Le « Canada dry » du Marxisme-Léninisme !!

 

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 A propos

du « Document d’orientation »

du 4ème congrès de l’URCF… 

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ou le « Canada Dry du

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Marxisme-Léninisme »!(*)

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 (*Pour les générations qui ne comprennent pas forcément cette expression, voir Wikipédia: »Le slogan publicitaire du Canada Dry a longtemps été « Ça ressemble à l’alcool, c’est doré comme l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool » …Ce slogan célèbre …a fait passer la marque dans le langage courant. En effet, en référence à cette publicité, l’appellation « Canada Dry » est parfois utilisée pour qualifier une chose qui a les apparences sans avoir les qualités de ce qu’elle prétend ou semble être. »

Ceci étant rappelé à propos, cet article de TML n’est évidemment pas une incitation à boire de l’alcool, même pour oublier la crise…, encore moins, du « Canada dry », …et surtout pas, …à avaler les sornettes de l’URCF et consorts…!)

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En Décembre 2014 nous avions exprimé notre point de vue très critique sur la démarche unitaire initiée entre le groupe « Communistes » et l' »URCF », à l’occasion du congrès de « Communistes »:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/12

/15/2113_unir_les_communistes/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/12/20/2135_du_bruit_dans_landerneau/

Nous avions alors souligné que la convergence essentielle entre ces deux groupes se situait manifestement sur la stratégie dite de « Nationalisations sans indemnité » déjà initiée par l’URCF sur une base réformiste tout à fait néo-trotskyste et dont nous avions abordé la critique en note du premier article paru sur TML

https://tribunemlreypa.wordpress.com/snowden-en-sursis

-le-premier-article-a-lorigine-du-blog-acces-direct/

__(note N3)__

Le congrès de l’URCF, qui s’est tenu à son tour fin janvier, n’a évidemment pas remis en cause cette démarche, mais a tenté de la présenter dans un cadre pseudo « marxiste-léniniste » pour tenter de justifier le vocable de « révolutionnaire » accroché à leur sigle.

Par rapport au verbiage ultra réformiste du groupe « Communistes » il y a donc bien quelques différences formellement positives sur quelques points précis de la critique du capitalisme, quelques égratignures envers tel ou tel impérialisme, quelques piques envers telle démarche sociale-chauvine comme celle du PRCF, mais aucune vision globale de la situation actuelle de l’impérialisme à l’échelle mondiale, aucune approche stratégique de résistance contre l’offensive généralisée de l’impérialisme US et de ses seides néo-fascistes, intégristes et autres « démocrates libéraux » pourvoyeurs de guerres entre les peuples.

Une telle cécité s’explique assez bien, cependant, si l’on considère les limites incroyablement rétrogrades de leur prétendue perspicacité « marxiste-léniniste ». Citons les:

« L’extension du capitalisme à la quasi-totalité des pays du globe ne doit pas conduire à des conclusions théoriques et pratiques erronées.

L’inégalité de développement, la délocalisation des entreprises là où est le plus bas possible le prix d’achat de la force de travail a favorisé le développement capitaliste des États émergents, Chine, Inde, Brésil, Corée du Sud …

Les monopoles gardent une base nationale, les États sont au service du déploiement de leurs grandes entreprises (cf. les visites du chef d’État à l’étranger où ce derniers est accompagné des grands patrons du CAC 40). Le capital financier transnational, s’il se développe, n’est pas encore dominant parce que le capitalisme garde encore une base nationale pour l’essentiel. »

Rafraichissons leur simplement la mémoire en leur rappelant ce que Lénine en pensait déjà en 1916 !!

Cela se trouve au tout début du Chapitre 5 de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme »:

« V. LE PARTAGE DU MONDE ENTRE LES GROUPEMENTS CAPITALISTES

Les groupements de monopoles capitalistes – cartels, syndicats, trusts – se partagent tout d’abord le marché intérieur en s’assurant la possession, plus ou moins absolue, de toute la production de leur pays. Mais, en régime capitaliste, le marché intérieur est nécessairement lié au marché extérieur. Il y a longtemps que le capitalisme a créé le marché mondial. Et, au fur et à mesure que croissait l’exportation des capitaux et que s’étendaient, sous toutes les formes, les relations avec l’étranger et les colonies, ainsi que les « zones d’influence » des plus grands groupements monopolistes, les choses allaient « naturellement » vers une entente universelle de ces derniers, vers la formation de cartels internationaux. »

Évidemment, cela se passe de commentaires…

Notre camarade parisien du blog Reconstruction Communiste, qui nous rappelle avoir été membre de l’URCF et l’avoir quitté avec également un point de vue critique anti-révisionniste a choisi de republier le document de l’URCF assorti de quelques observations critiques de sa part, auquelles nous avons ajouté les notres, qu’il a bien voulu publier, également. Cela a suscité également une réaction assez vive du camarade « V.G. », avec lequel les lecteurs fidèles de TML sont habitués à nous voir débattre…

Voici donc le lien vers cette republication globale avec ses commentaires sur Reconstruction Communiste:

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/

la-revolution-socialiste-seule-alternative

-document-d-orientation-adop-a115024036

Voici également le lien vers le PDF original de l’URCF:

http://www.urcf.fr/IMG/pdf/doc_envoi_4e_congres.pdf

Et nous republions donc, sur TML, les parties commentées par le camarade parisien sur RC et à la suite nos commentaires, ainsi que celui du camarade « V.G. »…

__En italique, les fragments du doc URCF cités, auxquelles se rattachent les observations du camarade parisien,

__Référencées RC, ses observations.


« Nous avons, grâce à nos brochures, opéré un travail de dénonciation et de démarcation avec l’opportunisme avec trois textes, l’un écrit durant la présidentielle sur la critique du programme réformiste du Front de gauche, l’autre sur les survivances de l’opportunisme, avec la théorie sur les alliances avec les partis bourgeois ou réformistes pour une étape intermédiaire entre capitalisme et socialisme.

Ce texte nous a permis de mesurer la nature véritable des divergences issues de la Coordination communiste.

C’est en fait l’attitude par rapport à la pratique initiée dès les années 60 par le PCF

[ RC : En réalité dès les années 36 avec Thorez qui fixa une ligne réformiste au PCF

__1936, le Front Populaire : Le PCF lance un grand rassemblement antifasciste associant socialistes, radicaux et démocrates (partis bourgeois républicains).

La victoire électorale du Front Populaire marque le début de la dérive réformiste. En effet, l’alliance au sommet et l’action sur les objectifs à court terme priment sur l’alliance à la base et les objectifs de la révolution socialiste.

Lénine a toujours enseigné aux communistes que « Pour que la classe ouvrière gagne, il faut d’abord détruire politiquement la social-démocratie ». Or, en s’alliant à la SFIO, le PCF lui redore son blason, effaçant ainsi la trahison de 1914 et le travail entrepris par la 3ème internationale.

Cependant, à cette époque, rien n’est encore joué car le PCF a encore de très bons militants marxistes-Léninistes capables de redresser la barre.

Auguste Havez, dirigeant communiste influent, est notamment connu pour s’être opposé aux négociations pour la légalisation du PCF et au mot d’ordre « Thorez au pouvoir », arguant dans un rapport interne : « Que Maurice me pardonne mais s’il doit prendre le pouvoir dans ces conditions, ce ne peut être que comme gauleiter. » (Un sous-fifre).

S’opposant aux grandes luttes ouvrières et aux grèves, le PCF par la voix de Maurice Thorez appelle à cesser le mouvement :

« Si le but maintenant est d’obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n’ont pas encore été acceptées, mais si l’on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications. »

C’était une ligne économiste, allant à l’opposé du soutien à l’expérience des masses dans leur lutte, et mettant de côté l’objectif communiste de révolution socialiste.

Bien sûr, il faut se remettre dans le contexte de lutte contre le fascisme de l’époque : La lutte anti-fasciste était à n’en pas douté, essentielle, surtout quand on sait qu’Hitler n’avait qu’un seul but détruire le communisme en commençant par l’URSS.

Mais c’est oublier que le fascisme n’est que la solution des capitalistes quand la « démocratie bourgeoise » ne fonctionne plus. La meilleure façon de combattre le fascisme, c’est de renverser le capitalisme !

En effet, les conditions auraient pu être réunies pour une révolution socialiste si le PCF avait conservé sa ligne bolchévique. Le débat est encore ouvert sur cette période et il faudra creuser dans les archives. Imaginez ce qu’aurait donné un second front rouge à l’ouest d’Hitler… mais ne refaisons pas l’Histoire.

Lire plus ici >>

http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/

il-est-temps-que-les-vrais-communistes-se-rassemblent

-et-fondent-le-pa-a106751400 

…c’est-à-dire, la tendance à déconnecter les tâches politiques et sociales intermédiaires de la stratégie et du but : le socialisme.(…)__Le combat contre l’opportunisme contemporain exige aussi l’analyse et la dénonciation des survivances de la stratégie opportuniste initiée dès les années 60 [ RC : 1936 en réalité (voir plus haut)].

URCF:___Des nationalisations sans indemnisation à la socialisation

__La désindustrialisation et la casse des emplois dans tous les secteurs exigent une réponse immédiate afin d’empêcher les licenciements. L’URCF a lancé le mot d’ordre de « nationalisation sans indemnisation des monopoles casseurs d’emplois ».__(PSA, Hayange etc.). Cette exigence permettrait de sauver les emplois, le tissu industriel, de gagner des CDI pour tous.

La nationalisation sans indemnisation constitue le début de la lutte contre la propriété capitaliste des entreprises ; bien sûr, les entreprises nationalisées ne seront pas des « îlots de socialisme » tant que l’État est l’expression du pouvoir du Capital.

Il s’agit d’impulser, durant toute une époque historique, une lutte de classe économique pour élargir le champ des nationalisations, faire progresser les consciences et luttes jusqu’à l’exigence de socialisation qui ne peut être assurée que par la Révolution et la destruction de l’État capitaliste.

[RC : Ici on est dans une démarche utopique, économiste et démagogique.

Nous ne sommes plus à l’époque d’un capitalisme qui avait besoin de faire quelques concessions pour éviter une révolution… Nous sommes à l’ère revancharde, décomplexée du capitalisme triomphant, bien que pourrissant et en phase terminale.

La seule alternative est une lutte idéologique et politique centrée dès maintenant sur l’objectif de la révolution socialiste reliée à la défense pied à pied des travailleurs en lutte contre toutes les menaces actuelles. Aucune concession ne sera accordée par les capitalistes tant qu’il ne sentiront pas le boulet de la révolution souffler…

Et à ce moment là, quand il seront prêts à faire des concessions, il ne faudra pas céder d’un pouce sur l’objectif de la révolution !La RÉVOLUTION OU RIEN, TEL DOIT ÊTRE LE MOT D’ORDRE LIBÉRATEUR DES EXPLOITÉS !!! ]

___Commentaire conclusif du camarade parisien_ RC :

Ce document démontre que l’URCF n’a pas suffisamment clarifié ses positions sur :

__Sa vision de l’histoire de l’URSS avec l’arrivée de Khrouchtchev, montre que l’URCF ne fait pas la différence entre socialisme et capitalisme.

Socialisme = Abolition de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, à l’opposé du Capitalisme et de la période Krouchtchévienne qui fut une période de restauration capitaliste par étape successive certes, mais capitaliste dès le départ.

__L’histoire du réformisme et du révisionnisme dans le PCF n’est pas compris car dès Thorez le PCF était sur une ligne réformiste.

__Enfin, incompréhension de l’étape actuelle du capitalisme au stade impérialiste en chute libre des états Français, US, Anglais, Allemand, etc. et des nouveaux rapports de force inter-impérialistes avec les impérialismes montants (BRICS). Nous sommes arrivés à l’étape des révolutions socialistes sans étapes intermédiaires et sans aucune concession avec le capital et les forces bourgeoises.

__Bref, je ne regrette pas mon départ de l’URCF.

__En ce qui concerne la possible fusion entre « Communistes » et l’URCF:

__ »Communistes » souhaite que le premier congrès d’unification se fasse en octobre, alors que l’URCF essaye de repousser cette date. On sent déjà le malaise…

__Connaissant l’idée que se fait d’elle même l’URCF, à savoir qu’elle est la seule organisation Bolchevik, on imagine bien quelle rôle elle se prépare à jouer face à « Communistes »… en donneurs d’ordres et de leçons, tout en évitant les débats qui fâchent… Comme cela se déroule en interne.

__Il est peu probable que dans ces conditions la fusion se fasse… mais de toute façon cela ne changera rien au fond si elle se fait… La réunion de 2 groupes révisionnistes ne permettra jamais la naissance d’un parti Bolchevik digne de ce nom.

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Le point de vue de TML:

 

 Bonjour camarade!

En réponse à tes observations sur les « conclusions » du congrès URCF, voici ma contribution sur les points que tu soulèves, et quelques autres, au passage.

En ce qui concerne les deux derniers points, à savoir le programme réformiste des « nationalisations sans indemnités » et la critique du révisionnisme thorézien, il ne fait pas de doute que nos vues sont pratiquement à l’identique.

Concernant cette fausse stratégie de « nationalisations », j’ai exprimé, dès le premier article paru sur TML, une attitude critique, soulignée en note par un parallèle révélateur de l’identité entre la conception « URCF » et le « programme de transition » de Trotski!

Pour ce qui est du thorézisme, j’ai eu tendance à insister sur son évolution historique de la période 1943-54, car c’est là que s’est cristallisé le mythe de « Thorez grand communiste », qui influence encore la pensée politique de la plupart de ces pseudos « ML » et qui les empêche d’avancer. Ceci-dit, en traquer les premières racines dans les années trente reste effectivement et également une nécessité fondamentale dans ce combat.

Concernant la question du social-impérialisme, je viens d’avoir une nouvelle polémique, assez virulente, avec un camarade relayant les position du CC Henri Barbusse, auxquelles il adhère manifestement…

Il me reproche d’avoir parlé de la Chine et du Vietnam en terme de néocapitalisme.

Il s’en est suivi un débat sur la notion de « capitalisme d’état » développée par Lénine en 1918,(*) et dont il se revendique pour justifier l’évolution actuelle de ces deux pays, « restés socialistes » , selon lui et le RCC, également. Ils avancent carrément que « socialisme de marché », à la chinoise, et « capitalisme d’état », à la Lénine, seraient deux mots pour le même concept politique…!

Comme je le fais habituellement dans ce genre de polémique, j’ai tenté de lui expliquer, en faisant le lien entre un rappel des concepts fondamentaux par lesquels Lénine décrivait les processus impérialistes et la réalité économique et financière d’aujourd’hui, ce qu’il en est vraiment.

Le problème est, dans son cas comme dans les autres, qu’il semble plus important pour ces camarades de préserver leurs préjugés idéologiques fétichistes, qu’ils soient « droitistes » ou « gauchistes », que de progresser vers une approche dialectique de la réalité.

Cela m’a amené à refaire le point sur l’évolution actuelle du développement économique chinois et son impact sur la crise chronique de l’impérialisme.

Toutes les données récentes et analyses économiques et financières diverses convergent sur les lignes de fond déjà établies, il y a un an, suite à la polémique avec le camarade Vincent Gouysse, et résumées dans « En relisant_Lénine… »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

Et elles ne vont exactement ni dans le sens des uns, ni dans celui des autres.

Elles révèlent qu’il y a toujours une grande « interdépendance » de ces deux économies, USA et Chine, qui, ensemble, dominent largement la planète.

Le moteur de leurs « développements » reste le rôle dominant du capital financier sur le capital industriel, et qui s’exprime à travers leurs différents phénomènes spéculatifs de « Shadow banking », aboutissant aux restructurations planétaires des forces productives nécessaires à leur lutte réactionnaire de sauvegarde de leurs taux de profit.

Dans ce duo, et vu l’incapacité de la Chine à fonder son indépendance monétaire sur un yuan qui devrait être évalué à sa valeur réelle, c’est le roi dollar qui reste maitre du jeu, en dépit du gouffre abyssal dans lequel il entraine l’économie mondiale.

Ce que nos « économistes de gauche » et autres pseudo « marxistes » et même pseudos « ML » ne comprennent pas, c’est que la force du dollar est précisément de circuler à sa valeur réelle, fut elle en chute constante. Actuellement, il a plutôt tendance à remonter fortement, du reste!

En pleine période de crise, « entre deux guerres », la puissance du nazisme s’est précisément construite sur la base d’un « Reichsmark » au cours réel, et aussi dure que fut la réalité de ce temps.

(Hélas, on connait la suite…)

Actuellement, le cours du Yuan est quasiment fixé à Washington, en fait, et si les chinois tentent évidemment d’en « jouer » le plus possible, ce n’est que dans les limites « négociables » avec les USA, en réalité, et compatibles avec une « bonne » circulation des flux de capitaux entre les deux pays.

Dans le ratio actuel des stocks de capitaux déjà exportés par les deux pays, la puissance financière des USA est encore très loin d’être sérieusement menacée et la majorité des bénéfices engendrés par le commerce « extérieur » chinois se retrouve, in fine, dans le capital financier US.

Le « social-impérialisme » chinois commence à être une réalité, surtout au sein des « BRICS »,cette « alternative » idéologique pour les gogos « de gauche » et autres bobos, mais il est loin de dominer la planète, et même loin de menacer réellement les USA.

Quant à la Russie, elle tente simplement de survivre et de résister à l’état de capitalisme primitif où l’a ramené la chute de l’URSS, et ses apparentes velléités « impérialistes » ne sont qu’une stratégie de résistance limite néo-féodale…

Aujourd’hui, dans ce contexte, revenir sur la question du « social-impérialisme soviétique », c’est donc un peu de l’histoire ancienne.

Sur le plan du débat idéologique avec les diverses formes de fétichisme qui constituent les restes « culturels » de la gauche française, la question conserve une certaine importance, précisément à cause de l’influence de la Chine actuelle qui entretient, par son langage pseudo « ML », une grande confusion dans la tête de ces camarades…

Les destins comparé de la Russie « post-soviétique » et de la Chine « communiste » nous enseignent pourtant de façon flagrante ce qu’il en est vraiment de leurs histoires respectives.

Avec la « stratégie » de « démocratie nouvelle » maoïste, la base capitaliste de la société chinoise n’a jamais été remise en cause, même pendant la « révolution culturelle », si l’on se donne la peine d’examiner sérieusement l’histoire (**).

De sorte que dès les débuts de son intégration aux circuits financiers impérialistes, elle s’est remarquablement adaptée et a pu « décoller » économiquement dans le cadre qui lui était alloué par l’impérialisme US, et tout à fait au détriment de l’Europe, du reste, même ,si l’objectif stratégique était d’abord d’abattre l’URSS… « sociale-impérialiste »!

Historiquement, la comparaison est d’autant plus pertinente que le triomphe du révisionnisme en URSS, en 1956, correspond aux premiers errements de gestion et aux premières luttes internes de pouvoir au sein de la bourgeoisie bureaucratique et nationaliste maoïste.

Au delà du verbiage « gauchiste » de Mao et de ses divers « partisans », il est aujourd’hui patent que la domination de classe de cette bourgeoisie n’a jamais été sérieusement remise en cause, et que seuls les prolétaires ont massivement subit les conséquences de ces aberrations.(**)

En URSS, la restauration du capitalisme était-elle extensive au point que l’on puisse parler de « capitalisme monopoliste d’état » et de « social-impérialisme », selon le verbiage initié par Mao et ses partisans?

En quoi leur analyse sur ce sujet reposerait-elle sur le « marxisme-léninisme », qu’ils s’ingéniaient par ailleurs à bafouer au maximum dans leur pratique quotidienne?

C’est clairement là que le débat sur la notion léniniste de « capitalisme d’état », qu’il est éventuellement possible d’appliquer partiellement au socialisme, prend tout son sens, dans la compréhension de ce que le socialisme est, par lui même, une phase de transition.

Il est clair, dans le texte de Lénine (*) comme dans sa pratique, que si ce « capitalisme d’état » peut emprunter provisoirement les méthodes d’organisation et de gestion technique du « capitalisme monopoliste d’état », il n’implique pour autant aucunement l’introduction dans l’économie socialiste d’une forme quelconque du capitalisme financier qui en est la caractéristique fondamentale ailleurs.

C’est déjà, au départ du débat, ce que ne comprennent pas la plupart de nos pseudos « économistes ML »!

La domination du capital financier sur le capital industriel reste à la base du processus impérialiste, et évidemment du capitalisme monopoliste d’état, aujourd’hui comme à l’origine, et donc également à cette époque d’après guerre, dite de « guerre froide ». Les « entreprises nationalisées » n’ont de raison d’être qu’en liaison entre l’état et le capital financier, et non comme une forme de « socialisme », quelle qu’elle soit.

Si la Chine a continué de développer laborieusement un capitalisme bureaucratique et nationaliste sous couvert de « socialisme » jusqu’au début des années 70, elle s’est alors ouverte en grand au capitalisme financier US et européen, et a progressivement développé son propre capitalisme monopoliste d’état, avec son propre capitalisme financier, véritablement effectif vers le milieu des années 80; mais elle n’a ouvert ses propres places financières qu’en 1990 et 1991 soit très peu avant celle de Moscou, en 1992.

Pourtant la différence de développement entre ces deux pays est évidente.

L’économie russe a sombré dès sa tentative d’insertion sur le marché mondialisé.

Il n’y a toujours pas, à ce jour, de capitalisme financier russe réellement efficace, et les discours sur les « oligarques », s’ils reflètent bien la haine de l’occident à l’égard de la culture slave, ne recouvrent, en fait de réalité, qu’une forme particulièrement archaïque et primitive de capitalisme, incluant éventuellement des restes du « capitalisme d’état » bureaucratique dans ses dernière formes dégénérées, ce qui reste à analyser.

La raison majeure de cet état de faits et de ce différentiel considérable entre la Chine et la Russie réside dans le fait qu’en dépit de nombreuses négociations et transactions entre l’URSS et les USA, le capitalisme financier international et notamment US n’avait quasiment aucune pénétration en URSS jusqu’au milieu des années 80, et basiquement, le capitalisme financier, encore moins de réalité sur place.

C’est pourquoi, s’il est juste de se poser la question de la nature d’une restauration partielle ou totale du capitalisme en URSS à la suite de la victoire du révisionnisme khrouchtchévien, il est manifestement absurde de parler de « capitalisme monopoliste d’état » et encore plus, de « social-impérialisme ».

Il y a là un abus de langage propagandiste qui a été initié par le révisionnisme maoïste et qui n’a réellement rien à voir avec le marxisme-léninisme.

Il y a donc lieu de s’interroger également sur le fait que ce type de langage ait été repris et continué par Enver Hoxha et les hoxhaïstes après lui.

Il ne s’agit pas de remettre en doute la sincérité d’Enver Hoxha ni toute l’énergie qu’il a consacré à défendre vaillamment le socialisme et l’indépendance de son petit pays, mais de chercher à comprendre pourquoi il est resté enfermé dans cette fuite en avant sur une démarche gauchiste sectaire de type néo-bordiguiste, et finalement stérile.

A noter au passage, et par comparaison, que la duplicité politique de Mao ne fait plus le moindre doute, sauf, peut être, pour les affidés intéressés du social-impérialisme chinois en voie d’expansion…

A noter également qu’il existe des différences souvent fondamentales entre les thèses réelles d’Enver Hoxha et celles de la plupart de ses thuriféraires actuels.

Dans notre controverse avec l’un de ceux-ci, le camarade Vincent Gouysse, une des divergences les plus évidentes entre nous était que pour lui le rôle du capital financier spéculatif n’était pas un facteur déterminant du processus impérialiste.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/27/724_de-lenine-ou-pas_/

Or il s’avère, assez étrangement, que ce n’était pas du tout le cas de son supposé « maître à penser », Enver Hoxha, qui voyait nettement les principaux processus de domination du capital financier, décrits par Lénine, toujours en action dans les premiers effets flagrants de la crise systémique de l’impérialisme dès la fin des années 70, et qu’il l’explique à sa manière, dans « L’Impérialisme et la Révolution », publié en 1978, et notamment dans la partie 2:

« La théorie léniniste de l’impérialisme demeure toujours actuelle ».

__(PDF en PJ)__

http://ekladata.com/zBW3nR7d3HV-oaLEy5BASDhnI9U/IMPERIALISME-ET-LA-REVOLUTION-Hoxa.pdf

Toutefois il est remarquable que si sa description des phénomènes en cours en cette fin des années 70, et dont nous vivons actuellement les prolongements désastreux, est essentiellement pertinente, il lui faut néanmoins la rendre compatible avec sa théorie maintenue concernant le « social-impérialisme soviétique », et pour ce faire, il a nettement tendance à présenter le développement du capitalisme financier, voire même son apparition elle même, en fait, comme une conséquence de la concentration des monopoles, alors que c’est la logique inverse qui correspond à la réalité.

C’est l’incapacité des grands industriels de la fin du 19ème siècle à se financer eux-même dans la lutte concurrentielle qui les amène dans la dépendance du capital bancaire et spéculatif. C’est sous cette pression et seulement par ce moyen que peuvent se réaliser les plus gros investissements nécessaires et les premières grandes concentrations. C’est ainsi que se réalise la fusion du capital bancaire et du capital industriel, même si le monopole, désormais rebaptisé « groupe multinational », en devient et reste encore aujourd’hui, le moteur commun. Dans cet attelage fusionnel c’est toujours, néanmoins, le capital financier et spéculatif qui assure le développement des processus impérialistes et qui est en amont de tous les flux financiers, aboutissant à une restructuration souvent brutale des forces productives sur la planète et au besoin, à leur destruction par la guerre.

Lorsque Enver Hoxha cite donc la phrase suivante de Lénine, hors de son contexte, qui est précisément, dans « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme » le résumé de tout l’exposé du processus, dans les deux premiers chapitres, (et jusqu’aux lignes immédiatement précédentes du Chapitre trois):

« Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles; fusion ou interpénétration des banques et de l’industrie, voilà l’histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion. »

il lui fait donc dire sensiblement l’inverse de ce qu’elle vise à conclure, et il introduit une confusion dans la tête du lecteur dogmatiquement confiant dans le concept de « social-impérialisme ».

Ceci-dit, l’histoire de la « gauche » française pseudo « marxiste-léniniste » montre que ses adeptes n’avaient apparemment eu nul besoin de lire ni Lénine ni Hoxha lui-même pour répandre pareilles âneries dans leur propagande, finalement tout à fait inefficace, du reste.

Une autre tentative de justification du concept de « social-impérialisme soviétique », apparemment plus consistante, réside dans l’assimilation de l’aide fournie à de nombreuses nations du tiers-monde par l’Union Soviétique à une « exportation de capitaux » de nature impérialiste. Cela suppose au moins que l’URSS en ai retiré un bénéfice réel et conséquent, sur le plan matériel et/ou financier. Non seulement cela n’est pas sérieusement démontré, mais l’histoire retiendra plutôt que cette aide dispendieuse est probablement une des causes de la ruine de l’URSS, même si elle lui a permis de conserver une aura d’influence géopolitique que la Russie actuelle de Poutine n’hésite pas à tenter de récupérer.

Reste enfin ce thème propagandiste sur l’écart des salaires, effectivement très réduit en Albanie, et qui aurait soudainement pris des proportions avec l’ère khrouchtchévienne en URSS.

La réalité est que Staline lui-même, auquel les hoxhaïstes aiment tant à se référer, n’était pas du tout partisan d’un tel « égalitarisme », et il s’avère que la fourchette des salaires a largement varié, en son temps, dans des proportions tout à fait comparables à celles de l’ère Khrouchtchev.

Si l’on veut comprendre la restauration du capitalisme en URSS, il faut donc en chercher les signes essentiellement ailleurs. Si l’on considère qu’elle a commencé à se concrétiser dès la prise du pouvoir par les révisionnistes, il faut bien admettre qu’elle n’était pas suffisamment perceptible pour entrainer une réaction prolétarienne massive.

Le fait que la formation d’une petite bourgeoisie bureaucratique ait fini de se cristalliser à cette époque parait avéré, et si les « réformes » entreprises ont restauré certains modes de fonctionnement capitalistes dans l’économie, il faudrait plutôt les assimiler, dans un processus régressif de « déconstruction » du socialisme, à des formes précisément rétrogrades de « capitalisme d’état » suffisamment longtemps limitées pour rester compatibles avec l’aspiration prolétarienne au socialisme, voire avec certaines formes d’économie socialiste maintenues. Un processus par paliers « réformistes », inverse de celui de la NEP, et qui s’est, de toutes façons, dramatiquement conclu avec la « perestroïka » de Gorbatchev…

C’est une étude historique qui reste à entreprendre et qui, faute d’éléments actuellement convaincants, ne devrait pas être un critère de division de nos maigres rangs.

Par contre, si l’on met en face les grandes proclamations pseudo »ML » du tandem « URCF »_ »Communistes » et la réalité de leur stratégie tout à fait réformiste et néo-thorézienne, il y a effectivement lieu de s’inquiéter, et d’autant plus que les autres courants organisés, PRCF et RCC sont encore manifestement davantage engagés dans la voie du social-chauvinisme et de l’opportunisme.

Luniterre

(* le texte intégral de Lénine « Sur l’infantilisme « de gauche » et les idées petites-bourgeoises »

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/01/1918_lc3a9nine_sur-linfantilisme-de-gauche_.pdf

(** thèses exposées par Enver Hoxha dans « L’Impérialisme et la Révolution »

http://www.enverhoxha.info/_books/n2i2sL%20IPERIALISME%20ET%20LA%20REVOLUTION.doc

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La réaction du camarade « V.G. »:

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 A l’instar de RB, TML souffre selon moi d’une variété de révisionnisme.

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Pour lui, le camp socialiste est demeuré tel (ainsi que l’URSS) bien après 1956.

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Selon lui, les pays de l’Est et Cuba étaient ainsi à la pointe de la lutte anti-impérialiste dans les années 1950-1960…

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Il prend comme argument le fait que le capitalisme d’Etat soviétique était alors soi-disant embryonnaire, naissant, qu’il restait faible face à son concurrent US.

Il ne voit pas que certes ses capacités d’accumulation et son rayonnement financier étaient limités, et ses méthodes de gestion amateuristes, mais le rapport de force des deux blocs impérialistes URSS/USA ne s’en est pas moins modifiés en faveur du 1er jusqu’au début des années 1970, avant de s’inverser dans les années suivantes avec les délocalisations massives de l’Occident en Asie. TML ne voit pas ceci, il reste dans la sphère « financière » et oublie la puissance industrielle, technologique réelle qui est à la base…

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Pour TML, l’impérialisme chinois est si faible qu’il est dépendant des USA et est très loin de devenir dominant… Mais il oublie que les USA sont aussi dépendants de la Chine (sans doute encore bien davantage), que l’impérialisme chinois soutint son concurrent comme la corde soutient le pendu, le temps pour lui de constituer sa propre division internationale du travail), que cette dernière s’émancipe progressivement industriellement, technologiquement, financièrement (échanges de devises sans passer par le dollar), militairement, etc. Par exemple, pour reprendre un point cher à TML, en 2014 les flux d’IDE sortant et entrant chinois ont quasiment été à l’équilibre (sans compter les autres formes d’exportation de capitaux…)

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Sur la question de l’Ukraine également, il voit de l’anti-impérialisme, là où il n’y a pour l’instant que rivalités inter-impérialistes, soi-disant en raison du caractère archaïque du capitalisme russe… Il ne voit pas, que malgré sa rétrogradation de 1991, le capitalisme russe tend à reprendre du poil de la bête, soutenu par son allié chinois…

Nous avons eu de longues polémiques (stériles) avec TML sur ces points.

Tout ça pour dire, ne perds pas ton temps dans des polémiques stériles avec lui.

Comme pour RB, je pense qu’il est perdu… A moins que la réalité ne l’amène à réviser un jour ses positions… car l’impérialisme chinois monte rapidement, entraînant dans son sillage ses alliés (russes notamment, qui après une phase de transition actuelle difficile, assureront ainsi durablement leurs débouchés pétro-gaziers)  V.G.

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 NOTE DE TML: Pour nous, il n’y a pas de souci avec le commentaire de ce camarade, car les camarades qui veulent vraiment chercher à comprendre trouveront sur TML, RC et d’autres blogs, dont le sien, de quoi se documenter et réfléchir en connaissance de cause.

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Malgré nos critiques, qui peuvent lui sembler parfois acerbes, mais expriment simplement la volonté de ne pas éluder les problèmes, nous respectons son combat, et ne le considérons pas comme « perdu », sinon parfois un peu dans les brumes du gauchisme…

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