Corée

En Corée, la RPDC aux JO d’Hiver: Un petit pas vers la Paix?

 

En Corée, la RPDC aux JO d’Hiver:

Un petit pas vers la Paix?

La Corée du Nord aux JO-2018 : « Un grand pas en avant dans l’esprit olympique » Thomas Bach, président du CIO

17h26, le 09 janvier 2018, modifié à 18h17, le 09 janvier 2018

À l’issue de discussions exceptionnelles qui se sont tenues mardi, les deux pays ont convenu que la Corée du Nord allait envoyer une délégation aux JO d’hiver de Pyeongchang, en février prochain.

La décision d’envoyer une délégation de Corée du Nord aux jeux Olympiques d’hiver en Corée du Sud constitue « un grand pas en avant dans l’esprit olympique », a réagi mardi le président du Comité international olympique, Thomas Bach.

À l’issue de discussions exceptionnelles qui se sont tenues mardi entre le Nord et le Sud, les deux pays ont convenu que la Corée du Nord allait envoyer une délégation aux jeux Olympiques d’hiver qui se tiennent à Pyeongchang du 9 au 25 février, à 80 km de la frontière nord-coréenne. « Le CIO accueille avec une grande satisfaction les propositions sur lesquelles la Corée du Sud et la Corée du Nord sont tombées d’accord », a commenté le CIO dans un communiqué. « Ces propositions marquent un grand pas en avant dans l’esprit olympique », a déclaré Thomas Bach, président du CIO, cité dans le communiqué.

Le représentant nord-coréen à Lausanne. Le CIO attend maintenant « les rapports et propositions officiels » issus de la réunion de mardi et « va discuter des propositions » portant notamment sur le nombre et l’identité des sportifs retenus par le Comité national olympique nord-coréen. Il va maintenant revenir à la Commission exécutive du CIO de décider des modalités de la participation nord-coréenne (drapeau, hymne, cérémonies…), a précisé l’instance. Dans le même temps, le représentant nord-coréen au CIO, Chang Ung, se trouve à Lausanne pour « une réunion d’information déjà prévue depuis plusieurs semaines », a ajouté le CIO.

Une première rencontre entre nord-coréens et sud-coréens depuis deux ans. La Corée du Nord s’est déclarée mardi prête à envoyer des athlètes et une délégation de haut rang aux prochains jeux Olympiques en Corée du Sud, lors d’un exceptionnel face-à-face après les tensions provoquées par les ambitions nucléaires de Pyongyang. Séoul a profité de cette première rencontre en plus de deux ans pour demander que soit organisée parallèlement aux Jeux d’hiver une réunion des familles séparées par la guerre (1950-53), l’un des héritages les plus douloureux du conflit. Les discussions se sont tenues à Panmunjom, village frontalier où fut signé le cessez-le-feu, dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Le CIO s’annonce « flexible » envers les sportifs nord-coréens. Lundi, à la veille des négociations inter-coréennes, le CIO avait annoncé qu’il se montrerait « le plus flexible possible » envers les sportifs nord-coréens désireux de participer aux prochains JO d’hiver. En 1988, la Corée du Nord avait boycotté les Jeux d’été organisés à Séoul. En 2014, aucun athlète nord-coréen n’avait réalisé les minima pour les Jeux d’hiver de Sotchi, en Russie.

http://www.europe1.fr/sport/la-coree-du-nord-aux-jo-2018-un-grand-pas-en-avant-dans-lesprit-olympique-3541679

 

 

Complément d’info :

Les vœux du Nouvel An

du Président Kim Jong-un au peuple coréen :

Chers citoyens du pays entier et vaillants officiers et soldats de l’Armée populaire,

Chers compatriotes,

Nous tous, nous remémorons avec émotion débordants de joie et de dignité les exploits dignes de fierté que nous avons accomplis l’année passée par un travail assidu et exaltant, en suant loyalement, et saluons une nouvelle année 2018 avec de nouveaux espoirs et attentes.

A l’occasion du nouvel an plein d’espoirs, je souhaite santé, bonheur, réussite et prospérité à toutes les familles, et je souhaite que soient exaucés des vœux de nouvel an de nos enfants et le beau rêve de tout notre peuple.

Camarades,

En jetant un regard rétrospectif sur l’année dernière, année où j’ai suivi inlassablement la marche pour la prospérité de la patrie, en puisant grande force et sagesse dans la force de volonté et la sincérité d’un peuple constamment confiant et attaché au Parti malgré les multiples difficultés et épreuves, je suis touché à la pensée de la valeur éminente de ce peuple avec lequel je mène la révolution.

Je remercie de tout cœur, en leur adressant mes vœux de bonne année, au nom du Parti du travail de Corée et du gouvernement de notre République, le peuple entier et tous les officiers et soldats de l’Armée populaire qui, en partageant la volonté et le sentiment du Parti et en soutenant sa décision pendant des journées de lutte difficile mais glorieuse, ont remporté des victoires prodigieuses dignes d’être mentionnées dans l’histoire cinq fois millénaire de la nation.

Je tiens à adresser mes vœux de bonne année aux compatriotes du Sud et de la diaspora qui luttent pour la réunification du pays, de même qu’aux peuples progressistes et amis du monde entier qui se sont prononcés contre la guerre d’agression et ont manifesté une ferme solidarité avec notre juste cause. (…)

http://naenara.com.kp/fr/news/?22+3432

Le discours intégral en doc PDF :

MESSAGE NOUVEL AN RPDC

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Corée, RPDC

Quelques liens sur le sujet, sur TML et Solydairinfo :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/31/communistes-ou-kollabos-de-limperialisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/18/bombardements-us-en-coree-le-vrai-visage-de-loncle-sam/

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Bombardements US en Corée : le vrai visage de l’Oncle Sam

 

 

Alors que le monde observe avec une inquiétude grandissante les tensions croissantes et la rhétorique belliqueuse entre les États-Unis et la Corée du Nord, l’un des aspects les plus remarquables de la situation est l’absence de toute reconnaissance publique de la raison sous-jacente des craintes nord-coréennes – ou, comme l’a qualifié l’ambassadeur des Nations Unies Nikki Haley, « l’état de paranoïa » – à savoir, l’horrible campagne de bombardement incendiaire menée par les Etats-Unis pendant la guerre de Corée et le nombre sans précédent de victimes.

Même si l’on ne connaîtra jamais tous les faits, les preuves disponibles permettent de conclure que les bombardements perpétrés sur les villes et les villages de la Corée du Nord ont fait plus de morts parmi les civils que toute autre campagne de bombardement de l’histoire.

L’historien Bruce Cumings décrit la campagne de bombardement comme « probablement l’un des pires épisodes de violence américaine déchaînée contre un autre peuple, mais c’est certainement celui que les Américains connaissent le moins« .

La campagne, menée de 1950 à 1953, a tué 2 millions de Nord-Coréens, selon le Général Curtis LeMay, chef du Commandement aérien stratégique et organisateur du bombardement de de Tokyo et d’autres villes japonaises. En 1984, LeMay a déclaré au Bureau de l’Histoire de l’Armée de l’Air que le bombardement de la Corée du Nord avait « tué 20 pour cent de la population« .

D’autres sources citent un nombre légèrement inférieur. Selon un ensemble de données élaboré par des chercheurs du Centre for the Study of Civil War (CSCW) et de l’International Peace Research Institute, Oslo (PRIO), la « meilleure estimation » des décès de civils en Corée du Nord est de 995 000, avec une estimation basse de 645 000 et une estimation élevée de 1,5 million.

Bien que la moitié des estimations de LeMay, le CSCW/PRIO estime que 995 000 morts dépassent encore le nombre de victimes civiles de toute autre campagne de bombardement, y compris les bombardements alliés de villes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, qui ont fait entre 400 000 et 600 000 morts, les bombardements incendiaires et nucléaires de villes japonaises, qui ont causé entre 330 000 et 900 000 morts ; et les bombardements en Indochine entre 1964 et 1973, qui ont causé entre 121000 et 361000 morts au cours de Operation Rolling Thunder, Operation Linebacker, and Operation Linebacker II (Vietnam) ; Operation Menu and Operation Freedom Deal (Cambodia), and Operation Barrel Roll (Laos).

Le lourd bilan des bombardements en Corée du Nord est d’autant plus remarquable que la population du pays est relativement modeste : seulement 9,7 millions d’habitants en 1950. En comparaison, il y avait 65 millions de personnes en Allemagne et 72 millions au Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les attaques lancées par l’armée de l’air américaine contre la Corée du Nord utilisaient les tactiques de bombardement qui avaient été mises au point pendant la Seconde Guerre mondiale pour bombarder l’Europe et le Japon : des explosifs pour détruire des bâtiments, du napalm et d’autres armes incendiaires pour allumer des incendies massifs, et des tirs nourris pour empêcher les équipes de lutte contre l’incendie d’éteindre les flammes.

Le recours à de telles tactiques n’allait pas de soi. Selon les politiques américaines en vigueur au début de la guerre de Corée, les bombardements incendiaires dirigés contre les populations civiles étaient interdits. Un an plus tôt, en 1949, plusieurs amiraux de la marine américaine avaient condamné ces tactiques lors de témoignages devant le Congrès. Au cours de cette « révolte des amiraux », la Marine avait contesté ses collègues de la Force aérienne, soutenant que les attaques menées contre les populations civiles étaient contre-productives du point de vue militaire et violaient les normes morales internationales.

Arrivant à un moment où les tribunaux de Nuremberg avaient sensibilisé le public aux crimes de guerre, les critiques des amiraux de la marine reçurent un écho auprès de l’opinion publique. Par conséquent, il était interdit d’attaquer les populations civiles dans le cadre de la politique américaine au début de la guerre de Corée. Lorsque le général George E. Stratemeyer de la Force aérienne a demandé la permission d’utiliser les mêmes méthodes de bombardement sur cinq villes nord-coréennes que celles qui avaient « mis le Japon à genoux« , le général Douglas MacArthur a rejeté la demande en invoquant la « politique générale ».

Cinq mois après le début de la guerre, alors que les forces chinoises étaient intervenues aux côtés de la Corée du Nord et les forces de l’ONU battaient en retraite, le général MacArthur changea de position et accepté la demande du général Stratemeyer, le 3 novembre 1950, d’incendier la ville nord-coréenne de Kanggye et plusieurs autres villes : « Brûlez-la si vous voulez. Mieux encore, Strat, brûlez et détruisez en guise de leçon tout ville ou village qui aurait à vos yeux un intérêt militaire pour l’ennemi. » Le même soir, le chef d’état-major de MacArthur a déclaré à Stratemeyer que le bombardement incendiaire de Sinuiju avait également été approuvé. Dans son journal, Stratemeyer résume ainsi les instructions : « Chaque bâtiment, chaque site et chaque village en Corée du Nord devient une cible militaire et tactique » Stratemeyer a donné l’ordre à la Cinquième Force aérienne et au Commandement des bombardiers de « détruire tous les moyens de communication et toutes les installations, usines, villes et villages ».

Bien que l’Armée de l’air ait été directe dans ses propres communications internes au sujet de la nature de la campagne de bombardement – y compris avec des cartes montrant le pourcentage exact de chaque ville qui avait été incinérée -, les communications à la presse ont décrit la campagne de bombardement comme une campagne axée uniquement sur « les concentrations de troupes ennemies, les dépôts, les bâtiments militaires et les lignes de communication. »

Les ordres donnés à la Cinquième armée de l’air étaient plus clairs : « Les avions sous le contrôle de la Cinquième armée de l’air détruiront toutes les autres cibles, y compris tous les bâtiments pouvant servir d’abris ».

En moins de trois semaines après l’assaut initial contre Kanggye, dix villes avaient été incendiées, dont Ch’osan (85 %), Hoeryong (90 %), Huich’on (75 %), Kanggye (75 %), Kointong (90 %), Manp’ochin (95 %), Namsi (90 %), Sakchu (75 %), Sinuichu (60 %) et Uichu (20 %).

Le 17 novembre 1950, le général MacArthur dit à l’ambassadeur US en Corée John J. Muccio, « Malheureusement, cette région sera transformée en désert ». Par « cette région », MacArthur voulait dire toute la zone comprise entre « nos positions actuelles et la frontière ».

Pendant que la Force aérienne continuait de brûler des villes, elle suivait attentivement les niveaux de destruction qui en résultaient :

* Anju – 15%
* Chinnampo (Namp’o) – 80%
* Chongju (Chŏngju) – 60%
* Haeju – 75%
* Hamhung (Hamhŭng) – 80%
* Hungnam (Hŭngnam) – 85%
* Hwangju (Hwangju County) – 97%
* Kanggye – 60% (estimée précédemment à 75%)
* Kunu-ri (Kunu-dong) – 100%
* Kyomipo (Songnim) – 80%
* Musan – 5%
* Najin (Rashin) – 5%
* Pyongyang – 75%
* Sariwon (Sariwŏn) – 95%
* Sinanju – 100%
* Sinuiju – 50%
* Songjin (Kimchaek) – 50%
* Sunan (Sunan-guyok) – 90%
* Unggi (Sonbong County) – 5%
* Wonsan (Wŏnsan) – 80%

En mai 1951, une équipe internationale d’enquête déclarait : « Les membres, tout au long de leur voyage, n’ont pas vu une seule ville qui n’avait pas été détruite, et il y avait très peu de villages intacts ».

Le 25 juin 1951, le général O’Donnell, commandant du Far Eastern Air Force Bomber Command, a témoigné en réponse à une question du sénateur Stennis (« … La Corée du Nord a été pratiquement détruite, n’est-ce pas ? »)

« Oh, oui… je dirais que tout, ou presque, du nord de la péninsule coréenne, est dans un état terrible. Tout est détruit. Il n’y a plus rien debout digne de ce nom… Juste avant l’arrivée des Chinois, nos avions étaient cloués au sol. Il n’ y avait plus rien à bombarder en Corée. »

En août 1951, le correspondant de guerre Tibor Meray déclarait qu’il avait été témoin « d’une dévastation totale entre le fleuve Yalu et la capitale » et « qu’il n’y avait plus de villes en Corée du Nord », ajoutant que « j’avais l’impression de voyager sur la Lune parce qu’il n’ y avait que des dévastations… Chaque ville n’était plus qu’un alignement de cheminées. »

Plusieurs facteurs se sont combinés pour intensifier la mortalité des attaques aux bombes incendiaires. Comme on l’avait appris au cours de la Seconde Guerre mondiale, les attaques incendiaires pouvaient dévaster les villes à une vitesse incroyable : l’attaque à la bombe incendiaire de la Royal Air Force à Würzburg, en Allemagne, dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, n’avait pris que 20 minutes pour envelopper la ville dans une tempête de feu avec des températures estimées à 1500-2000°C.

La sévérité de l’hiver nord-coréen a également contribué au bilan macabre des attaques. A Pyongyang, la température moyenne en janvier est de -13. Les bombardements les plus importants ont eu lieu en novembre 1950, ceux qui ont échappé à la mort par le feu ont donc été exposés au de mort par le froid dans les jours et les mois qui ont suivi. Les survivants ont créé des abris de fortune dans des canyons, des grottes ou des caves abandonnées. En mai 1951, une délégation de la Fédération démocratique internationale des femmes (WIDF) s’est rendue dans la ville bombardée de Sinuiju :

« L’écrasante majorité des habitants vivent dans des tranchées creusées à même la terre et renforcées par du bois de récupération. Certains de ces abris ont des toits en tuiles et en bois, récupérés dans des bâtiments détruits. D’autres vivent dans des caves qui restées intactes après le bombardement et d’autres encore dans des tentes chaumées avec des charpentes récupérées des bâtiments détruits et dans des huttes faites de briques et de décombres posés sans mortier. »

A Pyongyang, la délégation a décrit une famille de cinq membres, dont un enfant de trois ans et un nourrisson de huit mois, qui vivaient dans un espace souterrain de deux mètres carrés, auquel on ne pouvait accéder qu’en rampant dans un tunnel de trois mètres.

Un troisième facteur était l’utilisation intensive du napalm. Mis au point à l’Université Harvard en 1942, la substance collante et inflammable a été utilisée pour la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est devenu une arme clé pendant la guerre de Corée, où 32 557 tonnes ont été utilisées, selon une logique que l’historien Bruce Cumings caractérisait ainsi : « Ce sont des sauvages, ce qui nous donne le droit de répandre du napalm sur des innocents ». Longtemps après la guerre, Cumings a décrit une rencontre avec un survivant âgé :

« Dans un coin de rue se tenait un homme (je pense que c’était un homme ou une femme avec de larges épaules) qui avait une curieuse croûte violette sur chaque partie visible de sa peau – épaisse sur ses mains, mince sur ses bras, couvrant entièrement sa tête et son visage. Il était chauve, il n’avait pas d’oreilles ni de lèvres, et ses yeux, sans paupières, étaient d’un blanc grisâtre, sans pupilles… Cette croûte violacée est le résultat d’un contact avec le napalm, puis le corps de la victime, non traitée, a été laissé pour guérir d’une façon ou d’une autre. »

Pendant les pourparlers d’armistice à la fin des combats, les commandants américains n’avaient plus de villes à prendre pour cible. Afin de mettre la pression sur les négociations, ils ont dirigé les bombardiers vers les grands barrages coréens. Comme l’a rapporté le New York Times, l’inondation causée par la destruction d’un barrage « a nettoyé » 40 km de la vallée et détruit des milliers d’hectares de riz récemment semé. 

Dans le sillage des bombardements incendiaires contre l’Allemagne et le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de recherche du Pentagone composé de 1 000 membres a procédé à une évaluation exhaustive connue sous le nom de « United States Strategic Bombing Survey ». L’USSBS a publié 208 volumes pour l’Europe et 108 volumes pour le Japon et le Pacifique, comprenant un dénombrement des victimes, des entretiens avec les survivants et des enquêtes économiques. Ces rapports rédigés industrie par industrie étaient si détaillés que General Motors a utilisé les résultats pour poursuivre avec succès le gouvernement américain pour des dommages de 32 millions de dollars causés à ses usines allemandes.

Après la guerre de Corée, aucun bilan des bombardements n’a été effectué, à part les cartes internes de l’armée de l’air montrant la destruction ville par ville. Ces cartes sont restées secrètes pendant vingt ans. Au moment où les cartes ont été discrètement déclassifiées en 1973, l’intérêt des États-Unis pour la guerre de Corée s’était depuis longtemps estompé. Ce n’est qu’au cours des dernières années que le tableau complet a commencé à se dessiner dans les études d’historiens tels que Taewoo Kim de l’Institut coréen d’analyse de la défense, Conrad Crane de l’Académie militaire américaine et Su-kyoung Hwang de l’Université de Pennsylvanie.

En Corée du Nord, le souvenir se perpétue. Selon l’historien Bruce Cumings, « C’est la première chose que mon guide a évoqué avec moi. » Cumings écrit : « La campagne sans entrave des bombardements incendiaires sur le Nord a duré trois ans, donnant lieu à un désert et à un peuple taupe survivant qui avait appris à aimer l’abri des grottes, des montagnes, des tunnels et des redoutes, un monde souterrain qui est devenu la base de la reconstruction d’un pays et un souvenir pour construire une haine féroce dans les rangs de la population ».

Aujourd’hui encore, cette campagne de bombardements incendiaires perpétré contre les villes et les villages de la Corée du Nord demeure pratiquement inconnu du grand public et n’est pas reconnu dans les discussions médiatiques sur la crise, en dépit de son importance évidente dans la poursuite par la Corée du Nord de son programme de dissuasion nucléaire. Sans connaître et confronter ces faits, on ne peut pas comprendre la peur qui est au cœur des attitudes et des actions de la Corée du Nord.

Ted Nace

https://www.legrandsoir.info/etat-de-peur-comment-la-campagne-de-bombardement-la-plus-meurtriere-de-l-histoire-a-cree-la-crise-actuelle-en-coree.html

 

Article original:

 

State of Fear:

How History’s Deadliest Bombing Campaign Created Today’s Crisis in Korea

 

https://www.counterpunch.org/2017/12/08/state-of-fear-how-historys-deadliest-bombing-campaign-created-todays-crisis-in-korea/

As the world watches with mounting concern the growing tensions and bellicose rhetoric between the United States and North Korea, one of the most remarkable aspects of the situation is the absence of any public acknowledgement of the underlying reason for North Korean fears—or, as termed by United Nations Ambassador Nikki Haley, “state of paranoia”—namely, the horrific firebombing campaign waged by the U.S. Air Force during the Korean War and the unprecedented death toll that resulted from that bombing.

Although the full facts will never be known, the available evidence points toward the conclusion that the firebombing of North Korea’s cities, towns, and villages produced more civilian deaths than any other bombing campaign in history.

Historian Bruce Cumings describes the bombing campaign as “probably one of the worst episodes of unrestrained American violence against another people, but it’s certainly the one that the fewest Americans know about.”

The campaign, carried out from 1950 to 1953, killed 2 million North Koreans, according to General Curtis LeMay, the head of the Strategic Air Command and the organizer of the firebombing of Tokyo and other Japanese cities. In 1984, LeMay told the Office of Air Force History that the bombing of North Korea had “killed off 20 percent of the population.”

Other sources cite a somewhat lower number. According to a data set developed by researchers at the Centre for the Study of Civil War (CSCW) and the International Peace Research Institute, Oslo (PRIO), the “best estimate” of civilian deaths in North Korea is 995,000, with a low estimate of 645,000 and a high estimate of 1.5 million.

Though half of LeMay’s estimate, the CSCW/PRIO estimate of 995,000 deaths still exceeds the civilian death tolls of any other bombing campaign, including the Allied firebombing of German cities in World War II, which claimed an estimated 400,000 to 600,000 lives; the firebombing and nuclear bombing of Japanese cities, which caused an estimated 330,000 to 900,000 deaths; and the bombing of Indochina from 1964 to 1973, which caused an estimated 121,000 to 361,000 deaths overall during Operation Rolling Thunder, Operation Linebacker, and Operation Linebacker II (Vietnam); Operation Menu and Operation Freedom Deal (Cambodia), and Operation Barrel Roll (Laos).

The heavy death toll from the bombing of North Korea is especially notable in view of the relatively modest population of the country: just 9.7 million people in 1950. By comparison, there were 65 million people in Germany and 72 million people in Japan at the end of World War II.

The attacks by the U.S. Air Force against North Korea used the firebombing tactics that had been developed in the World War II bombing of Europe and Japan: explosives to break up buildings, napalm, and other incendiaries to ignite massive fires, and strafing to prevent fire-fighting crews from extinguishing the blazes.

The use of these tactics was not a foregone conclusion. According to United States policies in effect at the onset of the Korean War, firebombing directed at civilian populations was forbidden. A year earlier, in 1949, a series of U.S. Navy admirals had condemned such tactics in testimony before Congressional hearings. During this “Revolt of the Admirals,” the Navy had taken issue with their Air Force colleagues, contending that attacks carried out against civilian populations were counterproductive from a military perspective and violated global moral norms.

Coming at a time when the Nuremberg tribunals had heightened public awareness of war crimes, the criticisms of the Navy admirals found a sympathetic ear in the court of public opinion. Consequently, attacking civilian populations was forbidden as a matter of U.S. policy at the beginning of the Korean War. When Air Force General George E. Stratemeyer requested permission to use the same firebombing methods on five North Korean cities that “brought Japan to its knees,” General Douglas MacArthur denied the request, citing “general policy.”

Five months into the war, with Chinese forces having intervened on the side of North Korea and UN forces in retreat, General MacArthur changed his position, agreeing to General Stratemeyer’s request on November 3, 1950, to burn the North Korean city of Kanggye and several other towns: “Burn it if you so desire. Not only that, Strat, but burn and destroy as a lesson to any other of those towns that you consider of military value to the enemy.” The same evening, MacArthur’s chief of staff told Stratemeyer that the firebombing of Sinuiju had also been approved. In his diary, Stratemeyer summarized the instructions as follows: “Every installation, facility, and village in North Korea now becomes a military and tactical target.” Stratemeyer sent orders to the Fifth Air Force and Bomber Command to “destroy every means of communications and every installation, factory, city, and village.”

While the Air Force was blunt in its own internal communications about the nature of the bombing campaign—including maps showing the exact percentage of each city that had been incinerated—communications to the press described the bombing campaign as one directed solely at “enemy troop concentrations, supply dumps, war plants, and communication lines.”

The orders given to the Fifth Air Force were more clear: “Aircraft under Fifth Air Force control will destroy all other targets including all buildings capable of affording shelter.”

Within less than three weeks of the initial assault on Kanggye, ten cities had been burned, including Ch’osan (85%), Hoeryong (90%), Huich’on (75%), Kanggye (75%), Kointong (90%), Manp’ochin (95%), Namsi (90%), Sakchu (75%), Sinuichu (60%), and Uichu (20%).

On November 17, 1950, General MacArthur told U.S. Ambassador to Korea John J. Muccio, “Unfortunately, this area will be left a desert.” By “this area” MacArthur meant the entire area between “our present positions and the border.”

As the Air Force continued burning cities, it kept careful track of the resulting levels of destruction:

* Anju – 15%
* Chinnampo (Namp’o)- 80%
* Chongju (Chŏngju) – 60%
* Haeju – 75%
* Hamhung (Hamhŭng) – 80%
* Hungnam (Hŭngnam) – 85%
* Hwangju (Hwangju County) – 97%
* Kanggye – 60% (reduced from previous estimate of 75%)
* Kunu-ri (Kunu-dong)- 100%
*Kyomipo (Songnim) – 80%
* Musan – 5%
* Najin (Rashin) – 5%
* Pyongyang – 75%
* Sariwon (Sariwŏn) – 95%
* Sinanju – 100%
* Sinuiju – 50%
* Songjin (Kimchaek) – 50%
* Sunan (Sunan-guyok) – 90%
* Unggi (Sonbong County) – 5%
* Wonsan (Wŏnsan)- 80%

In May 1951, an international fact-finding team stated, “The members, in the whole course of their journey, did not see one town that had not been destroyed, and there were very few undamaged villages.”

On June 25, 1951, General O’Donnell, commander of the Far Eastern Air Force Bomber Command, testified in answer to a question from Senator Stennis (“…North Korea has been virtually destroyed, hasn’t it?):

Oh, yes; … I would say that the entire, almost the entire Korean Peninsula is just a terrible mess. Everything is destroyed. There is nothing standing worthy of the name … Just before the Chinese came in we were grounded. There were no more targets in Korea.”

In August 1951, war correspondent Tibor Meray stated that he had witnessed “a complete devastation between the Yalu River and the capital.” He said that there were “no more cities in North Korea.” He added, “My impression was that I am traveling on the moon because there was only devastation…. [E]very city was a collection of chimneys.”

Several factors combined to intensify the deadliness of the firebombing attacks. As had been learned in World War II, incendiary attacks could devastate cities with incredible speed: the Royal Air Force’s firebombing attack on Würzburg, Germany, in the closing months of World War II had required only 20 minutes to envelop the city in a firestorm with temperatures estimated at 1500–2000°C.

Another factor contributing to the deadliness of attacks was the severity of North Korea’s winter. In Pyongyang, the average low temperature in January is 8° Fahrenheit. Since the most severe bombing took place in November 1950, those who escaped immediate death by fire were left at risk of death by exposure in the days and months that followed. Survivors created makeshift shelters in canyons, caves, or abandoned cellars. In May 1951 a visiting delegation to the bombed city of Sinuiju from the Women’s International Democratic Federation (WIDF) reported:

The overwhelming majority of the inhabitants live in dug-outs made of earth supported from salvaged timber. Some of these dug-outs have roofs made of tiles and timber, salvaged from destroyed buildings. Others are living in cellars that remained after the bombardment and still others in thatched tents with the frame-work of destroyed buildings and in huts made of unmortared brick and rubble.”

In Pyongyang, the delegation described a family of five members, including a three-year-old child and an eight-month-old infant, living in an underground space measuring two square meters that could only be entered by crawling through a three-meter tunnel.

A third deadly factor was the extensive use of napalm. Developed at Harvard University in 1942, the sticky, flammable substance was first used in War War II. It became a key weapon during the Korean War, in which 32,557 tons were used, under a logic that historian Bruce Cumings characterized: “They are savages, so that gives us the right to shower napalm on innocents.” Long after the war, Cumings described an encounter with one aging survivor:

On a street corner stood a man (I think it was a man or a woman with broad shoulders) who had a peculiar purple crust on every visible part of his skin—thick on his hands, thin on his arms, fully covering his entire head and face. He was bald, he had no ears or lips, and his eyes, lacking lids, were a grayish white, with no pupils…. [T]his purplish crust resulted from a drenching with napalm, after which the untreated victim’s body was left to somehow cure itself.”

During armistice talks at the conclusion of the fighting, U.S. commanders had run out of cities and towns to target. In order to place pressure on the negotiations, they now turned the bombers toward Korea’s major dams. As reported in New York Times, the flood from the destruction of one dam “scooped clean” twenty-seven miles of river valley and destroyed thousands of acres of newly planted rice.

In the wake of the firebombing campaigns against Germany and Japan during World War II, a Pentagon research group comprising 1,000 members carried out an exhaustive assessment known as the United States Strategic Bombing Survey. The USSBS released 208 volumes for Europe and 108 volumes for Japan and the Pacific, including casualty counts, interviews with survivors, and economic surveys. These industry-by-industry reports were so detailed that General Motors used the results to successfully sue the U.S. government for $32 million in damages to its German plants.

After the Korean War, no survey of the bombing was done other than the Air Force’s own internal maps showing city-by-city destruction. These maps were kept secret for the next twenty years. By the time the maps were quietly declassified in 1973, America’s interest in the Korean War had long since faded. Only in recent years has the full picture begun to emerge in studies by historians such as Taewoo Kim of the Korea Institute for Defense Analyses, Conrad Crane of the U.S. Military Academy, and Su-kyoung Hwang of the University of Pennsylvania.

In North Korea, the memory of lives on. According to historian Bruce Cumings, “It was the first thing my guide brought up with me.” Cumings writes: “The unhindered machinery of incendiary bombing was visited on the North for three years, yielding a wasteland and a surviving mole people who had learned to love the shelter of caves, mountains, tunnels and redoubts, a subterranean world that became the basis for reconstructing a country and a memento for building a fierce hatred through the ranks of the population.”

To this day, the firebombing of North Korea’s cities, towns, and villages remains virtually unknown to the general public and unacknowledged in media discussions of the crisis, despite the obvious relevance to North Korea’s pursuit of a nuclear deterrent. Yet without knowing and confronting these facts, the American public cannot begin to comprehend the fear that lies at the heart of North Korean attitudes and actions.

More articles by:Ted Nace

Ted Nace is the Director of CoalSwarm. He is the founder of Peachpit Press and the author of Gangs of America and Climate Hope: On the Front Lines of the Fight Against Coal.

 

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Corée, RPDC

Quelques liens sur le sujet, sur TML et Solydairinfo :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/31/communistes-ou-kollabos-de-limperialisme/

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Articles récents sur TML et Solydairinfo

 

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Lénine à Paris ? 100 ans après,

sur sa trace, encore vivante !!

Où quand la petite histoire rencontre la grande…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/07/lenine-a-paris-ou-quand-la-petite-histoire-rencontre-la-grande/

Et quand la grande nous interpelle encore…

(7 Novembre – Calendrier Julien)

1917-2017 Octobre est(…encore) là !!

…Et si le bolchévisme était encore une idée neuve ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

 

 

Autres articles d’actu sur TML et Solydairinfo

Pour nous, célébrer Octobre, ce n’est pas une proclamation de pure forme, mais une continuation du combat pour en tirer les leçons, à travers toute l’histoire de l’URSS et ses différentes périodes.

Des leçons utiles pour comprendre le monde et les luttes d’aujourd’hui…

Comme on le verra, Octobre et ses conséquences, même lointaines, sont présents dans les différents débats et polémiques…

Sur le contexte actuel des luttes sociales en France, un débat avec nos camarades de l’UC-Lyon :

(articles reclassés dans l’ordre chronologique)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/27/lutte-sociale-de-lerrance-du-maoisme-lyonnais/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/04/de-lerrance-du-maoisme-lyonnais-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/07/pour-une-approche-methodologique-marxiste-leniniste-dans-lanalyse-du-revisionnisme/

Syndicalisme et politique,c’est aussi le sujet d’un autre débat, suite à la critique du « nouvel évangile révolutionnaire »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/31/syndicalisme-etou-politique-une-seconde-critique-du-livre-levangile-de-la-philosophie-et-de-la-revolution/

Au delà de l’évolution des conditions historiques et des conditions spécifiques actuelles, le sujet est donc aussi, en résumé…

La fin des illusions !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/26/la-fin-des-illusions-reformistes/

La fin des illusions se passe même de mots, surtout quand ils sont censurés…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/29/macron-le-pere-noel-et-ses-amis-illusionnistes/

 

 

La fin des illusions, c’est déjà le cas depuis longtemps pour les victimes du mal logement et pour les sans abris

Avec la « trêve » du 1er Novembre, c’est parfois l’occasion d’un sursis, mais qui n’arrête pas les poursuites…

https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2017/10/27c11183-efa7-44eb-8210-7153a521a8f3/640_maxnewsworldthree835736.jpg

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/11/02/droit-au-logement-et-capitalisme-incompatibilite-de-fait/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/02/droit-au-logement-et-capitalisme-incompatibilite-de-fait/

 

 

Enfin, calomnier et détruire l’héritage d’Octobre et de l’histoire de l’URSS, c’est le job quasi à plein temps d’un certain nombre d’ « historiens » et de plumitifs à la solde du système, mais ils sont secondés en cela par la plus grande partie de l’ « extrême-gauche », en France comme ailleurs, et jusqu’au Québec, où sévit M Bibeau, l’inénarrable chroniqueur avec lequel nous rompons à nouveau quelques lances polémiques…

En commençant par la simple présentation du premier ouvrage important de Lénine consacré à la question…

DU DROIT DES NATIONS A DISPOSER D’ELLES-MÊMES

Écrit en 1914 en réponse aux thèses de Rosa Luxemburg, un texte très polémique donc, qui n’épargne pas Trotsky non plus, et on comprend donc l’ « oubli » quasi total dans lequel il est tombé en France…

Mais M Bibeau vole au secours de son égérie « anti-léniniste »…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/04/une-bequille-de-gauche-de-lanticommunisme-et-de-lanti-sovietisme/

Et le débat continue donc…

De la IIIème Internationale à la crise actuelle du Capital…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/05/de-la-iiieme-internationale-a-la-crise-actuelle-du-capital/

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N’en déplaise à ce genre nouveau de Kollabos, la résistance de l’URSS contre l’impérialisme US et ses laquais fascistes a encore quelques prolongements notables à travers le monde, et jusqu’au cœur de l’Europe, en Ukraine, où le vocable « fasciste hitlérien» n’est pas une clause de style…

https://dnipress.com/site/assets/files/6931/1179509.640x0-is.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/28/commandite-par-les-usa-le-fascisme-en-marche-au-coeur-de-leurope/

Une autre cause abondamment calomniée, celle de la RPDC, dite « Corée du Nord », qui trouve encore le moyen de tenir tête à toutes les grandes puissances de ce monde, comme elle l’a toujours fait, depuis plus d’un demi-siècle…

 

Comprendre la situation diplomatique de la RPDC: anti-impérialisme ou social-chauvinisme?

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/11/04/comprendre-la-situation-diplomatique-de-la-rpdc-anti-imperialisme-ou-social-chauvinisme/

Mais ce que l’on sait encore moins, en occident, c’est que…

Sud, Nord, Toute la Corée veut la Paix !!

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/11/06/sud-nord-toute-la-coree-veut-la-paix/

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Mais toute forme de nationalisme n’est pas nécessairement une forme d’anti-impérialisme. Le chauvinisme et le social-chauvinisme sont donc les moyens par lesquels la bourgeoisie tente d’entrainer le prolétariat comme masse de manœuvre, puis éventuellement, de chair à canons, dans ses règlements de comptes internes.Puigdemont et son équipe de pieds-nickelés, fers de lance d’une UE « régionaliste », ont tenté d’entrainer le prolétariat catalan et espagnol dans leur sillage affairiste, non sans un relatif succès… Mais là aussi, le soufflet des illusions retombe !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/31/republique-catalane-premier-et-dernier-jour-bilan/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/16/la-question-nationale-et-la-situation-actuelle-en-espagne/

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Pour l’opportunisme social-chauvin, peu importe le contenu de classe, c’est le nombre qui compte et toutes les coalitions les plus hétéroclites sont envisageables… Mais entre les cliques du genre, le nombre est réduit et la concurrence rude prévaut…révélant l’incohérence de cette démarche. 7Mois après leur campagne électorale, un « DIMITROV » de pacotille nous reproche encore de l’avoir démasqué !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/08/lutte-de-classe-ou-lutte-de-cliques-retour-sur-les-rivalites-upr-prcf/

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Comprendre la situation diplomatique de la RPDC: anti-impérialisme ou social-chauvinisme?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la difficulté de faire circuler une information sérieuse au sujet de la RPDC (dite « Corée du Nord ») et en général, sur la situation dans cette région du monde…

Nous avons récemment reçu la communication d’un camarade nous proposant la lecture d’un article émanant du « Pardem » et à première vue assez favorable à la cause de la RPDC…

Il s’en est suivi un échange de correspondance et quelques nouvelles recherches sur le sujet…

 

 

A lire sur

Solydairinfo:

 

Comprendre la situation diplomatique de la RPDC:

anti-impérialisme ou social-chauvinisme?

 

 

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/11/04/comprendre-la-situation-diplomatique-de-la-rpdc-anti-imperialisme-ou-social-chauvinisme/

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2017/08/che-coree.jpg?w=669&h=497

 

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A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

us-christmas

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Solidarité de l’Opposition Révolutionnaire Tchadienne avec la Résistance Coréenne – RPDC

 

Solidarité

de l’Opposition Révolutionnaire Tchadienne

avec la Résistance Coréenne – RPDC

 

 

 

 

 

La République Populaire Démocratique de Corée (RPDC), est un état indépendant, souverain et membre de l’ONU. Il n’a jamais agressé militairement aucun pays au monde, car profondément pacifique. Cependant, il a été une nouvelle fois victime d’une Résolution scélérate, injuste et criminelle du Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, ladite Résolution n°2371 initiée par les USA, adoptée le 5 août 2017, a pour unique objectif d’asphyxier économiquement le pays, voire affamer sa population afin de l’asservir.

Le crime de lèse majesté commis par le Dirigeant suprême de la RPDC, le Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée (APC) le Maréchal Kim Jong Un, est d’avoir testé le lancement le 4 juillet 2017 du missile Hwasong-14, Missile balistique intercontinental (ICBM).

Cette nouvelle résolution répond au premier tir nord-coréen d’un missile balistique intercontinental le 4 juillet, suivi le 28 juillet du tir d’un engin similaire.

Notre Parti, ACTUS/prpe condamne avec fermeté ce crime contre l’humanité institutionnalisé par les USA, qui ont transformé le Conseil de sécurité de l’ONU en un organisme du Gouvernement fédéral étasunien, prompt à punir, voire anéantir tout état du monde insoumis ou manifestant la moindre velléité d’insoumission, d’indépendance, de souveraineté à son égard.

Nous exprimons solennellement ici, notre solidarité militante anti impérialiste, révolutionnaire et internationaliste au peuple de la RPDC et à son dirigeant clairvoyant et protecteur de la nation, le Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, le Maréchal Kim Jong Un, Président du Parti des travailleurs de Corée, et Président de la Commission des Affaires d’Etat.

Dès sa création le 09 septembre 1948 après sa guerre héroïque de libération (dirigée par le Grand Leader Kim Il Sung) contre les impérialistes colonisateurs japonais, la RPDC a du affronter par la suite l’agression militaire étatsunienne (guerre de Corée de 1950 à 1953). Le vaillant peuple coréen est sorti victorieux en renforçant davantage sa souveraineté et son indépendance. Depuis lors, les provocations militaires des USA, les campagnes mensongères, injurieuses, ordurières de dénigrements…, contre le pays et ses dirigeants successifs (Kim Jong Il et Kim Jong Un), n’ont jamais cessé.

Les actes des USA contre la RPDC sont une violation flagrante de la charte des Nations-Unies adoptée à San Francisco le 26 juin 1945, en son chapitre1.Ce dernier stipule : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d’un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. Pourquoi la RPDC n’aurait-elle pas le droit internationalement reconnu de défendre sa souveraineté au profit de son asservissement par les USA ? Pourquoi les puissances impérialistes occidentales qui enfreint constamment les dispositions de la Charte des de l’ONU des Nations-Unies persistent dans une imposture intellectuelle prétendue « défense » du droit international ? Pourquoi la RPDC devrait-elle se soumettre aux injonctions impériales et impérialistes injustes des USA, alors que l’ONU est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres ?

 

Voir le communiqué complet sur

Solydairinfo

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/21/solidarite-de-lopposition-revolutionnaire-tchadienne-avec-la-resistance-coreenne-rpdc/

 

 

 

CORÉE : SOLIDARITÉ AVEC LA RÉSISTANCE DE LA RPDC !!

 

Contre « le feu et la colère » de la rage impérialiste US

SOLIDARITÉ

avec

la RÉSISTANCE

de la RPDC !!

 

 

 

 

 

 

Si la République Populaire de Corée nous apparaît aujourd’hui comme un pays isolé, nous ne devons pas oublier qu’elle fut longtemps l’un des principaux soutien des luttes anti-impérialistes dans le monde :

A l’Assaut du CIEL ! (2) Une Brève histoire de solidarité internationaliste

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

 

 

 

Aujourd’hui le camp anti-impérialiste est de plus en plus réduit sur la planète, depuis la mutation de la Chine en un nouveau pôle financier, mutation amorcée dès le début des années 70, avec les accords Mao-Nixon, et ensuite l’effondrement définitif de l’URSS, aux « bons soins » de Gorbatchev et Eltsine.

Hormis Cuba, dont le destin est encore « en balance », semble-t-il, la RPDC est donc le seul état à avoir constitué une force de résistance capable de le mettre à l’abri de l’agressivité de l’impérialisme US.

La motivation de ce petit pays est grande : on se rappellera qu’il fut la victime du plus épais tapis de bombe dont le bourreau US ait jamais couvert l’une de ses victimes…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

Plus « frais » dans les mémoires, ceux du Vietnam nous donnent une idée de ce que cela a put être…

Il est donc juste que les marxistes-léninistes expriment et manifestent leur solidarité totale avec la résistance de la RPDC.

Cela fait notamment partie d’une conception du front uni anti-impérialiste telle qu’a tenté de la développer Andreï Jdanov en son temps, et notamment contre le révisionnisme et l’opportunisme des dirigeants de la « gauche » en Europe occidentale, et singulièrement contre l’attitude du PCF, qui n’a fait que dégénérer depuis, s’enfonçant toujours plus dans sa mutation kollaborationniste.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/la-doctrine-jdanov-du-front-anti-imperialiste/

( Sur l’attitude du PCF, voir spécialement « les bonnes feuilles »:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/  )

 

Pour autant, l’idéologie dominante actuellement en RPDC n’est plus le marxisme-léninisme, mais le Juché, hérité de Kim Il-sung et aujourd’hui essentiellement tourné vers l’indépendance nationale.

Dans le contexte international actuel, ce choix est donc tout à fait compréhensible et cela ne doit pas arrêter notre solidarité.

Comme nous l’avions déjà indiqué dans un article récent:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/31/ete-2017-face-au-chaos-en-marche-faire-renaitre-la-resistance/

c’est donc sans confusionnisme que les marxistes-léninistes soutiennent partout le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même, tout en montrant que la seule voie durable vers l’indépendance et la liberté est la voie du socialisme, la voie d’un développement équilibré entre forces productives et besoins sociaux, basé sur la valeur-travail, sur le pouvoir des travailleurs !

Mais dans l’immédiat et à court terme, la solidarité des ML français pourrait s’exprimer par l’exigence de reconnaissance de la RPDC par l’État français, seul geste qui, dans le contexte actuel, serait un signal suffisamment fort pour lui permettre de jouer le rôle diplomatique « pacifiste » auquel il prétend de façon purement formelle.

Cette exigence doit également s’accompagner d’une autre, tout aussi évidente : la levée immédiate des sanctions économiques qui visent à nouveau uniquement à réduire ce peuple à la misère pour le mettre à genoux devant l’impérialisme US.

Malheureusement on ne peut que constater que dans l’état actuel de déliquescence de la « gauche » française à quel point sont loin les élans de solidarités qui avaient autrefois contribué, tant ici qu’à l’échelle internationale, à mettre un sérieux frein à l’agressivité US, et finalement à la faire reculer dans l’ensemble du Sud-Est Asiatique, au point de l’affaiblir suffisamment pour encourager le renouveau des luttes à l’échelle planétaire.

Une des rares bonnes nouvelle et consolation des temps actuels pour les anti-impérialistes est précisément la continuité de la détermination farouche du peuple coréen à ne pas céder et à continuer d’avancer dans la voie de l’indépendance et de la réunification, malgré que cet objectif aille contre les intérêts majeurs des principales puissance impérialistes dans le monde, et notamment des USA et de la Chine.

Luniterre

Sur le même thème, voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

Et à la suite des communiqués de Sputnik News, quelques nouvelles illustrations également empruntées à ce média et qui reflètent, de la part des reporters russes, un regard tout de même moins univoque sur le sujet, que celui des occidentaux…

 

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Washington risque d’«apprendre à ses dépens la puissance des missiles nord-coréens»

 

© Sputnik. Igor Mikhalev

14:34 09.08.2017(mis à jour 14:59 09.08.2017) 

Le tir d’essai du missile Minuteman III réalisé par le Pentagone, les manœuvres au-dessus de la péninsule coréenne, ainsi que les menaces de la part du Président américain à l’encontre de la Corée du Nord, représentent pour Pyongyang des provocations qui la forcent à prendre des mesures de dissuasion.

Pyongyang menace d’attaquer les États-Unis en tant que «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA, citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

Selon le communiqué diffusé en Corée du Nord par l’agence, «la Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, contre les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens.

«Si ce plan est réalisé, les Américains seront les premiers à apprendre à leurs dépens la puissance des missiles nord-coréens», est-il indiqué dans le communiqué.

En outre, selon l’agence nord-coréenne, les États-Unis se font des illusions en pensant que les missiles de Pyongyang ne pourront pas attaquer le continent américain.

«Les États-Unis devraient savoir avec certitude que les missiles balistiques des troupes stratégiques nord-coréennes sont en alerte constante dans la direction de l’océan Pacifique», conclue la KCNA.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que «le feu et la colère».

La déclaration du dirigeant américain intervient sur fond de fortes tensions politiques entre Washington et Pyongyang. La Corée du Nord est accusée de poursuivre la réalisation de son programme nucléaire.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032582173-usa-coree-nord-puissance-missiles-menaces/

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La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases US de Guam

© REUTERS/ KCNA

01:13 09.08.2017(mis à jour 15:13 09.08.2017)

La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases militaires américaines à Guam, dans le Pacifique, suite à la déclaration du Président US Donald Trump qui a promis «le feu et la colère» à Pyongyang si ce dernier menaçait de nouveau son pays.

La Corée du Nord étudie la possibilité de frapper les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

«La Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» contre ce site militaire, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens, lit-on dans un communiqué diffusé en Corée du Nord.

L’île de Guam abrite la base aérienne américaine d’Andersen où les bombardiers stratégiques B-1 font des escales de ravitaillement lors de leurs survols de la Corée du Sud, ainsi que la base navale d’Apra Harbor.

Pyongyang menace d’adopter cette «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que« le feu et la colère». 

En juillet dernier, la Corée du Nord a mené deux tests de missiles balistiques Hwasong-14. Selon les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon, ces missiles sont intercontinentaux. Les experts russes estiment qu’il s’agit de missiles à moyenne portée. Pyongyang a pour sa part annoncé le succès des deux essais de missiles intercontinentaux.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032578411-coree-nord-guam-missiles/

 

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BUFFET

 

MÉTRO

 

PETIT COMMERCE

 

SORTIE DU CIRQUE

 

 

MÉTALLURGIE

 

CLASS ROOM

 

JEU IMPROVISÉ

 

BALADE EN BARQUE

 

MÉTRO (2)

 

BALCONS

 

VOIE FERRÉE

 

 

OMBRELLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Et l’orchestre aussi…!

 

 

 

 

ÉTÉ 2017 : FACE AU CHAOS EN MARCHE, FAIRE RENAITRE LA RÉSISTANCE !!

ÉTÉ 2017 :

FACE AU CHAOS

EN MARCHE

FAIRE RENAITRE

LA RÉSISTANCE !!

 

 

 

 

 

 

Le chaos en marche au Venezuela n’est en rien le fruit du hasard mais bien le énième fruit pourrissant de la crise mondiale engendrée par la domination du capitalisme financier sur la planète.

Libye, Irak, Syrie, Yémen, etc… partout le chaos se répand parmi les peuples et les nations qui tentent simplement de se développer de manière indépendante, sans accepter de payer un tribut de vassalité à l’égard de l’impérialisme US.

Les seuls qui parviennent à éviter de sombrer totalement dans ce chaos sont ceux qui au fil des ans, au fil de difficiles combats, on réussi à constituer une force de résistance nationale suffisante pour que le prix à payer par les générateurs du chaos soit suffisamment élevé pour les faire hésiter, voire les amener à négocier.

On le voit bien avec la Syrie, notamment, qui, au fil des combats, a réussi à reconstituer sa capacité de résistance au point de passer à la contre-offensive.

On le voit encore mieux avec la République Populaire de Corée (RPDC), qui a maintenu son effort de développement parallèlement dans le domaine civil et militaire, au point de contraindre le géant US à pratiquer aujourd’hui des exercices de défense sur son propre sol !!

http://www.20minutes.fr/monde/2111451-20170731-coree-nord-nouveau-test-americain-reussi-interception-missile-intermediaire

Mais bien évidemment personne ne pense sérieusement que la RPDC a l’intention de s’en prendre militairement au géant nord-américain, armé jusqu’aux dents, comme aucun autre pays, et disposant de bases militaires partout sur la planète… Alors que manifestement la réciproque n’est pas vraie : l’impérialisme US n’a de cesse que de réduire à néant toute forme de résistance, tout peuple qui refuse sa domination, et en premier lieu, le peuple coréen, qui lui résiste victorieusement depuis plus d’un demi-siècle !

https://fr.sputniknews.com/international/201707291032438399-coree-nord-tir-missile-video/

 

En clair, si la RPDC renonçait au développement de ses forces armées, et notamment de son programme nucléaire et balistique, elle serait réduite à néant en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire…

Cette résistance farouche est sa seule chance de survivre, de continuer son développement civil, et éventuellement, de négocier sur un pied d’égalité, aussi bien avec les USA qu’avec ses puissants voisins chinois !!

http://www.francetvinfo.fr/monde/coree-du-nord/kim-jong-il/missile-nord-coreen-ce-que-veut-pyongyang-c-est-un-dialogue-avec-les-etats-unis_2305341.html

 

 

 

Mais le but du peuple coréen, tant au nord qu’au sud, c’est la réunification en une seule nation réellement indépendante.

A l’évidence, une telle nation réunifiée aurait une capacité de développement énorme dans tous les domaines et deviendrait un exemple pour les autres peuples du monde, désireux simplement de ne pas tomber entre les griffes des deux tigres qui se déchirent la planète, les USA et la Chine.

La Chine, pas plus que les USA, ne veut réellement d’une Corée réunifiée et souveraine. L’une comme l’autre des super-puissances jouent de cette division dans le bras de fer qui les oppose pour la suprématie planétaire, dans tous les domaines.

Après être rentrée, depuis la « diplomatie du ping-pong », initiée par Mao, dans une phase intense de collaboration servile avec l’impérialisme US, la Chine a réussi à se constituer elle-même comme pôle impérialiste concurrent de domination financière sur la planète.

A présent cette émergence financière se trouve freinée par la crise engendrée elle-même par cette bipolarisation Chine-USA, mais c’est précisément cette bipolarisation impérialiste qui entraine le monde vers le chaos et la guerre.

Comme le disait Deng Xiaoping lui-même :

« Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline”

 

Comme nous l’explique cette vidéo, au delà des rapports de force militaires, cependant, l’affrontement est total dans tous les domaines, et en tout premier lieu, dans le domaine financier. Pour les puissances impérialistes, USA, Chine, et d’autres plus anciennes, comme la France, la puissance militaire ne vise pas essentiellement à garantir leurs frontières et leur intégrité territoriale, mais bien au contraire à affirmer leur capacité de domination sur les autres nations, et d’en tirer profit.

Pour autant, la domination financière n’existe pas en dehors d’une relative maîtrise du développement économique. Ces puissances se partagent le monde en fonction de leur capacité d’exportation de capitaux, et par ce moyen, leur capacité de parasiter l’économie des nations en voie de développement.

Un tel mode de développement économique n’amène, on le voit bien, aucun équilibre, aucune zone de paix réelle sur la planète.

Les alliances se nouent et se dénouent mais elles ne sont généralement que des alliances de dupes.

Ceux qui voient dans la situation actuelle un retour aux alliances de l’époque du début de la « guerre froide » se trompent lourdement. Il n’y a pas d’alliance Chine-Russie contre l’impérialisme US, par exemple, mais bien un jeu de bascule permanent ou la Russie est la proie potentielle de la Chine comme des USA, en fin de compte.

En dépit des apparences la Chine ne fait aucune concession économique à la Russie, notamment sur le prix des matières premières, qui s’est effondré suite aux manœuvres et pressions US, aussi bien tournées contre le Venezuela, sur ce sujet, que contre la Russie, mais dont la Chine profite aussi pour tenter de relancer ses exportations.

Le rapport de force financier à cet égard, entre les deux pays, est éloquent. La capitalisation boursière en Russie est tombée en dessous de 300 Milliards de dollars, alors que celle de la Chine dépasse désormais les 11 000 Milliards de dollars.

Dans le cas de la Russie, comme dans le cas de la Corée du Nord, la survie et le développement d’une industrie militaire et d’une force militaire significative est le prix incontournable du maintien de sa souveraineté et la condition première d’un espoir de redécollage économique.

 

Toutefois, ce que montre l’expérience des mouvements de libération nationaux depuis la seconde guerre mondiale, c’est que l’indépendance et la liberté des peuples et des nations, de même que la paix dans le monde, ne peuvent se construire réellement dans le cadre du capitalisme, qui mène soit à la soumission envers une puissance impérialiste ou l’autre, en dépit des changements d’alliance, soit à la transformation en un nouveau pôle impérialiste, comme le montre l’histoire de la Chine.

Les marxistes-léninistes soutiennent partout le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même, tout en montrant que la seule voie durable vers l’indépendance et la liberté est la voie du socialisme, la voie d’un développement équilibré entre forces productives et besoins sociaux, basé sur la valeur-travail, sur le pouvoir des travailleurs !

C’est aussi la leçon essentielle qui nous est rappelée, à travers les soubresauts chaotiques qui ébranlent encore davantage le monde cet été, celle qui nous est donnée par l’occasion historique du centenaire de la Révolution d’Octobre, et dont les marxistes-léninistes s’efforcent enfin, en ce début du 21ème siècle, de tirer les conséquences utiles pour ouvrir une nouvelle perspective politique d’alternative prolétarienne au capitalisme.

Luniterre

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/23/1917-2017-octobre-arrive-que-faire-du-centenaire-un-premier-element-de-reponse/

 

 

De la Station F à la Station R . . . ! Réussite de la Résistance !!!

 

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De la Station F  à la Station R . . . !

 

      « The New France… »

« Station F… »

L’endroit « tendance » où Macron a fait fureur …à l’Américaine !

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

 

 

 

 

Une Française « qui n’est rien »

répond à Emmanuel Macron

 

 

 

Et de par le monde, il y a des « petits » peuples qui tentent de résister à la « mondialisation » impérialiste « à l’américaine… »

 

                        Il y en a même qui…  

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        RÉUSSISSENT !

 

Selon les autorités de la RPDC, le lancement, décidé et supervisé par le Maréchal Kim Jong-un, a permis à l’engin d’atteindre une altitude de 2 802 km. Il a volé sur une distance de 933 km, avant de tomber dans la mer de l’Est. Toujours selon les médias de la RPDC, la Corée du Nord, puissance nucléaire, serait désormais dotée d’ICBM lui permettant de « frapper tout endroit au monde« . 

Philippe Pons, auteur de l’ouvrage Corée du Nord, un Etat-guérilla en mutation, et correspondant au Japon pour Le Monde, parlait ainsi, en mai 2017 de ce qu’il intitule « la rationalité de Pyongyang » :

« Les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique »

Selon Pons, la République de la Corée du Nord  »fait preuve de la même farouche indépendance (qu’autrefois) en défiant Washington autant que Pékin ». Depuis 2016, sa nucléarisation est une réalité irréversible qui se heurte à l’obsession américaine de la non-prolifération. Toujours d’après Pons, « les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique. »

Sur le plan de sa politique interne, la population se désunirait rapidement si ses terribles conditions de vie ne trouvaient plus de raison dans le budget de la défense du pays. L’ennemi commun permet au pouvoir de se maintenir, la politique de dissuasion étant devenue une condition sine qua non de sa permanence. En outre, la stratégie de Kim Jong-Un vise dans une certaine mesure la normalisation de ses relations avec les Etats-Unis, dans le but de relancer sa croissance économique, ayant conscience que sa force nucléaire est peut-être à l’avenir ce que le pétrole est aux pays du Golfe.(EXTRAIT DU JDD…)

 

INTERVIEW : L’historienne Juliette Morillot analyse les enjeux du nouveau tir de missile balistique opéré ce mardi par la Corée du Nord…

 

Corée du Nord: «Ce tir de missile permet au régime de garantir son existence»

 

Propos recueillis par Anissa Boumediene, pour « 20 Minutes »

Publié le 04/07/17 à 19h35 — Mis à jour le 04/07/17 à 19h35

 

 

La Corée du Nord a affirmé ce mardi avoir testé avec succès un missile intercontinental, ce qui serait une avancée majeure dans ses efforts pour être en mesure de menacer les Etats-Unis du feu nucléaire. La Télévision centrale coréenne a indiqué que le projectile tiré ce mardi avait atteint une altitude de 2.802 km et volé sur une distance de 933 km.

Un essai dont le calendrier ne doit rien au hasard, puisqu’il intervient le jour de la fête de l’indépendance américaine, célébrée chaque 4 juillet outre-Atlantique. « Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie ? », a écrit un Donald Trump furieux sur Twitter au sujet du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

 

Le président américain a demandé à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de « mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes ». Pour Juliette Morillot, historienne spécialiste de la Corée du Nord et coauteure de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), ce tir nord-coréen « permet à Pyongyang de garantir son existence ».

Si la Corée du Nord dispose effectivement de missiles intercontinentaux, quel degré de menace cela représente-t-il ?

Si c’est avéré, c’est une nouvelle de grande importance : on parle de tirs capables de toucher l’Alaska. Il ne s’agit certes pas du cœur des Etats-Unis, mais symboliquement, le sol américain peut être atteint par Pyongyang. Et un tel tir, réalisé le jour de la fête de l’indépendance américaine, c’est très fort. C’est un message clair envoyé aux Etats-Unis.

Certains experts estiment que ce tir est raté et doutent de la capacité de Pyongyang à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile, ainsi que de sa maîtrise de la technologie de rentrée dans l’atmosphère. Mais ce qu’il faut y voir, c’est avant tout les progrès technologiques très réguliers accomplis par la Corée du Nord dans son programme nucléaire. Contrairement à son père, Kim Jong-un a mis en place une nouvelle politique dans le cadre de laquelle les ingénieurs nord-coréens sont encouragés à multiplier les essais nucléaires pour apprendre. Et on observe que depuis ce tournant fin 2011, cette nouvelle gestion du programme balistique de Pyongyang est efficace.

Faut-il y voir de la pure provocation de la part de Pyongyang ?

Il y a une part évidente de provocation, mais dans le même temps, la Corée du Nord se sent menacée par les Américains, et de fait, elle l’est. En atteste il y a quelques semaines l’annonce par Trump de l’envoi d’un porte-avions américain dans la zone. Kim Jong-un craint que Donald Trump, qui a 28.000 soldats américains postés sur le sol sud-coréen, ne décide d’envoyer ses troupes envahir la Corée du Nord. D’ailleurs, entre Donald Trump et Kim Jong-un, c’est bien Donald Trump qui est le plus imprévisible des deux. Les tensions ont d’ailleurs atteint un pic en début d’année lorsque Donald Trump s’est dit prêt à régler seul, et si besoin par la force, la question nord-coréenne.

La Corée du Nord, elle, reste sur sa position, inébranlable. Tandis que Trump a tout tenté avec la Chine, intermédiaire dans le dossier et alliée de Pyongyang, sans succès.

Que peut-il se passer désormais ?

Entre la « patience stratégique » de Barack Obama et les gesticulations de Donald Trump, on voit bien que les Américains ne parviennent pas à trouver le moyen de gérer le dossier nord-coréen.

Plusieurs scénarios sont à craindre : soit Trump réagit de manière intempestive, soit un dérapage – américain ou coréen — met le feu aux poudres. Ce sont des possibilités qu’il faut envisager. Mais si les Américains se lançaient dans la voie de frappes ciblées, les conséquences pourraient être cataclysmiques ! D’autant que la capitale sud-coréenne, Séoul, est très proche de la frontière avec la Corée du Nord et Kim Jong-un pourrait décider de frapper son voisin du Sud en représailles.

Comment éviter cela et tenter de mettre un terme à ce conflit ?

Il y a une multiplication des essais nucléaires nord-coréens depuis 2006, malgré l’interdiction par l’ONU de ses programmes nucléaire et balistique. Mais il ne fait absolument aucun doute que les sanctions décidées par l’ONU ne servent strictement à rien. Ce n’est pas non plus par la voie de la Chine qu’une solution sera trouvée : Pékin n’acceptera jamais des troupes étrangères à ses portes, c’est pourquoi elle n’est pas près de laisser tomber son allié nord-coréen. D’autant que la Chine ne souhaite pas que les deux Corées soient réunifiées.

Il y a toute une somme d’intérêts particuliers et contradictoires qui sont en jeu dans la balance : la Russie suit le dossier de près, tout comme la Chine, et les Etats-Unis ont besoin d’être présents dans la région.

Mais dans le même temps, la Corée du Sud, via son nouveau président Moon Jae-in, est pour sa part plus dans l’apaisement : elle souhaite ramener la Corée du Nord au dialogue, et cherche à relancer la diplomatie entre les deux Corées par différents biais, souhaitant même associer Pyongyang à l’organisation des JO d’hiver qui doivent se dérouler en Corée du Sud en 2018. Et surtout, il a gelé le déploiement du bouclier antimissile THAAD sur son sol, auquel les Américains sont pourtant si attachés.

Quelles sont les attentes véritables de Kim Jong-un ?

La Corée du Nord se sent menacée et aujourd’hui, Kim Jong-un a l’impression d’être comme David contre Goliath. Aux yeux des Nord-Coréens, le programme balistique est légitime et justifié dans le sens où, en tant que petit pays cerné de grandes puissances, il représente leur assurance-vie. Pour eux, seule l’arme nucléaire garantit leur existence. C’est également, selon eux, ce qui leur permet de montrer qu’ils sont capables de se défendre et de tenir la dragée haute à des puissances comme les Etats-Unis.

Ce que veut vraiment Kim Jong-un aujourd’hui, c’est signer un traité de paix sur la péninsule, obtenir un pacte de non-agression des Etats-Unis et la reconnaissance du régime nord-coréen par les Américains.

 

SOURCES:

http://www.20minutes.fr/monde/2099167-20170704-coree-nord-tir-missile-permet-regime-garantir-existence

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http://www.lejdd.fr/international/asie/mais-pourquoi-la-coree-du-nord-continue-de-tirer-des-missiles-balistiques-3380225

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/07/04/la-coree-du-nord-a-tire-un-nouveau-missile-balistique_5155093_3216.html

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Pour plus d’info sur le conflit USA/RPDC, voir la première version de

De la Station F à la Station R…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/07/04/de-la-station-f-a-la-station-r/

sur SOLYDAIRINFO, avec de nombreux liens sur l’historique et la situation actuelle.

 

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« Nous ne sommes rien, Soyons tout ! »
Eugène Pottier
« L’Internationale »

 

 

 

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Tract proposé et diffusé par TML pour le 1er Mai 2017

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Bonjour à tous,

Cette année, le Premier Mai prend une importance particulière, entre deux tours de l’élection présidentielle, et en plein climat de tension internationale, tant au moyen-orient, avec la guerre en Irak, Syrie, Yémen, que dans le sud-est asiatique, avec les manœuvres US en Corée.

La mobilisation doit donc porter autant sur les luttes sociales en France que sur la lutte pour la paix dans le monde, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

C’est dans cet esprit, et suite à débat interne, que nous avons revu la rédaction du projet initial, tel qu’il avait été publié le 17/04/2017:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/17/pour-le-1er-mai-un-projet-de-tract-a-debattre/

Nous avons donc essayé de tenir compte de l’évolution de la situation et des perspectives rendues possibles, malgré les difficultés.

Mais l’essentiel reste de comprendre que c’est la mobilisation, et non le bulletin de vote, qui donnera un avenir au mouvement ouvrier et social.

Luniterre

Pour en faciliter la diffusion, le texte du tract est également disponible en PDF:

 

TRACT 1er MAI 2017_pdf_

 

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Premier Mai, élections et danger de guerre

Aujourdhui 1er mai, comme chaque année nous marchons en mémoire de tous nos frères prolétaires assassinés par le capital, alors qu’ils luttaient simplement pour leur dignité et leurs droits, depuis ceux de Chicago, en 1886, et c’était pour la journée de huit heures !

Le thème de la journée reste toujours la révolte sociale, à cause de nos droits plus gravement remis en cause que jamais, et même et d’autant plus, dans cette période électorale fortement conditionnée par le climat de guerre, remis au premier plan par un attentat meurtrier à la veille du 1er tour…

Malgré cela, le sursaut de la « France insoumise », même si insuffisant, est la preuve que le refus de la guerre et du recul social peut être entendu…

Mais l’échéance du 2ème tour se présente comme une impasse double où il faudrait choisir soit d’aller dans le mur du racisme et du nationalisme fascisant avec Marine Le Pen, soit donner un blanc sein au nouveau valet des marchés financiers et du patronat, Macron.

Marine Le Pen se présente comme « anti-système » mais propose de construire un deuxième porte-avion nucléaire… Dans la situation actuelle, où les USA avancent l’un des leur pour menacer la Corée d’une guerre nucléaire, on doit bien comprendre que ce n’est pas pour faire la paix non plus…

En Corée comme en Syrie et ailleurs, les USA interviennent militairement, soit directement, soit par procuration en finançant et en armant des milices intégristes, et ils n’hésitent pas à fabriquer des provocations au besoin, comme en Irak il y a quelques années et tout récemment avec les prétendues « preuves » du gaz syrien, également relayées par l’impérialisme français, ancien colonisateur de la Syrie et par certains partis qui se prétendent de gauche, et même d’extrême-gauche .

En République Démocratique Populaire de Corée, il s’agit pour les USA de briser la résistance d’un petit pays auquel ils avaient déjà infligé, au début des années 50, les pires bombardements « classiques » de l’histoire, avant même ceux du Vietnam.

De même, le largage sur l’Afghanistan de la plus grosse bombe de l’arsenal US, depuis Hiroshima et Nagasaki, est un symbole fort que les USA sont toujours décidés à régler leurs problèmes par la guerre, quelles qu’en soient les conséquences.

Le bombardement US sur la Syrie au moment précis où le n°1 chinois est reçu chez Trump en Floride n’est pas un hasard, mais bien une menace délibérée, et autant contre la Russie, avec laquelle il renonce donc à faire la paix, contrairement à ses promesses électorales, que contre la Chine.

Depuis des décennies les USA ont fait des affaires juteuses avec la Chine, y compris au détriment de leurs autres « alliés », dont l’Europe, mais dans le contexte de la crise économique actuelle, il n’hésitent pas à faire volte-face et à la menacer de guerre pour réduire la concurrence du capitalisme chinois.

Dans ce contexte de guerre voulu principalement par les USA, mais secondés en cela par toutes les puissances impérialistes, dont la France, les travailleurs ont intérêt à faire de la

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lutte pour la paix et contre la menace de guerre une priorité incontournable.

En France, parmi les forces politiques qui comptent avec un appui de masses, seule la « France Insoumise » de JL Mélenchon a pris parti pour la paix, et les travailleurs devront s’en rappeler au moment des législatives.

Nous affirmons que voter Le Pen ou voter Macron, c’est voter pour la guerre, c’est carrément irresponsable et dangereux !

Le programme social de Mélenchon est insuffisant, mais sa proposition d’abroger la Loi el Kohmri doit être soutenue par des luttes dans les rue et dans les entreprises. Les deux candidats en lutte pour le pouvoir, comme les autres partis en lice pour les législatives, sont au contraire tous favorables à de nouveaux reculs sociaux.

Nous manifestons dans la rue aujourdhui et nous continuerons encore à lutter après les élections, car nous comprenons que le bulletin de vote ne suffit pas à exprimer notre révolte et à changer le cours de la politique.

Les mouvements de lutte contre la Loi El Khomri, comme ceux contre la désastreuse réforme des retraites n’ont pas suffit, malgré une bonne mobilisation, car ils n’ont pas remis en cause le pouvoir des capitalistes financiers et industriels, du grand patronat et des partis politiques qui leurs sont tous inféodés. Parce qu’il a manqué un programme et une direction politique propres à ce vaste mouvement social.

Pousser en avant vers une nouvelle majorité, même de la «France insoumise», ne suffira pas. Nous devons nous organiser pour résister durablement, tant aux agressions antisociales du capital en crise qu’à ses manœuvres guerrières impérialistes en ayant comme perspective la fin du capitalisme et la construction d’une véritable société socialiste. La construction d’un vaste et large mouvement pour la paix et contre les guerres impérialistes c’est un pas dans cette direction, et actuellement, cela devient une nécessité absolue et urgente du temps présent.

POUR UNE VOIE POLITIQUE RÉELLEMENT SOCIALISTE ET PROLETARIENNE :

__Plus que jamais le refus populaire des politiques de guerre doit se retrouver au cœur des luttes sociales et leur donner une signification anticapitaliste et anti-impérialiste.

__Nous appelons les forces communistes, ouvrières, syndicales, progressistes et démocratiques, à  s’unir pour créer le plus vaste mouvement de masses contre la guerre et l’impérialisme, pour le socialisme.

__Nous nous réaffirmons prêts à agir avec toute force sociale réellement désireuse de défendre la paix mondiale, la libération des nations opprimées par l’impérialisme, prêts à agir pour la solidarité internationale des travailleurs.

TRIBUNE MARXISTE-LÉNINISTE

tml-info@laposte.net

_______________________https://tribunemlreypa.wordpress.com/

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