CORRESPONDANCES CRITIQUES (ET NOS RÉPONSES…)

.

.

.

.

CORRESPONDANCES

CRITIQUES

REÇUES CE JOUR :

(ET NOS RÉPONSES…)

 Une correspondance de Robert Bibeau, chroniqueur québecois, que nous lui avons retourné, avec quelques annotations, en rouge, évidemment…

« Je vous propose plutot une reinterpretation

Vous faites erreur dans votre analyse économique de l’économie politique chinoise et mondiale.

Ne parlant que de votre plus récent  article :  (NB  Le néo-impérialisme ça n’existe pas, soi dit en passant    >>>  ​pas davantage que « social-impérialisme », c’est un problème de vocabulaire,  désignant la situation particulière de la Chine )

.

1)  la valeur des entreprises chinoises n’est pas  le vecteur en cause, pas d’avantage que la valeur boursières  des entreprises américaines qui sont tout aussi surévaluées (pensez è Facebook…  la surévaluation est un phénomène qui caractérise la finance impérialiste en crise, et donc chinoise, comme telle, ce que tout le monde ne saisit pas, précisément … et il est spécialement aigu dans la crise chinoise, en raison de la structure particulière de ses marchés financiers, que vous ne semblez donc pas avoir étudié, ou alors, pas compris … )

.

2)  La crise économique est systémique – mondiale – globale  et le “moteur’’” chinois  est donc celui qui est secoué plus intensément que les autres  économies toutes inter-reliées qui le sont elles aussi – il faut analyser tout cela dans sa globalité et non pas un pays à la fois ou un secteur (boursier par exemple) à la fois… c’est ça l’impérialisme phase ultime du capitalisme. ​ >>> Si vous aviez réellement lu l’ensemble des études parues sur ce sujet sur le blog TML, vous verriez que c’est bien le cas…. Il n’en est pas moins utile de comprendre les particularités du système chinois, précisément dans la mesure où il joue un rôle à l’échelle mondiale !)

.

3)  Les présentes   manifestations de la crise systémique du mode de production capitaliste  frappent les bourses chinoises pour la bonne raison que SORROS et ses semblables y veillent et alimentent la fournaise de leurs avis – rumeurs – et spéculations –  C’est son job  sur le front boursier  dans  la vaste offensive de l’impérialisme américain – OTAN – contre leur remplaçant éventuel l’impérialisme  russo-chinois qui ne peut aller ailleurs que les autres =  au fond  de la crise systémique du mode de production   capitaliste… C’est le fondement de cette crise – PAS CELLE D LA CHINE MAIS DU CAPITALISME QU’IL FAUT METTRE A NU. >>> voir réponse précédente, à moins de considérer comme secondaire le fait que le (néo-)impérialisme chinois soit le principal pôle impérialiste après les USA, et qu’il tende à créer une situation particulièrement conflictuelle. Démythifier le « socialisme de marché » reste une nécessité dans le contexte français, où cette « idée » continue de rencontrer le soutien d’une partie importante de la gauche.

.

4) Les événements que vous relatez  sont anecdotiques par rapport à la contradiction principale  –  L’impérialisme chinois a mûri très rapidement et au moment même de son ascension se heurte à la stagnation puis à la baisse générale du taux de profit suite à une hausse de la composition organique du capital  que les augmentations de productivité ne parviennent plus à colmater   ni aux USA  ni en Occident  et ni  en Asie-Chine-Inde BRICS.  Leur seule planche de salut  –  l’expropriation de la plus-value absolue est au bout de ses capacités – Déjà  les grèves – les morts sur les lieux de travail, les révoltes, = la force d travail est exploitée au-delà de ses capacités physique. 

 

​Les évènements « anecdotiques » sont des éléments concrets qui permettent de comprendre et d’analyser des situations concrètes.

 

Sans doutes, êtes-vous loin « au dessus » de telles considérations, vous qui avez « tout compris », ou presque… Bien « au dessus », ou bien carrément ailleurs, parfois !

.

5) Ils sont tous dans le même bateau et se dispute la barre du Grand timonier pour naufragés désespérés

 

Formule peu claire…

 

Nous, les prolos, nous sommes aussi tous dans un même bateau, que les impérialistes sont en train de couler, littéralement pour certains, en méditerranée …

.

Merci de votre attention    Robert Bibeau, chroniqueur sur « Les 7 du Québec » 

Merci à vous de continuer à ramer, bien souvent dans le bon sens, malgré tout !! (Luniterre)

.

.

.

**********************************************

.

.

.

En réponse à un autre camarade, qui, lui, tente de défendre le système chinois…:

 

 

Son texte: « mais le pouvoir en Chine ne serait il pas avant tout au main de la bourgeoisie nationale opposée à la bourgeoisie compradore et en alliance avec les ouvriers, les paysans et les intellectuels qui appuient cet Etat dans la mesure où il assure le développement économique et l’augmentation du niveau de vie dans un pays indépendant. Mais la quatrième petite étoile du drapeau de la RPC est sans doute plus importante que les trois autres.

 

 Il faut relire de la juste solution des contradictions au sein du peuple de Mao pour comprendre le long terme chinois et ses contradictions antagoniques et non antagoniques… pour le moment. »

.

**********************notre réponse:

.

Bonjour, camarade

 

.

Quand je lis cette phrase, je vois qu’elle commence comme une question, mais finit en affirmation, non seulement faute de point d’interrogation, mais surtout par la complexité des propositions qu’elle contient…:

.

« mais le pouvoir en Chine ne serait il pas avant tout au main de la bourgeoisie nationale opposée à la bourgeoisie compradore et en alliance avec les ouvriers, les paysans et les intellectuels qui appuient cet Etat dans la mesure où il assure le développement économique et l’augmentation du niveau de vie dans un pays indépendant. »  

.

Prenons donc le temps de les examiner:
Existe-t-il encore, en Chine, une bourgeoisie nationale, et peut-elle véritablement s’opposer à la bourgeoisie comprador?
Si tu reprends l’article chinois diffusé par le camarade nordiste, tu vois bien que le discours officiel du pouvoir chinois est clairement dicté par la bourgeoisie comprador, spécialement dans les relations économiques et financières Chine-USA. Il milite clairement en faveur du « Yuan fort », tel que souhaité par les USA. C’est cette politique qui entretien le phénomène de surévaluation chronique des marchés financier chinois et la formation des bulles spéculatives qui vont avec.

.

Sans même parler de « bourgeoisie nationale », la fraction de la bourgeoisie monopoliste qui voudrait larguer les amarres d’avec l’impérialisme US n’a manifestement pas l’influence suffisante pour engager durablement une dévaluation progressive du Yuan, qui le permettrait.

.

Le changement de nature de la bourgeoisie nationale-maoïste s’est opérée dès 1972, suite aux accords Mao-Kissinger/Nixon, et la vente aux financiers US des premières « Red Chips », actions d’entreprises « étatiques » chinoises à la bourse de Hong-Kong.
La bourgeoisie bureaucratique nationale-maoïste s’est alors transformée en bourgeoisie monopoliste d’état, avec une forte composante néo-comprador qui est rapidement devenue dominante.

.

Une petite bourgeoisie nationale s’est possiblement reformée sur le marché intérieur chinois, mais elle n’a manifestement aucun poids politique, et d’autant moins que le marché intérieur chinois peine à décoller.
La nature hybride de la bourgeoisie monopoliste chinoise est principalement étudiée ici:

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

 .

Dans cette évolution où la bourgeoisie comprador domine, parler d’indépendance est tout à fait illusoire, ce qui n’exclut pas, bien au contraire, une rivalité féroce entre capitalistes US et Chinois, une rivalité dont les prolos font les frais, même si une partie d’entre eux voit son niveau matériel de vie augmenter.
Ce sont un peu les « Trente Glorieuses » à la chinoise, mais qui, tout comme les nôtres, reposent d’abord sur un rebond provisoire de l’impérialisme!

.

En conclusion, on peut toujours tenter de réinterpréter la réalité en utilisant la rhétorique maoïste de la « contradiction », mais cela repose sur des présupposés de nature idéaliste, et qui, de plus, n’ont manifestement aucune réalité sur le terrain économique et financier.

Bien qu’ayant été maoïste dans ma jeunesse et longtemps encore, après, sympathisant de ce courant, une étude plus approfondie de l’histoire m’a finalement ouvert les yeux sur les racines idéologiques de ce mouvement, qui a néanmoins encore occupé une place relativement progressiste dans le contexte des luttes anti-impérialistes du passé, jusqu’à la fin des années 60.

.

Amicalement,

.

Luniterre

.

 

***********************************************

4 commentaires

  1. Quelques commentaires sur les critiques et sur la défense critique par un amateur peu éclairé.
    Même si la critique de Robert Bibeau me semble en général juste, bien que générale,( vieux démon de tous les dogmatiques et gauchistes très amis des généralités et…rien d’autre), ce qui me gêne est la rapide définition de la Chine comme un pays impérialiste et, plus encore qu’on la colle à la Russie comme si cela allait de soi.
    Donc l’analyse de la Chine en particulier présente un intérêt certain.
    Pourquoi la Chine est si importante? Parce qu’elle apparaît comme la cible première de l’impérialisme le plus puissant de l’histoire de l’humanité et l’ennemi principal tant des communistes et progressistes comme des pays qui n’obtempèrent pas à son diktat.
    Il apparait claire de ce qu’on lit, que les entreprises « chinoises » (la plupart des entreprises le plus avancées technologiques appartiennent au capital étranger) et « ses » avoirs doivent suivre le même cours avec des variantes.
    Malgré les énormes avancées de la Chine capitaliste, une fuite des capitaux et la fermeture des marchés à ses produits (ou par la guerre ou tout simplement parce que les vrais impérialistes trouvent ailleurs où produire à bon marché) ferait chuter la Chine, sinon à la situation pré-réformes de Deng Tsiao Ping ou pas loin.
    Une telle situation peut elle être appliqué aux autres vrais pays impérialistes?
    Je n’ai pas des data suffisants pour calibrer la nature d’une industrie chinoise de substitution d’importations (comme essai aujourd’hui de créer la Russie) et voir le poids relatif et compétitif tant d’une industrie réellement locale et celle qui manifestement exporte 60% de sa production à l’étranger et qui est dépendante tant des investissements comme de la technologie occidentale.
    Un tel pays, un grand pays des « maquiladoras » ou un grand pays semi-développé pour certains, fait il un pays impérialiste?
    Inutile de parler de sa force militaire qui est très inférieure à la force des US et ses alliés proches et lointains. Voir l’histoire récente.
    Ses incursions dans l’achat d’entreprises européennes et américaines, sans la présence des institutions financières propres (ou à faible échelle sauf dans l’achat des Bons des Dettes US et UE qui peuvent être « télés » et/ou dévalués politiquement), qui passe des contrats non liés avec des divers pays d’Afrique et Amérique Latine et qui est surveillée comme le lait au feu par l’impérialisme US peut elle être définie comme impérialiste selon des critères marxistes?
    C’est sur, la situation change vite nowadays, mais si vite que cela?
    Les pays dépendants tels l’Inde peuvent aussi devenir impérialistes de plein droit sans que personne les en empêche pour boucler encore plus les vieilles puissances impérialistes sans qu’un conflit énorme ne se déclenche?
    Peut-il l’impérialisme US accepter la résurgence d’une nouvelle puissance impérialiste qui vienne lui disputer son hégémonie (à partir d’une base industrielle et financière empruntée?). C’est assez invraisemblable.

    Non, je pense que la Chine (les capitalistes chinois) voudraient devenir un pays impérialistes (et plus si affinité, gare au caractère très réactionnaire de ces bourgeoisies montantes) mais elle ne le deviendra pas sans la permission (au moins) de l’impérialisme US et aujourd’hui ce n’est pas encore le cas.

    Quant à ceux qui ont trouvé, pour cacher avec une feuille de vigne, leur soutiens sans conditions aux réformes Teng Siao Pingistes de funeste mémoire, une « bourgeoisie nationale » qui n’est que la petite bourgeoisie qui s’est créée suite au débordement de la marmite des investissements impérialistes en Chine, mieux vaux pas en parler. Les pauvres, en ce moment ont d’autres chats à fouetter, car les Bourses dont ils ont déposé tant leur situation de classe comme leurs sous, dégringolent devant leurs yeux affolés.

    Bien que je sois assez d’accord avec ceci « Le changement de nature de la bourgeoisie nationale-maoïste s’est opérée dès 1972, suite aux accords Mao-Kissinger/Nixon, et la vente aux financiers US des premières « Red Chips », actions d’entreprises « étatiques » chinoises à la bourse de Hong-Kong. » « La bourgeoisie bureaucratique nationale-(maoïste, ceci est encore à discuter) s’est alors transformée en bourgeoisie monopoliste d’état, avec une forte composante néo-comprador qui est rapidement devenue dominante. »
    Je pense aussi qu’un « changement de nature » ne se fait pas par l’oeuvre ni de l’Esprit Saint ni moins encore d’une « rencontre » soit-elle celle de Nixon avec Mao ou avec Dieu le Père.
    La « rencontre » n’est que l’aboutissement d’un processus « souterrain » (pour ce qui ne le savaient pas) qui met en oeuvre le triomphe du courant bourgeois lors de la révolution chinoise ou de la faiblesse, incapacité, ou « centrisme » de la Gauche tant dans le Parti comme de l’Etat. Ceci est une possibilité, ou de la nature bourgeoise (bureaucratique pour certains) de la révolution chinoise dès le début ce qui me semble absurde, car cette révolution s’inscrit dans la révolution mondiale du prolétariat mondial sous ses diverses formes. (Voir Lénine et les thèses sur la question nationale).
    Non, la lutte de classes lors de la révolution démocratique bourgeoise conduite par le Parti Communiste, se développe et la question qui sera le vainqueur ne peut être résolue que par la lutte. La Gauche l’a perdue, et la question des Communes Populaires lors de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne est central à mon humble avis, et la Droite bourgeoise, réactionnaire, pro-capitaliste l’a importée. Mais elle n’arrive pas encore ni à l’indépendance nationale, comme tous les pays dépendants de l’impérialisme ni à devenir aujourd’hui une véritable puissance impérialiste.

    Finalement la « contradiction » ne fait pas que partie de la « réthorique maoïste » comme si finement l’écrit Luniterre, mais elle est une des aspects le plus importantes de la dialectique matérialiste… et si L. ne le croit pas il n’a qu’à consulter les cahiers philo de Lénine.

    1. La rhétorique maoïste « de la contradiction » n’a en réalité aucun rapport avec la dialectique ML, où la contradiction a évidemment sa place…!

      Les Cahiers de Lénine sont une ébauche, malheureusement inachevée, et Mao a tenté de la tronçonner en vue de justifier sa « théorie », en 1937, pour conserver le contrôle du PCC.

      Cette rhétorique a permis à une fraction de la petite bourgeoisie nationaliste de mener le PCC de la lutte de libération nationale à la collaboration avec l’impérialisme US sans rupture fondamentale avec le capitalisme, et tout en se faisant passer pour l’avant-garde éclairée du prolétariat, alors que celui-ci n’avait plus voix au chapitre depuis la répression de 1927. Il ne l’a retrouvé, en 1967, pendant la « Commune de Shanghai », que pour se faire écraser par le pouvoir maoïste lui-même, dès le début 1968, avant même que la Saga de Mai ne commence en France …

      Ce fait est attesté par Badiou lui-même, dans son livre « L’hypothèse communiste », publié en 2009, même s’il se contredit aujourd’hui pour valider la vision néo-révisionniste de l’histoire approuvée par le PCC, celle de Hongsheng Jiang….!

      Pourquoi continuer à entretenir de vieilles illusions?

      Pourquoi ne pas repartir simplement sur la base de l’outil ML, plus affuté que jamais , pour décrypter la complexité de la mondialisation actuelle?

      C’est ce que la situation exige de nous.

      Luniterre

      *********************

      Un début d’étude critique de la rhétorique maoïste a déjà été publiée sur TML :

      *********************

      __Mao déclassifié… (2)

      Ainsi parla Mao Zedong dans les grottes de Yenan…

      (1er volet d’une étude critique de la pensée de Mao, sur son texte : « De la contradiction »)

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2013/12/22/mao_declassifie_2_suite_critique_de_la_contradiction_1/

      ********************

      __Mao déclassifié… (3)

      1954 : Les premiers ravages du maoïsme en France…

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/01/25/mao_declassifie_3_1954_les_premiers_ravages_du_maoisme_en_france/

      **********************

      __Mao déclassifié… (4)

      MÉTAPHYSIQUE ET OPPORTUNISME :

      Le piège de la « contradiction spécifique »…

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/04/08/798mao_declassifie_4/

      *************************

      Pour de la doc sur l’époque de la « diplomatie du ping-pong », voir aussi :

      __Mao déclassifié… (1)

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2013/12/08/mao_declassifie_1/

      ***********************

  2. La conférence de Mao sur la contradiction n’est qu’un essai de donner les premiers éléments de la loi fondamentale de la dialectique matérialiste dans un langage où il faut connaitre au moins 3000 caractères pour pouvoir commencer à lire…
    C’est sur qu’avec « un se divise en deux » on n’épuise pas le sujet.

    Mais encore, cela n’était qu’une remarque en passant. Ce qui intéresse vraiment est la caractérisation de la Chine comme impérialiste ou pas.

    Peut-être une citation de Lénine peut servir?

    Avant tout qu’est ce le plus important, l’idée fondamentale de nos thèses? La distinction entre nations qui oppriment et nations opprimées. Nous mettons l’accent sur cette distinction- en contraste dramatique avec la Seconde Internationale et la démocratie bourgeoise. A l’époque de l’impérialisme, c’est d’une importance particulière pour le prolétariat et pour l’Internationale Communiste d’établir les facteurs économiques concrets dans la solution de toutes les questions nationales et coloniales, de procéder non pas à partir des postulats abstraits mais à partir des réalités concrètes.

    La principale caractéristique de l’impérialisme est que, comme nous le voyons, que le monde entier est aujourd’hui divisé dans un grand nombre des pays opprimés et un nombre insignifiant des pays oppresseurs qui détiennent des richesses colossales et possèdent des puissantes forces armées. « V.I. Lenin, Sur la question coloniale et nationale (Rapport au Deuxième Congres de l’Internationale Communiste, Juillet 1920)

    1. On ne voit juste pas en quoi cette citation se rapporte au sujet…!

      A moins de ranger la Chine au rang des petites nations et/ou des nations opprimées, ce qui est manifestement un défi au bon sens, et surtout, à l’évidence, que comme beaucoup d’autres, tu te refuses à voir…

      Quant au texte de Mao « De la contradiction » avec ses dérivés sur le sujet, il reste considéré comme l’alpha et l’oméga de la pensée maoïste par la quasi totalité de ses partisans… En le dévalorisant ainsi à un rang mineur, tu fais donc exception… Mais ce qui est caractéristique c’est que chacun des défenseurs de la Chine actuelle s’évertue à inventer sa propre rhétorique pour se justifier…

      Généralement, c’est ce vieux truc des « contradictions principales et secondaires » qui est à la base de ces élucubrations, comme il était déjà à la base de la « théorie des trois mondes » utilisée pour justifier l’alliance avec les USA contre l’URSS !

      Le but de l’analyse, c’est de tirer les leçons de l’histoire pour avancer, pas pour retomber systématiquement dans les mêmes pièges !

      Il est seulement grand temps d’ouvrir les yeux sur le monde réel et de se rappeler cette autre citation de Lénine, valable en tous temps: « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » !!

      Luniterre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s