’a pas, pour autant, brisé les barreaux des prisons pour ceux qui luttent contre cette iniquité, principalement engendrée par l’impérialisme.

Pour Ana Bélen Montés, cela fera 16 ans de détention, depuis son arrestation, le 20 Septembre 2001.

D’aucuns imputent la violence décuplée des tempêtes tropicales aux causes de l’activité humaine, causes qui se recoupent, pour l’essentiel, sinon en totalité, avec celles de l’impérialisme.

Le combat d’Ana Bélen Montés, pour le droit des peuples à disposer d’eux-même, est, plus que jamais, partie intégrante de la cause prolétarienne internationale pour la paix et le socialisme.

Non seulement « Irma » ne doit pas nous la faire oublier, mais c’est aujourd’hui, avec l’anniversaire de son arrestation, une raison de plus de serrer les rangs autour d’elle, malgré les difficultés matérielles.

Voici donc, infatigablement relayée par Jacqueline ROUSSIE, une nouvelle initiative, symboliquement importante et humainement nécessaire, dans ce parcours de lutte où l’impérialisme US se comporte comme l’ogre impitoyable qu’il est partout.

Luniterre

 

 

 

 

Les amis portoricains et Cubains du comité international de solidarité d’Ana Belén Montés ont été quelque peu gênés ces derniers temps dans leur action par l’ouragan Irma.

Les liaisons ayant été rétablies, ils nous invitent à envoyer un petit mot à la maman Doña Emilia d’Ana Belén Montés et à sa sœur Lucy à l’adresse anabelenesnuestra@gmail.com pour leur témoigner notre solidarité à l’occasion du 16ème anniversaire de l’arrestation d’Ana. 

Vos messages leur seront retransmis le jour anniversaire, c’est-à-dire le 20 septembre.

J. Roussie

 

je vous cite le message envoyé par Julián Gutiérrez Alonso:

 

Compañer@s

Irma nos ha demorado en nuestra batalla por Ana Belén pero ya podemos seguir nuestra lucha.

El próximo día 20/9 Ana cumple 16 años de encierro y no quisieramos dejar pasar esa fecha sin hacer algo.

Por tanto les proponemos que le manden mensajes a la madre de Ana (Doña Emilia) y a su hermana Lucy mostrandoles nuestra solidaridad al cumplir 16 años de prisión por luchar por sus dos Islas queridas, Cuba y Puerto Rico, de un pájaro las dos alas, que acaban de ser azotadas por el potente huracán Irma lo que no evitará el huracán de solidaridad con Ana.

Les pedimos que envien sus mensajes al buzón anabelenesnuestra@gmail.com y estamos seguros que tal como hicimos cuando el cumpleaños de Ana en febrero y el día de las madres tanto Ana como su familia agradecera nuestra solidaridad. Les pido que difundan esta propuesta lo mas posible.


Seguimos en combate

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2016/01/rovics-vfj-song-for-ana.jpg?w=940