La Grèce à l’heure du choix: Capitulation Réformiste Ou Socialisme?

 

La Grèce

à l’heure

du choix:

Capitulation

Réformiste

Ou

Socialisme?

 

 

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« Malgré la large victoire du NON

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au référendum, Tsipras prépare

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un accord odieux avec la Troïka »

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Tel est déjà le titre d’un article paru sur la Tendance Claire du NPA, que nous tenons à republier ici, dans un esprit non sectaire, tant il reflète bien le désarroi et quasiment la « douche froide » qui risque fort de tomber rapidement sur les ardeurs de la Place Syntagma et sur les rêves de la stratégie d’alliance avec la petite bourgeoisie sur les base des son « anticapitalisme » d’opérette.С’est aussi pourquoi il nous parait également important de publier à la suite cet article pris directement sur le site officiel du KKE, et qui fait le point, par les dirigeants communistes concernés en premier lieu,analysant la situation concrète du peuple grec avec une lucidité qui nous semble tout à fait correcte d’un point de vue Marxiste-Léniniste:

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Le KKE à l’encontre du consensus

antipopulaire des partis bourgeois


Finalement, en très peu de temps, on commence à réaliser que la position stratégique du KKE n’est pas forcément la plus mauvaise, même si sa consigne du « bulletin nul », avec un « double oxi », a pu être comprise comme une « trahison » par la « gauche » réformiste petite bourgeoise, et aussi bien par la « gauche frontiste », son alliée prétendument « anticapitaliste ». Voir:


« De la signification « cachée » du vote communiste en Grèce !! »


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article146720


https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/07/07/la-signification-cachee-du-vote-communiste-en-grece/


Du reste, si l’on étudie ce doc d’Antarsya,


http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/antarsya-2.pdf


on constate que leur stratégie reste basée sur un « programme de transition » assez traditionnel… et ne diffère pas d’une stratégie « frontiste » avec le réformisme, style « programme commun » des années 70 en France. Le même genre de résultat, aussi mauvais, est inéluctable.


Alors qu’un véritable front de classes anticapitaliste n’a de sens qu’avec un parti prolétarien assez fort pour la seule véritable transition anticapitaliste, celle du socialisme !


Par comparaison, le programme du KKE est plutôt clair sur cette question :


« The material basis of the necessity of socialism in Greece


The Greek people will be liberated from the bonds of capitalist exploitation and the imperialist unions when the working class together with its allies carries out the socialist revolution and moves forwards to construct socialism-communism.


The KKE’s strategic goal is the conquest of revolutionary working-class power, the dictatorship of the proletariat, for the socialist construction as the immature phase of the communist society.


The revolutionary change in Greece will be socialist.


The motor forces of the socialist revolution will be the working class as the leading force, the semi-proletarians, the oppressed popular strata of the urban self-employed, the poor farmers, who are negatively affected by the monopolies, and for this reason have an objective interest in their abolition, the abolition of capitalist ownership, in the overthrow of its power, in the new relations of production. »


Malheureusement, il ne semble pas disponible en français…
Le lien vers la version anglaise :


http://fr.kke.gr/fr/articles/Programme-of-the-KKE/

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L’article de la Tendance Claire:

« Malgré la large victoire du NON au référendum,

Tsipras prépare un accord odieux avec la Troïka »

 


Par Gaston Lefranc ( 9 juillet 2015)

http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=775


Après la fête de la victoire dimanche soir, les lendemains sont difficiles. Très difficiles. Les choses s’accélèrent et laissent pour l’instant penser qu’on se dirige vers un accord dimanche 12 juillet lors du sommet des chefs d’État européens.


Lundi, Tsipras a viré son ministre de l’économie Varoufakis dont la tête était depuis longtemps réclamée par les créanciers. Son intervention virulente dimanche soir, en contradiction avec le discours apaisant et de concorde nationale de Tsipras, a sans doute précipité la décision de Tsipras. Ce même lundi, une déclaration commune signée par les partis gouvernementaux (Syriza et Anel) et les partisans du OUI (Nouvelle Démocratie, Pasok, Potami) s’est permise d’interpréter le sens du vote des grecs : ils se seraient exprimés pour la poursuite des négociations avec la Troïka ! Par cette déclaration, Tsipras tourne la page du référendum pour afficher une convergence de vue avec les partisans du OUI.

 

Malgré les signes d’ouverture de Tsipras, la Troïka est restée ferme et n’a fait aucune concession. Hollande et Merkel ont demandé à la Grèce de rédiger une nouvelle copie. La BCE a encore durci davantage les conditions de financement des banques grecques. Conséquence : les banques resteront fermées au moins jusqu’à lundi prochain et les retraits aux guichets automatiques sont toujours limités à 60 euros par jour. En étranglant l’économie grecque, la Troïka montre qu’elle est prête à tout pour arriver à ses fins, c’est-à-dire la conclusion d’un accord odieux avec le gouvernement grec.


Mardi, alors qu’un rapport du FMI indique que la dette devra être restructurée (ce qui n’est pas un scoop!), et qu’environ 30% de la dette devra être effacée pour que la Grèce puisse continuer à payer, le gouvernement allemand maintient sa position : on pourra « parler de la possibilité de réduire la dette seulement quand le gouvernement grec montrera qu’il met en œuvre les réformes », a précisé Sigmar Gabriel, ministre SPD de l’économie. Pas question donc d’accorder à Tsipras une restructuration de la dette en contrepartie d’un nouveau mémorandum. Autrement dit, l’Allemagne ne veut même pas accorder à Tsipras ce qu’elle avait accordé à Samaras. L’Eurogroupe de l’après midi tourne court : le gouvernement grec ne fait aucune nouvelle proposition, mais indique qu’elle fera une proposition le lendemain. En fin de soirée, les dirigeants de la zone euro fixent un ultimatum à Tsipras : ils lui donnent jusqu’à jeudi soir pour déposer une demande pour un « troisième programme d’aide » (le second a expiré fin juin) auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES) accompagnée d’un plan complet de réformes à moyen terme, soit au moins deux ans. Si ce plan est jugé insuffisant, il est clairement indiqué que la Grèce devra sortir de l’euro.


Mercredi matin, le nouveau ministre de l’économie grec, Tsakalotos, a écrit une lettre au MES pour un programme d’assistance financière sur trois ans. Pour l’obtenir, il propose de mettre en œuvre dès le début de la semaine prochaine des mesures sur les retraites et les taxes ; il propose de rembourser tous les créanciers et d’utiliser les nouveaux prêts… pour rembourser les prêts actuels, et il fait allégeance aux institutions européennes en s’engageant à respecter les règles de bonne conduite. Pas un mot sur l’exigence de restructuration de la dette. Le gouvernement grec doit ensuite formuler ce jeudi des propositions précises. Malgré la victoire du NON, le rapport de forces est tel que des journalistes indiquent que Tsipras devra faire de nouvelles concessions pour parvenir à un accord. Autrement dit, proposer un plan plus dur que celui qui a été rejeté par les grecs le 5 juillet…


Jeudi matin, selon le quotidien grec « Kathimerini », on apprenait que le gouvernement grec projettait un plan d’austérité de 12 milliards d’euros sur 2 ans contre 8 milliards dans sa proposition précédente.


Il reste désormais 3 jours pour éviter le pire, à savoir un accord, forcément odieux, avec la Troïka. Tsipras s’engage clairement dans cette voie. Le principal dirigeant de la plateforme de gauche de Syriza, Lafazanis, est sorti de son silence et a fait savoir qu’il s’opposait à un accord avec la Troïka et préférait une sortie de l’euro à un accord odieux. Si la gauche de Syriza refuse un accord (ce qui est probable), la déclaration commune de lundi avec les partisans du OUI pourrait alors prendre tout son sens politique et préfigurer d’un nouveau bloc majoritaire. Mais nous n’en sommes pas encore là. Antarsya, la coalition de la gauche anticapitaliste indépendante de Syriza, appelle à la mobilisation pour la rupture des négociations et le refus de tout accord avec la Troïka. C’est en effet la question clé des prochains jours. La victoire du NON au référendum ne suffit pas ; il faut que la mobilisation, en Grèce et ailleurs, se poursuive pour empêcher tout accord.


Rupture immédiate des négociations avec la Troïka ! Non à tout accord avec la Troïka !
Réquisition immédiate de la Banque centrale grecque ! Emission d’une nouvelle monnaie inconvertible ! Contrôle des échanges extérieurs par les travailleurs/ses !
Rupture anticapitaliste avec l’UE !
Nationalisation sous contrôle des travailleur/se-s des banques et des entreprises stratégiques !
Annulation de la dette publique !
(Gaston Lefranc, jeudi 9 juillet 16h)

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L’article du KKE:

Le KKE à l’encontre du consensus

anti-populaire des partis bourgeois


http://fr.kke.gr/fr/articles/Le-KKE-a-lencontre-du-consensus-antipopulaire-des-partis-bourgeois/


Le lendemain du référendum du 5 juillet, un conseil réunissant les chefs des partis parlementaires a été tenu au palais présidentiel sous le Président de la République Prokopis Pavlopoulos. Présents dans cette réunion qui a duré 7 heures étaient le premier ministre, Alexis Tsipras, le président par intérim de la Nouvelle Démocratie (ND), Evangelos Meimarakis, le président de “Potami”, Stavros Theodorakis, le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoubas, le président des “Grecs Indépendants” (ANEL), Panos Kammenos et la présidente du PASOK, Fofi Gennimata.


Lors de la rencontre, SYRIZA, ANEL, ND, Potami, PASOK sont parvenus à un accord et ont signé une déclaration commune, traduisant le résultat du référendum comme une acceptation de l’euro et de l’UE et ouvrant ainsi la voie pour un nouvel accord antipopulaire.


Dimitris Koutsoubas, le SG du CC du KKE, a exprimé son désaccord intégral avec la déclaration commune.


Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoubas, a fait la déclaration suivante à la sortie de la réunion:


“Lors de la réunion en présence du Président de la République, le premier ministre nous a exposé le cours des négociations et des discussions après le référendum.


Nous avons exprimé de manière claire, encore une fois, les positions du KKE sur le résultat du référendum mais surtout sur les graves problèmes que rencontre le peuple grec dans cette alliance de loups qu’est l’UE, avec une politique qui mène le peuple à des impasses sans cesse et qui aggrave sa situation, que ce soit le revenu populaire, le cours du pays, le cours de notre peuple globalement. Il est prouvé, encore une fois , qu’il ne peut y avoir de négociation pour les intérêts du peuple et des ouvriers à l’intérieur des “murs” de l’UE, dans la voie de développement capitaliste.


Le KKE a exprimé son désaccord total sur la déclaration commune, laquelle ont signée les autres partis à travers leurs chefs. Notre désaccord porte sur notre perception du verdict du peuple grec (à travers le référendum) mais surtout sur le cours et la tactique de la négociation que le gouvernement propose et que les autres partis acceptent, du moins en ce qui concerne son cadre général et ses axes principaux.


Personne n’a autorisé personne pour signer de nouveaux Mémorandum, de nouvelles mesures douloureuses pour notre peuple. Et il s’agira bien de dures mesures.”


Aux journalistes lui demandant si le KKE parle d’une “solution hors de l’euro”, D. Koutsoubas a répondu:


«Non. Nous avons dit clairement que cette politique sans débouchés peut avoir deux issues: soit ils parviennent à un accord douloureux, c-a-d un nouveau Mémorandum aux mesures dures et antipopulaires – il parait que ce scénario est le plus probable et est déjà en cours de réalisation, mais on en saura plus dans les jours qui viennent – soit on aura une faillite d’État accompagnée d’un “Grexit”, une sortie de l’euro ou de l’introduction d’une monnaie parallèle ou de n’importe quelle autre mesure. Ce scénario est principalement aux lèvres des “partenaires”, ce n’est pas été mentionné lors de la réunion des chefs des partis. Donc, notre peuple doit être prêt. La position du KKE est que les deux scénarios, c-a-d soit un accord avec un mémorandum aux mesures dures, soit un Grexit soit n’importe quel autre scénario, sont défavorables et au dépens du peuple grec.


La rupture avec l’UE, le capital et leur pouvoir a pour condition une stratégie globalement différente, un pouvoir ouvrier-populaire et un peuple véritablement au pouvoir qui procédera à la socialisation, au désengagement de l’UE, à la suppression unilatérale de la dette. Telle est la proposition intégrale et globalement différente du KKE et elle n’a rien à voir avec des positions conduisant à une nouvelle paupérisation de notre peuple. Et par cela, je parle d’autres positions sur une sortie uniquement de l’euro (un simple changement de monnaie), qui existent au sein des autres partis, comme le parti au gouvernement, même si elles sont minoritaires à ce moment.”

 

 

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