Héritiers d’Octobre : Quelques éléments au débat…

Héritiers d’Octobre

Quelques éléments au débat…

 

Un camarade du Nord, militant des RCC-Cercle Henri Babusse nous écrit…

En fait, il nous renvoie une copie du texte

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

annotée directement par lui. La voici, en version PDF

Héritiers d’Octobre (annotés RCC )

(Pour comprendre les observations de ce camarade, il faut savoir que son groupe, RCC-Cercle Henri Barbusse, soutient que la Chine est actuellement un pays socialiste…!)

Et notre réponse, en deux mails :

Bonjour, camarade


Je vois que tu as pris le temps de lire ce texte, qui, comme indiqué, et quoi que déjà assez long, n’est qu’un résumé et ne peut donc traiter à fond chacune des questions abordées, ce que tu n’as pas forcément saisi, vu certaines de tes observations.

Mais je prend donc néanmoins la peine de te répondre, en me limitant à ce qu’il y a de plus essentiel, par priorité, et non selon l’ordre de tes observations, par conséquent.

Tout d’abord, la démarche de recherche historique, et surtout dialectique, selon la méthode du matérialisme historique, amène à tenir compte des faits, des sources, et non des préjugés, aussi bien intentionnés soient-ils.

Un élément t’a semble-t-il échappé dans cette démarche, c’est précisément que, historiquement, le XIXème Congrès y est considéré comme le dernier tournant où les idées et principes ML ont pu s’exprimer comme ligne directrice du Parti bolchévique:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/20/le-dernier-congres-bolchevique-ou-sest-exprimee-la-ligne-marxiste-leniniste/


Il est donc clair que cela inclus à la fois les idées exprimées par Staline dans son ouvrage de préparation,


http://michel.delord.free.fr/jstal-probecosoc.pdf

les textes et travaux du Congrès, et encore ensuite, les premières éditions du Manuel Économique de l’Académie, de 1954 et 1955, qui en sont encore un reflet assez fidèle.

http://bolshevick.org/books/politekonomiya.pdf

http://www.d-meeus.be/marxisme/manuel/manuel.html

Ton assertion selon laquelle je « refuserais » de me « confronter » à tel ou tel texte est évidemment une absurdité grotesque et puérile de ta part et tu devrais le savoir, ou bien feins-tu de l’ignorer, vu le nombre d’études parues à ce sujet sur TML…!??

Mais ce qui est plus important, c’est la confusion qui se dégage de tes observations concernant le rapport entre loi du marché (loi de l’offre et de la demande) et loi de la valeur!

En fait tu nie carrément l’existence de la loi du marché, ce qui est tout de même un comble pour un marxiste…:
( le ‘’marché’’ n’est pas une loi, mais fonctionne avec ses lois dont notamment la loi de la valeur, laquelle se divise en valeur d’usage et valeur marchande, etc)


Alors que Marx a notamment consacré une bonne partie du Livre III du Capital, à ce sujet, et principalement le chapitre 10, que tu devrais donc relire d’urgence, avant de pouvoir t’engager dans un tel débat…

Le processus courant, tant chez les trotskystes, qui le tiennent de Trotsky lui-même ( voir Raptis et les textes de Trotsky sur le sujet), que chez les révisionnistes dit « modernes » est précisément d’entretenir en permanence la confusion entre ces deux lois économiques, et c’est précisément ce qu’ils ont fait, notamment à partir de 1957, avec le Congrès des économistes, qui a donc presque immédiatement suivi le XXème Congrès du PCUS, avec la consécration du khrouchtchevisme.

Mais d’une manière générale, il semble que tu n’as pas non plus compris grand chose à l’ouvrage de Staline auquel tu prétends te référer…
En effet tu fais un paquet pour le tout carrément anti-dialectique et même factuellement faux entre trois notions
__plus-value
__loi de la valeur
__persistance du marché

Mais il est flagrant, déjà, que ta phrase est peu claire:
(pourquoi ‘’même dans l’économie capitaliste’’ ? expression bizarre, car c’est là une clef fondamentale qui explique la plus value, cette loi en raison même de la persistance du marché sous le socialisme ne peut être aboli comme le rappelle Staline)

Essayons néanmoins…
__La plus-value est bien évidemment liée dialectiquement à la loi de la valeur, mais elle réside dans la différence entre valeur d’échange et valeur d’usage, concernant la force de travail, et même si elle a bien aussi un rapport dialectique au marché, elle n’y trouve donc nullement son origine.
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/04/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/


Le fait qu’elle persiste dans la phase de transition, bien que resocialisée dans son utilisation, n’a donc rien à voir avec le fait que le marché y persiste ou non….!

__la persistance du marché est-elle inévitablement liée à la phase de transition? La fin de la NEP est déjà, en URSS, une réduction considérable de son emprise, sinon son élimination totale. Le seul « marché » qui reste est celui de l’échange des produits kolkhoziens, et il reste éventuellement sous le contrôle  de l’État, pour ce qui est des prix.


De plus et surtout, il n’est pas considéré, précisément par Staline lui-même, comme un élément permanent et durable du socialisme, et tendait à se réduire, et même disparaitre à terme, en tant que « marché », précisément, si la ligne du XIXème Congrès avait été suivie…

Ce sont même les mots conclusifs de son ouvrage:


« La question se pose : qu’Est-ce donc que le kolkhoze possède en propre, où est la propriété kolkhozienne dont il peut disposer eu toute liberté, comme il l’entend ? Cette propriété, c’est la production du kolkhoze, le fruit de la production kolkhozienne : blé, viande, beurre, légumes, coton, betterave, lin, etc., sans compter les bâtiments et les exploitations personnelles des kolkhoziens dans leurs enclos. Le fait est qu’une partie considérable de cette production, les excédents de la production kolkhozienne arrivent sur le marché et s’intègrent de cette façon au système de la circulation des marchandises. C’est ce qui empêcha actuellement d’élever la propriété kolkhozienne au niveau de propriété nationale. C’est donc de ce côtélà qu’il faut activer le travail pour élever la propriété kolkhozienne au niveau de propriété nationale.

Pour élever la propriété kolkhozienne au niveau de propriété nationale, il faut que les excédents de la production kolkhozienne soient éliminés de la circulation des marchandises et intégrés au système d’échange de produits entre l’industrie d’État et les kolkhozes. Là est l’essentiel.

Nous n’avons pas encore de système développé d’échange de produits, mais il existe des embryons de cet échange sous forme de « paiement en marchandises » pour les produits agricoles. On sait que la production des kolkhozes cultivant le coton, le lin, la betterave, etc., est depuis longtemps « payée en marchandises » ; il est vrai que cela ne se fait que partiellement, pas en totalité, mais cela se fait tout de même. Remarquons en passant que le terme « paiements en marchandises », n’est pas heureux, qu’il faudrait le remplacer par « échange de produits ». La tâche est d’organiser dans toutes les branches de l’agriculture ces embryons d’échanges de produits et de les développer pour en faire un vaste système d’échange, de façon que les kolkhozes reçoivent pour leur production de l’argent, mais surtout les articles dont ils ont besoin. Ce système nécessitera un accroissement considérable de la production livrée par la ville au village ; il faudra donc l’introduire sans trop de précipitation au fur et à mesure de l’accumulation des articles produits par la ville. Mais il faut l’introduire méthodiquement, sans hésiter, en restreignant pas à pas la sphère de la circulation des marchandises et en élargissant la sphère des échanges de produits.

Ce système, en restreignant la sphère de la circulation des marchandises, aidera à passer du socialisme au communisme. En outre, il permettra d’inclure la propriété essentielle des kolkhozes, la production kolkhozienne, dans le système d’ensemble de la planification nationale.

Ceci sera un moyen réel et décisif pour élever la propriété kolkhozienne au niveau de propriété nationale dans nos conditions actuelles.

Ce système est-il avantageux pour la paysannerie kolkhozienne ?

Il l’est incontestablement. Avantageux parce que la paysannerie kolkhozienne recevra de l’État des produits en quantité beaucoup plus grande et à des prix meilleur marché qu’avec le système de circulation des marchandises. Tout le monde sait que les kolkhozes qui ont passé des contrats avec le Gouvernement pour des échanges de produits (« paiement en marchandises ») bénéficient d’avantages infiniment plus grands que les kolkhozes qui n’en ont pas conclu. Si l’on étend le système d’échanges des produits à tous les kolkhozes du pays, toute notre paysannerie kolkhozienne bénéficiera de ces avantages.  28 septembre 1952. « 

Prétendre que le marché est inhérent au socialisme, c’est précisément ce que font tous les révisionnistes…
Alors qu’il était clair, pour Staline et les ML de son temps, que le socialisme est bien une phase de transition et doit donc évoluer progressivement vers un type d’échange non marchand, au sens ou s’exerce le marché libre, induisant la loi de l’offre et de la demande, la loi du marché, et non la loi du plan.

Le fait que la loi de la valeur puisse être utile pour établir le plan, de la façon, notamment expliquée par Marx dans la Critique du Programme de Gotha, et reprise par Staline lors du XIXème congrès, et ensuite, par le Manuel Économique, dans ses deux première éditions, ce fait n’a précisément qu’un rapport indirect au marché, totalement absent, du reste, du texte de Marx, et pour cause, mais tout à voir avec la correspondance entre les besoins sociaux définis par le plan et les forces productives disponibles et à développer pour les satisfaire, les uns et les autres pouvant, précisément être évalués en valeur-travail.(Dans ce sens, il y a « échange marchand », donc « marchandise », mais pas nécessairement « marché »>>>loi de l’offre et de la demande, qui disparait, à terme, avec la réalisation du plan )

« Par conséquent, notre production marchande n’est pas une production marchande ordinaire, elle est d’un genre spécial, une production marchande sans capitalistes, qui se préoccupe pour l’essentiel des marchandises appartenant à des producteurs socialistes associés (État, kolkhozes, coopératives), et dont la sphère d’action est limitée à des articles de consommation personnelle, qui ne peut évidemment pas se développer pour devenir une production capitaliste et doit aider, avec son « économie monétaire », au développement et à l’affermissement de la production socialiste.  

Aussi ont-ils absolument tort, ceux qui déclarent que, du moment que la société socialiste maintient les formes marchandes de la production, il y a lieu, soit-disant, de rétablir chez nous toutes les catégories économiques propres au capitalisme : la force de travail comme marchandise, la plus-value, le capital, le profit du capital, le taux moyen du profit, etc. Ces camarades confondent la production marchande avec la production capitaliste et estiment que, du moment qu’il y a production marchande, il doit y avoir aussi production capitaliste. Ils ne comprennent pas que notre production marchande se distingue foncièrement de la production marchande sous le capitalisme. »  (page 9)

Cette confusion entre loi du marché, que tu nies, en fait, et loi de la valeur ressort nettement de tes observations:
(‘’ la loi de la valeur continue de s’y exercer assez sensiblement de la même manière que sous le capitalisme’’, ce passage est aussi bizarre, car l’expression de la loi de la valeur est liée à l’existence en soi du marché, est ce un référence ici à ‘’l’offre et la demande’’, ceci mérite explicitation!!?)

(‘’la loi de l’offre et de la demande n’y joue donc plus de rôle’’, puis “la loi de la valeur y joue en pratique un rôle nécessairement important, vu sous cet angle’’, finalement c’est confusionniste d’autant plus que la force de la loi de la valeur est déterminée aussi par “ la répartition de la production se faisant à la fois en fonction des besoins définis et de la capacité de travail et de la part prise au travail par chacun, la valeur-travail reste la mesure fondamentalement essentielle pour cette répartition’’, on touche là la question du niveau de développement des forces productives. C’est là un aspect du débat sur les expériences de ‘’socialisme de marché ‘’de la Chine, du Vietnam, de Cuba et de la Corée du Nord.)

L ‘idée d’utiliser la loi de la valeur de cette nouvelle manière pour l’établissement du plan n’est apparue dans les débats économiques en URSS qu’après guerre, et elle n’a donc abouti, très provisoirement, qu’au XIXème Congrès, avant d’être aussitôt rejetée, en pratique, par les khrouchtchéviens, mais d’abord, formellement, déformée dans un sens révisionniste, inspiré des thèses trotskystes, même si indirectement, en vue de rétablir la loi du marché.

Ce sera donc l’objet d’un autre mail…

Luniterre

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Bonsoir, camarade

 

Je t’apporte en complément quelques éléments qui t’aideront peut-être à mieux comprendre le changement qui s’est opéré en URSS à partir du XXème Congrès et que tu tentes à tout prix de minimiser pour maintenir la fiction d’une URSS “socialiste” quoi que sous l’emprise du révisionnisme.

Révisionnisme que tu sembles avoir du mal à caractériser comme tel, de toute manière, vu que tu sembles préférer parler de “déviation de droite”, (voire “de gauche”!), et même de “sociale-démocratie”!

Tu nous dis:

avant c’est le triomphe de la déviation de droite vers la social-démocratie. Il n’y a donc pas eu de ‘’changement de la nature de classe’’,

Une remarque importante, déjà, sur le fait que ce propos contient sa propre négation…

En effet, on se demande bien où et quand la social-démocratie a eu une nature de classe prolétarienne, et surtout, installée au pouvoir…!!

De plus on comprend mal pourquoi tu tiens également tant à minimiser, voire à nier carrément, la restauration du marché en URSS, alors que cela va dans le sens que tu préconises, avec ton organisation, en faveur d’un prétendu “socialisme de marché”!!

Il faudrait savoir…

Il y a peu de doc en français sur le sujet, mais néanmoins tu devrais connaitre l’étude de S. Roussel, publiée en 1972, et donc encore assez près des sources de la mutation révisionniste, à laquelle elle était manifestement favorable, son travail éludant, pour l’essentiel, les travaux et documents du XIXème congrès, et passant en quelque sorte directement de la fin de la NEP à la “réforme” khrouchtchevienne, présentée comme une antithèse du XIXème congrès et des principes staliniens.

En voici quelques extraits:

 

Le congrès des économistes de mai 1957…

La théorie défendue dans le manuel d’économie politique s’est révélée de moins en moins adaptée aux besoins de l’économie et ses faiblesses sont devenues évidentes à beaucoup.

… Par ailleurs, tout le monde est d’accord pour considérer que les théories soutenues dans le passé sont erronées :

a)  les thèses staliniennes ont, certes, constitué un pas en avant, mais il est faux d’affirmer : 1) que les biens de production ne sont pas des marchandises et qu’ils en ont seulement l’apparence ; 2) que la loi de la valeur dont l’action serait limitée à la sphère des biens de consommation n’agit sur la production que par l’intermédiaire des salaires ; 3) que la production marchande commence à entrer en contradiction avec la construction du communisme et qu’il est nécessaire d’organiser progressivement l’échange direct des produits .

b) la conception selon laquelle les fonctions de la monnaie se limiteraient à celles d’un instrument de comptabilité est également rejetée. Élaborée au moment où les économistes niaient l’existence de la production marchande et l’action de la loi de la valeur en régime socialiste, tout en reconnaissant la présence des catégories marchandes, cette théorie aurait compté, selon Ostrovitianov, encore des adeptes en 1957.

Enfin, si les discussions n’ont pas toujours été très positives, un consensus s’est néanmoins établi, sans ambiguïté sur un point: l’action de la loi de la valeur n’est pas limitée à certains secteurs, elle s’étend à toute l’économie.”

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Ainsi dès le Congrès de 1957, est-il généralement admis que l’action de la loi de la valeur s’étend à toute l’économie, qu’il s’agisse de biens de consommation ou de biens de ‘production et que, à l’exception de gens comme Sobol, les catégories monétaires-marchandes existent en système socialiste. Mais pour la plupart des auteurs, ces catégories héritées du passé, ne peuvent être considérées que comme une survivance. Utiles pendant la phase de transition, elles ne sont pas des catégories du socialisme et devront disparaître avec l’accession à la phase supérieure, avec l’avènement du communisme. Vers les années 60, un nouveau pas est, semble-t-il, franchi. Pour un auteur comme Kronrod (1), par exemple, les relations monétaires- marchandes ne doivent pas être considérées comme une survivance du passé résultant de l’existence de deux formes de propriété entre lesquelles s’effectuent les échanges par le moyen d’achats et de ventes, mais sont de l’essence même de la société socialiste, lui sont inhérentes du fait des contradictions qui sont propres à cette société et qui résultent de la division du travail. “

 

(1) la. A. Kronrod, Dengi v socialistiëeskom obSâestve (La monnaie dans la société socialiste), Moscou, 1960.

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1966:

Tout de suite après la réforme, un auteur comme G.S. Lisickin, par exemple, a pu soutenir des conceptions relativement hardies : le plan — qui conserve un rôle important — doit être établi à partir des indications fournies par le marché, doit être une émanation du marché, car, dit Lisickin : « la vie donne trop d’exemples que la loi de la valeur est le régulateur de l’économie »*.

enfin, il estime qu’il y a une modification des conceptions en profondeur et c’est sans doute là que se trouve la pierre d’angle de la réforme : le fait d’apprécier l’activité des entreprises en fonction des ventes et du profit réalisés donne un tout autre impact à la théorie du travail immédiatement social. La transformation de la marchandise en monnaie cesse d’être un acte formel et la vente permet désormais de savoir si le travail social est utilisé et réparti d’une façon judicieuse, de contrôler le bien-fondé des plans. C’est qu’en effet, nous dit-il « l’appréciation du travail utilisé dans une entreprise n’est plus l’affaire de cette entreprise, ni de l’organisme de planification, mais celle du consommateur. Indirectement, par le canal du commerce, c’est le consommateur qui exprime, en fin de compte, un jugement sur la question de savoir si une dépense en travail doit être faite et sa voix a un pouvoir prépondérant dans la détermination du rythme de croissance et du volume de telle ou telle production »*.”

( * G.S. Lisickin, Plan i rynok (Plan et marché), Moscou, 1966 )

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A propos de ce Lisickin, camarade, il se trouve que ces thèses sur le rapport entre “plan” conçu ainsi et marché sont exactement celles …de Trotsky!! Ce sont celles qu’il a constamment défendu, aussi bien sous la NEP que par la suite.

Même du point de vue de l’analyse du système capitaliste, elle sont en contradiction avec le marxisme en ce qu’elles accordent un rôle régulateur au marché, à la loi de l’offre et de la demande, alors que c’est précisément l’inverse qui se produit, à savoir que la loi de l’offre et de la demande engendre nécessairement les distorsions qui sont à l’origine des crises, et que c’est la loi de la valeur qui tend à rétablir un équilibre précaire entre deux crises, bien qu’elle corresponde à la réalité des valeurs autour desquelles oscillent les prix, sans pouvoir s’y fixer durablement.

(Voir Marx, Capital, Livre III, chap 10)

 

Ces thèses, anti-marxistes, et qui n’ont pas plus de validité sous un régime que sous l’autre, ne visent qu’à masquer vaguement, derrière un discours “de gauche”, le ralliement total de ces pseudos-”économistes” au capitalisme et à l’économie de marché, qui n’a de “sociale” ou de “socialiste” que le nom qu’on veut bien lui donner… (“social-démocrate”…!!!)

 

Enfin, beaucoup d’observations que tu fais sur ce texte tombent à plat, vu que la réponse se trouve généralement quelques lignes plus loin…

Mais le cas inverse se trouve aussi… Ainsi une section entière semble échapper à ta critique alors qu’elle constitue une réponse de fond à des remarques ultérieures, qui tendent à indiquer que tu as sauté le passage ou bien que tu ne l’as pas compris…

C’est le cas pour la nature de classe de la bureaucratie khrouchtchevienne, dont la formation est expliquée en tant que classe se détachant par sa base sociale et économique d’une simple bureaucratie freinant le bon fonctionnement d’un service par son incompétence. La différence étant expliquée dans le texte, le mieux est que tu le relise.

De même, il est justement expliqué pourquoi le “capitalisme d’État” n’est pas un système en soi, et donc pourquoi le Khrouchtchevisme n’est pas un “capitalisme d’État”, même si des éléments de capitalisme d’État régressifs sont le moyen essentiel de restauration du capitalisme en URSS.

Ce qui le caractérise, en fin de compte, c’est son aspect “national”, à l’instar du “maoïsme”, du “chavisme”, etc… En un sens, la Russie de Poutine est effectivement plus près de l’URSS de Brejnev et Khrouchtchev que de la Russie de Eltsine, et c’est ce qui est expliqué vers la fin du texte.

Mais tous ces régimes “nationaux”, de bourgeoisies “nationales”, plus ou moins “bureaucratiques” selon les cas, ne sont en rien des régimes socialistes, quoi qu’ils s’en réclament parfois. (Poutine a en plus l’honnêteté d’échapper à cette hypocrisie, même si d’aucun tentent de l’en affubler!)

Mais ces régimes, néanmoins, nécessitent notre soutien lorsqu’ils sont confrontés à l’agressivité impérialiste. L’URSS de Khrouchtchev et Brejnev a continué de soutenir des luttes anti-impérialistes, même si ce n’était pas sur une base de lutte de classe. Alors que la Chine de Mao a collaboré, pour l’essentiel, avec l’impérialisme US, à partir de 1972.

Quant à la “Chine socialiste” d’aujourd’hui, c’est bien ça qui est une galéjade dans la pseudo-”gauche” française!

Enfin, un dernier point qui semble t’échapper: la théorie gauchiste selon laquelle la loi de la valeur ne s’applique pas au socialisme est bien celle qui a dominé, de la fin de la NEP, (et même pendant, pour ce qui concerne le secteur économique socialiste), jusqu’aux débats menant au XIXème Congrès, en 1952.

C’est simplement un fait… Ainsi Louis Ségal, grand théoricien de son époque, et on ne peut plus stalinien, écrivait en 1936:

Dans la société socialiste, le travail ne revêt pas la forme de la valeur et ne se manifeste pas comme propriété de la marchandise. Mais cela ne veut pas dire que la loi de la valeur ne disparaît que lorsque la société socialiste est déjà entièrement construite et que dans la période de transition vers le socialisme la loi de la valeur continue d’être en vigueur. La loi de la valeur, comme loi du développement social, est abolie dès le commencement de la période de transition. La dictature du prolétariat une fois instaurée, la société s’engage dans la voie de l’abolition de la production marchande et de son remplacement par la production socialiste. “

 

Il faut donc étudier sérieusement l’histoire et ne pas se contenter de rabâcher des brochures de propagande mal ficelées et mal digérées…

 

Bon courage à toi et à tes camarades,

Luniterre

 

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UNE RÉPONSE DU CAMARADE ET LA NOTRE, A LA SUITE…

 

Bonjour Camarade Luniterre,

Il y a manifestement des compréhensions différentes entre nous des interventions de Staline rappelant à certains économistes soviétiques leurs errements sur la place et le rôle du marché, ses lois, leurs manifestations et comment cela peut être mis au service à la fois du développement national des forces productives et le socialisme dans la perspective du passage au communisme.

Là se situe le nœud de nos divergences. C’est aussi la problématique à laquelle sont confrontés les PC et et Etats rescapés du camp socialiste.

Staline rappelait que les lois de la nature tout comme de l’économie ne peuvent être “aboli”, on ne peut qu’œuvrer à restreindre les manifestations de celles ci en réunissant les conditions matérielles du développement des lois de l’économie socialiste, première phase du communisme. Ceci peut s’opérer progressivement ou en accélérer dépendamment de la situation concrète du niveau de développement des forces productives qui déterminent aussi le niveau des rapports sociaux.

Le marché de type particulier dont parle Staline en URSS – relativement réduit pour l’essentiel aux Kolkhozes – est ainsi à situer dans le cadre de l’alliance entre le prolétariat et la paysannerie pauvre et moyenne, fondement de la dictature ou la démocratie du pouvoir prolétarien en URSS.

 

D’autres expériences inspirées de la matrice des révolutions du XXéme – Chine, Corée, Vietnam, Cuba – et du XXIéme siècle offrent et offriront une variété de prégnance du “marché de type nouveau” selon les étapes du processus révolutionnaire dépendamment des tâches nationales, démocratiques et socialistes et leur rapport dialectique. Il y a une tendance chez toi, et c’est en cela que tes écrits (par alleurs d’un certain intérêt pour ne pas dire un intêrêt certain par leur accumulation de données malheureusement parfois mal digérées) à vouloir plaquer systématiquement le “modèle” soviétique sur les réalités d’autres expériences révolutionnaires. Or il s’agit de sinspirer et non pas de répéter l’expérience bolchevique comme guide pour l’action pour ne pas, en la matière, tomber dans la posture de “thalmudiste” comme le rappelait Staline sur la question chinoise en 1927.

Il ne s’agit point ici de la lettre, mais de l’esprit des synthèses et théories nées sous la plume de nos prédécesseurs communistes à partir des questions posées au courant du combat révolutionnaire. C’est là que pêche le raisonnement dogmatique doctrinaire qui tente de faire entrer par le forceps la “réalité” souvent mal perçue et comprise dans les préceptes théoriques tels qu’imaginés par une lecture livresque.

Pour prendre en compte mon observation critique sans le paraître toutefois, tu cites enfin des passages de Staline sur les problèmes économiques qui montrent bien à la fois l’état de niveau de construction du socialisme en URSS et les tâches qui en découlent pour avancer dans la direction du communisme. Et de la là tu m’attribues cette nouvelle bizarrerie selon laquelle “le marché est inhérent au socialisme”. Or, c’est Staline lui même qui montre que l’on ne peut abolir ni les “lois de la nature”, ni “ le marché et ses lois”.

Par contre tu introduits une autre bizarrerie les “lois du plan” (sic!!??), ce qui est confusionniste, car le gosplan, plan central, tient compte des lois de l’économie politique, du niveau des forces productives pour établir les obejctifs du plan quinquennal. C’est quoi donc “les lois du plan” ?

En outre tu oublies mon interpellation sur tes caractérisations “capitalisme d’Etat” versus “capitalisme monopoliste d’Etat” concernant le socialisme sous le pouvoir de révisionniste et même la Russie de la restauration capitaliste d’aujourd’hui; Dois je considéré que c’est une façon pour toi de reconnaître la bourde qui se tapit derrière ces notions ? De telles caractérisations antiscientifiques et antimarxiste-léninistes conduisent tout bonnement aux errements, hier de la ‘super puissance impérialisme soviétique’, de la Chine ou la Russie ‘impérialiste’, du ‘capitalisme d’Etat Cubain, Vietnamien’, etc. En fait au trotskisme ou la propagande bourgeoise dans une de ses multiples variétés.

Rien non plus sur l’économie souterraine et son développement d’abord souterrain comme son l’indique impulsé par les déviations de droite en matière économique (ce que tu décris relativement bien, mais en faisant l’apologie des déviations de gauche) qui a produit la fameuse “nomenklatura” sous le semi-trotskiste Krouchtchev puis le révisionniste Brejnev jusqu’à sa légalisation par Gorbatchev ce qui a donné les fameux “oligarques” tous issus du Pcus. Non l’URSS était socialiste sous les révisionnistes semi-trotskiste et sociaux démocrates, mais un socialisme miné par des processus de démantèlement progressif de droite et parfois même de gauche (Krouchtchev est son ‘passage au communisme dans 10 ans’, fantasme que Staline n’a jamais proféré). La nature de classe de l’Etat soviétique n’a changé qu’avec la restauration du capitalisme dans les années 89/91.

Prétendre que la social-démocratie n’a rien à voir avec le mouvement ouvrier est une absurdité et un négationnisme historique qui insulte Marx, Engels co-fondateur de la première Internationale puis après la mort de Marx de la seconde Internationale dont Lénine, Staline ont été membres avant sa faillite lors de la première guerre mondiale; C’est d’ailleurs pour l’essentiel après la seconde guerre mondiale que la social-démocratie est devenue au pouvoir de classe de la bourgeoisie social-impérialiste, expérience généralisée ainsi après l’expérience précédente Française (front populaire).

Enfin, il sert à quoi, mis à part l’exposé de l’immensité de connaissances, de citer des critiques confusionnistes d’hier, notamment de Staline sur les questions posées ? Nous avons surtout besoin aujourd’hui de comprendre l’essence du bolchevisme comme guide pour l’action pour contribuer au retour vers le futur communiste de l’humanité.

Bien à toi

Notre réponse…

Bonjour,

Ton problème, camarade, outre le plaidoyer, manifestement comique, mais emprunté à tes brochures de propagande pour le capitalisme « socialiste de marché », Chinois et autres, supposés « rescapés du camp socialiste », est que la seule argumentation qui te reste est de pure rhétorique, quand elle ne feint pas, tout simplement et pour l’essentiel, d’ignorer ce qui est pourtant clairement expliqué dans le texte…

Ainsi pour le thème du capitalisme d’État, résumé à nouveau dans ma réponse, en plus des éléments du texte que tu n’aurais donc pas lu entièrement, ou pas compris, encore une fois…! De plus, ce thème a déjà été traité plusieurs fois dans nos colonnes, notamment lors de controverses avec le canadien Robert Bibeau, et d’autres…

Et évoqué encore récemment ici:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

 
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

Et plus anciennement ici:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/20/lettre-ouverte-au-rocml-a-propos-des-sept-questions-sans-reponses/

Ainsi pour l’économie souterraine, qui est évidemment une des base de classe de la bureaucratie khrouchtchevienne, et surtout, par la suite, brejnevienne!

C’est une des bases du passage du simple phénomène « bureaucratique », nuisant simplement à l’efficacité, au phénomène d’accumulation primitive, constitutif d’une nouvelle bourgeoisie.

(Réalités déjà également évoquées dans d’autres études publiées sur TML, ce que tu feins aussi d’ignorer…)

Mais c’est précisément un argument qui milite contre ta propre rhétorique, visant à nier le caractère de classe du révisionnisme!

Quant à ton plaidoyer pour la sociale-démocratie, il fait simplement pitié par sa pseudo-« naïveté »…!

Personne n’ignore, évidemment, par exemple, que le parti bolchévique est lui-même issu d’une scission de gauche, mais pas seulement sur le papier, c’est à dire réellement prolétarienne, d’avec la sociale-démocratie russe… même si, comme son nom l’indique, elle était majoritaire dans ce parti (POSDR).

Pour le reste, ton seul argument « de fond » consiste à jouer sur les mots et à déformer carrément la pensée marxiste, que ce soit celle de Marx lui-même ou de Staline, en l’occurrence, sur les relations entre plan et « marché ».

Marché qui disparait bel et bien, en tant que loi de l’offre et de la demande, à partir du moment où le plan, répondant aux besoins, est réalisé.

Il n’y a pas à en sortir, sauf à vouloir à tout prix réintégrer le marché, alors qu’il n’y en a nul besoin…

Franchement, à moins d’aveuglement et de mécompréhension totale du marxisme, (mais ce qui revient au même, en pratique…), c’est là précisément une démarche typiquement révisionniste.

« Loi du plan »??? Oui, déjà, très formellement, le plan a une force de loi, dans les directives de la gestion du socialisme…

Ensuite, et encore plus fondamentalement, parce qu’il est le reflet concret des lois économiques du développement socialiste, telle que nommées, dans les circonstances de l’époque, par Staline lui-même, dans son texte!

Et plus fondamentalement, aussi et finalement, parce que ce texte, tout comme la Critique du Programme de Gotha, nous invite à réfléchir concrètement sur les possibilités de mettre le fonctionnement et le développement des forces productives en accord avec les besoins sociaux, et que cela ne peut venir, par définition et par expérience, ni du capitalisme, ni de son marché.

Il te reste encore la possibilité de jouer à l’infini sur les mots, entre les notions d’échange marchand et de marché, et je pourrais te citer encore cent fois assez clairement Marx et Staline à ce sujet, et tu me répondra en me traitant encore autant de fois et assez comiquement de « talmudiste » et de « trotskyste », bien qu’il ne faille sans doute pas, du moins supposons le, chercher de rapport entre ces deux épithètes, etc…

Bonne journée à toi,

Luniterre

 

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RE : LE MÊME MAIL ANNOTÉ EN ROUGE PAR LE CAMARADE, ET A NOUVEAU, EN BLEU, PAR MOI-MÊME, COMPTE TENU DU CARACTÈRE REDONDANT DE SES OBSERVATIONS, QUI NE NÉCESSITAIENT DONC PAS UNE RÉPONSE SÉPARÉE…

 

Bonjour,

 

En bleu, pour faciliter ta lecture… Quelques précisions sur ce que tu as décidément beaucoup de mal à comprendre, à supposer que tu essayes réellement, ce qui semble douteux, sur certains points, archi-redondants dans ce débat!!!

 

Ton problème, camarade, outre le plaidoyer, manifestement comique, mais emprunté à tes brochures de propagande pour le capitalisme « socialiste de marché », Chinois et autres, supposés « rescapés du camp socialiste », est que la seule argumentation qui te reste est de pure rhétorique, quand elle ne feint pas, tout simplement et pour l’essentiel, d’ignorer ce qui est pourtant clairement expliqué dans le texte… (le « tu » est malheureux car ce sont les brochures du Chb qui est, avec d’autres, CC59, etc, un des groupes de la reconstruction communiste en France)

Chacun s’approprie les béquilles mentales qu’il veut pour se rassurer dans ses préjugés… Certains pratiquent ainsi avec des vieilles brochures albanaises des années 70…  Les RCC ont créé leur propre matériel d’agit-prop, certes, mais cela n’en fait pas pour autant une référence…!

Ainsi pour le thème du capitalisme d’État, résumé à nouveau dans ma réponse, en plus des éléments du texte que tu n’aurais donc pas lu entièrement, ou pas compris, encore une fois…! De plus, ce thème a déjà été traité plusieurs fois dans nos colonnes, notamment lors de controverses avec le canadien Robert Bibeau, et d’autres… (il ne s’agit point de « thèmes traités » une fois pour toute, mais de la caractérisation sans aucune démonstration de l’URSS sous le règne des révisionnistes de « capitalisme d’Etat » pour ensuite caractériser sans aucune démonstration sérieuse encore une fois la Russie bourgeoise d’aujourd’hui de « capitalisme monopoliste d’Etat » ; ces procédés sont cavaliers et relèvent de méthode antiscientifique et anti-ML)

Si tu avais lu et compris les articles paru sur TML à ce sujet, la thèse du « Capitalisme d’Etat », comme celle du « Capitalisme Monopoliste d’Etat » concernant l’URSS, sont celles qui y sont CRITIQUÉES, et non adoptées!!!

L’URSS révisionniste y est caractérisée comme un capitalisme national bureaucratique d’État, à l’instar de la Chine maoïste ou du Venezuela chaviste, par exemple…

La Russie de Poutine rentre également dans cette catégorie de capitalisme national bureaucratique, mais actuellement en voie de mutation vers la forme Monopoliste d’Etat.

Et évoqué encore récemment ici:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

Et plus anciennement ici:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/20/lettre-ouverte-au-rocml-a-propos-des-sept-questions-sans-reponses/

Ainsi pour l’économie souterraine, qui est évidemment une des base de classe de la bureaucratie khrouchtchevienne, et surtout, par la suite, brejnevienne! (le « évidemment » ne le devient qu’après mon interpellation, mais là aussi accolé à l’expression « base de classe de la bureaucratie » est une phrase creuse qui n’éclaire en rien ni la nature de classe de l’Etat soviétique sous les révisionnistes, ni celle de la Russie bourgeoise compradore sous Yeltsine, ni celle de la Russie bourgeoise indépendante de l’impérialisme de Poutine)

Ce qui est évident, c’est que tu as du mal à lire exactement ce qui est écrit dans les textes, et non ce que tu crois y voir, en fonction de tes préjugés…!! Ce qui est déjà écrit, et depuis longtemps, dans les études citées et d’autres déjà parues sur TML n’a donc pas attendu tes « interpellations »!!

C’est une des bases du passage du simple phénomène « bureaucratique », nuisant simplement à l’efficacité, au phénomène d’accumulation primitive, constitutif d’une nouvelle bourgeoisie. ( l’économie souterraine a existé même sous Staline, elle était combattue, on l’élimine pas d’un coup de baguette magique, elle a été tolérée avec les révisionnistes comme conséquence des mesures de démantèlement progressif de l’économie socialiste – suppression des SMT, suppression du gosplan, introduction de catégories relevant de l’économe bourgeoise, etc – qui ont miné l’économie socialiste par un processus quantitatif à partir des années 56 jusqu’au saut qualitatif des années 89/91 de restauration du capitalisme ; on peut, comme tu le fais, aligner des mots ‘polémistes’ pour échapper à la précision et à la rigueur de l’analyse ML, rien n’y fait, car le Ml exige de fonder l’analyse sur des faits sur lesquels il faut séparer l’apparent de l’essence pour les comprendre du point de vue du prolétariat)   

Ce qui est également dit dans ce texte, comme dans les autres études, si tu avais compris, c’est précisément que la lutte de classe ne cesse pas, et donc que la classe bourgeoise khrouchtchevienne tire son origine et sa base sociale et économiques dans les luttes de classes qui ont évidemment eu lieu avant son accession au pouvoir, c’est à dire du vivant de Staline. Ce qui explique la facilité relative avec laquelle elle s’est emparée du pouvoir au moment de sa mort. Le rapport de force avait déjà été construit dans ces luttes anciennes.

 

(Réalités déjà également évoquées dans d’autres études publiées sur TML, ce que tu feins aussi d’ignorer…)

Mais c’est précisément un argument qui milite contre ta propre rhétorique, visant à nier le caractère de classe du révisionnisme! (c’est un peu fort de café cette affaire de « caractère de classe du révisionnisme », s’il y a ‘révision’ c’est au sein de la même classe sociale qu’une telle chose soit possible, mais est ce donc la classe bourgeoise qui « révise » l’idéologie du prolétariat, il suffit de poser la question pour faire apparaître l’absurdité de cette chose étrange et monstrueuse pour paraphraser le grand Lénine)

Le caractère de classe du révisionnisme, en tant qu’idéologie, tire évidemment son origine de sa base sociale et économique, c’est déjà ce qui a été dit et expliqué ci-dessus. Si tu ne vois pas le lien entre la base économique et sociale créée par l’économie souterraine et le développement de la bourgeoisie révisionniste, c’est uniquement ton problème…!!!

Quant à ton plaidoyer pour la sociale-démocratie, il fait simplement pitié par sa pseudo-« naïveté »…!

Personne n’ignore, évidemment, par exemple, que le parti bolchévique est lui-même issu d’une scission de gauche, mais pas seulement sur le papier, c’est à dire réellement prolétarienne, d’avec la sociale-démocratie russe… même si, comme son nom l’indique, elle était majoritaire dans ce parti (POSDR). (Ah ! vive lénine pour avoir « scissionné de gauche » d’avec le POSDR, mais alors A bas Marx et Engels d’avoir fondé la première Internationale et la Seconde Internationale « social-démocrate », nous ici dans une façon monstrueuse et étrange de faire l’histoire en niant un enseignement du matérialisme historique qui veut qu’une chose soit juste à un moment donné et erronée à un autre moment pazrce que les condtions matérielles qui la rendait juste ont laissé palec à d’autres conditions qui la rende injuste. C’est cela aussi être thalmudiste comme l’enseignaait staline à propos de la Chine en 1927)

Là tu tournes carrément en rond au fond du bocal de ta propre rhétorique… Pathétique!

Pour le reste, ton seul argument « de fond » consiste à jouer sur les mots et à déformer carrément la pensée marxiste, que ce soit celle de Marx lui-même ou de Staline, en l’occurrence, sur les relations entre plan et « marché ».

Marché qui disparait bel et bien, en tant que loi de l’offre et de la demande, à partir du moment où le plan, répondant aux besoins, est réalisé. (« le marché disparaît bel et bien » dis tu, c’est tout le contraire que dit justement Staline contre les « économistes » gauchistes soviétiques, manifestement camarades tu portes des lunettes déformantes pour lire ; Non le marché ne disparaît pas par le fait du saint esprit, il faut laisser cela au subjectivistes métaphysiques)

Le seul endroit ou Staline parle de « marché » encore survivant dans le socialisme en URSS à son époque, c’est précisément à propos du « marché » kolkhozien et pour expliquer le processus de sa disparition déjà en cours, via les échanges en nature… (passage final de son texte, entièrement cité dans ma première réponse).  Les lunettes déformantes sont donc, là aussi, celles qui sont solidement accrochées sur ton nez!

Il n’y a pas à en sortir, sauf à vouloir à tout prix réintégrer le marché, alors qu’il n’y en a nul besoin…

Franchement, à moins d’aveuglement et de mécompréhension totale du marxisme, (mais ce qui revient au même, en pratique…), c’est là précisément une démarche typiquement révisionniste.

« Loi du plan »??? Oui, déjà, très formellement, le plan a une force de loi, dans les directives de la gestion du socialisme… (Confusion totale entre loi faite par les humains qui a « force de loi » et lois de la nature ou/et de l’économie qui existent indépendamment de la conscience que les humains en ont ; c’est franchement pénible d’en revenir à rappeler ici Marx/Engels versus Hegel)

« Formellement » est-il précisé dans le texte…. Et factuellement aussi, donc… Nierais-tu, camarade, que les directives destinées à assurer la réalisation du plan avaient force de loi?  Encore une de tes « réflexions » particulièrement pathétiques…

Ensuite, et encore plus fondamentalement, parce qu’il est le reflet concret des lois économiques du développement socialiste, telle que nommées, dans les circonstances de l’époque, par Staline lui-même, dans son texte! (Oui, le plan scientifique doit tenir compte (et non refléter) des lois de la nature ou de l’économie, notamment du marché qui doit justement reflèter l’alliance ouvrière et paysanne, celle de la ville et de la campagne et cela en tenant compte des circonstances différentes entre par exemple l’URSS, les rescapés de la dafaite du camp socialiste que sont la Chine, Cuba, Vietnam, Corée et même dans chacune de ses expériences tenir compte des époques différentes)  

Ici encore, pathétique tentative pour raccorder ton histoire de « marché » de l’économie capitaliste chinoise à l’histoire de l’URSS…

Le capitalisme chinois moderne a son histoire propre, dont les racines ont été plantées par Mao lui-même, sur la base de son tragique « Grand Bond en Avant », dès 1958.

Pour une approche de cette époque:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

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Et plus fondamentalement, aussi et finalement, parce que ce texte, tout comme la Critique du Programme de Gotha, nous invite à réfléchir concrètement sur les possibilités de mettre le fonctionnement et le développement des forces productives en accord avec les besoins sociaux, et que cela ne peut venir, par définition et par expérience, ni du capitalisme, ni de son marché. (Ces textes ML nous invitent surtout à comprendre que l’adéquation entre les forces productives et les besoins vitaux ne peut pas être une simple affaire de désir subjectif ou de proclamation péremptoire qui veut qu’en tout temps et en tout lieu il n’y aurait qu’une seule « solution » valable partout ; il faut abolir la technique reflexive qui consiste à enjamber la vie, la réalité objective, le rapport des forces de classes par le bien de la phrase « révolutionnaire » ; le marché en URSS était de « type nouveau » comme l’enseigne Staline différent du marché capitaliste, celui de la Chine, du Vietnam est aussi différent de calui de l’URSS tout en l’étant aussi du marché capitaliste et cela malgré leur intégration dans le « marché » impérialiste mondial ; Forcément tout marché – à l’époque esclavagiste, féodal, capitaliste, socialiste – garde les empreintes des lois du marché, ce qui fait l’aspect identité, mais est aussi différent selon les conditions du mode de production existant ; mais même en France, le marché est « différent » selon le rapport des forces de classes ; les travailleurs s’en rendent bien compte aujourd’hui, eux, qui regrettent la période des conquêtes sociales produites par leur luttes dans le contexte de l’existence de l’URSS et du camp socialiste, etc, ect ;      

« le marché en URSS était de « type nouveau » comme l’enseigne Staline »

(Souligné et mis en exergue par TML)

Voir réponse ci dessus sur le « marché » en URSS du temps de Staline et tel que vu par lui-même!!! Il faut simplement apprendre à lire, décidément…

Il te reste encore la possibilité de jouer à l’infini sur les mots, entre les notions d’échange marchand et de marché, et je pourrais te citer encore cent fois assez clairement Marx et Staline à ce sujet, et tu me répondra en me traitant encore autant de fois et assez comiquement de « talmudiste » et de « trotskyste », bien qu’il ne faille sans doute pas, du moins supposons le, chercher de rapport entre ces deux épithètes, etc… (Désolé attirer ton attention sur la parenté de certaines de tes analyses avec celles émanant des courants semi-trotskistes, c’est pas te « traiter de trotskiste » ; c’est bien de citer Marx et Staline, mais il est plus juste et judicieux de les citer à l’appui d’une démonstration à partir des faits, du rapport des forces de classe, laissons aux ML de la chaire le radotage incessant à coups de citations pour noyer le poisson, bien à toi camarade)  

Toutes les études publiées sur TML le sont à partir des faits concrets, et non des citations, qui viennent simplement éclairer le débat.

Tu rejettes non seulement les textes, mais d’abord les faits qui y sont clairement mentionnés et qui ne cadrent pas avec tes préjugés, fortement conditionnés par l’héritage du révisionnisme thorézien du PCF, manifestement.


Bonne journée à toi,

Luniterre

 

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ENCORE UNE AUTRE INTERPRÉTATION PAR LE CAMARADE…

Cet échange montre qu’une des sources de la tragédie qui a conduit à la défaite du MCI est la domination des déviations de droite et de gauche de la ligne ML.
En fait, l’impotence théorique dont la source semble être ta rupture de tout lien avec la classe, avec les masses populaires.

Concrètement cela conduit à une lecture livresque du ML, ainsi réduit à la phrase révolutionnaire sans prise sur la vie.

Indéniablement tu as accumulé beaucoup de connaissances, et parfois de données, mais mal digérées du point de vue ML (matérialisme dialectique et historique). Plus on te lit plus vient à l’esprit ce que Lénine disait de la phrase révolutionnaire des doctrinaires de gauche à savoir que la phraséologie révolutionnaire, expression d’une recherche vaine du purisme théorique, se manifeste surtout quand domine les éléments petits bourgeois radicalisés parce qu’aussi victimes du capitalisme et en particulier de sa crise. Ce passage est le condensé du désordre petit bourgeois qui caractérise tes prises de positions: « Si tu avais lu et compris les articles paru sur TML à ce sujet, la thèse du « Capitalisme d’Etat », comme celle du « Capitalisme Monopoliste d’Etat » concernant l’URSS, sont celles qui y sont CRITIQUÉES, et non adoptées!!!

L’URSS révisionniste y est caractérisée comme un capitalisme national bureaucratique d’État, à l’instar de la Chine maoïste ou du Venezuela chaviste, par exemple…

La Russie de Poutine rentre également dans cette catégorie de capitalisme national bureaucratique, mais actuellement en voie de mutation vers la forme Monopoliste d’Etat.« 

Il y a ici un nihilisme monstrueux de la réalité des combats anti-impérialistes, des alternatives anti-libérales et des orientations vers le socialisme que comportent ces expériences qu’elles soient dirigées par des PC comme en Chine ou des anti-libéraux anti-impérialistes Bolivariens ou des bourgeoisies nationales indépendantistes comme la Russie de Poutine. Cuba, Vietnam, RPDC ne sont pas non plus socialistes selon cette étrange façon de voir les expériences en cours. Quelle classe profite d’un tel égarement si ce n’est l’impérialisme.  

Or pour paraphraser toujours Lénine « la théorie est grise (c’est à dire figée) alors que la vie est verte (c’est à dire en mouvement). La jonction entre le prolétariat et les éléments petits bourgeois, quand ceux ci dominent, comme c’est le cas de nos jours, parce que les PC se sont effondrés minés par le révisionnisme de droite et de gauche, produit des réflexes « puristes » chez les militants en rupture de fait avec la classe ouvrière (qu’ils soient ouvriers éventuellement ne change rien à cette réalité) ainsi incapable d’utiliser le léninisme comme guide pour l’action à partir de l’analyse concrète de la réalité concrète (voir notre texte en pièce jointe). L’immodestie théorique rend encore plus difficile la possibilité de s’élever pour saisir l’essence en la séparant de l’apparent.

Mais nous ne désespérons pas de voir évoluer tes positions sous l’impulsion du mouvement de masse quand la petite bourgeoisie qui lutte contre la paupérisation aura montré ses limites et que le prolétariat sous l’impulsion de la reconstruction communiste idéologique débarrassé des déviations de droite et de gauche.

Bien à toi 

 


ET NOTRE MISE AU POINT…

Re…

Ton problème est bien que tu interprètes tout ce que tu lis à travers le prisme déformant de tes préjugés…

En quoi le fait de caractériser des régimes nationaux bourgeois pour ce qu’ils sont, et non pas pour ce qu’ils prétendent être, impliquerait de soutenir des agressions impérialistes contre eux?

Bien au contraire, ces régimes, comme celui de Bachar el-Assad, par exemple, ont bénéficié du soutien et de la propagande par voie de mailing, de notre part…

Encore plus récemment, via notre mailing tu as reçu des liens vers ces deux articles, entre autres:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/31/ete-2017-face-au-chaos-en-marche-faire-renaitre-la-resistance/

C’était dans notre dernier mailing, celui d’avant-hier…

Tu as donc des problèmes de mémoire, en plus, car même si tu n’as pas eu le temps de les lire, la présentation en était suffisamment explicite…

Je peux seulement te recommander l’usage du Ginkgo Biloba, et du reste, c’est un truc chinois… à base de feuilles de cet arbre magnifique.

Concernant le rapport entre Lénine et l’anti-impérialisme, rien ne vaut le texte original de Lénine, mieux que les brochures du CHB…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/04/12/2762_anti-imperialisme_lenine_sans_poussiere/

Plus court et plus efficace!

Bonne fin de journée,

Amicalement,

Luniterre

PS: On a déjà noté, également, que la Russie de Poutine, plus honnête, n’affichait pas de prétentions au « socialisme »… Elle n’en a pas moins notre soutien, en tant que régime national bourgeois, tant qu’elle résiste à l’impérialisme et/ou soutient des mouvements de résistance, comme en Syrie ou au Donbass, à ce titre et uniquement à ce titre.

 

 

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Le camarade du RCC réagit à la publication du texte de Lénine…

(Notre réponse à la suite…)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/17/heritage-doctobre-sur-le-front-anti-imperialiste-encore-du-lenine-sans-poussiere/

 

 

Re-bonjour,

Merci de l’envoi de ce texte que nous connaissons bien. Là aussi tu fais preuve de dogmatisme nihiliste des conditions objectives et du rapport des forces, vois toi même :
– En son temps Cuba par son envoi dans des conditions déterminées de son armée aux côtés du MPLA et par la victoire de CUITO CUANAVALE a permis la libération du communiste Mandela et la victoire de la revendication nationale un homme = une voix qui a mis fin à l’apartheid politique sans régler la question de l’apartheid économique et la question de l’émancipation sociale (voir pièce jointe);

– la Chine aujourd’hui, après ses égarements d’hier soutien au réactionnaire Savimbi de l’UNITA par exemple,  à sa manière – principalement économique – initie une relation avec les pays faibles différentes de l’oppression et du pillage impérialiste (USA/UE/Japon) avec ses grands travaux d’infrastructures, d’hôpitaux, etc dans les semi-colonies et pays dépendants, mais aussi dans des pays qui défendent leur souveraineté nationale comme Cuba, le Venezuela, les pays de l’ALBA, etc, ce qui lui permet en même temps d’accéder aux matières premières dont son fulgurant développement économique non achevé a besoin;

– en fait tu auras tout simplement pas compris correctement les conditions objectives et subjectives du contexte d’alors en 1920 dont le maillon pour tirer toute la chaîne est ainsi résumé par Lénine dans ce passage:  »   La deuxième idée directrice de nos thèses est que, dans la situation internationale d’aujourd’hui, après la guerre impérialiste, les relations réciproques des peuples et tout le système politique mondial sont déterminés par la lutte d’un petit groupe de nations impérialistes contre le mouvement soviétique et les Etats soviétiques, à la tête desquels se trouve la Russie des Soviets. Si nous perdons cela de vue, nous ne saurons poser correctement aucune question nationale ou coloniale, quand bien même il s’agirait du point le plus reculé du monde. Ce n’est qu’on partant de là que les questions politiques peuvent être posées et résolues d’une façon juste par les partis communistes, aussi bien des pays civilisés que des pays arriérés ».

– en d’autres termes plus clairs pour que tu comprennes l’essence du léninisme: il s’agissait alors de régler deux tâches imposées par la situation du moment: poursuivre et approfondir la rupture d’avec la IIéme Internationale social-démocrate opportuniste, notamment sur la question coloniale et lier en y faisant pénétrer le bolchevisme les luttes anti-coloniales au processus révolutionnaire de la soviétisation.

– C’est aussi dans ce sens que ce texte introduit l’idée du passage direct des économies à dominantes précapitalistes au socialisme sans passer par le stade capitaliste, expérience vécue par l’exemple de l’URSS qui associe pays, régions à différent stade de développement; historiquement après 1956, les révisionnistes vont instrumentaliser ce point pour le dévoyer vers le soutien aux bourgeoisies nationales quelles qu’elles soient en lieu et place du « mouvement national révolutionnaire », ce qui signifiait dans l’esprit de Lénine lui même des mouvements nationaux qui luttent contre et sapent la domination de l’impérialisme indépendamment des forces de classes hégémoniques en son sein à l’instar de l’émir Afghan ou de Abdel Kader Khattabi au Maroc en 1925;

– ce que d’aucun appelle la « mondialisation capitaliste » actuelle résulte de la défaite du camp socialiste, ce qui engendre un rapport des forces autre renforcé par l’absence de PC un pazrtout difficilement en reconstruction dans une phase transitoire entre reflux général et début de reprise des luttes;

– le fait que la révolution d’octobre s’est faite dans un contexte de faillite de la IIéme Internationale qui a entraîné l’implosion de celle ci comportait aussi des dimensions de reflux, mais la force principale sur le plan historique allait alors dans le sens de l’assaut contre le capitalisme mondiale; Octobre 17 a réveillé le prolétariat et les peuples endormis par la social-démocratie qui souvent sans partis expérimentés allait à l’assaut du ciel pour paraphraser Marx sur l’héroïque Commune; il fallait donc utiliser l’offensive du prolétariat Russe et des peuples soviétiques en l’organisant et pousser le plus loin possible le réveil d’alors vers la bolchevisation;

– Aujourd’hui, le prolétariat et les peuples ont été désarmés par la victoire de la contre-révolution bourgeoise contre le camp socialiste miné par le révisionnisme, les forces de classes ont été redisposées en leur défaveur, le sentiment d’impuissance s’est installé, l’opportunisme continue à être dominant, les résistances chinoise, cubaine, vietnamienne, coréenne, celle de certaines bourgeoisies nationales (Irak, Syrie, Libye,etc), les luttes sociales défensives de plus en plus fortes comme celle contre la loi el Khomri ou en préparation contre Macron sont des luttes qu’il faut situer dans une phase préparatoire à la contre-offensive du prolétariat et des peuples contre l’impérialisme;

– Passer son temps à tenter de discréditer les expériences actuelles de résistances des rescapés du camp socialiste, à stigmatiser les insuffisances du camp de la résistance anti-libérale au nom de la recherche du « communisme pur » qui n’existe que dans les cerveaux déistes, c’est objectivement retomber en enfance ou tomber dans le piège des impérialistes et des bourgeoisies;

– une des questions clefs est la capacité dans un tel contexte des communistes a se rassembler contre et sans l’opportunisme pour reconstruire les PC dont le prolétariat et les peuples ont besoin pour passer à l’offensive cette fois victorieuse;     

– Franchement la corrélation du rapport des forces du moment et le contexte flux ou reflux est totalement exclu de ton approche des réalités et de ta lecture des textes, or comme le dit Lénine »la théorie est grise (c’est à dire figée) et l’arbre de la vie est vert(c’est en dire en mouvement) »; faut-il désespérer de l’impotence théorique des « ML puristes » qui se donne bonne conscience, il le faut de façon mesurer seulement car la base du « purisme théorique » livresque sans lien avec la vie est quelque part une revanche sur ses propres errements d’antan dont nous avons tous été victimes et la peur de la récidive signe d’une faiblesse idéologique certaine.

Bien à toi

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Notre réponse…!

 

Bonjour,

La lutte de libération nationale de l’Angola, soutenue par Cuba et l’Union Soviétique, ne l’était donc pas par la Chine, qui était carrément dans le camp opposé, celui des USA et de l’UE, tu en conviens aujourd’hui, et tu tentes de faire passer la politique actuelle de l’expansionnisme capitaliste et impérialiste chinois pour une sorte de substitut à ce genre de « carence », qui n’en n’était pas une en réalité, mais juste une conséquence incontournable de la collaboration de classe de la bourgeoisie nationale maoïste et post-maoïste avec l’impérialisme US.

Le fait que des petites nations, comme Cuba, la RPDC ou d’autres, jouent des contradictions entre les deux géants de la finance mondiale que sont les USA et la Chine pour se donner un peu d’air en vue de survivre ne change rien à la nature de classe de la bourgeoisie chinoise actuelle, qui a clairement atteint le stade du capitalisme monopoliste d’État et entamé sa phase d’expansion financière impérialiste, tout en préparant activement sa phase d’expansion militaire, notamment dans les iles Spratleys et d’autres, même si elle n’est pas encore en capacité d’affronter réellement le géant US, affaibli par la crise, mais encore dominant.

Avons nous avons fait le tour de tes pitoyables tentatives d’accréditer les prétentions dérisoires du « PC » chinois à se travestir d’un habit idéologique « marxiste-léniniste »… ???

Et en tout état de cause, tu nies toujours cette évidence que si la seconde puissance économique mondiale était réellement « socialiste » et entourée d’un halo d’alliés divers, le « reflux » serait donc largement surmonté et ton discours pleurnicheur sur ce « reflux » n’aurait pas lieu d’être…

A force d’être confrontés à ce genre de démarche, toutes aussi pathétiques, quant au fond, quoi que parfois très formellement contradictoires dans leur propos, (Voir Hervé Fuyet et ses plaidoyers ouvertement trotskystes en faveur du « socialisme de marché », etc…), on en arrive inévitablement à la conclusion qu’il y a, dans cette forme de révisionnisme, une cause profonde qui est une base économique et sociale, tout comme c’était le cas du khrouchtchevisme, mais différente en l’occurrence, à savoir, former un mouvement collaborationniste avec l’impérialisme chinois, déguisé en pseudo « PC », comme d’autres ont tenté d’opérer avec d’autres puissances impérialistes, dans le passé…

Autant que possible, j’ai essayé de présumer de ta bonne foi dans ce débat, jusqu’ici, mais devant ton déni de l’évidence, je finis donc par m’interroger…

Luniterre

 

 

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En réponse à un déluge de textes diverses, envoyés par le camarade…

Tenter de noyer le poisson sous un déluge de pirouettes rhétoriques ne changera rien à la réalité que tu refuses de voir, ni à l’évidence que tu nies:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

Bon courage pour évoluer sincèrement vers le communisme et le marxisme-léninisme, en dehors de toute connexion avec l’impérialisme, qu’il soit chinois, US, français ou autre…

Luniterre

PS: l’ensemble de tes derniers textes seront en un seul PDF, à la suite du débat, et nos lecteurs auront ainsi de quoi s’instruire… (Les noms de personnes sont remplacées par des initiales) En l’état actuel de notre échange, nous avons ainsi fait le point.  

   (  DOCS RCC-CHB )

 

 

 

 

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8 commentaires

  1. A reblogué ceci sur Reconstruction communiste Québecet a ajouté:
    C’est simplement un fait… Ainsi Louis Ségal, grand théoricien de son époque, et on ne peut plus stalinien, écrivait en 1936:
    “Dans la société socialiste, le travail ne revêt pas la forme de la valeur et ne se manifeste pas comme propriété de la marchandise. Mais cela ne veut pas dire que la loi de la valeur ne disparaît que lorsque la société socialiste est déjà entièrement construite et que dans la période de transition vers le socialisme la loi de la valeur continue d’être en vigueur. La loi de la valeur, comme loi du développement social, est abolie dès le commencement de la période de transition. La dictature du prolétariat une fois instaurée, la société s’engage dans la voie de l’abolition de la production marchande et de son remplacement par la production socialiste. “
     
    Il faut donc étudier sérieusement l’histoire et ne pas se contenter de rabâcher des brochures de propagande mal ficelées et mal digérées…

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