Histoire de l’économie soviétique: Préobrajensky, le « chainon manquant » ??

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Un document

exceptionnel,

 

Indisponible en français

sur le net,

et bizarrement absent,

même en anglais,

sur « marxists.org »…




https://libcom.org/files/%5BPreobrazhensky,_Evgeny

_Alekseevich%5D_The_New_Econo(BookZZ.org).pdf

 

 

Un document indispensable pour comprendre les enjeux des luttes politiques et idéologiques qui se sont nouées, de 1917 jusqu’au XXème Congrès du PC de l’URSS, autour des objectifs du développement économique.

Par la suite, avec l’aboutissement du révisionnisme khrouchtchévien, le débat économique, jusque là intense, même si parfois violent dans ses conséquences, s’est en réalité figé, paradoxalement et surtout contrairement aux préjugés occidentaux.

Par contre, dès cette époque, 1956, s’est amorcé le lent déclin de l’URSS, dont les experts occidentaux « de gauche » font encore mine de «  s’étonner »…

 

Mais pour comprendre cette époque révolutionnaire et les leçons historiques qu’il nous en reste, il faut essayer de comprendre également la pensée économique des différents protagonistes  du débat. En France, c’est l’approche « trotskyste » qui domine largement le débat, en accord, sur la plupart des points avec la « doxa » médiatique et universitaire « officielle »… Pourtant, même pour juger de cette « approche » il est nécessaire de comprendre ce qu’était vraiment la pensée économique de Trotsky, tout à fait ignorée de la plupart des trotskystes eux-même, pour ce qui concerne ses fondamentaux, en dehors du « programme de transition », à la rigueur, et encore…

A ce propos, il est juste de se référer, pour une vision résumée de la pensée économique de Trotsky, à l’un des derniers articles, sur le sujet, de Michel Raptis, dit également « Pablo », de son pseudonyme de militant. Jugé « hérétique » par la majorité des autres sectes françaises, il n’en reste pas moins que son texte sur le sujet ne vise qu’à résumer la pensée économique de Trotsky d’après les textes de Trotsky lui-même, et on ne peut donc précisément le taxer de « révisionniste », considéré d’un point de vue trotskyste!!!

Il est même tout à fait possible de penser qu’il aurait eu, après la 2ème guerre mondiale, l’appui du « maitre », si celui-ci avait survécu…

Sur les conceptions économiques de Léon Trotsky, texte de 1990, republié par la LCR en 2006:

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=879:sur-les-conceptions-economiques-de-leon-trotsky&option=com_content&Itemid=53

 

Les textes de Trotsky abordant le sujet:

« Le Marxisme et notre époque » (1939 )


https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

 

et dans « La Révolution trahie » (1936 ):


https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revtrahie/frodcp4.htm

 

…et en 1932, où il parle de la loi du marché pour « vérifier » le plan…


https://www.marxists.org/archive/trotsky/1932/10/sovecon.htm


cité par Raptis dans son très révélateur exposé:
« Le plan » lui-même « se vérifiera et dans un large mesure, se réalisera par l’intermédiaire du marché » (« L’économie soviétique en danger », L.Trotsky, 22 octobre 1932 )

 

Les conceptions économiques de Trotsky, résumées par Raptis ou prises directement dans les textes du « maitre », sont très différentes en réalité, tant de celles de Lénine que de celles de Préobrajensky, ou de celles de Boukharine, qui s’opposaient aussi entre eux et à lui, et de celles de Staline, en fin de compte, évidemment.

On a en français, sur « marxists.org », assez curieusement, la réponse de Boukharine au texte de Préobrajensky, à défaut d’avoir ce texte lui-même…

https://www.marxists.org/francais/boukharine/works/1926/07/remarques.htm

 

 

Le texte de Lénine de 1918, « Sur  l’infantilisme  « de  gauche » et les idées petites-bourgeoises » pose en quelque sorte les bases sur lesquelles va naitre l’économie soviétique.

 

Celui de Staline, en 1952, « Les problèmes économiques du socialisme en URSS », fait finalement le bilan et la synthèse de toute cette époque intense.

Par la suite, à partir du 20ème congrès, en 1956, le débat est figé, en URSS, jusqu’à la pérestroïka et la chute!

Néanmoins, jusqu’en en 1955, il se trouve encore des traces significatives des travaux du 19ème congrès sur ces sujets:

L’accumulation et la consommation dans la société socialiste.

( in « Manuel d’économie politique de l’Académie des sciences de l’URSS »)

http://www.d-meeus.be/marxisme/manuel/chap39sect05.html 

 

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La monnaie et ses fonctions dans l’économie socialiste.

( in « Manuel d’économie politique de l’Académie des sciences de l’URSS »)

http://www.d-meeus.be/marxisme/manuel/chap32sect04.html

 

 

 

Évidemment, entre temps, Trotsky, Boukharine et Préobrajensky avaient, chacun à sa manière, animé le débat à leur corps défendant, et même à corps perdus, pour finir, et le seul hommage réel que l’on puisse leur rendre est d’essayer de comprendre en quoi leurs pensées économiques étaient utiles, ou non, sur le terrain, et éventuellement, sans préjugés idéologiques aucuns, en quoi ces pensées étaient plus ou moins éloignées ou proches des fondamentaux du marxisme.

C’est pourquoi il est également important de rappeler que le lien entre les fondamentaux économiques et la période de transition a été tenté par Marx lui-même, et avec son brio habituel, dans sa fameuse Glose marginale 1 de la Critique du Programme de Gotha.

MARX, MARXISME, Critique du Programme de Gotha, Glose marginale 1, les fondamentaux économiques de la transition socialiste prolétarienne !!!

Cela permet d’y revenir pour avoir une base de référence pour juger de la pertinence des affirmations des uns et des autres!!!

Le questionnement économique fondamental, à toutes les époques, porte sur la recherche de l’équilibre, tout en conservant une dynamique de développement correspondant aux nécessités de l’heure et de l’avenir, tel qu’envisagé ou espéré. Il n’y a pas de gestion qui ne soit, en même temps, prévision. « Gérer, c’est prévoir », dit un proverbe de bon sens…

« Gérer, c’est prévoir », et pas grand chose d’autre, serait-on même tenté de conclure…

Mais prévoir, justement, ne peut se faire qu’en fonction des leçons de l’expérience, et de l’expérience historique, pour ce qui concerne le mouvement ouvrier.

Luniterre

 

 

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