St Etienne : La Loire en Colère Se bouge pour le 17 NOVEMBRE !!

 

 

St Etienne :

 

 

La Loire en Colère

 

Se bouge pour le 17 NOVEMBRE !!

Nous republions ici un message adressé à la Tendance Claire du NPA, par la section de St Etienne, qui refuse la fatalité imposée par la clique « médiatique » Poutou-Besancenot et la majorité de la direction du NPA !

A noter, sur le site Tendance Claire, une importante rubrique consacrée au 17 NOVEMBRE , sous forme d’une compilation d’articles divers, mais dont la majorité, par contre, s’exprime assez nettement en faveur du mouvement… !

https://tendanceclaire.org/article.php?id=all&keyword=17novembre

On y retrouve, du reste, notre « Lettre ouverte » :

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=30884

Suite à sa republication sur NNSRST ! :

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/11/08/a-propos-du-17-novembre-lettre-ouverte-aux-syndicats-et-partis-de-gauche/

 

 

Camarades,

nous prenons la liberté de vous écrire pour vous présenter ce que nous contribuons de faire avec le « mouvement » La Loire en Colère en appelant au blocage le 17 novembre 2018.

Tout d’abord, quelques arguments contre le 17 novembre à évacuer.

La première infox (c’est le nouveau nom des fake news), c’est un appel lancé par la fachosphère. Non. Comme vous pouvez le lire en allant sur Pour une Baisse des Prix du Carburant à la Pompe, le site sur lequel est posé la pétition. Que des partisans de l’extrême droite essaie de récupérer cet appel, c’est un signe que cet appel fait mal.

Et ce n’est pas le ralliement daté du 26 octobre de Le Pen Marine et de Dupont-Aignan Nicolas qui change à l’affaire. Pour certains d’entre-nous, nous nous y intéressons depuis un peu avant le 20 octobre.

La deuxième infox, c’est le patronat des Transports qui aurait lancé cet appel. Ce qui est sûrement vrai, c’est qu’il a profité de l’appel au 17 novembre pour avancer ses billes. Pour eux, et il faut distinguer les grands groupes et les propriétaires d’un seul camion ou de deux, l’inquiétude c’est la suppression des avantages fiscaux liés à l’utilisation du Diesel. La taxe est passée de 44,19% en 2012 à 60,75% en 2018, soit + 37%. Les ristournes consenties représentent environ 900 millions d’euros pour le gazole routier. Ces ristournes font environ un peu moins de 20% de la note TVA+TCIPP. Ce qui est sûr, c’est qu’une très faible partie des taxes issues de la vente de produits pétroliers (60% sur le diesel ou 63% sur l’essence) est et sera consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le but de cette taxe, c’est de faire rentrer des thunes dans les caisses de l’État pour pouvoir sponsoriser le patronat et les riches. Et cet aspect n’est qu’une illustration de la politique du gouvernement qui vise à marginaliser l’impôt sur le revenu, qui est progressif et théoriquement redistributif, par des taxes qui, elles, touchent tout le monde. Pour un salarié au SMIC, entre 10% et 20% de son revenu passe dans la TVA et autres taxes. Notez en passant que dans le cas de l’essence ou du diesel, la TVA (20%) s’applique sur la taxe sur produits pétroliers !

Certains nous reprochent d’avoir choisi le samedi pour notre action. Désolé, nous n’avons pas choisi. De plus, il me semble qu’une partie du mouvement syndical s’était rallié à la « marée populaire » au mois de mai, même si ça n’a pas été une « grande marée ».

Nous ne nous étendons pas sur le caractère nécessaire, « en région » comme ils disent, de disposer d’une voiture. La politique de l’État de fermeture des lignes SNCF non-rentables selon les décideurs, les difficultés des transports en commun par autobus, rendent quasi-impossible le fait de se passer de voiture. Et pour tous les salariés travaillant avec des horaires atypiques (travail de nuit, travail posté, astreintes, travail itinérant chez des clients, …), ne pas avoir de voiture signifie un renoncement quasiment certain à tout travail.

Eh oui, il y a eu des grèves, des manifestations, des rassemblements. Et ils sont loin d’avoir fait le plein. C’est exact. Une des causes, c’est la précarité, l’éclatement des salariés en plusieurs « entreprises » travaillant dans la même usine. D’abord les « intérimaires », ensuite les prestataires de service (maintenance, gardiennage, accueil, nettoyage, restauration, secrétariat et je pense que j’en oublie). Enfin, les sous-traitants dans de petites boites en général soumise à la volonté des donneurs d’ordre (et dans la Loire, il y en a beaucoup). Dernière roue du char du capital : les stagiaires… Cet éclatement du travail, la précarité, les contrats courts ou très courts, l’intérim à répétition n’aide pas à l’organisation ouvrière. Et dans la Fonction Publique le précariat a des formes souvent plus violentes.

Toutes les causes précédemment évoquées ne sont pas des excuses. C’est la réalité. Mais refuser de participer au 17 novembre en prétextant que « quand il fallait faire quelque chose vous n’avez rien fait », c’est un peu hypothéquer l’avenir.

Sur les marchés, dans la rue, les gens expriment deux choses. A la fois, leur colère et leur impuissance. Il faut s’appuyer sur la colère pour vaincre le sentiment d’impuissance. Le 17 novembre, nous proposons quelque chose de concret, qui engage, qui motive.

Nous n’avons pas plus de propositions à vous faire. Il vous appartient de vous déterminer et déterminer les modalités de votre inscription dans cette « marée » populaire. Pour notre part, nous nous tenons à votre disposition pour toute rencontre ou demande d’information.

Salutations camarades.

Saint Etienne, le 28 octobre 2018

Brice Telki, Denis Rivier

Nos coordonnées: Denis Rivier – denis127@free.fr: 06 88 97 47 41

https://www.anti-k.org/2018/11/01/appel-pour-le-17-novembre-lettre-aux-organisations-syndicales-politiques-et-associatives/

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=30716

 

 

*******************************

 

 

https://i0.wp.com/www.anti-k.org/wp-content/uploads/2017/04/bonnets-rouges.jpg?zoom=0.800000011920929&resize=677%2C510&ssl=1

 

 

Denis, Saint Etienne le 27 octobre 2018

Il y a en fait 3 types d’arguments qui sont avancés contre une participation au 17 novembre.

Le premier, c’est un truc de la « fachospère ». D’une certaine façon quand on voit qui s’y intéresse, on est surpris de la variété des signataires et du contenu de la pétition. A noter dans Libération d’aujourd’hui (samedi 17), un Checknews sur l’origine de l’appel   ( https://www.liberation.fr/checknews/2018/10/26/hausse-du-prix-de-l-essence-qui-est-a-l-origine-dumouvement-du-17-novembre_1688018 ).

 

Le deuxième argument, c’est le lobby des transports qui organise ça. C’est un peu complotiste, non. Mais ce n’est pas le problème. Ce qui est sur, c’est qu’une très faible partie des taxes issues de la vente de produits pétroliers (60% sur le diesel ou 63% sur l’essence) sera consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique. Contre-argument complotiste, c’est le gouvernement qui fait courir les bruits concernant la fachosphère et les transporteurs routiers pour dissuader les partisans de la « gauche » de soutenir le 17 novembre. (Eh oui)

Autre argument, c’est du poujadisme, le truc des années 56 dont Le Pen est le rejeton… C’est peut être du « poujadisme ». Mais quand on habite un peu loin d’une ville importante, vu l’absence ou l’insuffisance des transports en commun (avec la liquidation en cours des petites lignes impulsée par la SNCF), une voiture individuelle est nécessaire, indispensable. Ou quand on a des horaires « atypiques » (et ça concerne pas mal de monde), travail de nuit, travail posté, astreintes nocturne.

D’autres arguments plutôt pour :
C’est pas politique. Dire ceci, c’est se placer à la remorque du sens commun. Ce que dit ma concierge. Au contraire, c’est très politique. C’est ouvertement dirigé contre le gouvernement et le budget de misère qu’il prépare. Dire « C’est pas politique », c’est se traîner à la remorque de ceux qui expliquent à longueur de médias que nous ne sommes pas assez au courant, que c’est très compliqué, etc… En plus, la politique de Macron, c’est haro sur l’impôt sur le revenu, vivent les taxes.
Dans le projet de budget, les taxes occupent 53,4% du budget de l’état et c’est superbe les taxes.

Les pauvres les paient, les riches beaucoup moins, sauf quand ils achètent des trucs de luxe. Encore que, savez-vous que grâce à notre législation fiscale, on peut faire enregistrer une Maserati comme véhicule utilitaire… Sans commentaires.

Une autre série d’arguments « contre » dit : « Vous n’étiez pas là sur la loi Kohmri, ni sur le reste. Donc vous ne vous intéressez qu’à votre porte-monnaie (petit cela va sans dire). Et depuis quelques années, il y a eu nombre manifestations, rassemblements, contre les différentes mesures gouvernementales. J’entends. Avec la crise, l’explosion de la précarité, beaucoup de salariés sont réticents à l’idée de se manifester publiquement contre leur employeur. D’une certaine façon, les directions syndicales en tiennent compte en appelant des manifs à une heure où les délégués peuvent y aller sans perdre trop de salaire. Il y a des militants convaincus qui participent
régulièrement, mais dans les cortèges beaucoup de « têtes blanches ou grises » aujourd’hui. Je fais partie de ceux qui manifestent, mais, on est loin d’être la majorité. De plus depuis le CPE, le Contrat Première Embauche, une prouesse de Villepin en 2006, il n’y a pas eu beaucoup (et même il n’y a pas eu) de victoires emmenés par les syndicats. Cela se traduit par une faiblesse du mouvement syndical. C’est clair. Une camarade me disait : « Les organisations ouvrières ne sont pas assez fortes et déterminés ». C’est vrai. Mais elles ont scié la branche sur laquelle elles étaient. Douze années de fixation sur le dialogue social, les rencontres avec le (ou la) sinistre du travail, le premier sinistre voire avec le président, sans compter la gestion des institutions paritaires… Je ne suis pas contre les syndicats, mais Bastille-Nation ou Bourse du Travail – Place Jean Jaurès (c’est l’itinéraire à Saint Etienne), ça permet de rencontrer des camarades mais ça ne mobilise pas tout le monde.

Pour ma part, je suis syndiqué, même en étant retraité. C’est un appel aux retraités qui s’ennuient. « Bloquer un samedi » ? Un autre argument. Je me souvient de l’appel à la « Marée » du mois de mai 2018. Il y a l’occasion là d’organiser une « Marée Rouge » de première bourre si on y va tous ensemble sans se raconter de faux arguments : les fachos, les transporteurs… Et voir comment on peut terminer l’après-midi du 17 sur une grande place, loin des temples de la consommation.
Sur les marchés, dans la rue, les « gens » expriment leur colère, une colère très forte. Ce qui manque, c’est pas la colère, c’est une perspective de combat concrète. En fait, il y a deux niveaux.
Une perspective immédiate de combat et une perspective politique. Dire « La lutte, la lutte, la lutte » cela ne suffit pas. Il faut avoir une perspective politique qui centralise ce combat. Je ne suis pas prêts à crier « Union, Action, Programme Commun » comme cela se faisait entre 1973 et 1981. Ni à hypothéquer toute lutte au nom de cette perspective politique. Ce qui est clair, c’est que les centrales syndicales ont abandonnées toute perspective de centralisation des luttes : rencontre interentreprises,
coordination régionale, voire nationale.

Enfin, il y a le précédent des « Bonnets rouges » (Les Bonnets Rouges). Beaucoup avaient traités les bretons en révoltes de « poujadistes », « réactionnaires », « productivistes ». . Ils s’opposaient à une décision présentée comme écologique.

Organisons une marée rouge en défendant nos revendications.

Denis, Saint Etienne le 27 octobre 2018

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=30649

https://www.anti-k.org/2018/11/01/appel-pour-le-17-novembre-lettre-aux-organisations-syndicales-politiques-et-associatives/

 

 

Publicités

2 commentaires

  1. Mer17 Nov. 2018 : On a raison de se révolter.
    Défendre le climat ? Elle bien bonne … ! (>>>NDLR>>>ELLE EST BIEN BONNE…!)
    Les sans-dents sont de sortie. Un mouvement d’une ampleur inégalée va occuper le terrain favori des révoltes et des protestations : la rue.
    La compréhension de l’illusion électorale se faisait jour depuis longtemps dans ce pays. Mais là, trop c’est trop. Les urnes ont trop longtemps servi de tombeau des illusions, les « sauveurs suprêmes » ont tellement menti, que le peuple a décidé de s’exprimer lui-même. Au-delà du prix du carburant auquel tous les médias, les politiques et les directions syndicales tentent d’essayer de cantonner le mouvement du 17 Novembre, c’est bien à une prise de conscience globale dont notre peuple fait l’expérience. Car loin de « l’enjeu climatique », cache sexe des politiques d’appauvrissement et d’asservissement idéologique, le peuple de France en assez. Assez de payer des impôts (qui vont où ?), assez de la suppression, d’hôpitaux, de maternités, (au profit de qui ?) ; assez, après une vie de labeur, de recevoir une retraite misérable… Il faut en finir avec ce mythe de « l’enjeu climatique ». Si demain nous payons plus cher le carburant nos voitures seront-elles moins polluantes ? Evidemment non ! Donc on nous punit. Punis d’avoir besoin d’une voiture pour amener ses gosses à l’école, punis d’aller au boulot en bagnole, punis d’avoir besoin d’un utilitaire pour être artisan, ambulancier ou marchand ambulant. C’est trop facile, mais c’est aussi trop gros. Tout le monde a une voiture, et s’en sert ! Inutile d’être un génie politique pour imaginer de faire payer tous « ces gens qui polluent en roulant ». Mais le prétexte est bidon. Malgré le matraquage idéologique sur le climat, nous ne pouvons oublier que : a) Gros navires porte containers (plus de 93 000 sur les mers), avions, polluent à eux seuls des milliers de fois plus que les automobiles de la planète entière. b) Le cours mondial du pétrole flamberait, d’où l’augmentation des taxes. Faux : comme le montre le schéma ci-contre. L’écologisme c’est de l’enfumage. La vraie pollution est mentale. Depuis des années les « verts » ont fait leur trou dans les bonnes places des planques politiques. L’écologie c’est leur gagne-pain. Ecoutez ces chefs de la gôche, tous plus écolos les uns que les autres, ils disent soutenir le mouvement en cours mais ne pas vouloir remettre en cause ce qu’ils appellent « la transition écologique ». Ils veulent mendier une baisse à la pompe mais colportent le mensonge qui justifie d’avance tous les braquages fiscaux que nous allons devoir subir si nous laissons faire ce gouvernement. Au fond ils ont peur de nous. Il y a quelques jours encore Mélenchon trainait les pieds pour savoir s’il allait marcher aux côtés du Front National le 17/11 ! Les trotskystes de Besancenot nous traitent de « poujadistes ». Tous ces gens, anciens ministres, députés européens, nationaux, élus de villes, de Conseils Départementaux
    sont loin de nous. Loin du mouvement. Tout comme les directions syndicales dont les échecs sont dans la mémoire de tous : loi El Khomri, les retraites, le statut des cheminots… Directions syndicales justes bonnes à organiser des manifs enterrements sur fond de musique techno. Justes bonnes à être des « partenaires sociaux » pour bénéficier des largesses du patronat et de l’Etat, justes bonnes à faire vivre une poignée de permanents qui ont INTERET à ce que cela dure.
    Le mépris du peuple. Ce qui caractérise tous ces gens (peu nombreux, mais puissants par les pouvoirs qu’ils détiennent), gens du gouvernement, des partis quel qu’ils soient, des syndicats c’est le mépris qu’ils affichent de ce peuple, NOUS, qui serions des éternels mineurs qu’il faudrait guider. Il y a peu encore certains nous disaient qu’ils ne feraient pas d’actions aux côtés du Front National, et puis comme le mouvement s’amplifiait ils ont cessé leur charabia. Dans ce mouvement il n’est question que de lutte pour la dignité et la survie. Il s’agit d’un mouvement populaire d’ampleur qu’on ne peut réduire à une masse informe et inconsciente d’électeurs déçus, de gens aigris ou de partisans fanatiques. Dans toute l’histoire des mouvements spontanés des peuples, de 1789, en passant par 1830, 1848, La Commune, Mai 68 ; il s’est présenté des « hommes providentiels », pour nous montrer la voie (la « bonne » voie bien sûr !), il est apparu des donneurs de leçons, qui dès la tempête passé ont remisé leur grandes phrases dans leur tiroir aux accessoires. Il n’est question, en ce 17/11, que de reconquérir – ENSEMBLE – ce qu’on nous a appris à oublier : la solidarité dans l’adversité, la prise de conscience qu’ensemble on est fort et que eux tous avec leurs discours, leur climat, leur Europe, on ne les croit plus. Nous, communistes accueillons ce mouvement comme le premier signe, après des décennies de servitude, de l’éveil d’un sentiment collectif nouveau, porteur d’avenir. Nous communiste, saluons tous ceux qui – et pour beaucoup la première fois – vont montrer aux gouvernants et à leur larbins ce qu’un peuple est capable de faire. La bourgeoise a plus d’un tour dans son sac et les mois à venir nous verrons comment, avec ses collaborateurs de gôche – elle va tenter de faire tomber la pression. Quelle que soit la suite des événements, le 17 Novembre 2018 doit être considéré comme une brèche dans laquelle des millions de gens vont faire l’expérience de la lutte de classe à grande échelle. Aux communistes d’être avec eux, parmi eux, pour expliquer qu’il n’y a rien de définitif et d’inexorable. Les causes de la misère, de la précarité, du chômage, de la malbouffe, de la pollution, de la guerre sont connues et les remèdes aussi.
    Nous n’avons ni à courber l’échine, n’y a nous mettre à genou devant les « puissants » de ce monde. C’est de notre travail, de notre misère, de leur propagande, de leurs valets politiques et syndicaux qu’ils tirent leur puissance.
    Nous ne sommes rien ? Soyons tout ! Organisation des Communistes de France – 11/11/2018 ocf@kominform.orgci de publier l’excellente analyse politique de l’OCF appelant à manifester le 17 novembre 2018

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.