Diplomatie

Nouveaux missiles russes : la Paix en Europe est-elle menacée ? Et par quoi et par qui?

https://img.aws.la-croix.com/2019/04/02/1201012881/LC-OTAN-ETATS-MEMBRES-V2-290319_0_729_405.jpg

 

 

https://www.medias-presse.info/wp-content/uploads/2018/03/Bases-US-contre-Russie.jpg

 

 

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Nouveaux missiles russes :

la Paix en Europe

…est-elle menacée ?

Et par quoi et par qui?

 

 

La Russie a une nouvelle fois refusé de détruire ses nouveaux missiles déployés en Europe, ce que l’OTAN prétend être en violation d’un traité conclu en 1987, comme l’a répété vendredi le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg, à l’issue d’une réunion du conseil Otan-Russie.

« Nous n’avons pas vu une quelconque indication de la volonté de la Russie de se mettre en conformité avec le Traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) en détruisant ces missiles avant le 2 août… » Date à la quelle les États-Unis menacent de se retirer, au terme d’un préavis de six mois.

 

En réponse à cette menace, Vladimir Poutine a ratifié, mercredi 3 juillet, la suspension de la participation russe au traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Ce traité, signé en 1987, pendant la guerre froide, interdisait aux deux parties d’utiliser des missiles terrestres d’une portée de 500 à 5 000 km.

 

L’accord bilatéral conclu par Washington et Moscou en 1987 avait permis l’élimination des missiles balistiques et de croisière SS20 russes et Pershing américains déployés en Europe.

En février dernier, Washington a accusé Moscou de violer le traité et a pris la décision – qui deviendra effective le 2 août – de se retirer du traité FNI. La Russie avait déployé des nouveaux missiles Novator 9M729, en affirmant que leur portée n’était que de 480 km alors que l’OTAN et les Etats-Unis l’estiment à 1 500 km.

 

Jens Stoltenberg a reconnu que « les défenses actuelles ne sont pas en mesure d’abattre un missile de croisière tiré depuis la Russie ». Mais il a affirmé que « l’Europe n’a pas l’intention de déployer de nouveaux missiles armés de têtes nucléaires en Europe ».

L’Otan exige donc que la Russie détruise son nouveau système de missiles avant le 2 août, ultimatum fixé par l’OTAN pour renégociation selon ses nouvelles conditions ou liquidation du traité.

« Notre objectif est de sauver le traité. Il reste 4 semaines avant le 2 août », a-t-il insisté. « En 1987, la Russie a détruit des missiles de croisière en quelques semaines. Il suffit d’en avoir la volonté politique », a-t-il rappelé.

 

On se rappellera donc à ce propos que la signature de ce traité a précédé de peu la liquidation de l’URSS, en fin de compte, et donc par voie de conséquences la disparition quasi effective pour une décennie complète de la Russie sur la scène internationale en tant que nation souveraine apte à défendre ses droits.

Ce dont s’est souvenu l’écrivain et ancien diplomate, mais anticommuniste notoire, Fédorovski, à l’occasion du 25ème « anniversaire » de cet effondrement :

« N’oublions pas que ces oligarques ont agi avec la complicité des banques occidentales. Les sorties de capitaux étaient considérables: 120 milliards de dollars par an quittaient le pays chaque année dans un contexte où 50% de la population frôlait le seuil de pauvreté. La fin de l’URSS était un cadeau géopolitique immense pour l’Occident, mais au lieu d’associer la Russie au concert des nations européennes, elle a été marginalisée. Aujourd’hui, nous le payons.

_Nous payons donc des erreurs commises en 1991?

Le meilleur exemple de ce cordon sanitaire reste l’élargissement de l’OTAN, qui s’est fait contre les promesses faites à Gorbatchev.

Il faut préciser quelque peu la chronologie. J’étais aux réunions diplomatiques sous George Bush (père) et sous son secrétaire d’État James Baker, ils ne voulaient pas du concept de «cordon sanitaire» forgé par Zbigniew Brzeziński et qui n’a été appliqué qu’à partir de la présidence de Bill Clinton dans la deuxième moitié des années 1990. C’est sous l’influence du «Grand échiquier» de Brzeziński que l’on a commencé à parler de l’utilité pour les États-Unis d’une Russie faible et d’une Ukraine forte. Autant vous dire que cela a laissé des traces dans la mémoire contemporaine des Russes. Le meilleur exemple de ce cordon sanitaire reste l’élargissement de l’OTAN, qui s’est fait contre les promesses faites à Gorbatchev. Il se trouve que j’étais présent aux accords conclus sur ce point avec les Américains. Ils ont été complètement bafoués et les partisans de l’avancement de l’OTAN vont aujourd’hui jusqu’à nier l’existence même de ces accords. Ces accords ont bel et bien existé: le deal diplomatique concernait la réunification de l’Allemagne, que l’URSS acceptait. En échange, les Américains s’engageaient à respecter les intérêts géostratégiques de la Russie.

Tous ces événements sont pour les Russes un grand échec national. »

 

Mais aujourd’hui la Russie semble bien avoir tiré les leçons de cette catastrophe et être à nouveau capable de prendre des mesures pour défendre sa souveraineté et son indépendance :

« Les tentatives de rejeter la faute sur la Russie pour la disparition du traité INF sont injustifiées », a affirmé la représentation de la Russie auprès de l’Otan dans un communiqué.

« Nous avons attiré l’attention sur les risques réels d’aggravation de la situation militaire et politique en Europe », a-t-elle ajouté.

Si les Etats-Unis se retirent du traité, « nous avons confirmé ne pas avoir l’intention de déployer des systèmes de missiles correspondants en Europe et dans d’autres régions, à moins que des missiles américains à portée intermédiaire et à courte portée ne soient déployés », a-t-elle déclaré. « Nous avons demandé aux pays de l’OTAN de faire la même déclaration », a-t-elle précisé.

Le conseil Otan-Russie est l’instance de consultation créée en 2002 entre les deux blocs. Ses réunions se tiennent au niveau des ambassadeurs. Jens Stoltenberg n’a pas annoncé de nouvelle réunion avant le 2 août

 

La Russie a mis en garde lundi contre une crise des missiles comparable à celle de Cuba, en 1962, si les États-Unis s’avisent de déployer en retour en Europe des missiles nucléaires à portée intermédiaire. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a assuré mardi qu’une telle hypothèse n’était pas à l’étude.

L’ambassadrice américaine à l’Otan, Kay Bailey Hutchison, a déclaré de son côté que Washington envisageait seulement pour le moment de déployer des missiles conventionnels. « Toutes les options sont sur la table mais nous ne pensons qu’à des systèmes conventionnels, il est important que nos alliés européens le sachent », a-t-elle dit.

La plupart des pays européens ne sont pas favorables au déploiement de missiles nucléaires américains en Europe, une initiative qui rappellerait la course aux armements des années 1980 entre les États-Unis et l’Union soviétique.

Sources utilisées:

https://www.afp.com/fr/infos/334/moscou-refuse-de-detruire-ses-nouveaux-missiles-deployes-en-europe-affirme-lotan-doc-1id10z5

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/03/la-russie-sort-du-traite-sur-les-forces-nucleaires-intermediaires_5484979_3210.html

https://www.ouest-france.fr/europe/russie/l-otan-demande-la-russie-de-detruire-son-nouveau-missile-nucleaire-6415515

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/16/31002-20161216ARTFIG00255-vladimir-fedorovski-la-chute-de-l-urss-est-encore-un-traumatisme-national-en-russie.php

https://www.cairn.info/revue-relations-internationales-2011-3-page-85.htm

 

Conséquences géostratégiques :

 

Quelle menace réelle

pour la paix en Europe ?

 

La rhétorique de la communication occidentale, et surtout US/OTAN, tente de se justifier en traitant séparément la question des missiles de la question de l’équilibre général des forces en présences, et notamment et surtout, des forces dites « conventionnelles » et réellement susceptible d’intervenir sur le terrain, ce qu’elles font déjà concrètement, d’une manière ou d’une autre, depuis des décennies, et singulièrement, depuis la dissolution de l’URSS.

Ces interventions diverses, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de leurs alliés locaux, se fait principalement, sinon presque exclusivement, sur le territoire des anciennes républiques alliées de l’URSS, à l’époque. Cela s’est caractérisé par des conflits ouverts ( Serbie, Kosovo, Ukraine…), ou des implantations de forces militaires exogènes produisant une situation potentiellement explosive, comme en Pologne et dans les pays baltes, notamment.

Profitant de l’affaiblissement provisoire de la Russie, les USA et l’OTAN ont donc avancé partout leurs pions, sous formes de bases militaires, dans ces pays, et cela au mépris de leurs engagements.

C’est ce que montrent de façon on ne peut plus explicite les cartes représentant la situation de ces bases en Europe.

Mais la situation ne se résume pas non plus à un simple rapport de force Russie/OTAN. En effet, si l’OTAN est une alliance où les USA sont clairement la force principale et dominante, elle n’en est pas moins une alliance regroupant également désormais pratiquement tous les pays de l’UE, y compris les pays de l’Europe de l’Est, anciens alliés de l’URSS et donc de la Russie de l’époque.

C’est donc tout aussi clairement une extension de la domination de l’impérialisme US sur ces pays et l’utilisation, notamment géostratégique, par l’implantation militaire, que les USA font de cette domination peut difficilement être considérée comme un facteur de paix avec la Russie…

Mais ce n’est pas tout, ni même nécessairement, le plus inquiétant pour la paix en Europe. En effet, en dehors du cadre de l’OTAN, les USA disposent de bases militaire implantées en Europe, certaines depuis la deuxième guerre mondiale, et d’autres qui sont venues s’ajouter ensuite, notamment depuis la chute de l’URSS, et qui ne sont pas nécessairement soumises, pour leur utilisation, au consentement des autres membres de l’OTAN.

 

 

https://expresselevatortohell.files.wordpress.com/2013/01/us-military-reach.gif?w=910&h=495

https://www.geostrategia.fr/wp-content/uploads/2018/02/Capture-d%C3%A9cran-2.png

 

 

C’est ce qui permet de comprendre les « menaces » de Trump de retirer les USA de l’OTAN au cas où les autres puissances européennes refuseraient de financer suffisamment cette organisation, à son gré. Ce n’est en rien un gage d’indépendance qu’il s’apprêterait à offrir à l’Europe, mais bien au contraire, une menace d’agir et d’intervenir, y compris et surtout, en Europe de l’Est, sans même avoir à demander le simple avis de ses supposés « alliés » de l’Europe Occidentale.

Autrement dit, c’est la menace d’entreprendre directement et pour son propre compte une confrontation, sur le sol européen, avec la Russie !

Autrement dit, encore, les USA ont bel et bien les moyens de pression et de chantage pour plier, en fait, leurs « alliés » de l’Europe Occidentale à leur domination et à leur volonté de dominer également la Russie par un rapport de force qui n’exclut manifestement pas la confrontation militaire, et tout d’abord, de type « conventionnelle ».

C’est bien pourquoi ils espèrent obliger la Russie à détruire ses missiles, qui forment actuellement un rempart difficilement franchissable, de l’aveu même de l’OTAN, et surtout en considérant, paradoxalement, en apparence, que ces missiles peuvent très bien être utilisés sans têtes nucléaires, en tant qu’armes « conventionnelles », mais qui assureraient la défaite d’une tentative US de nouvelle extension vers L’Est… !

 

En conclusion, il serait donc suicidaire, pour la Russie, de renoncer à cette défense sans contrepartie significative de la part des USA et de ses alliés de l’OTAN, et on ne voit pas bien ce qu’elle pourrait être, sinon le retrait de leurs troupes et de leurs armements stratégiques en deçà d’une portée possible sur la Russie, c’est à dire, en fait, un retrait quasi total de l’Europe.

L’OTAN n’est que l’un des visages multiples de la domination impérialiste US et il ne doit pas nous faire oublier l’essentiel, qui est la présence des forces armées US sur le territoire européen, où elles n’ont légitimement plus rien à faire, et cela depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, en réalité.

C’est le maintien de leur présence et la politique générale de domination US, notamment à travers le Plan Marshall, qui a entraîné une situation conflictuelle de tension permanente en Europe au cours de la deuxième moité du 20ème siècle, et c’est le maintien et l’accentuation de cette politique qui renouvelle et exacerbe les risques de guerre en Europe depuis le début du 21ème.

Certains partis et mouvements nationalistes et souverainistes appellent régulièrement au retrait de la France de l’OTAN. Certains partis qui se disent « de gauche », voire d’extrême-gauche », et même « marxistes-léninistes » réclament également ce retrait. Or ce retrait a déjà eu lieu, provisoirement, sous De Gaulle, et jusqu’à l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, réintégration entérinée effectivement en 2009.

Le retrait de la France de l’OTAN n’a en rien changé le rapport de force écrasant dont bénéficie l’impérialisme US vis à vis des nations qu’il cherche constamment à dominer, et à écraser carrément, sinon.

C’est donc un mot d’ordre parfaitement ridicule, sinon complice, objectivement, de l’impérialisme, français, d’abord, et US, in fine, vu le résultat.

La seule manière de faire avancer la paix en Europe, ce n’est donc évidemment pas un tel retrait, ni même simplement le démantèlement de l’OTAN, mais bien le retrait pur et simple, et sans conditions, de toutes les forces et dispositifs militaires US de tous les territoires européens.

 

Dans ces conditions, des négociations de paix pour le désarmement nucléaire et le démantèlement de tous les missiles en batteries sur le sol européen auraient enfin pleinement leur sens.

Luniterre

Pour la paix en Europe !

 

Retrait inconditionnel

de toutes les troupes US

du sol européen !

 

Négociations

de désarmement nucléaire

et conventionnel !

 

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Les leçons du recul israélien à Gaza

 

 

En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km.

65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles.

 

Les leçons de Gaza,

selon le Hezbollah

(Concernant les concessions concrètes cédées par Israël à Gaza, voir:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/09/gaza-recul-israelien-face-a-la-resistance/ )

 

 

 

La guerre est finie avant même d’avoir commencé. C’est l’impression qui ressort après les deux jours de confrontations à Gaza qui se sont terminés par un cessez-le feu, suite à une médiation du Qatar et de l’Égypte, qui ont soudain recommencé à travailler ensemble.


Pourtant, pendant la période de la campagne électorale et même après sa victoire aux élections, le Premier ministre réélu Benjamin Netanyahu n’avait pas caché son intention de lancer une vaste opération contre Gaza pour briser le Hamas et le Jihad islamique. En fait, cette idée est dans l’air depuis que les Palestiniens ont lancé, en mars 2018, le processus des « Marches du retour » qui dérange au plus haut point les autorités israéliennes. D’ailleurs, depuis la grande confrontation de 2008-2009 – au cours de laquelle au bout de plus de trois semaines, l’armée israélienne qui avait entamé une offensive aérienne doublée d’une autre terrestre n’a pas pu atteindre ses objectifs déclarés –, les Israéliens lancent régulièrement des attaques contre Gaza à la fois pour tâter le terrain et maintenir la pression sur les Palestiniens et pousser la population à quitter les lieux.

Selon les informations véhiculées par les médias israéliens, l’attaque qui a commencé à la fin de la semaine dernière devait être plus importante que celles qui ont eu lieu au cours des dix dernières années. Mais à peine les avions israéliens ont-ils commencé à lancer des raids sur les cibles prévues à Gaza que des dizaines de missiles ont commencé à pleuvoir sur les colonies et les localités israéliennes du sud. En 36 heures, les Palestiniens ont lancé près de 700 missiles, dont certains d’une portée moyenne de 40 km. 65 % de ces missiles ont atteint leurs cibles, malgré le bouclier de protection israélo-américain qui, en principe, est destiné à les intercepter. En réalité, les Palestiniens ont précisé par la suite qu’ils ont trouvé le moyen de neutraliser le bouclier de protection (appelé « la voûte d’acier ») en lançant plusieurs missiles en même temps, ce qui réduit l’efficacité de l’interception.

Ce n’était pas la seule mauvaise surprise réservée aux Israéliens pendant ces 36 heures de confrontation. En effet, les autorités israéliennes ont découvert que les Palestiniens détiennent des missiles de type Badr 3, dont l’un a été lancé sur la ville d’Ashkelon. D’une portée de 40 km, il est doté d’une tête qui peut porter une charge de 250 kg d’explosifs. Apparemment, ces missiles sont fabriqués à Gaza, ce qui signifie que les Palestiniens réussissent à se procurer les matériaux pour les fabriquer en dépit du blocus sévère qui leur est imposé. Dans le même contexte, le film diffusé par les brigades Ezzedine al-Qassam (la branche armée du Hamas) au sujet de ce missile lancé sur Ashkelon montre en toile de fond un train. Ce qui a été interprété comme un avertissement adressé par les Palestiniens aux Israéliens sur la possibilité de cibler la prochaine fois des installations précises et vitales.

Le missile Badr 3 et les missiles Kornet ont donc constitué le clou de ces 36 heures d’affrontements qui ont provoqué une polémique interne en Israël, avec un flot de critiques adressées au Premier ministre aussi bien par des députés du parti Bleu Blanc de Benny Gantz et Yaïr Lapid que par d’autres du Likoud (comme Gideon Saer). D’ailleurs, toujours selon les médias israéliens, au cours de la réunion du cabinet réduit dimanche, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer l’arrêt de cette offensive. Il semblerait ainsi que le chef d’état-major, le général Aviv Kochavi, et le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, auraient été très fermes pour réclamer la conclusion d’un cessez-le feu, car, selon eux, « le front interne » n’est pas prêt pour une opération d’envergure. D’ailleurs, les chiffres sont en eux-mêmes significatifs car le bilan de ces 36 heures a été, du côté palestinien, 29 morts et 150 blessés, pour la plupart des civils, alors que du côté israélien, il y a eu 4 morts et plusieurs dizaines de blessés.
Pour toutes ces raisons, les médiations du Qatar et de l’Égypte ont été rapidement couronnées de succès et un cessez-le feu a été conclu, avec des mesures concrètes qui sont actuellement sous étude.


Il y aura certainement de longues évaluations et des analyses détaillées de ce qui s’est passé au cours de ces 36 heures, sur le plan militaire proprement dit. Mais la première leçon à en tirer, selon les milieux proches du Hezbollah, c’est que les propos du secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, sur l’incapacité des Israéliens à mener une nouvelle guerre contre le Liban sont confirmés. Si les Israéliens n’ont pas marqué un seul point dans la bande de Gaza, soumise à un blocus strict depuis des années et surveillée par tous les satellites américains et israéliens installés dans son ciel, comment pourraient-ils lancer une offensive au Liban où le Hezbollah possède des milliers de missiles ? Les sources proches du Hezbollah estiment aussi que s’il s’agissait d’un test de la part du Premier ministre israélien, il a dû être concluant. Les rapports de force militaires ne sont plus en faveur des Israéliens, qui restent certainement les plus forts et de loin, mais ils doivent tenir compte de la capacité de nuisance des mouvements de résistance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les États-Unis ont désormais recours aux sanctions économiques, à Gaza, mais aussi au Liban, en Syrie et en Iran.

Scarlett HADDAD
Mai 2019

 

 

 

 

https://assawra.blogspot.com/2019/05/les-lecons-de-gaza-selon-le-hezbollah.html

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3653

Proche-Orient : La violence peut elle cesser ?

 

https://img.rt.com/french/images/2018.08/article/5b6c1fc209fac281678b4567.jpg

 

 

 

 

Enas Khammash, 23 ans, sa fille de 18 mois et son bébé, portées en terre ensemble, le 9 Août, à Jafarawi

 

 

Proche-Orient :

 

La violence peut elle cesser ?

 

 

La guerre en Syrie dure depuis sept ans et a succédé à une série de conflits en Irak et en Iran, deux pays encore sous forte pression.

La Palestine, bafouée depuis 70 ans, continue d’être réduite par le colonialisme sioniste.

Dans la nuit du 8 au 9 Août, lors d’un raid aérien israélien qui a touché Jafarawi, dans le centre de la bande de Gaza, Enas Khammash, une Palestinienne de 23 ans, enceinte de 9 mois, et sa fille Bayan de 18 mois ont été tuées alors qu’elles se trouvaient dans leur chambre à coucher. Le mari de cette femme a été blessé.

Le 10 octobre, Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France a osé demander à France 2 d’annuler la diffusion d’un reportage sur la jeunesse mutilée par les snipers sionistes dans la bande de Gaza. Heureusement, le reportage est passé, montrant l’héroïsme de la Résistance Populaire palestinienne.

Depuis le 30 Mars, 198 morts et des milliers de blessés, dont de nombreux mutilés.

Leur seul tort était de vouloir retrouver la dignité et le droit de vivre, de travailler et de cultiver, sur leurs terres ancestrales, volées par l’occupant sioniste.

La presse française et occidentale, en général, nous parle sans cesse d’une guerre « contre le terrorisme ». Or, au vu de ces derniers mois, il apparaît clairement qu’en Syrie le « terrorisme » est en fait manipulé par les impérialistes US et leurs alliés, y compris dans le monde arabe, pour justifier ces guerres et recoloniser, directement ou non, les peuples et les nations qui leur résistent.

Ce sont essentiellement ces manipulations du terrorisme qui ont engendré la guerre en Syrie et jeté sur les routes des millions de réfugiés. Les accueillir, en France ou ailleurs, cela ne constitue pas une justification pour continuer la guerre. C’est la volonté réelle de mettre fin à l’agression impérialiste, y compris celle de la France, encore présente en Syrie dans la zone d’occupation rebaptisée « Rojava », qui sera le vrai signal de la paix et du début d’une reconstruction durable.

Ce qui maintient encore aujourd’hui l’état de guerre en Syrie, c’est la présence des impérialistes US et de leurs alliés, dont les impérialistes français. Le prétexte en était donc l’invasion terroriste, en réalité provoquée par eux-mêmes, et qu’ils ne combattaient que très mollement, dans l’espoir que cela détruirait la nation syrienne et la mettrait à leur botte, avec un gouvernement directement manipulé par eux.

Mais c’était sans compter sur la solidarité traditionnelle de la Russie avec la nation syrienne, remontant déjà à l’ère soviétique, ainsi que sur celle de l’Iran.

C’est l’appui de la Russie à la nation Syrienne qui a commencé à faire reculer le terrorisme, et même obligé les USA et à la France à éliminer une partie de leurs pions terroristes pour les remplacer par le système d’occupation « Rojava », relativement moins sanguinaire que celui de Daech. Pour autant, ce système d’occupation impérialiste instrumentalise maintenant les justes revendications des minorités kurdes pour maintenir la division de la Syrie à l’Est de l’Euphrate et faire obstacle à l’unité nationale syrienne et à la paix. Il est la preuve que les impérialistes US et français veulent continuer la guerre et se moquent bien du droit des peuples, en réalité.

Alors que tous ont leur place dans un règlement politique global de la situation au Proche-Orient, une fois débarrassé de l’ingérence impérialiste !

L’Iran, pour sa part dans le combat anti-impérialiste, s’était déjà engagé dans un soutien sans faille à la Résistance, au Liban et en Palestine.

La chute de la nation syrienne aurait été non seulement une victoire pour les impérialistes US et leurs alliés, mais aussi pour les sionistes.

Cela aurait été non seulement une défaite mortelle pour la Syrie elle-même, mais aussi une grave défaite pour le Liban et la Palestine, et pour tous les peuples qui luttent pour leur indépendance.

Jusqu’à un passé récent, Israël arrivait encore à entretenir des relations relativement amicales avec la Russie, du fait de l’émigration de nombreux juifs d’origine russe en Israël.

Mais récemment, suite à un piège tendu par l’aviation israélienne, et au mépris de leurs accords passés, un avion russe a été abattu avec 15 soldats russes à bord.

Estimant sa confiance trahie, la Russie a encore renforcé son alliance avec la Syrie, en lui fournissant un armement de défense anti-aérienne (batteries de missiles S-300) susceptible d’empêcher le renouvellement d’une telle tragédie. Du même coup, cela met également un frein sérieux aux interventions israéliennes contre les positions défendues par l’Iran et ses alliés en Syrie.

C’est donc l’ensemble de la Résistance régionale, Syrie, Iran, Liban, Palestine, qui s’en trouve grandement renforcée !

Ce n’est que par la synchronisation et l’unité des forces locales de la Résistance, en Iran, au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak, au Yémen, et avec leur allié traditionnel, la Russie, que l’impérialisme et son allié sioniste pourront être vaincus !

Cette situation de guerre, voulue et encore actuellement maintenue par les impérialistes, à déjà fait des milliers de victimes et déplacé des millions de personnes, et certaines, jusqu’en Occident, y compris en France.

Toutes, indépendamment de leurs origines nationales, ethniques et religieuses, ont le même intérêt à un règlement pacifique global respectant le droit des peuples au Proche-Orient. Toutes ces personnes, déplacées et réfugiées, se trouvent aujourd’hui dans des situations sociales précaires qui en font un réservoir de main d’œuvre à bon marché, y compris pour les capitalistes français, qui sont déjà les complices des impérialistes US et les responsables de la guerre, dans les pays d’origine des réfugiés.

La lutte pour une vie décente, que ce soit en Occident ou pour le droit des peuples au Proche-Orient, c’est toujours une seule et même lutte. C’est une lutte qui doit à la fois être solidaire de la Résistance des peuples, sur place, au Proche-Orient, et solidaire de la lutte des travailleurs, en Occident, contre le capitalisme, qui est la base de l’impérialisme et la cause des guerres.

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palestine, 25 ans après Oslo, une seule solution, Résistance!

 

 

 

 

Palestine

 

 

25 ans après Oslo

 

 

 

Résistance

 

 

!

 

 

 

25 ans. C’est l’âge anniversaire des « Accords d’Oslo » en ce mois de septembre 2018. L’occasion d’un bilan.
A la question de savoir ce qui a changé depuis la signature de ces accords en septembre1993, la réponse est courte: « Tout s’est aggravé du côté palestinien ».
A la question de savoir pourquoi, la réponse est aussi courte que la première: « Absence d’un partenaire du côté israélien ».
En fait, tout le long de ces 25 années, ce constat a toujours été scrupuleusement inversé par les dirigeants sionistes pour justifier leur politique d’occupation. En effet, ils ont constamment affirmé que les Palestiniens ne sont pas des partenaires pour appliquer ces accords. C’est cette affirmation mensongère qui leur a permis, jusqu’au jour d’aujourd’hui, de justifier et de mener leur guerre permanente contre le peuple Palestinien, dont l’acte le plus récent est la répression sanglante contre les Palestiniens de Gaza qui récidive tous les vendredis, depuis le 30 mars dernier, à l’occasion de la « Marche pour le retour ».
L’autre acte de cette guerre permanente se résume en un chiffre 600.000.
En 25 ans, le nombre de colons en Cisjordanie a bondi de 110.000 à 600.000.
Dans un sondage réalisé en août par Israel Democracy Institute et l’université de Tel-Aviv, 86% des Israéliens interrogés considéraient que la probabilité de trouver une issue au conflit dans les douze prochains mois était « faible » ou « très faible ».
A la question de savoir pourquoi, la réponse est très courte: « Absence d’un partenaire du côté palestinien ».
L’inversion tient toujours… la boucle est bouclée.

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Tous les Palestiniens de moins de 25 ans, à la date d’aujourd’hui, n’ont connu que la phase historique dite des « Accords d’Oslo » de leur mouvement de libération nationale.
Une phase d’abandon, de reniement et de recul… comme si la Palestine était à vendre. Et donc, une phase d’humiliation.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à la veille de ce 25ème anniversaire, que l’administration de Donald Trump a décidé de fermer la représentation de l’Organisation de libération de la Palestine à Washington.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle décide de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem en reconnaissant cette ville comme étant la capitale de l’État sioniste.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle décide de supprimer toutes les subventions à l’UNRWA.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle propose la révision du statut des réfugiés Palestiniens.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle déclare caduc la reconnaissance du droit de retour.
Ce n’est pas un hasard si c’est, à l’approche de cet anniversaire, qu’elle décide de supprimer toutes les aides aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem-est.
Toutes ces mesures ressemblent fort au bouquet final d’un feu d’artifice. avant que la nuit noire ne retombe. Mais comme l’a si superbement écrit le grand Victor Hugo,« la nuit, il y a toujours une étoile ».
En effet, c’est le 30 mars de l’année de ce sinistre 25ème anniversaire, que le « Peuple-debout » a décidé de « Marcher »… comme pour signifier aux peuples du monde entier de ne pas désespérer… Une étoile subsiste et elle brille. Elle s’appelle « Résistance ».
Il suffit de se lever et de se laisser diriger par elle.

 

 

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Le 13 septembre 1993 l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a signé son arrêt de mort.
Il y a 25 ans, jour pour jour, elle avait signé à Washington sous l’égide du président Bill Clinton une « déclaration de principes » sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans. L’Autorité palestinienne était née.
Par étapes successives, le processus engagé devait aboutir à la résolution du conflit avant la fin du siècle dernier. Oslo a mis en place des mécanismes d’auto-gouvernance, dont l’Autorité palestinienne, considérée comme la préfiguration d’un État qui attend de voir le jour.
Attente meurtrière tant la politique du « fait accompli » suivie par les directions successives de l’État sioniste ont scrupuleusement contribué à vider de leur contenu les fameux accords.
En 25 ans, le nombre de colons en Cisjordanie est passé de 110.000 à 600.000.
Dans le nord de la Cisjordanie, les pelleteuses sont arrivées l’année dernière pour commencer à bâtir la colonie d’Amichaï, première création officiellement approuvée par un gouvernement israélien depuis 1991.
Fin 2017, l’Autorité palestinienne gèle tout contact avec l’administration américaine. Un divorce provoqué par la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État sioniste.
Depuis, l’administration américaine multiplie les mesures spectaculaires dans le double but avoué de punir les dirigeants palestiniens et de leur tordre le bras pour qu’ils acceptent de négocier:
– aide bilatérale quasiment effacée;
– annulation du soutien financier à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens;
– volonté de réviser le statut des réfugiés Palestiniens afin de réduire leur nombre à 40.000;
– suppression des aides aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem-Est;
– fermeture de la mission de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington.
C’est donc la « paix par la force », comme le proclame la doctrine Trump.
Pendant ce temps, à Gaza, toutes les fractions de la Résistance palestinienne étaient représentées à une conférence de presse tenue ce mercredi 12 septembre 2018 pour marquer le 13ème anniversaire du retrait en 2005 des forces d’occupation de ce territoire de la Palestine.
« Seule la Résistance est détentrice de la légitimité de décider et d’agir au nom du peuple », ont-ils déclaré à l’unisson. Toutes les illusions tombent. Oslo est mort.
Vive l’Organisation de libération de la Palestine.
Le phénix renaît de ses cendres.

 

 

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SOURCES:

https://assawra.blogspot.com/2018/09/25-ans-doslo.html

https://assawra.blogspot.com/2018/09/il-y-toujours-une-etoile.html

https://assawra.blogspot.com/2018/09/tel-le-phenix.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Commerce international : Trump déclare la guerre au reste du monde !

https://i1.wp.com/scd.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_large_652_338/article/image/150718_trump_eu.jpg

 

Commerce international :

 

Trump déclare la guerre

au reste du monde !

 

Dernière modification : 16/07/2018

Le président américain a estimé que la Russie, l’UE et la Chine étaient, pour différentes raisons, des « ennemis » des États-Unis, dans une interview diffusée dimanche, à la veille de sa première rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine.

À quelques heures de sa rencontre bilatérale avec le président russe Vladimir Poutine à Helsinki, Donald Trump n’a pas ménagé ses relations diplomatiques, dans une interview diffusée partiellement dimanche 15 juillet sur la chaîne américaine CBS.

« Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi », a estimé le chef de l’Etat. Il a ajouté : « la Russie est un ennemi par certains aspects. La Chine est un ennemi économique, évidemment c’est un ennemi. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, ça ne veut rien dire. Ca veut dire qu’ils sont compétitifs ».

Ses propos ont été recueillis par la chaîne CBS samedi 24 juillet.

>> A lire sur France 24 : Guerre commerciale : Trump contre le reste du monde

« L’UE est très difficile », a poursuivi le président américain à qui l’intervieweur demandait de nommer « le principal compétiteur, le principal ennemi (des Etats-Unis) dans le monde en ce moment. »

« D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous », a-t-il encore répété, s’en prenant plus particulièrement à l’Allemagne, comme il l’a déjà fait auparavant. « Comme l’Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l’énergie et je dis que ce n’est pas bien, ce n’est pas juste ».

« Vous êtes supposés vous battre pour quelqu’un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c’est ridicule », s’est-il encore révolté. L’interview de Donald Trump sur CBS sera montrée dans sa totalité lundi 16 juillet.

 

http://www.france24.com/fr/20180716-etats-unis-donald-trump-juge-russie-union-europeenne-chine-sont-ennemis-commerce

 

 

 

Saison France-Israël, Infirmière assassinée : Macron plus que jamais au pied du Mur !

 

 

 

 

MACRON AU PIED DU MUR…

Confronté à la fois aux luttes sociales des cheminots et de nombreuses autres catégories de travailleurs, sans oublier les étudiants, Macron doit également faire face à ses engagements anciens envers l’État sioniste, pour démarrer, en Juin, une saison d’échanges « culturels » avec cet État criminel, alors que les cadavres des 113 victimes de la répression sanguinaire de la Marche du Retour sont à peine refroidis dans leurs linceuls et que des milliers de blessés subiront encore longtemps les séquelles des tirs meurtriers et pour certains, le reste de leur vie.

Même avant ce massacre, cette « saison » était déjà une mascarade grotesque pour tenter de faire oublier les conditions de vie absolument inhumaines, au quotidien, dans la bande de Gaza, et guère meilleures, dans le reste de la Palestine occupée et emmurée. Mais depuis les massacres à Gaza, cette “saison” devient une honte évidente et absolue pour Macron et ses affidés, qui se retrouvent maintenant quasi littéralement, au pied du mur!

Depuis Vendredi 1er Juin la honte du sionisme, ainsi que celle de ses complices, dont la France de M. Macron, est redoublée par l’assassinat délibéré d’une infirmière dans l’exercice de ses fonction, secourant les manifestants blessés.

 

Le Mur n’a que deux côtés…

Le Mur sioniste en Palestine, comme tout mur, n’a que deux côtés, et en inaugurant cette saison prétendument “culturelle”, Macron choisit le sien, celui des oppresseurs et des exploiteurs, des impérialistes et des sionistes. Pas étonnant, c’est évidemment déjà son camp dans la lutte sociale en France, comme dans le reste du monde et dans toutes les guerres qui ensanglantent aujourd’hui la planète, en Syrie, au Yémen, etc…

Le Mur n’a que deux côtés, et tous les travailleurs en lutte, tous les humains épris de justice et même simplement des valeurs humanistes supposées de la République, doivent se tenir ensemble, du même côté, celui de la Résistance Palestinienne, en solidarité avec toutes les victimes du sionisme et de l’impérialisme!

Mettre Macron face à ses responsabilités, au pied du mur, face à ses engagements envers les sionistes, c’est déjà ce qu’on fait plus de 17 000 signataires, en quelques jours, de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël ».

Oser poser le principe légitime d’une renonciation à cet ensemble de manifestations pseudo « culturelles », c’est déjà un premier acte de Résistance, qui en appelle d’autres, au cours des mois à venir, au fil de ces « événements », s’ils sont malgré tout maintenus… On se rappellera, à ce propos, les « vacances écourtées » du Roi d’Arabie Saoudite, suite à une pétition de 300 000 signatures, commencée pourtant fort modestement…! Évidemment, l’enjeu, ici, à tous points de vue, est encore plus important, mais notre révolte l’est aussi encore davantage, et notre mobilisation doit être en conséquence!

Tribune Marxiste-Léniniste

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« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

Pour signer en ligne :

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

 

Saison « France-Israël » : Macron au pied du Mur…!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour de la Pétition :

11 781 SIGNATURES

(Cap des 10 000 franchi le 23/05

vers 15 heures!)

Continuons le combat!!

 

 

 

Pour signer en ligne :

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET DE LA PÉTITION ET LES PREMIERS SIGNATAIRES:

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

+VOIR AUSSI:

Tract manif 26 Mai 2018 « Marée humaine » et Pétition « Non à la saison France-Israël »

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/24/tract-manif-26-mai-2018-maree-humaine-et-petition-non-a-la-saison-france-israel/

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MACRON AU PIED DU MUR…

« Le Mur n’a que deux côtés »

(Projet de tract pour le 26 Mai)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/23/le-mur-na-que-deux-cotes-projet-de-tract-pour-le-26-mai/

 

 

 

 

 

 

La parole US à l’épreuve de l’histoire: Le fantôme de Kadhafi flotte au-dessus de Pyongyang

 

 

https://cdnfr1.img.sputniknews.com/images/103317/79/1033177922.jpg

 

 

La parole US à l’épreuve de l’histoire:

 

Le fantôme de Kadhafi

flotte au-dessus de Pyongyang

 

 

 

Trump – Kim : Pyongyang jette un froid

Le brutal changement de ton de la RPDC a déstabilisé Washington. Une tactique classique de négociation, mais qui pourrait faire dérailler le sommet.

Par Sébastien Falletti

Trump est tombé sur un os. Le président américain fanfaronnait déjà à propos de son futur prix Nobel de la paix, avant même son rendez-vous au sommet avec Kim Jong-un, prévu à Singapour, le 12 juin. Sur Twitter, il annonçait au monde un « deal » historique sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Il se voyait déjà « sous la coupole », humiliant une nouvelle fois Barack Obama, et ses prédécesseurs, qui ont tous buté sur la « boîte noire » de Pyongyang, incapables d’enrayer sa fuite en avant atomique, depuis des décennies. En quelques heures, le leader suprême nord-coréen a ramené la Maison-Blanche à cette dure réalité : le clan des Kim ne compte pas lâcher la bombe contre une simple poignée de main, même avec l’homme le plus puissant du monde. Et les négociations seront rudes, très rudes.

 

Lire aussi La Corée du Nord menace d’annuler le sommet avec Donald Trump

 

Donald Trump a exprimé jeudi sa surprise devant le changement de ton brutal du régime nord-coréen. Décontenancé par les soudaines attaques lancées par Pyongyang contre Washington et Séoul depuis mardi, le président a jeté la pierre au président chinois Xi Jinping, qui a rencontré une nouvelle fois Kim la semaine dernière à Dalian. « Il y a une grosse différence de ton, depuis cette seconde rencontre. Le président Xi pourrait influencer Kim », a déclaré, décontenancé, Trump, en pleine escalade des tensions commerciales avec la Chine. Deux jours plus tôt, Pyongyang a exprimé son « indignation », dénonçant « l’absurdité » du modèle libyen de dénucléarisation poussé par le faucon John Bolton. Le conseiller à la Sécurité nationale a exigé le démantèlement des têtes nucléaires nord-coréennes comme préalable à toute levée des sanctions, lors d’une interview à ABC dimanche dernier. Un chiffon rouge pour le régime de la RPDC traumatisé par la chute violente du colonel Kadhafi.

 

Lire aussi Corée du Nord : la Libye, anti-modèle du désarmement

 

Trump a bien tenté de rassurer son jeune adversaire en lui promettant des « garanties », avant de remettre les pieds dans le plat libyen. Le Commander in chief agite la menace voilée d’une « décimation totale » du royaume ermite, comme l’a enduré Tripoli, si aucun accord n’est trouvé. De quoi nourrir encore la paranoïa du régime qui a jugé « sinistre » le parallèle dans un communiqué au vitriol, mercredi.

Test

Depuis, Pyongyang a redoublé ses attaques, ciblant la Corée du Sud du président Moon Jae-in, accusé d’être « ignorant et incompétent » ! Une douche froide, quelques jours après la poignée de main historique entre Kim et Moon, sur la DMZ le 27 avril, où les deux dirigeants avaient promis la main sur le cœur de ne plus jamais « se faire la guerre ». Séoul est sommé de choisir entre son alliance avec Washington et le rapprochement avec Pyongyang. Un dilemme pour le président sud-coréen, qui sera à la Maison-Blanche, le 22 mai.

Souffler le chaud et le froid fait partie de la tactique de négociation classique de la Corée du Nord pour déstabiliser l’adversaire. « lls veulent tester Trump. Ils ont rencontré Mike Pompeo, mais ils savent que le principal obstacle demeure Bolton », juge Victor Cha, ancien négociateur de l’ère Bush. Avec l’espoir de forcer Donald Trump, appâté par la perspective d’un accord à forte visibilité, à baisser ses exigences en matière de dénucléarisation.

Ces échanges musclés indiquent que les négociations entrent dans le vif du sujet, et que la route vers Singapour sera plus longue et compliquée que ne l’envisageait l’Américain. Ils ne signifient pas que le sommet est mort-né, mais il pourrait être repoussé si les discussions s’enveniment, juge Scott Snyder, du Council for Foreign Relations. Déjà, en 2012, l’administration Obama avait discrètement arraché une percée diplomatique lors de pourparlers en Suisse. Mais le jeune Kim avait torpillé le « deal » à la dernière minute, en lançant une fusée, défiant les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Les prochaines semaines diront si le Maréchal est prêt cette fois à s’asseoir véritablement à la table des négociations. Le fantôme du colonel Kadhafi hante toujours Pyongyang, et les références constantes de l’administration Trump à la Libye attisent encore la méfiance d’un régime qui assoit sa légitimité sur la résistance à « l’ennemi » américain.

 

http://www.lepoint.fr/monde/le-journal-de-trump/trump-kim-pyongyang-jette-un-froid-18-05-2018-2219392_3241.php

 

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Trump estime «très probable» que Kim Jong-un finisse comme Kadhafi s’il n’y a pas d’accord

 

 

Après la déclaration du faucon John Bolton le 29 avril qui faisait allusion au modèle libyen pour résoudre le conflit diplomatique entre Washington et Pyongyang sur le programme de dénucléarisation, Donald Trump joue-t-il au pompier pyromane ?

Alors que les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord semblaient en passe de devenir moins glaciales, il se pourrait que Donald Trump ait commis un nouvel impair : interrogé sur la référence de son conseiller à la Sécurité nationale au «modèle libyen» (c’est-à-dire le programme de dénucléarisation de la Libye en décembre 2003) en date du 29 avril, le président américain a visiblement compris le terme «modèle libyen» comme une évocation de la chute du président libyen en 2011, soit quelque cinq années après la reprise du dialogue diplomatique avec les Etats-Unis. Sans gouvernement stable, le pays a ensuite sombré dans le chaos.

 

Lire aussi

Donald Trump et Kim Jong-un se rencontreront le 12 juin à Singapour

 

«Si vous regardez bien le modèle libyen, ça a été un vrai massacre, nous sommes allés là-bas pour l’abattre [Kadhafi]. C’est très probablement le modèle qui se mettrait en place si on ne trouvait pas un accord [avec Kim Jong-un]. En revanche, si nous trouvons un accord, je suis sûr qu’il en sera très, très satisfait», a déclaré le président américain à la presse depuis la Maison Blanche le 17 mai. Donald Trump semble ainsi avoir promis une fin «à la Kadhafi» à Kim Jong-un en cas d’absence d’accord avec les Etats-Unis.

Ce n’était pourtant pas le sens des propos de son conseiller à la Sécurité, le néo-conservateur John Bolton, eux-mêmes déjà très maladroits, voire ambigus. Il avait fait référence au «modèle libyen» pour rappeler que Tripoli avait abandonné son programme de développement d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires en 2003 afin de restaurer ses relations avec l’Occident, après neuf mois de négociations secrètes avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Une décennie plus tard, le dirigeant libyen était assassiné lors de l’intervention militaire occidentale.

Ca a été un vrai massacre, nous sommes allés là-bas pour l’abattre

Le 12 juin, une rencontre historique est toujours prévue à Singapour entre les dirigeants de la Corée du Nord et des Etats-Unis. Mais si la déclaration de John Bolton avait déjà chahuté les relations diplomatiques entre Washington et Pyongyang, il se pourrait que la déclaration de Donald Trump, qui se voulait probablement rassurant en déclarant qu’il ne voulait pas du «modèle libyen» en Corée du Nord, n’arrange pas la précaire entente entre les deux pays. Kim Jong-un retiendra-t-il la menace voilée ou l’assurance des meilleures volontés de Donald Trump ?

Le président américain l’a affirmé lors de cette même déclaration à la presse : «Si on traite avec Kim Jong-un, il sera là. Il dirigerait lui-même son pays. Son pays serait très riche. Nous sommes prêts à concéder beaucoup et… lui aussi. Je crois que nous allons entretenir de bonnes relations, à condition que notre rencontre ait lieu et qu’elle débouche sur quelque chose. Et il aura accès à une très puissante protection.»

 

https://francais.rt.com/international/50787-trump-estime-tres-probable-que-kim-jong-un-finisse-comme-kadhafi-accord

 

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Séoul garde l’espoir malgré la suspension du dialogue par la Corée du Nord

 

 

SEOUL, 16 mai (Yonhap) — Le gouvernement pense que la Corée du Nord va respecter son engagement concernant la dénucléarisation malgré qu’elle ait décidé de suspendre indéfiniment le dialogue avec la Corée du Sud, a fait savoir ce mercredi un responsable du bureau présidentiel.

«Nous pensons que la situation actuelle fait partie d’un processus difficile dans lequel il faut dessiner le même dessin et que c’est une douleur que nous devons endurer pour parvenir à de bons résultats», a indiqué l’attaché de presse présidentiel Yoon Young-chan dans un communiqué.

Pyongyang a décidé aujourd’hui de suspendre les discussions intercoréennes de haut niveau qui devaient se tenir ce mercredi, justifiant sa décision par la tenue des exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Le vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères Kim Kye-gwan a déclaré, après l’annonce de la suspension des discussions intercoréennes, que la Corée du Nord pourrait reconsidérer la tenue du sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump.

Séoul a dit regretter le report de ces discussions, qui selon lui porte atteinte aux accords conclus entre le président Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de leur sommet historique le 27 avril.

«Il est regrettable que la décision unilatérale du Nord de reporter les discussions intercoréennes de haut niveau, invoquant les manœuvres aériennes annuelles entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, ne soit pas conforme à l’esprit et à la vocation des accords conclus entre les dirigeants des deux pays», a indiqué le ministère de l’Unification dans un communiqué publié ce mercredi.

Dans ladite déclaration de Panmunjom, du nom du village de la trêve où s’est déroulé le sommet intercoréen, Moon et Kim ont décidé d’interrompre les actes hostiles entre les deux pays et de chercher à dénucléariser complètement la péninsule coréenne.

Kim, au cours de sa rencontre avec le conseiller présidentiel sud-coréen à la sécurité Chung Eui-yong, avait dit qu’il comprenait la nécessité pour la Corée du Sud de reprendre les exercices militaires avec les Etats-Unis, qui avaient été temporairement interrompus pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de PyeongChang.

 

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/16/0200000000AFR20180516003900884.HTML

 

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Le fantôme de Kadhafi flotte au-dessus de Pyongyang

 

 

La Corée du Nord ne veut pas d’un désarmement «selon le scénario libyen».

 

La première rencontre de l’histoire entre les dirigeants des États-Unis et de la Corée du Nord Donald Trump et Kim Jong-un est compromise: Pyongyang n’a pas du tout apprécié la déclaration de John Bolton, conseiller de la Maison blanche pour la sécurité nationale, qui a récemment indiqué qu’il souhaiterait un désarmement nucléaire de la Corée du Nord selon le «scénario libyen», c’est-à-dire un abandon inconditionnel de l’arme nucléaire sans aucune concession de l’autre partie, écrit vendredi le quotidien Kommersant. Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères y a perçu une menace d’«imposer à notre digne république le triste sort de la Libye et de l’Irak». Il se pourrait que John Bolton cherche intentionnellement à faire échouer les pourparlers.

Le commentaire que John Bolton a fait le 29 avril sur Fox News Sunday ne contribue certainement pas au dialogue diplomatique avec la Corée du Nord. Ces derniers mois, Pyongyang a fait des concessions sans précédent pour montrer sa disposition à évoquer la baisse des tensions sur la péninsule coréenne et le désarmement nucléaire. Parmi les démarches les plus notables, on retient notamment la préparation du démantèlement du polygone nucléaire de Punggye-ri. Peut-être que Donald Trump et Kim Jong-un parviendront à se mettre d’accord sur les démarches à suivre le 12 juin à Singapour, mais il faudrait déjà que cette rencontre ait lieu. Pour l’instant, la déclaration de John Bolton est interprétée par Pyongyang comme si les USA avaient l’intention de désarmer le pays avant d’y organiser une révolte et de détruire physiquement l’État selon le «scénario libyen».

 

En 2003-2004, quand le programme nucléaire libyen a été fermé, cela n’était pas considéré comme une prémisse au renversement du régime.

Le sort de la Libye avait suscité la réaction la plus négative en Corée du Nord. En 2011 déjà, quand les bombardements des forces libyennes ont commencé, l’agence de presse nord-coréenne KCNA a qualifié la décision de Mouammar Kadhafi de renoncer à l’arme nucléaire de «grave erreur».

Et la leçon libyenne a été retenue. Même s’il est difficile de comparer aujourd’hui les programmes nucléaires de la Libye et de la Corée du Nord: le premier a été fermé à un stade précoce, alors que le second a donné au pays le statut d’État nucléaire de plein droit.

L’arme nucléaire de Pyongyang a réduit au minimum le risque d’invasion du pays, et dans ce sens la stratégie de la dynastie Kim a porté ses fruits: les pays dont la puissance économique et politique dépasse largement celle de la Corée du Nord, y compris les USA, sont obligés de tenir compte de Pyongyang et de chercher à négocier avec lui. Il n’est donc pas étonnant que son gouvernement soit indigné par la proposition faite par John Bolton d’un désarmement inconditionnel sans aucune garantie «selon le scénario libyen».

Soit John Bolton s’est exprimé de sa propre initiative, soit ses déclarations s’inscrivent dans la stratégie des États-Unis visant à faire échouer les négociations et à faire escalader le conflit. «Son véritable but pourrait consister à faire perdre patience à Pyongyang pour qu’il renonce aux négociations afin de pouvoir dire ensuite que la stratégie diplomatique n’a pas porté ses fruits et passer au règlement militaire du conflit», estime Andreï Baklitski, expert du Centre d’études politiques (PIR-Center).

https://fr.sputniknews.com/presse/201805181036437855-kadhafi-pyongyang/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre ouverte à Macron… (A propos d’une Saison de Kollaboration France-Israël )

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/05/87ee2-l1000882.jpg

Le 12 Mai à Paris

 

 

Lettre ouverte à Macron…

 

(A propos d’une Saison de Kollaboration

« culturelle » France-Israël, prévue en Juin !)

 

 

Aujourd’hui, alors qu’Israël occupe la Palestine, alors que les Palestiniens commémorent les 70 ans de la Nakba – la Catastrophe – c’est-à-dire la dépossession et l’expulsion de leur terre, alors que la colonisation se poursuit, alors qu’un blocus barbare est pratiqué contre les deux millions de Gazaouis avec 3 guerres successives, alors que des Palestiniens sont emprisonnés sans jugement – dont le franco-palestinien Salah Hamouri – ainsi qu’environ 350 enfants, alors que des snipers de l’armée israélienne exécutent des civils désarmés, alors que les Palestiniens expulsés depuis 1948 attendent l’application de leur droit au retour dans le cadre de la résolution 194 de l’ONU, tous ces faits étant clairement identifiés par l’ONU et un certain nombre d’organisations internationales comme étant des crimes de guerre voir des crimes contre l’humanité,

À l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, une Saison de propagande Franco-Israélienne va s’ouvrir au mois de juin prochain en France. Ont été mobilisées plusieurs institutions gouvernementales Françaises et Israéliennes. Et vous, autorité Française, vous nous imposez cette opération de propagande sous forme de célébration d’un État raciste et colonial, auteur de massacres méthodiques du peuple Palestinien depuis 70 ans. Cette opération de propagande n’est qu’un aspect de l’« Israélisation » que subit la société française- en particulier, la politique du tout sécuritaire et répressif.

Nous dénonçons les manœuvres perverses tentant de culpabiliser toute conscience politique dans l’amalgame entretenu sciemment entre antisionisme et antisémitisme cherchant à disqualifier une expression politique contre les méthodes de cet État criminel pratiquant l’apartheid. Nous revendiquons le droit de nous déclarer antisionistes, en nous opposant clairement à un État colonial et raciste. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre plein engagement dans la campagne internationale BDS.

Nous, citoyens de France, nous nous opposons avec force à cette collaboration indigne affichée dans le cadre de la saison France/Israël qui vise à rendre invisible l’injustice faite au peuple Palestinien. Et nous décrétons, l’année 2018, le Temps de la Palestine en France ! Monsieur le Président, vous déclariez le 14 février 2017 lors d’une visite en Algérie : « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ». Il est temps pour la France de reconnaître comme pour l’Algérie, que l’occupation et la colonisation en Palestine sont des crimes de guerre et de prendre des sanctions contre l’État d’Israël ! Il est temps pour la France d’arrêter toute coopération avec cet État colonial !

Monsieur le Président, vous savez que l’impunité d’Israël doit cesser et la communauté internationale doit faire droit aux revendications du peuple palestinien. Nous sommes mobilisés dans toute la France devant l’urgence à la demande du peuple palestinien d’arrêter les bras des assassins. Nous saluons et soutenons le Soumoud (Résistance) Palestinien et la marche du retour. Déterminés, nous resterons mobilisés jusqu’à la libération de la Palestine et jusqu’à ce que le peuple palestinien réalise l’intégralité de ses droits. Vive la Palestine libre et indépendante.

 

 

Déclaration commune des organisateurs

de la manifestation du retour 12 mai 2018

 

 

https://assawra.blogspot.fr/2018/05/appel-monsieur-emmanuel-macron.html