LA VÉRITÉ SUR LA FUSION COMMUNISTES-URCF

 

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LA VÉRITÉ SUR LA FUSION COMMUNISTES-URCF

 

Telle que vécue par un groupe militant du 93

Bonjour, camarades

 

Je viens de découvrir votre article à la suite de la republication de cet autre par le camarade parisien:

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/position-du-collectif-defense-sur-l-union-europeenne-et-sur-l-election-a127014074

que je reblogue également, à la suite.

Dans ces articles vous développez semble-t-il des analyses critiques très proches de celles reprises sur Tribune Marxiste-Léniniste, qui est un blog essentiellement lyonnais, et ignore tout, par conséquent, de la vie des groupuscules dissidents du PCF, sauf le local, « PCF de Vénissieux » (FVR-PCF)…. Les autres sont inexistants, ici…

Vu les mésaventures du tandem URCF-PRC, toutefois, nous avons été amenés à chercher à comprendre:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/09/21/revolutionnaires-en-septembre-sociaux-chauvins-en-octobre-nouvelle-edition/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/11/un-parti-revolutionnaire-en-septembre/

Bien à vous,

Luniterre

 

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Le collectif Intervention Communiste traite, dans le dernier numéro de son journal, d’une façon caricaturale les problèmes survenus au début de la création du PR-C. C’est en effet aller un peu vite lorsque le collectif IC qualifie trois dirigeants de l’ancienne URCF d’anti-parti. C’est également politiquement très méprisant de qualifier de «groupe de trois» les communistes qui ont quitté le PR-C alors que tous les adhérents de la Fédération de Seine-Saint-Denis ont suivi leurs dirigeants sauf un qui est encore dans ce parti. Les «trois», dont parle le collectif IC, étaient des dirigeants actifs de l’URCF avec Jean-Luc Sallé, Secrétaire Général avant l’unification. Avant cette direction, jamais l’URCF n’avait enregistré autant de résultats politiques: la Commission Ouvrière et d’Entreprises à été développée avec plusieurs journaux d’entreprises distribués aux portes des usines et dans les manifestations. Des écoles politiques étaient rédigées et tenues plusieurs fois dans l’année pour accueillir des nouveaux adhérents venus des masses et même d’autres groupes concurrents. Une conférence internationale à été tenue avec succès à Paris et, à cette occasion, les dirigeants du Parti Communiste Ouvrier de Russie ont déclaré lors des rencontres bilatérales «vous êtes à deux doigts de construire le parti». La demande d’unification survint alors de Communistes qui s’est adressé directement à JLS.

La Fédération du 93, dont s’occupaient les principaux dirigeants de l’URCF avec le Secrétaire Général, fut mise immédiatement à l’épreuve du feu. Ce département fut le seul endroit où des candidats communs (Communistes-URCF) furent présentés à l’occasion des élections départementales. Il avait été convenu entre JLS et le secrétariat de Communistes que les camarades du 93 produiraient la propagande électorale compte tenu de leur activité dans les entreprises. Pourtant, Communistes imposa une ligne politique économiste, politicienne et électoraliste avec par exemple le slogan «le SMIC à 2000 euros». Nous avions habitué les travailleurs aux concepts économiques du socialisme, à savoir que la répartition doit se faire en fonction des besoins, et le salaire hiérarchisé en rapport avec les compétences et non dans le cadre d’un «partage des richesses» en fonction de l’argent en circulation qui relève d’une conception utopique et petite-bourgeoise de l’économie. Les dirigeants URCF du 93 ont exposé les problèmes rencontrés au Comité Central de l’URCF pour mettre en garde les camarades contre une unification prématurée. Les conditions n’étaient pas réunies, ce qui ne voulait pas dire qu’elles ne le seraient jamais! Les camarades du Comité Central ont rejeté cette mise en garde et ont opté pour une accélération de l’unification (en six mois au lieu d’un an minimum). Certains ont même dit que la bolchévisation ne se réaliserait qu’après la création du parti. Cela n’était pas très visionnaire. Les dirigeants du 93 ont donc suivi par discipline en se pliant aux règles du centralisme démocratique et en solidarité avec JLS, les décisions du CC.

Après le congrès d’unification, les postes de responsabilité furent distribués plutôt qu’attribués, en écartant du Secrétariat national les militants de l’URCF les plus engagés dans le travail de masse, mais les plus critiques sur les positions de Communistes. La Commission Ouvrière fut supprimée et la responsabilité des publications attribuée au camarade mis à l’écart de fait du secteur entreprise par la suppression de la COE. Ce n’est pas tout; la fédération du 93 fut interdite de publication et toutes les propositions de journaux et de tracts ont été considérées comme étant du «niveau zéro de la politique» par le secteur propagande et le secrétariat, sans aucune autre critique ni explication sur les textes produits. Nous avons compris alors que nous étions dans l’impossibilité d’assumer nos responsabilités tant au niveau local que national, d’autant plus que nos camarades de l’ancienne URCF ne nous ont pas soutenus. En réalité, le fonctionnement anti-démocratique du PR-C qu’ils dénoncent aujourd’hui ne paraissait pas leur poser de problème quand il s’agissait de mettre au pas une Fédération entière, au mépris du centralisme démocratique. D’autre part, certains qui, à présent, critiquent les positions anarcho-syndicalistes du PR-C faisaient plus de l’opposition syndicale contre les orientations confédérales qu’un travail communiste dans les syndicats et les entreprises. Les conditions d’attribution des tâches dans le PR-C servaient uniquement à masquer l’opportunisme et le suivisme de certains dirigeants nationaux. Ainsi, le choix des dirigeants du 93 fut le suivant: soit devenir des godillots, soit quitter le parti pour continuer à militer dans les masses.

Il est vrai qu’à l’époque de l’URCF, une opposition commençait à se dessiner entre ceux qui se projetaient dans une unification des groupes éclatés du PCF depuis la mutation réformiste et ceux qui pensaient que seul le travail de conscientisation des masses pourrait renforcer l’organisation et permettre de construire le parti. D’ailleurs, la dérive du collectif IC sur le « brexit » anglais en dit long sur la stratégie future de l’organisation. Non, le brexit n’est pas une victoire ouvrière, non aujourd’hui il n’y aura pas quelque préalable que ce soit à la révolution socialiste.  Ainsi, pour n’avoir absolument rien compris à la situation du mouvement ouvrier français depuis la mutation du PCF, le collectif IC n’apparaît pas comme étant en mesure d’émanciper le mouvement révolutionnaire dans ce pays. Les groupes issus de la mutation du PCF jouent le rôle de «sous marins» de ce parti; certains représentent des tendances pratiquant la double appartenance. Ensemble, ils ont toutes les caractéristiques d’un parti ouvrier bourgeois qui veut, par soucis «d’unité», empêcher que la voie révolutionnaire concurrence le réformisme d’aménagement du capitalisme. La fausse opposition au PCF affadit les objectifs révolutionnaires en inventant des préalables impossibles à la révolution socialiste, ce qui maintient au niveau des luttes la classe ouvrière sur la défensive, et sème le trouble politique sur la perspective d’une révolution socialiste. Dans la campagne électorale en faveur du brexit, nous ne pouvons croire que les organisations dites «ouvrières» ont représenté réellement le sentiment des travailleurs au côté d’entreprises, de banques, du parti nationaliste UKIP, autour de slogans racistes et nationalistes. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas lutter contre l’OTAN et l’U.E., mais la perspective qui émancipe de leurs diktats ne peut être que d’abord la révolution socialiste dans chaque pays. Celle-ci doit primer sur la sortie de l’OTAN et de l’U.E.; l’inverse ne peut qu’alimenter le populisme et ne permettra en aucun cas l’émancipation de la classe ouvrière de l’exploitation capitaliste.

Le collectif IC ne construira pas le parti en réglant ses comptes avec les révolutionnaires. Pour notre part, le «Collectif DEFENSE», qui était prêt à la discussion après la dernière scission du PR-C, est mis devant le fait accompli une nouvelle fois, car lorsque les révolutionnaires refusent de travailler pour l’incompétence et l’amateurisme, ils sont écartés de toute discussion et considérés comme des pestiférés.

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Source de l’article :

https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2016/07/27/la-verite-sur-la-fusion-communistes-urcf/

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