« Gilets Jaunes » : De la nécessité d’ouvrir une nouvelle perspective politique !!

« Gilets Jaunes » :

« poujadisme » ?

« syndicalisme » ?

>>> De la nécessité d’ouvrir

une nouvelle perspective politique !!

 

 

L’effet d’entraînement de la mobilisation populaire[ Un débat dans la FI ]

 

 

Remis à jour en temps réel

+PROJET DE TEXTE UNITAIRE A DÉBATTRE POUR LE 24/11 à la suite!

 

Démarrée par P. il y a 4 jours · Publique · Vu par 57

Comme prévu, les sections syndicales intermédiaires plus en contact avec le peuple, allaient avoir beaucoup du mal pour « expliquer » l’absurde politique de la direction de la CGT et subiraient la pression croissante du mouvement des masses pauvres et exploitées de ce pays.

Un peu partout la contestation au sein des partis dits « de gauche » et « d’extrême-gauche » se manifeste par des lettres ouvertes, des critiques internes, des communiqués.

La CGT n’est pas de reste et une de ses sections le plus combatives vient de publier un communiqué qui rompt avec la funeste directive de la CGT qui ouvrait un boulevard à l’extrême droite et sauvait un gouvernement Macron qui [ne tient plus que par] un fil.

En espérant que le tissu des opportunistes et des absurdes continue de se défaire, voici le communiqué de la CGT de Tourcoing. [NDLR : Cité in extenso sur le site FI ]

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/15/17-novembre-la-cgt-tourcoing-dans-laction/

 

[Note du blogueur :]

« Je note pour les camarades de la F.I. que la CGT portera « ses couleurs » et « participera activement ».

La marée est montante et celui qui ne sera pas présent le 17 va passer un très mauvais moment politique en tant que déserteur et complice de Macron. »

 

LE DEBAT :

 

RD

regis D · il y a 4 jours

Le 17, c’est la grande marche pour le climat, la décroissance, contre la voiture, contre les inégalités économiques ? contre les féminicides ? contre l’exploitation capitaliste?, pour les services publics, l’augmentation des salaires, la sécu et nos retraites etc ? Mince, je me suis gouré… Pour ce qui est de ton argument, voila du matérialisme historique pur jus qui rappellent des heures sombres… Avec ce genre de logique, on arrive à tout justifier. On a vu ce que cela donnait. Mais cela relève plus un manque de courage et une bonne dose de démagogie (faut en être , hein, ca va être énooooooorme, faut être avec les vrais gens hein, sinon c’est macron et les fachos, y’a des vois à faire hein ou alors on va perdre des électeurs hein… etc etc ) que de la conviction politique et de la politique telle que je la conçois avec ma toute petite tête d’idéaliste non marxiste. Non, je n’irais pas dans cette grande journée de merde. J’aurais honte en regard de toutes les misères et injustices que l’on doit combattre. J’aurais honte vis à vis des gens, des vrais, dont je m’occupe au quotidien et qui n’ont même pas de bagnoles pour faire tut tut vroum vroum… Il y en a pas mal qui n’ont même pas de quoi se déplacer en bus… Alors, tes leçons de réalisme politique à deux balles… tu vois ce que je veux dire ? Sinon, cette affaire « d’être avec le peuple » quoiqu’il dise, me faisait penser aussi à la discussion entendu dans un bar (avec des gens du peuple)… heureusement qu’ils n’étaient pas armés par ce qu’il y aurait eu quelques migrants disparus; . Perso, je préfère rester ultra minoritaire et dire ce que j’ai à dire… pour les revendications qui me tiennent à coeur. Pas cette mobilisation de chiottes (dans tous les sens du terme). A + dans les luttes

 

regis D · il y a 4 jours

par contre,comprenons nous bien cher camarade, il est indispensable de lancer maintenant nos combats, sans participer à ce truc (ca tombe bien, c’est « citoyen auto organisé », on n’a donc pas à s’en mêler pour respecter cette superbe auto organisation..). Les initiatives à lancer ? sur la vie chère, sur les salaires, la protection sociale, les retraites. Et c’est ce à quoi on réfléchit au syndicat (ce truc qui ne sert plus à rien). et si cette colère n’est pas seulement poujadiste, alors on devrait remplir les prochaines mobilisations (ou alors ils seront tous repartis râler contre les arabes et les roms.. ? . On va essayer de rêver encore un peu..

 

P. · il y a 4 jours

Que te dire sans entamer une longue discussion? La veux-tu? Te semble utile?

Voudrais tu vraiment discuter sur « le matérialisme historique » (une philosophie de l’histoire) et l’amalgamer avec une expérience historique d’une toute autre nature t que je critique aussi, car c’est une expérience pratique et qui ne peut pas s’expliquer complètement sans utiliser cet outil théorique?

Les syndicats « ne servent à rien »…mais je te signale qu’ils sont historiquement les successeurs de l’organisation spontané des ouvriers. Le « citoyen » que tu mets à la place, est-il vraiment un citoyen à part entière, et « s’auto-organise » vraiment de manière aussi massive et aussi permanente que les organisations syndicales?

Il me semble que tu regardes les secteurs plus arriérés, plus influencés par les pires idées de la bourgeoisie et cela mène inévitablement au mépris de ces secteurs qui sont les seuls qui avec leur mobilisation peuvent changer vraiment toutes les choses.

As-tu été ou participé dans une grève dans ton lieu de travail?

Si c’est le cas, tu auras pu constater que ceux qui semblent le plus râleurs, le moins enclins à toute solidarité, ceux avec lesquels on ne compte pas, se trouvent par le miracle de la dynamique de la lutte…aux avant postes et ceux qui ont toujours la critique à la bouche restent plus en arrière que les « cons » et autres « mots doux » de l’incompréhension de la dynamique de la lutte.

En fait ta conception est absolue, fixe, sans nuances. Mais les choses sont toujours en mouvement, c’est un processus qui, par la lutte transforme la société et les individus.

Voilà la raison suffisante de l’attrait des syndicats…quand ils sont ou ils furent à l’avant-garde de la lutte pour les droits et revendications des travailleurs.

Mais, peut-être que tu les as connu dans sa période de régression, de trahison, de recul induit par le long cycle de développement du capitalisme qui est fini déjà. Peut-être que leur fonction est moindre mais je ne vois pourquoi on ne devrait pas faire avancer nos idées dans leur sein comme ailleurs.

Que c’est compliqué? C’est difficile naturellement.

Que la bourgeoisie les utilise comme valves d’échappement à la colère des travailleurs? Souvent.

Mais c’est question d’étudier un peu l’histoire des institutions intermédiaires pour voir que sous certaines conditions (quand le vase déborde) elles se transforment en son contraire (comme le Parlements, les Ministres et ses politiques) comme l’a montré la Grand Révolution Française qui a changé le monde.

Et pourtant ils n’étaient pas peu les « pourris » à l’époque, en commençant par ceux qui ont commencé ce processus. Mirabeau, les Frères Lameth, Danton etc.

Tu veux « lancer les combats » mais pas celui qui est devant nous.

Un combat qui soit pur, libre de tout opportunisme, de tout « matérialisme historique » (?) une étrange idée car c’est le laisser en mains de l’idéalisme historique (la vision de l’histoire de la réaction et des fascistes) …si l’on suit la logique de ta pensée. Bien sur, on peut ignorer toute cette question mais dans ce cas là, il ne faut pas la déterrer.

C’est l’éternelle illusion, vieille de siècles, rabâchée par périodes le temp d’oublier une forme pour prendre une autre?

Etudie l’histoire de ces mouvements « spontanés » qui ne le sont jamais et/ou font un feu de paille sans lendemain. Pourquoi crois-tu que les ouvriers après avoir fait pendant des années ces expériences de l’enfance de tout mouvement, ce sont sacrifiés à faire des syndicats nationaux?. Ce qui d’ailleurs, avec leur lutte politique (dont le matérialisme historique n’est qu’un outil de compréhension des lois de l’histoire) les à plus réussi que la lutte non organisé qui n’a abouti qu’à …l’organisation syndicale.

Mais ton idée tu la partages avec un tas de groupes et d’organisations qu’elles aussi attendent, tout en râlant sur « la passivité des gens » et autres qualificatifs plus forts, mais que ne sont que la preuve de leur incapacité de trouver la forme politique, tactique adéquate, qui sont, comme l’explique le matérialisme historique  » incapables d’unir le général au particulier » c’est à dire les idées générales à la pratique concrète sur le terrain qui n’est pas dicté par nos désirs ni nos (mauvaises) lectures mais par la lutte sociale elle même.

Aujourd’hui, il existe un mouvement contre Macron d’importance. On peut choisir d’y participer ou non. Mélenchon est pour et un nombre important d’Insoumis.

Tu ne l’est pas car tu attends autre chose et tu es disposé à continuer d’attendre avec des groupes comme LO (qui a d’autres objectifs, c’est vrai, mais la même « tactique », attendre qu’enfin les masses comprennent combien est merveilleuse leur politique).

Moi je préfère, selon les enseignement du matérialisme historique, de participer dans un processus qui va dans la bonne voie même s’il n’est pas parfait et avancer des propositions et des idées qui sont en face avec ma conception des choses.

Je pense que tu devrais reconsidérer ta position et participer avec nous à la manif du 17.

regis D · il y a 3 jours

On s’est mal compris. Quand je citais les « syndicats ne servent à rien », c’était pour souligner l’antisyndicalisme primaire régnant chez la plupart des organisateurs du « mouvement » du 17 (je me fie à ce que je lis sur de nombreux réseaux sociaux pour dire cela). Partout, ça pue le réac de base et les grands combats pour la justice, ils / elles n’en ont majoritairement rien à foutre. Non , le sens du vent, c’est des tirades contre les pourris de parlementaires, le fric que les députés se mettent dans les poches, etc. C’est très rares les interventions « sociales ».. . Alors, c’est une colère, oui. Populaire oui, Mais je reste convaincu que l’on ne construira rien à partir de « ça ». Je suis syndicaliste depuis (très) longtemps. Je souscris totalement à la déclaration nationale de mon organisation (Solidaires) et je suis d’accord également avec ce que tu nomme le « funeste » communiqué de la CGT. Il est parfaitement clair dans ses objectifs. il va bientôt y avoir la bataille des retraites, on va voir qui va en être ! Maintenant, j’ai écrit ce que j’avais à écrire sur mon blog : https://lescarnetssinguliers.blogspot.com/2018/11/le-17-novembre-ne-faisons-pas-fausse.html Ce n’est pas parce que cette ordure de Macron parle de poujadisme … qu’il ne s’agit pas de poujadisme. Je sous extrêmement inquiet sur ce qui se développe en france , suite, principalement, au brouillage de la ligne de départage entre « droite » et « gauche » (ben oui, le peuple de gauche ca existe, et il y a un peuple de droite). Il n’y a pas, contrairenement à ce que disait un camarade, « un seul peuple » (une seule nation, un seul… oups, point godwin atteint !). je rajoutais qu’il ne fallait pas en rester là. Il faut lancer nos mobilisations (et on verra si ces « révoltés en gilet jaune » vont suivre sur les combats !! ce qui m’étonnerait fortement. Quant à la déclaration de Mélenchon sur le « jour du divorce », il faut vraiment prendre des vessies pour des lanternes pour dire cela… Je n’aime pas cette démagogie populiste. Et , comme il n’y a pas de combats secondaire, j’aime encore moins ce que je viens de lire dans les éléments du programme pour les européennes sur la question des migrants. Cette fois ci, on est vraiment sur une démarche : 1) on assure l’urgence, et 2) pour le reste, les étrangers doivent rester chez eux. Oui, ça sent mauvais. Vivez la sociale ! Régis

regis D · il y a 3 jours

et j’oubliais, pour ce qui concerne les questions « d’auto -organisation »… la participation de la FI, en tant que telle, ne se pose pas puisqu’il ne doit pas y avoir de sigles. Donc les camarades qui y vont, le font en tant que « citoyen » (c’est bien ce que vont faire certain.es d’entre nous). Cela ne pose aucun problème, puisque, de facto ils/elles y vont en leur nom personnel. que ce soit pour observer, la température, le poul ou autre chose… Donc, ce mouvement « auto organisé » (c’est là que je rigole, parce qu’il est bien « auto organisé » en sous main par la fachosphère et l’extrême droite) ne nous concerne pas, au seul politico institutionnel du terme… Pensons donc à nos initiatives qui doivent suivre. Je pense qu’une campagne large sur la vie chère (en lien avec la transition écologique) s’imposerait (mais surtout, sans opposer le social et l’écologie, car les deux ne peuvent être dissocier). Re vive la sociale :) Régis

P. · il y a 3 jours

Tu fais le constat du niveau réel de conscience politique des personnes qui se battent.

Au fond du trou, depuis des années, des décennies des combats perdus, des trahisons, d’offensive réactionnaire et pro-fasciste tu t’attendais à quoi?

Leurs idées sont un mélange des idées dominantes, des préjugés, oui, mais aussi de la volonté de se battre contre les hausses de prix et par ricochet contre un des gouvernements le plus capitalistes (et il y en a eu) de ses derniers temps.

C’est contradictoire mais la seule façon de résoudre cette contradiction est la lutte car elle va dissoudre la brume et les nuages comme le soleil de midi. Il n’y a que peu de personnes qui apprennent la politique nécessaire aux grandes majorités par le livres ou les conversations. La plupart apprends dans la lutte. C’est pendant et après la grève générale de 1936 qui a paralysée toute la France avec des occupatinons massives d’usines et lieux de travail, qui voyait avant cela un état de conscience des travailleurs semblable à aujourd’hui, qu’en peu de jours est devenue une affiliation massive aux syndicats et aux partis ouvriers. C’est 1945, après un combat très difficile ou il y avait en 1941, comme l’ont écrit des historiens « 40 millions de pétainistes », qu’en 1945 le système de sécurité sociale et autres avancées ont été mis en place. Mai 68 avec tous ses erreurs et manquements, par le fait de la mobilisation des travailleurs et étudiants (10 millions de grévistes quand même) à changé en partie la société française.

C’est comme cela que la conscience avance, par la lutte, par le constat empirique de la justesse de nos propositions. Mais si nous nous retirons en attendant par je ne sais quelle miracle que cette mentalité arriérée change…la seule chose qu’on va constater c’est qu’elle changera en pire.

Si la lutte est un succès et se développe tous les acteurs politiques, syndicales et sociales seront d’abord, poussés à gauche mais aussi mis à l’épreuve et cela m’étonnerais fort que « l’appui » de l’extreme droite aille très loin (comme l’indique le communiqué de la CGT Tourcoing). C’est cela la faillite terrible de la CGT et des partis de gauche et d’extrême-gauche qui n’appellent pas à manifester.

En fait cette lutte reflète, en sens contraire, les attaques subis par la population laborieuse, les retraités, les couches moins aisés. C’est la réaction égale et contraire aux attaques des gouvernements et du patronat. C’est le brin de paille qui peut casse le dos du chameau.

Ce type de réaction nous devons la voir en perspective, comme un processus, en tenant compte de la trouille qui provoque dans le patronat et son expression politique, le gouvernement Macron.

L’opportunisme de la droite et de l’ED, tous des représentants autre du patronat est aujourd’hui démagogique mais va se transformer en son contraire dès que la chose prenne de l’ampleur et devienne une question pour l’augmentation des salaires qui touche directement le patronat et pour la diminution des taxes sur le fuel et l’essence qui sèche les caisses de l’état dont le patronat tire des énormes subventions.

C’est pour ces raison que j’étais pour aller « tous drapeaux déployés », pour contrer l’influence politique de l’ED et Mélenchon a bien fait de prendre une position pour la manif mais il aurait dû aller plus fort contre ceux qui se laissent impressionner par l’absurde politique de la gauche qui ouvre un boulevard à l’ED et sauve Macron.

Demain, on verra la nature du mouvement mais si les sections syndicales et politiques ( ou leurs militants) finissent par comprendre l’énorme erreurs qu’ils/elles ont commis, et amènent et ses forces et disent ce qu’il faut dire: que c’est un mouvement essentiellement contre la vie chère et pour des augmentation de salaire…l’ED va se trouver dans une impasse.

Il faut donc tout faire pour sortir la manif d’une simple revendication anti-taxes (le terrain du pujadisme) mais cela ne peut se faire si on va …en cachette. bon, c’est l’accord, je le respecte mais je donne mon point de vue.

regis D · il y a 3 jours

y aller avec des drapeaux serait perçu comme une tentative de récup, et encore plus contre productif. je suis pour ouvrir des perspectives de mobilisations. Avec nos syndicats, nos forces politiques, embrayer sur des mobilisations. On verra si les « gilets jaunes » suivent. Une partie suivra , l’autre pas. il faut mettre la question de la répartition des richesses au centre du « jeu »… Régis

Luniterre en réponse à regis D · il y a 12 heures

« la question de la répartition des richesses au centre du « jeu » »

…une démarche typiquement poujadiste/réformiste!

C’est justement cette démarche qu’il faut dépasser par une prise de conscience que la solution est dans la répartition des forces productives et donc du travail en fonction des besoins sociaux réels à définir sur le terrain des luttes.

Si les partis et syndicats « de gauche » avaient fait ce travail, on en serait pas là. Il est donc à refaire, sur le terrain, quelle qu’en soit la forme organisationnelle, syndicat ou autre.

Poujadisme ou réformisme « syndical », l’impasse est la même, et il faudra en sortir, par le développement des luttes et la prise de conscience, en cours de route.

En restant au bord de la route à regarder passer le mouvement, on y fera rien avec des discours, et encore moins si c’est pour proposer la même chose, « la répartition des richesses », sous une autre forme, et qui a déjà échoué, de plus, vu le résultat actuel et les restes des « acquis sociaux » systématiquement démantelés par le capitalisme en crise.

Luniterre

DavidL · il y a 5 heures

L’économie est le système formé par « la production, la distribution, et la consommation des richesses. » (Jean Baptiste Say- Traité d’économie politique, 1803) L’économie, c’est comment les êtres humains produisent les richesses qui permettent de subvenir à leurs besoins et à la reproduction des conditions matérielles de leurs sociétés.

La nécessité de produire des richesses, devrait nous amener à répondre à des questions sur la production puis sur la répartition des produits du travail (et non pas sur la consommation, question certes importante, mais subsidiaire…)

Questions concernant la production : qu’est-ce que l’on produit ? pour quoi faire ? dans quel but ? comment est-ce que l’on produit ? avec quoi produit-on ? pour combien de temps ? est-ce néfaste ? etc.…

Questions concernant la répartition : la richesse devait-elle être distribuée de façon égalitaire ? Ou bien distribuée proportionnellement à l’effort de chacun ? Ou bien distribuée en fonction des capacités de chacun ? Comment a-t-on droit à cette production ? Qui y a droit ? Pour quelle quantité ? Sous quelles conditions ? etc.…

Les questions concernant la production et la répartition … sont beaucoup plus importantes que celles concernant la consommation : on constate que ces questions conditionnent une grande part de la vie en société … Ces questions sont éminemment POLITIQUE ! Le mode de production capitaliste nous cantonne à l’état de consommateur, et à ce que l’on ai surtout pas l’idée de vouloir devenir des producteurs ! ( i.e.d’avoir la maîtrise de la production)

Ces questions à propos de l’économie sont politiques et objet de lutte des classes et elles se résument à celle-ci : Faut-il se battre pour un « meilleur partage » de la valeur capitaliste ou pour la production d’une valeur non-capitaliste ? Ce qui se joue n’est pas au niveau de la répartition de la richesse, mais de la production elle-même de ces richesses. Cela se joue dans deux institutions : le régime de propriété de l’outil de travail et le statut du producteur. Il faut instituer une autre pratique de la valeur économique.

Il ne faut pas lutter pour un meilleur partage des richesses entre le capital et le travail au profit des travailleurs.

Il faut lutter pour produire autrement…. https://www.youtube.com/watch?v=o-gM1vgT9q8

Luniterre en réponse à DavidL · il y a une heure

« Le mode de production capitaliste nous cantonne à l’état de consommateur, et à ce que l’on ai surtout pas l’idée de vouloir devenirdes producteurs ! ( i.e.d’avoir la maîtrise de la production)… Il faut instituer une autre pratique de la valeur économique. »

Effectivement, la question essentielle est celle de la finalité de la production, que ce soit celle des biens ou des services. C’est donc aussi la question de la finalité du travail.

La production répond-t-elle à un besoin social réel et vital, ou même secondaire ? Ou bien répond-t-elle seulement à une volonté d’accumuler des bénéfices pour l’entreprise, indépendamment de l’utilité sociale réelle ?

Même si l’on prend l’exemple de la voiture, on voit bien qu’elle peut tout de même avoir une utilité sociale réelle, sans pour autant nécessiter tout le marketing fait autour, avec une surpuissance tout à fait inutile et des effets de mode pour pousser le consommateur à renouveler son achat aussi souvent que possible, etc… Alors qu’une voiture économique et solide rendrait le même service durant de nombreuses années, sans polluer davantage et notamment pas par le gaspillage de matières premières lié au renouvellement du parc, etc…

Ce qui compte, c’est donc bien d’abord la définition des besoins sociaux réels.

Et cela, dans tous les domaines, tant en production de biens qu’en termes de services.

Lorsque l’ensemble des besoins essentiels sont aussi bien définis que possible, la production doit donc être organisée, planifiée en fonction.

Il devient donc possible de répartir, partager le travail entre tous les travailleurs qui redeviennent donc de véritables producteurs, et non plus de simples salariés-consommateurs.

Ils produisent alors collectivement selon leurs besoins et ceux de leurs familles, y incluant ceux qui ne sont pas en situation de pouvoir travailler, retraités, enfants, handicapés, malades, etc…

L’argent ne sert plus, dans ce cas, que d’unité de compte pour répartir cette production selon les besoins réels de chacun.

Le travail étant partagé, il n’y a plus de problème de chômage.

La valeur créée par le travail redevient directement une véritable valeur d’usage social, qui est en même temps la valeur d’échange entre producteurs.

La valeur d’échange ainsi établie ne varie plus en fonction de la loi du marché, de la société de consommation, du marketing, etc…

Il n’y a donc plus de place pour l’accumulation du capital, plus de place pour le capitaliste.

La question fondamentale est d’établir le plan reflétant de la manière la plus démocratique possible l’ensemble des besoins sociaux essentiels.

Luniterre

 

 

P. · il y a 2 heures

L’accumulation capitaliste découle de l’anarchie de la production capitaliste, du manque de concertation et de plan d’ensemble, de la division en Etats-Nations concurrents entre-eux. Leurs conflits militaires ce ne sont que l’expression de leurs conflits commerciaux.

C’est donc l’accumulation à outrance, une nécessité pour le capitaliste et le processus de transfert de la richesse des salariés et peuple en général vers les capitalistes est aussi une nécessité du capitalisme.

Ils en sont tous obligés autrement la concurrence accumule plus, investi plus, obtient des prix et des produits meilleurs et absorbe les moins « performants ».

Si c’était une question de « volonté », « d’avarice », « de manque de coeur » , il ne suffirait que des réformes du système. En fait, il faut passer à une société autre, supérieure, mieux organisée, planifiée.

C’est en partie ce que fait le capitalisme avec leurs grands trusts mais sans sortir de la logique du profit qui n’est que l’expression de leur concurrence à la vie à la mort.

C’est la forme de fonctionnement du capitalisme: plus de capital pour le re-investir et obtenir plus que les concurrents, produire mieux, moins cher, liquider la concurrence et repartir encore.

C’est question de parler avec n’importe quel petit-moyen patron pour voir un processus qui les prend à la gorge. Après un bon départ, se trouvent sur un pallier et s’il grandissent trop [ NDLR>>>mais c’est également vital pour eux aussi!] se voient acculés par les grands groupes qui les cassent et/ou les rachètent.

Le meilleur partage donc est une illusion tant que le système reste.

On peut imposer par la menace (la grève, les manifs) de tout faire basculer (i.e. terminer avec le capitalisme) et obtenir des concessions passagères dans le cadre du capitalisme mais les lois immanentes du système s’imposeront ou par la concurrence externe ou par le retour de bâton en interne si on reste dans le système.

Il faut donc une nouvelle organisation sociale; socialiste et écologiste.

 

P. · il y a 2 heures

Autrement: Comment on s’organise pour monter à Paris samedi prochain?

 

Luniterre en réponse à P.

La question n’est donc pas d’opposer au poujadisme le syndicalisme réformiste traditionnel, dont la grande masse des gens se désintéresse, vu son inefficacité et sa complaisance évidente et intéressée dans les allées du pouvoir, même si la base reste souvent combative, comme l’UL-CGT Tourcoing, mais bien d’ouvrir une nouvelle perspective politique, pour une alternative économique et sociale réellement fondée sur la valeur du travail. C’est de cette valeur que le prolétariat et même l’ensemble du peuple, se sentent dépouillés, aujourd’hui, à travers les taxes et les reculs sociaux.

Une alternative fondée sur la valeur-travail et sa remise en concordance avec la valeur d’usage social de la production et des services ne se fera pas du jour au lendemain, même avec une victoire du mouvement actuel sur certaines revendications, et la chute, probable, du gouvernement et de l’assemblée (dissolution), sinon celle du président… Néanmoins, elle peut commencer à se construire comme projet politique, si les militants de gauche arrêtent de rabâcher la doxa de leurs programmes éculés et s’y mettent vraiment sans sectarisme.

Si la manif du Samedi 24 Novembre se précise réellement, ce peut être l’occasion de diffuser un appel résumé, sous forme de tract assez simple, partant de la colère actuelle sur le sujet des carburant et de l’automobile, et montrant comment une telle alternative peut régler durablement la question.

Il s’agirait évidemment d’un appel non-partisan, non groupusculaire, non sectaire et regroupant largement sur le thème de la valeur-travail, genre « collectif valeur-travail », sans autre étiquette manifestée.

Qu’en pensez vous ?

Luniterre

 

P. · il y a une heure

Je suis pour toute initiative dans ce sens.

Je ne sais pas si l’excellente initiative de nous rencontrer tous à Paris, ville symbole des révoltés, ville berceau de la Révolution Française, où peuvent se trouver des millions de salariés peut donner lieu à un tract dans le sens que tu proposes.

Ce qui arrive en ce moment est que la colère se trouve en avance d’avec son expression politique légitime, donc il faudrait faire quelque chose de pointu, pas l’éternel tract de toujours.

Les gens ont tout de suite posé la question politique au centre et sur son expression la plus haute « Macron-Démission! »

Les organisations politiques toutes confondues se trainent derrière.

A mon avis dès que la question véritable, celle du pouvoir d’achat qui n’a d’autre solution que « Augmentation immédiate des salaires, pensions, allocations, et revenus des salariés ! » sera posée, le RN foutra le camp; c’est un parti capitaliste malgré ses déguisements.

En tout cas, si l’idée d’aller à Paris, qui devrait compter avec tout notre appui, se réalise, on pourrait ressembler les personnes qui seraient pour faire ce tract ou porter sous une autre forme ces idées.

Car, la nature du mouvement, la revendication qui lui donne sa couleur, son caractère et qui intéresse essentiellement les salariés (85% de la population quand même) est celle des augmentations des revenus.

 

Luniterre en réponse à P. · il y a 2 minutes

Bien entendu, il ne s’agit pas de rejeter les revendications actuellement en cours, sur le pouvoir d’achat, sous toutes ses formes, taxes, carburant, salaires, retraites, chômage, etc…, mais de montrer et de rappeler que les victoires strictement quantitatives dans ces domaines sont des victoires sans durabilité si elles n’ouvrent pas la perspective d’une alternative au système.

Virer Macron n’est pas une alternative au système, même si cette victoire est assortie d’un remake des accords de Grenelle.

Il faut justement rappeler que nous serons à nouveau dépouillés de nos maigres acquis tout neufs si nous n’allons pas dans une autre logique que celle, précisément, du système actuel.

Un camarade que je viens d’avoir au téléphone me suggère la formule de « valeur sociale du travail » pour résumer le concept et le rendre facilement perceptible, et avec le moins d’ambigüité possible.

Cela ma semble être une bonne idée .

Qu’en pensez vous ?

Au passage je lui fait remarquer que l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon et le scandale qu’elle implique est une bonne occasion d’illustrer notre propos autour du thème de la « valeur sociale » de l’automobile et de son industrie et de la façon dont elle est détournée par le système.

Ce qui peut être « pointu », dans la conclusion de notre propos, c’est donc bien de réintégrer la valeur sociale du travail dans le principe de notre projet d’alternative.

Dans l’immédiat, le but est déjà de faire avancer le débat hors des ornières du faux dilemme « poujadisme/réformisme » !

Luniterre

 

PS: Je pense que tu fais erreur, d’après ce que je vois sur le terrain, si tu penses que le RN se démarquera, dans le contexte actuel, des revendications, y compris sur les salaires. Les promesses n’engageant que ceux qui y croient, il trouvera bien le moyen de faire machine arrière, une fois le mouvement retombé. Et donc, cela ne suffit pas à distinguer une démarche « de gauche », actuellement, de la démarche populiste démagogique du RN, caractéristique du social-fascisme, en période de troubles.

 

https://framavox.org/d/jnQrFycL/l-effet-d-entra-nement-de-la-mobilisation-populaire-

 

PROJET DE TEXTE UNITAIRE A DÉBATTRE POUR LE 24/11 :

__L’augmentation des taxes sur les carburants, c’est la goutte de trop qui a fait déborder le vase de la colère populaire.

__A travers tous les reculs sociaux subis ces dernières années dans tous les domaines, à commencer par celui des retraites, à travers toutes les hausses de prix imposées sur tous les éléments vitaux, alimentation, gaz, électricité, en plus du carburant, c’est bien la valeur du travail qui se trouve dépréciée pour toutes les catégories populaires, alors que les bénéfices financiers qu’elle génère ont explosé de manière exponentielle, malgré la crise, et creusé des inégalités énormes et carrément scandaleuses.

__Non contents de leurs privilèges exorbitants, les «  têtes  » du système se bourrent les poches au dépend du fisc tout en donnant des leçons de «  civisme  » aux simples citoyens, ce qu’illustre l’affaire Carlos Ghosn.

__Toutes les revendications exprimées par le mouvement des Gilets Jaunes se trouvent donc socialement justifiées et sont soutenues par l’immense majorité de la population.

__Totalement déconsidéré et délégitimé par son attitude arrogante et méprisante, le gouvernement Macron-Philippe devra tôt ou tard céder du terrain sur toutes ces questions.

__Pourtant, l’histoire des grandes luttes sociales du passé nous lègue une précieuse leçon  : les victoires strictement quantitatives dans ces domaines sont des victoires sans durabilité si elles n’ouvrent pas la perspective d’une alternative au système. Il faut donc justement se rappeler que nous serons à nouveau dépouillés de nos maigres acquis tout neufs si nous n’allons pas dans une autre logique que celle, précisément, du système actuel.

__Au delà des revendications immédiates justifiées, c’est bien le rejet total du système actuel qu’exprime le mouvement des Gilets Jaunes.

__Ce rejet ne saurait se satisfaire d’un simple tour de passe-passe gouvernemental ou d’une dissolution de l’Assemblé Nationale ramenant au pouvoir les résidus des anciens partis politiques déjà rejetés en 2017  !

__Ce que nous voulons conquérir réellement c’est la valeur sociale intégrale de notre travail.

__Les ouvriers de chez Renault, tout comme leurs camarades japonais et toutes les autres catégories de travailleurs ne s’échinent pas pour produire «  l’argent de poche  » des Carlos Ghosn et consorts, mais des voiture qui devraient d’abord et avant tout correspondre également aux besoins des travailleurs, comme le démontre la présente crise fiscale et écologique.

__Hors ce n’est pas le cas et les travailleurs ont besoins de véhicules économiques, écologiques, pratiques et solides, et non de voitures transformées en objets de consommation régulièrement jetables pour assurer les profits des actionnaires et des PDG prévaricateurs.

__Ils ont aussi besoin de transports en commun sûrs, économiques et écologiques pour pouvoir se passer de leur voiture partout où c’est possible

__Ce qui compte, dans le projet d’une alternative au système actuel, c’est donc bien d’abord la définition des besoins sociaux réels. Et cela, dans tous les domaines, tant en production de biens qu’en termes de services.

__C’est en fonction de ces besoins sociaux essentiels, définis démocratiquement, que doivent s’organiser les services, la production et le partage du travail, et non en fonction du bénéfice financier.

__Le travail partagé entre tous permettra à la fois de répondre aux besoins de tous et d’éliminer du même coup le fléau du chômage et du capitalisme.

__Ce n’est que sur cette base que peut s’établir la véritable valeur sociale du travail, dont les travailleurs sont actuellement dépouillés par le système en place.

__Cette valeur sociale du travail enfin établie sera la nouvelle valeur d’échange entre travailleurs permettant de refonder un nouveau système économique à la fois véritablement social et écologique.

********************************************************************

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/20/ghosn-lantithese-du-gilet-jaune/

 

 

 

Sur le même thème:

Tous à Paris Samedi 24 !!

.

.

En vue d’ouvrir une perspective politique

pour construire une alternative durable,

En avant vers la création d’un Collectif

Pour la Valeur Sociale du Travail !

LE TEXTE EN VERSION PDF:

.

.

La goutte de trop!

Collectif « Pour la valeur sociale du travail ! » – Contactez-nous : valeursocialetravail@protonmail.com

**************************

.

Sur le même thème:

.

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/24/jour-de-colere-a-paris/

.

****************

.

Gilets Jaunes : Roanne Mably RÉSISTANCE !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/gilets-jaunes-roanne-mably-resistance/

.

*****************************

.

Du 17 au 24 Novembre, le combat continue… Vers une alternative anticapitaliste!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/du-17-au-24-novembre-le-combat-continue-vers-une-alternative-anticapitaliste/

.

*******************************

**********

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.