Grèce: Platon! Reviens! Ils sont devenus fous!

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Grèce:

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Platon!

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Reviens!

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Ils sont devenus fous!

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Platon 1

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Le monde est en crise chronique depuis bien longtemps…


                                 Depuis si longtemps qu’on se demande si le mot a encore un sens…

Mais en France, comme dans toutes les « vieilles » nations sur le déclin, c’est le manque de perspectives d’avenir, qui, chaque jour, nous en rappelle le sens…


Dans ce cas, que dire de la Grèce… La plus vieille des nations européennes…


Si la Grèce semble être à un tournant « décisif » de sa propre crise, les symptômes de crise se développent partout, et avec une violence multiforme, comme celle du terrorisme.


En réalité, ce sont tous les « points chauds » du globe qui semblent être pris d’un accès de fièvre…
Une « crise dans la crise », en quelque sorte…


Ceci-dit, si la bourse connait un « léger repli », cela se situait encore autour des 5000 points en fin de semaine, c’est à dire au double de son « moment creux » de 2008. Ce n’est donc pas vraiment la même « crise » pour tout le monde…


Alors, la Grèce, décisif ?
Crédit, dette, remboursements… c’est la valse des milliards…

Avec les sommes évoquées, il y a là, potentiellement, des millions de vies humaines complètes, en équivalence de survie matérielle.


Pour quelques « gouvernants » réunis en « comité restreint », ce n’est qu’une partie de poker comme une autre…


Tsipras et Varouflakis, petits joueurs, eux, ont choisi d’abattre leurs dernières cartes…
Mais qu’avaient-ils à perdre? Bien obligés de jouer avec des cartes biaisées, ils ne font que hâter l’issue de cette partie là…


Quelle qu’en soit l’issue, avec ce référendum, ils ont trouvé le moyen d’en rejeter la responsabilité sur le peuple…
Bien pratique, cette « démocratie »… C’est vrai qu’il s’agit d’une spécialité locale… C’est même leurs ancêtres qui ont inventé le truc, parait-t-il… Et le mot qui va avec…


En réalité, on ne s’est jamais autant moqué du monde, du peuple et de la démocratie…


Car s’ils se posent en vaillants défenseurs de la nation, et appellent « officiellement » à voter non au plan de « sauvetage » particulièrement antisocial et humiliant de la finance européenne, leur rêve, à peine secret, n’est-il pas que le peuple, déprimé, vote oui en croyant éviter le « pire », une sortie de l’Euro?


A peine secret, ce rêve, voire clairement exprimé, par Varouflakis, à ses « homologues européens », avec, à peu près cette formule: « Faites seulement un petit effort, et on appelle à voter oui… » Afin que tout continue comme avant, avec les mêmes duettistes grecs, mais adoubés, comme capitulationnistes, par le peuple…


Heureusement que Pétain et les nazis n’avaient pas pensé à ce truc, en 1940, sinon on y serait peut-être encore… dans une « autre Europe »!


Et si le peuple vote non, la voie est ouverte pour une « sortie » de l’Euro, avec une nouvelle dictature « nationaliste » à la clef, le temps de remettre de l’ordre, manu militari, c’est le cas de le dire, dans les petites affaires locales, avec seulement une remorque « à rallonge » de la finance internationale. Style « Franco » ou « Colonels grecs », on connait déjà…
Tiens, presque une autre spécialité du coin, en quelque sorte…


Et nos vaillants « héros de gauche » y trouveront bien une petite place, comme potiches « démocratiques », histoire de ne pas faire fuir le touriste…
Tsipras, lui, dit vouloir à la fois un « non » franc et massif et vouloir rester dans l’Euro et dans l’Europe…
Le beurre et l’argent du beurre…
Vraie originalité et seul défaut du deal, actuellement, les deux marchandises, argent et beurre, sont du même côté, et pas le sien… Inconscient, ou très « gonflé », ce joueur de poker?


Pas si bête, en réalité, car si la Grèce « fait défaut » dans les heures qui viennent, le risque de « contagion » et d' »effet domino » sur une Europe pleine de « maillons faibles », n’est pas à négliger…


Et les « fortiches » de l’Eurogroupe n’ont pas vraiment envie de ce scénario… Que la Grèce retourne au moyen-âge, sinon à l’âge de pierre, sans repasser par la case de son antiquité glorieuse, peut leur chaut, certainement, et quoi qu’ils en disent, bien hypocritement…


Mais que leur joujou financier « Euro » soit cassé, cela les fait blêmir, et ils feront tout pour l’éviter…
Et Tsipras le sait…


Et pour cela, les « Européens » sont déjà prêts à s’asseoir sur leur créances, même si, d’être allés se faire voir chez les grecs, cela leur fait mal, et même très, très mal, quelque part…
Mettre la Grèce en « quarantaine » pour éviter la contagion, ils s’y sont aussi déjà préparés, vu les antécédents de la crise…
http://www.atlantico.fr/decryptage/qui-risque-quoi-dans-faillite-grece-voici-vrais-chiffres-jean-marc-sylvestre-atlantico-business-2199173.html


Le risque est donc plutôt d’ordre « psychologique », et donc, politique, car une « panique » bancaire, suivie d’une faillite, même locale, cela fait toujours mauvais effet sur la cote de popularité du système…
Ce qui les rassure: le manque d’alternative politique organisée, où que ce soit, et le découragement des populations pour les mouvements de masse vraiment offensifs.


Et ils ont les moyens de briser les velléités de résistance, soit « pacifiquement » avec des syndicats et des partis de collaboration de classe, comme lors de la casse des retraites en France, en 2010, soit par la violence ponctuelle la plus brutale, comme avec l’assassinat de Mozgovoï, de ses camarades proches et des passants innocents qui se trouvaient là… (10 victimes de ce crime politique, au total, parmi 6400 morts en un an de guerre au Donbass, faut-il le rappeler?).
En Ukraine, la situation financière et économique est tout aussi désastreuse, sinon pire:
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/27/ukraine-la-finance-us-a-loeuvre/
Pourtant, elle ne fait pas la une des journaux… Bizarre, non?
Alors que dans ce cas, l’enjeu géostratégique est encore plus grand et plus immédiat que celui de la Grèce…


Mais qui a donc poussé la Grèce dans l’Europe, au départ?
Si l’on reprend l’histoire au début, il commence à se murmurer, malgré tout, que c’étaient les financiers US qui ont préparé le coup, et par des moyens « financiers » pas forcément très « légaux », sinon carrément par une franche escroquerie sur la crédibilité de la finance grecque…
http://www.leblogfinance.com/2010/02/grece-pacte-du-diable-avec-goldman-sachs.html
http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/la-grece-nouveau-laboratoire-de-la-strategie-du-choc-a117988566


Quelle étonnante « naïveté » de la part de nos dirigeants « européens »… Ou bien, plutôt, une « naïveté » très intéressée… Bien évidemment, une telle manipulation est impossible sans quelques complicités aussi haut placées que bien récompensées…


La Grèce comme cheval de Troie de l’impérialisme US pour saper l’économie et la finance européenne, il suffisait d’y penser…!
Et Tsipras et Varouflakis y ont certainement pensé, aussi, en mettant les pieds dans le plat de lentilles de ces consciences au prix si « élevé »…


En réalité, la seule question qui se pose vraiment, pour ceux qui refusent la capitulation, en Grèce comme ailleurs, c’est la question de l’organisation d’une véritable résistance populaire globale, anticapitaliste et anti-impérialiste, et donc la question de la construction d’un parti prolétarien capable de la structurer.
Il se trouve que là aussi, en Europe, les grecs ont une expérience exceptionnelle, un passé difficile, mais dont les leçons, en leur temps, ont pourtant été tirées… Un héritage depuis longtemps abandonné…
https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2015/06/enver-hoxha_1950_rencontre-chez-j-staline-avec-les-dirigeants-du-pc-grec.pdf


Pour l’instant, on croit généralement plus facile de « rêver » avec Syriza, Podemos, et toute la petite bourgeoisie boboïsante pseudo-« progressiste »…


Mais elle est déjà en train de trouver ses limites, et c’est peut-être un pas en avant, même si plutôt à marche forcée…
Mais en est-il d’autre…?


Nécessité, quand tu nous tiens…
Nécessité, la mère de l’invention!


Nécessité, mère de l’invention  ??


« La nécessité qui est la mère de l’invention… »
La République, II Platon.


Tiens, encore un truc grec!


Décidément…


Donc, tout espoir n’est pas forcément perdu…


Luniterre

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4 commentaires

  1. Cet e-mail, envoyé par le camarade Viriato:

    « Je pense qu’il ne faut pas se précipiter avec des commentaires que les actes des dirigents grecques contredisent.
    Les derniers évenements sont de nature révolutionnaire…et je pèse mes mots.

    Car la fermeture aujourd’hui des banques et la fermeture (temporaire il parait) de la Bourse vont provoquer son effet.
    La logique des choses est implacable et la « fuite en avant » de Syriza va déclencher beaucoup de phénomènes.
    Le premier ce sera una vague d’enthousiasme à gauche (toute confondue sauf les gauchistes indécrotables et infimes) mais aussi la réaction, égale et contraire tant de « l’Europe » (Valls a déjà donné contre la Grèce), des banquiers donc, comme de la réaction interne qui est déjà en bataille. Les militaires grecs mettront l’épée dans la balance …s’ils le peuvent.
    Tout la question devient: Aventure ou sursaut des masses surexploitées grecques?

    Pour ce qui ressort des rares interviews au journaux télévisés d’ici, les gens vont voter massivement « Non », mais après… que faire? Il ne reste que la nationalisation des banques (la sortie de l’euro par expulsion) le contrôle stricte de la finance, des mesures draconiennes afin de faire marcher l’économie et si ce ne sont pas les travailleurs qui paient ce seront les autres et cela exige d’aller bien plus à gauche encore.
    Une dynamique peut se déclencher par des forces qui sont bien au délà de ce que peuvent les politiques grecs ou “européens” qui les ont déclenché.

    Bref, tout dépend de la réaction des masses grecques, mais il se peut que les gens de la « Troika » se soient mis le doigt dans l’oeil. Une lourde faute politique qui peut les obliger de reculer ou d’aller à une confrontation ouverte contre un petit pays, (encore une fois, décidement c’est l’histoire des vingt derniers années…) et si les gens ont la moindre conscience des enjeux ‘“après eux, c’est nous”) cela peut reveiller tous les prolos d’Europe.

    On ne peut plus écrire que les dirigeants grecs veulent « le beurre et l’argent du beurre », non. Personne dans la “Troika” le leur permettra et ils le savent . Ils ont choisi le chemin de résister et commencent à prendre (au moins pour ce qui apparait publiquement) des mesures pour garder dans leurs mains le principal de la situation.
    Fermer les banques, les nationaliser c’est contrôler toute l’économie, et éviter le ” run » (le retrait de l’argent des banques) qui allait se produire, qui était fomenté, lancé par les dirigeants allemands qui se comportent comme des vrais petits führers. Le naturel de la bourgeoisie impérialiste allemande revient au galop.

    On ne peut pas tirer, même de la gauche, contre un tel gouvernement que peut-être demain n’existera plus par la force de la réaction UE/bourgeoisie grecque.
    Au contraire il faut appuyer sa résistance tout en montrant qu’une fois sur ce chemin il ne peut y avoir qu’une continuation socialiste appuyée sur les masses en colère contre… le capitalisme plutôt que contre la “Troika” et autres commissions de façade.
    La situation change très rapidement et peut changer encore dans les jours qui viennent mais se mettre aujourd’hui à attaquer ce gouvernement c’est faire objectivement le jeu de la réaction.

    Le mieux est que tu publies aussi ce point de vue car même si c’est vrai que pour de telles confrontations il est nécessaire d’avoir autre chose que Syriza, (un parti ML bolchevique de préférence) on ne tire pas contre des gens qui se battent réallement contre la dictature capitaliste sous la forme de l’UE, le gouvernement allemand et français, etc. Surtout en la situation de démoralisation des militants et de marasme idéologique et des luttes que l’on vit en France.
    Personne comprendrais une telle posture.

    Une chose est la compréhension de la nature des dirigeants de Syriza, une autre est une publication donnée à ce moment de lutte aigüe qui peut s’amplifier et qui est d’une importance capitale pour les autres travailleurs européens.
    Le combat des grecs, dure ce qu’il dure, aura les résultats qu’ils aura, ce sera toujours un répiе pour nous, car si un petit peuple (en nombre et importance économique) ose se revolter contre les banquiers capitalistes, il réflechiront à deux fois avant de s’attaquer à de bien plus gros morceaux.

    Viriato »

  2. Cet autre e-mail reçu de « Polinfo », et l’échange qui s »en est suivi, au sujet de Platon et du matérialisme antique, principalement:

    « Salut,

    Platon était un sacré réactionnaire. Laissons le dans les poubelles de la philosophie idéaliste et de son idéal politique oligarchique !

    A lire

    http://polpresse.blogspot.fr/2015/06/grece-quand-la-gauche-de-la-gauche.html

    http://polpresse.blogspot.fr/2015/06/ou-vont-ils-prcf-rouges-vifs-rouge-midi.html

    cordialement »

    Notre première réponse:
     »
    Bonsoir, camarade!

    Je pense que tu auras compris que le sujet de l’article, au delà de sa tournure ironique, est précisément la « nécessité » historique du parti prolétarien pour faire réellement avancer les choses… La nécessité qui engendre l’invention n’est évidemment pas un principe réactionnaire. Il se trouve que Platon est l’auteur reconnu de cette maxime basique, point barre.
    Vu les circonstances, il n’y a pas lieu de bouder ce trait d’humour… Personnellement je ne comprends pas en quoi ML et humour seraient incompatibles, à moins de se retrancher dans un dogmatisme stérile, et jusqu’ici notre correspondance m’incitait précisément à penser que tu échappais à ce travers et j’espère que c’est bien le cas.

    L’article ne porte donc en rien sur un jugement de valeur concernant l’œuvre de Platon… En fait, tout de suite, je n’ai pas vraiment le temps d’approfondir ce sujet, que je connais mal, au demeurant.

    D’une manière générale, si l’étude basée sur le matérialisme historique n’exclut pas de tels jugements de valeur, elle ne saurait exclure de manière simpliste l’étude de tels courants de pensée qui ont précisément marqué l’histoire de l’humanité.
    Si à une époque donnée l’idéalisme est devenu dominant sur le matérialisme, ce qui semble être le cas à l’époque de Platon, il convient de chercher à comprendre pourquoi, et précisément en fonction de quelle nécessité sociologique et culturelle, et non d’en faire un sujet de polémique éventuelle, tout à fait décalée, vu les nécessité politiques de notre temps…

    De plus, il semblerait que si les matérialistes ont provisoirement, mais pour quelques siècles, tout de même, perdu la bataille, c’est en grande partie à cause de l’impasse dogmatique et mécaniste simpliste dans laquelle ils se sont fourrés…
    En ce sens la « dialectique » de Platon, pour primitive qu’elle fut, apportait à la pensée antique un outil dont elle avait certainement besoin. Le fait que cette démarche soit associée à l’idéalisme correspond à une évolution sociale que je ne parvient pas à évaluer, en l’état actuel de mes maigres connaissances.

    A postériori, nous « jugeons » les matérialistes antiques comme plus « progressistes », mais pour les peuples de l’époque, c’était peut-être l’inverse qui était ressenti, si les matérialistes étaient devenus « rétrogrades » et passéistes, selon leurs critères sociaux et culturels.

    Pour aller plus loin en partant de là, et même pour en revenir à notre époque, il y a peut-être un parallèle possible à faire avec l’apparition des concepts de la physique quantique, qui ont donné naissance à de nouvelles formes d’idéalisme et actuellement, à une renaissance de l’obscurantisme religieux et mystique.
    Il n’y a évidemment que dans une conception dialectique de l’épistémologie scientifique moderne que ces concepts trouvent leur place comme développements nécessaires du matérialisme et bases renouvelées de sa philosophie.

    Je pense que cette problématique est abordée par Lénine dans Matérialisme et empiriocriticisme, même s’il n’utilise pas exactement cette terminologie, qui était seulement en voie d’être forgée par la science de son époque. Du moins, la méthodologie y est, et je ne suis pas seul à le penser. (Voir en PJ, la présentation d’un livre de L. Truchon, qui semble assez significatif)

    http://www.caphi.univ-nantes.fr/Lenine-epistemologue

    Le problème est, camarade, que le mouvement ML régresse non seulement numériquement, mais qualitativement, ce qui rend sa renaissance encore plus problématique. C’est pourquoi j’ai, à plusieurs reprises, mais sans aucun succès, tenté de relancer l’idée d’une fonction « Université Prolétarienne », même réduite, autour d’un blog inter-actif accessible à quelques « étudiants-prolétaires », version moderne de l’UO de Georges Politzer…

    Pour finir, cette belle citation, retrouvée par hasard, mais fort à propos, extraite des « Principes élémentaires », les vrais, et non des faux « fondamentaux », totalement bidonnés par les thoréziens Besse et Caveing…

     » Lénine, dans Matérialisme et empiriocriticisme (chap. V), remit les choses au point en montrant qu’énergie et matière ne sont pas séparables. L’énergie est matérielle, et le mouvement n’est que le mode d’existence de la matière. En somme les idéalistes interprétaient à l’envers les découvertes de la science. Au moment où celle-ci mettait en évidence des aspects de la matière ignorés jusqu’alors, ils concluaient que la matière n’existe pas, sous prétexte qu’elle n’est pas conforme à l’idée qu’on s’en faisait jadis, quand on croyait que matière et mouvement étaient deux réalités distinctes. » G.P.

    Bonne fin de soirée;

    Luniterre »

    Réponse de « Polinfo »:

    « A propos d’un article de Luniterre ayant pour titre :

    Platon!

    Reviens!

    Ils sont devenus fous!

    Note : Le bouquin sur Lénine est excellent !

    Pour Platon et le reste :  » De plus, il semblerait que si les matérialistes ont provisoirement, mais pour quelques siècles, tout de même, perdu la bataille, c’est en grande partie à cause de l’impasse dogmatique et mécaniste simpliste dans laquelle ils se sont fourrés… » dis tu.

    Ce n’est pas du tout comme cela que nous devons aborder le problème de la philosophie idéaliste et matérialiste. C’est uniquement sous la forme (voir Manifeste) des rapports de production à un moment donné de l’histoire. Le féodalisme a supplanté l’esclavagisme et l’idéalisme s’est propagé avec sa façade religieuse. Le matérialisme embryonnaire ne pouvait émerger dans une société aussi primitive en termes de contradictions de classes. Ce n’est que grace à Copernic, Galilée, les voyages transcontinentaux de la Renaissance, la guerre des paysans en Allemagne ( réforme); qu’à nouveau la philosophie put se dégager de la religion de l’idéologie dominante idéaliste. Il fut imparfait car la situation n’était pas encore mûre. Mais Descartes, Spinoza, Gassendi, jalonnent cette naissance douloureuse de leurs œuvres qui sont notre base.

    Les matérialiste n’étaient ni dogmatiques ni simplistes (il faut lire la thèse de Marx sur la Différence entre la philosophie de la nature de Démocrite et celle d’Epicure )

    Quant à la dialectique de Platon elle n’existe qu’au sens vulgaire du terme : « art de bien parler ». Et elle à mille lieues de celle développée par un Epicure ou un Lucrèce (naissance de la dialectique matérialiste avec le jeu des contraires, etc…. Lire Nizan sur la question.

    Bine entendu j’avais compris que c’était de « l’humour ». Mais je pense que même qans les communistes font de l’humour ils penser par leurs rires à éduquer. Platon est un abject personnage. Nous avons TOUTES ses œuvres et d’Epicure qui avaient écrit 600 livres, il nous reste ….3 lettres et des fragments disséminés.

    Platon ne peut absolument pas aider le peuple grec. Il ne faut pas appeler à son retour même « humoristiquement », car si Platon revient en Grèce ce sera avec des bottes et des fusils pour écraser la révolte. C’est ça les idées de Platon. « Platon au secours » c’est le cri que poussent les réactionnaires grecs et les fumiers qui sont encore une fois entrain d’écraser ce peuple.

    Tu as raison il faut apprendre, apprendre encore et si on peut faire des « universités communistes » pour former les camarades à la base de notre idéal communise

    Amitiés »

    Nos précisions en réponse:
    « Bonjour, camarade!

    En fait, nous disons exactement la même chose sous deux formes différentes…

    « En ce sens la « dialectique » de Platon, pour primitive qu’elle fut, apportait à la pensée antique un outil dont elle avait certainement besoin. Le fait que cette démarche soit associée à l’idéalisme correspond à une évolution sociale que je ne parvient pas à évaluer, en l’état actuel de mes maigres connaissances.
    A postériori, nous « jugeons » les matérialistes antiques comme plus « progressistes », mais pour les peuples de l’époque, c’était peut-être l’inverse qui était ressenti, si les matérialistes étaient devenus « rétrogrades » et passéistes, selon leurs critères sociaux et culturels. »

    « Ce n’est pas du tout comme cela que nous devons aborder le problème de la philosophie idéaliste et matérialiste. C’est uniquement sous la forme (voir Manifeste) des rapports de production à un moment donné de l’histoire. Le féodalisme a supplanté l’esclavagisme et l’idéalisme s’est propagé avec sa façade religieuse. Le matérialisme embryonnaire ne pouvait émerger dans une société aussi primitive en termes de contradictions de classes. »

    Avancer plus dans ce débat suppose d’y amener des éléments concrets, et je n’en dispose pas:
    « d’Epicure qui avaient écrit 600 livres, il nous reste ….3 lettres et des fragments disséminés. » dis-tu toi même… Il est donc difficile de se faire une idée réelle!

    La base sociale de cette « régression » du matérialisme antique à l’idéalisme « platonicien », nous ne la connaissons pas vraiment… Tout étant relatif, la féodalité était un pas en avant par rapport à l’antiquité esclavagiste… Elle a permis l’apparition des « villes franches » et de leur bourgeoisie naissante, un autre « progrès » relatif, mais tout comme les autres, précisément « nécessaire »!

    Tu sembles voir Platon comme une sorte de « proto-fasciste » de l’antiquité! Ce n’est pas forcément une opinion unanime chez les historiens de bords politiques très diverses… Certains l’interprètent même sens contraire, d’où la photo que je me suis permis de repiquer, dans un but de provocation humoristique que tu n’apprécie guère! Personnellement, je ne dispose pas suffisamment d’éléments pour en juger, et je ne tiens pas à en faire un sujet de polémique.

    Sinon, l’article de Petras (*) est plutôt bon, même si la traduction est parfois confuse. Syriza n’est évidemment pas un parti prolétarien. Il semble représenter une alliance de factions de petite bourgeoisie « progressistes » et « nationalistes », et comme tel, il s’est fourré dans une impasse dont il tente de sortir au mieux de ses intérêts de classe, quitte à sacrifier les plus pauvres, dont il tente néanmoins de faire ses alliés. Cela n’est possible que par la carence de vrai parti prolétarien.
    Néanmoins, comme le souligne le camarade Viriato dans son post, il n’est pas impossible que ce jeu de poker mette, bien involontairement, le feu aux poudres!
    En l’absence de force politique conséquente, cela peut aussi être une stratégie du pire, pour déclencher de la violence et justifier une « remise en ordre » réellement fascisante, pour le coup!

    Je ne connais pas suffisamment la situation pour critiquer, mais il doit y avoir aussi pas mal de sociaux-chauvins chez les prétendus « cocos » du coin, pour en arriver là!
    Comme nous l’avons tous remarqué, et même certains éléments un peu plus lucides chez eux, ce courant est en train de dessécher sur place, en France… Maigre consolation! Ils conservent néanmoins un certain pouvoir de nuisance médiatique, tout à fait disproportionné à leur influence réelle. Il y a donc lieu de continuer la lutte idéologique, tout en cherchant à s’adresser à un autre public, à la fois plus populaire et plus large… Vu sous cet angle, l’article « Platon… » a plutôt bien rempli sa mission, bien qu’il semble avoir été carrément « barré » sur les médias où les sociaux-chauvins ont un « certain contrôle »!

    A bientôt,

    Amicalement,

    Luniterre »

    (* http://www.globalresearch.ca/syriza-plunder-pillage-and-prostration-how-the-hard-left-embraces-the-policies-of-the-hard-right/5455695

    texte original de:

    http://polpresse.blogspot.fr/2015/06/grece-quand-la-gauche-de-la-gauche.html

    et donc aussi de:

    http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/grece-quand-la-gauche-de-la-gauche-collabore-a118052770 )

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