Gilet Jaune à Roanne: le Blues d’un black block en bleu marine…!

 

 

 

 

Gilet Jaune à Roanne:

le Blues d’un black block

en bleu marine…!

 

Gilets Jaunes, Gilets Noirs, Hong Kong, France, drapeaux tricolores, Union Jacks, bannières étoilées de l’Oncle Sam, manipulations en tous genres… Les mouvements sociaux de la classe moyenne en révolte s’y prêtent particulièrement…

Il est aujourd’hui de bon ton, pour la blogosphère gauchisante française en déroute de se gausser des dérives du mouvement hongkongais, qui sont évidentes et bien réelles, en grande partie, dans le contexte de guerre économique USA-Chine.

Et de vanter les mérites « révolutionnaires » de nos GJ sous prétexte qu’ils ont effectivement subi une répression encore plus féroce, et sans rencontrer la moindre compassion de la part des médias, et même bien au contraire, une hargne pour le moins très méprisante !

C’est oublier un peu vite que l’univers des GJ est aussi pour le moins assez trouble et ouvert à diverses dérives qui ne sont pas si loin de celles des « Gilets Noirs » de Hong Kong, même si l’environnement politique français porte nettement moins d’enjeux politiques géostratégiques.

Le 11 Janvier 2019 se tenait au COSEC de Mably, près de Roanne, une Assemblée Générale des ronds points de la région… Convoquée initialement au motif de créer une association type loi 1901, qui aurait pu être l’émanation démocratique de l’organisation formée « spontanément » sur les ronds-points… Plus de 400 GJ s’étaient donc retrouvés à cette occasion pour constater assez vite le malentendu et l’état de division réel de leur mouvement local, qu’ils découvrent, en fait, à cette occasion : en réalité cette initiative ne reflétait aucunement le souhait de la majorité d’entre eux, qui n’en percevaient pas même la nécessité éventuelle.

On pourrait donc en conclure que cette très nette majorité « spontanéiste » s’opposait ainsi sur une base « anti-autoritaire » à une initiative plus ou moins « bureaucratique » et droitiste, et donc « penchait » en quelque sorte « spontanément » vers des aspirations « libertaires », et donc à priori plutôt « de gauche »…

Quelques semaines plus tard, l’association fut néanmoins effectivement crée, à l’initiative de la minorité réduite qui s’était prononcée dans ce sens à l’AG. L’un de ses principaux initiateurs, Daniel Fabre, donna par la suite, à la veille d’une des dernières manifestation dites « régionales », une interview au journal « le Progrès » qui nous permet éventuellement de situer un peu le personnage… Bien difficile, cependant, effectivement, de classer ce GJ à « droite » ou à « gauche » :« Ce qui m’a réveillé, c’est le 11 septembre 2001. Je me suis éloigné du discours officiel. Et j’ai trouvé de vraies informations sur ce qui s’est passé ce jour-là sur des sites alternatifs» … « Notre système social, économique et nos services publics sont broyés par la Macronie et la politique par les différents gouvernements depuis 45 ans et le départ du général de Gaulle.»  « Mai-68 a été créé par la CIA pour virer de Gaulle ». Le reste de son propos n’en est pas moins émaillé de réelles préoccupations sociales et humaines…

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/04/13/manifestation-des-gilets-jaunes-a-roanne-on-veut-faire-tomber-le-systeme-et-instaurer-la-premiere-democratie

Pendant quelques mois, et notamment jusqu’à cette manif « régionale » du 13 Avril, cette association, « les citoyens libres du Grand Roanne », malgré son caractère nettement minoritaire, s’était donc retrouvée à l’origine « officielle » de toutes les manifs hebdomadaires locales déclarées en préfecture, à l’occasion de chaque « acte ». Manifestations remarquablement pacifiques et très peu encadrées par la police, du reste.

 

…Jusqu’à ce 13 Avril, donc, où l’initiative semble donc lui échapper, en dépit de l’interview de Daniel Fabre sur « le Progrès »… Journal qui, en effet, relate le jour même :

(Extraits )

 14 h 15 – Plus de 500 manifestants s’élancent dans les rues de Roanne où le dispositif de sécurité est renforcé. L’Escouade de Roanne est en tête de cortège.»

_ « 15 h 10 – Des membres de l’Escouade Roanne, cagoulés et gantés, escortent le cortège. Un groupe d’une douzaine d’identitaires ouvre la manifestation, cagoulés pour la plupart et armés de pierre.

Premiers incidents boulevard de Belgique. Un homme a détruit un abribus à coups de pierre. Un enfant passait derrière et a évité le projectile à quelques centimètres près. Mais les éclats de verre lui ont ouvert le visage à plusieurs endroits. Les Street medics prennent en charge l’enfant, tandis qu’une bagarre a  éclaté entre membres du groupe pour mettre le fautif à l’écart. »

_  « 16 heures – Le service d’ordre de l’Escouade Roanne empêche les feux de poubelle allumés par quelques jeunes Gilets jaunes. Ils sont remerciés au porte-voix par la voiture balai de la police. Le cortège est maintenant avenue de Paris. »

« Selon certains organisateurs, le nombre de Gilets jaunes présents seraient au-dessus de 1000. La tête de cortège continue de provoquer la police à chaque intersection, leur lançant parfois des cailloux et les obligeant à reculer.

L’enfant blessé au visage par des éclats de verre après la casse d’un abribus aurait été transporté à l’hôpital. »

_ « 16 h 10 – Les premiers jets de gaz lacrymogènes place Georges-Clemenceau, une poignée de Gilets jaunes a tenté de provoquer les forces de l’ordre afin d’accéder au centre-ville. L’Escouade de Roanne assure la sécurité et essaye de faire redescendre la tension entre les manifestants et les forces de l’ordre.

Certains passants se sont réfugiés dans les magasins. »

 

Après diverses accalmies et périodes de tension, la manif se termine ainsi vers 18 heures :

_ « 18 heures – Les forces de l’ordre ont dispersé les derniers casseurs qui leur tenaient tête. Ils remballent leurs équipements. L’Acte XXII est terminé à Roanne. »

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/04/13/suivez-en-direct-l-acte-xxii-des-gilets-jaunes-a-roanne-loire

 

Mais d’où sort donc cette « Escouade Roanne » dont le leader Félix Altobelli est interviewé en direct sur « leProgrès » pendant la manif ?

Une organisation qui nous est nettement présentée par ce média comme responsable du service d’ordre, au point même d’être « remerciée au porte-voix par la voiture balai de la police »…

Mais qui n’en cohabite pas moins, en tête de cortège, avec quelques étranges « énervés », selon le mot même d’Altobelli :

« Des membres de l’Escouade Roanne, cagoulés et gantés, escortent le cortège. Un groupe d’une douzaine d’identitaires ouvre la manifestation, cagoulés pour la plupart et armés de pierre. »

« Il faut de tout… Des « énervés » il en faut aussi » tente -t-il d’expliquer dans son interview…

Quels liens étranges justifient-ils cette « proximité » pour le moins troublante… ?

Même en cherchant bien, de cette « Escouade Roanne » on ne trouve nulle trace « officielle » comme organisation déclarée ou association d’aucune sorte…

…Ce qui ne signifie pas absence de toute trace pour autant… Un mois plus tôt, le 10 Mars, « le Progrès » relatait ainsi une autre « manif régionale » au Puy en Velay :

« Ils n’étaient pas venus pour comparer les vaches dans les prés du Velay à celles du Roannais.

En tête du cortège hier, une vingtaine d’individus de l’Escouade Roanne, dont certains ont été aperçus entre Brives-Charensac et Le Puy-en-Velay à midi, ont été les premiers à provoquer les forces de l’ordre, visages masqués. D’abord durant le cortège depuis Aiguilhe, ensuite vers 16 heures lorsque les Gilets jaunes ont formé une chaîne humaine devant la préfecture.

Issus de la mouvance ultra-droite, ils feraient partie du Bloc identitaire et du Bastion social. Ils ont été accueillis comme il se doit par les CRS et n’ont pas réussi à mobiliser la foule outre mesure. Seule une centaine de personnes (toute mouvance et tout horizon confondus) se sont opposées aux forces de l’ordre par diverses actions (jets de projectiles, face-à-face, sitting sur le bitume, etc.).

Vers 18 heures, l’Escouade a commencé à jouer au chat et à la souris en vieille ville avec les policiers. Sans grand succès. »

 

Avec photo à l’appui… :

https://cdn-s-www.leprogres.fr/images/FDA10296-9B05-40CC-9FFF-B6D504827CF4/LPR_v1_02/l-escouade-roanne-a-voulu-affronter-la-police-photo-le-progres-frederic-chambert-1552223617.jpg

https://www.leprogres.fr/encadres/2019/03/10/l-escouade-roanne-des-visages-masques-en-tete

 

« Une vingtaine d’individus »… Une info tout ce qu’il y a de « calibrée » et même de très officielle, émanant, en fait, directement de la préfecture :

« Au moment de dresser le bilan de la manifestation, la préfecture de Haute-Loire fait savoir, à 19h, que « seuls quelques dizaines de manifestants poursuivent des actions sporadiques dans la vieille ville ». Voici l’intégralité du bilan de la préfecture.

« Avant la manifestation, dans la matinée, des individus ont été contrôlés par les forces de l’ordre, et des objets dangereux et des armes par destination ont été saisis.

Le cortège s’est rassemblé au rond-point d’Aiguilhe en début d’après-midi, avant de déambuler boulevard Carnot, en direction de Vals-près-le-Puy. Des individus au visage dissimulé sont alors repérés, en particulier une vingtaine d’individus issus d‘une mouvance d’ultra-droite « Escouade » s’opposent aux forces de l’ordre.

A 16h00, le cortège arrive place du Breuil. La tension entre les individus cagoulés et les forces de l’ordre commence à monter. Des sommations de dispersion sont faites, puis des tirs de grenades lacrymogènes sont effectués afin de disperser les groupes de casseurs. La plupart des manifestants ont appelé à la fin de la manifestation.

Deux individus ont été interpellés, un pour outrage à agent, le second pour outrage et violence avec arme envers personnes dépositaires de l’autorité publique. Un autre individu a été arrêté pour ivresse publique et manifeste. Une policière de la CRS a également été blessée au genou par un jet de pavé.

Les casseurs se sont dirigés vers la vieille ville, allumant des feux de poubelles et jetant des projectiles en direction des forces de l’ordre.

Les investigations vont se poursuivre sur la base des nombreux éléments recueillis ce jour (photos, vidéos, témoignages, etc.), et devraient aboutir à l’identification prochaine d’autres casseurs.

A cette heure, seuls quelques dizaines de manifestants poursuivent des actions sporadiques dans la vieille ville. »

– Cette information émane d’un communiqué de presse de la préfecture de Haute-Loire – »

http://www.zoomdici.fr/actualite/Gilets-jaunes-des-actions-sporadiques-en-vieille-ville–id169831.html

Mais le journal roannais typique, « Le Pays », a cherché à en savoir plus :

« Gilets jaunes

La structure, très mobile, participe aux grands rassemblements régionaux »

« L’Escouade Roanne a été identifiée, samedi dernier, comme faisant partie de la mouvance ultra-droite. Les principaux intéressés contestent fermement.

Samedi 9 mars, une vingtaine de Roannais se sont rendus au rassemblement régional de Gilets jaunes au Puy-en-Velay (Haute-Loire) pour l’Acte 17 du mouvement.

En tête de cortège, habillé de noir, écusson tricolore sur le torse ou l’épaule, « Escouade », brodé sur le vêtement, le groupe a fait parler de lui peu après 16 heures. Alors que le cortège formait une chaîne humaine autour de la préfecture, les Roannais et d’autres manifestants se sont mesurés aux forces de l’ordre, édifiant une barricade et lançant des projectiles.

Électrons libres

Plus tard dans le week-end, la préfecture de Haute-Loire a désigné le groupe de Roannais comme appartenant à la mouvance de l’ultra-droite, dans un communiqué relayé par les médias locaux. Une appartenance que le leader du mouvement conteste. « C’est totalement faux. Nous avons des blacks, un Algérien et un Antillais dans le groupe. Nous ne sommes ni extrémistes ni anarchistes », se défend Félix Altobelli, l’un de ces activistes, qui s’inquiète des possibles conséquences d’un tel « discrédit ». « Les antifas ont fait savoir qu’ils nous attendraient aux prochains rassemblements. Des membres de l’Escouade m’appellent, certains veulent quitter le groupe. C’est l’incompréhension. »

Composée d’une trentaine de Gilets jaunes (des hommes pour la plupart), l’Escouade Roanne est affiliée au collectif du 17 novembre roannais pour lequel elle effectuait le service d’ordre chaque samedi.

Elle est devenue par la suite un électron libre participant aux rassemblements en région (Bourg-en-Bresse, Valence, Lyon, Clermont, Le Puy). Elle organise aussi quelques actions coup de poing sur certains blocages, parfois loin de Roanne. Se déplace le plus souvent en covoiturage.

« Nous avons créé cette entité pour éviter au collectif d’éventuelles poursuites judiciaires suite à des débordements que nous pourrions commettre », explique Félix Altobelli. Selon lui, la structure pourrait faire des émules à travers la région. « L’Escouade Roanne est amenée à se développer. Des gars de Grenoble et Chambéry sont intéressés », explique le Roannais. Samedi, un car est affrété spécialement pour Paris où une cinquantaine de membres de l’Escouade ou sympathisants participeront à l’acte 18. »

 

https://image1.le-pays.fr/photoSRC/VVNUJ1paUTgIBhVOCRAHHQ4zRSkXaldfVR5dW1sXVA49/4248011.jpeg

https://www.le-pays.fr/roanne-42300/actualites/la-structure-tres-mobile-participe-aux-grands-rassemblements-regionaux_13516321/

 

Effectivement, pour l’acte 18 l’ « Escouade Roanne » s’est retrouvée en force, ce jour là, ce que révèle également « Le Pays » :

« Dès la mi-journée, Félix Altobelli, contacté par nos soins, détaillait le chaos régnant à Paris. Avec 57 autres Roannais, le jeune homme avait affrété un bus pour rejoindre la capitale où ils arrivaient à 8 h 45, après avoir subi sans encombre un contrôle juste après leur départ, à Saint-Martin-d’Estreaux. « Après trente minutes de contrôle, les gendarmes n’ont rien saisi : pas d’alcool, pas de drogue, pas de pétard, pas de cagoule, pas de masque, pas de gant. On avait joué le jeu.

Certains de leurs camarades s’étant rendus sur place par leurs propres moyens, c’est au total environ 80 Roannais qui rejoignaient « un premier cortège d’environ 3.000 personnes, puis un autre et encore un autre » jusqu’à leur arrivée sur les Champs-Élysées. C’est là que débute ce que le leader d’Escouade Roanne 42 nomme « un déchaînement, non pas de violence mais de brutalité » : « Ils avaient eu la bonne idée de clôturer les devantures de magasins avec des barrières en ferraille : ça a servi de barricades. Du bas au haut des Champs-Elysées, il n’y a pas un magasin qui n’a pas été pillé, détruit. C’était vraiment différent. On voyait des gens déterminés qui étaient prêts à en découdre. J’ai jamais vu quelque chose comme ça. »

« L’incendie de la banque, j’en ai été témoin. J’en suis extrêmement choqué. Qu’ils brûlent des vitrines, je m’en fous. Mais là, ça m’a vraiment affecté. Il y avait des appartements au-dessus et aussi une dame avec son bébé. »

S’il reconnaît avoir eu peur, comme certains de ses camarades, au moment de l’incendie de la banque, Félix Altobelli ne peut s’empêcher néanmoins de mettre en cause les méthodes employées pour tenter de maintenir l’ordre. « Ça s’est passé comme ça parce que les gens en ont eu marre. La police ne voulait pas nous laisser sortir. Sur un petit carrefour, on devait être 1.000-1.500 personnes. Ça tirait au lanceur de balles de défense (LBD), ça gazait… La seule solution, c’était de foutre le feu. »

Pour expliquer cette situation « incomparable à tout ce qui a pu se passer jusqu’à présent dans les manifestations », le Roannais évoque l’ultimatum qui avait été fixé. « Les leaders du mouvement ont compris que c’était fini de jouer. Ils n’ont pas appelé à la violence, mais ils ont dit que l’État allait subir les 17 semaines de foutage de gueule. On est tous d’accord là-dessus. »

A propos de la « future » manif régionale du 13 Avril, « Le Pays » interroge également Altobelli :

« Roanne sur le devant de la scène ? Félix Altobelli s’en réjouit : « A Paris, on a rencontrés tous les leaders : Éric Drouet, qui nous a reconnus, Priscilla Ludosky et Maxime Nicolle, qui est venu nous voir ; il m’a pris dans les bras, nous a félicités. » Car le Roannais a fait parler de lui récemment dans la presse locale après qu’un communiqué de la préfecture de Haute-Loire a désigné Escouade Roanne 42 comme appartenant à la mouvance d’extrême droite. Une appartenance que conteste les membres du groupuscule qui s’étaient fait remarquer dans le défilé au Puy-en-Velay. »

Ce que l’on a effectivement vu précédemment…

Cet Altobelli, donc, un GJ, un vrai de vrai, estampillé Drouet, Ludosky, Nicolle, et du reste, le voici sur une touchante photo de groupe qu’il a pris la peine d’envoyer lui-même au journal, qui a bien voulu la republier avec cette légende :

« Environ 80 Roannais ont pris part à l’Acte 18 à Paris où certains, dont Félix Altobelli (accroupi, à gauche), ont rencontré l’un des leaders nationaux, Maxime Nicolle (accroupi, avec le casque). Photo fournie par Félix Altobelli »

https://image1.le-pays.fr/photoSRC/WlJTJ1xYUTgIDAVOKzc8Ik5iH3UMBQgfa15JWhcaSA4rFEgrEEgiLAlEShZNFxIUEkQE/gilets-jaunes-escouade-roanne-a-paris_4253471.jpeg

https://www.le-pays.fr/paris-75000/actualites/environ-80-roannais-presents-on-voyait-des-gens-determines-prets-a-en-decoudre_13519288/

 

En quelques semaines, donc, le GJ rebelle en virée au Puy et quenelleur sur les Champs-Élysées est devenu l’auxiliaire zélé de la police roannaise et de la presse locale et régionale…

Police et presse qui n’hésitent donc pas à encenser les « services » d’une quasi-milice informelle et opérant néanmoins pratiquement en uniformes bleus sombres brodés en lettres jaunes du titre « Escouade » et de logos tricolores « légitimant » en quelque sorte ce sigle… !

 

La veille du 13 Avril Altobelli s’expliquait déjà sur « Le Pays » :

« C’est à notre tour d’accueillir ici », replace Felix Altobelli, l’un des organisateurs, membre d’Escouade Roanne. Il a déposé une demande d’autorisation en sous-préfecture et a reçu ce début de semaine un récépissé des services de l’État prenant acte de l’événement. »

 

Soufflant ainsi ses « responsabilités » à l’Association…

Ce qui, en soi, contenait une certaine logique, du fait qu’en réalité « l’Escouade Roanne » était nettement plus représentative, sur le terain, de la majorité « spontanéiste » des GJ roannais que l’Association, ainsi que lors de l’AG du 11 Janvier au COSEC de Mably, même si elle ne pouvait évidemment encore apparaître comme telle, et on comprend aisément pourquoi !

Et encore la veille du 13 Avril, son leader se montrait-il très optimiste, de l’avis même du journal :

« Des Gilets jaunes de Chambéry, Clermont, Saint-Étienne ou encore Lyon sont attendus par les organisateurs, qui espèrent attirer 4.500 à 5.000 personnes. Un objectif néanmoins très ambitieux au regard des derniers rassemblements régionaux. « En dessous de 2.000, ce sera un échec total. Ce serait une grosse remise en question du mouvement à Roanne », estime Felix Altobelli. »

Et encore… :

« Il n’y a pas de raison que ça se passe mal. En aucun cas, on appelle à la violence, souligne Félix Altobelli. L’Escouade Roanne est reconnue et on a fait savoir que les éléments perturbateurs n’étaient pas les bienvenus. » L’organisation mobilisera de son côté une quarantaine de personnes pour l’encadrement. L’Escouade programme notamment une réunion, vendredi à 20 heures, place des Mariniers, invitant les Roannais « à se responsabiliser et à participer. Attention, il ne s’agira pas de faire la police. S’il y a quelques excités encagoulés, les forces de l’ordre seront là », souligne l’organisateur »

https://www.le-pays.fr/roanne-42300/actualites/rassemblement-regional-le-grand-flou_13537612/

Mais comme on l’a vu, contrôler tout ce petit monde d’« énervés » pour en faire des auxiliaires zélés des forces de l’ordre n’a pas été simple pour le GJ de choc Félix Altobelli et ses amis…

Et cela bien que la foule espérée ne soit finalement pas venue au rendez-vous… :

« Le leader de l’Escouade Roanne, Felix Altobelli, à l’origine de ce rendez-vous l’avait dit : « En dessous de 2.000, ce sera un échec ». Avec 660 manifestants selon la sous-préfecture et près d’un millier selon les organisateurs, le Rassemblement régional qui s’est tenu ce samedi 13 avril à Roanne, pour l’acte 22 du mouvement des Gilets jaunes, serait donc un échec ? »

https://www.le-pays.fr/roanne-42300/actualites/moins-d-un-millier-de-manifestants-a-roanne_13540219/

 

Toujours « revendicatif », malgré tout, le GJ Félix Altobelli, interrogé au sujet des « fuites » du « plan Macron », quelques jours plus tard…:

«Avez-vous noté quelque chose de positif parmi les propositions dévoilées ?

«La réindexation des retraites de moins de 2000 euros est quelque chose de très bien. Quand je vois des travailleurs qui gagnent 1 200 euros par mois au SMIC, réindexer les retraites en dessous de 2000 euros, c’est peut-être taper un peu trop haut. Une réindexation pour des retraites inférieures à 1 500 euros m’aurait paru plus logique.»

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/04/20/fuites-du-plan-macron-ce-qu-en-pensent-les-politiques

Toujours revendicatif, donc …dans certaines limites!

Le fait est que ce « tournant » du 13 Avril à Roanne fut pratiquement un des éléments du déclin irréversible d’un mouvement commencé pourtant sur des bases relativement unitaires six mois plus tôt…

Des bases restées floues, sinon carrément ambiguës, néanmoins, et qui au lieu de se clarifier sont devenues indiscernables pour le plus grand nombre, y compris ceux qui s’étaient mobilisés le 17 Novembre, avec un regain d’espoir.

Pierre GRINDSABLE

 

 

 

 

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