En réponse au camarade Robert BIBEAU …

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Lénine « coupable » ? (Selon BIBEAU …!)

LENINE VLR B

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En réponse au camarade

Robert BIBEAU 

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    REÇU DE LA PART DU CAMARADE  BIBEAU, CE TEXTE, QU’IL A ENTREPRIS DE DIFFUSER, ET QUI APPELLE MANIFESTEMENT UNE RÉPONSE, TANT LE CONFUSIONNISME Y EST GRAND… C’EST CE QUE NOUS FAISONS, A LA SUITE,  EN REPRENANT QUELQUES EXTRAITS DE SON TEXTE, POUR EN RESITUER LES ABERRATIONS PRINCIPALES, D’OÙ DÉCOULE LE RESTE, A L’AVENANT … 

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 Qui est coupable, Lénine ou Staline ? Peu importe, si le prolétariat l’emporte.

« Le scripteur idéaliste, dogmatique et sectaire, suscite des querelles qui n’intéressent que ses coreligionnaires. L’intellectuel idéaliste regarde le monde à l’envers, cul par-dessus tête. Au lieu d’observer la réalité telle qu’elle se présente, puis de la synthétiser afin de l’expliquer et de la faire comprendre, l’intellectuel dogmatique amorce son investigation en lisant les « saintes Écritures marxistes », et les écrits bolchéviques, et d’autres sources littéraires ayant reçu « l’imprimatur » de sa clique sectaire, et il tente ensuite d’en trouver les concordances dans un monde en mouvance.

 

Il faut noter que les bolchéviques n’ont pas agi de la sorte. Étant donné qu’en 1917 ils étaient à la direction d’une révolution, à la tête d’un gouvernement au pouvoir, ils ont été contraints de prendre des décisions pratiques et d’appliquer ces décisions. Ensuite, les bolchéviques ont cherché à justifier théoriquement leurs décisions, quitte à falsifier, ou à réinterpréter, les « saintes Écritures marxistes ». C’est ainsi que les bolchéviques ont prouvé, une fois de plus, que le mouvement précède la conscience et jamais l’inverse.


De nos jours, quel intérêt y a-t-il pour un ouvrier d’usine de débattre de la culpabilité de Lénine, de Staline, de Boukharine, de Trotski, ou des autres bolchéviques à propos de la primauté de l’industrie lourde – productrice des moyens de production – sur l’industrie légère, productrice des biens de consommation ? Pour la classe ouvrière révolutionnaire, ce procès d’intention n’a aucun intérêt. Ils sont tous coupables sans exception. Cependant, leur culpabilité n’est pas d’avoir fausser les « saintes Écritures marxistes ». Marx n’a rien écrit à propos du drame russo-bolchévique en Union Soviétique. Leur culpabilité est d’avoir pensé, puis laissé entendre, que la société tsariste arriérée, féodale, paysanne, rurale, chauvine, pouvait accoucher de la société prolétarienne moderne, urbaine, industrialisée, hautement mécanisée, informatisée, internationaliste, communiste et sans classes sociales, en esquivant l’étape nécessaire de la société capitaliste, industrielle, urbaine et bourgeoise, incontournable en Russie comme dans tout autre pays.


La conscience succède au mouvement, et Marx n’ayant nullement vécu le mouvement révolutionnaire anti-tsariste n’a pas pu l’interpréter. Ce que Marx, le scientifique, a été capable de décrypter ce sont les indices, les mouvements, déjà présents au sein du mode de production capitaliste de l’Angleterre du XIXe siècle qui préfiguraient ce que serait le mode de production capitaliste à son apogée, au moment où il engloberait le monde entier. Ce n’est pas une mince prouesse que d’avoir réussi à déchiffrer les indices économiques, politiques et financiers pour en dégager la vision complète et achevée du mode de production capitaliste exposée dans « Das Kapital ». Cependant, Marx n’a pas pu traiter de la question de la révolution sociale-démocrate – « prolétarienne » – dans un pays féodal, agraire, paysan, analphabète, au prolétariat anémique.


Aujourd’hui, ce qui est essentiel pour la classe prolétarienne moderne c’est de reconnaitre que le passage direct du mode de production féodale au mode de production communiste est impossible et que la Révolution bolchévique, la révolution de Démocratie nouvelle en Chine et toutes les autres révolutions du XXe siècle ont été des révolutions bourgeoises pour l’accession de ces sociétés féodales, ou quasi féodales, au mode de production capitaliste industriel urbain et qu’il ne pouvait en être autrement.


Pour revenir au principe de la primauté de l’industrie lourde (secteur 1), il est indubitable que l’accumulation capitaliste nécessite le développement de ce secteur industriel tout en s’appuyant sur le développement concomitant du secteur 2, le secteur de la production des biens et des services de consommation courants facteur de réalisation de la plus-value à réinvestir dans de nouveaux moyens de production valorisant le capital. Staline, en habile tacticien, a mis ce principe dialectique en pratique et en 20 ans à peine, le Parti bolchévique a préparé la Russie soviétique capitaliste à affronter l’impérialisme allemand. Staline, à la tête du Parti bolchévique, partant de la féodalité tsariste menant à la modernité capitaliste industrielle a dirigé l’édification du capitalisme monopoliste d’État soviétique. Est-ce que cette prouesse d’économie politique tient d’abord à l’intuition de Lénine, de Boukharine et au groupe des bolchéviques que Staline a su diriger mieux que Trotski ? Je laisse le soin aux historiens de débattre de cette « énigme ».


Pour l’heure, le seul point qui importe pour la classe prolétarienne, c’est de profiter des conditions créer par la guerre de classe sur le front économique de la crise systémique qui est en train de faire imploser le mode de production capitaliste dans le monde entier pour réaliser une première véritable révolution prolétarienne communiste. »

Robert Bibeau.

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/qui-est-coupable-lenine-ou-staline-peu-importe-si-le-proletariat-lemporte/

 

 

 

NOTRE RÉPONSE:

 

 

Comme le remarque fort justement, à propos des dogmatiques, le camarade Bibeau:
« Il faut noter que les bolchéviques n’ont pas agi de la sorte. (…) Ensuite, les bolchéviques ont cherché à justifier théoriquement leurs décisions, quitte à falsifier, ou à réinterpréter, les « saintes Écritures marxistes ». »


Faire l’analyse concrète d’une situation concrète, ce n’est pas seulement un « truc » léniniste, mais la méthode marxiste de base … Pourquoi nier la possibilité d’en déduire un développement utile du marxisme?


Peut-ont dire pour autant que Lénine a « falsifié » le marxisme?


Voici, exprimé en 1908, dans « Matérialisme et Empiriocriticisme »,
alors qu’il n’avait pas encore abordé les questions de fond sur l’impérialisme, ce que Lénine pensait de ce genre de situation:


« Engels dit explicitement : « avec chaque découverte qui fait époque dans le domaine des sciences naturelles » (à plus forte raison dans l’histoire de l’humanité) « le matérialisme doit modifier sa forme » (Ludwig Feuerbach, p. 19, édit. allemande). Ainsi, la révision de la « forme » du matérialisme d’Engels, la révision de ses principes de philosophie naturelle, n’a rien de « révisionniste » au sens consacré du mot ; le marxisme l’exige au contraire. »


Mais pour le camarade Bibeau:


« Ils sont tous coupables sans exception. »(…) « en esquivant l’étape nécessaire de la société capitaliste, industrielle, urbaine et bourgeoise, incontournable en Russie comme dans tout autre pays… »


_1) Avec la NEP, il ne l’on pas esquivé, en organisant un développement partiel du capitalisme, dans des formes qui restaient compatibles avec le développement socialiste dans la plus grande part des secteurs économiques. C’est le « capitalisme d’état », fort limité et non le « capitalisme monopoliste d’état », fondé sur le capital financier et la spéculation boursière dominant l’état.


_2)L‘ »étape nécessaire », c’est exactement la thèse révisionniste combattue par Lénine, et reprise aujourd’hui par les « communistes »-capitalistes/impérialistes chinois… Et leurs partisans en France (Andréani, Fuyet, etc…) Et accessoirement, par une partie des trotskystes, des gauchistes, etc…


Et donc, où est la « culpabilité », sinon chez les renégats?


« …reconnaitre que le passage direct du mode de production féodale au mode de production communiste est impossible et que la Révolution bolchévique, la révolution de Démocratie nouvelle en Chine et toutes les autres révolutions du XXe siècle ont été des révolutions bourgeoises pour l’accession de ces sociétés féodales, ou quasi féodales, au mode de production capitaliste industriel… »


Méthode typiquement idéaliste, qui consiste à créer une catégorie analogique, style « on vous fait un paquet pour le tout », indépendamment des situations spécifiques complétement différentes …


« Staline, en habile tacticien, a mis ce principe dialectique en pratique et en 20 ans à peine, le Parti bolchévique a préparé la Russie soviétique capitaliste à affronter l’impérialisme allemand »
L’histoire de l’URSS démontre donc précisément le contraire de la thèse analogique précitée…
Pour s’en tirer, le camarade Bibeau est obligé de proférer cette énormité anti-marxiste et aussi absurde que possible:
« Staline, à la tête du Parti bolchévique, partant de la féodalité tsariste menant à la modernité capitaliste industrielle a dirigé l’édification du capitalisme monopoliste d’État soviétique. « 
Recyclant une fois de plus ce vieux confusionnisme, entre « capitalisme d’état » et « capitalisme monopoliste d’état » commun aux gauchistes et aux révisionnistes de droite !
Que des formes résiduelles du capitalisme d’état aient pu survivre de la fin de la NEP à la période Khrouchtchévienne, où elles ont effectivement commencé à reprendre le dessus est une question historique qui reste en débat. Mais l’argument du « capitalisme monopoliste d’état » est d’autant plus absurde qu’il se réfère à priori essentiellement au concept léniniste… A propos de la NEP, on a déjà résumé ce qu’il en est.


En fin de compte, on ne voit pas l’intérêt de cet article, sinon pour contribuer à dépouiller le prolétariat de son histoire et de sa mémoire, à un moment décisif de résurgence des luttes.
En ce sens, il se positionne clairement en appui de l’idéalisme petit-bourgeois, de la propagande anti-soviétique, et en réalité, anticommuniste.


Luniterre

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PS: Cette précision utile, extraite de l’un des commentaires:

 

  « Si Robert Bibeau fait du confusionnisme, vous le battez à plate couture !

Quelle est la différence entre le « capitalisme d’état » et le « capitalisme monopoliste d’état » ? Aucune !

**********************
NDLR / La différence est une question de définition, en suivant la terminologie ML, non par fétichisme dogmatique, mais parce qu’elle donne un sens précis aux mots, et qu’il est donc utile de connaitre pour comprendre, car on ne peut, dans chaque article reprendre toutes les notions de base !
« Capitalisme d’état »: défini par Lénine en 1918, lors de sa première tentative d’évolution vers ce qui sera plus tard la NEP:

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf

Il est clair que dans ce concept, c’est l’état socialiste qui contrôle le secteur économique capitaliste minoritaire…
Cela répond également à d’autres parties de votre critique.

« Capitalisme monopoliste d’état »: C’est carrément l’opposé, avec le contrôle de l’état par les monopoles financiers et les monopoles industriels qui sont sous leur contrôle, également. Il n’y a pas de secteur « socialiste » possible, contrairement à ce que prétendent les révisionnistes de droite, et actuellement, les partisans du « socialisme à la chinoise »…!

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Le commentaire complet:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/12/en-reponse-au-camarade-robert-bibeau/#comment-650

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3 commentaires

  1. NOTE DE LA RÉDACTION : NOTRE RÉPONSE, POUR FACILITER LA COMPRÉHENSION, VU LA LONGUEUR DU POST, EST ENTRE LIGNES D’********, précédées de la mention NDLR /.

    Si Robert Bibeau fait du confusionnisme, vous le battez à plate couture !

    Quelle est la différence entre le « capitalisme d’état » et le « capitalisme monopoliste d’état » ? Aucune !

    **********************
    NDLR / La différence est une question de définition, en suivant la terminologie ML, non par fétichisme dogmatique, mais parce qu’elle donne un sens précis aux mots, et qu’il est donc utile de connaitre pour comprendre, car on ne peut, dans chaque article reprendre toutes les notions de base !
    « Capitalisme d’état »: défini par Lénine en 1918, lors de sa première tentative d’évolution vers ce qui sera plus tard la NEP:

    https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf

    Il est clair que dans ce concept, c’est l’état socialiste qui contrôle le secteur économique capitaliste minoritaire…
    Cela répond également à d’autres parties de votre critique.

    « Capitalisme monopoliste d’état »: C’est carrément l’opposé, avec le contrôle de l’état par les monopoles financiers et les monopoles industriels qui sont sous leur contrôle, également. Il n’y a pas de secteur « socialiste » possible, contrairement à ce que prétendent les révisionnistes de droite, et actuellement, les partisans du « socialisme à la chinoise »…!
    ************************

    Car la raison d’être de l’état, c’est d’exercer le monopole quant à la loi et au droit qui en découle. Un état qui n’est pas monopoliste n’est pas un état. Autrement dit, écrire « monopole d’état » est un pléonasme, c’est répéter deux fois la même chose pour la rendre indiscutable. C’est la même chose que d’écrire « propriété privé », car la propriété est par définition privé, sinon, ce n’est pas une propriété, c’est un espace, un objet ou un outil public. La confusion est, ici, d’affirmer qu’il puisse exister une propriété publique ! De la même manière, la confusion serait de dire capitalisme concurrenciel d’état à l’intérieur d’un état… Absurde, car cela signifie simplement que ledit état est en état de guerre civile permanente. Ce qui était le cas de l’Europe du XIXème et début XXème siècle.

    Une grande confusion, consiste à confondre l’outil qu’est l’appareil d’état, avec le sujet, qu’est celui ou ceux qui en ont le contrôle.

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    NDLR / Le socialisme est, par définition, une étape de transition vers la société communiste. Il nécessite un état « de transition » qui permet au prolétariat de prendre le contrôle de l’économie, dans un environnement évidemment hostile. Il n’y a pas de recette miracle… Les formes se construisent en fonction des conditions historiques propres à chaque révolution.
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    Ecrire « capitalisme d’état », consiste à dire que l’état est sous le contrôle des capitalistes, autrement dit, de ceux qui se sont approprié l’environnement économique pour exploiter la force de travail de ceux qui n’en dispose pas ou trop peu. Donc, que l’appareil d’état a pour fonction première de défendre le capital, donc, la propriété de l’environnement économique où les prolétaires économiques doivent obéir aux propriétaires économiqe.

    ************************
    NDLR / Comme on l’a vu, cette question est déjà réglée!
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    C’est bien de comprendre le monde du XIXème siècle et même du XXème siècle, mais c’est beaucoup mieux de comprendre la réalité d’aujourd’hui !

    décidemment, le niveau intellectuel de ceux qui se présentent comme incarnant la « gauche  » est encore bien trop faible pour menacer l’oligarchie au pouvoir.

    *************************
    NDLR / Il n’est jamais trop tard pour étudier sérieusement l’histoire, analyser de manière dialectique, et en tirer des leçons, camarade!
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    Si le communisme ne pouvait vaincre le capitalisme, c’est qu’il ne fonctionne pas sur la base de la concurrence, de l’ignorance et de la manipulation des peuples, mais tout son contraire, soit, sur la coopération, la connaissance, la conscience et la transparence, le tout donnant la responsabilité. Sans cela, le système ne peut que rester de type capitalistique.

    Sans ces critères, le modèle économique communiste ne peut se développer et s’épanouir, il est systématiquement ramené au système capitaliste fondé sur le principe de l’exploitation d’autrui.

    *********************
    NDLR / D’où la nécessite du socialisme, qui permet de faire progresser l’éducation populaire, et de permettre à l’avant-garde d’entrainer les éléments qui ont plus de mal à progresser, et d’élever le niveau moyen de la société, contrairement au capitalisme, qui le limite à ses propres nécessités.
    *********************

    en d’autres termes, si on s’en tient à cette simple analyse, il n’était pas nécessaire d’en passer par le modèle capitaliste. Si ce dernier s’est imposé, c’est qu’il ne faisait que reproduire, au niveau du cogito humain, le principe de prédation animale se nourrissant de la vie d’autres animaux.

    Le principe de prédation reposant sur la concurrence et l’exploitation, il portait en lui le triomphe du capitalisme. Pour dépasser le capitalisme, il fallait donc atteindre un niveau de connaissance/conscience permettant de passer de la concurrence à la coopération, par l’abondance permise par la maîtrise de l’outil de production. et la maîtrise de l’information entre les agents économiques.

    ********************
    NDLR / L’apparition du mode de production capitaliste moderne constitue évidemment un progrès relatif par rapport à la féodalité.
    Ce que les crises récurrentes et leurs conséquences humaines désastreuses montrent, ce sont précisément ses limites et la nécessité de le dépasser.
    ********************

    Si l’URSS a échoué, c’est qu’elle était face à une contradiction impossible à résoudre. Edifiant une économie intérieure non concurrentielle, elle ne pouvait donc pas faire la concurrence économique à l’extérieur.

    La créativité économique ne repose absolument pas sur la concurrence, mais sur l’émulation, la stimulation émotionnelle ou si vous préférez, par les défis que l’humain se propose de relever. Le soviétisme est surtout connu pour avoir brimé, brisé cette dynamique, quand les occidentaux la stimulait au maximum. Pour preuve, l’URSS a su relever les défis qu’elle s’est proposé de relever, mais pas ceux qu’elle s’est interdite, celle d’être une société communiste, donc, démocratique et transparente.

    *************************
    NDLR / L' »échec » de l’URSS est pour le moins relatif, et de plus l’histoire de l’URSS comprend différentes phases très différentes, avec chacune ses propres contradictions. En faire un phénomène univoque, c’est exactement le procédé idéaliste, très similaire à celui de Bibeau.
    Là encore, une étude analytique sérieuse est nécessaire pour comprendre, y compris, effectivement, la « chute » finale, qui a été suivie d’une chute encore pire sous Eltsine …
    ************************

    Les plus grandes avancées techniques sont le fait des défis que l’humain se pose, peu importe le système en place, communiste ou capitaliste. ces derniers s’opposant quand au partage des profits liés aux gains tiré de la technique. Enfin, le marxisme n’est pas le communisme et Marx lui même s’en est toujours défendu, sachant que dénoncer un système ne dit pas forcément par quoi le remplacer. Pour cela, il faut lire Smith, car lui définit d’abord ce qu’est le communisme pour mieux l’interdire. Voilà une confusion qui est sans doute coupable de l’impasse conceptuelle de Marx à penser le modèle communiste…

    *************************
    NDLR / Marx n’est pas forcément l’alpha et l’oméga, mais c’est une bonne base de réflexion et d’analyse, utilement développée par le camarade Lénine, qui, précisément, refusait d’en faire un dogme…!
    Si vous avez mieux à proposer, n’hésitez pas à apporter votre contribution…
    ***************************

    1. Bonjour,

      Je ne reviens pas tant pour répondre à votre commentaire, mais pour votre proposition finale d’apporter ma contribution.

      En fait, vous la trouverez sur Agoravox où j’écris sous le pseudonyme Hervé Hum.

      L’idée centrale développée dans les articles publiés tourne autour de la responsabilité, seule valeur supérieure capable de remplacer la propriété.

      Vous pouvez commencer par lire l’article « droits, devoirs et responsabilité, puis, « droits, devoirs, responsabilité et nouveau paradigme », puis, « la monnaie du XXIème siècle, la révolution des citoyens responsables ». Enfin, je vous invite à lire les articles portant sur la monnaie du XXIème siècle où je serai honoré de votre avis, car après avoir lu quelques uns de vos articles, je vois que vous êtes un connaisseurs averti du système monétaire… En système capitaliste !

      Pour ma part, devant le peu d’écho, je me suis pour l’instant arrêté à développer ce que doit être le modèle économique et monétaire en système socialiste et communiste. je connais la suite, mais je cherche des partenaires pour aller plus loin…

      Si cela vous intéresse… !

  2. Bibeau « Ils sont tous coupables sans exception. »(…) « en esquivant l’étape nécessaire de la société capitaliste, industrielle, urbaine et bourgeoise, incontournable en Russie comme dans tout autre pays…  »
    « En esquivant »…personne n’a rien « esquivé » du tout. La nature socialiste de la révolution d’Octobre découle de son programme et de ses tâches qui nécessitaient l’éclosion de la révolution allemande et anglaise (au moins) et qu’elles ont été sur le point d’éclore, pour réussir complètement.
    Les « découvertes » de Bibeau sont…les thèses mencheviques vieilles de toujours.
    La question est autre: Fallait-il prendre d’assaut le pouvoir sur le pari d’une révolution allemande qui ne s’est pas produite mais que en Octobre 1917 était au point de se produire (l’insurrection des marins allemands et la chute du Kaiser est en Novembre 1918). Hélas tant la social-démocratie allemande comme son aile radicale, les socialistes indépendants, comme le très récent groupe Spartacus n’avaient d’une part la volonté et de l’autre la capacité (ni les leaders une fois Luxembourg et Liebknecht assassinés) pour la mener.
    La réponse d’un communiste est « OUI », de même que les ouvriers parisiens qui « prenaient d’assaut le ciel » ont bien fait de le faire.
    Les vieilleries social-démocrates de Bibeau, sorties dans le cadre « socialiste » de la France d’Hollande et après un siècle de social-démocratie pratique son indécentes et révèlent la pourriture théorique (ou l’ignorance) de certains personnes qui prétendent redécouvrir le fil à couper le beurre faisant fi tant de l’historie comme de la riche polémique théorique sur cette question et qui a été tranchée depuis un siècle.
    Quant au reste de cette rhétorique pourrave « Les Saintes Ecritures » ne valent rien. De l’une, le trésor théorique marxiste-léniniste est un outil précieux aujourd’hui et s’il faut le modifier, c’est en proportion homéopathique en fonction de l’avancée des forces productives actuelles, de l’augmentation spectaculaire de la classe ouvrière mondiale, de l’intégration de toute la planète complètement au capitalisme. De l’exacerbation de la contradiction entre le capital monopoliste universel et les masses de travailleurs de partout.
    C’est à dire il faut renforcer ses positions le plus extrêmes et abandonner les thèses intermédiaires (comme « La Nouvelle Démocratie » et autre « étapes » intermédiaires entre le capitalisme et le socialisme…partout), c’est à dire il faut renforcer son caractère révolutionnaire et non pas le diluer dans des fumeuses « renaissances » des absurdités mencheviques.
    Si, passagèrement, les révolutions prolétariennes, par des détours produits par la lutte de classes, ont « donné » des sociétés capitalistes et que historiquement la tâche historique de la bourgeoisie a été entreprise et réalisée par le prolétariat el les couches paysannes de divers pays, ceci était déjà prévue dans la théorie communiste.
    Staline ne s’explique que par les conditions d’une révolution encerclée, sans appui externe dans un pays arriéré, qui devait s’industrialiser à marches forcées pour parer à l’agression imminente de la bourgeoisie mondiale dix fois plus puissante que le nouveau état prolétarien.
    Les erreurs commis (et/ou crimes) ont aussi leur explication dans les difficiles conditions de la lutte de classes tant à l’intérieur comme à l’extérieur de l’URSS.
    Toutes ces conditions ne peuvent plus se reproduire aujourd’hui du fait des avancées de tous type, tant techniques comme de la conscience politique des travailleurs et de ses avant-gardes. Polémiquer aujourd’hui sur ces questions (à part les enseignement qu’on doit tirer des expériences tant positives comme négatives de ces essais) ne peut servir que si l’on étudie sérieusement ces essais pour tirer ses enseignements politiques mais jamais pour les éviter car de tels situations aujourd’hui (une prédominance d’une population paysanne semi analphabète) sont impossibles. D’ailleurs toutes les courants qui s’en réfèrent, tombent aujourd’hui, quand il s’agit d’analyser un problème politique concret, dans les trois positions caractéristiques propres du mouvement prolétaire: c’est à dire: à droite (social-démocrate et social chauvine): centriste (ni les uns ni les autres, d’un langage gauchiste et une pratique social-démocrate en essence); de gauche ou marxiste léniniste.
    Je partage la conclusion de Luniterre
    « En fin de compte, on ne voit pas l’intérêt de cet article, sinon pour contribuer à dépouiller le prolétariat de son histoire et de sa mémoire, à un moment décisif de résurgence des luttes.
    En ce sens, il se positionne clairement en appui de l’idéalisme petit-bourgeois, de la propagande anti-soviétique, et en réalité, anticommuniste. »

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