Lénine : centenaire de son livre sur l’impérialisme, toujours d’actu !!

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A l’occasion du centenaire

de la parution du livre de Lénine :

 

    l’impérialisme,

            stade suprême

                         du capitalisme

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Un article du camarade Vila,

présentant sommairement le livre,

une critique du chroniqueur Robert Bibeau

à propos du léninisme …et de la présentation

qui en est faite,

et à la suite, un échange sur le sujet…

 

Lénine foule 5

 

(12/10/2016)

Voir maintenant le nouvel article

faisant la synthèse du débat

sur l’histoire et la pertinence

actuelle du texte de Lénine :

lenine-1916-vlr

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/11/lenine-1-siecle-apres-ringard-ou-visionnaire/

 

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23 septembre 2016

 

VILA

 

Cette année est particulière car c’est l’année du centenaire du livre de Lénine Impérialisme stade suprême du capitalisme. Malgré ce siècle qui nous sépare, son raisonnement est toujours d’une actualité brûlante et permet de nous éclairer sur les problèmes contemporains. Lénine développe avec précision la “logique” du régime capitaliste, qui parvenu à son stade impérialiste, exacerbe les contradictions de classes, la concurrence entre capitaux et du coup la rivalité entre puissances mondiales pour l’hégémonie mondiale.

 

Lénine établit que le déploiement de la libre concurrence implique un développement intense de l’industrie, entraînant la concentration de la production et la formation de grands groupes monopolistes. Ces derniers s’entendent sur les conditions de vente, ils se répartissent les débouchés, ils déterminent la quantité des produits à fabriquer. Ils fixent les prix. Ils gèrent et contrôlent l’ensemble de la vie économique, ce qui conduit à la transformation de la concurrence en monopole. Hier comme aujourd’hui, ce sont eux le vrais détenteur du pouvoir. D’ailleurs aujourd’hui, les 1% les plus fortunés concentrent 46% du patrimoine mondial.

 

Lénine montre aussi que l’interpénétration du capital bancaire et du capital industriel marque la naissance du capital financier avec son inévitable domination. En effet, le développement des monopoles ne pouvait s’effectuer sans le rôle des banques qui transforme le capital passif (l’argent) en capital actif (qui génère des profits). De par leur développement et le processus de concentration, les banques deviennent de grands monopoles. Les petites banques disparaissent ou sont absorbées par les grandes. Les entreprises sont ainsi sous le contrôle des grands groupes bancaires avec lesquels elles travaillent.

 

Le capitalisme classique se caractérise par l’exportation de marchandises, mais arrivé à son stade impérialiste, c’est l’exportation de capitaux qui prédomine. Les pays développés peuvent exporter des capitaux en grandes quantités, car ils en détiennent d’importants excédents, qu’ils ont beaucoup de peine à investir dans leur économie saturé en biens. C’est alors que l’exportation des capitaux devient ainsi un moyen d’encourager l’importation des marchandises à bas coup. Ceci permet de maintenir un taux de profit raisonnable (du moins temporairement) aux capitalistes. La Chine illustre à merveille ceci depuis 20 ans.

 

Lénine constate que le partage du monde entre les puissances exportatrices de capitaux implique un partage effectif des différentes zones du globe. En fonction de cette logique, les groupes peuvent parvenir à se mettre d’accord pour occuper le monde de façon à ce que chacun puisse en tirer le maximum. Mais comme le monde était entièrement partagé depuis le début du XXe siècle, la lutte pour les marchés et le contrôle des différentes zones du monde, a abouti au conflit de 14-18. Mais si le conflit fut désastreux pour la population, il fut au contraire une véritable bouée de sauvetage pour les capitalistes en sursis. En effet pour le grand capital, la guerre n’a que de grandes vertus. La principale est de supprimer une partie non négligeable des classes laborieuses qui pourraient être tenté par renverser le capitalisme. Il y a aussi, la perspective du champ de ruine encore fumant qui permettra aux capitaux surabondants de trouver enfin un débouché solvable lors de la reconstruction (cf les trente glorieuses, après 1945). Mais la crise économique du début du XXème siècle était telle qu’une seule guerre mondiale n’allait pas suffire. Lénine avait bien compris qu’une seconde guerre mondiale était inévitable. Il n’était plus de ce monde mais son anticipation allait se vérifier 15 ans plus tard dans la dramatique période de repartage de la deuxième guerre mondiale.

 

Aujourd’hui de nouveaux prétendants à un repartage se manifestent sur la scène mondiale ce qui laisse présager d’un triste futur. Partout les grands groupes impérialistes sont obligés de défendre leurs propres marchés, mais aussi se battre pour en gagner contre leurs concurrents et pour espérer maintenir leurs profits. Le combat est devenu permanent (Irak, Ukraine, Syrie, Libye, Afrique), ce qui ne correspond qu’aux combats annonciateurs de la prochaine guerre mondiale. De la même façon que la crise marocaine ou la guerre balkanique était annonciateur de la boucherie de 1914.

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http://www.legrandsoir.info/l-imperialisme-stade-supreme-du-capitalisme.html

 

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Centenaire de «L’impérialisme, stade suprême du capitalisme» de Lénine

5 octobre 2016 Robert Bibeau

 

 

Dans cet article nous disposons de quelques erreurs commises par Lénine et propagées par les apologistes du léninisme. Nous ferons cette critique à partir du résumé du volume publié par un laudateur que le lecteur trouvera sur Internet (1).

 

 

De la concurrence libérale à la concurrence monopolistique

 

 

Ainsi, pour résumer une des thèses léninistes l’auteur écrit ceci : « Ils gèrent et contrôlent l’ensemble de la vie économique, ce qui conduit à la transformation de la concurrence en monopole. Hier comme aujourd’hui, ce sont eux les vrais détenteurs du pouvoir. D’ailleurs aujourd’hui, les 1% les plus fortunés concentrent 46% du patrimoine mondial. »

 

 

Sous l’impérialisme moderne : A) Il n’y a pas transformation de la compétition en monopolisation qui impliquerait la fin de la concurrence et l’émergence d’une ère de bonne entente entre trusts et cartels capitalistes internationaux. Nous voyons partout autour de nous que la concurrence s’exacerbe sous les pressions de la monopolisation croissante. Nous voyons partout autour de nous que les belligérants – entreprises privées et entreprises étatiques – se déchirent via leur état respectif, isolé ou regroupé en alliances impérialistes meurtrières (avec ou sans recrutement de mercenaires crypto communistes ou pseudodjihadistes). Souvent, les prolétariats nationaux servent de chair à canon dans leurs manigances concurrentes avec la complicité de la gauche nationaliste. B) Sous l’impérialisme les 1% de fortunés forment la classe sociale bourgeoise hégémonique et c’est cette appartenance de classe qui les solidarise et les criminalise. Le fait qu’ils détiennent 46% d’une partie du patrimoine mondial (cela dépend de ce que l’on inclut dans ce calcul de ce patrimoine) n’est qu’une conséquence du développement impérialiste monopolistique et cette concentration est sans grande importance du point de vue historique, sauf pour la petite bourgeoisie qui envie le style de vie des richissimes décadents.

 

 

Capital industriel et capital bancaire ne font pas le capital financier

 

 

Une deuxième erreur du léninisme concerne la compréhension du concept de capital financier. Monsieur Vila écrit : « Les entreprises sont ainsi sous le contrôle des grands groupes bancaires avec lesquels elles travaillent. » C’est ne rien comprendre au fonctionnement du capital que de scinder ainsi le capital des entreprises industrielles et commerciales de celui des entreprises bancaires (fiducies, assurances, fonds de pension, etc.) La phase impérialiste du mode de production capitaliste est caractérisée par la profusion du capital argent (crédit, monnaie) et l’imbrication des différentes formes du capital, dont la forme primordiale restera toujours la forme de capital productif industriel et commercial (les moyens de production). En effet, dans son cycle de reproduction élargie le capital prend différentes apparences, sans pour autant changer de substance. Tantôt le capital épouse la forme argent ; puis, il devient moyens de production – salaires – machines-outils – robots cybernétiques – énergie ; puis, le capital devient marchandises ou services pour enfin se retransformer en capital argent marchand ou capital mercantile et le cycle reprend. Afin de rendre plus fluides ces différentes métamorphoses, la classe capitaliste a été contrainte de spécialiser les tâches et les opérations de transformation et de circulation. Ainsi, l’un est devenu banquier, l’autre est devenu commerçant – Wall Mart, Costco – alors que le troisième est devenu industriel – PDG de Rio Tinto. Le fait que le capital devienne à un moment donné une marchandise (produit ou service) est fortuit et ne vise qu’à donner au capital une valeur d’usage afin de le transformer en valeur d’échange via le travail salarié. Pour le capitaliste l’unique but de l’opération est de réaliser la valeur d’échange. Sous l’impérialisme stade suprême du capitalisme, les forces productives et les moyens de production mécanisés – surdéveloppés à haute productivité – entrainent des crises de surproduction de plus en plus importantes ce qui entrave la circulation-reproduction élargie du capital et rend ce mode de production obsolète. Seule la classe prolétarienne peut mettre fin à cette alternance de phases de sous-production absolue et de surproduction relative. La Russie semi-féodale paysanne et agraire du début du XXe siècle était bien loin de présenter les caractéristiques impérialistes industrielles et financières requises pour enclencher une révolution prolétarienne antiimpérialiste moderne internationale.

 

 

Ce qu’il faut aussi comprendre c’est que tous ces PDG (banquiers, financiers, commerçants, capitalistes des communications et des transports, ainsi que les chevaliers d’industrie) se cooptent et siègent aux mêmes conseils d’administration. Autrement dit la fusion du capital est aussi la fusion des intérêts et la collusion des individus appartenant à la classe dominante hégémonique. La concurrence concerne les grands groupes et s’exacerbent au fur et à mesure des fusions-concentrations. À titre d’exemple, l’entreprise Bayer qui absorbe Monsanto renforce sa concurrence contre le groupe ChemChina-Syngenta qui se sent aujourd’hui menacé par ses anciens alliés. Demain, ne soyez pas étonné d’apprendre qu’une guerre tribale, ethnique ou djihadiste (sic) a éclaté en Afrique où ces deux groupes multinationaux vendent semences OGM, herbicides et insecticides à la paysannerie et aux propriétaires fonciers locaux (2).

 

 

Les ressources à développer plus qu’à partager

 

 

Vila, paraphrasant Lénine, écrit ceci : « Mais comme le monde était entièrement partagé depuis le début du XXe siècle, la lutte pour les marchés et le contrôle des différentes zones du monde, a abouti au conflit de 14-18. » Comment les marxistes-léninistes et les communistes ont-ils laissé passer une telle billevesée ? En 1914-1918, le monde n’était absolument pas entièrement partagé entre les différents trusts et conglomérats industriels – commerciaux – de communication – du transport – et les cartels bancaires et financiers. Par contre, des secteurs de ressources et de main-d’œuvre salariée à exploiter, et des espaces de marchés étaient effectivement convoités en Europe centrale, dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Russie arriérée par différents conglomérats internationaux ayant leurs sièges sociaux aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse, en France, en Italie, en Grande-Bretagne, en Belgique et en Hollande (proue ou pas en Russie cependant). Encore plus important, pour le capital productif impérialiste, des centaines de millions de paysans restaient à prolétariser, dans les plaines du Gange et du Yang Tsé. Des millions d’exploités à intégrer au processus de reproduction élargie du capital en tant qu’esclaves salariés (capital variable) et en tant que consommateurs (capital marchand). Assurément, en 1917, le mode de production capitaliste n’avait pas complété la destruction du mode de production féodal et l’intégration de toutes les forces productives dans le giron du capital.

 

 

Sous l’impérialisme capitaliste, ce n’est pas le rattachement formel avec nomination d’un résident général, d’un gouverneur ou d’un vice-roi qui fait foi de l’appartenance à une zone d’influence, mais l’emprise économique réelle que détient le capital international sur le territoire et ses ressources, sur sa main-d’œuvre et sur le capital national en somme. Ainsi, le roi Léopold de Belgique était propriétaire du Congo (2,3 millions de KM2), mais ce sont des trusts internationaux apatrides qui achetaient le caoutchouc pour l’usiner et en faire des pneus pour le marché. Le Congo faisait ainsi partie de leur zone d’influence et de leur patrimoine ce qui a déterminé la Belgique a s’engager du côté des alliés lors de la Première Grande Guerre. Même chose pour la Hollande et sa dépendance indonésienne (3).

 

 

Capital marchandise, capital argent et capital financier

 

 

Comme le rapporte Vila, Lénine commet une autre erreur quand il déclare : « Le capitalisme classique se caractérise par l’exportation de marchandises, mais arrivé à son stade impérialiste, c’est l’exportation de capitaux qui prédomine » (4). Lénine en introduisant le concept de capitalisme « classique », crée une scission dans l’évolution du mode de production capitaliste et laisse entendre que le stade impérialiste du capitalisme présenterait un capitalisme différent du précédent, ce qui est une erreur. Sous le capitalisme, en phase impérialiste, ce n’est pas l’exportation de capitaux-argent qui prédomine. Chez Marx, le terme capital recouvre toutes les formes du capital, les forment marchandise, services, moyens de production, monnaie, investissements, etc. Ainsi, un investissement de 100 millions de dollars de capitaux d’une banque canadienne en Côte d’Ivoire signifie simplement qu’une ligne de crédit équivalente a été ouverte à une entreprise ivoirienne pour qu’elle achète des machines, des marchandises, des services, des produits d’entreprises installées au Canada (vous aurez noté que nous n’avons pas écrit d’entreprises canadiennes, mais bien d’entreprises installées au Canada, pouvant être des multinationales américaines ou autres). Un capital argent n’est jamais que la forme temporaire d’un capital marchand, seul capital capable de métamorphoser la valeur d’usage en valeur d’échange (ce qui inclut la marchandise force de travail et sa valeur marchande salariale).

 

 

Ainsi, la Chine est le premier exportateur capitaliste au monde. Le capital chinois exporte surtout des marchandises pour lesquelles il reçoit des transferts de fonds (capital-argent) que les capitalistes chinois s’empressent de transformer en capital-pétrole iranien et en capital-gazier russe, du capital marchandise qui lui aussi prendra temporairement la forme de capitaux-argent avant d’être transformé à son tour en capital-marchandise. Il en est de même de l’Allemagne le deuxième exportateur impérialiste mondial. Bref, la forme argent du capital a vocation de se transformer en capital-marchandise. Le « capital financier » n’est qu’une métaphore pour représenter la masse globale des capitaux en circulation à travers le cycle de reproduction élargie du capital formant l’économie impérialiste mondialisée.

 

 

Les accords, les traités et les guerres sous l’impérialisme stade ultime…

 

 

Vila poursuit et paraphrasant Lénine il écrit : « les groupes (monopolistiques) peuvent parvenir à se mettre d’accord pour occuper le monde de façon à ce que chacun puisse en tirer le maximum. » Voilà l’une des grandes supercheries du léninisme. Les lois économiques du capitalisme ont toujours préséance sur les tractations et les accords politiques. Quand différentes alliances de cartels et de trusts internationaux en viennent à un accord pour le partage des zones d’influence, cet accord est toujours le résultat d’un rapport de force d’abord économique, ensuite politique, diplomatique, et militaire. Tout accord est une façon de poursuivre la compétition entre concurrents, compétition qui sera éventuellement entérinée par un prochain accord tout aussi éphémère que le précédent (5). Ainsi, le candidat républicain Donald Trump applique ce principe quand il promet de renégocier les ententes de libre-échange signées par ses prédécesseurs. Ce que Donald Trump, ou sa concurrente découvriront c’est que la capacité de reproduction élargie du capital américain étant en chute libre ils ne pourront tirer avantage de la réouverture de ces traités (6). Sous le capitalisme un traité n’est jamais que la mesure de la puissance économique sur laquelle repose la puissance politique et militaire d’un État bourgeois.

 

 

La guerre sous l’impérialisme moderne

 

 

Contrairement à ce que prétendait Lénine, et à ce que répète Vila, son thuriféraire : « pour le grand capital, la guerre n’a que de grandes vertus. La principale est de supprimer une partie non négligeable des classes laborieuses qui pourraient être tenté par renverser le capitalisme ». La guerre mondiale n’a pas que de grandes vertus pour le capital international. Si le capital impérialiste pouvait éviter la guerre mondiale, il l’éviterait. À chaque Grande guerre les séquelles économiques sont profondes et chaque fois les risques d’une révolution sociale sont importants. Mais il vient un moment ou la compétition pour la reproduction élargie du capital devient si intense que la guerre entre puissances capitalistes mondialisées s’impose. C’est alors que tous les politiciens représentants les différentes tendances de la droite et de la gauche bourgeoise renouvèlent leur serment d’allégeance à leur capital national concurrentiel. Ce furent les sociaux-démocrates en 1914 et les communistes-bolchéviques en 1941. Heureusement, les formations politiques gauchistes n’ont plus d’influence parmi la classe prolétarienne qu’elles ont si souvent trahie que le prolétariat ne les écoute pas. Ce qui nous fait dire, de grâce camarade, éloigne de nous cette « avant-garde », quand à nos ennemis on s’en charge.

 

 

C’est dans ces circonstances que la classe sociale véritablement révolutionnaire pour cette étape historique particulière s’avance pour mettre fin à l’ancien mode de production pleinement épanouie et moribond, et pour construire un nouveau mode de production.

 

 

 

RÉFÉRENCES

 

 

(1) http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme-100-ans/

 

(2) http://affaires.lapresse.ca/economie/agroalimentaire/201609/14/01-5020267-bayer-achete-monsanto-pour-66-milliards-us.php

 

(3) http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/la-belgique-heritiere-du-criminel-leopold-ii-en-pleine-nostalgie-coloniale/

 

(4) http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme-100-ans/

 

(5) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-vrais-patrons-sont-derriere-les-rideaux-quatre-traites-inegaux/

 

(6) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-ou-clinton-ont-ils-le-choix/

 

 

 

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LE  TEXTE DE ROBERT BIBEAU ET LES COMMENTAIRES SONT REPRIS DE:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/centenaire-de-limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme-de-lenine/

 

 

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Luniterre

5 octobre 2016 à 19 h 39 min

 

En réalité il est manifeste que ce « VILA » n’a rien compris au livre de Lénine…

 

L’essentiel des arguments ici retournés contre lui sont donc ceux de Lénine,en fait, que l’auteur prétend critiquer…

 

Reste le point de l’évolution vers le capitalisme monopoliste et impérialiste, avec sa dialectique d’intrication entre capital productif et financier…

 

Cette dialectique, décidément, n’est toujours pas comprise…

Le mieux est donc de relire le bouquin, et d’en voir la réalité sur le terrain, en faisant de l’analyse concrète.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/27/724_de-lenine-ou-pas_/

 

Luniterre

 

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robert

5 octobre 2016 à 20 h 00 min

 

@ Luniterre

 

Désolé Camarade mais Vila a pour une bonne partie bien présenté quelques thèses présentées dans le volume de Lénine. Mais cessons cette polémique futile puisque tu rétorquera le contraire… on va nul part

 

Allons y avec un thème très précis que tu reprends de Lénine : la soi-disant évolution du capitalisme monopoliste à l’impérialisme et ce mot que tu lance à tout propos DIALECTIQUE entre capital productif et capital financier.

Tu devrais commencer par définir capital productif et ensuite définir capital financier et nous décrire enfin cette dialectique d’INTRICATION entre ces deux éléments capitalistiques différents selon toi et selon Lénine.

 

Ainsi, nous pourrions avancer en faisant une analyse concrète – ce que tu prends soin de ne pas faire – lançant simplement des accusations. MOI je te propose un texte précis VIA cet article ou je présente une description concrète de la circulation du capital et de capital financier -. Ou est la tienne ???

 

La balle est dans ton camp – laisse VILA de côté et critique le texte concret que je présente concrètement pour décrire dans le concret la situation dialectiquement concrète (:-))

 

Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

 

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Luniterre

6 octobre 2016 à 4 h 06 min

 

Les articles proposés en liens ne sont pas là par hasard, et sont relatifs à une tentative d’utiliser la méthode dialectique de Lénine concernant ces sujets, en rapport avec le développement du capitalisme chinois.

 

Dans le même ordre d’idée, il y a aussi

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/

 

où la problématique de surévaluation chronique du Yuan et des marchés financiers chinois est déjà abordée, dès Juillet 2014.

 

Ce thème est approfondi ici:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

 

Refaire une tentative théorique plus général sur cette dialectique peut être d’utilité pédagogique, mais n’est pas primordial, actuellement, si on considère que la simple loi de la valeur n’est déjà pas clairement perçue, sinon pas du tout, par la plupart des prétendus « marxistes »!

 

D’où le succès relatif et l’influence certaine d’un truc aussi débile que la trop fameuse « wertkritik »!!

 

Luniterre

 

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vila

6 octobre 2016 à 13 h 28 min

 

Je me suis en effet mal exprimé dans certains cas même si dans ma tête c’était clair.

 

*en effet la concentration n’exclue pas la concurrence

* en effet le capital des banques et des entreprises sont les memes.

 

s’ils pouvaient éviter la guerre, il le ferait car évidemment il y a risque de révolution. Cependant jusqu’à présent (et j’espère que ce ne sera plus le cas) la guerre permet de casser du prolo et d’envisager des taux de croissances à deux chiffres.

 

je tiens compte des remarques que vous venez de faire et je vais changer le texte sur mon blog.

je ne prends pas pas mal non plus les adjectifs plus ou moins neutre sur mon résumé (notamment Luniterre). Mon objectif était juste pour le centenaire de le lire puis d’essayer de le résumer sans trop le trahir. Je voulais juste donner envie de le lire et faire comprendre l’importance du bouquin dans le monde d’aujourd’hui.

 

Bien a vous

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Luniterre

6 octobre 2016 à 14 h 51 min

@Vila

Bonjour, camarade

 

En fait, votre résumé, à relecture, n’est pas si mauvais que ça, si on le considère comme tel, un très bref résumé. Il en a les qualités et les défauts, que vous voulez bien admettre, du reste. Dont acte!

 

Pour le reste, j’ai surtout réagi, et assez vivement, au propos de Robert Bibeau, qui tendent à déformer le sens du texte de Lénine, en s’appuyant sur les quelques faiblesses du votre…

Cela me semble être un procédé plutôt polémique…

 

Effectivement, l’essentiel est plutôt de donner envie de relire ce bouquin, qui est plus que jamais essentiel, si on veut bien en saisir la dialectique implicite, qui s’exerce typiquement en Chine, où le mouvement est en train de s’inverser, avec l’exportation de capitaux qui commence à se développer, alors que le système d’ »exportation » semi-comprador commence à s’essouffler, avec la crise.

 

Bien à vous,

 

Luniterre

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robert

6 octobre 2016 à 20 h 21 min

 

@ TOUS

 

1) Un débat vise habituellement à avancer dans la compréhension. Malheureusement ce n’est pas ce que je constate

 

2) Ainsi Vila admet que capital bancaire et capital industriel c’est la même chose – ce sont deux moments du cycle de circulation – reproduction élargie du capital = preuve que Vila a lu mon article et qu’il semble l’avoir compris… sur ce point du moins

 

3) Luniterre s’amène = déclare que Vila a fait amende honorable = s’en réjouit et répète l’erreur de Vila – qui est aussi l’erreur de Lénine en disant que Vila enfin a compris…..

 

4) Écrire que c’est l’exportation de « capitaux » qui commence à se développer d la part de la Chine en laissant entendre que l’exportation de capitaux est différente de l’exportation de marchandises c’est radoter les âneries des économistes capitalistes et ne rien comprendre au concept de CAPITAL ARGENT – MONNAIE – MARCHANDISE – FIDUCIAIRE – BANCAIRE – FINANCIER.

 

Ce dont je critique Lénine justement et ce que Luniterre est incapable de se rendre compte…

Mais Lénine n’était pas un économiste et Boukharine l’a mal conseillé.

 

5) Le concept de capital financier est une métaphore relire mon texte tranquillement SVP.

 

Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

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Luniterre

7 octobre 2016 à 4 h 09 min

 

Ce que la dialectique et/ou le marxisme nous disent, camarades, et Lénine aussi, en conséquence, c’est que capital financier et capital productif, c’est évidemment à la fois la même chose, fondamentalement, et pas tout à fait, par certains aspects, et ce sont ces différences qui sont structurantes, dans les mutations de la société capitaliste, dans ses différentes formes, dans ses différents stades, dirait encore Lénine, et il aurait encore bien raison…

Simple, pourtant…

Moins simple: décrypter ces mutations à l’œuvre dans la société capitaliste contemporaine…

Pour bien comprendre le bouquin de Lénine, nous devons déjà bien comprendre que le capital bancaire préexistait évidemment au capital industriel, et qu’il était déjà dans un rapport dialectique similaire, par bien des aspects, avec le capital commercial, puis manufacturier.

Attention: similaire par certains aspects ne veut pas dire identique. Se garder de tout raisonnement simpliste, de type comparatif/analogique.

On ne peut pas refaire, dans un post, l’histoire de la genèse du capital…

Si l’on voulait résumer à l’extrême l’idée de Lénine avec les mots d’aujourd’hui, on pourrait dire que « économie de casino » (le capital « spéculatif », dirait Lénine (*)), et « économie réelle » sont toujours dans ce même rapport dialectique. Elles sont absolument inséparables parce qu’interdépendantes.

Le développement du « réel » a besoin de la masse des capitaux « spéculatifs » en circulation pour ses mutations « à risques », mais dont une bonne partie génèrent les forces productives d’avenir, et le spéculatif n’a d’intérêt qu’en tentant de jouer « gagnant » sur ces mutations, au delà du boursicotage quotidien.

Avec le stade impérialiste, cette dialectique devient encore plus complexe, en liaison avec les phénomènes néo-coloniaux et l’émergence de bourgeoisies « nationales » nouvelles, qui ont vocation naturelle à devenir impérialistes à leur tour, comme nous le montre la Chine.

D’où la difficulté apparente a resituer cette dialectique dans le mouvement des capitaux, entre export de marchandises et export de capitaux… Difficulté sur laquelle semble buter le camarade Robert Bibeau…

Luniterre

( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/27/724_de-lenine-ou-pas_/ )

 

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8 octobre 2016 à 14 h 34 min


Afin de « démonter » l’œuvre de Lénine, Bibeau nous dit:

« Sous l’impérialisme capitaliste, ce n’est pas le rattachement formel avec nomination d’un résident général, d’un gouverneur ou d’un vice-roi qui fait foi de l’appartenance à une zone d’influence, mais l’emprise économique réelle que détient le capital international sur le territoire et ses ressources, sur sa main-d’œuvre et sur le capital national en somme. « 

De quoi s’agit-il ici, sinon de la domination du capital exporté par les métropoles impérialistes?


Évidemment, le but est l’élargissement de ce capital, et il se fait notamment par l' »exportation » de marchandises  partir des pays semi-colonisés, vers les pays où la revente est plus profitable, et au profit de ce capital réellement
exporté !  


Mais ces marchandises sont fabriquées essentiellement
pour le compte des « investisseurs » venus des métropoles impérialistes, et en tant qu' »exportations de marchandises » elle sont encore un aspect de cette domination impérialiste.


Lénine n’a pas dit autre chose.


Le cas de la Chine, à partir du pacte Mao-Nixon, en 1972, est l’illustration de ce cycle, exactement tel que décrit par Lénine, et précisément à propos…de la Chine!


https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

Ce qui ne signifie pas qu’une puissance impérialiste ne puisse se former ou survivre à partir de l’exportation de marchandises originaires de sa propre métropole, mais ce n’est pas le signe d’une puissance supérieure, par rapport au processus néo-colonial d’exportation de capitaux.


L’histoire comparée des USA et de l’Allemagne illustre assez bien cette différence.


Sur ce thème essentiel de la
« scission dans l’évolution du mode de production capitaliste «  Bibeau se contredit donc tout à fait.


D’une manière générale, au lieu de s’attaquer au texte de Lénine lui-même, il s’attaque au résumé de Vila, qui vaut ce que valent les résumés de ce genre, avec leurs qualités et leurs défauts.


Luniterre

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robert

9 octobre 2016 à 11 h 02 min

Sans t’en rendre compte tu fournis le bois pour te flageller. MERCI pour cette citation de Lénine…

« se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux « génies » des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production ; mais l’immense progrès de l’humanité, qui s’est haussée jusqu’à cette socialisation, profite… aux spéculateurs. »  LÉNINE Impérialisme stade suprême du capitalisme.

Machinations et tripotages des spéculateurs seraient la cause de la crise permanente du capitalisme en phase ultime impérialiste et cette phase impérialiste serait différente du capitalisme classique, notamment à cause de l’apparition du capital financier (fusion du capital bancaire et du capital industriel dit Lénine sur les traces de Hilferding et de Hobson).

C’est exactement la critique que nous faisons aux léninistes .

1) Le capital financier a toujours existé depuis les premiers pas du capitalisme. Ce n’est pas l’apparition du capital financier qui marque la phase impérialiste du capitalisme

2) De fait la phase impérialiste du capitalisme n’est que le plein développement des contradictions internes au capitalisme – leur exacerbation – et en aucune façon un détournement de la socialisation du procès de production

3) La spéculation sous différentes formes a toujours existé même sous le mode de production féodal et évidemment sous le mode de production capitaliste. La spéculation n’est pas une machination-tripotage imaginée par des génies du capital financier pour s’accaparer les bénéfices de la socialisation de la production – la spéculation est la façon que le capital a poussé ses gestionnaires à tenter de résoudre le problème de la baisse tendancielle du taux de profit – bref de résoudre le problème de la non valorisation du capital.

4) À Lénine et à ses tentatives d’expliquer la crise systémique du capitalisme par les malversations des requins de la finance et les tripotages des banquiers = exactement comme le font les économistes bourgeois en ce moment pour « expliquer » la faillite de la Deutsche Bank = nous répondons l’explication ultime des crises qui secouent un mode de production se trouvent toujours dans son procès de production (dans l’infrastructure sur laquelle repose la superstructure) jamais dans les rapports de production. 

5) Appliquons ce principe à la faillite imminente de la Deutsche Bank. En plaçant son argent dans des prêts risqués – sulfureux – les banquiers allemands n’ont pas tripoter – ils ont fait la seule chose qu’ils pouvaient faire – ce que tous les autres banquiers du monde entier ont fait comme eux. S’ils ne l’avaient pas fait la banque serait déjà en faillite. Ils ont été forcé par le système économique et financier (par le mode de production) à ces opérations puisque toute autre chemin pour la valorisation (production de plus-value) de leurs capitaux leur était coupé. Aucun système de contrôle gouvernemental – aucune réglementation étatique capitaliste – ne pourra jamais empêcher le capital de tenter de se frayer un chemin au sein de la superstructure financière dans une veine tentative de fructifier (profiter). Ce phénomène n’a rien à voir avec la « socialisation de la production ». Il ne faut jamais prendre la conséquence pour la substance.

Robert Bibeau.  Éditeur.  http://www.les7duquebec.com

 

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Luniterre

9 octobre 2016 à 15 h 08 min

(commentaire est en attente de validation.)

@Robert Bibeau

Comme d’habitude, lorsque tu es à court d’argument valide, tu tentes d’en retourner un ou deux pour déformer la pensée de Lénine, et, accessoirement, la mienne aussi… De plus, tu fais donc mine d’avoir « oublié » ce post déjà posé par moi-même sur ton blog « 7 du Québec » et qui traite déjà de ce point important, sur lequel tu tentes de t’appuyer…Le revoici donc, tel quel :

« Luniterre

7 octobre 2016 à 4 h 09 min (heure du Québec…)

Ce que la dialectique et/ou le marxisme nous disent, camarades, et Lénine aussi, en conséquence, c’est que capital financier et capital productif, c’est évidemment à la fois la même chose, fondamentalement, et pas tout à fait, par certains aspects, et ce sont ces différences qui sont structurantes, dans les mutations de la société capitaliste, dans ses différentes formes, dans ses différents stades, dirait encore Lénine, et il aurait encore bien raison…

Simple, pourtant…

Moins simple : décrypter ces mutations à l’œuvre dans la société capitaliste contemporaine…

Pour bien comprendre le bouquin de Lénine, nous devons déjà bien comprendre que le capital bancaire préexistait évidemment au capital industriel, et qu’il était déjà dans un rapport dialectique similaire, par bien des aspects, avec le capital commercial, puis manufacturier.

Attention : similaire par certains aspects ne veut pas dire identique. Se garder de tout raisonnement simpliste, de type comparatif/analogique.

On ne peut pas refaire, dans un post, l’histoire de la genèse du capital…

Si l’on voulait résumer à l’extrême l’idée de Lénine avec les mots d’aujourd’hui, on pourrait dire que « économie de casino » (le capital « spéculatif », dirait Lénine (*)), et « économie réelle » sont toujours dans ce même rapport dialectique. Elles sont absolument inséparables parce qu’interdépendantes.

Le développement du « réel » a besoin de la masse des capitaux « spéculatifs » en circulation pour ses mutations « à risques », mais dont une bonne partie génèrent les forces productives d’avenir, et le spéculatif n’a d’intérêt qu’en tentant de jouer « gagnant » sur ces mutations, au delà du boursicotage quotidien.

Avec le stade impérialiste, cette dialectique devient encore plus complexe, en liaison avec les phénomènes néo-coloniaux et l’émergence de bourgeoisies « nationales » nouvelles, qui ont vocation naturelle à devenir impérialistes à leur tour, comme nous le montre la Chine.

D’où la difficulté apparente a resituer cette dialectique dans le mouvement des capitaux, entre export de marchandises et export de capitaux… Difficulté sur laquelle semble buter le camarade Robert Bibeau…

( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/27/724_de-lenine-ou-pas_/ ) »

Le propos de Lénine n’est donc jamais de considérer que le capital spéculatif est une sorte de « tare » du capitalisme industriel productif, même s’il a un aspect « parasitaire », de type « usuraire », en quelque sorte, mais au contraire, qu’il est une nécessité incontournable de son évolution monopoliste et impérialiste…

Le point de vue réformiste qui veut opposer le capital productif au capital spéculatif est précisément celui qu’il combat dès le premier chapitre de son livre…

De sorte que l’on peut se demander si tu l’as vraiment lu, ou bien si tu t’es contenté du résumé fait par Vila, et qui est l’objet, en fait, de ton article…

Toutefois, ce résumé, même sommaire, ne fait nullement allusion à une telle thèse réformiste, et pour cause…

On ne peut donc qu’en conclure à ta mauvaise foi la plus extrême sur ce point, ou bien à ton incapacité totale à comprendre le livre de Lénine dont tu prétends nous parler.

Luniterre

 

 

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A noter que le débat s’est poursuivi,

mais sur des bases encore plus « polémiques », sur Agoravox :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/centenaire-de-l-imperialisme-stade-185340#commentaires

 

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Un commentaire

  1. Bonjour camarades

    Il y a quelques années nous avons « les gauches communistes) eu un long
    débat sur la question de l’ impérialisme. Pour ma part, voici ma contribution qui nécessiterait quelques développement nouveaux. Ce texte n’ a pas eu de publication officielle, mais un indiscret l’ a mis sur le net en anonyme.je vais sauvegarder le texte en PDF et le joindre à ceux qui le veulent. Robert Bibeau l’ a déjà reçu il y a quelques temps.

    Contribution:La question de l’impérialisme et la domination réelle du Capital. Echanges G. Bad

    Le débat sur la question de l’impérialisme, sur le réseau est resté malheureusement prisonnier de la théorie de l’impérialisme et notamment de sa sentence suprême , la décadence pour les uns, la crise finale pour les autres. Certains voulant s’adapter, par la recherche d’une nouvelle théorie de la décadence , d’autres s’interrogeant sur le devenir des états nationaux . Seul le texte d’Adam “ Le Capitalisme comme système mondial ” a retenu notre attention dans le sens ou il se pose la question de l’utilité d’une théorie de l’impérialisme, puisque la tendance de tout état capitaliste (grand ou petit) est d’acquérir des marchés, des sources de matière première… par la force des armes et ceci ajoute Adam depuis le 16éme siècle. Adam perçoit bien que la théorie de l’impérialisme, masquait une stratégie chez Lénine (tout son passage “ L’anti-impérialisme comme idéologie ” la stratégie des fronts anti-impérialistes.

    Nous allons donc essayer de poser la question de l’impérialisme en rapport avec le passage de la domination formelle à la domination réelle du Capital.

    1-Les origines et définitions de l’impérialisme.
    2- Quelques mises au point sur la question de l’impérialisme.
    a) Sur la théorie du capitalisme de monopole et du monopolisme d’état.
    b )Marx Engels : les monopoles, trusts…
    c) Circulation monétaire et circulation des marchandises
    d) la bourse disparaît à jamais
    3-Surprofit, prix de monopole et commerce extérieur.

    4-Les états nationaux et la colonisation
    a) Du droit des peuples à disposer d’eux mêmes.
    5- Sur les deux phases historiques du mode de production capitaliste.

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