Lutte aux Urgences – le combat continue – et autres actus significatives…

AFP/Archives / Aurore MESENGE Manifestation des personnels des urgences à l’appel du collectif Inter-Urgences le 6 juin 2019 à Paris

 

Lutte aux Urgences

– le combat continue –

et autres actus significatives…

 

Urgences: les grévistes votent la poursuite du mouvement

 

 

Le collectif Inter-Urgences a annoncé lundi soir avoir voté la poursuite du mouvement de grève entamé mi-mars dans les urgences hospitalières, les 70 millions d’euros débloqués par le gouvernement étant jugés « insatisfaisants ».

Les propositions de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, « sont insatisfaisantes au regard de nos revendications. Le collectif a donc voté la poursuite du mouvement de grève », ont annoncé dans un communiqué les grévistes, qui estiment à près de 120 le nombre de services concernés.

Au regard d’un budget hospitalier global de 82 milliards d’euros pour 2019, l’enveloppe octroyée représente une augmentation de « 0,08% », « ce qui paraît bien peu pour répondre à la crise majeure que traversent les services d’urgences », ajoute le collectif.

Après trois mois de grève, Agnès Buzyn avait tenté vendredi d’apaiser la colère en promettant 70 millions d’euros de mesures immédiates, dont 55 millions consacrés à la généralisation et la revalorisation d’une prime de risque de 100 euros net mensuels, versée dès juillet à tous les professionnels des services d’urgence, hors médecins.

Il s’agit là d’un « effort », mais qui « reste bien loin » des 300 euros d’augmentation de salaire réclamés, note le collectif, qui rappelle qu’il réclame en outre 10.000 emplois supplémentaires.

Le ministère avait également annoncé une enveloppe de 15 millions d’euros censée permettre « aux services d’urgences en tension » de « renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts ». Mais ce coup de pouce ne représente qu' »une personne de plus pendant 60 jours » par service d’accueil des urgences – il y en a plus de 500 dans le secteur public -, relèvent les grévistes.

Le collectif appelle à une « action » devant les agences régionales de santé (ARS) jeudi et à une nouvelle « manifestation nationale » le 2 juillet, a-t-il précisé.

https://www.afp.com/fr/infos/334/urgences-les-grevistes-votent-la-poursuite-du-mouvement-doc-1hl7kk2

 

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MOYEN-ORIENT :

LES USA PREMIERS

POURVOYEURS DE GUERRE

 

AFP / Bases militaires américaines au Moyen-Orient

 

Suite au rejet par les USA des accords de paix sur le nucléaire, l’Iran a de nouveau repris l’enrichissement de l’uranium dont il a besoin, a des fins civiles, pour l’instant, et dans l’espoir d’un retour à ces accords de paix, encore formellement soutenus par les nations européennes qui souhaitent continuer à commercer avec l’Iran.

Les USA ont récemment accusé l’Iran d’avoir saboté deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce international.

En fait, c’est l’Iran qui a porté es premiers secours aux marins en difficulté. Les deux navires ont pu être sécurisés ensuite.

AFP / L’enrichissement de l’uranium

https://img.aws.la-croix.com/2017/10/13/1300883960/L-accord-nucleaire-iranien_1_1399_716.jpg

L'accord de 2015 sur le nucléaire iranien

 

Avant l’annonce des nouveaux renforts américains, Téhéran avait annoncé que ses réserves d’uranium faiblement enrichi passeraient à partir du 27 juin au-dessus de la limite prévue par l’accord nucléaire de 2015.

Fruit d’intenses efforts diplomatiques entre l’Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), l’accord vise à fortement limiter le programme nucléaire de Téhéran en échange d’une levée des sanctions économiques. Mais le rétablissement des sanctions américaines prive l’Iran des bénéfices qu’il attendait de ce pacte.

Jusqu’ici, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a certifié que l’Iran agissait en conformité avec ses engagements.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/en-pleine-tension-avec-liran-trump-contraint-de-changer-de-ministre-de-la-defense-doc-1hm3656

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/11/iran-vers-une-nouvelle-etape-de-resistance-face-au-blocus-imperialiste-us-et-ue/

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/washington-envoie-des-renforts-au-moyen-orient-moscou-redoute-une-montee-des-tensions-doc-1hl0ew13

 

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HONG-KONG:DEUX MILLIONS

DE « GILETS NOIRS »

EN MANIF CONTRE LA RÉPRESSION

ET L’ARBITRAIRE DE PÉKIN

 

Joshua Wong, libéré, rejoint la mobilisation contre l’exécutif hongkongais à la solde de Pékin

AFP / ISAAC LAWRENCE Le militant prodémocratie Joshua Wong (c) s’exprime devant les médias après sa libération, à Hong Kong le 17 juin 2019

Le militant prodémocratie Joshua Wong, figure du « Mouvement des Parapluies », a annoncé lundi à sa sortie de prison qu’il allait grossir les rangs de l’immense mobilisation à Hong Kong, au moment où les manifestants réfléchissent aux stratégies pour maintenir la pression sur l’exécutif.

Des centaines de manifestants bloquaient lundi soir une rue près des bureaux de Mme Lam pour exiger un dialogue avec les autorités et le retrait des accusations d’émeutes, passibles de lourdes peines de prison, contre des manifestants ayant affronté le police le 12 juin.

Le militant prodémocratie Joshua Wong, figure du « Mouvement des Parapluies », a annoncé lundi à sa sortie de prison qu’il allait grossir les rangs de l’immense mobilisation à Hong Kong, au moment où les manifestants réfléchissent aux stratégies pour maintenir la pression sur l’exécutif.

Près de deux millions de manifestants vêtus de noir ont défilé dimanche, selon les organisateurs, pour demander la démission de la cheffe de l’exécutif Carrie Lam et le retrait de son projet de loi désormais suspendu, visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Des centaines de manifestants bloquaient lundi soir une rue près des bureaux de Mme Lam pour exiger un dialogue avec les autorités et le retrait des accusations d’émeutes, passibles de lourdes peines de prison, contre des manifestants ayant affronté le police le 12 juin.

Le chef de la police Stephen Lo a affirmé lundi soir que seules « quelques personnes » avaient eu un comportement d’émeutier ce jour-là, semblant revenir en arrière par rapport à des déclarations précédentes de Mme Lam qui avait décrit la manifestation du 12 juin comme « une émeute organisée ». Pékin avait aussi évoqué une émeute, mais M. Lo s’est montré moins péremptoire, soulignant que le seuil pour engager des poursuites serait « très élevé ».

En ébullition depuis plusieurs mois du fait de ce projet, l’ex-colonie britannique a été le théâtre ces deux derniers dimanches de manifestations d’une ampleur record, et d’un rassemblement non autorisé mercredi qui a entraîné la plus violente répression policière depuis la rétrocession en 1997.

En 2014, alors âgé de 17 ans, Joshua Wong fut une des figures de proue du « Mouvement des Parapluies » qui avait bloqué le cœur financier de la ville pendant des semaines pour demander le suffrage universel.

Eligible à une libération anticipée pour bonne conduite, il a dès sa sortie de prison lundi ajouté sa voix au concert de critiques contre la cheffe de l’exécutif pro-Pékin.

– Carrie Lam « plus qualifiée » –

« Elle n’est plus qualifiée pour être la dirigeante de Hong Kong », a-t-il déclaré aux journalistes. « Elle doit assumer ses responsabilités et démissionner ». « Je vais également me battre avec tous les Hongkongais contre la loi maléfique sur l’extradition vers la Chine ».

Dans le même temps, la Chine a affirmé qu’elle continuerait de « soutenir fermement la cheffe de l’exécutif et les efforts du gouvernement de la Région administrative spéciale pour gouverner conformément à la loi ».

Selon ses détracteurs, le projet de loi placerait la population à la merci du système judiciaire de Chine continentale, opaque et sous influence du Parti communiste. Les milieux d’affaires craignent que la réforme nuise à l’image internationale et à l’attractivité de la place financière.

Les énormes rassemblements des derniers jours ont aussi été une nouvelle manifestation de la défiance populaire envers leurs dirigeants.

Voilà des années que de nombreux Hongkongais dénoncent une ingérence grandissante de Pékin, en violation du principe « Un pays, deux systèmes » qui garantit à Hong Kong, en théorie jusqu’en 2047, une semi-autonomie et des libertés inexistantes ailleurs en Chine.

AFP / ISAAC LAWRENCE Des manifestants face aux policiers qui tentent de dégager les routes à Hong Kong, le 17 juin 2019

Le tollé provoqué par la répression policière de la manifestation de mercredi a finalement contraint Mme Lam à annoncer samedi la suspension du texte controversé. Mais cela n’a pas dissuadé les foules de grossir les rangs d’une « marche noire » dimanche, pour exiger l’abandon total du projet de loi.

Les organisateurs ont affirmé que « près de deux millions de personnes » avaient manifesté, soit près du double du nombre revendiqué le dimanche d’avant, qui était déjà historique dans une ville de 7,3 millions d’habitants.

La police a évoqué le chiffre de 338.000 participants au plus fort de la manifestation dimanche.

– « Seconde chance » –

AFP / Anthony WALLACE Manifestation à Hong Kong contre le projet de loi d’extradition vers la Chine, le 17 juin 2019

AFP / Dale DE LA REY Manifestation monstre à Hong Kong le 16 juin 2019 pour exiger le retrait d’un projet de loi autorisant les extradictions vers la Chine

 

AFP / DALE DE LA REY Manifestants en noir contre le projet de loi sur les extraditions vers la Chine à Hong Kong, le 16 juin 2019

 

AFP / HECTOR RETAMAL Des centaines de milliers de manifestants défilent à Hong Kong, le 16 juin 2019

 

« La balle est dans le camp du gouvernement », estime Matt, un manifestant qui refuse comme tous les autres de donner son identité complète. « Les Hongkongais sont devenus plus unis. »

« Nous devons rester ici jusqu’à ce que Carrie Lam change d’avis », insiste Candy, 32 ans.

Certains s’interrogent toutefois sur l’effet réel de son éventuelle démission sur un exécutif dont Pékin contrôle les rouages.

« Le gouvernement chinois enverra juste une autre Carrie Lam et rien ne changera », peste Kok, un étudiant en design de 21 ans.

Mme Lam avait justifié la répression des manifestations par la violence de certains participants. L’opposition l’accuse de s’être servie des agissements d’une infime minorité pour se déchaîner sur l’ensemble des protestataires, en grande majorité pacifiques.

Des dizaines de milliers de personnes avaient été dispersées à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Mme Lam a présenté dimanche « ses excuses ». Son principal conseiller Bernard Chan a estimé lundi qu’aucun chef de l’exécutif n’oserait proposer à nouveau le texte sur l’extradition: « J’espère que les gens donneront une seconde chance à Carrie Lam ».

Sa reculade représente une volte-face rare de la part d’autorités qui avaient refusé de céder le moindre pouce de terrain aux protestataires de 2014.

Ces manifestations massives, 30 ans après Tiananmen, constituent aussi selon des experts une rare défaite du président chinois Xi Jinping, à quelques mois du 70ème anniversaire de la proclamation de la République populaire.

« Xi Jinping tente de projeter l’image d’un supernationaliste », rappelle Willy Lam, de l’Université chinoise de Hong Kong. L’affaire hongkongaise entame cette image, selon lui: « le dirigeant de 1,4 milliard de Chinois est incapable de contrôler un territoire de 7 millions d’habitants ».

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/joshua-wong-libere-rejoint-la-mobilisation-contre-lexecutif-hongkongais-doc-1hk8t210

https://www.afp.com/fr/infos/334/hong-kong-nouvelle-manifestation-record-excuses-de-la-cheffe-de-lexecutif-doc-1hj95515

 

AFP / Anthony WALLACE Fleurs et prières devant le lieu où est mort un opposant au projet de loi controversé autorisant les extraditions vers la Chine, à Hong Kong le 16 juin 2019

 

AFP / Anthony WALLACE Des centaines de milliers de personnes rassemblée le 16 juin 2019 à Hong Kong pour dénoncer le projet d’extraditions vers la Chine

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FOOT, FRIC ET POLITIQUE…

PLATINI EN GARDE A VUE !

 

Attribution du Mondial-2022 au Qatar: Michel Platini en garde à vue

AFP/Archives / FABRICE COFFRINI Michel Platini en 2015

 

L’ancien patron de l’UEFA Michel Platini et l’ancienne conseillère sports de Nicolas Sarkozy, Sophie Dion, ont été placés mardi en garde à vue dans le cadre de l’enquête française pour corruption sur les conditions d’attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, a-t-on appris de sources concordantes.

L’ex-secrétaire général de l’Élysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, est pour sa part entendu en audition libre par les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF), à Nanterre, près de Paris, selon une source judiciaire et une source proche de l’enquête, confirmant une information de Mediapart.

Le parquet national financier (PNF) a ouvert en 2016 une enquête préliminaire pour « corruption privée », « association de malfaiteurs », « trafic d’influence et recel de trafic d’influence » autour des conditions d’attribution par la Fédération internationale de football (FIFA), des Coupes du monde de football 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

La justice française s’intéresse en particulier à « une réunion secrète » au Palais de l’Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, et Michel Platini alors président de l’UEFA et vice-président de la Fifa. Cette réunion avait été révélée par l’hebdomadaire France Football.

La désignation du Qatar, richissime émirat gazier, par les membres du comité exécutif de la Fifa, avait été l’un des déclencheurs de la grave crise qui a secoué la Fifa à partir de 2015.

En octobre 2015, l’ancien président de la Fifa Sepp Blatter, contraint au départ, avait mis en cause la France. Selon lui, « un arrangement diplomatique » existait pour que les Mondiaux 2018 et 2022 aient lieu en Russie puis aux Etats-Unis, un plan qui aurait échoué à cause de « l’interférence gouvernementale de M. Sarkozy », qui avait réfuté toute intervention.

M. Blatter avait été entendu comme témoin en Suisse en 2017 à la demande de la justice française. Il a été suspendu 6 ans par la Fifa « de toute activité liée au football » pour un paiement controversé de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros), à son ex-ami et allié Michel Platini, lui aussi suspendu 4 ans.

D’autres enquêtes distinctes ont été ouvertes en Suisse et aux Etats-Unis.

https://www.afp.com/fr/infos/334/attribution-du-mondial-2022-au-qatar-michel-platini-en-garde-vue-doc-1hm0aa6

https://siena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2019/06/18/node_402640/1465483/public/2019/06/18/B9719986421Z.1_20190618183105_000%2BGTSDSG33I.1-0.jpg?itok=IYDypb9U

 

 

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