Front Uni anti-impérialiste

Bachar al-Assad : la Syrie, ligne de faille géopolitique, ligne de fracture sociale

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Bachar  al-Assad :

Indépendance de la Syrie,

un combat multiséculaire

« …la géopolitique de la Syrie, le rôle historique

de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste,

mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture

sociale entre les différentes sectes et ethnies…»

 

 

 


Transcription :

Journaliste : Monsieur le Président, nous pouvons maintenant récapituler les événements, parce que Daech est presque vaincu, la ville de Damas est presque (totalement) en sécurité, et elle est sous contrôle des forces gouvernementales, et jusqu’à présent, vous menez des opérations militaires dans le sud et à l’est. Pourriez-vous me dire maintenant, en tant que Président et en tant que médecin de formation, comment vous avez pu manquer (d’identifier) les premiers symptômes de cette guerre, les premiers symptômes de cette invasion dans votre pays, parce que vous appelez cela une invasion ? Que s’est-il passé ?

Président Assad : Nous devons faire la distinction entre les symptômes internes et externes. Pour ce qui est des symptômes internes, nous avons des problèmes comme toute autre société dans notre région, nous faisons partie de cette région, et nous discutons toujours de ces problèmes. Peut-être n’avons-nous pas fait ce qu’il fallait pour résoudre le problème que nous aurions pu résoudre avant la guerre, peut-être pas ; c’est (une question) subjective pour tout syrien, chacun peut avoir son propre point de vue. Mais le facteur externe est très important dans la genèse de cette guerre, car aucun autre pays dans cette région ne vit une guerre similaire, bien que nous ayons les mêmes sociétés et que vous ayez des problèmes plus graves (ailleurs), comme dans les pays du Golfe, où vous n’avez aucune liberté, ni pour les femmes ni pour le peuple, pour quoi que ce soit.

Donc, si (le manque de libertés) était la raison (de cette guerre), par exemple – parce que tel était le slogan au tout début –, pourquoi cela n’a-t-il pas commencé dans ces pays ? Donc ce qui s’est passé n’était pas interne, parce que les mêmes problèmes existent depuis des décennies, certains depuis des siècles. Donc, en fait, c’est là que le facteur externe (est intervenu), et s’il n’était pas (immédiatement) clair, si nous ne l’avons pas vu (dès le début), c’est qu’en réalité, le plan n’a pas été réalisé en Syrie ; il a été réalisé dans certains pays occidentaux comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni principalement. D’autres Etats satellites comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar planifiaient et envoyaient de l’argent dès le début, après avoir échoué à créer, disons, une révolution spontanée, c’est là qu’ils ont commencé à envoyer de l’argent, et c’est là que le problème a commencé. Nous avons compris tout cela très rapidement, mais peut-être que nous ne pouvions pas le contrôler.

Journaliste : Mais pourquoi n’avez-vous pas vu… Par exemple, quand je suis arrivée dans la Ghouta orientale il y a des mois, j’ai vu des tunnels partout, construits par des ingénieurs, par d’énormes machines, par des bulldozers… Comment cela a-t-il pu se faire à votre insu ? Avez-vous une explication à présent, comment ils ont réussi à construire ces villes souterraines ?

Président Assad : Bien sûr, ils ont pu utiliser les outils qui étaient déjà présents dans cette zone, qu’ils les aient volés au gouvernement, à des entreprises privées, etc., et ils ont reçu un soutien de la Jordanie à travers le désert directement à Al-Ghouta, où le désert est vide, et personne ne peut le contrôler ou l’observer, et nous n’avons pas, bien sûr, des moyens comme des satellites et autres pour voir tout cela. En même temps, quand ils ont commencé à creuser, ils ont commencé à creuser sous les villes, quelque chose que vous ne pouvez pas voir (même avec des satellites).

Journaliste : Quand je suis allée dans la Ghouta orientale, j’ai rencontré des gens qui pouvaient prouver par eux-mêmes qu’ils avaient vu comment al-Nusra utilisait des armes chimiques contre leurs quartiers (résidentiels). J’ai vu toutes ces combinaisons de protection chimique dans des pièces où se trouvaient les quartiers généraux d’al-Nusra, etc. Mais l’Occident affirme que vous avez empoisonné votre propre peuple avec des armes chimiques. Pourquoi cela, pourquoi personne n’écoute-t-il le peuple (syrien) et pourquoi l’Occident insiste-t-il là-dessus ?

Président Assad : Parce que la fable chimique fait partie de leur récit basique contre le gouvernement en Syrie, mais ils ne l’utilisent que lorsque leurs troupes, leurs mandataires (proxies), les terroristes, ont été vaincus en Syrie dans certaines zones. Ils utilisent cette histoire ou ce récit afin d’avoir un prétexte pour intervenir directement, militairement, et d’attaquer l’armée syrienne. C’est ce qui s’est passé plusieurs fois, et chaque fois qu’ils utilisent cette histoire, ce n’est que lorsque leurs proxies, les terroristes, ont été vaincus. Ce devrait être (l’inverse) – je veux dire logiquement, sans même parler de la réalité que nous n’avons pas d’armes chimiques de toute façon, nous les avons détruites…

Journaliste : Vous n’en avez plus du tout ?

Président Assad
: Nous n’en avons pas, non. Depuis 2013, nous n’en avons plus. Mais mettez cela de côté. Même si nous en avions, nous aurions plutôt utilisé ces armes lorsque nous étions vaincus, pas quand nous gagnons la guerre. Et en fait, chaque fois que nous gagnons, ils l’utilisent, donc (nous en accuser) est contre la logique, mais cela sert de prétexte pour soutenir les terroristes en Syrie.

Journaliste : Y a-t-il un moyen d’empêcher toutes ces provocations ? Parce que le ministère russe de la Défense dit que l’une de ces provocations est en train d’être préparée à Deir Ezzor, et ils l’ont dit récemment. Comment arrêter ça ?

Président Assad : Vous ne pouvez pas, parce que ce n’est pas le résultat de notre réalité ; c’est le résultat de leur imagination, de leurs médias, c’est quelque chose qui est créé dans leurs propres médias et dans leurs propres pays, et qui est ensuite répandu dans le monde entier sur Internet ou dans différents médias. Donc vous ne pouvez pas empêcher ces provocations. Les Américains ne disent que des mensonges, et ils attaquent tout de suite après. Quand il n’y a pas de respect pour le droit international, quand il n’y a pas d’institutions des Nations Unies efficaces, vous ne pouvez pas parler d’empêcher les provocations, parce que c’est une jungle maintenant, partout dans le monde.

Journaliste : Vous êtes en train de l’emportez, vous contrôlez déjà la plupart des régions du pays, mais il y a tellement d’acteurs en Syrie, tellement de parties qui ont leurs propres intérêts. Les Etats-Unis négocient avec la Turquie à propos de Manbij, Israël mène des négociations quelque part, les Iraniens font des négociations, les Kurdes ont leurs propres intérêts. Comment résoudre tout cela, comment maintenir la Syrie unie ? Parce que maintenant, il semble que la Syrie soit déchirée. Comment arrêter ça ? Parce que vous avez dit que votre principal slogan est « une (seule) Syrie pour une (seule) nation ».

Président Assad : Si vous voulez parler de la Syrie comme étant déchirée, il s’agit, disons, de la géographie, pas de la société ; la société est unifiée, donc nous n’avons pas de problème à ce sujet. Ainsi, nous pouvons considérer la Syrie comme unifiée tant que le peuple est unifié. Quant à être déchiré, il s’agit d’une occupation ; différentes parties de la Syrie sont occupées par les terroristes avec le soutien de l’Occident, principalement les États-Unis et leurs alliés. Donc si vous voulez parler de l’avenir de la Syrie, nous ne les prenons pas en compte. Si vous parlez du processus politique, cela va être un processus politique uniquement syrien. Nous ne prenons pas en compte les intérêts de tout autre pays concernant quelque chose qui est interne. Si vous parlez de la guerre, cela devient maintenant une guerre internationale, parce que c’est comme ça qu’elle a commencé. En fait, il ne s’agissait pas seulement du gouvernement en Syrie ; le gouvernement en Syrie est indépendant, nous avons de bonnes relations avec la Russie, avec la Chine et d’autres pays, et les États-Unis voulaient redessiner la carte du monde politiquement, et peut-être militairement. Donc la Syrie était l’un des principaux champs de bataille pour redessiner cette carte, du moins au Moyen-Orient. C’est pourquoi quand vous parlez de ces intérêts, c’est un combat entre ces puissances : le pouvoir principal, les États-Unis, et leurs alliés, qui supportent les terroristes, et leur but est d’avoir l’hégémonie, (face à) l’autre puissance qui est la Russie, et ses alliés, dont l’objectif est de combattre le terrorisme et de restaurer le droit international.

Journaliste : Mais pourquoi la Syrie a-t-elle été choisie (comme terrain) pour ce match ?

Président Assad : Pour de nombreuses raisons différentes. La Syrie fait partie du groupe de pays considérés comme indépendants (souverains) : la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et maintenant la Russie en tant que pays souverain. L’Occident n’accepte aucune position indépendante. Les Etats-Unis n’acceptent aucune position indépendante de l’Europe. Et c’est pourquoi en Russie, vous avez un problème avec les États-Unis, parce que vous voulez être (une nation) souveraine, et ils ne l’acceptent pas, même si vous êtes une grande puissance, vous ne pouvez pas être indépendant. Voilà une (première) raison. Et nous sommes un petit pays, comment pouvons-nous dire non et oui ? Nous devrions seulement dire oui (aux Etats-Unis). Voilà une (première) raison.

Deuxièmement, la géopolitique de la Syrie, le rôle historique de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste, mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture sociale entre les différentes sectes et ethnies. Et quand vous contrôlez cette zone, vous pouvez contrôler tout le reste du Moyen-Orient. C’est pourquoi la lutte contre la Syrie a commencé à l’époque des Pharaons, et le premier traité au monde a eu lieu 12 siècles avant Jésus-Christ, entre les Pharaons et les Hittites, venant du nord et du sud, ils ont combattu en Syrie et ils ont signé le premier traité de l’Histoire. Ainsi, la géopolitique de la Syrie est très importante, et le contrôle de la Syrie a été un but pour les grandes puissances depuis ce temps (reculé) et jusqu’à nos jours. Donc, peu importe que la Syrie soit grande ou petite, ou plus grande ou plus petite, elle a une (grande) importance (stratégique). 

 

 

Sources:

 

http://sayed7asan.blogspot.com/2018/06/bachar-al-assad-revele-les-veritables.html

 

 

 

 

Syrie : Offensive au Sud, En avant vers la libération totale!

 

 

 

 

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Syrie ,

 

nouvelle offensive

anti-impérialiste dans le Sud :

 

En avant

vers la libération totale !

 

L’armée syrienne a lancé mardi une offensive contre les rebelles dans la ville de Deraa après une semaine de bombardements meurtriers sur des régions proches dans le sud du pays en guerre, qui ont provoqué un exode massif.

Après avoir repris en avril le dernier bastion rebelle près de Damas et chassé les jihadistes de la capitale, le régime de Bachar al-Assad, fort du soutien de l’allié russe, est déterminé à reprendre les zones rebelles du sud, une région bordant la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie occupé par Israël.

Depuis une semaine, les combats et les frappes se sont concentrés dans l’est de la province de Deraa, dont la ville éponyme est le chef-lieu, poussant quelque 45.000 civils à prendre la fuite selon l’ONU.

Les violences ont rapidement atteint la ville même de Deraa, divisée entre un secteur gouvernemental et des quartiers tenus par les rebelles.

Des colonnes de fumée se sont élevées au dessus de plusieurs quartiers, cible d’intenses raids aériens et de tirs d’artillerie, selon un correspondant de l’AFP présent aux abords de la ville.

« L’armée syrienne mène des frappes ciblées contre les repères et fortifications des terroristes dans Deraa », a rapporté la télévision étatique.

 

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de frappes menées par les aviations syrienne et russe contre « les quartiers rebelles », qui sont aussi selon l’ONG la cible de barils d’explosifs largués par des hélicoptères du régime.

« Les forces du régime ont tiré 15 missiles sol-sol sur la ville de Deraa et les raids syriens et russes continuent en soirée », a ajouté l’ONG.

 

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Morceler le fief rebelle –

Des combats au sol opposent les belligérants dans le sud-est de la ville, selon l’OSDH qui a confirmé une « première opération militaire terrestre du régime dans la ville de Deraa ».

 

« Le régime cherche à prendre le contrôle d’une base militaire dans le sud de la ville, qui permet de couper la route entre Deraa et la frontière jordanienne, mais aussi morceler davantage les territoires rebelles », a précisé Rami Abdel Rahmane, le chef de l’OSDH. Les combats se poursuivent autour de cette base.

Le pouvoir a souvent eu recours à cette stratégie contre des bastions rebelles, cherchant à les isoler pour les affaiblir et empêcher l’arrivée des renforts.

Avant l’aube, les prorégime ont conquis deux localités, une avancée qui leur a permis de couper en deux les secteurs rebelles dans l’est de la province.

 

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Toujours dans l’est de la province, les forces loyalistes ont progressé jusqu’aux abords de la ville de Hirak, cible de dizaines de raids et barils d’explosifs ayant provoqué « des destructions inégalables », a dit Khalil al-Hariri, un habitant.

Dans l’ouest de la province, six civils ont été tués dans les bombardements meurtriers, selon l’OSDH.

Au total, 38 civils ont péri en une semaine de violences, d’après l’ONG. Un secouriste des Casques blancs a été tué, a annoncé le groupe sur Twitter.

 

Les groupes rebelles contrôlent 70% de la province de Deraa et celle voisine de Qouneitra, tandis que le régime domine la région de Soueida, la troisième de ces régions qui composent le sud syrien.

Mais le régime, qui enchaîne les victoires et contrôle désormais 65% du territoire grâce au soutien indéfectible de son allié russe, est déterminé à reprendre l’ensemble du pays.

 

 

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Les civils menacés –

L’ONU a averti que 750.000 civils vivant dans les zones rebelles du sud syrien étaient menacés par les opérations du régime et annoncé que des aides seraient envoyées à Deraa une fois que le feu vert des autorités syriennes aura été donné.

 

« Ces derniers jours, un très grand nombre de civils ont fui à cause des hostilités, des bombardements et des combats dans cette région », a indiqué à l’AFP Linda Tom, porte-parole en Syrie du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

« Nous n’avions pas vu jusque-là un déplacement massif de cette ampleur à Deraa », a-t-elle souligné en faisant état de la fuite de 45.000 habitants, dont la majorité se dirige près de la frontière avec la Jordanie.

Mardi, les autorités jordaniennes ont réaffirmé que le pays n’était pas en mesure d’accueillir une nouvelle vague de réfugiés et que la frontière avec la Syrie resterait fermée.

La guerre en Syrie a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes depuis mars 2011.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/offensive-du-regime-syrien-contre-la-ville-de-deraa-exode-des-civils-doc-16n1sf3

 

 

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https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/9b7d6a16b1d293a21b1be4d4f8959056c901f6b0.jpg

 

Saison France-Israël, Infirmière assassinée : Macron plus que jamais au pied du Mur !

 

 

 

 

MACRON AU PIED DU MUR…

Confronté à la fois aux luttes sociales des cheminots et de nombreuses autres catégories de travailleurs, sans oublier les étudiants, Macron doit également faire face à ses engagements anciens envers l’État sioniste, pour démarrer, en Juin, une saison d’échanges « culturels » avec cet État criminel, alors que les cadavres des 113 victimes de la répression sanguinaire de la Marche du Retour sont à peine refroidis dans leurs linceuls et que des milliers de blessés subiront encore longtemps les séquelles des tirs meurtriers et pour certains, le reste de leur vie.

Même avant ce massacre, cette « saison » était déjà une mascarade grotesque pour tenter de faire oublier les conditions de vie absolument inhumaines, au quotidien, dans la bande de Gaza, et guère meilleures, dans le reste de la Palestine occupée et emmurée. Mais depuis les massacres à Gaza, cette “saison” devient une honte évidente et absolue pour Macron et ses affidés, qui se retrouvent maintenant quasi littéralement, au pied du mur!

Depuis Vendredi 1er Juin la honte du sionisme, ainsi que celle de ses complices, dont la France de M. Macron, est redoublée par l’assassinat délibéré d’une infirmière dans l’exercice de ses fonction, secourant les manifestants blessés.

 

Le Mur n’a que deux côtés…

Le Mur sioniste en Palestine, comme tout mur, n’a que deux côtés, et en inaugurant cette saison prétendument “culturelle”, Macron choisit le sien, celui des oppresseurs et des exploiteurs, des impérialistes et des sionistes. Pas étonnant, c’est évidemment déjà son camp dans la lutte sociale en France, comme dans le reste du monde et dans toutes les guerres qui ensanglantent aujourd’hui la planète, en Syrie, au Yémen, etc…

Le Mur n’a que deux côtés, et tous les travailleurs en lutte, tous les humains épris de justice et même simplement des valeurs humanistes supposées de la République, doivent se tenir ensemble, du même côté, celui de la Résistance Palestinienne, en solidarité avec toutes les victimes du sionisme et de l’impérialisme!

Mettre Macron face à ses responsabilités, au pied du mur, face à ses engagements envers les sionistes, c’est déjà ce qu’on fait plus de 17 000 signataires, en quelques jours, de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël ».

Oser poser le principe légitime d’une renonciation à cet ensemble de manifestations pseudo « culturelles », c’est déjà un premier acte de Résistance, qui en appelle d’autres, au cours des mois à venir, au fil de ces « événements », s’ils sont malgré tout maintenus… On se rappellera, à ce propos, les « vacances écourtées » du Roi d’Arabie Saoudite, suite à une pétition de 300 000 signatures, commencée pourtant fort modestement…! Évidemment, l’enjeu, ici, à tous points de vue, est encore plus important, mais notre révolte l’est aussi encore davantage, et notre mobilisation doit être en conséquence!

Tribune Marxiste-Léniniste

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« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

Pour signer en ligne :

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

 

Tract manif 26 Mai 2018 « Marée humaine » et Pétition « Non à la saison France-Israël »

 

 

https://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L480xH480/DCyzcHArz5k5MzAFtxYJe6M_iHE-af28b.png

 

 

L’UNITÉ DES TRAVAILLEURS ET LEUR LUTTE DETERMINÉE

PEUVENT METTRE UN COUP DE FREIN AUX PLANS DE MACRON !! 

La manifestation d’aujourd’hui marque une avancée du point de vue de l’unité des travailleurs et de leurs organisations politiques. Comme disait Marx « un pas en avant du mouvement vaut mille programmes  ».

Il y a eu des hésitations et des appareils syndicaux connus pour leurs atermoiements et compromis avec le pouvoir bourgeois ne sont pas de cette journée, mais les syndiqués le plus combatifs se trouvent, comme toujours, parmi la masse des travailleurs et des citoyens qui protestent politiquement contre le lourd paquet des mesures réactionnaires de Macron.

D’autres, craignent une récupération politicienne d’un mouvement qui, espérons-le, est le début d’une remontée de l’unité et des luttes des travailleurs. Ce danger n’existe que dans la mesure où la direction politique actuelle réduit le mouvement à des élections toujours dominées par la bourgeoisie et qu’on leur subordonne les combats syndicaux, les manifs de rue et autres expressions politiques des travailleurs. Il faut, au contraire, donner la priorité à ces luttes, si l’on veut réellement avancer vers une transformation des rapports sociaux.

L’histoire du mouvement ouvrier montre que des leaders réformistes ont été, parfois, poussés très à gauche par la force des luttes décidées des travailleurs. Nous disons que cela ne suffit pas, car l’histoire nous enseigne que sans une orientation politique claire propre les luttes finissent dans des impasses ou pire.

Naturellement l’objectif principal est le renversement de la société d’exploitation, le capitalisme, et la construction d’une société socialiste où le travail répondra vraiment aux besoins sociaux réels et sera partagé entre tous, éradiquant ainsi enfin le chômage, et pour cela il faut plus qu’un dirigeant politique qui vient du réformisme. Il faut une organisation réellement communiste propre aux travailleurs.

Aujourd’hui, pour nous approcher de ce but nous devons trouver une unité politique, syndicale et combative encore plus grande et porter des coups à la politique de Macron, tant contre ses plans de transformer la société en un modèle extrême du «  libéralisme  » capitaliste, ultra-réactionnaire sur le plan social, que contre sa politique internationale d’interventionnisme militaire néo-colonialiste complice de l’impérialisme US et du sionisme assassin!

(Voir, à la suite, la Pétition, qui a déjà recueilli plus de 11 000 signatures en quelques jours, contre la « saison » officielle de propagande sioniste cautionnée par Macron!!) 

L’unité des travailleurs et leur combativité contre la politique de Macron sont les seules véritables clés du succès des luttes!

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(Pétition) __MACRON AU PIED DU MUR…

Confronté à la fois aux luttes sociales des cheminots et de nombreuses autres catégories de travailleurs, sans oublier les étudiants, Macron doit également faire face à ses engagements anciens envers l’État sioniste, pour démarrer, en Juin, une saison d’échanges « culturels » avec cet État criminel, alors que les cadavres des 113 victimes de la répression sanguinaire de la Marche du Retour sont à peine refroidis dans leurs linceuls et que des milliers de blessés subiront encore longtemps les séquelles des tirs meurtriers et pour certains, le reste de leur vie.

Même avant ce massacre, cette « saison » était déjà une mascarade grotesque pour tenter de faire oublier les conditions de vie absolument inhumaines, au quotidien, dans la bande de Gaza, et guère meilleures, dans le reste de la Palestine occupée et emmurée. Mais depuis les massacres à Gaza, cette “saison” devient une honte évidente et absolue pour Macron et ses affidés, qui se retrouvent maintenant quasi littéralement, au pied du mur!

Le Mur n’a que deux côtés…

Le Mur sioniste en Palestine, comme tout mur, n’a que deux côtés, et en inaugurant cette saison prétendument “culturelle”, Macron choisit le sien, celui des oppresseurs et des exploiteurs, des impérialistes et des sionistes. Pas étonnant, c’est évidemment déjà son camp dans la lutte sociale en France, comme dans le reste du monde et dans toutes les guerres qui ensanglantent aujourd’hui la planète, en Syrie, au Yémen, etc…

Le Mur n’a que deux côtés, et tous les travailleurs en lutte, tous les humains épris de justice et même simplement des valeurs humanistes supposées de la République, doivent se tenir ensemble, du même côté, celui de la Résistance Palestinienne, en solidarité avec toutes les victimes du sionisme et de l’impérialisme!

Mettre Macron face à ses responsabilités, au pied du mur, face à ses engagements envers les sionistes, c’est déjà ce qu’on fait plus de 11 000 signataires, en quelques jours, de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël ».

Oser poser le principe légitime d’une renonciation à cet ensemble de manifestations pseudo « culturelles », c’est déjà un premier acte de Résistance, qui en appelle d’autres, au cours des mois à venir, au fil de ces « événements », s’ils sont malgré tout maintenus… On se rappellera, à ce propos, les « vacances écourtées » du Roi d’Arabie Saoudite, suite à une pétition de 300 000 signatures, commencée pourtant fort modestement…! Evidemment, l’enjeu, ici, à tous points de vue, est encore plus important, mais notre révolte l’est aussi encore davantage, et notre mobilisation doit être en conséquence!

Tribune Marxiste-Léniniste

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« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

                                     https://tribunemlreypa.wordpress.com/

 

 

LE TRACT EN VERSION PDF:

 

TRACT SAMEDI 26 MAI 2018__

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/05/tract-samedi-26-mai-2018__.pdf

 

 

Le Mur n’a que deux côtés (Projet de tract pour le 26 Mai)

MACRON AU PIED DU MUR…

Confronté à la fois aux luttes sociales des cheminots et de nombreuses autres catégories de travailleurs, sans oublier les étudiants, Macron doit également faire face à ses engagements anciens envers l’État sioniste, pour démarrer, en Juin, une saison d’échanges « culturels » avec cet État criminel, alors que les cadavres des 113 victimes de la répression sanguinaire de la Marche du Retour sont à peine refroidis dans leurs linceuls et que des milliers de blessés subiront encore longtemps les séquelles des tirs meurtriers et pour certains, le reste de leur vie.

Indépendamment de ce massacre, cette « saison » était déjà un paravent grotesque pour faire oublier les conditions de vie absolument inhumaines, au quotidien, dans la bande de Gaza, et guère meilleures, dans le reste de la Palestine occupée et emmurée. Déjà dénoncée à ce titre par de nombreuses voix, l’inauguration de cette saison devient maintenant une honte évidente et absolue pour Macron et ses affidés, qui se font par là délibérément complices du crime sioniste permanent. Aujourd’hui, ils sont, quasi littéralement, au pied du mur.

Le Mur n’a que deux côtés…

Le Mur sioniste en Palestine, comme tout mur, n’a que deux côtés, et en inaugurant cette saison, Macron choisit le sien, celui des oppresseurs et des exploiteurs. Pas étonnant, c’est évidemment déjà son camp dans la lutte sociale en France, où il s’est fait le valet de la finance et du patronat, tout comme il se fait celui de l’impérialisme US dans toutes les guerres qui ensanglantent aujourd’hui le monde, en Syrie, au Yémen, etc…

Le Mur n’a que deux côtés, et du côté des victimes du sionisme, du côté de toutes les victimes de l’impérialisme et donc contre ses guerres incessantes, les travailleurs en lutte et tous les humains épris de justice et même simplement des valeurs humanistes supposées de la République, doivent se tenir ensemble, en solidarité avec toutes ces victimes, et aujourd’hui, singulièrement, avec celles du sionisme, à l’occasion de cette kollaboration « culturelle » particulièrement honteuse!

Mettre Macron face à ses responsabilités, au pied du mur, et alors qu’il doit répondre à ses engagements envers les sionistes, c’est déjà ce qu’on fait plus de 8000 signataires, en quelques jours, de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël ».

Oser poser le principe légitime d’une renonciation à cet ensemble de manifestations « culturelles », c’est déjà un premier acte de Résistance, qui en appelle d’autres, au cours des mois à venir, au fil de ces « événements », s’ils sont malgré tout maintenus… On se rappellera, à propos, les « vacances écourtées » du Roi d’Arabie Saoudite, suite à une pétition de 300 000 signatures, commencée pourtant fort modestement…! Evidemment, l’enjeu, ici, à tous points de vue, est encore plus important, mais notre révolte l’est aussi encore davantage, et notre mobilisation doit être en conséquence!

Tribune Marxiste-Léniniste

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« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

                                             https://tribunemlreypa.wordpress.com/

 

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

 

 

Nous demandons l’annulation

de la saison France-Israël

 

 

we sign it - Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

 

Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

 

 

*********************************************

Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

 

 

Monsieur le Président de la République,

Sous votre haut patronage, la République française s’apprête à lancer la « saison France-Israël 2018 ». Cet événement, lit-on,

« a […] pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France ».

Bien plus,

« A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées ».

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France.

Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes gens n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ?

Pour cette raison, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de faire en sorte que la « saison France-Israël 2018 » n’ait pas lieu. Ne nous entretenons pas d’« éducation » ou d’« idées » avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8000. Envoyez un signal clair au gouvernement israélien en renonçant publiquement à la « saison France-Israël 2018 ». La société civile française ne saurait voir ces manifestations se tenir sans faire entendre sa désapprobation.

Premiers signataires:

Ahmed Abbes, directeur de recherche au CNRS, Paris

Samir Abdallah, cinéaste

Eric Alliez, professeur à l’Université Paris 8

Viviane Baladi, directrice de recherches au CNRS, Paris

Jean Barge, professeur retraité Ecole polytechnique

Arnaud Beauville, professeur émérite à l’Université Côte d’Azur

Jacques Bordé, ancien Directeur de Recherche au CNRS

Larbi Bouguerra, ancien directeur de recherche associé au CNRS, ancien attaché-assistant à la Faculté de Médecine de Paris

Remi Brulin, professeur, John Jay College of Criminal Justice, New York, USA

Bernard Caillaud, ingénieur général des Ponts, professeur à Paris School of Economics, Paris

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, co-président de l’UJFP

Laurent Cauwet, éditeur, écrivain

Christine Charretton, mathématicienne retraitée de l’Université de Lyon 1

Yves Chilliard, directeur de recherche à l’INRA, syndicaliste et responsable associatif

Elisabeth Cramer Bordé, Professeur honoraire à l’Université de Versailles St Quentin

Sophie Cribier, professeure Sorbonne Université

Laurent Cugny, professeur à Sorbonne Université

Dominique Delande, directeur de recherche au CNRS, Paris

Ivar Ekeland, ancien président de l’Université Paris-Dauphine, ancien président du Conseil Scientifique de l’École Normale Supérieure

Elisabeth Fröchen, professeure agrégée de l’université, retraitée

Jacques Fröchen, professeur agrégé de l’université, retraité

Philippe Enclos, maître de conférences en droit à l’Université de Lille

Christophe Fouqueré, professeur à l’Université Paris 13

Claire Gallien, maîtresse de conférences à l’UPVM3 et chercheuse au CNRS, Montpellier

Julie Gervais, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS/CESSP

Catherine Goldstein, directrice de recherche au CNRS, Paris

Dominique Grange, chanteuse engagée

Julien Grivaux, chercheur au CNRS, Marseille

Michel Gros, chercheur au CNRS, Rennes

Eric Guichard, maître de conférences à l’Enssib, Université de Lyon, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie

Alain Guiraudie, cinéaste

Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France

Eric Hazan, éditeur

Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Christine Huyghe, chercheure au CNRS, Strasbourg

Stéphanie Latte Abdallah, chercheure au CNRS, Paris

Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de l’université de Nice

Roland Lombard, directeur de recherche émérite au CNRS, Paris

Kheridine Mabrouk, cinéaste

Jean-François Méla, ancien président de l’Université Paris 13

Madjid Messaoudene, Élu de Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations

Michel Mietton, professeur émérite Université Lyon 3, Jean Moulin

Alain Mille, professeur émérite à l’Université Lyon 1

Pierre Nicodème, chercheur honoraire au CNRS

Joseph Oesterlé, professeur émérite à Sorbonne-Université

Josiane Olff-Nathan, retraitée de l’Université de Strasbourg

Perrine Olff-Rastegar – UJFP et porte-parole du CJACP

Ugo Palheta, sociologue

Guy Perrier, professeur émérite à l’Université de Lorraine

Dominique Plihon, professeur émérite à l’Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité

Ghislain Poissonnier, magistrat

Marwan Rashed, professeur à Sorbonne Université

Roshdi Rashed, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo

Lionel Schwartz, professeur émérite à l’Université Paris 13

Eyal Sivan, cinéaste, professeur à Amsterdam University of Arts (AHK)

Pierre Stambul, co-président de l’UJFP

Annick Suzor-Weiner, professeure émérite à l’Université Paris-Sud

Taoufiq Tahani, universitaire, Président d’honneur de l’AFPS 

Gérard Toulouse, ancien Directeur de Recherche au CNRS, Ecole Normale Supérieure

Tardi, dessinateur

Dominique Vidal,  journaliste et historien

Dror Warschawski, chercheur au CNRS, Paris

Le lien vers la pétition:

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

« Tribuns du peuple » et / ou avant-garde prolétarienne ?

 

« Tribuns du peuple »

et/ou avant-garde prolétarienne ?

 

En réponse à un document reçu dans le cadre de la préparation du Congrès extraordinaire du PCF.

 

Le document reçu, en PDF :

Contribution au débat préparatoire du Congrès extraordinaire du PCF

Fermeté idéologique et ouverture au mouvement populaire :

rebâtir un Parti Communiste tribun du peuple

 

contribution_rebatir_PCF_mai2018

 

 

Bonjour, camarades

 

J’ai donc reçu votre doc « interne », bien que non membre de votre groupe, tout comme d’autres camarades extérieurs au PCF, mais se réclamant du marxisme-léninisme. Vous semblez donc solliciter un avis critique. Bien qu’assez éloigné de vos positions politiques, mais présumant positivement de votre sincérité, je prends donc le temps de tenter une critique synthétique de votre document, qui a au moins déjà ce mérite d’une structure synthétique facile à analyser, ce qui n’est déjà pas fréquent dans le genre…

Cela me permet donc éventuellement de faire relativement court…

Un thème essentiel ressort de votre texte : vouloir faire du PCF le parti « tribun du peuple », ce qu’il aurait été jusqu’au tournant des années 80, selon votre analyse, basée en grande partie sur l’influence électorale.

Un autre thème important est l’approche critique de la FI.

Un premier constat s’impose, à mon avis, c’est précisément que JLM s’est mis dans le rôle de « tribun du peuple » et y a assez bien réussi… !

Néanmoins, in fine, vous pointez rapidement cette différence pourtant essentielle, à savoir que vous voulez remettre en cause le capitalisme, et lui, non… !

La question fondamentale est ici : est-ce qu’un parti qui se fixe comme objectif premier d’être le « tribun du peuple » peut devenir réellement un parti construisant une alternative au capitalisme ?

Alors que si le but « construire une alternative au capitalisme » est le premier, c’est la base sociale et économique de cette construction qu’il faut rechercher, à savoir, le prolétariat.

Le fait d’unir largement les couches populaires est évidemment essentiel, stratégiquement, à plus long terme, mais le fait d’unir le prolétariat sur des bases de lutte de classe anticapitaliste est tout aussi évidemment premier, et surtout, premier dans l’ordre des priorités.

Un parti qui sera l’expression politique du prolétariat organisé en tant que classe de lutte anticapitaliste sera nécessairement en position centrale et dirigeante pour organiser et construire un front d’ensemble des classes sociales populaires.

Les deux constructions peuvent aller de pair, mais l’une est, surtout actuellement, nécessairement prioritaire par rapport à l’autre, et c’est évidemment sur la construction de l’unité prolétarienne que doit se concentrer l’essentiel de nos maigres forces militantes, dans le rapport de forces actuel, devenu extrêmement défavorable.

Si le PCF a continué d’être, en apparence, le « tribun du peuple », jusqu’au début des années 80, pour chuter aussi brutalement ensuite, c’est précisément qu’il s’était déjà cantonné dans ce rôle de « tribun du peuple » depuis de longues décennies et avait progressivement abandonné la pratique de vouloir être d’abord le parti du prolétariat.

Le cheminement « théorique » du révisionnisme n’a fait que suivre, et non précéder…

Abandon de la dictature du prolétariat en 1976, et du ML en 1979… Au passage, comment était-il possible de maintenir une référence au ML sans la dictature du prolétariat ? C’était évidemment une posture grotesque et intenable !

Pour reconstruire, il faut donc abandonner l’idée de se poser en « tribuns du peuple » pour d’abord simplement se poser en avant-garde du prolétariat, et en expression politique d’une réelle contestation du capitalisme.

Il n’y a pas lieu d’être ni aveuglés ni même simplement « impressionnés » par le succès, très relatif, de la FI, bâti sur un programme « keynésien », en tant que justification théorique, et en pratique purement démagogique et réformiste apparemment « radical », c’est à dire tant qu’il n’est pas au pouvoir… Il n’y a pas à choisir entre Hamon et Mélenchon, ce sont deux fers au feu de la bourgeoisie, deux roues de secours du système… Simplement, la « sauce » Mélenchon a mieux pris que l’autre. Comme toute sauce électoraliste, elle ne peut que retomber, à plus ou moins long terme, tout comme cela s’est produit pour le PCF dans les années 80-90.

Dans notre travail de reconstruction de l’avant-garde et de l’unité prolétarienne et populaire nous devons évidemment tenir compte de la réalité de ces mouvements mi-sociétaux, mi-bureaucratiques électoralistes, pour tenter d’en extirper les éléments les plus conscients et les amener vers l’avant-garde. Cela peut passer par des phase d’unité tactique, mais toujours sur des base simples, où les positions anticapitalistes de l’avant-garde sont mises en lumière et claires pour tous.

Au stade actuel de la crise du capitalisme, il est clair que la satisfaction des revendications sociales même les plus immédiates ne pourront aboutir sans le passage au socialisme, et nous devons montrer en quoi chacune des revendications concrètes pose le problème d’une alternative au capitalisme.

Des victoires tactiques et partielles sur certains points, même lorsqu’elles sont possibles, ne doivent pas nous aveugler, mais simplement contribuer à la cohésion de la lutte vers les objectifs centraux.

Ces objectifs ne peuvent simplement être résumés en quelques lignes sur la « socialisation » en fin de résolution… Alors que précisément ils doivent être à la base de notre démarche, et donc présents dès les premiers mots et premières lignes de tout propos politique prolétarien !

Dans un texte sur le cinquantenaire de Mai 68 je me suis permis de résumer ainsi, sans connaître en particulier votre doc, mais en ayant en tête des kyrielles d’autres résolutions toutes aussi bien intentionnées, au départ, et assez vite oubliées, par la suite…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/

« La véritable « socialisation des moyens de production » n’est pas simplement une forme de collectivisation plus ou moins démocratique ou plus ou moins étatique.

Ce que le socialisme prolétarien interroge, en réalité, ce n’est pas la forme, plus ou moins démocratique, ni du pouvoir d’État, ni même de la gestion des entreprises, mais la finalité sociale du travail lui-même.

(…)

En commençant à donner une finalité sociale et non marchande au travail et à l’entreprise, le socialisme contraint nécessairement la gestion des entreprises à s’inscrire dans un plan collectif de correspondance entre le travail et les besoins sociaux définis collectivement, et il limite donc l’autonomie de gestion des entreprises en les extrayant totalement de la logique du marché pour satisfaire ces besoins sociaux urgents, indépendamment des valeurs de marché, devenues caduques, tant au sens littéral qu’au sens figuré et « culturel » du terme, alors qu’une entreprise réellement autonome et « autogérée » ne peut évidemment sortir du cadre de ces valeurs sans se condamner elle-même, pratiquement, à la faillite à brève échéance.

La situation n’est pas tellement différente pour une « socialisation » ou « collectivisation » conçue comme un ensemble de « nationalisations » étatiques, avec ou sans indemnisation des capitalistes.

Ce que le socialisme interroge, en fin de compte, c’est la correspondance entre les valeurs d’usages crées par le travail et les besoins sociaux réels et urgents. Cette question, dans un premier temps, celui de la transition, non seulement n’exclut pas, mais implique la notion d’échange d’équivalents entre travailleurs producteurs, même si en tenant compte des besoins sociaux collectifs de l’ensemble de la population, y compris en dehors du secteur productif. Il y a donc là une notion collective d’utilisation de la valeur d’échange, et de la loi de la valeur, donc, telle que définie par Marx, au demeurant, dès les premières lignes du Capital, et telle que reprise dans sa non moins célèbre et controversée Critique du Programme de Gotha. »

Pour notre travail quotidien d’agit-prop cela implique de mettre en lumière, dans chacune de nos revendications concrètes, le décalage entre le fonctionnement d’un système basé sur la rentabilité financière et des objectifs de travail et de production répondant réellement aux besoins sociaux les plus urgents.

La seule alternative ce n’est pas une liste de réformes plus ou moins arbitraires et décidées par des « experts » en économie capitaliste, fussent-ils « keynésiens », mais la planification par le recensement démocratique des besoins réels et urgents, d’une part, et des moyens existants et/ou à mettre en œuvre, d’autre part. C’est l’accord démocratique des masses sur une concordance entre objectifs choisis, besoins définis collectivement, et choix des moyens, qui constituera le programme de l’alternative et de la socialisation des moyens de production. Étant bien expliqué et compris que cet objectif inclus le partage du travail entre tous les intervenants et règle donc radicalement à la fois le problème du chômage et celui de la réalisation des besoins sociaux les plus urgents, et dans le but d’améliorer ensuite, évidemment…

C’est l’élaboration démocratique du programme qui unifiera l’avant-garde prolétarienne et les masses populaires et réglera le problème de la démagogie réformiste des uns ou des autres, Hamon, Mélenchon, ou autres à venir, qui ne manquent déjà pas dans les starting-blocks de la course électorale…

Autre thème central de votre doc, la question de l’Europe et de l’UE…

Autre question remise au second plan, sinon carrément escamotée, celle de l’impérialisme.

En réalité, il s’agit pratiquement d’une seule et même question, celle du contexte international dans lequel se situe notre lutte de classe.

Mettre en fin de doc, sinon, en fait, carrément au second plan, la question de l’impérialisme, c’est, là aussi, prendre le problème de fond à l’envers, en quelque sorte… !

En effet, n’est-il pas évident, et surtout d’un point de vue ML, que nous en sommes au stade impérialiste du capitalisme, et même, plus précisément, en France, au cœur d’une métropole impérialiste ?

Cela signifie clairement qu’une bonne partie des ressources réparties en France, y compris sur le plan « social », provient du pillage des « archéo-néo-colonies » de la « Françafrique » et autres réseaux d’exploitation du tiers-monde que la bourgeoisie française entretien, notamment et principalement en complicité avec l’impérialisme US, qu’elle n’hésite pas à seconder dans ses pires interventions militaires, d’en l’espoir de ramasser les miettes du pillage sous la table de cet ogre…

Mais évidemment, les relations entre puissances impérialistes sont celles de rapaces entre eux et il n’y a jamais d’« unité » que tactique et de façade diplomatique, et donc en réalité, pas plus d’UE que de beurre en broche… L’UE n’est qu’un cartel d’intérêts tout à fait contradictoires et l’unité n’y est que sporadique, au coup par coup, et tantôt inféodée au suzerain US, tantôt plus ou moins liguées contre lui. L’UE ne représente pas une entité politique cohérente, ni même des intérêts économiques cohérents, car complètement antagonistes, à la base. Faire de l’UE un objectif politique, que ce soit pour en sortir ou non, c’est dans tous les cas un leurre.

Ce qui conditionne la politique de l’impérialisme français, c’est bien le contexte international dans son ensemble, et non pas spécialement l’UE, qui n’est qu’un accessoire plus ou moins utilisé selon les circonstances, mais nullement déterminant, et de moins en moins, manifestement. Il faut donc arrêter de perdre son temps avec des discours et de l’agit-prop à ce sujet, et passer aux choses sérieuses, à savoir l’implication de l’impérialisme français dans le dispositif de domination mondiale de l’impérialisme US.

C’est l’impérialisme US qui reste manifestement l’ennemi numéro un des peuples, et l’impérialisme français est l’un de ses valets essentiels et une pièce importante de l’ensemble de ce système de domination. C’est l’ensemble qu’il faut combattre, avec tous les peuples déjà en lutte contre cet ogre, et non pas isolément « notre » impérialisme, qui n’est fort que de cette dépendance, et ne peut aucunement s’en détacher. Nombre de peuples confrontés à l’exploitation et à l’agressivité de l’impérialisme US se trouvent aussi être victimes de « notre » impérialisme français et en lutte contre lui, de fait.

Nombre de prolétaires français ou vivant et travaillant en France sont originaires de pays exploités et dominés communément par les impérialismes français et US et sont à même de comprendre la dimension internationaliste et anti-impérialiste essentielle et même primordiale de la lutte anticapitaliste.

Les prolétaires d’origine française plus ancienne sont également capable de comprendre les aberrations de l’impérialisme et ses conséquences désastreuses et sanglantes illustrées tragiquement par l’aventure libyenne et le massacre sioniste à Gaza.

C’est ce travail d’agit-prop qui est actuellement primordial pour unir le prolétariat et faire le lien avec les luttes sociales en France.

Il ne s’agit pas ici de simples « protestations pacifistes », mais de montrer que des forces de résistance à l’impérialisme existent et se battent à travers le monde. Monter aussi qu’elles sont évidemment les plus légitimes et qu’elles remportent parfois des victoires, comme en Syrie, et fédèrent des forces politiques variées mais déterminées, comme en Syrie, également, mais aussi au Liban, en Irak, etc…

Montrer aussi, en fin de compte, que si combat anti-impérialiste et anticapitaliste ne sont pas forcément confondus dans les pays dominés, ce n’est pas le cas dans les métropoles impérialistes, et que dans une comme la France, anti-impérialisme et anticapitalisme sont bien un seul et même combat, et d’abord, entièrement solidaire des peuples en lutte et de l’axe de résistance mondiale qui se constitue, dans la diversité des cultures, de Moscou à Téhéran, en passant par Cuba, le Vénézuela, la RPDC, le Yémen, etc…

Il y aurait tant à dire, encore…

Mais il me semble qu’il y a là déjà de quoi nourrir le débat, avec ces quelques lignes jetées quelque peu en vrac, à réception de votre document.

En cette période de commémorations diverses, je joint donc deux liens supplémentaires, avec celui du cinquantenaire de Mai 68…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

Amicalement,

Luniterre

POUR GAZA, POUR LA PALESTINE : RASSEMBLEMENT Mardi 15 mai dès 18h Place des Terreaux Lyon

Halte aux massacres :

RASSEMBLEMENT Mardi 15 mai

dès 18h Place des Terreaux Lyon

 

 

lundi 14 mai 2018, Par Le Collectif 69

 

URGENT !!

 

 

 

Aux côtés de Gaza, aux côtés du peuple palestinien

Halte aux massacres

Justice pour la Palestine !

La journée de ce lundi 14 mai s’achève dans le sang à Gaza.

Le jour du transfert de l’ambassade des Etats unis à Jérusalem, Israël poursuit les massacres sans que l’Europe et la France ne bougent.

70 ans après les premiers massacres et du grand exode.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face aux drames d’un peuple.

Nous appelons à nous rassembler

Mardi 15 mai dès 18h

Place des Terreaux Lyon 69001

Venez avec des drapeaux palestiniens, des bougies, des messages…

Que vive la Palestine !

 

Évènement Facebook  ]

 

 

https://www.romandie.com/news/photos/AFP_ed413b777e6a65e0de3bbe2521fa9396a8e2a0ec.jpg

 

 

Lundi 14 mai : Au moins 58 Palestiniens ont été assassinés à #Gaza et plus de 2410 autres blessés

Le bilan est provisoire ce lundi 14 mai à 16h20. Tandis que Mme Mogherini appelait à la retenue (après 40 morts par balles réelles sur des manifestants pacifiques !) … la France est encore à ce moment aux abonnés absents.

Al-Jazeera – Au moins 41 Palestiniens ont été assassinés à Gaza et plus de 1900 autres blessés alors que l’armée israélienne tirait à balles réelles, avec des gaz lacrymogènes et des grenades incendiaires sur les manifestants rassemblés le long de plusieurs points près de la barrière avec Israël.

La manifestation de lundi précède les commémorations annuelles de la Nakba, ou « catastrophe », lorsque l’État d’Israël a été établi le 15 mai 1948, après l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs villes et villages.

Les manifestations ont également été planifiées de façon à coïncider avec le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, conformément à la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre dernier, renforçant les tensions et provoquant la colère des Palestiniens.

Depuis lundi matin, les Palestiniens de la bande de Gaza assiégée tentent dans le cadre de la Grande Marche de Retour, de franchir la barrière hautement fortifiée qui sépare l’enclave d’Israël.

Des dizaines de milliers de Palestiniens sont arrivés pour participer au rassemblement.

Des manifestations ont également débuté dans les villes de Ramallah et d’Hébron, en Cisjordanie occupée, en réponse à la décision de déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem. A Ramallah, les Palestiniens devraient protester depuis le centre-ville jusqu’au poste de contrôle militaire de Qalandia, le principal barrage militaire séparant Ramallah de Jérusalem.

Les manifestations dans la bande de Gaza font partie d’une initiative qui dure depuis plusieurs semaines et qui réclame le Droit au Retour des réfugiés palestiniens dans les zones d’où ils ont été expulsés en 1948.

« Le nombre de personnes qui se présentent pour participer est sans précédent par rapport aux sept dernières semaines de protestation », a déclaré à Al Jazeera le journaliste local Maram Humaid.

Environ 70% des deux millions d’habitants de la bande de Gaza sont des descendants de réfugiés.

Depuis le début des manifestations le 30 mars, les forces israéliennes ont assassiné au moins 90 Palestiniens dans l’enclave sous blocus et en ont blessé plus de 10 500.

http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1231

 

 

 

 

HOLOCAUSTE IMPÉRIALISTE – Trump à Jérusalem : La fête des assassins !

 

 

https://i0.wp.com/mai68.org/spip2/local/cache-vignettes/L500xH334/Handala1-0225b.jpg

 

 

HOLOCAUSTE  IMPÉRIALISTE

 

Trump à Jérusalem :

 

La fête des assassins !

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Gaza-sur- Sang :

 

 

2200 blessés

 

52 morts

 

aujourd’hui

(bilan provisoire)

 

Les Etats-Unis inaugurent leur ambassade à Jérusalem, bain de sang à Gaza

 

https://www.romandie.com/news/photos/AFP_ed413b777e6a65e0de3bbe2521fa9396a8e2a0ec.jpg

Un Palestinien blessé par des tirs israéliens est évacué par d’autres manifestants, le 14 mai 2018 dans la bande de Gaza, à la frontière avec Israël / © AFP / MAHMUD HAMS

 

L’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, concrétisant une des promesses les plus controversées du président Donald Trump, s’est traduite par un bain de sang lundi dans la bande de Gaza, où 43 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. [ NDLR: 52 SELON UN NOUVEAU BILAN PROVISOIRE, A 15 HEURES]

Du fait de ce lourd bilan, cette journée de festivités côté israélien et américain constitue la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans la bande de Gaza.

Tandis qu’officiels américains et israéliens endimanchés ont célébré en grande pompe un moment « historique » et la force de leur alliance sous une vaste tente blanche plantée dans l’enceinte de la nouvelle ambassade, des dizaines de milliers de Palestiniens ont protesté, à quelques dizaines de kilomètres de là, dans la bande de Gaza sous blocus.

Les plus résolus ont affronté, au péril de leur vie, les tirs des soldats israéliens en allant lancer des pierres et en tentant de forcer la barrière de sécurité lourdement gardée.

Israël avait prévenu qu’il emploierait « tous les moyens » pour protéger ses soldats et la barrière, et empêcher ainsi le scénario cauchemar d’une incursion en Israël de Palestiniens susceptibles de s’en prendre aux populations civiles riveraines.

Selon le dernier bilan provisoire du ministère de la Santé gazaoui, 43 Palestiniens, dont un garçon de 14 ans, ont été tués, et des centaines d’autres blessés.

– « Crimes de guerre » –

Le gouvernement palestinien établi en Cisjordanie occupée a accusé Israël d’avoir commis un « horrible massacre » à Gaza. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit « particulièrement inquiet ». L’Union européenne a exhorté toutes les parties à « la plus grande retenue ».

Les ONG Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé un recours injustifié aux tirs à balles réelles, la première fustigeant une « violation abjecte » des droits de l’Homme et des « crimes de guerre ».

Dans l’enceinte de l’ambassade américaine, rien n’aurait permis de discerner ce qui se passait au même moment à Gaza. Seul le conseiller et gendre de M. Trump, Jared Kushner, présent avec son épouse Ivanka –la fille du président– parmi des centaines d’invités triés sur le volet, a paru faire une référence oblique aux évènements.

 

« Ceux qui provoquent les violences font partie du problème, pas de la solution », a-t-il dit.

Au moment où le bilan s’alourdissait d’heure en heure, M. Trump a de son côté salué le transfert à Jérusalem de l’ambassade des Etats-Unis comme « un grand jour pour Israël ».

« Félicitations, cela faisait longtemps qu’on attendait », a ensuite déclaré M. Trump dans un message vidéo aux participants. Comme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rayonnant, après lui, M. Trump a justifié sa décision comme la reconnaissance d’une réalité historique.

Il a affirmé que les Etats-Unis restaient « pleinement engagés dans la recherche d’une paix « durable » entre Israéliens et Palestiniens.

L’inauguration est pourtant largement perçue comme un acte de défi envers la communauté internationale dans une période de grande inquiétude pour la stabilité régionale.

Outre l’opposition au transfert de l’ambassade, les Palestiniens protestent aussi contre le blocus de Gaza et l’occupation. L’armée israélienne a dénié le caractère pacifiste de la mobilisation, la qualifiant « d’opération terroriste » conduite par le Hamas, mouvement islamiste qui gouverne l’enclave palestinienne et auquel il a livré trois guerres en dix ans.

L’aviation israélienne a bombardé plusieurs positions du Hamas au cours de la journée.

L’armée avait déclaré la périphérie de Gaza zone militaire close. Elle a pratiquement doublé ses effectifs combattants autour de l’enclave et en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël où étaient aussi prévus des rassemblements.

Les alentours de l’ambassade américaine placés sous la surveillance de centaines de policiers avaient aussi été bouclés.

Réalisant un engagement de campagne de M. Trump, ce transfert de l’ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem constitue une rupture de plus avec des décennies de diplomatie américaine et de consensus international. Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses de l’insoluble conflit israélo-palestinien.

La décision américaine comble les Israéliens qui y voient la reconnaissance d’une réalité de 3.000 ans pour le peuple juif. Elle coïncide avec le 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël.

Mais l’initiative unilatérale américaine ulcère les Palestiniens pour lesquels elle représente le summum du parti pris outrancièrement pro-israélien de M. Trump. Ils l’interprètent comme la négation de leurs revendications sur Jérusalem.

A Gaza, Bilal Fasayfes, 31 ans, a ainsi pris avec son épouse et ses deux enfants un des bus affrétés à Khan Younès (sud) pour transporter les manifestants à la frontière. « On se fiche que la moitié des gens se fassent tuer, on continuera à y aller pour que l’autre moitié vive dignement », dit-il.

– La « Nakba » mardi –

Israël s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l’a annexée. Tout Jérusalem est sa capitale « éternelle » et « indivisible », dit-il. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

La sensibilité du sujet est exacerbée par la religion: Jérusalem est sainte pour musulmans, juifs et chrétiens.

La décision de M. Trump ignore aussi les objections des capitales arabes. La Ligue arabe tiendra une réunion d’urgence mercredi au sujet de ce déménagement, a indiqué un responsable de l’organisation panarabe.

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste un territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s’installer dans la ville tant que le statut n’en a pas été réglé par la négociation entre les deux parties.

L’inauguration de l’ambassade, provisoirement installée dans les locaux de ce qui était le consulat américain en attendant la construction d’une nouvelle représentation, a lieu dans une période éminemment sensible.

Les Palestiniens perçoivent comme une « provocation » la date choisie, précédant de 24 heures les commémorations de la « Nakba », la « catastrophe » qu’a constitué la création d’Israël pour des centaines de milliers d’entre eux chassés ou ayant fui de chez eux en 1948.

Gaza est ainsi, depuis le 30 mars, le théâtre d’une « marche du retour » qui voit des milliers de Palestiniens se rassembler le long de la frontière.

Depuis cette date, 97 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne.

En butte aux accusations d’usage excessif de la force, celle-ci affirme ne tirer à balles réelles qu’en dernier recours.

[ NDLR: Affirmation particulièrement mensongère et criminelle, comme le montre le constat fait par MÉDECINS DU MONDE >>> VOIR CI-DESSOUS]

 

https://www.romandie.com/news/Les-Etats-Unis-inaugurent-leur-ambassade-a-Jerusalem-bain-de-sang-a-Gaza/917757.rom

 

 

Palestine – Gaza : « la force excessive » dénoncée

 

Ce lundi, 41 civils palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens. Plus de 500 blessés sont à déplorer et le bilan s’alourdit d’heure en heure. Ces violences surviennent alors que de nombreux Palestiniens manifestent contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Face à cette situation survenue 70 ans après l’exode palestinien de 1948 et année de création de l’Etat d’Israël, Médecins du Monde pousse un cri d’alerte. Et dénonce la fragilisation totale du système de santé.

Médecins du Monde « condamne l’usage excessif de la force exercée en Israël contre les civils palestiniens dans la Bande de Gaza ». Depuis le 30 mars, les civils « manifestent pour réclamer leur droit au retour ». Cette marche du retour a pris de l’ampleur suite à l’annonce de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem.

Cette colère s’exprime 70 ans après la Nakba, lorsque 750 000 Palestiniens ont fui leur territoire entre 1948 et 1949. Les 5,3 millions de Palestiniens considérés comme réfugiés demandent donc à retourner sur leurs terres, et réclament « le respect de leurs droits fondamentaux ».

Depuis le 30 mars, la violence d’Israël a provoqué la mort de 80 Palestiniens et 8 500 civils ont été blessés, rapporte MdM. « Le personnel de santé et les infrastructures médicales sont également la cible des attaques abusives israéliennes. On recense plus de 169 agents de santé blessés et 19 ambulances endommagées. »

Faire face aux pénuries de médicaments

Une situation désastreuse alors que « le système de santé à Gaza fait face aux pénuries de médicaments essentiels et n’a pas assez de moyens pour traiter l’ensemble des blessés. Ainsi, (…), sur les 148 types de médicaments nécessaires pour répondre aux victimes de traumatismes, un tiers n’est actuellement pas disponible dans la Bande de Gaza ».

L’accès aux soins et aux vivres est minimal. « Avec quelques heures d’électricité par jour, des difficultés à importer des médicaments et du matériel médical, à référer des patients vers des structures de soins adaptées, le blocus a des effets désastreux sur la santé des civils », précise le Dr Jean-François Corty, directeur des Opérations Internationales de MdM. L’association appelle à :

La cessation de l’usage excessif de la force contre les civils ;

La fin des entraves au droit à la vie, à la santé et à manifester des Palestiniens ;

L’arrêt de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et la fin sans condition du blocus de la Bande de Gaza.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/14/2797495-palestine-gaza-la-force-excessive-denoncee.html

 

 

 

Ambassade à Jérusalem.

52 Palestiniens tués

dont 8 enfants

lors de manifestations

à Gaza

 

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/760b4d0c6524c62b1e72bc6e7b69431a-gaza-37-palestiniens-tues-en-marge-de-l-inauguration-de-l-ambassade-us-jerusalem.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=48%2C98&cropresize=1

 

Ouest-France, avec AFP et Reuters

Des milliers de personnes manifestent dans la bande de Gaza, le long de la frontière avec Israël, contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, ce lundi 14 mai. Jour qui marque également le 70e anniversaire de la création de l’État d’Israël. Des affrontements ont éclaté entre Palestiniens et soldats israéliens. Il y a au moins 52 morts et 900 blessés, selon le dernier bilan des services de secours locaux.

Des milliers de Palestiniens se sont rassemblés en différents points aux environs de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, ce lundi matin, peu avant l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, réalisant la promesse controversée du président Donald Trump. De petits groupes ont tenté de s’approcher au péril de leur vie de la barrière de sécurité lourdement gardée par l’armée israélienne. Des heurts ont éclaté, faisant au moins 52 morts parmi les Palestiniens et 900 blessés, dont 450 par balles réelles, selon un dernier bilan des services de secours locaux à 15 h. Parmi les blessés, figurent deux journalistes locaux, d’après le Croissant-Rouge palestinien mais aussi « huit enfants de moins de 16 ans », selon l’ambassadeur palestinien à l’ONU.

 

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/d045d149bd87132634335266da1fbc4b-tension-jerusalem-10-palestiniens-tues-gaza-par-des-tirs-israeliens_0.jpg?width=940&height=0&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1

 

Une inauguration le jour du 70e anniversaire de la création d’Israël

L’armée israélienne s’attend à ce que des dizaines de milliers de Palestiniens protestent dans la bande de Gaza sous blocus mais aussi en Cisjordanie occupée en marge de l’inauguration de la nouvelle ambassade des États-Unis, prévue dans l’après-midi. Une cérémonie qui a lieu le même jour que le 70e anniversaire de la création de l’État d’Israël. La tension sur place est aussi nourrie par le mouvement de protestation de la « Grande Marche du Retour », qui doit culminer mardi 15 mai, jour que les Palestiniens appellent la « Nakba » (la « catastrophe »), marquant l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création d’Israël.

 

De son côté, le président américain Donald Trump a salué le transfert à Jérusalem de l’ambassade des États-Unis, y voyant « un grand jour pour Israël ». Le gouvernement palestinien basé en Cisjordanie occupée a, lui, accusé Israël de commettre un « horrible massacre » dans la bande de Gaza.

 

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/dd114c1a21f2e3823a4ab26e126df8ab-tension-jerusalem-10-palestiniens-tues-gaza-par-des-tirs-israeliens.jpg?width=940&height=0&fill=0&focuspoint=49%2C25&cropresize=1

 

 

La Turquie pointe la responsabilité des États-Unis

« L’administration américaine est autant responsable qu’Israël de ce massacre », a réagi sur Twitter le porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag. « En transférant son ambassade à Jérusalem, l’administration américaine a sapé les chances d’un règlement pacifique et provoqué un incendie qui causera davantage de pertes humaines, des destructions et des catastrophes dans la région », a-t-il ajouté.

L’armée avait prévenu dimanche et lundi les Gazaouis par tracts distribués par les airs qu’ils s’exposaient en prenant part aux manifestations et qu’elle ne permettrait pas qu’on s’en prenne à la barrière de sécurité, aux soldats ou aux civils israéliens riverains du territoire palestinien.Un comité de l’ONU monte au créneau

Face à ses violences, dans une déclaration écrite, le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale « exhorte l’État (Israël) à mettre immédiatement fin à l’usage disproportionné de la force contre les manifestants palestiniens, à s’abstenir de tout acte qui pourrait faire de nouvelles victimes et à garantir que les blessés palestiniens aient un accès rapide et sans entrave aux soins médicaux ».

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/0371682cc16cecc1a8143016020c84d1-tension-jerusalem-10-palestiniens-tues-gaza-par-des-tirs-israeliens_2.jpg?width=940&height=0&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1

 

Les 18 experts indépendants de ce comité, qui dépend du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, se disent « gravement préoccupés par le fait que de nombreuses personnes décédées ou blessées ne semblaient représenter aucune menace imminente au moment où elles ont été abattues ».

Amnesty international dénonce, elle, une « violation abjecte » des droits de l’Homme.

 

https://www.ouest-france.fr/monde/gaza/tension-jerusalem-10-palestiniens-tues-gaza-par-des-tirs-israeliens-5758665